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Full text of "Patrologia orientalis"

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^Aji^t 

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Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2011  with  funding  from 

University  of  Toronto 


http://www.archive.org/details/patrologiaorien13pari 


PATIIOLOGIA  0I5IENTALIS 


TOMIJS  DECIMUS  TKRTIUS 


R.  (iRAFFIN  -     F.  NAU 


PATI{(IL(l(il(\  OlilHMALIS 


TOMUS    DKCIMUS  THHTIUS 


I.      — 


11. 


111. 
IV. 

V. 


S.  GKEBAUT. 

SaKGIS    l)'AHKRr..\,    (;o.\TI{()Vi:r,SI-:    .HJDKO-ClirSKTlEN.M-    (//"//). 

F.  NAU. 

DocuMK.Nis  i'()i  K  si:hvik  .V  1,'iiisToiKi-:  iJi:  i,'egi.isk  .m;sto- 
RiRNNK  :  —  I.  (^uatre  homelies  de  saint  Jean  Ghrysostome. 
—  II.  Textes  monopliysites  :  nomelies  d'Erechtios; 
Fragments  divers;  i^^xtraits  de  Timothee  AElure,  de  Phi- 
loxene,  de  liar  Ilehraeus.  —  III.  Ilistoire  de  Nestorius 
d'apres  la  lettre  a  Gosme  et  riiymne  de  Sliba  de  Man- 
sourya.  —  Gonjur.\tio.\  uENr.sTORius  contke  i,i:s  mi(;r.\i.\es. 

M.  ASIN  i:t  PALAGIOS. 

LoGi.\   KT  Agrai-ha   Domim  JKsr   {fdsciculiis  prior). 

S.  G.  M«'  ADDAI  SGHER  et  ROBERT  GRIVEAU. 

IIisToiRE  Nestorikn.xe  (Ghroni^que  1)E  Skert),  seconde  partie, 
fase.  ±. 

E.   I^EREIRA. 

Li:  TKoisiKMK    Liviii-:  i)K  'l^^zra  (Esokas  et   Nkhk.mik  ca.no.m- 

QIKS),    YERSIOX    KTHIOriKXXE. 


PARIS 

FIRMIX-DIDOT  ET  C^  IMPRIMEURS-EDITEURS 
LIBRAIRIE  DE  PARIS,  56.   RUE  JACOB 

IDP.I 


OCT    J  8  ^«7 
10/39 


SARGIS  D'ABERGA 

(FIN) 


PATR.   OR.   —  T.   XIII.   —  F.   I. 


SARGfS  DABERGA 

(Controverse  judeo-chretiennei 

{Fm) 

TEXTE    ETHIOPIEN    PUBLIE    ET    TRADUIT 


PAR 


SYLVAIN    GR^BAUT 


8Q' 

3  \o 

\]o\.  \3 


jp-j  :  uftat.  :  ffl«/n.e  •■  t\^v\'  ■■  htxtm  :  ,e.n.A-  ■  "nc.Mh  •■  flJA?. :  hn\\.h-(\ih.i: 

(D-hU  •■  hW.   ■■  J?.'|-hj;A  :  hr/nqi  :  -nV.A  :      /firt  :  A?i"/ll.h'flf/i.i:  :  h«n  :  /,.>/»'>. 
'n?.rt.'l'   :   fllflJA^.    :   hTi.'/   :   flJA.?.   :   Ktmq-Vot-^h  •■    y.tt.A'  '   hCft-f-ft  :   fl>A^. 

hm.httth.i:  ■■■■■  M  •■  n/Ti'i: :  i:-i-d  •■  ^n.A- :  »nrt.;ii  :  mim^"',-} :  la)y.y,h,  ■  fll 
fl»^.n,A-o».  :  ^ed^-n  •  t-h-1'  •■  ^ncn-  •  hYi.  •■  Km  :  h,h.h.  •■  h^ww  :  (o-fwi- 

•\  •■   AjPAf    :  nh^.h-  :   hm  •■   ht\hi\  ■■   flJh'J+[tf]S.  :   •W  :  ?»'7n.^'flrh.C  :  l\tm  : 

.eA'fl<o>. ' :  \n-i-  •■•■■  io';ih  ■■  chjn-  •■  nii^fi^r  ■■  nhrt. :  H.e.A-nft  :  x^J-^-flj :  hAflrt : 

1.  Ms.  ^Adfl»'/..  Commc  dans  redition  du  fascicule  precedent,  seules  les  incorrectlons 
principales  sont  reproduites  dans  les  notes.  La  ponctuation  est  incliangee. 


SARGIS  D'ABERGA 


fol.  'll, 
isiiilr). 


lol.  'il, 
i"  h. 


■•  fol.  41, 

1°  a 
(siii/e). 


I-  b. 


.■^G.  Le  Christ  Fils  du  Seignelr.  —  Deux  jours  apres,  ils  se  reunirent  a 
nouveau.  Ils  direut  a  Jncdh  :  «  Voici  que  les  ciiretieus  mentent  eL  errent 
grandement,  car  ils  diseut  que  le  Christ  est  le  Fils  du  Seigneur.  Comment 
est-il  possible  de  dire  une  telle  chose?  *Loin  du  Seigncur  d'avoir  pris  une  ♦  foi. 'ii, 
femme  et  d'avoir  engendre  d'elle  un  fils!  II  ne  faut  donc  pas  dire  que  le 
Christ  est  le  F^ils  du  Seigueur.  INIais  seulement  il  est  juste  de  dire  qu'il  est 
le  Messie,  le  Sauveur,  rAuxiliateur  et  le  Vivificateur.  » 

Jacob  leur  dit  :  «  Jadis  j'ai  continue,  moi  aussi,  a  peiiser  une  telle  chose. 
(Mais)  pendant  de  nombreuses  nuits  j'ai  pleure,  en  demandant  et  en  elevant 
(mon  ame)  vers  le  Seigneur,  afin  ([u'il  me  fit  comprendre  ceci.  Et  voici  que  jai 
vu  en  songe  un  homnie  qui  etait  vetu  d'habits  blancs  et  me  disait  :  «  Pour- 

1.  Le  texte  ethiopien  de  la  premierc  assemblee  a  ete  edite  et  traduit,  Putr.  Or.,  t.  111, 
fasc.  4  ;  le  texte  grec,  accompagne  d"une  etude  des  versions,  a  ete  edite,  Pafr.  Or.,  t.  VJII, 
fasc.  5. 


r.ii.  'ii, 

\"  u. 


f.,1. 


6  SAUGIS  n'AMKI{r.A.  llOf.] 

(".f.n.AJ: •  Mnr  -■  ihn.  ■  •nv.A  :  \M:Mt\  i  inf\y,  •  >i'7n.hn,h.t:  -■  ^.rt"7^hv- « 

H.l'.n.  •  >J'/.'-l-  !  Vn..e.  :  «lA.P.-h-h  •    ^-rhCft  :  ?ii'"')'.f.v/o  :  }lhll  :  XO/li  =1:  «'h^rl  « 

^».11 '  n>i'>i- :  Aj'.;.- :  wr.i  ■•  ?i-;ii.^n,h.*r: :  jL'.n.Ai'. :  «•A.f.-f :  ^»/-  :==  flihv > 

f-^  :  fl»A.e.hh  i:  rthA  :  >««rXf  :  >lUnh  :  h.l.Hn  :  ACftlh  :•:  flirV^VV.hV.  i  tx 
fth  :  >lX'.V.  :  '>".f.(:  :■:  *»'Ki.  :  A^n.  :  '"'XVh'i:  '  :  ^'.(1.  :  W^WMhM:  ■  tmi^U^ 
•!••   :  Al.V'VA+  :  im.M  :  '/"'>nC;  :  nX-.f.+  :  n^.F<-^A.'r  =  ?«nh  :  A^JAl»"  :•: 

hlO-rh'  :  AVfl»-  :  «»,l'.n.A}"  :  Vl»-  :  h'i\'{\  ■  h.MMnXx  :  WiV  :  .•»'A  :  ?lft 
ao  :  |/r:;i,h  :  n.l.Al»"  :  irU  -.  WMI  ■  rtA"T">  :  fl»Ai'.  :  >{'/M-  :=:  f.^  •  ^6* 
•n  :  hifi  :  >i.W.rt«»-h-  :  l/?l'>nA  :  >'.?.«"••  :  C'!:»  :  hO.  :  Jift»»  :  »//-n,Y.A  :  n>l'>-/: 
^l^  :  fl»A.f.-hh  :  ?.'^"hL7l  '  :  hr^y:'">  :  J«hn  :  Xn<l.  :  UAfl»'  :  fl»-?.'|.-  :  h^^^R^ 

im  :  ,i',-i-<i.nir:  :  '}A'>»"  :  mir'v^vv.h>.  :  ?.fth  :  hfi':i.  :  y".?.!:  :•:  «^rtA-VJrt  : 

^.l/A"  :  >.'r4'.e.-'/»  :  hhn  :  Xn.l.  :  «»A,hV  :  //»'>"//"'|:  :  ?ifth  :  A^JA'/'  :  r/>i'>n 
A  :  S^iho^'  :  I/V/i»'  :  H^ifm-l'  :  tthfm   :  K^lhV-  '   tO-M'  '-  m>:\i'hV'-'l'  -  t«l/htfO  ••  '/■ft 

d/,  '■  hf^n/^i-  •■  an-tt/. :  Mvv  :  ^.p.-"»  :  hiii.^n.h.r: ;::  rD/}«/.»-i-jr  :  vn..«'. :  .ft 

n.'  !  }i''/ll.^  :  t^Vih    :    i;n  :  A>T-/»'  :•:    «»>\'.e.-+hj'.  :  AflJA.f.  :    '>'?/»"  :i:  fl»hdJl  : 

1.  ]Ms.  aon^ip.  —  2.  Ms.  >>a»Ticn.  —  3.  Ms.  .e,n.  •■  vn..R  >  .en..  —  A.  Ms.  ■>?/'•. 


«  quoi  refuses-tu  dc  dire  que  le  Christ  est  le  Fils  du  Seigneur?  N'as-tu 
«  pas  entendu  ce  que  dit  le  proph^to  Darid  :  Jc  fai  cngoulvv  ilii  scin  avant 
«  reioilc  du  matin'.  De  plus  il  dit  au  sujet  de  la  naissance  (du  Christ)  selon 
fol.  41.  «  la  chair  :  Le  Seigneitr  *  m'a  dit  :  Tu  cs  mon  Fils.  Mui-memc  aujourd'luti  je  tai 
^  "■  «  enijendre.  Demandc-moi;  jc  te  donnerai  les  peuples  pour  ton  lieritage  et  ta 
«  domination  sera  jusqu'anx  extremites  de  la  terre'-.  En  outre  TEcritnre  dit  : 
«  Le  Seigneur  dit  :  Son  regne  ne  finirapas;  il  a  ctahli  son  trdne  dans  la  justice, 
«  d  Jerusalem,  jusqu'd  jamais^.  » 

Les  freres  repondirent  et  lui  dirent  :  «  Voici  que  toi-meme  tu  n'as  pas 
compris  cette  parole,  car  ce  que  tu  as  vu  en  songe  est  expose  au  sujet  de  Salo- 
mon,  fds  de  David.  »  Jacob  dit  :  «  Pour  moi,  je  n'ai  pasmcnli,  mais  au  conlraire 
jai  dit  vrai  :  (a  savoir)  que  ce  (jui  a  ete  dit  :  Je  t'ai  engendre  du  sein  avant  /V- 
toile  du  nuitiii\  [a  bien  ete  dit)  au  sujet  (du  Christ).  Lui-meme  existait,  avanl 
que  le  monde  fiit  cree.  Quant  d  sa  domination'" ,  elle  est  jusquaux  extremitt^s  dc  la 
'  M.  41,  terre'^.  Salomnn,  *hii,  n'a  pas  cxiste  avanl  retoile  du  matin ;  son  regne  n"a  pas 
ete  cternel,  mais  au  contraire  il  a  regne  pendant  'lO  ans,  comme  il  est  ocrit 
dans  les  Ecritures.  (11  est  dit  aussi)  commcut  il  a  cle  dcstituc  ile  sa  royaute' 
et  (comment)  il  a  fait  le  mal  dcvant  le  Seigneur.  Le  propli6tc  Dav'td  dit  :  0  Sei- 

1.  Ps.  cix,  3.  —  2.  l's.  II,  7-8.  —  ;5.  I  l'aral.,  xvii,  11-1',.  --  4.  Ps.  i:i.\,  3.  —  5.  M. 
a  III.  :  ta  domination.  —  0.  Ps.  ii,  8.  —  7.  AUusioa  au  schisme  des  di.\  Iribus  sous  lio- 
liouni,  fils  de  Salomon. 


fol.  'c. 
r"  a. 


[107]  DRUXIEME  ASSEMBLEE.  7 

J?.n.  •■  ?i9"4',P.-»»  :  OM''  ■■  iffi"  '  t\(i°'  •':■  mhT^y.-fm  -.  m'."i  ■■  A'1'fl»-Af.  •■  •|-fl>- 

flJrtA-TJV.  •■  i^.n, !  n^iM-  •■  \icMt\ :  hn\\.h(\,M:  ••  «f.m<'.>.  ■  +^"11  ••  «ps" 

-1:  :  A««>'jn<.   :•:  Vr^-.P.-ff"  :   "ihr"/.  :  «^/./.J:  :  r/D.>^.OT  :  H?t'>nA  :  9"]^'*/.  :  ?.1 
nC  :•:  flJHh-jnA  :  ^.9?«  :  YxlHl  ■  '^J?'!'  ::=  fl»Hh'>nA  :  h^.nC  :   ^.rn^«l?i  •;:  fl» 

^j»»4.,e.-«D  :  WA-  :  ^ifl^-^f:  :  fl»A,e.5'.  :•:  ^iii.h'nrh.[f: :  ^.]in/. :  a^hat-ci-  :•:: 

(Dh?!^i.  :  H,erh.P.f:  :  h'rrt«?,('.  :•:  h»n  :  eft'/>{A-  :  rt^VjP'!'  :  »/Afll-Yl-  :•:  0»^*^  : 
JR.«f.Tn  :  »n'Hl/.  :  II.Kll-  :  flJ-ft-/'  :  ViA^'  ■V-  h*m  •  R"l'0  :  y.l-ttC.  :  H'/"A(>A'I"  '• 
A«OT  Vl-  :•:  K»n  :  JPX^(i  :  K'>n(?  '  :  ht^^M'  ■  '^.e'!' '  :•:  fl»K««i  :  eV-nC  :  AnAC:  = 
O^ao  •.[•■  fll<^^-l-  :  h,y.atf{h  :  KlP-^iif.  :  1I.K||.  :l:  fllJ^iO  :  jP.int:  :  «»rt/.;j-^  j 
^"K-C  •  UA-Yl-  :  9"t\i\.lh  :  Aft'1'P.e.-.e."  :•:  M  '  l!.h±  :  Ah'M"  :  ,e.-1-<t."/A  :=:  h^J-h  : 
Rnr/l-l"  :  [fl>]h'/-*/ll*',e.  :  n4'.e."«W  :  IX.  :  nWA-  :  '1.1/.  :;:  flJJl^fl  :  .P.n.  :  on-,.  :  OC 
7  :  fl>'*7l'/"  :  rt^V.e.  :  fllfl»/.?.  :  ff»V  :  ?ift'/-,'>'nK  :  V«f.1'/"  :  tf»"ft'/-  :  Ihb"!'  ■:•  «"»*'  '  »  fol.  »2, 
0*<'.  :  "VJP'/'  :  nA-nA-  :  on",.  :  fttf»-  :  fll»D>.  :  ftr/D  :  fllAS-  :  h»»  :  ;1"K9"<-  :;:  -^ 
IPTJP  :  bh'rh,h(0-  :  Hfto»-  :  ■/.•?'.e:"(^ft  :  flljP.n.  :  rliJPfll-  :  h^H.hnr/l-C  '  h^^tX, 

1.  Ms.  wnc.  —  2.  Ms.  n"7jf-v. 


(jncur,  (loiinr't()ii  jufjcnicnt  (in  roi  ct  la  justice  an  fils  da  roi\  De  pliis  il  dit  : 
Avant  lc  solcil  son  nom  existait;  avant  la  lune  il  etait  pour  les  (jenerations  des 
(/('nerations'-.  Le  propliete  Osee  dit  :  De  rEgijpte  j'ai  appele  nion  F//.s"'. 

Salomon  aiissi  dit  au  sujet  du  Glirist :  Le  Seifjnear  m'a  crd-ie  [la  Safjesse]  [comme) 
le  principe  de  la  i'oie  de  son  trone.  Avant  le  monde  il  m'a  fondee.  {II  m'a  creee) 
au  commencement,  avant  qu'H  * fit  la  tcrrc,  avant  ijuc  les  sources  d'eau  sortissent,    *  loi.  42, 
avant  (lueles  monlaijncs  fusscnt  frndees.  Avant  toutcs  les  collines  il  m'a  engendree. 
Le  Seigneur  n'avait  {pas  cncore)  fait  Ics  regions  ct  lcs  polcs  quil  a  ("tablis  depuis 
le  ciel.  Lors(ju'iI  prcparait  lcs  cieux,  j'cxistais.  Lorsquil  creait  son  proprc  trone 
dans  les  airs,  lors(iu'il  (/e)  faisait  solide  au-dessus  des  nuages,   lorsqiiil  affermis- 
sait  rcmplacemcnt   dcs  sources  d'eau,   lorsquil  fi.vait  d  la  mer  iine  limite,  [afin 
quc)  les  eaux  ne  sortissent  pas  dc  son  rivagc,  {lors(iu'il)  faisail  solides  les  fondements 
dc  la  tcrrc,  j'ctais  avec  lui,  (cn  train)  d'arrangcr  {toutes   clioses).  Moi-mihne  je 
me  rejouissais  cliaque  jour  {et)  j'exultais  devant  sa  face,  toiit  le  temps''.  De  plus 
il  dit  :  Qui  est  inonte  *au  ciel  et  {en)  est  desccndu?  Qui  a  reuni  les  vents  dans  son  *  toi.  42, 
sein?  Qui  a  enveloppe  les  eaux  dans  son  vetement?  Quel  est  son  nom  et  quel  est  le      '     ' 
nom  de  son  Fils?  {Puuvez-vous)  le  savoir'^?  »    Un  des  freres,  appele  Tlieodore, 

1.  Ps.  Lxxi,  1.  —  2.  Ps.  Lxxi,  5.  —  3.  Os.,  xi,  1.  —4.  Prov.,  viii,  22-30.  —  5.  Prov., 
XXX,  4. 


V"  il 


lol.  'l 

■2.  i- :  n/.ii';' :  'i-i^y.  ••  vf-A- 

V"  ll. 

■l-   •     IIJI-  :    h^/nll    :    jlMl. 

\\   ■■  «M1.I"  :    Ml-h  :    l-in^ 

8  SARGIS  DAHKUGA.  [108] 

f  :  tU/"  :  >i«»V  '  :  lH.  :  hyd-hW  ■  'ilh  ■  /"IKM'  :  W.t\-\'S'ii\  ■  fCy."^  ■  0>CA'ft  • 
«»->i|:  .: 

IMl.  :  y/k«r"(l  :  ^.;*'>»y"<-V-  >   ^l-VW»*  :  h»»  :   'l-ft^/.  :   »HJ>-f-<"»-  :  AJ'.*^'  :  lt\t\ 

/../bA  :  ll+.f.W"'  :   hm.hW.h.C  ■\-   hat-rh'   ••    ^VU»-  :  «lAMl.A}"  '  IDiM-  :   ^7 

•>  :•:  J^lLrt""»-  :  yM-l\  :   n?i'M-  '  IIUA<I»'V  :  .7il  :  fl'»-rt.  :  lltOlillV  :  ?l"lll.h"n/h.i:  : 

hl»"AyiV  :  «»ll>i'>l'll  :  M/.e.y.  :  JlUV-1"  :  ?i'/'>.V  ::  llh*/»  :  ^thV  '■  tO'M'  '  «»XVl« 

f.l    .2,    *<«.'  :  VI/"V  :•:   tl»//oX->i  :    n^irt.  :   hnW.hlUuC  •   'Vll  :   ^i.A.  :  «»V.ILA"  :  \\tf"'\l  '• 

y.i\. :  ^'•iw.h-n.h.i:  ■■  >ift-M:M'- :  hM-cM.^n-  -  aili-  :  hW'\\  ••  Kiw  '■  vhm.  ■.  a 
y./. :  "i-wff:  ■■  hiw  :  h-mi-i-  ■■  ?»tf» 'Ji-- :  t\d.cpi  :■:■  tn-w.y.Yiy'  ■■  An.i- :  hW'\\  •■ 

>.1>"V  :  \i-h'  •  n.|-  :  }xt\/.-h.fi\.  ■■  h«»  :  A'.Vl-V>.  :  JlUVI'  :  Uty.ttC.-f  ■  «»-ft'|-  :  i»"/" 
'l'dV  :  «».e.(>'rV-  :  rt"lV  :  aty.^.  •■  h.Vy.  •■  aUlWWW*  •  AILI-  :  hn-h  :  V^A"  :  II 
11  :  ?l«V-l-  :  .l'.l-|IU:  :  ll^-rVll  :  .^.^'l'  :  ht\/.h./\  '■  «»A'/"}1-  :  ll^h.l-  :  Oy.i  :  V 
XC:h  '  A^A  :  fn>r''Pd-1'\'  '  :  tf»A*A  :   tl'1'i?  ■■  Whn.P.Ch  :  .P.^fe-^h  :  hriP  :  tthi 

imr'?if^-0«'  :   A?ift/..h.A  :  lll)  :  ^y:'%^  '•  W    \\hi 

?t''/ii.>.n«h.i: :  ^-/-Ah  :  ht\/.-h.fii :  >in.  s  h«»  :  n.'l- 

'>.f.-''V.V'  :   A^JAi»"  :::  fl»[.l'.]>ill.rt  :   .e.lL  :   h^ll.^-nrh. 

1.  Ms.  •haui.  —  2.  Ms.  n^-ji.a».  —  3.  Ms.  aux.h<c.  —  4.  Ms.  srvTi-Y-f. 


lui  ri'pondit  ct  (lui)  dit  :  n  Le  Seigneur,  mon  Dicu,  estvivant!  (.raHirme)  quc 
tu  dis  vrai,  6  Jacob.  Voici  que  la  regle  des  cliretiens  est  justice  et  droiture.  » 
57.  Abolition  du  s.^cerdoce  juif.  —  Jacob  dit  :  «  Ne  savez-vous  pas, 
freres,  que  le  sacerdoce  des  cnfants  (['Lsrael  a  ete  aboli  devant  le  Seigneur?  » 
Les  freres  repondirent  et  lui  dircnt  :  «  A  cause  dc  quoi?  »  Jacoh  leur  dit  : 
«  Parce  que  nous  avons  Iransgressc  la  Loi  de  Moi.se  que  Ic  Seigneur,  notre 
Dieu,  nous  avait  donnee.  Cest  pourquoi  lc  sacerdocc  nous  a  ete  ravi,  comine 

♦  fi.l.  'li,   il  cst  ccrit  daus  le  Livre  *des  Ruis  :  Vn  hommc  ihi  Sciijncur  vint  vcrs  Hcli  ct  hii 

(Ut  :  Ainsi  (ht  lc  Scignetir  :  Certcs  jc  me  snis  manifcstc  d  la  maison  dc  ton  pcre. 
pendant  (iii'ils  sc  Inniraicnt  au  paijs  dc  VEuijptc  (ct)  pendant  (luils  ctaient  h-s 
esclaves  de  Pliaraon.  Jai  clioisi  la  ntaison  dc  ton  phe  parmi  toutes  les  maisons 
d'Israel,  afin  (iu'ils  devieitnent  pour  moi  des  pr^trcs,  (ju'ils  montent  d  mon  atttel, 
qu'ils  brtilcnt  rcncens  et  (pi'ils  portcnt  Vepliod.  J'ai  donnc  d  h  maison  dc  ton 
pere  ious  {lcs  sacriftccs)  qui  sont  Iraites  par  le  feu,  (olferts)  par  lcs  enfants 
d'lsracl.  Pourquoi  atTc  un  <vil  mccliant  as-tu  reijarde  mon  sacrifice  et  mon 
enccits,    ct    as-lu  prcferc  tcs   /ils    d    moi   toucltant  lu    liencdiction  des  preinices 

♦  fol.  42,  dc  lous  lcs  .sdcrifices  (Vlsracl   qtii  ctaicnl  dcvunt   ntoi?  'Ccst  pounjtioi  le  Sei- 

giieiir,  Dicu  d'lsracl,  dit  ainsi  :  J'uvais  dit  quc  ta  maison  ct  la  maison  tle  ton 
plsrc  serviraicnt'  dcrant  niai  d  jainais.  Mais  ntainlcnant,  dit  lc  Sciijncur,  loin  dc 

1.  M.  ;'i  m.  :  f'oiis  serviriez. 


♦  fol.  43, 
r"  a. 


[100]  DRUXIEME  ASSEMBLEE.  9 

C  ■  ihA  ■■  A./-  s  fiha^-  ■■  tihfi  ■■  Mia^'/.  ■■  hh-ttC '  •  fl>»  •■  ^ft['l-]rh+/.5'. :  httluh 

^c  :•:=  ai';u-  ■•  ^.ao^h  •  fm'?i>i\  ■  (oh'n.v.9^ a^-  ■•  An,-'i-h  ••  fliAHcK  :  n.-/-  ■■  ha-i\  ■• 

fl»A.,ft'l-/.hn  :  Ah  :  aat-tll'  :  n.'1-h  '  :  A"/.*  ••  nV^A'  :  ««"PdA  :  WAi.^.rtOC  :  -nh 
rt,  :  ?i'/'J  :  '^«/'■'Pl*'l'e  :  l/.ft^J^J^r  '  :  n?i(i[.e.]'>'':"'  •  "'^'J^M»*  :  niT-A-  :•=  fl^V^ 
A-  =  ?lA  :  '/C^-  :  ?il'">  :  n.'lh  '  :  tf»Jl'.flJ.e."|J  :  nh'-'. '/'  :  Aftfl»*  :!:  flJnl'J'P  :  fl»-h 
•I:  :  '/-AiyC  :  Ah  :  h«»  :  y.fm^'h  :  AdA  :  hAh.l/'*»»-  :  ft^+h  :  /•VJ'.  :  flJVJ 
rllft  '  eh.lf  O».  :  J&</Dfll"|:  :  nVl-.V-l"  :  nhr/l'/:  :  jiA'l-  :•;: 

C^i.htfO.V.  :  ^-Vfl»-  :  l/h»»  :  •/-ftrt/.  =  •nA-,e.  :  rllT  :  flJlfJ^I/^V^f-tf»-  :  Arlllin  : 
hJ?'«i'[.^]  :i:  (Ofmf\h  :  •nC'/'J  :  l/IMl.  :  Vn.^'.  =  nh'>'/'  =  ri^hU  :  AVlCri-fft  :•:  M 
r'h  :  hUV'/-  :  '^hfmt;^  :  n\l'm  :  ^.fl^y:?  :  ?»A  :  .P.in^.  :  /"'/V.'1'f  :  fl»>»Wi'> 
X-    :    A-tf»-    :    n.'/-   :    X-.P.-'>   :   mP,/,0»-<.   :    nl-hHllf     :    WA"   :   «WP^A   :   rli.CflJ-f- 

0o  :•:  flihdn  :  .e.n.A-  :  h''/n.h'n#ii.c  :  Ah.A. :  Uin  :;:  flihA  :  '/c^. :  ?,'rv :  n.-h 

h  :  ^.»»f,-h.  :  fl^^^.rt^lS.  :  A-'l--  :  attW.  •  hnA.  :  fll^.n.A-  :  1ff:d.>.  :  fl»-ft'/"  :  6  :  h 

'/•>  :    hUV'/:h    :  ■'la  :   hnAh  :   «VVlA  :•:    Qi^i^i.  ■  ,e.n.A"  :  h^/ll.h-n    Ji.C  :   AOwo-h.    M 01    'a, 

A  :   Vy-  :  M  :   hinC  :   .«''AP  :    Mth  =   hhih.^  =   \\an  :  HA'  :   ll,l'.rt';"h  :   .«'.hA 

•H  :    hh»l5'.l»-  :   tf»n,C'.?i-/:  :   dA''|-  :   h+fl»-!»"   :   HVnnh-  :   WA"  :    AAA  :   ^A.  :    fl»A(i 

1.  iMs.  hiiiic.  —  2.  Ms.  n.-i-  :  ruv^i.  —  3.  Ms.  H.R4,>t.5r.  —  4.  Ms.  n.-1-n.  ~  5.  Ms.  rtof-i-. 

—  6.  Ms.  ni^Ji^j-inic 

moi!  Jlionorerai  seitlemeiil,  reux  qui  mlionoreiit  et  je  mepriserai  relui  qui  me  ine- 
prise.  Voici  :  les  jours  viennent  (o«)  je  derarinerai  ta  maison  et  les descendants  de  la 
muison  de  ton  pere.  II  ne  se  trouvera plus  pour  toi  de  vieillard  ilans  ta  maison  dau- 
cune  epoquc.  Un  liomme  (cependant)  ne  sera  pas  ecarte  de  nion  sacri/ice  :  celui  qui  sera 
parfait  d  mes  i/eu.i''  et  desirera  {ma  gloire)  en  son  dine.  Tous  ccux  qui  resteront 
de  ta  maison  tombcront  sous  le  glaivc  des  liommes.  Voici  le  signc  pour  toi  :  ccst 
ce  qui  survieiidra  d  tes  deux  *  fils  Ophni  et  Phinees;  ils  mourront  tous  lcs  deux,  *  foi.  43, 
{[rappes)  par  le  glaive,  le  memejour'. 

Avez-vous  vu,  freres,  comment  out  ete  ubolis  raucienue  Loi  et  le  sacer- 
doce  du  peuple  des  Juifs?  Elle  est  venue  la  lumiere  que  le  prophete  a  pre- 
dite'  touchant  la  venue  du  Christ  :  Jc  suscitcrai  dcs  pretres  fideles  selon  ma 
volontc,  qui  feront  mon  bon  plaisir;  je  bdtirai  pour  eux  une  maison  de  justice; 
ils  iront  daiis  moii  eommandcmciit,  tous  les  jours  de  leur  vie''.  De  plus  le  Sei- 
gneur  dit  au  pretre  Heli :  Cciix  qui  resteront  de  ta  maison  viendront  se  prosterner 
devanl  liii,  {p<iur  avoir)  unc  obole  dUirgeiit,  ct  lui  dinint  :  Adjoins-nioi  d  Fun  dc 
tes  prHres,  afin  que  je  niange'  de  la  nourriture''.  En  outre  le  Seigueur  dit  *  a  *  ^"}'''^' 
Samuel :  Voici  que  moi-meme  j'acc.omplirai  ma  parole  sur  Israel,  en  sorte  que  toiit 
etre  qui  entendra   cela  se  bouchera  les  oreillcs' .  Ce  jour-Id,  fexecuterai  tout  ce 

1.  M.  a  m.  :  a  sesijeu.v.  —  2.  I  Rois,  n,  27-34.  —  3.  M.a  m.  :  adite.  —  k.  I  Rois,  ii,  35. 

—  5.  M.  a  m.  :  oh  je  mangerai.  —  6.  I  Rois,  ii,  36.  — •  7.  RL  a  m.  :  prendra  ses  oreilles. 


10  SAItr.lS  irARKHr.A.  [110] 

A  ••  ll.|:  :=  <n>i^rlril>.  '  athA^AT'/. '  •  tnhy.y,Mi9'  ■  Ik/»  •  >»-1-ll.'l'A"«"-  ■•  ^.V  :  A 
ll.|:  •  A^JAi»"  ■•  iViin.M'  ••  .*'.'/."l!  •  <»/i.'irt/'"'-  •  inh\\'i-  •  iu"'»  =  "»,h/\\\'  ■  All. 
•|: .  \\,m  :  /..y.^.r/ortft  -  :   StxM'  '  WA-  •  Ah.A.  :  hM»Yi  •  inhA\'i«M'6^'  ■•  hf\ 

\\  ■■  A'JAi»"  :•:  IrtTa».  •  h^lin'  :  <»/['.|l.A}"  :  ?l«'»V  :  -lil.  :  ^Jl'^*!!  :  >ift«"  :  S" 
IJ-  :  h«»'ll  ■  •i-lM.A  :  n>i'}|-  :  f\h/\  ■  '■ 

hoi-rh  :  y.t\ih'>  :  «»ji'.n. :  h/fr/: '  •iv.<<.-JV  :  i/'Jrt.>.A»i  ::=  «»«i:l«»-V"  :  '>rt 

r..l. '.3,  IJP.-  s  A'>.e.'ft-1'  :  /"Art.  !  "»'>?!""'»  :  *0'|.-  «  nh«W»  •'  ^Ml.A-  :  *M;ft'/:,e'>  :•:  'lA'? 
U»  :  jP^<r-(l  :  <l»,l'.n.A"«''-  :  h/A'  :  fl»Vn.JPl-  :  ,('."7./1i<-  :  <».1'.».'>CII.  :  '>?:i\'l'  '  /"A 
rt.  :::  l-llA  :  ^^l-  :  'r/lIC  :  t\\\h  ■  WhWl  ■  <I»I1^'/'^A.V  :::  W{\  ■  h'tt  ■  a*'h 
•|:  :  l/'/".'i/.  :  '/"rtA  :  <»»AS.  :  W"n"id.{\'  •  '^"^ih  :•:  <l»Jlrtn  :  .Cn.  :  «"rt.  :  Wh/A'  • 
h''h\.hl\,h.i:  •■   MO'h\'  •■   h'/"Ahh«»-  :::  JL'.'l/?„h(:  :   hff"'l/  :   >i'n  :  ^I^^WA.e.'  :  <!»"" 

'><f.ft  :  'l";.ft  :;:  hhr^tx  ■\-  mhm  •■  *'.n. :  M  •■  afh-i-  •■  hrfi\\  ■  h-nc/r  •  mh 

i»"Ah  :  .l'.ft./.4'  :  <J»>.'rAh  :  jPrt-T-n  :•:  Vll-  :  l/h/.  :  ^•.e.-ni"  :  flA"/.  :  <».e.n.  :  ^l»" 
Ah  :  hWC/r  :  .f.ftr/.'!»  :  loyM"i\  :  l/h^J/lA  =  l/l/.V<»  :  (!?.'>-/"  =  'l'.P,/l'l'  :  t\^"l  '- 
t\0O  :  6>,'/'A»l  :  <»-?,'|:  :::  <»'}.«'#.  :  '/-V//.  '  :  ll<l»-ft'|-  :  «/"K*l.V'l-  :  h»»  :  'Vt^A  :  A 

fol   43,    "VJPI-   :   *(n>/\hM'  ■■   ?.«» '}'|:   :   th/.-^/\   '  <I»h.<.n.A   :   .e.A.nrl..   :   fl*J^ft'l'   :   ftA 

v"b. 

1.  Ms.  afh/!.,lHauX.  —  2.  Ms.  h.,ttj^oi>nr».  —  3.  Ms.  tVVi. 


qitc  jai  (lif  (■(iiitrc  H(''li  ct  caiUrc  sa  ntnisnii ;  jc  commencerai  ct  j\tcltcccrni.  Jc  Itti 
ai  notific  que  jc  piinirai  iiini-iiKhnc  sa  inaisoii  d  jamais,  (i  ctiusc  (lii  pcclti'  dc  scs  fils 
{({(('il)  ii'a  iias  clt('Ui(^s.  !S'ai-jc  pas  precise.ment  jiirc  ii  sa  inaisoii  ijuc  lc  p^-cla'  dc  la 
maison  tVlUdi  ne  sera  efface,  iii  par  1'encens,  iii par  lc  sacrificc,  djamais'.'  »  Les 
freres  repondirent  et  lui  dirent  :  «  Tu  dis  vrai,  6  Jacob,  car  voici  qu'une  tcUe 
chose  a  ete  dite  toucliant  SaiU.  » 

58.  L.\  Trinitk.  —  Isaac  repondit  et  dit  :  «  Une  seule  chose  nous  reste 
a  te   demander.   Faut-il    que  nous  adorions  la   Sainte  Trinite  et  (lue  nous 

*  foi. 'i3,  croyions  *en  elle,  coninie  disent  les  chretiens?  »  Jticob  repondil  et  lour  dit  : 

«  I^a  Loi  et  le^  prophetes  enscignent  et  annoncent  la  Sainte  Trinito.  l^a  Loi 
dit  :  Faisons  Vhomme  u  notrc  iinaye  et  d  notre  ressemblance'-.  Cest  le  P6re 
qui  s'e.st  entrctenu  avec  son  Fils  et  son  Esprit-Saint.  De  plus  Moisc  dit  iUaus  la 
Loi  :  Le  Seit/neur,  votre  Dicit,  est  mh'.  Ainsi  s'explique  (Ui  rormule)  :  Lc  Pcre, 
Ic  Fils  et  lc  Saint-Fsprit,  an  seul  Dieu.  Dc  nouveau  il  dit  :  Je  suis  le  Dieu 
(VAbraltam,  le  Dieu  iVLsaac  et  le  Dieu  de  Jacob\  Voici  i[u"il  a  niontionne  la 
Sainto  Triiiitt^  ot  a  dit  :  Dicit  iV.\hraliam.  d'lsaac  et  de  Jacob,  avant  d'enoncer, 
touchant  la  Sainlo  Trinitc,  (iu'oUe  ost  un  scul  Dieu.  Fn  ontro   il  est  oxposo 

♦  foi.  'i3,  dans  ics  Ecritures  que  les  \'ertus  des  cicux,  'lcs  Anges  oux-mt^mes,  les  Sora- 

Vb. 

1.  I  Uois,  m,  11-14.  —  2.  Gon.,  1,20.  —  ;{.  Dcut.,  vi,  'i.  —  'i.  Kx.,  iii,  0. 


[Ulj  DEUXIEME  ASSEMBLEE.  11 

n.h(\ih.i:  ■■  }\n^l- :  »»a?»  :  wa-  :  rff:/.  ■■  tittthhii  :■■■  ?»''/ii.^-nrh.crt  =  bjo-rx 

'l'.  ■•  (ODttih-l-  •■  r'ti-t\  :•:  hOTIl  :  1^/. '  :  MxiV  ■  hn  :  ffltBA.P.'  :  (Dan-^i.h  ■ 
^-S-ft  :  JL'.n.  :  ^n-V  :  AnCVr  :  nh«»  :  -1 -nA  :  ^<il-  :•:  (^n  :  hA^/A  :  h^[,ft]'> 
•fcl)'  !  flJVX^  '  'TU'  :  I:  •'  d?.fl>*  '  P.+fll-O»"  :  f»>MM:U-  •■  A^lA*  :  rt»»p-0O.  :  fi?,«7 
ll.?l  :•:  fl»?»l'"'M  :  «<.ArHO»-  :  nh^Jf"  :  H^.n.A"tf»-  :  hPhtlTie  :  h»»  :  ^lhnVl-  :  T* 
•Jrt  :  n^'.?.-'^  :  ?,(i[^.]'J-/:iJ-  :•: 

.cn. :  ^..ert- :  fl»A,p. :  rt./..h  :  rt»»,t'.h?' ' :  tih''}\i.htt.h.c  •  ttcn?  ■•■■■  '1  "nA  : 

^<i->  :•::  *fll«w»'J<f.rt  :  Ji^lti.httih.i:  :  ,e.X.AA  :  «w.Al>A'l'  :  "7,?.  :•=  flJJl^n  :  .e.ll,  : 
fllhlJ^V]»»  :  ?i-;il.^'nJi.r:  :  A^A  :  rt^-r  :  fl)'J'PV..  :  ?.0'l'  :  fl''J"e  :  hr-W  :  ?lT 
ll.h-nr/l.C  :  hrti^^i!.  •■•■■  I^.JL  :  KWf\  ■•  *n.,«'.  :  fflhrA*?'  :  haoii.h  :  ^-S-ft  ' 
'1-nA  :  h<Jl-  :  V/"K  :  9it^'tt  ■  Vhtt-\/.  ■  fllfl>y.f  :  (P-M'  •  "V.f.  :  \\t"'  ■  ^Ml  ' 
httlO  ■■  An  :=:  '1/rt  :  ^hri.-l'  •  -l'>n.'V  :  fl»-?l'|:  :  htt^^t»'/.  ■  «"■/^'.rV'*  ■  A"'» '> 
-I:  :  hA  :  hrh-  ■■  \VnCM-t\  :i:  fl»"?.!'.  :  ■['hrV.l'  '  ^?:t\'l'  •  Ti»"*!-  '  h'H'  :  [;i- 
ft]-/VXVTli  :  •^m.h-/-  :•:  fllrKnlC  :  HflJRf  :  fl^n/'  :  "7^.  :   l-^iy-C'/'  :  h'tt  '•  fllfl» 

1.  Ms.  't-'!"}^..  —  2.  Ms.  noi».e- !  \i}p. 


lol.  Vi, 
r"  a. 


phins  et  les  Cheriibiiis  glorifient  hi  Sainte  Trinite,  corame  dit  le  prophete  Isaie, 
alors  qu'ils  disent  :  Saint,  saiiit,  saint  est  le  Seigneur  Sabaoth.  Ta  gloire  reinplit 
toiite  la  terrc\  Le  Seigneur  est  un,  (niais)  hx  glorification  est  triple.  Une  telle 
(parole)  est  dite  au  sujet  du  Pere,  du  Fils  et  de  TEsprit-Saint.  Notre  pere 
Abraliain  parle  comme  parle  la  Loi.  Lorsqu'il  eut  leve  ses  yeux  et  regarde, 
voici  que  trois  hommes  se  tenaient  au-dessus  de  lui.  II  les  appcla  une  (fois)  : 
Seigneur'- ;  ensuite  il  les  distingua,  puisqu'il  leur  dit  :  Mes  Seiijiieurs,  si  fai 
trouve  grdce  devant  vos  ijeux'. 

Jesus,  fds  de  Sirach,  dit  :  J'ai  appele  lc  Seigneur  nm  luniiere\  La  Loi 
dit  :  * VEsprit  du  Scigncur  voUigeait  au-dessiis  dc  rcau'\  De  plus  elle  dit  :  *  fol.  44, 
Le  Scigncur  fit  plcuvoir  sur  Sodoine  et  Goniorrhe  du  fcu  et  du  soufre  de  la  part 
du  Seigiieur,  {du  haut)  du  cicV' .  Le  prophete  Isate  dit  :  //5  ont  irrite  VEsprit- 
Saint\  La  Loi  dit  ;  Jacob  prit  trois  bdtons  et  les  niit  dans  1'eaii,  afin  de  faire 
boire  lcs  hrebis  dc  Laban* .  Voici  le  signe  de  (cotte)  prophetic  :  les  brebis 
sont  les  fideles  qui  croient  au  Christ;  reau  est  le  signe  du  saint  bapteme 
qui    expurge  le  puclie;  les   trois  batons  que  (Jacob)  a    mis   dans    reau   sont 

1.  Is.,  VI,  3.  —  2.  ]\L  a  ni.  :  un  seul  Seigneur.  —  3.  Gen.,  xviii,  2-3.  M.  a  ni.  :  ses 
yeux.  —  4.  Eccli.,  li,  14.  —  5.  Gen..  1,  2.  —  6.  Gen.,  xix,  24.  —  7.  Is.,  lxiii,  10.  — 
8.  Gen.,  xxx,  37-38. 


r°  a. 


12  SAUr.IS  DABF.RC.A.  [^12] 

A.f,-  :  aUJni^lM  :  4"»^  :  HA'.*.f.r^  :  A"??  :  TIT''!-!'  :  tnfll'  '-  ,t'>Xl»-  :  Ml^n.D-  • 
r..l  ...  tOx^lW.hiW  ilui:  ■■■.■■  tWUfO  :  4',ll.  :  ,lrll«Kl'A  :  VllJ'.  i:  Vl'-  •'  M  :  ^(lftl'-'>  :  hl)t\1 
fiV  ••  inyh'/"/.'/.  ■  ^n[''/](Vf  :  \\tin  :  >,>  :  «>•?,./:  :  ?,''/||.^,.nJ..(;  :  M»"A»l>  :•:  «1»! 
Ali  :  m-  ••  Jl'«''ll  =  .i'.n.  :  ?i"/ll.^ll,/..(;  :  VU-  =  ^-VC/"]  :  h<l"i/H'  :  «"hftl/^n 
h'>  :  »1«"  :  K',\xt\t\  ■■  '"^V.  •■  M"!"!.*!-  '■  aUmCiuf-  '■  tthM'  '■  *•!(;  '  :  Uty.fmt;  , 
"V^JlA   :  Ml-r^J»-  :i:  l/'/<<.Am-'  :  il"?!;.  :  h"!/"/"  '■  M^ldf  '  «»^/"['/]'i.'^/^-'>  ' 

ixrn-hin-ii-i'  '■  m  :  iik^oi.  :  ue  :•:! 

y.lh  :  (l/.rJ'l"  :    iO'  :    J^CJP.-  :   rHJllO?'  :   AVj(?«»-  :•:  fl»»K>n  :  JlMl.  :  Vl»'  :  MlH 

«^-  :  >i"/ii.h'n,/..(;  :  ay-k-i'  '■  }xt\/.-h./\  ■■  y.M-  •■  ifim»  •  j»'M.iv.  :  wn-rt  :  »»"p 
^A  :  .e.-i+vi'. :  A?i-?ii.^'n,h.(; :  ^-r^Miw"»-  :•:  (ih'>'/'ii :  i.-t^y.  '■  yAn?'*»»' :  rt\ 

fol. '.'.,  ni./.  :  '>y:t\^-  •■  ft«\"/.  :  "'/l/V"/.'-!'  :::  (I>.'>'/'  :  1/^.(1.  :  I»'A-rt  :  '/"'PM  :  ht\fm  '■ 
'>y:t\'l'  •■  /"Art.  :  hlO-dOfao-  :  AMl'/.»>  :  >,l»".e.V.  :  "/nX-  :•:  W^'/.'-».  :  itt.y.  '■  ^- 
II.  :i:  ll.+  A  :  ?."/ll.h'n/li.(;  :  .e.}4'>(/-  :  f\«iy'l'  :i:  I0fmid.t\  «  hf !»•  :  if-A"  :  '^Ji^.A- 
ao-  •■:■  aiUdn  •■  y.n.  •■   fi.iat   :    .«l-A-    :   aihVf9'00'  :\:  ai^iy,.  -.  J&lt  :  '1((„V.  s  OT'><f.rt 

h  :  «»,e.-l-^.rn<.  :•: 

1.  Ms.  ti|U:.  —  2.  Ms.  lltiAin. 


V"  a. 


lol.   'l 

1-  1). 


le  signe  du  Pere,  du  Fils  et  du  Saint-Esprit  qui  sanctifie  Teau  du  bapteme. 
Cest  par  elle  que  les  brebis  du  Seigneur  sont  purifiees.*  Comme  dit  le 
propliete  Ezechicl  :  Voici  qiic  ntoi-inciiw  je  rccoinpenscrai  nics  brcbi.s;  ntc.\  brcbi.i 
siiuroiU  que  je  suis  le  Sci(/neur,  lcur  Dieu'.  De  plus  il  dit  :  Ainsi  dit  le  Sei~ 
yneur  :  Voici  que  je  cherclierai  mes  brebis  et  les  ra.ssentblerai.  Dc  meme  que  /e 
pasteur  cherche  ses  brebis  et  son  troupeau  au  jour  dc  l'obscurite  et  des  nuaffes, 
{et  se  trouve)  au  milieu  de  scs  brcbis  qui  sont  scparces,  de  nicinc  jc  chercherai 
mes  brebis  et  les  passerai  cn  rcvuc,  {aprcs  les  avoir  ramenees)  des  reijions  oii 
cllcs  ont  clc  dispersccs  '-. 

{Moisc}  dit  dans  la  Loi  :  Vencz,  dcsccndons  ct  inclons  lcur  lanyai/c^.  l)e 
plus  il  dit  :  roiVi"  que  le  Seigneur  a  ordonnc  aux  cnfants  dlsracl  d'aller  au 
desert  (et  de  fairc)  unc  inarchc  dc  Irois  jours,  afin  dc  rcndrc  un  rultc  au  Sciyncur. 
leur  Dicu  \  Par  la  il  voulut  leur  faire  comprendre  ie  mystere  do  la  Sainte 
•  foi. 'i'i,  Trinite  vivificatrice.  (Le  motif)  pour  lequel  il  dit  :  '  trois  jours,  c'est  que 
c'est  la  Sainte  Trinite  (qui)  a  fait  sortir  nos  Peres  do  la  terre  d'/i//i//j^'.  Le 
prophete  David  dit  :  Par  le  Verbe  du  Sei(jncur  les  cicu.v  onl  etc  aHcrmis  ct 
rEsprit  dc  sa  bouche  est  toute  leur  forcc'\  De  plus  il  dit  :  //  a  envoye  son  Verbe 
et  il  les  a  yudris''.  En  oulro  il  dit  :  Tu  enverras  ton  Esprit  ct  {toutes  choses)  seront 


l.  K/ech.,  XXXIV,   11  et  30.  —  2.  F.zech.,  xxxiv,  11-12.  —  ;>.  C.cn.,  xi,  "7.  —  '».  Kx., 
V,  3.  —  5.  Ps.  XXXII,  (i.  —  6.  l's.  cvi,  20.  —  7.  l's.  ciii,  ;iO. 


v  a. 


r  a. 


[113]  DEUXIEMK  ASSKMBLEE.  13 

lOf\-tth  •■  VVB  ■  ^ao'  !  w/i-A  :  ootpdA  •■  fl».P.-1V-  ■•  ltiOo^ifV--l'  •■  aoo-\i  -.i:  o) 

h.A.efty.  ■  >n.jp-  ••  in/.  ••  l-iirci-  ■•  /*'Art.  ••  n^,.n  ••  r/^vti  ■■  fl»m/.ft  :  m^-  ■•  ?i 

l>"rt''7^.  ••  ?lft»»  .-  fllftf  ;  «^f  :  -S.n  :  '/'ft^Pd  :  rl.H.  :  hCM  :  ?"ftm./.  :  /"Art.  :•• 

fl»?1^1-  :  HflI/.R  :  hrfl^ny'  •■   "l-hrC'/'  :  '"•'Jif.n  :  flJ-h-f"  :  'JT-J\'^'I'  :  il.V  :   /»'A 

rt.  :  hn  •■  flJfl^A.e.-  :  mtmi^M   :  '>S^ft   :    Yiy.^k^fl  '   AT?"*^  :   fll^.*VX  M»-  '   W-A"    »  fol    V,, 

<»"•   :  ?«A  :  J?.m»n'|J  :   0'/.'  :!:   ll>.  :   ''l'?!'/'^'!-  :  »»f|+A  :  fl>-?i'|-  :  fl>'lft'n?.'|:  :  AV) 

Cfl-f-ft  ••  atncn  •■  tinyP.  '  '  Hf.'ft.e.-^0«>-  :  A^A  :  /^.m^n*  :•:  fl»'i'>/bA}',  :  JH.^  ' 

l-n/.  :   fl>-/l'|-   :   n,1--  :    VaofiTntD  :   fl)}i«n  :    rfim^H'  :   fl»XAe  :  4».?.^/«  :  ^-^H.h^n 

rh-c  :  fl»rtj»"/' :  xA-f-  :•:  fl»fl»i;n  :  fthA-f-  :•:  fl^nh-}'! "rr :  ^."'Au^cv :  rtimy.  •■  r 

Art.  :  hhao  :  n-J:  :  '|-^.T/.  :  VfA-  ^i:  nh<W  :  ,^,0,  :  ^.«/J-l-  :  Vn.^'-  :•:  fl»'1-<CV-  :  '^'> 
<f.rth  :  fl»^.'l-<{.m<.  :•:  Jlrtn  :  jP.n.  :  1*»^  :  Ah^H.hnWi.C  :  «»/»'«P^.J-  :  ft.nW.-l-  : 
&m  :  AAO-A  !  nrt^y/lh  :•:  flJXfl»-"/}:  :  n?i[A]'|-  :  '/"J^.n,h  :  Ji^'»h  :  &-}'Yk 
H-li  :•: 

^fl.  ■•   d-H/..  :   Vn.f.  :   XW.A  :   J?.n.  :   h-^H.h-n,/..!:   :   H-lVnC   :  ^A^JAJ»"  :    Atf-    *  fol.  45, 

A  !  HJM"h  :  nrt"?^.  :  HAuJ'^''!"'^'??»  ••  «^'Jnch  !  HUAfl»- :  {»"ftA.h  :  fl»A.e.'  :  <Oao 

1.  Ms.  rtoy^a  i  «e. 


Les  gens  dc  Ninivc  ont  jeun^  pendant  trois  jours  et  ont  ete  sauves  du 
cluUimcat  de  sa  eolere.  Le  prophete  Elic  a  fait  le  signe  de  la  Trinite  sur 
Tautel  et  le  feu  est  descendu  du  ciel.  Eri  effot,  il  a  jete  Teau  sur  l'autel  par 
trois  fois  (et)  a  fait  voir  le  mystere  de  la  Trinite.  Le  feu  qui  est  descendu 
du  ciel  est  le  signe  de  TEsprit,  consommation  de  Toperation  de  la  Trinite  : 
Pere,  Fils  et  Saint-Esprit.  Cest  elle  qui  sanctifie  le  bapteme,  et  *tous  ceux  ♦  foi.  44, 
qui  sont  baptises  sont  purifies  par  elle.  Cest  aussi  le  signe  de  la  croix,  de 
rincarnation  du  Ghrist  et  de  la  lumiere  celeste  qui  sanctifie  ceux  qui  sont 
baptises.  Le  prophete  Daniel  a  fait,  dans  sa  maison,  trois  fenetres ;  il  a  jeiine 
pendant  trois  semaines;  il  a  prie  (trois  fois),  devant  le  Seigneur  (qui)  a 
exauce  sa  priero  et  a  satisfait  sa  demande.  Par  la  il  nous  enseigne  le 
mystere  de  la  Trinite.  En  ellet,  c'est  par  elle  que  tout  a  ete  cree.  Comme  dit 
le  prophete  David  :  Tu  enverras  ton  Esprit  et  {toutes  choses)  seront  creees'. 
De  plus  il  dit  :  Olfrc  u}i  Seifjiwur  un  sacrifice  (le  gloire  et  rends  au  Tres-Haut 
ton  vceu.  Iiivonue-nioi  aujour  <lc  lon  a/fliction;  je  te  delivrerai  ct  tu  inc  rciidras 
grcices'-. 

Le  prophete  (et)  scribo  Esdras  dit  :  Lc  Seigneur  dit  :  Tu  es  * le  Trcs-Haut, 
{toi)  (jui  demcureras  u  jamais,  {toi)  qui  te  trouves  dans  le  ciel,  {toi)  dont  le  trdne  cst 
invinciblc,  {toi)  avec  ciui  coexistent  le  Fils  et  VEsprit-Saint,  (toi)  dont  la  gloire  ne 


fol.  'l 

!■»  a. 


1.  Ps.  ciii,  30.  —  2.  Ps.  xi.ix,  14-15. 


14  SAIir.lS  D-AUKRGA.  [1141 

idM  ■  «^S/l  •  Uh.V-^lfiK-V  :  t\thlll:\\  •■  «»^.+fl>-tf»-  :  JlVC/l-  :  '""\[>»]ll/:h  :•:  II 
n  :  -ll^llllll  :  y.\HU-i  :  Vi-ft  '  :  UlM'\'  :  lll.'1'Ah'/.  :  X'/<>  :  lOlVrtti:  •  'iW.tth  :  01 
-VA  :  /"CJlll  :  <ll"K.l»"  ::=  h.yll  :  i!.'f.y:i\'  •■  11'^  :  f\"'iy'l-  '■  Wtm*;(i\M'  :  j^y; 
.•'">  :  .l'.rt.n  Jill  :  «lllMW»"- '  :  l»".y/-  :  AV./..'>  :  A?lA  :  JIV.')'<-»I  :•:  «lAh  :  y.f\ 
"ly:  :  1/-A-  :  U^liyOI-  :  «l|/>i>nA.h  :  hAO  =  l/h>  :  «i;i.'/">-/J'.  :  "hh'"»  ■  KH'  '•  h 
"/ll.hnrlU:  :  /Mii  ■  h/.'l!  •■  inU  :  'IMMlh  :•:  h''7ll-  :  //»'><<.ft  :  ^■'i-h  '  yttllU  ■ 
hdy.H'  ■■  ^iAIKl.irtf»-  :   /i^-H-fl'i  ■■•:■  «lATIMlrt  :   yvr/.-   :   IIJL'.h«l-'>   :   .«'.•A«l  :   fl 

* foi. 45.  -/: :  n/"'/v.-/.- :  A?i''/ii.^  -n Ji.(:  :  AOA  :•: 

■^  **  hh-^im'  :  y.tt.  :   ir>'/-  :   dlU'  :  (!?!'>•/•  :   /"Art.  :•:  «»»1^/1  :  f-fl.  :•:  ^.e."iVV  :  ?. 

"/II.A.  :  hThyjnWoo-  :  A?ih-jP'>  :•:  11^11:^  :  "/llAh  :  «llP/.^.llh  :  ^KC  :  AiJA. 
V  :  iOlUm-i^M  :  Ml.ll  :  C.e.-^iV  :  «l>iX['>]'»  ■■^  hO*  :  ?|-/ll.^  :  'it\hfii  ■  «IV^-^"/ 
S.  :  -WUh  :  /.^/n^lW^^:.  :  {\tth  '•  A.'/"A.rl»  ■•  hflMl  :  A.'wft'/"JUA  :  >4<W»,|^<J  :  ./v/of 
'P  :  -^fl.V  :  tOhy:"l'l'l  •  fll/"(:4'  :  /Xh  :  'tliA.*  :  fll^-nCU  :  WAV:!  '■  fllAA.VV  : 
\\im  :  «l(:4.  :  'J^nV  :  MhfC/.y.?*  ■  rt\-tth.'\'  '■  fll^'>Xr/li  :  fl"??  :  X'.«^*  :  h«»»  : 
'>'>;i/li  :   hrCAt-A  '■   W'f\l:i  '■  mrP'!  ■   «Jn'>XV/i  :  ll.hh  :   hifCAxl  •■  «I'/fllh<i.>  : 

1.  Ms.  ><tn.  —  2.  Ms.  lo-i-ii-iiuu-.  —  ;>.  Ms.  v/">i.e'i;u"«>'. 


v  b 


^/ara  ^ax,  (io/  devant  (jui)  les  anges  se  liennent  dans  la  crainte,  [toi)  sur  le  com- 
mandenient  de  qui  se  produisefit  le  vent  et  le  feu,  (toi)  dont  la  voix  est  forle,  {toi) 
dont  la  parole  demeure  [djamais),  [toi)  dont  Je  decret  est  puissant  et  redoutable. 
Les  Vertus  des  cieux  te  disent  :  Saint,  saint,  saint' ;  les  esprils  des  justes  te 
glorifient.  Tu  accordes  (tes)  bienfaits  aux  (gens)  pieu.v  qui  t'aiment.  Tout  etre 
virant  Vadorc.  Sans  toi  rien  nexiste.  En  e[jet,  tu  es  le  Seigneur.  Tu  as  etabli 
un  Mcdiateur  par  1'a'uvre  de  ta  Sagesse.  Pareilletnent  VEsprit-Saint  illumine 
les  yeux  du  caeitr  des  saints.  Quant  d  la  Sagesse,  il  rembrasse,  lui  qui  est  egul 
foi.  'i5,   d  elle  par  la  volonte  du  Seigneur  *  Tres-Haut. 

O  freros,  Esdras  a  dit  cela  au  siijet  de  la  Tnnit6.  De  nouveau  il  dit  : 
Sauve-nous,  6  Seigncur,  des  mains  des  mechants;  dans  la  grandeur  de  ta  cle- 
mence  et  dans  ta  bonte  regarde  vers  nous ;  par  [ton)  Esprit  puissunt  aide-nous 
et  fortifie-nous .  Oui,  6  Seigneur,  7ious  {te)  prions  et  n<nis  elevons  notre  dme 
rfrs  toi.  0  Ami  dcs  liommcs,  6  Messie,  6  Doux,  6  Clement,  d  Misericordieux, 
tdurnc-toi  vers  nous;  sauve-nous;  lcve  ta  face  sur  nous ;  rcnds  luniincuses  nos 
dmes  et  nos  intelligences,  comme  Vor  epurc  que  lon  a  fondu  scpt  fois;  purifie- 
nous  par  1'caii  dc  la  justice,  afin  que  ninis  sogons  purifics  dc  la  souillure  de 
nos  dnws  ct  de  nos  corps ;  par  ta  proprc  pureti'  purific-nints;  souliens-nous  par 

l.  'h.e.n  sif^niiie  ici  :  c/niiiicr  lc  liisdfiion. 


[115]  DEUXIKMK  ASSEMBLEE.  15 

/»"/V.'lh  =  (DhMVh  •■  tt-ach  •■  jXh  :•:    llrt  •  hh-\tO'  •  txTO-  •■  M-Wi'  ■  nh^  » ini  45, 
•f"  •■  4».P.'A'I-  •■  /"Art.  •■  flJ^K\/i  ••  Tl»"+'l"  •■  tohliUy^  •■  t\oo  :  YiCti-f-ti  ••  hu"'/"  ::= 
fli>i'/i'/"'/.  ••  'itt.y-  •■  ,i'.n. !  '/"■^WAJ:  ••  aJti'/"'^.  •■  Ah  ••  .c.-nAh  ••  A-np  :•:  oi-^i*'/*' 

Vl-  ••  1}\h  :•:  IX  ••  ll.hh  ••  K-l/»'/"  ••  ?i^ll.^  ••  flJ^.'l"'^.T  :  IXh  :  ?i9"Jif  :•:  ll'> 
"ll  :  rlK"  :::  Hl/h/.  :  VO.^'.  :  nh"}'/"  :  'l'frnl"  :  /»'Art.  «  ^.n.  =  lUlC^ft  :  VH.f.  :  '/" 
A/*"*.  :•:  fl>-/"r/ll*'f-.  :  fl»A'/"  :  X"P"^  :!:  hrt^»  :  M  ■  hooi^h  :  fl)h'^,e."f:  :  «^dhA. 
h.  :  ^n,  :  }iin.hnih.C.  :•:  -l-P  •  •niM'-'»  :  h/hH'n  :  -Vn  :  }x'n\l.h'tt,h,C  :•:  J?.?l/"  : 
h*^,/.  :  j?.hfl>-'J}''<"'"  :  /li1l"n  :  fl»^'.»n<.  :  '^KhA.h.  :  flJ;l"?l'/"<J  :  h»»  :  <i.>flJj'.  : 
•Vn.h.  :   h1ll.h'nib.C  •■    HWA"  :   .('.'wAh  :;:   flJJlrtn  :  ^.n.    :•::  flJlJVltf"   :   titt.'l'  ■   ^'P. 

■t-  •  flJAdA  !  hA  :  A''>'n<.   :  A.e<.«VA.'i'"   :  <W>^<f.rt   :  V'l"Wl     '1"  :  flJWl"/.'/"  :  flJl"*!:/»'    '  'ol    45, 

v°  b. 

rlil"  ::: 

flJh'/"^-  :  Vn.,e.  :  ^.n,  :  a)ff.htt.V.  :  Art^nh  :  tthVI'  :  «"A.rl»  :  ny.l-ttC  :  XH.  : 
nKV/i  ••  flj[?.]l"A.OA  :  flJ-A'/"  :  V-r/l  :  1»"J^C  :  h1\\.h'tt,h.C  •  hlW.h  ■  HW"A"  : 
^«"Ah  :::  ?.n,  :  W-  •■  Vn.Ji'.  :  /?.n.A-  :  K"/n.?i  :  Ah^H.?!?  :  mC  :  nfTJf  :•: 
?iAh  :  hl-ttPaO'  :  AXA?i'l"h  :  ;l",li'/" '  :  «w»l,fcft  :  hldtl  ■••■  Olildtt  ■  ^.n.  :  ih^Oi'  : 

1.  Ms.  :^At. 

ton  bras  fort  et  par  ta  droite  elevee;  Ims-nous  aller  dans  ton  chemiii,   dans  ton 
bon  plaisir;  edaire-nous  par  la  lumiere  de  ta  face.  *  Ceci,    6    freres,    est  le  *  foi.  45, 
temoignage  d'Esdras  au  sujet  de  la  Sainte  Trinite  et  de  la  purification  du 
bapteme.  (Esdras)  a.  publie  le  noni  du  Christ  manifestement. 

Le  prophete  David  dit  :  Aie  pitie  de  moi  et  exance-moi,  te  dit  mon  cwur. 
J'ai  chcrclu'  ta  face;  jr  clierclw  ta  proprc  face,  6  Seicjiieur;  iie  detourne  pas  ta  facc 
de  moi' .  Cette  triple  (parole)  :  face  qu'a  mentionnee  le  prophete,  a  trait 
a  la  Sainte  Trinite.  Le  propliete  Zacharie  dit  :  Rejouis-toi  ct  exulte,  fille 
de  Sioii,  car  moi-meme  je  viendrai  et  jliabiterai  au  milieu  de  toi,  dit  le  Sei- 
gneur.  Beaucoup  de  nations  se  rcfwjieront  aupres  du  Seigneur;  ce  jour-ld,  ils 
deviendront  {mon)  peuple  et  demeureront  aa  milicu  de  tui.  Tu  sauras  que  le 
Seigneur  cjui  domiiie  tout  m'a  envoye  vers  toi'-.  De  plus  il  dit  :  Je  repandrai 
siir  la  maisoii  de  David  et  sur  ceu.v  qui  demeurent  d  JerusaJcin  un  esprit  d'abso- 
lulinn,  *  dc  joie  et  d'allcgresse'\  *  foi.  45, 

Le  prophete  Amos  dit  :  Maiiilcnaiit  (je  vais  parler)  aux  homines  du  Messie 
qici  accompUra  (le  salut),  lorsqu'il  sera  venu.  Le  Seigiieur  s'elevera  siir  les  hau- 
tcurs  de  la  tcrre,  le  Seigncur  qui  doinine  lout''.  Le  prophete  David  dit  :  Le 
Seigneur  a  dit  d  moii  Seigneur  :  Assieds-toi  d  ina  droite,  jitsqu'd  ce  que  j'aie 
reduit  tes  ennemis  sous  Vescaheau  de  tes  pieds\  De   plus  il  dit   :   Le  Seigneur 

1.  Ps.  XXVI,  7-9.  —  2.  Zach.,  ii,  10-11.  —  3.  Zach.,  xii,  10.  —  4.  Am.,  iv,  13.  — 
5.  Ps.  cix,  1. 


v°  a. 


v»b. 


fol.  'm, 
r  ii. 


foi.  'ii;, 
r  I.. 


10  SAHCIS  DAni-.llC.A.  [IHi] 

11.  •  «w/»><i.rth  ••  •)";.rt  ••  ;i.;i<i»-x-^  :  hr^tthA'  ■■•.■■  <»^^;.  =  .i'(i.  -■  "»«"'><f.ftii  ••  4« 
•s/i  •■  y.nvri.  •■  ivrif:/.  •  x-.f.-'»'  =:  ,tMi.  =  ^iM-yfi  •  >iiJ'-  =i=  /^'"«•y.  =  .•'•Af  :  <» 

AnO>.>.  :   lOhK^Tihy,  :   V7(:V'  :    (IVIl?!  :    ^.1',  HHl-  :  hft"»  :    'Wl  :   «A"Vl-  :    UP  : 

M  ■■  ai'hl:  •■  in^fid.fi  :  M.M  •■  y./.y:hi.  :•■ 

C/i.h""-*-  :  Sh*-'llO-  :  Hh«»  :  ll.Jfll.  :  Xl.JP'1-  :  iUy.fin^V  ■  {\ai'{\-\-  :  ^>^-f\ 
>  :  «/OJ4AV-1"  :  i\hi\'  •  ^y:t\-1-  :  /"'\rt.  :•:  ^<»-/"h.  :  K'^fl»-  :  *»,f.ll.A}"  :  H/:  : 
^.?l-t  :  VS"J-  :  ^■.«'.••^  :  lOtx^Vi  '■  «»n,7i'|:  :  -nO-^  :  fl>-?l'l--  :  HfWlfl^-C  :  (\\:  :  fl»P 
Wlf-  :  A^JAi»"  :•:  fl»?lArt  :    ^•h/l..»'.  ?'  :    ,i'.hfl»-'>  :    y.^/.-foi"  :  Ol-M'  :  ){•».  :  HA^JA 

9"  •■  ilhfiifl  :  "^DA^-I-  :  tnh,\-V-i^"'/.'\-  ■•l-  hdff"  •  h^A-  ■  fl^Vf-A-o»»-  :  Wl.JP-l"  :  •/• 

VIU'-  :   ll?i'>/-  :   •/'.f.-ft-l-  :  r'Mi.  •   \\»"  ■  iO^hU  •    h^Ui.h  '■    V^A"  :    hti  •    ittl0e\y:  : 
iOOOii,t\  :  .>.S.rt  :  HVnil  :  i\hi.  '  Vn.JP/:!»-  ::= 

fl»>ll'"'H  :  Ml.  :  M  :  P-A.V  :  ^yM'(\  ■  * ht\\'t\d  '■  A^1fl>-  :  \\aD  :  •}X',/.'|:  : 
H/ni/AV   :    lin^.V'/:V   :   ?.Vl->V  :   n«l"->u/-  :   fl>A?.Ay.  :    J&onj^-h.   :    hr.e.^V^V  :•:  V 

II-»!.  :  •/•h/"'/-  :  A>  :  x^.^'^  ■  a)h"Vi  •■:■  fl>,e.n.A-tf«»- :  yd4'tt  ■■  hstirh  ■■  >7/. 

V    :   h)ni:t\hy'i   :   htif^   :  VI»-   :    n?.V  :  aftl\'  :  r/.^.ft  :   /^'M'  ■■•■   fl>h(:ft'/:JP'}rt  : 


r"  a. 


est  vivniit;  mun  Dicu  est  beni ;  lc  Dieu  de  mon  sahit  cst  eleve'.  Eu  outre  il 
dit  :  Nc  chasse  pas  ton  Esprit-Saint  de  moi".  11  dit  eucoro  :  Que  ton  Esprit- 
Saint  mc  condiii.se  dans  la  lcrrc  dc  la  justiee'\'  Le  prophoto  Isaic  dit  :  ilcoutcz 
ina  pandc ;  c(iniprcncz-moi ;  faites  attention  a  mcs  paroles.  Je  nai  pas  parle  en 
cachette,  ear  Id  oii  je  me  trouve  moi-meme,  mon  propre  Esprit  maide. 
foi.  46,  Avez-vous  vu,  6  'frerc!?,  comment  les  prophetes  out  expose  et  preche, 
dans  les  Saiutes  Ecritures,  touchaut  la  Sainte  Trinite?  »  Les  freres  repon- 
dirent  et  lui  dirent  :  «  Ccst  la  voic  de  la  justice  et  de  la  foi.  Or  bieu- 
heureux  est  celui  qui  va  ou  elle  :  il  vivra  a  jamais.  Mais  pour  ceux  ([ui 
la  repudient,  leur  fin  sera  dans  le  supplice  eternel  qui  n'aura  (ni)  terme,  ui 
achevement.  Eu  effet,  la  Loi  et  tous  les  proph^tes  ont  prophetise  au  sujet 
de  la  Sainte  Trinitc  (ot  ont  dit)  que  le  Seigneur  de  toutes  (choses)  c"ost  lo 
Pere,  le  Fils  ot  rEsprit-Saiut  qui  a  parlo  par  la  bouolio  do  ses  propliotos.  » 

59.    L.V    PRESE.NTE     HEINION     DES    JuiFS     EST     SECKETE.     AlorS     UU)i    JoSCph, 

♦  foi. 'lO,  je  dis  k  Jacob  :  ' «.  Supplir  los  frores  de  nous  (permettre)  d'ocrire  ce  quo 
nous  avons  dit  entre  nous,  afin  que  cehi  soit  utilo  pour  uous  et  pour  ceux 
aussi  qui  viendront  apres  nous.  Voici  donc  que  hi  vorito  et  ha  foi  nous  out 
<5t6  n-veloes.  »  Jacob  leur  dit  :  «  Nous  ue  forons  pas  eutondro  uotre  exposo  aux 
chrcliens,  car  vuici  que  uous  sonmies  eulros  daus  lo  iNouvoau  Testamfut.  Los 

1.  i»s.  XVII,  'i7.  —  2.  l's.  L,  13.  —3.  l's.  c.\Lii.  10. 


rh 


[117]  DEUXIEMR  ASSEMBLEE.  17 

CPO  ••  hr^i-  •  ttWM-fti  ■■  (DiSM  •■  IxrVi  ■■  KhoB/i.  :  /h-J  ■■  m^r.o-f-  ■■  m^i 
fi^  :  pao-  :  fwi\:hv..i.  .  uKOM»  •■  -W.'!  •■  fl»0«»-  :  h.h9°C.  ■■  flJTnn  ■■  flJTJP*  ■ 
rlil  :  fl)/*'(:0'1-  :•:  W^iO-  ■  ii^K  '■  jf/."/'"»-  ■  i\ht{  ■  fOAfll.  :  rli-)*"'-  ■■  fll/*'[(:] 
O^ioB.  .-  fflo,^,.  !  ,i'«niioB-  .-  An,'J-  :  ]nt:ft'/;jP'J  :  my.firy.^^ai:  .■  dA^Pl  ■■  AhA  ! 
OAflJ.  :  •|?iHH  ■■  htltn»  :  ao-itlM  :  ^H.{)  :  [,e,]';"U(?tn-  :  UhShrC  ■'  JAV  ■••: 
*nhtf«>  •  ^.n.  :  hSh,^  :  Vn.^-  ::=  hlnO-  •■  hr^l  •■  an-}i.M  •  f\6h  •■  WA-  :  \l/^'P  :  *  f  1  4fi- 
IDj!A'i.aV.   •■   ^.'k^\\a«-   :   flJh^PA-^i.ho»-   :::  ^.n.  :  KWt^  ■'  ^n..'^'  •   'IhM'  :   rlill 

n  ■•  hcft'/:,e'>  :•:  flj^.-in^iii  :  wrfix.  •■  hi-i-  •■  m.h  :  ?i^ii,K'nr/i.t: :  Mh-I-  •■  a* 

^•flA--  n-4.h'  :  rli-ll-nf  :  Hfl>-ft'/-  :  liiK'  :  flJHflJ-ft'/'  :  ^-Cft  :  lOCM'^^  '•  hhi. 
^A  :•:  ai-}hxY/.  •■  hMO-  •■  <"1\){U  •  hy.U-ff:  •■  hJhtmCl  •■  TV'+  :  '/.e."?',"'/"  =  JlC 
ll±n  ■  hh  ■■  h,i\nai.  :  WH-  :=:  flJV[«»-  :]  '>«f.h,  :  A.+V  :  ^M'l'  '■  fl»/i.A.ft  :  «f'^ 
f\^'  ■  hh  :  jPfl)''/l|-  :  {ly.Oi  :  ?i'rrliHn..KO'»-  :  A?iA  :  .«'.•/Y.O.  :  ?i'r'|:',"'f.O'»-  :  AhC 
ft^f-ft  :•::  ?.ft"»  :  ha»'y\ii\  '■  YxJ.-V^^M.  =  A?iA  :  hAn"!»-  :  V'^'.'^',"'/-  :•: 

Afl»-/*'h.   :   h'Tlti»-   :   flJ^.ILAP'   :  «w»'>h/.'  :  ^.'%'t.  :  ^'9"* VC^\\  '■  hh'!.'^  :•:  fl»    *  fol   46, 

vb. 

1.  Ms.  (K.1ft.  —  2.  La  forme  «"••Hic  sc  rencontre  rarement.  Dillmann,  dans  son  Le.v. 
seth.,  en  signale  deux  exemples  (coL  608). 


chretiens,   eux,    croient   aii    Christ  avec  droiture;  bien  mieux  que  nous  ils 

connaissent    sa  Loi   et  son   Testament;   de  plus   ils  ont  des  Ecritures  qui 

n'existent  pas    chez  nous;  ils  ont  la  science,  la  sagesse  et  la  connaissance 

de  la  Loi  et   du  Testament.  Voici  que  nous  voyons  qu'ils  maudissent  ceux 

qui  violent  leur  Loi  et  leur  Testament,  et  en  outre  qu'ils  excommunient  de 

rEglise  et  appellent  apostats  ceux  qui  ont  viole  la  regle.  En  efTet,  TEsprit- 

Saint  leur  enseigne  ce  que  nous  ne  conuaissons  pas  nous-memes.  *Comme  *  foi.  46, 

dit  le  prophete  Joi-l  :  Je  rcpandrai  de  mon  Ksprit  sur  lout  etre  {douc)  d'une  cliair ; 

vos  fils  et  vos  filles  prophetiseront' .  Le  prophete  Isate  dit  au  sujet  du  peuple 

des  chretiens  :   //  sera  beiii  dans  la  terrc  que  le  Seigneur  Sabaotli  abenie.  II  a 

dit  :   Beni  est  nion  peuple  qui  est  en  Ecjypte  et  ciiii  est  en  Perse.  Israiil,  lui,  est 

mon  lieritaije'- .  Pour  nous,  freres,  peuple  des  Juifs%  nous  n'avons  pas  reconnu 

pour    exacte    la   foi  des  chretiens,  (fait)  qu'ils  ne  comprennent  pas '.  Voici 

que  nous  voyons  lcs  patriarches  et  les  eveques  excommunier  les  hommes  de 

leur  peuple  qui  ont  trebuche  hors  de  la  voie  du  Christ.  En  effet,  eux-memes 

ne  regoivent  pas.  (dans  la  eommunaute)  ceux  qui  n'ont  pas  la  foi  (orthodoxe).  m 

60.  La  VEM.E  DE  Notre-Seigneur  Jesus-Christ  et  l'incredulite  des  Juifs. 

—  Les  freres  repondirent  et  lui  dirent  :   * «   Ta  doctrine  est  merveilleuse-  ♦  foi.  4g, 

vb. 

1.  Joel,  11,  28.  —  2.  Is.,  XIX,  24-25.  —  3.  M.  a  m.  :  societe  des  Juifs.  —  4.  M.  a  m.  : 
qui  ne  comprennent  pas  ceci. 

P.\TR.   OR.   —  T.  XIII.   —  F.   1.  2 


18  SAllGIS  DABKUr.A.  [118] 

n,ii'i: :  itiMh  '  irt»ftiiv '  .•'•A  ■  uMWv  •■  wi.y •>  '  iXixH'  ■■  r^hi- ' « firi^iujh 
V  :  h.vCi'{\  •  \n:ti'fti  ■■:■■  hi\'">  ■  vi»-  :  'id>K  ■■  u\um  ■■  uM»  •■  •'Hi.h  ■■  •nii-v  ••  ti 
9"o  ■•  }\""i\M'-1-  ■■  i\}\H:hu-  ■■■:■■  •/•i»"r«»  :  uiyiHi-f»-  •■  h(i>  •■  hyi/.lnt"»'  •.::  y. 
n. »  h.fty.yt\  •■  vn.y.  •■:■■  vn-  •■  m  •■  h'rm:  •■  ot-tii  •  xf •> :  ?.n> :  fi^v-l-  •■\-  uat- 
h-i'  •'  \n:t\-r't\  ••  u\Ko»'  •■  d^v-i-  ■■  tihyu^y:  •■  a?iA  :  ihH-  •■  flu  •■■■•  nh«» :  .c. 

n.  »  h.V'tt  :  K.«'."7*  :  n>i'>'/-  s  >lA  «  ^.-J-rl»»!'!:}"  :  AJlCft-fft  :i:  A/iVl-M'   '  «»>iAfl»-  : 

A.y.f.-V'."'"»- :  ?."Mi.^nji.j: :  ht\*">  ••  /..««.«^y. :  ji'.(-7.t'- :  A?.";ii.^n,;i.(:  :•:  y.i\.  •■ 
h,wt\  - :  vn.y.  ::=  mvy.  •■  vr-f-"'-  :•: 

lol    .7,  tHh.V'h.f\  •■  Vn.y.  •  *f'(\.  •••.•■  n+AV-  :  ?.'Jh  :  •l-n.'>A-J'.  :•:  fll^onV.  :  •1-1'*e<n.- 

i  :•:  Vrn-V  :  fl»'^1  ^  :  hdXVTna».  :  .^Jl  :  O.rtVjfl»-  :  Ji^.n.  :  h.Wt^  :  itt.y.  ■V- 
OiM'  :  fl»-ft-|'  :  K'A«»'l-  :  \\»i>  :  h.U.hV-  '  ■ttCVi  ■■■  m)'{\.d'/.  :  Vn.^.  :  ^-0.  : 
l\hil'  :  hy.O'ff:  :  hfi  :  ^.P[h]'/'V-  :  l\Tni:t\-f't\  .\:  fmVA-Oi'  :  ly.t".*""  :  h^lH.h 
'ttih.C  :  ht^»"  :  htW.  :  fftP-f'  :  fl»y.hfl»-V-  :  h9"at'tl'l:-f'ao.  :  r/D;J-iJAV  '  :  t\ai't\ 
•I"  :  hA»in  :•:  aih.C.ryt\i.  :  Vn.^.  :   ^.n.  :  VJ)-  :  hV  '  hoa^'h  '  htU'1'  :  AdA  :  .1. 

1.  Ms.  ?"XM:.  —  2.  ISls.  M.RO.Rfl.  —  ;5.  Ms.  fl);l-V.'\>. 


1"  a. 


Ibl.  17, 
r"  :i. 


ment  belle,  6  notre  frere.  Cependant  nous  te  demandons  de  continuer  h. 
nous  (expliquer)  les  paroles  que  les  prophetes  ont  prech^es  touchant  la 
venue  de  ISotre-Seiyneur  Jesus-Christ.  En  elTet,  voici  que  nous  voyons  que 
tu  possedes  de  nonibreux  temoignages ' ,  (tires)  des  Ecritures,  sur  ce  sujet.  » 
II  repondit  et  leur  dil  :  «  Oui,  je  (vais)  vous  exposer  (cela).  Le  prophete  Isaie 
dit  :  Yoici  que  moi-meme  jc  jioserdi  daiis  Sion  une  pierre  de  scandale',  c'esl- 
^-dire  le  Ghrist  (jui  est  devcuu  un  scandale  pour  les  .luifs  qui  se  sont  scan- 
dalises  de  lui.  Comme  dil  Joh  Ic  Jtistc  au  sujet  de  ceux  qui  n'ont  pas 
rcQU  lc  Christ  :  Lc  Seiijneur  nc  sauccra  /las  le  mecliant  et  Vimpie^.  En 
effet,  ils  n'ont  pas  voulu  voir  le  Seigneur.  Lc  propliete  Isaie  dit  :  Leur  coie 
est  tortueuse*. 

Le  prophcte  Joel*  dit  :  Exercercz-vous  donc  la  cen</cancc  contre  moi?  Pre- 
parcrez-rous  la  vcncjcancc  contrc  moi?  Vivcnwnt  ct  rapidemoit  je  retournerai 
[votre  venyeancc)  sur  votre  tcte'.  Le  propliele  Isaic  dit  :  lls  sont  alles  daiis  lcs 
tenebres,  afiii  de  ne  pas  voir  la  lumicre'^.  Lo  jnoplietc  Osce  dit  au  sujet  des 
Juifs  qui  ne  croient  pas  au  Christ  :  Ai-ec  raison  lc  Seiynciir  lcs  a  rcjetes,  car 
ils  iiiit  irj'us6  de  Vecouter ;  ils  deviendront  [la  plupart)  d'entrc  cu.v  errants  parmi 
les  peuples\   Le  proph6te  Jcremie   dit   :   \oici  iiuc  nuii-UK^me  je  ferai  venir  lc 

1.  M.  k  m.  :  il  i/  n  chcz  toi  de  nonihreux  tcmoignages.  —  2.   Is.,  viii,  1-'».  —  ;{.  Job, 
XXXVI,  (i.    -  'i.  Is.,  i.ix,  8.  —  5,  Joil,  III,  /j.  —  ().  Is.,  L,  10.  —  7.  Os.,  ix,  17. 


[119]  DEUXIEMR  ASSEMBLEE.  19 

«•"/•Pi,  ■■  .('-n.A-o'»-  :  jpii^-n  ■■  ^h-itflj-  ■  vii"  :  -i-o+TV !  nhcft-f-n  •  ©/,.[?,] 

«"V  :  nl-   ■   htion   :   hl»"^»!.   :   m>^'h   '   Ji^lUV    •   /i.frt-A  ■•  TnCM-ftl  :  hfth  =  H    "  'o\.  47, 
-/:  :  fiM'  :  ffn'n/*''|-   =   Mi-^'l\   ■■   "ilA^   •  %f.   •  "/Oi'^'   ■•■•  ^'U-  :  »!>  :   IICPV  '  O) 
iry-VV    :  (D-M'   ■•   W-A"*"»-   :   ^/lill-n   :   WoX*^   •■  Al)A.V  :  ao^lt>fi--\'  :  CBltflJaJ.V  '  : 

KA  ■•  hrv- :  {Yni:M'i\  \  fl»+vfv  •  rtji^ij :  flifCrtfV :  riiTin  :  ii.^ji"  •<■■ 

^'.n.  :  KWt\  ■  Vn.fr  :•:  je.»»J\-h  :  h^ll.^nJi.C  :  n'Vfr/5V  ::=  fllJuin  :  frn.  :•: 
fl»-?»'l'  •  h"?./.  :  frrtl»"»-  :  X-tf™-''?^  :  *A  :  ««•XVh'|:  :  flJhAV.  :  ai'l\\'  :  %"%  :  fll 
fr<J.?.V'-  :   ^Ji.e.'>|-    :   6ai'i'i    ■■  I0jf.-1'd„/^ih'-  ■•  "ifin  ■   nh'7ll.>l'nrh.C  :  nWi"i-|'  : 

r»,c'.}\in'  :  'l'V/"r7i'i-  •  f\-(\h  •■  ^ivn  ••  n*«}.rt '  •  h{\/.-}v.f\  ■i-  to",^, :  y.t\, : 
ah"}-}'  ■•  mi'  ■■  h«n'ii :  frd.  ■•  hiw.h-ttth.c  ■■  Mh-i'  ■■  s^64-n  ■■  uhai-dh  ■■  hra. 
'!•' :  h-ac/r  ■■  Mi  ■  ?-hn.  -•  hji'.'i 'V^c  ■•  .e^-r-n  :   whJi :  frMi.  ■•  ii.f.-l-BAT :  *  m.  ki, 
ixh  :=.:  flj^n  :  chK'  ■■  ,*'.*4''0''-  :  r^onf  :  ahyi.M  :  fr'fi.«'.-rt-  !  ftre  :  flJfr 

1.  0»  radical  est  de  seconde  main.  —  2.  ->  esl  de  seconde  main.  —  3.  Ms.  n-l'.';-'»"/.  — 
4.  >.'/"V,  ajoute  en  marge,  est  inutile. 


malheur   sur    mon  peuple  selou  le  fruit  de  lcurs  mivres,  car  ils  n'ont  pas  fait 
attention  d  mes  paroles  et  ils  ont  transgresse  7na  Loi' .  » 

Dc  plus  Jdcoli  leur  dit  :  «  O  freres,  voici  que  nous  nous  sorames  scandalises 
(au  sujet)  du  Christ  et  que  nous  n'avons  pas  cru  en  lui.  En  effet,  depuis 
qne*  Notre-Seij/ncKr  Jesus-Christ  est  venu  jusqu'a  hi  presente  epoque  du  *  foi.  47, 
regne  du  roi  Ileraclius,  il  y  a600'-  ans.  Voici  que  nous  avons  ete  disperscs 
et  rcprouves  dans  tous  les  peuples.  Le  ch;\timent  est  venu  sur  nous.  Geux 
qui  croient  au  Ghrist  nous  ont  laits  captifs.  Satan  nous  a  asservis  et  a  fait 
de  nous  son  propre  peuple. 

61.  L.\  CROY.iNCE  .vu  Ghrist.  —  Lc  prophete  I.mic  dit  :  Le  Sci{/neur  viendra 
dans  la  forcc''.  I)e  plus  il  dit  :  Cc  jour-ld,  les  sourds  entendront  la  parolc  dc 
Vi,criture;  ceux  qui  sont  dans  robscurite  {seront  eclaires);  les  yeux  des  aveuyles 
verront;  les  ^MUvrcs  se  rejouiront  dans  le  Sciyneur  avec  alleyresse;  les  yens  de- 
sesperes  seront  rassasies  de  joie  dans  le  Saint  d'Israel*.  En  outre  il  dit  k  ce 
sujet  :  Ainsi  dit  le  Seiyneur  d  la  maison  de  Jacob  quil  a  fait  sortir  de  la  mai- 
son  dWhrahani  :  Ce  n'cst  pas  niaintcnant  que  Jacob  sera  confondu ;*  ce  n'cst  pas  *  foi.  47, 
maintenant  que  .son  visaye^  sera  bouleverse.  Lorsqueses  enfantsverrontmotioeuvre, 
(accomplie)par  moi,  ils  sanctifieront  nion  nom  ;  ils  sanctifieront  {le  Dieu  de)  la  maison 

1.  Jer.,  VI,  19.  —  2.  Le  ms.  porte  700,  mais  les  chiffres  ethiopiens  *  (6)  et  %  (7)  sont 
souvent  employes  Tun  pour  laulre.  —  3.  Is.,  xl,  10.  —  4.  Is.,  xxix,  18-19.  —  5.  M.  a 
m.  :  ton  visage. 


20  SAUCllS  D.VHKllC.A.  [120] 

*.p.A-  •  tt,i'  ••  jfM-n  ■■■.■■  rt»AM»"A»i  ••  hh/.Ki\'/.  ••  y.i:.i:vv'  ■■  ii>s'M"<-  -.  'pnn  •■ 

?»A  :  t\i1xl:  •■  i\'n'i  d.fioo.  ■.:■.  (IIA^AV.  •'  Jl'>7"/.  ^<-  ••  l/'|-?i»ll/  :  .l'.-'l'"/.lK-  :!= 

<H>IJ>II   :    ^.11.    ::=    iny.hl-    :    }x"'U    :    >x.lU>M\'   :   >.>Jl   :   >»A    :    '/C^-  :  }it\/..h. 

A  •  «»A?iA  :   y:"li'   •■    h'ryM-a   ••   A./[h]«»'>i'''"»-  :  hih   ■■   A?»A  :  hi\.h1'9*UO-  : 

'J?."'"    :  ,l'.-1'KllA-    :    l\h'l\\Mhh.i:    •■    4"J.rt    :  ht\/.h.fi^  :  nX.l'.*  :  fl»!'.»»^-  :  t\h 

"IWMUx.i:  :  >»A  :    ii:4'  ■■■:■■  tOh»"  :  »»>  :  'i-M'0»''   :  [A]>./1/..;i.A  :  h'/»  :  "i"3t  :  fl 

fol    '.:.    «1«(:    :    ?.A    !     H:^-    :    Jl'..!'.'».    :    hi\»n    •    'VA«I' '   :    H»'/'|.V.    :  iU.'  ■   WKf.'*^  ■  ¥.} 

•nc:  :  h''h\M\iix.i:  •  n»/A-  :  'bt\r  =:=  ?.ft"»  =  >/K-  =  l-i/'.»"^.  :  rt-n?»  =  «u-ft-i-  « 

W.H'>  :  «»J»"'>>5I1.  :  nVl./l  :  W/".'^  ::  0»Vll-  :  ^.-/l/.^n JhL*  :  i.(D{iai>.  :  aJI-n*:  s 
rtA*/"'  :    "VJ.llA-O»-    ::    <«A?.A   :     /-AOI.   :    C^Vl-^^V    :    K^VAh'/'    :    «»'/+'}?•    :    A"tf»-    : 

^.e."Vr««-  :  «»'/MicVtf«"  :  A^,i.»/'n  :  .^.'j-nn- :  x-.e."/> :  <nc:l «  :  (!>.'}'/•  :  'rx[^] 

'/:  :  AJlC^rt-f-n  :  ht^'"»  :  O»'?.'/-  :  fl»'/ll.  :  rtA5>"  :  fl»(j/..^  =  Atf-A"*»»'  :  ?.A  :  P^l»" 
V-  :  nil  ::  «»n?.'}'/'l/  :  .e..e."VV.  :  rt».l'.fl»C:rt-  :  rTl^.fl»'/'  :  l/A^JA'^  ::=  fl»^-rt.'n,7,?'  : 
Ah-n  :    fl)fl»A.^*  :   lDao-ii,l\  :  ^..^.ft   :;: 

nh'/n  :  [.f.n.  :]  Ai.^^^.JPri  :  >n.^'.  :•:  n?.-}'/-  :  XA  :  hri'  •  nhCrft^f-ft  :::A,'>ILh<.  s 

1.  Ms.  '¥"A*fli>..  —  2.  Ms.  ->A'+.  — 3.  Dittologie  (apres  wkk^  il  y  a  dans  le  ms.  :  Jiftoo  i 

f"-t:C  >  V?^).  —  4.  Ms.  OAOB.  —  5.  Ms.  ^8-1:. 


(/e  Jacob;  ils  craiiidront  aussi  le  Dieu  d'Israel.  Ceux  dont  1'esprit  etaitegare' 
connintront  hi  sdgessc  [du  Seigneur);  ceux  encore  qai  murmuraicnt  apprendront 
(su)  Loi'-. 

De  nouveau  il  dit  :  Cc  jour-ld,  ceux  qui  seront  restes  d'Israel  et  ceux  qui 
auront  etc  sauves  de  Jacob  ne  continueront plus  d  avoir  confiatice  en  ceux  qui  les  ont 
egares,  mais  ils  se  confieront  au  Seigncur,  le  Saint  d'Israel,  avcc  justice.  Ceux 
qui  seront  restes  s'appuieront^  surle  Seigneur.  Quand  le  nombre  des  Israelites  serait 
comme  le  sable  de  la  mcr,  ceux  qui  seront  rcstcs  seront  sauces  {sculemenl),  car  le 
•  fol.  47,  Seigneur  fera  une  cxterminution  et  un  retranclicmcnt '  avcc  justicc  dans  le  monde 
entier*.  Eu  offet,  la  famille  des  hommes  est  denieuree  dans  la  tristesse  et 
raillictlon,  en  Sme  et  (en)  corps.  Voici  que  le  Seigneur  les  a  gueris  et  a  fait  la 
paix  eatre  eux.  Ceux  qui  onl  suivi  les  dieu.v  inipurs  el  les  ont  servis,  il  les 
a  sauves.  II  a  enseigne  les  peuples,  aiin  qu'ils  racontassent  la  verit«5  et  l'exac- 
titudc  touchant  la  venue  du  Christ.  En  cirel,  lui-menu'  cst  le  donateur  de 
la  paix  ct  le  reconciliateur  pour  tous  ceux  qui  croient  en  lui.  Cest  pourquoi 
ils  seront  sauves;  ils  hcritcront  de  la  vie  eternelle  et  ils  glorilieront  le 
Pere,  le  Fils  et  TEsprit-Saint. 

()2.  Lk  salut  1'.\i(  i.ii  UAPTKMK  ET  i'\ii  L.\  Loi  .NouvKLLE.  —  (-ommo  (dit)  le 

1.  M.  ;i  111.  :  (lui etaient  igares  dans  lenir  espril.  —  2.  Is.,  xxi.\,  22-24.  —  3.  M.  h  m.  : 
serontforlx.  —  4.  Is.,  x,  20-23. 


[1211  DRUXIRMR  ASSRMBLRR.  21 

H"|-h>  :  *  mH+S.<n..  .-  h,1\h./\?'  :•■•  TD-  ■•  M  :  hlttC  ■■  rh^.rt  =  HJP.KH.  :  J&rtf.'*  :    *  W   ^8, 
h«D     j     ;J-?,1>»<.    :     hrtti:    ■•     'i.T-l"     :    fl»-ft'/"     ■•    ll.P/fl»-    :    flJ^a»-,TMf   -   «1?   :  fl»-f|-|"   : 
I^IT'   :•:   CO,t',.e. ■K-J'. '   :   h/..'/!'/"   :   lfi9"  :   fllh^iA  ••   hdVV-  ■•   fl»rt.<J.ift   ••   ?»ft«w  ■•  fl» 
U-n^n-    ■■    n^    •■    fl»-rt'/-  :  ne.-fl»-  :  afhUi-ihH'!)'  •■   in-h-l-  ■■   lfi9"  ■  Irw  :    ht\'\'?'ao-  : 

Arii-H-ne  :  fl^A-i^-jpje  :  ?iA  :  wv^.ifM'  •■  hw  :  ,e.'j^<.  :  ft-nwi-l-p  :  flj^.^/n^.  • 

-Tlhmie   :•:   VII-   ••   Ufl»-?i'|:   :   hhSm-   •  'l->n.'1-  :   !!?»'>'/"  :  T'/'*'!'-  :•:  fl»nh'>'/"  s 

hA  :  ^'rV.  :  [fl»]H>n<.  :  KiW  ■  K''"'-^'^  •'  h'"l'i  ::= 

fl»>ldn  :  .C.IL  :  h«D  :  /../wq-.-l-a»- '  :  -Jrliffl»-  :  n/liT  '  h.Cll-.e.'  ■'  ?»'r.e,"l<:  -" 
aoKh,  •■  hm.h'l  ■•  ;».Prt-ft  :  \\CM't\  •■■■■  M  ■  * fl»-?»'|:  :  ?»-/ll.h'fl,/i.C  ■•  H?»V"?(:  :  *  I ;>l  w, 
X'.e.'+  :  fl»^?.?.-^  :  Tnn  :  '/•.'»0?».  :  fl''J(l-  ■'  fl»'/"7h<-  :  VflV.  :  ?»A  :  .^."^»10»-  : 
hiTt^hll-tt  ■■■■■  af/y,,  :  ,f.n.  :  M^n.  :  h^lW.httA^.C.  :  fl»?iAO  :  (\6!^.  :  H?»'}nA.e '  s 
JtJ^-*  :  fl»'^,!»? '/J  :  fl»?»AO  :  h'^?  :  '/•r/Dprn-  ••  'Vfl.f  :  r/»'/-r/.^.CD.  :  ?»A  :  ?»'^'?»X- 
^i.  •   rjeii:   ::   M   :  fl»'?»'/.'  '  ?»1H,?»'nr/».C  :  fl»?»AO  :   0**'.  :  H?»'jnA.e     :;:  ao,U^ 

1.  *.  est  de  soconde  main.  —  2.  Ms.  tou-^^.  —  .'3.  ^-  est  de  seconde  main.  —  4.  Ms.  iiJi 
•>nnf.  —  5.  Ms.  iivvnAf. 


prophrte  Isaic  au  sujet  de  coux  qui  auront  cru  au  Christ  :  Vous  ne  vous  souvien- 

drez  j)liis  dcs  clioscs  d'autrefois  *et  vous  ne  penserez  plus  aux  choses  de  jadis.  *  foi.  48, 

Voici  (jue  moi-meme  jc  ferai  une  chose  nouvclle  ijui  (va)  sc  manifester  maintenant, 

afin  que  vous  (/a)  connaissiez.   Jc  ferai   un   chemin    dans    lc  descrt  et  je  ferai 

couler  l'eau  dans  la  solitude'.  Les  bctes  saiivages,  les  oiseaux"  et  les  volatiles^ 

me  beniront,   car  jai  doniic  /V«»  dans  lc  dcsert  ct  jai  fait  couler  (l'eau)  dans 

la  solitude,  afin  d'abreuver  mon  peuplc  et  mcs  clus  (juc  j'ai  acquis,  pour  racontcr 

ma  (jloire  et  accomplir  mes  ordres''.  Voici  quc  c'est,  6  freres,  la  prophetic  au 

sujet   du  bapteme  et  au  sujet  dc    ccux  qui  ont  cru   (et)   qui   sont  demeures 

alteres  de  verite. 

De  plus  il  dit  qu'il  ne  faut  pas  que  nous  vivions  selou  la  Loi  des  Juifs, 
apres  que  Notre-Seigneur  Jcsits-Christ  est  venu.  Je  'suis  le  Seiyneur  qui  cr-  *  foi.  48, 
pose  la  veritc  et  indique  la  sagessc.  Rassemblez-vous ;  vcncz  ct  tcncz  conscil  en- 
scmblc,  voiis  qiii  avcz  ete  sauves  d'entre  les  peuples^.  En  outre  il  dit  :  Je  suis 
certes  le  Scigiieur.  II  n'y  a  pas  d'autre  Juste  et  {(rautre)  Vivificatcur  que  moi ; 
il  n'y  a  {personne,  comme  moi.  Tournez-vous  vers  nioi  et  vous  vivrez,  vous  qui 
(venez)  des  extremites  de  la  tcrre.  Je  suis  le  Seigneur  et  il  n'y  en  a  pas  d'autre 


r»  a. 


r  b. 


1.  M.  a  m.  :  le  champ.  —  2.  M.  a  m.  :  les petits  des  oiseaux.  —  3.  ft.<&^fi  est  la  trans- 
cription  du  mot  grec  (jsipyiv,  qiri  designe  un  oiseau  inconnu.  Cest  pourquoi  nous  avons 
employe  un  terme  generique  dans  notre  traduction.  —  4.  Is.,  xliii,  18-21.  —  5.  Is.,  xlv, 
19-20. 


22  SAItC.IS  DAISKUC.A.  [122J 

\V  >  IMlhM  '  h»»  :  Aj'."7.'r  :  .•'•AP  :  Utndh  :  M"h4f  :  ?»ft«»  :  A.-|-  :  f.Hl 
y:  :  t^A-  :  rU:»!  :  rHi^A-  !  A^'>  :  ,(''»>.  :  Ah^iW.hthh-t:  =  «»^'0^  :  ftnJll-  :  tf» 
X-y.-+   :   •^ll.l»-     :=    <l»,l'.«»Xh.    :    (Hji^.-Vf/Ki.^-   :  i^A"«»-    :  ?»A  :  ,l'.(.M»'|!  :  hTh^H.h 

♦  fol    .8,   <l,h.(:   :;:   </»oi>rt.J'.   :   >n.,l'.    :    ytt,    ••■•  in*y./.y:  -  tU/»  :  niA  :  Wl.fU'  :•:  WiUW  :  11 

V'/'  :  Oi't\\'  :  'J/..W-1'  ::=  I0\\tio  :  •|/'y.  :  fl»-/J/-  :  OrC  ■■■:■  ^'(1.  :  Vfl.l'.  =:=  ^.'T|-'iV.. 
U  :  ht\'^"  ■'  h.1'1-U.i:  :  0»;»."l>'.'>-/ft  :  nhil'  :  »inn>,h  :•:  ^'.(1.  :  h.Wtl  '-  > 
^,f-  •<•  «lijP"»-  :  hV  :  .l'.n.  :  >i"/ll,hrK/i.(:  :•: 

i!.{\,  :  I/JlCeft  :  Wl..t''  i:  l»f^:'ViOO'  :  ^-/ll.h-nJi.C  :  !f.h\'  '  WU  '  h«»  : 
Ml"/(l  :  .li'1/n-  :i:  htl*'»  :  ^H'}  :  '^.P.-ft'/-  :  .e'>h"/.V^/.-  :  fl»-ftl'  :  nf:i'.  ••■  htSr  '• 
ho»-y\z    :    hi:>\h.lh  '   :    A?l''/ll.?l>    :    h.Vi\'h    ■   \\i:M't\    •■•■■    /UK/o  :  jLMl.  :  >5'/.'l-  :  » 

n.j?.  •=:  rt-v.el- :  y.yU'  •■  h-nAvV  '■  hm.hiu\.i:  ■i-  afM/.  ■■  hMio-  ■■  .ef .«',•'> : 

rt^YjPl-   :i:   «»J|^/I   :   .ftll,  :i:  at'{\\'  '■  V^A'  :  '/'.e.C  :  I0{lh  '■  yHVoo-  :•:  «l?,fti|  :  hX" 

•  lol   W.    V<f.  :  'JA'/'  :  nXV/i'  :  Vfl.    fl<">-  :i: 

^'.iL  :  h.fiy.iffi  •■  'itt.y-  <■  h''n\.h-ttiix.i:  •■  hrf\r\.v  •■  h.y.-wv^.  •  h^^w.htt 
fh.c  » <w»ii..'}'>  :  ht\\'i:M  •  h''m.h-ttth.i:  •■  hrAhv  :•:  h^ni.h-tt.h.c  ■  '>i-/"> : 

1.  I\ls.  ^c^Mh.  —  2.  Ms.  nx/h. 


(/i/f'  »io(.  ./f  lai  jurc  par  moi-nuhnc,  afin  dc  ncpas  rclircr  nia  jjarole  (laiest  sortic  dc 
ma  bouclic  :  Voici  quc  tout  genou  se  prostcrnera  devant  moi  ct  que  toute  langue 
suppliera  le  Seigneur  ct  lui  dira  gloirc  ct  justicc.  Tous  ccu.v  qui  se  sont  eloigncs 

♦  foi.  48,  du  Scigneur  viendront  ct  scront  confondus' .  Le  prophete  Moise  dit  :  ' Quc  ma 
parole  descende  comme  la  rosec,  comme  la  pluie  sur  un  champ  et  comme  la  neige 
sur  la  laine'- !  Le  propHfete  dit  :  iVe  crains  pas,  car  lu  ne  scras  pas  confondu,  et 
ne  tcpouvantc  pas  dc  cc  que  tu  as  cte  traite  commc  un  liomme^.  Le  prophete 
Isaie  dit  :  Je  suis  vivant,  dil  le  Scigneur*. 

Le  prophete  Zacharie  dit  :  Le  Seigneur  les  sauvcra  cc  jtntr-ld.  commc  lcs 
hrcliis  tlc  stin  pciiplc.  En  rfjct.  des  pierres  sainlcs  scrnnt  roulees  sur  la  terre^. 
Ce  soiit  les  disciplos  de  Notrc-Scigneur  Jesus-Christ.  Comme  dit  lo  prophete 
David  :  IjCs  cieii.r  racontcnt  la  (jloirc  du  Seigneur ;  lcs  cicux  enonccnt  l^fuvre 
dc  scs  mains''.   Dc  plus  il  dii  :  Dnns  toutc  la  tcrrc  cst  allee''  lcur  parolc;  jus- 

•  foi.  '.8,  qii'au.v  e.i'trcmitcs  du  mondc  est  parvenue  leur  'parolc". 
^°  '■  Le    prophoto    Isaie  dit  :  Lc  Sei(jneur,  mon  Dieu,  ne  m'aban(lonncra  pas;  le 

Seigneur,  (mtin)  juyc,  c.^t  apparu.  Le  Seigncur  est  notre   Dieu ;  le  Seigneur  cst 
nolrr    rni :  liii-ni('nie   le  Scigncur  nous  saiivcra''\    Di'   pliis   il  dit   :    Voiri   quil 

1.  Is.,  XLv,  21-24.  —  2.  Deut.,  xxxii,  2.  —  3.  Is.,  n,  7.  Le  contoxte  nous  a  obligo  j\ 
donncr  ce  sens  p.-irticulier  a  ■i-ft-ii>.  qui  sigiiilic  ordiniiirement  :  prendre  la  nature  hii- 
ntaine.  —  'i.  Is.,  xi.ix,  18.  —  5.  /.acli.,  ix,  l(i.  —  ti.  Ps.  xvni,  1.  —  7.  M.  ii  m.  :  est  sor- 
tie.  —  8.  Ps.  xviii,  /i.  —  9.  Is.,  xxxiii,  22. 


[123]  DRUXIEMR  ASSEMBLEE.  23 

mtO-M'.  :  h1\l.h'tt,h.C.  •■  .e.^'^>V  •••:  flJhdn  :  .e.n.  :  VI'-  :  ^■««'K?l  :  ,e.t^'l>>  :  mU 
m  :  JP.n,  :  fn>'l'  •  hrVnar»'   :   Mi!,d.CA}   •   .ftft'^^    :   ^h   :  "/'0/.  :   1'hH[H]-l:J'-  :  A 

hnw.h-ttihA:  ■<•■ 

mUitW  :  .e-n.  ■■  nh-Jl'  :  rh^y*'  :  t\C.O'V  ■■  Hfl»-?i'|:  :  rOUA  :  4"|.ft  =!:  fl'/'»- 
Jr'  :  ^li-Hne  :  fl»?»XT'h->.  :  /•TfKP  =  hft«n  :  rliT  :  .P.flJX?»  :  hl»"?.?  :  flJ^I-l' 
/T»f >.  :  -nCW  :  h^TiH-n    :   •1"««J\"h  :  X-.P."*?  :  V^''!  :  fll-VnjWh  :  fi«ffr\\'V^  :  m.ft 

'l"BhA- :  hrliH-n  :  nOTH/.?t'>f  :•:  h..ef  :  ,e.rt.<i.fli. :    h^liH-n  :  flj,e.rt,e'i- :  fli^.-l-  *f°>^'' 

'BhA-  :  ([fm-Wi.^^'^  ••\- 

fl»*}^/. :  [.e.n. :] (Xhiv  ■  \\c.M'i\  ■\- (0'h'i'  ••  h"7./. : .eft'if:/i. : hn\\.h'tt.h.c  •■  h 
•/•Ah  :  Ai>A  :  h.i^U'tt  •■  nx-.e*  :  flif:"irt  :•::  fl),e.<:.^. :  »^A- :  \iw.t\  •■  h.e.'V'r-f- :  A 

hlH.h-tt.hAl  ■■■■  mhdtt  :  .e.n.  :  fll.e,n,A'/.  :  hn..e.  :  Ah'  :  fl»-?i'|:  :  1l'>'|:  :  h 
0D  s  l-tiao^'.  :  •J»'-A'V.e  ••  (Dhtm  :  ;j-*J»»  :  ,7,1in  :  .ert-f-n  :  flHICfl»'!'  :  hi\i'h. 
A  :  h«»»  :  '1'T.rnoB-  :::  S'l'-  :  /.rt.e.h-h  :  'ttC'/^  '■  Ah.YiH-n  :  h»»  :  '1'ln.'i  :  ?,fth  : 
hXSV.    :   9".e.-(:    :   *"•.? "iV   :=:    h^W»  :   ^(1.  :  h^lH.httth.C  :  Hh.e.-Wh     :  ^'/'Ah  : 

hhih.^  ••  'i'.e.-ft?»  :  AH  :  ^.hr"!  ••  Mfi.(b  ••  \\i!t\'\'/..\i't\9*  ••  h.iiH-n  :  Ai-n/.  = 

»«.Ah'|:  :  Vl/"'1'  :  *i!.i.hM^  '  flJJP.-l-V/*'^.  ■•   »»'\hh'1'}'.  :   fl>.e,rt'7'J.  :  A"'»:  !  n   *'!:!',*'' 

1.  Ms.  n<n>-0"i.  —  2.  Dans  ms.  dittologie.  —  3.  Ms.  H/i.?,->Trn. 


viendra  notis  sauver'.  En  outre  il  dit  :  Quel  est  celui  Wentre  vous  qui  craint 
(/e  Seif/neur)?  Quil  ecoute  la  voi.r  du  Seiyneur  [et  ({U^il  uccomplisse  Vceuvre)  de 
ses  commandements  - ! 

II  dit  encore  au  sujet  du  Nouveau  Testament,  c'est-a-dire  de  TEvangile 
Saint  :  Ecoute-moi,  mon  peuple,  et  prete  Voreille  a  mon  cxhortation!  En  effet, 
la  Loi  sortira  de  nioi  et  mn  rcfjle  sera  la  lumiere  des  peuples.  Ma  justice  viendra 
rapidement  et  mon  salut  arrivera  (vite).  Les  peuples  auront  confiance  en  mon 
hras;  *  les  peuples  et  les  tles  espereront  en  moi  et  aurunt  confiance  en  niou  bras''.   *  lol.  49, 

De  nouveau  (il  dit)  au  sujet  du  Christ  :  Ce  jour-Id,  le  Seigneur-Dieu  ap- 
paraitra  aux  peuples  dans  la  justice  et  la  droiture.  Tout  etre  (doue)  d'une  dme 
verra  le  salut  du  Seigneur\  De  plus  il  dit  :  {Le  Seigneur)  m'a  dit  :  Un  grand 
(rdle)  t'est  (reserve)  :  {il  faut^)  que  tu  sois  appele  mon  serviteur,  que  tu  releves  lepeu- 
plede  Jacobet  que  tu  ranVefws  les  Israelites  disperses^.  Voiciqueje  t'ai  etabli  lumiere 
pour  les  peuples,  afin  que  tu  sois  (pour  eux)  le  Sauveur  jusquaux  extremites 
de  la  terre.  Ainsi  dit  le  Seigneur  qui  Va  sauve,  le  Dieu  d'lsrael  :  Proclamez-le 
saint,  lui  qui  affligera  son  dme  (et)  que  les  peuples  execreront  d  cause  de  Voeuvre 
de  sa  divinite.  Les  rois  *  le  verront ;  lesprinces  aussi  se  Veveront;  ils  Vadoreront  d  *  foi.  49, 

1"  b. 

1.  Is.,  XXXV,  4.  —  2.  Is.,  L,  10.  — ;i.  Is.,  Li,  4-5.  —  4.  Is.,  lii,  10.  —  5.  M.  a  m.  :  c'est. 
—  6.  M.  a  m.  :  la  dispersion  d'Isracl. 


V"  a 


2'.  sARc.is  D'Am<:i{r.A.  [12'.] 

»u/«'ii  •  iMi. :  h'i\\Mhh.i:  •  n?iA'/-  ■  'i<i'i-  ••  {\'"m\\\  ■■  omM-  •  «».«'.-V/.i-  • 

iC^J^hll    :  ilWUH\\\'\\  •■  i\/"i:iH'  :  >l<l»l|n    :  iK/»  :  ;»-ft'/V.'1-/k  :  '/'.«'.•/.  '  '"•■|-/.ft  = 

C:ft'/'   :  'IK9"  •■•■■  aty.im-ao-  .■  tio-^li^lVi  ••  9h.  :  «»y(I(:<li  :  A-a»*  :  AhA  :  af'tl'l'  ' 

«»'Ki.  :  .i'.(l.  :  rtVW-l'.  :  «»''|-(lAfl-  :  (l/.ll/-  :  «"•l'T<(„"/rl»  :  (Kl/.hl'  :  Wl\\} 
W»'  :  (lllAdi.  :  'r.',"'|-f  :  «l/W.V-  :  VT./lh""'  :  (Kl/.JrT  :•:  OfhM.h  '•  /"CO/-  :  f^'?: 
'>  :  1/A'JAl»"  :  f\y,'l'A'  :  '/'?i«»'J  :  'i'!»-  :  /MW  :  ft'/"0  :  A^lrli»|-n  :  ?iA  :  h.}f 
fol.  W,  [^]l»"<.ll  :  .l'.}\.<ll-h.h  :•::  «Mi-ll-n  :  ?|A  :  ^.Ad'  «I.ll  '  :  y.-TwnJlOV-'  :  -nh  :  (l>l'> 
•/•  :  hnWMhlui:  :  h'rf\\\  •■  'TSrt  :  ht\/.h./\  :  ?ift//»  :  at'h'l'.  '■  hJld/.h  '  :•:  'V" 
?•  :  A?%"/ll.^'n./i.(:  :  <»?i'rh'/n  :  /.hnh""-  '  :  Xfl»-?iJ"  :  rB?,'/'h//n  :  '/v.nlio"-" « 
•W1.I»-  :  y.^yri  •■  -yVh  '  VS^-f-  :  ahdhflX  ■■  0'"}%  :  'rh(?  :  rH,e.T[//n]V"r  :  'Wl  : 
?i"/ll.>in,/i.(:  :  Jift//»  :    ^1/-^  :  P-Ve."i  :  M\0^'  '  'Irm.^MT""  ::=  ?lft'/"  :  ^.hV  :  1»" 

hcf  :  h//n  :  i»"h(:ho»-  :•:  w^i.hv  :  vrTho»-  =  jp.d.  =  hi\i.htt.h.i:  :=.:  «»hAd  = 

j/.tt,   ••   h'/»'l/   :    JL'.(1.  :  >i"/ll.^nr/l.(:  :  ft'Pi\'  =  X.P."/'  :   «"CTU  =  hft'/»  :  ^AX'/'  :  <ll 

1.  iMs.  Ail(n-ii.  —  2.  Ms.  fi^-hhoi-.  —  3.  Ms.  >,iiiuni.  —  4.  Ms.  oi-iniu»-.  —  5.  Ms.  +c-n 
Wa»-,  —  G.  I\Is.  iD-||>>AX. 


caH.sc  (/«  Sciipiciir.  rar  r'esi  Ir  Saint  (rt)  la  Cloirr'  dlsrael.  (Cest  moi  tjiii) 
tai  rliiiisi.  .[insi  ilit  Ir  Seit/neiir  :  .\ii  juiir  ilr  Vrlrrtiitn  jr  tai  r.eaure  et  aii 
jitiir  ilii  saliit  jr  tai  aidr.  Jr  tai  rliari/c  {(le  (lonnrr)  Ir  Trslament  aux  peuples,  de 
restaurer  la  trrrc  rt  ilr  t^cmparer  dr  rii('-rita(je  du  pni/s'.  Ta  diras  au.r 
prisonnirrs  :  Sortez.  Tu  rrlaireras^  reii.v  qiii  sont  dans  les  tencbres' . 

Eu  oulre  il  dit  :  Kroutez-moi  :  Yous  mani/erez  [des  nwls)  de  bencdiction 
ei  voire  itmc  .sc  nljouira  dans  In  benedirtion.  Suirrz-  mn  voie  et  volre  dme  vivra 
ilinis  la  licncilirtii)it.  ,\'ctaltHrai  iiii  Tcstamciit  ilr  jiislirc  ('■lcrnelle  pour  le  fidi'le  David. 
Xitiri  ijiir  jr  l'ai  niis  ntinnic  tcinitiii  pititr  lcs  pciiitlcs.  C.cii.r  mii  nc  tc  ronnaissaient 
fol.  w,  /)as  tiiiroijucroiit  i  lcs  peuples  ipii  nc  lc  connaissnient  /xis  '  se  mettront  sims  ta 
protertioii  (i  rause  dii  Srii/neur-hieu,  Saint  (risrael,  rar  lui-mt^me  t'a  tjlorifie. 
Cherrhez  le  Seigneur.  I)rs  quc  vous  Vaurez  irourt',  inroquez-le ;  des  t/ue  vous 
votis  sere:  approrhes  de  lui,  (/)riez-le).  Que  le  pecheur  abandonne  sa  roie  et 
riiitniiiic  iiiiijiir  sitn  projet!  Qu'il  retourne  au  Seii/neur,  rar  il  vous  remettra  vtts 
iiitniltrcii.r  pi''cli('s!  Kn  effet,  mon  dessein  nest  pas  comme  votre  dessein  et  votre 
voie  n'est  pas  [romme  ma  voic),  dit  lc  Scii/iwur'^.  Do  nouveau  il  ilil  :  .\insi  dit 
le  Scif/nciir  :  Oh.^icrrcz  la  jiistirc  d  lu  droitiirr,  rtir  moii  .saliit  srst  a/>prorhr  et  ma 

1.  M.  ii  m.  :  le  (ilorieii.v.  —  2.  M.  a  in.  :  rhamp  [desert).  —  3.  M.  ii  m.   ;  il  Jini...  il 
('■rltiirern.  —  'i.  Is.,  xi.ix,  0-0. —  .''i.  Is.,  i.v,  2-8. 


lul.  19, 
Y»b. 


a. 


[125]  DKUXIEMr:  ASSRMBLER.  25 

.ftoiK  ••  flJ^Ax+l-  ■  flj/h/»'!-!- :  rih/M  •■•■  afi^  -.  .e.fl.  •■  Mi  ••  n-l-J-nAT  = 
flj^iJi  =  fl<w>Ahln'T!'  •■  AA.J*-  ■  ,P.«w>x?,  :  fli(P.e.'Vro»-  •■  ?irt»»  :  jp * «i.^t?»»-  ■  flJ^. 

(DM:r^t\\  •■  >n..f.  =  .p.fls  =  n.'ifrt  =  fl.!-  ••  xa-i-  •■  ^.rt^/n.e.  ■•  awa-o»-  •■  h 
iW-n  •■•■  ^.n.  •■  hMFti  •  vn.,e.  =  nfWio-f:  =  flK-.e,-*  •  fliH.e.vnn'  =  vA-o  ■  fliHj?. 

XA?i  :  VS"'/-  :  K^nH  •  H.f.}\A?i  =  '^m.Al-/"  :  fl»K'A^I,.'|-  :•:  flJH^.»»,P.T  :  ?,R.IJ-  : 
?irrlliAjP'>  :  ^.4'.»«/?,^  :  ?,')[«,"  :  Jt«'  :  hj.tx^lb  •'  WVJl  :  VVft  :  fl»J?.h.P.'>  :  0,?. 
S"  !  \\a«  :  ^.^.Ch,e.  :  "/^-h  :•:  Hh'"'  :  -HVl.  :  .e.V-flC  :  fl>-ft'/-  :  AO-A  :  flO'/-  :  Jl- 
W-0   :  XVh  :  fl»i?.-l-flJI/0  :  hllAV.  :    flJ''?,^.'/.  :  flX-.P.-*  :•:  m'VCM'.9*-  '   A'>7V*''   • 

rt\h  •■  A-flr/,-!-  :  flj,fe/o?,,e  :  h<>,e.>'/:]n«'-  :  'r.e.v.'  :  (:«•«/■ :  fl>'i-'!-,/,H'n  :  wfih 

fl»-  :i:   flJJl(>n    :  f.fl.   :    flh'>'/"   :  'PU"'/"1-  :  JP.fl.  :  h1\\.hn,h,C.  :  ^V^r*  :      hVAl   :    *  lol   5o 
tO-t\l'   ••   h.«'.nc:   !   flJ^/i.A'i'.A      :   «^dhA   :    "J^'/'   :  (ahlW--A  :  ^''«'   :  flJ-ft'/"    :  fl.e.' 
fl^    :    flJKfl>-<"h')l    :   «7?    :  n-n'^^:  :  K^?!  :;:  flJ*}^.  '  J^.(l.  '  hA  :  «'/'h.  :  jf.rK^h^  '■ 
j?.ft'/"f-  :  1?  :•: 

flJhoJ-/"h. :  h-^flJ-  ■"  flJ.e.fl.A?' :  c.'ld'l'  •"  M'/: :  'i-T'!- !  >.h->>  ."  h»B  :  hCft^f- 

1.  •n  (derniere  leUre)  cst  de  seconde  main.  —  2.  Cette  formc  est  rare.  —  .'J.  Ms.  A'V7 
^".  —  4.  s»°  est  de  seconde  main.  —  5.  Ms.  hi.M'A. 


misericordc  sest  appnwhcc  et  s'est  manifestee' .  De  plus  il  dit  :  Ce  ncst  pas  par 
iine  ambassade  et  cc  n'est  pas  par  iine  deputation  {(iii'il  lcs  sauvera,  mais)  lui- 
meme  vicndra  et  lcs  sauvcra,  car  il  * lcs  aime  et  il  Ics  epargnera' .  *  fol.  49, 

Le  prophete  Jeremic  dit  :  Ma  maison  sera  appelec  une  maison  de  priere  pour 
tous  les  pciiplcs^.  Le  prophete  Isaie  dit  :  Celui  qui  va  dans  la  justicc,  qiti  dit 
la  veritc,  qui  hait  la  voie  de  Viniquite,  qui  hait  Ic  peche  et  la  ruse,  qui  delournc 
sa  main  dii  soudoiement,  qui  detourne  son  oreillc  afin  de  nc  pas  entendre  la  con- 
dumiiation  d'unc  dmc,  ct  voilc  son  tvil  afiii  dc  iic  pas  vnir  Voppression'',  celui-Id 
demcurcra  dans  la  i/rotte  elcvcc  dun  rocher  solide;  la  iunirriturc  Iiii  scra  donnee 
ainsi  que  Veau  avcc  justice.  Vous  vcrrez  le  roi  avec  [sa)  gloire;  vos  ijeux  ver- 
ront  unc  tcrre  s'etendant  au  loin' ;  votre  dme  sera  anxicuse'' .  De  plus  il  dit  au 
sujet  du  bapteme  :  Le  Sciijneur  dit  :  Je  ferai  jaillir  *  des  fleuvcs  dans  les  mon-  ♦  loi.  so, 
taijnes ;  je  ferai  jaillir  (des  souires)  au  milicu  du  descrt;  jc  ferai  pousser  une 
forSt  dans  le  descrt;  jc  fcrai  coulcr  Veau  au  paijs  dc  la  soif.  Eu  outro  il  dit  : 
Que  ccu.c  qiii  ont  siiif  vicnncnt  lioire  dc  Icau^ !  » 

Les  freres  repondirent  et  lui  dirent  :  «  Cette  demonstration"  est  juste, 


i"  a. 


1.  Is.,  Lvi,  1.  —  2.  Is.,  Lxiii,  i).  —  3.  Is.,  Lvi,  7.  —  4.  M.  a  m.  :  Uopprimc.  —  5.  M.  a 
m.  :  lointaine.  —  6.  Is.,  xxxiii,  15-18.  —  7.  Is.,  xli,  18.  —  8.  Is.,  lv,  1.  —  9.  M.  a  m.  : 
methode. 


•b. 


2()  SAIJC.IS  DAnKHGA.  112(1] 

«h.i:  '  «»-M-  :i:  mriTM  •  •/•«"A'.riv  •  ui-t\'i- '  s  ^-ny/;i/''"'-  ••  n*r/"'ii '  «»(iw»'V. 

"/A/"  ••  in/,. : 

fl»>i'/'.e,'l/.    :     "lOOh    :    r/i.«|»<>A    :    «"XTl    :    'Vn.i;'"'»-   :     nJlrt.  :  ?li'.l»''l'/I  :  ?l'i»" 
*  lol   :,».    /•V.'>  :  Hft""-  :  f-ft/Hft  :  ^«r»'/'"^  :  Ay.MfV  '  If-A-  :  l/»lV  :  V?/.   :  /1-^1  :  h* ^. 
Ihy:  :•:  .e.n.rt"  :  V-H(nfl  :  ^.t«i   :   l»'V4'  :  Ulinfm^h"*-  ■  >\tl'"'  '  hj\^'th  '•  1.1/.'/  : 

h-Vy-fi-l-  ••  'r-r'/-!- :  «»'*•''/. :  ^niMlti]'/.  ••  h.tmj^h  •'■• 

hio-r'h  :  y.Mx^  •■  rt»ji'.n.A" :  ',(»• :  «/••«;.<"•• :  vno  :  ai't\-i- :  'jn.ji'' :  ihwi  ■ 

ht\X\  :  h//»  :  imKh  ■    Vn.V  :   -nhtl.  ■  hy.V-f,'P.  :  ?i'rt"-ftm'>'r',"ft  :  OlV.  >  Hftt"»-  : 
yttJt'-tt  :  «"IV.V   :   rt»hl»"/-   :   AV  :  ^l^V.V  :  (D^y.^l'  ■l-  («'iO'  :  A.-/rt  :  ^.«"ftAV.  :  h 

r/i.  :  y.^";n:  •■  m-h-V-  •■  tthti.  •■  i\ti»'ii.t\  ■■  «^•/•ft  :  ht\fn'  ••  hiny.  ■•  AV :  hffnj^/h 

V.-1'  :  ^■*i.f\-1-  :  iK/»  :  '«'X^i  :   ?i"/ll.?.V  :  h.Vi\'t\  :  W.tl-fh  ■•■■ 

(OhiU   :    H'>-/-    :   ^.-IS-K-   :   HX  Mi-   :   h'htO'   :   'Vll    :    Ji.A//i*  :  fl»-I-nUA-  :  9"t\ 

1.  Ms.  inftt.  —  2.  ,h"t^  :•:  est  de  seconde  niain. 


6  notre  frere  :  (il  est  exact)  (]ue  le  Christ  qui  est  ne  de  Marie,  la  Vierge,  a 
BethUem  de  Juda  est  le  Fils  thi  Sei^ncur.  »  Puis  ils  retournerent  4  leurs  mai- 
sons  dans  la  joie  el  dans  Tall^jgresse. 

TROISIKME    ASSEMBLEE. 

63.  AiuuvEE  Du  JuiF  JusTus.  Il  BLAMK  Jacoh  ET  LES  NOUVEAUX  BAPTISES. 
—  Cinq  jours  apres,  vint  vers  eux  un  Juil'  d'Orient,  appele  Justus,  de  la 
foi.  511,  lamille  iVlsaac.  [Isaar  lui)  raconta  lout  vv  ([ui  s'etait  passtj  cliez  *  los  Juifs. 
Justus  lui  dit  :  «  Ce  n'est  pas  bien  (pour  vous)  d'avoir  ettj  baptis(}s,  car 
repoque  du  sainl  baptenie  n'est  pas  arrivee.  En  outre  le  Christ  u'est  pas 
venu.  » 

Isaac  r(3pondit  et  lui  dit  :  «  \'oiii  que  jadis  ikjus  sommes  deiiieuri^^s  daiis  uno 
grande  tristesse,  jusqu'ii  ce  ([ue  vint  vers  nous  un  Juif  de  la  ville  do  Constan- 
tinoplc",  appel(j  Jacoh.  II  iioiis  a  enseign(3  et  nous  a  revel^  la  lol  et  la  v(5rite. 
Voici  que  [lour  moi  il  me  somble  que  cet  hoinmo  parle  par  rEsprit-Siiint, 
car  il  nous  a  demontre  piir  Ics  h^critures  Saintes  ([ue  IS^otre-Seiyneur  Jesus- 
Clirist  est  venu.  » 

Tandis  que  [Justus  ct  Isaac)  conversaioiil  do  ocoi,  dos  fr(!»ros  parviuront 


r-b. 


1.  M.  ;i  111.  :  iin  liomine  Jiii/'.  —  '1.  •|--ftrtrvi"yn  •  inc  est  la  traduclioii  dii  prec. 


v""  a. 


fol.  M, 
v°  b. 


[127]  TROISIEMR  ASSEMBLER.  27 

Ipoo.  :  .nif"^  :  <1i<^»»  :  ffl9"'J^n.  :  nwP^A  :  ^•.'J'  :  'J7-/"  :•:  C^nrt  :  /ih-nh?»  : 
?,rhlP-1Vh  !  r/lrt-f-  :  h»n  :  J?.i|-.'»V.S"  :  A?l"Jll.K'n*/i.C  :  .liA^fl»-  :•:  ^"7«"  :  h'i 
^tnt-fi  :  'll^.\}tn>-  :  H-i-mfmlfiao-^  :•: 

a}f\"1.Pao-  :  hf\  •■  •VtlVr'\'.  ••  h-^iat-  :  irj'/'  :  V'J/.  :  (l-W  :  V-flinfl  :  -/"Jjfl»- 
h-  :  <?..e:«f.ft  ::=  flJ^n,  :  bhThirao-  :  Thf/nfl  :  hl»-/-  :  AV  :  Vtnnfl  :  l/Jp-  :  fl>,/l 
rt-f-  :  A,e*'ir-n  :  h'/"!f.hll.fl  ••  hJnM-  ••  n<ll'J  :  3r«.7l/:.e'>  :  fl)h>  :  i;hh  :  fl».'^?lH  : 
«7*hrt"0»-  :  'mA   :  ''/n.,e.  :  r/iWJ    •: 

flm^J:;;-  :  tmfch  :  y/i^n  :  fl»-ft/'  :  fl>'h'/-"  :  '^h'}  :  {\\\on  •  yh'/"?:  '  ■W  ' 
,e.'|-,'''nh.  :   inC.hV-0«-   ■■  hiU  :  'I  h-H'}  :  ho»'il-  :  *0.e'>'?"/.lS.  :i:  fl».l'.n.A-    <"»•  : 

VfJ- :  ?i<:.?i[e]JT^"  :  ■l;h'Ui-  ••  fl»'l"/;hi/'  :•:=  fl»hAO  :  h^^iirao'  ..  h.|.w.tp»  :  4» 

A   :•:   ©hCl'"]')!    =  'V.e.-Joo   '   :  JPlt^-n  :  fl>-VA<i.  :  h'/'Uf  :i:  fl»?iO»-'J'/.rt  :  VftJi-  :  /1 

?i'j-/-  :  uh,hR;M'  ••  H'/n,/iA-  :  nn[.e,]v-/:i;'tf»"  ••  h»»  :  y.i^u:?'  •■  Mfiinti  ■■■■ 

hai'^h   •■    P-rt.^.   :   fl»^.n.A-0»>-   :    A.-1'/T[i'HV-  :  hh'\at'  :  VU-  :  ^HIIh?'     :  AO» 

1.  Dans  ms.  dittologie.  —  2.  Ms.  <c..f »:'(.'.  —  3.  Ms.  trt»*"*'"»'.  —  4.  Ms.  -vtJoi»..  — 
5.  Ms.  hii-nifi}". 


aupres  d^irtar  et  s'entretinreut  avec  Juslus.  Justus  repondit  ct  leur  dit  :  «  Moi, 

je  conuais  Jacob;  c'est  un  brigand,  uu  inipie  *et  un  mechant,  lui  qui  s'est  ♦  foi.  50, 

acharne  contre  les  chreticns.  Ceux-ci  out  subi  de  sa  part '  un  grand  tour- 

mcnt  et  une  (grande)  persecution,  dans  les  jours  du  roi  Fouqd  [Phocas].  Si  je 

le  rencontrais,  je  lui  devoilerais  son  mensonge  (et  je  lui  reprocherais)  de 

s'etre  acharne  contre  le  Seigneurvivant.  Voici  que  vous-memes  avez  peche, 

vous  qui  avez  ete  baptises.  » 

Les  freres  qui  etaient  baptises,  entendant  ces  paroles  de  la  part  de 
Justits,  se  troublerent  extremement.  L'un  d'entre  eux  dit  :  «  Si  Justus  nous 
devoile  le  peche  et  le  mensongc  de  Jacob,  desormais  nous  ue  vivrons  plus 
par  la  Loi  des  chretiens.  »  II  y  eut  du  tumulte  et  des  querelles  entre  eux 
ainsi  qu'une  grande  tristesse. 

64.  Jacob  apprend  lahrivek  du  JuiF  JusTus.  —  Le  lendemain,  Jacob  vint, 
comme  il  avait  couturae,  dans  le  lieu  ou  ils  se  reunissaient.  II  les  vit  tristes 
et  murmurant.  II  leur  dit  :  *  «  Voici  que  je  vous  vois  chagrins  et  tristes.  » 
Personne  d'entre  eux  ne  lui  repondit  mot.  Alors  Jacob  les  laissa  et  partit  de  la. 
Pour  eux,  ils  se  repentirent  de  n'avoir  pas  fait  ecrire  ce  qu'ils  avaient  dis- 
cute  entre  eux,  afiu  de  rexposer  a  Justus. 

Josrpli  repondit  et  leur  dit  :  «  Ne  soyez  pas  chagrins,  6  freres.  Voici  que 


'  a. 


fol.  50, 
V"  b. 


1.  Le  pluriel  se  trouve  clans  lc  texte. 


28  SAMC.IS  DWMKUC.A.  1128] 

wJi^n  ■■  i:H\h'  •  >i"/'/»  :=:  r»>ii»"'H  ••  'wKh  ••  •vn.irtn»  .•  yfijf-a  ••  <«^.n.A- 

(II»-  :  (,-1».  :  yi^M^ioo-  ..  sh-^iat'  :  'l',h'ni-  :  ai-1-l:)n»'  ■:•■  •/"i»"Pm  :  ji'.fi#/i4>  »  at 

r.l     1.    ^.n.A"   :   i:\:6    •'    A>   :    /.h^llfl»-   «   ^rlillJ   :    *rl)'>'flll.   :   hhf^"    :  ""XT»  •  '^n.V  •■    nJi 
'    "         rt.   :  Uh'ril*»>?:f  '  s   Hfl«»-  :  V'innt\  :  «»ri)-?,|.rt  :   i»"ll-/.  :  ^ii'!'  :•: 

fl»^.llA-fl"^  :  yd4'-n  :  M'/.  •'  t\M"l^  ••  A«»->i|:  :  n^rt,  :  h««  :  ?i'VlI'  »  ^-n 
CVr  :  «»hlli;'(»»'  :  «^«•'•^i.A  :  Ti'.'/'  :  ?iA-  :  'y"ll-/..V  :  hri'!"  -•  fl>Vn.y'l'  :  WhV 
•/.  :  IIW  :  hnil'("»-  :  '/•'/MJCVl-  :  h/.l'  :  ««Vn.y/^  :•:  fl».e.?iH.V.  :  hft^Ahc»-  : 
;i-D"X"?,}"  :  .('.'^-//.V  :  l|(W.|;(^  :  ?,-/||.?,'n*h.(:  :=: 

,i'.n.  :  y.hih'>  •■  haofi :  hn^iihv. ' :  hffoKh  •'  M  ■•■.■■  iR.n.A- :  v«''  =  ^n,"hii-h  : 
;H"x->. :  -vn.v ::: 

fl»?,ir'H  :  iW.  ••  y.t),h^  '  -vn  =  V't\'?h  ••  h*"»  :  yrf:h  :  fl»^ho  =  hin  -.  e 

,/,/►•/»■  :  aB9,^xif.^\'  :  (IH  :  JPft'/"VVr;c»-  :  A?,A  :  '/•rnl>"*  :  h|iU-.«i*  :!: 

1.  Ms.  ii>,«i>ii«in.i<-  :  p.  —  2.  Ms.  Miiroo-.  —  3.  Ms.  h-nr"hrji. 


j'ai  ordonnc  a  mon  fils  Simeon  de  s'asseoir  derriere  la  porte  et  d'ecrire  tout 
ce  quc  vous  avez  discute  entre  vous.  Lui-memo  a  fait  tout  ce  que  je  lui  ai 
ordonuo.  »  Ayant  appris  cela  de  la  part  de  Joscpli,  ils  se  rejouirent  extreme- 
nicnt. 

De  nouveau  ils  se  reunirent  une  secondc  fois.  Alors  Jacob  vint  vers  eux 

et  leur  dit  :  «  \'oici  que  je  vous  vois,  6  frcres,  chagrins  et  tristes.  »  Isaac 

rcpondit  et  lui  dit  :  «    II  est   juste  pour  nous,  6  freres,  que  nous   soyons 

foi.  51.  chagrins  *  et  (jue  nous  pleurions.  En  effet,  un  homme  de  ma  famille,  appelo 

Jtislus,  cst  venu  vors  nous.  Lui-mome  connait  [k  fond)  la  Loi'.  » 

Jacob  leur  dit  :  «  Moi  aussi,  jc  connais  cet  homnio  ainsi  que  son  frorc 
Abraham  et  leur  pere  Samuel.  Certainement  ils  connaissent  (;\  fond)  la  Loi  et 
les  prophetes.  Moi-raeme,  j'ai  appris  de  leur  pere  la  Loi  et  les  proph6tes. 
Pour  rinstant  je  vous  demande  de  lo  faire  vonir,  afin  (|u'il  nous  expose  ot> 
que  le  Seigneur  lui  a  enseigne.  d 

Isaac  dit  :  «  Si  tu  me  (le)  pormets,  je  Tam^nerai  moi-mt^me.  »  II  liii  dil  : 
«  Voici  que  jo  te  permets  de  ramcner  aupros  de  nous.  » 

65.  Is.\.\c  DECiDK  Jlstus  .\  coNTHOvEHSEn  .wKc  Jacoh.  —  AIi»rs  Isaac  s'on 
alla  vers  Justus,  afin  de  ramener.  II  le  trouva  en  train  do  scruter  los  Kori- 
tures  au  moyen  dcsquellos  (il  pourrait)  confoiulro  los  Juifs  (pii  avaiont  oto 
baplis(5s. 

1.  M.  a  ni.  :  est  verse  [dans  la  science)  de  la  Loi. 


V"  a. 


[129]  TROISIEMR  ASSEMBLEE.  29 

,h  ••:•■  y-ll  •■  V't\inti  ••  hifi  ■  h,y.<i.^}f:  ■■  hrM'.  ■•  i?.  ■■  mht^^  ■•  V}\(:1rj}P  ••  ?iih>"/ 
Jt  '  (Dhi^cc  •■  f{dA.o-  •■  fljn,7i-|.-  •  hd.cu  •  hThtro  :  fy'ro'  ■•  ^nctiiiyi  ■■  jp«w-j 
y:(\-'i, '  ■■  iS:i'?^  ••:=  fli^nrt  ■  JMfl^h-  :  {\0h  •■  OlC  •■  ^irhiP^-Tth  :  A-P  :  hrh/. 

•1-  =  flJ>n.jP'1'  :  hoD  :  [A.]tfnX->»-  :  \}Ct\-ft\  ■  flJA.+Cfl'  :  '/'Xh-f-  :::  ^.n.A"  :  ^.ftWl 
4»  .•  V'}  .■  '}lvw,hA  :  nn,f.V-/:V  ••  hOT  :  h,^'fl9"h  :  V1^.>  :  AyiCrt-J.jP-J  :  HhHl 
A   :   >i^o»"  :  yittC  •  ai'tll'  ■■  in-h  :  ooiy}  ■.:■.   fllh"?!)-  :  ytl^tti.  :  h»»   :  fl>-h'|."  : 

h,y.d.^y:  ■  y.tiro-  ■-  Tncniiyi  ••  in-j- :  i^^ftm./.  :  "nc :  flinh'}-»-!! :  -/•»»//. 

A>  ::: 

P-ftr"ft    :    'Tt)-    :    M    :    ^A,'flflJho»-    :   h«»    :    11^.^0°'    :   KA  :  '/vil</»4'<^  :  flJ 

e**'flJ:  :   ^7f  :  H^ftr/l/-ln<»»-  '  :  '/•«Drt.A"  :  h^  :       f^y.mir  :•■  *  lol    51, 

fl»?ijr"H  :  -Vfl<-  :  hr/o  :  ^'.'l-.-J-nh.  :  n^^ij'  :  flJ-^A^-  :  hV^i^h?   ::• 
flJp-rtmftrt    :     l-IO    :   W-A    :    A.A.-h    .'  ?i'HI  :    Pr/l/*'/*'  :  »»J\rl»'i'-/'  :  >•<{'/•  :  ©> 

n.^-/-  :  htf»  :  ^ft'/"VT.(ro»'  :  A^.f.lJ-.P.'  :  KA  :  hV-  :  hCft/:^*  :•: 

1.  Ms.  ^onir.efHL.  —  2.  on  en  surcharge  est  de  seconde  main.  —  3.  Ms.  iiKfi/h^liin»-. 


Isaac  lui  dlt  :  «  Jdcob  veut  te  voir,  *  te  saluer  et  te  dire  bonjour.  »  Jastus  »  foi.  51, 
dit  :  «  Quant  a  moi,  je  iie  veux  pas  voir  sa  face.  Si  je  rapergois,  je  me  leve  '  ' 
ct  je  boudis  sur  lui.  Mais  je  crains  que  les  chretieus,  des  qu'ils  Fappren- 
dront,  ne  me  persecutent  extrememeut.  Si  je  me  trouvais  daus  la  ville  d'Aart, 
je  lui  demontrerais  par  la  Loi  et  les  prophetes  que  le  Glirist  n'est  pas  venu 
et  qu'on  n"est  pas  pres  de  sa  venue.  »  Isaac  lui  dit  :  «  Viens.  Nous  avons 
prete  serment  entre  nous  de  ue  pas  faire  entendre  notre  expose  aux  chre- 
tiens,  mais  au  contraire  de  sieger  dans  un  lieu  cache.  Pareillement  Jacob,  lui 
aussi,  ne  veut  pas  que  les  chretiens  entendent  cet  expose  mysterieux.  Cest 
pourquoi  nous  avons  prete  serment  entre  nous.  » 

Justus  (dit)  :  «  Voici  que  moi-meme  je  vous  ferai  comprendre  que  vous 
avez  peche,  vous  qui  avez  ete  baptises.  Jacob  aussi  a  peche,  lui  qui  vous  a 
egares,  apr^s  etre  devenu  semblable  a  '  Satan.  »  .f^i  51 

Alors  ils  convinrent  de  se  reunir  le  lendemain  et  ils  partirent  de  la.  "^"  ^- 

Justus,  lui,  veilla  toute  la  nuit,  en  scrutant  les  Ecritures,  la  Loi  et  les 
prophetes,  afin  de  confondre  les  Juifs  qui  etaient  devenus  chretiens. 


30  SAIIGIS  1)'AIJKIIGA.  [130] 

/.•■l\h  ■    HVu  • 

n  » ^'.•V.^rih.  s  liiv.  •■ 

tn/.hnr  •■  At'-ft('>ft  ••  hiu  •  .fv-nc  •  «/'ftA  :  .e.ftWi^»  ••  o»o»-ft'i-  j  Txy.uiirao- .- 
hc.-i-ft  :=:  «»<^(i  •■  iihv-  ••  ji^^-if-n  ••  M'-i](nfi  •■  iMLrt-  •  nji  ••  >i'V> !  <«tfni»"uc:>  •• 
V'tnnti  ••  7-nc:  ••  •v.c  ■■:■ 

luhTu  ••  .f.n.A"  :  V'htnti  •■  APA-r-n  ••  riJiM-  ••  ri-l-  •■  ht\,h^'\w'»'  •■  /ihcH 

M  •■  «»^ii»-V?»>i<"-  :  h'r't''i'l'  •■  X'.P.'+  ••  c«"7.'P>i«»-  •  a>'ti'l'  •■  ^Aa»-!-  :•: 

♦  fol.  :,i  h«»-/*'*>»  '  :  yfi4'-n   •■  «»JL'.(l.A"  •■  ^.-l-l-^/n^JA  •  hVtlO^tl    l- 

hlO-rh   •■  «»,t'.(LA"  :  tmh'.^'lO'  :  A.'/"  =  A-lv/n^Jji  :  «l^l^fe^n?!  :   ht\fm  :   ^-Jl- 

rt  :  h-ny:  •■  6l\o>'  •■  ;St?i  :  a>hi\{\.  •  ?ii»"i^A"o»-  :  hU^'?:  •  «»-V^rt.  :  ChMx  •■ 

wrv/,  •■  («•i-«L(i-(i :  t\h\\'y.  •■  r^ini:  •■■:■ 

!fd4-n  •■  ho«''i  •■  -1(1.  :  rBCl-tf  :  Vllnh  :  Xxao  :  M  '■  l^^Th  '  Oihnfl.  :  (1^!^: 
OB   :   h^hLh  tt,h.i:    •\-   VU-   :   -l-Jrl-   :  VdCVl-  :  hiU  :  d«»V.  :  An  :  hi   :  Oih^yhT 

v:  :  tih"m.hi\,h.i:  :  ?»«»  :  Tt'-'!'  :  -'iii. :  hvf  :  9't\(i^ti  ■•■  ,vhrc  ■  hm.h-n 

1.  Ms.  >xaff^ixi\. 


vb. 


QU.VTRIEME    ASSEMBLEE. 

66.  Entrevle  de  J.\cob  et  de  Justus.  —  Le  lemlemain,  Jacob  viiit  ainsi 
que  '  les  freres  dans  le  lieu  ou  ils  se  reunissaient  ensemble. 

Ils  trouverent  Justiis  assis  avec  Isaac;  dans  leurs  mains  etait  un  volume. 
Lorsque  Jacob  vit  Justus,  il  lui  dit  :  «  Salut,  notre  frere  et  notre  docteur  Justus, 
bon  serviteur  (du  Seigneur) !  » 

Alors  Justus  dit  i\  Jacob  :  «  Pourquoi  as-tu  ^gar6  mes  disciples,  les  as-tu 
fait  sortir  du  chemin  de  la  verite  et  les  as-tu  tournos  dans  Tapostasio  ?  » 
*  fui.  r>i,  *  Jacob  ropondit  et  lui  dit  :  «  Ne  te  fdche  pas,  6  Justus.  » 

{Justus)  repondit  et  lui  dit  :  «  II  faut  que  je  me  fAche  et  que  je  m'in- 
digne,  car  toi  tu  es  plus  fou,  impie,  pecheur  et  criminel  que  tous  les  Juifs. 
Tu  t'es  pos6  en  docteur  et  tu  as  fait  le  sage  pour  une  mauvaise  oeuvre.  » 

67.  J.\coB  r.vconte  s.v  conversion.  —  Jacob  (repondit)  :  «  Tu  dis  vrai  et 
tu  parles  juste  "  :  je  suis  pcchour  et  criminel  dovant  le  Seigneur.  Voici  quo 
jadis  j'ai  demeurti  en  ctant  aveuglc  de  cceur  et  en  ne  oonnaissant  pas  lo 
Seigneur;  oui,  tu  dis  vrai,  inon  frore  Justus.  Le  Seigneur,  Dieu  dWbrahuin, 

1.  M.  a  m.  :  et  avec  liii.  —  2.  M.  a  m.  :  /m  porlesjuste,  u  savoir. 


vb. 


r  a. 


fol.  .V2, 

vb. 


[131]  QUATRIEMR  ASSEMBLER.  31 

,h.c  ■  M^^Ah  •  h-nc/r  ■■  ¥.t\,h^  •  ffl^d*n  ■■  ann>'ii.  •  mitca»'  ■.  in.^^  •  h 

A  •■  nx-^-*  ••  'l-+'>V'  •■  A?»'7ll.^nrh.C  •■  Ji<w  :  A.-/-[m]««'*  •■  ^V  ••  adj'ff:?  ••  fl) 
Vi^h-  •  YiChl:,?^'  ••  HhJnA  ••  V-r/."!-?  ::=  mhVln  ■■  WCn-  ••  ai'ti'i'  •  "/n.^  :  *  foi  52 
ihwi  ■  fl»[ir]'}>jn.  :  flj?»jr,«L"V/.ti  •■  hwniVh  •■  txhh^  ■  afn^b-^.  ■  -^n  •■  h^ii. 
h-f\,h.c  •■  »»^^  .-  tmoM'  •■  flJrt.A.-i-  •  nnH"!  ••  nJi^.  ••  athi-nix  •■  h»»  :  ^An'» 
l  •  [fl>]h?ir(:  •  «PTi-  ••  X'.^*  :•:=  flJhr^i  =  ^r/niVh ■■  ?»i/»'/^  =  ^-s-*^!" : aoj^tixV 
i'  •■{■■  fflvu- !  Tnit-i'  ■  A.'/"  :  ?»iii.A»'n,/».f:  :  ?i?i9"c?  :  fl»An?'  :  flJTnn  :•=  aihT 

Tl   :   M\afC.\\'  :   flJrilP*    :   h^   :   Htl.Vfll.'   :    n?.^/:?lU-   »   h6^'  >   flJVn.,eil"  :  a)flt\ 
Vh   :   9°^h-f-   ■■.■■   Vli-    :  TA^e  :  '*.(:  •  Hfl>-?.'|:  :  \tCM-tl  '■  H/fl>A^.  :  h^lCST  ■  h 

r*.^vi'>  :  .^."j^A  :  nn.'/" :  A'/.';-  j  h^.u-^i  :  [n]''»*?^^  :  hai'it\(i^{i :  *«^f: : 

'J7-/»'   :•::   fl)-/"rt*A   :    n««"PrtA  :  ^"Jfn.VC  :  ^.'^rnft  :!=  fl»Hrt  :   ^.^A  :  ^.J)V  :  Oi-h 
'U  :  hCft    -f-fty  :  aihShri  •■  01:  :  ai-in  :  A,e.Vl-'}  :•: 

hat-rh  :  P-ftri)rt  :  fl)|'.n.A-  :  AjP|i*n  :  ^.hn.P."  :  h^J-^V-  :  ^%?.t{  ■  h9"M  ' 
hh9"C  :  hd-t-  •■  fl)Vn.^-V  :•:  /i.'lA.n-V-  :  h«»  :  htt'?  '  «^tfO-^A  :  »«1>»UC  :  (O-h 
•t:%  •■  ntmU^.l\  ■■  ffn;\;hV'/-  :  ?i11l.?in</i.C  :•: 

1.  Ms.  mcn^tyy.—  2.  Ms.  h.mib'. 


d'Isaac,  dc  Jrtcoi,  de  Mo)'.<!e  et  de  tous  les  prophetes  qiii  ont  servi  le  Seigneur 
dans  la  justice,  sait  que  moi-meme  je  n'ai  pas  cte  baptise  sur  ma  volonte, 
(mais)  que  je  suis  devenu  chretien  contre  *  mon  gre.  Cestpourquoijedemeurai  *  foi.  52, 
dans  un  grand  chagrin  et  (dans  un  grand)  tourment.  Ensuite  je  me  mis 
k  prier  et  a  supplier  '  le  Seigncur  misericordieux,  jour  et  nuit,  avec  beaucoup 
de  pleurs  et  de  larmes,  afin  qu'il  m'instruisit  (et)  que  je  connusse  le  chemin 
de  la  verite.  Puis  je  me  mis  a  scruter  les  Saintes  Ecritures.  Voici  que  le 
Seigneur  me  revela  la  science,  rintelligence  et  la  sagesse.  Alors  jc  reconnus 
et  je  fus  certain  que  celui  au  sujet  de  qui  la  Loi  et  les  prophetes  avaient 
annonce  et  (celui)  dont  ils  avaient  preche  la  venue  ctait "  le  Bon  Pasteur, 
c'est-^-dire  lc  Christ  qui  est  ne  de  Marie,  de  la  Sainte  Yierge  ^,  k  Bethleem  de 
Juda,  dans  les  jours  du  roi  Auguste-Cesar  et  a  ete  crucifie  dans  les  jours 


a. 


de  Ponce-Pilate.  (^)uant  a  celui  qui  dit  qu'il  n'est   pas  le  Christ  *  et  (qui)  ne  *  foi-  52, 
croit  pas  en  lui,  qu'il  soit  anatheme!  » 

68.  Invectives  de  Justus.  —  Justus  repondit  et  dit  k  Jacob  :  «  O  insense, 
es-tu  plus  fort  que  moi  dans  la  connaissance  de  la  Loi  et  des  prophetes? 
Ne  sais-tu  donc  pas  que  c'est  mou  pere  le  docteur  Samuel  qui  t'a  enseigne 
les  Ecritures  du  Seigneur?  » 

1.  M.  a  m.  :  d  m'elever  vers.  —  2.  M.  a  m.  :  voici  qail  etait.  —  3.  M.  a  m.  :  de  la 
Sainte  Vierge. 


fol.  r. 
V"  a. 


32  SARGIS  nAHF.Ur.A.  [132] 

.IMI.A"  •  s'f>^'t\  ••  ''«rt  ••  Aij !  ;..ti'>vi-  =  ii"7h  •  ri»;,.y.rnn[n]  ■■  hnM  ■■  tnh 
Aiu'  ••  hhrc:  •■  «<..«'.'4-y.  ::=  otn.ixi-  ••  ''"•><<.ri  ••  *';-ft  =  i/vmi  ••  nh<<. :  vii.yl-  > 

<i»->,|:  :  l',>'|""/>»Jl  ••  i"y<i»-"MI  :  A»  ••  h.VhTi  ••  (IJM.Tir-ft  "  at{il\  ■■  -|'>/»'A  •■  i'- 
tio^ti  ••  noil.^'.  s  '!'■••'»"*  '  aiim'i-'\-  :  mny.v  -.  rtiiv  :  ai'ti-1'  ■•  hO-S-  ••  AjPrt*-!!  ••  */i 

V*  •■  «»jf.ii.A-  ••  i'^i»"(:  ••  h"mM\'iui:  •  hi">  •■  ^.Jii»"i-ij :  a./-  :  uth.hy.y,dUv.  •■ 
h'r')'H.fi'\-  ■■  ""i^.wi-  •■  "itt.y-l-  •■  niv"''  =  hw.  •■  at-hu  •■  rf^-M--  •■  MniMti :  v 
I». :  M  :  ' ?i'/-iAii '  v-r  •■■•■ 

iithr-M  :  '/•'>/"h-  :  A^A.I/'«»-  :  ytlth^  '  ini:9^y:l"tl  ■■  fl»J?.n.A?'  :  h.C-Ud  : 

A'">l»"l//J-'>  :  y-^ilK-  ■■  h(/inl  ■■  V(>-  :  h'i-ift  :  hA-llh  :  I*'V\'  :  'l'-'1"//i  •::  atUdtt  : 
.l'.(l.A"  :  f -rt.'!'-  :  tiV'tHnt\  ■■  ^,i»>  :  h«n')|  :  "/(UVfl»-  :  Anill.n'>  '  :  HhXlA  :  ^ih 
tfi>-  ■  :  tfi.V'1-«»-  :  -IrtSTlfll.  :  (l(I,l'.'i '/.'VK""  :  (MJi"//"'!'  •  fl»'l/Yi'TlV  :•:  fl»>li/"ll  : 
.e.(l.A"  :  VI»-  :  h'ift  •  +.S.«»-  :  hllllln}"  :  Afl»A.P.-P  :  ftl»"/">  :  .f.XV/l'|:  :  i^A"  :  II 
rtrO  :  .'/•A"  :  (1-WI  :  yd4'-tt  ■  «»,l'.?i!I.J'.  :  >lA?i]n  :  Jl"/'X7l}"  :  Afl»->l'|:  :  oof^ih 
«i:  :  ;i-'>lin  :  fl»'lAn-   :  ti-ti"  :  ll/n«AV  :  (in[^.]V-/:V  :•: 

I.  I\ins  ms.  dittologie.  —  2.  Ms.  irxvi:.  —  3.  Ms.  Arnnn,'».  —  4.  Ms.  J5>.t.  —  5.  Ms. 
■/•ftVJiW-. 


J^/((//*  liii  (lit  :  «  Loin  dc  toi  (une  telle  pensee)!  Jo  ne  suis  pas  comme  toi; 
jc  ne  suis  pas  plus  saoe  quc  toi ;  je  n^ai  pas  plus  de  science  (que  toi).  Cepeii- 
dant  que  rEsprit-Saiut  qui  a  parle  par  la  bouclie  des  prophetes  te  refute 
lui-meme  et  anatli(jma(isc  celui  qui  ne  croit  pas  au  Christ!  »  Aussitot  ' 
Juxttts  se  leva  dans  une  grandc  indignation  ct  (dans  une  grandc)  colere;  il 
jeta  un  bandeau  -  au  cou  de  Janib,  rt>trangla  et  lui  dit  :  ((  Le  Scigneur  sait 
que,  si  tu  ne  me  dcmontres  pas  et  ne  iu'exposes  pas  par  les  Saintes  Ecritures 
dcs  prophetes  comincnt  (a  eu  lieu)  la  venue  du  Christ,  voici  que  moi-mcme 

foi.  52,  *  je  te  tuerai  aujourd'hui.  » 

^  ^*"  Alors  haac  et  Theodore  sc  leverent,  (s'interposant)'  cntre  eux,  et  dircnt 

({\  Jitstus)  :  «  Ce  n'est  pas  convenahle  pour  dcs  doctcurs  dagir  ainsi.  Voici 
que  toi-mcme  tu  n'as  pas  (pour  toi)  le  bon  droit.  »  I)e  plus  Josepli  dit  ii 
Justits  :  ((  Un  tel  (acte)  n'est  pas  lc  fait  de  sages,  mais  plutot  il  faut  iaire  la 
paix  cntre  vous  dans  Ja  patiencc  cl  Ihuinilite.  »  Puis  il  lui  dit  :  ((  Voici  quc 
nidi  jadis  j'ai  ordonne  k  mon  hls  Siineon  d't?crirc  toutes  les  paroles  quil  a 
cntcnducs  de  Jacoh.  Maintcnant  donc  j'envoie  chcrcher  cet  ccrit,  afui  quc  tu 
liscs  et  (juc  tu  compronncs  lout  co  quc  iious  avons  discult"  cntrc  nous.  » 

1.  M.  a  m.  :  lorsque.  11  serait  prtirtTablc  de  lirc  oiwv  aussitdt.  —  2.  i«6«vov,  Nn^:2C. 
—  3.   M.  ii  111.  :  sur. 


[133]  SIXIEMK  ASSKMBLRE.  33 

^'.n.A"  !  f-tin^t\  ■■  '1'Olthi.  '■  rtoi»-V  •  fiM'  ••  hhh  •■  ?»'^/^/*'  =  <wi;\,Ti,<r.'|-  .■  toh 

4"1'  :=: 

fliK0i»-*^'|:rt'  :  ,ftn.A?'  :  Mr  :  "iflTh  '■  »f'rt"  :  H-l-ILAi  :  <n?i'l'fl).  :  fl»-ft'|-  ■■  *  Inl. 
h-tt^-t.irav'  : 

;S{rn  :  ')n/i.  : 

rt»>ijr.e.'i/.  :  rttfi»'}  :  «nqi^A  :  l-.f-tth'  ■  Wjfli  :  On.P  :  Phtt  ■  "VflhA-tf»-  : 
fll-ntl"^   :    Whh  :  flH.Mi+  :  «l^+C:  :  ^^"Xi;'*»'"  :  fllhAOt»»'  :  '/rtV^fl»."  :  fl»^ir')l  : 

-fif.Am-  :  flfl,e.V-f:i/'tf»-  =!= 

f\y:t\  •■  htth.  » 

Vll-  :  '/".'J-nh-  :  V/'A"0»'  :•:  ^fl»'/"?!  :  f'ftrnft  :  fl»,ftn.A"tf»-  :  h'J-l-0"-rt  :  IT 
^.iFIO'»-  :  H-f-ni^n+hoW"  :  flJ^hCho»'  :  fl^'-S"-f-'»"'  :  A1I'>'|.-  :  liAfl»-  :  A'^*'n  :;=  fl»V 
y-  :  hitt  :  hV'7/.hoo-  :  \l\\ao  :  ^flnlritfD-  :•: 

1.  Ms.  ffl7,oi>->--|:rt.  —  2.  Ki  1  inlinilir  ■it\'{'h9'  serait  preferable  a  riiulicalil'  -l-ftVMi".. 


GV).    JuSTlS    DEMANDK    l  NE     SEMaINE     POUU    SE    PREPAHEU    \   L\    CONTHOVEUSK.     — 

Jitstus  lui  (lit  :  «  Accordoz-nioi  liuit  jours,  ea  sorte  que  je  scrute  les  Ecri- 
tures,  ot  je  vous  demontrerai  que  le  Clirist  n'esl  pas  venu  et  en  oulre  que 
(repoque)  du  saint  bapteme  n'est  pas  arrivee.  » 

Ouant  a  eux,  *  ils  lui  dirent  :  «  Assurement,  uous  ecouterons  tout  ce  que  ♦  foi 
tii  uous  (liras.  »  (Puis)  ils  retourn(3rent  a  leurs  maisons. 

CINQUIEME    ASSEMBLEE. 

Iliiit  jours  apr(l's,  ils  se  reunirent.  II  y  cut  une  grande  querelle  entre  eux 
el  beaucoup  de  tumulte.  La  charite  fut  loin  d'eux  et  ils  ne  s'accorderent  pas. 
Alors  ils  se  separereut  les  uns  des  autrcs. 

SIXIEME    ASSEMBLEE. 

70.  CoNTiiovEusE  AVEC  JisTis.  —  Voici  qu'ils  se  r(;unirent  tous.  JiisIks 
r(3pondit  ct  leur  dit  :  ((  Pour  vous,  vous  avcz  pi!'che,  vous  qui  avez  ete 
baptis(3s  et  etes  alles  dans  le  chemin  (lc  Tapostat  Jacob.  Voici  qne  moi-meme 
(je  vais)  vous  exposer  comment  vous  avez  p(iche.  >■> 

PATR.  or,.  —  T.  xin.  —  F.  1.  3 


b. 


:{/,  SARC.IS  IVAnKr.C.A.  [I.i'.l 

r:  ■'  Airrt.>i  ■•  w-  =:=  m:  ■■  tnhi»-r-\\  ■■  •nhti.i  ■■  ii"'i  ■  uty.'i'.'i'  ■■  w'!  ■■  hti»-  •■  ii 

'  rol   5;t,    y'T   :    l-ll.**"»-    :   '/'.f.C  :  >,l>".e.'V/.  :  ?,"ill.^'IWi.(:  :=:    «M»/.   :  «»^«»-^(1  :   •)«•»'/» 

'*"       /.'/  ■■  tnM-  ■■  n.y..A.,l'.l»"'  :  UHnM-  •  «»<»Ay.'|-  :  A"|:  :  «»A^.  :•:=  «»jl'.n.A-  :  'h"} 

ll.^lhli.i:  :  rt'/»,l'.}"  :  nr  :  ;i.J'-|l/..h.A  :  hft'"'  :  "l>\'V  '■  "i*i.  ■  r»?,->n.'l'A  :  f. 
r   •■   A/,.»''II/..^.A    !   ?,'/'(l.'|-    :   ^.|*>{   :   IH}xtihi:   •■    //o'>«//»''/-   :   ?,l»"n.|-  :  htl/.ix. 

A  :•:  an'hin--i  :  tnhl-  ■■  ^"7./.  :  h'l'av1"r  ■  '\'t\-i  •■  hti/.h./\  ■  iH.M'-  -  h,V- 

•II/./1.A  ::=  aWiA-1-  •■  Jlrtll  :  'i"/""  :  <"«»A.l'.-T|-  :  «»A'/-  :  hnW.hHih.V.  ■  rt"",l'  :  h. 
/"I)A'>  :  ht\tm  :  ^.,1'.^'."/'/"  :  h'i\\  ■  •/•■'/IJA  ■'J'"»-  :  All./-  :  ht\ih.i\  :  H^JIIA  : 
'i?,"'»'  :  l/h"7ft'r'"»-  :!:  «»»1^11  :  JlMl,  :•:  mViM^  :  ^i"///"  :  «»rt»Ay.'l'  :  tf»A^.  :  «» 
.f.lLA  •   :    rt^/nf-  :   /)'/"  :   ^..IriinV  =  >,ft'/'»  :  ?l'Mtf'»->.  =  ;,.trJh««»-  :  <1ril'nf  :   Wh 

».  •  ^.»i'>yi- :  wrtiWna»'  ■■•■• 

'  fol   53.  *  y.n.  :  l'-ftri>ft  :  ?,'"»•>  !  tKWll  :  fC.UA'  •■:■ 

■VWYin  '  !   jl»rt*'n   :  fl»Jl'.n.A"  :  h/W.')!  :  .IMl.  :  IfA.^  :  >n.,('.  :  H?,'»'/-  :  h.llH-n  ■• 

1.  e.  osL  ile  sicoiide  iiiaiii.  —2.  Ms.  (I-Iia;-.  —  3.  Ms.  f/UAFo»'.  —  'i.  Ms.  +/"Tfli. 


I"  1). 


71.   DiEU  .V  nE.iKTK  soN  PEUPLE.  —  Jacob  \\\i  ropoiiJit  ct  lui  dit  :   «  Coin- 

prends,  6  niou  fiLTe  Juslits,  ce  quc  le  Scigneur  a  dit  au  proplietc  O.srV  :  Va. 

'  ii)i.  :.:!,  i''iK)use  iinc  [ciiuiic  prostitncc  ct  [aie)  iles  ciifaiits  dc  prostitucc,  car  reelleincnt  '  hi 

I'"  a. 

Icrrc  sc  iiriisliliic  loin  '  ilii  Scii/iiciir.  II  alln  cl  cjiousa  Coiiiiiiiinoni,  jillc  ilc  llcilclci/iii. 
Ellc  coiiriil  i'l  liii  cii[iiiilii  iiii  /ils.  Lc  Scii/iiriir  liii  ilil  :  (hi  rappeUerii  du  iioin 
ilr  'li/ozrd'cl,  ciir  iini  (ilr  /(■/«/«)  ciicorc  ct  je  inc  reiiycrai  du  saiitj  de  'Ij/ozrd'el 
sur  1(1  iiiaisoii  ilr  Jiiilii;  '-  /'aboliral  la  roi/uute  de  la  iiiai.soii  dlsrael.  [Quaiid) 
surcieiidra  ce  jinir-ld.  /c  briscrai  Varc  d'lsracl  daiis  lcs  rallces  dc  'li/oz-id'el.  Kllc 
concut  dc  iiourcaii,  iiiic  sccoiidc  [ois,  cl  cii[iiiila  iinc  fillc.  Lc  Scigiieur  (liii  dit)  : 
Oii  fnpiicllcra  «  C.cllr  dont  on  ii'a  ims  pitic  '  »,  inrjc  ii'iiiirai  jdus  pitic  d  nourcan 
dr  lii  inaison  d'lsriicl,  innis  iiii  contrairc  jc  lcs  pcrdrai  \  Va\  outre  [i)sec)  dit  :  Ellc 
coiicut  de  nouvcuu  ct  enfanta  uii  fils.  {Le  Seiijncur)  liii  dil  :  ()n  rappellera  du  noin 
de  «  Non  mon  peuplc'^  »,  car  vous-nicincs  roiis  nc  srrcz  pliis  inoii  pciii>lc  ct  nioi 
non  plus  jc  ne  scrai  pliis  volie  Dicu".  » 
♦  loi.  r.:!,  '  Jiistus  dit  :  «  Vraimciit  il  cst  ainsi  ccrit  (dans  Osee).  » 

7'2.   PllKniCriON  IIK  l..\  CONVEKSION  liKS  l'Kl'1'I.KS  KT  IU     HK.IKT  UK  I.'.Vn'CIKNNK  Lt>l . 

—  Jnrid)  rcpondit  ct  lui  dil  :  «  Ainsi  dil  lc  proplietc  Osec  aii  snjct  dcs  pcnplcs 

I.   M.  k  III.  :  (irrrirrr.  —  2.    II    r.iiil  lirr  :  Jrliii.  —  .!.    rr;uliu'liciii  tli-  Oux  iiiXjr|ui'v»|. 
U.    ()s..  I,  2-ti.  —  .").    'rr;iiliiili(iii  (lc  Ou  X(J()<  uou.  —  (i.    (>s.,  i,  ,S-',). 


v°  a. 


[135]  SIXIEME  ASSEMBLEE.  35 

r '  !  fl»^j>"v-  ■  n-i:  :•:  ffl,e.hfl»->-  =  nfl>-?ii" :  'nrh.f:  =  n vn  :  ^.n.A?'*»»- :  ^.vijh 

O»-    :  rlhni-nf    :    ^'}-ltf»-    :   \'({fioi{.    :   fl»-A-y.    :   ^i^ll.Knr/i.f:    :    rliJPfl»'    :   fl»?ll'"'ll    : 

.e.-l-.-J-nh.   !   ^*'!'    :    ^.D-'i   :   fl»?.*-!*   :   ?lfl<'-^i.A  :  "ttt'L  ■    flJ.P.rt.C.tf"-  :  A-O""  :  6  : 

ff»Ahh    :  flJ,('.'1'A.hA   :   ?i'/'.e.f:   :    ^ifl^w  :   "l^.V-  •  tihV  '  AAt.P'll/. -^.A  :  JiA"  :  ?i 

0'»-'J'|:    :    ?iA»l'n       ?|A    :    hT"!-    :    nVlf^ft-f-ft    •:  hr/i'/:  :  /WJ-//"!:  :  fllA    :  «nAMtl 

OD.   :   Hfl».?,.|.-   :   TnCMfl    ■■\-    fl»l/Jl'.n.   :   VH.Jl'.   :   ^.'/•A.OA   :   hi»".e.-(:   :•=   htlfm   :   ?,'r 

h«/n  :  ffnf{'h    :   hnA-ffl  :  ?t*An  :  l/.t'.-|-'l'V,i'.  :  Ah^l/^M'  :  n-^#.n  :  '/'.«'.■C  :!:  II?.'}    '  ful    53, 

IIA   :    ^J."»-    :    l/.e»»A]ni"   :   A?i'/'Ah    :    rt"7jP'/J   :  fl»A<iA.I).  :  J?rt'/*h.  :  hA"»  :  "/H. 

y.    :   <>A'|:    :   A^.f-ll/.h.A    :   Vn.JL'.    :    l/Jl'.!!.   :i:  f^'.hl:\t.  '  dM'  '■  rRh'U-  ■  AllCfl-f- 

i\    :    ll^/"/.4'  :    'ttC'/'"    :   A(iA  :  VfA'  :  fl»«nL\Kfl»'  ■  fl»-ft'l"  :  V-T'l'   '■  ^Jf:^  '■  0»"% 

nitfi».  :  ?,ir'ft,Th'/"|"  :  Oi-M-  ■■  hhTC:  :  fl»?l-nniA  :  m.e.'l"  :  ^''VAh-l' '  :  fl»hl»-/"  : 

hn.^  '■  n?i'iii.?i'nrh.c  :•:: 

m-/^. :  .e.n. :  nM-i'  =  hA  •  'i"^h<. :  ArtA  :  hcft-ffi  :■  hhoo  '■  f.h'i:ii :  ;..»»> 

-ll-  :  'n?iA.'l-f  :  lOMi.  '.    A.h'>h.  :    l»";l-  :•:   fl»Vl»-  :   hMC   '■    1/0";/-  :    hT^y^ff»   '■ 

IK?  '■  afi.limy  •■  h^ldhfi  •■  h'Vtt-\:'/    •■\-  flJh-l^i-H  :  6/..^'  ■  ath/iiijf  •■  h»»  : 

1.  Ms.  h^hr^cir-  —  2.  Ms.  yxvi.-.  —  3.  Ms.  ^-wi-i-.  —  4.  Ms.  «■.,i,ii>.v.  —  5.  Ms.  h'y\ 
ri-tv. 


qiii  sont  donieurus  autrcfois  Si\ns  croiro  au  Seigncur,  (mais  qui)cnsnil('  riHil 
rcconnu  et  ont  cru  cn  Ini  :  //  arrivrra  (luincpaijs  ou  on  leur  disait  :  «  Vous  nctcs 
pas  nion  peiiple  »,  //,s'  serunt  appclcs'  lcs  fils  ilu  Sciijncur  vivant.  Alors  lcs  cnfunts 
ilc  Juila  ct  Ics  cnfants  dlsracl  scruiif  rciinis  cnscmble  et  on  leur  prepiiscra  iin 
princc  {(lui)  scra  clcvi'  ilc  tcrrc,  ciir  i/raiid  scra  lc  joiir  de  'Ii/ozra'el  '.  Ce  sont  lcs 
peuplcs  qui  ont  crn  au  Cinist.  Un  csl  Icur  royannic;  nn  est  lcnr  prince,  c'csl- 
a-dire  lc  Clirist.  Quant  k  (la  parolc)  quc  lc  proplictc  a  dite  :  llscra  ('■lcvi-  dc  tcrrc 
(cllc  signific)  quc,  des  que  le  Christ  fut  vcnu,  *porsonne  nc  scrvit  plus  lcs 
(faux)  dieux  surterre.  Mais  au  contrairc  on  adora  le  Dieu  celeste  ct  on  s'ap- 
puya  sur  lui,  car  (jraiid  fut  lc  jour  dc  'Iijozrd'el,  (selon)  ce  que  dit  lo  proplictc. 
Cest  donc  le  jour  dc  la  vennc  du  Clirist  quLa  fait  levcr  sa  Inmiere  snr  toiis 
(lcs  pcuples),  Ics  a  conduits  dans  le  clieinin  dc  la  verite,  les  a  detournes 
de  rerreur  (pour  les  convertir)  a  la  sciencc,  a  aboli  l'adoration  dcs  (faux) 
dieux  et  a  revele  la  foi  au  Seignenr. 

Dc  plns  il  dit  au  sujet  de  ceux  qui  ont  complote  contre  le  Clirist  :  En 
cffet,  ellc  n'cst  pas  ma  fcmme  et  moi  non  plus  je  ne  siiis pas  son  mari.  Voici  (luc 
j'aiicaiiliriii  sa  dibauchc  dc  dcvant  ma  face  ct  ses  amaiiis  d'entrc  scs  seins.  Jc  la 
decouvrirai  (i  nu;  jc  la  meltrai  comme  aux  jours  de  son  enfance;  jc  la  fcrai  scni- 


lol.  o:l, 

V"  il. 


].  M.  a  m.  :  {'ous  serez  appelis.  —  2.   Os.,  i,  10-11. 


36  SAItr.IS  IVAlil  l{(^..\.  [13(1] 

^  ''  »7tf  J  «»>i«|-l-A  :  nX-«/'>i  :  tnhJ."nfn"U'*'  ••  h'i\\  •■  A>'. •/;/'•  :  ht\t"*  •■  'V«»-AJ'.  :  II 
»7  j  J|0«»-'>'|:  '  :  htX"»  ■•  ll«"<»'l- '  :  ?!'/"«•••  :  *»^ft'^'W./. •!'•'"'•  '  :  A5^.-f-tf»"  :  hhf"*  : 
l-n.  :  h./i«»-(:  :  >,-lA}"«"-  :  A"7.1i»l'>V'  :  hh  •  ^.XHVl.  ■  MlK'  ■  <H«»'nA<>f  :  tny. 
/i.(:il'>.  :  h{\i\t\K'  :  «»'/'"P'lM«i'     :  tny.lhWi^  :  .>n>if  :  «'tfA"   :    ty^^V  ■■■   l\}lH-  : 

•inu  :  *'.n. :  >.-/ii>nji.r:  •■  vn-  =  ^.v :  h.hi^-c  ■■  v-'":»-  ■  \\r\\  •  aih^Li^^'"!  •  v^ 

<,".-*•  I  tn-l-^^Vh  •  >i'>h  :  r6/.-i.  :  IMl-JJoTr*"»-  :  >.'>h  :  h»TU.A'/  :  fl»/»/l[?l]'i 
ilou.  :  (l|.f-V/'<Ji>-  :  aih,-1-/.)}fltlo-  :  rl)'l-()A  :  h»/»fl»-i:  :  ?i'>h  :  'Wl  :  '/''1'f  :  ll'l' 
\V1-  :   l'.'V.^.rt>.  :  'l'^i.W'  :  ?i«/'A''>»H.  =  "».t'?»'/:rt  :  /».JP?»//'V.l-  :  h«»  :  M  '■  «»-?»'|:  '  ' 

f.i  5.,  >»"/ii.^nJi.(: :    l/rnjMllTI' :  hlriA  :  tntny.", .-  ri»*n^  :  rt»?»'n»l'Vh-'  :  A/:  =  ani-i'  :•: 

tny.hHii  :  «»(:+  :  «»'n<./.  :  •/•n/.l-  :  An"/A  :  n>»'>'l'  :  irJ-l-  :  ?»'>//nf 'P  :  fl»hft 
•^;'n>»  :  ?»*lAf  :  lin/.l/.l»-  :  «»«»,1'.'>P  :  1111(1  :  ^A'|:  :  «»?»rtAn  :  ^AOfl?  :  «»»» 
«PT/I»?  :  h^/»  :  h,1-Tnff:'i  :  'V'lV.;i-  :  «»Vl»-  :  y.h\l.  ■  Khft:''  :  •VV/.:i-  :  n4'je^'<W»  : 
"7/l.»i:i'/  ••  «'^iAO    :   l/J?.f. 'VV  :  hTM..^  •■  «»?»//»^.'r  :  i^A"  :  n^JA/^V  :  fl»V/"'hy  • 

1.  Ms.  >,iio»-|:.  —  2.  iMs.  >,ii«»<D>.  —  :i.  Ms.  i»>,(j-|->((.ir-P«"" ;  *  est  dc  seconde  main.  — 
4.  Ms.  myi-rAf.  —  5.  Ms.  (iivi.-.  —  <i.  Ms.  <D>.-ini;iH-. 


fiil.  5.'!,    hliihlc  <)   iin  drscrt;  jr  lii   rriiilriii  riininir  iinr  Irrrr  .siiiis  '  riiii ;  jr  lii   liirrni  jxir  lii 

siiif   rt  jr   iiiniriii    jiliis    pitir  ilr    srs    rnjiints,    riir  ils   sont   ln    i/rnrriilion    iriiiir 

jiriistiliirr.  llii  rffrt,  lciir  iiii^rr   s'cst  priistitiirr  rt  a  ilrsliiinorr  Iriir  niiissiuirc,  jiiiis- 

iiucllc   II    ilil  :  Jc  iiicii  riiis  siiirrc  iiics  iiniiiiils  ifiii  inc  ilonncronl  niii  hoisson  ct 

niii    iiiiiirritiirc,    nic   fnirniront  '    nics    vctcmcnts  ct   nics   litu/cs  ct   mc  donneront 

iiiiiii   liiiilc  rt  loiilcs   nics  ilrlicrs.  (Vcst  poitriiiioi  lc  Scii/nciir  dit  :   Voici  ijiie  moi- 

niriiic  jciiloiirrriii   sini   clictnin   iiccr  dcs  c/iincs  ct   (/KC  jc  fcrnicriii    son   cliemin. 

Kllc  ii'iiiirii  pliis'-  dc  licii  dc  rcpos  ;  cllc  poiirsiiicra  doiir  .scs  coniiaissaiives  rt  tir  lcs 

saisirii    pas;  cllc    lcs    chcrclicrn    ct   nc    lcs  troiiicrii  pas.    Kllc   dirii  :  Jirai  donc 

ctrs  niiin   aiicicn   iiiari,   (car   nia  sitiiiitiun)  iraatrcfols  ctait  jircferahle  poiir  moi 

d  (ccllc  dc)  niainlcnant.  Qaant  d  ellc,   clle  n'a  pas  rernnnii  iiiie  eelait  moi  lc 

lui.  .-.'t,   Scii/nciir  '  qiii  lai  dotinais  la  noitrritare  Ic  viti  ct  Vhiiilc,  et  lui  prodii/aais  lor. 
r"  u.  '  ,    ,,  , 

Mais  ellc,  elle  a  cmploye  lor   et   l  ari/ctit  (aii   sercicc  dc)    llaal.   Cest  pouniuoi 

jc  rcprcndrai  ct  jc  ramasserai  iiia  tioiirriturc  cn  .\o/(  tcmps  ct  inoti  cin  cn  .wn  jour  ' ; 

jc  lii   dcpiiiiillcrai  dr  iiirs   crlriiirnls    rt  dr   mrs  liniics,   afiti    iiii'cllc  tic  couvre  pas 

scs  piiilctidii.   Viiici  ijiic  maititenatil  jc  dccouerirai  scs  piideiida  deeant  ses  amants. 

Vcrsoiiiic  iic  lii  dclicrcra  ilc  niii  niaiii.  Jaholirai  loiitcs  .vc.v  fctcs,  ses  rejouissanees. 

1.   M.  a  in.  :  iiic  vctironl.  —  2.   M.  a  m.  :  cllr  iniinijurra  donr.  —  \\.   Distritiutif. 


Icil. 

1-  I). 


V"  a. 


[137]  SIXIEME  ASSEMBLEE.  37 

tohr'iH:-1:'/  •■  mrtV-ri'/:'/  =  mM"  ••  tlxTlV  •■  tohmVK  ■  my.*i  •.  fliflA^  ■•  mvf-A-  ■• 
H-Ti-JLA"  :  y.^iM  •  to-h'i-- :  nmnVi.  •■  n.wn'  ••  tohini:  ■•  ti'ro  ••  yAv;  •:■•  ©f.nA 
0-  ••  h/.-'iii' :  7^i'r  :  ioh6'Pd.  ••  A^iy.  ■•  ioh/.-'ii-i-  •  'ry:i:  ••  ioh-l'iU"\  ■•  a^/H. 

9"  :  H'/'*«'>  :  A"0»-  :  fll/-rtC:'Jfl»'T|-  :  hfl"!-'!.'/  ■   U}(lin*,'l:'/ '   :   fl»[^.]'1rV/.'l"  :  fl» 

•i-AflJl" :  «7/i.nj'.'/ :  fl>A.-i'rt  :  /.DiH'/,  •  .e.iL  :  hm.hf^th.i:  ■•  tixym  <•■ 

aiUdti  ■•  ,e.iL  :  y64'n  ••  hv-tiinii  ••  WH- :  n-i";'i/.  •  vn.^. :  nhJi- :  "i-iw/.  •• 
hy^u-y: :  ?iA  :  K^hr"!- :  rihcft-fft  =::  au\h'H'V  ••  j^n. :  hecd  ••  n^JA-fo»- :  fl» 

V/"'hi/'<"'" ' :  aihf^'\)[c\^'0»'  ••  aiffin:f--f'Oo-  -.  ani-h"  ••  Moo-  •■•:■  '/"J-I- :  h"i 

h  :  y.'%\  ••  hr^Wi-l-  ••  hlC  :  hl\ao  :  Vli-  :  ^l^W^.  :  Hh«w»  :  'l/*'d/.  :  rt'}!!'!'  :  fl» 
n^/\'l"  :  fll«o/"<p|i.l-  ::: 

flin?i'j-( 'H  :  Axfi.ti  ■•  riiH-n  :  h^  ■  y.itt<-  ■•  -1-?.[ii]h-/;i>-  :  AhiH.?in,fi.f: :  h 

«/B-H  :  y.n.  :  >n.,t'.  :•:   ^.h/-  :  ?l"7./.  :  TilA  ■  h/.'P.-\-  •    TJ'/'  '   fl»'/'ftA  :   hh'?d.  • 
A^^y.  :   fl»'^»ftA  :   h/.''P.-l-  :   '/'.P.-C  :    fl»?.ft?i(:  =   '/•ft/-  :   "'Ir-V/'  :   fl»OnAi.'/-  :   h9" 
y-C  ■•  fl»^.V'fK-  :      '/•?."V.'."«'>-  :  athO^Pof'  :  htl\\  i   A^/A';"  :  ttK^y:^  ■•  m\C'l-d  ■•    *  f '1      '' 
n-fliA  :  Wni»"rl./.'l-  :  a)yh'r^.'i.  ■•  h««>  :  M  :  fl»-h'l-'  ■  ?l1H.^nr/..C  :•:   h,'l'{\'r6 

1.  Ms.  ©mr/lLV.  —  2.  Ms.  fli'j:"f.iiirao-. 


,VC5    iironuhiies,    ses    sabhats    et    tnutes    se.s    routuines.    Je    fevui     dispavaltre    ses 

vigncs,   ses  /i.<jiiievs  et   lont   ee  dont  elle  disait  :  Cest   inon  salaive  {de  pvostituee) 

(ju.e  inont  donne  nies   ainanls.   Je   fevai  en  soiie  iiue  (ses   viijnes  et  ses  fUjuiers) 

devieniient  uii  e.reiiijile  ' .  Les  lieles  des  rlianips,  les  oiseaux  du  eiel  et  les  serpents 

{les)  inaiKjevont.  Je  ine  veiiijevaid'elle,  (pavre)  quelle  *  a  saerifie  aux  Baal,  sestparee  *  f"i-  54. 

de  ses   boiieles  d.'oveille  et  de  ses  collievs,   iia  pas  eu  lionte,  a  suivi  scs  ainants 

et  nioi  nid  oiililie,  dil  le  Seigneiiv  rlvant'.  » 

De  iiouveau  Jaeob  dit  :  «  ()  Justiis,  voici  cc  que  le  propliete  ;i  exprime 
au  sujet  de  la  societe  des  Juifs  qui  ne  croient  pas  au  Clirist.  Gest  pourquoi 
(le  Seigneur)  a  dit  :  Je  fevai  eesser  leurs  fetes,  leurs  rejoiiissanecs,  leurs  neonie- 
iiies,  leurs  sabbats  et  toutes  leurs  eoutuines.  Qu'y  a-t-il  donc  de  plus  exact'' 
que  cette  parole?  En  ellet,  voici  qu'elle  demontre  que  le  sabbat,  les  fetes 
et  le  sacrifice  ont  ete  abolis. 

Cest  pourquoi  (il  y  aura)  uii  nouveau  pcuple  qui  accomplira  les  ordres 
du  Seigneur.  Ainsi  dit  le  propliete  :  O  jour-ld,  {je  ferai  pour  eu.v  une  allianee) 
avec  les  betes  des  chainps,  avec  les  oiseau.v  du  eicl  et  avec  les  serpents;  je  ferai 
disparaitre  Varc,  Vepee  et  les  arinees,  de  la  tcrre.  Ils  demeureroiit  '  en  seeurile.  ♦  loi.  5'i 
Je  les  garderai  jusiiii'u  janiais  daiis  la  iustice,  dans  la  droiture,  dans  la  rleinmre 
et  daiis  la  inisrrirordr.  Ils  s«itq^Hi  r/Hc  c'est  inoi  le  Srigneiir''.  N'entends-tu  pas. 


v  a. 


1.  iM.  a  m.  !  iin  lenioignage.  —  2.  Os.,   ii,  2-13.   —  3.  M.  a  m.    :  reinarqnable.  — 
k.  Os.,  II,  18-20. 


:!s 


SAUr.IS  D-AnKRGA.  [138] 


fi>l.  r. 
V  1.. 


tol. 


r.ii.  .-1 
V  h. 


r  n. 


hu»"i:r  •■  Mn:Mi\  ■■  ufhri-  •■  m-  ■i-  i"Uiia  ■■  y.a. :  uty.hat-i  •■  y-di-  ••  dM-  •• 
y.i\.  ■■  >,";ii.h-nj..(:  :  hfimV'  •■  Art"7^.  =  ««rt^vA'.  =  y.finvp  •  M"y:i:  ■■  atry^i: « 

•Vrtni}''  :  A?i>iA  ••  <i»A<",i'.'>  •  iuti-htth  •■  ai}xo»-'i-\:fl  •■  y.tmun-y^  ■■  A>i'U/.-/i.A  •• 

imu:h  •■  A/j- :  oi't\\'  ••  '/'.«i-i:  ::=  mhi.^/.-  •■  a^-m-  '  ^.»>V'l"  =  'i-4'j:'Vp  =  «»>i'n 

A-  :  «l.'ll-fU'  :  AH  :  A..»lV  :   -Irlini'  :  fl»^"-'»'!-^.  :  .f.rtrVV.  :  M»"AH«'»-  •::  H^Ml.  : 

>«A- !  >i""'>-i: :  AM  •  «iinin  :  >iA  :  \'ti\r'^.  :  w^yti^' :  rt.'i- :  hcfti:^')  : 
*«»^';">- :  nc-i-A-i- :  v',f."7s"-i"  :•:=  fl»*i^. '  j?.ii. :  vn.ji'. :  Ky.Xiio-i '  pntm  .•  /.-v 
•n  :  JS.li :  ry:i:  •■  a>iA  :  y.drh'  •■  .*a  :  ^•'ni.^nji.c:  :•:  hft«»  :  ""A^  =  aaa  : 

i^A-  :  ^?ii»"(V  :  hm.hiitl^.i:  ■■  ho"  :  "7,1'.  :  'tt\\'"l  =  iiy.y.V'i  :  0,1./.  •l-  fl».e.«l'fl>- 
1»"   :  .f.?!-/-  :  ^i"?./.  :  /"Cfl»   :  >lrt.,i'.  :  ll-\'{iy.t">  '■   f">/\hh  '■  htl^n-tt  :    ,f.-l"BhA-  :  0 

•|: :  A,i.»in  :  fl».t'.hfl»-'> :  rfi/.-d.  '■  n.hH'  •■  hnv.  ■i-  ti^id  •■  hiv  •■  vtiinti  ■■  H'>-/'  : 

»ll»' 'l'  :  V"J/.  :  lU/»  :  hmiOf"  :  h^hl.hthli.i:  '  A.f.'!;*  :  htlih,fii  :  Ai.^.ni»»*  :  II 
?l'>nA  :  >!?»«'»•  :  nil,-|-  :  OO^y.ti  :  fl»^.,e.l-Wh'i'.  :  ^/o/»''Pd-f.O»-  :  H^l^llA  :  Jlfl»' 
ti\::f'  :  fl»Vl'-  :  •l-OC^i  :  1l'>'|:  :  W-A'  :•=  ?lft«»  :  rtnilh  =  Vfl.JPl-  :  h//»  :  ,l'.hfl»-'>  : 
h"Vi  '  Of-M'  :   V^Vi  :   '}Ai»"   :=.:    .e.fl,  :    11'^.^*  :   Vfl.,i'.  :  nh'>-|'  :   <l»1in  :    'TlA  :    1' 


6  moii  frorc  Jitstus,  ce  qne  dit  le  proplicte  :  lls  me  rnnnailront?  Ccst  le  pcuple 
qui  a  rccouuu  lc  Christ  et  a  cru  cn  hii.  Eu  outre  il  dit  :  II  arrircm  ce  jour-la, 
dit  lc  Seitjnenr,  que  j'exauccrai  lc  ciel;  le  eiel  exaucera  la  tcrre;  /«  terre  cxaucera 
le  lile,  lc  vin  et  riiuile;  eitx  aussi  ils  exauceront  'Ezrael.  Jc  semerai  pour  moi 
iluii.s  la  terrc ;  jaimerai  celle  quinetait  {plus)  mon  amir'  et  jc  dirai :  a  Mon  peuple  r> 
d  cclui  qui  iietait  {plus)  mon  peuple'- ;  eux  aiissi,   ils  mappelleront  lcur  Dieu^. 
Ceh\  veut  dirc  (que)  c'cst  le  nouveau  pcuplc  qui  a  etc  baptisc  dans  la  sainte 
Ecflise  *  et  a  cru  dans  la  foi  orthodoxe.  De  plus  le  prophete  dit  :  //  n'y  aura 
plits  d  nouveau  de  famine  sur  tcrrc  pour  eeux  qui  ecoutcront  la  parole  da  Sci- 
iinrur  '.   En  effet,  la  connaissancc  du  Scigneur  scra  completc  sur  tous,  comme  /'««» 
iininrnsr-^  qiii  rourrc  la  mer.    Se  tiendra  dcbout,  rr  jour-Id,  le  irjrton^'  dc  Jesse 
qiii   sera    ronstitue  le  prince  dcs  peuplcs;  les  peuples    aiiront    confianee  en   lui; 
son  proprc  lieu  de  repos  deviendra  (jlorieux''.  Ecoute,  mon  frere  Justus,  cottc 
parole  (5videute.  (U  cst  vrai)  quo  lc  Soigneur  a  ordonnc  anx  cnfants  d7,v;(i('/ 
de   nV'tro  pas  baptises,  sauf  seuh^mcnt  dans  lo  tcmph',  et  (lour  a  dit)  quil 
n'agrecrait  pas  lcurs  sacrilices  sauf  dans  (lo  templo.  Mais)  voioi  quc  tmit  och» 
a  ccss6.  Eu  effet,  les  prophetes  ont  proch(3  que  h»  foi  surviondrail  avoc  "  h- 
f,ii.  ...•.,  jugcmcut  du   monde.   Le  proplicte    Oser  dil    au  sujof   dos    peuples  *qui    so 


1.  Traduction  dc  xr.v  Oix  •fjXEi(iiji£'vr,v.  —  2.  Traductioii  dc  tio  Oii  Xono  jiou.  —  ;5.  Os.,    ii. 
21-2;?.  —   'i.    Ani.,    VIII,  11.  —  5,  M.  a  m.  :  nombreusr.  —  (i.  M.  a  m.  :  la  ntcine. 
7.  Is.,  XI.  ',)-!().  —  .S.   M.  a  m.  :  dans. 


rb. 


[13!)]  SIXIEME  ASSEMBLEE.  30 

mUdtt  •■  y.tt.  :::  (D}xfKP"r  ■■  mhihat'C  -•  Jifth  :  h"y. :  ^.m«bh.  :  fflPll*»-  :  1 

xf  :  (\r"ift^\rao' :  loyny.h-  ■  'Tin.e  :  ffl,e..nA-J: :  'iM\  •■  ^i-OTfT  :  'ifn  :  h'/ii. 

h-n<h.(:  :  ^{'"'^hi  :  ?»ft»n  :   Ohh-U  ■    +rt<(.V  :   fflf.<{„<»-ft  :   A>  :  ©?i«l"-rtA>  :  (Oy.{\ 
C^'l  :  rnjPrhJ&fflV  :  ttrtV-^.  :  'W<PdA  :  «^"7.  :  "/Aft  ||-  :  dAl"  :  "iWnh  :  fl»Vrhf-  : 
n4'.e:-''7.li-  :::  flJ"}-!  •  J?.n.  :  aW,,  ,  ?,^h  !  nin.'n  :  flJ.e.rh.AP-  :  All^'!:  :  fll.e.A.-n?»  : 
IDyh9"C   •   AlJJ-ll    :   ht\ao   :  C-Wit-'  :   h^mf]'  •   V^Vjh  ■■  '  f\h1\f.h'nih.C  :  (Oi\    '  Tol  55, 
K*!  :  JlOW^JI:  :  PrhflJ-C?''}  :  flJI^-T^lJrt  :  .P.fth'}?''*  :•: 

lOhM\  :   /?.n.  :    hft'^   :   lU'  :   {^^^hVl?»*»»-  :    WhH'   :   Khp-O»-  :   flJjtrt.P.-^.tf»' '  : 
M^h-tt^llXroO'  :   fll^.,e,[e.]^«/'   :  h'i\\  •■   ■Mim-foo-  ::■.  /TO^Mn-/:iroo.>   :  Of^ai' 

,?'i  •■:■■  ^flJf  :  h,V&r  :  flJf-n^  :  /"/.'/JJJ-  :  fl»^.,t'.4<.<I  :  h'ii\  ■V-  hf^V.  :  fl»A-S.  :  h 
«l-l-A  :  fl»-A-^.  :  hC'/'0»-  :  «nVlfl»-  :  lftfc"oi>-  :  ^-/ll.hnJi.C  :  ?.ft«»  :  httV-  •  {\"% 
F-f'  :  fl>J?.hfl»-'}  :  h'rai't\-l:-f'aO'  :  fn>:l',1Ai  :  nfl»-^'!'  :  hrliH-n  :•:  m»l(in  :  ,C'.n.  : 
h^B^'  :  A«>A.iro»-  :  h^Vt»-  :  tf»/»"J(:l-f  ;   h»»  :    hdl*?'}^.  :  rt'^,?.  :  UthiO-dF-a^'  ' 

1.  Ms.  c/:(H-.  —  2.  Ms.  7irt£j?o»-.  —  3.  Ms.  m;i-M1r. 


sont  convertis  au  Seigncur  :  //\  (■lici-i-hcnnit  le  Seif/ncitr,  lciir  Dirii,  et  David, 
leiir  roi.  lls  se  souviendront  du  Seiijneur  ct  dc  [ses)  hicnfaits  pour  lcs  jours  poste- 
rieurs  ' . 

En  outre  il  ilit  :  Jc  rcrirndnii  cl  jc  ni'cii  irai,  jiisiiin}  cc  iiiiils  pcrissetit 
et  clterrlietit  nia  fare  dans  lciir  tnurinetit.  lls  vieiidront  le  malin  vers  nioi  ct 
diriiiit  dc  iiiiii  :  Allntis.  iDurtiinis-tKitis  vcrs  lc  Seiipiciir,  tintrc  Dicii,  rar  liii-iiicitic 
nous  a  flagelles,  (niais)  il  iioiis  i/itcrira ;  il  noiis  a  lilcsses,  (mais)  il  iious  (jueriia. 
II  nous  fera  revivre^  le  deuxiemc  joiir ;  lc  troisicitic  jour  nous  noiis  leverons 
et  nous  vivrons  dcrant  lui^.  De  plus  il  dit  :  Qui  donc  sera  saijc,  nti-ditcra 
cela,  comprcndra  ct  rotinattra  cela?  Ett  effet,  les  voics  *  du  Seigneitr  sont  droitcs;  *  UA.  r.5, 
les  justes,  eux,  ij  vont,  (mais)  les  pecheurs  ne  peuvent  pas  (ij  aller)'. 

73.  Prediction  dk  l'i>credulitk  des  .Jlifs  et  des  soufI'Rances  du  Giirist. 
—  De  nouveau  il  dit  :  Ccst  Id  quc  jc  les  ai  Itais  d  caiise  de  leiir  malice. 
Je  les  chasserai  de  leurs  maisons  et  je  tie  recommencerai  plus  d  etre  clement 
envers  eux.  Lexirs  princes  aiissi  sont  des  rebelles.  Ephraim  est  tnalade ;  ses  racines 
sont  devenues  seches;  il  ne  portcra plus  de  fruits.  Meme  s'ils  enfantent,  je  tuerai  les 
enfaiitsdc  leiir  rciitrc.  (Cotnmc)  il  cotivicnt,  le  Seigneur  les  a  rcpudies,  parcei/uils 
ont  refusc  dc  Vecouter;  ils  devictidront,  (potir  la  plupart)  d'ctitre  eux,  errants 
partni  Ics  peuples'.  En  outre  il  dit  :  Je  jctterai  sur  eux  mon  filet,  comme  (sur) 

1.  Os.,  III,  5.  —  2.  Les  verbes  .e.(Cfl>-fi  :  av,  .e.tic.n,  y^,ea»V  ont  tous  trois  le  sens  de 
guerir.  — 3.  Os.,  v,  15-vi,  2.  — 4.   Os.,  xiv,  10.  —  .5.  Os.,  i.\,  15-17. 


40  SAUGIS  l>  AliKUCA.  [I'i01 


* 


V  ••  yryin  •  rxo^-H-  •■  htx"»  •■  mia-  •  A/>A.f  •■  <»h'>rt  ■  hy:YiW*a»-' »  fl)?,*»»- 

'>|:rt  •  Ji^/"\'.>.  •  (l.lirt^l-  :i:  inh.yM:»'  '  •^il.t'  '  llir-A-  :  An«'»'  :•:  «»"/>}.  :  y.{\.  •■ 
Ol^flM'  ■■  ""h<'  ■■  Mi-V  •■  «»'/-«"[,1'.]mV  :  (lJr>'|:  :  «»»l'/-  :  ll"»  :  'l't\'l'  •  <n'l'J'.  : 
|ll.l',[(ll].e.-.|:  :  in|..Vll'  :  «"A?»»l'l:i/'<""  :  rl>l'>'/'  :  ^d^.  ■  M^i'"*"  ■•:•  UtUMX  :  ^Ml.  : 
«ll/-rtT«'»-  :  }xt]/.-h.i\  :  «»!•>  !  h«"  :  II  ■l'  •■  {\lO't\\'  =  h,lil|'n  :•:  JlMl.  :  Vll.Ji'.  •'  V 
!>•  :  ?.^.'!nl  :  ,(MI.(:(I»-}"'"»-  :  «»-ft'/'  :  ^,7iH'll  :  »1«"  •  lU^.fC  '  H^."».«'/4» '  ••  fl»*ft 
•I-  :   'J"y:i:  :  IJ"'/U-  :  ^.fl>.*'.-'|5  :  Vf-A"""-  :  I^^T^iV  :  i1^1H\   :  «l,l'.«»C:-S.  :  <l»-ft  1'  :  \V*! 

•1'  •  >iA  :  ji'.-nA- :  ^y.hnv :  Mvv  •■  ri»/,.^',^/"X-^  ••  AiVA.v :  iii"vr  •■■■■ 

•  f  .1    >  i:*h^}0»'l-  :  ?,'V.f  :  l/.CMl.  :  Vn.,l'.  :  n>,>'/-  :  h.M-tt  :  ?,A  :  A,.r[^]'/"V.  :  IIJl 

Cft-r-ft  :::  «»Hll«"  :  'IHCOl.  :  «l-rt'!'  :  A,<1l»l'n  :  h'J"h'"'  :  »i>}^'h  :  h(:ft.f.ft  :  rl»|- 
t\d/.  :  //"'>"//"'|'  :  ?,l»"Ml'.||..e.-  :  0»lhllA  :  ^Wlf-O"-  :  rO//o/"S"»^.f.«'>.  :  rO^OU-^ 
'l-rt  :    »lV.  :   "IW  •■    «»'/"/.'i'V  :  «»'IIC:i»V  :  Uftil'  :    i^A'  :    ^,l,»in  :    hftJl  :   V'9"  ■■:■ 

1.  -Ms.  >i.i'->'Hij»*«i>>-.  —  2.  M.s.  ll.P.<n.p.4.. 


V  a. 


Irs  oiscau.r  du  cirl,  ct  il  les  fera  dcsceiidie.  Jc  lcs  chdtierai  dans  lcurs  in-cillvs  par 
fol.  .V.,  uii  touniicnt.  Malhcur  d  cux,  parce  'iiu'ils  oiit  coijayc  [loiii)  dc  iiioi!  Ils  oiit  ete 
cjiouvaiiles,  pairc  ijiiils  ont  peche  conlre  iiioi,  mais  inoi,  je  lcs  ai  sauves. 
Pour  cii.v,  ils  iii'(iiil  oiitraye  par  des  iiiensonges  ct  ils  iie  criciit  jius  vers  inoi  de 
loul  lciir  ccvur'.  De  plus  il  dit  :  Contrc  inoi  ils  oiit  niachiiic  le  inal  ct  ils 
se  sont  tournes  en  vain;  ils  sont  devenus  conune  un  arc  tordu;  leurs  princes  toin- 
lieront  par  Vcpcc  d  cause  de  la  sottise  de  leur  lanyue'-.  De  nouveau  il  dit  : 
Israiil  a  etc  enijlouti;  il  cst  dcvenu  coinine  un  vase  vil  ^  parmi  les  pcuplcs  '.  Lepro- 
pliete  dit  :  Voici  ijue  j'ordoniierai  (ju'on  les  dispersc  parini  lcs  peuples.  Coinine 
la  fariiic  ijiii  toinbc  d  terrc,  aiiisi  toinbcronl  toiis  lcs  pechciirs  de  (inon)  peuplc.  Ils 
tombcroiit  '  jiar  repec  ccux  tjui  diseiit  :  !Sous  iic  renconlrcrons  pus  lc  malheur ; 
ru/Jliiiion  ne  viendra  pas  sur  nous'^. 

'  Avcz-vous  vu,  mcs  freres',  ce  quVt  dit  lc  prophctc  au  sujct  dcs  peuplos 
([ui  ue  croiront  pas  au  Ghrist?  (11  a  dit)  coninient  ils  seront  disperse.s  paruii  les 
peuples,  des  que  le  Christ  sera  vonu;  comment  la  royaute  sera  enlevee  aux 
.luils;  et  comment  leur  sacerdoee  et  leur  sacrilice  seront  aholis.  Ouanl  a  eu\, 
ils  sont  devenus  (dos  fitres)  repudies,  rejetes  et  disporses  parmi  tous  les 
peuples  jusques  anjourd'hui. 

l.  l)s.,  vii,  12-1 'i.  —  2,  ()s.,  VII,  l,")-l(i.  ;i.  "i-^^  dcsifiiio  lui  i<(ise  raccommode.  — 
4.  Os..  VIII,  .S.  —  .'>.  M.  ;i  m.  :  ils  descendront.  —  (i.  .\m.,  i\,  ii-10.  -  7.  M.  A  iii.  :  /m<i/i 
frere. 


ful.  u 
Vb. 


r  a. 


It',11  SIXIKMK  ASSI-iMHLKF..  41 

J"  ••:  "'/.TVl-  ■•  JXf  •'  ?il'"Jih«''-  ••  h'/"  •■  ^.[jP.]"/»/Ah«'»-  •■  hi\ff"  •■  y.9"  ■■  Tfirh  ■■ 
hy.'P.lno'-  :  inMnKTno»-  •■  fl»hV'i.<{lfi««"  :  Win  :  0»"^  •■  to-^nn.hi  •■  IV-J/.  :  A 

^'Jjno»-  :  fllVflnho"- '  :  }\hJA\^--0\\a«'  :  flJOJftlri'"'-  :  Arli''7J'"  :  ««»  A.P.llO»»-  :  "  lol  MV 
OfmH  :i:  fl»>l(»n  :  ^.11,  :=:  ht\ii«  ■  "/n/.  :  0*^1  •■  fllAl^m.M'  :  y./.fl»'?  :  hl<Jir«"-  : 
U)yd.'?i'  •■  Mlh,af  :  Rir  :  tny.fmY]^.  :  A'|-VA  :  -1r"/C  :  ^»4»^+^.  :  fl»'ft'|-  :  VS" 
■fao'  :  AftOT  :  r/D.nhf|  :  qV^^-a«-  :  fll/,.yX«n(:<P  :  AV-T'/'  :  rtA'/'  :  flJhAn  ■  K 
,e.-+  :  fll-ft-/-  :  M-irav-  :  ^{^(m  :  ni^PjL',  :  f\V^^aO'  ' :  HPr/.fl>-<-  :  fll-ft'/-  :•:  nh'*'/'  : 
■Wl-Xi  :  CrTi'/'  !  K-.e.'*  :  ?»'/'il/'fl«'-  :•:=  fll^i'/?'!}:  :  W-  '•  ^'tt.  :  nA.rli  :  hldVroo-  : 
at-M'  •■  M-h-  :  hXX-y-  ••:■   m"f,.  •■  M}hjO  :   y.an  :  J\-.e,-il[.  :::  -V/f:  :  fll^T.+flL  :  fl»- 

ft.j- :  qifr-f-a"'  ■■.■■  loh.ylhymi^p  ■■  A'!".'."'/- :  ff^T  ■i-  fl»hAn  :  vcvi'  •■  h^iw.ha 
,h.i: '.  ^y.-fm  •  hdy.iinrav  :  (nh,yh  'r^,.  •■  v/a-w'"  :  inc-i'  •■  Of">i  ■.:■.  e.n. :  h, 
fiy.yti  ••  vfl.."'''  =:=  n?i'>/" :  ■wii-.  •■  cm  •■  x-.f.-*  :  hri.ira»' :  mh/W.infiao. :  ca- 

tt  !  fllVlS"»»-  :  XA»»-/-  :  'nC'/'."*""  :  tny/.fmtl{\''  •■  h^.V-l'  •  h««'  :  <>fl»-(:  :  l/^A 
fl  :  Oy.i  ■■•■■  tny.tny-ti '  :  fmOM'  •■  i\f">\l  =  fm'id.'p  •■  A.A.'I'  :  tny.-l-ffo-iyM'  •■  \\f">  •' 

1.  Ms.  m'/-(l'inio"-.  —  2.  Ms.  'i:>-y'-in>^.  —  3.  Ms.  (oyconfirt-.  —  4.  Ms.  <n,i',fli,('.^-<h 


rol.  .56, 
I-  b. 


r"  a. 


Le   proplietc  hiiir  dit  aii    .sujcjt   dii   pcii|)lc  ([ui   a  ci^ucifie   lc  Clii'ist  et  la 

tue  :  Jai  (Irtnunir  iint  fdcc  df  r<itis.  ttjiit  df  nf  ptis  tHri'  rlihitfitl  ritrrrs  roti.s. 
En  effet,  Ir  s<tii<i  a  r<'iiiiili  r<ts  iiKtiitsrl  r<is  <l<ii</ts;  rtis  l<'rr<'S  <iitl  iirofthv  l  ini<jiiit<' ; 
votrc  lanijtir  a  citonri'  Ir  pi'rli<'' ;  rotts  arcz-  cxpriine  (ilcs  clioses)  iniitilcs  jxnir  rous; 
i-oiis  avez  conru  laflUction  ct  '  enfante  riniiiuite'.  Dq  plus  11  tlit  :  Eii  cffct,  *  foi. -"je, 
(lcur  mivre)  est  unc  ceurrc  d'iniquitc;  lcurs  pieds  courcnt  pour  Ir  pirhi;  ils  se 
lidlcnt  poiir  riiiattdn'  Ir  s<iii<j;  ils  ntarliiitrnt  Ir  iiiriirtrr;  riijttontittic  el  la  cala- 
iiiiti  sont  siir  Irttr  rltriitiii.  Eii  <'jf<'t,  lcitr  cltcitiin  cst  lc  clicinin  ralioteux;  ils  ne 
connaissent  pas  lc  clientin  dr  Ut  pai.v;  il  iti/  a  pas  dc  jiistice  dans  Irtir  boticlir, 
car  lc  cheinin  "  daits  lcqiiel  ils  roitt  est  tortuetix.  Cest  /iourquoi  la  jitsticc  cst 
loin  d'eux''.  Le  prophete  Dnrid  dit  :  Leurs  pieds  sont  rapides  dans  lout  mal; 
ils  eourent  pour  repandre  lc  saiti/  juste ;  Vir/nominic  et  la  calamite  sont  sur  leur 
chcniin;  ils  iir  ronnais.scnt  /iits  Ir  chciitiit  <l<'  la  /xii.r;  la  rraiitlr  dit  Seii/ncitr 
tiesl  pas  devant  leurs  ijcit.v;  '  tous  les  autcurs  d'ini</tiiti  itc  (la)  ronnaisscnt  pas  '.  ♦  lol.  56. 
Lc  propliete  Isaic  dit  :  Ccst  pouir/uoi  la  justice  est  loin  d'eux;  la  droiture 
ne  lcs  atteint  jias;  leur  luniicrc  est  deuenue  pour  eux  des  tincbfcs;  ils  tntcnt  les 
murs,  comnie  des  avcuyles  qui  n'ont  pas  d'ijeux;  ils  tonibent  le  jour,  comme  s'ils 
itaient  au  milieu  de  la  ntiit;  ils  soiit  tourmentes,  comme  s'ils  mouraient;  ils  vont 

l.  Is..  Lix,  2-4.  —  2.  M.  k  m.  :  leiir  cheniin.  —  ;).  Is.,  lix,  6-0.  —  4.  Ps.  xiii,  0-8. 


i-b. 


•  fol.  511, 

v°a. 


V   a 


/,2  S.MUIIS  D'A|{KI{(;.\.  [1'.2] 

Mji'.«w(i)-i- :  (iHMu»-<-  >  ,i>n/,  •  Ju/n «  i:"Hi  ■•  «'.«'.••n  ■<■■  ^ft""  =  Ai.m»"'/-  »  iihc 
loMift  •■  ^.»11  •  \\'i\-  •  ncft-rriy  • !»-/.+  •  {uvn  ■  wwr  ■  *.f.ft-i-  ••  nn 

«lA  1  \\{\hi\:hu-  ■  II.V(».  :  Vll.y-1-  :  wht\\i:M  ■  t\{\l\h  •■  ?i'r>IK.  ■  MA'  !  >,ft 

^.^.A  •  i»'t\\'  ■  //»'>-i/"i- !  ri^n.i'.  •■  <Hhru:  =  riJi//» ;  »iv-  •■  'i"'i"V.  :•:  to^^y,.  •■  *h 

tn>  i  h,W}'"l-   •■   0'|:  ••  J^A""»-    •  ^i/lilj-n  :  «»n,l,'|:  ■•  hhf-Ci  ••  «'niP^V  s  h'/»  •• 

<i»->ii:  :  hcft-f-ft  •■  rin  :  >i''7'>  :  iMvru'-  :  vn..ei-  :  n?i'>i:>iii-  :  hrh"^  : 

,e.rt'l'A  :  h{\h  :  !'•'/'  :  Vl'-  :  'JV-nC  :  Ut-M-  '  rifitt,  :  rU.l,"?'/'  :  fl>r/lll'>  :  fl»1t 
«|"B  :   fll-i'r()  :    Al>A.V  :   ^-/ll.^n  J,.j:   :    "/(1.1'   :    //»'>'/•    :    WW.V-f^:    ■   >l'/  ^'P'B  : 

nn.A"> "  ht\""  ■■  n'/.'i"B  :  mi.A-'>  :  hry^l^hy.  •■  (."'}//»'V  :  //»//uVtf»- :  ?i"jii.>% 

•n</i.C  :  Arlllin  :  «•^.«'.••Vrtf»-  :  Whn-nho»'  :  fl»-/|/-  :  'r'y:l"a«'  •■  V«»-  :  •/•<«.X//»  : 
Hj^.ll.  :  Jin-V  :  .l'rt*'n  :•:  OlhJ-mVh  •  '/'AllV  :  ?i';",l'.l>->!  :  ^'^'"^nA-  :  hfth  :  h 
//»  :  I^.^CJrn  :  IIX'V^<li  :  A"'|:  :  fl»fl»-?i'|:  :  ■\-M-ll'ao-  :  A^tliH-n  :  fl»^ll  :  «W»}^*>»  : 
\li:t\-f'{\  •■   hr"!'   •■   0|:  :   h«li»in   :   «»/-hl/ll"   :   A"'|:   :   W-A'  :   'JAJ»"  :•:   V«''  :   '/  <X 

1.  iNls.  -vv-nr:. 


eusemhle,  coiuine  lcs  rolomhfs  cl  lcs  ours'.  En  eHet,  ils  iront  pas  cru  au  Christ 
qui  est  la  lumiere,  la  voie  ilc  la  justice,  la  paix  et  le  salut. 

74.  Le  Chiust  est  venu.  —  Si  ce  (Jesus)  n'etait  pas  le  Christ,  —  (lui  qui) 
s'est  levc,  (conime)  lumiere,  (venanl)  de  Marie,  la  Sainte  Yienje;  (lui)  au  sujot 
de  qui  les  prophi-tos  ont  annonce;  (lui  qui)  est  apparu  aux  hommes,  —  les 
enfanls  d'Isracl  demcureraient  dans  la  royaute,  dans  hi  grandeur  et  h\  gloire, 
i(ii.  .Mi,  comme  ils  etaient  autrefois;  en  outre  *  tous  les  peuples  ne  croiraient  pas 
cn  lui.  Mais  nous  savons  et  nous  sommes  certains  qu'il  cst  le  Christ  veritable 
au  sujet  de  qui  lcs  prophetes  ont  prophetisc.  Depuis  qu'il  a  ete  crucilie 
jusqucs  aujourd'hui,  voici  quo  nous  demeurons  daus  letourmcnt,  rallliction, 
la  tristcsse  et  la  caplivite.  Lc  Soigneur  scsl  irritc  contre  nous  d'unc  grande 
colere  qui  dopassc  (celle  dc)  la  captivite  de  Ilahi/lone,  car  dans  la  captivito 
de  Bahyloue,  au  bout  de  soixantc-dix  ans,  lc  Seigneur  cut  pitic  du  penple 
(des  Israelites),  les  delivra  cl  les  fil  revcnir  dans  leur  torre.  Voici  que  s'est 
accompli  ce  qu'a  dit  notre  pere  Jacoh  .  I.a  ilomination  ne  (lisparaUra  pas  ile 
Jiiila  [ni)  de  ses  nieinhres,  jusqa'd  ee  (juil  rcncontre  Celui  (]ui  est  m'<'nr'  pour  lui 
et  est  1'esperance  des  peuples  '-.  Lorsquc  le  Christ  1'ut  vonu,  les  peuplos  ont  oru 
en  lui  et  le  monde  cnticr  lui  a  obei.  Voici  que  les  prophetics  des  prophetes 

J.  Is.,  i.ix,  0-11.  —  2.  Gen.,  xi.ix,  10. 


lul.  r,(i, 
V  b. 


[143]  SIXIF.MR  ASSRMBLEi:.  43 

tm  :  ^jn./-  ■■  vn.jpi-  ■•  flinniAi-  ■■  wa-  •■  (ninh/.  •  ""'jC^]/"!'  ■  hn?  ■■  m^ 
lo-f^M  ■•  hra.uAVi  ■•  «)H/.fli>  ■■  fl»-fti- :  if-A-  ■  ryx.  ■•  ?iftii  ■■  p-';-  = 

,ftn.  ■•  p-ft^*7i  ■  vi»-  •■  hnAh  ■■  ^.eit4""n  ■■  j.iiVrt  ■■  'Jrt.fc"  •■  '/"x^-f-  ■■  Ahcft-f- 

ft  :  «w.e/VV  :  VfA-  :  "/A'/'  :!=  flin<li'|:  :  A.'/'rt  :  .C.r/nftA  '  :  hff»  :  ^^,  :  /,./wX"^  : 
InCMtX  ■■  ^rt^w  :  KVh.'i'  :  fl»-ft'f-  •■  +.S.^'1"  :  'm^^^^VA'  ■  \\tm  :  ,e,«/oK?.  =  ht:ft-f- 
ft  :  \\1-n\'  :  h'}H  :  ^uJt''l  ^"»*  '  fl»'/ -nrliA  :  nh'*'/-  :  fl>A^.  :  "Jl'/»'  :  Hj^.ll,  :  ¥• 
lOC^:  :  h»«J  :  l/V'/"  :  fll-fl'/'  :  7/..lJ'l"  :•: 

hoi-rh  ■■  jprt-r-n  :  flj.e.n.  =  >.hi>-e  ••  ?t\(nt\  ■■  n['/]  =  >i'r.7.Ah  :  n^^^Ah  :  h 

•MV/r  ■  i!.t\i\\^'  •■  flJJl^r^^n   :  'I '}^/.}'.  :  Hhrt.^Ah  :  .t'.n.A"  :  h\Y  ■■  M^l/.h  •■■•  JK. 

n. :  .ert-f-n  ■■  MiVf.'  ■•  "'ihw.  ■■  .ciL  :  f,'ih.fii  ■■  vn.,e. :  'r?:hu  ■•  /\Yii:t\-ft\  •\- 

■\'U"?(0  ■''  :  V't\("ii  :    fl».f.n.A  ■  :  ltx'r!f:'W.  •  X(0\\  •  t\'^%  ■  MAVx  •  n.'/'  :  «"4« 

f.t\  ■  y.aoKh  ■•  Yii:t\-ft\  ■■  \\n  ■•  h^n  ■••■■  fl»?.'/'.*'."'V«i'- ' :  .\\fin\  ■■  tin{\,,iy  .v.  mh'r 

.e."V/.  :  ,\\f\'P.  ••  tmtij^  :  :\ao?^h  •  'WV.  '  rtA'/"  »  ?,-/ll.h'n*Ji.t:  :  ']\at'hl'.  •'  O^A.f.  : 
h^A  :  ht»>,\Va)'  :■■■  nhtf»  :  .Cn.  :  'i'J^..A  :  Vn..l'.  :•: 

^fl^/***?»  •  w-n  ••  fl»ji'.n.rt" :  hh'i'V  ■•  ?'t\(i^t\  '•  y.ivi'  •  ^rj/bA  :  \\tm  -.  y.  *  loi  57, 


1°  a. 


fol.  .^6, 
V-  b. 


1.  Ms.  .('.«Dftrt..  —  2.  Ms.  ht\n-/..  —  3.  Ms.  t/^Tw.  —  4.  Ms.  >,?"£>Ao>.  —  5.  Ms.  hoJ^^K. 


ont  ete  accomplies;  la  Loi  a  616  abolic  ;  la  royaute  nous  a  elc  enlevce  ' ;  il  nous 
a  lait  sortir  de  notrc  pays  ct  il  iious  a  disperses  daiis  toute  la  tcrrc  jus- 
ques  aujourd'hui.  » 

75.  JtsTus  n'ai)mkt  p.vs  que  le  CiiitisT  soiT  vioNu.  —  Jnstus  dit  :  *  «  Voici 
quc  jc  te  dis,  o  Jaroh  :  Pour  iious,  nous  atteiidons  la  venue  du  Glirist, 
Sauveur  du  monde  entier.  Or  a  moi,  il  (mc)  semble  quc  le  Christ  n'cst  pas 
cncorc  vcnu,  car  il  cst  ccrit  dans  lcs  Sainles  Ecritures  quc  le  Christ  vicndra 
soudain,  sans  ctre  remarque.  11  est  dit  au  sujct  du  Fils  du  roi,  c'est-a-dire 
(du  Christ)  :  //  descendra,  conime  1a  j)luie  sur  le  chanii)'.  » 

7G.  Exposii  ini  i.A  PROPUKTiE  i)E  Daniel.  Les  deux  descentes  du  Chuist.  — 
Jacob  repondit  et  dit  :  «  O  mon  frere  Justus,  ne  t'ai-je  pas  fait  jurcr,  par  le 
Dieu  d'Abraliam,  d.'Isaar  et  de  Jaroh,  quc  tu  m'exposerais  cc  sur  quoi  jc  t'in- 
terrogerais?  »  II  lui  dit  :  «  Assurement,  jc  te  (r)exposerai.  »  Jacoh  dit  : 
«  Enseignc-moi  (pour)  quelle  (epoque)  le  prophete  Danirl  a  (pnOdit  la  venue 
du  Christ.  » 

Justus  repondit  et  lui  dit  :   «  Soixante-ncuf  scinaincs  apres  la   (re)cons- 

truction  du  temple,  viendra  le  Clirist  veritable.  Apres   lui   (viendra)  le  faux 

Messie.  Apres  le  faux  Messie  viendra  le  grand  jour  du  Scigneur,  c'est-a-dire 

(le  jour)  du  Fils  de  rhommc,  comme  a  dit  le  prophete  Daniel.  » 

*  Jacob  repondit  ct  lui  dit  :  «  O  mon  frerc  Jusius.  Daniel  a-t-il  dit  que  le  *  fni.  57 

r°  a. 

1.  M.  a  m.  :  ni'a  ete  enlevee.  —  2.  i's.  lxxi,  6. 


'tk 


SAHCIS  DAnKMCA.  flV. 


fol.  .-. 

r  b. 


.i.y<i»-  ••  ?i'vii.^-ii.h.(: :  .f.n.  ••  ^.t'-;..A  •  >(i..i'.  ===  <»y.>i/-  ••  ^"V,/.  ■  Mw-  ••  hr-i  •■ 
ii"ii.M  •  o*}xim:  •■  iM"/.  •■  i\fi'"n'-  •■  iM^A-  ••  aii]ry:i:  •■  n;'-«i»i--  =  y.r  ■  hfi 

■1-  :  Ul-iy.  '  mM  ••  X«l»,f.>.  :  y.}4A'r  ■•  «»«»(."'>>.  ••  y.«"  :  ,iMl<l»-'>  •  IIKJIIA  :  'l-» 
«.1.    :   AA-/^  :    ?»"/ll.^n.h.(:    :  «jn.!'.  :   ?l'>/'    =   ^ltlll.h.  •    «'V/A'  :  U^UI-h  ■    tX"»  ■ 

w\\\M\ih.i:  ■  y.yrYi ' 

y.{\.  •■  yM-n  ■■  ho»-i  -■  hh-i-v  •■  htm  ■.  p,iK/\  ■■  mhshfi^  ■■  vn.y-V  :  ^.-nA- : 

lU/D-ll  :  UHVWH:  :  hhri  :  ^i*  ■■.■  <"»l/>ll  =  Itlhn-  '  :  «»Jl'.n.A"  :  fi^/.'/.''!'  :  (Ml,l'. 
•1-  :  HllJl/.  :  >;'>/..A  :  TV.^V-  =  «»->«'l--  »  (""7.«»  :  ^lAH  : 

*l'fl'yui  :  Vtl(ntl  •■  «»,e.n,A-  :  hoi  :  iih/.-'!'.^'  ■■  lU\y.'l-  ••  llllh/.  :  f]'ih./\  '■  Vn. 
y.  :  iJffD'}-//»';)-/-  :  »,M"  :   Xtf»-'*'!--  ::=    ri»?»!'".^'."*^!»"  :  X  '   h^i:'i'1'  '■  lljf.ll.  :  hfi' 

'/.  •■  .iV'i/";i-V  ••::  oihryyw^xrao' :  wy.ihtx  ■  'Vi.i  •■  A\f\'P.  •  o»ti.il^  ■  ai-h-l- »  w 
hry:"ii.O' :  y.tfn}^'h  ■■  «»Ay.  =  h-^a  ■■  [?i]'/»<i.jp«»-  :  iiR^/nv  :  ti-iy.  '•  y.iy:ii  • 

,li,e'P>  :  «»«•»•;)•>  :  W.llAl»"^.  :  W.Uhtm  :  '.n-llJf.CVlXC  :  «»^.h/.  :  >i'>^.A  :  Vn..*'.  : 
>,flO.'}  :  to-?,-!:  :•:  ht{ao  s  e.n.  :  Oifr  :  IHnC*  :  X<.,e.  :  «»'>«•//»•'/•  :  tlASo?''>  ::: 
>l'>"/.P.''Jl'-   :   lOim'\\/..fl-{:-  :   ^t-ttU:  '■   IV/.  '■   Od'}"//»'-!-  :  i.C.tl    :  fl»"%^'}    :  hC.l*-  '■ 

1.  Ms.  ^nXft".  —  2.  Ms.  loao-Vi.'^-\:. 


Clirisl  Yieiulra  daiis  le  monde  deux  fois,  (oui)  ou  uou.'  »  Jitstus  (lui  dil)  ;  »  Oui, 
mou  frere,  le  Seigneur  est  vivant,  le  prophete  Joel  dit  :  Ce  jour-la,  je  reiHindnti 
ilr  iiiiiii  Esprit  et  jc  frrai  ilcs  iiiirarlcs  ilaiis  Ir  ricl  cii  baiil  et  siir  la  terre  eii 
has  :  dii  saiii/,  ilii  fcii,  ilii  sinifrc,  dc  la  fiiniee;  le  soleil  s'obscurcira  et  ta  lune 
deviendra  dii  samj,  avaiit  (juarrive  le  yrand  jour  du  Seigneur  iiiii  apparaitra. 
Tout  {etrc)  qui  invoiiuera  le  nom  du  Seif/neur  sera  sauve  ' .  » 

Jacob  dit  :  «  Cest  vrai,  6  nion  frere,  que  les  prophetes  Daniel  et  Joel  ont  ilit 
de   telles    (choses);    moi-meme    je  erois    ii  ces  (choses).    »    L)e   uouveau    il 
rinterrogea  et  lui  dit  :  «  Les  quatre  grands  auiuiaux  (|ue  Daniel  a  nienlion- 
nes,  est-ce  incontestable,  (oui)  ou  non?  » 
fol.  .'.7,  *  Justus  repondit  et  lui  dit  :   «  Oui,  les  qualre  grands   animaux   que   le 

propliete  Danicl  a  mentionnes  sont  les  quatre  royaumes  du  uu)udt'.  Puis  les 
dix  cornes,  cela  veut  dire  les  dix  rois.  Puis  la  corne  qui  est  petite,  cest  le 
faux  Messie.  Eusuite  le  Fils  de  riiomuu^  viendra  sur  les  nnees  du  oiel,  aliu 
dc-  juger  les  vivants  ot  les  morts.  Le  songe  quc  I^iabuchodonosor  a  fait  '  el 
(que)  le  proph^te  Daniel  a  interpretc  esl  vrai.  En  elfet,  il  a  dit  :  La  t^te  d\u- 
pur,  cest  lc  royaume  dos  Chaldeens;  la  poitriue  et  les  bras  dargeut,  o'esl  lo 

i.  Joil,  II,  29-32.  —  2.  Bicn  quc  le  vcrbc  nc  soil  pas  au  subjonctir,  la  proposiliou  cst 
finalc.  —  ,'?.  M.  a  ni.  :  n  .vo/?'"*'. 


1-  b. 


[145]  SIXIEME  ASSEMBLEE.  45 

flir/i*U'  •■  H-ncl-  •■  oB-i^q/^i' :  hM-^^i?'"}  •■  M-t'  ■  ?.M:  ■■  ao-i^n/^i'  -.  hAfth-j 

.«•.-CTft  :  77-/*'  ::=  (OM--y^Jh  :  rtih^.l  ■■  (m'i'1^'1'  :  C.r  •  ?.h±  •■■ 

fllhdn  :  ,ftn.A"  !  .eii-P-fl   :    J-i/.S'.  :   hM'^   ■■  Vhmtl  :    l/l.^tm'/.  :  ;f;fllu  :   fr    '  f"'   "- 
01,'  :  (Ofiof{'ii  :  )ni:M'l\  ■•   m-1'.h-l-f»'   :  /.-M  -  •■  Vn.Jl'-i|-  :   fll«?.««>  :  hAO  :•=  ^.11  ■ 
ftlfl^il  •  TP-+  :  'lA.?.tn>  :   IIJI:   .-   Vf-A-  :    H'|-nr1iA  :   flJ»nJ4-^  :   hCft-f"ft  :  ^'/'^51 
"Xi-  :  «o'n/*''/-  :  C-i'"  :•:= 

^.n.A"  :  (?^«f"n  :  //o-}"//»'./-  :  CT  :  fCib^^l'  :  J?.?i'/:  :  ^1"?.^  :  ^AO  :=.=  ,1'.^, 
A"  :  P-ftTft  :  hro  :  K'Jl>'Tl"  •=  fl»n,1i'|:  :  A./"rt  :  ^.«ortAJr  :  ■\--i\\i\  :  A'1IA-^-  :•:  ©V 
li-  :  /wX-^l  :  \\i'.M'i\  •■■•■  htl»"  :  r/nn/*'-/'  :  (T'/'  :  /.-nd  :  hCS  :  fl»-h'|:  :!=  .f.n. 
A-  :  ,e^*n  :  ?i«w.rt  :  '/•<f.X»»  :  :»;<«.»  :  frO"/.  :  ?i'/'+^"%  :  tfo'}-?/*-.!-  :  (^9»  : 
fl»'TfA+  :  ■l'>n./-  :  Vn..e-l|-  :  're+h.  :  //"Xh  :  hCfH'ft  :  tnhilA  :  Jlfc":  :  ■1-A.t":  : 
rX^M'  :  Aht.7l'f-ft  :  fll-l-nA  :  'J^;.  :  h.//»Xh  ::=  '/'rtTfl»  :  P-ftTft  :  fll^.ll.  :  Ax^ 
fl»-  :  ri1\l.h'ttth.i:  •■  h//n  :  ?|0»V  '  :  l-nA  :  flJn.lil:  :  Wiii  =  * hMf-V.  •  JiHA  :  '  ^,1  57, 
XXOB  :  h.anf:Yy  :  toh.b'/.  '■  hr^l^.^-^'  :  hr?:'W.  :  tn,f:h  '■  h''\\\.h'l  :  YxStk-t\  ■  hC 

1.  Ms.  Mv^.  —  2.  Ms.  £.hv.  —  .).  Ms.  >,<i"> 


royaume  des  Perses  et  des  Medes;  le  ventre  et  les  rciiis  (Tairain,  c'est  le 
royaumc  des  Grecs  ',  c'est-a-dire  le  royaumc  du  roi  Alc.ruiuhc ;  les  jand)es  de 
fer,  c'est  le  royaumc  dcs  Romains.  » 

77.    .luSTUS    CONFKSSK    SON     KMBAlUt.VS    IIEVANT     LAliGUMKNTATION'    DK    JaCOB.   

En    outre   Jacob    lui  dit   :   *   «   Expose-moi  (ceci),  o   mou   frcre  Jiistus  :  Les  ♦  lui 
soixanto-ueuf  semaines  sont-elles  ecoulees,  le  Ciirist  esl-il  venn  et  la  vision 
des  prophetes  a-t-elle  ete  scellee,  (oui)  ou  non?  »  Jnsliis  dit  :  «  Assurement, 
toutes  ces  (clioses)  qui  out  cte  (prc)ditcs  se  sont  accomplies  et  le  Christ  est 
venu  4  la  iin  du  royanme  des  Roniains.  » 

Jacob  lui  dit  :  «  Le  royaume  dcs  Romains  cst-il  puissant,  (oui)  ou  non?  » 
Jasliis  lui  dit  :  «  Oui,  il  est  puissant.  Or  a  moi,  il  me  semble  quil  demeurera  ti 
janiais.  Voici  que  le  Christ  cst  venu,  car  le  royaume  des  Romains,  c'est  le 
quatrieme  animal.  »  Jacob  lui  dit  :  «  Puisquc  les  soixante-neuf  semaines  sont 
ccoulees  depuis  le  commencemcnt  du  royaume  des  Romains  et  que  les 
propheties  des  prophctes  sont  consommecs,  incontestablement  donc  le 
Christ  est  venu.  Comment  toi-meme  attends-tu  la  venue  du  Clirist  et  dis-tu 
qu'il  n'est  pas  cncore  venu?  »  Jitstus  repondit  et  dit  :  «  Le  Seigneur  est 
vivant,  tu  dis  vrai.  Mais  pour  moi,  '  jc  n'ose  pas  dirc  qu'il  n'est  venu  aucnn 
prophete-,  apres  qu'est  venu  [Jcsus).  Nolrc-Scii/iicur  Jcsus-Clirist  qui  est  ne  de 


V"  a. 


rui.  .■.:, 

v  h. 


1.  Le  mot  JiABTTrjBT'  est  la  transcription  corrompue  de  T.XXiivwv  (/)  xoiXta  >,  twv).  —  2.  M. 
ii  111.  :  aiiciin  d'enlre  /cs  prophetes. 


fol.  r>s. 


/,f,  SAIIC.IS  l)'AMI';UC.A.  fl^^l 

Mtl  ■■  rilrnA^.  !  ^-VCCr  :  }x'r')'y:{l1-  •  f. "JIA  :  <»lrt'7'A  -■  (U/»'I»[/>]A  ■■  ^A 
int\ '  >  il'>rii.'.'/.'  ••  i»->i|:tl.  :  »l(.7l-fft  !  imh"7'>  =  il«"X7.  ■  ^'/•'.«'."V/.l-  =  V^A-  =  '} 

Ay»  :•:  (IJU/»  :  .l'(l.  :  ^..'^^'yrt  '  Wl.^-  •  Vl'-  =  il'-"»>4>»  =  H.f-'»'  =  «»;^ft''(-V..  =  ""-*'.' 
•^>/|:  :i:  (ll})^(|  :  ,f.|l,  :  Vn.,f.  :  ?.«»'/.  :  hiy.V  •  ^.l+dtf-  :  Aft'/"  :  Vrn>  :  y.//»X- 
/.  :  «»/...VJ"V^i.  ::=  «"'J-"!.  :  ,IM1.  :!=  «»y./«/..  :  t^A"  =  11/".'»  :  hy:"l*\'-^-  ■  hWm.hW 
,h.C  :•:  f.^  ■  lUlC.eri  :  Vn.^.  =  VU-  :  •n>.A.  :  I*'/..'»"!.''  :  ft""-  :  «".«'"•C*  ■  (l'""!*!. 

•r: :  <»,evx M. :  (i./- :  wtw.h-fi.hA:  •■  am-hx-  •  jpv/">.  :  Tic:rt.-f- :  «'^'.i-flr: '  ^/.n  » 

//"•>(1<.  :  «»,l'.\l.'>'>  :  »lir>  :  (lf"7V-  :  rt»'/'yi(:  :  "V^JlA  :  llAh.irtf"-  =:=  fl»»l^*(I  : 
.f.d.  :  V(l.,l'.  :  ■Vi.r.U.  :  «»A'I'  :  Xf '>  :  «»lv/.l»',i'.  :  «»A(-  :  /..f  <«^A.'/'  :  Vl>-  : 
ji'.«»X7.  :  '>'l/"ll.  :  X.e.*  :  ««fPll  :  ll.l'.X.^'>  :  "i.W  •  d^Ph  ■  h^.^l  •::  fl»'!'/.''».  : 
>n.,f.  :  .e.n.  :  >.1P"^<{.  :  .«'.'fc*  :  fl»*!.?'.'-!'  :  ^.ftl^JA-Jl  =  t\'i\,\v\'  ■V- 

hai'/*'h  ■■  yd^-n  :  fl»,e.n.A"  :  >.«»•'>  :  h-i-V  ■■  iitm'\l  :  ^•/li.'i'  :  fl»'?i'l-  •■'■■  ?'tt'  ■ 

\\Ui:vt\  ■■  vn.,e. :  h-",. :  .f.<wx-h. :  ^,7,Mn  :  hh  ■■  ji'.>fl<- :  fl»-ft/'  =  flH"!  ■  h\)ii:  ■■ 
ai't\\-  ■■  h,\i\: :  ini:  ■■  aty. tt/i'  -.  'i,\.t:  ■.  iMy.  ■.  aix  :  hi\i.h'tt,iy.i:  ■■  ih^a- ^ 

Jt»»Ah   :   «»'><1./"/"  :    IX  :  ?.'?ll.^fl«I..C:  :  Hll^A-  :  i^.WwAh  :  «»^«/.tf»-(:  :  Mt 

I.  Ms.  Mmti.  —  2.  Ms.  iw^j+t.  —  .3.  ISls.  haft. 


3 


Maric,  dc  la  Saintr  Vienjc  et  a  ete  crucille  ilan.s  les  jours  ile  Ponce-Pilalc,  c'est 
ilonc  le  Christ  veritable  qui  est  venu  pour  lo  salut  du  niondo  entier.  Comme 
le  proph^te  Isaie  dit  :  Voici  ijuc  lc  Jnstc  ciciidra  ct  qiic  son  salat  apparaUra'. 
De  plus  le  prophete  dit  :  Sil  a  lardc.  nc  dcsespercz  pas,  car  il  vicndra  rapi- 
dcment  et  il  nc  lardcra  pas'-.  En  outre  il  dil  :  Toat  (etre  doae)  dune  cltair  rerra 
lc  salul  da  Sci<jncar.  Le  prophele  Zacliaric  dit  :  Voici  tui  liomme,  ajtpclc  Oricn- 
lal;  il  .vc  liircra  dcn  bas;  il  rcndra  jiarc  la  maison  da  Scignear;  il  luirtcra'  lai- 
meme  ses  insiynes;  il  siegcra  siir  soii  trdiic;  lc  pretrc  jai/cra  d  .w  droitc;  lc 
fiii.  ,is,  coii.wil  scra  cntrc  cii.r  dca.c\  De  nouvean  '  h-  prophete  dil  :  l{cjouis-toi.  /illc 
de  Sion;  c.vulte,  fille  deJerusalem.  Voici  (jac  vicndia  lan  roi  juste  etdoii.r.  montc  sur 
le  petit  d'un  dnc''.  Lo  prophotc  David  dit  :  /'c  Ui  IkhicIic  dcs  cnfanls  ct  dcs 
(pctits)  enfants  ta  as  prcparc  la  (jlorification'' .  » 

78.  JusTLS  ueconn.vIt  »01  k  Jksls  kst  i.k  CnmsT.  —  Jacoli  ropoudit  ot  hii  dit  : 
«  Cest  vrai,  mon  frere  :  il  est  ecrit  ainsi.  [..e  prophote  Zacharic  dit  :  // 
viendra  cncore  des  peaples  ijiii  dcmcurcront  dans  dc  inmbreascs  villes.  (Ils  irout) 
daiis  iiiic  in^mc  ville  ct  diront  :  Allons  sapplicr  la  face  du  Seigneur  </«/  dominc 
litiil  cl   clicrchcr  la    facc    dii   Sciijiiciir  <iiii  dinninc    toat.    J'ir<ii.    moi  aussi.   Pc 

1.  Is.,  XI. VI.  i:i.  2.  Ilal).,  H,  3.  —  :>.  M.  a  ni.  :  //  (7^t'f/vi.  -  'i.  Zacli.,  m,  12-13.  — 
5.  Zacli.,  i\.  '.'.  ~  i>.  I's.  Mii,  3. 


[147]  SIXIEME  ASSEMBLEE.  47 

(of.fm^h'  ■  TtiM  ■■  nii-:'''*  '■  hii^nn  ■•  ahnnyi  ■■  rihiin  •  Mii  ■■  fr/i/»'i*-  ■■  i 

R  •  h'7ii,^nr/i.f:  ■  i/WA-  ■■  y.tmfi^Y]  -.  nA,e<-«^A.';"  ■  flj^.'l"tf»»/i*AA- :  ij^  ■  hiu.  ♦  foi  ..t 

>»'nji.i:  :  h^/n-H  :  ,e.n, :  hiw.h-nth.i:  ■•  i/w-a-  :  ?.«m»a5i  :•:  chAi-  ■■  h'ie  =  Hh    '  ^' 

ao  :  h'/"i-  :  hrliH-n  :  liyiCA-fA  :  ','lh  :  R'KI'1-  :  «WJ^/»-'/-  :  CTlP  :  'Hfl»-?l't  :  '1' 
?l'rt:'l'  :  H.i;  :  hHli-l-  •■[■■  (Oh'r?:"l/.lt  ■■  ,l'«"J\"?l  :  ilAV.  ■■  ODfiJ^  :  H/?.^?ift  :  'I' 
Ci  :•::  I0h'r}f:"l^lh  :  'Iv/nX-Jl  :  «0^'.  :  dA'/'  :  Ji^H.K-nJi.C  :  fl)?il>"'H  :  j?.'VV/" 
h.  :  <n»-;J-'>  :  ?iS»"fl>-ft'/-  :  fmfl'.(\(:  ;  fljf.+fll-tf»-  :  -^fl  :  "/<•'/"  :  Ofl»'.P."  :!:  fl?i9" 
JliroO"  :  H,e,nfl>-?»  :  flJ-ft'/"  :  «D-J^/»'/-  :  rt"?,?'!"  :•:  mhTUfon-  :  H,e.fl»rt.e."?'  :  A 
•^■'lY.  ■■  HA^/A'/"  :i:  mhtmtl  :  \\im-\\  :  fl).J,.|:  :  jr"J.|.  :  ?,'}h  :  y,X'>Wi.  :  >ii'.IJ-.P."  : 
Kfl»"/*'K  :  P"ftTft  :  fll,l'.n.A-  :  ?iO">"V  :  'In.  :  ?i'Ve  :  fl»Tf'/'  :  Vllnh  :=:  h«»  : 
hCft^f^ft  :  H»»X"h  :  n«»«p,VA  :  ^flJ-^ftrnft  :  'fi^C  :  H/fllAft  :  nn.'/"  :  A*r/l.9"  : 
H^IJ-^  :  ?»'^C,ei»"  :  4'.e.ft'l"  :  .d-^JIA  :  fllrt+A}»»  :  ^n'/.'V  :  h?.U'^:  •  n^WRjiA  : 
A.Arnn  '   :  ^'JflLV/J  :  fl>-?i'/"h.  :   hCA^f-ft  :    HnA''?'^  :i:    iVnao  :     /Vnf-  :   0»"A.  »   O» 

^.^ji'.,?/! :  mhcryh  ■■  flivfA-fl»- :  vn..e'l"  :i:  vn- :  j?.'l"n/.h  :  H^.ncvi :  Ahcft-f" 

1.  Ms.  Mm. 


IVil.  .'•.f 
v°  a. 


vomhreux  peiiples  cl  de  nnmhreuses  nations  viendront  avec  moi,  clierchant  la  face 

dn  Seignenr  qiti  doniine  louf,  a  Jcnisalcm.   ct  impJorant  *  la  facc  du  Scifjneur.    *  ini-  ss. 

.\insi  dit  lc  Scifjncur  (jui  doniinc  lout '.  J'ai  vu,  luou  frere,  commeut  les  peuples 

oul  eru  au  Clirist.  Voici  qu'a  ete  puissant  le  royaume  des  Romains,  c'est-a-ilire 

la  signification  des  dix  cornes.  Puis  viendra  le  faux  Messie,  (c'est-^-dire)  la 

corue   qui   est   petile;   puis   viendra  le  grand  jour  du  Seigueur;  ensuite  les 

morts   ressusciterout  des   tombeaux  et  se  tiendrout  debout  aupres  du  ter- 

rible  tribuual.  II  y  en  a  parmi  eux  qui  entrerout  daus  le  royaume  des  cieux; 

il  y  en  a  parmi  eux  que   Tou  conduira  au  supplico  eternel.  Puisqu'il  en  est 

ainsi,  qu'attendent  donc  les  Juifs?  » 

Justus  repondit  et  lui  dit  :  «  Tu  as  dit  vrai,  mon  frere,  et  tu  as  exprime 
unc  (cliose)  certaine  :  (k  savoir)  que  le  Christ  qui  est  venu  dans  les  jours 
dWuyustc-Ccsar,  qui  est  ue  a  *  Bcthlecm  de  Juda,  dc  Maric,  la  Saintc  Vicrgc  et  '  i'"'-  ■'•«. 
(que)  nos  peres  les  Juifs  out  crucifie  dans  les  jours  de  Poncc-Pilate  est  donc 
le  Christ  veritable,  comme  (r)ont  prophetise  Moisc,  Isaic,  Jercmic  et  tous  les 
prophetes.  Voici  qu'il  est  beni  celui  qui  benit  le  Christ  et  croit  qu'il  est  Ic 

1.  Zach.,  viii,   20-23. 


r..i. : 

\  ■  h 


48  SAIUUS  DAmaiC.A.  [!'•«] 

tl  «  tnVhri  ■  »1«»  '  *A-  ••  «XHAS.  •■  A>i''ill./i(M..t:  '  a*-M'  ••  nh«»  s  ^.n.  :  fi'P. 

•>  « vn.!*.  •••:  4<.v««  ••  >.''iii,^nj..(:  ••  /••a-  :  <"/.ii.f}''«»"  •  rn^.p.-vr'"»'  ••  >.T'-f<n»-  ••:= 

C:».tfO  ,  A.C.Vl  •>  :  t^A-  :  H^.VC^lr'»  :  MHlMt]  ■  Oi-hU  •  hr^\\  :  \\\{\'(ii\  • 
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<i>h'7i/^- !  An«'»- :  Ji/TO  :  h.y.t{t\ah  •  wy-w.  ■■  lun-t^-i  ■•  nxn  •  nhH'  -.  r/»,e,'V> : 
«f.ir» :  hmM\<\y.i: :  ii\.yi:0'  ■■  at*h'rKh  •■  '\tif\.ii'o»-  •■  «n^^rtv-/-  •■  ht\oo  ■.  f,ai-h 
«'»• ' :  ath.t\'rfi9*  ■■'.■■  ^"10- :  afh'\'  ■■  y.fxAn-hr  •■  «>[;..].i'.A'/'/'tf'»- :  *'.n. :  h^m.h 
•nj..(: :  in^A" : y.ffi^^n  ■■■■  avt.\\.yt\'/.  •■  vn.,i'. :  ,i'.n. :  athvt.  •■  h/»t\V'o»'  -. 'Vrtv.v : 

rll-IICPV  :  aihi:i'\\J("'»'  :  h9"i:t\'1'V  •■  ht^f'  :  (JAHl.  :  .l.-iP  :  «"rVO»-?  ::: 

lllVd-  :  '/"K-h  '  :  AAA.V  :  nfJ/:  :  Vf-A'  :  h9"hf»'  :  .l^.A+A  :  )ni:t\-f't\  :  Xfth  : 
i'.«/'  :  «l-irOV  :  ?.''/ll.>.n.l..(:  :  ht^a"  '■  h.him^  •■  0/:  ■^-  y.W.  ■■  Vn.^.  :  i\h'i-i'  : 
,1.')l(l  :  ?.A  :  t\'l'f\9*  •■  AhCft-f-ft  !  ^A.A-O»-  :  A?.A  :  ,e.tfnh<-  :  0(^9  '■  HI^.</l.AV-  : 
?.h-f  :  nril-ft/-  :  '/'ftJlOfl»-  :   aih'r\\t'«  :   Xnr/.  :   y.i„?:9"*?  •■  t\h'">Wo'*'  :  fl»JPV 

'  ini  .,'.i.  r'hat>' :  ?,.e.'/>iro... :  AdA  :  K'7ii.hnri..(:  ■^-  y.w,  •■  "V.h..eft  :  vn.^. :  *n>i'j/- :  Jfl 

r  a. 

1.  Ms.  X<D>>0O'.  —  2.  .Ms.  ao^h.  —  :>•  Ms.  lO-VVOlii. 

Verbo  ot  lc  Fils  du  Seigneur.  Comnie  dit  le  [nophete  Uariil  :  Le  Seiyneur  a 
ennii/e  .\iiii  Vrrhr ;  il  le.i  a  i/iirris  rt  il  Irs  a  sauves  de  Iriir  niort'.  Qu'il  soit 
mautlit  tout  (etre)  qni  ne  croit  pas  que  le  Clu-ist  est  Dieu  qui  s'est  Tait 
homme!  Eu  elTet,  lc  prophete  dit  au  sujct  de  ceux  qui  ue  croieut  pas  au 
Christ  et  nc  veulcnt  pas  cntendre  son  Evangile  :  lls  ont  tletituriie  leur  eisai/e 
(le  liii ;  ils  (int  reiidu  sourdes  leurs  nreilles,  afin  de  iie  jhis  eiitendre;  ils  ont  epaissi 
leiir  rieur,  ajin  dr  ne  pas  eomprendre  ee  que  [le  Seii/neur)  a  dit  duns  la  Loi  au 
siijel  (lii  Sdiirriir.  Le  Seifjneur  a  eneni/e  ses  proplietes.  [Ils  ne  les  ont  pas  ecoiites). 

•  fol.  r,s,   '  //    a    l'iiil    vriiir  sur  eu.v  le    rliiitintent,   ear  il  Irs  a  apjteles  et  ils  ne  lont  pas 

eeoute.  Vareillentent  eu.r-memes  lappelleront  rt  il  (ne)  les  eeoutera  (pas),  dit  le 
Seigneur  (jui  dmninr  tittil'-.  Le  prophetc  Mieltrr  dit  :  Moi-ntentr  je  les  renilrui 
eonfondtis  rl  disper.^es  et  je  les  rloii/iierai  de  nutit  lierilai/e,  riir  ils  ont  transyresse 
ma  Loi  et  mes  voies. 

79.  L.v  itKPRon.\TioN  PES  JiiFS.  —  Voici  quc  toutes  ces  (choscs)  sont  vcnucs 
sur  nous,  dcpuis  (jue  le  Christ  a  et6  crucilic  jns(jues  anjourdhui.  Le  Scigncur 
s'est  mis  cn  colere  contre  nous,  car  nous  n'avons  pas  cru  en  lui.  Le  propliMo 
dit  au  snicl  du  pcnple  (pii  a  crucifie  le  Christ  :  Mulltetir  it  eeu.r  (/ki  maelii- 
nent  riniiitiiti-  et  ntrditrnt  le  mal  dans  letir  rourhe!  l)es  </«'//  fait  jour,  ils  mcom- 
plissent  leiir  iniijuite  et  ils  eli'vent  leurs  ntains  contre  le  Seii/neur^.  Lc  prophMe 

•  fiil.  .v,i,   Miclirc  (lit  *  an  siijct  dn  C.lirisl  :  Ltnr-toi  (rt)  triliire-les,  fillr  dr  Sion,  rur  je  (/«•) 


1"  a. 


1.  Fs.  cvi,  20.  —  2.  /aoh.,  vii,  11-13.  --,'!.  Mii-li.,  ii,  I. 


[149]  SIXIKMR  ASSKMBI.Eh:.  49 

cnf-n  ■•.■  i-iA^K  ••  hX\X'V'a«-  .■  «)a/-  •  Kv-i  ■  ht\»"  ■  hd.tivf'- :  H-nc-i- ■  aa» 
Al-h.  ■  m-ifm{]'py-ti»-  :  iinwMf  ■■  hrThii-n  ■  ai-ithcrv-  ■■  Mhni\.h'nth.c  ■■  ntt- 
A-  •■  T^:c  :•:  mJiiin  ■•  ^'.n,  ■•  y.nMr.o^-  •  hhhih.^  ■•  h^Jii  =  ^vnA  ■•  riiii-ne  :  r 

•}'l'  •■  /.rt.fth-h  ■■  tfirM-  -•  hXr/i-mH-h  '  :  il/.i,  :  VD-  :  hlO'f\hr\'i\-  '  hr^.C^  ■ 
•l-nX-  :  OinArliVl-h  :  ?.'/'n.'|-  :  '>Jl  ::  '(•rtTril  :  ^fy4"(\  ■■  (Df.n.A"  :  hh^nChV-  :  ?» 
'Tlf  :  P-ftTft  :  hff  :  hCft-f^ft  :  ^'/'Ah  :  ll'|-rtn^  :  CB,f,-|",h.  :  AAA.U-  :  ^^.D-J?:  : 
h/w»  :  -nhn.  •■  ^.•'n-T  :  UnlA  ■■  W-A-  :  l»V  :  fl>r/lA<J.  :  H/VnV-  :  Vn..e'l-  :  n^^-/:KU-  :•: 
J?,n.A-  :  ?-{\'rt\  :  A.ed*'n  :  '^.'«'niJ  :  n^<0-C->  :  imw  :  i.-n6  :  ^lCB  :  Ad 
A  :  n/'J'l-'  :  "iM"  ::: 

^n.  :  ^**n  •■  Vli*'  :  *AdA  :  hat'V^yTf\  •••■■  mncm^iy  ■V-  a)hn"i.:f'C  :  atttC  "  loi  .9, 

'J^JJP  :  fl)^'}^«AjP  :  flJA^/..  :  ffl^-n/J./.JP  :  '/'ftA  :  WA-  :  n^iflJ-Cl-  '  A^Aif  :•: 
fl»n.:i-'},e  :•:  '/'AA  :  nw.fll-C-/."/  :•:  flJ^TJlh.JP  :i:  mj^CjP  :  flJt^A'  :  llfl>-ft'l;;J-  :•:  fl» 
'ttfh.d  :  4.Cft  :  Wrf^-yr  :=:  fl»'nA'},e  :  fl>WA-  :  .e.rt.e-V  :  hao/..'i  :  Hfl»-ft'/-  :  OrlK 
C  :  athWiTn  :=:   fll^PC^JP  :   Jifth  :   hahq^^n  ■■   n/JiC  :   llfhfll-^i  :  AW-A"  :  "/A?"  ' 

1.  Ms.  jiKvh-iDi-ri.  —  2.  Ms.  >i(D'>^->iri-ti.  —  3.  Ms.  a)r,r'f.-^i. 


fcrni  (des  onglcx)  (Vairaln  [d  toi),  ma  fille' ;  tii  detruiras  de  nomhreux  peuples  et 
tu  consacreras  {leurs  bicns)  au  Seiyneur,  sur  toute  la  terre'-.  De  plus  il  dit  :  // 
rcprimandera  Israiil,  en  disant  :  Mon  peuple,  que  t'ai-je  fait?  En  qiioi  t'ai-je  fati- 
(jne?  Dis-{le)-moi.  Voici  que  je  t'ai  fait  sortir  de  la  lerre  d'Egypte  et  que  je  t'ai 
dclivre  de  In  maison  de  la  servitudc  '■'.  »  7««)/)  r^pondit  et  lui  dit  :  «  Reconnais-tu, 
nion  fVere  Justus,  que  le  Ghrist,  c'est  Dieu  qui  s'est  fait  homme,  et  que  les 
.luifs  rout  regarde''  comme  un  homme  faiblePOr  tout  ce  que  ies  prophetes 
out  prophetise  k  son  sujet  a  eu  lieu  et  s'est  passe.  » 

80.   Lks   pays   soumis  a   la  domination    de    Rome.    —  Justus  dit  a  Jacob  : 
«  Combien  y  a-t-il  de  pays  sur  lesquels  a  regne  le  quatrieme  animal,  (en)  ce     > 
monde?  » 

Jacob  dit  :  «  11  a  regne  *  sur  'Aicfydnos  [Oc^an];  Bnrtdnyd  [Bretagne];  ♦  foi.  so, 
'As'itdr  [Espagne];  Barndyd  [France];  'Antolyd  [Italie] ;  Le'ard  [Hellade] ; 
'Abrdyiyd  [Thrace]  avec  toutes  (ses)  regions  superieures;  Bitdnyd  avec  ses 
regions  (adjacentes);  'A/iofso/i:/(/«  [Antioche] ;  Soryd  [Syrie]  et  toutes  (les  pro- 
vinces)  qui  sont  en  elle;  le  pays  de.  Fdres  et  de  Medydm  [Perse  et  Medie]; 
Beldnyd  et  toutes  les  iles  fameuses  qui  sont  dans  la  mer;  'Akentes;  Fereqyd 
[Afrique]    jusqu'a    'Awfyds  [Ocean],    la   mer   qui    ontoure    le   inonde    entior; 

1.  M.  a  m.  :  ta  jille.  —  2.  Mich.,  iv,  13.  —  3.  Micli.,  vi,  3-4.  —  4.  Le  verbe  i-Ti-Wi  a  ici 
le  sens  de  eonsiderer. 

PATH.    OR.   —  T.   XIII.  —  F.   1.  4 


V"  a. 


50  SAllGIS  D'AI5F:UGA.  1150] 

uthTCy  •  mi-h-  •■  «n')"?/";!-  :  •Mtu-Tx-U  ••  rMitiMM-  '  l"')"  ••  not-M'  :  'JAy"  :  O) 

vii- :  v^A- :  h*7i»in  :  •{•'ViV'  ■  nw'»»"//"/- :  c^v" '  (i»u"» :  hiiii '  hnw.httih.i: •.••■ 

ron/l»|:  :   A>rt  :   J.A'I'  :   ^/i»}";/»-»  :    t\\\00   :    ■H.h,  :   M"hf">  ■   '""fCh  ■   ht.7l-f- 

t\  ■  hM\  ■■  v-r  •i- 

Ut\rH'  :  •n/I..A"<"»-  :  tmfiih'  '•  flM»<"  :  V-h'!'  '■  dM'  '■  Ot-l\-l'  '■  h-tt.?'l'M'a»-  •.'.■■ 
•fol  59,  «»>.J»"''II  :  h-'!»  •■  l'(>*'fl  :  y.f,.'r  ■■  flJ.f.J^A.  :  «»,t'.ft/.A  :  W  '■  h^lW.httiU.V.  '■  \\ 
ao  :  y.i\i.y.  :  ■\iW.hS'  '■  Hlfl/.  :  IJll-  ••■:■ 

«»A'.fl.A"<"»-  :  t'-ftTft  :  Ah'lfl>-  :  /l.jPfl»'  :  h^m.httiXx.V.  •  \\(n>  •■  WA-  :  H|'.n.  : 
,eii«r-fl  :  ho^-i  '.   Oi'h'\'  :  fl»^Afl  :   ,h{\'\'  :  >.ft'"»  :    \\(l«'ii.t\  •  4'S./l  :  l^.l-Vnfl  ••: 

fl»Jl'.>.ll.>.  :  h*^.*.?.-  :  ;l-rXh.  :  A.'/'  :  Wh^' i\^<i'\\0^'  :  '\*n  :  WW  :  '\'V/"h 
*)«•»•  :  ydJf-n  :  fl»?.'/"ll  :  hTf^h-  :  A-|:  :  '"»XJl<J.  : 

fl»(:hf-  :  V't\'rl\  :  .Cn.  :::  ha-V  :  Ao»'/..A  :  (fTlH'  '•  AjPrt*'fl  :  fljn*!."!: !  1\ 
rt  :  J?<(.?.'r..e.-  :  'IMin  :  h'?"Uh  :  fl».!'.'/..»'./!  :  hhTlV  ••:  'l'^. <"»•>,  :  ,1'.^.  :  ^.n-f  :  h«»  : 
t\i:t\-r'{\  :  l/rt+A-  :  hyil-y:  :  'JM''/»  :  ^'rAh  :  «>-?,'|:  :  «»»1^(1  :  A,.e.tf»XK  :  OdJ^'  : 
h'rAh  :  l/7.'>nA>(i-  :  fl»rt"V./'0«»-  :  h'Vfl>-  :  H'J'/-  :  -/"^^OO-  :•: 


^Amoryd  et  tout  son  royaume.  Ce  sont  les  pays  (soumis)  aux  Romains,  daiis 
le  mondc.  Voici  que  tous  les  peuples  ont  ete  sourais  ;i  la  royaute  '  des 
Romains,  comme  a  ordonne  le  Scigneur.  Mais  notre  royaute  A  nous  est 
disparue,  comme  nous  (le)  voyons,  depuis  que  le  Clirist  est  venujusqnes  au- 
jourdhui.  » 

81.  FiN  DE  LA  coNTROYEKSE.  —  Aprcs  avoir  dit  ces  (paroles),  ils  se  dirig^- 
♦  foi.  59,  rent  et  s'en  allerent,  ce  jour-la,  vers  leurs  maisons.  Alors  *  Jacob  se  mit  k 
jeilner,  a  prier  et  a   demander  au  Seigneur   dc  (liii)  pardonner  les  peches 
qu'il  avait  commis  autrefois. 

Jastus  dit  aux  freres  :  «  Le  Seigneur  est  vivant!  Tout  ce  que  Jdcoh  adit  cst 
vrai  et  il  n'y  a  pas  de  mensonge  (cn  cela),  car  c'est  enonce  par  l'Esprit- 
Saint. 

Maintcnant  je  veux  que  vous  m'apportiez  ce  quc  vous  avez  fait  ecrire 
jadis,  ce  sur  quoi  Jacob  a  controverse  avec  vous.  »  Alors  ils  lui  apporti?rent 
le  livre. 

Le  voyant,  Jusltis  dit  :  «  Mon  pere  Samucl  a  ete  le  maitre  de  Jucob,  mais 
ce  dernier  le  surpasse  en  sagesse  et  (lui)  est  sup^ricur  en  science.  Jadis  mon 
pere  a  dit  que  lc  Christ  que  les  Juifs  ont  crucifie  est  ineonlestablement  Dieu, 
et  en  outre  qu'il  ne  viendra  pas  d'autre  Dieu  que  lui.  »  Ayaut  enteudu  eelte 
(parole),  les  freres  furonl  lHoiui6s. 

1.  M.  ii  m.  :  par  la  loi/aiile. 


r"  a. 


[151]  SIXIEME  ASSEMBLEE.  51 

V  '•  *01C  •  n«w<PdA  ■•  'Pd^  •  'JT'/»'  :  -nhrt.  :   Hf/h^C  :   T*  :  «Ti^Ci  :  fflfl>-?l    ^  lol   59, 
'|:rt  :    n?./».  :  JUJ-J  :  ?t9"A.*V'|-  '  :  hff.l}-?:  ■   rt<^dh?'  :   h,lv\r  '  itM'  ■  MW  '  ?•       '   ^' 
nA  :  n?l'M-  :  r"*-!-  :  J?.'IV„/»M..  :  nT*'»-  :  T^J*  :  "JT-/**  :  fl»n<W^«7/^.|-  :  ^.*  :  fl) 
nA'l--  :  ({h-il-Wtl  :  A.P.''|-<f„/*M..  :  VU'  :  f-d^h^'  •  hr\hao  !]Rh«n  :  (OVr^b^.  ■ 
no-i^n^']'  !  /...flfl  :  ^CB  !  ?.ft«w  :  .f./.<{.  :  H.P.r/D?.-?,  :  Hh^nA  :  fh^Ci-l'  '■  H.P.n.  : 
^'J^.A  !  >n.^-  :•:  flJ?.9".e."'i<{.r|.  :  HiP.-y^ft  :  -f-n^J  :  Hfl»-?.'|:  !  'IT.J^"?.;!'  :  AT.C'/'!- : 
flJ?.l»"'H  :   J?.hfl>-'}  :   'l-V^K  :   '/'fl>-;i-^  :•:    fl)?.»nrt  :   ^»»11  :   fll-?»'|:  :    hhT^-  '■    h 
*w  :  .^Vl.O-  :  ?.^.U-.P.-  :   flJ-Tr^.-J.  :   VS"'I"  :    C-Tl"d  :   hhao  :   ?k.?i9"y-  :    ii\\CM-t\  '  H 
«nX-h  :  ?.'/'«>.e:-«i>  :    ^-rtOC  :  «WJ-I/^--^  i   ^^ld  i  K^CB  :•:  Oihf^^W  '■   W,-  ■  h?-    '  lol   CO, 
0-?:  '■  h^iH  !  ,e'}'?-V.1S-  :  flJ./.OT^.JP  :  Afl»-?.'|:  :  UVi  ■■  fl)'^?,hA-o»-  :  Ott.?'  '  P 
hH  '■  (Df,'U-  •■  M  :  fl^nd^?*  '■  Afl>'?.'|-  :  iWi  ■■  hlU  :  .P.nA  :  hff«"U  :  fl)nr1.'|:  :  "i 
Airt  :  VnO  :   ^.'JH  :   "iflA^  '■    A^A.IJ-   ::   (Dh9"ff:'W.  '■    .ll^T   :   ff»<POA  :   »1*^  :  'I' 

;>'nh.  :•: 

1.  MS.  >iy»A..-|.>  :  t. 


82.   AcCOMPLISSEMENT   DE    LA    PnOPIIBTIE    DE  DaNIEL.  AlOFS  JuStUS  leUI'  dlt    : 

«  Voici  que  moi-meme  je  (vais)  vous  raconter  une  chose  surprenaute.  II  y 

avait  dans  *  la  ville  de  Soqind,  dans  les  jours  du  roi  Moriq  [Maurice],  un  "  foi.  59, 

homrae  qui  habitait  pres  de  notre  demeure ;  cet  homme  etait  pretre  d'entre 

les  princes  des  Juifs.  Je  Tai  entendu,  un  jour,  en  train  de  dire  :  «  Pourquoi 

«  se  rejoui-ton  de  la  mort  du  roi  Moriii  et  du  regne  de  Fouqd  [Phocas]  ?  Pourtant 

«  on  ne  se  rejouira  pas  a  ce  sujet.  Voici  qu'on  voit  (des  calamites),  depuis  (jue 

«  le  royaume  du   quatrieme  animal  a  cte  aflaibli  et  detruit,  car  reste  ce  qui 

«  viendra  avant  les  dix  cornes  dont  parle  le  prophete  Daniel.  Puis  (surgira) 

«  la  corne  (jui  est  petite,  c'est-a-dirc  la  plenitude  de  la  crainte.  Ensuite  aura 

«  lieu  la  resurrection  des  morts.  Puisqu'il  en  est  ainsi,  comprenez  que  les  Juifs 

«  ont  tr(jbuche  et  ont  abandonne  la  voic  de  la  droiture,  car  ils  n'ont  pas  cru 

«  au  Christ  qui   est  venu,  avaut  que  le  royaume  du  quatrieme  *  animal  fut  *  foi.  eo, 

«  d^truit.  »  Alors  les  Juifs  demeurerent  a  murmurer;  ils  injurierent  ce  pretre 

etily  eut  entre  eux  une  grande  querelle.  Voici  que  moi-raeme  j'ai  entendu  ce 

pretre  en  train  de  dire  une  telle  (chose).  Mais  nous,  nous  somraes  demeures 

k  nous  moquer  de  lui.  »  Peu  de  jours  apr(!;s,  ils  se  rtjunirent  a  nouveau. 


♦  r.il.  r,(i 
1"  b. 


52  SAIUIIS  DAIiKKCA.  1 152] 

f.n.A"  •  p-ft'r[ft]  ••  Ay/i-r-n  •■  ^-vv"  ••  n'^n.h  ••  'vi"]/:/.  ••  in:i-i\\yA'\  ••  h 
'/•.''•A  •■  v(i.y-l-  •  r^'M-  •  MnMitx '  ••  \t\of  •.  ri>,'}'/-ii :  /..'H^  •.  j?r/ohc:  :•: 

y.iL  :  y^+n  :  Ji-^i-i' :  >i«» '  ^.(L  :  ?."/ii.^n,i..c: :  i\hi.  ■  h.i:r9t\  •■  W-  ■ 
A.-i"i'A«n>- :  i:\M\o»' :  nvi/. :  ,hM' '  hi\('"  =  aihjvr'i'n  •■  h,y.i\'p--ii)no»-  .■:■ 
iJiL-l-  :  [^.-l-jnA- !  ii.'/' :  ?.'*;ri.K'nji.(: :  ui-hu  •■  ak^/»  :  hc.-i-jiifi**"»- :  vs''/.'h 

OD.  :  (:.|:(J  :  rlJ'/"'/JlriV|«o-  :  flljrlChw'»-  :  V;i-Ji  :  "'/KhA  :  nhrt.  :  rtl"7rthA  :  fl. 
X.  :•:  mh.-l-hliWlOO-  :  hft,/.  :  ri)?,:iA  :  "Vfl»-;/'  :  fl><i.Art.  :  (0 h.\Unn')no»-  :  ^.<w>  : 
'JX.Ji  :  fl»-ftl''  :  1f'>'|.-  :  iW  :  WA.<l>(:h«»-  :  fl»A.'/-Afl»-htf'»-  :  V/Ah'|-  ' :  >h./.  : 
A?,'};'h'/:yiO»-  :  Mn/.ho»'  '  :  fl»-fl'/-  :  'J"!^i:  :  h'i-l'  :  flH/nTlb  :  AMl'/.'htf'»-  :  >i 
T^iM"  :  fl»?»fth  :  A^JA'/'  :i:  «»»1*0  :  ,l'.fl,  :  fl»^'"'^  =  rt"7i>lT"»">.  :  fl»^'/"nhfl»-  : 
•l"?,»niP  :  -lnfl»'h.  :  hiloO'  :  a}'t\l'  :  'ir}|-  :  fl.-l-  •■  tnYm^Jna^'  :  JP.Vfl^.  :  -^ 
n  :  tmilU  !  /{<f>.T|.  :  fl)'l-X.UV.  :  fi.i\  :  ft^.lt^  :  hV-^tl  ■■■  (Ohtmfi  :  hi\i^\}o»'  :  /1"% 
'i   :   .'«'Ae   :   fl)A,0'/"nho»-  :   'l-^Hl/e    :   VU-  !   »»J,AVh  :    hV  :   f.(\,  :   ?,'7ll.h.fl,/i. 


1.  Ms.  Attn-C  •  •fft.  —  2.  Ms.  iDfi-h.  —  3.  Ms.  hr^klit.  —  4.  Ms.  vvIICIK'»..  —  5.  Ms.  ioh+ 


■IMiuo- 


SKPTJIEME    ASSEMBLEE. 

83.  Jacob  demontre  que  le  Chiust  est  venu.  —  Jttsttis  dit  k  Jacoh  :  «  Je  te 
demande  de  in'exposer  et  de  iue  demontrer  par  la  parole  des  prophetes  la 
venue  du  Christ,  car  (les  freres)  veulent  scruter  (les  Ecritures)  k  ce  sujet.  » 

Jaroh  dit  :  «  Oui,  nion  frere.  Le  Seigneiir  dit  par  la  bouche  du  prophote 
Jenhiiie  :  iVc  vutis  fiez  pas  d  des  paioles  de  inensuiKje,  car  clles  ne  vous  seront  utilcs 
cn  rien.  (AV)  ditcs  [pas)  :  Cette  inaison  est  la  inaison  du  Sei(/neiir.  Si  vous  rendez 
fiii.  (10,  druites  '  vus  vuics  et  vos  wuvres,  (si)  vous  prali^iiicz  lu  justice  cntrc  lcs  hornmes  ct 
cnlrc  {vos)scniblahlcs,  {si)  vuus  ii'opprimcz  pas  la  vetive,  rorpltclin  et  1'etranger,  {si) 
■vous  iie  repandcz  pas  le  saiuj  pur  dans  cctte  maison,  [si)  vtnts  n'allez  pas  [apres) 
les  dictix  ctrangers  el  iie  {les)  suivez  pas,  je  votis  fcrui  demeurer  vous-nicmcs 
dans  la  terrc  que  jai  donnee  d  vos  phrcs,  iVeternitc  cn  eternite'.  De  nouveau  il 
dit  :  Si  vous  m'ccoutez  et  (si)  votis  observez  mon  commandcmcnt,  voiis  cntrcrcz 
vous-inihncs  duiis  rellc  maison,  vos  rois  siegeront  stir  lc  trone  dc  Duvid  et  vous 
serez  porlcs  sitr  Irs  rhurs  drs  rlirriiii.v.  Mais  si  voiis  rrftiscz  irccoutcr  ina  parole  et 
(si)  vous  n'observez  pas  mon  commandement,  voici  </»(■  jc  vous  jure  moi-m^mc,  dil 
lc  Srignriir,  (lur  jr  drmolirai  rrltr  maisuii'-.  Vois-lu.  o  mon  IVere  Jusltis.   (|ue, 

1.  Jlt.,  VII,  3-7.  —  2.  Jor.,  xvii,  2/i-27. 


I 


v°  a. 


fol.  60, 
V"  b. 


[153]  SEPTIEMR  ASSEMBLEE.  53 

C  :  hffo  :  htmn-ttC:  ■•  tiini^  ■•  n.-!-  -•  CKM-  •■  hM-?  ■•  P-ftTft  :  hfm  -.  hV^^hao  -.  »  f„i  m 
■\'i\bm  :  ^.Oi».  '  !  tOxm.txl  ■■  hSi^-ti  :  \\C.Mt\  :  W^^fl  :  }x'^\\.Y\'tt,h.C  '  fflH/.m 
>  !  a*'{\'l'  •■  WA-  :  n^liflJ-rM'  ••  tOl-^M'  :  n.-/-  :  fm^y.M  :  IDlhnA  :  rll^V  :  ©/"C 
MV  :•:  ahffo  :  jf.tt.  :  h,C'r^t\  :  Vfl.,P.  «  ?»A.  :  ti.\'  :  M  '  ?lftOT  '  -VA4"V  :  VVft 
e  :  Oimi-^  :  '\rtA.f  :  Tifitt,  :  (Dhtt.fi  :  tiWM  :  '»(l7ft  :  HJJ"  ■•  rli^^W»  :  hft*".  : 
/S.fl»X"h.  ■•  h9"a,'1'?  :  (Dh,y.'1'fm?in-  :  '^1.?  ••  fl»?iAO  :  HJPt.U-  :  0.+  :  '^.4.,?.^?  r 
fl».e7'n^  :  AfmCh-l'?  :  hhfo  :  Of^O'  ■'  S"[A-]'1"  :  fllA.-Wl*-  ■'  l^  ■  h^ii.K^n.h. 
C  ■••■■  tDUdtt  :  j2.n.  :•:  hf^  '  *<»»■  '  <»»-A.  •■  fl»«^<">^/uA  :  4'.«'."»»  =  1K'V  :  A,«Afl»'1|--  : 
WM  :  •'in.irtf»'  :  fl>Ai.,l'.'/'MiJlO»-  :  All"}'!.-  :  rlilin  :  H?i'>nA  :  Hho^'  :  ^C/li* 
tf»-  :  >i'/'ie  :  IDhmdhf»-  :  'h^i-^  :  flJ'J^.  :  ,1'.^.  :•:  hf^A  '  h?.'^a^''l.  =  .e.ll.  :  h^ll. 
?in«/i.(:  :  tB'hOTe'phfl»-  :  .e.-V^:  :  OlVe.-  :  h^^AlTl-  '  :  h>/"h  :  ?.R.e  :  AdA.»JO»-  : 
(Dhli.-X-ht^fi^'  :  fl»hft'/">'iV.V)0"'  :=:  mhbtt  ••  ,e,n,  :•:  h.,e.rt<i  ■•  A"Oi>.  :  (?.n.  :  hT 
ll.hnWl.C  :  HK^nA  :  Whmy^a^-  :  '^l>hA  :  hrliHn  :  fllfl>./»''/"  :  w-A- :  n^hflj-c 
l-  :•:  TJ>.»I.  :  hWl'^  :  tl>  :  11^*?*  ••  Ot-hl'  :  W'A-  :  n^fl»-i:>  :  ht\fm  :  Ki\'^t)'l  : 
^ti"  :  hh'^\\.h'l  :    hSfhh  :  hCft-f  ft  :•:  ^.n.  =  'T.tl.jPft  :   "itt.^.  :   nh'J'l'  :   iWlCM' 

f\  ••  c^i'.  ■■•■■  s'i>.  •■  hn\i.htt.h.c  :  ,e.flJ6«i  ••  h'/"tt,-u  :  (Dy.(DC?:  =  flif.v^nc  :  «wAd 

1.  Ms.  Rr^f.  —  2.  Ms.  >,0Aa>:^.  —  3.  Ms.  mtooje-nio'»-.  —  4.  Ms.  hyAVi^-. 


depuis  *  que  le  sang  de  Notr('-Sei(jncur  Jesm-Christ  aete  Tepandu,le  Sei<^neur  ♦  foi.  eo, 
nous  a  meprises  et  nous  a  disperses  dans  tous  lespays;  notre  temple  a  ete 
detruit;  notre  Loi   et  notre  Testaraent  ont  ete  abolis.  Comme  dit  le  prophete. 
Jeremie  :  Malheur  (i  inoi,  car  mon  (imcperit!  Le  tourment  est  (jraiul  sur  moi.  Je  dis  d 
mon  dme  :  Supporte  cette  a(fliction.  En  effct,  {mes  fils)  sortiront  de  ma  maisonet  ils 
ne  reviendr(mt  plus  vers  moi.  Personne  nouvrira  mon  temple  et  ne  ramenera  nion 
Iroupeau,  car  les  ber(/ers  ont  agi  iniquement  et  n'ont  pas  cherche  la  face  du  Sei- 
(jneur'.    De  plus  il  dit  :  Quaiid  {in^me)  Moi.se  ct  Samucl  se  tiendraiemt  devaiit 
ma  face,  lunii  iiinc  nc  sc  troureraif  pas  avec'  cu.r.  Je  ii'epargnerai  pas  ce  peuplc, 
mais  au  contraire  jc  Veloignerai  de  moi  et  jc  lc  fcrai  sortir  *  dehors^ .  En  outre  il   *  foi.  «o, 
dit  :  Piiis^iue  vous  m'avez  abandonne,  dit  Ic  Scigncur,  ct  {j)uisfjue)  vous  vous  efes 
tournes  derriere  dautres  dicu.v,  j^cVeverai  ma  main  sur  vous,  je  vous  renverserai  et 
je  rou5  confondrai.  T)e  nouveau  il  dit  :  Je  ne  leur  pardonnerai  pas,  dit  le  Sei- 
gneur,  mais  jc  Ics  disperserai  parini  lcs  pcuples  et  daiis  tous  Ics  pays.  Voici  donc, 
6  mon  frerc,  que  iious  sommes  devenus  disperses  dans  tous  les  pays,  car  nous 
n'avons   pas   ccoutc   la   parole   de  Notre-Seigneur  Jesus-Christ.  Le  prophcte 
Michee  dit  au  sujet  de  la  descente  du  Christ  :  Voici  (lue  le  Seigneur  sortira  de 
samaison;  il  descendra  et  demeurera  sur  la  terre;  lcs  moiitagnes  s'cbranlcronf  par- 


vb. 


1.  Jer..  X.  19-21.  —  2.  M.  a  m.  :  /iitprcs  de.  —3.  Jer.,  xv,  1. 


54  SARGIS  D'ABEUGA.  [154 1 

A-l-  «  y.fl-C  •  <i»y'>'f'A«)'A-  ••  h.P.nc:  •  ll.-lvTlrl:  ••  «»l'.-l|v/i.rtni.  :  hm-IC  •  h«»  «  I*' 

i»"rt  :  J»!'"'^  '  ^i^i-l"  ::=  "»h"»  •  "7j?.  •  ii^.«»-,iir»i :  h'rhff:ni:  ••  wil-  ■■  v^a-  •■  uy. 
f.i  Gi,  hfl>-'> '  tth'i*-i-  ••  •'im.M'  •■  i\s'M'tt  :  tntthi-i'  i  'i:n'o«'  •■  mU'  •■  ?»ft/..Ai.A  ::: 
'  "     y.ii. :  vn..e. :  n>i'>i- !  hy.o?:  •■  m  ■■  h.hr'i-  •■  ttmiti-fti  ■\-  yn  •■  ^-/n.Kn.h.r: • 

h.yilh.  •■  -JJ^-V  :  f\ftMlO»'  :  hi)'»'  :  M  '  hnU.h-lhh.ll  :  «"'h<i  :  «»i;A«»-  :  M  ' 
hM\  :  A^JAi;"  :  h»"^-  :  •'l(n.h-\'Ua»-  :  (nh.-1'i1\tth'  :  httfl)l1U»-  :  hflf»'  :  /^h"!». 
hn,h.C'  :  h9"^\ilnoO'  :  •iie.VlflU-  :::  ^"7^  :  >,h1-K'  :  h""  '■  h.ytt,  =  A.l"  :  MinVl 
«•»•  :  H>i'MIA  :  t\h"t\\.h'tt,h.i:  :  h'rAh*l«»-  :  Win-hl'  :  ^H.Mil  :  »rt'l'A?*  :  ^ijL'- 
If-y:  :  tOftttf\  :  hT"!'  :  ttl'  :  h'rhM9'o«''  :  hl\""  ••  W-A*  :  Uh.Vh'r'i'  ••  M-  '' 
h/\tt  :  ,1\y.(H'  :  UMM"  '■•■ 

«»»l(Vn  :  y.tt,  :  Vn..«'.  :  tth^il'  :  h.f.D-.e,-  :  >iA  :  h'ri'  :    ttYlCMh  =  fl».e.P.'VT  ' 

•  foi. .1,  ?i-iii.hn,ii.(: :  A.ert*n  :  m.e.nA,»» :  ?i'/'?i?. :  uy.h.y.* t^" '  ^.«wx-h. :  injc.rt^-s. > 

'"  ^*        A-|:  :    tty.a/.  :   K^V''i  :   (Oy.-1'^r' ,h'  =   (IV^A-  :  l*'V,e-1-  '  y-tt,  :   h"lU.htt,h.i:  ■•■  (D 
KCryM.  :  Vn..e.  :  y.tt.  :  tthil-  :    i1x^',-1'  :  hA  :    'p-lft-OO'  :  •/.(^.«^'ft  :    ht^  :   J?.-1' 

wA.e/ :  hcrt-f-ft  :•:  h»»!! :  .e.n. :  h-iii.^nrii.c  :  .+A  :  'i'f\rh  :  lU."?  •'  -tthy.  • 

fflAU   ••   fl»10C   :::  <Jrh.A   :   'XUflP-O»'  :   Aft*,*   :   a^^iHfl'  :    >^«{.  :   Arh  •   Kft'"»  ' 

1.  Ms.  JiT-h^jRjPfm-.  —  2.  Ms.  Hh..e?°'V. 


dessous;  les  collines  se  fondront  comme  la  cire  d  la  face  du  feu  et  commc  Veau  qui 
*  fot.  fii,  coule  des  montagnes.  Cest  tout  cela  qui  surviendra  d  cause  *  du  pechc  dc  Jacob  ct  u 
'°  '^'  cause  du  crimc  dela  tnaison  d'Isracl ' .  Le  prophete  dit  au  sujet  des  Juifs  qui  n'ont 
pas  cru  au  Christ  :  Le  Seigneur  dit  :  Jc  ne  leur  montrerai  pas  ma  face,  car  jc 
suis  le  Seigneur  misericordieux  et  je  suis  existant  jusfju^d  jamais.  Confessez  votrc 
peclie  et  ne  cachcz  pas  votre  faute,  car  vous  avez  peche  contre  le  Seiyneur,  votrc 
Dieu.  Enteiids,  6  mon  frere,  qu'il  n'a  pas  dit  :  Vous  avez  pecho  contre  moi, 
mais  eontre  le  Seigneur,  votrc  Dieu,  c'est-a-dire  (contrc)  le  Clirisl  que  les 
Juifs  ont  cruciric.  S'ils  avaient  cru  en  lui,  il  les  aurait  fait  vivre.  EnetTet, 
tout  (etre)  qni  ue  croit  pas  en  lui  n'aura  pas  hi  vie  eternelle. 

84.   Lk   sallt  opeue  pau  le  Chuist.  —  De  plus  le  prophete  dit  au  sujet 
des  Juifs  qui  ont  cru  au  Christ  :  Le  Sciijneur  sauvera  Jacol>  ct  lc  dclivrera  de  la 
♦  foi.  r,i,  main    de   cclui    qui  est   plus    fort    '    que    lui.   lls    vicndront    1'adorcr'-    sur    la 
'  montai/ne  dc  Sion  et  ils  se  rejouiront  de  tous  {.Kes)  hienfaits,  dit  lc  Sciyneur^.  Lc 

prophetc  Jcrcmie  dit  au  sujet  des  enfants  qu'a  tues  Hcrode,  lorsque  le  C'"'!:'! 
fut  ne  :  .\insi  dit  le  Seigne^ir  :  Vne  viti.r  a  ete  entendue  dans  liamd  (ainsi  que) 
dcs  plciirs,  dcs  lamentations  et  dcs  gemissements.  Hachcl  pleure  ses  enfants  et  ne 
veut  pas  cesscr  les  lanientations,  car  ses  enfants  ncjiHstent  plus  pour  elle.  Ainsi  dit 

1.  Midi.,  1,  ;5-,').  —  2.  M.  a  m.  :  i/.i  viendront  et  ils  1'adoreront.  —  3.  Jer.,  xxxi,  II  12. 


v  a. 


[155]  SEPTIEME  ASSEMBLEE.  55 

Ki^^iV  ■■  ?^'t'.^  •i-  htmni  '■  f.n. :  h^n.h-nr/i.f:  ■  ftin«»  ■■  *Ah.  ■■  Kirnh?. :  (oh 
d[^]'>'/:h.  •  hv^h^i-nh  •■  htiffo  :  drt/i- :  Tinch.  •••■■  j>rt.-1rt  :  Tncti-fti  ■■  (o-h-u  ■■ 

H.e<f.?.y-.P.'  :  Ottnt^-  ■■  (0^.iS:V-a^'  •■  nh'W  :  9"1(\(^00-  ■.:■. 

VU-h.  :  AnO-h  '  :  >.f-nTrt  :   h»»  :  '/oK^l  :   ilC.tl-ftl  ■  fl),e."Vi   :   ?»9"rtrT(i'l  "/•  : 
rtji^nj  :   fll^rAh  :   "\F'\'  ■■   (Dhhhii   •■   «l-J-A?'*"»-  :    nn.'|-  :    Arh.l»"  :   n</»*PrtA  : 
V^CJP.-ft  :   77/*'  :   Tf-'l'  :   '^p.Ti   :      hCn-fft  :   ,t'.?iftP-0»"     •:   nh«W  :  .^.n.  :   Wl.^.  :    *   'I   < ', 
VU"  .-  OT<PrtA  :  ^e.^oKK  :  JP.n.  :  h'^\\.h'i\,h.C  '■  hi^fCT  '  009,M-'\'  '■  An.'l'  :  ht\ 
^■h.A  •■  fllAILI'  !  J?.J)-^  !i  fl>-?i'l"'  :   h'^/.  :    hrll-JX-  :   A^i^R'!"   :   <W">n/.   :   ^ff:^  '• 

fl»^.^i'> :  !f'U-y,  '■  (Dh,?<fii{^9"  ■■■■  fljn?i'>'i "H  :  KifA'"i'nh  •  hr^-i-  ■  f^-v-f,  • 
■ahfi. :  H^.vnc  :  fi.n  '■  tmnv,-  ■  (o-tit-  •  n.!' :  ht\i-i^,i\  ■■\- 

hhU-^  •■  htm  :  h.aB?^h  •■  hCft-Pft  :  Vlih.  :  rhrttfl.  :  Vn.jP-V  :  fl)'>/7,».  :  JP."V 
d>  ••  fllft/Yi-I-l-  :  >ift'W  !  ?»A-n>  :  il-l^'  •■  (Dh.m-f:'!  •■  (Uh.m>'i'n/^i'  :  ■l'd.?itm  : 
AdA.V  !  .*A  !  >n..e'l'  :•:  (D(il\fl  !  A.OTX-K  :  hf.7l-frt  :  hrW/.^V  '■  «/o'}1/*'-S-  :  h 
^UK'  '■  fl)'/"t/V'ro»-  !  hOT  :  +;P,''7.  :  flin<1i'|:  !  h'/"KOT  !  <wK-^  !  Incti-fii  '■  H 
'l-fliAft  !  h^nC^r  '■  flJA-l-  !  >{'lM"  !  Hfl>-?i-|:  :  ,e.'>'1A  :  m-HC  '■  A^A^  :  fl»-h 

1.  Ms.  AIHB-ir.  —  2.  Ms.  lD>,t. 


le  Seif/neur  :  Ta  voix  est  affaihlie  par  les  pleurs  et  tes  yeux  par  les  larnies.  {Mais 
saehe)  rjue  la  recompcnse  de  tes  oeuvres  (subsiste) ' .  La  recompense,  c'est  le  Christ 
qui  augmente  leur  recompense  et  les  remunere  selon  leurs  oeuvres. 

Voici  donc  que  tu  as  compris,  6  Justus,  que  le  Clirist  est  venu  et  que  nous 
sommes  delivres  de  regarement  de  Satan  et  du  culte  des  idoles.  Quant  a 
ceux  qu'()n  a  tues  a  Bethleem  dans  les  jours  du  roi  Ilerode,  assurement  '  le  *  lui.  c,i, 
Christ  est  venu  lcs  recompcnser.  Comme  dit  le  prophete  :  Voici  que  des  jours 
viendront,  dit  le  Scijjnrur,  (oii)  j'accomplirai  les  Ecritures  pour  la  maison  d'Isrdel 
et  pour  la  maison  de  Jiula.  Ce  jour-la,  je  co)istruirai  pour  Dacid  un  trdne  de 
justice.  Juda  sera  sauve  ainsi  que  Jerusaleni,  Cesl  pourquoi  ne  manquera  pas  d  la 
maison  de   Juda    1'homme  qui  siegera  sur  son  trone,  dans  la  maison  dlsrael'. 

85.  L.\  R0Y.\uTii  Du  CiiiiisT.  —  O  mon  frere,  si  le  Christ  n'etait  pas  venu, 
voici  donc  que  les  prophetes  auraient  menti.  Quant  a  nous,  nous  avons  tre- 
buche  et  (nous  sommes  dans)  Terreur.  En  effet,  nous  n'avons  (ni)  roi,  ni 
domination,  ni  royaume ;  la  parolc  des  prophetes  s'est  accomplie  sur 
nous.  Si  le  Clirist  n'etait  pas  venu,  le  royaume  des  Juifs  dcmeurerait  ainsi 
que  leur  domination  comme  autrefois.  Mais  depuis  qu'est  venu  le  Christ 
(jui  est  nc  de  Marie,  fdle  de  David,  c'est-a-dire  (de)  la  Vicrf/e,  c'est  lui  le  *  Roi  *  loi.  6i, 

v°  b. 
1.  ier.,  x.\xi,  l.)-l(i.  —  2.  J(er.,  xxxiii,  14-17. 


56  SAKCIS  DAIiMHCA.  [150] 

>i-;ii.^nji.c:  •  «»•*",.  •  <i>>.i.-  •  .•'•a  =  h-iu.hthiui:  ■■■:■  uthM  •■  hru-  •  ni-  •  «»i- 

(I»Jl<,:}»»  :    l'.>rK-   :  «"-n-i-   •  «««'r//"|:  :  A'}A^/"   :   "iM"   ■l' 

niu/"  :  .iMj. :  h^m.hthh.i:  •■  im.y.  ■v-  hi^r.tt  •■  A"«'-  :  //.^j.rt  :  «iij :  rftA  = 
hiM  ■•  ViT  ■■  (ithM*d. :  A-iy.  ■■■:■■  (ithy.ihy:fi :  hfi  •■  hrr  ■  Mn:M-t\  •■  .cjitf»- 
V  •  A-i.'{.v  :  rt\h  •■  ^..iiM-n  :  ot't\-i-  •■  h,h\:  •■  r'i:ol-  •■  uthM  ■■  Khru-  ■  mh, 
f\ro-  •■  ■'\ht\u  •■  (nn'i:o' '  :  "idy.  •■  /^h.ni-l'  •■  ?.a-»i.  :  y.u/.m.  •■  io-m-  ••  w- 

A-    >    (M.«»(:1'  :  «»,l'.hll»-V.  :  AJ.7^A  :  «»A«'»nV  :  ht\\\  :  A^JA'/'    :  (1»?«"  :    iM' 

tio.  :  l».!»"  :    IICIJV  :  Ol-Vfr^.V  .::  Vl>-  :  A(l-  :  hh'l-V  :  )\*f»  '  'iU.Mn  ■  «»A^.  :  f\'P.1-  : 

•  fol    fi2,    fl>->.|:    :   «I^J^,.    :    hrf\\\  •  «»    'Jl/"  :  rO-?.|:  :  A*A  :  V^A'  :  ^rl.Hn  :  «»^#.(1  =  h^. 

I»-.»'.-   :   ?.A  :  hr'l-  •■   n|:  =::  (111//»  :  .Cll.  =  /..Cr.Prt  :  V(l..i'.  :•:  .e.ll.  :  h'']U.h\h\^.i:  ' 

>»+<iv>'r  :  hi:o-i-  •■  )if\F'a»-  :  (oh{\-M:  ■■  //"'P+rVr/.irtf"-  :  «»^.,1'.[-1]+>V.  :  hi 

h  :  AJll.C  :  fl».f.l+[V]i'.  !  A?."/ll,>.nrl..C:  :  hrt\\ta»'  :  ri»A>J'/M-  :  'J'?.'/'0"-  :  H^ 
V/"?.  :  A-0«»-  :•:  (Ohy.U'y:{\  :  hA  :  Khr"!'  ■  (IhC^ft-fft  =  J?.hfl>-V-  :  h*"»  :  rtiJ.^e 
-t-  '.  at>t\\'4'1't\i   :  hA  :  fthfl»-  :   hrtlU/.  •■  tDf.-i  :  UhJ.l\'^--0'  '■  fl»A.J»"'J'hi  ' 

1.  Ms.  lD)x,u>CA>. 


\-  a. 


qui  demeurera  a  jamais  sur  Israi-l  et  sur  tous  les  peuples;  il  s'appelle  le  Juste 
Seignour;  dc  plus  il  est  lc  Verbe  du  Seigiieur.  Ceux  qui  ont  cru  cn  lui  ct 
Tont  rc^u  demeureront  dans  son  royaumc  pour  les  siecles  des  •si^cles. 

86.     Le     CHATIMENT     RESEItVE     ArX     JlIFS     QUI     NE     SE     CONVERTIHONT     PAS.     

Comme  dit  lc  Seigneur  par  le  prophcte  :  Jetahlirai  poiir  eux  une  !Souvelle  Loi 

avec  les  betes  ihi  desert  et  les  oiseaux  du  ciel' .  Les  Juifs  qui  ont   cru  au  Christ 

devicndront  associes  avec  lcs  peuples  dans  un  seul  Testament.  Mais  ceux  qui 

n'ont  pas  cru,  iront  pas  ecoute  Tordre  (du  Seigneur)  et  ('/(/  dre.fse  la   table 

pour  les  demons  '•',  ceux-la  donc  seront  dispers^s  dans  tous  les  pays  et  seront 

(destines)  k  !a  ruine  ct  h  la  perdition  jusqu'a  jamais,  comme  nous  les  vovons 

aujourd'hui  dispeiscs  et  avilis.  Voici  :  comprcnds,  6  mon  frere,  quc  le  Christ 

foi.  62,  cst  fils  dc  Darid,  qu'il  est  en  outre  Dieu  ct  *  qu'il  est  roi  sur  tous  les  peuplcs 

et  sur  les  Juifs  qui  ont  cru  en  lui.   Commc  dit  le  proph^te  Jereiuie  :  Le  Sei- 

gneur  a  dil  :  Jr  briserai  le  jinKj  dc  lcur  cou  et  je  roniprai  leurs  chaines;  ils  nc 

serviront  plus  {lcs  dieu.v)  etrangers,  {mais)  ils  serviront  le  Seiijncur.  lcur  Dieu,  et 

David,  lcur  roi,  que  je  suscitcrai  pour  cu.v^.  Mais  les  Jnifs  qui  n'i>nt  pas  cru  an 

Christ  devicndronl    lomme  dcs  troupcs  dc  gucrricrs  ipii  sont   atTaililics  par 

rivressc  du  vin  (et)  qui  nc  sont  utilcs  cn  rien.  Ku.x-mcmcs  dcvicndronl  asso- 

1.  Os.,  II,  20.  —  2.  Is.,  Lxv,  11    —  :\.  Jer.,  xxx,  S-9. 


'  lol.  «2, 
i"  b. 


fol.  62, 
v°a. 


1157]  SEPTIEMR  ASSEMBLEE.  57 

rt.A  •  H'/->ne  :  tth-i-nlhjo'  •■  ^rj/i-A  =  vn.ip.  =  h»» :  fl>-?,-i: :  uy.ihn  ■■  +0  .•: 

fllffn-JI/"'!-  :  ^i'/M'rt  :  'l-n^wli  :  ht\U  :  Kfh'b9"  :  OJAA  :  f-ftj?  :  flJ/v/lA 
*  :•:  nh»n  :  .P.n,  :  hlU.hniluC  :  nh<f.  :  h.C9"}fil  :  'Vfl.j?.  =  n?l'J'/"  :  ll-iU  :  h 
«W»!!  :  ^.n,  :  h1U.htt,h.C  :  hhSh'kr  :  '^T-I*'  :  /?.U-^  :  K.,e.'lV'^?l  :  hrHtrh.  ' 
-nhrt.  :  HJ^.VnC  :  ^.n  :  aoW,  :  JP,'/J-T[-  :  «/'fl>--l-  :  fll-?,-|:  :  ["]?:£.  :  hl\,1^a  :  tm 
OA-1-  :  fl"!"-/.  :  rt.A.'l'  :  fl>?iVifl>-K-  :  A(irt,li-  =  fl»AdA  :  hll'^^!»-  :  0»^.^  :  ?.*  ••: 
hl\ao    :   VnC'/-    :   K!i'^'f\ti>r   :   h«TO}\-h   :   •S.n.iro»-  :  n'/".^V.  :  IMi-^  :  WA"  :  ATd- 

e  :  Hinnvi- :  hhtm  -.  ha^-i-x-ti  •■  hs-tirh'  •■  .*Af  •■•:■ 

rt^^^hV-  :  h'if  :  P-ftTft  :  W^!'^  '■  in.JP.  :  tthil'  '■  OT-JI/»'-/-  :  >{'R'h  :  fll^, 
U-P,  :•::  Vlh  :  y.h\l.A  :  Vll*' •/•  :  Jl>  :  lU'"  :  llfrft-f-ft  :  H'/flJA.P.  =  h^lC^r  '■  ?:'i1 
A  :  nn.-/'  :  fi\.ih.r  '■  H,e.l»-^  :  fl»-h'/:h.  :  fl»Aft  :  ^i'/I'l-  :  (\/^'P  '■  Ofh-Ufm  '■  'i'h 
r  :  A*A  :  5'.l»-^  :  fl»^.n  :  hrllHn  :  ?»A  :  hr^f  '•  fl'|:  :•:  VU-»L  :  Tf+  :  »lV  :  * 
A  :  *>n.,e'l-  !  h<w»  :  -//^-A/.  :  /WJI/"'^  :  h^.U-.e:-  :•:  /V.Rot  :  hn-V  :  yd*'^  : 
fOKUxVxh  ■■  «rAhV  :  h'rt!.lhP,  :  flll^^ftfl.V  :  ?,'/'hnA-  :  htlii  '■  haa  '■  ^.^'.Vl-n  '• 
m^fh  •   A"-!:   :    fl>fl>-h'/:    :   -/V*'4l/''^"   :   AhrliHn  :•:  Ohh-pYh  '■  TnCtl-f'il  '■   tinhl 


cies,  daiis  lu  gehenne,  avec  leur  roi,  le  faux  Messie  au  sujet  duquel  le  pro- 
pliete  Daiiicl  a  prophetise,  (en  disant)  qu'il  6tait  la  corne  qui  est  petite. 

La  royaute  de  David  parviendra  jusqu'^  Joachim,  fils  de  Josias,  et  disparai- 
tra.  Comme  dit  le  Scigneur  par  la  bouche  *  du  prophete  Jeremie  au  sujet  *  '^''•, """' 
dc  cela  :  Ainsi  a  dil  lc  Seigneur  d  Joachim,  roi  de  Juda  :  II  ne  se  Vevera  de  sa 
posterile  {aitcun)  homme  qui  siegera  sur  le  trdne  de  David.  {Son)  cadavre  a  ete  jetc 
d  la  chaleur  du  jour  et  au  froid  de  la  nuit.  Je  le  visiterai,  {pour  le  punir),  lui,  ses 
parents  et  ses  cnfants.  Eii  effet.  jc  fcrai  venir  sur  les  hahitants  de  Jerusalem,  dans 
la  tcrre  de  Jtida,  toiis  lcs  nialheurs  dont  jc  {leur)  ai  parle,  car  eux-memes  n'ccou- 
tent  pas  ma  parole  ' . 

87.  L.v  NoLVELLE  Alllvnce.  —  As-tu  entendu,  mon  irevQ  Justus,  ce  que  le 
prophete  a  dit  au  sujet  de  la  royaute  de  David  et  de  Jfu/a.'' Voici  maintenant 
qu^ilest  devenu  manifeste  que  le  Christ  qui  est  ne  de  Marie,  la  Vierge.  d  Bethleem 
de  Juda,  cst  donc  le  fils  de  David  par  la  chair,  (et)  qu'il  est  roi  sur  Juda  ct  sur 
les  peuples  qui  ont  cru  en  lui.  Voici  donc  qu'est  devenue  certaine  la  parole 
*  des  prophetes  (afTirmant)  que  la  royaute  des  Juifs  a  ete  abolie.  (La  prophetie  ♦  foi-  «^, 
de)  notre  pere  Jacob  s'est  accomplie  :  La  domination  ne  disparaitra  de  Juda, 
{ni)  la  principaute  de  ses  meinbres,  jusqu'd  ce  qu'il  rencontre  Celui  qni  est  reserve 
pour  lui  et  est  resperance  des  peuples'-.  Cest  donc  Ic  Christ  veritable.   II  a 

1.  Jer.,>xxvi,  30-31    —  2.  Gen.,  xlix,' 10. 


58  SARGIS  D'A13I-:RGA.  [158] 

Allrt  :  A-nrt  •  {\^l\  :  «»^<l'"»Ml  :  '/"'Q.ll/-  '  V>l  :•:  llll  •'  AMiftC.'"'-  =  AlJ<-  :•:  «» 
.l'.<<.(:i>-  :  A«»  :  ?«"/ll.h'lhh.(:  :  ?»A  :  >l';"/>/.-n  »  fll>,'/V"/.-'l'  :  P^llA'.  '  AA«'»-  « 
VinC  :  ««ii^.WwX?!  :  lU/n  :  <0-J,.'||  :  'iy{\  :  «i"|'l*"|:'l"  :  hl»"'^/!  :  >«"/ll.hnJl.(:  ' 
lU/"()->  :■:  (ll,l'.//nX->l  :  hl^^XY-'»  •'  «".«'."VJ  ••  ^ivV^'  ■  ''llU.M'  :  ^'/'.ed-lf-n  :  U 
I -I    «2    •/:   :    .l'.>i/:   :   W{at>'   :   ?,>|-   :  >,J>"-^n.\'    :   ^-0.   :  ^^II.An/ll.C:  :•:    «»'>*<<.rt  :  ll.^l 

\'  :  (»-?,'|:  :  il^i.lUi  :  wf.yM'  ■  *M'  -  oi't\\'  ■  M'\\  •  inhS-\M'  ••  (O-M'  '■  M' 

ll   :   Whrhii.  •    ll(:?ih   :   .l'.(L  :   ?,''/II.Ai'n<I..C:  :  Wry.hW.  •   WlxtXh  •■  A^JA'/'  :•:  W»l 

M\  '  .f.n.  :  imii.{\  '■  hrm.h-nA^.i:  ■■  a<>a.\'  :  \\'\'{\o't.  •■  >!/"•/•<<./".''<"»•  ■■  A>^i.e 

'J    :    <<.>«»>.    :    >i<i.(f^[tf«-]    :    A<I»--A-AV   =    All   =   «)>iAnh  :  "/^UV  :  A'/.fl»-*P'J  =::  «» 
•J-*;,  :  JIMI.  :  h+<0-'/'  :  il.^'>P  =  '/'ftA.irw»-  :  A^JA'^  :: 

«'>!'/.'['V]3'.  :  Vn..C'.  :  .e.n.  :  n?i'>/'  :  >'i"/'r  :  '/'KA'|:  :  AVlCA-f-ft  :•:  fl»-?l/- '  : 
>l"7./.  :  .e.'1<C/"^h.  :  t^A-  :  dH  :  V','^  •■:■  >l'/'4'.<'.-//»  :  /X.  =  A>i''/ll.^'n<li.(:  =  >lA 
//n  :  ^.r/nX7i  «  fl»|'.il.'JV  '  A9".ei'C:  =  fl»/L'.VL'>S'  :  A^JAi»"  :  IIK'.»!!*  :•:  fl»A?i<Tli»in 
>.  :  (lC:'ld  ::: 

1.  Ms.  (nfi-r.  —  2.  Ms.  iD>,|-. 


revetu  la  justice  comme  vitement;  il  a  mis  le  casque  du  salut  sur  sa  tete;  il  a 
reviHu  le  vetement  de  la  vengeance;  il  s'est  enveloppe  du  munteau  du  chd- 
timent  par  lequel  il  punira  ses  ennemis.  Ceux  qui  sont  d  Voccident  crain- 
dront  le  nom  du  Seigneur,  et  (ceux  qui  sont)  au  soleil  levant  {craindront)  son  nom 
fjlorieux.  11  viendra  comme  un  torrent  impetueux  le  chdliment  de  lu  part  du 
Seiyneur,  dnns  {sa)  cofere.  Le  Sauveur  viendra  de  Sion ;  il  enlevera  le  peclie  de 
Jacub.  Voici  {mon)  pacte  {avec)  eu.r,  qui  {sera  ctahli)  dr  ma  part,  dit  le  Seigneur  : 
foi.  f,2,  *  Mon  propre  Esprit  sera  sur  toi;  je  mettrai  ma  parole  dans  ta  houclie;  elle  ne  se 
retirera  de  ta  houvlie,  {ni)  de  la  hourlie  de  tes  descendants,  dit  Ic  Seii/neur,  des 
maintenant  ct  jusquu  jamais'.  Dc  plus  il  dit  :  LEsprit  du  Sciyneur  est  sur 
moi,  liii  qiii  m'a  oiiit,  afin  que  je  rejouisse  {par  uii  lieureu.v  message)  les  pauvres. 
II  III  a  envoije,  afin  qiie  je  guerisse  les  hlesses  de  C(vur  et  quv  jv  preche  lu 
lihcrd'  iiux  captijs'-.  En  outro  il  dit  :  Jeluhlirai  mon  pacle  avec  eux  d  jamais. 
Lc  prophcte  David  dit  au  sujet  de  la  seconde  venuc  du  Christ  :  Ce  jour-Id. 
loiis  les  arhres  des  forets''  sc  rejouiront  devant  lu  fave  du  Seigneur,  car  il  viendra 
jugrr  la  terre  et  jiiger  le  monde  daiis  la  justive  et  les  peuples  dans  la  droi- 
turr  '. 


vb 


1.  Is.,  Li.\,  17-21.  —  2.  Is.,  L.vi,  1.  —  3.  ■/>;»"  a  ici  lo  sens  Ac  for^t.  Lo  toxto  grec 
porte  :  t4  5u^«  tou  Spuu.ou  (N.  Bonwetsch,  Doctrina  Jacobi,  p.  07,  L  22),  —  'i.  Ps.  xrv, 
12-i;i.  M.  a  111.  :  il  viendra  etjugera. 


[159]  SEPTIEME  ASSEMBLEE.  59 

«rW-h.  ■  OB^^J-fD-  :  M  :  -iliao-i  :  h»n  :  *  h.yt-^I^.C.  '■  (Dh.l^^tlJ  '■  aih.9.9"  •  fol.  63, 
9,h  :  ^flM  :  OTO'(:  :  flh»»  :  ^.(L  :  h.Wt\  '  Vfl.f'  •:=  T"*"!-"  ■  '"«''lin  :  flov^  :  A  '°  "' 
n  :  (B^.,e.A.'nffl.  :•:  fflOOA.V,  :  Vfl..P.  :  .CML  :  /lilin  :  Kn.e.'  =  lOhh  :  nifl.-n  :•=  jR 
fl.  :  h.Wfi  ■•  W'  ■  n?.'}-f-  :  ht\  :  rt+A?"  :  AJlCft-fft  :=:  Af.-l-^l^J.^-  :  W-A"0»-  : 
fll^.'VA<-  :  ?tA  :  ^.-l-.-J-fflir?»  :  fl)^,^<.  :  ■l"U.f^aO'  :•=  flJh.CrjPftJ'.  :  Vfl.?.  :  ^. 
fl,  :  h^w-ll  :  ^'.n.  :  ?i"Jll.h-nrli.f:  :  -\eA  :  h^Ah  :  htlih,^  ■  VU-  =  M  :  h*lhT 
an-  :  }\fi^,  :  (Dhii'l'f'00'  :  »7^  :  ,h'P^'  :  flJhHC?**"»'  :  fl»*ft-J"  :  n^iflJ-Cih  '  :  '1^  : 
A,.e[K]9"<.  :  ^..JiOB-J-l:  :  a)rx.ha'IHI'aO'  :  rDh<{„V-  :  A(>A.iro«»-  :  «TOTnr^h-l'  :  ?i 
Atl  :  .e'1lA*0»-  :  n-/;  •:: 

An-  :  hhlh?  :  PATn  :  Uoo  :  nV^A'/.  :  ^.e.-VC/.]!  :  #/iH'>  :  *mi  :  «/Ar  :•:  fl)    *  '  l-  R^ 
-/•H/.fl»-V  :  fl»-n-/'     :  WA-  :  n^lifl»-!:"!-  :  h/l«»  :  h.htm^  :  n3nf:ft-f"ft  :  'JflJC.^'  :  fl»"ft 
-/•   :   i^Vi    :   HA"/A'r  :  ?i'>-/-   :  ^^0/;   :   «^^I.A*/-  :•:  OTr,:'|.fl|.Vi.  :  A>  :    jnh.  :  fl» 
'>A/h.   :   A«>A    :   W-fll:i   :   htioo  :  '/•rt^..e.>  :  tO/vf.ATV  :  hrCft/-  :  VfA-O"-  :  *••?. 
^'>   :   (D!{!l:.'l-i   :   fl)^.hfl»-'>   :   ao)n^.M'i  :   ?"ftA   :   l^T^i'*   :    (DWIdn    '   «O**^  ' 

1.  Ms.  Hihohc.h-.  —  2.  Ms.  fl»-fti •i-. 


88.    LeS   MALHElltS     QUI    SONT    INFLIGES    AUX    JuiFS    DOIVENT    LES    INCITEK    A  •  SE 

coNVEKTin.  —  Voici  donc  qu'il  nous  faut  croire,  afin  que  *  nous  ne  soyons  pas  *  foi.  63, 
confondus,  que  nous  ne  perissions  pas  et  que  la  colere  (du  Seigneur)  ne 
vienne  pas  sur  nous.  Coinme  dit  le  prophete  Isaio  :  Ce  peuple  a  de  rintelli- 
(jence,  (mais)  il  ne  comprend  pas.  Le  prophete  Mo'ise  dit  :  (Ce)  peitple  est  fou  et 
ncst  pas  sarje.  Le  prophete  Isaie  dit  au  sujet  de  ceux  qui  ont  crucifie  le 
Christ  :  Quc  ttiits  soiciit  confondus!  Qtiils  soient  couverts  d'ignominie  ceux  1/111 
s'insurgent  coittrc  (lc  Cltrist)  et  qu'ils  s'en  aillent  confondus'!  Le  prophete 
Jcremie  dit  :  Ainsi  a  dit  le  Scigneur  puissant,  Dieu  d'lsracl  :  Voici  que  moi- 
mcme  je  leur  doiinerai  par  boucltees  la  torturc;  je  leur  donncrai  d  boire  (pour)  eau 
du  fiel;  je  les  disperserai  dans  les  pays  que  nont  connus  ni  eux,  ni  leurs  peres; 
fenverrai  sur  eu.r  le  glaive,  jusqu'd  ce  quc  jc  lcs  aie  extermincs  par  [le  glaivc) '"'. 
Comprends,  6  mon  frere  Jttstus,  que  partout  la  tristesse  s'est  attachee 
derriere  nous  *  en  ce  monde  et  que  nous  avons  ete  disperses  dans  tous  les 
pays,  parce  que  nous  n'avons  pas  cru  au  Ghrist.  Nous  descendrons  dans  le 
supplice  eternel  qui  u'aura  pas  de  fin.  II  nous  faut  douc  pleurer  et  nous 
lamenter  sur  nous-memes,  car  nous  sommes  bannis  et  nous  sommes  separes 
de  rheritage  de  tous  les  saints  et  justes ;  notre  part  sera  avec  les  pecheurs 

1.  Ps    XXXIV,  4.  —  2.  Jer.,  ix,  15-16. 


fol.  63. 

r  b. 


60  SARC.IS  DAnKHGA.  ilGO| 

y.^iy.vy:  ••  ^ftM  ■  7(n: :  «»«»/(: :  hi-tth  ••  f>tt  •■  iihso-  •■  tihiu.M  ■-  Kvnti  •- 
)u:t\Yfi  ■■  .i'.//'»x>i  :  lumy.  •■  Mhhi'  •■  rM  •■  hMd.  •■  hM^.i'  ••  «"A?»*!-!-  :  h 

iU  !  Jf.rt.lh1i}''  :  'rtl/\  :  i^A"«'»-  :  hilOltt  ■  <»'hliVrt  :  '>»»«»■>  =  ftS^iJ  :  «lC/li.'»' 
V  :  >il»"Xl>-  :=  IIJk/"  :  .IMU  :  rtA"'/"'>  :  n>i'M 'II  :  tU/»  :  «Tl«7«.'l-  :  hll''.')  :  V^V 
•  rol  ..:t  X  :  AftA^  :  <i.V«»ll  ==  >»A  :  ll'/lll-i-|-  :  ftA^»  :  >i./'Jl»'}\.  =:  ll.i'..*'.^-  :  AV^VJi  :  ll>i 
'J"}x'l\l.h'tt,h.i:  :  ,l'.//»h<.  ••:  >ift'/"  :  ?i«'» '>|:  :  nilV'«/l'/*«"-  :  ^.'IhV/A-  :  Po»'  ' 
n>iA  :  .f.llA-  :  >l"7Ahl-  :  A"tf'»-  :  >i'HI  :  JL'.ltl.VV-  •V-  ^hT^-  '•  UUdtt  ■•  f.YiiM.  : 
hhTC:  ••  h"IH.htt,h.i:  ■•  hh'r<'  •■  DAW  :•:  «HIll  :  'rJi"y.II-  :  AV^Vi  :  ArtA.irtf"-  : 
nXV/i  ::=  fl»Vl>-  :  '><liVrt  :  hh)-^  :  V't\'Vtl  :  '1^."/^ '  :  V'."'/'  :  rA'd  ••  fll/v/DpTV  :  >i 
'/'X".*'.'')'  :  ?i'>'/'  :  'l-fllft^fl»-  '  :  ai'M'  '•  f">i:ft  :  «Wi.e.-W/l"  :  htl'"»  '•  XA»»  :  My. 
'>/:V  :  flVTiV  :  rn.f.*  :  ttCh  ••  fllC/lW'  :  ?i'i»"iV  :  O-hP  :  X'.*'.*  :  fll-^^wpTV  : 
(0-t\\'   :  O'"!  :  lDhoo9  :  Oin?i'>'/ '11  :  r/l'?"AV  :  *li,l'.fll/-  :  HA^JAH"  :•: 

.e.n.A-   :   V-t^Tt^   :   A,ed*n    :  ha»-^  :   in.  :  >»'Vf  :  flli^rt  ■  :  llVnnh  :  ?\  Ml-V  : 

»  f.,1    .!     *  fl>.>,.|:  :  (0.ft.|-  !  4».^l^'l-  :  «wHrllVV  :  <»>iy'"ll  :  h'l'lD.  :  ID-M'  :  htt.V-lHroo-  :\: 

V"  b. 

1.  Ms.  •v.(i";5r.  —  2.  Ms.  ^•«oft.C'0»-. 


et  les  iniques.  De  plus  les  gemissements  et  les  larmes  amorcs  augmenteront 
sur  nous,  lorsque  nous  verrons  Notir-Seif/iicur  JcsHs-Christ  venir,  ilans  uuc 
grande  gloire,  avec  des  milliers  de  milliers  d'anges  en  train  de  lc  glorificr 
avec  tous  les  peuples.  Mais  nous,  nous  serons  bannis  et  eloignes  de  lui. 
Gomme  dit  Saloinoii  k  ce  sujet  :  Comme  des  enfants  foiis  ils  tOiit  envoye  [en) 

*  foi.  G3.  cluUiment  (i  la  derision.  *  Eux  fpii  n'()nt  pas  ete  coiriges  par  lamHsement  de  la 

derision  rprouveront  le  chdtiment  qui  convicnt  de  la  part  du  Seigneur.  En  effet. 
eux-memes,  parce  quils  souffriront,  seront  degoiites  de  ceu.r  quils  appelaient  des 
dieux,  tandis  qu'ils  seront  chdties.  IIs  sauront  que  de  nouveau  ils  ont  ele  infidelesd 
la  coiinaissa7ice  du  Seigneur.  Sachez  [ce  qui)  aura  lieu.  .1  la  (in  du  chdtiment,  [le 
malheur)  arrivera  sur  cu.v'.  Voici  que  pour  nous,  6  n\on  tVcri'  Jiislus,  nous 
avons  abandonne  la  voie  de  la  droiturc  ct  nous  nous  sommes  dctourncs  dc  la 
justice  qui  conduit  (les  hommes)  au  port  du  salut.  En  ellet,  nos  ycux  sc 
sont  obscurcis  et  n'ont  pas  pu  contcmpler  la  lumierc.  Le  solcil  dc  justicc  csl 
loin  de  nous;  nous  nous  sommes  tournos  vers  la  perversite  et  riniquitc;  cesl 
pourquoi  nous  avons  perdu  la  vie  eternellc.  » 

89.  CoNVKiisioN  HE  JusTi  s.  —  Justiis  dit  a  Jacob  :  «  Tu  as  dit  vrai,  nuni 

♦  fiii.  fii.  IVcre,  ct  tout  ce  que  tu  as  exprimc  est  ecrit  '  daus  lcs  Sainlcs  Ecrilurcs.  » 

Alors  ils  retourncrcnt  dans  lcurs  niaisons. 

1.  Sag,,  V,  ;{-6. 


r°  a. 


[1011  SEPTIEME  ASSEMBLEE.  61 

V. :  anruc  •  hii'  •■  (Df^-hMft  •■  hfc"  ■•  A.'i"n<:v  -•  liA^idh  ■■  ivw  •■  jpr^-r-n  :•:: 

'|-i*>Tfl> '  -•  fl)JZ.n.A"a»-  •  jfhTC  •■  h1\l.h'ttih,C  ■•  ^ijPfl^'  :  h9"A3n  ■•  h»»  :  W 

A-tf»-  ■•  Hf.n.  -•  Tf-+  !  (O'h'1'  ■•  fl»n'w>'j<f.rt  :  ^s.ft  ■•  win  :•:  fflnriii-i:  ■•  h^ift  •■  hn 

A  !  h»»  :  -n-n-M-lr  ■•  •Wii-  ■•  ffl9"r1i<:'|:  ■•  A?»1ll.hnji.(:  •  i*"/'^'.  :  -Irn»»*  :  K'> 

11  ■•  /i.-l|-<f.4'-S.  :  h'i'1-oo-  :  flJ^n  :  Ml  :  H}^fl»-03n<n»-  :  ?i<W»  :  ^.'/•nK«'4''»»-  :  AA.Jl 
OD.  :  >,ft/7D  :  fl>-?,'|:  :  <f.<|.^  :  ^,^1-'}  :  <W>,e."^[jr]'/-ho»-  :  (OemCthYiai»'  :  fll-ft'|'  : 
'ttCn  •••■■  tthao  :  ^.n,  :  ^.«e-l-  :  >n.^.  :•:  /hdnir   :  fl)h'>Ji'W,3r  :  hi)"'1rni.h-le  ■l-  (Oh 

rhttfi?'/.  •■  h^if^-iM,  ■■•.■  10* hdtt  '■  y.a.  ••  -i-w.W/.  ••  nhnn  =  fl)?,W/ii  :•:  -i-Wi    |;J  •^* 
x-n>.  :  ?i'r[n]<:.e.'  :  ?.xa-s.  :•:  fl»h.ojp.,efti  =  vn.^'.  :  jp.[n.]  :•:  'i-ifon- :  m-if,. 

^iV  :  h-V"  :  <?.n,  :  ?i1ll.h'nrll.C  :  tthi.  ■  ."hH^jffi^  :  Vn.JP.  :•::  hVlfVlFlO'"  :  ^"7.?.  : 
"i/^il^  -•  fl)-l-5rXVh.  :  h9"ihm.h''\'iHi»-  :  0)^-}^  :  >.h'Vfl>-  -■  ^lh  '•  haoifi'  ;  h»»  • 
fl»-?ll--  :  hCrt-f-ft   :   ntth^^i  •■  H«W>J\h  :  fl)'|fl)AM.  :  h^lC^^  ■  ^^:t\'\-  :  ff:'i1fii  > 

nn.-i- :  Arh.r  :  \iy.U'y,  ■■••■  vn- :  hr^[h']n.fi  •■  i-hri-  •■  htiao-  ■.  j^-.e.-*  :  hh\i- 

-1?'  :  hhlW.h^ttih.C  •■  hr\tl\\aO'  :•: 
1.  Ms.  t/»"r<B. 


Lcs  freres  reponclireut  et  dirent  ^  .lustus  :  «  Pour  nous,  nous  avons  appris 
jadis  que  tu  cs  un  grand  docteur.  Or  maintenant  pourquoi  ne  nous  exposes-tu 
pas  ce  que  tu  as  appris  de  Jacob?  » 

II  repondit  et  leur  dit  :  «  Le  Seigneur,  le  Dieu  vivant,  sait  que  toutes 
(les  choses)  que  (Jacob)  a  dites  sont  certaines  et  qu'il  a  parle  par  l'Esprit- 
Saint.  Mais  moi,  je  dis  que  dans  la  graudeur  de  sa  clemence  et  de  sa  mise- 
ricorde  le  Seigneur  a  daigne  que  vous  soyez  baptises,  bicn  que  vous  ne  (le) 
vouliez  pas  vous-memes.  Si  ce  n'etait  pas  lui  qui  vous  eut  appeles,  vousn'au- 
riezpas  ete  baptises  de  vous-memes.  En  effet,  lui-nienie  a  voulu  devenir  votre 
salut  et  vous  a  conduits  dans  lu  lumiere.  Gomme  dit  le  propliete  David  : 
Lare-moi;  purifie-nioi  ile  mcs  pcches  et  purifie-moi  de  mes  fautes  '.  *  De  plus  *  loi.  64, 
il  dit  :  Asperrje-moi  avcc  Vhysope  et  je  deviendrai  pur.  Tu  me  laveras 
et  je  devicialrai  plus  blanc  cjue  la  neicje-.  Le  prophete  Isciie  dit  :  Lavez-vous 
et  deveucz  purs  \  Le  Seigneur  dit  par  la  bouche  du  prophete  Ezechiel  : 
Jc  vous  aspergerai  d'une  eau  pure  et  vous  sercz  purifies  de  i^os  pcches  ''.  (^uant 
i  moi,  6  freres,  voici  que  jai  cru  que  Celui  qui  est  venu  et  est  ne  de  Marie, 
hi  Sainte  Yierje,  d  Bethlcem  de  Juda,  est  le  Christ  veritable.  Voici  que  des 
maintenant  la  verite  '  est  devenue  manifeste  pour  vous;  rendez  graces  au 
Seigneur,  votre  Dieu. 


r  a. 


1.  Ps.  L,  4.  —  2.  Ps.  L,  9.  —  3.  Is.,  I,  16.  —  4.  Ez.,  xxxvi,  25.  —  5.  M.  a  m.  :  la 
justice. 


1-b. 


62  SAIKMS  DABKIICA.  [1021 

VI»-    ■-    ^W/.h"»-    >    ^V   :    ftOtt    •    W.    •   HJ»V    '    ?i'>H  :  IM-Vl-  :  (U)»!  :  m{\  '  h 
ao    :    ]l',«l/)h.   :    rtllh    :  W,t\   :  y..7-lA}"«'-  :  A/Tl.'»n  :  SnMl.jti   <■  «'?ll»"'ll  :    Vi 

/"h.  :  hUty:  ■■  athio-oV'  ■  n.|-  :  h(.7i/;y>  :  «»'I-IA-  :  nil-V  :  /IriKl  :••  fl»n?. 

•  lol.  G'.,  '/'«J-ftl.-fo»-  :  A  :  *  •P#..P*'>  :  Hfttf»-  :  A.}'''»!;}''^  :  rnll.n  :  imt\\':iy:l\  :  rhli'l  : 
JlCftfA  :  0".'l»-  :  hVll}''  :  hy.lhy,'  :  A'.«)-l-A}''  :  K<1.«'"/'}''  :  «»A«»'>ftn}"  :  0» 
.|.|»''|:i"  :;:  0»>,l»"n'II'V  :  VI  ■  «»»^V}i  :  HAl>A.I»-  :  1n,Tl.,P.  :  fl»»lV  :  hyU'f,'ll  ■l-  Olh 
rf:'W.  ■■  T'W.  ■■  «"'P^A  :  /.iin  :  6  :  ?l/..'»'/,'  :  hiU  ■  if.^l-M'.  ■  •|"'V|-  :  r\t-/.'(\ 
"•>•  :  A^,l'.|»-.e."  :  «»il',ll.A-  :  '/">|-  :   l-V-nC  :    IH'  :  0»?il'"'II  :  WiV*  :  hTfiOx  '  fl»'^»! 

y.  ••■■  y.i\,i\"  :  h/.:f'n  ■•  /.«vwiv- :  iiy.a.  ■■  hiu.ht  ■■  ruwj-iA  :  Hhj)y.v. :  n*.e.-'w. : 
rtn?i  :  hTnvF'  •■  hYi.  ■■  i\'>y:nt*  ■  ^n-f  :  hii  :  rt''7yl"  ::=  fl»vi'- :  hyiti  •■  hri,.p.- 

tl    !    fl»Jl'>Jl    :    hy.lhy,'ll    •■    A./rt    :    ^.«'^ftAV.   :    Ul"l''ih    '    h'i'l'    :    11/1. '1  :  tlCMf-tl  '■ 
htl»"    :    hAO   :  Hh"7ll  :  fl»-ft'/'  :  TnilMljfi   •■:■  fl»rt"V./'  :  H'>'/'  :  ^.'nX  :  fl»-Vl*'W  : 

f 'I  c'.,  yrti'?  :  'hrh^ira»' :  A^y.i»-.f,'  :  aitih't  ■■  luhru  ■■  oci  ■■  at-ti-i-  ■•  aw-a  :  t 

4»OT    :   4»}4Y  :  UU'  ■'  fl''/"fl'<'.fl»  :  AA.U*   :  fl»-ft'/'  :  llrl.C:  :  fl»'/"'/"  =::  fl»C?,P'tf»-  :  h 


v°a. 


90.     JUSTUS    CONFIiniE    P.VH    LJIISTOIUE     DU    DI.VCnE   LeONCE    QUE    LE   CiIIUST   EST 

LE  Roi  d'Isr.\el.  —  Voici  que  je  (vais)  voiis  raconter  moi-meme  un  fait  sur- 
prenant  qui  s'est  passe,  pendant  que  je  mc  trouvais  dans  la  ville  de  'Ah-d 
[Acca],  lorsque  les  Perses  '  partirent,  pour  tuer  le  peuple  des  cliretiens.  Alors 
les  Juifs  se    sont  souleves,  ont  incendie  Teglise  et  ont  tuc  beaucoup   do 

*  foi.  r,4,  gens.  II  y  avait  parmi  (les  chretiens)  un  *  diacre,  appcle  IJiconteicos  [Leonce], 
sage  ascete  de  ■  la  loi  du  Clirist.  Voici  que  les  Juifs  rarreterent,  afin  de  le 
tuer;  ils  le  firent  souffrir,  le  maltraiterent  et  le  tlagellerent.  Par  suite  de  la 
grandeur  des  tourments  et  des  supplices  qui  lui  (furent  infliges),  il  apos- 
tasia  et  devint  Juif.  De  longs  jours  apres,  il  rencontra  un  vieillard  assis 
t\  la  porte  de  la  synagogue  des  Juifs.  11  lui  dit  :  «  Pourquoi  es-tu  assis  ici?  » 
Alors  les  larmes  ot  les  pleurs  lo  sulfoquerent.  Lc  vieillard'  lui  dit  :  «  As-tu 
«  oublie  ce  qu'a  dit  Notre-Seignour  dans  lEvangile  :  Cehti  ijui  maura  rcnic 
«  demnt  les  Iwmnies,  je  le  renierai,  moi  aussi,  dcvant  mon  Perc  qui  est  dans  les 
«  cieux  ".  Or  voici  (|ue  toi-meme  tu  as  apostasi6  et  es  devenu  Jiiif.  Mais  il 
«  me  semblait  que  tu  etais  z6\6  toi-mdmc  dans  la  loi  du  Christ,  car  personne 
«  n'6tait  comme  toi  parmi  les  chretiens.  »  Ayant  ontendu  cela,  {Leoncc)  fut  dpou- 

'  loi.  M,  vante  et  ciiercha  i\  s'enfuir  *  de  la  main  dos  Juifs;  (mais)  il  ne  (le)  put  pas. 
Alors  il  monta  sur  la  haulo  muraillo  dos  remparls  do  hi  viUo,  sc  jota  do 
lui-meme   dans  la    mer  et  mourut.  Ayant  vu   ccla,  los   Juifs   s'attristf>rent 

1.  M.  k  m.  :  h's  hommes  de  Perse.  —  2.  M.  -h  ni.  :  dans.  —  3.  Matth.,  x,  X\. 


1163]  SEPTIEME  ASSEMBLEE.  63 

f.n-^:   ■•   UiV    ■   r/ilJV-   :   dX-^t-y.   ■•   Jift»»   :    OhM-   :    il'i"o»-   :   'l^^hU'/'  :  n}t'}'l'  : 
HhU.P.  :  mJlV  :  h^^irao-  :  h^U-^iV.  ••• 

(Oh^rii  :  i:h?  :  n*1lA9"  :  6  :    nhfl.  :   X^^JlUV-fo»-  :  A^JP.U-.e,-  :  rtO-O  :  AjPA 

e  •  AH.'/- :  l[)CM:n  •  M\'  ■  hiD'h}^,'p  ■  hi^.o-y:  ■■  hiw  ■  -1 'iv/.vx- :  [n^fflc* : 

fl»nnr"hC,ft   :   (i'J'1"-   :   hn-C   :   fll-inCrTi   :   h»D   :   0,|,(P.   :•:    flJ9"Wv:.n<n»rt   :   A^«,t'.U- 

ii:  :   i-fifaB-l-  :  at-til-  ■  'r?:i:  ■■  okdM'  :  ohfii'  ■■  RV'\  ■■  H-tifli  •■•■■  atuti"  :  n 

OU   :   UIC  :    tthfl.  ■■  }\}!.0'y,V.  :  ^.i%  :  hlW.htt.h.C  :  l/fttf»-  :  f^.tlih^  :  flJ^.-in/. 
Vh  :    *  n-|:   :  hy.U!^:  •■■■   (Dii"tP  :  rT[iA«W  :  l/r/lA»n  :  tO'lty'U  :  UVi  :  ^.0,  :  m-l'  :    *  "^'j  «' 
rliA'/'   :    \iy.h(0'i   :   '}ft/-f<n»-   :   A^,e.||..e."  :  hft«W  .•  JlCft-f-ft  :  1/?^'/'^-  :  0-|:  :  Vl 
Ct\'l:.n  :  ihrao'  .•  fl>.?»-|:  .•  A?.ft^.^.A  : 

flJh'/"H  :  -/ '>/"h.  :  /jiVftfl»-  :  (0-\'^^.'i9*  :  tif!.tlih^  :  at'l'(\,hA'  :  ai\?.^''l:ir 
tf»-  :  fl»^'.n.A-  :  hThoD  s  ■tei9"0  :  1/'J-|:  :  >1C  :  fOAfll.  :  WA"0»-  :  h^'-U-.Cl-  : 
fl»J?.hfl>-V.  :  hCri-/;.eV  ::=  fll?.9'"]/  :  'l"^M'  :  J?.*-"l'AiP  :  flJffDrtP-  :  Ph-  :  fl»-ft-/'  : 
d-p  :  flJ^Ch-n?»  :  hiU  :  f.i^ttC  :  (\i1y'l:'U  :  hr/i1/?'  :  flJ+IA?'  :  flJh.-/-rt'/"U  :  H. 
VU-   :   hA   :    nrlrl:   :   ihfKO.   :   0)^.0.^-   :   ^n/"    :  'P-/'  ••:   Wh^""»  :  ,e.n.A-<n»-  :  ?'tl 

ftl   :   ^hrC   :   h1ll.h'ttth.C   :      ^h'^fl>-   :   h«»  :   'ild.i.  :  tth^i^l-.hU'  :  'tthfL  •  H+    *  fo'  «^, 

r»  a. 


extremement,  car  il  ctait  pour  eux  (un  sujet)  trorgueil,  parce  qu'il  avait  apos- 
tasie  et  qu'il  etait  devcnu,  comrae  eux,  Juif. 

91.  VisioN  d'Is.v\c.  —  Alors  un  liomme  cFentre  les  pretres  des  Julfs  vit 
en  songe,  pendant  sept  nuits,  reglise  quc  les  Juils  avaient  incendiee.  Voici 
qu'elle  etait  (re)construite  (en)  or,  en  genimes  (et  en)  pierres  precieuses,  et 
qu'elle  brillait  comme  le  soleil;  mais  la  synagogue  des  Juifs  6tait  rehversee  ' 
k  terre  et  etait  tombee "  sur  de  puants  excrements.  II  y  avait  dans  la  villc 
d'Acca  un  Juif%  craignant  le  Seigneur,  appele  Isaac;  *les  Juifs  lui  deman-  *  loi.  g4, 
daicut  sa  benediction.  Ayant  appris  le  songe  que  lc  pretre  avait  fait  *,  il  dit  : 
«  Ge  songe  (signifie)  la  destruction  dcs  Juifs  qui  survicndra,  car  le  Ghrist 
«  en  qui  croient  les  chretiens  est  le  roi  d^Israel.  » 

Alors  cinq  hommes  seleverent,  lutterent  contre  Isaac,  discuterent  entre  eux 
el  dirent  :  «  Des  que  cettc  parole  sera  entenduo,  tous  les  Juifs  apostasieront 
«  et  deviendront  chretiens.  »  Puis  ils  deciderent  entre  eux  de  le  tuer.  Le  soir 
etant  venu,  ils  entrerent  daus  sa  maison  et  le  trouverent  assis  scul;  ils  le 
saisirent  et  le  tuerent.  L'histoire  (de  ce  Juif)  ne  fut  pas  apprise;  mais  seu- 
lement  ils  mentirent  et  dirent  :  «  II  est  mort  subitement.  »  Alors  Justits 
leur  dit  :  «  Le  Seigneur  sait,  *  6  freres,  que  rhommc  quon  a  tue  m'a  parle   *  toi.as, 


r  a. 


1.  M.  a  m.   :  etait  engloiide.  —  2.  M.   a  m.   :   etait  descendue.  — 3  .  M.  a  m.  :  un 
homme  juif.  —  4.  M.  a  m.  :  avait  songe. 


04  SAllGIS  l)'ABKHr.A.  [\M] 

•lA-   »   hi-lon-fl   :    ^.Ivl.llV-   :    ttixH'    '■   i»'M-    ■   ilt^Oi'   :   >,ft//n    :    AA.I»-    :  ^.11.  ' 

Jk"»  •  \u:M-t\  ■  \\""f:h  •■  yvw  -.  ht\/.-h./\  •■  ufM'.  ■■■■  otfi"'i,f""'  •  \ni'  ■■  hh 

Jl"lj"  :  «'rtlhliJ"  :  A)i''ill.>illJl.C:  "•  a}hl'lU.  :  Ut-tll'  :  hW}?l:\ru»'  :•: 

fiTi  ■■  lt\h.  ■■ 

tniiM\  •■  ■i':>-tth'  ■•  ^.n.rt'  :  V-t\'?tl  :  AAM+n  •  hh-w  :  hfmt\  :  >?.h<"»-  ■■ 
iii\h  ■•  »•:•/•  •  (iti'tmiO'0'  :  y."iv/'7i.  ■•  .ihH:'i-l'  •  \iyM  •■  >i'>h.A  •  vn.i'.  •• 

tttWr^rW^O'    :   ,hf\*li    •    twflj^  !  fl»nrllr|:  :  ^A.A"tf»-  :  A?iA  :  ^.-1'rllh'i'}"  :•:   1) 
h»"   :   y.lh    :   h.i:9'\?t\    :   >n.|'.   :i:    h«»'ll   :    ^.0,  :  h^m.httilui:   :  C/hfm  :  AJ^.Yh'»  : 

foi  05.  ^f^f^.  :  rtn>i  •■  \iy.^'hf">-i  :  n?i:v*A  =  [?i]^/n,i»y<i»-  :  «».ert';"h  :  '/n'11/..d-f-  :  n 

-|:  :•::  ?,ftffD  :  ?i'r?i"/||.>,.n<h.(:  :  Crli*  :  All'  :  «>.Ch«»-'>  :  h^/»  :  \\7.^  :  nwftl'  : 
1>iy"  :  ll^..l'./„^,  :  l>'VP  :  ^ll  :  y.f^^^h  :  fl»^.>nt:  :  «»-ft|-  :  n.P.fl»'  :  II^A 
n   :   H.e.Vnr;   :    aiUdn   :  y.a.    :    «»->l'|-    :    h"'U    ■•    .IM1,A}"«»'    :    A1I    :  rll-ll-n  :  CDA 


i 


sur  ce  sujet.  Poiir  vous,  ne  vous  attristez  pas  au  sujet  de  cet  apostat,  car 
lui-meme  a  dit  que  le  Christ  qui  est  veuu  est  le  roi  d^Israel.  »  Ayant 
enteiidu  ccla,  ils  remercierent  et  ils  glorifierent  le  Seigneur.  (Puis)  ils 
retournerent  dans  leurs  maisons. 


HUITIEME    .\SSEMBLEE. 

w 

92.  Suit  l'Antechrist.  —  De  nouveau  ils  se  reunirent.  Justus  dit  k  Jacob  : 
«  O  mon  frere,  si  les  Romains '  ont  ete  alTaiblis  et  ont  ete  vaincus,  les  dix 
cornes  dont  a  parle  le  propliete  Daiiicl  surgiront. 

Ensuite  (viendra)  le  faux  Messie.  Mais  malheur  i  ceux  qui  le  recevront ! 
Comme  dit  le  prophete  Jcrcmie  :  Ainsi  a  dit  le  Sciyiieur  :  Maudit  soit  tout 
*  loi.  c,:,,  lioinme  (jui  se  con/ic  dans  *  Vlwmme'-  et  appuie  son  bras  sur  lui,  car  son  avur 
cst  loin  du  Seifjiieur!  II  devicndra  comme  unc  bruyere '  daiis  lc  dcsert,  {lui)  ijui 
ne  verra  jhis  lc  honlicnr.  Ii>rsiiu'il  cicndra.  ct  il  demeureru  dans  le  desert  oii 
pcrsonnc    iic    dcinriirc^.  13e  plus   il  dit   ;  Ca-  jour-lu,    on  ilira   d  ce   pcuple  ct  d 

1.  M.  a  m.  :  les  honiines  dc  lionie.  —  2.  L'cxj)ression  :  -h-\t\  ■  ^un.^hji'»».  correspond  a 
notre  locution  :  fils  de  1'homnic.  —  3.  Nous  avons  Iraduit  Wt./^  par  bniijiTe,  car  lc  lormo 
aYpiocjiupixm  sc  trouvc  dans  les  Septanlo  el  dans  rodition  de  M.  N.  Bonwctsch  [op.  cit., 
p.  70  .  Lc  sens  prcniier,  donnc  a  cc  niot  par  Dillmann,  est  :  quisquilinc,  pari,'iunent<i, 
sordes,  scoriae  [Lex.  iielh.,  col.  813).  — 4.  Jer.,  xvii,  5-6. 


ful.  65, 
v°b. 


[165]  HUITIEME  ASSEMBLEE.  65 

Ai,e<-«^A.9"  ■■  Pi-^i  ••  t^titlA'  :  at-tib  •■  ^TI-  ••  1^,9°  ■  mM-  ••  rliTine  •  ^Ji  :  A 

-JJtA   ■'   (dM^    ■   A^^^rt.   ••  ^hfl»-  ■  AJfii  '••  (Df.h\LA  ■■  M  •  MlCao.  -.  4./m;|. 

f  :  '?U-  •  eOCI '  •  hffn  s  ftiroV  :   fflh»»  :  (Jfl»-rt-  s  rt^ilAU-  ••  ^n.P.C  '  ?!{»">  s  Ji^ 

ftC^  ••  ?iT.<5.rt.Jl-   :::   h^-tt^  '  hhao  i  ■'if\Ci  •  '1011.  ••  hhf  :  A-ntl.  :  A,e<.«^A.9"  : 

hfl»   :   ^^•^5:  :   hAh   :  '^M/.y-  =  1-\iA.'  :  *AdA.h.  :  hxtiS  '■  H^rtClh.  :  tm^h  :    »  fol  65 

.*A   :  HJiH.'HDh.  :  JiJT^V  :  ^^  :  (D^fl9"}i'  :  rTh'^*"!  s  hl'"^.^:^^  :  h.V&9°  •••■ 

htiao  :  Ai.ll'/  :  rKM'  :  ArhO^e  '  »»A./I»  :  h»»  :  9"X-[?l]'|:  :  AJt^H.JiV  :  A. 
efrft  :  hCft-fft  :  H^WJX-h  :  \\ao  :  niA  :  fl»-ft'h  :  X9"C  ••:  V«-  :  h.C'P'ihtl  '•  H 
fl^^l-IJ  '  thffR  :  «wrt.rTli  :  ^,0»K-K  :  nOfl.^  :  T.C'/'!-  :  flJ/.hJP.-  :  flJdO-n  :  {'"'J^fl,  : 
(O^l-nC  :  i;hh  :  ahtll'  :  {'"JE^C  :  flin+^'"^  :  9"X  ^»'!--  :  .VtllCh,  ■  hiltth  ■  tXao  : 
H^I-nC  :  lA-^f  :  n-M^L'}?'  :•:  fflW-A-  :  l-n^.  :  T^/hA"!'  :  fll^o»?  :i:  nh»»  :  ^O.  : 
^^?t.A  :  Vn.Ji  :::  flJ^Vn-n  :  >?<:  :  -Irn  :  Ad-A  :  (D^tltlx-f-ao-  :  A^-S.OJ  :  AO-A  : 
fl)^rh.A.  :  ft^BAT  :  «"«PdA  :  flJrliT  :  fll^-l-flJW-n  :  A-Jj  :  *?iflh  :  (ijei"Xl)-  :  Oftl 
•^  :  ?iR.l^  :  'itmH'  :  fllg^«WJ-l-  i  flI«TO^<{,+  :  'J»»-!-  :::  flJ>n<:  :  0(D-F^  :  fllrtOC  : 
/n>Ahh  :   h«w  :   ^«^rtT  :   A^tf»-/:.   :•:   fl>hiin   :   ^-0.  :  hCr^tl  '  W'  '   (^hl-f-  ' 

1.  Ms.  foc.1.  —  2.  Ms.  .exA,.  —  3.  Ms.  m^eny"?!. 

Jerusalem  :  Uti  demon  seducteur  est  sur  le  chemin  du  desert;  la  fille  de  mon  peuple 
[se  donne)  non  pas  d  la  purete  et  non  pas  d  la  sanctification,  niais  au  demon. 
Mais  mainlenant  moi-meme  je  leur  parlerai  :  Voici  que  mon  arc  montera  comme 
les  nuSes;  les  chars  [du  seducteur)  seront  comnie  un  tourhillon;  ses  chevaux  seront 
plus  rapides  que  les  aicjles.  Nous  navons  plus  (de  force),  car  nous  avons  ete 
accables  {d'epreuves).  Lave  la  malice  de  ton  coeur,  Jerusalem,  afin  que  tu  sois 
sauvee.  Jusques  u  quand  mediteras-tu  *  en  toi-meme  des  pensees  qui  te  tourmen-  *  fol.  65, 
tent?  Vne  voir  est  venue  de  Dan  qui  fannonce  {le  malheur)  et  (qui)  fait  entendre 
Vaffliction  depuis  les  montagnes  d'Ephrarm  '. 

En  effet,  la  venue  du  faux  Messie  n'est  pas  comme  la  venue  de  Notre- 
Seigneur  Jesus-Christ  qui  est  venu  comme  la  rosee  sur  la  laine.  Voici  que 
'trmolaos,  c'est-^-dire  le  faux  Messie,  viendra  dans  une  grande  crainte, 
(dans)  le  tremblement  et  (dans)  un  violent  tourment;  il  fera  le  trouble  sur 
la  terre;  au  commencement  de  sa  venue,  il  apparaitra  aux  hommes  comme 
s'il  faisait  le  bien,  (cela)  par  artiiice;  (mais)  toute  son  oeuvre  est  ruse  et 
iniquite.  Comme  dit  le  prophete  Daniel  :  II  proferera  des  paroles  contre  le 
Tres-Haut ;  il  seduira  les  saints  du  Tres-Haut;  il  se  proposera  de  changer  les 
jours  et  la  Loi;  {les  saints)  lui  seroyit  donnes  *  jusqud  Vepoque  (fixee)  pour  lui;  *  foi.  65, 
ils  seront  dans  sa  main  (pendant)  une  annee,  deux  annees  et  la  moitie  d'une  annee. 
Un  ange  demeurera  autour  de  lui  et  Vaneantira,  afin  de  le  perdre  d  jamais''. 
De  plus  le  prophete  Jeremie  dit  au  sujet  de  la  malice  de  ses  pensees  :  C'est 

1.  Jer.,  IV,  11-15.  —  2.  Dan,,  vii,  25-26. 

PATR.    OR.   —  T.    XIII.   —   F.    1.  5 


66  SARGIS  D'ARF.RGA.  (■lf,61 

>ih^  >  <TliA.Vll-  >  M  •■  \1U.i\-ttihA:  >  \l}xd.h.  ■■  All  :  at}i^A'i  :  V^Ay-h  tlim>  ,s 
0(1  ■■  AAa  ••  a\U">  ■■  V-'i'U  ■■  amv"  ■  V^  ■■  ritV,'  -.l-  V+rti-l-  ■  **,1,  •  rnhft.|-,i 

■nM-  •  uKtnAf.-l'  •■  H^./nc  •  -utth"  •■  i»?i'>nA  =  X'.<'.-+  •  mr, /,.?,->' :  n«n7^..|. ,. 

•I' :  ^"Vy.  >  ji'''»x>i !  >i^ii.hn«h.c: :  tm^rih^ht  ••  un.e  »  <bx-V()  :  a/ja  :  h^.rt. : 
'  foi  .u;,  fflM:*  :  'r?:i:  •■  voi\.  •■  oji^-i-TA"  :  Ahji'.rt. :  *h<i»-M:  :  [n]n,iic  :•: 

'l-rtTU»  :  f-ftTft  :  fl»^.n.  :  ?»<»»•>  :  'Tn.  :  CBOrl»'!:  »  >iA.A"tf»-  :  A?,A  :  ^.'Tfl» 
h*h?»  :  MxW  •■  hjl^.rt.  :  Hfl»->,'|:  :  h.i:Tt\ht\  :  #h^'C  :  «"'rt.rl,  :•: 

^n.  :  jPi>*'n  :  h?,'».e  :  P-ftTA  :  An*  :  \\tm  :  \\i:M't\  :  H'fflJAA  •'  ^'^€^9"  ' 
h9"'\'ff:i\-1-  •  .«',->1A  :  nn.'/-  :  A,h.J»"  :  H^.U-^  :  «»-?,'|:»L  :  hCft-fri  :  HII.Vfll.  :  n 
hillhO'  •■  Sti-1'  ••  <DVn..eT  :  \\aD^'h  :  hrR:"!^.  •■  'i-fl^yrt-n^i  :•:  {\t\ao  :  ^.n.A«  : 
?,";H.^'n,h.f:  :  A^'>h.A  :  Vn.Jl'.  :•:  \\an  :  TftAT'  :  ■'laX.M'  '  iOy.-1'',l'9"  :  %.tjf.  : 
(Of!.?.tmtlH  :  hl\f\  :  roTrt/..e.  :  ()'/»9  :  fl)T«wK"?,  :  ^f^:^  :  Ml'  '  A^JAjl"  :  fl»/?.-T 

Mol   00,    O-l-n  :    i'M  :   >n..eT  :    flJi^T+n?,  :  *.'J.rt  :  ^-S.*^!  :  fl»*;!-^'"^  :  fl»TA.n-  :  h^" 

fb. 

1.  Ms.  fthRt.  —  2.  Ms.  ^hftAT. 


?/iOt  le  Seigneur  qnl  vois  le  ca'iir  et  sonde  les  reins,  ajin  de  donner  d  chacun 
selon  sa  voie  et  selon  le  fruit  de  ses  ceuvres.  {Comme)  la  perdrix  glousse  et  rassemble 
ce  quelle  napas  engendre,  {ainsi  fait)  celui  qui  amasse'  ses  richesses  en  dehors  de 
la  justice;  il  lcs  laissera  au  milieu  de  ses  jours  et  il  deviendra  insense  d  la  (in 
{de  sa  vie)-.  Comme  dit  le  prophete  Isaie  :  Ce  jour-ld,  le  Seigneur  apportera 
un  glaive  grand  rt  fort  contre  le  dragon  et  le  serpent  {qui)  est  mechant,   et  il 

fol.  60,  tuera  le  dragon*  qui  est  {dans)  la  mer^.  » 

"^"  "■  Justus  repondit  el   dit  :  «  Tu  dis  vrai.  Mais   malheur  i\  ceux  qui  rece- 

vront  le  mauvais  dragon,  c'est-^-dire  'I^rmold'os,  lc  faux  Mossie!  » 

93.  LEglise  et  l.v  hier.\rchie.  —  Jacob  dit  :  «  O  mon  fr^re  Justus,  com- 
prends  que  le  Christ  qui  est  ne  de  Marie,  de  la  Sainte  Vierge,  d  Bethleem  de 
Juda,  est  donc  le  Christ  au  sujet  de  qui  h\  Loi  et  les  proph^tes  ont  annonce, 
(le  Christ)  qui  est  venu  apr6s  les  soixante-ncuf  semaines.  Comme  dit  le 
Seigncur  au  prophete  Daniel  :  {Soixante-di,v  semaines  ont  cte  fixees),  afin  que 
le  peche  fut  consonune,  que  le  crime  fut  scelle,  que  la  faute  ful  effacee,  que  lini- 
quite  fut  pardonnce,  que  la  justice  cternelle  vint,  que  la  vision  des  prophi-tes  fitt 

foi.  60    scellee  et  que  le  Saint  des  saints  ful  oint.  '  Tu  sauras  et  tu  comprendras.  Depuis 


T°  b. 


1.  M.  a  m.  •.fait.  —  2.  Jer.,  xvii,  10-11.  —.3.  Is.,  xxvii,  1. 


v°  a. 


[167]  HUITIEME  ASSEMBLEE.  67 

^rt.-nrTl?'  :  ffl^Mtf-lhJP  :  Kl-nC-tli'  ••  nOhtli-  :  W-A"  :  K-fl^f*  :  hCft't^'}  : 

?ia)  :  Tf •+  :  hu-e  :  flJ-flH"!  :  d.fi:4-^  '■  h-tt^l'  :  YtCMl^i-  ■'  AYlCtl-f-tl  :  flH 

tt-t  •'  9°^c  •  hrhi'^  •■  e^hf. :  htiM  ••  od-n  •  fl'?i9"ftft"n  :  mhtxtx  ■•  A'^'i  •■  n 

Jt^-fl  '  ahtl'l:-f-'i  :  A1  !  (Df^CO^-  :  hA  :  ^ft'^.'»flh  :  ■\n.\n  •  YhA^t^  :  ^^»1 
n  :  h»»  :  JJ-rt-fliliJP  :  flI^?iW"lh{P  :  AhlH.^-fl^C  :•:  flJ^TU-  :  '/\«.X«»  :  ^A  :  JJl. 
y^  •■   H-MnP  •!:   flJ'J^  :   naftlb-f''i   :    f|^<T}  :   flJA^.^fll-^J^  :  af'bi.'i  i  ao^i)^. 

-i  :  hoTl-  •  fl»^.e*«rl- !  flirhTo?!' !  hA  :  ^^.-hCh]*"»-  :  A;h7j-fl  :  mn^-  ••  k 

^.•+  :  flJCl'0  :  aif,r\)C9**0^  ••   tM  :  at/^CO-f^  :  A?i'7H.?»'flA.C  :::  '  f«l   «•> 

nh<w.  :  J?.n,  :  rli-H+yA  :  >fl.j?.  :  aihft^9°  '  A-»»-    :  ?ir/l?.  :  fl»^.«{.?|p-<n»-  :  1-fl 

ce  :  fiV.^  ••  fli^hfl>-T<">-  :  TA^Biroi»-  ,  rnM  :  h«7n.K'flrh.C  :  hlnahtra^-  :  h9°f\ 

Yxao-  .  (Dfi^^l-i.  :  n^^dhA-fl»-  :  Oi»A>lho»-  :  fl»M  :  ?i'7H.h'flrh.C  :  jn-flVh  :  fl»d 
U-Cd  ••  A^^e'!"  '  r^CJ-J-  :  rtAr  :  fl»^m«P?i  :  JiCB  :  h^n-f  ••  hnf:C  :•:  ^fl.  :  ^«e 
1-  :  »n./S.  :  hOV-lih  :  ^.A-flfr  :  K!^'t'  :  fl»8J^.*5:h  :  '■|T-/*'rTh'f-  :  J?.-><C/*'rh.  :•:  fl» 

1.  Ms.  >,?"»>i^.  —  2.  Ms.  fl»Wia»-c.P^. 


/a  so?"<je  (/e  la  parole  qui  {t')a  repondu  {que)  Jerusalem  sera  {re)bdtie  jusquau 
Christ-Roi '  que  ses  serviteurs  glorifient  et  remercient  dans  toutes  les  eglises, 
(il  y  aura  soixante-dix  semaines). 

Oui  certainement,  mon  frere,  les  eglises  du  Christ  sont  extremement 
nombreuses  sur  tcrro,  depuis  le  soleil  levant  jusqu'au  couchant  et  depuis 
le  nord  jusqu'au  sud,  dans  lesquelles  sont  gardes  la  Loi  et  le  Testament  (et) 
vers  lesquelles  il  a  reuni  tous  les  peuples,  afin  qu'ils  glorifient  et  remer- 
cient  le  Seigneur.  Voici  que  s'est  accomplie  la  parole  des  prophetes  qui 
ont  prophetise.  De  plus  dans  (les  eglises)  il  y  a  les  clercs,  les  primats^, 
les  eminents  docteurs,  les  pretres,  les  diacres  et  les  apdtres  qui  ordonnent 
au  peuple  d'accompIir  la  justice  et  la  droiture  et  lui  enseignent  *  la  Loi  et  ♦  foi.  66, 
le  Testament  du  Seigneur.  ^  ^' 

Comme  dit  le  prophete  Ezeehiel  :  Jejeur  preposerai  un  seul  (pasteur  qui) 
les  pattra,  mon  serviteur  David;  il  deviendra  pour  eux  leur  pasteur.  Moi-meme 
le  Seigneur,  je  deviendrai  pour  eux  leur  Dieu,  et  David  au  milieu  d'eux  sera  leur 
Tprince.  Moi-mime  le  Seigneur,  j'ai  parle;  fetahlirai  pour  David  un  Testament  de 
paix  et  je  ferai  disparattre  les  animanx  mechants  de  la  terre^.  Le  prophete 
David  dit  :  Tes  pretres  seront  revetus  de  justice  et  tes  justes  se  rejouiront  de 
bonheur*.  De  plus  il  dit  :  Ld  je  ferai  pousser  une  corne  d  David;  je  preparerai 

1.  Dan.,  IX,  24-25.  —  2.  Le  terme  A.^anT'^  est  aussi  employe  pour  designer  les  pres- 
bytres.  —  3.  Ez.,  xxxiv,  23-25.  —  4.  Ps.  cxxxi,  9. 


68  SARC.IS  D-ABEHGA.  [168] 

hM\  «  f.tt,  s  tnttVV  :  ^n+^-A  >  'H:'r  •■  A>J«c1-  :•:  ffl^,ftJ-P„A-  «  '^«■h-J^I-  >  A«w>A. 

^iif  !!  fl»^An^<"»- !  •vr.[<'.]i-  •■  AxA^r.-  «  mni-- :  if.dy.  •■  ^•.«'.•^l-f  :•::  /.>i'i-e  >  p- 

ftTft  «  '."I»-  :  tx'>y.''o.  :  jn..?!'  :  \l.i9*  ■  WhH'  ■  »ll)V'1'  :  flVh-S.A  :  /»'r:Ol'  «  flh 
'  fol.  BG,  au  !  ^,11  :  '/«»X*/l'l'.  :  ?l<i./*'i'-<"»-  :  AA-*«I>  :  ^.Vlvli.  :  riJifr*  :  AdA  t  Ittf  >  h 
^°^'  *"hHfl  :  rD«oV,,->>./.  :  iP»JP.-C  :  S'«)-h.  :  >l'V.f  :  lArU  :  H.Vl*'  «  A^^II.JlV  «  flJ-ftl- '  » 
M-ti-  •■  'hhr  :  nA-flh-fo»-  :  A^S.^'»  :  >iC>{^.li-  :•:  f.^  :  'SfljV  >  Vfl.^  «  fl>i'H'  s 
(!.•/•  :  hr:A/;.e'>  :•::  ftr^V.  :  flJA-l-f  :  flJChl'.  :  flJhX-J»"^.  :  MlVtl.  :•:  fllCA^V.  «  /»1 
•iKlh.  !  fl»ll./-  !  hfl-h.  :•:  hhao  ;  <{..J-fli  :  •J-j,/»'  ,  /''Vh.  :::  ?,ftOT  :  fl^J»^:  .  J,1H, 
Wl.  :•:  ^'.rtl^  :  A-|l  !  ^'PAft  «  ni.C?A '  :  flh'/''!!  •:  flJJl^fl  :  j?.!!.  «  WK^Y  »  ^-S- 
A'>  !  hC^h^  !  UfJ^/"  '  :  hflflJ-h.  :  '/flJAS.  !  Ah.  !  •S.*4'  :  flJ-Thrty^J&e-im.  »  0O 
^lxY}^  •■  AVf-A-  !  rj^C  :•: 

y.(\,  ■■   'rAhjPft  !  Vn.?.  :  nh-J-^  :   •/•T-J4''X-f<n»-  :  Ah^l>-.«^  :•:   J&n.  «  hllLh-tt 

ih.C  !  HW-A-  !  JP.«wAh  ••:  fl)A.^'-V''*mfl»'  !  <w./»'<Pd'^  !  hrh^lnao.  ..  \tiim  :  ?, 

♦  foi  g:    9»/»^.+  !  O-hiP.  !  *7iAhV  :  O^-fl  ■  f!.t\.(\h\  •■  tl9"V  :  flfl»-A-^  :  K<ThH-fl  :  fl»ft^fl»-C 

.>  !  .e/roifh.*  :  d«IV  :  AA?"?  :  fl»/w>/»"Pd-h  !   ^X-rh  :  hftOT  «  Oft.JB.  «  ft5>"f  '  fl>*ft 

t  !  V^A-  !   hrliH-fl   !   JS-ft.  !  hlll.h-flrh.C   !   HH-A-  !   JiOTAh  :•:   fl»h.Cjr'^ftJr  »  Vft. 

1.  Ms.  <Dn+.  —  2.  En  marge  il  y  a  :  •HTr-f:  i  «n».  —  3.  Ms.  vfilri-.  —  4.  Ms.  f<n>»>».. 


itite  lainpe  pour  mon  Messte ;  je  i-evetirai  d'ignominie  ses  ennemis;  en  lui  ma 
saintete  fleurira  '.  O  mon  frere  Justus,  voici  que  les  prophetes  ont  annonce 
autrefois  au  sujet  des  pr^tres   et  du  Nouveau  Testament.  Comme  dit  TEcri- 

*  foi.  66,  ture  :  Je  les  rendrai  puissants,  *  afin  quils  jugent  avec  justice  sur  tous  les  peuples 
et  les  princes  de  la  terre.  Voici  donc,  mon  frere,  que  TEvangile  de  Notre- 
Seigneur  a  ete  entendu  dans  le  monde  entier  par  la  predication  de  ses  saints 
disciples.  Le  prophete  David  dit  au  sujet  de  lEglise  :  Ecoute,  ma  fille;  vois 
et  prete  ton  oreille;  oublie  ton  peuple  et  la  maison  de  ton  pere,  car  le  roi  a  desire 
ta  beaute;  en  effet,  il  est  ton  Seigneur.  Les  filles  de  Tyr  se  prosterneront  devant 
lui  avec  des  presents-.  De  plus  il  dit  au  sujet  des  saints  disciples  :  A  la 
place  de  tes  peres  des  enfants  sont  nes  pour  toi;  tu  les  appelleras  princes  de  toute 
la  terrc^. 

94.    L'entetement    des  Jlus  seh.v  pim.  —  Le  prophete  Malachie  dit  au 
sujet  de  la  fin  des  Juifs  :   Le  Seigneur  qui  domine  tout  a  dit  :   Je  ne  recevrai 

'  fui.  67,  phts  le  sacrifice  de  votre  main,  car  depuis  le  levant  dii  soleil  '  jitsquau  couchant 
mon  noin  sera  glorifie  dans  les  peuples  et  les  pays;  on  apportera  de  lencens  d 
mon  nom  et  un  sacrifice  pur,  car  mon  nom  est  grand  dans  tous  les  peuples,  dit 
le    Scigneur   qui   domine    tout\   Le    prophote    Jcrt-mie   dit   :   Ils   ne   inont  pas 

1.   l's.  cx.\xi,  17-18.-2.   Ps.  XLiv,  ll-i;5.  —3.  Ps.  xliv,  17.  —4.   Mal.,   i,  10-U. 


[169]  HUITlfeME  ASSEMBLEE.  69 

f.  :  (D\\ao  :  A,J&dTV-  •  A^^^AhTh  :  Vh.C  :•:  njfn^li  •  «wfl-l-f  :  tD»D4»rtT'Tie  :  > 
VJtJE^  •  no-ft-/'  !  -^l-h  :   ^lh^  !  fl»?i9"K¥:>iy-  :  tiK?<'fHU9°  •■  fl>llV  :   nj^flJ  !  flJ 

'J0[R]    !    Kfth    !    P-r    !    fllH^J-l-rt    !    tf-A-    !    CA,»    !    (DhhOoCl    •■•• 

i-rtTfll  !  P-/)Tft  !  flJ^.n.  !  VU-  !  -i-iAaD  :  t^ftti  !  h^.U-.ei"  :  HW-A*  :  H-l-nUA  : 

hhao  :  Khr'1' !  nhcft-fft  !  fl»^,*-^Afl>-j»'  :•:  nh*"»  !  ^.n. :  KfiW  •■  vn.i^  "•  *  f!!'^,''' 

nA-o«»-  !  A-H^-J:  :  A-H-n  :  rt"tO  :  t\9"th  •■  flJA.-Tj-A.-nfll.  :  flJC?»e  !  CJtP-  :  flJA.;»- 
hT^  •■  hilao  :  nHd.  :  An<n»-  :  ATi^-l-"  :  /liTf-n  s  flJ^^m-  :  ^HJilfo»"  !  hao  :  K^ 

hro- !  flJhftv- !  ho» !  Kf-cM' '  nhd[^.]'>'tif <^- !  flJh«w  !  h,?'t\ro' :  nhHJ: 

IfflB-  :  fl)h<w>  !  ^.jK-A-nfll-  !  nAOtfo-  !  iOK.f.-taaffn.  :  fll^Ji/lUA-fl»-  :•:  ^.(1.  :  h. 
Cir^ft  :  Vn.|2.  :  ^-nAJPfl»-  !  A-HJ-I:  :  rTh-H-n  :  flJA^.e^.^A.ir*  :  jmr  !  aoii;h'1'  •■ 
fl^ft-^  !  ^T-^  :  I^J'"  :  flJA-^  :  rHi-Hnf  :  hJl  !  A^XMi  :  flJ^h  •  A^J^iA.  :  ^ho^-  : 
iiPi.-i  ■■  aotl^h^  :;:  flJ^hH.rt  !  M  !  ?iV7C'n»-  :  +^-1"? '  :  Tli-  :  ?0C1  ■  X\ao  :  ^ao 
«?  s  fllho»»  !  ^flJ-A-  !  rt<:?AU-  !  lin^C  !  hjT'*  ••  h^J^TlC-l-  :•:  flJ|in.A-  :  >?d*-fl  !  A 


*f,n>i.  •:■  mPn  a»  ?   PA.<>.n  •  A    *  fol.  67, 

v°a. 


1.  Ms.  *je:ft*P. 


♦  Ibl.  67. 
I-  b. 


icouti  et  ils  nont  pas  prete  leur  oreille,  ajin  de  ne  pas  se  detourner  du  mal  et 
afin  de  ne  pas  {cesser)  d'encenser  les  dieux  etranyers.  Au  matin,  nia  colere  et  mon 
chdtiment  se  sont  en/lammcs  d  laporte  de  Juda  et  au  dehors  de  Jerusalem  (qui)  est 
devenue  un  desert  et  un  champ  jusques  aujou7'd'hui.  Tout  cela,  nous  Vavons 
vu  et  nous  Favons  connu'.  » 

Justus  repondit  et  dit  :  «  Voici  que  s'est  accompli  sur  les  Juifs  tout  ce 
qui  a  6te  dit,  car  ils  n'ont  pas  cru  au  Christ  et  n'ont  pas  *  adhere  k  lui. 
Comme  dit  le  prophete  Isaie  :  Dis  d  ce  peuple  :  Ecoutez  bien,  (mais)  vous 
ne  comprendrez  pas;  voyez  bien,  (mais)  vous  ne  connaitrez  pas.  En  effet,  le  coeur 
de  ce  peuple  est  devenu  epais;  ils  ont  detourne  leurs  oreilles,  afin  de  nepas  entendre; 
ils  ont  ferme  {leurs  yeux),  afin  de  ne  pas  voir  avec  leurs  yeux;  [ils  ont  bouche 
leurs  oreilles),  afin  de  ne  pas  entendre  avec  leurs  oreilles;  {ils  ont  epaissi  leur 
cceur),  afin  de  ne  pas  comprendre  avec  leur  coeiir.  Ils  ne  se  convertiront  pas  et  je 
ne  serai  pas  clement  envers  eux  '-.  Le  prophete  Jeremie  dit  :  On  dira  d  ce 
peuple  et  d  Jerusalem  :  Un  demon  seducteur  est  sur  le  chemin  du  desert;  la  fille 
de  mon  peuple  (sc  donne)  non  pas  d  la  purete  et  non  pas  d  la  sancliflcation,  mais 
au  demon  seducteur.  Mais  maintenant  moi-meme  je  leur  dirai  :  Voici  que  mon 
arc  montera  comnie  les  nuees ;  les  chars  {du  seducteur)  seront  comme  un  tourbillon; 
{ses  chevaux)  seront  plus  rapides  que  les  aigles  ^.  »  "  Jacob  dit  a  Justus  :  «  Cette  *  ^°j-  ^"^' 

1.  Jer.,  xLiv,  5-6.  —2.  Is.,  vi,  9-10.  —3.   Jer.,  iv,  11-13, 


70  SARGIS  DABEUGA.  [170J 

P-ftTft  >  MiU  '  -7  •>n.l-  »  n^i'}-!-  »  hA:r'\h{l  ■  .hffll  :  «»^.,1.  :•:  (HHrttf»>P-  '  '5'J 
h.A  »  >n.^.  »  Hjl'.'».ft  1  +(.">  «  >,ft«B  :  hjf.lhff:  :  ^A  :  hM"'!'  •  HlnCft-fft  :  HnK 
'TJ  :•:  Ji'.l-W»lV}''  :  A^ilhl'.  :  h^-rt.  '  fl»f ^rV-  «  M-  ••■  {\\\ii'>  '  ^.It  :  W-  :  ^-«W» 
X-X  :  in>ii.tl  '  X'.«'.-4'  :  lOhJ-^itOlWV*  '  Oifin  '  t^Kh  :  in>id.ft  '  :i%'i  :  f.^VfOXx 
V.9*  '  I0lf.&.t\y.9'  '  \\tm  :  ^«/'^11  :  V«-  :  lUM'  '  WVrtV-  :  ht{t">  '  K\'(0\\f'9*  ' 
/ihin.h^  :  A..f A-ft  :  Jri(:ft.f.ft  :  HJiJHA  :  '}?,««»•  =  H|-Afl»-i"  :  AhVh^.  :  hjf.rt.  :  C 
h-ft  :   fl)r/nrt,1,-l-  :  nh«»  :   ^.fl.  :   ^.Oy.^ft  :   Vll^.  :   !*•(:«-  :  "M  '  Ah[;j]'>'}'l-  ' 

/8.n. :  ?'t\'rt\ '  >.o»-v :  in. :  hoD  ,  'i-.n,i,A  :  Mi-ii '  V1C  :  n>,'>f- :  h^[li-] 
loi  «7,  ^  s  j,A  :  ^.e[h]rV" :  t\lni:t\-f't\ "  tDhr}f.hii.f\ '  h.a«q>i'at'' :  av  :  '>A*efl^  : 

nrl,7  :  ^^Mi-.tl-  :•:  IDhT"»  '  hltiai.  :  a»-ft'/-  :  h-n^'/;!/'»»-  :  h^"^"^/.  '  hhao^.  ' 
flJniP*  :  h<wi  :  h1\l.h-tt,h.i:  '  aoChao'  s  ai't\-l'  '  V-^C  •:' 

m,h/: :  p-rt.v :  9"t\h  '  p-ftTft  '  tO't\'i' '  d-P  '  tof.a.ti" '  a,'Vv?<:jiV-  ••  h^ 

n.  :  .ed*n  :  J?.n.  :  P-ftTft  :  /l,.efl^  :  ^•7H.K'nrh.C  :  h«w  :  »»'><<.A  :  ^-S.ft  :  'VR^:  : 
AdA  :  ,ed*'n  :s  flin>,'>'/"'H  :  otVV  :  *P4'<'.  :   oodfi^it-l'  '  (Ot\-b  '  lO-tMO  '   9.ao  :  (B 

1.  Ms.  h.<n>S3l^fl>'<l>'. 


pro[)h6tie  est  au  sujet  de  'ErmohVos,  le  faux  Messie  que  le  prophete  Daniel 
a  appel(5  la  corne  qui  est  petite.  Eu  effet,  les  Juifs  qui  n'ont  pas  cru  au 
Christ  veritable  recevront  le  mechaut  dragon  et  croiront  en  lui.  Comme 
dit  le  prophete  :  L'Esprit  ile  justice  viemlra  et  ils  ne  le  recevront  pas;  [mais) 
lorsque  1'esprit  du  dcmon  sera  ventt,  ils  le  recevront  et  ils  le  traiteront  comme 
Dieu.  Voici  qu'ils  sont  couverts  d'ignonuuie  et  qu'ils  sont  ruines,  parce  qu'ils 
n'ont  pas  legu  Notre-Seigneur  Jesus-Christ,  mais  au  oontraire  (parce)  qu'ils 
ont  suivi  le  m6chant  dragon,  impur  et  seducteur.  Comme  dit  le  prophete 
Isaie  :  IIs  ont  dresse  la  table  pour  les  demons  '.  » 

Justus  dit  :  «  Tu  dis  vrai,  (en  airuMuaut)  que  cette  parole  a  ete  dite  au 

sujet  des  Juifs  qui  ne  croient  pas  au  Christ.  Mais  des  maintenant  il  ne  nous 

loi.  «7,  faut  plus  vivre  *  daus  la  Loi  des  Juifs.  »  Puis  ils  poursuivirent  (la  discussion) 

dans    leurs   maisons,  apres  qu'ils    eurent   reconnu  et  qu'ils  furent  certains 

que  le  Seigneur  les  conduisait  dans  (la  loi  do)  ramour. 

95.  VisiON  DE  JusTUs.  —  Jusepli  s'en  alla  avec  Justus  dans  sa  maison  et  lui 
dit  :  «  Ne  m'expo'scras-tu  pas  co  ([u'a  dit  Jacoh?  »  Justus  dil  :  «  Le  Sei- 
gneur  cst  vivant!  (J'allirme)  (juc  rEsprit-Saint  a  habit(i  sur  Jucob.  Cest  pour- 
quoi  il  a  r6pudie  lamour  des  aliments  et  de  la  boissou  et  il  s'est  adouutj  au 

1.    Is.,  LXV,    11. 


lol.  68, 
1-  a. 


[171]  NEUVlfeME  ASSEMBLEE.  71 

XA-+  :•:  a)fK\.'/  '.  HiHV  ■  P'/lTft  •  fflflhf  '  0)^,(1.  ■•  Ih^^niln  •  >«P-A.y-  :  h»n  :  ft^i-  : 
P-?"  ■  OtfC  ■■  (D-^at>'tl  1  AjPAf.  •  h'}\l  ■•  h&.h,  ■■  fl^KiAr  :  htm  :  ao-d,  :  (Blnf-A- 
0»-  :  Vfl.^'1-  :  rD^(J*.n>.  :  'VflT:  :  l^ftrt.lfO»-  :  flJht^^J-l-rt  :  ^ri'l'fl6d?'  •"  »0^1. 
1:  :  h'i{\  •  Ki^iA'^'  ■•  hhrF  ■  H'»*'!'  :  V7/.  :  h»»  :  A,^'l-«/»»lA  :  <D^,.edfl.  = 
Ch{*  :  HK^JflA  :  Pih*P"  :  H>irt.hA"  :  fl?»-*'/'  :  rKWli  ■  AK^II.hV  :  hSii-h  •  hCft 

^M  •■  l-flh.  ■■ 

flJ}»i»".^'i^  :  I^T  :  <w"PdA  :  hdfl  :  -^J^-flh.  :: 

|in,A-  :  P-ftT/1  :  A.e^*fl  :  Tli-  :  ^.V14-  :  Vfl,.?^  =  hao  :  ^.l\(D''i  :  ([?.•>&  '■ 
aoi^b^  :  Ofl.f  :  nm,  ■•:■ 

-^rtTflJ  :  JPd^-fl  s  flJJ?.fl.  :  XflJ  >  Jil^e  :  ^.hflJ-"}^  :  /h'^?"  :  H^.hV  :  h^^U-  :•:  h 
tiao  :  J&n.  :  KWt\  ■  Vfl.J?.  •  '•'«'•  '  '>'^Jf?i  ■■  dA'h  :  h'n\\.h'f\,h.C.  •■  hl-V  ■■  9"A 
h^  :  im!piyff.-\'  :  OiaoO^  :  h»n  :  ;^Ty.?»  :  ^A»»  :  flJ^^^iA**"»-  :  ^•^'Vhl  "  (D 
KyaCO-  :  h^Pyin-l-  :  rt"?^  :  AW-A-  :  (OO^?.^  ■■  !*•<{.*  :  ^XAl»"  :  (^(DChX  •  ^.^ 
nC;h  :  flJ^.^h.-H-H  :  hlh  :  A*H-A-  :  'JAr  ::  »ldfl  :  J^fl.  :  flJlVRflJ?"  :  rt'^^  '  h    *  l^lj^e» 

jetlne  et  ^  la  priere.  »  Aussitot  Justus  devint  triste  et  pleura.  II  dit  :  «  Je 
(vais)  te  raconter,  6  Joseph,  que  (voici)  pour  moi  aujourd'hui  quinze  nuits 
(pendant  lesquelles)  je  suis  en  train  de  voir  en  songe  Moue  '  et  tous  les 
prophetes ;  Jacob  aussi  est  associe  avec  eux ;  quant  a  eux,  ils  le  proclament 
bienheureux.  Mais  pour  moi,  je  ne  veux  pas  lui  apprendre  cette  *  chose,  afin  *  foi.  68, 
qu'il  ne  se  glorifie  pas  et  qu'il  ne  s'exalte  pas  lui-meme;  mais  seulement 
(je  veux  quil  m'expose)  ce  sur  quoi  je  linterrogerai  au  sujet  de  la  venue  de 
Notre-Seigneur  Jesus-Christ.  » 

NEUVIEME    .\^SSEMBLEE. 
96.     SUR  L.K   FIX   DU    MONDE  ET  L.\.   SECONDE    YENUE    DU    ChRIST.    PCU    dc  jOUrS 

apres,  ils  se  reunirent  a  nouveau. 

Justus  dit  a  Jacob  :  «  Voici  que  les  prophetes  racontont  qu'il  surviendra 
dans  les  derniers  jours  une  grande  catastrophe.  » 

Jacob  repondifet  dit  :  «  Oui,  mon  frere,  il  surviendra  un  fleau,  comme 

il    n'y    en    a    pas  eu    de   pareil.    En  effet,  le  prophete   Isaie  dit  :  Voici  que 

viendra  le  jour  du  Seigneur  qui  est  plein  de  chdtiment  et  de  colere,  a/in  d'anean- 

tir  le  monde  et  de  detruire  les  pecheurs.  Les  etoiles  du  ciel  ne  luiront  plus  pour 

personne;  le  soleil,  en  se  levant,  s'obscurcira;  la  lune  ne  luira  plus.  Je  ne  gou- 

vernerai  plus  "  le  monde  entier-.  De  plus  il  dit  :  Le  ciel  sera  roule  comme  un  '  foi.  es, 

rb. 

1.  M.  a  m.  :  comme  MoXse.  —  2.  Is.,  xiii,  9-11. 


lol.  f,8, 

yoa. 


72  SAHGiS  D'ABERGA.  [172j 

C:  :  OI'J^/1../-  :  f,:ji;  :   jf.VX'/  :  AXf -J  :   aiy.[^'']imil'\'   :  «fcA-l;'/  :  fl)^.hfl»-'>  :  C}xt>  ' 

fl»JL'.h<u-'>  :  9"?:^'  •■  -1'^.  :  «»A' V.«'.".P.'  ••  9"!f:/.-  •  tmOi\-\-  •'  r»A.A.'l' :  h»»  i  -i:^  :  ath, 
f.mVh  »  A^Ay"  :  mvoci  •■  m.ti  :  AdA  :  ru-l^^ft'»  :  A-l'fl>-Aft '  :  'l-fl>-A.P.'  :  fl»A 

>«P'i  :  r/D«prtA  :  •lni'|:>l  .•:  >ift«»  :  h^-JI  :  ^.11.  :  Vn.^.  :  ttTlH'  :  hA  :  Ai.f hi»"V-  : 
ttYlCtl-ftl  :  <0?ii»".f. 'V/.  :  «VrtV-  :  Xh^Cyl'  '■  y.f^^^-h  :  h.C'rfiht\  •■  ihft'P.  :  »»A. 
A  :  flJ^.l-IL+A}"  :  ,l.'lin  :  hy.lhjf:  >  (Ih»»  :  ^.11.  :  Vfl.^  :   J?.fl)Ah.  :  f.Chf'9*  '  A 

o«>ftA-l- :  6h  •  dlxrao'  .  *h,}!.iai'9"  •■  aiM-f-a«'i,  ■■  h.f-mVh  •■  flij?.hfl»-'> :  hc 

hy  •■  AW-A-  :  H/»'.'J  : 

fl>-?i'|-  :  h"^./:  •■  (P.hfl>-'}  :  'itt.y.  •■  «w.4.|P<p.l-  :::  nh»»  :  /i.P-h.A  :  Vll.l'.  :  ^A.  » 
A.'|-  :  f^.hl-  •■  hM'  •■  htltm  :  ^AX+l-  :  dM'  '■  hlW.hn.h.C  :•:  atftW.t^tl  '■  VH 
JE.  :  J?.n,  :  +Cnl-  :  flJ/iVrnVl-  :  T+  :  !^-9°1  :  AJtA-f'  :  >i'7ll.h-nril.C  :  t^iC  »  flJ 
?ih.'l-  :  OiR-id-l'  :  JP.?i'l:  :  dM'  '■  '«"Jrt-l-  :  flIdA'h  :  fl»'^}»"  :  flJjT'»'!!!.  :  dM'  : 
jr'9"'J  :  fl)fli>-ftV  :  dA'h  :  a-A»»!-  :   fll*nc:  :  fl)dA+  «   A«>S'  :  fl»'!.''*  :  6iit  >  * 

l.Ms.  t\^(DA.e.. 


livre;  toiites  les  etoiles  du  ciel  tomberont,  comme  (tombent)  les  feuilles  de  la  vigne 
et  comme  tombeut  les  feuiUes  du  figuier'.  En  outre  il  dit  :  En  effet,  c'est  le  jour 
du  jugement  du  Seigneur  et  cest  Vannee  de  la  reddition  "  du  jugement  de  Sion. 
Ses  vallees  se  converliront  et  se  changeront^  elles-memes  (eu  poix);  sa  terre  de- 
viendra  du  soufre;  sa  terre  brulera  jour  et  nuit  comme  de  la  poix  et  ne  s'etein- 
dra  jamais;  la  fumee  montera  en  liaut;  {Sion)  sera  ruinee  pour  les  generations 
des  generations  et  sera  detruite  pour  de  longs  jours*.  En  effet,  ainsi  dit  le 
proph^te  au  sujet  de  ceux  qui  ne  croient  pas  au  Christ.  Apres  que  les  dix 
cornes  auront  disparu,  vicndra  'tlrmithVos,  le  faux  Messie.  Le  peuple  des 
Juifs  le  vengera.  Comme  dit  le  prophete  :  Ils  sortiront,  pour  voir  le  seducteur 
foi.  68,  {au  milieu  de  ses  cadavres)  dont  les  vers  *  ne  dormiront  pas  et  dont  le  feu  ne 
s'eteindra  pas.  Cr  sera  un  e.cemple  pour  tout  etre  (doue')  dune  chair^. 

97.  Le  joi  h  Di:  JUGEMENf  sEH.v  REDOUT.vBLE.  —  Cc  jour-l^,  survieudra  un 
grand  chatimont.  Comme  (dit)  le  prophete  Joi^l  :  Malheur  d  moi  ce  jour-ld, 
car  le  jour  du  Srigiieur  approche'^ !  Le  proph^te  Soijhonie  dit  :  //  approche 
et  il  sc  hdte  fort  le  hruit  du  jour  du  Seigiieur.  II  est  amcr,  mauvais  et  dur.  Cest 
uii  jour  de  calamite,  un  jour  d'affliction  et  de  tourment,  un  jour  d'epouvante  et 
de  perdition,  un  jour  de  tenebres  et  d'obscurite,  un  jour  dc  nuages  cl  de  brouil- 
lard,  uii  juur  de  carnage  et  de  cris  {de  guerre)  '.  De  plus  Salomon  dit  :  iHoi- 

1.  Is.,  XXXIV,  4.  —  2.  M.  a  m.  :  retribution. — 3.  M.  ani.  :  deviendront. — 4.  Is.,  \\xiv, 
8-10.  —  5.  Is.,  Lxvi,  24.  —  (i.  Ani.,  v,  18.  —  7.  Soph.,  i,  14-lG. 


v°  a. 


r°  a. 


[173]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  73 

/h/»" !  ?ihe  !  Jir/*';»^  ::  mhda  •  j&n. :  H^^jnA  :  /ir«h  :  OT<pdA  !  Jih^ !  fljj^n 

Jf-h  !  hoB-^^  :  n?»A  :  l-nA  :•:  h,Mi.  '■  0-p  '  <«.*«•?  :•:  WhHih  ■  ^RAl»»  :  QA^ 

f. '.  fli'n*C'/'}  :•::  fljflJCi !  flJh*Phn-Th  :•=  flJh^jnA  :  ^"Itfnfr  :  ft»»«7  :  ^-SC  !  IIV  *  f°'- «8, 

v°  b. 

1»" !  ^n.  i  '^.h.^ft  :  in./2. !  fl>?ti-nc  :  n^A  :  h.iin-n  :  n«woi-e  :  fljntfD^.u.y.^- 

f  :•:  Jift»»  :  Au^rtrOJ:  :  ^0  :  .*A  :  K'7H.K'n*h.C  :  H^n.  :  h^H.h-nrh.C  :  -\rl 
/»h  :  t«P+y'a»-  :   K^H.h-n^h.C   !   ArliTin-  :=:   (DhM-PM.  '  W-  '    ^tt.  :  hhV'  : 

K^H.Knrh.c  !  flJHA-i: !  flJhnp  :  rh^G/. :  rt'?*?*  !  flJA.rtrh. !  M  !  flJM'"}?-^  ! 

AdA.I/'o«»-  !  ««•4'rty-'l"  !  ««h'1.'  !  (DfcliO  !  AjiA.l/'<»»-  :•:  ft^^d  :  ht\ao  :  y,(\,  :  ao^ 
it>^'l'  :  «WJO-lf  :  Hh^nA  :  fiho^  ■  ao^iP^.-i'  :  <wo.|:  :  AhC/H^A  :  flJAR  :  hltt, 
h'ttth.C  !  AjPflJ*  :i: 

flJhjin  :  ^n.  !  »n.Ji  !  Vi^  :  >K/:-  :  A{'".e'C !  flJA.UAflJ'V :  aif{fyiy.l  i  flJA.h 
tfD  :  jr">*;|. ;  (Dh,9t\l-CK  •■  -ncyv- !  mch^-ao- :  AhJ^OC  :  flJA'»?!^  !  flj;hV-54V  i  *  ^^}-f' 

hv-bc  !  «D-Hnc  !  hl9°^^^'OD  :  7X. !  A?»'7n.h'nrh.c  :•:  ^o. !  ^'£'1-  i  vn.^  i  V'> 

1.  Ms.  +:^C. 


gne  la  colere  de  ton  cceur  et  ecarte  le  mal  de  ta  chair.  En  outre  il  dit  :  {Sou- 
viens-toi  dit  Seigneur),  avant  que  viennent  les  jours  de  malheur  et  quarrivent 
les  annees  dans  lesquelles  tu  diras  :  «  (Ce/«)  ne  m'est  pas  survenu  par  ma  faute  », 
avant  que  s'obscurcissent  le  soleil,  *  la  lumiere,  la  lune  et  les  etoiles,  et  avant  que  *  loi.  68, 
les  nuages  reviennent  apres  la  pluie.  Le  prophete  Michee  dit  :  J'exercerai 
{ma)  vengeance  [sur)  les  peuples  dans  nia  colere  et  dans  mo7i  chdtiment,  car  ils  ne 
m'ccoutent  pas  certainement.  [Voici)  la  parole  du  Seigneur  que  le  Seigneur  a  dite  : 
Le  Seigiieur  s'est  leve  {et)  a  plaide  contre  son  peuple'.  Le  prophete  Isate  dit  : 
N'est-ce  pas  le  Seigneur  et  son  {chdtiment)-?  Ils  ont  refuse  daller  dans  sa  voie 
et  ils  nont  pas  ecoute  sa  Loi.  II.  a  fait  venir  sur  eux  le  chdtiment  de  sa  colere 
et  il  a  tonne^  sur  eux*.  Ecoute,  car  il  a  dit  :  (non  pas)  le  chdtiment  de  ma 
colere,  mais  au  contraire  le  ch&timent  de  la  colere  du  Christ,  Fils  du 
Seigneur  vivant. 

98.  Le  Christ   jugera  les  hommes.  —  De  plus    le  prophete  dit  :  Voici 
quil  a  regarde  la  terre  et  elle  na  plus  existe ;  le  ciel,  et  {il  est  devenu)  comme  le 
neant;   *  sa  lumiere  napparaUra  plus;  il   a  vu  les  montagnes  et  elles  ont  ete  ♦  foi.  69, 
epouvantees ;  les  villes  bdties  {sont  devenues)  dcs  ruines  devant  la  face  du  Seigneur'^ 
Le  prophete  David  dit  une  prophetie  au  sujet  du  Christ  :  0  Seigneur,  le  roi 


r»  a. 


1.  Mich.,  V,  14-vi,  1.  —  2.  M.  a  m.  :  ce  qui  est  d  lui.  —  3.  Le  verbe  »40  n'est  pas 
mentionne  dans  Dillmann  [Lex.  aeth.,  coL,  1335).  —  4.  Is.,  xlii,  24-25.  —  5.  Jer.,  iv, 
23-26. 


74  SARGIS  IVABKRGA.  (17'. | 

n.-^  >  n>i'}f-  •  YicMti  ■•■■  ?iiii>  :  ihhM) :  jf.-id^-tii^  ■'  •>7-/"  '  lohm  >  j&n.  * 

lu.firK/i.c  :  iiv/"h  :  /••;»  :  ^ji-ij  :  rH-irtiP"?  '  hcft-fft  ••  at'M:\h  >  H/?.»-nc  « 
Aiai"'i  :  </'"|»(\A  !  <»A'JA''"  ■■  'iM"  ■•■■ 

o»'j^i. :  y.i\.  •  lchno-  :  >i?„h  :  AW-A- :  oc.li  •■•■■  ait-ii.hpoo- :  hfuh  '  AV^ 

A-fli»-  :  XA>i>h  :   fl»l[/.]ftftf»-   !   h^«>  :   >.-fV  :  Ml'  :  A7.H.  :  l^-h  :  h^iil.h  '  II 

«»Ci-Hi  :  ihhao-  '.  cD-l-nA/'*^-  :  M^'  •■■  fl»V«{,i*'<"»-5:  :  rtOC  :  h9"^'C  •':■  mwch 

';,'l,'  '    '^'^  '•  ^^''f^MA  :  *hoOi1\^ai'  :■.■■  htioo  :  "XTI»  :  A*}»»?  :  AdA.h  :•=  flJr/.Af-  :  9"h 
/.  ••  >.•>•/•  :  A.^.hA-  :  h^T»  :•: 

rt''?*^'"»^  :  >.X-Vfl»"  :  I/,«'.hfl>-'>  :  tfn^-IPV-l-  :  flJJ»'"»^,^,  :  A>.A  :  h,Vh9"^'  »  (1 
hCft-f-ft  :  Vli-h.  :  ^.«WX"?.  :  Jl^jn.!!.  :  ftnr/.-l-  :  nh«w»  :  ^O,  :  KWtl  '  Vn.jB-  :  «» 
J&+-1-A-  :  Ah^.rt.  :  nat-M'  :  nAC  :•:  fl»hdn  :  ^.n.  :  Vll-  :  f.tmfi'h  :  Hoo  :  h^Ul.h 
■ttth.C  :  n7^'>«J..e.  :  dA-1-  :  fl>,e.V.^.^  :  aoOt'  :  9"t\/i  :  ilttihl'  :  *A  :  hVV^JU-  ' 
fl)9"ftA  :  ot4»i*.V.J-  :  *rt.  :  flI-l-[n]Ali  :  h<W  :  h^l^  :  oo^if^'.'!'  :  <Wi(}-|:  :  i\dA  : 
>bCrA>.ft  :  Hfl»-?.'Ji  !  //.^«e  !   »«»rt.,T,  :  hoo  :   ^iOTjt?.   :  hllOx-  :  9"tlti  :  'V^A  : 

1.  Ms.  thrto.  —  2.  Ms.  >»iM./.. 


,?e  rejouit  de  ta  piiissance' .  De  plus  il  dit  :  II  t'a  demande  de  vivre  [et)  tii  (le) 
lui  as  accorde  pour  la  longueur  des  jours,  pour  les  siecles  dcs  siecles'.  En  effet,  le 
Verbe  du  Seigneur  qui  a  pris  chair  de  nous  et  a  ete  appel^  le  Christ,  c'est  dono 
lui  qui  demeurera  pour  la  longueur  des  jours  et  pour  les  si^cles  des  siecles. 
En  outre  il  dit  :  Que  ta  nuiin  trouve  tous  tes  adversaires!  Que  ta  main  aille 
au-devant  de  tous  tes  enneniis  et  quelle  les  rende  comme  une  fournaise  de  feu  pour 
Vepoijue  {oii  tu  montreras)  ta  face,  6  Seiyneur!  Dans  ta  colere  secoue-les.  Que  le 
fni,  cu,  feu  les  devore!  Detruis  leur  fruit  de  la  lerre  et  leur  posterite  d'entre  les  fils  *  de 
riiomme.  En  effet,  ils  ont  machine  liniquite  contre  toi  et  ils  ont  con^u  un  dessein 
quils  ne  peuvent  pas  realiser^. 

99.  CoMMENT  viENDRA  LE  Christ.  —  \'()us  avcz  enteudu,  d  fr^res,  le 
ohiUiment  et  le  tourment  qui  survieudronl  pour  ceux  qui  ne  croient  pas 
au  Christ.  Voici  donc  qu'il  viendra  dans  une  grande  gloire.  Commo  dit 
le  proph^te  Isaic  :  II  tuera  le  dragon  qui  est  dans  la  mer  *.  De  plus  il  dit  : 
Voici  que  le  noni  du  Seigncur  viendra  dans  un  jour  lointain;  {sa)  coIh'e  s'en- 
lliiinmera  avec  la  gloire  de  la  parole  de  ses  levres  et  avec  le  chdtiment  de  su 
parole,  et  le  chdtiment  de  sa  colere  devorera  comme  du  feu^.  (11  s'oxercera)  contro 
'ErmoUVos,  c'est-ii-dire  le  faux  Messie,  lorsquo  le  Seigneur  viendra  avec  los 

1.  l*s.  x.\,  1.  —  2.  i's.  .\.\,  4.  —  3.  Ps.  XX,  y-12.  —  4.  Is.,  xxvu,  1.  —  a.  Is.,  \i,  4. 


fol.  69, 
V"'  a. 


*  ful.  09, 

vb. 


[175]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  75 

in,h-nih.c  •  nhittA  •■  fiha^  .•  n/^p  .•:  htitm  -.  s!,aDKh  •■  hoD :  'ao-tt^:^  '.  nf. 
wc^  '  h9°K^nh\  •■  ht\in'i  •■  o^-tt  •■•■■ 

nh»»  !  JZ.n.  •  fi-ih.f^  ■•  *n,J&  »  flJ«rU-  :  oo^h  ■  n^«w9  :  rt'^^  :  hffn  :  © 
A^  ■•  MA  •  hoOtlx^iO'  ■■  (Dtt^ih  •  -Ttn  :  -nA-e  :  ffn«PdA  :•=  HA  ■■  Jli*-^  =  Ofh 
-p  :  iltnt  !  ^imfih  ■  tt/^P  '  HV/»'A  :  hrJlJ  :•:  fflJldn  :  ^tt.  :  ffl-l-m-Un  :  A-* 
jrW-T^  :  fflh-nC  :  OXWJ^/^-ih  ::=  flllf-A-O»-  :  htlxH-tt  '  afn^hOi-Ct'  :  fl>V1^.' 
|S.^+>f-   :  A»*  :   (D9°^'f,-i-'i.  :  i^W-V^  :  HA^JAi»"  :  H^.f 'VAT-  '  :  flJOT-JI/^-llVL' 

H^.^'^/*"^  :•:  j&n. :  ^'R^' :  vn.^. :  hm.h-ttth.cii  '■  i^h?.  ■  f.oB^h  •  aihr^\i 

n  ■■  K9^9°9"  ■■■•■  hflt-  ■■  ^.•l?:^-  :  ^J^-^XU-  :  flJJldn  :  J&n.  :  VJ^'  :  ^hl^OO-  '  : 
AXA?i+  :•:  tOaO'fLt  :  Vn.^  :  ^.n.  :•:  htiao  :  ^/Vfc-J-J  :  hlM.h-ttth.C  :  rTiHin  :•: 
TD-h.  :  ChV-  ■■  h-hat'  :  i^Vi  :  Hhft+^Afll  :  h^H.>tn,h,C  :  A?tA  :  hShr"!'  '  tt 
hCft-f  ft  :  hoo  !  ?iAO*  :  <T1A4-|-  :•: 

/in.   :    V-tlTtl   :   ?!«"»•>  :  ^n.  :  hlh?  '■  hr^MlLfl  :  hAfl  :  ^-Jh  :  H-Jfl-J.Th  : 
Kf»^-)*:   s   Jl'>0^  :   OB-il/^-f  :   C?r   :   ttOhh-U  ■  i^-ttb  •  hCB  :  *;U-  :  ^hfl»-'}  •• 

1.  Ms.  H>».;e->AV.  —  2.  Ms.  flioD->»ju.-(:Vr.  —  3.  Ms.  fh'!*^": 


armees  des  cieux  dans  la  cliair  qu'il  a  prise  de  nous,  car  personne  ne  peut 
voir  le  Fils  du  Seigneur,  sauf  seulement  dans  la  chair.  En  effet,  il  viendra 
comme  *  Teclair  qui  se  leve  depuis  Torient  jusqu'^  roccident.  '  foi  69, 

Comme  dil  le  prophete  Daniel  :  Voici  quc  rint  siir  les  mtees  du  ciel 
comme  le  Fils  de  Vhomme  et  il  arriva  aupres  de  VAncien  des  jotirs  ' .  Cest 
manifeste  qu'il  viendra  dans  la  chair  qu'il  a  prise  de  nous.  En  outre 
{Daniel)  dit  :  A  lui  ont  ete  donnees  la  domination,  la  gloire  et  la  royaute;  tous 
les  peuples,  les  pays  et  les  tribus  le  serviront;  sa  domination  sera  une  domina- 
tion  eternelle  qui  ne  passera  pas,  et  son  regne  sera  {un  regne)  qui  ne  sera  pas 
deiruit  -.  Le  prophete  David  dit  :  Le  Seigneur  viendra  manifestement;  notre 
Dieu  ne  se  taira  pas;  le  feu  brulera  devant  lui^.  De  plus  il  dit  :  La  fJamme 
entourera  ses  ennemis  \  Le  prophete  Moise  dit  :  En  effct,  *  le  Seigneur  *  foi-  69. 
jugera  sonpeuple^.  Voici  donc  :  voyez,  freres,  le  supplice  que  le  Seigneur 
a  prepare  pour  ceux  qui  ne  croient  pas  au  Christ,  (et  sachez)  qu'il  uaura 
pas  de  fin.  » 

100.  L.v  PETiTE  coRNE  PREDiTE  PAR  D.^^NiEL.  —  Justus  dit  :  «  Tu  dis  vrai, 
mon  frere.  Desormais  nous  n'attendrons  plus  un  autre  '  (Christ).  Apres  qu'aura 
ete  puissant  le  royaume  des  Romains,  c'est-^-dire  le  quatrieme  animal,  voici 

1.  Dan.,  VII,  13.  —  2.  Dan.,  vii,  14.  —  3.  Ps.  xlix,  3-4.  —  4.  Ps.  xcvi,  3.  —  5.  Deut., 
XXXII,  36.  —  6.  M.  a  m.  :  personne. 


76  SARGIS  D'ABRRGA.  [170] 

lihh  «  at-M'  » tf-A-  s  h.liH-tt  » ioy.fmj^'h'  •  v^^O-l-  :•:  »lj?.n.  •  'i^Jh.A  :  10.^  * 
ai-\\\YH.  I  JlAA  :  +(:>  «  rm-fcA  >  flJOTAS"'"»-  '  A>iAh'|-  »  i:>iA  »  >ir4'[jt]*'X«-  « 

^+crjl-  i  w\\'  •  i/n  :  ^dj'/»/' :  wM-o- :  ji^.Vfi-n  :  'Jfl,.ei- :  ioi.hy.i.  •  fJfl.  :  >l 

♦  fol.  TO,    j»»n.X.   .   f:A»,lr|}»»   :   A0>->i-|:   :   +C'>   :  HJK.'>?ift  :  «J/?.'I','J'-|A"0»-  A+SO'»  :•:  *flJ>lA 

rt  :  e^l»">-  :  nH  :  jf.ihtX  :  +(:>  »  flJ^.-l-flJhV?*  '  :  jei"AO»-  :  A-O»'  :  Iff-Vi  '  rDPWl 
fl»-<-  :  rftA.U-  :  fl^ft-»'  :   M^'  '  llA^JAl»"  :•: 

fl»rt«?.^  :  JPd-f-n  :  ir>J-  :  'l''i/^h  :  tO/lhH'*  ■  llhft  ■  AP-ftTft  :  flJ^n.A"  «  h 
*7V  :  in>')i.t\   •  4'S.ft  :  "im  :  Hh^.h  :  !»•{»»  :•: 

flJh^n  :  hOf^-h  :  JPrt*-n  :  flJ^.n.A-  :  A.-1-H.hCV-  :  llrt«7dV  :  'Vhl'  :  flT-nC 
yP-t^  :  nh'H'  :  A  :  hU^  :  h9"UV*,-f'aO'  :  A^J?.|»-.e.-  :  ||h<W  »  ^fl.  :  ^lfth  '??«'> 
#n»'>  :  ^«OT.X->,  ;  TnCt\-f-t\  :  'JT-IP  :  ^ift/J.^uA  =  flJ^^.^-flJA.^-  :  >i?"J?:['>]lA  :  fl»-?»+ 
h. '  :   H^^V/»'?!   :   OD-il/^t'^  :   flJ^X'>?i   :  ^Th-HnV  :•:  h<w»1|  :  ^n.A-  :  ?iA    '  /\9°th  « 

*  fol.  70,    ildd^   :    f.Mi   :  J^-J-^^A  :  HJ?,^'flJAjEl-  :  hCA-f-ft  :  >i9"iy  :  fl»n-<.h'>  :  hO-V  >  fl» 

r  b. 

i-lPTflJ  :  P-ftTA  :  flJ^.n.A"  :  >iflJ  :  h^TO-H  :  (D-h^P  '  fl^n^lh*  '  A^  :  f\9°h-  » 
hn^eV  :   H'>l"   :   JR.n.A-  «  Wirtfl»  :  fl»-?i'|.-   :  l\V'i   :•:   fl»hdn  :  ^n,A-  :  Tlh  -•  oofTh  '- 

1.  Ms.  fl»/i-|.«»li<s:?».  —  2.  Ms.  a»>,i:h.. 


qu'il  surviendra  du  trouble  dans  tous  les  peuples  et  que  viendront  les  dix 
cornes.  (Voici)  ce  que  dit  le  prophete  Daniel  :  {Surgit)  une  autre  corne  qui 
poussa  et  arracha  les  trois  cornes  qui  etaient  devant  elle.  Cette  {corne)  avait '  des 
yeux;  sa  bouche  proferait  des  {paroles)  arrogantes ;  son  apparence  etait  plus  grande 
que  {celle)  de  ses  semblables.  Je  vis  cetle  corne  qui  est  petite  :  elle  faisait  la  guerre 

fol.  70,  au.v  saints  -.  '  Quant  k  ceux  qui  croiront  k  la  corne  qui  est  petite  et  la  recevront, 
le  supplice  sera  pret  pour  eu.\  ot  ils  s'en  iront  avec  elle  dans  le  feu  ^ternel.  » 
Ayant   entendu  cela,    Jacob  se  leva,  baisa  la  t6te    de  Justus  et  lui  dit  : 
«  Vraiment  TEsprit-Saint  a  parle  par  ta  bouche  aujourdhui.  » 

101.  Il  ne  viendr.v  p.vs  un  .vutre  Christ.  —  De  nouveau  Jacob  repondit 
et  lui  dit  :  «  Ne  te  souviens-tu  pas  de  ce  que  nous  avons  entendu  jadis  c\ 
Tiberiade  au  sujet  d'un  protre  dentre  les  protros  dos  Juifs?  (Ne  te  rappolles- 
tu  pas)  comment  il  a  dit  :  «  Dans  huit  ans  viendra  le  Christ,  roi  dlsrael ;  il 
«  naitra  d'une  Vierge.  Cest  donc  lui  qui  el^vera  notre  royaume  et  fortifiora 
«  notre  peuple.  »  Ceux  qui  entendirent  dirent  ainsi  :  «   Bonio  sera  la  Viergo 

fol.  70,   «  *  de  laquelle  naitra  le  Christ,  et  bdnis  seront  son  p6ro  ot  sa  m^re.  » 

Justus  ropondit  et  lui  dit  :  «  Oui,  c'est  ainsi.  Mais  lorsque  nos  p^res  ont 
entendu   cela,   ils  ont  dit  :    «  Ce  pr6tre  a  monti.   »  En  outre  ils  ont   dit   : 

1.  M.  a  m.  :  qiii  amit.  —  2.  Daii.,  vii,  20-21. 


[177]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  77 

^n.A-  ••  .ert-P-n  •  tp+  ••  ^n.  •  hm  >  Uaoii  ■  viv  :•:  vu-h.  ^  ^Ji^wo  •  fl»An 
fl»-v  -•  H^n. !  fi'ih.6i  •  vn.^. !  h'fl'>  ••  -hn^h  :  JirA-nc  ••  HX-jnA  :  hR-  •  fD-t- 

+T4'm   :   h9"flfii    ••   HfllC*   :   fllH-fl^-C   :   flJHrhX.^   :   flJH-nC^  :  flJHArThW-l-  :•:  T 
0-  :  hiv-h  '  A>  :  hin.h-ttfh.C  ■■  mttJ±U'  :  W-ft-  :  HJK.hfl>-l  :  nR'^^  :  »«"pdA  ••:: 

^n.  :  P-ftTft  :  ^h^WH  :  X"rh.y-  :  (D-tl-i'  ■  ODKthi.'  :  ^"J^bA  :  >n.^'  :•:  flJh  '  fol  70, 
btt  i  ?.tt,  ■■  (O-h-t-  '■  h^n.^.  ■■  JZ-if^^lV-  :  A-H-flh  :  W-A-  :  Hlvlhn  :  (D'tl'1'  '■  oo^ih 
^  :  aJ-an-^-i  :  ?iA  :  ^VflJ-tf»-  :  OhM'  '  tm^-l'  '■  9"^C.  '■  ^.^[jli^h-  :  ArTijE. 
Oi^-  ■■  HA^iAr  :  flJhAh-firt  :  A'MC  :  flJA'W^:1'  :  HA^JAiJ"  :  flJ?iA  :  AnOl.  :  f. 
nCl^  :  h«w  :  -flCA  :  rt^^^  :  flJhr>  :  H.^,*'>  :  •flH-:'^^  :  h^  :  h^Phfl^  :  ht\ 
h  :  A^JAU"  :•:  J&n.rt"  :  jPji*'fl  :  hAU°C  :  h<w»  :  ^«liJ"  :  JT-Jf ^-1:  :  AhCft-f  ft  :  flJ 
^•J-^^b  :  ao-lh-i  !  ^lnOi-t  :  ho»  :  H^fl,  :  ^tt.^.  :•=  M/^hoo-  :  h9°ai".t"i  :  ^A  : 
rthn-    :    flJ-ft-^   :   r?:C   ■■    (OhhA   ■■  nAP  :  (O-tl-l'  ■■  ao^^  :;:  fll,TKll*^A3'.  :  >n.Ji  : 

1.  Ms.  oi>K<h<{..  —  2.  Ms.  A;hr<D^. 


a. 


V  a. 


«  Voici    que    le   Christ    est  venu;    aucun   autre    Messie    ne    viendra    sauf 
(1  seulement  Celui  qui  est  n^  de  Marie,  la  Sainte  Vierge.  » 

102.  La  prophetie  de  D.\niel  est  accomplie.  —  Jacob  lui  dit  :  «  Tu  dis 
(une  chose)  certaino.  Oui,  il  a  ete  ainsi.  Voici  donc  que  nous  avons  reconnu 
et  avons  compris  ce  que  dit  le  prophete  Daniel :  Une  pierre  s'est  detachee  de 
la  montagtie  sans  (/e  secours)  dune  main,  et  a  ete  brisee  1'image  d'or,  d'argent, 
de  fer,  d'airain  et  de  terre  cuite '.  Voici  que  le  Seigneur  nous  a  revele  par  ses 
prophetes  tout  ce  qui  surviendra  dans  les  derniers  jours.  » 

103.  Predictiom  de  la  resurrection  des  morts.  —  Justus  dit  :  *  «  II  ♦  foi.  7o. 
est  ecrit  ainsi  dans  le  livre  du  prophete  Daniel.  De  plus  il  dit  :  Ce 
jour-ld,  seront  sauves  toiis  {ceux  de)  ton  peuple  qui  seront  trouves  (inscrits) 
dans  le  livre.  Beaucoup  qui  dorment  dans  la  poussiere  de  la  terre  ressusciteront 
pour  la  vie  eternelle,  mais  {d'autres)  pour  Vopprobre  et  pour  la  Iionte  eternels. 
Ceux  qui  auront  ete  inteUigents  ■  briUeront  comme  la  lumiere  du  soleil,  et  heau- 
coup  d'entre  les  justes  {briUeront)  comme  les  etoiles  jiisqud  jamais^.  »  Jacoh  lui 
dit  :  «  Sache  que  la  seconde  venue  du  Christ  et  la  resurrection  des  morts 
surviendront,  selon  ce  que  dit  le  prophete  :  Je  ressusciterai  les  morts  qui 
sont  couches  dans  la   terre   et    ccux  qui  ont   vieiUi  dans  1a  poussiere.  Le  pro- 

1.  Dan.,  II,  34-35  (45).  —  2.  M.  a  m.  :  auront  compris.  —  3.  Dan.,  xii,  1-3. 


78  SARCxlS  n'ARF,Rr.A.  [178] 

M\  •■  t\i:ii\tO')v  ••  tfD+.n<{htfi»" :  \\aD  :  hat'fiM}a«'' '  ^"'inChao'  ■  Arini-ne  » 

fli?,el -n  >  ««"j^ftf  :  AdA>ll(n>-  :  <Dfr[i|'.ai.  :  «»;i-hi»"<-  ■•  h»»  •  fl»-?i'|:  '  >i''/ll.^n 
di.C  »  HVn-nVb  •  f.tt,  :  h1\l.htt,\uC  •  hllLh  :•: 

fll^f/D  :  ,f,^/DX-?,  >  ^"/tfD  :  llCft-fft  •■  ini\y.  :  hlH.htt.h.C  •  rll^fl»'  :  0*^0. 
^  :  ftn/h-1-  :>.hfl»-'>  :  h»"  :  «».^/.4'  :•:  nh«»  :  J?.n.  :  hittJf^r  •  ^dSf.  'V-  flJR^ 
A-X  •  h«o  :  ntiyj  :  Oi-h-l'  :  ^+f.-J-l"  :  fl^ft-^  :  hy^V.lh  :■■  (OrR'hl'ii  >  AYlCM 
■f't\    :    ^.hi    :    nAVh    :   OihMaf/.  ■  htm  :  ^AJC^f.  :  jrftA.I)-  :  {\/..'P.'\'  :  OTAWn 

•  lol   71,    -1-   :   nVC-Vl-   :  'mChH'   :  flJ,t^['>].'n  «  i\\\'m  :  JLMl,  :  ^'>h.A  :  Vtt.i'.  :  fl»'lflM) 

n  :  A-'|:  :  AA«1'>  :  fll»o'>«7/»'.|:y.  :  flD'}^/»'-!-  :  HA^A</n  :  '^hT  ■•■  aiUb([  :  JP. 
n.  :  A.-^.ftjCA  :  Vn..e.  :  '•'ll-  :  J2.ff»X'?,  :  hn\\.h'tt,h.C  :  h^w  :  >ft  :  ?,A'l-  :  fl»*}^  : 
h^V-  :  AiVA'l-  :  ai^i-^ip.atf  :  h<w  :  ?,A'l'  :  i\.>fhi  :  flJh^  :  ,hU'C  :  ^n-ft  :  H 
nAU^f-  :  hf\'1'  :  at^tD-h,  '  \\fm  ■■  ,\\OW.  :  I^J'"  :  fllJ&nAA  :  Hhfl»-^  :  hOf^^C  : 
hODTl  !  tfD4>iA><r..|:  !  AhlH.^-nrh.C  :  ^l-fl^-^V.  :  V^A"  :  9"^/.  ::  flJrAh^AJ:  :  Vtt. 
JE.  !  ^n.  :  «?lh  :  J&^nR"?,  :  /^n.  :  h'^\\.h'tt,h.C  •■  HW-A"  :  /8.OTAh  :  flJ^V-  :  ^'> 
1.  Ms.  mhfl^ihliao'.  —  2.  Ms.  hafbh\^or>- . 

phetc    Ezeclnel   dit   :   i4tns("  a    <///  /c    Seigneur-Mattre    :    Voici   que    moi.m^me 

•  foi.  "0,  '  i'ouvvirai    vos    tombeaux;  je  vous   ferai    sortir   des    tombeaux ;    vous   saurez 
^°  ■      que  cest  moi  le  Seigneur,   lorsque  j'aurai  ouvert  vos  tombeaux,  afin  de  vous  faire 

sortir  de  vos  sepulcres,  (vous)  mon  peuple.  Je  donnerai  mon  Esprit  sur  vous;  vous 
vivrez  et  vous  saurez  que  c'est  {moi)  le  Seigneur  qui  ai  parle,  dit  le  Seigneur- 
Mattre ' . 

104.  Prediction  de  l\  seconde  ve>ue  du  Christ.  —  Lorsque  viendra 
pour  la  seconde  (fois)  le  Christ,  Fils  du  Seigneur  vivant,  dans  une  grande 
gloire,  (cela)  arrivera  comme  rcclair.  Gomme  dit  le  prophete  Habacuc  : 
Son  eclat  est  comme  la  lumiere;  des  cornes  sont  dans  ses  mains'-.  La  venue  du 
Christ    ne   sera    ni    cachee,   ni   secr^te,  lorscjue  apparaitront  avec    lui    les 

•  loi.  71,  armees  des  anges  dans  la  crainte,  *  daiis  ie  tremblement  el  l'epouvante. 
Comme  dit  le  prophete  Daniel  :  La  puissance  lui  a  ete  donnee;  quant 
d  son  regne,  ce  sera  un  regne  pour  les  siecles  des  siecles  '.  I)e  plus  le  propht^te 
Isaie  dit  :  Yoici  que  le  Seigneur  viendra  comme  la  /lammc  du  feu;  en  outre  sa 
main  sera  elevee;  elle  brulera  comine  du  feu  les  pecheurs  et  comme  de  la  paille 
seclie  que  le  feu  devore;  comme  briile  la  paille  des  champs  et  {comme)  elle  demre 
les  collines  qui  sont  autour  d'clle,  ainsi  le  chdtiment  du  Seigneur  consumera  loute 
la    terre\    Le   proph6te  Malachic  dit  :    VDici  quc  {le  Christ)  viendru,  u  dit  le 

1.  Kz.,  .\xxvii,  12-14.  —  2.  Hab.,  iii,  4.  —  H.  Dan.,  vii,  27.  —  'i.  la.,  v,  2'i-25  ^i wi, 
15-16). 


r°  a. 


[179]  XEUVIEME  ASSEMBLEE.  79 

KT*1    ■■   M^-t-   '    ^"Kh-P'  •■  Wtmi.  :   f^-l^^iDl  :    iihili-Ch?"^  '■  htioo  :  AA. 
Ih  :  ^tm^}^  :  ]\ao  -.  J^^^-  :  {r»'}'/'^  :•: 

^n.  :  ^'eV  =  ifl.JK-  ::=  hft'1-  '■  VfhafC.-  •  *4'^'^U-  :•:  fl»'/.e.-  :  fol-f-oo-  ,  AX  "  fol  71, 
A*|:  :•:  hM-Chl^^  •■  «»nr:4"i:i^  ■■  A^JA?"  :•:  ?,ft»D  :  AA.U-  •'  -nCn  •  fl>AA.th  : 
d.(m.  ■  •flCyV+  :  flJOTnt:4"^  :  mntm  ■.  JZ,n.  :  fiV.-l-  ■■  Vfl.J2.  :•:  H^iX'^  ■■  A9°R^ 
C  ••  ai^.&t\,?  •■  \\ao  :  lCOJ^  •!:  l\f.lC*o^  :  Ah.^'OC  :  (Df.m^il'  •l-  ^lh  •■  OofiY^  ! 
hCft-f  ft  :  h^H,?»  :  Hfl  :  h^^l  :  4'^'^  :  fl»'?»*  :  h»»  :  ^OTjth  :  iV^ao  :  n^li 
<{  :  0»<PdA  :  ?.{r'/»'<{.4'  :  n^fl.^.  :  tX-^KAvV  :  (D^MCK  •  '^ft+A'  :  fl'*/*'«i.;^-l: 
Jh  :  (OhixL  •■  4'7'Pi'  :  hf.%\)'  •■  (Ohl&ty-  :  fl»ClH'l*'  :  IW'  :•:  flh»»  :  /ifl.  :  Hh 
C.efl  :  >fl,J?.  :  «AJPtf»-  !  J2.C?i^{P  :  AH  :  flJ^hf  ••: 

K'^'/  :  ^iJt4.  :  ?i^.U-.e-  :  ^iA  :  YxShr^l-  *  :  flhCft-f  ft  :  ^-JH  :  ^aofi^  :  ^«5 
fl.P.  :   ft-flrh-T-  :•:    fl»-M-     :   ^H.  :  ^.flhP.  :  fl^^A/hflJ.  :  fl»^-flA-  :  * IKD-hi:  :  HT*    *  f°'  "• 
.^A^/lh"  :    fl»h"^dTl^'  :   fl^+VhV  :   AdA.U-  :   (Dfhao^.i,'U'   :   fl^Vn-flV'    :    AdA.W-  : 
ihfll'  :  rt+ATl»'   :   fl»4"^ATl>   :•::   fl»^^    :    ^-flA-  :  A***"»'  :  Ah^U-.Cl'  :  IKD-h 

1.  Ms.  ?"«>,•»:.  —  2.  Ms.  .pw,<D-c.  —  3.  Ms.  «DCTiit.  —  4.  Ms.  h,je>i?">-.  —  5.  Ms.  a»>,t. 
—  6.  Ms.  Hi"*/»!'?  1  o.  —  7.  Ms.  oih^cATu-.  —  8.  Ms.  iD>nn>. 


Seigneur  qui  domine  tout.  Qui  supportera  le  jour  de  sa  venue  et  qui  se  tiendra 
dehoul  pour  son  apparition,  car  lui-m^me  viendra  comme  le  feu  de  la  forrje  '  ? 

Le  prophete  David  dit  :  Le  feu  ira  *  derant  hii  et  la  flamme  enlourern  ♦  foi.  7i, 
ses  ennemis.  Ses  eclairs  apparaitront  au  monde'-.  En  efTet,  lui-meme  est  la 
lumiere  et  lui-m6me  a  cree  les  lumieres  et  les  eclairs.  Comrae  dit  lc  pro- 
phete  David  :  (Cest)  lui  qui  regarde  la  terre  et  fait  quelle  tremble,  lui  qui 
louche  les  montagnes  et  elles  fument^.  Voici  qu'est  venu  le  Christ,  le  Seigneur 
veritable.  (Comme  il  est  venu)  lui-meme  la  premiere  (fois),  ainsi  il  viendra 
la  seconde  (fois)  dans  les  derniers  jours,  de  Torient,  dans  une  grande  gloire. 
Apparaitront  sa  croix,  ses  plaies,  les  traces  des  clous  de  ses  mains  et  de  ses 
pieds  et  la  perforation  de  son  cote.  Comme  dit  le  prophete  Zacharie  :  Ils 
devront  voir  celui  quils  ont  perce  \ 

105.  Necessite  de  l.v  foi  .\u  Christ.  —  Alors  les  Juifs  qui  ne  croient 
pas  au  Christ  (le)  regarderont  en  train  de  venir  dans  une  grande  gloire. 
A  ce  moment-Ia,  ils  pleureront,  se  lamenteront  et  diront  :  *  «  Cest  lui  que  *  foi.  vi, 
«  nous  avons  enchaine,  que  nous  avons  soufTlete,  contre  qui  nous  avons  brule 
«  (de  colere),  que  nous  avons  injurie,  contre  qui  nous  avons  profere  le  men- 
«  songe,  que  nous  avons  crucifie  et  que  nous  avons  tue.  »  De  plus  les  enfants 


1-  b. 


v°  a. 


1.  Mal.,  III,  1-2.  —  2.  Ps.  xcvi,  3-4.  —  3.  Ps.  ciii,  32.  —  4.  Zach.,  xii,  10  (Jean,  xix, 

37). 


80  SAHGIS  DABF.RGA.  [180] 

*  I  Hrt+AJP  «  h(\f\'i  ••  hlVP.'i  ■  fl»'»/7iV5'.  •  K{}\'\*">'i  •■  n-l--  •  \Wii\h  '  y,ha^  •■ 
yilJ.^Vll-  ■  mhMih  '  w/«^A4*V  •  ^ftt^ih  ■■•.•■  ViiVl  ••  MM  •  ani^i  :  htiao  : 
A.y[^]<"'t:Vi^  '  hh1\l.M  •■  hSthh  '  YtCtl-ftl  •  r"J\.«'.'.''">rt  !  J'.+fl>-ao.  !  ^ff^f/, 

ih  >  n^./*"'»!  >  iDiv/tui-  ■■•.•■  Ufin  ••  y.a.n-av'  ■.  yf,j(..n  ■.  tihioh  •■  h.o«v-l'iO'  ■■  v 
ti^t-f-  '  i\\}i:i\-ft\  •■  wtmj^h  •■  A«w>.e."^jr./. :  v^A-  •  "JAy"  •  htm  ■.  h.if^^  ■.  (D-ti-i-  ■. 

*H1,^  »  t\JhH'  ■■  nhinti  :  fiha»-  :  -J^r/nJ  :  nilCft-fft  :  fl>'>lfl>hA  :  0-1:  : 
♦  foi  :i,  fliVftl'"!!  s  ArtA.l>-  »  hff»  ■  Ohh-ii  '  fl>A^.  :  hlW.* h'ttth.C  •  '>7-i*'  '  ft'n#h'l-  '  h1 
»l.htf»-  •  fll^rAho»"  ••  A?iA  ••  ?t\9°i'  :  nt\tm  :  11.^11.  :  fl»J?.m<w»*  '  tttm-i^M  ' 
4'S.ft  :i=  (OA^^PaO'  :  ^-^fll-  :  JHh  :  »/.  :  XCJ»-  »  fl»J?.n.A-  :  'it\.-ttih  :  tihlW.h 
•ttih.C  •  Hhl*-/'  ••  A>  :  9"t\m.i-l-  :  4'.e.'AV  ••  flJfl)«n>  :  ^^'/'C?  ••  «wrt./h.  :i:  flinJi 
•J-MI  :  VJiV^-f  ••  'jntni  •  fl»'**^^  s  ht\O0  :  at^h-U  '  •  Kf.i.^!t:  :  T^  :  h'>'? 
h  •  H^i^jnA  •  «lm'>  ••  flJ^-flh-l-  :•: 

i?.n.A-  :  f-ftTft  •  A^d-P-n  ••  vi>-  ■■  hr^\h\\  ••  hv  ••  nhm.httth.c  :  ;h^fl»- : 

^•h/*''>  ••  A.+  •  ^ltf»  ■•  'TKM-  -  •■  tCf\Ct\^t\  :•:  -^rtTfl»  :  ^b^-tt  :  fl>J&n.A-  :  A 
A.h   :  ■T-rh.i&rt   •■   hhrC    •■  hrY.^  :  ht\ao  :  OO^^VC  :  ^'J'/-  :  Oi^hhrC  :  ^^l^-hq: 

1.  Ms.  ©>,+.  —  2.  Ms.  9"^^. 


des  Juifs  diront  :  «  Cest  lui  que  nos  peres  insenses  ont  crucifie;  quant  a 
«  nous,  nous  n'avons  pas  cru  en  lui,  mais  au  contraire  nous  ravons  renie, 
«  nous  Tavons  outrage  et  nous  nous  sommes  moques  de  lui.  Voici  donc  que 
«  nous  avons  peche  et  que  nous  avons  err^,  car  nous  n'avons  pas  reconnu 
«  Notre-Seigneur  Jesm-Christ.  »  Mais  les  justes  se  tiendront  debout  devant 
lui,  dans  la  joie  et  dans  l'ailegresse.  »  En  outre  Jacob  dit  aux  fr^res  :  «  II  ne 
faut  pas  que  nous  meprisions  le  Christ  qui  est  venu  pour  le  salut  du  monde 
entier,  afin  que  nous  ne  tombions  pas  dans  une  grande  erreur,  mais  au 
contraire  (il  faut)  que  nous  croyions  au  Christ,  que  nous  ayons  confiance  en 
*  loi-  71,  lui  et  que  nous  nous  appuyions  sur  lui,  puisqu'il  est  le  Fils  du  '  Seigneur, 
le  Roi  de  gloire,  le  Seigneur  et  le  Dieu  de  ceux  qui  croient  h  son  propre 
nom  et  sont  baptis6s  dans  TEsprit-Saint.  »  Ayant  entendu  cette  parole, 
les  freres  s'ecri6rent  et  dirent  :  «  Nous  glorifions  le  Seigneur  qui  nous 
a  rev^le  les  mysteres  de  saintete  et  nous  a  accorde  de  connaitre  son  Messie. 
Cest  pourquoi  remercions-le,  benissons-le  et  sanctifions-Ie,  car  lui-mt^me 
ne  veut  pas  la  mort  du  pecheur,  mais  (sa)  conversion  et  (son)  retour.  » 

106.    NOUVEAUX    TEMOIGSAGES    SIR   I.A    SECONDE    VEM  E    l)U    CllRlST.    JuStuS 

dit  k  Jacob  :  «  Voici  que  moi-meme  je  t'ai  fait  jurer  par  le  Seigneur  vivant 
de  me  r6v6ler  la  secondc  venue  du  Christ.  »  Jacob  repondit  et  lui  dit  :  w  Toi- 
mfime  tu  remportes  sur  moi  en  science,  ear  tu  es  un  dorteur  ef  tu  connais 


r   a. 


[1811  NEUVIRMR  ASSRMBLEE.  81 

1"  :  at(\t1vU  »  htfl  ■•  M?:hh  ■■  Ultih/^til  ••:■  m  ■■  h,W{\  •■  ^n.^.  ■•  ahThl-'  ■•  *  oi 
^"Vy.  ••  .ftlA.KA  ■■  h^ii.hnji.t:  =  n.7.f."|.-  ■•  aj^.hac:'»»-  ■•  Anii-:^-}  ■  hii^n 
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h«w» :  A'»*'<-  =  h9"R-c  ■•  aihc?tf«»- ! 

•;/.  :••  -i-rtTflj  :  ,eji*'n  =  fl>,e.n.A-  •■■  j?.n.  =  Ai.«^^.,eft  =  vn.,e.  =  ii^^at'  -.  m  •■  ?.n. : 

^i^Il.^nrh.C   ■•   htiOD  :  A..|-  :  jP.rt^.e.-  :  i/A'  :    nCh  :  flJVfA-  =  A/i-J  :  ^.T/.  :  AhT 

H.Anrh.r:  :!=  aih.crm.  ■■  *n.^. :  ,e.n.' :  M  ■■  h^m.h-nth.c :  nhi.h.  ■■  ah  =  fl>?.««. 

■l-i   ■■   M-^^-l-    •■   \\au  :  hl)(y  ■■  AA  :  6  :  i\\\ao    :  q.T-l:  :  a)(\ilim  :  r,:^  :  «/">]n<.  :•: 

fl»'}^^    :    l^.n.   :   in.,e.   :•:   rliJPfl»-   :    M    '■   Ji*.!!.  :  ?l1ll.h'nrh.*C  :  d.md.  ■  \ttf  ■  fl>in    *  l||l^7a, 

<L  !  vf-A- !  nh««> :  {r"7n<-  :•: 

vii- !  hr^\h'\^.{\  ■  hh-i  ■■  hj\\i-"i  •■  'VR.X  :  h^n.-i  ■■  a\icti-f-i\  ■■  fl>A?. ■■  hi 

ll.h'nrh.C  !  ht\ao  :  j;Afl>  :  fl>-?i'|."  :  ^'.Vl.JTtf»-  :  ti^Hr^  ■  {\-ah  ■V-  Wntm  :   .ftn.  : 

j^ii.'^'  :  vn.,e.  !  hftw»  :  H?i'7ii,Knrh.(:  =  'Iua  :•:  ?ifi»»  :  -vdS:?'  •■  AifA" :  nh 

ao    :    i>""?n<.    :::    An-VL   :   h\-^   •■    ir>'/-   !  •1-'>n.'|-   :  \\\\"0  :  ^«7«,?.  :  ^•.e.-fll-  :  /"A 

1.  Ms.  fl)>,t.  —  2.  Ms.  .e.n.;e. 


1"  a. 


lcs  Ecritures.  Mais  pour  moi,  je  t'exposerai  ce  sur  quoi  tu  in'as  iuterroge. 

*  Le    prophotc   haie  dit   :   Cr  j<mr-ld,  le  Seifjneur  sera  elcve  seul  ct  repriman-  ♦  i,,i 
(lera    lieaueuup    ilr   peuples ' .   Le    prophetc    David    dit    :    La   faee    du    Seij/neui 
(■st  contre  eeu.r  tpii  funl  le  mal,  afin  ircxtirperde  la  terrc  leur  souvonr  -.  » 

Juslus  dit  a  Jacoh  :  «  Tu  dis  bien.  Mais  explique-moi  cette  parole.  » 
Jacob  repoiidit  et  lui  dit  :  «  Le  prophete  Isaie  dit  :  Je  suis  vivant,  dit  lc 
Sciijneur!  En  cjfct,  tuut  ijcnuu  sc  prustcrnera  devant  moi  et  toute  languc  sup- 
jiliera  lc  Seifjneur^.  Le  prophete  Jeremie  dit  :  Je  suis  le  Seiijneur,  [moi)  ijui 
ruis  le  cceur  ct  sondc  les  rcins,  afin  de  donner  d  chacun  selon  sa  voie  ct  selnn  lc 
fruil  dc  ses  oeuvres''.  De  plus  le  prophetc  dit  :  Je  suis  vivant,  dit  le  Scigneur, 

*  Creatcur  de  tout  et  Auteur  de  tout!  [Je  rendrai  d  chacun)  selon  ses  ceuvres.  » ^^1 

107.   L'iNCREDULiTE  AU  Christ  ser.v   cn.\TiEE.  —  Volci   :  desormais,  mon      ■'°  ^ 
frerc,  ue  sois  pas  de  peu  dc  foi  au  Christ,  Fils  du  Seigneur,  car  lui-meme 
doit  juger  \a  famille   des  hommes.   Comme  dit  le  prophete  David  :  En  effct, 
la  rlcmence  est  (le  pruprc)  du  Seigncur,  ciir   tii  rcndras  d  chacun  sclun  .sv.v  acu- 
rres''.   Compreuds   donc,  mon  frerc,   comment   cette   prophetic    a    manifeste 

1.  Is.,  II,  11  (17)  et  4.  —  2.  Ps.  xxxiii,  16.  —  3.  Ts.,  xlv,  23.  —  4.  Jer.,  xvii.  10.  — 
5.  Ps.  Lxi,  12. 

I'ATR.    OR.  —  T.  XUI.  —  F.    1.  II 


V"  1). 


82  SAIUIIS  nAIJKIiC.A.  [l.S2| 

rt.  •  tihn  ••  rtK/iAe."  ■•  (n»"iii.{\  ••  •^';.n  •  hf\""  •  at-M: '  ••  ^/«Ji"'»  ^  (;l->i  «  my. 
AXV'  ■  Ai^A-  :  (Ili«»  :  '/""/IK-   !:  rtMl>i'>-l"»  ■  '>l>i'l-n  ■•  lu/n  !  ^/Jl-VAt'-  •• 

l»"ftA    :    ?lA  :   ;..V'[h]l»">- '  !   rl»l(.7|-fft   •  lU/o  :  ;..'>Vl'>  !  AV/^A   :  «lAtfl-ftV  ••:   0» 

>.^/»rt    :   ^A<lli    :   <»yiU.*'.'."l>-    :     UM  :  ?.y"?."/ll.^n,l..r:  :  (Hh.y-ftO^  ■■  AV  :  II.h 

•  fol    72,    V    1    X-.f.-')'     ::    inU/»   :   .IMl.  :  hM-iftl  :  Vn.A'    ="      VU"  :  ^'>'iy.  :    /•//«''JdllV  '  :  (0'i 

' "     «i.vy. :  him  ••  ri(i,i'.v :  irjr.- :  ft«i.'i-v :  «»»•> :  cni-^v :  M-M  :  h//» :  (1C+  « -l-h 

-f-  :  <m/A-  :  X-.P.-)'V  :•:  (0\iyj\'l  ■  \\'m  :  «l.-.XA  =  (1?.'>'|-  :  'Vni.MV  :  »1'/"  :  V 
«ift  :  ,M.i\'l  :  flJ^AH  :  \\9,at-0  :  ftw.Jl  :  fll^k.Utl^.tl  :  ht\tn>  •  "V?\\  :  1?M  •  h'/" 
iV   :   fll//n,nfl»-tlV   :   AVm.MV  '  ••:    (ny.}x\l.>.  :  >.'>|-rt  :  ^.^ll.^  :  ^.n^V  :  fl»'>AiV  :  it 

a-c  :  (»hi\'  ■  i.i\u:\\'i  :  fli-i^n/. :  ?.<^.'/;h  :  vfAV :  fl'/..-l -l-^/^tfov :  fll^.lllh 

C  :  AV  :  'Vni.>.IV  :•:  fll.f.MI.V.  :  VXV.V  :  ht\'">  ■  «l.linh  :  ->*liV  ::  h//»'ll  :  .P.n.  : 
JHIft^^-ft  :  '>1l»'  :  ftn,l.l-  :  /.hn'V.  :  ?.A  :  ^.'VwiA-V.  :  fllXflJ-tf-V.  :  ?.A  :  hjh^ 
<.:r    :=:   fllhlXl   :   .^.n.  :   hM-9t\   ■■   "ittj.   '  Wh-i^'  '■  hi\  '  hShri-     '■  \\\\CM-^'t\  ■•■ 

*  iv.i.  72.  f,vdY\^9^oo'  :  m'i-x//«»«»-i  :  fl»'i'Vir:inj«'<»w-  :  flJA,.efl>-/"h.i  :  fl>1'n<.  :  hln'9  •• 
n4'.ti"VLf  ::=  (Dh'r-\\  ■■  j?.n.A-o»-  :  \\ci\-ft\  •■  VU-  :  hi^-av-ii  -.  «DhCho»-  :  htl- 

1.  Ms.  ms-t:.  —  2.  Ms.  >,,/i?">.  —  3.  Ms.  tT\dYi>.  —  4.  Ms.  A>rti,j»t>.  —  5.  Ms.  •/»«. 
—  6.  Jv.e>,9">-. 

la  Sainte  Trinit6  du  Pere,  du  Fils  et  de  rEsprit-Saint.  En  efTct,  (le  Christ) 
cst  le  Juge  de  droituro  :  il  rendra  a  chacun  selon  ses  ceuvres.  Cest  pour- 
quoi  prenons  gardc  de  ne  pas  fairc  nonibre  avec  ceux  qui  ne  croient 
pas  au  Ghrist,  afin  de  ne  pas  etre  (destincs)  a  la  perdition  ct  a  la  ruine.  Mais 
si  nous  apostasions  ct  (si)  uous  renions  (Ic  Christ),  nous  nous  cloignerons  du 
Seigneur  et  le  Soleii  dc  justice  nc  se  levcra  pas  pour  nous.  Comnie  dit  lc 

fi.i.  72,  prophetc  Isaie  :  *  Voici  quc  toi-meme  lu  tes  fdche  contre  nous.  Pour  nous,  tious  avons 
pechc;  c'est  pourquoi  nous  avons  errc ;  nuus  sonuncs  devenus  tous  impurs  comme 
un  lambeau  de  menstrue;  toute  nutre  justice  («  disparu);  nous  avons  ete  rejetes 
comme  des  feuilles  d  causc  de  nos  pechcs ;  {nos  crimes)  nous  ont  emportes  comme  le 
vcnt.  Personne  n'a  invoque  ton  nom,  ni  ne  s'est  souvcnii  dc  toi;  c'cst  j)ourquoi' 
tu  as  dctourne  ta  face  de  nous  et  tu  nous  as  livres  d  nos  peches.  Mais  maintenant 
toi-meme  tu  es,  6  Seiyneur,  notre  Pere;  nous  sommes  de  la  boue;  toi-m^me  tu  nous 
as  crees  et  nous  sommes  tous  rmuvre  de  tes  mains;  ne  te  fdche  plus  contre  nous  ct 
ne  te  souviens  plus  contre  nous  de  nos  peches;  maintenant  aussi  reyarde-nous,  car 
nous  sommes  ton  peuplc^.  Ainsi  dit  le  Christ,  -Roi  de  gloire  :  Ceux  qui  ne 
mc  cherchaicnt  pas  mont  trouve  et  ccux  qui  ne  me  connaissaient  pas  mont 
invo^jue'^.    De   plus  lc    prophclc  Isaie  dit   au  sujet  de   ceu.\   tpii  ne    croieiU 

fol.  72.  pas  au  Christ  :  Je  ics  ai  appclcs  *  et  ils  ont  fait  les  sourds  envers  moi;  je  leur 
(li  jiiirlr  cl  ils  iic  niDnl  piis  repoiidii;  ils  ont  fait  lc  niiil  ilcvant  moi.  Alors 
le  Christ  lcur  dira  :    a   Voici   que  vous-mi^mes    vous   avc/   mucliiiic  \c  mal 

1.  M.  ii  m.  ;  ctir.    -  2.  Is.,  lxiv,  4-8.  —  3.  Is.,  lxv,  1. 


V  a. 


"  1). 


[183]  NRUVIKME  ASSEMBLEE.  83 

9"'i'  ••  A-nho»-  ••  fl>i[-ho>-V"  !  y">-vv  =  «niicpv  ••  fl>-ft'/"  ••  w-A*  ■•  9"Jtr:  :•:=  toiVhix 
hJ: '  ••  livn^.  ••  aftit  •  Ml-  ••  mT  ••  }ifih  j  A^/A^»  ■■  '5A9"  :•: 

flJrt'^./'  ■•  P-rtTft  :  «">'»•  :  nhe  :  fl>^.n.  :  ^?!^!!.?!»  :  fl^^nj^-W.V  :  ^l.ffrft  : 
hCft-f-ft  :  fl>A^.  :  h1\l.h(\.h.i:  ■■  /Tli.efl>-  :=:  Ml'  •  h^H.?»?  :  (Ohr^XxS  •  tX^S-  • 
A.'l'   :   ■'laX.h^^    ■■    HVn-nVl-   :   '1'J|'1'   :   ?.Vl-e   :   AdA-h    :  fl>^.'1"V."^"l}'.'  ■  ^^nrt  :  A 

h  :  m*K^'r?:lh  ■  f\{tM  ■■  'w>.>i».q:.fh  :  (uh,^'V?:?i.  ■■  nh»»  ■.  hi)?  ■■  '/'in  *  f^'  '^ 

Cf  :  innCVl-  :  ^.e:"'?.^  :  fl>^.:l-rtT'Wj'.  :  fl>-ft'/"  :  Ml'  '■  T/ViT  :  h»»>  :  /...P.*?"  : 
n-ViV/l-  :  fl>'MC  :  t\^?:an  :  ^S.lVV.h  :  fl^^.P.-.-J-V.h  :  ttf^.M:  ■  ^A-l"  :  W-  :  fl> 
^f:?"'!'  :  hi\ao  :  ^nrtV  :  fl>2l,C'.V  :  rt>OAfl>-V  :  /7.lh  :  fl^^.K+nV  :  -l?.»IHh  :  T 
Ij.  :  ^?,«dCV  :  H1-n<.  :  ^n'CV  :  KH'^  ■  ^6ti.\\  ■l-  Ofi-^i.  ■  rt^^dV  :  nfl>'f|-|-  :  fl>'J 
lAh*  ■•   ^fi.t\   :   lOtthi.   :   ^fi.fii   :   'itt.^lM   :  Hh»n   :   fl>rt.«J.h  :  h^  :  ttltl    '■  M' 

(n-tt-T  ■•  fl>Hh»n  :  '/•h»/.-?ih '  :  «^'f-rt^-Ah  :  fl^T^-l-h  :  fl^^l-^nch  :  ot-l^Vidh  ■■  h 

<n>-;i->   :   n»/Aft-|-   :   /JA-1-   :•=    fl>'H'>-|.-   :    VfA-   :    nKVfi    =    Ar>A.h    :    tt/"*  P  :  HV"/?.    '  ^^}-^^' 
h   :  hri."!  «  fl>h<Vn  :  ^.n.A-  :  P-ftTft  :  A,ed*'n  :  h/"-l"  :  A.'l"  :  h'"!?  :  ?.9".*A  : 

1.  Fornie  assez  rare.  —  2.  Ms.  <oh.^-^)l:"IX.  —  3.  Ms.  lOKMm.  —  4.  Ms.  ffl-viAH.  — 
5.  Ms.  •|-h"Ch»i. 


«  contre  moi  et  m'avez  outrage.  Cest  pourquoi  vous  pleurerez,  vous  vous 
«  lamenterez,  vous  gemirez  du  fond  de  votre  coeur,  vous  devicndrez  (des  etres) 
«  r^pudies  et  disperses  dans  toute  la  terre,  et  en  plus  vous  demeurerez  dans 
«  le  feu  de  la  gehenne  jus(praux  siecles  des  siecles.  » 

108.  Repentir  de  Justus.  —  Ayant  entendu  cela,  Justus  pleura  et  dit  : 
«  0  Notre-Seigneur  et  Notre-Sauveur  Jesiis-Christ,  Fils  du  Seigneur  vivant,  tu 
es  mon  Seigneur  et  mon  Dieu.  Pardonne-moi  mes  peches  (ainsi  que)  le  mal 
que  jai  profere  jadis  contre  toi,  et  ne  m'abandonne  pas.  J'ai  peche  contre 
toi;  *  ne  fais  pas  venir  sur  moi  ton  chiitiment:  ne  me  retribue  pas  selon  » loi.  73, 
la  malice  de  mes  oeuvres  que  j'ai  faites  devant  toi,  et  ne  m'engIoutis  pas 
dans  le  feu  de  la  gehenne,  alin  que  je  ne  me  tienne  pas  dans  la  honte  et 
ropprobre  devant  tes  saints  et  tes  justes  en  ce  jour  grand  et  redoutable,  car 
nous  avons  peche,  nous  avons  erre,  nous  avons  transgresse  ta  Loi  et  nous 
n'avons  pas  garde  tes  comniandcments.  Voici  que  nous  avons  reconnu  le 
mal  que  nos  peres  ont  fait  contre  toi.  De  plus  nous  avons  appris  dans  ton 
Evangile  saint  et  par  la  bouche  de  tes  saints  prophetes  comment  on  t'a  con- 
duit  comme  une  brebis,  pour  etre  egorge,  comment  tu  as  ete  soulllete,  as  ete 
crucifie,  es  mort,  as  cte  inhunie  et  es  ressuscite  des  morts  le  troisiemo  jour. 
Tout  cela  est  arrive  sur  toi  dans  la  cliair  *  que  lu  as  prise  de  nous.  »  En  ♦  iui.  73, 
outre  Justus    dit  c\  Jacob  :    «   Devoile-moi,    mon   frere,    par    les  paroles    des 


V    :i. 


«'i  SAIiCIS  DAIiKKC.A.  [\M] 

vn..el'  !  iH-m-  •  tthil'  ■■  )n:Mh  ■■■.■■  onWu'»  ■•  .luf  ••  «Uiv'  :  ^«)''i:/-  .-  A,lrw 
il  •  hyif-y:  ••  <i»i/»i«''  ••  ?»(."  :  Jiv  •  iicftf-ft  ••  honMii-  :  hn  ••  ?.•>»  ••  Ky-1'ii.fi 

T    •   M»"Xll-    :•:    rHHlU/»    :  '/•rtnh  :  mllHfi^y.  :  ?i''7(:i'l»"  :  •)'.«'.-ft-'|-  :  .«^"^IA  :   11(1. 

i- :  A,i..'r  :  H.i'.u>j  •:= 

•|l»"rfl»'    :    .e^^r-n    :    «»,1'.|1.A"   :    '.*I>-    :    >.V-//.Jl    :    }x"lV     ■■  h»"  :  'iOt-dV  :  A(L 
•I-    •■   hCft/:.P'>    :    ttOh  :  (r/C   :  n?.tl-  :  M  :    rt»-ft|-  :  "'l.lxyA-  ■■  M^XtX  ••  «P^ft  '  0» 

/.tldVi-  :   nu-l  :  «"Ji/l/i-/-  :   nA-P  ■•  rii,/.-'/.(^  :  ri)>,'/'ii  :  'ifxKiV  '  nA-i'  !  «»(W>- 

'  lol   73,    OJP.Vh  '  '.  {Xhf\-\'  :  «/.•'}.(V  :•:  «»»1^(1  :   /.iinVl-   :   >|AA|V  :  «/"Ji,l.'|:'|-  :•:  *  '/'>XV/.<«.  =  d 
ftAf-ft    :   H^C-JCf-ft    :•::    m\''iWit\  :  h«i.  :  WCA'  :  «>|/hn  :  /..'r.^.'/'  :  fl>l/;..A.V3lft  : 

i/*Acrft  :  mihrwciM-h  ■••■  tnhrv  :  x'P(ilnj"  :  aa  :  hcft/r.PV/i :  «>^j»"34?.h 

?'  :  •Vll.i'  :  fl)?.n,A"  :  9"'i-1''l-  :  1/  :  tnti^.lxV.-l'  ■■:■  HHlhV'  =  «>-?.'|:  :  tthfL  '  /['.n.A 
V.  :  (;A«>  !  XM..'l'.  :  ai'i\-l:f'i'"-  :  m'h'r'1'  :  ll(.7l'/;jP'J  :  «),('.nA-  :  h'/»  :  TnC.M' 
i\  :  WA.f.  :  h''1\\.htt,hA:  :  hf^nMil'  :  htt  :  m-hU  :  «)|JA«>-  :  'rftA.(>"  :  hT^y' 
"B  :  y.-\'i.l\\C.  :  'ihr  :  m[:  :  J-n/.  ••  if-A"  :  VIV.'/-  :  hjl/  :  Ky.'Vd.h'V  :  M" 
ilh  :•:  fl>nft:i<{  :  //«"PrtA  :  '|fl)A.«'.  :  WW.yT  :  hr^y^M'  :  .ti['>]-iA  :  0/»' 
;>    :  fl)rt"?,?,f  :  l/'}-/-  :  rtr/.-fc"  :  fl>'/-^A*     :  A(>A.I>-  :•=  fl>h'i'"ll  :  ^(1  :  Allfl>-1l'  :  1/ 

1.  ,h<i»  :  <o  ost  de  secondo  niain.  —  2.  Ms.  ■Vf^"rm.  —  3.  Ms.  Wf.  —  4.  Ms.   moto.vAi-. 
—  5.  Ms.  a,M-.  —  C.  Ms.  iD-pn'»^!. 


prophetcs  (jui  out  prophctise  au  sujet  du  Christ  couiment  il  a  soulTert  et 
est  tloYeuu  uu  scandale  pour  le  peuple  des  .luifs,  comment  le  Christ  est 
(issu)  de  la  diviuite  du  l^cre,  sans  (itre  separtj  de  lui,  et  coniment  il  s'cst 
incarnd  et  est  ne  de  Murie,  la  Saiiilc  Vii'r<je,  d  Bethlecm  dc  Juda.  » 

109.  J.vcon  REPOND  .vix  NOUVELLES  QUESTioNs  DE  JusTus.  —  Jacob  r^poudit 
et  lui  dit  :  «  Voici  que  je  t'cxposerai,  uiou  Ircre,  quc,  lorsque  nous  avous 
inccndid  r(?glise  daus  la  villc  dMcc»,  jc  suis  ontre  moi-raeme  dans  la  demeurc 
de  reveque  et  j'ai  trouvtj  beaucoup  d'Ecrilures  de  rAucien  ct  du  Nouvcau 
(Testament).  Alors  j'ai  pris  rAncien  (Tcstamcnt)  et  j'ai  brulc  dans  Ic  feu 
"  loi.  71),  le  Nouveau.  De  j)Ius  j'ai  trouve  d'autres  livres  :  *  des  livres  de  Basilc,  dc 
Gre(/oire,  de  Jean  CJtri/xostome,  dWhha  Eplirem.  iVKpii)hanc,  ((jvcque)  de  C.hi/iire. 
et  dWmhroise.  Alors  jai  appele  un  chreticn,  lai  fait  vcnir  aupr(''s  de  moi  et 
lui  ai  dil  :  ((  Qu'est-ce  que  ccs  livres  ?  »  (Les)  ayanl  vus,  cct  homme  me  dit  : 
«  II  se  trouvc  (jcrit  en  cux  cc  que  croient  Ics  chr(3ticns.  lls  disent  t|ue  Ic 
((  Clirist  est  Ic  Fils  du  Scii;iieur,  (issu)  de  la  divinilt''  du  Ptjrc;  qu'il  otait 
((  existant  avoc  lui,  avant  quc  fut  crtjtj  le  mondc;  quc  par  lui  (lo  ^('rc)  a  fait 
«  toutes  los  crtjatures,  sans  que  (Ic  Christ)  soit  S(''parc  de  lui;  ct  (|ue  daus 
«  Ics  dcrniers  jours  il  cst  nc  de  Maric.  dc  la  Sainte  yicri/c.  dans  la  chair.  » 
Ayaiil    fiilcudn   ccla,  ji'  ris  v[  jc  nic  moquai  dc  lui.  Puis  lorsquc  jc  conipris 


V"   il. 


J 


[185]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  85 

rc  ••  whfn»i\^  •■  nhr:ft-fft  •■  mA?.  ••  \n\\}\-^,UA\  •  «ThjPfl»-  :=.= 

fl».(Mi.A-  ••  p-ftTft  ••  A.e^-r-n  ••  -iiQ-b  •  Yd-v  ••  ?i'V.p  ••  ?ift»»  ••  vi»-  •■  ha-f-  ••  a 
h  :  ^i-ni.hnwi.c  :  "/n.p  :  ThoxM  ■•■■  fl».e.?iii.>.  =  Ki*.*.?."  =  •i"}i/.}', '  ?.'/'nA-<i'. : 

Ooi^iW-l'  :  llh««>  :  fl»/..e.  :  K"/!!.?!!  :  ^.Prt-ft  :  illlMll  =  hrffl}^'  >:=  flJllh»»  : 
,htm  :  n/".'»  :  (D'l"/lft  •■  t/A"  :  */'V.;'-'|-  :  nh'J'/:h>  :  fl>'|fl'h^  :  'P'!-  :  tt/" 
P   !   IIV/*'?l    :   ?l9"i>    :   fl»llh'/o   :    hV   :  rtn?l  :  ?l'>ll  :  txT^^l  :  fl»-?»'l-"  ::=  fl»?l»»rt  : 

^.h.»"ih  :  mhjiuy:h  •■  ini-  ■■  rtim.^:  •■  .t'./.irin-  :  hy.o-f^' '  nvi' :  rwijf 
■l'  •■  ai^M-Wiy^a^-  •  Ah(.7i'/:.e7  :•: 

'1-rt'Pfl»  :  .ert-r-n  :  fl».e.n.A-  :  *?i»- :  xvii-T- :  fl»-ft'i" :  h^^  ■':■  fl»,e.n.*A-  !  tx^n 
ii.?in,i..t:  :  hhncir  •■  '>/'7.  :  Afl»A.e.h  :  \\:i'iA'i'. '  :  ?.t\,\\¥i  •  otM:  ■  ohti 

■l'  :  •/'.?."(:  :  ArtA.e,  :  fl»?i^f:^  :  '^(1.?  :  ahi-P  :  fl»-ft'|-  :  ?.nC  :  6  :  ll?in.Ah  •■■  fl» 
'!•'>/"?.    :    ?.n(:'/'r   :    nKn«1.  :  «»/.r/.V  :  ?..e."-)  :  rOV/"?,  !  e    :  ,e.+  :  fl).e,ft,/,4"/V.  : 

ai/\F-  •■  o}M^.'i  •■  ai-M-  •■  .e.nc  :  uhcMv-  •■  hlW.h^tiiM:  ••  atttvv  -.  hff^V^  • 
\\,m  :  ^,,»-^  :•:  fl»Kfl»-/'  =  h^^w.hWth.c  •  hr^"»  :  fl»hA^ ' :  ?i..efl»-f:.e." :  ff»Tn 

1.  Ms.  iitA-l-r:.  —  2.  Ms.  <n»iA>.. 


h)l.  7 
I"  il. 


ce  qui  ctait  dans  lcs  livres  qiie  je  lus  des   Saints  *  Peres,   la  sagessc  et  la   »  fni.  73, 

•  •  •  V "  b 

scicnce  mo  furent  revelces  elje  crus  au  Christ,  Fils  du  Seigncur  vivant.  » 

I  10.     COMMENT    DlEU    s'eST    INC.VRNE    ET    .\    SOUrFERT.     JltSlltS   dit    fl    Jacoll   : 

«  Tn  es  bienheureux,  mon  frere.  Eii  effet,  voici  que  le  Seigncur  t'a 
revele  uu  grand  mystere.  Maintenant  aussi  je  veux  que  tu  m'exposcs 
par  les  Ecritures  dc  rAncieu  (Testament)  comment  Notre-Seigiieur  Jesus- 
Clirist  est  descendu  du  ciel;  coniment  il  a  soutTert  dans  (son)  corps,  a 
suj)portc  toutcs  (sortes)  dc  coups  a  cause  de  nous  et  a  regu  la  mort  dans 
la  chair  qu'il  a  prise  de  nous;  et  comment  il  est  devenu  homme,  alors 
qu'il  ctait  Dieu.  Si  tu  ne  devoiles  pas  et  n'elucides  pas  ce  mystere,  les  Juifs 
trouvcront  ce  pretexte  et  outrageront  les  chreliens.  » 

II  i.    Symbolisme    DLi    SACRiFiCE    d'Is\.\c.  —  Jacob    repondit   et    lui    dit  : 

«  Voici  qu'il  est  ecrit  dans  la  Loi  :  *  Le  Seigneur  a  dit  d  Ahraliain  :  Prends  ♦  foi 
ton  fils  que  tit  aimes,  Isaac ;  ra  dons  une  terre  eJevee;  fais-lc  nionter  vers  inni 
et  sacrifie-le  sur  unc  montatjnc  fiiic  jc  tc  dirai.  .{hraliam  se  lcva  au  matin,  liar- 
nacliu  son  dnc,  prit  dcux  servitcurs  et  Isaac,  son  fils  ',  le  fit  montcr  sur  la 
montagne  que  lui  fit  voir  le  Seigiieur,  et  la  Ic  ligota,  afin  de  le  sacrifier. 
(Alais)  le  Seigneur  Dicu  lappela  et  rempecha  de  faire  desccndre  lc  couteau 

l.  Gen.,  XXII,  2-3. 


1°  a. 


Si)  SAUGIS  IVABKUGA.  [l«(i] 

Axl'  ••  A^A  !  iuM-  ■■■:•■  athni  ••  hChV'  •■  iVlO  ••  M'A  •  {\M'{l'^y\:o-  ■  ^i.ll  ••  6 
d  •■■■■  tnWh  •■  hiuyr  ••  i»ih/.F-  •■  l/f  Jl- '  •  y.ftJi'!'  •  loM'  •■':■  hi\i:'/T'i\  ••  h9" 

fttijh  ••  AN"/ii.^'n«/i.(:  ••  h'tt  i:  «»^.ft#/i«M'.  ••  hc.7i.ei'-  •  AmA*'. :  vni.h'n/fi.r: « 
loi  7 .,  ,i,yfl>.  .::  nh«"  •  y-ii  ••  h-vii.h-n Ji.c:  =  * whd.  •■  hM-yn  •■  wi..i'.  ••  ri>i'>i-  ••  hcft 

■f-fl  •■■.■■  Mm-hU  •■  «'A.f.-!'  :  Uh^iM:  •■  Hrt'/'V.'|-  •  WM  •■  aihn'j!.r  •  t"''U.M  ■  t\ 

fiti.0-  ■■•:  «»ni:  ••  i*-'/v.  :  h''}\i.htt,h.i:  •■  h-tt  •■  fi'"iv'n  ■■  yy:n  -■  «i.iin  :  hrhr 
Aii :  tnf-v  ■■\-  anribti  ■  \\M'.i\  •■  ^i.n  =  itii  ■■  iMnvn-v  =  vvH'  '  ••  y.t\,\\^'  ■  hi: 

h.9  '  A^.hh  ■  at'hW  '■  ^hm.h'!  :  (DaufrY,-,  :  hS{\'t\  '  YiCM-f^ti  •■  \\,hfm  ■  ai-l' 
rt^^A  :  J?.n  :  dii  '.  aH'/.1\\  •  \\\\'-';^'  ■■l-  auoi\!f:{\  ■■  «l»;"?.  :  .•'•A  :  ?i'';il.hnrli.(:  : 
lUlrt  :  ^x"!'"'  •■  [\h'y\:h'i  :  rM-l-rt^^A  ■■  •''i.W  •■  60  :  «»ft«l'A  :  r«-l'«»ri<«.  :  /li"7''7 

■\'   :   Tl-    :    n/";J    :    IIV/"A  :  ?l«/"iV  :  rO<^^oAil-|:rt  :  K,\\<m  =:=  \\\\'">  ■  '\'{\ry  :  ^- 
fol   74,    ft,;,^   :   r/D/»'<Pd.|-    :    r»h.tl>    :    H-|-rnn-^    :  «»V/"h  !  g  :  R*  :  H^.n.  :  *  llA^b  :  A 

T  :  •nA-A'.  ■  «»'ii-s.ft  ••=:  «i.e.no.  :  Hhchi'- :  >ilH.hn<h.c: :  ,e.i»-d  :  r«A/^. :  \\0 

e   :    'l-'}n.-V   :    «»-?»'|:  '  :  tl'^  :  WOV  '■  ,C.rt«l'A  :  h^lW.h"!  •  hS'h-t\  •  WM^tX  •••■  tO", 

\  •■  hWYi.  •■  hi\r  '.  -i  +  n/. :  «»-fti- :  fl>-h-i: :  «»»r>  ••': 

1.  Ms.  u.e-Vt.  —  2.  Ms.  w.e.vi-.  —  3.  Ms.  ffl>i-j:.  —  4.  Ms.  <d>»-|:. 


I 


'  a. 


sur  sou  lils.  Alors  il  liii  fit  coir  un  belier,  sitspendii  par  ses  cornes  dans  un 
hiiisson.  Abraham  le  prit  et  Vegorgea  a  la  place  d'haac,  son  /?/«'.  Abraham 
est  le  type  du  Seipjneur  Pere;  Isaac,  lui,  cst  riniage   du  Fils  du  Seigneur 

♦  loi.  74,  vivant.  Comme  dit  le  Seigneur  *  par  la  bouche  du   prophete  isaie  au  sujet 

du  Ghrist  :  Celui-ci  est  mon  Fils  ijue  j'ainie  {et)  en  qui  mon  dme  se  plait; 
je  mets  mon  Es])rit  sur  lui'-.  En  lui  se  plait  le  Seigneur,  le  Pere  celeste.  II  sau- 
vera  son  pcuple  du  culte  des  idoles.  Quant  au  belier  qui  a  cte  suspondu 
dans  le  buisson  (ct)  qui  a  ^tc  egorg6  a  la  place  dlsaac,  il  est  rimagc  dc 
la  chair  de  Notre-Seit/neur  et  \iitre-Sauvcur  Jesiis-Christ  qui  a  soulTert,  a  etc 
crucific  sur  lc  bois  et  a  cte  transpercd  par  hi  laucc.  Lc  Fils  ^ternel,  lc  Vcrbc 
du  Seigneur  a  supporte  la  soulTrancc  ;\  cause  de  nous.  II  a  cte  crucific  sur  lc 
bois  de  la  croix,  il  a  re?u  les  soullrances  (et)  il  est  mort  dans  Ui  chair  tprii 
a  prisc  dc  nous.  Mais  sa  divinite  n'a  pas  soufTcrt.  Cest  ainsi  ([uW.vdf/c  a  ctc 
appclc  sacrifice,  (mais)  cc  n'est  pas   lui  (pii  a  (Jtc  cgorgc.  [Abraham)  a  pris 

♦  foi.  74,  ses  dcux  scrvitcurs,  c'est-a-dire  *  les  dcux  Lois  :  l'Aucicnne  el  hi  Nouvclle. 
La  montagnc  que  le  Seignciir  iui  u  fait  voir,  pour  sacrifier  son  lils  lA,  c'est 
la  prophetie  (annon?ant)  quc  h^  scrait  crucifn)  .^otre-Seigneur  Jesus-Christ.  De 
plus  notrc  p6rc  Adam  a  6t6  cnterrc  en  cet  cndroit. 

1.  Gen.,  x.\ii,  l.i.  —2.  Is.,  xi.n,  1  (Mallli.,  .\ii,  18). 


\°  a. 


[187]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  87 

tDhdtt  •■  AP-rt.TJ:  :  toA^.  :  .ed*n   ■•  »+'>h.  •■  AdA.J»-  ■•  h,hV.lf'  •  CDrt.TJP  : 

n-nU:  ■■  aHO^.^.^* '  :  O-ni-  :  -?n  :  l/n  :  ^AO  :  "7,1'.  :  nl>.  :  KC^JP  '  :  at'Mi  : 
Hin<-   :   hn'/fV    :    ArtA  :  VlCft-fft  :  ?lfl'/»  :  hon-Jl-  :  >i.h'eU-  :    i\r P  •  flJrt.TJ»»  = 

m-Mc  ••  w'ir'h  :  .e.ji"';  :  hM'C::i"P.  ■•  o^^n^  ::  ahao  -.  y,a,  -.  jn.^  :  v/*' 

h.    :    rt.<«»   :   Ahn-C   :   wiK-^.    •    MYxMUy'    •   ^r.P.*'!'   =    ht\i-h.l\  '•■  atao-il.'/.  :  Vfl. 

^.   :  ,e.n.   :   Choo   :   Aj&Vl-J   :  ».<?.*/»'?.  :  UAjPV  :  h<W  :   (L',4-lA  :  7^-*^  =  ft»»  •■  ^    *  '^ '  ^    ' 

X.r/l   :   fl».(l',^A-   :   W-A*    :    rl.lin    :    h^i"}   :    flJh^Z-}  ::  .ftrt.  :  V'tl'?tl  '•  T\'.+  :  '1-11.  = 

Vi>-  :  h»»'JT[i-  :  M  '•  hao  :  Yicti-f-ti  •  hr^ti  '•  WWhll  '•  Whmti  '•  ai'f\m.  ■•  at 

OO-ftV  ::: 

'IU>TflJ  '  :  jPrt^-n    :    fl».e,n,rt"  :  nhOT  :  ^^  -.  p-A.T-  :  -nr/l./.  :  l-nJT  :  hi'".?,  1 

<:  :  hflj-xh?»  :  h9"ai't\i'  '•  in  '•  nhi\(\  •  '^y^  •  at-l-fi^.tm  -.  ^rtA  :  itt^ay 

yi  '.  fl>^.n  :  h,h'P.lh  :■■■  flJh^VU-  :  ^"/II.MV.  :  hyfhti  '•  W.tl-ftl  '•  OK  :  -Hth.^.  '• 
"/•nX-  '  flJl*'^<:  :  "if-V  :  a}h'ni\'l  ••  hlfi^Mlira^'  ■■■■■  aih'r^:"n:  :  'l''J/*'^  :  h 
9"ai'tl-l-  ••  ao4:tti:  :  Hfl>-K-|:  :  "/-n  :  H^lAO  :  "If.  :  'l-rtAm  :  '^rtA  :  if-A-  :  'i^T/. 
•1"   :  flJrt^Jt?  :  [A]-S.JP-nrt"ft  :  ai^9"fl{t  '  Ttl^  •  i^rt""»'  :  aoi^htl-tO'  ■'.• 

1.  Ms.  iBfl>£,Rf.  —  2.  Ms.  hCJiP.  —  3.  Ms.  t/""ra>. 


112.  Symbolisme  de  l'histoire  de  Joseph.  —  En  outrc  Jo.scph,  fils  de 
Jacob,  coiitre  qui  scs  freres  ont  ete  jaloux,  qu'ils  ont  vendu  pour  Je  Far- 
gent  ct  qu'ils  ont  jete  dans  une  fosse  ou  il  n'y  avait  pas  d'eau,  c'est 
rimage  de  ce  qu'ont  fait  nos  peres  contre  le  Christ,  car  eux-memes  sont  ses 
freres  par  la  chair.  lls  lont  vendu  pour  trente  (pieces)  d'argent  qua  regues 
Juilas  Iscariote  (qui)  Ta  trahi.  Comme  dit  le  prophete  :  /Is  ont  pris  {pour) 
valeur  du  Glorieux  trente  (jneces)  (Vargeitt,  lui  quils  ont  estime  dc  /a  part  des 
cnfants  d'Israel'.  Le  prophete  Moisc  dit  :  Maudit  soit  celui  qui  recoit  un 
soudoienwnt,  afin  dc  tucr  Idmc  '  {donf)  le  sanfj  [est)  pur!  Tout  le  peuple  a  dit  • 
Amcn.  Amen  -.  »  Justus  dit  :  «  Tu  as  dit  une  (chose)  certainc.  Voici  que  je  crois 
moi-meme  que  lc  Christ  est  Dieu  veritablc  sans  changement,  (ni)  corruption.  » 

Jacol)  rcpoudit  ct  lui  dit  :  «  De  nieme  que  Joscph  est  alle  au  pays  d'E(jyptc, 
apres  qu'on  leut  fait  sortir  de  la  fosse  sans  eau  et  qu'il  a  ete  prepose  sur 
les  Egyptiens  et  sur  ses  freres,  de  meme  Notre-Seifjncur  Jesus-Christ  aussi  cst 
entre  au  pays  d^Efjyptc,  a  detruit  les  idoles  et  a  ruine  leurs  (faux)  dieux. 
Apres  qu'il  est  ressuscite  du  tombeau,  c'cst-a-dire  (de)  la  fosse  sans  eau,  il 
est  devenu  puissant  sur  toutes  les  creatures,  il  a  detruit  le  diable  et  il  la 


lol.  7 
V  b. 


aneauti  avec  tous  ses  anges. 


1.  Matlh.,  xxvii,  9.  —  2.  Deut.,  xxvii,  25. 


88  SAKGIS  DAHKIUIA.  [188, 

r..i. 75,  (11«}^,  ,  p,n.A-  '.  }x''i*u.hn,h.c. !  i\h.C9"fft\  ■  vn.i'.  ::  iiJijriA  ••  >iT.'Pr:ti :  n 
hcii  ••  h'r\\  ••  hh"H:\v\\ :  <"ii?i'>iiA  ••  -l'/?»  •■  h"'iiiun  •■  «i-y./i^iii  ••  m/.ftyM^  •• 
W  ■•  Ah.iiMri  ::  othm  ■■  iMi.  ••  Vi»-  •■  fi.'rM\  •■  \'r  •■  a^^IiM-ii  •■  t»Mi/"-1-  ■■ 

•ll*'(:}"<»-    ••   <l»-l->/' ^«1»-    :    rlJ.J-TT.A."»-    :    <H-llilr>X-  :  «^-l-l-l-lA  ••:   0»?il»"'ll  :  ht\ 

■M^y.y.'/'  •■  hy.o-y:  •■  «'.e.iLA}"  :  a'»-»/"  :  4-ia"  :  au  :  nhft.  ■■  hh»'»  ■■  h,y.u\ 
•n  •  i*'ve  :  ^dti :  «iiiin  ==  "'iirt  =  ■I"ii\.-1'  •■  i\hH'  •■  )iCM't\  •■  nh^/» :  ^'.n.Aj»* : 

hy.Vy:    ■■   AA.Arl>ft   :   4-lA"  :  All  :    {\h{l.  •■  ht\f">  :  h.y.U\tt  •■  l»"rf  :  A^A  :  <liT 

V  :  tny.M.V-  •■  -"1.11  :  h/.1-^  ••■  «».e.n.A"o»-  :  ^AO^ti  •■  it\hV*  •■  h'i1'uv'  •■  «»nlu/o  : 

,ii-/htf»- :  )h-ri9*  ■■\- 

fol    75,  aUWitm   :   V/'7iJ"   :   A^.C/^JPfl    :   >fl.^.   :   rtlfl»|'.,e.j»»   :   fl»-ft^l'    •   ^H^"!'  :  * 'W  = 

^iAH  :  "ly.  •■  hiu  ■■  y.f/nt\n'ti'*-  ■■  uy.ffat-1'  •■  iwy  •■  athT-u  •■  ^(«•x>»}'' :  /ii.v 

9*  •■  Uh'il\t\  :  y.a»'1'  ■.■.:  h"7l».  :  hy-Hy:'/,  :  >/'7»}»»  :  A?i"?ll.?»V  =  ^i.frt-fl  :  \iCt\-f- 
t\  ■■  t\'l'M'  •■  auoy^y.?^  -.  <i»-ni-  :  "M  •■  in\  •■  ^AO  :  "7,1'.  :  1lfl»-?i|:  :  co.^ttC  •  hi 
II  :  y.aot\(['a»'  ■■  Uh.y.\if\  :  -lirh  ■  atat-hl:f\  •■    1 '>/'7»  :  ll?»'}nA  :  OV't\*:  •'•  l\ 

nhtf» :  y.tt,  ••  \iiicyt\  •■  vfl.,i'. :  ahi-i-  ■■  hcft-f-ft  :•:  n^*/» :  /"c:oi-  =  <f.v«»-Vh  : 


foi.  75,  113.    Symbolisme  de  l'histoiue   vv    prophete    Jeremie.  —   De   plus  *  le 

r*  a.  . 

Seigneur  dit  au  prophetc  Jercmic  :  Avant  (juc  je  tettsse  vree  dans  le  sein  de  ta 
niere,  je  tai  vunnu,  et  avant  (jue  tu  fusses  stjrti  du  sein,  je  tai  saitctifie  et  je  tai 
ctahli  pruphete  potir  les  jieuples'.  En  outre  il  dit  :  Voiei  que  je  t'ai  etahli  au- 
jourdhui  pour  les  pettples  et  pour  les  rois,  afin  (juc  lu  les  extirpes,  les  enleves 
et  les detruises ct  [ajin)  quc  tti  hdtisses  et  que  tu  plantes'-.  Alors  los  Juifs  raccuse- 
rcnt  et  dircnt  au  roi  :  Tuc  cct  hommc,  car  il  nc  profcre  pas  le  hien  envers  lc 
;K'((/(/t'^  Cetto  prophetie  est  au  sujet  du  Christ.  Cest  ainsi  que  les  Juifs  dirent 
a  Pilatc  :  Tue  cct  liomine,  car  il  nc  pivfcrc  pas  lc  hicn  cnvers  iiotre  Loi,  (mais) 
il  hlasphcmc  contre  notre  Loi,  et  que  Pilate  leur  dit  :  Prenez-le  votts-m^mes  ct 
sclon  votre  Loi  juyez-lc  \ 

De  m6nio  qu'ils  ont  pris  lo  prophcte  Ji-rcmic,  qu'ils  Tont  jeto  dans  lo 
foi.  75,  puits  *  oii  il  n'y  avait  pas  d'eau,  alors  qu'il  lcur  semblait  qu'il  mourrait  li\, 
et  qu'ensuitc  ils  Tont  fait  sortir  vivant,  avant  qu'il  mourrtt,  de  momo  les 
Juifs  ont  pris  yotrc-Sciijiicur  Jcsus-Christ,  Tont  oruoitio  ot  lont  joto  dans  la 
fossc  ou  il  n'y  avait  pas  (roau,  c'est-a-dire  (dans)  lc  tomboau.  alors  qu'il 
lour  scnildait  (|u'il  ne  pourrait  pas  lossuscitor.  Mais  lui-in(5ine  cst  rossuscite 
sans  corruption.  Gomme  dit  lc  prophete  Zacharic  au  sujet  du  Christ  :  Par 
le  saiiij  dii  Testamciit  jdi  dclivre'^  leS'  prisoniiicrs  du  pttits  saiis  vau  ".  Do  nu^mo 

1.  Jor.,  I,  5.  —  2.  .liT.,  I,  10.  —  3.  Jcr.,  xxwiii,  'i.    -  'i.  Jeaii,  \i\,  0.  —  5.  M.  a  iii. 
j"(ii  con^cdic.  —  (i.  /.acli.,  ix,  1 1. 


fol.   7 
\°  a. 


[189]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  89 

tfi»*'liV  :  ^^"^H+il-  •  HjiAn  :  '^e  :i:  (OnhffO  :  ^.rt^^JP  :  tih.C.9°^h  ■•  >!!. 
J&  ■  nhUHaO'  :  mh9"R'h  '  ^dthWao-  :  <w4>iP<i-.-|-  .-  h'^!!-  :  hTKh  '  •■  hlM.hn 
,h.C  ••  f{dA.ii'of-  :  i^vu  ■  fl)«o«7'rt'i:f'  :  .^,.11  :  h^  '  M'l\9^  •  AhCrt-fft  :•=  mhao' 

7*rt    •    'IHCffl.  •■   Oy-hV   •■   W-A"m>-   :   r/D^-//»';j-|-   :   C9»  :  (OhM\  ■  hfC^d.  •  V* 

^c  ■••■ 

flJh^^ii-  ■  A>i'J^t.A  ••  Vn.[,C.]  =  miof.f.9»  :  m-tif  •■  Itt  ■  h^ttti-V  ■  \iao  :  f. 

flO"V   !   fljr,-,,.   ..   o>.^-|:rt  -  :  h.ri-  ■  1/h'JflA  =  n<li|:  :  J^fl  •  (.7i.e.}P  :  M-ntX^'  •  i. 

Cih  :  (o^-ii^  :  mlltl^tb  •■  h9"i.ii-  •■  TrM-rt  •■  1 'Xl.l-  •■  iiMl'  ■  hCft-f-ft  •■  h 
ao  !  (PV-nCJP  :  fl»-rt'l'  •■  ffo*-nC  ■■  h,CM  •  /^/^y-  =  oo-ftT  '  tohtll-U.l^oo'  :  A 
XA>i'|:  :•:  flJ^fl  ■  Chl?']^'  •■  rt.^A  :  ^.CthV  ■  mf.-il?,^'  •  flJ+T+r"  •■  Art,e.«l'>  ■ 
fli'}«pp-  :  y.ft  :  nh«»  :  m^ '  f\'PJ\'  •  vfl.,?.  ■V-  h^iw.h-nih.c  •■  f.rtnc  •■  t\Y/.\rao' : 

flfl»-ft'/-   :    M'\raO'    :  m^.an^-^  :  d/.tl.VoO'  :  tih^"f\tl'l'  :  m?,ht\<'  •'  h<w  :  '^j!.  •• 

H^'.'1-hhtf>-  :•:  my.mt\^  :  «i'n'f-o«»-  ■  hfth  :  .ey.lnr<n»-  :•:  fl)h,p-'n>.  •■  vn.?.  -■  jP. 
n.  •■  ■icixmi-  :  Ah  :  hv*»  •■  T'i'  •■  hricnh  •■  mheoi-i' '  iLhM.  ■  y.y.ii 

M'  -•  *hrrioo :  chv-h  •■■■  *  f^'^": 

f.a.  •■  Vn.^  '   Wn-  •■  \\ao  :  -M-ipOb  :  {[^?:1.\raO'  .  m\'t\Ml  :  ^tit\>^  :■.•.  h"? 
1.  Ms.  hTHh.  —  2.  Ms.  fflVtft.  —  3.  Ms.  A^/h^-. 


qu'ils  n'ont  pas  ecoute  le  propliete  Jeremie  qui  lcur   a  prescrit  (les   ordres 

du  Seigncur)  et  a  fait  venir  sur  eux  le  chdtiment,  de  meme  le  Seigneur  a 

fait  venir  sur  eux   la  captivite  et  lc   chatiment  :  sur  enx  qui  ont  crucifie  le 

Christ.  Pour  eux,  ils  ont  ete  dispers^s  dans  tous   ies  royaumes  de   Rome 

et  jusqu'aux  extremites  *  de  la  terre.  *  loi.  75, 

1 14.   Symbolisme   de  l'histoire   du  prophete   D.^^niel.  —  Pareillcment  le 

prophctc  Daiiiel.  on  I'a  jete  dans  la  fosse  aux  lions,   afin   qu"il  mourut.  Or 

voici    que    lui-meme    n'cst    pas   mort,  mais   au   contraire  lorsque  les  lions 

reurent  vu,  ils  eurent  peur,  furent  epouvantes  et  s'eIoignerent  de  lui.  Cette 

prophetie  cst  au  sujet  du  Christ.  Lorsqu'on  Feut  depose  dans  le  tombcau, 

sa  chair  n'a  pas  vii  la  corruption' ,  (mais)  a  confondu  ses  ennemis.  Lorsque  le 

Scheol  Teut  vu,  il  eut  peur  et  fut  epouvante.  (Le  Christ)  brisa  Satan  et  (lui) 

arracha  ses  arines.  Comme  dit  le  prophete  David  :  Le  Seiyneur  brisera  leurs 

dents  dans   leur  houche  et  arrachera  les  molaires  des  lions;  ils  deviendront  vils 

conime  leau  (jui  rsl  repandue.  II  tendra  leur  arc  au  point  de  le  rendre  faible- .  Lc 

prophete  Job  dit  :  Se  sont-elles  ouvertes  pour  toi  les  portes  de  la  mort  d  cause  de  ta 

majeste,   et  les  portiers  du  Scheol  ont-ils  ete  epouvantes,  *  des  quils  t'ont  vu  ^  ?   *  foi.  75, 

V"*  b. 
11.5.   Le   Christ  0B.IET  DE   MOQUERiE.  —  Lc  prophetc  .dit  :  Je  suis  devenu 

1.  Ps.  XV,  10.  —  2.  Ps.  Lvii,  (i-7.  —  3.  Job,  xxxviii,  17. 


90  SAIIGIS  DAMKllGA.  [1()0] 

!>•  :  MK-    ••    MI'/.'>    ••   f\fiA   ••    )n:M'tl    ■■  lUl-ftMi   ••  A/JA.I»-  ■•'  niU/n  ••  JLMl.  :  'i'/;'1-  : 

VllJ'.  :  d.li>.  ••  in\'f\M'.  :  f{dt\,V  :  mMi'1'.'/,  ■■■■  tniifitt  •■  y.tt.  •■  hiti  •■  Tit.  •■  tnfx 

»1  :  fltth  ■l-  V"'l'i  ••  IVW  :  rtn^  :  «»->ll-V  :  (Ifl»-ft-/-  :  «Irilll  :;=  if-A"*»»-  :  >iA  : 
.l'.<t>i\'-5'.    :    y.'l.'i'MV>.    •■    f.l\/i'    ■■    nh':V'/.H'aO'    :    tDy,liat-t\-    :    OiA"»-    ::=     '|-«'h 

A  :  n?»'Vii.^-rhh.(: :  A.e.e.-is"  =:  rMjP.»'.'Vi" :  ?»'/"  :  y.d.'Vy:  ■•  vu- :  h«'»'ii :  -mk- : 

Ml'f.'V   :    Al>A   :   JlCft-f-rt  :    ^»»  :    .e.rt4'A}»'  :    [h]  ',"l»-  :   Chfta»-  :   rJ».(l'.ll.A-  :   >l'"> 
A  :   ,e«{.+lV    :    h^m.httih.i:   •■    JP.^'1S"   :   rn,l'.(:.e.-^    :   A?i«»    :    ffl/.f-   :    ht\'">   :   0»'?» 
1.1    7«     'l:  :  .('.11.    :    "»AM.    :    hlW.httilU:    ■    M    ■\-   ht\00   ,    n?i'>*/-||   :    'l'VnP   »   'S'/.''!-   : 
Ai>A.I>'«'»'  :;: 

tnhitW  ••    .('.n.  :   Vf-A-  :   h"%^,  :   hV/">l  :   ^i.P.W-e  :    'Vn.h  :  aihM-9t\  •  W'  ' 

y.{\,  :•:=  vf-A" :  h"yy. :  ^rt^iWTi :  hyMi'V  •'  A,liiin  :  'i^oi-yi :  fl»h'h.e.- .e'> '  :  ?.A  : 

Ai.*h<-  :  ^•'T-h  :  X-.»'.'*  :  fl»'/A«I.  :  'Vm.^-f'"'-  ::=  irM:  :  #1i1l-n  :  \\h'rtlO''l.  '•  <« 
Y'0'  :  fl»UMlV-  :  AA/J-J-J'!'  :•:  WJliin  :  .e.Cl.  :  h'it\  :  /..,('.llr1i.e.-VL  :  WAi.^.-I^P+ftV.  : 
<«^/»<n«»-1h     :   rin'je  :   Afm^wV-l-   :   «»'WA;i\1rl"e  :  AXrUl-  :   fl»A.''XTlrt-  :    IX' 

1.  Ms.  fl)»i/h.^-.0.  —  2.  Ms.  nioi»ni(Dtb. 


1"  ii 


contini'  tnie  ftjlic  dcvant  eux  et  ils  se  sont  moques  de  nwi ' .  Pareillement 
nos  peres  ont  agi  envers  le  Christ  et  se  sont  moques  de  lui.  Comme  dit  le 
prophete  David  :  lls  niont  eprouve ;  ils  se  sont  moques  dc  moi  et  ils  ont  ri  dc 
moi".  Dc  plus  il  dit  :  Je  suis  un  vcr  et  non  pas  un  homme ;  je  suis  rejeie  au- 
pres  des  Iwmmes  et  humilie  dans  lc  peuple.  Tous  ceu.v  qui  me  voient  eVujnent  {dcs 
yeux)  contre  moi,  discnt  de  leurs  lcvres  et  hochent  lcur  tete  :  II  s'cst  con/ie  dans  lc 
Scigneur.  Qu'il  le  sauve!  Qu'il  le  sauvc,  sil  veut^!  Cest  ainsi  qu'ont  agi  nos 
peres  envers  le  Christ,  lorsquils  lont  crucilic.  Ils  ont  hoche  leur  tete  el  ils 
ont  dit  :  Si  le  Seigneur  1'aime,  qu'il  le  sauvc!  Qu'il  le  secoure,  s'il  l'a  choisi! 
fol.  76,  En  effet,  lui-meme  n  dit  :  Je  suis  Ic  Fils  du  Sci(jncur\  Cest  pourquoi  *  David 
a  prophctise  sur  cux. 

l  IG.  Le  Chkist  viCTiME  DES  PECiiEUUs.  —  Eu  outro  il  dit  :  Tout  Ic  jour. 
i'crcve  mes  maiiis  vcrs  toi^.  Le  prophdte  Isaic  dit  :  'Tout  Ic  jour,  j'etends 
mi's  iiKiins  vi'rs  ini  pcuiilc  de  pervers  et  d'infidl'lcs  qui  nc  sont  pas  alles  {dans) 
le  chcmin  de  lajustice,  {mais)  ont  suivi  leur  peche.  Cest  cc  peuplc  qui  m'a  irritc  : 
il  a  sacrific  et  a  offert  Vencens  aux  demons^.  De  plus  il  dit  :  Pour  moi,  je  nai 
pas  refuse  ct  jc  nai  pas  conlcste,  {mais)  j'ai  livrc  mon  dos  iiu.r  coups  ct  mcs  joucs 
aux   sou/jlcts   et    je    nai  pas   detourne    mon    visaije    de    riynominic    dcs    cra- 

1.  Jcr.,  XX,    7.         2.  Ps.  xx.Mv,    IC).  —  3.  Ps.  xxi,  ()-8.  —4.  Matdi.,  xxvii,  43.  — 
,").  Is.,  i.xv,  2-.'i,  —  (i.  Is.,  1.,  5-lJ. 


r'  h. 


[1911  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  -  91 

e  :  ?»ir"VT<'.'i'  ••  'r/.-^  ■•••  (nPtVM.  ••  ^ns-  ■■  .en.  •  ^.n  •  nmfV  •■  Hnm-  ••  i^t^-j  •••: 

atht\i/.'.h^'P  •■  ^■'im.Mao-  ■■■■  af/fi,  ■.  .ftjL  ••  KfiyFf\  '  >n..e.  ••  lOfm^h  ••  j&mn 

'V  •■  h»»  :  ({"Ifi  ••   flJh»»  ••  ttlfl  •   n^-.P."»"  ••   H.ft+CJi  :;:   h"?!!-  ••   ^i.hiv-l-   :   hi'0'  • 
iUy^laO'  :  An<W-hV-'  :  Wf  :  h«w   :  M^9.a«'  :  >n.*.el-  =  h?l'r(V  =  <DHh<-  :  rYi"7    »  fol 
OVI.O'  ■•  A?i^U,?iV  :    r»»n.e."V5rV  :   ;k.Prt-ft  :   hCft-f-ft  :   ri4»A'|:  :   flJr'|:  ■•   (D^^i^ih. 

!)• :  rortcT^- :  at-M-  •■  A^i^i-  •■  aif,i'r  •■  'rf{-hu-  •■  n"/n.,e. :  ti-ndvi-  ■■•■■ 

I0hai-f^'h  :  V't\-Vt\  :  rD^,n.A-  :  hlCl  ■  hh'P"i  •  iVnCM^tX  :  fl>A.^  :  h^H.K 
'n*ll.f:  :  .liJPfl»-  :  ^ao  :  (0'h\'  ■  »n,e."'iJr.|-  :  WA-  :  flJ^AO  :  fld^^.  :  M^Ah  :  HhJ 
nA.Ii-  :  nOl)  :  M^hr)  -  n|:  :!=  Vl^  :  >iV"//.h  :  ^hVf  =  ,e«>*'n  :  h«n  :  XVe  :  h 
nCV"/'  :  <f.Vfl>  :  •Vn.e  :  «nA^h-l'  :  iVUf\C.^  ■■  fl»JP.n.AV.  :  VU-  :  'l"«i.VflJ  :  Vn.,e.  :  'h 
n  :  0/.n  :  n«n»l  :  W^rl  :  CB+'|A-  :  Mi:%t\  :  +'J.«'.C«J'R  :  ai{\"%Fa»'  :  K.e.U-.ei-  : 

'/•<f./"i»- :  <f..e-«J..p. :  flJh'/"-)! :  MVn-  >  M  •  'itt  =  'tthfL '  h/.pv.  ■  flin.-n :  flJAn^G  -• 
'/"ii-/. :  h&^' :  fljvn..e'l- :  fl>-i'rt^«Ahjp  :  flj?in.A- :  i^^LX  '  i'"'*!' '  <»*?»*  '  'inh 

■l'  :  Afl»-hl:  :  Vn.,e.  :•: 

athOi-rh  :  flJ.l'.n.A5:  :  tmM^^X'  :  fl>.^.|:  :  fllA.hV  :  V*n.e  :  ht\t'a  :  Vn.jPl-rt  :    *  fol   70, 
hjA'%i\^'   :    n»oTn,l»'l-  :   H^iHlA  :   f\haO'  :   H.ft^XlX-  :  T.S"'!'  :  K.e.'*  :   flJAf-flJ 

1.  Ms.  ftnwnv-.  —  2.  Ms.  yjiM:. 

c/iais.  Le  prophete  David  dit  :  Sh;-  nunt  dos  les  pccheurs  ont  frappe  et 
ont  clirc  lcurs  peclies*.  De  plus  le  prophete  Isaie  dit  :  //  est  venu,  afin 
d'etre  cgoryc  conime  iin  agneau  ;  il  a  clc  comme  un  nrjneau  devant  celui  (jui  le 
iond;  c'cst  ainsi  quil  n'a  pas  ouvert  sa  bouclie  duns  sa  souffrance'-.  As-tu  compris, 
mon    frere,   que    les  prophetes  autrefois  *  ont  connu  et   ont  mentionne  la   *  loi.  "6, 

.  .  I '  b. 

passion  de  Notre-Seigneur  et  Notre-Sauveur  Jesus-Christ,  son  crucifiement,  sa 
mort,  sa  resurrection,  son  ascension  dans  les  cieux  et  sa  seconde  venue  dans 
une  grandc  gloire  ?  » 

117.  SiR  M.vHOMET.  —  Justus  rcpoudit  et  lui  dit  :  «  Pour  moi,  je  crois 
au  Christ,  F^ils  du  Seigneur  vivant;  (je  crois)  qu'il  est  le  salut  de  tous  (les 
hommes)  et  qu'il  n'y  a  pas  d'autre  Dieu  que  lui.  Bienheureux  est  cclui  qui 
croit  en  lui.  Voici  que  je  (vais)  te  raconter,  o  mon  frere  Jacob,  que  mon  frere 
\braham  m'a  envo^^c  une  lettre  a  Cesaree  et  m'a  dit  :  «  Voici  qu'un  prophete 
«  a  ete  cnvoye  vers  les  Arabes  a  la  ville  de  La  Mecque  et  qu'il  a  tue  Sargis 
«  de  Qainlart.  »  Ayant  appris  (cela),  les  Juifs  se  sont  rejouis  enormement. 
Alors  je  suis  alle  raoi-meme  vers  un  vieillard  sage,  intelligcnt  (et)  instruit 
sur  la  Loi  et  los  prophetes;  je  Fai  interroge  et  lui  ai  dit  :  «  Expose-moi 
«  quelle  est  la  predication  de  ce  prophete  ?  » 

II  repondit  et  me  dit  :  «  Cest  un  seducteur;  ce  n'est  pas  un  *  prophete,    *  loi.  /6, 
«  car  les  prophetes,  eux,  ne  prophetisent  pas  par  le  glaive,  mais  au  contraire 

1.  Ps.  c.xxvni,  3.  —  2.  Is..  i.iii.  7. 


92  SARGIS  DABI-IRGA.  [lOij 

'1'  :•:  iun.iii:  =  ?."i-,/iHn  •  hiH  =  lifm  :  iirift-yn'/ :  r/«"X7» :  rHM^^v- :  ni: :  ricft 
•/:.e'> :  tnhy.ihy.fi  -.  hvy.y*  ■■  ?,nA  :  tf>->i'|:*i. '  :  liwMfh  ••  unh^n  » 

infl"W  :  »•}•/-  :  h>ih"lJl}"  :  <»rtn,li*l}'' '  :  «»h//o'>l>-  =  (iJlCft-fft  =  l/«»X7l  : 

flj.;"«»A^. :  h"'n:y9"  ••  ^•.e.ftl- :  .f.-j-vA :  nn.;- :  /\,i\.'r  •■  h,i'.ii->j  :  }x'ry:'W.  •■  ••;■ 

fllU  »  rt-n*!.  :  Af/i>.}4  :  n./-  :  '/"4»!^.^  :  ^l-r.P.-V.  :  "Mhl'  •  WW  •  •in.A"'*  :  «»'.' 
II-  !  h'i{\  ••  h'i«'i\V  :  «»An«»-h-  :  \\tm  =  <0->.'|:  :  VlCft-fft  :  U/VrU'-  :  VH.jl''!-  :  i\h 
'il:hO'  ::    '>'M»'  :  h{\/.h./\  •  tH'h'l:  :  l/^/»X7l  '  :  A«".<'."V>.'|-  :  VfA'  :  'JA'/'  :•: 

•/•rt'r«» :  yf)Jf"tt  •  «»,e.n.A" :  oA'  •  hh-i\'  ••  i'-rt'rrt  :  ^./-./lA. :  JlAnli :  ht\ 
loi  7.;  ^-jf. :  «»nhv'r-^h  :  -1 'jnn  =  Ky:'V  ■••■■  .i'.n.A" :  *t'-rt'rrt  :  .eM»"c  =  ?i''/ii.>i'nr/i.c  : 

h'r*\\\   •■    "•••rt.  :    \\»»   :    rli^A-  :    A-llf   :    «»nWA-   :    .l.A.Vf  =    ^'/»'>Yl-  :    (IhCrt^^rt   : 

«»A.f. :  ?i-/ii.>.nj..c  •■  ,i\ftO'  •■  \ih'ri- :  n^i: :  licrt/.",e'>  :•= 

htn'r'h  •■  .eii*n  :  «»ji'.n.A" :  '/•'>/"?. :  iMi  ••  o>*rt'i- :  n.'V  :  fl»'}i(u: '  •  V* 

/.  :•:  fl»>.l'"l/  :  ir'h  :  tnhtth  '  fl»-rt/'  '  tt,-U  '  tOh^/.l\  :  A"'|:  :  '^Ay.  =  fl»^'.n.A"  : 
Ai'rtTrt  :  nCh  :  h"!-^  •■  .f.n.A-  :  PrtTrt  :  Ah  :  .f.^A-  :  'InCh  :•:  J^^-IL  :  JPd-fn  : 
VlCrt-f-rt  :  jl'.nCh  :•:  .f.n.  :  PrtTrt  :  h"Vi  •• 

1.  Ms   mvtli..  —  2.  Ms.  mMX^hMf.  —  ;<.  Ms.  \\a»Kh.  —  4.  Ms.  to-^-^nc  —  5.  Ms.  a»n-|-. 


«  ils  enseigneut   la  voie  de  la  justice  et  de  la  vie.  Or  pour  moi,  jc  pense     J 
«  que  {ihm  est)  le  Christ  qui  est  venu.  Les  chretiens  croient  en  lui,  mais  les 
«  Juifs  le  nient.  Je  dis  que  lui-meme  cst  donc  le  Christ  vcritable.  » 

118.  CoNFEssiox  DE  JisTvs.  —  Ayaut  entendu  cela,  j'ai  remercid  ct 
glorifie  (le  Seigneur)  et  j'ai  cru  au  Christ  qui  est  venu  et  est  ne  de  Marie,  ln 
Sainte  Vierge,  a  Bethleem  de  Jitda,  G9  semaines  apres  la  (re)construction  du 
temple,  (operee)  apres  le  retour  dc  \a  captivite  de  Babyhne.  Voici  cpie 
moi-mcme  i'ai  cru  et  j'ai  compris  quii  est  le  Christ  au  sujct  de  tpii  ont 
prophetise  les  prophetes,  (et)  qu'il  cst  le  Uoi  d'lsrael  qui  est  venu  pour  lc 
sahit  du  niondc  entier.  » 

.lnroh  repondit  et  lui  dit  :  «  Veille,  6  mon  frere  Jiistus,  h  ne  pas  penscr 

foi  Tii,   dans  ton  canir  lc  mepris,  (mais)  par  tes  levres  ;>  exprimer  la  justice.  »  *  Jnstus 

hii  ilit  :  «  Lc  Seigneur,  Dieu  de  Moise,  sait  que  de  tout  mon  coenr  ct  de  toute 

mon  inlclligcncc  jc  cmis  au  Christ,   ^''ils  »hi  Scigncur  vivant,  cii  qui  croicut 

les  cliretiens.  » 

I  1'.).     JUSTUS    DECI.AUE    A    J.\COB    (Jl]'ll.     VEl  T    AI.LEll    CONVKHTIH     LES    SIKNS.     — ■ 

JiKiili  ropondit  il  hii  dil  :  «  L6ve-toi,  allons  i\  (ma)  maison  el  faisons  Tagapc.  » 
AliMs  il  prit  Jnstus,  rintroduisit  thms  sa  maison,  hii  pri-scnta  la  tablc  ct  hii 
dit  :  «  Btiuiis,  mon  frt-re.  »  Jnstus  lui  dit  :  «  (Vcst  i\  tt.i  tpiil  iq>parlicMt  tlc 
h(''Mir.  »  Jiiriih  dit  :  "  Onc  lc  Christ  hcnisse  !  »  Jiistns  dit  :  «  .\n\cu.  » 


loi.  : 
i"  a. 


ri03]  NRUVIEMK  ASSEMBLEE.  !W 

llif-A-  !  A-ne  :  hf^iW  ■■  MnCtl-fil  •■  IVW.Ull'  •  ii.Mi  •■  vo- :  c^.Vi-  •■  (lAA 
1»"  .-  nii-l  ••  A.eAf  :  -nKrt. :  i;,e-A'nft  :  ?:fi^:a)  -.  KAOrt  :  fl»^.il.Ai  =  w-a-  :  H>n 

11  :  jP^-r-n  :  htl«'i  :  fl»-?li:  :  flJ^AH  :  ,hM'  ■  Ktlf^  '  9.*  P  '  fm-y^M  ■  ^-Sfl  '  ''l 
?U.  •■  MttM}'  •<■■  •/•I*>Tfl»'  :  jPjl-f-n  :  fl»/?.n.A"  :  fllJi^wrt  :  ^?i»n(:h  :  flJnU''!' '  :  H"} 
•I-  :   W-A-  :   ?ifc"lri.  :   K^'l\\fml^  :   ;|"7,1,,^-  :    •/JP.''?^"'!^    :   hCftf^jPJ  :  f.n,A"  :   PflT 

A  :  hlti  ••  hf!.^y:  •■  hihC  :  ttily.CS  •■  fl>h"7.^o'»-  :  Hhli"!?:?  •■  (o-til'  •■  h"^.!  •■ 
nhCft-f-ft  :  flihVJi  '  •  ht\\af>!^  '.  '\tt'^.  •■  rtii\,irao'  •.:■■ 

mhai-r^h  •■  .e(>«f-n  :  fl>.e.n,A-  :  Vlh  :  hd.C.(1y  :  h'if\  :  hifih.  :  hf^  :  h.jftl 
thW  :  hHl^i.ii  :  flJ,eft'/vh4'<-h  :  flJAi..enfl>vhh  :  ■1'n\fm^  :  ht\tm  :  h?.U'?:{l  : 
XA-A>  :  A-n  :  ?iO»-'>'|l  :■:  nh»n  :  ^,A[.e.].ert  :  Vn..t'.  :  r»TH«i.  :  Aflo"»'  :  A-Hl 
•I:  :  rYilin  :  .e.(L  :  V-flTfl  :  rli.efl»-  :  Ji^H.^nrh.C  :  hoVV>.  :  h^.V'?:  '  flJ+I*'^.>.  : 
hfm  :  ^.l-OTfTh-  :   •Vn.iro»-   :    OJhf^   :   hM?:Tn9'   :   AhCft-fA   :   hnW.M  :   fl> 

^l>"Ah.P   :•:=  htlfn»  :  h\i  :  n-l'/MllC'J'  :  ll.^lh  :   (Itlx-l.-U  :  llhff»'i\i'  :      Hji-jnA  :  >5    '  lul    7 

1"  b. 

1.  Ms.  tooiii/.»  =  -^.t-Wje--  —  ^-  Ms.  •(•/"Tw.  —  3.   Ms.  <Drtnrf+.  —  4.  Ms.  in>//V/..  — 
5.  Ms.  M'ft/h->fr. 


Juslus  lui  dit  :  «  Veux-tu  m'eprouvei'?  Le  Seigncur  sait  que  moi-meme 
de  tout  mou  co3ur  jai  cru  au  Christ  par  ton  propre  enseignement.  Voici  que 
j'ai  vu  en  songe,  pendant  de  nombreuses  nuits,  un  homme  qui  etait  revetu 
d'hal)its  blancs  et  me  disait  :  «  Tout  ce  que  Jacub  a  exprime  est  vrai ; 
«  il  n'y  a  pas  de  mensongc  (en  lui),  car*  la  grace  de  TEsprit-Saint  habite  sur  *  i\,i.  77, 
«  lui.  »  Jacob  repondit  et  lui  dit  :  «  Puisque  tu  as  su  et  connu  (avcc  certitude)  ' 
tout  cela,  commeiit  donc  n'es-tu  pas  baptise,  afin  que  tu  manifestes  la  foi 
des  chretiens?  »  Justus  lui  dit  :  «  Pour  moi,  je  veux  aller  a  mon  pays  con- 
vertir  mes  parents  a  la  foi  au  Christ  et  etre  baptise  moi-meme  conjoin- 
tement  avec  cux.  » 

Jacob  repondit  et  Uii  dit  :    «  Voici  que.   pour  moi,  je  crains  fort  '  que  tu 

ne  persuades  pas'  tes  parents.  lls  te  mepriseront  et  ils  ne  te  permettront 

pas  d'etre  baptise,  car  les  Juifs,  eux,  sont  entenebres  de  coBur.   Comme  (dit) 

le  propiiete  Isaie  :  Le  cceur  de  ce  ijeuple  esl  devenu  epais.  »  Justus  dit  :  «   Le 

Seigncur  est  vivant!  Lcs  Juifs  m'ont  torture  et  m'ont  flagelle,  puisque  je  nc 

me    snis   pas   converti  vcrs  eux  et  puisquc  je  n'ai  pas  renie  le  Christ,  mon 

Seigneur  et  mon   Dieu.    En  cffet,   ce  n'est    pas  seulement  par  ton   propre 

enseignement  que  j'ai  cru,  *  mais  plutot   fpar  la  parole  de)  celui  qui  m'est   *  foi.  77, 

1-  b. 

1.  M.  u  m.  :  peut-etre.  —  2.  M.  a  m.  :  que  tu  ne  seduises  pas. 


fol.  7 
v"  a. 


fol. 

v°  ;i 


94  SAHGIS  DABKRGA.  [li)4] 

>iO'»'  :  llhtlH:M>.  •  iMiAr  •'  «»tf»c:*h>.  ••  ii*'t\i  '•  h"Vi  ••:•■  fl»^.>iH.>.  ••  M.hMi  ■ 
•l"VllJ/.>.  :  KA";J-/-  ••  MltmWM  •  \\M\  •  iUlMlVi  « 

athTll  ••  ""IH"  •■  ,VM"n  ••  XA"-|-  !  '/y."'l'i'-1-  :  rt»XA-/-  :  <»'>7.A  :  U'moi':fV'  : 

Ji^ii.AV :  /ihi.y.h.O'  •'••  tm\,'/ '  dA'y.  •  V't\'rt\  '•  y.Mi  >  -tiih.t':  •■■■■  n/.»i :  ^d^-a  •■ 

tf»^.ll.A"  :  X."»  :  *">'id.tl  ■  ^Htl  :  f//lA-  :  '/'/lA.h  :  (h^A'  :  «»'I»AA  :  /7.A''fl'lh  :  fl» 
f.r/.'M\ '   :  fl»-ft|-  :  V-'"-l'  :  X'.«'.">  :•: 

«»>l';"'II  :  XWl<f.  :  f-ftfft  :  llTlln  :  V^A"  :  iVW  '•  PA.V  :  V^A"  :  HXrhif.  : 
ft'/*/»'}  :  r»AS.  :  llil«n  :  -ItW/i'  '  h-^lOt'  :  lin.e.V'/;!/'*"»-  :  flJHtl»»'/.  :  ■/•rtTfl»  :  JP 
/i*!!  :  .l'.V/r>»-  :  1 '>n.'h  :  Vn.JPl-  :  ft-i»"»  :  n?i'J'/'  :  'J"y,'hU  :  AhCft-fft  :•:  fl»^ 
n  :  d.'H\-  ■  \''ti'Vt\  :  ^.6/."}  :  ti»-ft/^  :  ihn^t'.  :  •/•^'/'0-  :  nn,l'.V/;l/'0"-  :  n^'/Mi  : 

.)..e.O-l- :  rt\ti  '■  -nM") '  -nhy.  •■•• 

fl»>l'/"H  :  .C'.n.A"  :  *P-ftT/l  :  A.PA^n  :  XA.  :  AliA.?  :  A.'*.!:  :  '/"'/MiC:  :  ?lA 
«o  :  n'l'/M>C:/'  :  H.?lh  :  hhool.Tn?^  :  A-HC:'/»  :  }4-.<!:'4»  :    Hfl»->1-|:  :  \\t:t\-f't\  •  hT 

t\\\s  :  »1«» :  ^.ft/..e. :  h.\'  '■  hftf^?  '•  fl»-Vm.KK  :  innc:ri- :  ^i!:"%0''  ••■•■  -/-rtT 

1.  Ms.  mj!.f"i.M\.  —  2.  Ms.  <{.*£.  —  3.  Ms.  in-flcti-  ■  ^jt"*?. 


apparu  on  songe  ct  m'a  conduit  k  la  loi.  Mainlonant  je  te  demancle  de 
m'cnseignor  les  priores  que  tu  as  apprises  des  cliretiens.  » 

120.  J.\COB   ENSEIGNE  A  JlSTUS   LES  PRIEnES   DU  CrEDO  ET    DU   P.\TER.  AlorS 

J(icot)  lui  enseigna  la  priore  de  la  foi  [lo  Credo]  et  la  priere  de  rEvangile 
que  Notre-Seigneur  enseigna  i\  ses  disciples  [le  Pater  noster].  Aussitot  Ju,s7ha' 
voulut  s'en  aller  a  son  pays.  Javnh  le  benit  et  lui  dit  :  «  Que  la  grAce  de 
TEsprit-Saint  soit  avec  toi  pondant  tous  les  jours  do  ta  vie  et  qu'olIe  te 
eoiiduise  dans  le  chcmin  de  la  justico!  » 

121.  Depart  de  Jlstus.  —  Puis  Jiistus  dcrivit  avec  sagesse  toutes  (cos 
choses)  chez  Joseph  (et)  tont  ce  qu'avait  ecrit  Simcoii.  lo  lils  (do  ce  dornier, 
!\  savoir)  :  comment  les  fr6res  avaient  controverse  entre  eux  et  commcnl 
aussi  Jacoh  avait  repondu,  (on)  leur  oxposant  Ics  prophotios  dos  prophotos, 
(commc)  temoignago  au  sujet  de  la  venue  du  Christ.  Lorsquc  Jiistus  voulut 
monter  dans  le  navire,  ils  se  baisisrent  enlro  eux  on  dos  baisers  de  saintele, 

avec  beaucoup  de  larmes. 

Alors  *  Jiislus  dit  h  Jncoh  :  «  Pric  pour  moi,  o  oiniiicKl  tlocteur,  car  c'ost 
par  ton  propre  oiisoignemiMit  ([ue  jai  connu  la  Lumioro  do  juslico,  c'est- 
i\-dirc  le  Christ,  mou  Dicu,  alin  quil  mo  pardouno  mos  fautos  ot  uios  pochos 
([uo  j'ai  commis  dovant  lui.  »  Jacoh  ropoudit  ot   lui  dit   :  «  (Juo  lo  Scigncur 


V  '  b. 


[195]  NEUVJEME  ASSEMBLEE.  95 

fl)  :  jPd^n  •  fl).e.n.A-  :  .P.ft/.J?.  :  h1\l.httthA:  •■  flJ^,.P.|»hC  :  hMh  ■■  fll^^"iT 
tfD.  :  Ah'll"?^.h  :  (OAfiah  :  n.llh  :  A?iA  :  h9"V-  :   nhflft-f-ft  •: 

(DlhTll  ■■  OCl  :  P-riTft  :  /fl«B/.  :  fllJ^^O  :  ah"%^  •  W.MtX  ■  tOi\^  '■  hlU, 
hnih.C  :  /liJPfll-  :•: 

(Dh^ifl  •■  ?'fl.V  ■■  'liT?»   :   fllKOrt.   :   Hh}\"«/.T.Tlh*  :   ml'   :   'W.KVfi<f.   :   W-A"  :   H 

•ini;A-  :  at\^.'rl:iro«'  •■  h-Sa»'  :•: 

fllVl)-  :  f:?if  :  JP/i+n  :  n^TliAr  :  nhrt.  :  fllrt'/"K  :  ^'h  ■  HjP.-nA"  :  ^h  '■  h^d 
*n  :  h^lhilf^  :    rtnA   :   fll'i/»'/*'   :   ^tm  :   fl)};A-'|-  :    fflnJie  :   A«>A  :   •'ll"lfl)-^.h  : 

Hinch  :  *?ih-e  :  An.-/- :  \ia\'i:,n-  ■■■■  *  ua.  n 

(Dh^ni  •■  fl)X"K  :  JP<>*'n  :   h^lhhh  ■    fl-nh  ■   m.U^.  :  fl)-ft'/-  :    nh;)"!"  :   (0^^ 

n  :  r.^t: :  KJH  :  .e.-i+v^'' '  hhm.h'ni\v.c  •■  nw-A- :  ««'PdA  :  <ii^.fl)'i: :  n>t'/"  = 

r«n}\A-'l'  :  fllWl.ftfl)  :  nu'VJZ.  :  /^'/'All  :  (Dh6^d.  ■  ([f\t\T  •\- 

(D-^Mi.  :  'it\ht\r  •■  hh1\\:h'i  •■  (otm^-\',.'i  :  hSi^t\  ■  YiCt\-ft\  '■  .e.ft^JP. :  'Vm. 

hf-V  :  (Dy.y.rt\t\  •■  ^;m  •■  (D-hm.h-l-^  •  fl)^.[^.]inFJC  :  ^n^V  :  fl)l.')f >  :  HA"/:  : 
ftnr/l-Tl"  :  flXwAJl-Tl-  :  fl^hnC  :  ?.h\l.^.  ■  (0^»,i\aB  :  «JA'/'  :  h^i.!  ■  (Dh"Vi  ■■■ 

1.  Ms.  iihX/h^Rn-.  —  2.  Ms.  Mcn-i-"!. 


(to)  pardonne,  ([u'il  uc  se  souvienne  plus  de  tes  fautes  et  qu'il  sauve  tes 
pareuts  et  les  gens  de  ta  maison  qui  croirout  au  Clirist!  » 

Alors  Jushis  monta  (dans)  le  navire.  11  fut  alTernii  dans  la  foi  du  Ghrist, 
Fils  du  Seigneur  vivaut. 

Cest  moi  Joseph,  p^cheur  et  criminel,  qui  ai  fait  ^crire  ce  livre  (et)  tout 
ce  sur  quoi  les  freres  ont  controverse  entre  eux. 

122.  FiN  DE  LA  viE  DE  Jacob.  —  Voici  que  Jacob  vit  en  songe  un  homme  et 
qu'il  entendit  une  voix  qui  lui  disait  :  «  Sors,  6  Jacob,  du  milieu  des  hom- 
mes  et  recherche  le  jeune,  la  priere  et  les  larmes  pour  tes  peches  (et  pour) 
*  le  mal  que  tu  as  fait  a  rEglise.  »  *  loi.  77, 

Alors  Jacob  sortit  du  milieu  des  hommes  et  s'en  alla  dans  les  grottes  et 
les  cavernes  de  la  terre,  en  servant  le  Seigneur,  pendant  tous  les  jours  de  sa 
vie,  par  le  jeune  et  par  la  priere.  II  vecut  dans  une  belle  piete  et  mourut 
en  paix. 

Pour  nous,  demandons  a  ^otre-Scitjneur  et  Notre-Sauceur  Jesus-Clmst 
de  (nous)  pardonner  nos  peches,  d'effacer  nos  crimes  et  nos  peches  et  de  ne 
plus  se  souvenir  de  nos  fautes  et  de  nos  crinies,  —  k  qui  la  gloire,  la  divi- 
nite  et  riionneur  maintenant  et  pour  les  sieclesdes  si6cles!  Ameu.  Amen. 


I 


TABLE  FRANCAISE  DKS  NOMS  rUOPRKS 


lliBS  chitTres  ipnvDiciit  :i  l;i  i>af,'0  corrcspoiMlMnlc 


■  Alir:isiy:V  U!i. 

Alinihuiii  (liere  du  contro 

versiste  .lacnli),  138,  lOl. 
.\hraliani   ipalrlarelic   hihli 

(|Ue\  18.  53,  38,  iO,  94,  "J3, 

!I4,  iMi,  110,    111,    119,    130 

H3,  m>,  18G. 
Arca  ("Aka),  11,  li9, 1(52.  iU3, 

18». 
Adam,  19,  SG,  57,  38,  (!,•;,  18G. 
■AfrAsva.  9,  10. 
'Akcntes.  149. 
Alexandre,  14S. 
Aiiialee.  78. 
Ambraise,  181. 
'Amorva,  150 
Amiis,  ;B,  73,  711,  81,  II.'.. 
'Anotscikiy.i,  14!i. 
Aiilestis,'  'i9. 
Antioelic,  91. 
'Anloly;i,  119. 
Aristobule,  19. 
'As'itar,  119. 
Aiisiisto  r.esar,    13.    ,".o,    !i-2, 

i;il,  IW. 
■A»rjaiios,  119. 
"AvvfyAs,  149. 

B 

Baal,  13fi,  137. 

Jlabylonc,  144,  194. 

Barn^aya,  149. 

narlanya,  149. 

Uasile,  181. 

Urdeleym,  13». 

Ilelaiiya,  119. 

Bclhlecm,  13,  48,  49,  ,'»,  <«. 

l-Mi,  131,  147,  IKi,  1S7,  lUl, 

lOli.   1X4.  1!«. 
UitAiiy.t,  lli). 

c 

Cdsaree.  l'il. 
Chyprc,  184. 
Canstaiilinoplo.  !>1,  140. 
Cyrus,  KG. 


I) 

naii.  105. 

Daniel.  l.'i,  41.  4G,  48,  411,  ■ifl, 
ril,  113,  1»;!,  14»,  ISl,  157, 
IG'.,  IG.'i,  IGG,  170,  n,'l,  17G, 
177.  178,  18!). 

David,  13,  l.'i,  18,  40,  41,  43, 
47,  4i),  33,  34,  37,  .36,  »1.  4.'i, 
5S,  .'i6,  57.  ri8,  G3,  09.  70,  71, 
73,  7.'i,  7!),  81,  Si!,  8».  83,  88, 
8t>,  !)3.  93,  !)0,  100,  114,  113, 
113,  144,  144,  1.3!),  111,  1  iC, 
148,  134,  153,  150,  157,  i:i8, 
101,  1G7,  108,  173,  173,  179, 
181,  189,  1!>0. 

Denys,  49, 

Dina,iiO. 


ESyple,  43,  63,  (iS.  107     tOS. 
114,   117.   149.  187. 

liii,  a-i. 

Kliacim,  7,'i. 
Elie,  33. 
lilisabeth.  i^S. 
Einmanuel.  19.  47. 
Elihralm,  78,  13i),  HiS. 
K|ilireiii  (Abliai,  18». 
Kpiphaiic,  18». 
■Krinol;)'os,      10;i,     I6G,    170, 

174,  17». 
lirythreo,  39. 
Esdras,  77,  113.  114,  113. 
Ethiopie.  05. 
Ezechiel,  4»,  :!!>,  80,  114,  IGI. 

107,  178. 
'f;/r;rcl,   138. 

F 

F;\res,  1»!>. 

Kercqy.l,  1»!).  ^ 

Kilqey;\,  9». 

Kouq;\  (Pliocas),  91,  147.  I.'.l. 

G 

(luhriel,  »11,  »!>,  .'iO, 


(■.alih'c,  .'iO. 
(i.imorrho,  III. 
(litmouinor.i.  13». 
Gri'goirc,  18». 

II 

llabacui;,  83,  178. 
llanna.  83. 

Har;"iq;il  (Ht'racUus).  !>,  119. 
lleli.  108,  109,  110. 
ll(;rode,  49,  50,  151,  153. 
Iloreb,  41. 

I 

Isaac  (conlroversiste',  U. 
94,  93,  94,  96,  !)7,  110,  140, 
147,  148,  14!>,  130,  1,34, 

Isaac  (Juif  demeurant  ;i  Ac- 
ca\  103, 

Isaac  (palriarche  hiblique!. 
IS,  43.  !>4.  <I4,  96.  110.  131, 
143,  KSS,  180. 

Isaie,  10,  t!i,  41,  44,  46,  30, 
:i3,  3»,  30,  ;n,  .38.  39,  40, 
»4,  »:!,  31,  5.3,  5»,  50,  57, 
58,  61,  64,  05,  (16,  67.  70, 
71,  74,  73,  74,  75,  7i),  80, 
82,  83,  84,  8:1,  87,  8!>,  III, 
IIG,  117,  118,  119.  141.  144, 
l-2.'i.  141,  14(1,  147,  l.-iO,  101, 
IGO,  lll!l.  170.  171.  173.  17». 
178,  ISI,  1,S4,  180.  I!H),  llll, 
11)3. 

Isracl,  18,  1!>,  -iA,  47,  48,  ;!0, 

:i»,  ;t;i,  36,  ;i9,  m»,  44,  4», 

4(1,  50,  54,  (iO,  l>5,  74,  73, 
77,  78,  80,  81,  84.  S,-;,  108, 
III!).  114,  117,  llll,  140,  I4:t, 
14»,  13»,  i:tS,  138,  ItO,  lt4, 
I»!),  13»,  1,53.  I.-,G,  l.'i!>.  163. 
164,  170,  187,  l!)4. 
■lyo/rifiM,  m,  i;i-i. 

J 

Jacoli  (conlroverslsto).  11, 
14,  13.  14,  17,  47.  a8,  46, 
84.  .5»,   ,Vi.   6:i,    64,    66.   74. 


74.  7G,  7!l,  81,  84,  85,  80, 
87,  91.  94,  93.  94,  96,  10.5, 
100,  lOS,  110,  11(1,  lli».  140. 
147.  148,  149,  130,  131,  134, 
133,  134,  l:t7,  143,  m,  14S, 
146,  11!).  1,'iO,  154,  160,  161, 
164,  IGG,  169,  170,  171,176, 
177,  l.SO,  181,  183,  18»,  185, 
187,  191,  l!>4,  11)3,  194,  195. 

Jacoli  (fils  de  Natani.  93. 

Jacob  (palriarcho  liiblique\ 
18,  1!>,  -20.  43.  411,  'lO.  49. 
50.  110,  61,  04,  68,  71,  76. 
78,  84,  86.  87,  94,  9».  96, 
110,  111,  11<J,  140,  143,  131, 
l»4.  1»3,  154.  137,  158,  187. 

Jean-Baptiste,  34.  33. 

Jeaii  r.hrysostonio,  18». 

Jcremie.  18,  44.  47,  36,   »;, 

59,  73,  78,  8»,  118,  I4.'i.  147, 

154,  153,  154,  i;iti,  137,  i:.9. 

16»,  165,  168,  11»),   ISI,  188, 

189. 
Jerusalem,  ,3f^  »7,  50,  .54,  (»i, 

74,   77,  80,   83,    83,   86,    88, 

106,   113,  l»6,  147,  155,  157, 

lCvi,   107.  16il. 
Jes,<o.  1»,  a»,  74,  i;«. 
Josus  (lils  de  Siraclii,  III. 
Joachim  (pore  de  .Marie),  i)4. 

9»,  9.5. 
Joachim  iroi  dc  Juda).  1,57. 

Joh,  8»,  118,  189. 

Jocl,    kl,  117,  118,  14»,  174. 

Joii.is  iJuif  haptise  sur  lor- 

dre  d«  Saigis),  10. 
Joseph   (coiilroversisle),  II, 

83,   96,    116,    1L>7,    148,   I;t4, 

170,   171.  194.   lilJi. 

Jo.seph  ^oponx  de  Marie).  !>3, 

9»,  95. 

Joseph  patriarclieliibliquol, 

71,  7«,  187. 

Josias,  51,  (it,   1.57. 

Jouiduin,  54. 

Juda  (Hls  du  palriaivhe  Ja- 
cob\  I»,  18,  19,  47,  411,  81, 
iXt,  !M,  95.  !Hi,  13»,  las. 

Jtida  (royaunio),  13,  »i.  »8, 


[197] 


TABLE  FRANCAISE  DES  NOMS  PROPRES. 


97 


W,  iO,  Sl,  75,  <)i,  146, 

131 

1«,  147,  ISS,  157,  Ifil, 

166 

169,  )8»,  19S. 

Judas  Iscariole.  7i.  73, 

187 

Justus  (conlroversisle  , 

1-26 

1-27,  liH,  1-29,  130,  131 

13-2 

133,  134,  137,  138.  143 

144 

145,  147,  U9,  loO.  151. 

I.V2 

155,  157,  139.  160.  llil. 

Ili3 

164,  166,  168,   I6!P,  170 

171 

175.  176,  177,  180,  181, 

1X3 

185,  l!(l,  194,  193,194, 

19:; 

Kiliivou,  75. 

L 

l.alian,  87.  lll. 

Le'ai;t,  149. 

I.evi  (lils  du  patriartlie  Ja- 

cob),  60,  61. 
I.evi  (peie  de  Matal),  9."i. 
I.ftwontcwos  (Woncc),   16-'. 
Lia,  87. 

M 

Malacliie,  48.  41,  69,  168,  178. 
Malki,  9.5. 
Manass^,  78. 


Marc  (annce  du  cycle  ethio- 
pien),  91. 

Marie  (Sainle  Vierge),  15, 
40,  41,  45,  36,  48,  50,  6«, 
8»,  92,  93,  94,  95,  96,  146, 
131.  144,  146,  147,  155,  1,57, 
161,  166,  177,   184,   194. 

Matat.  95. 
Mecque  (La),  1!H. 
Medyani,  149. 
Mclchiscdec.  71. 
Michee,  68,  4H<.  153,  173. 
Moise.   18,   19,  41.  -24.  4»,  -26, 

47,    48,  39,    50.   66,    67,  68, 

«),    74,   77,    78,   80.   81,   86. 

87,   108,   110,    114,   144.  131. 

147,  1,53,  159,  171,  17.5,  187, 

192. 
Moriq    .Maurice),  151. 

N 

Naaman  le  S>ricn.  40. 
Nalmchodonosor,  r»i. 
Nalaii,  95. 
.Ninive,  113. 
No<?.  39. 

0 

Ophni,  109. 

Osce,  63,   107,  1 18,   134.    1.38. 


Perse,  117. 
Pharaon,  39,  78,  108. 
Phinecs,  109. 

Ponce-Pilate,  131,   iKi,   147. 
188. 


Qararnada,  49. 

Qalou.  .54. 
Qesrii,  94.  95. 


R 


Rachel,  87,  154. 
lionie,  9,   17,  49,  50,  51,  91. 
94. 


Sakino,  ti. 

Salomon,  34,  3.5,  36,  73,  80, 

106,  107,  160,  174. 
Sainuel    (pere    du    contro- 

versiste   Jac-ob),  1-28,   131, 

150. 
Saniuel  (prophite),  83,  I09, 

153. 
sargisd'AI)erga  (=  liiap-;(oi;), 

9,  10,  II,  14. 
Sargis  dc  yandart.  191. 


Satan.  40,  50,  58,  7,3.  91,  119, 

149,  189. 
Saul,  110. 
Semnan,  75. 
Simcon   (fils  du  controver- 

siste  Josepli;,  96,  14H,  1.34, 

19». 
Sim^on  (Gls  du   palriaiclie 

Jacob),  60,  61. 
Sion,  46.   36.    .38,  08,  86,  89, 

90,   115,  118,    146,  l'i8.  154, 

158,   174. 
Sirach,  111. 
Sodomc,  III. 
Sophoiiie,  174. 
Soqin,i,  151. 
sorya,   149. 


TarlagyiV  9. 

Temya,  7.5. 

Tcwoderos   iTlieodore',   83, 

107,  134. 
Tiberiade.  9i.  176. 
Tyr,  88,  11«. 

z 

y.acharic  (pcre  dc  Jean-Bap- 

tiste),  34,  .33. 
Zacharie  (prophcte),  63,  74, 

8,3,   115,  1-24,  146,  179,  188. 


PATR.    OR. 


T.  xiri.   —  P.    1. 


u 


T  VHLK  KTIflOPIKNNE  DKS  N01\IS  1>IU)PRES 


FARTICULIERS  A  SARGIS  DABKRC.A  • 


(Les  chillVos  leiivoieiit  ;i  l;i  page  el  !i  l;i  ligne  CDrrespoiulanles.) 


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Ahi-  I4n„ 
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vi:*y  i4s>„ 

>.V'rn/ii.n  y\.. 

♦..*  Sil,.,,   11'7., 

IM, 

1.  Cette  table  ne  contienl  pas  les    lumis  propres   il  iisagr  couranl,  coinine  Micvy" 
Abraham,  «"•(k  Moise,  ete. 


III 


TABLE  DES  3I0TS  REMAROUABLES 


(Les  cliillres  reuvoieiit  a  la  page  et  a  la  ligiie  correspondantes.) 


A^  et  fi^r  Ijeu  de  mots)  87^ 
em 

aotts,  (o»v<5,  formc  rare)  ii^, 
oi>cA,i-V  81:1,1 

aoYiff  (onliTr,  Towoi;)  17,., 
<n"Pdrt  !  '^C*ft  Tanneo  Mtirc 
du  cycle  etliiopien)  m,. 


rt.<J.kft  (<r£ip>iv)    rJij 

ftn>  (rtmr,<T<«e»vov,  Nn>:3D)  m^ 
ft^rtiTr  (sens  de  riiebreu  Tuil*) 

73. 


•t^tim-iTVn  I  01C  I  traduction- 
transcription  du  grecj  1*,^ 


n 


fl^rt.  wi„ 


>iABVTr.eTr  ( "liUrivMV  [r,  xoiXi'a  f, 
Tolvj  I  145, 

^ilA,  ue,,, 

>i.«Pje  (KVX:)  i"s„ 

h 

1iCJH:.p>     (Hcnt^Tr,      pluriel 


ayant   le  sens  du  singulier) 

tlCtlJtTr  89,^ 


7-S*"  (60   >   Ti9"  =  TO  ;u),ot  tou 
opuuou)  138,^ 


(n.^li»Tr  80 „ 


m 


R 


i^dO  (neologisme)  173,^ 

AflV  ■  rtn.^  (=  fleuve  des  len- 
tisques  [(t/Tvo?J)  41. 


I 


IV 


TABLE  DES  ClTATlOrSS  lUnLIOLlLS 


(Le  diTiiiei'  cliiMVo  icinoii^  ;'i  Im  iimujo  cori'i'S|ioiul;iiiti'.) 


CENKSE. 

l';i!<es. 

1,  2 111 

—  21) 110 

XI,  7 112 

xviii,  2-3 111 

XIX,  24 111 

XXII,  2-3 185 

—  13 186 

XXX,  37-38 111 


DKUIIUtONOMl:. 


XLix,  5-7. 

—  6.   .   . 

—  8.   .   . 

—  8.   . 

—  8-10  . 

—  9.  .  . 

—  10  .   . 

—  10  .   . 

—  10  .   . 


III,  6. 
V,  3.  . 
XV,  25 


XIX,  37 


EXODE. 


I.KVITlgllK. 


GO 
01 
19 
20 
18 
55 
49 
142 
157 


110 
112 

80 


27 


Pages. 

VI,  4 110 

xviii,  9 28 

—  9 07 

—  15 28 

—  15 07 

—  15 80 

—  10-19 22 

—  18 22 

—  19 69 

xxvii,  25 74 

—  25 187 

XXVIII,  00 77 

XXIX,  20 74 

x^xii,  2 122 

—  36 175 

I    ROIS. 

II,   10 83 

—  27-34 109 


NO.MI1HK8. 


—  35  . 

—  30  . 
III,    11-14 


I    l-AR.Vl.IPOMKNKS. 


XVII,     11-14. 


109 

109 

no 


KXi 


BSDKAS. 


[201] 


TABLE  DES  CITATIONS  BIBLIQUES. 


.10». 


XIX,  25.   .   . 

XXXVI,    ()    .     . 

xxxviii,   17. 


II.   7.   .   . 

—  7-8.   . 

—  8.  .   . 
VIII,  3  .    .   , 
XIII,  G-8  . 
XV,   10  .   . 

—  10  .    . 

—  10  .   . 

XVII,  11     . 

—  47  .   . 

XVIII,  1.    .    . 

—  4.   .   .   , 

XX,  1.    .    .    . 

—  9-12  . 

—  14  .   .   . 

XXI,  6-8  .   . 

—  17-19.  . 

—  17-19.  . 
xxm,  9-10. 
XXVI,  7-9.  . 
xxviii,  3  .  . 
XXXII,  6.  .  . 
xxxiii,   16    . 

XXXIV.  4  .    . 

—  16  .  .  . 

XXXV,  6.  .  . 
XLiii,  24  .  . 
XLIV,  11-13. 

—  U-13.  . 

—  13  .  .  . 

—  17  .  .  . 
XLV,  11-12  . 

XLVI,  6  .  .  . 

XLix,  3-4 .  . 

—  7-14  .  . 

—  14-15.  . 
L,  4  .  .  .  . 

—  9.  .  .  . 

—  13  .  .  . 


PSAUMES. 


84 
118 
189 


13 

106 

lOG 

146 

141 

55 

G4 

189 

81 

116 

122 

122 

174 

174 

174 
82 

190 
79 
85 
82 

115 
41 

112 

181 

159 

190 
82 
57 
88 

168 
88 

168 
82 
81 

175 
69 

113 

161 

161 

116 


LVI,  6.  .  .  . 

Lvii,  6-7  .  . 

LIX,  6.  .  .  . 

LXI,  12.  .  . 

LXVII,  2.  .  . 

—  19  .  .  . 

—  19  .  .  . 

—  34  .  .  . 
Lxviii,  22.  . 

—  29  .  .  . 
LXXI,  1.  .  . 

—  5 .  .  .  . 

—  5.  .  .  . 

—  G.  .  .  . 

—  6.  .  .  . 
^  17-19. . 

LXXIII,  16.  . 
LXXXI,  8  .  . 
LXXXV,  17  . 
LXXXVI,    5.     . 

Lxxxviii,  53 
xciv,  8-9.  . 
xcv,  5   .   .   . 

—  12-13  . 

—  13  .   .  . 
xcvi,  3  .   .   . 

—34... 
xcvii,  3  .  .  , 
xcviii,  9  .  .  . 
ciii,  30.  .  . 

—  30  ...  . 

—  32  ...  , 
cvi,  10.  .  .  . 

—  10  ...  . 

—  13-14  .  , 

—  16  .  .  . 

—  20  .  .  . 

—  20  ...  . 

—  20  ...  . 
cviii,  6-8.  .  . 
cix,  1  .  .  .  . 

—  3 

cxiii,  5.  .  .  . 
cxvi,  1-2.  .  . 
cxvii,  24.  .  . 

—  26  ...  . 
cxxviii,  3  .  . 


101 

82 
189 
80 
181 
58 
58 
82 
82 
45 
45 
107 
33 
84 
107 
33 
143 
34 
29 
63 
80 
18 
34 
15 
20 
158 
83 
173 
179 
33 
83 
112 
113 
179 
31 
56 
55 
56 
55 
112 
148 
73 
115 
106 
87 
89 
70 
34 
191 


102 


SARGIS  DARKRGA. 


CXXXI,    '.I    . 

-  17-18. 

CXLII,     10. 

CXI.III,  5  . 

—  t).   .  . 


IMtOVEIIUES. 


VI,  V2-lh. 


107 
108 
110 

57 
82 


74 


XXX,  ^» 


22-30 107 

107 


II 


12  .  . 

—  12-18. 
V,  .3-0. .  . 
XIV,  7.  .  . 


Ll,  1'.. 


I,  2-3  .  . 

—  10  .  .  . 

—  10  .  . 

II,  3.  .  .  . 

/, 

—  11  .  . 

—  11  .  . 

—  17  .  . 

III,  iO-U 

—  11  .  . 

V,  18-25. 

—  2'i-25 

VI,  3.  .  . 

—  5-7.  . 

—  9-10  . 

—  9-10  . 
vn,  14  .  . 

VIII,  3  .  . 

—  14  .  . 

—  14  .  . 

IX,  1  .  .  . 

—  0-7.  . 


SAGESSE. 


ECCLESIASTlgllE. 


ISAIE. 


—  9-10 

—  10  . 
XII,    (i.    . 


01 

59 

100 

80 


111 


44 
39 

101 
71 

181 
85 

181 

181 
01 
73 
43 

178 

111 
70 
43 

109 
19 
19 
90 
118 
58 
21 


[2021 

138 

72 

85 

XIII,  9-11 171 

XVII,   7 30 

—  7-8 72 

XIX,  24-25 117 

XXII,   15-19 75 

—  20-24 70 

XXIV,   10-18 44 

—  23 30 

37 

71 

37 

38 

100 

174 

89 

44 

119 


XXV,  14.. 

—  8.    .  .   . 

—  9.    ... 

XXVI,  2-4.   . 

XXVM,     1.    .     . 

—  1.     .     .     . 

xxviii,  10.  . 

XXIX,   1,3-14. 

-  18-19.  . 


—  22-24 120 

XXX.  9-11 44 

—  20-28 07 

xxxiii,  10 83 

—  15-18 125 

22 122 

xxxiv,  4 172 

—  8-10 172 


XXXV,  3-0 

—  4.    .    . 

—  0-8.    . 
XL,  3-5.    . 

—  10  .   . 

XLI,     18.     . 

—  19-20. 

XLII,     1    .     . 

—  9.   .   . 

—  10  .   . 

—  14  .  . 

—  24-25 


31 

123 

39 

33 

119 

125 

80 

186 

25 

25 

25 

173 


X,  20-23 120 

XI,  1 34 

—  4 174 

—  0-7 35 


xi.iii,   18-21 121 

—  20-21 40 

—  25 40 

XLV,   1 56 

—  13-15 65 

—  14 06 

—  19-20 121 

—  21 35 


:2o:{] 


TABLE  DRS  CITATIONS  BIBLIQUES. 


103 


9 


10 


—  25  .  . 

XLVI,  13.  , 

xi.i.x,  6-9. 
o  .  . 

—  18  .  . 
L,  5-6.  . 

—  10  .  . 

—  10  .  . 
Li,  4-5  .  . 

—  4-5.  . 


/. 


21-24 122 

181 

67 

146 

124 

82 

122 

l'.IO 

118 

123 

68 

123 

122 

123 

53 

53 

53 

53 

5-4 

85 

191 

,")(; 

56 

59 

87 

90 

91 

89 

125 

124 

125 

125 

58 

141 

141 

118 

142 


LII,  10  .  . 

—  13-15 

Llll,  1  .  . 

—  2-3.  . 

—  4.  .  . 

—  4-8.  . 

—  7.  .  . 

—  7.  .  . 

—  9.  .  . 

—  12  .  . 

—  12  .  . 
nv,  1-3  . 

—  11-12 

—  11-12 

—  11-15 
LV,  1.  .  . 

—  2-8.  . 

LVI,  1  .  . 

—  7  .  . 

LVIl,  1-2  . 

Lix,  2-4  . 

—  6-9.  . 

—  8.  .  . 

—  9-11  . 


—  17-21 158 

—  20 26 

LX,  1-4 88 

Lxi,  1 158 

LXiii,  9 125 

—  10 111 

—  17 16 

Lxiv,  4-8 182 

Lxv.  1 182 

^  2-3 190 

—  2-4 79 


—  11 156 

—  11 170 

Lxvi,  15-16 178 


—  24 


.lERE.MIE. 


10  .  . 
II.  13  .  . 
IV,  H-13 

—  11-15 


172 


188 
188 
45 
169 
165 


—  23-26 173 

V,  21-22 43 

VI,  19 119 

VII,  3-7 152 

IX,  15-16 159 

X,  19-21 153 


45 

78 

79 

153 

-.  .  .  .  164 

.' 181 

•  .  166 

152 

190 

27 

27 

84 

156 

XXXI,  11-12 154 

—  15-16 155 

—  31-34 23 

—  34 36 

XXXIII,  14-17 155 

XXXVI,  30-31 157 

xxxviii,  4 188 

xi-iv,  5  6 169 


XI,  18-20. 

—  19.  . 

—  19  .  . 
XV,  1 .  .  . 
XVII,  5-6  . 

—  10  .  . 

—  10-11 

—  24-27. 
XX,  7.  .  . 
xxiii,  5.  . 

—  5-6  . 

—  5-6.  . 
XXX,  8-9  . 


III, 


36  .  . 
36-38. 


EZECHIEL. 


IX,  4-6  .  . 
XVI,  60-61 
XVIII,  2-3. 


84 
19 


80 
24 
24 


104 


SAUGIS  nAnKiu.A. 


[2041 


XXXIV,   11 112 

—  11-12 112 

—  23-25 107 

—  30 112 

xxxvi,  25 39 


—  25 
XXXVII, 


12-1'i 


Kii 
17S 


II,  34-35 177 

—  45 177 

VII,   13 175 

—  13-14 1". 

—  13-15 21 

—  14 175 

—  20-21 170 


JOEL. 

28 117 

-19-:r2 144 


4 

IS. 


—  25-20. 

—  27  .  . 
IX,  20-27 

—  24  .   . 

—  24  .    . 


105 

17.S 

47 

48 

4fl 

24-25 167 

40 

50 

49 

177 


—  25; 

—  25  . 

—  20  . 
XII,   1-3. 


IV,  13.    . 

V,  18.   .   , 

VI,  8  .   .   , 

VIII,  11. 

IX,  9-10 
—   11-1' 


OSEE. 

I,  2-0 1.34 

—  8-9 134 

—  10-11 135 

II,  2-13 137 

—  18-20 137 

—  20 156 

—  21-23 138 

III,  5 139 

V,  15-vi,  2 139 

VI,  1-2 03 

VII,  12-14 140 

—  15-16 140 

VIII,  8 I'i0 

IX,   15-17 139 

—  17 118 

XI,    1 107 

XIII,  14 03 

XIV,  10 139 


MICHEE. 


I,  3-5  .   . 

II.  1.  .  . 

IV,  1-2.  . 

—  1-2    . 

—  13  .   . 

V,  14-vi, 

VI,  3-4.  . 
II,    18-20. 


II.4BACUC. 


II,  3. 
—    3. 

III,  3 

/, 


118 
41 


115 
172 

70 
138 
140 

35 


154 

148 

68 

86 

149 

173 

149 

41 


17 
146 

83 
178 


SOIMIONIE. 

14-10 172 


ZACHAniE. 

II,   10-11 115 

VI,  12-13 140 

VII,  11-13 148 

VIII,  20-23 147 

—  22 72 

IX,  9 

—  11 


—  11 

—  10 

XI,  12 

XII,  10 

—  10. 


146 
(k{ 

188 

122 
73 
54 

115 


[205] 


TABLE  DES  CITATIONS  BIBLIQUES. 


105 


—  10  .   .   . 

.   .   .   .179 

XIII,   2  .  .    . 

...       72 

I,   18  ...   . 
X,  33.   .   .  . 

MATTHIEU. 

XIV,   4.  .   .   . 

...       83 

93 

—  5  .    .   .   . 

...     83 

...     162 

XII,   18  .   .   . 

...     186 

MALACHIE. 

XXVI,  48  .   . 

...       74 

I,   10-11.    . 

.   .  .       41 

XXVII,  9  .   . 

...     187 

—  10-11 

(59 

—  43  .   .   . 

...     190 

—  10-11.  . 

...     168 

111,   1-2  .    . 

...     179 

XIX,  6.   .   .   . 

JEAN. 

IV,  2.   .    .   . 

.   .   .       14 

...     188 

2. 

.   .   .       29 

—  37  .   .   . 

...     179 

Tvin.E  ANALYTioi  i:  hi:s  M\Tli:i\ES 


1'nges. 

Introduction 5 

PREMlfeRK  ASSEMBLEE 

1.  —  Legouverneur  Sargis 9 

2.  —  Le  baptenie  impose  aux  .luifs 9 

3.  —  Le  docteur  Jacob 11 

/i.  —  Vision  de  Jacob 12 

5.  —  Conversion  de  Jacob 13 

6.  —  La  venue  du  Christ 14 

7.  —  L'incredulile  dcs  Juifs 15 

8.  —  Inquietudes  de  Jacob 17 

9.  —  L'oeuvre  du  Christ 19 

10.  —  Ce  qu'est  le  Christ 20 

11.  —  VenueduChrist 22 

12.  —  Le  Xouvoau  Testament 23 

13.  —  Le   Christ-Sauveur 25 

l'i.  —  Obeissance  au  Christ 27 

15.  —  Le  Christ-Liberateup 30 

1().  —  Le  Christ-Lumiere 32 

17.  —  Le  Chrisl-Dieu 34 

18.  —  Le  Christ-Roi 35 

19.  —  Le  baptome 38 

20.  —  Les  ligures  du  bapleme 39 

21.  —  Rebellion  des  pecheurs 42 

22.  —  Le  70  semaines 45 

23.  —  Lcs  propheties  messianiques 48 

24.  —  Le  chatiment  des  Juifs  incredules ■ 51 

25.  —  Recompense  des  Juifs  iideles 52 

26.  —  La  Passion  du   Clirisl  prophelisee 52 

27.  —  La    mort  du  Christ  prophelisee 55 

28.  —  Les  dmes  delivrees  du  Scheol 55 

29.  —  Les  prieres  des  prophotes 57 

30.  —  Lc  coniplot  eontre  le  Ciirist 58 

31.  —  Les  prtitres  et  les  pharisiens 59 

32.  —  Passion  el  glorificalion  du  Christ t>l 

.33.         I,a  resurroclion  du  (^lirisl  proplietisee l>3 


207]  TABLE  ANALYTIQUE  DES  MATIERES.  107 

Pages. 

34.  —  Fausse   interprctation   des  prophelies 64 

35.  —  Inutilite  du  sabbat 66 

36.  —  Le  Nouveau  Testament 68 

37.  —  Le  dimanclie 70 

38.  --  L'Eucharistie 70 

39.  —  La  conversion  des  peuples 71 

40.  —  La  trahison  de  Judas 72 

41.  —  Repudiation    dcs    Juifs 74 

42.  —  Le  crucifiemont  du  Ciirist 76 

43.  —  Le  serpent  d'airain  figure  de  la  croix 77 

44.  —  Autres  lig-ures  de  la  croix 78 

45.  —  Exaltation  de  la  croix 79 

46.  —  L'Ascension  du  Christ 81 

47.  —  Eternite  du  Verbe 8o 

48.  —  L'Incarnation 84 

49.  —  Le  Verbe  a  parle  par  les  proplietes 84 

50.  —  L'EgIise 86 

51.  — ■  Le  Ciirist  pierre  angulairo 89 

52.  —  Le  cliatimcnt  dcs  incredules 90 

53.  —  Conversion  de  Jacob 91 

54.  —  Genealogie  dc   Marie 92 

55.  —  La  rcunion  doit  ctre  tenue  secrcle.       96 


DEUXIEME  ASSEMBLEE 

56.  —  Le  Christ  Fils  du  Scigneur 105 

57.  —  Abolition  du  sacerdoce  juif lOS 

58.  —  La  Trinite. '.  110 

59.  —  La  presente  reunion  des  Juifs  est  sccrete 116 

60.  —   La  venue  de  Notre-Seigneur  Jcsus-Christ  et  rincredulite  dcs  Juifs.   .   .   .  117 

61.  —  La  croyance  au  Christ 119 

62.  —  Lc  salut  par  le  bapteme  et  par  la  Loi  nouvelle 120 

TROISIEME  ASSEMBLEE 

63.  —  Arrivee  du  Juif  Justus.  11  blame  Jacob  et  les  nouveaux  baptises 126 


64.  —  Jacob  apprend  Tarrivee  du  Juif  Juslus 127 

65.  —  Isaac  decide  Justus  a  controvcrser  avec  Jacob 128 

QUATRIEME  ASSEMBLEE 

66.  —  Entrevue  de  Jacob  et  de  Justus 130 

07.  —  Jacob  raconte  sa  conversion 130 

68.  --  Invectives  de  Justus 131 

69.  —  Justus  demande  une  semaine  pour  se  preparer  a  la  controverse 133 


iOH  SARGIS  ^'ABKHGA.  L2t»«J 

GINC^UIKMK  ASSKMBLKK 

SIXIKMK  ASSKMBLKK 

Pages. 

70.  —  ('ontrovcrso  avec  Justu.s 133 

71.  —  Dieii  a  rejete  son  jK'uple 134 

72.  —  Prediclion  dc  la  conversion  des  peuples  cl  du  rcjct  de  rAncicnne  Koi.  .  134 

73.  —  Predictioii  de  lincredulite  dcs  Juifs  el  des  soulTranccs  du  Ciirist 139 

74.  —  l.e  Christ  est  venu 142 

75.  —  Justus  nadniet  pas  que  le  Christ  soit  venu 143 

7().  —  Kxpose  de  la  proph6tie  dc  Daniel.  Les  deux  descentes  du  Christ 143 

77.  —  Justus  confesse  soa  cmbarras  dcvanl  rargumentation  de  Jacob 145 

78.  —  Juslus  rcconnait  que  Jcsus  est  le  Chrisl 146 

70.  —  La  reprobation  des  Juifs 148 

80.  —  Les  pays  soumis  a  la  domination  dc  Rome 149 

81.  —  Fin  dc  la  controverse 150 

82.  —  Accomplissemcnt  de  la  prophetie  de  Daniel 151 

SEPTIKME  ASSEMBLEE 

83.  —  Jacob  demontre  que  le  Christ  est  venu 152 

84.  —  Le  salut  opere  par  le  Christ 154 

85.  —  La  royautc  du  Christ 155 

86.  —  Le  chatimcnt  reserve  aux  Juifs  qui  ne  se  convertiront  pas 156 

87.  —  La  Nouvellc  AUiancc 157 

88.  —  Les  malheurs  qui  sont  inlliges  aux  Juifs  doivent  les  inciter  a  se  convertir.  159 

89.  —  Conversion  dc  Justus 160 

90.  —  Justus  coiitirme  par  riiistoirc  du  diacrc  Leonce  que  le  Christ  est  h-  Roi 

d  Israel 162 

91.  —  Vision   dlsaac 163 

HUITIKMK  ASSKMBLEE 

92.  —  Sur  lAntechrist 164 

93.  —  L'EgIise  ct  la  hierarchic 166 

94.  —  L'entetcment  des  Juifs  sera  puni 168 

95.  —    Vision   de  Justus s 170 

NEUVIKME  ASSEMBLKE 

96.  -      Sur  la  lin  du  monde  et  la  seconde  vcnue  du  (ihrist 171 

97.  —  Le  jourdu  jugoment  sora  redoutablo 172 

98.  —  Le  Clirist  jugcra  lcs  luuumes 173 

99.  —  Commcnt  vicndra  le  (]hrisl 174 


I 


[209]                            TABLE  ANxVLYTIQUE  DES  MATIERES.  109 

Pages. 

100.  —  La  petite  corne  predile  par  Daniel 175 

101.  — •  II  ne  viendra  pas  un  autre  Clirist 176 

102.  —  La  proplietie  de  Daniel  est  accomplie 177 

103.  —  Prediction  de  la  resurrection  des  morls 177 

104.  —  Prediction  de  la  seconde  venue  du  Christ 178 

105.  —  Necessite  de  la  l'oi  au  Christ 179 

100.  —  Nouveaux  temoignages  sur  la  seconde  venue  du  Christ 180 

107.  —  L'incredalil(3  au  Clirist  sera  ch^tiec 181 

108.  —  Repentir  de  Justus 183 

109.  —  Jacob  repond  aux  nouvelles  questions  de  Justus 184 

110.  —  Comment  Dieu  s'est  incarne  et  a  souffert 185 

111.  —  Symbolisme  du  sacrilice  d'Isaac 185 

112.  —  Symbolisme  de  Ihistoire  de  Joseph 187 

113.  —  Symbolisme  de  riiistoire  du   prophete  Jeremie 188 

114.  —  Symbolisme  de  Thistoire  du  prophete  Daniel 189 

115.  —  Le  Christ  objet  de  moquerie 189 

116.  —  Le  Christ  victime  des  pecheurs 190 

117.  —  Sur  Mahomet 191 

118.  —  Conlession  de  Justus 192 

119.  —  Justus  declare  a  Jacob  qu'il  veut  aller  convertir  les  siens 192 

120.  —  Jacob  enseigne  a  Justus  les  prieres  du  ("/•('c/o  cL  du  Pa/f?/' 194 

121.  —  Depart  de  Justus 194 

122.  —  Fin  de  la  vie  de  Jacob 195 


DOCUMENTS 

POUR  SERVIR  A  L'HISTOIRE  DE  L'EGLISE  NESTORIENNE 


I.    —    QUATRE    HOMELIES    DE     SAINT    JeAN    ChRYSOSTOME. 

n.  —  Textes  monophysites  :    HoMELiES  d'Erechthios;  Fragments 

DIVERS;    EXTRAITS     DE     TlMOTHEE    i^LURE,   DE    PhILOXENE,     DE 

Bar  Hebraeus. 
IH.  —  Histoire  de  Nestorius,  d'aprfes  la  lettre  k  Cosme  etrhymne 
de    Sliba    de    Mansourya.    —   Conjuration    de    Nestorius 
contre  les   migraines. 

TEXTES  SYRIAQXJES  EDITES  ET  TRADUITS 

PAB 

F.    NAU 


PAtn.  OR.  —  T.  XIII.  —  F.  2. 


Nihil  obstat, 
R.  GRAFFIN. 


PERMIS   D'IMPRIMER 
Paris,  le  11  Juillet  1916. 


II.  ODELIN, 
Vic.  gen. 


roiis  Uroils  njborvis. 


QUATRE    HOMELIES 

DE 

SAINTJEAN  GHRYSOSTOME 

SUR  LES 

TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR  ET  LINCARNATION 


MANUSCRITS  UTILISES 

Brilish  Museum,   Adtl.    17212,  du   ix'  et  du  xix''  siecle  (A). 

—  —  —      14515,  de  l'an  893    (B). 

—  —         _      14727,  du  xm"  siecle  (C). 


II 


INTRODUCTION 


Le  texte  grec  dc  trois  homelies  de  Nestorius  nous  a  ete  conserve 
sous  le  nom  de  saint  Jean  Chrysostome  ' ;  nous  pouvons  montrer  main- 
tenant  que  cela  tient  a  ce  quil  avait  imite  son  predecesseur  au  point  de 
reprendre  non  seulement  des  id^es  analogues,  mais  encore  des  phrases 
presque  textuelles  et  surtout  le  meme  incipif-. 

Oii  saint  Jean  Chrysostome  avait  ecrit  :  Le  soleil,  lors(]ii'il  hrille 
siir  la  terre,  mes  chers  amis,  montre  puissamment  sa  force..., 
NestoriUS  ecrit  :  "Hlio;  [i.sv  uirep  yvi?  irapa/iuij/ai;,  xal  itpo?  •fl(Aa?  s^  etjja;  iTVTreuwv, 
[/.ETavwTViot  vu/cxa,  tou^  'j-rvvouvTa;  eysipsi  xal  iTapaSt^wiTiv  epyoi?... 

Cest  le  meme  incipit  et  c'est  la  m§me  idee  qui  est  paraphrasee  lon- 
guement  par  Nestorius;  aussi  les  copistes  s'y  sont  trompes  et  ils  ont 
mis  les  trois  homelies  de  Nestorius  au  nom  de  saint  Jean  Chrysostome; 
Tun  d'eux  a  cependant  remarque  que  les  incipit  des  deux  dernieres  ne 
figuraient  pas  parmi  les  incipit  des  homelies  du  grand  docteur  de 
TEglise  et  c'est  peut-etre  pour  cela  qu'il  les  a  amputees,  pour  n'en  former 
qu'une  seule  munie  de  Vincipit  authentique  :  "Hltoi;  [^iv  uTiep  yv;;  Tvapay.ijij/a(;. 
Cette  homelie  unique,  formee  a  faide  des  trois  homelies  de  Nesto- 
rius,  a  ete  editee  parmi  les  ceuvres  de  S.  Jean  Chrysostome,  mais  les 

1.  Nous  en  avons  donne  la  premiere  edition  complete  dans  Nestorius,  Le  livre 
d'Heraclide  de  Dainas,  Paris,  1910,  p.  337  sqq.,  d'apres  le  ms.  grec  n"  797  de  Paris.  Les 
trois  quarts  du  texte  grec,  decoupes  dans  les  trois  homelies  pour  en  former  une  seule,  sont 
edites  dans  Migne,  P.  G.,  t.  LXI,  coL  684.  Nous  avons  edite  aussi  dans  la  Reviie  de 
VOrient  Chretien,  t.  XV  (1910),  p.  113-119,  les  portions  du  texte  grec  omises  par  le 
compilateur  et  qui  permettent,  en  les  ajoutant  a  Tedition  Migne,  de  reconstituer  tout 
le  texte  de  Nestorius. 

2.  Le  Pere  Garnier  a  deja  ecrit  :  Nestorius  Chrysostoini  styluin  imitari  suinmo 
siudio  conatus  est;  cf.  Migne,  P.  L.,  t.  XLVHI,  coL  1156.  La  presente  publication  mon- 
trerajusqu'ou  allait  cette  imitation. 


11( 


INTIIODUCTION.  [0] 

editeurs  lont  lait  preooJor  Je  lu  note  :  Nugncis  graeculi  opusciilum. 
On  pourra  contruler  la  verite  de  ce  jugement  en  coniparant  la  version 
de  saint  Jean  Ghrysostome  que   nous  allons  editer,  au  texte  grec  de 
Nestorius.  Par  exemple  : 


Saint  Jean  Chrvsostome. 

Poiirquoi  lai  dis-tu  do  se  jctor  de  sa 
proi)re  volonte?  Y  a-t-il  un  liomme  qui  se 
tue  de  sa  proi^re  volonle  et  qui  demande 
le  secours  de  Dieu?  Dicu  ne  secourt  pas 
ceux  qui  se  tuent.  Si  le  nial  vient  neces- 
sairement  sur  quelqu'un  et  qu'il  implore 
Dieu,  il  en  recevra  du  secours,  mais  celui 
quiaura  attire  le  mal  sur  lui-meme  repousse 
le  secours  de  Dieu  de  pres  de  lui  (II,  15). 


Nestorivs  (p.  3'i9-50). 

Je  sais  que  los  anges  ont  re^ni  ordre  au 
sujet  des  liommes,  mais  pas  Iorsqu'ils  se 
jettent  dans  les  precipiccs  et  pas  Iorsqu'ils 
meurent  le  voulant  ni  quand  ils  mettent 
(Dieu)  a  Tepreuve  sans  bosoin.  Car  celui 
qui  se  tue  lui-mSme  et  qui  demande  a  ^tre 
secouru,  persiile  la  promesse  divine;  il 
tciite  Dieu.  s'il  (r)oxcite  (a  venir)  a  son 
sccours;  comme  un  railleur  il  rirrite  en  se 
tuant  et  en  demandant  a  etre  secouru.  Celui 
qui  cstpoussealapertepeutinvoquerDieu, 
mais  celui  qui  tombe  volontairement  merite 
de  perir  comme  s'etant  donne  la  mort.  La 
parole  (suivante)  est  raisonnable  et  juste  : 
de  croire,  a  la  verite,  en  Dieu,  mais  de  ne 
pas  courir  avant  le  temps  aux  perils. 


Nestorius  aime  les  mots  qui  font  image  :  f)s'aTpov,  6pia[A§o;,  ^.oyKrpv  iOVo- 
Ttxov,  Tt  tvUYa?  o[>.(pa/.a?  joltc,  PoTfja;  tv;;  (pu^swc ;  il  a  recours,  pour  frapper 
davantage,  k  quelques  realismes  oses  :  w;  yip  tyiv  TrapQsvov  r,  TJllff^iii  oyxw^v, 

auTu  ^e  (At^iv  6  {AvyiiTTVip  oO  cuv/iSei...  sti  yip  PpE^po;  6  SsffTCOTY)?  uirapj^^wv,  STt  to  twv 
w^ivwv  o;/.wv  spyaor/fpiov ;  il  accumule  les  syuonymes  :  u.y|  STv;>,aOtd[J.£Oa  irxXifi;... 
(iri  >.*iOyi  T:apaSwpi.ev  aywva;...  ij.h  <7Xw|Aev  ev  afAvr.-jTta . . .  mais  toujours  les  phrases 

sont  soigneusement  equilibrees  et  les  mots  sont  choisis  et  disposes  pour 
lagrement  de  roreille,  quel  que  soit  leur  sens  :  eti  t6  twv  wSivwv  oixwv 

ipyaTTYipiov,  s^peSpsuovTa  tov  avTtira^Xov  d'j(i'<i  5'jvau.iv  icTpxiCTWv  tw  oiaS6>,w(r7paTr,yt)CY;v. 

Si  Ton  ajoute  que  Nestorius  etait  doue  d'un  physique  agreable '  et 
dune  voix  claire  et  feminine,  on  comprend  que  ces  phrases  sonores, 
debitees  d'une  belle  voix  de  tenor,  aient  pu  avoir  du  succes  : 
«  beaucoup  qui  venaient  a  reglisc  no  \o  falsaiont  quo  pour  ontondre 
le  son  de  sa  voix'  ». 


1.  i<  II  otait  jcune,  roux,  avec  do  prands  youx  el  un  lieau  visago;  on  nurait  dil  un 
sccond  David.   ■  Lcllir  i)  CosDif;  cf.  infni,  p.  280  [170].  —  2.  Ibid. 


[7]  INTRODUCTION.  117 

Les  quatre  homelies  de  saint  Jean  Chrysostome,  dont  nous  allons 
editer  et  traduire  la  version  syriaque,  sont  conservees  dans  le  ms.  du 
British  Museum  add.  17212,  fol.  .^j'-13'  (A)  '.  La  seconde  et  la  troi- 
sieme  figurent  de  plus  dans  les  mss.  add.  1451S,  foL  126'  (B)  et 
add.  14727,  foL  58'  (G).  Les  trois  premieres  correspondent  a  celles  de 
Nestorius;  nous  editons  la  quatrieme,  sur  rincarnation,  a  cause  de 
Limportance  christologique  du  sujet. 

Analyse  des  quatre  homelics. 

I.  —  La  craintc  de  Dieu  est  comparee  au  soleil.  Parce  qu'il  avait  perdu  la  crainte  de 
Dieu,  Adam  a  ete  vaincu  par  le  d^mon  et  Dieu  a  dil  descendre  pour  luttcr  contre  ce 
dernier  et  le  vaincre  a  son  tour  (1-5).  Cest  par  la  nourriturc  que  Notre-Seigneur  a  com- 
mence  la  lutte,  parce  quc  c'est  la  nourriture  qui  a  causc  la  chute  d'Adam  (6-7).  Le  dcmon 
a  dit  a  Adam  que  Dieu  ne  Taimait  pas  ct  qu'il  etait  jaloux  de  lui  (8-11);  il  a  flatte  Notre- 
Seigneur  (12)  qui  rechercliait  la  lutte  (14),  lui  a  montre  un  interct  trompeur  (13),  Ta  pousse 
au  murmuro  (15).  Notre-Scigncur  nous  a  enseigne  rhumilite  (IG)  par  sa  rdponse  que 
nous  adresserons  aussi  a  Satan  (17).  Utilitc  du  jeune  et  de  la  priere  pour  nous  fortifier  (18) 
et  nous  donner  part  aux  dons  de  TEsprit  (19). 

II.  —  Le  dimanche  suivant,  second  episode  de  la  lutte  (1-2) ;  cette  lutte  avait  d'ailleurs 
commence  des  la  conccptioii  et  la  naissance  du  Christ  i,3-7),  lorsque  Satan  avait  voulu 
faire  perir  son  adversaire  sous  pretexte  d'adultere  ou  avec  Taide  d'Herode  (8-9).  Ces  deux 
tentatives  n'ayant  pas  reussi,  Satan  doit  combattrc  par  lui-m6mc  et  cherche  a  inspirer 
auChrist  orgueil  et  vaine  gloire,  comme  ilTa  faitpour  David  (10-13);  il  Fengage  donc  a  sc 
jeter  du  haut  du  temple  (14).  Satan  aurait  dii  le  jeter  de  force,  sans  lui  conseiller  un 
suicide  (15).  Reponse  du  Christ  (16).  Fuyons  la  vaine  gloire  (17-18).  Reponses  a  ceux  qui 
rious  demandent  des  prodiges  (19-21).  A  toute  epoque  les  justes  ont  ete  eprouves  (22); 
c'est  a  eux  que  les  epreuves  sont  profitables  (23-24) ;  nous  ne  pouvons  pas  d'ailleurs  scruter 
les  desseins  de  Dieu  (25-26). 

III.  —  Nous  allons  etre  couronnes  une  troisicme  fois  avec  le  Christ,  car  sa  victoire 
nous  est  communc  (1) ;  elle  nous  a  ete  rcvelee  par  le  bon  larron  et  les  morts  que  lc  Christ 
a  d^livres,  car,  a  Tinverse  des  rois  de  la  terre,  c'est  lui  qui  a  combattu  pour  couronner  ses 
soldats  (2-3).  Satan  veut  le  combattre  par  Famour  du  pouvoir  (4) ;  il  le  fait  monter,  ce  qui 

1.  Ce  manuscrit  comprend  trcize  feuillets,  dont  douze  (fol.  1-8  et  10-13)  sont  palim- 
psestes  et  ont  ete  transcrits  ligne  pour  ligne  (fol.  14  a  26),  au  xix*  siecle,  avant  qu'on 
ait  Iav6  le  parchemin  pour  aviver  recriture  inferieure.  Celle-ci  se  compose  de  deux 
tcxtes  latins  superposes  :  une  partie  des  annales  de  rhistorien  latin  Granius  Licinianus, 
ecrite  en  onciales  au  vi''  ou  au  vii"  siecle,  a  ete  grattee  pour  faire  place  aux  o^uvres  d'un 
grammairien  latin  d'une  ecriture  cursive  du  viii''  ou  du  ix''  siecle.  Cest  ce  manuscrit, 
doublcment  latin,  qui  a  ete  utilise,  au  ix"  ou  au  x''  siecle,  pour  y  transcrire  la 
version  syriaque  de  six  homelies  de  saint  Jean  Chrysostome.  La  premiere,  sur  le  fils 
prodiguc,  est  incomplete;  la  seconde,  sur  le  jeune,  correspond  a  Migne,  P.  G.,  t.  XLIX, 
col.  197  [Hom.  XX  ad  Antiochenos) ;  nous  editons  les  autres  d'apres  la  transcription. 
fol.  17  a  26  (A).  Cf.  W.Wright,  Cntalogue  of  the  sijriac  Mss...  Londres,  1872,  p.  479-480. 


118  INTUODUCTION.  [8] 

<'st,  comme  dans  Job,  une  niani^re  do  parler  (5) ;  il  lui  olTre  lc  pouvoir  et  cherche  en  vain 
a  lui  en  imposer  (6-8).  Le  Christ  termine  la  lutte  (9),  les  anges  lc  louent  (10)  et  nous  devons 
lutler  k  cott'  de  lui  (11);  d'.iill('urs  co  que  Salan  promel  est  trompeur;  les  hammes  con- 
servent  leur  libro  arbilre  (12),  comme  le  larron,  M;illbiou  et  la  courtisane  Tont  montro  (13). 
IV.  —  Tout  pouvoir  a  eto  douno  au  corps  du  Cbrist  (1),  non  pas  ii  la  nature  divine  (2), 
ni  au  corps  seul,  car  nous  ne  disons  pas  Dieu  sans  corps,  commc  Marcion,  ni  un  corps 
sans  Dieu,  comme  Paul  dc  Samosate  (.'5-4);  lo  corps  nous  rapprocbc  dc  lui  (5-G).  11  con- 
vcnait  d'aillours  quo  nous  fussions  sauvos  par  le  corps  ct  que  lo  Cbrist  mourilt,  premice 
des  biens  qui  nous  seront  donnes  a  la  fin  (7-9).  Rejouissons-nous  de  ce  que  notre  juge 
nous  est  consubstantiel  et  ne  nous  demande  que  bonne  volonto  (10-11). 

Apres  cette  premiere  partie,  destinee  u  faire  connaitrc  Jes  oeuvres 
de  saint  Jean  Chrysostome  dont  le  texte  grec  est  perdu  et  la  maniere 
dont  Nestorius  Ta  imite  et  plagie,  nous  ajouterons,  dans  une  seconde 
partie,  des  tcxtes  d'origine  monophysite,  empruntes  surtout  aux  oeuvres 
de  Timothee  iElure  qui  roulent  tous  autour  de  Nestorius  et  de  Chalce- 
doine  ',  et,  dans  une  troisieme,  deux  histoires  de  Nestorius  et  une  priere 
pour  guerir  les  migraines  par  son  intercession ;  tout  le  present  fascicule 
est  donc  encore  consacre  a  la  question  nestorienne.  La  seconde  et  la 
troisieme  partie  ont  chacune  leur  introduction,  p.  lGl-168;  273-274; 
287-288;  317. 

Nous  tenons  a  avertir  que  Ton  trouvera,  dans  les  textes  ecrits  par 
les  heretiques,  les  idees  et  les  erreurs  des  monophysites  et  des  nesto- 
riens  dont  on  lira  rexpose  synthetique  et  la  refutation  dans  le  traite  c/e 
Verbo  Incarnato  du  cardinal  J.-B.  Franzelin,  editio  quarta,  Prati,  1893  ; 
voir  surtout  les  chapitres  ii  a  v,  pp.  180  a  386. 

1.  Je  remercie  M.  E.  W.  Brooks  qui  a  bion  voulu  collationner  les  textes  sur  les 
manuscrits  dc  Londres. 

F.  Nau. 


cox-aiva^  Axn  Qculcvaja.^i^jDoap^  ^CL.:\  caL:\  aai\  '     *  \,>  il;  ^^ 

jL*.   t^   0|2S— .w^    )a..w^    K^|>-.>-^    .s^A^JLSuw    \-^il    ^^.^    "-^V.    ^    j-A-^OA 

JJSwmVo/  w^  )  «^  •-•  -  >  j>.f)^f.  \  .^nN  ^o  ^oto^f^  ^^  \m.%.m  ""^..Sld^ooo 
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)..Mi-aK-^o  )iaJU«  ^l  yoot « \  Q l ^  )K^>.^L^;  )..^.o/  >  .«\ '*  .^,...11.^^000 
10  I,  ^  N-K-  «  N/^^  )lo  n  .;j;  )jL..  \o  <=>  \  )-.o6i  .^^^A;  0()Oio-Jua  )iO'o  \j^ 
yoij   ./^'  -    >jL.'».\    )-.iaji   ^:^    )ooi   K^/    )jl..  \o  <=>    )jo(    .61«^;    ^jla^oSl^ 


I.     —  *EnSUITE,    DE    Je.VN     DE     CONSTANTINOPrE,   SUR    LA   LUTTE  *  ^  fol.  18 

v»  b. 
DE   NoTRE-SeIGNEUI!   AVEC    S.VT.^N  '. 

1.  Le  soleil,  lorsqu'il  brille  sur  laterre,  mes  chers  amis,  montre  puissam- 
ment  sa  force.  Lorsque  robscurite  cesse,  qu'elle  est  dissipee  devant  lui  et 
5  disparait,  les  voleurs  quittent  les  routes  et  se  cachent,  les  animaux  michants 
sp  refugient  dans  leurs  antrrs  et  se  taisent,  la  creation  est  rejouie  par  son  rayou 
desire  et  Vhomme  sort  a  son  travail  et  d  son  occupation  jusquau  soir,  comme 
David  Ta  dit  aussi".  2.  Meme  lorsque  la  crainte  de  Dieu  brille  dans  r^me  des 
fiddles,  Tobscurite  de  Terreur  est  dissipee  devant  elle  et  cesse,  les  mauvais 

10  demons,  comme  des  voleurs,  s'enfuient  et  se  cachent;les  passions  du  peche 
se  reposent  dans  leurs  antres,  comme  les  animaux,  et  Vkme  se  delecte  et  se 
r^jouit  dans  la  lumiere  de  la  verite ;  elle  s'occupe  du  travail  de  la  justice  et 
elle  obeit  k  la  loi  salutaire  '  de  son  maitre.  3.  Telle  etait  au  commencement 
Toccupation  du  chef  de  notre  race,  Adam,  dans  le  Paradis;  le  Createur  lui 

15  donna  une  domination  redoutable  et  un  grand  pouvoir  sur  tout  ce  qui  appa- 

1.  Saint  Jean  Chrysostome  a   trait6  le  mfime  sujet  dans  la  13°  homelie  sur  saint  Matthieu,  P.  G., 
t.  LVII,  col.  207 ;  cf.  t.  LVI,  col.  661-671.  —  2.  Ps.  cili,  22-23.  —  3.  Litt.  :  «  au  salut  ». 


120  I.  —  SAINT  JKAX  CMRYSOSTOMR  [10] 

A  lui  i'.<ou^  ooi-  "  )>-too;  ^a  ""^  .•)-3»  Ijl^C^ojio  jtCb^— *  jlo-poo  .).xQ^;vaL3 


1-  a. 


10 


)V.  n  .)■'>»  .»— iOj  r^h^  >-/  oit  •>  \  )-^>w>.,'»  fco  ojijojo  .ot_.oV-» 
oiK_3l^^  '^m  ..;  '"'^»^^  o6(  :)^.o^t  otK^.aoL^  ^sOoKa/  ^»  ^  .w.o«-.N.2l^ / 
w.ojoK_/j  ooio  .)laioj  \.'LJS  ^  -^  \Ka/o  01^1»-./  ^-io  ^^^iiAJ  .oi.:>eL^.  ^"^iC^oaio 
..'"^  ""^..i»  oi-po  )oo(  t«  ••>%»  0610  .jL^-s-^io  )oo)o  ^^5!sksKa/  .,)>-.p.o  jLw^;  )ooi 
\1j)U  \si-^  ''^  :)— ^oji  ^^...^^^/  )ooi  s^L^^i  ocno  .)^-.,::s!^  It-^^  o«^  )°°^ 
o.:ia:^j.'ix  oiij^  \i  .^)1;  )KX.l^.s^  i^il  }i  .\^  yoC^  |l/  .^h^l 
'^^^^  ,  i>  )jiio  )J/  )jot.^  ^  t^l/!  )V)—  t-=  vr*  )-»'!<^  jb  jl  .s^volIKj» 
^^0  .^mi^  K^\ .  m  •>  OUL^  .oo(  ^«fn'^  .ymt.^  O(..ooi/;  .).aL.Tn  Ns.^; 
y-./  ^ijiaS!  )K..«jl;  )j3)a^  saauo  -.^ap  ).;3J!  ^V^^^!  ^vJ!  "^«^i^  )fi^  )'? 
.)cL.!;  jL^  O'^  ^0(0.00-^  ^)Ji^;j;  )K>'f&^  ^0«Sw3  ^t-O;  .vo£s.^O&Jl; 
..^^^i^  ^io  iooi  \j^li  )^X<io)j>o  t.^  .)A^*io^iJ  yfcs^oSLio;  ""^«.^ooo 
^)>--  ^j   ^  .^«.^00:;  ^*i^V/    ^io  .yla3>^   o<->n\i;   ypo   )-3j   ).iooj   ».*i 

*  \  fg}  !■> )  »   ..\   y  -^^K  >Nn       jj,   ot^    )>— ;   .'v-oio;),  00't.o-J;   ^'^^;    oi  f> 'V^;    o6(    )oo( 

1"  b.  •  *  *  ■  O 

1.  U::c»i»  iN^Uvj  A.  —  2.  ..^Xoijoi  Ms.  —  -3.  1.-  A. 


A  loi.  19  rait;  *  il  riionora  et  le  rendit  glorieux,  comme  le  dit  David  :  Tu  l'as  revetit 
'"  "■  il'honneitr  et  ile  (jloire '.  4.  Lorsqu'il  eut  ecoute  la  parole  du  serpent,  qui  lui 
parla  parce  qu'il  etait  jaloux  de  sa  prosperite,  il  tomba  de  rhonneur  qu'il 
avait  et  il  fut  soumis  aux  souffrances  de  la  mort;  celui  qui  etait  redoutable  et 
puissant  tomba  et  devint  faible,  et  celui  qui  avait  ete  cree  maitre  de  tout,  5 
devint  le  serviteur  des  creatures;  celui  qui  avait  revetu  un  vetement  (crokr) 
de  ffloire  eut  besoin  des  feuilles  du  fii?uicr.  5.  Mais  notre  Dieu  bon  ne  laissa 
pas  sa  creation  se  perdre  et  ne  permit  pas  que  son  image  fut  meprisoe ;  il  ne 
priva  pas  de  son  secours  le  fils  des  libres  enchaine  par  le  tyran;  qu'a-t-il 
fait?  Parce  que  Tadversaire,  qui  avait  humilio  notre  race,  etait  cache,  il  a  lo 
revetu  sccr^tement  notre  race  et  il  a  engag^  le  combat  avec  notre  adversaire, 
afin  de  le  vaincre  ii  Taide  du  corps  qu'il  a  vaincu.  Lo  prinoipe  de  notro 
salut  sortit  au  desert,  comme  vous  Tavez  entendu,  pour  terrasser  le  chef 
d'arm6e  des  di^mons  devant  toutes  les  cohortes  des  justes. 

6.  Et  parce  que  notre  premi6re  faute  avait  6t6  caus6e,  par  notre  adversairo,    is 
au  moyen  de  la  nourriture  de  rarbre,  Notre-Seigneur  voulut  ohorohor  notre 
victoire  par  le  moyen  du  jeune  et  il  jortna  quaranto  jours.  A  ootte  vuo,  oolui 

1.  r<.  VIII,  ti. 


10 


♦  A  fol.  10 
v°  a. 


[11]  1"  HOMRLIR:  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.        121 

^  y^l  |m»v>;  o6i  ot-.oo  •^SLa.j;  oi'^<^\  oi,.^l^o  .|ja^]l  jil/  ooi.^  .JjlSlS) 
^-^J^oi;  po/  :jouSX;  K_»/  otV-s  y/  .oC^  po/o  J-io»..,»^  ooi  JLjljV-s;  ^^>j1/; 
.|.i3Q.>;VaL3  ^;jJ  o(A^  jbcu»;  ^../  .jL^sj  ).:>a^,J:^  o/  .|v>,..,\  ^oog  U-^\^ 
')K^aa|,aa..3  .|aa.^\  ^ootJ;  )^)ii^  V^)-'?  ).^.«-iL:xiL\  oC^  ^i\^  )j>a.o.i  y-*/o 
OV-c  )K^-^;  jLsoS^  ^../  .)L.....JL^  ^Oi»  )Kii.aa).iCL30  .^;/  ^Oi.  )i;  ^  i\ 
•  ,po/  )o;jJ  .oi\  JS^^.^.»^  vV^?  o«J-aJL3t3  ^'^  ^).!—;  ^^  ^■•/o  -^?/  J-Q^ 
ot-ia—  ojoi  :).jaQ_.;V-3  v-jlISl./  ^a  ^_io  va\_a)i  JJ;  .•)o»,^  V^/  J^)v-.v* 
)l)a^o^  ^,-2l^o  •.)'!))-*<  t-s  ^vis  •.)K'.'i^>.^  ^oia^a^'^  *3laiL^  jj;  :)oi^; 
"^^  )j-^y.\aji  ^JS  oou  •.)LfiDa^oj  1^^-fc^l  ^JuaiMO  •.oi.:)a\i  >»-^  •)-<^->/! 
^  ^\   jlso  :).:>aL.;    y^l  o(^:ia:^\  wk\  )ajL^  •.y^s  \^-»l   i-^  ^o  ^''^ 

y/     .)ji\-./    ^iO    yO^^/    ^-«\3/    y/    .2L,xKxaiO    )-LiO    .)L20,\^2>    ^/    ')^^3).i0 

)nm->ll  jJ;  ^yoa»^  [jLsJ  )-«^  ^'^^■^^  yo^/  ^••»-•-3^  ^)Jo\..-^o  oot  I-sl^ 
);oi    "^»^^^    ^oilao/    yoootl  jJ;    vO^-a    Vi  m ..    ^ajg^^    )^^o\;   •v.tOio'')).^   ^^ 

1.  |l.a5l>a3  A.  —  :>.  iS^sU»  A.  _  :!.  l-vi^^^o  A.  —  4.  Apris  U»,  il  semblc  nianquer  un  ou  deu.x  mols. 
La  copic  porte  seulemenl  sai^^  ou  s?^' 


qui  coml)at  craignit  de  s'approclier  de  lui,  parce  qu'il  vit  qu'il  '  n'etait  pas  ♦  a  foi.  19 
sujet  t\  la  passion  dc  la  faim.  II  donna  lieu  au  combat,  et  il  fit  que  son  corps  '  '' 
cutfaim.  7.  Le  tentateur  s'approrlia,  parce  qu'il  lui  avait  laisse  croire  qu'il 
ctait  un  simple  liomme,  et  il  lui  dit  :  Si  tu  es  le  Fils  de  Dicu,  dis  quc  ccs  picrres 
5  devieniieiit  dii  paiii  '.  0  Tami  trompeur!  Cest  comme  ami  qu'il  a  flatte  Adam 
dans  le  Paradis,  et  c'est  comme  ami  qu'il  a  conseille  au  Christ  de  dire  que 
les  pierres  devinssent  du  pain.  Cest  par  la  nourriture  qu'il  a  combattu  Adam, 
et  c'est  par  la  nourriture  (qu'il  a  combattu)  le  Christ.  8.  Cest  comme  un 
bon  conseiller  -  qu'il  s'cst  approche  d'Adam,  c'est  comme  s'il  avait  pitie  de 

10  la  faim  de  Notre-Seigncur  qu'il  Fa  soUicite.  9.  II  a  dit  k  Adam  :  a  En  verite, 
Dieu  a  dit  que  vous  nejnancjerezpas  de  tous  les  arbres  du  paradis  ^.  Est-ce  l^  Ta- 
mour  de  Dieu,  qui  ne  fait  pas  participer  ses  amis  aux  biens!  II  t'a  appele  fils 
des  libres  et  il  t'a  soumis  k  Fobservance  de  Tarbre;  il  t'a  fait  son  image  et  il 
t'a  enferme  sous  la  loi;  il  t'a  donne  pouvoir  sur  tout  et  il  t'a  interdit  un  arbre. 

15   II  t'a  gratifie  de  sa  parole,   comme  un  ami,  et  il  t'a  defendu  la  nourriture, 

comme  un  ennemi.  En  quoi  est-il  lese  si  vous  mangez  de  Tarbre?  Sil  estbon  et 

si  vous  etes  crees  pour  le  festin  (nuptial),  pourquoi  defend-il  *  que  tu  ne  te  *  a  foi.  19 

v  a. 

1.  Malth.,  IV,  3.   —  2.  Lill.  :  «  conpeillor  tle  bonnes  choses  ».  —  3.  Cf.  Gen.,  iii,  1. 


♦  A  fol.  19  . 
\'h. 


122  I.  —  SAINT  JRAN  CIIRYSOSTOME.  [12] 

)la[io  oo»_|  'o6«  ji\  ^l  yjo  .yoK.j/  ' ^K^.^  vol^-» /  ^*-^/  vJ!  -.V^/ 
j)  )  I  v>\  .oot  )j;-.j  y/o  .,.jlIx  )J  )froL^  i.-^  )  t  l  —ouV^  )jLio  '^^^ 
uk^w.V'  )ot!^;  \j^l  '^)-)oi;  oiM^co)^;  [:y^y-»  jJ/  .ou:^  y^i!^!.;  yosi^  ).dpo 
).^^«  ^6«  .)»«•■»;  otJL^:>a^  It-^-»^  '■i^h^-xl  ^;  ^  .out^/  )K**ao  )K..xll^ 
jj    ;a^JS^.3  )oiS^  y^l  •f.^^CL^  '.y-=>ol  «t^   )oot   J^/»   ^t-^  .«-^/   jJ   )oot    5 

.Oi^k^iaS  w>.£Cib  ).3'f^L^  oi^  )oo(  J^/;  )..  ^>  .°ii\..««  ]J/  •.)ooi 
Vjo-I/;  >  i»i\  v-^  )>-•  •vV^e^  ^^/  ^^^^^;  'jJ-^  t-^u»  jJ^  ^J^oi^ 
^.i^X^  ^^/;  .)iQ^;  )ju;  t).^  wiJ^/o  'vV^;  oiJ^i).^0L3  ^cu^a  ^^  t»^ 
^ssjjibllo  .)KJi^o  )J-3).3  ^^^.3  .^J^s^  jJ«  )JL...  *'adOW>i/o  .)_it-Aaa  V>N-> 
•  .).^aS^J^  )ooi  V  V^  t"^;  '^-Lo^^s^  ^^'-^'-^  ^£Dval/  o«v>m ..  ^to  .  ^.^^oo^;  ^/  lo 
ou»  \[yirt  otira^l  o*,^;  )vi  .'^fr>/  V-*->x  ootja  .^;/  J^^-«-3;  )-<l^^o  f^o/;  ^/ 
po/o  )ji,.^..^  ^/   y  \v>o      ).^a.Mi;   )3o^vs  )a^uL^  ^  •yV^  l>o^  vd/   o',-d 


1.  ^Cv  A.  _  2.   ooi  A.  —  3.  pj  A.   —  i,,  <ji^  A.  —  5.  U.:^  A.  —  G.   taov«l./o  A.  —  7.  >«a9oWo  A,  — 
8.   t..>oo;a»  A. 


delectes  dc  scs  friiits?  10.  Peut-etre  qu'il  est  jaloux  de  vous,  pour  que  vous 
ne  soyez  pas  comme  lui;  c'est  pour  cela  qu'il  a  dit  :  si  vous  maiigez,  vous 
moxirrez  '.  Si  cet  arbre  donne  la  mort,  pourquoi  Ta-t-il  cr6e?  car  le  Bien  ne 
fait  pas  le  mal;  et  si  c'est  (un  arbre)  de  vie,  pourquoi  ne  vous  permet-il  pas 
d'en  manger  ?  II  est  bien  (5vident  que  la  nourriture  de  cet  arbre  est  pour  les  s 
dieux  sachant  le  bien  et  le  mal.  »  11.  Lorsque  Tenfant  eut  obei  au  conseil 
du  mecluuit,  il  no  trouva  pas  ce  quil  chercliait  et  il  perdit  ce  qu'il  avait  :  non 
seulement  il  ne  fut  pas  comme  Dieu,  mais,  en  place  de  la  gloire  qu'il  avait, 
il  dut  couvrir  sa  nudite  avec  des  feuilles. 

12.  Le  perfide  pensa  qu'il  tromperait  aussi  Notre-Seigneur  avec  ces  flat-  'o 
teries.  A  Tarrivee  de  Notre-Seigneur,  il  vit  que  notre  nature  ^tait  plus  honoree 
qu'auparavant,  que  le  d(5cret  de  mort,  qu'il  avait  attiro  sur  nous  par  la  trans- 
gression  du  pr6cepte,  6tait  supprime,  que  la  vie  imniortelle  otait  donnt5e,  que 
la  maladie  et  les  souffrances  cessaient ;  et  il  arriva  sous  une  certaine 
apparence  ct,  dans  son  envie,  il  r6solut  de  renverser  lo  salut  qui  avait  lieu  ij 
pour  le  monde  par  le  moyen  dc  Notre-Seigneur,  comme  il  avait  perdu  le  pro- 
mier  de  la  maison  d'Adam.  l;{.  Cest  de  la  mome  maniore  («x^ixx)  qu'il  s't^tait 
approchd  de  celui-lA  :  parrusc,  qu'il  s'approc!ia  omoredo  Nolrc-Soigneur.  II 

♦  A  foi.  19  lui  montra  un  visage  ami ',  le  oonscilla  oomtne  s'il  vouliiit  raider  ot  hii  dit  : 

v  b. 

1.  C(.  (ien.,  111,  X 


[13]  1«  IIOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  123 

^^  ^l  .);o(.A  oi!^  i^s..^;  V-=^tf  .)«*^Ji  ^^  jLo  ^^^CLJt;  ^/  .)oi):^;  Kj/ 
)-3|  jj  ^;  yV^  .).^A«J^  ^ooiJ)  ) "°>) T \  po/  .'Ot^  y^s^  ..«oia^».^  v£d)1m; 
oou  jl/  .)jio£ol  ^:m  oi^  ^opuo ''^wk.fj  )J;  .)l.aj)  oil^ou«.^  ).a^2lJ;  )oo( 
5  ^oy.A^ek^J^  .a\>oo  ..  \Ti\  wJsjo  )j;o  .)jiotol  «2^  ^«;  -.^^i^  oixsj 
.)Lajo ..  ^  ..«oiQ^wi^ka  Jk..<b:d  )i  >m  ..\  otfjx^  .o(K.^j   )j/     o  i  •v^i/  .voo^  i>^/o 

.)J^.«  Mi\    OUt.^/o 

•  JoC^  ^^»_5^  ^t-'?  )•<■■■=><■  :>a-a  '^)t.m..)J  oi^Ji^j  ^/;  •.'♦— ^  )o<^  t-=Llfl9 
.)o(:^  ^^^!  )-<^^i^  )JS.-Ooo  .-yV^ei^  o/  ^,.jl^  )jl3oi  .jJs^  )OyM  o<,..^d/o 
.).xi^\  ^oog  \^h  ^^o<!  r^l  -.^o^!  ^/  ^\-^  \J  •V^/  t^  o<^  y.^.>oo 
)io;oi-a0  «.»01  )i->VA  vj  )-JtO(  .'>«  ^».  i.mO  ^V-^  o-Joi;  •.f.^/!  J^s.^».^*.  )al^  )Lo 
^(«^•^•^  Hi^  >f>niv>      )jlm\  .).acuM\  ^^  ^J^o  .^o^/  ^^  swO>..3  •.^k.«!^; 

l.   oa^^U  A.  —  2.   '''■1..0  A.  —  3.    li^lN  A. 


10 


A  fol.  -20 
r"  a. 


Si  tu  es  le  Fih  de  Dieu,  dis  que  ces  pierres  devienneiit  du  pain  '.  U  recita  ce  :  Si 
tu  es  le  Fils  de  Dicu,  comme  il  lavait  entendu  de  la  voix  du  ciel,  il  pensait 
renorgueillir  en  cela.  Comme  s'il  avait  pitie  de  lui,  il  lui  conseillait  :  Dis 
que  ces  pierres  deviennent  du  pain.      14.  Notre-Seigneur  ne  voulut  pas  mettre 

5  k  jour  rartifice  de  la  tromperie,  pour  ne  pas  relTrayer  et  lui  faire  fuir  la 
lutte,  mais  il  se  livra  au  combat  pour  nous  enseigner  la  lutte;  il  vainquit  et 
il  nous  rendit  tous  victorieux ;  il  Tapprit  i  ses  disciples  et  il  leur  dit  : 
«  Ayez  con/iance,  je  lai  vaincu  '-.  »  II  a  lie  le  fort'  au  milieu  de  ses  soldats 
dans  le  desert  et  il  a  delivre  les  captifs. 

10  15.  Dans  le  desert,  prive  de  ncurriture,  Satan  voulut  tenter  Notre-Sei- 
gneur  par  le  murmure.  Ilpensait  en  effet  :  «  De  meme  que  dans  le  desert  j'ai 
amene  Israel  ^  murmurer  contre  Dieu  et  je  Tai  fait  adorer  devant  le  veau  ', 
ainsi  je  tromperai  aussi  Notre-Seigneur,  je  Tamenerai  k  murmurer  contre 
Dieu  et  je  le  provoquerai  k  la  colere  en  disant  :  Si  tu  es  le  Fils  dc  Dieu,  dis 

li  que  ces  pierres  devienncnt  du  pain.  J'ai  entendu  certes  une  voix  qui  disait  : 
Celui-ci  est  mon  fils  et  nwn  ami'';  maintenant,  si  le  temoignage  porte  sur  toi 
est  vrai,  implore  ton  pere  et  qu'il  te  donne  du  pain.  Pourquoi  *  te  tourmeute-  ♦  a  m.  20 
t-il  par  la  faim?  Qu'il  montre  son  amour  envers  toi  comme  un   pere;  s'il      '^  ^' 

1.  Mattli.,  IV,  3.  —  2.  Cr.  Jeaii,  xvi,  33.-3.  Cf.  Matlh.,  xii,  29.  —  4.  Ex.,  .\ixii.  —  5.  Wattli.,  iii,  17. 


12'i  I.  —  SAINT  JEAN  CHUYSOSTOMK.  [1/|J 

^V^  a_ioit   .'t-^/;   |1^^-^^-^  ^oi  )lL^4   '.^o/   >s>^,Kjl^  jlo  Kj/  ).^J^  ^;   v/ 


»  *  ^  0  ^  njO 


1^/;    U^v^OJuS    ;ou>KjlJ    ^/t    jJo   jlt    tJlo^^.lV»     '^^S^;   ^/    ^t    ypo 
il^  ^^  t-ifa.^^i/  .ia.w^.3  ^o6(  |yi.M..A  ^^  Q^  Iv-*VA   )-*^  '««>;oj;o  :oi^     s 
)lo.rv>.o<  1\^'yX  ^;  )j:w  .K.»^  ^)jjl^  iKo  ^^  ^^)^ca_/o  .K..00  ^^/1 
|J/  .jjut.^     )-i^   <o  ....X^  ).M^N.s  )ooi  )J«   s.=t_.J^.D   .oi^  V-^/   .yOOuJ^/  Oi.3; 
lt_)J    6(^3/   •.);«;    )-»^f-o    ).^.:x^  ^-^    Joi^;   ooood   ^^    )f>°>'i;    )Jbo    ^^Ols 
'po)j  )JLo  I'|.^  );o(  .)oC^t  oi!^^.«-M;  )L>Of_d  .^fteitNrt  ^  oooaa\   'oool^o  .oqo  ^\/ 
)w>.^  )M\^>JSa   jooi   )Ii   .jKNn  •>)  >o\   ^  u  ^.,^0;  j.^   jj.^  m  \  ^x^  >3/    10 
^o^  o't.11^  V^c^ooi  f.^.:^  .)oi:^f  oi^Mo^  ^^  l»"»'';  jLc  '%^'X">  )J/  •.)jLit.^ 

^JS.    OfS    •V^lo    \jts..£DQ.,^    y^l     y  \  V>0    .)J^^^^ik^^     yOOil^    O'^  f>V)0    •.|:M_< 

)J^^..«^oo  )joija3  ifUoo  .o(',.sU  )Jj  s«J^/o  sai^\  .)boo«.3  )uqii\  y^x^  J^niiiV» 

A.  _  2.  ^»  A-  -.  3.  l-i-'»  A.  _  .'1.  l^::».  A.  .-,.  l-»^©  A. 


t'^coute,  on  saura  que  tu  es  en  verite  son  fils;  si  tu  rimplores  et  qu'il  ne 
t'exauce  pas,  menteuse  est  la  parole  qui  a  dit  :  Celui-ci  est  mon  fils  et  tnon 
(imi.  » 

16.  Notre-Soigneur,  pour  nous  enseigner  riiumilite,  (et)  qu'il  ne  convient 
pas  que  Ton  se  glorifie  du  pouvoir  qu'on  a,  et  pour  faire  connaitre  que  la  vic    5 
veritable  ne  vient  pas  du  pain  soulement  —  car  Adani  est  mort  apros  avoir 
mangc  et  Isracl  mourut    apres  la    manno  '  —  mais   que    la  vie  veritable 
est  la  foi  en  lui,  lui  dit  :   //  cst  ecrit  :  riioinmc  ne  cit  pas  seulement  de  pain, 
mais  de  toute  parole  qui  sorl  dc  la  bouclic  dc  Dicu  '-.  I)6s  la  premi(>re  prise  de  la 
luttc,  il  dctourna  la  main  de  cclui  qui  le  saisissait,  ct  il  lui  ferma  la  bouche  t\   10 
Taidc  dc  !a  rcponsc  sur  la  puissancc  de  Dieu.      17.  Nous  aussi,  disons  cctte 
parole  i\  Satan  lorsquil  uous  attirc  vers  la  nourriture  :  €c  n'cst  pas  de  pain 
que  vit  lliomme,  mais  de  toute  parole  (/i/(  sort  dc  la  buache  de  Dieu.  Cclui-h\  a 
coutume  en  offet  de  combattre  ceux  qui  jertncnt,  il  lcs  pousse  vers  les  desirs, 
il  les  conscille,  comme  sil  compatissait  ot  il  ilil  :  u  Tu  as  assez  tourmento    u 
ton  i\mo  dans  lo  jci\ne  :  nuuigo  ot  bois  pour  no  pas  tonibcr  nialado!  »  Kt  il 
prctoxlc  la  maladio  ot  il  cilc  la  vioiliosso  ]>our  amcnor  Ics  (hommos)  parfaits 

1.  cr.  i:.\i)(lo  .XVI  ol  .w.Mi.  —  2.  Muttli.,  IV,  4. 


[15]  V  HOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  125 

.  I  «Nt^;  ^^«w^aot      "^-^-io  .yooj^oi;  ^io  yOJiaaLi;  |^..w:>a^  ).3VJ;  ..)lo,->«m*  a  foi.  20 
■oi^  .ao  n\   ^?)t'o   ^^JL.aj    o_a^  jj/  .^-«I^   jU/  ojA  "^Nj   )J    .odcL^w^ 
;q-».\j»  )ooi   jl;   .~^a3)l:Mu\  >  l.  «  ^;   \:m  ^.w^I^  f-«  po)jo  )^0Ot..3O  )ioiJO 
i  ^^/;  ''^cDoJ^a-3  \-i  -^  ^;  oiK^oo  >  ju.  il  )oio  -.^-Juj/  ^s  ).aLw>  ).aeu..i\^ 

5  ^jK^Kio  >  I  .\  ■>/  y/  v-^  JJ  Joi-^  ^t-o  ^  ^ y^vi .  f> v>  |J  )tCiJb)bo; 
^;  )ot^   'l-cop!   ))S^a9).:^o  )K^as)^;    \jo\^  .^i^KliO  ^ad)j   jJ    y/   )Jo 

.^^.^CaLio  ^o»-.i.V^^ 
'"^^a.oqlS.    >  i.«  V,  f>v>    ot..3;  ♦.  i»i!f>    )Lm9    jJ.^^    )1q\^o    ^;    \.^eo,  ^^ 
)J^^).^a-5  «.'IjioJ^I^  ^)^^^;  \:ie  t.a\;  ^«^o<  ).^.;:Ai/  .^>^N..:>o  jj;  )cL.; 

"  ).^sJi^i/  ^;  ^^0(  .)ja^JJ  ^)Ss.-<J  ^,-010  vOO»-V«^  ^*^»)^Oo  t-^\; 
^a^;  ^-iJ^ot  ).^sJL^l/  .)cL.;  ^^^^.SuOaL^  jL»^  ^.«jl'.o  )la^«.^o  ).^o«.^  )-**<3'; 
.yOOtJa^)J  ^...Ji..»  ))^^3  ))iOio).io  ..oot  i^JV^  yOouoJ^l;  ^)Sw-J;  \:m 
sfitiaV/   ^o^    JJ/   :^oJS^-/   ).io;o   )iJQ-3  ''^o^  o^  ^oJSoi;   "^^-^    ^;   ^JU* 

1.  i»aj  A.  —  2.  "^o5|-5«  A.  —  3.  lOB^aS»  A.  _  4.  ^.vi.rivi  (1  Itivsljoj  A.  —  5.  A  (sec.  m.)  ajouto  >a^» 
;i  la  fin  dc  la  ligne.  II  y  avait  sans  doute  f^^j  qui  a  ett3  port6  plus  loin.  —  6.  >«•  A. 


k  cesser  leur  course.  Puisque  *  donc  nous  connaissons  sa  ruse,  ne  lui  don-  *  a  foi.  20 
nons  pas  place  chez  nous,  mais  fortifions  notre  Ame  et  armons-nous  contre 
Jui  par  la  veille  et  par  le  jeilne  et  disons  Tun  k  Tautre,  lorsque  nous  desi- 
rons  manger  :  Cc  iiest  pas  de  iHiiii  seulement  que  vit  rhoinme.  Repetons  encore 

5  la  parolo  du  bienheureux  Paul  qui  dit  :  La  nourriture  ne  nous  sert  d  rien  de- 
vant  Dieu;  ce  n'est  pas  en  mamjcant  quc  nous  valons  plus  et  cn  ne  mangeant 
pas  quc  nous  valons  moins ;  lc  ventre  est  pour  la  nourriture  et  la  nourriture 
pour  le  ventre,  mais  Dieu  rend  vains  tous  les  deux'. 

18.  Par  le  jeune  et  la  priere,  nous  acquerons  une  force  cachee,  a  Taide 

10  de  Ia([uelle  nous  combattous  contre  les  demons  invisibles.  Lorsque  les 
athl^tes  du  monde^  descendent  au  combat,,iIs  nourrissent  leurs  corps  avec 
les  nourritures  profanes",  et  ensuite  ils  descendent  k  la  lutte,  tandis  que  les 
athletes  de  Tesprit  se  fortifient  contre  les  demons  par  le  jeiine  et  la  priere. 
Lorsquc  les  athletes   profanes  -  descendent   (dans  la  lice),   parce    que  leur 

15  combat  est  corporel,  ce  sont  des  nourritures  corporelles  qui  serventpour  leur 
combat;  quant  a  nous,  parce  que  notre  combat  nest  pas  avec  la  chair  et  le 
sany,  mais  avec  les  chefs  et  avec  les  dominateurs,  et  avec  les  esprits  impurs  qui 

1.  I  Cor.,  viii,  8  et  vi,  13.  —  2,  Lilt.   «   du  dehors  ». 


126 

I 


*  A  fol.  20 
V  a. 


I.  -  SAiNT  JEAN  CllllYSOSTOMli.  [10] 

).X3froo  )i«m«.  jL^  .^:)aji  K.im1i  jKjuCa  )^oV  ^o^o  ;)jl,^^..ISu  ^cl>.o 
.'^OuSfjSc^^  ^CL^.  )m  vkO-:)^;  ^HP^  ^*'^^  ^  .)lQ^tO  U^o,  ^  )jLO^OO;  ^ 
t  ^''W)  vmo!S.a3  )  i -lo ^  );oi  ^^..^^  .)la\^.j»o  ).^o«^  ^f-ooL^  ^-^!i  /  ^/  l^  / 
•  JloM^ifi  U^fJ^  o*  ii\  jJ/  .)lo.«Of.^o  )lo^o  tio)-5  '  yaalo  ^\  vO',.^)^  jj  -.V^/o 
a^<  '  yoo^^  ^^o  yooJ^.  ^^..^.ao  .yOuJS..^o/i  oi  ->  .o^  yo  1  «\  ^^La  oim/o 
\yJLt    ^oto'i\^  vOoiS^    o^^N^vi^    yoKj/    ^>^  )e>^    ^^!   •^o?-^    ^js^S.^v^ 


I 


vd/    jJ/    :JL^   ^.:u3a\    ).^oo 


'J 


^^    )i  ov>    ia^\  1 


^^ 


<^      .)JL. 


1  mow  I  '^•>o  I;    ^pol/    )jka^   ^"^^  ^/  'v  ^*^"^ '  oit^)-^  )^0'!  ji^^ooia^ 
1«  rp  io)!^;   )i  «i\;  :)oC^  '^fOJfO  .).^oo.  ^^^  JJLm  )jlo;   )^^t-^  -'Joi:^  ^^ 
jju^i   |i  o  M    ^JU.   vd/    y^^^u..Jkj    .)Ljia^;    s«o<ddjJ    ^-^/    ^oij   •.^).^eU|;    JjlSj    loj 
.01.00^   ^^    )aL>)    >  >  op>   ooott   •.)ioiJL.3   .  ,ti.S>J    )oi;jlo  .).^0i   f.*^  )j)Jk.^; 
Jt   o./o    |<.-3aii    oi\«    •.''^a3';o    )-3j;    ^.^V^   ^^  )-<>*Of;   )J^6(a^  "^  ->  o  lo 

.^fcio/     .^OOL^  ^0^O>.\ 


1.  On  ne  voit  plus  que  >a^»  :'i  la  fin  do  la  ligne.  — 
i|o  A. 


)::.vi<.i  \mSu  l^ius  A.  —  5.  ^::3|G 


^l.aa\  A.  _  3.  ^ava  A.  _  4.  ^sU::.»»  ^us» 


A  lul, 
v°  a, 


■20  soiit  sous  le  ciel ' ,   une  force  cachee  nous  est  necessaire,  *  laquelle  s'obtient 
par  lc  jeune  et  la  priere.  Car  nous  ne  pouvons  pas  entreprendre  de  lutter  contre 
nos  ennemis  si  nous  ne  nous  armons  d'abord  par  le  jeune  et  la  priere.  Cest 
pourquoi  le  bienheureux  Paul  nous  ordonnc  et  nous  dit  :  lS"(ippes(iiitisse::  pas 
vos  ea-ars  dans  Vintemperanee  (aTwTix)  ct  1'ieresse,  mais  recetez  la  cuirasse  de  la     5 
justice  et  cliaussez  d  vos  pieils  la  preparation  de  rEvangile;  dans  toutes  vos  prieres 
et  toutes  vos  demandes,  suppliez  toujours  en  esprit  afin  (pte  vous  puissiez  ainsi 
eteindre  tous  lcs  trails  en/lammcs  du  Mecluint'\      i\).  Le  jeilne  ne  nous  donne 
pas  seulement  la  force  contre  le  Trompeur,  mais  nous  recevons  encore,  par  son 
moyen,  lcs  dons  de  Tesprit.  Moyse  lui-meme  u'a  pu  recevoir  la  loi  de  Dieu   '»> 
avant  d'en  avoir  acquis  la  force  par  le  jeilne,  et  Dieu,  pour  faire  connaitro 
(|ue  rilme   de  ceux  qui  jciinont  possede  la  nature  des  auges,  lit  rospien- 
dir  le  visage  de  Moysc '.  KITorfons-nous  donc,  nous  aussi,  d'aoquorir,  par  le 
jeiine,  la  volontd  des  anges,  pour  quc  notre  &me  se  purilie  par  la  veille,  que 
les  demons  senfuient  devant  elle  et  qu'elle  regoive  les  dons  de  TEsprit  de  la 
part  de  Nolre  Sauveur,  qui  a  vaincu  ot  qui  nous  a  rendu  vainqueurs.  A  lui  la 
gloire  et  riioiiucur  dans  les  si^cles  des  siiicles.  Amen. 


i& 


1.  Kiili.,  Vl,   12.  —  2.  Eph.,  VI,  13-1(1.  —  3.  Cr,    E.<.,   X.\XIV,  28-30. 


fol.  1-27 
r  a. 


[17]  2"  HOMELIE  SUK  LES  TENTATIONS  DE  NOTUE-SEIGNEUR.  127 

cax.ai\A^  *li.n  .'-'rdijn^  r^T^rdin  'ocuiCLir^  Tdxjaja^n 

y^l    yJMo^o  ..  i\n»    ''v-^;    oilas;;    j-^^t-o    jLCSo    V-^!   \  ■^*'>   ^^^*^ 
o.;m-jt    ,  I  ->  /    •.jja.^j.^    >.<oiQ„~^a\    «•^J!    .|.i«  v>*    )ii\>o;    ly*»,'^    |..w2Ss^ 

5  .'^ot  jloaj  "*  o«.iei\QJi;  JLiioKsi  .|jL^..flO  vti.;  ypo;  oiJi.oK.3i  ^^  ^Vl;  JJL«^\d 
)ja.^/  ljoi\  J-.J-2.  joou;  .ytooxajLio  ^^w^aoi  >>:k->J^  .)la3)™2>  ^^&Jaio  ^Xa\o 
Jf..3t.^  '^t-^.-^!  ^^  ^®*  .1-^'°-*^!  y^l  •.yK-.l^-^  I-IL^^^  'a_.;llSsJo  .^Vi; 
.s..oia.o>J;  s>oiai\^  ^  '^.«■l.^y)  oo|o  .ooi  >  >fl\  ot»..*/  ^^^  )K  .  i>\  ou^/o 
K  «  ^\  ^)J5s  a.i/   ));  .Vio/;  y~tl    oguOLO   >.>>^o       yV^  ^^   *"*^  ^®*  t»"^/  *B 

10  .oiK^fji^  t^o  .)  I « fD  ..\  t-'».^  oiV-flo/  .s.*oia^f.mj  >Of_oa\  y/  )1/  :)i  »'m  . 
.).^e^Os;  oiyi\o,t\  i^t^  )j/  voa^o^;  .^^/  f.^  ^..oia^  ^oio,..X^aL^K^  o-2^< 
.|ooi  ;a.».^»^   )..3)a^.3  o^  .y>  'i  V  ^..  o/  .)jL^..flD  ^o^;  vpo;   ouoKsi.;  )..>?a*, 

]_  iMaAu|a.f  C.  —  -j.   vjoaviQ.nfti¥>op  ^XmO.^  c^..^  ^^^^   oo^  A.  —  :{.  ^of^^  A.  —  4.  1»^&«>y  ^s^  A.  - 
5.  ow  A.  —  G.    >*..»^Jo  A. 


II.    —   De    s.viNT   Je.^n.    Deuxieme    DISCOLRS   SUR   L.\   LUTTE 

DE     NoTRE-SeIGNEUR    A.VEC    SaT.\N. 

1.   Dimanche  passe,  nous  avoiis  pris  ime  premiere  couronne  de  la  victoire 
de  Notre-Seigneur ;  aujourd'hui,  cn  soldals  courageux  du  roi  celeste  qui  rend 

5  ses  serviteurs  vietorieux  dans  Ic  conibat,  nous  venons  prendrc  une  seconde 
couronne  de  la  lutte  de  Notre-Seigneur  contre  Satan,  lutte  dont  Taboutisse- 
ment  a  ete  la  victoire  ct  qui  nous  a  tous  couronnes  dans  la  victoire.  2.  Pre- 
parons  donc  notre  ouie  pour  etre  spectateurs  de  ce  second  combat  (aywv) 
et  pour  que  Satan  soit  foule  aux  pieds  parmi  nous  comme  au  desert.  Car 

if»  celui  qui  Ta  lie  dans  le  desert  et  qui  a  arrache  le  butin  k  son  pouvoir  est 
avec  nous  et  il  nous  fortifie  contre  lui  pour  que  nous  le  vainquions.  II  a  ete 
enchaine  en  ellet  par  Nolrc-Seigneur  *  et  sa  possession  est  pillee,  comme  il  a  *  b  foi.  127 
dit  :  Personne  nentre  dans  la  maisoit  dii  fort  s'il  ne  contnience  par  Venchatner  \ 
car  il  a  enchaine  le  fort  et  il  a  pille  son  camp  et  ii  a  donne  courage  contre  lui 

15   a  see  disciples  en  disant  :  Je  suis  avec  voits  jusriu'd  la  fin  du  monde  ". 

3.  Le  commencement  de  la  lutte  de  Notre-Seio-neur  contre  Satan,  6  mes 

1.  Matlh.,  XII,  29.  —  2.  Matlh.,  x.wiii,  20. 

PATR.   011.  —  T.   XIII.   —  F.   2.  9 


•  11  liil.  1-2 
v'  b. 


12S  I.  —  SAIXT  JRAN  CIIRYSOSTOMK.  [1«! 

jt/j    )j.J3»a3  ^^i».^C^»   l-xla  -Jooi   1  floy "^ ->   p    'jN^ol^j    '  oix^^j    ouiio    jj/ 
J^^oK-s;    j^iK^    )r/o   s— jpc  p  ^^l^v  ^^    )>-«  .oi:>a'm ..   ^_io  |jia^.^ 

l^^^Cbs^     s.-vN    ^CL^     oC^     t-^/;     NN^.*    .t^^K.^J     )">\  V)    ^^13     )-LaJi    V-^Imjj 

.)V-d     ^^)lo     |JL^^      y.NSX)!     V"^^    )0I     ■')'«>  ->     K^*^     VA^Llia^     y^po     .)1o_3l.i^ 

.^oio^/  t-^o;;  oi«  mjQj  )oC^  )->*^^  oC^  ^Kjo  .^^k.^)a.i:)a^.  oi^oji  )v.i>Kjo 
)toVtV)  .)a^'pa\  iv^/j  >-^  -> »  -^J*  ool  "«.^Jio  .)ooiJ  jJ  «^o^  oilaa^^io^o 
)  «>•,•>-■  J'j  fj  .  I  ..o  «\  ''MOi.^)_M  ,i.i>iimp-)j  )t)La  ooi  y^-a^o  )'»>->  ^Kj/ 
I— •Tb^.^j  oi...^  i-"^^  ^/?  :»  » «.o*\  V^/j  )^P>\  oibs^aji  .otpo  ^  ->  f>oi\ 
\  ->'mvij  ).3JJ.^0L^  wyy.t  .).^to)..3  yn « mo  .)to't').^...3  /-«'P!  jJ^^  wOU>.m  •I'*^!! 
).-^oop)a^  )oi^jJ  )J^o->«l  ^'po/j  )j)jJj>oj  ) '>  n\  )>^  -.oiflb^  ''^»^  )la^'^\.  loi 
.otl,_^tin\  )-jkCL,^^  vxilm.^  ^  )..oajL.3  )..^2a3  )>.»  .).^ol^.Jji  )L^t/  ^'^.^o 
^  )j).3  ^^~^^-^  \"^^»\  oi^:>aji  .oi^.<^  vjL,^^/  t^  's£a*joioi^  ^oi^x^ 
^K-^^    y^l    ^^^\    oiS.    KjI    Iflx  '^  «•>>o  -'po/o    jJ^ot-a    oC^  '^->nv> 

1.  \i^t  ovLJo  At'.  —  2.   Ua^otv=i  C.  —  o.  A  :  ua->i\  ..;.»  Uaa.^  isii»  ■  ^Aiiia  isa^;»  t.a^i.  >o^.  C  : 
ilft-^if,  C\.^M  u^-vu.  ^;.».    \^x'^  Cs^;s  u^N  xCVk.  ^i.  AC   aiUl.  oo<.  —  5.  Iw  A.  —  u.    i^ ^oiov^  A. 


chers  amis,  n'a  pas  eu  liou  seulemcut  dans  le  desert,  mais  des  la  conception 
de  la  Vierge,  tandis  que  (Notre-Seigneur)  etait  dans  le  sein,  (Satan)  chorcha 
par  envie  a  rendre  vain  le  salut  qui  venait  au  monde.  II  vit  Gabriel  se  mettre 
en  mouvement  ct  venir  a  la  porte  de  la  Vierge,  pour  aunoncor  hi  paix  devant 
le  roi  qui  allait  naitre;  il  rentendit  lui  dire  :  Salut,  pleinc  ile  ijrikes,  ^otre 
Seignenr  est  avec  toi,  tu  es  beitie  parmi  lcs  femrnes.  Voici  que  tu  concevras  et  que 
tu  enfanteras  un  fils,  on  lui  ilonncru  Ic  nom  (VEmmanucl  cl  Ic  Sciyneur  Dieu  lui 
donncrn  lc  sic(/c  dc  Diirid  son  pcrc  ct  son  roijiiunic  n'uiirii  pas  de  fin  ' .  4.  11  en- 
tendit  encorc  Elisabeth  dire  a  Mario  :  Benic  cs-tu  parmi  les  femmes  et  beni  est 
Ic  fruit  qui  csl  daus  ton  sein  -.  11  vit  .lean  qui  oxultait  dans  le  sein  cn  proscnco  i 
•  r.  iiii.  127  dc  son  Soiafueur.  .").  11  entendit  *  Zachario  (rui  disait  in  Jean  :  Et  toi,  enfant, 
lu  seras  nommc  proplicte  du  Trcs-Haut^;  il  vit  renfant  euvelopp^  de  langes  et 
place  dans  la  crocho ;  il  ontondit  range  qui  anuon^ait  sa  naissance  aux  pas- 
teurs';  il  vil  los  troupcs  dcs  angos  ([ui  (iisaiont  :  Gloirc  d  Dicu  au  plus  /laiit 
(dcs  cieux),  et  paix  sur  la  terrc  '-.  II  vit  retoilo  daus  lc  oiol  lors(iu'elle  conduisait  ' 
los  Mages  pour  Tadorer.  6.  II  vit  IkM-odo  troublo  par  sa  naissanoo;  il  onlon- 
dit  Siiuoou,  iionune  juslo,  quand  il  lc  reyut  dans  lo  lcuq)le  ct  dit  :  .Muintcnant 

I.  I.iic-,  I,  28-;);i,  —  2.  Luf,  I,  v.'.  —  ;).  l,uc,  i,  7«.  —  'i.  L(u-,  ii,  '.i-i-.'.  —  :>.  Luc,  ii,  r». 


I 


[19j  2"  IIOMI^r.lh:  SUR  LKS  TEXTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  129 

I  ..  ^>^o  )L9t-^^  ^  }h<.„^  )jlJ^  ot^^aji  .v>ii..  v./iJl::^  ^^  )oi;  .).a<CS>*..3 
'^  n'»;  joCSS;  oipo/  )o«;  :\^l  ^  .  i...n  .\  oi^ooji  .).^eL&^;  ^l.tivi^ 
Mf_3  QJoi;  :^MQ^  ^'^^i!^  po/;  ^-i^^a-»  ^-^  jLo  \M»Q.>  .).:)e^s^;  otK.....^.^ 
^'^^  j-io.»;  )siaiia^  i,a^^  l.K_wJ;  )-wO'^  )>_m  .N  .  'i^./  ot-s;  «.  i .  ^  .. 
y^l    .^^t^  ^^^    1-'-^'-'^   w  ao»o    )>^;    jl^^    KJLs    ^ot^s    W..X01  .^oML^i 

Ci    I    ^Not    .    y}»KjLiO    ^..J^OI    y^/;    V"'^^    )001    ^*.,!.    .O»!^    v*00(    >    .  ..  vtv>    )V).>v 

'  [oilQJVit.]ia_\  ''oi-.^i»^^-aJ;  )Lx_s  ^oV.3;  )jL^^;  OiXio  .t-a-i«  )jLioo  .Jitvitio 

.)_^oj     )J;         K_L^^;     )K^o)k-3^    "f*^   )>-*    •°°'    )«>•<•>•>    ^tJ    .^  )K-,oiSs  •  B  fol.  127 
^  •  •     •  ^        •  .  \'  a. 

)lQJV-imv>  Wfj.o  .^rseuoiU;  )  r>  fr>\o  .>n>  \U;  )  n  .  >°i  )^<3Jdi  );o(;  vi'j...l/o 
^CLi.  ^')-5ojJ;  ^/  ."iv^  "  '■'^!  i-=>t^Jol;  .)-.;oo«-.  K— s  )o^'y^  "^^  )N-ilj^ 
.);oo|..  ..«^^Oo  ^"^^^.  ;o(.ltfo  .^^..^VwoU  )l't-<^^;  »  n'°i  i-^i^^  )  mQ.^J  .«-SQJ  6(tb^ 
.)jL^<.aD  ^'^:i>..^o(  V  1.CP  .    't-A)lo  6(0-0^/  .'«.^/  .y.frC^  V^J.   K^;;  o(^  0*^.^0/   ^; 

1  I-I.-I..0  A  o  infru  liii.  B.  —  2.  B  oni.  ou.i  ^-  —  3.  ^».  A.  —  4.  ^1.^*»  A-  —  5.  A  add.  ov^.  — 
6.  B  add.  |ow-  —  7.  Utt);3.-vi:»  A.  —  8.  l^^o;S  C  (pr.  m.).  _  9.  A  add.  (in  maig.)  ^.  —  10.  i^  B.  — 
11.    -l-v^A.  —  12.   t.joU  i>U  A.  _  13.  jolU  C. 


delivrc  lon  serritciii',  scIdii  la  paride,  eii  pai.r,  car  coici  iiiic  nies  yeux  ont  vu  ta 
misericorde  ' ;  il  entendit  la  prophetesse  Anne,  qui  benissait  ct  louait  le  conso- 
lateur  des  mondos;  il  entendit  Jean  qui  disait  :  Voici  rai/neau  dc  Dicu  qui 
cnVeve  lc  pcclie  du  nwndc-.  II  entendit  la  voix  du  ciel  qui  disait  au  .Jourdain  : 

5  Cclui-ci  est  mon  fils  cheri  eii  qui  je  me  suis  complu '.  II  vit  TEsprit  qui  descen- 
dait  sur  sa  tete  sous  la  forme  d'une  colombe  '.  Toutes  ces  paroles  que  Satan 
voyait  et  entendait  au  sujet  de  notre  Sauveur,  le  frappaient  comme  des  traits, 
car  il  savait  que  si  tout  cela  etait  vrai,  son  pouvoir  etait  detruit.  8.  Que  fit-il 
alors  ?  Des  la  conception  de  notre  Sauveur,  il  chercha  a  rendre  vaine  Tecono- 

10  mie  divine,  taiidis  qu'il  etait  dans  le  sein.  II  vit  en  ellet  une  Vierge  qui  avait 

congu'  sans  mariage,  et  il  pensaque  cette  chose  pretait  k  de  faciles  caIom-'Bfoi  13 
nies  et  qu'elle  etait  difficile  k  croire;  il  sema  chez  les  Juifs  un  mauvais  renom      ^  ^' 
sur  Marie,  pour  qu'elle  fut  censee  adultere  et  quc   la  mere  perit  avec  son 
enfant.  Car  la  loi  ordonnait  que  Tadultere  fut  mise  a  mort.  Judas  temoigne 

15  de  ce  que  je  dis  :  Iorsqu'ils  lui  dirent  :  Tliamar.  ta  bru,  est  tombee  dans  Vim- 
purete,  il  dit  :  Emmeuez-la,  ct  qucUc  soit  brulcc".  Satan  pcnsa  donc  que  lors- 
qu'il  Taurait  accusee  d'adultere,  la  loi  la  condamnerait  k  mort.  II  ignorait  que 

I.  Luc,  II,  29.  —  2.  Jean,  l,  20,  3G.  —  3.  Matttl.,  III,  17.  —  4.  Maltli.,  Iil,    IG.  —  5.  Gen.,  sxxviir,  24. 


V"  b. 


10 


i;5U  1.  —  SAINT  JKAN  CIIKYSOSTOME.  [20] 

)  m  (v>  \\;    >&.^    jjo    Jlo^OL^    oi^    s^ « ..:»    ),flt>aao.j    .jio,^    6<n>\^    |.:boi 

|)-M     fS     ^4     .°>«>Q.     .OtfMN     OuA.^^      )K,_»-OQ.U<.V>l     vm°li'V)     ]Jo     .>^\'>v> 

.^..oiot).  ^  oui-A-);  v>>'..l/o  •.oulsj  ^^  ^^^^^T*'?  '-l^^^^  )lt'«'^'^  )f>»\K:>o; 
.^LOXX^  .oC^  t~^/o  JjsjLso  )-.I^i^a  i^  ]il  .)^tf>  •>  )ooiJ;  oi^S)/  jJ  ^i  )oC^ 
^^  •.ou.^  ^^^oot  ^...b^  o6(  .  wlKj / ^a-.po\  o.mv>\  ''^>w>«il  )J   t-.OM  oit.a 

.)ji50^;   ooi  ).MOf 
•Ufol.  iJTJJ,  JL:^    'oj:^   tlis^l/o  :);ous  «l^j  oi\   K-;Nji/;    '   U^^  )>—  ^j   p 

)JS^.^wii  o^  "^^{l  •>^>-flpQ-';  ooi  oii>3«  )oot  ,  i'fn  kjo^o  :)ta^4  )1qj',  imv) 
.)t^^.«»»  ot.3  ^A^i/o  I^io-mOlS-s  oit^iio  .~soo;o)0(  ,-».^  ^0(a..,-3OJ;  •)1'i-m/ 
).  ^to..;  0(^>.;  ))-m  '^s£Q,..;Oh>/  .oi^  J1^K.*.V>  ^lc>l\v>o  .«^1/  ).^^; 
*'o(,.daJ;  <A^hsjklo  'y-,^K^l  l^)°t.^KwO  .^Al*  o6i;  ^l^^^aS.  ol/  )jk.cL<^o 
.°>\,.o  .)— .;ooi->;  yOO(>.lL,.','..\  y^  iy.xo  .)jL^.A;  OilaJ'^po  ^^  ^...I^v^CS 
)^w^k^  ^'^^^^  ir*'  •t^l^oo  vl^  K.a.3;  w^jl  po  .,\^to6  ).aL./;  voou^ 
y^^o^  ^/   U>^^  ^o^;   :J^lSCb.o  >  yn   ^Vtl  '^^   ^^  .^o^   J^s.a.3;   vOOiS.3 

1.  Oni.  A.  —  ;;.   aia.o»iw  B.  —  3.  Lastoioi  AC.  —  .4.  >aj-..L(o  BC.  —  5.  uwa».»»»»  .4. 


(Notre-Seigiieur)  foulait  aux  pieds  ses  piqures  et  quil  ne  pouvait  pas  tendre 
des  embuches  a  sa  vie.  Lors  donc  (jue  Josojili  vit  sou  epouse  accusee  d"adul- 
tere,  il  craignit  de  lui-meme,  et  il  songea  a  la  renvoyer  de  pres  de  lui.  Dieu 
ne  permit  pas  quil  fut  dans  la  craiute,  mais  il  envoya  un  ange  durant  la  nuit 
et  il  lui  dit  :  Joscpli,  fils  de  Dctcid,  nc  crains  jjas  de  prendrc  Maric  la  fcmme,  car 
ce  qui  est  ne  delle  est  du  Saint-Esprii '. 
•  1!  fui.  1J7  9.  Lorsque  Satan  vit  *  que  sa  ruse  avait  ele  renversee  eu  cela  et  que 
renlant  etait  n6  sans  soupcon  dadultere,  et  que  chacun  le  croyait  fils  de 
Josepli,  il  iniagina  une  autre  rusc  pour  le  perdre  par  le  moyen  d'Herode; 
il  remut  par  menace  el  lui  inspira  de  hi  crainte  :  «  Un  roi  est  ne  (dit-il),  lo' 
et  ton  royaume  sera  enleve.  »  Uerode  vit  les  Mages  venir  avec  la  meme 
pensee  pour  adorer  oehii  qui  ctait  ne  et  il  fiit  encore  phis  excite  a  s'ap- 
pliquer  au  meurtre  de  renfant,  d'aprt>s  l'opdration  de  Satan.  II  fit  appeler 
les  chefs  des  Juiis  et  il  apprit  ileux  oii  il  cluit  ne.  (^)uaud  il  sut  qu'il  «^tait 
n6  i  liethlecin,  !1  lil  tuer  tous  les  enfants  do  Bethleoin,  depuis  doux  ans  ot  '» 
au-dossous,  alin  que  Notre-Soigneur  porit  aussi  aveo  los  eufants^.   Mallioii- 

1.  M:illli.,  I,  20.  —  ■!.  MiiUli.,  11,  1-18. 


10 


B  fol.  128 


£aj        »  B  lul.  liS 
r-  b. 


[21]  2-^  HOMELIR  SUR  LES  TRNTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  131 

VL  ^.  \  K.  i~.;  .Vio/;  1"«^^!  odn.  ii  ^  JV-V*  vj  :|-0!  JaJi^  .^oj 
otlo-rwajj  oi<^«^  .^^|V.ia-./  wOcl^  -ota*i-tJ  oojj  .po/;  .-oi-.Va/  .^..Kio  ' 
)  t  v>  ..).:»a:>J^  s..ota^VJ;  ^to.  ooij/  -.fcsj/  ^'^..^^^io  «sk^So  -.KjI  ^jLio 
.oiXio  '  oi-ajojjo^  )>_io  Q-JL-io  .)laa.I^io  ^o»  oC^;  y/  .)jL.v.^..a  to/  ^)lo 
^;  ,j  .)K^'o  )f--l  jJ»  :)K*iwiiS^  oiA  ).iaiaJio  )_ia-£aw-  oo»  ,^^  )J/ 
.)L-.V-^«  oojbo  i-^  )1/  :o(!S.aj  — ^>/  ~  vm..;o;oi  ,.*^  jls/;  )ji^^xo  )>:— 
^sm-.;ov-./;  "^^«^oo  :^U^  yi».  "^/o  oiiojJo  ).-^^\  Vr^;  :.a<yKa..\  t-^/o 
)»Ql^;  )^a3ax^.s;  J^oo»  J^  ooy  °>1/  .t-3L>./  )LjLio;  oJl^I/  ..oC^^oaLiOt^  )x_3 
«^L.^w33    .oC^..^^/      'vrQ— .;ot-./    ^-^;     J^^-^i^    .o|!^.w.il-..<    J^pol/    )Jo    .    oi,.3o/ 

'  N"»^  ■  «^  )-j/  )J/  ,)_-.^vio  t-^  ocictiL  )j/  Ot.n.v>  )J  ^-^io  .L-j^  oii^ 
^J^  J^\  nn  )J  .)LiL*j>  )joi4  oj\  J^/  )miv»  )jLio  —ojo;),  )j/  oVJJ^OO 
:^jj    )ooi    )— J^>^    tJ   .I^/    o-,-aio    )jLio    .oC^^l-»    J^/    )j.io    jJ;   ou- 

J^Jl-.     )oO«     ^4...^-.     )Jo     ).flDV^.S     )oOI     .*  .  1  ..     O    '.7^     ^f     ^     'IV-^-^)®??     I^®'® 

J^/    )-Xo    yj     -.ouo^    J^/    ov-o-io    :oC^...^    '*'t-i/;    |j^««    :-oiaio,.i>    ^io 

j    o»:a«oJ»  A.  —  2.   '«loiw  AC.  —  3.  i«a.»»/  C ;  ix»  joiw  .4-  —  'i.  "Ow^o/  A.  —  5.  ijoioioi  AC. 


reux  roi!    Si  tu  crois  h  la  proplietie  du  propliete  qui  dit  :  //  cst  nc  d  Beth- 
leem,  '  crois-le  aussi   lorsqu'il  a  dit   :  //  gouveniera  mon  peiiple  Israel'.  Tu*Bfoi.  128 
confirmes  la  moitie   de  la    prophetie    et  tu  eu  renies  la  moitie.   S'il  doit      "^  *' 
gouverncr  le  peuple,  pourquoi  veux-tu  contester?  Si  le  royaume  lui  appar- 

5  tient,  qui  pourra  le  lui  prendre?  Mais  renvie  a  coutume  d'aveugler  Tesprit 
pour  qu'il  ne  voie  pas  ce  qui  convient. 

10.  Lorsque  Satan  vit  que  ses  artifices  n'avaient  pas  reussi,  meme  avec 
Tappui  d'Uerode,  car  Tange  du  Seigneur  etait  venu  et  avait  dit  k  Joseph  : 
Prends  Venfant  et  sa  mere  et  va  en  Eijypte,  parce  qu^Herode  cherche  d  le  taer'-, 

10  il  se  dit  :  c(  Que  ferai-je?  j'avais  projete  de  le  faire  perir  sous  Faccusation 
d'adultere  et  je  n'ai  pas  reussi;  j'ai  cherch^  a  le  faire  tuer  par  Herode  et 
il  m'a  echappe;  je  ne  combattrai  donc  plus  avec  lui  par  un  intermediaire, 
mais  je  lutterai  en  personne  contre  lui.  »  Pourquoi  le  tentes-tu,  6  mauvais 
tyran?  N'as-tu  pas  eprouve  *  que  tu  n'as  pas  sa  force?  Pourquoi  combats-tu?  ♦Bfoi.  128 

15  Lorsqu'il  etait  enfant,  il  t'a  vaincu,  et  maintonant  qu'il  est  homme,  il  ne 
te  vaiucrait   pas!    Lorsqu'il  etait  enferme  dans  le   sein  et  qu'il  n'etait  pas 

1.  Malth.,  II,  6.  — j2.  Mallh.,  ii,  13. 


132  I.  —  SAINT  JKAN  CllUYSOSroMK.  [22] 

).A^^i>  )f)«-3  .oi^^..^i  )i  »mi  t-»^^  K^-oJi  .^otoi).  O0f_o  oC^w^  U^^ 
^  ^a-Jj  U^  :);)j  y« -^  ^V;  ^--^■•/?  )»-^  ^-/j  ''^'^»^^  |J/  .Oiiai.  KaLa!^» 
)-,_xflD  ^'^^  )jLobolj  )jU3^  ^a^^wwJL^  t^  •l^r-^l  )-x'o/  ^-^  7^°l  '.vooii^ 
w.o»-.>—  ^;  ^  -vpcL^  o«^  \^)  '  )♦)?  >°>\  ..'».\>  vj»  )jL^<-flO  »3/  V-:»^  Jio^J! 
)jo«j  ojlL.!/  -.^JUt-^  )-»^  JQ-Jb^  ).^a,wiXjS  ot^j  v2l-Kd  .-o^  P?/?  >sJP°^ 
li  loi.  ijs  ^.oocL.  ^*i»^V/  t--^  )ot      .jK^^oa^-io!^  ts->.)^fcs^  j)o  .)i°>n\  o\*v>  j) 

)ji-«/      )-w>3     oib.     jl  J     .)jl2l3j      )-»—     ^iO     OOt     L«^S^^J     .-Ol     \^y-    'X^    ^°  )°\ 

ot^    t-^/    .)t-.^/    s>oiaSAj    061    ^l    .)io^poj    ) tCS.ao.,a    oiiJ^/    .)iot.30Jij 
■  .^«\  v>\  '''^«^«^j  )ooiJj  oi...  rt'%1  ^OfL£>l  .^.j^isJit.  f_cil2J  ^oiadjLMJ^j   .o-^oj 
■«a.jo   )o»!3s.  L-o-j.^  -.V^l  t^   )»o».3ajLi  ^^q\   oilj,  .otl,_iiw  ~^oj  t-.o^   ^s/   in 
w.o(a.oo«/j    w>^    >ni[  °>l/    ^^o(o    .^v^ojij    |-wio/    w^    K^/    vj    w>.mO    .>.«j\ 
.-p6/j   wyLsKji/   .J^oaj.j   )-Mio/   w^  ^wC^j    jooi   t^/j    0610  .)->io/j    oi^^^^-a^ 


•1;,  C.  _  2.  Usw  AB. 


conuu,  tu  as  erhoue  devant  lui  et  maiutenant  que  sa  puissaitce  est  connue, 
tu  combats  avec  lui!  Si  tu  veux  eprouver  sa  force,  approche.  Tu  Tas  deju 
eprouvee  dans  la  promiere  lutte  que  tu  as  engagre  avcc  lui,  mais  parce 
que  c'est  la  coutume  de  ceux  qui  engagent  hi  lutte,  lorsque  Tun  d"oux 
est  tombe,  de  revenir  prendro  une  autre  voie  on  changeant  le  mode  de  5 
'  la  lutte  dans  resperance  do  la  victoire,  Satau  espera  aussi  qu'en  chaugeant 
la  lutte,  il  vaincrait  Notre-Seigneur.  11.  Lorsqu'il  vit  Notre-Seigneur  lui 
dire  :  II  rst  (•crit  71»'  rhomme  nc  vit  pas  seulement  de  pain',  il  ponsa  :  «  11 
li  r..i.  ija  n'est  pas  souniis  a  la  faim,  ni  attire  vors  la  nourriture,  *  car  voiU'i  qu'il  a 
^  "'  jeiiue  quaraute  jours  et  il  n'a  pas  eu  faim;  il  est  (^donc)  evident  quil  est  au-  iu 
dessus  de  la  souflrance  de  la  faim.  Je  lui  tendrai  un  autre  pi6ge  de  vaine 
gloire.  Je  renorguoillirai  i\  Taido  d'uiie  parole  du  psaume  comme  si  elle 
elait  dite  de  lui.  Jc  lui  dirai  ([u'il  cst  ecrit  :  //  «  cdmmomh'  d  ses  anyes  d 
ton  sujet'-.  Je  conimcncerai  par  le  louor,  pour  (|u'il  soit  faoile  i\  tomber. 
12.  J'ai  agi  de  la  miMne  maui('Me  pour  David;  je  lai  captive  d'abord  par  1:. 
la  vaine  gloiro  lorsqu'il  disait  :  KprDiive-mni,  Dieu,  et  CDnnais  nton  civur,  et  vois 
s'il  1/  a  en  moi  une  voie  de  faussete\  11  inc  fut  alors  lacile  dc  lo  pousser  au 
mcurtrc  dUri,  cl  celui  qui  avait  dit  :  //  //'//  11  iuts  en  moi  de  voie  de  faussete, 
s'est  trouv('!  dire  :    \/V  jiilic   dc  moi,    IHcu,  sclon  ta    liontc  \      \'.\.   II   1110    sora 

1.  Mallli..  IV,  '1.  —  :;.  Miillli.,  IV,  c.  —  :i.  l'.-;.,  i:\x\\iu,  l'3.  —  '1.  l's.,  1.,  3. 


[23J  2-=  HOMKI.IE  SUR  LRS  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  133 

w^  ».f>  >  »°>  jioi^ojii  jL...q  •>  |jo(\  v^/o  .^ln  1 » ^  N>->/  .  joil^  wC^^  yoL^i 
,°>..»  °k  \;  )K-r>.,t>QJL^>o  .ooi  jK-fcX....  )K_^i>ax^w.^  f"'^  )iot-daji  .^o(a^^^/; 
^^^Oo    )joto  .)lai6i    ^^o    ..);ot.iaA    ^io    )l».,JS...io»    )KofK>l..V)    .-oiivjLS 

^^k-SLllO     )la^'t^     >2l^S-m1^J1    •.)j^|     y-,1     0|,..  •>>/     .OUl2lJL3     OOt     «...K.^    ^.1) 

5   ^'^si.j    y.^1    s..oia^>^    )j/    ).^po    jl/o       -.^JOVJ»   oil^^^j    s^/o  ))Oi^aA;    \~^  t 
Oiis.    )oo(-J;    s..o(a^/   ''^^  ^^.-oi   jlt   :)t.3   ^t-cl/    ts^)  n  »<  «>  'jj/   t-^/o  .oo-./ 

.)j;^ 

y..».  .^  o-.^o  .K..>.^.X  yfM  ^^  JoC^;  Kj/  oi',.,^  y/  :oiS.  '«.^/o  oV^ 
y  •  '=^'  )aI.M  ..^oi!!^;  Kj/  oi',-^;  ^o^  K.\aa,!*  .y..<i^^  ^  n'qii  v«oiaaJL^.\» 
',  ^  t  >o;  ><"/  ^^••i»  ^^.^^/  '^t-s  >-•/  ))*.^oo  )-ioot  ^;i«  )aoi  la-..  .)tJaL^.J» 
Kj/  ''^^^;  ^;  y/  .)oiS5^;  fco/  01^-3  Jk-)',-.'tJL  .K.*ajK.io  jJo  lis^i  y^/  .y\ 
yJL^\o»o  yi^f  )aL.<  .  '>ot »  •>  ..o  v.*').^  ajoi;  .'r^/;  yO-3)J  ..«ot.>tC^^.^;  .la..^!; 
.l).^o   oMl^J    ),Jjl   y^/;    .).^o6i;    '»1'«)  ^lVl  ^^   \^  f-L^-flO  •)-3Jl^;    )J!jLd  ^«-O 

1.  Oni.  t'.  —  2,  fiCV-»  C.  —  8.  vao-o  B. 


D  lul.  128 
V"  b. 


10 
o 


facile  de  jeter  aussi  cclui-la  dans  le  piege  de  la  vaiue  gloire;  car  la  vaine 
gloire  est  un  filet  agreable,  un  filet  dont  la  texture  est  double,  un  filet 
tisse  de  vaine  gloire  et  d'orgueil.  Celui-ci,  parce  qu'il  a  jeune,  se  glorifie 
en  lui-meme;  je  le  louerai  comme  un  jeuneur  pour  qu'il  soit  entraine  vers 

'•>  rarrogance  et  qu'il  tombe  dans  le  piege  de  la  vaine  gloire  et  je  le  vaincrai 
en  cela;  '  sinonje  m'adresserai  a  lui  comme  k  Job  et  je  lui  dirai  qu'il  est*Broi.i28 
vainement   appele    fils,   puisquil    n'a    pas   coufiance  que  son  pere  viendra 
laider.  » 

14.  II  s'approcha  et  il  lui  dit  :  «  S('  tii  es  lc  Ftls  dc  Dieu,  jette-toi  en  bas,  car 

ii^  (7  est  eerit  qtill  cominandera  d  ses  anijes  d  tott  siijet'.  J'ai  entendu  certes  que 
tu  es  le  Fils  de  Dieu,  montre-le  en  realite.  Jette-toi  maintenant  d'une  grande 
hauteur.  Comme  fils,  aie  confiance  en  ton  pere  qui  te  protege.  Si  tu  des- 
cends  sans  mal,  tu  es  vraiment  le  Fils  de  Dieu;  mais  si  tu  crains  de  des- 
cendre,  tu  fais  mentir   fon  pere   qui  a   dit  :  Celui-ci  est  mon  fils  et  mon 

15  ami.  Montre  ta  victoire  et  ton  pouvoir  devant  les  troupes  des  anges.  »  Satan 
a  pense  qu'il  arriverait  Tune  de  ces  deux  choses  :  «  S'il  se  precipite  et  menrt, 
je  me   moquerai   de   lui,  paice  quil   n'y  a  pqs  eu  de  secours  pour  lui;  sil 

1.  Mallh.,  lY,  6. 


134 


1.  —  SAINT  JF.AN  ClinYSOSTOMK. 


[24] 


.)jiO|.2LA     y^l    0^^.«-«.    ^oImO    .fO(.3fcsjA/j 

ot-JL-aa  )^j  )jou>  .").«v^j  oi^o^^  >f>°iiV)  yo^  ^^  .\x^m\  ^jl»  v^)j 
♦  1!  loi.  129  ^_.^icuJi5       jbuo»;   )ji-o  ^^^  V<^.X.Vl  ^t^  .joC^f   oo(  )v-=>j   >5».^too  :K-*KS. 

.OJ^      Kj/     p6/     )lV)    .'^OtO^^O     Ojlo^      'OOV-D     oC^^^^     tsj/     )vi0    y/     .yofco/       5 

ouiijo-^  )  tmtvio  -.oulSlj  ''^..^Jja  otju^t.^;  -xj}  K^/  .oti « ->»-3  omlSJ  )«-*-); 
■'wwxu)j/  ^io  ^-^j/  •.sOOi,*°>i  ^^..i^^«.^Coj  ^-«^jJ  »fi^  jJ  )oiSs  ..)oi:^; 
ocn;  i^— ^  o6(  .)ji;a^  oC^  )oo(  )oiSx  ^io  ).^oJo  .Ju/  ^i.  )J^»*  -»  )i.)l 
.-Olo;)%  ^^  )oCSX;  OUMOi.  jlJ5  001  •.))^ !,.>->  )J^--i6  OUlSU  ^'^»^ 
Oi  I  V»    00(    kd/    •.  '^0(a^;Owi;    )jL^i»    ).^«-2    ^-aKs    ^^;  ^^«^s^    ^;   vJP^  io 

-po/  );o(  a\  .^oi!:^  )->po^  ).lmjl  |J;  ^o,^!^  .'^/  ^  o(.^oaa\.  0(^:^01^ 
.o(Loo3^  ^^  oi\  jJip^  V-^  }i  •)-»/  yf^?  ^'^*^^  >.i  >mii.  jJ;  )i^ca\  yi.io 
^/   *  .^1/   _^  )ia£S;j.o  ^o(;  .^p6/   p  ^.M;   )l^j   )oo(  sitti6o(  jj   |J/o 


H  fol.  r2',l 
r-  b. 


1.  uwo^..  C.  —  2.  V»-'*'  -^^-  —  3.  Sic  A;  oya  C.  —  4.  i.ov.,»o  '^.  —  5.  \^l  C.  —  6.  ot«io»n   C.  — 
7    .a.co  oot  ov^  ^ja/  A-  —  8.  A  a'1^1-   o»^' 


r°  a. 


tombe  et  ue  nieurt  pas,  je  Fai  captive  en  le  faisant  s'enorg'ueillir  et  il  a 
montre  sa  puissance  comme  orgueilleux.  » 

15.  Disons  h  Satan,  avant   la  reponse  du  Seigneur,  i  ce  sujct  :  qu'cn  se 
jetant   au    bas,  il  sera  reconnu  pour  le  fils  de  Dieu  :  «  Puisquc  vous  etes 

*  B  foi.  129  dcbout  tous  deux  sur  la  cornc  du  temple,  *  si  tu  en  as  la  force,  approche-  5 
toi  de  lui  ct  jette-le.  Pourquoi  lui  dis-tu  de  sc  jcter  de  sa  propre  volonte? 
Y  a-t-il  un  liommc  qui  se  tue  de  sa  propre  volonte  et  qui  demande  le 
secours  do  Dicu  ?  Diou  ne  secourt  pas  ceux  qui  se  tuent.  Si  lc  mal  vient 
necessairement  sur  quelqu'un  ct  quil  impliue  IMeu,  il  en  reccvra  du  secours, 
mais  cclui  qui  aura  attire  le  mal  sur  lui-m6mc  repousse  le  secours  de  Dieu  10 
de  prcs  de  lui.  » 

16.  Comme  .Salan  avait  voulu  tendre  dcs  cmbrtciies  i  Xotre-Scigneur 
ii  Taide  du  Livre  (saint),  c'ost  encore  h  Taidc  du  (Livre)  ipiil  liii  ferma  la 
bouche  en  disant  :  //  esl  ccrit  :  lii  nc  tfnlcrits  pas  lc  Seigneur  ton  Dieii'.  Notro- 
Scignour  n'a  pas  dit  t\  Satan  :  «  '\\\  nc  mo  tcnteras  pas  parce  quo  jo  suis  M 
ton  inaitrc  » ;  car  il  no  lui  lit  aucunc  rtivolation  snr  sa  divinitt'',  sinou  il  nc 
Taurait  pas  coinbattu  iine  troisiomc  fois  cn  disant  :  Jc  lc  ilonncrai  vcs  roi/iiunies 

1.   M.illli.,  1\,  7. 


[25]  2''  HOMELIE  SUR  LES  TENTATFONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  135 

jjiia^w  ).^^j  |i  «mi  f.^^;  vjujj  jJ'o  jii  .oC^  V^/  jj/  .s^  ;o^-£d1o  ^^^1 
jj/  •'ypo;  oilooi!^)^  l-L^^-tt  joot  ^'>-'~<^  JJ;  ■>  I  «Nt-»  |;o<i  ou^  .joi.'^  ^^ 
^Oi  \ •^ ->  joj!^;  'f~'">^  ^°°*  "^^  '^^  ^*^'^  ).£fajL^  )L:)a.....«wJ).  )ajt.a\;  y^l 
•  yo^  ^oi  ^^  );K..jl^  jj  oo(  '  ^Of^SjLSt  o6|o  .y..o(o]^/ 
^  ''K!^i;  )^^a^  ool  );olS^/o  '^U;  )i)t-^  ^^C^s.^  ^_is^/«  ^;  wi^  )l^ 
).^a9o  •l-^.^D  '01U01..3  .)jL^.aD;  oiKaXaI  )'f>^;  ^"^  ^'^'^  J^^^/;  oUMi^ajC^ 
^.•^..M  .^^«^K^  )jL^«^.d  oiJd  )).X,^D  |'<»)~^  .^coV3;  >^oir>  imNo  o  ^a.^£D; 
.l^'^l  )-2k_JL-3  ^^.^  l-^f^  •.''oilS^Ju^;  )K,.^ft^^  w^ofroaj  •.v.aj'l^vjLj;  y.^1 
)Ls,  |l    }y..ia  «oioK.-./  p  ^fio't-3  '^*-^   v/   •l'Ot~3Q-»  ^io  sa_*.V_i  ^;  ^i->. 

10    oa^   vCO'^J«         ^    )J'o    K..)V.3K.«    jL^S    :).^^00    ^^    IV^L^k'    ^JU.    :)OI..3KjUt  "'Bfol.  129 
\  V  •    V  '        v"  a. 

'"^joi^^Oio  .);oi.aaji    '^^  ^-io  x^  CSL«Kio  Ih^^L^   'y"^-%^  V^^  V,»-^'^  .)»oi.^aji; 
.)jLa..^a^  )ioi.da*.  ^^  kOO-M^-i   •.)io'^  .t>o;    )vi  «•^to/   ^^  ^o^  )i)js^£a.3 

1.  j»3    .*jj,    A-   —  2,   Voouo»  BC.  —  :!.  "^aa?  C.   —  4.    l^U    C-    —   .5.    om,   AB.  _   g.    .«oiUota  A.  _ 
7.   U^J^  ^joCoo  l^u,^  A-  —  8.  oi^i».«.e.i>.  A.  —  9.  Om.  A.  —  10.  Ijo»^^»  AB. 


*  si  tu  te  prostenics  et  m'adores';  mais  il  lui  dit  :  «  II  ne  convient  pas  qu'un  ♦  b  foi.  129 
homme    demande    du    secours    h    Dieu   par  maniere  de  tentation.  »    Nous 
connaissons  par  \k  que  Satan  ne  s'etait  pas  aper(;^u  de  la  divinite  de  Notre- 
Seigneur,  mais    il   le  tentait   conime  un  simple  liomme,   car   il    savait  que 

5   Dieu  est  en  tout  lieu  et  que  celui  qui  est  partout  n'est  pas  jete  dun  lieu  dans 
Tautrc. 

17.  Je  desire  terminor  mon  discours  avec  le  second  combat  et  consentir 
encore  une  troisieme  dette  (un  troisieme  discours)  pour  la  fin  de  la  victoire, 
car  plus  on  prolonge  riiistoire  de  Satan,  (plus)  sa  honte  s'accroit  et  plus  les 

iii  louanges  de  notre  Sauveur  augmentent,  (et)  des  traits  nombreux  sont 
enfonces  dans  Satan.  Aussi,  pour  qu'il  soit  tourmente,  prolongeons  jusqu'au 
dcrnier  dimancho  Thistoire  de  sa  mechancete.  18.  Pour  nous,  fuyons  la 
vaine  gloire,  car  si  Notre-Seigneur,  qui  est  maitre,  n'a  pas  voulu  se  glori- 
fier,    nous,    qui    sommes   poussiere    et   cendre,  combien    plus    devons-nous 

I"'   *  l'uir  la  vaine  gloire,  car  il  arrive  que  les  bonnes  actions  elles-m^mes  sont  *b  foi.  129 
annulees   par   la    vaine    gloire;    aussi   (Notre-Seigneur)  nous   a  montre   en      ''°  ^*' 
beaucoup  do  choses  rexcellence  {'^■/yi[>-y-)  de  rhumilite.  Rejetons  loin  de  nous 
la  nuisible  vaine  gloire,  ne  demandons  pas  le  secours  de  Notre-Seigneur  par 

1.  MaUh.,  IV,  9. 


V  li. 


136  I.  —  SAINT  JKAN  CIIUVSOSTOMli.  [2(i] 

yo^  ^^>J3*  ^^_.6i-j  )]/  .jjLibeL^oi^  jJ  ^^l  ).i«.mi  ^)  ypot  ouiiO^  )>^^J  jl 
>ooi\  11  •Jlol/  ).°>  X  ..o  ).^«ooi.>  ^t->)-3  ^A^J^li  >.*l^oo/o  .,  '>\>oi\  oi^  va*t°> 
<o->^04  .yoo^  ^^)-io  )  'j^-  "»\  vV^  .^°^^?  /-*/  •.)■«  ^» ';  otKN^o-B  yoot^ocia 
•  .0(^  'po)j  .)lol./  ^^)^  >&>-3l)  ooi  )jL^a^oi^  y/o  .^Oi!^  )~>h^c^  ).cajl  )1« 
yfOi.3aLii  ^f  ^^?  •^°<>*  )jL^eLoi^  jiJ^  jlol/?  -'V^/?  »JO<iNf>°>\  vfn  .°>i/ 
^)j  :)lol/  0^.21^  ).^N..>  )jL^  ''^«^00«  -^/  y^/o  .ooi  )a,>^f)j  )loi/  va^.M 
yjpo  ooi  vs/  ..»•»«!..  )K^JL>>^K.^a.3;  ).^fooi~.f  vOOiJ.oi^a.ot  jJ  ''^^..^s.^  •.oi^^ 
oooi  .  «\'a  )loi/  ^>\jL3t  .^)_400i^;  yooiln  i  N>  .oi  )J  ''^..^s.^  .)lol/  V^-^l 
♦n  loi  i.i^y^jslfloj  )-ai'jj  ^^oo..  K../  ')oi  :'^i6/j  jlj/  "'1S>_/  yjo  .)jLiai'oiio  ]J  ^/  oi\ 
^«  t v>  .oi^  |J;  ^*^^/j  l-a^  l<a.«,>  f>  ''^^K^^j  .)«oi  ks/  ««.^  '.  yo?  y^^f^  )1°1/ 
■)o,_:ia2S-a  )oi3^j  >  ,« i,v>  .oi-:>oj  ^..Ji^jJ  )lol/  ^^«.^iLsl^oo  't-".^  U^  .'')-»o6i 
^ooij  )bo  jL^/  .)oi:^  K-./j  >6.^j  ).>Jo  )l6l/  ^j  )ju/  .^\m^o\  oi^  vf>.«.ii,°> 
.)_jooi^  K^^   yPo   ^f^  )1)  •«•  >^^«)  )l6l/  ...9.^..    .V..OI  ^soi;   ^jljo  .^pktoo 

1.    «aCv^/  C.    —    J.    C    oill |^.i:i.^-^aa3».    —  |;j.    Oni.   BC.    —   4.    |w»  :    i-icl    B.    —  5.    ^^   A.    — 

(\.  ^ow  lw'.'.ot>o  Ut  l^  A.  —  7.  .a^t  A. 


tentation,  comine  les  infideles,  mais  croyons  que  tout  lui  est  iacile  i  faire. 
19.  Lorsque  les  Juils  et  les  paieus  demaudent  des  prodiges  par  nos  mains, 
fermons-leur  la  bouche  i\  laide  do  la  parole  du  propli^te,  comnie  Notre- 
Seigneur  a  ferme  la  bouclie  de  Satan,  et  disons-leur  :  II  cst  ccrit  :  Tii  iic  tcn- 
teras  pas  le  Seiyneur  ton  Diev*.  20.  Si  c'est  un  lldele  (jui  demande  des  pro-  5 
diges  par  nos  mains,  nous  lui  dirous  :  «  Obeis  i\  Paul  (jui  dit  :  Lcs  siijncs 
sont  poiir  les  infidclcs;  poiir  nous,  notrc  ijlorifiviition,  cn  placc  dc  siynes,  c'est 
la  croix-.  »  Et  sil  dit  :  «  Pourquoi  les  apcMres  faisaient-ils  des  prodiges?  « 
nous  lui  dirons  :  n  A  cause  de  l'incredulit(''  des  .luifs  qui  considerent  lcs 
choses  visiblcs.  Notre-Seigneur  lui-m(?me  lit  des  prodiges  a  causc  dc  rincre-  lo 
dulite  des  .luifs,  lesquels,  conime  des  inlideles,  lui  deiiiaiulaient  A  tout 
n  foi.  129  i'istant  des  prodiges.  »  Ivt  si  quelqu'un  *  dit  :  ((  II  y  a  aujourdMiui  desjustes 
^"  '■  qui  opdir^uit  des  prodiges  de  place  en  place  »,  qu'il  saclie  encore  ceci  : 
Cela  a  lieu  pour  la  duret(5  de  coeur  des  inlidcles.  Quel  besoin  est-il  de  pro- 
diges  pour  ceux  qui  croient  qiiil  esl  facile  h  Dicu  dc  tout  faire?  21.  Celui  )»■ 
qui  veut  connaitrc,  a  laide  des  prodiges,  quo  Dieu  existe,  iio  tirera  aucun 
avantagc    lois^priis    aunnit    liiii.    {'oiir   ([uc    tii    saclies   (p^il    eu  est    ainsi, 

I     M;illli  ,  IV,  7.  —  '2.  Cr.  I  Cor.,  XIV,  •.'•-";  (ial.,  VI,   l'i. 


*  B  fol.  131) 


[27]  2"  IIOMKLIK  SUIl  i.ES  TENTATIONS  DE  XOTKE-SEIGNEUR.  137 

^Ll/  ..otlii.  ^x*X^  jj/o  .^jlJ>.  jtJjL^  jlol/  li^x^  jjotj  ^Vio/  )Iv-Ao 
.^«oiOj.,» ao  \K.^  ypo  f^l  |^>~.^^  jf^  .vKjUt^CL^  ot^  ^.\  n  to  j.A^ooiV 
jj  .oi-:>a-^.  oooi;  ||-...^0  \-l->)o  •otiii^  Q-^j/o  •^♦■^>0"^«^  a*3i/o  .w.»!^  '  ol 
>n « t°i;    .oooi  >  .>o  ^ooo  vOJOi    ^Oj.aQ-^o  )J/   .)i/   vooi^  )q-^;   o-^^;   ou.K3 

.^iv>o\  oi!^ 
\siO  .yVio;  o«j»;q^  ^^^  v^«^J^  |J  -.l^Ji.^^i  ),j:^«\l  X-''^/?  ^^  ^/ 
y/;  .^V^/o  )9VJi;  jL3JL3,JS.^O  ^  >  ...^^Ol^;  \^o  .)ji\o)-3  >  t  >  m  iJ^OO; 
.yom')!!;  yO  •>\  )  °)\  v>  \xi)0  ^%>^^  :oi^  \0^^l  ^^^.^i»;  )jl./  ooi  V^* 
>...oio..,. \°i\  '>^lslu6  )j«»\o)o  ^;^-*;  ^^^^;  -.ot-^  V^)~)  ^^  'V^/;  oou/ 
..)..fisi)_o  ^^i"^  .woio^i\a.\  ).i&«J^s.^  )  f)  ici^  ->;  V*»-.^  ^•^^^  •)-dt-o  yaaL\)j; 
)-^  ^  w>.)  1  >o;  'ooi  )_;ooi-.  ^;  y/  .>  »\  i  n  V>  )la3j  «sJb^  )J^s_3aM 
a2;il/  o3;iJ^Oo;  .-)  mnVi,L^;  yOOt.^.^  )_a:;;>\  ^j.^  .0|\  V^)j  ..  ,l,.«q;iJSoo; 
li-sii/    odJ^/    sS/    )lt-..  \    .'^jL-flO;    ))JU^  )j?-^o/    ^''^    >«®l»-^/   'Ot-^j/o 

1    ^.No.  BC.  —  2.  Om.  A.  —  3.  oN  AC.  'i.  ^  ,;-jiaj6oo^  A-  —  .'•,.  ;-5oli  .^wi  oow/  A.  —  r,.  «aiii»  A. 

_  7.  B  oni.  ow. 


apprends  :  Notre-Seigneur  a  fait  beaucoup  Je  prodiges  cliez  les  Juiis;  ils 
disaient  a  la  lin  :  Cet  hoiiime  a  fail  beaucoup  de  pnnliyes,  el  si  iious  ne  le  tuons 
jjas,  les  Iloiiiains  eiendront  contre  nous  et  prendivnl  notre  ville  ' .  Notre-Seigneur 
dit  une  (seule)  parole  k  ses  disciples  :  Vene:  d  ma  suite  -,  et  ils  ahandonnerent 

5  tout  et  ils  allerent  a  sa  suite  et,  pendant  tout  le  temps  qu'ils  furent  avec 
lui,  il  n'est  pas  ecrit  qu'ils  lui  demanderent  de  leur  montrer  un  signe,  mais 
ils  cro3'aienttju'iI  pouvait  tdut  faire  facilcment. 

22.  Nous  aussi,  ([ui  sommes  les  disciples  des  apotres,  ne  doutons  pas 
du  secours  de  Notre-Seigneur  lorsque  nous  sommes  eprouves  dans  la  tenta- 

10  tion,  et  lorsque  les  ennemis  *  de  la  verite  se  moquent  de  nous  et  nous  disent  :  ■>■  b  foi.  i3o 
«   Si  ce  que  vous  adorez  est  veritable,  pourquoi  vous  laisse-t-il  tentcr?  » 
Si  (quelqu'un)  nous  dit  cela,  rcpondons-Iui  :  «  Nofre  roi  exerce  ses  soldats 
dans  les  tribulations,  pour  qu'ils  apprennent  la  guerre.   Si  un  roi  nourrit  ses 
soldats  dans  les  delices,  ils  trouveront,  en  temps  de  guerre,  la  defaite  en 

ir.  place  de  la  victoire.  »  Si  c'est  un  Juif  qui  nous  insulte  lorsque  nous  sommes 
persecutes,  disons-Iui  :  «  Vois  tous  les  justes  de  la  Loi,  qui  ont  ete  violem- 
ment  persecutes  et  meprises  :  Abraham,  en  sus  des  epreuves  nombreuses 

1.  Jean,  xi.  4is.  —  -2.  Malth..  iv.  19. 


138  I.  -  SAINT  JF.AN  CHRYSOSTOMR.  [281 

s^l  otto.  ^'^.^  I  I  «•^no  .j  I  •^\n  v>  i]^<__3  ^^  ».n  ^.  m ./  .yCi^V^  N^^aL^ 
I  v>.  ■«  V^  )l.t.<J^o  •..  a\  K-ik^  ..^.^K-a  )..53.iL^o  )f_i>^w,^  oo  f>\.  .\^^Kji/ 
.'^o).A  ^  >S;'i-/  t~*o«  .)..xu^  ^;'^/  )jkQ^  .^0(0.»/  ^  xr^?i/  ''^ftxi .  .)oo( 

.vOodotlS».^^        K^,^l/     '   )jXo).2     U^^J      vOoC^OO     .^'^>wh.3>^/       ^^     ^V^    )_<i^ 

MUol.  130  .JLi^,   Jjs^  o^  J^l,  J^  ^/   :)oi..-_s    'Ji):^;  U^  U^oh.   \-^M  '  r, 

).X./o  -.oumo.^  oVjSl^  V^M-  I ' ''^ ^  ""^o  :''>«> .^flQV);  )K^w^^'  ou^  ji^ 
K>  it;  w.ot-^>-^  ^;  V  /  .)j^f  )»>3>-co  "^.^  oi-\  a^2L^o  i)'!.^  '|L^^  ^h, 
OJdoi  ).>>l3;  ^^oi  ^QJqo  :oCS,  ^0.^0  ^^sav^  -.oif^a  o^>^  ^^  )lQ,.iwk.  oC^ 
).v>  ■«  n  <if>/  )_JOi_3  ."^j^jo  IS^i  ^^>.X3  o«i^^^'  )t-»J  :oo«  jloj/j  '^^*^^  :oi^ 
K^^M  )ts,.,«^'o  ^^  sO-M^/i  jujl  v..o(-.)-.«.  y/  .^j\i-»  )  >  I  « I  >\  )oi^  \\'eo  10 
:ou^;  )«»^-flD  '  >f>'m<=>o  .\j^i  ^^h,  \^^.^  )J°  ^^-l^^^a-^  )t-^^  )°^®  :)oiI^ 
.jLflpyva  )ot-.V.a^;  ^/  -.oi^  auxl&o  )oC!^  ''^^V^  .^^^o^t  )JL«.  ^ibo  ^^.jlo 
:)jLw;   )Kjl^  oi-a  ^^/;   ^jJ   ^ou).»  ^t-i/   .)jl3J   ji^  otK^^«_^y.a  vim^-^fesj; 

1.  Om.  A-  —  2.  &>^&>»/  .•VB.  _  3.  lijS,-oli>  A.  _  4.  Sic  AC ;  ^i.\.U  B.  _  5.  «»k^»  C.  _  6.  ^Sk.^tt»^ 
A.  —  7.  I>^*»a  C.  _  8.  Oni.  C.  _  '.1.  <£M3y  A. 


qu'il  a   subies,  (a  vu)  enfin  sa  femmc  elle-meme  conduite    k   la  maison  de 

Pharaon.  (Quant  tV)  Isaac,   apres   la  promesse,   le  glaive  a  ete  tire  sur   sa 

tete.  Jacob  a  servi  chez  Laban  par  le  froid  et  par  la  ciialeur  et,  k  la  fin,  il  a 

ete  trompe.  Joseph  a  ete  veuJu  par  ses  freres.    Mo'ise    a  ete  jete  k  la  raer. 

David  a  ete  poursuivi  par  Saiil.  Elie  a  fui  devant  Jezabel.  (Pour)  tous  les    5 

justes,  leur  perfection  a  ^te  connue  dans  repreuve. 

nfoi.  130        23.  *  Lorsqu'un  mcdecin  ausculte  un  malade,  s'il  voit  qu'il1ui  reste  une 
i-J  b.  .  .....  .        .  . 

portion  de  vio,  il  lui  interdit  les  voluptos  qui  nuisent  et  il  apporte  fi  sou 

secours  les  remedes  qui  le  purgeut.  Lorsqu'il  y  a  du  pus,  il  coupe  et  il  le 

fait  sortir  dans  Tespoir  de  la  vie;  s'il  voit  que  pour  lui  la  (vie)  auimale  s'cst 

6loign6e  de  tout  son  corps,  il  le  quitte  et  rabandonne  ct  il  ordonne  de  lui 

donner  tout  ce  qu'il  demande,  parce  qu'il  est  en  route  (vers  la  raorl),  quil 

satisfasse  son  di^sir  sur  tout  ce  qu'il  veut  ct  qu'il  s'en  aille;  Dieu  agit  tou- 

jours  de  cette  maui6re  envers  les  hommes  :   s'il  voit   uu   hommo  qui  scst 

dloignd  de  la  pi6te  conveuable,  qui  est  resclave  de  Satan,  qui  ne  se  sou-   ' 

vient  pas  qu'il  y  a  un  jugement,  qui  a  coupe  son  propre  espoir  et  qui  passo 

sous  silence  la  vie  11  venir,  Dieu  le  ([uittc  et  Tabandoune,  commo  lo   malado 

qui   est  dans   lo  lit,  afMi   (pfil  so  d^lecte  pour   uu  ltMn|ts  dans  los  voluplos. 


10 


v°  a. 


130 
Vb. 


[29]  2    IIOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  139 

vSVi     .joC^  lo^  s-1  .'t  f>o  \i^-^  ^^  sf> » ..jo  .^otfi  I « \   yoy^     h-^t     )o..t>JOio  *  D  !oi.  m 
yo^   )1),  oi^  K^/   y/o  .yjuu^vjj^  oiV.aaji    )>.mKj5   .)iaX3;    ^/   oi^  v,..!-^o 
vOi-^;   -'l-^!   1-3     )~ijL^o  va..SLlio  .'')-j«.^o/;   )iaa:>   oiiv>   )i.^£o6   :)K.«.^^j 

.o('^;   )^>.,ta^\ 

.5  .V^/  fj    'sjoqJS^o  °>\   >y.o<-fcX:>a*  .)jJ^6/  ^9,_^<»^  \:xls  >&.tl«  Kj/  i^^ 
^JU).»;   ).^o   .),..,«,>„>n;    ot.^..L.M    v.^>^^   V^^   .wkJ«^o)_3   ioi^Kji/     ' K.^)Lwi.^a.M 
jj/   .)ou^;    0|laJf.^f^    ''^O.    v^\°>Kj    jl   .^^\  po;    )jkJ:A90    ^«..«^S;    U^l) 
)'m  )L«V^  Oi^  y^^^*    \r^l   •t-^/;  «  v^o^vN    'scoQL^aS;   oiK^^  )-^-«t-o  looi 
^.-\o»  )jLio  ^^^^5^^j   V^io)!   jJ    .'^-.   onK^  jJ;  J>o^  '■'v.onI;  ).XJ>i  jJ    .oii. 

>o  .^oicLu;  sjL^    )J   ^/;    .V^/;    sJDo\o'^\   >^oi.»^:>ojL  .)L2io\^.3  J^/    )JL^^aJi 
....•^>/    ^jJo  ^^^oi  )*^;   ^-s^-s  )^-3  ) «  '>i    )-«^i/    ■>  1  n\J^oo  )J   oi1^wkVo/o 

Oi^    V^/o    .)tLajt.  vO0<\.3    ^.^UL^^Ju^O    .).:)oJ^X3    ^.iUL.Oi3         ).Sk^V         )jL^    .'^/o^Bfol 

.)joV  ^Q-i»  J^^/    )',_«*)^  )-i^/o  .^n  .  ^o  J^ot»  ).^J^.^*  ^Q_Ss  )o(  .)oi2^ 

1.  >outto  A.  —  2.  A  add.  lov^%.  —  3.  ^»i.o/i  C.  —  4.  ovl»  C  (sec.  ra.).  — 5.  laoaikoi^i^  B.  —  6.  t^.U»- 
A.  _-  7.  aiDii.oia»  B.  _  8.  ^^  AC.  _  9.  cu»i.l.  A.  —  10.  A  ecrit  deu.x  fois  taa\^io  Ui  »_.».  _  11.  ^^ 
A.  —  12.  Hj  A.  —  13.  U»  "^^M  A. 


Mais  s'il  voit  iin  homme  qui  a  une  portion  de  vie,   qui  a  mis  le  jugemeut 
devaut  scs  yeux,  qui  est  eloigne  de  Tiniquite  et  proche  de  Dieu,  *  il  le  purifie  »  b  foi.  i3o 
et  il  reprouve  comme  dans  une  fournaise   pour  que  sa  beaute  apparaisse  a      ^°  ^' 
chacun  et,  s'il  y  a  en  lui  une  tache  de  peche,  pour  qu'elle  lui  soit  enlevde 

5  daus  le  creuset  des  soudrances  et  qu'il  en  sorte  un  vase  pur,  propre  au 
service  de  son  maitre. 

"2'i.  Tu  veux  savoir  combien  les  soufTrances  sont  utiles,  ecoute  Paul  qui 
dit  :  Je  me  (jlorifierai  vulontiers  dans  mes  souffrances  pour  que  la  force  du  Christ 
rcpose  sur  moi\  Lorsque  nous  voyons  les  justes  afiliges  et  les  mechants  qui 

10  prosperent,  ne  doutons  pas  de  la  Providence  de  Dieu,  raais  rappelons-nous 
la  parole  de  Paul  qui  dit "  :  Le  Seifjncur  chdtie  celui  (luil  ainie^.  Ne  cherche 
pas  a  scruter  rinsondable.  Ne  dis  pas  :  «  Pourquoi  y  a-t-il  ces  vicissitudes 
dans  le  monde  ?  »  Ecoute  Paul  qui  dit  :  Personne  n'a  scrute  ses  jugements, 
et  ses  voics  sont  insondables  \  Le  prophete  Jeremie  chercha  a  certaine  epoque 

'5  a  scruter  ces  choses  etil  ne  le  put  pas,  et  il  dit :  Pourquoi  les  mechants  *  sont-ils  »  b  foi.  iso 
riches  en  (ce)  monde  et  pourquoi  tous  les  menteurs  sont-ils  puissants  ?  Et  Dieu  lui      ^°   ' 

1.  II  Cor.,  xii,  9.  —  2.  Le  texte  porte  en  plus  :  ^aa^:».  _  3.  Hcbr.,  xii,  6.  —  4.  Rom.,  xi,  33. 


»       u 


10 


140  1.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTOMK.  i;WJ 

"''^«w.JOj   ~\->-«»   ')^o   -.Kj/  s'>  n\v>  jKjiLau  ^i>o  ..toi;/   jJ    Vi^  )K_,CS;.^ 

wO«QjL<w^t     .j^^CL^^O    JV^L^    OfOi^OO    |jL^     .    yOoC^     t^j-)     •  '   «    «  '>50JtO0;     |.^>^V 

^  oC^  ^jUljl  ^V^^o  .JJLJX}  o%li  ^a^  .L\^  ''v^^^^o  yb^ooo  ^^o^  .'jLx^ol 
jJo  .jil^o  «^u^wi^  .oi-L-^  ^^^-xJ^  yoila  oiia^to  •.  )..<Jliii  sMi',..too  .oi\  .» 
0(«a_3«  M|-^'/o  •.)_jfL^/i  ''^s^  oi^/  )bopo  .>>o<omM\  jpo  )o6(  o>v>  «Jl.'.-^ 
.o(V_auo\  )too;  );1^^  ^o^o  oil^X^^o;^  )o'»'o;  )'»',o/  ^lioo  :o^«  "^o. 
o«  *  '^  I  \  p6/  .^OaA  o,^  ))-^  '  oi\  ^K.^  )la^o  .)Ko'9oi  )l'fAO  )jlo 
6«!^  ^^:.5l  ^>°>i  )_..^S^  )jot^  .o^  V^/  )oi!^o  ."'..«■  v>m  ^*!/   ^l^/   «..i^aD/ 

vJLl/     J^^.iJ^    .)la.3    J^^A^    y.^1         )jOI    ^.^IOL^:».    ^^    )oO(J    •.--'■"'>  -•    ^«    ^L^    .  ^JL^ 

lifol.  l.M  .ojA    >X>}Lm     Ijli    )-Jl-^;  jJ^iO»    >6.^»    ^^«.^^    .'')1qO    J^-«_i    yJll^J^O    )fj« 

1"  a.  .  .         .     .  «  j     . 

jJo  .jf^   «  A « ..  t^  v/   |);   .^.^clS^  )joi^   ^^  ^^*"^^?   ^^^   'o  «'mi   ooi;   ^^/ 

1.  ).5o  A.  —  -2,   ^w^  A.   —  3.   ^ioJ^M»  W»«»  A.  —  'i.   oJ^  AC.  —  5.  C  adil.   ,*»'.    —   ti.   ;.ueo  A.  — 
7.  ^AA.viL^o  A.  _  8.  U^^  A.  _  9.  Om.  A.  —  Id.  xuiaaU  C.  _  H.  jaa::^  |jw  AC.  _  12.  Raa  B.  A  Oiii. ...  ^A. 


(lit  :  Voild  quc  tu  cours  avcc  les  fantassins  ct  ils  font  fatigue,  et  comment  dis- 
putes-tu  avec  les  clwvaux?  Tu  ne  saisis  pas  Ics  choses  visibles  et  tu  (veux)  scruter 
les  clioses  cachecs'.  25.  Lorsque  nous  voyons  les  mecliants  qui  s'cxaltcnt, 
disons-leur  donc  :  «  Pounjuoi  s'c.ra}te  la  imussicrc  ct  la  cendre'-,  (qui  n'cst  quci 
vers  durant  sa  vie;  aujourdhui  il  marche  et  demain  il  meurt;  aujourdhui  il  5 
plante  et  bfttit,  et  demain  il  abandonne  ce  qui  lui  appartieut;  il  calcule  pour 
des  annees,  et  celui  qui  doit  remmener  se  tient  au-dessus  de  lui;  il  arrache 
et  il  pille,  et  il  ne  pense  pas  qui  sera  maitre  de  ses  richesses;  il  jette  la 
main  sur  ce  qui  appartient  aux  autres,  et  la  main  de  celui  qui  va  remmener 
est  sur  son  propre  (bien);  il  prepare  de  vastes  greniers  pour  ses  produits,  10 
et  le  scheol  prepare  une  colliue  pour  son  tombeau;  il  construit  de  grands 
palais,  et  la  mort  lui  prepare  des  trous  ^  rinterieur  du  scheol.  11  dit  ;\  son 
Ame  :  Mange,  bois,  rcjouis-toi!  et  Dieu  lui  dit  :  En  cette  nuit  ou  te  reclamera 
ton  ftme  '.  » 

20.  I'our  nous,   mes  chers  aniis,  que  ce  monde  nous  soit  comme  une  u 

h6tellerie.  11  u'cst  porsoune  qui  lutte  ct  qui  combalte  dans  les  h6tcllorics, 

li  foi.  1:11  parcc  ([u'il  sait  *  qu'il  n'y  habite  qu'un  soir  ct  qu'il  s'en  va.  A  son  cxemplo, 

supportons  toul  cc  qui  nous  arrive  en  ce  monde,  afin  de  ne  pas  nous  rojouir 

si  nous  nous  y  plaisons,  ct  dc  ne  pas  nous  allligor  si  nous  y  soulTrons.  11  y 

1.  Cf.  ,IOr.,  .\ll,  l-">.  —  2.  Eccll.;  X,  U,  —  3.  Cf.  Kccli.,  Xl,  1U-2(1. 


[31]  2-  IIOMKI.IR  SUR  LES  TRNTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  141 

JA-,/  .^  V't"^  ^t-/  U^°  -^l  ^V- /  )V-^<^  -x;^  Ivai.  ^-l^^io  v,/ 
.jJis/  1q_*X-,^j  v^^io  ^-j  t-aiiu  .)K.n  \\  jJo  ').iCL^QA  K-./  )lo,„-^  jjj 
'J  <,.-aa  *    o(At  .)lajcu.;;;    )'f^c>i-=>   ^^jo^  y^    .[x-J^ax   )pool^  ochA  "^o^j 

5  J.x:\  .'rs^^vJ^  r£fT.>3rtf:73  ^ttnjcur^  rdt.aj3:\  aal.:\ 

..«oicijQ^/  K_.:d  ^  '^Q^  v-i  mi;   ^   h^l  vjt^j   oiloDj;    '))S^lj  JL^a 
)jp/   .uoj   ''^a^o   )-sj    v*^  00«  — o«   )"^?    vr^!    *»-*^  oiloj;   ♦> «'»•»'". 
>o;/   .Kjjif  yNnX    yV^?  otloaj    ^^  .ts^ai-^   v\a\  ^j/j  oifc^.sa--j   h-^ 

10    )K.aA^\    0»Jj     ^..»  ).w^<l:iO    .)K.^X-.^    ^^5s>-2JO    )jl^<^J     0|->\  >o\    >a.ioKjl/  ♦Bfol.  131 

^    )K-.b^j\     OW.t^/o    .).^<C^\    )Kow^w»  ^^.^/j     )  ^^,\\  >\    OiyJolo    -.OIV^^O 

1.   |-v\\ft*\  A-  2.  M\».i».o  ^ayN.nno  )aw  l.a'(o   U.3tt*  A.  —  3.  aioa»i1a^;  C.  —  'i.  |CCi>.t»  wi»-.i  A.  — 

5.  Ce  molfst  C-cril  renvcrso  dans  C.  —(j.  Oni.  A.  _  7.  Om.  B.  —  8.  P<^/  A.  -  g.  ^ai..o  AB. 


a  uiie  autre  habitation  et  uiie  autre  vie  vous  est  reservee  011  ii  n"y  a  pas  de 
fin  puur  la  joie  ni  pour  la  douleur.  Fasse  Notre-Seigneur  que  nous  entrions 
la  tete  liaute  '  dans  cette  habitation  celeste  en  nous  rejouissant  dans  les 
oeuvres  de  justice.  A  lui  gloire  dans  les  siecles.  Amen.  Fin  du  second  discours. 

5  III.     Dk    S.VINT    Je.^N.     TnOISIEME    DISCOURS    SUR    L.V     LUTTE 

DE  Notre-Seigneur  .wec  S.vt.vn. 

1.  Nous  allons  prcndre  aujourd'hui,  mes  chers  (amis),  la  troisieme  cou- 
ronne  de  la  victoirc  de  Notre-Seigneur,  apres  ses  combats " ;  car  la  victoirc 
de    Notre-Seigneur    (nous)    est    commune,   il    a  vaincu    en   efTet  et  il  nous 

10  a  tous  rendus  victorieux.  De  meme  que  la  faute  d'Adam  nous  a  tous  rendus 
coupables,   ainsi   la  victoire  de   Notre-Seigneur  nous  a   tous  rendus  victo- 
rieux.  Adam  a  ecoute  le  conseil  de  Satan  et  il  est  tombe  dans  le  peche;  le 
Christ '  a  vaincu  le  peche  dans  son  corps,  il  a  Ii6  rAdversaire  qui  a  introduit  *  1?  foi.  i3i 
le  peche  dans  le  monde,  et  il  a  delivre  les  captifs   de  ses  mains.  David  en 

ij   temoigne  Iorsqu'il  dit  :  //  est  mimtc  an   hant  (des   cieux)   et  il  a  captive  les 

1.  Litt.  :  «  dans  la  decouverle  de  la  face  ».  —  2.  Litt.  :  «  du  licu  de  ses  combats  ». 


10 


142  1.  —  SAINT  JKAN  CIIKYSOSTOME.  [32] 

^^a^oJLbo  ou-»^>-3  ^j/  ^«  y/  .j^.^  ^  K^V^l/  ^j  ),_»  )^t-^  I « 1 . 1  ^N. 
).m  .;va,5  ^j/  ^asv  |j-^^?  ot-^t-oj  ♦^^  Uy^l  -ooi  )-^»^  j^i  )o)S5s  .oulSli 
kS/    )jL3o(    .)ooi;     >o^^    )-iia^    f-k^  )-**ot»3   ^■•;    '■'-^^^/    -^^^    >^t.*    ]i    ^)! 

)-»..2SLA    ^^»«    Oa^Kji/o  .Oi.3   )oOt    vJ^-^^     vA'</    )J     t-3   -.^OOI    )-SJQ.d>^    V^.     ^^^^ 

•  .   )la-^;    )-*->^  ^m.:>Q-3    K^^l/    >o«/t    otK.3a^«    )-<p/    .o\ '  i  f>;    ^-''Ot^a 
^«.13;    )^s.«.:>A.5    .K.^^1/    v/t^;     'otloAj     ^oi    :oit^s-3  ^^  wOidj_3    "oNiioi 
oiiJi^   ^oi^j......o   .)jL^.m\    ^oi^jt    t-^..^  ^l^    ^^   •    )-^-3i^^^;    )t-*/    ^^ 

itioi.  lu  .)i.Q_3j,    jj./        ^Q.l«o    .)9u..j^>-5    ^...ot»  Mi    ).m.«-v    .)KiL.>-5i    )laJLioo/    ^o-.^ 

v°  a.  ■  ^ 

)K.A^s_w^  oisj»  'J^  ^  :^*I^  y^^/  )J^*^—  '^  ^*  )^*^!  ^^s^^ioo 
ot2^s_^s£o  .^Q-oi  Q^^  )laio  ;K_5  ^_io  vs/  h^.-^  -U-^^^  ysc^^,  oiia3>5 
)K._x^i  ^''^-^  0-.K.3  .ocM^  )K..k^ji  ^t-'^;  f^  ^:^^  ^^  "^/  >f>°>  lo  .)la^OL^ 
Q-.)— m1/o    )Kjupo\    ol^o    a^o    .)y-^  f>  ->    oooi    >  «  i  «Mii    ^..rS^/    ))  i>'^«> 

1.  Oni.  k-  —  ■>.  aiiao  B.  —  3.  Oiii.  B.  —  .i,   ta=^vo   ^  AC.  —  5.  Om.  A.   —  (J.  >»•»  A.  _  7.  w;»» 
AC.  —  8.  H.3»  A. 


captifs,  ila  donnc  des  dons  att.v  liomntcs  ' .  La  creation  n'a  ete  delivree  qu"unc  fois 
clu  depredatcur,  car  si  quelqu'un  sc  livre  (cnsuitc)de  sa  proprc  volonte,  Dicu 
n'est  pas  reprehensible.  '2.  De  meme  que  la  lutle  de  Satan  avec  Adam  dans 
lc  paradis  n'ctait  connuc  dc  pcrsoiuie,  mais  que  lcs  cvcnemcuts  furent  reveles 
par  TEsprit  par  le  moyen  dc  Moyse,  de  mcmc  lc  combat  (ayuv)  de  Notrc-  5 
Scigueur  cut  lieu  dans  lc  descrt,  sans  que  personne  s'en  aperyut,  et  les 
apotres  nous  lc  raconterent  par  l'l"]sprit  qu'ils  ro(,uirent.  De  meme  que  la 
fautc  d'Adani  fut  connue  par  la  condamnation  k  mort  quc  re^urent  ses  enfants 
apres  lui,  ainsi  la  victoire  di'  Notrc-Scigncur  fut  connue  parles  captifs  qu'il 
arracha  aux  mains  de  rAdvcrsairc.  Aprcs,  cn  clfct,  qu'il  cut  vaincu  Satan,  10 
qu'il  cut  rcnversi^  el  lie  la  causc  du  mal,  lc  larron  le  subjugua  sur  la  croix  ct 
I!  lui.  i:ii  iuontra*  un  signc  de  victoirc;  ct  parcc  quc  ccst  dc  rintcricur  du  pcchc  quc  la 
mort  avait  regnc  sur  iious,  apres  avoir  vaiiuii  lc  p6che  par  sa  victoire 
avecSatan,  il  descendit  aussi  apres  la  mort  a  riiitcrieur  dii  Scheol  et  il  liui 
la  mort  ct  il  sortit  encorc  de  U\  cn  conduisant  les  capfifs  avoc  lui;  car  il  cst  is 
6cr\l  quc  bcaucou[)  dc  morts  qui  gisaicnt  daiis  les  toinbeaux  se  lcvi>rcnt, 
cntrcrciit  duus  la  villc  t't   ap[)anii-ciit  i\  bcaucou|)".      IJ.  O  roi   ([ui   cst   inorl 


1.  l's.  LWU,  l'.i.  cr.  ICplirs.,  IV,  8.  —  :;.  JKilth.,  \.\vii,  53. 


I 


10 


[33]  3<=  IlOMliLIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  143 

^K./^  ^vOJoi  |^r&3  yOoC^  .^oicLJb^  «^L^  '  K.O0;  )jL^:)a^  o/  JjJ^mN 
yoo^^  ItiSsv)  .K^|^,jo  .^2^Sws.  to^  ooi     ^t  «  n\v>  . ' yooi  v •i\ v>  va\..« 

.•"lnNNn  iKji  jloj;  |_3^oKio  o^j;  jLioo  .^»  ^ynV)  yOOvJLj^So  .^;^^  V^oi 
)-3j  -lo.^;  |la9j\  oit-st^.  •'^jLsj  fiSo  .).^t-^  •K^).^^  K.WMJ  ooi  ^;  y^"i\v> 
oi^oi^o  .|  f> .',  eo  J;oi-5QJl\  l^j  .j.^..^  jLi\^  oi^ouo  .jK^od)^  '  K.^^ 
)J^^-=»  .)jl^o«.:m\  JLJ\a  oouo  )ju^\aA\o  )ilQ>^  h)  .hityr^  jL^ 
.);o«.3aA;  *  ^Uv  .^K^os).^;  1^^"^!  )-<^i-a  •)1a?  )1oj3>^  6iv:>eL^  y  vi « t  «>/  *  b  foi.  131 
J-^^o^^  .^oioK_/  l^f^l  )li>>v>->  .|K\1;  )jio£oi  ^^^  )~"^  •jJ.aJLJL^M  )l^i; 
^.«■^j^?»  ).JOi  ^^  jj/  •.)L.<k^'^  ^^01  0001  ^.«.J-fc^  ^;  ^/  .J-K^f-O  ^t 
'^)_;oo-Jl-3  .)  l^flO  ^ooi  vda^^.wJ;  J.^^.^  oCt-^)  ^^^'^^  ^*^^  ^'"^  'V^/ 
olJl-^I/  .);ot™3aji;o  )tCS,a3|.io;  '')i)i-»  «^?j/?  V-^  ''^  ^^  .^^)K^oiaio; 
\  ^  *>  .jl.   jJ   )joi-aaiL\  .^jlX*,>6  |1    )jl2l2l^  .)jkoJ^K\    .°\^>,:»/   '^)i);    )jl^; 


V  b. 


1.   tp-x,  AC.  —  2.  v?»»  C.  _  3.   vpcw..Nvq  A-  -^  4.  ^*;  C.  _  5.   Ji^-xj  C.  _  6.  It—  A.  —  7.  Oni. 
A.  _  8.  lo«  A.  —  9.  Ha»3  C.  —  10.  |t.rr>wa»»  l^ioa::"  A.  —  11.  Ijp  A.  _  12.  Ui  A. 


pour  ses  soldats!  Tous  les  soldats  meurent  pour  lcur  roi,  mais  iiotre  roi  est 
mort  pour  nous.  Tous  les  rois  commenceat  par  se  reposer  et  leurs  soldats 
combattent,  puis,  quand  ils  ont  vaincu,  la  victoire  est  attribuee  au  roi;  notre 
roi  (au  contraire)  a  commence  par  descendre   k  la  guerre  et,  quand  il  a  eu 

5  vaincu,  il  a  fait  quo  sa  victoire  soit  commune  (A  nous  tous) '  :  U  a  vaincu  le 
desir  de  la  nourriture,  et  il  a  donne  la  couronne  aux  jeuneurs;  il  a  vaincu  la 
vaine  gloire,  et  il  a  donne  la  couronne  aux  humbles;  il  a  vaincu  la  richesse 
et  le  pouvoir,  et  il  a  donne  la  couronne  aux  fideles  En  trois  images 
((jj(_-fi(jLa)   il   a  rendu  parfaite  Li    victoire    de    Tl^lglise,    d'abord    du    desir  de 

10  la  nourriture,  en  second  lieu  *  de  la  (vaine)  gloire,  en  troisieme  lieu  (de  Ta-  *Bfoi.  lai 
mour)  du  pouvoir.     4.  Cette  troisiemc  lutte,  qui  est  la  derniere  dans  renu- 
meration,  est  la  premiere  en  malice;  les  premieres  a  la  verite  etaient  mau- 
vaises,  mais  elles  etaient  plus  anodines  que  celle-ci.  Ici  en  efTot  Satanvoulait 
accaparer  Tadoration  de  son  Maitre  par  la  promesse  d'un  don  -.  Apres  qu'il  eut 

15  ete  vaincu  dans  la  lutte  de  la  nourriture  et  de  la  (vaine)  gloire,  il  se  demanda  : 
«  En  quelle  lutte  changerai-je  le  combat?  II  n'est  pas  soumis  i  la  faim,  il  n'est 
pas  porte  a  la  (vaine)  gloire  ;  peut-etre  sera-t-il  soumis  a  la  richesse,  au  pou- 
voir  et  aux  presents.  S'il  ne  tombe  pas  dans  ce  piege,  il  est  plus  fort  que 

1.  Miime  idee  plus  bas,  IV,  11.  —  2.  La  memo  idee  est  developiiee  P.  C,  t.  LVII,  col.  212-214. 

PATR.   On.  —  T.  XIII.  —   F.   2.  10 


114  I.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTO.MR.  [.}'•] 

o(-:>aN  oC^  >f>\  mo  .)jl^.^4  \^^2>  oj^to  .^  \y^  yL^  .^ul^  ooi  .  >  m .. 
.oooi.  ^i./o  vp^  )>:—  o«x  ou-^,  |J/  .oilo-fle/  )jL^s>fio  V-'^  ^■'^  •)'Q-^^ 
.)«a^C^  oiA^/;  )..3K^  P?/?  ^'^^'^^  >-oi  .o_.^Nj  ^-^1  U^j^,  yiflO;  ^Ju/; 
i-ao.v.^  ^o^    )lJ^-^;    otJU^w^    jj/    .po)ji    )w3.     'oui^/    )i^«>    OOIf    o^    5 

♦Bfol.  132 /,^/0     l^po    ^jj    ^a-OO     )>^«>     )l/j    "    .OQ..)-3     ).^to;     -6«     y^l     .)VK>lf>; 

^0(0^,^  jJo  .')b..f.bo  ^ON  ^'^^^.^  )>L^^^  jJ  t-3  Jot^jJ  oo^/  ^^^>lw;  Jk...)  f>  ,\  «>i 
.o>.j  <w^\  ^pe  jJ  '^''^)i>V)o  '^^^-.V-x^j  o6«  .ot.Xi^  ^^S^.^  V-y^  jJo  -^clo 
^a^o  .)K«.>wa1^  )LiiQ^  sjxs;  '  K.  .) .  <Y^ »^  oa^/  ^^O^  )->-^^^  v->t  ..I/1  ^i-^  jJ/ 
)-JL^s^i    otJLA.2>^    .)ia^\    o|.A-flD/f    po/;    );0(    ^/    ^oi    .)l.\v>V>;    )33^V^   10 

.j^OiV.3  ).^K3  ^a^ 
y.,>&^fi  .)ioiaJ)    ).^jLbo    ou.^    t-:u^  .)iaA.\   oi^a^   y^po  s£lS..a  ''^.-»^  p 

1.  Om.  C.  _  2.  Oiii.  B.  —  3.  "^^^a-xo  ^*l;a^C:  '^^ajoo  B.  —  4.  >3<i.J  "^i.  ^.l*<iftS  .\C. 


moi.  »  5.  Notre-Seigneur  vit  la  mauvaise  pensee  de  Satau  et  il  monta  avec 
lui  sur  la  montagne.  Ce  n'est  pas  Satan  qui  le  fit  monter  mais  (ce  fut)  sa 
volonte.  Notre-Seigneur  vit  (sa  pensee)  et  alla  avec  lui,  afin  qu'il  Mt  vainou 
li  oii  il  esperait  vaincre.  Quant  a  ce  que  dit  le  Livre  :  II  le  fit  monter  sitr  hi 
moniafjiie*,  il  n'a  pas  voulu  dire  que  c'est  Satan  lui-meme  qui  l'a  fait  monter, 
mais  il  a  personnifie  (TCpo'c(07:ov)  la  volonte  de  Satan,  comme  il  est  ecrit  dans 
♦Bfoi.  132  Job  :  *  Satan  vint  et  se  tint  dcvant  le  Seiyneur  et  dit  :  Est-ce  en  vain  que  Job 
^'  craint  Dieu'^?  lorsque  Satan  ne  parla  pas  avec  le  Seigneur  et  ne  se  tint  pas 
devant  lui,  et  lc  Seigncur  ne  parla  pas  avec  lui,  l.ui  que  Gabriel  et  Michel 
ne  peuvent  regarder;  mais  Moise  arrangea  dans  une  histoire  ce  que  Satan 
medita  en  secret  contre  Job%  et  il  imagina  la  personne  (Trpo'<jwTrov)  dun  intcr- 
locuteur*.  II  en  est  dc  niOme  dc  ce  quc  Ic  Livre  a  dit  :  11  lc  fit  monter  sur  la 
montaijne,  il  a  personnitit'  (TTpcndivov)  la  volonte  de  Satan. 

6.  Lorsque  Notre-Seigneur  monta  avec  lui  sur  la  montagne,  (Satan)  si- 

1.  MaUli.,  IV,  8.  —  •-'.  Job.  i,  (i,  9.  —  3.  Cf.  P.G..  l.  LVI,  eol.  3r.2,  oi^  saiiit  Jean  Olirysosloiiu'  nlliibii  • 
aussi  le  livie  ile  Job  a  Moyso  (ou  <i  Siiloiiioii).  —  4.  Voii-  iles  iilees  aiialogiies  Uaiis  le  eoimiieulHiii 
de  sainl  Jeaii  Chrysoslome  sur  le  liviv  ile  Job,  P.  G.,  l.  L\I\',  eol.  524  :  «  ce  quo  (l'terUure)  raconle 
i|UO  Satan  a  (lit  a  Dleu,  il  nc  Tn  pas  dit,  niais  il  Tn  peiise,  cur  il  n'uurait  pas  ou  lanl  d'audace  ».  — 
L'aulliontleit6  do  ce  coiiuiieiilaire,  coiiteuu  eii  eutier  daiis  lo  ins.  do  riorence,  Laiirrn^.  13,  plut-  '.', 
osl  etablie  par  I..  iJieu,  dans  la  Hevue  tfhishiire  eceles..  t.   XIII,  Louvaiii,  mi'.',  p.  liUi  sqq. 


U> 


r  b. 


[35]  3'  IIOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  145 

m'^  nr^°>      yOO(^^      >^OlaV>f.O      >JUL30     .\sLl       \t_>/      olSv^O     .jlo^;      |K  I,.  .,->>      )1/ 

tf.£Do  1 1 ^  "  '^  j^  -^  ^^^^~*^'^'^*^  ^ow-^ono  |::)a^9    llo^i^v»  mo1«o  .|cL.j 
)>1«   ypo  o«»   q\  .').ja!a^).5L3  ))^Vo;   )^ooiaioo  •j)-^.^  l-soi!  -o((iio^ 

5  ^;  y/  .o(loo^)-3  )oot  Mv>  g^v:)  JJo  .ot..i  )oot  i\L^  ).y>.«,...jL  )jJt-3  _y-»/;  Iv^/ 
^/  )-fcaio;  oipo  ..^-;jio;  )lJiV-?  )*^~^i^i^  J^  ^  •)°<*'  It-V'?  ^^"^^ 
).Jl*j1  )ooio  vQ^t^  yo^  otV^Q—  JJtoio  )^  .)ji^<-flo?  )^-^V^V^  )ooi  |iJ^ 
oooio  ..^yOOi^^;  )t^CL^  )-»V>-^  )jf,L«  vs/  o,Jl  .yO^taNo  )jLa:ia\  )»»-»■.= 
Ijlo^o  .)locLk.  })^i     ItT"  v^t^  .)Liia:)0^  jJo  saN»3.\  .)locLw  )K_«...^;)^tJL^ 

10  ypo;  t  'i/ifl;  t"»'^  U^^-fio  vs/  ^_3oi  .^.«..aot  ,.3  )  >  '«•  ?>,.»  It^<^^  )>:— ;  /r'*^ 
•  t-^;  ^t-^>"  l'V*  ^>~«^;  ..v-o(Q^b^  )oo(  ^-u^  ^;  ^po  .)>_-«  jK^^V^i^ 
.|^;Ki6  ))t-»_3  Q^  -.IJo^aJ;  |jjbflo  |.io;N.i6  U^^  Ipoo-.  Kj/  p6/  't-a,^ 
|-^;K-^    I  i^m    yj;    .p6/;     ;oiXD    ^foa^as    |;o(o    .|a^w^    |K^w^;    |la^; 

1    |.(yv().i'^i  AC.  —  :;.  «^oi.via-  A.  —  3.  I»-.  A.  —  4.  L-^mI  C. 


changea  eii  ange  de  liimiere  et  montra  le  signe  glorieiix  du  pouvoir;  il  se 
tint  comme  un  juge  et  il  reunit  devant  lui  tous  ses  serviteurs,  les  demons;  et 
il  montra  les  royaumes  du  monde  et  leur  gloire,  ou  des  hallucinations  et  de 
vaines  images;  et  il  disposa  devant  lui  beaucoup  dor  et  de  grands  presents 

5  en  apparence  ((pavTacia) ;  non  que  Notre-Seigueur  voyait  des  hallucinations  et 
des  ombrcs,  mais  que  Satan  pensait  tromper  Notre-Seigneur  *  mensongere- *  B  foi.  1.32 
ment.  J'ai  dit  qu'il  le  regardait  comrac  un  homme  ordinaire  et  qu'il  ne  croyait 
pas  ii  sa  divinite.  Gar  si  Moise,  qui  etait  uu  serviteur,  ne  fut  pas  dupe  des 
artifices  des  devins  de  TEgypte,  comment   le  maitre  de  Moise  aurait-il  pu 

10  etre  trompe  par  les  artifices  de  SatanPMoise  jeta  son  buton  devant  Pharaon 
et  il  devint  un  dragon  en  verite  pour  Moiae  et  pour  Pharaon;  les  devins 
egyptieus  jeterent  aussi  leurs  b&tons,  et  ils  deviurent,  par  hallucinations,  des 
serpents  pour  Pharaon,  mais  non  pour  Moise  '.  Pharaon  se  rejouit,  parcc  qu'il 
vit  des  serpents,   mais  Moise  se  moqua  parce  qu'il  vit  des  batons  secs  qui 

15  etaient  projetes.  De  meme  Satan  s'enorgueillissait  parce  qu'il  croyait  que 
Notre-Seigneur  voyait  les  hallucinations,  mais  Notre-Seigneur  se  moquait  de 
lui,  parce  qull  n'y  avait  pas  de  verite  dans  ce  qu'il  faisait.  7.  Tu  dirais  peut- 
ctre  :  «  Salan  peut  ressembler  k  un  ange  de  lumiere?  »  11  ne  lui  ressemble 
pas  en  realite,  il  montre  une  apparencc  trompeuse.  Paul  en  temoigne  lors- 

1.  Cf.  Exodo,  VII,  10-12. 


10 


146  I.  —  SAINT  JKAN  CIIUYSOSTOMi:.  (36J 

♦Dfoi.  n2.ji.a^,j,  Imviii^a.^  ^.A^tboo  wOiajLJoaA;^  ss/  'y/  .jLs»  )J  "  Jtoiajt  jjjjboLa 

K^   '  JLol:»';;;    jit-ft.   ^    >  .a..V)  )_^   '  |v>  «"^m/  .^«oiaiii  v>>  Vi;  ^'^k.aSoi  jjp/ 

^-2^     jjjliOj     jiOtaJ     ^    .JLSJLiOj    jolw^    jN^^I     )i<<^;    O0«     sS/     ^30«    .yOOiibs 

)-^;fio6  )i^(Y>  y/j  po/  '^sCDO^as  .);a^^  V^iOL^  -oL-j  )labo«  )joi^  .oj^ 
.ot^  po/  ^oiilaN.o  )loi>\v>  ^ojS^  yo^-^l  i^^  ^^^^  ^.3  .jioiajj  ^j^Laa-s 
liope  U><ift  J^i—  )a\  ^  .swi^  ?*>^^  ^^i  v/  ^-oC^  ^-^oi  ^l/  ^^ 
h^-^f  .juL^  ^_io  HaA*j>-3  lil^l/j  .-Ijalodo  )jV^t^  )ootlj  jlo  Kj/  .^^j 
.yoy VI \ 3  ).j/  ^\ii.>6  y^  .|;oi^aA  ^^o.  lv_oa.3o  •.)K^ad).^j  jftwC^  V— ^ 
.wi\  jal^Do  )jL^sXaji  K\  ^'f>v>  v«LV>j  >&jo/o  .w<ju.^o',j3  )1,.^^£D  jo^JS^ 
M^  |la3\v>  ^Xoio  .^^.,^^0  >  » ii.>Mi.^6  wi^  )| '-' ;,  ""  |l.^\.  .  ..  _«^oij  w>M 
)  >  ^ca  .oC^   )j/  ^\t.^  y^f^U»  yOf^ie^  ^   ;<>^^^  v/   -'lllt^  «  f>mv> 

♦  B  foJ.  132  Ksu^— J     )l«lf>     Kj/    )Cl\  t  Vij    *    .   K_Oj1/     0«  Mtoo     .l'^io/j    ^pOj     )-»^>^ 

..)-»jLO  l^fji  ^mv>  K\^f>^  ^  )1/  .''Kj/  ^..^m'v»  p  o^  .^^o^^^o^ 

1.  B  0111.  ^l  —  -1.  |ja»a«oJa  AC.  _  3.  |ta«u»n  B  {pr.  ni.);  0111,  A.  _  4.  iMo^old  B.  —  5,  Itpo  B.  -- 
(1.  l-Kj^xa»  C. 


*  h  fol.  132  qu'il  dit  :  Si  Satan  ressemble  d  un  ange  de  lumiere,  *  il  nij  a  rien  Wextraordinaire 

d  ce  (jue  ses  serviteurs  aussi  yessemblent  aux  serviteurs  de  la  justice'.  De  memc 
donc  que  ses  serviteurs  montrent  uue  apparence  (axvi[x.x)  ext6rieure,  parce 
qu'ils  n'ont  pas  la  r^alite  des  justes,  de  mc^me  lui  aussi  montre  rapparence 
trorapeuse  des  anges  lorsqu'il  n'a  pas  la  lumiere  des  anges.  Au  sujet  de  Tap-  5 
parence  qu'il  montrea  Notre-Seigneur  sur  la  montagne,  Paul  a  dit  :  ^'i  Satan 
rcssemblc  d  un  anye  dc  himicre'-.  8.  Lors  donc  qu'il  eut  fait  deliler  tous 
les  royaumes  et  leur  richesse,  il  lui  dit  :  «  Je  te  donnerai  tout  cela  si  tu  te 
prosternes  ct  m'adores^ ;  ]a.i  vu  que  la  domination  uuiverselle  te  revient;  il 
te  convient  d'etre  gouverneur  et  dictateur,  toi  qui  remportes  en  justice  sur  lo 
tout  homme.  Car  tu  as  vaincu  le  d6sir  de  la  nourrilure  et  lu  as  meprise  la 
(vainc)  gloire;je  te  livre  tout;  seulement  accorde-moi  ladoration,  confesse 
que  tu  as  rogu  le  pouvoir  de  ma  (main)  et  adore-moi.  Vois  ces  nombreuses 
troupes  qui  me  aervent  et  m'adorent,  et  ces  royaumcs  qui  ni'apportent  tri- 
but;  si  tu  m'adores,  je  livre  tout  en  tes  mains.  »  O  Satan,  une  partie  de  ce  i^ 

♦  it  foi.  132  que  tu  as   dit  Ta  6te  par  prophetie  :  "  tu  livreras  lc  bien  que  tu  as  arracho  i\ 

ses  maitres,  et  tu  le  feras,  non  en  recevant  adoration,  iuais  une  ilurc  punilion. 

I.  II  Cor.,  XI,  l'i-lr..  —  2.  Ihiil.  —  3.  Mallli.,  iv,  ». 


10 


[37]  3=  H0MF«:LIE  SUR  LES  TEXTATIONS  DE  XOTRE-SEIGNEUR.  147 

.h-^<^  ■'•^  "^  -^  ^-^  ^j  •)'^!  l-iol)»^  ^o^^o  .oULaj;  Jl-^*.3  Oi^) 
yi-io  op^V-a  jJ  )-^^o  )Vj  ^..Aot.s  .)  1  ^«>;  )^.aLflool  )Jisj3o;  |jo«-3  'jL|-, 
..oipoj  )^*-^^°  »3Q.^<--J;  ).i».73;  ^^^  ^;  ^sio»  .)jljjo  ^'^^,j  jJ;  •.oiV>.»N 
oit_io  ^'^O.  )t-a-i»  ;V^;  ).iO;  .),.*i.  K-./  )jLDOi  .)ju^^vjq^;  ot3)>A  ot.fcJ»i3 
.otvii  •>  oiv^  oiJ^  y^Lo  ..)  »  ^J^;  )r-^  )-d')0  .vo^.^  oi.^  .  .■•^«>no  t^ov^o 
^^Oi^y^  .^otOL^;  )lopo  )a.^..mS.  ypo  ^^^.oot  oi^^;oj;  .y.*ou>.M;  '  «^0(a^;aj; 
..yOOlA  )-^^t-.  )-JioK3l;  )too;  )l^O:\1/;  )jp/o  .Oi;Km  VS  s.<OUt.AO  OU^OJlJ» 
^  w^.^^  ^;  y/  :)lv^/  )J^OOtJ3  '););  ^0"i\j;  voou^  t-.<  .^s^^J^  jJo 
«oia-^Kj  01*,^...*  ooio  :)-^>.:lA  \y\  ..Jk-^;  )Jioo;  ^io  *' yk  iNo'  yOOUDO 
.^>1..;  ^J^U  )la3j  ^^s^  )-^*^  ^^wOio  J^-J^  :)ii.>/  ^^  w.oia-«^Jx-*Jo  ♦ 
oi^  ix^o   )J^-»i.Na:\  ^oit.^;    ^oi_>-M  fS>  .)  i  ^  m  \   ,  j>  \  ypo  >3/    '^3oi 

1.  I^.  A.  _  2.  wa-t^  C.  —  3.  oii»aji   C.  _  4.  otLo;.^  A.  _  5.   H»  A.  _  c.  A  add.  ;aik  (om.  BC).   _ 
7.  ^o»^.  A.  —  8.  ^io  B:  0»;=^);  C. 


B  fol.  133 
r»  a. 


9.  Notre-Scigneur  vit  eii  effot  qu'il  depassait  la  limite  de  la  lutte  et  il 
s'eleva  contre  lui  outre  mesure,  il  le  rojeta  par  sa  propre  force  et  il  ronvoya 
^  la  fournaise  de  feu  :  Arriere,  Satan  '.  L'addition  du  (mot)  Satan  convient  en 
cet  endroit.  Dans  les  premieres  luttes,  Notre-Seigneur  n'avait  pas  revele  son 

5  nom,  de  peur  qu'il  ne  craignit  et  ne  s'eloignM;  mais  ici,  parce  qu'il  voulait 
ravir  radoration  de  son  maitre,  il  rev^la  la  fraude  du  pervers.  Telle  est  la 
coutume  :  Iorsqu'un  serviteur  se  revolte  contre  son  maitre,  s'enfuit  et  se 
trouve  dans  un  lieu ;  quand  le  serviteur  veut  se  cacher,  son  maitre  rappelle 
par  son  nom,  pour  lui  montror  qu'il  Ta  vu.  Notre-Soigneur  donc,  pour  mon- 

10  trer  k  Satan  sa  domination  sur  lui,  Tappela  par  son  nom  et  le  jeta  derriere 
lui.  De  meme  que  pourles  athletes  (aGV/iri^?),  le  lieu  du  combat  leur  est  connu 
et  qu'il  n'est  permis  a  aucun  d'eux  de  lutter  en  un  autre  endroit;  et  si  Tun 
d'eux  ose  engager  (la  lutte)  d'un  endroit "  qui  est  destine  aux  spectatours,  et 
que  son  compagnon  Tenleve  et  le  frappe*  sur  laterre,  il  n'y  a  pas  de  doute  'Bfoi.  iss 

15  au  sujet  de  la  victoire  chez  ceux  qui  voient.  Notre-Seigneur  en  fit  autant  a 
Satan;  lorsqu'il  vit  qu'il  depassait  les  bornes  et  lui  demandait  radoration,  11 

1.  Malth.,  IV,  10.  —  2.  A  porte  :  «  en  dehors  de  Tendroit  >'. 


1^.8  I.  —  SAINT  JKAN  CIIUYSOSTOMK.  [38] 

^CLfiabo  'fo-^  )oC^  ^Km  ^)  .t~:i^i   J-oojlw»»^   ^<h^^o  Jl.«..»«.a  oi^;   .)l^'i» 

.[■«,.*  O    OOI    )  iL«'^3 

yoov^o  ^«ttalSv^   :)  1  ^t \_^-. A.\  )  •t\>6   )3;'j  ).io;  )t-«Ji^  K>./j  ^-ip/o 
jLJbo  o(..\  ^-«.^oia^o  :).i^.o'o  \i'io   ^oiq.^^  ^-«t^o   :OM3Q\ai3\  ^oia^:;^^^^ 
)-3)L:>o«  )Liub  n.  v»  n  .)jL-^.flp  ''^^  )lo^j   ^^>ai^  yjs   \\^  «^/   ^-^oi  '1^'^t^,     ^ 
K^V-^l/i   ooo(  ^«.ImO  .)K,."  :^.iiK..^  Oi^  >  «m^A^ioo  .^jioKsli   )->>IL.   ooo<;   vOJoi 
»>«>•>  V-31  .v^  i\tsJo  ^^x.oo(  )f.^  •V.W^!   o(J.a3>.3  :)K.A^f.i>   y^th.  oth^^^so^ 

6(\     loO(    ■.yM>_2L^    ^    )-J^^^-^    P?/;    V"'^  "*'    «^^    ^^>^    ^J-^^Q-*^  '^fl   *0    \.^f 

.)K...'^  ^o(!S.o  ^^  ^.^vKfnvi;  oi^  )>Im;  jLoJ^Oo  )oio  .)j'^o  m  ~»  voo(,^ 

*D[o'-^-'''  .•)...  «ii.v?  ^oiw  ju*u  yj;  ..)K,ww^'"»'  '^.a.oaS.  jiKjbsj  *  ..«jl*Jsl--  ^jlmO         io 

y/  .oiJ^   )jLa.  j   ^LJicUJ^  wwja-3  ^_^o(o  .)-i-^  m \   ^><o(o  «  •)>J   o(.^iax  ^/ 

.)juv..3  )-iJm  ;a^w^^  ).:)a-u^^  o\;  -.'t.^/   vk^M^  o^  n'»  ^l^^ao).^;  )^s>^<^^fl^ 

'  ).>.-.slo   .'VL.Ulo  "'^ioo^.Ji'!;    y^    ybs.^0  :'y3L^^<.db^o\    )>^»>l3  )io(.^ajL\  v/o 

1.   uomSm  C.  —  -2.  T^^XBttS,  A.  _  3.    <»,=io  A. 


le  jeta  de  force  et  le  precipita  dans  les  tenebres  exterieures,  car  la  privatiou 
de  Dieu  est  la  punition  cruelle. 

10.  Cest  la  coutume,  lorsqu'un  roi  a  vaincu  ses  enneniis,  que  tous  ses 
soldats  se  reunissent  pour  le  louer,  lui  jettent  des  roses  et  des  parfums  et  lui 
ofTront  la  couronne  de  la  victoire;  dc   meme,   lorsque   Notre-Seigneur  eut    :. 
remportc  la  victoire  sur  Satan,  les  troupes  des  anges  qui  avaient  ete  specta- 
teurs  de  la  lutte,  s'approclierent ;  ils  loucrent  la  (victoire)  avec  les  chants  de 
louange  et  ils  se  rejouissaient  de  ce  que  la  faute  du  premier  Adam  avait  re^u 
sa  rctribution  dans  la  victoire  de  Notre-Seigneur.  Rejouissons-nous  donc  et 
prenons  confiance  de  ce  qu'un  fils  de  notre  nature  a  vaincu  et  a  pris  pouvoir   lo 
sur  tout.  Ce  que  Satan  a  dit  avec  derision  a  eu  lieu  en  realitd,  et  voilA  qu'il 
csl  tourmeute  cn  le  voyant  adorc  par  toutes  les  crcaturcs. 
Mifoi.  i.);i        II.   Pour  nous,  nies  cliers  (amis),  *  combattons  contre  les  passions;  si 
nous  soulTrons   avec  le  Clirist,  nous  vaincrons  aussi  Satan  avoc  lui.    \'oici 
les  reponses   que  nous  lui  donncrons  :  S'il  combat  avoc  toi  par  les  dosirs   u 
(passion.s)  dc  la   nourriture,  dis  :  fhontme  ne  vit  pas  seulement  de  puin'; 
s'il   vout  t'ontraiiicr  ;\   la  (vaino)   gloire;   s'il    to  consoillo   do    t'olovor  ot   ilo 

1.  Miillli..  IV,  'i. 


Brol.133 
v"  a. 


[.39]  3"  HO^IKLIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  149 

.^^  j^xls  jlf.,^^;  ^JS>  «^;  .y^  %y^  'U^vJ^OAO  jUo^J^  y/o  .^oj^ 
.00«  )yDJS^a\  ^'iiJ^;  JJ<^!  \j--J-o  ^ol-i;  JJL./;  .po/  ^oAa-S  );o«  "^i^-^Oo 
)l^.flD  ^alal  yS  .)va^s.3;  yooi<=^JJ  -oi.o.JiOA  .J^j/  VJ^  iJ  ^^Q-\aat^  y/o 
>&^K^  ..ojK^ojo-^;  ^'^wOoi  ^.«ot-JL  ,>o  .oi^-<;  jJ;  )jl*jld  ^SlIS..»  -vV^  ^-^ 
Kj/  )l3.  vj  |J/  .):s»5)-»  U*jLO  ^  w.;oNji/  jJ  j.-.^  ).^aJu^  .jJL-^;  o<.vi  m «. 
yO-io-^-jCoi  JJo  .)jL-a.  (T)  vi^  oojo  ^^  JS.-/;  ^''iso  ^'j  .)ooi.io-\  )v-oa_^  • 
.  a^  )  I  ^r^gjLl^  )Jo  .^..  \  ?»  ..  v>  'JJ-3o/o  )  en  <r>;  U/  .).:si)j3  )K:>eL;Ljo 
^a^o>\jl  yooi .  1  ->?oVo  .vQ.j/  yooupo  ).^Q.^Q^;  VOOUJU.V;  .po/  jj/  •VvV^J^J; 
..t  l\  0;  )-.t-M/  )oot-J  -.l^i  )oo<J;  vOJls  )-^  >;  ^^  '*V'.  V?^^  .vOOVw>J!^^ 
)_J_^J^Q^o  .t-^';  )ila\  .v^oio....\°i\  );oN_Jl^  ^^J^Oi;  Jl  ^  n\;  ^.<;  )jL^.^ 
.^opo  h^l  y^cnQji\s\  |Io  oj\  JJ  )ion\\T>;  t---,^  •*.♦!•  .)iJi^-JuiO; 
Jl  «•^1  )joV^.S  )Ljo(o  .).^a^^dM/  )jL^aa-3  -.0«^..;  JJ;  yeu^ii  ^%..*^  )j->/ 
»Jis_i^_io  t->-^  oot  )-.*V-^  •  );oJis.JLio;  ^^.io  );oJ^s_iL-io  V*^  )io\  ,^t_s  .ooi 
1.  Ug.'i».a*  Jo  A.  i,  •jxia^o\^'>>-  B-  —  3.  Ua/o  C.  _  .1.  B  om.  |io^*x>  ».m. 


t'exalter;  s'il  te  demande  de  tenter,  eu  tant  que  juste,  la  Providence  de  Dieu 
cnvers  toi,  dis-lui  :  Tu  ne  tenteras  pas  le  Seigneur  ton  Dien^;  s'il  te  fait 
desirer  la  richesse  et  lc  pouvoir,  sache  qu'il  te  deniande  adoration.  Cest 
pour  cela  que  Paul  a  dit  :  Cehti  qui  aime  les  biens  iniqiies  est  un  idoldtre-.  Si 

5  tu  ne  crois  pas  Paul,  ecoiite  le  pere  des  idoles,  lorsquMl  demande  a  Notre- 
Seigneur  de  Tadorer  en  echange  de  biens  qui  ne  lui  apparliennent  pas. 
D'apres  ses  seuls  presents,  on  connait  Tenvie  du  perfide,  car  le  Christ  ne 
nous  a  pas  promis  de  possession  sur  la  terre,  mais  si  tu  veux  etre  parfait, 
vends  tout  ee  que  tu  as  et  donne  aux  pauvres^,  et  :  ne  *  mettez  pas  vos  tresors  'Bto\.  133 

10  sur  la  terre,  oii  la  tei(jne  et  la  rouille  {les)  detruisent^ ;  il  ne  nous  a  pas  ensei- 
gne  non  plus  k  desirer  le  pouvoir,  mais  il  (nous)  a  dit  :  Les  princes  des  nations 
sont  leurs  mattres,  et  les  grands  ontpouvoir  sur  eux;  pour  vous,  celui  qui  veut 
etre  grand  parmi  vous  sera  le  dernier  de  tous'\  Satan  promet  le  contraire  h  ses 
serviteurs,  la  richesse  qui  passe  et  le  pouvoir  qui  perit,  car  il  sait  que  dans 

15  le  royaume  il  n'y  a  pas  place  pour  lui  et  pour  ses  serviteurs. 

12.  Celui  donc  qui  aime  ce  qui  ne  lui  appartient  pas,  se  refugie  en  Satan 
et  ce  patron   (ivaTpu^/)  cst  trompcur,  car  cest  avec  raensonge  qu'il  promet 

1.  Mattli.,  IV,  7.  —  2.  Eph.,  V,  5.  —  3.  Matth.,  xix,  21.  —  4.  Matth.,  vi,  10.  —  5.  Mallh.,  xx,  25. 


150  I.  —  SAINT  JFAN  CIIUYSOSTOISIK.  f40J 

y/o  .^1/  ^-^  ">  vi\  *  \r)  wk^j  ')J^i-3  wi^ot  ^o\  ^-<oiSj)  .^0,^  ^^^ 
)i^\o>  •y^;  jJ;  )i .  if>  ^^  Kj/  ,.^^^>\Jji  \jjm  -.■^  >  viXtv»  a:<>\iL^ 
)oC^  jJ  t-^  ^^  .^— \-aj  ).:a\i  tiaa»  ,ou.sj  ^^  ^oiu/j  ooi  ooij  t-o-^x 
^V°'b  '^^  ''^Q"^''^  o««  vO*»J-^f-^  -V^j/  Ifa^kii  yS..<.....-3  jJo  •.)>.t*iD  ^y^  *  •^^a^>-ji/  ;, 
yl  .oila\  vooi^  ax9  .).^w^t-<3  yo<^V^^^  ^-'-^^!  V'?  ^*^  •vooi^  h^?  )-^^ 
JJ  )jLio  ^^^^^  ''JLii— /  '1^^— »  ,--Jixj/o  ^-^  ^.^poj  )^  •vo-j/  >^— ?  ^» 
.jJ-AO  o«K^^  ^VJ-^  .^oiOf.:^^  >  .',  ^;J^oo»  ^a-j/  J^/  .vooi^o^  J^/  vaJSoJ^^ 
JJ/  .oi^^^w..  JS^pol/  jJ  •)>>^  v\^nv>  fSo  .)  -a  . .\ «  ^  i^o  )m  >  ^  vif>  i> 
f.3  oCf^&^  o<\'-if>  ^asjo  .Jm^^v»  s..]^oo  y~»^il  . v>.v>a°i\  ot.^aL^.3  '  )i).^  f..yb.s  lo 
jJo  .otpoj  )Kvi  ..,  •>  vQ-j/  i«-3  •.^->b^'a,^.3  >*  I  •>;  jJoAj  )i  .'i'f>o  .ytOUj^ 
).xoa^  J-t-^/o   '.jl^^-^j    ^ « Siii  JS>.f>(n  <=>  .ts^l    y.^  'U^    ot^  V^)J-;  J^  ..i»/ 

1.  It^.;»  C.  —  2.  Lire  :  «-^  ^\*joi.  —  :i.  Qs<Ci.*/  B.  —  .'j.  C  add.  Ho  ».»■  —  ,%.  "is>3  A.  —  6.  ^^/  »«f 
C.  —  :,  i»a^o8o  A.  —  8.  A  add.  |Cv^»oU-  —  9.  U-»^i  AC. 


ce  qiiil  promct.  Cest  le  Seigneur  en  effet  qui  enricliit  et  qui  appauvrit, 
qui  abaisse  et  qui  ^leve.  Par  la  parole  meme  de  Satan,  comprends  qu'il  n'a 
pouvoir  sur  rien  :  je  te  donnerai  toutes  ces  creatures  qui  me  servent'.  Meme 
si  elles  te  servent,  quel  pouvoir  as-tu  sur  une  possession  qui  u'est  pas 
tienne?  Celui  qui  t'a  livre  son  Amc  a  (certes)  le  pouvoir  de  te  servir  autant  5 
R  fol.  133  qu'il  lc  vcut,  mais  Diou  ne  t'a  pas  livre  *  les  hommcs  et  il  ne  les  a  pas 
soumis  k  ta  force.  Ccst  d'apres  leur  volontd  quils  te  servent  autant  quils 
le  jugent  bon,  mais  maintenant  qu'ils  ont  prcte  attention  k  leur  premier 
Maitre,  ils  se  sont  retournes  vers  lui.  S'ils  sont  tiens,  pourquoi  t'aban- 
donnent-ils  et  en  suivent-ils  d'autres?  Pourquoi  nc  combats-tu  pas  avec  eux?  i,» 
Y  a-t-il  quelqu'un  dont  les  serviteurs  sont  emmones,  dont  la  maison  est 
dctrnite  ct  qui  se  tait?  13.  Le  larron  t'a  abandonnd '  et  il  a  pris  la  croix. 
Quand  il  ctait  cruciflc  avec  les  clous,  tu  n'as  pus  prcvalu  contre  lui,  mais 
d'un  trait  il  t'a  fermd  la  bouche.  Matthieu  le  publicain  t'a  abandonn6  et  il 
a  6le  recevoir  son  Seigneur  d^s  quil  Ta  vu';  il  a  distribue,  par  amour  pour  ^ 
son  maitre,  les  biens  iniques  qu'il  avait  rt5unis  k  ton  insligation  et  tu  n'as 
pas  pu  lui  dirc  :  «  Pourquoi  fais-tu  cela?  »  La  courtisano  a  dcchiro  tos  fdets 
ot  elle  s'est  rofugi(5o  aux  piods  dc  Notre-Scigneur ',  ct  rorncmcnt  do  sa  cho- 

1.  Cf.  Mallh.,  IV,  9.  -  2.  Cf.  I.uc,  .\xiii.   V.'.  —  3.  t;f.  Miillli.,  i.\,  i».  —  '..  l.f.  l.iu-,  vn.  38. 


10 


[41]  HOMELIE  SUR  L'INCARNATION.  151 

oiit.^   r^^i^fjo   h-jU.    )~'t-=>i'    •  i^^-JUsl;    otV^^f   |1^)0  .yV^;   >^oia^^^ 
^;   "JLuoA  .jKw^^  oilaJL^ojl   ot^K^l;   K^wJla/  JJo  .ji^;  jK.ai)LuS>  jK^. 

.^j^')o  j-s;;   oC^    j;oJo    .w*oiajf:.oaSu3  vt.^eLS.    vt-wfjo  .  '^oio^taiL^  Jajuo**Bfoi 


134 
r"  a. 


5, 


«^ji^oTt  cn^cuur^  dxT\  ♦CflLtioqii^i|^ry>aj3T\  ^cuti  coL^n 

|f)JI^  .^m^^K^  )jlv^»  ^;)-^^  ^o^s  ..>»  >«  ^  ..  )oi^)J  >  >o  ..Vi  JJSJLaj 
.<^oon\>o;  )iasj  ^^.^oo  jVoa^  .  »>  Vv  ^oa^  ^;  '^f^!   )s>">-i^t^  o^  *.^^! 
jj  /  .^lf^M.^  l^K^;   )la3j   v^^  a\  .ooi   '  \^)  yeo^^^  ^^;  ^;   '' .  i\v> 
vfOo\f>  °>    ;oi-aDo  ..  i  «t  "^v    6(..«\^'   h^->^l    )ia  ^•^tXv  •>   6i\.3   i^  -iN*;   )io.9j 

1.  uovCaDL)  B.  _  2.  l-iM  A.  —  3.  uov>;oa^^  AC.  —  4.  AC  add.  ^l.  —  5.  AC  ne  donnent  pas  de 
finale-  —  6.  vr^iNie  A  (soe.  m.).  —  7.  1^31  A. 


velure  que  tu  avais  dispose  pour  la  perte  des  hommes  dans  tes  flatteries, 
elle  en  a  fait  un  ornement  pour  les  (personnes)  chastes  de  I'eglise  et  tu  n'as 
pas  pu  la  faire  revenir  k  sa  premiere  coutume.  Pourquoi  promets-tu  donc 
de  donner  des  dons  qui  ne  tappartiennent  pas?  14.  Pour  nous,  moquons- 
5  nous  de  Satan,  *  meprisons  ses  promcsses,  aimons  Notre-Seigneur  dans  ses»Bfoi.  134 
commandements  et  confessons-le,  lui  qui  a  vaincu  et  qui  nous  a  rendu  vain-  "^"  ^" 
queurs.  A  lui,  gloire  dans  les  siecles. 

Fin  Ju  troisieme  discours  sur  la  lutte  de  Notre-Seigneur  avec  Satan.  De  saint 
Jean. 

10  IV.  —  Du  MEME  Jean  de  Constantinople,   sur  l'humanite 

DE  Notre-Seigneur. 

1.  Les  ames  qui  aiment  Dieu,  mes  chers  (amis),  se  delectent  chaque 
jour  dans  les  fetes  c^lestes.  Nos  fetes  ne  ressemblent  pas  k  celles  des  paiens 
qui  revetent  un  jour  des  habits  blancs  k  cause  de  la  victoire  de  leur  roi. 
15  Notre  roi  est  victorieux  chaque  jour;  car  nous  ne  fetons  pas  une  victoire 
qui  a  vieilli,  mais  nous  celebrons  la  victoire  qui  a  soumis  toute  inimitie 
sous  ses  pieds.  Paul  en  temoigne  lorsqu'il  dit  :  II  a  tout  soumis  sous  ses  pieds, 


A  fol.  17 


152  I.  —  SAINT  JEAN  CHUYSOSTOMR.  [42] 

^coaV/  v/o  .jlopo  y/o  jLslcL^  ^J  .«oiq^.^V  K^»^!  ^.jx^^  ^opo^o;  .V^o/» 
6»2iO;  .♦.iojj;  )-3j  );ot  -.^^J  y/o  ^^j  yj;  -po/;  ^;  );0|  :)I^QJi  yjo 
•  •^JSOVS  O0(  t-io/;  y^l  .oout/  yV^;  Of,^^i>.  K.-«K^;o  ^^oJS>;  )j.^vXqji 
|J  s.<^  ooi^l/;  po/;  ^;  \^  .i^i\^o  \.:>t\xs>y  )jL^vXaA  ''^O  >.«!bs  oo|.<l/; 
\jI  .)j^'S.aA  ooui/  )->oi^  ^-L^'^;  t-^L^^o  .^^..Ost^C^  )oi.>V3  )-^>Q^.  ^^»:^! 
^  ,^1/;  )Vs^  ooCix  ).i.^aji  ooi-1/  j)/  .)-V-/  )-«/  )j/o  )-^t^  )j/ 
)l^OlS^  '  o»K*3j  )j/;  po/;  oot  .)ooj  -po:».  )K^io  )oiS^  o«^;  .^o;  fcs-uS 
oit^V-^  ^Q-i.  )ot^!  V^)-'?  °*<  J^?'^^  .)Lac^o»^  oitoj  )loo(!:^  t.*^  a^ 
ya-^    otJs/    )oC^    ^^?    :>  ''tV>/?    oo(    ).2uLw.;    )  Mia..    )jo(    .).3'jo    ^N^J^s^ 

Vl^   yJlfto^^    )o<^?     ))o    •.^.t^o/     ))».^<P     )o3^     Ji     ^?     ^JU<    .^»Oi^fO    0(t_auu 

)_._:)Oji;  v^  )o(!:^  .o(£s^«^a^  \^'^lo  )-oaii  t-^?  ^oi^^  oo(  t-*'?  .o(K«'t..3 
'^^«-ik-30(  \^ch^  .^..2^01  )->-SiaJi  K..*.«<1  ^^oo  ).^t/  ^^  yOt-^)-'  •.0|-J3l^  j)  \^il° 
)   1  °>i;    •.vlajLi/;    )v^    odoiVi  ..t.V>  •>  ^xui  ..)>_m^Oo  ji;   )«  «>•>  oo(   :)^d^; 


10 


1.  oi^S|  A. 


sot<  les  Trones,  soit  les  Dominatioiis,  soit  les  Clwfs,  soit  les  Pouvnirs^;  lorsqu'il 
dit  «  soit  un  tel,  soit  un  tel  »,  il  veut  diro  que  tout  pouvoir  en  haut  et  eii 
bas  a  ete  donne  au  corps  de  Notre-Seigneur,  comme  Va  dit  notre  Sauveur  lui- 
meme  :  Tout  pouvoir  >it'a  ctc  iloiine  ilans  le  ciel  et  sur  la  terre-.  2.  Lorsqu"il 
dit  :  «  m'a  etc  donne  »,  ne  laisse  pas  entrer  une  pensee  malsaine  dans  ton  5 
esprit  et  ne  pensc  pas  que  le  pouvoir  a  ete  donne  ^  la  nature  divine  (dont  il 
dit :)  je  suis  Ic  premier  et  je  suis  le  dernier^,  mais  le  pouvoir  a  ete  doiine  k  ce 
*  A  fui.  17  corps  qui  est  ne  *  de  la  maison  de  David,  dans  lequcl  Dieu  le  Yerbe  habitait 
(et)  qui  a  dit  :  j'ai  vaincu  le  inoiidc*.  Car  ce  n'est  pas  la  divinite  qui  a  vainou 
le  monde;  c'cst  un  blaspheme  dc  dire  quc  Dieu  a  combaltu  avcc  sa  cr^a-  10 
tion  ct  a  vaincu ;  cette  pens6e  appartient  aux  paiens  qui  disent  :  «  Tel  dien 
a  combaltu  avec  son  compagnon  et  Va  vaincu.  »  Pour  nous,  nous  ne  recon- 
naissons  pas  de  nonibrcux  dieux,  ni  que  Dicu  combatte  avec  sa  crcation. 
Un  est  le  Dicu  qui  a  fait  le  cicl  cl  la  terre  par  sa  parolc.  Les  dieux  qui  noiit 
pas  fait  le  ciel  ct  la  terre  periront  do  la  terre  et  dc  dcssous  le  ciel.  3.  Donc  u 
le  cr^ateur  du  monde,  le  cacb(5  qiii  ii'cst  pas  vu,  a  pris  dans  sa  misericorde 
le  corps  dc  notre  humanit(5,  pour  nous  ramencr  tous  c\  bii.  11  a  pris  les 
premices  d'eiitre   nous,  ellcs  oiit  vaincu  lo  mondc  ct  le  pouvoir  lcur  a   ^tc 

1.  tluloss.,  I,  IG.  —  •>.  Mntth.,  xxviu,  18.  —  3.  Is.,  xui,  4.  —  4.  Jean,  xvi,  33. 


♦  A  fol.  17 
V  b. 


[.'.3J  lloMliLIE  SUR  LI^XARNATION.  153 

jLjL^v^aji  ooul/  oi^o  .Jbe^^^^  oil^j  •^oi  -.^^«^^jl  ^po;  JKaJl^o  .odoL^  ^"i\ 

mOuK.^v^vJi/o  .'^ov>lp>^;  i^h.  0(i-:>o  .-w.ouifOi^.i  jy^L^oi  v>;  .^oi  V^/;  ^l 

\^^   ^x.»  ^f.^/;  V-'^  U^  .ou-«V-^  K>iCk.aD  ).^.aajio  )^^->/o  .^'^/«  )^..2.^!.d 

)  I  viXjl^  )jlj/   v-3  jj/  .^juv^/  )looi:^  jj;  ).^euk..^jL.  )jljv-3  01^^  -.^.sj   ^^1.0 

.5  ))j    )v.^3    jlo  ..va*i5Vio    ^/    yi.yv»/    )v^   jJj    )o»Sis    )J    .^Jiia^jLio    )o(^o 

),:)a..«^.ii     )-^r-=^;  Vft^/?  v^°<  .)->^.»...  vi  *  jJoa  J^^.i^j  ^/  ^jva^  )oi!:^ 

)j/t    po/;    ^oi    ^lv-^^o  .)x->Jo    jLno^  ^^  oiS.  .  <  ^»a^  jj    >opoo  .>bL.^l./ 

)i/j   ^-JL.jvaioo  ^lv-J^  .^ju.    ^y^/  )V>^  jJ?    )otSs  y/o  .).iOLb>^jL     o«l^s.*jj 

)Jo  ^Vi;  ),^  ^iw  sojfs^l  jj  )oC^  )I^io;  v^^^  U^  .),^iw.fcj.o  )jiOL^.^>^ 

10  V-3  )t>^  >»  ^\  oilaJL^a^V^-^  JJ/   .)ju>*  J^s-»^!  ,  ->v>n.^  JJo  )X2j   J^>.-._w1  'vJl»  ^,.. 

ou^   t^   )J/  •<^V.^;    i^^to^-a   ^J^£d/   )J    ^   .^o(o;)^   ^-l^  u>JLJi  jj   fS  .>  I  .•> 

)i  «•>->    V"'^^  c^  .ogLi^>-3    )ooi  ^'^sHa;    )v^^^   0^0   ^oiol^/    ^o;  ^^>JLr> 

)J^V-s  ly^U  )-.po  JJ;   ^^»^00  y*ooi  'yt.li/  )K-Vl3  ^o^s^  ..L*).-.!/    )looC^j 

].  Ui^i  A  (sec  m.).  —  2.  w^i  A.  —  3.  i*^  A.  _  4.  1 1*^^-1  A.  _  5.  ^«ai  A. 


donne,  comme  la  dit  David  :  Qu'rst-ce  qiie  1'homme  pour  que  tu  t'en  souviennes 
pt  k'  /ils  de  riiomme  pour  que  tu  lc  visites?  Tu  Vas  fait  dominer  sur  Voeuvre  de  It 
mains  et  tu   as  place  la   (jloire  et  Vhonneur  sur  sa  tete\     4.   Lors  donc   que 
iious  disons  quc  le  fds  de  notre  nature  a  vaincu,  nous  ne  disons  pas  rhomme 

5  simple  sans  la  divinite,  mais  homrae  parfait  et  Dieu  parfait.  Nous  ne  disons 
pas  Dieu    sans  corps,  comme  Marcion,  et  nous  ne  prechons  pas  un  corps 
*  sans  Dieu,  comme  ccux  de  chez  Paul  de  Samosate  qui  disent  qu'un  homme  *  a  foi 
ordinaire  est  ue  et  qui  ne  Felevent  en  rien  au-dessus  de  Moise   et  des  pro- 
phctes,  et  c'est  excellemmcnt  qu'il  a  dit  :  fai  vaincu  le  monde'-.  Et  si  nous 

10  disons  Dieu  sans  corps,  nous  ne  pouvons  pas  annoncer  qu'il  est  venu  au 
monde  et  qu'il  est  ne,  car  la  nature  du  Verbe  Dieu  n'a  pas  besoin  d'une 
seconde  naissance,  elle  n'est  pas  assujettie  au  temps  et  elle  n'est  pas  soumise 
aux  souffrances,  mais,  dans  sa  misericorde,  il  a  revetu  un  corps,  fds  de  notre 
nature  (consubstantiel),  sans  s'eloigner  de  pres  de  lui,  sans  avoir  besoin  du 

15  voile  du  corps,  mais,  tout  entier  en  tout  lieu,  il  est  tout  entier  dans  le  corps 
qu'il  a  pris  par  sa  volonte.  5.  S'il  etait  apparu  dans  la  nature  de  la  divinite, 
toutes  los  creatures  auraient  peri,  parce  que  la  creature  ne  peut  pas  voir 
son  createur.  Toute  chose  peut  voir  ce  qui  lui  est  consubstantiel,  c'e3t  pour- 

1.  Ps.  VIII,  5-7.  —  2.  Jean,  xvi,  33. 


•s 


V  b. 


154  I.  —  SAINT  JRAN  CMRYSOSTOMF.  ['i4| 

■^  ft.il    )jUw3   V  iN    )tO(  ''^^^^   ■)>.^Xl^    )  po    OULO   V-^   ^,.^0^00    .6uo't.^ 

j^w^o   .)f->iL^oo    )ja.»-3    ^""^^  ^^    'V<°H    ^^*~^    ''Oio?)?    o'f.A^o    ^'xt 

•)?)j  )-,^oj    i'fJ^  ^/;   )^— ^3  ^^^oo  jl,^-i 
.•)>-*^oo;    )»>^   oi^    ^^^^ji    •.^Kmv>    jlo    ^f^K.^   'jJ    ou*3i   ^"^».^00 
.\  lul.  is.)t-~><    ^OioK_/;  )'t^°>^    ^'^^>wOO(    OtXnii     .)jiL^w^     ;o«J    ^).m^O0i    yOJOt^i     5 

.j'i^  >  N  "^^^,^»;  .od^m^  ).Ad,^o  ^K../  «fjio  ^cu^  JSs^.i-»  oi^CLflDo 
.ifOf^  ^oo^  iy^  \-»'fO)  'r^  yU«o  <>\  ^«  )^;oow<>^  .Jl «  Mi\  ^ooiS.  f..^  )  '>on'> 
.Kj/  ^  Kj/)  .)aiJS  Oi^  -^)j  .^  )oO|  vC'^  )J  )-,^  )1«  )iiju.  ^'«.^/  jl/ 
)»^\?    )->>-fiD/   ^^    y/;?    ^/    J^/    •l^/    oot..»    )ot^jJ    ).^e^vN3;    -1^'^^    o/ 

Ui>Joli    vrfOI    Oi^S;     Kj/     ).Nl3  ^^O^^U    O^    y£DOV.a^O   ^^  y^OC^w></     ^JlO-CO  )jOi.3    10 

viOi^jJo  ^  ^)i\  yOi>>  )^rt>  )jL>/i  ['«..ja.ljo  ^ .  mi  ot^  ^-^'!  -[^oio^/J 
^^O-Ji  ^30|  |1/  :K^)..>J».>./  )-.po  )l;o  .viJ»',.a,l  )v,^^?  )'^*aj  [v^>^]l/  );0| 
.)lo-^)    )ju;    jj^^  ^'o   ^^   it^^  .)i^^dk.^^<M^  t-^i^/o  jjf-oos  'f;-aLN  ^^ 

1.  Oiii.  B.  —  2,  A  aild.  U<»:i^i>-  —  3.  Peut-t5tre  'Slsuo. 


quoi  il  a  pris  (notre)  consubstantiel,  pour  que  nous  approchions  de  lui  et 
que  nous  soyons  captives  par  ce  qui  est  ndtre.  La  colombe  est  chassee  ^ 
Taide  de  la  colonibe  et  la  perdrix  k  Taide  de  la  perdrix,  et  tout  oiseau 
qui  existe  sert  k  chasser  son  compagnon. 

6.  Parce  que  sa  nature  est  invisible  et  illimitee,  il  a  pris  le  corps  visible.     5 
A  fui.  18  pour  gagner  h  la  vie  ceux  qui  sont  visibles.  11  prit  donc  le  corps*  qu'il  fallaif 
gagner  et  il  le  pla^a  ^  Bethloem,  pour  Tadorer  il  fit  venir  les  Mages  :  A  ceux 
qui  adoront  lcs  astres,  il  lenr  donna  uno  otoilo  pour  chemin.  II  envoya  aux  Jnifs 
Jcan,  fils  de  Zaoharie,  pour  lcur  sorvirdo  predicateur.     7.  Les  paiens  disent  : 
«  Ne  pouvait-il  pas  nous  sauver  sans  corps?  »  Nous  repondons  au  paien  :   lo 
«  Qui  es-tu,  6  homme,  pour  donner  la  replique  k  Dieu?  Est-il  quolqu'un  qui 
discute  avec  le  m^decin  :  «  Pourquoi  nous  as-tu  gueris  avec  ce  remode?  » 
Necessairement  tu  ne  seras  pas  guori.  Tu  vcux  que   nous  dolimitions   au 
m^docin  la  fonction  qui  Ini  ost  propre  et  que  nous  lui  indiquions  quol  rom^de 
conviont  ci  ta  maladie.  Quant  a  ton  Dieu,  il  lui  a  paru  bon  do  to  sauvor  t\   »5 
Taide   du   corps.     8.  Que  ce  ne   soit  pas   possiblo  autrement   mais  ninsi, 
^coute    :    Apros  qu'il   out    transgressd    le    commandoment  ot    qu'il  eut  itib 
soumis  au  pdclid,  le  corps  fut  condamn6  i\  la  morl.  Le  corps  perdit  la  gloiro 
et  riionneur  qu'il  avait  dans  lo  Paradis;  le  corps  changoa  sa  liborto  et  fut 


[45]  HOMELIE  SUR  LINCARNATION.  155 

.°i\.«»   ^^    ^*"^  .|.£a^;V3L3   oi!S,   )oo(   1^/;    jf-o^/o    j^aaj    t-so/    ^^   ^^"^ 
|q.<^   I^  %\»>o   |oo(  ^o  j^^  •t-*°;   V^/?    y-'/   Iv«n  iN   ..oofi/o  odo^)^ 

)lf_^0      ."iN..^     ^^     ^^*^      '-^^.      V^/?      y^l      ill^'^     0|KJL30     y..OIQJL3     wub^;0 

5  t  >  ^»^/;  oot  •i)l^i/  ^Jl>/o  )1o  1 « ^  liK..»!/  ^^i  •.)K^^^<^  ~ ^. « ^m; 
)_La  ..o(loil-M  t^o/;  o6i  .vAf-aJ./  wi-^KjL/t  o6i  .)ia^  ^^  'V-»i/  ooi  :)i^^^ 
o6i  .)K.A^f.^  o(lo;)..J^  )ju3  .)K^',La\  Itr^  |oo(;  o6(  .|J^.a^^  odo)).^^ 
^.^1»^  )',jl^  ^ot/;  oda^)  ^.i^  )Llx./  ).&aJL.M  \i  )ooi  -.Iju..  ..*o(aL^  ^^Lbo/; 
jj;  .-l;',^  ^ai\   vV^;   o(K.:ieuas  |jl2o(  •.^jl.J^s^».^  J^s^o^  ^^?  -^?   '^^ 

0  6t.\-3  fin*«  p>JS..  rovt  oo(  •.V^J^s.xd/  yK.«jL<9  ;)«;  ^«.^  o6(  .^i«oo(  )icL^ 
^  a\  l-^V^  1-^!  V-^L^^  ^-ip/  .IJi^CLm.:»  ^;  )l'f.^wJ^  )-.;oaj-3  )jiO(  .y!iOS.>i.^^ 
'^-^  ^t  ^j  ;J^_3  )la:>o  J^.^^1  o^t.iMi  )j,.£a3  '^.^^iL^  |J/  J^«.A^  o(J^o.ji 
^;   |l't.^\  .1^09;    )ja30(i    >  i\  •vn  )..toaji.d  '.^JU.  ss/  ^30(  .J^|f-.'fji  |la^ 

1.  ^ov*;a^^  A.   _  2.  '';>^;  A. 


assimilc  d  unc  bete  de  summc,  cominc  le  dit  David';  le  corps  etait  soumis  au 
demon  et  il  sacrifiait  scs  fils  et  ses  filles  aux  demons,  comme  le  dit  David  ■ ;  le 
corps  cliangea  I'adoratiou  de  son  maitre  et  servit  les  creatures  plutot  que 
leur  createur.  *  Cest  donc  avec  justicc,  6  corps,  que   la  (jrdce  a  surabo nde  *  a  !oi.  is 

5  Id  ou  le  pechc  avait  abonde^.  Et  comment  a-t-elle  surabonde?  —  Celui  qui 
avait  ete  soumis  k  la  mort,  cclui-l^  mcme  a  ete  delivre  de  la  niort;  celui  qui 
avait  ete  captive  a  ete  rendu  a  la  liberte ;  celui  qui  a  perdu  sa  liberte  est 
revenu  k  sa  libertc  premiere;  celui  sur  qui  la  souffrance  a  regne  est  devenu 
impassible.  De   meme   que   la  mort    d'Adani  avait   confirme  sur  nous  tous 

10  la  condamnation  de  mourir  tous  de  mort;  de  la  meme  maniere,  la  resurrection 
de  notre  Sauveur  a  confirme  que  nous  serons  immortels.  Ge  qui  a  eu  lieu 
pour  nos  premices  (nos  premiers  peres)  s'est  encore  accompli  pour 
toute  notre  nature  \  maintenant  en  promesse,  et,  a  la  fin,  ea  realite.  9.  De 
meme  qu'au  moment  ou  (Adam)  a  peche,  il  n'est  pas   mort  aussitot;  mais 

15  la  transgression  du  precepte  Ta  soumis  k  la  mort,  car,  apres  un  temps,  il 
a  endure  la  mort  en  realite.  De  meme  pour  nous,  nous  avons  re^u  en  pro- 
messe  (ippaScov)  le  don  de  Fesprit  et  nous  sommes  perfectionnes   (confirmes) 


r-  b. 


I.  Ps.  XLVIII,  13,   21.  —  2.  Ps.  cv,  17.  —  3.  Roii).,  V,  20.   —  4.  Litl.   ;   «    prope   oiiine   figmenlum 
noslrum  ». 


10 


156  1.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTOME.  [/|6] 

o\  ^'n  jb^ioojL^  '^st^!    oit^I).^  yo^  ^^t  )jp/o  .^..t^.,vfioo  jj^Nom^ 
^Doi  .loo»  K.*)',^^ia^  ypoj  oiK-,l).ba_s  .-^ootv.a/  t-.^  ).iaiai.  yOOtSj  )^oia^ 

.^k  ^30t->^oo  IS>...)^'^  ^)  )i<i-'^  'K^^  K^'^  ^S.tf»  ).^toaJu3 
vjo  ..  >  .  ">  V-3  ^J^;o  .yioudOA.  .  I  «•>  f-30  oO(  ^SlS^;  "^^a^  l^-^ 
>ft  1'to  ^-«^N  yn .»',.v>  ..^ILm  ''^t^;  ^'^N.^^  :)-5o ..  ■>  odaiS.  ^x.»  y^..v^too 
».  >mitoo<  ^^^)J  )t^!  x.iiii v>  v.mil/o  sJLm  oo(«  t-*^  v^oua  .^oi^^  ^^ 
JJ  JJo-iwO  .^-a^  jJ  »-»~^  )K*^.«  •°''»^^?  )*  "^  )ta3j^  ot^io-^  s^o<o;a,.,.N  *>  ooi 
^  oot  \ls)  -.U>^  \J  U>o^  •.yl.Q^^-.-wLio  ''^iss^^  ^j  ^ju.  .oooo^LS  «*sJ^/ 
^»nv>o  ..y^)j2  y^l  ^}^^^  -U^i]^  |Jj  ^  \^r^  jJ  jJ/  ')-L«.3j  oiV.»^s^ 
yo  "tN  ^  wla\  ol  •.l^..).baw..£aj»  ^T^  \'f^  -n^  >>,nv)o  yKx,-^.a  vo^o  .^w 
) ■\.'.s  ),  ^^  jo-J^^^  ooi  )j-<.-5.  .yaa-w^wu/o  )Iy»  n  .  JJ.an>o  ■  -N.  •.•  r> «,-.  )j;jj 
^^Aj  ai.v>  .ye,  vi\ "^  ^  >  '«"^^-s  ^)lo  ooio  ■>  i .  ^.j    )J<o^j   loodj   ^/  >.)a...bJ« 

1.  w;-«^A.  , 


a  la  fiii    en  realite.  Cest  ainsi  qu"avant   rarrivee  de   Notre-Seigneur,    tous 

les  peuples  avaient  regu  la   benediction,  en  promesse,  par  le  moyen  d'A- 

braham,  et  elle  n'eut  lieu,  en  perfection,  qu'i  Tarrivee  de  Notre-Seigneur. 

*  A  foi.  18  De  la  meme  maniere,  '  nous  avons  regu  (tout)  cela,  en  promesse,  ici,  mais 

ce  nous  sera  donne  a  la  lin  en  verite.  »  5 

10.  Rejouissons-nous  donc  de  ce  que  notro  roi  et  le  fils  de  notre  nature 
(est)  notro  glorification ;  uotre  juge  est  fils  de  notre  nature  (nous  est  con- 
substantiel)  et,  si  nous  nous  approchons  de  lui  avec  aniour,  parcc  qu'il  con- 
nait  nos  soufTrances,  il  aura  pitie  de  nous  i't  il  nous  remcttra  nos  peches. 
Par  cela  momc  qu'il  a  souffert  et  qu^il  a  ^te  tente,  ii  peut  aidcr  ceux  qui  sont  lo 
tcntes ' ;  lui  seul  rend  la  victoire  parfaite  par  la  souffrance  de  son  corps ;  car 
il  n'a  pas  commis  do  peche  ct  riniquite  n"a  pas  ott3  trouv(5c  dans  sa  bouchc". 
Mais  nous,  a  cause  dc  notre  fail)lesso,  quand  bion  momc  nous  serions  vio- 
torioux,  la  forco  dc  la  naturo  nous  vainc,  aussi  il  no  nous  a  pas  laisst^s  sans 
secours  :  i\  tout  instant  il  nous  tient  par  la  niain  ot  il  nous  relove,  il  va  i» 
nous  chercher,  il  nous  rounit,  il  nous  appolle  avoc  douoeur  :  Venez  prh  dr 
moi,  vous  toHS  qui  etes  faliijtws  et  qui  poitez  de  lourds  /ardeaux,  et  je  rous 
ferai  reposer^.  11.  11  nousdonuindo  seuloment  do  niontror  uno  bonno  volonlo, 
ponr  que  la  victoiroappartioune  t\  notre  volonto,  ol  lui-nioiiio  se  tioiit  dovaiil 

1.  Gf.  lltibi'.,  V,  i.  —  2.  Cl.  Mul.  II,  tl.  —  J.Matlh.,  xi,  'JS. 


[47 1  IIOMELIE  SUR  L'INCARNATION.  157 

|_ai2Slio  .)laa>^    oibw    oow.    ^o    ^    )jp6    001;     -l^   )i-io    U<^    y^l    ^^ 

)j;j  ocxj  "^J^-Jsoi   jl«J    .)la3>^    6»^   00«-.      ^  .^   ).3>i6  ^-jsoi  »j  .x;^!  '  \  f"i  •» 
.^j^/   .^-*^>eu^^C^   ).-*:iQji  oi\;   •>>,!   oiS>o  .)j>Jj  ^  '^Kj     oo(  •.^*3jo 


I.  ow  A. 


nous  eu  tout.  Qui  nou.s  ilonnera  autant  que  ce  bon  maitre,  qui   nous  fait 

vaincre  et  qui  nous  attribue  la  victoire?  Chez  les  rois  de  la  terre,  lorsque 

les  soldats  sont  vainqueurs,  la  victoire  est  attribuee  a  leurs  rois,  mais  notre  ♦  a  foi.  is 

roi,  lorsqu'iI  uous  a  fait  vaincre,  *  nous  attribue  la  victoire'.    Prions  donc 

pour  que  celui  qui  a  vaincu  et  qui  nous  a  rendu  vainqueurs",  nous  donne 

de  vaincre,  et  nous  bj  louerons.  A  lui  gloire  dans  les  siecles.  Amen. 

1.  M6me  id6e  phis  liaul,  III,  3,  p.  I'i3.  —  2.  Moine  loculion  a  la  (iu  de  la  preniiere  liomelie.  siipia, 
\K  126,  ct  a  la  fin  dc  la  truisieme,  p.  151. 


TEXTES  iMONOPlIYSrrES 

I.  —  DiscouRS  d'Erechthios,  eveque  d'Antioche  de  Pisidie,  sur 

LA  Nativite  et  sur  l'Epiphanie. 

II.  —  Fhagments  compiles  par  les   mo.xophysites  (I-X);  Extraits 

de    Timothee    ^lure   (XI -XVI);   Les   heresies    christolo- 
giques  d'apres   Philoxene  et  Bar  Hebraeus  (XVII-XVIII). 


Patr.  or.  —  T.  xiii.  —  r.  2.  11 


MANUSCRITS  UTILISES 

British  Museuni,  Add.  14531,  du  vii''  ou  vm"  siecle  (A). 

—  —  —  14725,  du  X''  siecle  (B). 

—  —  —  12154,  du  VIII'  au  ix''  si^cle  (C). 

—  —  —  12155,  du  VIII'  siecle  (D). 

—  —  —  12156,  du  vi''  siecle  (E). 

—  —  —  14532,  du  viii'   si6cle  (F). 
Paris,  ms.  syr.  n°  112,  ecrit  en  1239. 

—  —       n^^^lO,      —       1404. 


INTRODUCTION 


I.  —  Erechthios,  ^veque  d'Antioche  de  Pisidie,  a  connu  la  celebrite 
pour  avoir  prononc^  iine  instruction  le  jour  de  VEpiphanie,  dans  la  grande 
6glise  de  Constantinople,  en  "presence  du  patriarche  Proclus  (434  k  447). 
De  nombreux  manuscrits  syriaques  nous  ont  conserve  un  fragment  de  cette 
instruction  —  fragment  dont  on  a  encore  le  texte  grec  —  et  un  discours 
sur  la  Nativite  de  notre  Sauveur. 

A.  —  Le  fragment  etait  allegue  par  les  monophysites,  k  la  suite  de  Ti- 
mothee  ^lure,  contrc  les  deux  natures.  11  a  ete  edite  par  Mai,  Scriptorum 
veterum  nova  collectio,  t.  Vll,  Home,  1833,  p.  165.  11  avait  auparavant  ete 
traduit  en  latin  par  Turrianus  et  cette  traduction  figure  dans  H.  Canisius, 
Lectiones  antiquie,  edition  Basnage,  Anvers,  1725,  fol.,  t.  I,  p.  527. 

Nous  reproduisons  ici  le  texte  grec  edite  par  Mai  et  reedite  par  Migne, 
P.  G.,  t.  LXXXVl,  2,  col.  3321,  avcc  la  versiou  latine  editee  par  Canisius. 

ToO  p.a;capto'j  'EpEyOtou  eTCiTx.oTTOu  'AvTioystx;  tti;  risKjif^tai;.  'E^  o^.ikia.^  \vf(id(rr,g 
ev  Toi?  ixyioii;  Osoipaveioii;  sv  t/,  ^^■^(xk-n  iy.Akn(yia.  KwvcTavTivouTTbXeux;,  y.a9s!^o[ji.£vou 
ToO  (/.ax.ap'!ou  imay.oTzou  npoKlou. 

riapa  'Hffaio'j  tou  jj-eyalou  irpocpvfTOU  vixouca^aev  0eo'j  x.vipuTTOj/.evou'  Ilai^iov  vap, 
ipvioiv,  eysvvviOyi  vijj-rv,  xal  uio;  sio^Ovi  -ojxtv  ou  -n  oc^xn  ^y^'^'''/^'1  ^■'^'  "^o"  a)[A0u  auTou  xat  x.a7.et- 
Tai  To  ovofjia  auToO  [LiyaCkyi^  pouVfl;  a.yyt.Xoq,  GaufxaijTo;  cujaSouXo?,  0eo;  iayuso:;, 
E^QUTtadTT)?,  apy^uv  etp-/iv/i?,  TZXThf  tou  (Ae'\>,ovTog  aioJvOi;.  M-/fTi?  ouv  u^Sic,  iouSatxo? 
e^aTCaTyfijstsv  Y.\a.ho;'  oiJTto  yap  xaT^eiv  tou?  aipeTi^ovTa?  a^tov,  m;  x>v7^o  [iiv  to  TsyOev,  ixWo 
oe  6  ev  auTw  xaTOtx-flsa?  0e6?,  x.al  w;  Sijo  Toij  yevvviOevTo;  at  (puirei?'  av  yzo  Tt?  tcjto 
■Xeyetv  To^Xjxvfieiev,  t6v  'E[A(AavouviX  auTcI)  [JidvQv  avTtOec,  xal  ^(^a^Xtvov  <7t(0T7vi;  t-/;v  to'j 
ov6ij.aTo?  uTco^e^eTo  [j(.v/{[jf/iv  o'j  yap  ^uo  «pudei;,  a.Xkx  aoL^'/.(a(ii\nx  0e6v  •/)  TuapQevo;  [jlu- 
(jTtxw;  a— exuvicev,  oe^a[j.£'vv)  Tvjv  tou  nv£U[/.aT0;  eTVtcpotTr.civ  ei  [/.ev  yap  ivSpco— tvv);  CTCOoa? 
|i'Xa(rTVi[«.a  viv  6  XptUT^s,  (JUveTi9£[i.ev  av,  tov  xapTUov  xaTa  Tviv  (puctv  (jtt[tet(jOat  tvjv  pt^av 
ei  oe  ex.  nveu[jiaTOi;  e(7Ttv  ayiou,  xaTO.  Tviv  ap)^ayye'XQ'j  (pcovvjv,  0£6;  6  TeyOeti;,  e-et^ri 
xat  0e6;  6  Tvi;  yevsieb);  Tvpo^evc;. 

Beati  Erechthii,  episcopi  Antiochiae  in  Pisidia,  ex  homilia  recitata  in  sancta  Epi- 
phania  in  ecclesia  Consl.  sedente  beato  episcopo  Proclo. 


102  II.  —  TEXTES  MONOP[IYSrri:S.  [521 

Ex  magno  prophela  Esaia  audivimus,  cuin,  ait,  puer  iialus  isl  uohis,  ct  lilius  datus 
est  nobis,  cujus  principatus  super  liumerum  ejus;  et  vocatur  nomen  ejus  magni  consilii 
angelus,  admirabilis,  consiliarius,  princeps  pacis,  pater  1'uluri  saeculi.  Nc  igitur  aliquis 
judaicus  surculus  vos  decipiat,  sic  cnim  appcllandi  sunt  qui  haerclicos  sectantur,  quasi 
aliiis  sit  (jui  natus  cst;  et  alius  ijui  in  co  habitavit  Duus;  et  quasi  duae  sint  ejus,  qui 
natus  est,  iiaturae.  Si  quis  enim  hoc  de  Emmanuele  dicere  ausus  fuerit,  oppone  ei  iioc 
solum  nomen;  menioria  luijus  nominis  erit  ei  fraenum  silentii.  Non  enim  duas  naturas, 
sed  Deum  incariialum  virgo  mystice  peperit,  cum  spirilus  sanctus  in  eam  supervenisset. 
Etenim  si  Ciirislus  esset  foetus  seminis  humani,  concederem  fructum  secunduin 
naturam  imilari  radicem.  Sin  vero  est  ex  Spiritu  sancto,  secundum  vocem  archangeli, 
Deus  est  qui  natus  est,  quia  Deus  est  causaortiis. 

Au  premier  concile  d'Eph6se  (431),  i'eveque  d'Antioche  de  Pisidie  se 
nommait  Tranquillinus  et  avait  d'abord  suivi  les  Orientaux  oppos^s  k  saint 
Cyrille;  au  concile  dc  Constantinople  (nov.  448)  et  au  conciliabule  d'E- 
ph^se  (aout  449),  l'evoque  de  cette  ville  se  nommait  Caudidianus  et  etait 
rauxiliaire  de  Dioscore.  Erechthios  se  place  entre  eux  deux  et  s'etait  oriente 
vers  le  monoph^^sisme.  Cf.  Le  Quien,  Oriens  cliristiaiius,  Paris,  1740,  t.  I, 
p.  1038. 

Le  fragment  ci-dessus  a  ete  cit6  par  Timothee  .Elure,  patriarche  mono- 
physite  d'Alexandrie  de  457  ^  477.  II  a  ete  traduit  en  syriaque  avec  rou- 
vrage  de  Tiniothee,  Brit.  Ms.  add.  ms.  12156,  Ibl.  49  (E).  U  a  ete  insoro, 
un  peu  raccourci,  dans  les  compilations  jacobites;  nous  ferons  connaitre 
les  manuscrits  add.  14532,  fol.  13^  (F),  12154,  fol.  12  (C),  12155  (D),  fol.  35 
et  169. 

Durant  la  premifere  moitie  du  vi°  siecle,  Leonce  de  Byzance  aurait 
volontiers  rejete  comme  fausses  et  apocryphes  les  citations  all^guees  par 
les  monophysites  :  Ti;  yap  xpuij^tdvjaou;  xxi  (paXffoypzfpou;  'jiawv  j^pricei;  a7:a$  xai 
Sk  (pupaQeida?  ev  axepaiw  oLitloTnri  >.oitcov  o'j  xapaSe^ojAsQa,  iMai,  Script.  vet.  itova 
colL,  Rome,  1833,  t.  VII,  p.  139  et  Migne,  P.  C,  l.  LXXXVI,  2,  col.  1852. 
II  ne  fait  cependant  pas  cette  objection  aux  quelques  lignes  dErechthios 
qu'il  cite ;  nous  pouvons  donc  conclure  qu'il  en  admettait  —  avec  raisou  — 
rauthenticite.  II  ecrit  (Migne,  P.  G.,  t.  LXXXVI,  l,  col.  1257)  : 

Ilapafpepouoi  ^i  x,al  i'X'XYiv  '/J^r,n\.v  aTCO  'Epe^0iO'j,  otti;  o'j5e'TCOT£  irix,ou(j6»  ei,;  iraT«pa;, 
•/tai  TOdouTov,  OTi  Tt{Ao6e'ou  Yf^t^j/avTo;  xaTo.  tyi;  ouvo^ou,  x.al  ■xapayaYovTOi;  jf^p^fiiiv  ir^o 
'Epeydiou,  Kupoi;,  6  oineio;  TvpeoSurepo;,  eypa(j/£  Tvpo;  auTOv,  6ti  "IWsXdv  ce  SiopOwtraaOa: 
to'jto'       'O  yap  'Epe'j(^6to;  ouSe^iroTe  •flxouaOv)  ei;  TCaTe^pa?. 

lls  alltjguent  encore  un  autre  toxte  tire  d'Erechtluos,  qui  n'a  jamals  ete  mentionno 
parmi  les  Peres,  au  point  que  Timothoe  (.Elure),  ecrivant  contre  le  concile  (de  Chalco- 
doine),  et  citant  uii  passage  d'Ereclitliios,  Cyrus,  (son)  propre  pn^tre,  lui  ecrivit  ;  «  Jc 
voudrais  que  lu  corriges  cela,  car  Erechthios  n'a  jamais  elo  iiKulionuc  parini  les  Peres.  • 

Ephrem,   patriarcho   dWulioche   do  529  ii  545,  proud   aussi   Erechlhius 


[53]  INTRODUCTION.  163 

k  partie  dans  un  ouvrage  dont  Photius  nous  a  conserve  le  rdsume,  Bihl.,  cod. 
229,  Migne,  P.  G.,  t.  CIII,  col.  1000  et  1002.  Ephrem  montre  que  saint 
Cyrille  admet  equivalemment  deux  naturcs  comme  les  Peres  de  TEglise  : 
Gr%oire,  Athanase,  Amphiloque,  Chrysostome,  Ambroise;  il  ajoute  que 
les  adversaires  apportent  des  textes  de  Gregoire  de  Neocesar6e,  d'Athanase, 
de  Jules  (de  Rome),  de  Cyrille  et  d'Erechthios  et  ne  veulent  admettre  «  quune 
nature  incarnee  de  Dieu  le  Verbe  »;  il  argumente  contre  eux  pour  mon- 
trer  que  les  mots  memes  «  une  nature  incarnee  »  impliquent  la  difference 
des  natures.  Ephrem  expliquc  au  sens  orthodoxe  les  textes  de  saiut  Athanase, 
de  saint  Cyrille  et  de  saint  Jules  de  Rome.  Pour  Erechthios,  il  renonce  a 
Tinnocenter  : 

'O  (AevToi  ye  'Epe/Oioi;  ei  pv  w?  'AOavxctd?  ts  xal  K.6^iKloc,  xai  'louXio?  t-/|v  (pwvy^v 
ex>.a(A€a'vEi,  toOto  av  eiy)  a'[x.6tvov,  ei  8h  Trapa  t-)iv  exeivwv  ^o^av,  Oau[;.a(7T6v  oud6'v  eig 
yap  T/,v  EOtuvoO;  vdoov  tuoXT.oi  Toiv  iepoiv  avi^paiv  toOtov  e^pwpaoav  xeijxevov,  viv  y.ai  auTog 
Oxo^etjcvuciv  i)Si  Ttiac,  T^eywV  Ef  (xev  avOpwTuivr,?  citopa?  -flv  fi>.a(JT-/i|J.a  6  Xpi^jTO?,  cuvs- 
TiOs'(AYlv  av  Tov  xapTOv  elvai  xaTa  t-/iv  pi'Cav  ei  ^e  eic  nveujji.aTO(;  (iyiou  xaToc  t-/iv  tou  apx^^Y" 
ye'>.ou  (pcovr,v,  0e6;  eTej^Or,  e7V6tS-/i  xal  0e6;  6  tyi;  yeve'oeoj;  ■rcpo'^evoi;. 

'0  (Aev  'Epsj^Oio;  TaijTa"  soae  i5e  fj  av/)p  (ATi^e  ra  Tvis  'E>.ica§eT  (juvtevat  piQpiaTa,  yi 
Tviv  ©eoTOXov  Mapiav  eu>.oyoO(ja'  E''j>.oy/i[xs'v/i  ix)  ev  yuvai^lv,  avaxp^^ei,  x.ai  euT^oy/ijj.Evo? 
6  xapiro;  t/,!;  /coilia;  (jou. 

Si  Ereclithios  entend  cette  parole  (une  nature  du  Verbe  incarnee)  comme  ront  fait 
Athanase,  Cyrille  et  Jules,  ce  serait  le  mieux;  mais  s'il  Ta  entendue  contre  leur  opinion, 
cela  n'a  rien  d'etonnant,  car  beaucoup  d'hommes  saints  ont  cru  qu'il  partageait  la  mala- 
die  d'Eutyches ;  il  la  montre  Iui-m6me  lorsqu'il  ecrit  quelque  part  :  «  Si  le  Christ  etait 
un  rejeton  de  la  semence  humaine,  je  conc(3derais  que  le  fruit  est  comme  la  racine,  mais 
si  c'est  du  Saint-Esprit,  selon  la  parole  de  Tarchange,  Dieu  a  ete  enfante,  puisque  Dieu 
a  ete  le  principe  de  la  generation.  » 

Voila  ce  que  dit  Erechthios.  Cet  homme  semble  n'avoir  pas  compris  les  paroles  d'Eli- 
sabeth,  qui  s'ecriait  en  louant  Marie,  mere  dc  Dieu  :  «  Tu  es  benie  parmi  les  femmes  et 
le  fruit  de  ton  sein  est  beni.  » 

B.  —  Le  discours  sur  la  Nativite  n'a,  par  contre,  aucune  histoire.  Nous  edi- 
tons  sa  version  -syriaque  d'apres  les  manuscrits  du  British  Museum  add. 
14531,  fol.  77  (A)  et  14725,  fol.  23"  (B)  avec  les  variantes  des  deux  frag- 
ments  contenus  dans  le  manuscrit  add.  12154,  fol.  12  (C)'. 

Le  texte  d'Isaie,  qui  sert  de  base  au  fragmeiit  cite  par  tous  les  monophy- 
sites,  sc  trouve  aussi  dans  le  discours  sur  la  Nativite,  mais  n'est  pas  suivi 
du  meme  contexte.  II  y  avait  donc  Ik  un  motif  specieux  pour  croire  que  la 
lin  du  fragment  etait  apocryphe  et  avait  ete  fabriquee  par  les  monophysites. 
On  ne  congoit  guere  cependant  que  ceux-ci  aient  pris  la  peine  de  fabriquer 

1.  Voir  ces  fragments  infra,  page  177-178  (Je  a  jusqu'a  b  et,  page  179-180,  de  c  jusqu'a  d. 


104  II.  -  TRXTES  MONOPIIYSITES.  [5'.] 

iin  toxte  au  nom  (l'un  liommc  aussi  peu  connu;  nous  admettrons  donc 
qu'l']roclitliios  a  prononc(5  doux  liomcilies  :  1"  uiio  instruotion  le  jour  do 
rEpiphanie  en  prdseiice  de  Proclus,  dont  il  ne  reste  qu'un  fragment,  ot  2"  un 
discours  sur  la  Nativit^,  qui  coramcnte  le  m6me  texte  d^Isaie  et  qui  est  con- 
serv6  en  entier. 

II  reste  encore  ft  expliquer  pourquoi  lo  manuscrit  add.  14531  (A)  fait 
d'Rrcchthios  un  6vt'quo  de  Tarse  lorsquc  tous  les  autros  on  font  un  6v6quc 
dAntiocho  do  Pisidie. 

Ces  textes  contro  les  deux  natures  aidoroiit  du  moins  i  reconstituer  la 
christologie  de  rauteur  et  lui  assigneront  uno  petito  place  dans  les  littcratu- 
res  et  Thistoire  dos  dogmes. 

II.  —  Fraf/mpnts  compilcs  par  les  monophijsites.  Eivtraits  th  Timothee  jElure. 
Nous  avons  transcrit  au  IJritisli  Museum,  dans  lo  manuscrit  add.  121.55,  du 
vm°  sioclo,  quelquos  fragments  qui  (5clairent  Jivers  points  des  controverses 
christologiquos  du  v°  au  vi"  si^clo.  Nous  d6butons  par  doux  textes  de  deux 
des  principaux  partisans  de  Nestorius  (I  et  II).  On  verra  combien  ils  s'atta- 
chaient  a  combattre  les  monophysites.  Deux  petits  traites  (IV  et  V)  sont 
dirig(is  Tun  contre  saint  Leon  et  Tautre  contre  le  concilo  de  Chalcedoine.  IIs 
sont  dus  ;\  la  plume  des  nionophysites  qui  avaient  ete  combattus  par  Alexan- 
dre  de  Mabboug  et  Doroth(3e  de  Marcianopolis,  et  ils  precisent  de  maniSre 
assez  heureuse,  sinon  les  erreurs  que  nous  pouvons  decouvrir  chez  Diodore 
et  Nestorius,  du  moins  les  erreurs  pour  lesquelles  beaucoup  de  leurs  con- 
temporains  les  condamnaient.  On  y  remarquera,  une  fois  de  plus,  que  Theo- 
dore  de  Mopsueste  aurait  dit  deux  natures,  une  hypostaso  et  une  personne. 
Une  pii^^co  interm^diaire  (III)  nous  donne  les  locutions  que  chacun  devait 
employer.  La  pi^ce  VI  raconto  le  colloque  des  S(3v6riens  et  des  ChaIc(3do- 
niens,  tenu  k  Constantinople  de  531  t\  533.  Nous  la  faisons  suivre  (VII)  de 
deux  des  phrases  les  plus  caractdristiques  d'une  profession  de  foi  des  Julia- 
nistes.  Ces  monophysites  tenaient  que  riiumanite  prise  par  la  nature  du 
Vorbe  etait  incorruptible.  Leur  r6le,  h  eux  et  aux  Eutychiens,  a  6te  de  mon- 
trer  ou  pouvait  conduire  le  monophysisme  condamnc-  par  les  Oriontaux.  La 
pi6ce  VIII  montre  commont  los  monophysites  citaient  et  entendaient  les 
textes  do  saint  Cyrille.  Solon  eux,  hypostase  (^quivalait  i\  nature,  et  il  y  avait 
unification  des  natures  (sans  m^lange  ni  confusiou),  tandis  que,  pour  TlnJo- 
doret,  riiypostase  devait  ^tre  rapproch^e  de  la  personne  avec  unitication  dcs 
personnes  ou  hypostases,  dans  la  personno  ou  hypostase  du  Verbe.  Les 
pitices  iX  et  X  sont  uii  spccinicn  do  la  plus  ancionno  rcjaction  on  favour  de 
Nestorius.  Pour  simplilior  rargumcntation  ct  lairo  imago,  on  avait  rt^p^t6 
que  Nestorius  disait  deux  Clirists  et  deux  Fils  et  quo  lo  Christ  n'(5tait  pas 
Dieu  et  quo  la  Vierge  n'(5tait  pas  in6ro  de  Diou,  ol  tout  lo  moude  s'(itait  trouv») 


[55]  INTRODUCTION.  165 

d'accord  pour  condamner  ces  erreurs;  mais  on  s'est  apergu,  longtemps 
avant  MM.  Loofs  et  Bethune  Baker,  que  la  plupart  des  difTicult^s  tenaieut 
souvent  k  la  notion  des  dcux  natures  mal  definie  et  mal  comprise  par  beau- 
coup,  et  Ton  avait  et6  amen^  k  voir  que  bien  des  argumentations  torabaient 
k  faux.  Cest  ce  qui  est  arriv6  aux  monophysites  qui  ont  ecrit  les  pi^ces  IX 
et  X;  ils  ont  demontr^  que  Nestorius  ne  disait  ni  deux  Ghrists  ni  deux  Fils 
et  qu'il  confessait  I'union  des  natures. 

Ces  petits  textes  ont,  en  general,  le  desavantage  de  ne  pas  cHre  signes; 
aussi,  pour  montrer  qu'ils  traduisent  exactement  Tetat  d'esprit  de  Teglise 
jacobite  du  v"  au  vi°  siecle,  nous  les  faisons  suivre  de  quelques  extraits 
(XI  a  XVI)  de  Timothee  yEIure,  patriarche  jacobite  d'Alexandrie  de  457  a 
477',  que  nous  avons  transcrits  sur  le  manuscrit  du  Brit.  Mus.  add.  12156, 
anterieur  k  Tannee  562-. 

Timothee  est  un  moine  que  saint  Cyrille  a  arrache  au  desert  pour  ror- 
donner  pretre '  et  qui  a  ^te,  en  449,  rauxiliaire  de  Dioscore  a  Ephfise ', 
comme  Dioscore  lui-meme  aurait  6te  Fauxiliaire  de  saint  Cyrille  en  431°. 
II  est  donc  bien  qualifie  pour  nous  faire  connaitre  le  sentiment  des  siens. 
Rappelons  les  principales  dates  de  sa  vie  :  Des  la  mort  de  Marcien,  les 
monophysites  ^gyptiens  le  firent  sacrer  ev^que,  et  il  chassa  Proterius  de 
la  grande  eglise  d'AIexandrie.  Apres  le  meurtre  de  Proterius  (29  raars 
457),  il  expulsa  les  eveques  chalcedoniens,  qui  all^rent  demander  justice  au 
pape  et  k  rempereur.  L'erapereur  L^on,  a  qui  Timothee  r^claraait  la  con- 
Yocation  d'un  nouveau  concile,  se  borna  ^  deraander  par  lettres^Tavis  des 
eveques  et  des  principaux  personnages  sur  rordination  de  Tiraoth6e  et  la 
r^ception  du  coucile  de  Chalcedoine.  D'apres  leur  reponse,  lempereur 
exila  Timothee  k  Gangres  et  il  s'y  rendit,  par  la  Palestine  et  la  Phenicie,  en 
459  ou  janvier  460.  Corarae  il  continuait  k  intriguer,  on  Tenvoya  certain 
hiver  k  Cherson  et  il  y  ecrivit  Fouvrage  conserve  en  entier  en  armenien  et 
en  partie  en  syriaque  (ms.  add.  12156,  fol.  1  k  63)%  auquel  nous  allons 
emprunter  quelques  pieces  qui  nous  ont  paru  les  plus  int6ressantes.  Tiraothee 
fut  rappele  par  Basilisque  (475);  il  vint  k  Constantinople  et  suggera  ^  Tera- 
pereur  la  redaction  de  FEncycIique;  il  alla  reprendre  possession  du  siege 
d'AIexandrie  (nov.  475)  et  rendit,  chemin  faisant,  k  Paul  d'Ephese  les  droits 


1.  La  source  principale  pour  1'liistoire  de  Tiraotli^e  est  Zacliarie  le  rheteur  edite  par  Land,  Anec- 
dola  sijriaca.  Leyde,  1870,  t.  IH,  traduit  en  allemand  par  Alirens  et  Kruger  et  en  anglais  par  Hamilton  et 
Brooks.  Zacharie  a  el6  resumS  par  Evagrius,  Hist.  eccl.,  liv.  II  et  III,  P.  G.,  t.  LXXXVI,  et  par  Michel 
le  Syrien,  Chronique,  t.  II.  Nous  renverrons  aussi  a  J.  Lebon,  Le  monopliysisme  severien,  Louvain, 
1909,  et  La  christotogie  de  Timothec  /Elare,  dans  la  Revue  d'Hist.  eccl.,  Louvain,  1908.  —  2.  Gf.  W. 
Wrighl,  Calalogue  of  Ihe  syriac  manuscripts  in  the  Briiish  Museum,  Londres,  1872,  p.  648.  —  3.  Land, 
loc.  cil.,  p.  135.  —  4.  Infra.  p.  206.  —  5.  Cf.  Pierre  ibn  Rahib,  Chronicon  orientale,  trad.  Cheikho, 
Paris,  1903,  p.  121.  —  6.  Cf.  infra,  p.  217-218,  note  4.  La  d6couverte  du  texte  arm6nien  complet  a 
diminue  rimpoilance  des   fragments  syriaques. 


166  II.  -  TJilXTRS  MONOPHYSITRS.  [56] 

patriaiciuix '.  Un  mouvemont  populairo  h  Conslantinoplc-  arrdta  Basilisquc 
sur  la  ponle  monophysite  ot  il  publia  rAntiencyclique;  le  succds  de  Z^non 
vint  comploter  la  reaction  et  Timotlioe  dtait  menace  (i'iiii  nouvel  exil  quand 
il  iiiciiirut  le  31  juillot  'i77  \ 

Le  flot  montant  luonopliysite,  oscillant  sous  Z6non,  atteignit  son  ploin 
80US  Anastase  (■491-518),  cornme  le  montrent  en  particulicrlcs  listes  suivantes 
des  principaux  ovfiques  de  cette  laction  : 

IV^s^     .  asoltoou..^    ya^   o,-^l|    ovj;    .  U>>-Lm^!     l3<inm.q(;   |jl.>    ^oINjq^   Iq^      >ainnm.\.m.>;  ^n  .\ nn n 1 1 
It^oixu     .  |t>i^    lU»/;   /-1    ^•°*'!    \00t-if-o/;    I °" " "" - o I    ,oovioo    :^oi^io/)     .mfr.mi/o    :acnm°)(;   |Ja3o  .|^<i<^|; 

.^a^oaiu/  pows;  UupL  jLnian.ovo  ov^  1;*;-...^  o^.^/;  ^^.nnhm.^f 
ux»ovJ^ib.  «uoU./  1-^o-a.o;  ^a^Oi  :  |ji^o  po^^>.A'^;  ^xdo;ovJQxo  ^  |-.t,  im-iNI-B  oooi;  .'  omaotLV/  l^nrh.*!»/;  |opQJk 
.«mov^  '""ji^^-^  ..moioiiiDQ-)  .|Lq.,_  iCv3  ^  |..  .1  V)\  l-LiJ  ^VL  P>o/;  ^\ii.o  .  ^iooO|l;  voP;  |mvo.^o  po,.oNi) 
.  f^  nl  )  -.\Nrt  .Qjj)  f^  .^  .  ^  tnny  ^  us)oV^O  ^o*  ^)  _mL /  f-ort  .  nrt.ft[irt  ^cDolPoo.*^©  |>nnm.;  .,j-..a..o  ^J....CL.  .  ^mn.m  iLf 
^ojCoeu..^  ►"L(;  ooi  '-"^^'i/  ils.j)  )oX»io/;  ^Q^iQ^poo  .  |i'<f>.mf  iC.j;  Uoaj.^1;  |;^>So  ■.  ,  m  .\n°)i .  ^  i  fr.,mn  n; 
^oP;  1.00^)00^0  .  I  .1^1  -^s-..  ~'.~i  .-^~s  ^)  ojo^_/  .  ^ov^o^  yoovif-o/;  Minnm..^/  ,^001^0  ^oi  .piamo/  ^  ^oi  ^  l-oi 
^s/>.\i(n      .  ,.ma...m>o|Lo      .moj^  V) .  (,0     |inm.;o     .  |..i,im-)^;     ^o.     .|io|js     Lq:^.;     (.m^ovKUB      |LV.5j,^o     :  Vioj-o    ovo 

.,^OOiLq\;  |.a:,';otJQoo  |L'V.^Ij  |io|xD  |.^jJlo^V~(  Loaoi  001  ■  ■  m  .Nn*^!  .((.ij^mnn; 

EncycUque  de  Basilisque  a  Timothee,  archevSque  d'AIexandrie*,  a  laquelle  adhere- 
rent,  avec  Timothee,  Pierre  d'Antioche',  et  Paul  d'Ephese*,  et  Anastase  de  Jerusalem' 
et  tous  les  eveques  de  leurs  regions  qui  etaient,  comme  le  discours  le  porte,  sept  cents 
eveques  unis  ensemble  dans  la  vraie  foi  qui  etait  sur  cette  encyclique  '*'. 

Noms  des  evdques  orthodoxes  qui  furent  a  Alexandrie  depuis  le  concile  de  Chalce- 
doinc,  et  qui  iinathematiserent  nommement  le  concile  de  Chalcedoine,  le  tome  de  Leon 
de  Rome  et  quiconque  dit  au  Christ  deu.r  nalures  apres  1'union  :  Dioscore";  Timo- 
thee'^;  PieVre''';  Athanase";  Jean'^  et  Jean"';  Dioscore";  Timoth^e'*  et  Theodose '". 
S'unirent  avec  Pierre  pour  VHenotique  de  1'empereur  Zenon  :  Acace  de  Constanti- 
nople'-'"^  Pierre  d'Antioche -',  successeur  d'F,tienne-^;  et  Martyrius  de  Jerusalem^^, 

1.  II  le  soustrayait  ainsi  a  la  juridiclion  de  Constantinople.  —  2.  Le  mouvemenl  i5lait  dirige  par  le 
stylile  Daniel,  dont  la  Vie  vient  d'etre  6dit6e  par  le  P6re  Delehaye,  Analecla  BoUandiana.  t.  XXXII 
(1913),  cf.  p.  187-200.  —  3.  II  avait  pr^dit  sa  mort  et  on  Ta  accus6  de  s't'tre  empoisonne  pour  verifler 
la  pi'edic'tion.  Du  nioins  les  nombreii.v  r6cits  qui  lui  sont  consacr(5s  dans  les  Plerophories,  P.  0.. 
t.  VIII  (voir  la  table),  sentent  la  superchorie,  et  los  arguties  que  Ton  va  lire  ainsi  que  les  quiproquos 
sur  lesquels  elles  reposent  engagent  peut-tHre  sa  bonne  foi.  —  4.  Add.  ms.  12155,  fol.  108 ' '".  — 
5.  Add.  ms.  12155,  fol.  109  r°.  —  6.  Timolh(5e  /Elure,  raars  457  a  janv.  460  et  nov.  475  au  31  juillet 
477.  Nous  emprunlons  ces  dates  4  M.  G.  Kriiger,  Die  sogenannle  Kirchengeschichte  des  Zacharias 
rhitor.  Leipzig,  189'J.  —  7.  468  (470 'n  a  471  et  475  i\  477.  —  8.  Depost5  par  Acace,  revint  aussi  sous 
Basilisque  et  fut  u  nouveau  banni  par  ZiSnon  en  477.  —  9.  Juillel  'i58  a  janvier  478.  —  10.  Les  m^mes 
noms  et  le  m6mo  chilTre  (700  6v6(iues  u  i"!  peu  prfes  u)  so.  retrouvent  dans  Zacharie,  Land,  loc.  cit..  III, 
168-169.  —  L'encyclique  condamnait,  en  propres  tormes,  le  concile  de  Chalcedoine;  voir  le  le.vlo  dans 
Evagrius,  Hist.  eccl.,  III,  4;  P.  G.,  t.  LXXXVI,  2600,  et  la  version  syriaquo  dans  Land,  .-tnmf.  syr., 
III,  167.  —  11.  444  au  13  oct.  451  (mort  lo  4  sepl.  454).  —  12.  V.  supra.  —  13.  Piorre  Mongo,  31  juillel 
au  4  sept.  477  ct  d6c.  482  au  29  oct.  489.  —  14.  489  au  17  sopt.  496.  —  15.  Jenn  11  llomula,  496  au  29 
avril  505.  —  16.  Jean  III  Niliiotes,  mai  505  au  22  mai  516.  —  17.  Dioscoro  II,  nuii  516  au  14  ocl.  517.  — 
18.  Timolh^o  IV,  octohre  517  au  7  fijvrier  535.  —  19.  Ordonnti  le  9  ou  II  fevrior  535,  on  possossion 
juill.-aoiit  [ou  octobre;  cf.  Oa^yrh.  Papyri,  XI,  (1915),  n'  1357]  535  i\  nov.-dt^c.  536,  morl  lo  19  ou  le 
22  juln  560.  Nous  ompruntons  los  dulos  dos  Irois  derniors  k  E.  W.  Krooks,  daus  Byi.  lleitschr., 
1903,  p.  497.  Les  Vlos  do  tos  patriarches  d'Alo.'cnndrio  se  Irouvent  /'.  O.,  I,  443-4()W.  -  20.  471-489.  — 
21.  I-loiro  lc  Idiilon,  WH  (470'i')-'i71,  47t')-4:8  ot  '(85-488  ('0.  —  22.  478-481  (?*.   -  23.  478  au  13  avril  486. 


[57]  INTRODUCTION.  167 

successeur  d'Anastase,  qui  s'unit  a  Timothee  le  Grand  Iorsqu'il  revint  d'exil '.  Ceux-ci, 
avec  tous  les  eveques  de  leurs  prosnnccs,  aiiathcmatiserent  nommeinent  le  concile  de 
Chalcedoine  et  le  toine  de  Leon  daiis  les  lettres  synodiques  quils  (adresserent)  a 
Severe  :  Jcan  d'Alexandrie  et  Dioscore,  et  Timothee  et  Theodose  et  Antliinie  de  Cons- 
tantinople^.  Saint  Sev6rc^  ranathematisa  aussi  dans  les  lettres  synodiques  qu'il  leur 
envoya. 

Le  compilatcur  de  Zacharie  le  scoIa.stique  a  pu  couclure*  : 

L'empereur  Anastase,  qui  rejetait  expressement  le  concile  de  Chalcedoine  de  toute 
son  cime,  ordonna  la  reunion  d'un  concile  d'Orientaux  a  Tyr  pour  reformer  tout  ce  qui 
avait  besoin  de  Tetre  (513  ou  515).  II  s'y  reunit  les  eveques  du  pays  d'Antioche  et  d'Apa- 
mee  et  de  TEuphratesie  et  de  FOsroene  et  dc  la  Mesopotamie  et  de  TArabie  et  de  la 
Phenicie  Libanaise.  Lorsqu'il  y  fit  briller  la  verite  de  la  foi,  (Severe)  y  expliqua  le  livre 
de  ITIenotique  de  Zenon  qui  avait  ele  (promulgue)  pour  rendre  vain  ce  qui  avait  ete 
fait  a  Chalcedoine,  et  il  anathematisa  la  expressement  Taddition  qui  avait  ete  faite  a  la  foi. 
Les  eveques  qui  s'y  reunirent  avec  Severe  (d'Antioche)  et  Xenaias  (de  Mabboug)  preche- 
rent  toute  la  verite  et  ecrivirent  des  lettres  d'adhesion  u  Jean  d'Alexandrie  eta  Timothee 
de  la  ville  imperiale.  Elie  de  Jerusalem^,  a  cette  epoque,  s'associa  aussi  a  eux,  bien 
que,  peu  apres,  il  fiit  chasse  et  remplace  par  Jean*.  Ainsi,  a  l'exception  du  siege  des 
RoMAiNs,  les  prdtres  etnient  de  nouveau  en  union  et  en  accord  au  sujet  de  la  foi. 

Ce  document  nous  montre  que  les  sieges  occupes  en  431  par  les  Orien- 
taux  diphysites,  Tetaient,  en  515,  par  des  monophysites.  Cette  crue  du  mono- 
physisme  montre  bien  la  realite  du  peril  contre  lequel  ont  lutte  ceux  qu'on 
a  nommes  «  les  Orientaux  »  :  c'est  leur  resistance  —  pour  partiellement 
inefTicace  qu'elle  ait  ete  —  qui  a  contraint  leurs  adversaires  a  se  rapprocher 
d'eux,  tout  en  se  couvrant  de  formules  difTerentes,  et  k  condamner  le  mono- 
physisme  strict  de  leurs  plus  ardents  amis  pour  s'en  tenir  k  un  monophy- 
sisme  tres  mitig^''.  On  ne  peut  donc  comprendre  les  ecrits  de  cette  periode 
qu'en  mettant  partout  les  adversaires  en  parallele.  Saint  Gyrille  a  dit  en 
somme  qu'il  ne  fallait  pas  etudier  ses  chapitres  en  eux-meraes,  mais  seule- 
ment   en  tant   quils   etaient  diriges    contre   Nestorius*.   Les   Orientaux   et 

1.  Anastase,  iuill.  458-janv.  478.  —  2.  Anlhime,  536.  —  3.  Patriarche  d'Antioche  de  512-518,  mort  le 
8  f<;vrier  538.  —  4.  Land,  Anecd.  syr.,  III,  229.  —  5.  494  a  aout  516.  —  6.  sept.   516  au  20  avril  524. 

—  7.  II  est  egalement  vrai  que  la  riSsistance  des  monophysites  a  empechS  les  Orienlaux  de  retomber 
dans  les  erreurs  de  Paul  de  Samosate.  On  les  leur  attribuait  et  on  les  obligeait  ainsi  a  s'en  disculper. 

—  8.  Capitulorum  vero  virtus  contra  sola  iVpstorii  dogmala  scripta  esl.  ...  Qui  vero  anathematizant 
atque  negant  ejus  vesaniam,  cessabunt  tiaec,  quae  a  nobis  scripta  sunt,  increpare  :  videbunt  enim 
capitulorum  sensa  solis  illius  contraire  blaspliemiis.  Leltre  a  Acace,  dans  Lupus,  Variorum  Patrum 
epistoUie,  Louvain,  1682,  ch.  Lvi,  n-  144,  p.  133.  Epiphane,  syncelle  de  saint  Cyrille,  souligne  encore  ce 
fait  Iorsqu'il  (Scrit  :  Ex  necessilate  disposuit  per  omnta  sancUssimus  Dominus  meus  Cyrillas,  ut  ejus 
quidem  sanrlitns  anallicmale  inlcrposilo  dicat,  quod  nonju.rla  liaereticum  inlellectum  liaec  ipsa  expo- 
suerit.  sed  quidquid  videtur  reprehensibile  essc,  zelo  et  calore  circa  Dominum  nostrum  Jesum  Chri- 
stum,  qui  abnegalus  est  a  Nestorio,  dictum  sit.  Ibid.,  ch.  cciii,  n"  292,  p.  417-418.  Le  raal  est  que  beaucoup 
d'interpretes,  d'amis  et  de  successeurs  de  saint  Cyrille  ont  eu  le  tort  de  se  sSparer  de  rEglise,  parce 
qu'ils  onl  voulu  prendre  au  sens  strict,  c'est-a-dire  monophysite,  ce  que  lui-meme  et  son  syncelle  Epi- 
phane  ne  voulaient  prendre  qu'au  sens  large,  c'est-a-dire  diphysite  et  calholique. 


IfiS  II.  —  TEXTRS  MONOPIIYSITES.  [58] 

Nestorius  peuveat  demanilor  aussi  qu'on  ne  se  borne  pas  {\  (^plucher  leurs 
textes  pris  en  eux-m(?mes,  mais  seulement  en  tant  qu'ils  voulaient  enrayer 
le  mouvement  monophysite  '.  Cest  pour  faciliter  celte  comparaison  que  nous 
clonnons  ici  quolques  textes  monophysites  parmi  les  docunients  dostin6s  {"i 
echiirer  Thistoire  de  reglise  nestorionne. 

Nous  terminons  (XVIl-XVIIl)  par  deux  petits  rocueils  d'hi^r6sies  chris- 
tologiques.  L'un  ost  di\  {\  Philox6no  (X6n;uas)'-,  6v(5quo  de  Mabboug.de  485  k 
523;  nous  Teditons  d'apr6s  lo  manuscrit  syriaque  de  Paris  n°  112,  dcrit  en 
Svrie  durant  rannee  1239';  Tautre  est  di\  h.  Gregoire  Bar  Ilebraeus  (1226  i 
128(3),  qui  Tins^re  {\  h\  lin  du  chapitre  consacr^  h.  Tincarnation  dans  son 
grand  trait^  de  theologie  intitul(5  :  Le  Candelabre  dit  sanctmire  toucliant  les 
fondemrnts  ecclesiastiqiies;  nous  r(5ditons  d'apr6s  le  manuscrit  syriaque  do 
Paris  n"  210,  (3crit  a  Sc(5te  durant  rann^o  1404  ';  nous  avons  tenu  compte  du 
rosume  qui  en  a  6t6  donn(3  par  Ass^mani,  B.  0.,  II,  291  A292.  Apres  avoir 
lu  que  Timothee  iElure  qu{\lifi;ut  le  concile  de  Chalcedoine  de  «  diabo- 
liquc  »,  comme  «  r(5uni  et  dirig(3  par  le  diable,  comme  le  precurseur  de  TAnt^- 
christ  et  la  revolte  qu'indique  Tapotre  Panl  quand  il  ^crit  aux  Thossaloni- 
ciens  »,  Pleroplwries,  ch.  xxvi,  dans  P.  0.,  Vlll,  67,  et  avoir  vu  quo  Philoxeno 
fait  figurer  les  nestoriens  et  les  chalc^doniens  parmi  les  h(3resies  chris- 
tologiques,  il  y  a  grand  interet  ^  constaler  que  le  primat  jacobite  Bar 
Hebraeus,  non  seulement  ne  les  fait  plus  ligurer  parmi  les  her(?tiques,  mais 
d^clare  explicitement  que  les  nestoriens,  les  jacobites  et  les  chalcedoniens 
arrivent,  au  fond,  au  meme  but,  mais  par  des  voies  differentes  qui  sont  plus 
ou  moins  commodes.  Nous  lui  laissons,  bien  entendu,  la  responsabilitei  dc  ses 
assertions,  dej{\  r(3sumees  ot  refut(3es  par  Assomani,  loc.  cit. 

1.  Leurs  affirniaUons  semblent  du  nioins  niontrei'  que  c"etait  leur  eonstante  preoccupation.  — 
2.  Monophysite  jacobite  fougueux,  cf.  Rubens  Duval,  La  litteraliire  syriaque,  Paris,  1907,  p.  354-356 
et  surtout  W.  Budge,  The  Discourses  of  Philoxene,  t.  II,  Londres,  1894.  —  3.  Cf.  H.  Zotenberg, 
Calnlogue  des  manuscrits  syriaques  de  Paris,  p.  75.  —  4.  Ibid.,  p.  161. 


10 


I.  —  DiscouRS  d'Erechthios. 

^i.<v..qn  rdi,Aj^irsf:\  ^v^BjxcxuBrs^  ^ooarsfiva^rsf  ^rcfiacv^':^ 
T^hjn\    T^^a.i_3  •tcIjjjt^   iuro  '-1:731^:^   rsf>x\^no^  ^ 
wa-Lpan-a    ts1x_.tvj3  a'iu.  Tv_a   .m  t  ^g  ^  1  1  ^i  ^  ma-pix 

)j..^.f    j^jl-i»©   «HiOJl    IViJ^OOO    .OiSto    ^*5^    loOI    OtlQJLA»;    o6i    .^    ooi-1/    |v-=> 

JLiali^;  U/  .j-ieCiSsJi;  U'  .)-^^-^  .pKX*-  jou^  .jjo^s^  |poo,  .\.^i 
•'^JVAio:^  V-^^  Uso»  .voaJ^^jLl  )l^;oot>  ^^^  jl^ooxo  '"^i^-.aoi  ^jJ  .t-^i.; 
.,^1/;    ocH..i!k   ^t^/    '^)LjV-!   s;;^    ^/   ."jJo  QJJ..-4VOJ    yoot-^-/;   ^-^Jl^jl 

1.  U'.o,  I).  —  2.  ui«a-IX3|W  E.  —  :!,  Pftiam.a;  DE.  —  4.  f-»|l-N  E. —5.  E  add.  l*-jO.  —  e.  tSatusa^i  D. 

7.  us>a^o;3  Panntt-^t;  l»i  ^att::^  |a»  o.tv*  p  E,  —  8.  Les  premieres  ligiies  figiirent  dans  E  seul. 

_  9.  DF  commenceiit  ici.  —  lo.  l;o-v^  tD,)  DF.  —  u.  Om-  DF.  —  12.  Pf-i;  DF. 


—  A.    De    saint    Erechthios,    eveque    d'Antioghe    de    Pisidie,    de  l'ins- 

TRUCTION     QUI     FUT     PRONONCEE     PAR     LUI     EN     l'EpIPHANIE,      DANS     LA     GRANDE 

eghse  de  Constantinople,    en   presence  du    bienheureux  Proclus,   eve- 


QUE    DE    CETTE    VILLe'. 


10 


Isaie,  le  grand  prophete,  proclame  Dieii  enfant.  Car,  iin  Fils  nous  est  ne, 
dit-il,  un  Fils  nous  a  ete  donne,  qui  a  son  pouvoir  sur  son  epaule,  et  il  a  reru  le 
nom  d'Ange  du  bon  conseil;  conseiller  admirable;  Dieu  puissant;  prince;  clief  de 
la  paix;  pere  du  monde  d  venir-.  —  Ne  soyez  donc  pas  attires  par  une  certaine 
branche  juive  —  car  c'est  ainsi  qu'il  faut  nommer  ceux  qui  sont  h^retiques 
—  au  point  de  dire  qu'autre  cst  celui  qui  est  ne  et  autre  est  celui  cn  qui 

1.  Voir  le  le.xte  grec  dans  rintroduction,  p.  1G2.  —  2.  Is.,  i.x,  6, 


170  II.  —  TRXTES  MONOPllYSITES.  [60] 

V-^vj  -t^^lh,  ooij  yoj/  ''*^-^*.3  ^Vljo  Jou^  V^  o«-»?  «>«*^  '^JJV— o 
)l;ci,^3o  .oi^aii\  ^)eu^  »o..,>\  a  ^^)o  >  V>N^>>  .''^paj  );o«  po).:»OL^  ju/ 
)oiJikil  jJ/  ."^.1  ;•  ">  ^Vl  t--^^  )ooi  jl  .^-.nV)  ).iaji»  )_ijota_iJ^  )-o)^! 
a:Sx  .'^)-,o;,  )laJUL^  K:^^  P  .1^  ''K-)jj)i  )K^oK^  ">^^/! 
y^l  .)i).3;  JS>-,ooi  ^)e>^^  •.),..  » tVi  )^oli/  ).iw»j»  )ooi  w.o<oK_/  )K^a^  '"^^  ' 
)_iiM  jLo  y^l  «oio^w/  )-Ji;a_o;  l—oj  ^  ^-;  y^/  .\\e\  \\  )_io;K-J  )jL*3 
)KXi.  ^oioK-./;   o6(    oo(    )oC^   »3/;   ^^>.^^  ^^i/?   ooi  oot    )o|J^   .^lsjbo; 

♦)^; 

Le  manuscrit  add.  12154  (C)  porte  une  traduction  differente  qui  va  du  commencement 
jusqu'a  rendroit  oii  s'arretent  DF.  Xous  la  roproduisons  ici  :  lo 

)Nji      )Lpo     .  PoiSv    t_j;     1^^     ovx;»    ^IU;      ki<Vj^'ol-     ^     -U,  .fn.^;     |^o.^|;     ^^nnm.ql     ^o|N3t(     l^t^i 

.  II^^JL.^;    oi^f    \&  nrf\  .c\i    ^xxsQ^^o;^    pNj»cx^    ^.^l^..    ^    ■•■fif>.\ngM*^i^  mn  nt 
OilOJJ-S;     OO)    .^     O0V.L/0     \-rJ>     .^     A-L/    -^t     r^    [.^     .  y\\M.t      \o\S\    iptoo;     )..i4,     -.tji    ooi    [^^     \-^t     ^ 
|N^\^;     )j5(        I  v\.;      |j.^i      ■  )-^ ..^  j      ■pNN,...    |oiii\    .)ov>-ioL    )jQioo     .  |to)     )ts-o.>L.     )j>)Lio     ovMa     )-f^Cooo     .  otSto     ^ 
ooi    ^    ooi     U'r~t;     T^    /-t     .■^,n.fn.yov^    )VJU;     |aj     i-v^    pJOi    .•ynT.s(,L    )ISw;oov    )fir^    )IloaiO    ^^..soi    )l    .f.C^.      )."i 
vij(     wjyi.vi     |;oi;     j-».^    ooiJ/     •■;i-L|;    odi;    )-Li3    yOov.l!^|    ^iL;    ,^   ^(o     .  iJo^    otj;    odi   )otSv   ^;  pt-(    ■  A^L^; 
-.  |.i::3     ^iL     ;.A^    o^    .  '^''"     \mj,>     )La±oiiCOQ\    wdi    W^<    |L;a^o     :  oi\inn\    ^.m     ;a..\.j     -^^niviv^    ■  v^t^o^ 

■  ^oi;  |Lnn.^y    IS^oliS    p    ■  ^p);|i    )l!AolS.:!   L>^    ■;m->in;    jot^is   p( 

13.  Ij;-(o  DF^  _  i',.  \i^  !)■  _  1;,,  Itot  •^x\i-,  ^-yM  DF.  _  16^  U^Ll^  l».  —   17^  t-Hli  !>■  _  is^  D 
ailil.  l*>tO^  DF  s'arr(5lent  d'ailleurs  icL 


Dieu  demeure,  et  que  celui  qui  est  ne  a  deux  natures,  car  si  quelqu'un  ose 
dire  cela,  opposez-lui  seulement  Emniauuel  (Dieu  avec  nous),  et  la  meditation 
de  ce  nom  lui  imposera  le  frein  du  silence;  car  ce  n'est  pas  «  deux  natures  », 
mais  c'est  «  Dieu  qui  a  pris  un  corps  »,  que  la  Vierge  a  enfante  mysterieu- 
sement,  lorsqu'elle  a  re?u  la  descente  de  TEsprit,  car  si  le  Christ  etait  un 
produit  de  la  semence  humaine,  j'accorderais  que  le  fruit  est  conforme  en 
nature  a  la  raciue;  mais  s'il  est  du  Saint-Esprit,  selon  la  parole  de  Tar- 
change',  c'est  Dieu  qui  est  n6,  parce  que  c'est  Dieu  aussi  qui  est  la  cause 
de  la  naissance. 

I.  Liir,  I,  35- 


i 
1 


.'r^oL  iun  dxT\  oocvfio'!^'^  r^9jxttL9r^  ^cuivanr^  vs^-xjiTi 

.^'r^l   |ou^;   oi^;    ooo/t   jL*./   ^oJ^oo  jj    Jloi.^  JS^.,JS.^    )J^oN^ 
|.^CL<;o  )^f/io     l-OQJi;   U-o'^  •^)  t»  ■■V>o  )-00}3  •.>«'^IV)  t^^l/    )oi^    V-<^  )oi  ' 
iaeL&.^   ^^  i^J>/    '  ^010.3/    ^^;    061  J^^mJ^OO  jJ)0   )j->.J^.^f    ^^O;o   .•)*  ^.;o 
''  ^;     )it~>^  .).:)0^aii  jJ;o  \^i<xx  jJ;  ^o^^  ^o    >ooJS>.aeL^o  .)x3;   .  V)  ^oi\o 

jl    t.3    .JS....)l.vi\,l[.V>    )jlj/    ^    )oOIO   K^il    .^\^l    wULJ»;    )ju>)a^    Ijh^    ^^^^^ 

,.30  .odoou^;  )  M  ■>o  >  ^^  >*-^i^l/  jJo  .)J^.vi,  f>  o<K..fi  iti  ^^  ^A_^j/ 
^,_^  o6{-3  ^Q-o  jJ/  .v-im  I;  )t-au^;  )ln  V),  \  oi^w  ;  jj  '.^oi^  ...oioJ^/ 
w^  saoio  .)-.» «■.,.../  )f-d  wJ^  )  m'..  ■1'-^.?  09<!  >°f^  °^  )oo<o  •.)oo(  ^oioJ^/; 
10  )  n\  V)  ;a^..X.3  f»..^  ]J/  .)>r,  ^\o  )ot^jJ  .■)jf-.*)-3  >  ..y^JJ  ;a.^o/  jJ; 
J^)V....V,.»  .)>AJ'^  y^l  '')jLi)  uJLd  J^.^  ^y^ih.  )la^^  jJ  )oC^o  ' .^...^..».^0 
•  .wQJi.   ^oia^/    ^^   ^CL..^  ^^0  •.^a2S..^J^o   ^oioJk../    >ooJ^oa:bo;   )oi^  ^; 

\sl  ^i  ow  :  |JJowl^>-ioo  V.V.1SJ0J.  —  4.  B:  |i.;— i..  —  5.  B  :  |."i.i-n.  —  U.  B  :    t*^ 


A  r.  77  V» 


B.  —  De  s.vint  Erechthios,   eveque    de  Tarse.    Sur  la   N.vtivite  (B    :   eve- 

QUE      d'AnTIOCHE     DE     PlSlDIE.     HoMELIE      SUR     L.V     N.\TIVITE    DE     NoTRE-S.\U- 

veur). 

Vierge  pleine  de  grftce,  je  ne  cesserai  jamais  de  te  nommer  Mere  de  Dieu 

5  m6me,  car  voili  que  Dieu  est  ne  dc  toi,  sauveur  et  vivifiant,  creatcur  du  ciel 

*et  de  la  terre,  de  la  mer  et  du  continent,  et  de  tout  ce  qu'on  voit  et  qu'on  ne  *  Af.  77v° 

voit  pas;  qui  est  ne  de  son  pere  avant  les  mondes  et  au-dessus  des  temps,  k 

jaraais  et  depuis  toujours,  sans  coramencement  et  sans  fin.  Mais  &  la  fin,  pour 

la  vie  etle  salut  des  horames,  il  s'humilia  et  fut  homme  integralement,  sans 

lu  8'eloigner  de  son  preraier  honneur  et  sans  etre  prive  de  la  gloirc  de  la  divi- 

nite.  Etant  Dieu,  il  ne  rendit  pas  trompeuse  la  forme  de  serviteur  qu'il  prit; 

mais  il  demeura  dans  ce  quil  etait  et  il  fut  ce  qu'il  voulut.  Aie  pitie  de  moi, 

6  fils  unique,  et  ne  me  laisse  pas  adorer  un  autre  dans  un  autre,   Dieu  et 

rhorame;  mais  seulement  un  :  roi  et  Filsunique,  Dieu  immortel  qui  est  apparu 

15  chez  les  hommes  corame  homme.  Car,  en  verite,  Dieu  qui  est  k  jaraais  et  tou- 

jours,  et  qui  naquit  d'abord  de  son  Pere,  apparut  de  Marie  ^  la  fin.  Nous 

croyons  que  Dieu  le  Verbe  descendit  sans  corps,  c'est-a-dire  fut  rabaisse  par 


172  II.  —  TRXTKS  MONOIMIYSITF.S.  [(52] 

•.Kj-J    IV,^    JJj    -J^^OO    joi!^;     ^.   l.«IV\.OiV>    .->— 1/     )it— ^  ^^■•V^    ^;^^ 

•  .  j^iOAt  l-^i  ^  "^CLiL^/o  '')  *  '  "  '  •*;  jiivtvA  ouu^>-3  ^K^lll  ^;  ojot 
).-^;iL>KA;o  |.  S  i;  jKX^  nK-&l.t  .''jou^  If^  jKAo^s^  ^^e>-*po  ^-^o 
>  ..Q^^oo  .yOot^QLd;  JV^;  oi^to  .yOOiK  't  n\,.3  o;m  )  >  '*'»  o  |lot^/«o  ji •>\ >o;o 
)»^S   )K\oK_3    Jo()    .'s^ojl/   ^t>Lo    ^^)  -  'x    )Lo>jl/;    •.' ')^>nVmqi^  .  i^i/     r> 

♦Af.  78r.  q\  .,  vts  yoiSs.  -.oMiJiaS  «-oio)^/j  .'^)oi:>a\  "'oiioji  )v^Kjo     .'Jv^  )i^^ 

•  .^   '''ooul/    )V:50  .^   t-^l/    '""^^--^?   \^l   vsoio   .^^>n  \   '^^/   V^ 
.).^aX-^>;   )v   '^  I   ^  .)jl^sJbw».M  )o|2^  ^)-»-^^  )^oi  o-OOO  .)v^oo;   Oi^oji  >J^llo 
oii^\ot    <^o(oK^/«  .t->J^;   ).XL^s^;  l^/   .).XL^;  ).^>-J^  .)oi..^l  )ja^>^ 
)to(  K-..JLis.jV-m/   qJ^K  m  viN  h^l  ooi  .^^'^oia.isOj   ^;  ojot  .oisto  ''^s^   lu 
)-:>oo  ).OftJ  ^;   1.^   ^\-=>ll   oi.3«   .)ou^;  )t-3  ) ..  «*V»  .oisKs  "^«.N  otJL^s.^ak; 

.).  S-mO  liy-xo  )tO(a-J  >.*0(o^s_/;  o6(  .^^o  ""^s-^.;  )oC^  ^«oioK../;  o6(  .|^i)>^; 
^Of.^  K.A^o  -.Oi^  >f> .  >°>  '  yOf^  ''^Oto  :''^>.X3  >^^^JS.iLO  .)J^O&.».oo  )jLoia3o 
>^owy^   "  fji  •t-3L!^  l-^f^  ^\t  ^"^"^  "   )0t^  ^^^  .OiJ_s.3t  '^'>f)o.\    vjo-oji 


7.  B  :  )a.ilso.  —  8.  A  :  ■'  ^'•t  "-  —  "L-U-  —  '.I.  B  :  U*>1-  —  10.  B  :  ;a^Llo-  —  11.  B:  \m.^,D.  —  !■_>.  B 
oni.  loiS^  i.>*.  —  13.  B  :  l&sft.iin'^^  ^o>^-»  ^a— -»o.  —  U.  B :  Ua»  ow  U^i  ^  ^l-Mrf>.  —  15.  B :  |lXi.o^a 
1;»  ,>^|to  l«»3  osa..  —  16.  B  :  oCi*»  \xh.  .^Ui^o-  —  17.  B  :  Ui'^.  —  18.  B  :  l^^v  _  ly.  B  ;  i3o>»Wo  \i^. 
—  20.    B:    o>3^i'  -    21-  B  :  »^\3o-  —  ii.  h  :  )Oj)oi>S.    _  23.  Oni-  A. 


sa  volonte  k  rhumble  mesure  des  hommes,  et  il  prit  un  corps  Ju  Saint-Esprit 
et  de  la  vierge  Marie,  mere  de  Dieu,  pour  confirraer  la  parole  des  proph^tes, 
des  apotres,  des  rois,  et  des  saints  Peres  qui  marchferent  sur  leurs  traces,  et 
de  leur  maitre  k  tous. 

Montrous  bri^vement  que  le  prophete  Isaie  a  prophetise  d"avance  :  Voild 
» A  f.  78  r.  quune  vierijc  a  con^u  et  enfante  un  fils  *  et  son  nom  sera  nomme  Emmanuel,  dont 
rinterpretation  est  :  Notre  Dieu  avcc  nous'  et  non  :  Notre  homme  avecnous.  11 
a  dit  encore  :  Un  enfant  nous  est  ne  et  un  fils  nous  a  ete  donne  et  il  a  rej*M  le  nom 
d'Admirablc.  Quel  cst  cet  enfant?  liieu  puissant;  geant  des  siecles;  consciller 
admirablc ;  prince  de  la  paix;  piire  du  sii;clc  u  venir;  qui  a  son  pouvoir  —  c'est-  lo 
^-dire  sa  oroix  —  sur  son  cpaule '.  On  peut  encore  enlendre  autromont  (los 
mots)  son  pouvoir  est  sur  son  epaule  :  Le  Christ,  Fils  de  Dieu,  par  qui  fut  cr6t5  ce 
qui  est  dans  le  ciel  et  sur  la  terre;  celui  qui  est  Dieu  sur  tout;  celui  qui  est 
lumiere,  v^rit^  et  vie ;  salut  et  r^surrection ;  il  domino  sur  tout  et  tout  lui 
est  facilft,  et  rien  ne  peut  r^sisler  ii  sa  volonle,  car  lc  Sciyneur  fait  tout  cequil 

1.  Is.,  VII,  14;  Miitlh.,  I,  23.  —  2.  lii.,  IX,  i).  C.o  lexte  est  d^'^ uoiuniente  duiis  lu  friiguieut  qui  pr^c^do. 


II 


10 


[63]  ERECHTHIOS.  —  SLIR  LA  NATIVITE.  173 

jo^jl  >n  •>  iio  .flnNoM  [%.» i\  >&^Kji/o  :ot;r>  ivN  jb^;  ~^|jlj)-,-x^  ^^^^>^ 
oiiajLS  jK^V-^  ^^""^K^.  •.)^i>f>.  oipo;  jj^Jio  .• '^)lon  .°iifn~»  )6iS  s^fJio  0(^.31^; 
.^)1  V^A^  oiK!^>wOl^  oin  Mi  )Jo  .jwJJu.  061;  ^^Q-bA^V  0^^^  '.o^  yol^ 
ylS>-V.,^;  oi^  ^^^~^?  ''^'^  .oit  ^  N;  )oi2s,)J  ^)_,.>k..^l3o  )*  .V);  ot^  )>L.  ,^3 
:oi.,^  »f>  .  >  °>  ^^^;  o6(  ^^)^oi  ^^w^^  .)ot^  Qjoi;  i\  1  ff>  .y^Ao  '''^))^^ 
jl  o6(   '^)-jlj/  V-3  jooio  .^q-ilL^/o  ^1^w.<U/    .jLX  ^J^..^  )J;   oilniv>«»tVi'' 

.vjLl^J./o    v^J-m1/o    .)jLX.J^-£Q-^    )Jo    )j^lJ^O0    jjo    .)l»t-^tO0    )Jo    *    )jU)-mJSO0  "  A  f.  T 

^^>.^oo  .oil^ \  «  n ^\    po/o  .)_3.    001;  ^/o  '^^)-,^»^;    ^/  y^h^jolo  .f^U/o 

•  .J^J^ll/  woJ^^bv.^^  .u^oC^o  wOV^  jLi/  )oi  ."^'J^^..^^^  )jL.)...K^  )o^; 
:vAoi3/  ),Joa>aj;  )J^a^  ^:;^^  '•)^'!?  )t-^^-*'  ^-^  >«ii\;    .-J^ooi  )jli/  v^ 

♦  .^^>.ii°>j\  ^Q^^/;  )j/  «^Mi^vjk;  ^'^..^oo  .-yn  «'ff>/  y.^^.q^ ..  )la:ic^  >,<*■?>  10 
.).ae^>ji;   ).^<w>C^  Qjoi  .»«ivt  (H^  '^AJi  <ju/  )Jo  .6|«  ^fio/  ool;   )j/   v^^^ao 

24.  B:  U'J3t^-  —   25.  B:  |e\a*Vaaa-  —  26.  B  :    ^  oi;.»^-    I;»m   l-->oj.o-—  27.   B:    |.^o    U>^^-  —  28.  om. 
B.  _  29.  B  :  poi.^;»^.  —  30.  B  :  )xJ  owv  —  31.   B  ;   uCj/   ^,^.   _  32.  B:  «..31. 


8v« 


veut'.  Lorsqu'il  vit  donc  rhomme  oublier  son  Greateur,  obeir  au  Mechant 
qui  l'avait  trompe,  abandonner  Dieu  qui  Favait  fait,  se  perdre  dans  la  vanite, 
et  donner  le  nom  venerable  de  son  maitre  aux  creatures  ses  compagnes;  la 
compassion  du  Misericordieux  s'eveilla,  et  il  ne  laissa  pas  sa  creature  perir 

^  completement.  Lorsqu'il  vit  qu'elle  s'enquerait  et  s'informait  de  Dieu  son 
Createur,  et  qu'elle  prenait  pour  Dieu  tout  ce  qu'elle  rencontrait  de  puis- 
sant,  de  beau  et  de  bon;  k  causo  de  cela,  Gelui  k  qui  tout  est  facile,  dans 
sa  misericorde  ineffable,  s'humilia  et  prit  un  corps  et  il  devint  homme. 
Lui  qui  ne  pouvait  etre  ni  vu  *  ni  touche  ni  enferme  ni  limite,  il  fut  vu  et*Ar.78v 

10  touche,  il  fut  enferme  et  limite  comme  il  le  desira  et  comme  il  le  voulut, 
et  il  dit  k  sa  creature  :  «  Puisque  tu  cherches  un  Dieu  visible,  voici  que  moi, 
ton  Seigneur  et  ton  Dieu,  je  me  suis  humilie  pour  toi,  et  je  suis  devenu 
homme  pour  te  delivrer  de  la  sujetion  au.x.  demons  et  de  la  malediction  de 
la  Loi;  et  je  livrerai  mon  kme  a  la  mort  pour  toi,  parce  que  j'ai  le  pouvoir 

15  de  livrer  inon  dme  etj'ai  le  pouvoir  de  la  reprendre,  et  personne  ne  me  Venleve  -.  » 
C'est  la  le  prince  de  la  paix,  dunt  le  pouvoir  est  sur  son  epaule  —  k  savoir 

1.  Ps.  cxiii,  3.  —  2.  Jean,  x,  17-18.  » 


174  II.  —  TEXTES  M()N01>IIYSITES.  [64] 

h-..^     •'^  ^  l'    '  '|.ilj/  v.<Jl3   ^f   o-ioi  .ot-sK^  '"^k^  ot  J.  ^  Nnt   s.«oiol^/« 

♦yoj/   ^^^^    ''oiKsNJb   ^^^o  yootjt^ 
.^lo  -^»^    y  \  \  V)K^  jJo  '.^mOolmV  .  i>'^.Kmv>    jJ«   'ypo  ^-^  ) ....  an  > 
^'po  )...«->>   .^fLbo«l  )-^K.jlj«   >n  °>  '(Y>  t-^t-^v  o-i^  .^loj^po  |.3i;l^oo  |Jo 
wJla  ''^.^^f  .•yotvi  .otJ;  jVn  «^  •^\  ^ot  ^' jL^K^   )boi   ^^=^,^^00  .'^  ^lcuv.3po    5 
.)ju/  wJl^  y:L^o  .->U/  \^ih  )ju)-too    )Jo  .'')jli/  »^  )oot  •''')oax  ^'')jui/ 
"^^^    .^  ^"*^/o    ^°^  )ts^   l'^^^  .''^i^^l/;    )V^  ^.^0  .^1/ 
.    .  N  .JJo  .)ooi  ,   if  v>  )•«•  'iii;   )j>i.i..^   )  >  ^»*   ^axo  •.)jV;a^.;    ).300t...  )v>o\^ 
•.h^l    )^'t   y/    ^;    .q  ff>o/    Jooi       ^<^;/   )lo.Q...;j;    ^Jl^oa    .[sn*  ..  J>  ^«.^1^^; 
A r.  79 r.  J^^^isjJ   )^^ii,  .)jc>ji,..A  )90(aj  .)jlSl3;  )\  ^tr>  .)  r> •.•!«>;  )jLo;a2  .)lSw^^/  ss/       10 
^*^)   '  ^'  ^  ^   )..iua3  .^..fc^iOJC);    )-ula.^   .)ot...f:3;    )iv>\a^   .  "^Jl  .gvi\   )JL^a.ik£ 
:)l^po;l  ^oi^^o  ^^^010  .)fJUL^^    )J^oa..^   .)1^0;^\    )jL..    .^^^fJLsjJ    )K..'Mi 
<<)JU>  )a:»a.Sot:ic^o  .)^.^«^1  )'»'o°>i\  •.)lo'i«^  ^;  ^ 'cuoi 

33.  B  :  |»i."i.-^.  _  34.  B  :  b^y  —  35.  B  :  ovS^S-  —  SC.  B  oni ;-„^<iim.  _  37.  B  :  ^i^  lioi  '^^ 

_  33.  B:   l*u:U3    _  39.  Om-  B."  _  40.  B:  ^/o-   —    il.   B:  .-jj.   —   fc2.  B:  \\°t"i\.  —  r,3.  B  :  \^^,y  — 
44.  B:  \r^\t.  _  45.  B  :  ^a::^. 


les  hommes  qui  oiit  erre ;  —  il  est  descendu  les  chercher  et  il  les  a  portes 
sur  ses  ^paules. 

Gloire  k  toi,  Notre-Seigneur!  Tes  misericordes  sont  illlmit6es,  tes  grftces 
sont  ineffables,  ta  Providence  est  inaccessible ;  qui  pourra  raconter  tes  pro- 
diges?  Ta  Providence,  Seigneur,  est  insigne;  c'est  pour  cela  qu'il  est  diflicile     :> 
aux  renegats  de  croire  que   Dieu  sest  fait  homnie  pour  les  honimos,  quo 
rinvisible  a  ete  vu  sur  la  terre  et  a  vccu  avec  les  hommes,  et,  au  sujet  du 
corps  qui  se  corrompit  :  Le  Verbe  deviiit  corps  el  demeiira  parmi  iious'.  A  cause 
des  infideles,  Celui  qui  donne  les  secours  demeura  avec  les  captifs;  Lui,  le 
A  f.  79  r.  liberateur  des  captifs,  et  le  soleil  de  justice  brilla  pour  ceux  qui  etaient  assis   '" 
dans  les  tthiobres.  Ajoute'  encore "  autre  chose  si  tu  le  veux  :  La  r^dcmp- 
tion  de  ceux  qui  en  ont  besoin,  la  nourriture  donnee  aux  affam^s,  la  lumiero 
dans  les  t^nebres,  la  delivrance  des  captifs,  la  r^surreotion  des  morts,  la 
gu^rison  des    malades,    les  yeux  ouverls   (i\  la  lumiore),  la  oonversion  des 
6gar6s,  la  recherche  de  ccux  qui   sont  perdus,  la  vio  reiulue  aux  morts,  la    la 
r^surrection  des  defunts;  et  tous  ces  prodigos,  c'est-i\-dire  oes  grAces,  sont 
la  pierre  d'achoppement  des  rendgats  ot  la  vie  des  fuloles. 

1.  Jfun,  X,  l'i.  —  i.  Uu  :  «  j'ujoulorai  eiicoio  ». 


[65]  ERECHTIIIOS.  —  SUR  LA  NATIVITE.  175 

),\  V,  VI ->  .)jLa-.Kmv>  jJ   joiS^  ^'^^/;  .*'')^aj>.i»Voi  .  «\|>V)  ^;  ool 
.jj^ol^;    \\Mi^    jts^bw^;    jlooCSSs  ^''^V*   ^'^v^/   °l   -y^f^l   jJ^o^-a; 
|«im'>    lioJo   .|«im'»    joiSs    }\^   *^V^^  •®'^    '^^  .K-oji/    jJ    jJ^oJ^o 
^•^/   yj;   . '^ j.^ci.-^iot   -^io/   ^^ssolo  .^^joot   ^-   jJ    JLuLflOo  .looj  JJ;a,^fcoo 

5    ^;     ^">    »..    ^•♦.io/     ♦'^|JL*3    O^     >qi\»J^/     ..'^loO«     l^iXUS     IJis^,^;     yol^/ 

..9\.  ..«J^/    |J    |JC^;    voou-oo    .\^i    |ooj    Mpo?    I»«*J    1-«^/     ♦oii^.sa.fl^ 
|L.y-\N.\o  .ooo(  ^po  jJ  vOOM^   soJ^Jui;©  ..oooj  yOO|_.J^/   Lio;   •^*^  I-VoclS. 

.  ..>nVl  ./     |J^1     |>V>>      y  >  ..     |_.V«.^Ol^     OoJIa    ."''^OOOI    yOOf^l^/     vOOULa^     ^l 

'.^  i^    ^-^    oolo  .|oo(    ioix:»    ...oioJ^/;    ^/     |-.^'»\.\o   .ya^.JL^    |J^lo 
10  VOk  .|J^swU,.oo^  looi  IJ^ja^  I  .\  1  i^o  .^r^;   |oot  |.xa..;'^S  |..>^iL^s^  l->oi/ 
o/    .^'^JU.    ^-«^\.^^    loCSs    ''^O.;     ^;     *    s..J^io/     .>  •«•iVtJ^s^    |J;     |J.|  •;.>»* 
«ju/;        «oi  .|J^^s-«;o    |J^;    V^^  ^®*   |la^,,v^  .|jLa-/;    ^io|l    jJ    ."'~^|.^Q-*^ioi 
ojoio  .oi^  vn.«.>.°<  ^'iiiJ;  t-s^ooi  |o»S^  .^^^jl./;   >&.:^alA  |oCSis  ^^>.^;  I^  •^Ij 

46.  B  :  oo^, ■■>•;.  _  17.  B  =  U^U-  —  48.  B  :  Ua.;.  _  4y.  A  :  L-^-  _  50.  B  :  |ow  ^»jo  |1.  _  51.  B  :   ool.. 

_  52.  B  ;  ^a^W-  —  i.3-  B  :  low-  —  54.  B  :  ovua.  _  55.  B  :  ^u;jo(.  _  56.  B  0111 ^•;=ls.:^o.  _  57.  B  : 

^i>>\vi.ae.  _  58.  B  •   .».01  |C!i.-io  .ICvai.  _  59.  B  :  U^i;. 


Les  heretiques  demandent  encore  :  «  Comment  Dieu  illimite  a-t-il  ete  limlte 
dans  le  sein  de  la  Vierge  ?  Comment  la  divinite  redoutable  a-t-elle  demeure 
dans  la  cliair  de  la  Vierge  sans  que  la  Vierge  en  souffrit?  »  Je  leur  repondrai  : 
«  Comment  Dieu  demeurait-il  dans  le  buisson,  et  le  feu  brulait  dans  le  buisson  et 

5  le  buisson  ne  se  consumait  pas '  ?  »  Lheretique  dit  encore  :  «  Si  vous  dites  que  le 
Verbe  etait  chair,  la  nature  lui  a  ete  chaugee  ?  »  Nous  lui  repondons  :  Comment 
le  fleuve  des  Egyptiens  etait-il  du  sang,  bien  que  la  nature  des  eaux  ne  iut 
pas  changee,  car  elles  etaient  du  sang  pour  les  Egyptiens  et  ils  ne  pouvaient 
pas  en  boire,  mais  elles  etaient  pour  les  Hebreux  selon  leur  nature.  De  meme, 

10  le  soleil  sobscurcit  trois  jours  et  trois  nuits  pour  les  Elgyptiens  et  il  eclairait 
les  Hebreux  a  son  habitude;  a  Babel  encore,  la  fournaise  etait  un  paradis 
d'Eden  pour  les  enfants  et  une  flamme  brulante  pour  les  Babyloniens ;  et  ainsi 
beauconp  (d'autres  comparaisons)innombrables.  Car*  lorsque  nous  parlons  de  ' 
Dieu,  6  heretique,  ne  dis  pas  :  «  Comment  (cela  peut-il  avoir  lieu)?  »  Cest 

15  en  effet  une  grande  audace  et  un  sujet  de  crainte  qu'un  homme  dise  :  «  Com- 

1.  TlitSodote  cl'AncjTe  d^veloppe  aussi  cette  comparaison,  P.  G.,  t.  LXXVII,  1372.  Nestorius  la 
reprend,  Le  livre  dHeracUde,  trad.,  Paris,  1910,  p.  138,  141,  ainsi  que  les  suivantes  (eaux  du  Nil,  verge 
de  Moise),  ibid.,  p.  14-16. 

PATR.    OR.   —   T.   .XIII.   —  P.    2.  12 


A  f.  79  V 


A  f.  7'J  V 


•Afol.SOr' 


17(5  II.  -  TEXTES  MONOPHYSITKS.  [00] 

^t-AO^  -Joi:^  '"^  v">f>\l»  Kj/    ).iJi  ''"^j  >^/  .)oo«J  \l^,t  yo^^  ou*a 

.jooi  '''oou  va.t>nii\  JJL^  )««'>»  [^  '''^-^/  Jooi  ))^,^a-5  )ooit  ^^ 
yOiOl/f     Oiy  i^O..    ''   ^^/    'l-lkt^?    vOouV^^g^.^    >&^^     )-Aa^!    oiV^o^         ^^^ 

):>o^^lts»bo  U>-il  ^^;  )j>o  ),^t^o^  ).si:>  ''^^i'/  Jjo-^  «-^o  )>^r^  "^V^/ 
.loot  Jl.vi'^  '''oia,^  )loVoiJ  .looi  )jL^^&oo«  ).boo  .looi  U^i^^  jioVoM  .looi 
If^f^io  )j:io  ''■'^^/  .)ooi  v^»3l/  [^tou,  )>■>./  .J^^.^^  ^oiiis-aj  oul/  "^"^^-a-/ 
Jk  n\  tY>  ^«OLbN^  '*'  ^^/  Jooi  KLwJ  )-oojl  ^^  )iiV)  '  ^-3^/  '0001  ''''q-.^i^ 
'>«.jl«^;  oC^w^  '^'  ^u/  .oooi  ^^>^a,^too  |Lo.3  o.wi-.V-'/!  ot.>VaA  '  ^-^/  'looi 
^\)'j/  .y^  >  «  n'<Y)\  ^«oio,-2)>,  V-=^  jJ/  Jooi  )ooi  >^ii  ^^  '  )-*.^;  1'^^'^ 
)^  "^^^^^/  .),^  jl?  )JI^  )K\oKis  ®^^/  -VOOIJQ^  "^  ^».^0 
)pOt.d  jjtito  «oiotSik^  ^-•^-'^^  )-^^  ''^3^/  .^-^^ol— too  jj  )j^J  JJoK_30 
;^^  jj  ^  \^il  iJJLj  ooi  )jLaL-/  .'^')jj/  wJls  J^^  ^oCSs  '^^^/  ..<uuJU/ 

60.   B  t  ^_.»i.  —  61.  B  !  Ua*/».  _  62.  B  !  |ia.;o.  _  63.  B  !  U^l  _  G'i.  B  :   oo^-.  _  G5.  B  :  w<Vs^v 
_  66.  B  o^L^  _  67.  Om.  B.  _  68.  B  :  l>"i.i-> 


10 


ment?  »  lorsqu'il  entend  (parler)  de  Dieu.  Car  Dieu  est  Celui  a  qui  tout  est 
facile  et  sa  nature  est  :  que  (tout)  ce  qu'il  veut  soit.  Si  donc  tu  veux  faire  des 
recherches  sur  Dieu,  parle-moi  dabord  de  ses  oeuvres  :  comment  tout  a  ete 
tire  du  neant,  et  comment  tout  ce  qui  a  ete  fait  a  ete  fait  par  la  parole;  com- 
ment  une  mftchoire  aride  donnait  de  Teau  k  Samson;  comment  la  verge  de 
Moise  a  dcvore  les  verges  des  magiciens;  comment  le  biUon  d'Aaron  a  pro- 
duit  des  feuilles  et  a  fait  des  amandes;  comment  la  pierre  du  dosert,  lors- 
qu'elle  etait  placee  sur  la  terre,  laissait  couler  dos  fleuves  et,  lorsqu'elle  otait 
portee,  elle  renfermait  les  fleuves  en  elle;  comment  rc\uesse  de  Balaam  ;i 
parle,  comment  la  mer  a  6i6  divisee;  comment  les  eaux  amferes  ont  616  adou- 
cies;  comment  la  manne  tombait  du  ciol ;  comment  la  caille  montait;  com- 
ment  les  murs  de  Jericho  6taient  detruits  par  la  voix;  comment  le  torreut 
d'Elis6e  devint  subitement  des  citernes  d'eau.  Mais  sos  oeuvres  t'embarras- 
sent  pent-otrc,  je  tinterrogcrai  donc  sur  lcnr  createur  :  Comment  la  Viorgo 
a  coufu  sans  hommo;  comment  elle  a  enfant6  et  les  signos  do  sa  virginit6 
naturelle  n'ont  pas  616  d6truits;  comment  la  mor  tumulluouso  aux  llols 
•.\r(ii.8oi-.  agites  fut  apaiseo  *  d'un  signc;  commcnt  Dicu  (vint)  parmi  les  honuuos;  com- 


10 


[67]  ERECHTIIIOS.  —  SUR  LA  NATIVITE.  177 

I  v>f>  °>  >f>'°>m  jJ;  -.Uixo  jJ;    |K.2>;oV   )ip«;i  ^a\  .jooi  jJi  )a^j;  | -^  -  '^ -^ 

<>^JLl/  ).^KliLJ;  JJ>..C&J>o> 
:j^  ^  vJl^  ""^^J»-/  JJisJLiO  J^..^  Ui^  ^^^l  •).«^  J-O^  ^  Ji 
.|i.Vl  ^t-^/  ^3  :),.y^\i  la^  "^  "^^^/  .''^)^Uj  ).ioJ^  ^^.vi.n  ^ 
5  vaXio  00,0  ''^)--^  lo^  )l  .)j.^too  jJ;  ^*^U>o^  ^oio/j  )j/  )jJ  )jLioo 
^^^L^  ^;«jL:»a-ot.>o  )jo(  ^^00  .^^^'iNviN  vf>.fc<.<?>  JJ  )oi^jJ;  ^«.^  J^^.^;  ''T^ 
.)lil.,Lo  JlSJ^  ^j6t.£Do  .''"jjLaci^  ).^u>.>^  .  .«.q\  ,>j;  ^/  .>  ju!Sr^:>a^  ^^.^/o 
^^JL^  ^jV^Lboo  vmNJ^oi^lo  )).::y9J^^l  "'JjlscL^  ^oi^/j  jJ^sJLa.^^  ^:^!'° 
^.i  )ooio  ^ojl^I/j  .)_»/  joiSx  ^^j  )JS,^^  )oi!!^o  .')-.'poo  )...«j.v>o  )'^  f..» 

^^w^OO  ^J  ;>0JL^/  .)JisJu,^iS  )J^oJS.-3  ''''')0~.'r^  ^  ).SLbw-QJi  )Jj  ..^^)jtj/ 
V.JL3J  )JLb.  OU^^t-SO  .)julXjL3j  ^JLO^aSo  )jL»  ''^.^^  .s&,l.  ooij  y^l  )-a«j 
V-3  vd/o  )oC^  mOIoJL^/  001  ,J  'OCHO  .)J^s_^^<.^  ^^  V^sl»  ',  ^  -  '^  ^"^^J^/ 
)  1  »  ^a  A^   \S)^  OOOIJ    vOJOI    .'^    q^ol^a/    \j'y^lo    \j'f^l    '^-"^  QL^    *^^).^/ 

G<J.  B  :  liU,.  _  70.  B  :  Wl..  _  71.  B  =  "^-1;=^^.  _  72,  B  :  U^jSo^-m  tl  uwotw.(  lou^Uv  —  73.  B  : 
^»ij<i.O»-»  pov^vi.  _  74.  B  :  a(.  —  75.  B  :  Ijeoa:!^.  _  7»;.  B  :  ptcisa^,.  _  77.  B  :  ^ip.joo.  _  78.  B  : 
]*j'^.  C  :  |ai;3  <Sl.  _  79.  B  :  >«.il.M.  _  80.  B  :  |»i".iit  (?)  _  a.  Icl  commence  la  citation  Ju  ins.  add. 
12154  (C),  fol.  12  r- 


ment  Celui  qui  suspendit  la  terre  sur  le  neant  etait  suspendu  sur  le  bois  de 
la  croix ;  avec  des  prodiges  sans  fin  que  la  bouche  des  hommes  ne  suffit  pas  a 
raconter'. 

Arrive  ^  la  passion  :  Comment  la  vie  (fut-elle)  parmi  les  morts?  Comment 

5  put-il  sortir  du  tombeau  peiidant  que  les  sceaux  de  la  porte  subsistaient ;  com- 
ment  entra-t-il  pres  de  ses  disciples  lorsque  les  portes  etaient  fermees?  Mais 
pourquoi  me  fatiguer  k  explorer  la  mer  qui  ne  peut  etre  scrutee  ?  Va  prcs  de 
Gabriel  et  il  t'enseignera  qu'il  nij  a  rien  quil  ne  soit  facile  d  Dieii  de  faire-. 
Cest  pourquoi,  nous  croyons  et  nous  parlons  selon  renseignement  des  bien- 

10  heureux  apotres  et  le  temoignage  des  saints  Livres,  et  nous  marchons  sur  les 
traces  des  trois  cent  dix-huit  bienheureux  Peres,  et  nous  proclamons  un  Fils 
et  Christ  et  Seigneur;  et  Dieu;  Verbe  de  Dieu  le  Pere,  qui  prit  un  corps,  et 
devint  homme  sans  changement,  de  Marie,  vierge  sainte.  II  prit  un  corps  parce 
qu'il  le  voulut  comme  il  le  sait,  pour  la  vie  et  le  salut  des  hommes.  II  endura 

15  par  sa  volonte  les  passions  des  hommes,  k  Texception  du  peche.  Le  meme  est 
Dieu  et  aussi  homme ;  car  ceux  qui  ont  ete  les  spectateurs  et  les  serviteurs 

1.  Raisonnement  analogue  chez  Th^odore  de  Mopsueste,  P.  0.,  IX,  p.  651-657.  —  2.  Luc,  i,  37. 


'  A  f .  80  V 


178  II.  _  TRXTKS  MONOPIIYSITES.  [081 

vOOua^Q.^  ^    oiOL^/   JxiD  ^Vl  ^')J    vs/o  .oot  p  ooio  ^  jl/   .jKiooi 

.  jt-»  ^-  ji/  .U^  <^Vl   ^^i..ni>/   ^o^  Uoi^  jJiKji^   |lo  "  .^''iJLxa^  jlot^/ 

•  .JULdj;    )lV-~^^   M^l/    l^icik^   yOOi^OS  yoy^   )-i/    ^io;  .jN^^   loC^    l^r^»^ 

o(V-3.\  joiSs.  i,ji  •.)-J^j;  yoot^Q^  )-^^      t^^  ♦^0^03  "^'  )jl3q4  y^l^.  y^l 

C^  .^DOf^J   ^;   >K^«.^^     Jj_)-mK^     )oO(    )jL.>.iw>tO0    jj     06(0  .^)l£sj/    ^^    )o0(O       5 

.^^^^^oa>t    li^vNv^    ^v^/;    ^/    Q^    .ooi    ,J    ooio    .^    JJ/    .)j^m/o    )j't-<x/ 

•  .o»JL^->^  )jLyi\i[V>  )oC^  jl/  .)jL^oN*.V)  ^^')jLil  f-au3  V^a^  )j^cC^>.^  |o^! 
••^  «\1/;  )oi-Ss  .^'^v^/j  ^/  .|°Li>w-aji  |J;  )jLyL\>v>  ^^)jj/  i-3  )oo( 
^•')L^^^./  »o(oK../  oo(  fJ3  oo(o  .K-.)t...VAo  J^)jLyi\>v>  )fja.d  )ooi;  )K^Ooo 
i-3  )ootj  ^^OO  ^;  )f30-»  .^—  ^  oo(  »—;  ^^»^^  )-»-«—  .)t.9^  >s/  lo 
■''^■^OLr»  .))-iH^  ya^  _^36(1/  »J  .))JL,^;  U^l  «V^l/o  .ylo^c^  ylas/  ■'°)jlj/ 
^*^/;    ^/    .-o^    vSl£>/    '^)jli/    t-d    ^^^!    )^    i'  '^^?    )^^^!    <.«o(a^^ 

81.  B  :  US/.  C  :  US/o.  —  82.  BC  :  U^^c^,-  —  83.  B  :  p^aai-  _  8'i.  B  :  jSv  —  b.  Ici  fiiiit  la  pieiiiiere 
citation  du  iiis.  C.  _  85.  B  :  ILjS».  _  86.  B  :  U.r^-  —  87.  B  om.  ^^*>N  ^J.  —  88.  B  ;  |Civjo.  _  89.  B  : 
Uh— •  —  yo.  B  :  U^fS-  _  '.II.  B  :  ^;  ^^ac.  _  yo    Olll-  B. 


du  Verbe  ne  nous  ont  pas  laisse  la  tradition  d'un  autre  et  un  autre,  mais  un 
et  le  m6me.  Les  bienlieureux  P6res  ne  nous  ont  pas  non  plus  transmis  deux 
Af.  sov".  natures ;  *  dans  les  Livres  divins  aussi  nous  ne  trouvons  en  aucun  endroit 
«  deux  natures '  »,  mais  un  Fils  unique,  Dieu  le  Verbe,  qui  est  ne  du  P^re 
avant  tous  les  siecles,  et,  k  la  fin  des  temps,  comme  Ta  dit  le  bienhoureux  ■> 
Paul  :  quand  arriva  la  plenitude  des  tcmps,  Dieu  envoya  son  Fils,  et  il  futdune 
fennne'^;  et  Tinvisible  est  deveuu  visible  a  cause  de  nous  pour  nous  sauver 
non  pas  un  autre  et  un  autre,  mais  un  et  le  meme;  non,  comme  le  disent  les 
docteurs  d'aujourd'hui,  que  Dieu  oomplet  habita  dans  rhomme  complet';  mais 
Dieu  complet,  par  sa  volonte,  devint  homnie  complet  sans  changemeut,  commo  "' 
nous  le  disons  :  Dieu  qui  prit  uu  corps,  et  Verbe  qui  devint  chair  completo- 
ment  et  veritablement.  Le  mome  est  Fils  uniquo  ct  premier-ne  :  Fils  uniquo 
parce  qu'il  cst  un  (provenant)  d'un;  Premior-no  paroe  qu'il  devinl  lioinmo 
comme  nous  k  notro  mani^re,  el  qu'il  fut  uommo  friire  de  beaucoup,  lorsquil 

1.  L'aulijur  uous  douiio  bieii  ici  lc  coiicopt  uionophysite,  sans  uucuue  o.xplicntion  philosophiqiio 
du  niot  uature.  Pour  la  Iradition  sur  les  deu.x  naturos,  voir  In  lh6se  XI  du  traltt^  Oe  verbo  incurntito 
du  cardiiial  I''ranzi'liu,  I'rali,  1893,  ed.  quarta,  p.  87.  Nomine  uarnis  Chrisli  tam  Siripturae  quam 
Pulrex  inlegram  Itumanain  nuturunt  (lesif;nant.  —  '2.  Unl.,  IV,  4.  —  3.  Cest  lu  reucliou  coiilie  celle 
loriiiiile  i|iii  a  prodult  les  cutychieus  i'l  lcs  iiiouophyiiites. 


[69]  ERFXHTHIOS.  —  SUR  LA  NATIVITE.  179 

^J    Jt^O    jjL^^-30    .'^|jj/     t-^     JOOI    .JO»:^     0«l  «•)•>     s.*01oK-./     ».*^    yJi    .^^JoOl 

o,.\  .1/»        yo-ioi.^    .-fJ^oj    ^oSou    Jjt— /      ''j-iaa^J-s;    .',  i » fo    j)^oK_3  *.\f.8i  r 

.'^    ^'-M     OtJ...  ^     vOOt.V>.^.\;     .»*>««>     0<  l  «  •> <-5     vOO(JLJUmO    .yOOUA^)     )  i^"^^  ^ 

,  ,  i\Nji./;o  .yn  .  nio  '  )— J  oK-»^;  ycuo^;  .^•%'f>  oj  i. « ?> ^  '*' Jsuasj^o 
>«o<^l/  ..o|.^^SJ^;  jlo^  •,  1  <Y>;o  .  'J.^  otla^Q-5  )iaxi\  .,,  ^v.«n/<\.^  .Jl,a^a\ 
^^JL«  ^^\^;  Ji  •.')-lO(  ^^^..^OO  .wOio;),;  joCS^;  0il)^v-O>CL=)  .-Jlo^io  ''^°o6«  OiS. 
^Ut-^h.  )'t>^  t-"^  ')ooj  JJ  .ottoeuuajs  joC^  ^  •^?-!  )-^!  Jja.=>oit-s  ouio 
JJ;  )-^;  -.oC^;  o6(  )t>^  Jl/  .jK^  JoiS*^  )-,-^—  "oot  .•y.,aX^  >5^/ 
10  )iaJL:>Q^oi  oN  ^'n^oN  ^i .  v>tK.^  '  Jlo  '^otOLs/  Joi^JJ  ^^^..a^...  Ofljo  ''>oa^ 
'^aju.  )-.-,J)0  oo(  t— !  ••)j'i-a^!  «o«  .o^l^/  JjlV^a  ^-.ou>/;  «oi  y/  JJ/  .•)i."^—/ 
otloK_/    i-_3    -oioJ^/;    .-^^^    -i-si/    ou»;     )ouSx;    J^3    JL.».*—    .J..  .»,>o 

93.  B  :  Umo.,  Uv-/.  _  94.  B  :  j3.  _  95.  B  :  loCSiv  uwoN.N.  —  9G.  B  :  lyi.a«>l3».  —  97.  B  :  l=^i>.o-  — 
98.  B  :  U'\i.  _  99.  B  :  U-\t.  —  100.  B  :  0.01  vlVsI.;.  _  ].  B  i  po^^.  _  2.  B  :  .\.\..,.  _  :j.  B  :  «^-  — 
4.  B  :  Ul^ly  _  5.  B  :  001.  _  6.  B  :  (joaoo.  _  7.  B  \sl.  _  c.  Le  ras.  C  recommence  ici,  fol.  12  v°.  — 
8.  B  :  upLi  ^. 


veciit  avec  beaucoup  et  qu'il  prit,  lui,  notre  ressemblance.  Ge  n'est  pas  qu'il 
«  s'adjoignit  rhomme  »,  comme  le  disent  les  heretiques  d'aujourd'hui,  mais 
Iorsqu'il  devint  homme  en  verite,  il  ne  fut  rien  change  a  ce  qu'il  etait,  car 
etant  Dieu  par  sa  nature,   il  devint  homme,  et  il  endura,  d'une  vierge,  la 

5  conception  et  la  naissance,  afin  de  faire  renaitre  sous  une  autre  forme  ceux 
*  qui  etaient  nes  dans  Tordre  de  leur  nature ;  et  il  endura  leurs  douleurs  par  sa  »  a  f.  8i  r, 
volonte,  afin,  par  sa  passion,  de  rendre  vaines  leurs  passions;  il  accepta  la 
croix  par  sa  volonte,  afm  de  vivifier  et  de  ressusciter  ceux  qui  etaient  morts; 
il  fut  soumis  a  la  mort,  afin  de  vivifier  par  sa  mort.ceux  qui  etaient  soumis  a 

10  la  mort;  et,  lorsque  la  mort  crut  lavoir  frappe,  c'est  elle  qui  fut  frappee 
par  la  descente  de  Dieu  pres  d'elle;  aussi  nous  ne  craignons  pas  (la  mort), 
gr&ce  au  gage  de  vie  que  Dieu  nous  a  donne  par  sa  resurrection;  car 
ce  n'est  pas  le  corps  d'un  autre  que  ce  Fils  unique  Dieu  le  Verbe  a  livre 
pour  nous,  mais  son  proprc  corps;  il  a  ofTert  pour  nous  une  hostie  sans 

15  tache  a  Dieu  son  Pere.  Et  nous  ne  consentons  pas  k  accepter  une  autre  foi 
que  celle  ecrite  par  nos  saints  Peres,  laquelle  proclame  que  «  un  est  le  Sei- 
gneur  Jesus-Christ,  unique  Fils  de  Dieu,  par  qui  tout  fut  cree,  qui  est  con- 
substantiel  a  son  Pere  » ;  nous  n'y  changeons  rien  et  nous  n'y  ajoutons  rien, 


180  II.  —  TRXTRS  MONOPHYSITES.  [70] 

I  «^  o'''^  -.*'  ■  ■  -  >  ..«^mov^  |Jo  •''vi^  *V^  ^jbal^  M.k.>n  jJo  '  .^o^/i 
''v.io/;  "^SN  ' \j^  ^^v-^o  .)Kw.oiS5so  )K-\afli[,V)  )loi«^\>o\  v-^^oi 
qAo  .-oot  )..^a&*  ,^  v*^*  ^^^>  ^^?  %  v»\o  Joi^;  )t-^^  U-^  ^'^ 
)K..^a_aLAl  oi\»   )oiS^;   )i-3  U^-»-^  oo<   »— ?  ^i-ja^  .^ojl^I/    "^po  ^ 

II.     —    A.     Fn\GMEiNTS    COMPILES    PAU    LES    MONOPHYSITES    (1    k    X). 

.QooLnoji  dnjacvl  .rdv^cuL^r^^n 


•  JJLsl-o— 3    ^^    v^    |Jo  .)^;po   o6|   w^OO  t-9  ^0«.^    jof>V>  ^.O0(  y/ 

)oi!^)  :).3)Lbo  ^^  )J^sjl^^  )J^oJ^     it-^Kj»/  yjs  ^^  ) ...  «tvi\  ^)  ^to^ 


9.  BC  :  uwasH  ^iioob  |av».  —  lo.  B  !  ,i.a^.^»-ie.  _  d.  C  :  »jsov  Ki  finit  la  deuxi^me  citalion  du  ma- 
nuscrit  C  —  H.  BC  :  ^."InnaM.  _  12.  B  :  ,^.»^.»0.  —  13.  BC  :  «.^oeN  .^/  ^oiN^N.  _  14.  B  :  ».il>o. 
-  15.  B  om |;jol>9.  _  1.  Add.  12155  (D),  fol.  37  V  b. 


car  elle  sufTit  pour  renseignement  integre  et  divia  et  nous  anatliematisons 
quiconque  clit  deux  natures  au  Fils  de  Dieu  et  quiconque  dit  que  le  corps  de 
Notre-Seigneur  vient  du  ciel  et  qu'il  n'a  pas  pris  corps  de  Marie;  et  nous 
confessons  qu'un  est  runique  Fils  de  Dieu.  A  lui  gloire  dans  les  siecles 
des   si^cles.  Amen. 

Fin  du  discours  d'EreclUhios  sur  la  Nativite. 


1.     D'AlEX.\NDRE     DE     MaBBOUG.     De     L.\    (lETTRe)     ECItlTE     PAK    Lll 

A  Jean   d'Antiociie  contre  G\rille'. 

Si  donc  rEgyptien  domeurc  dans  les  mdmes  (sentimcnts),  s'il  ne  dosavouo 
pas  les  chapitres  (anathdmatismes);  s'il  ne  confosse  pas  que  le  Christ,  A  parhr    iq 
♦  i)  fol.  38.  d«  moinont  oii  la  Sainte  Vierge  regut  rAnnouciatioii '  de  rango,  ost  Diou  et 

1.  Voir  le  latin  duns  Lupus,  4(/  Eplu-sinum  conciliiim  rariorum  1'iilrum  epistolae,  Louvnin,  lt>83, 
ch.  cxxxvi,  n"  224,  p.  281,  ou  Mansi,  t.  V  ot  MiKuo,  P.  G.,  t.  LX.XXIV.  L'iucord  du  s.Nri«>iuo  «voo  le 
latin  nuintre  (|uo  ce  dernler  est  authenlUiuo  et  nUi^le. 


[71]  1-2.  —  CITATIONS  D'ALEXANDRE  ET  DE  DOROTHEE.  181 

0it-3O  .-jtCi^  joi^;   oiJUO  ^■^».^00  joi^;   oii.^  :ooj  p  ooi  Jjli^so  «oioJ^^ 
OlViO  OOI    t^    OOI    ^J    QJO»    .t-OJJO    ^oi'^/;    Ol^ij    ^-boj    o6i    JJU^    ''^^^OO    )L*j/; 

vla^/  jLauoC^  jl^s^^  )oi)^   p  :|laLiLj)..3  f^t!  oit~d°  :o(looC^  ^^^^s^  ^^^!! 

.oi:ma  ^  h^l  )laaiQji  )^  jJo  .Jk^).,^aL^  ]Jo 

\h^  ^-^  aajQo^aJLn  ^at^  tJ73T^  t^j.Va  ^H^:\  .rd^l^ 

.r^^a^xu 

10  jLnoi;  ooi.^   .-^-^ooiM    )'=^f>  m  <=>/  o6i  .*v°iJ   )t-3L^  ).°>ai;  ^^^ooi  oivi .  foo 
)oi^jJ   ^    oJ^o    :))fJL^   0.^0    .   «\  ^'nVi;   o.>a-M  )i^^^.^)    )J^.A.\iJ^   .   .  V  i  / 

^V^^     .Jt-».V>     ^^!      )J^S..^;JS^    )>...J^^     .-JO.J^      )lo  I  t  .;^     jj/     .     .tA\J^Jl.^ 

.Jla-.».^  jJ^  )^..i->ii.ao  :>  p6/  JjLaoL^JL^  )jl;^ 

1.  Add.  12155,  fol.  53  r  b. 


liomme,  le  meme  :  {k  la  fois)  Fils  de  Dieu  k  cause  de  sa  nature  de  Dieu  le 
Verbe  et  fils  de  l'homme  ^  cause  de  la  nature  qui  est  de  la  semence 
d'Abraham  et  de  David;  c'est-&-dire  que  le  meme  est  le  seigneur  de  David 
k  cause  de  sa  divinite  et  le  fils  de  David  par  Thumanite;  Dieu  le  Verbe 
5  ressuscitant  le  temple  de  chez  les  morts,  selon  la  parole  de  Notre-Seigneur 
le  Christ ;  et  que,  jusque  dans  les  siecles  sans  fin,  deux  natures  sont  connues 
dans  ce  seigneur  unique  et  fds  Ghrist  sans  confusion  et  sans  division;  (s'il  ne 
dit  pas  cela),  nous  n'avons  aucune  communion  avec  lui. 

II.    DOROTHEE    TEMOIGNE,     D.VNS    LA    LETTRE    A    l'eMPEREUR    M.\RCIEN, 

10  QUE  Leon,   dans  sa  lettre,   dit  deux  natures  apres  l'union. 

La  lettre  donc  du  pur  homme  Leon,  qui  est  6veque  de  Rome,  —  (adressee) 

a  celui  que  certains  maintenant  ont  fait  mine  d'adopter  avec  un  esprit  trom- 

peur  et  non  cn  verite,  non  en  etant  soumis  a  Dieu,mais  au  pouvoir  seulement, 

—  semble  confirmer  notre  opinion  en  disant  deux  natures  completes  dans  le 

15   Christ  apres  runion. 


10 


182  II.  —  TRXTES  MONOPHYSITES.  [72] 

^M*   o6(  .\n>n  I  >  o;  v>i   )K  i  ■>  v>;    J '^  *•>"•'  -°' /   jooi   ^04oK_/    .^ojlioi   )joi 
.sfiDa^ia.^^mj   ^^    sf>°>  I;   o6i    |   ->  «o   . .  \    ^2^^    )Ji    j^io-aisjj   "^j  /   oulSlI 
)^f>cn  «>°>/    v,a_o/    l.a^f   ^l'^.^)^   sfn\^ia-o   )  ii  ■,  n  ot.2^  «oOsK^j  IjoO^ 
)-aJ^  yooi^  bs^/    )laaL>«->^o  .•>  »  n\v>   sa^^^i   vOJoi   :6ml>m   .).jl«.,^s-».2^^» 
)oiS5s  1,^;  ^io/j  ^xi.\  fts^)-w^-^  )l»-i^  y°'t-^h.  .oitOi>s.^c>o  6^.3  V^/o  .y^^i 

.sfiDo^io^smj   oi\  ^no  .  VL.'po  6i.>Ka/ 

yaj6(  )  I  '.••>  ''^!^..^^  ojitVHcp  .  i)iT)i3\!>3  ^cosn   rdlia   ^  ^us 

.)..,.  «tvt  yoou^; 

oo(  .oi^  yocHiv»  »..«>^kj>  .y..oia2^w:^  ^Vl  .^Vl  ooi  .^VK_a  ooi  .oi.d  ^Vl 
yOOi.*Vl   ooi  .yOOiJL^  ^.^..^  •>  wOia\  \   .yoogi^   t...\  Ti  ~»  ooi  .yOOiJL^   ti.i>.X3 
.s..oiai!^s^  )t->^/  sOOi<Vl  OC3  4y^^I  Noou.Vi  -jr^-^l  vOOi^Vl^  ooi  .)t-u.3/ 

1.  Add.  12155,  fol.  IGl  v°.  •         - 


Ce  Doroth^e  etait  eveque  de  la  ville  de  Marcien ;  il  alla  spontanement  ea 
exil  pour  ne  pas  adh^rer  k  la  condamnation  portee  contre  Nestorius.  Cyrille 
en  fait  mention  dans  sa  lettre  k  Acace,  eveque  de  Melitene,  dont  le  commen- 
cement  est  :  Ceux  qui  sont  tres  affligeset  qtii  ont  /e  cceur  accable  de  soucis  ',  et 
il  y  dit  de  lui  qu'il  anath6matisa  dans  reglise  clairement  celui  qui  dit  que  5 
Marie  est  More  de  Dieu,  et  il  fut  re?u  par  Nestorius. 

III.   —  Paroles  dont  se  servent  les  heretiques  au  sujet 

DES    NATURES    DONT    EST    (fOHMe)    LE     ChRIST. 

Deux  en  lui.  U  est  en  deux.  II  est  deux.  Deux  sur  lui.  Chacune  d'elles  est 
en  lui.  II  est  chacune  d'elles.  II  est  en  chacune  d'elles.  Sur  lui  est  chacune   lo 
d'elles.  Uest  les  deux  en  mome  temps.  11  est  dans  les  deux  en  m^me  temps. 
Les  deux  en  meme  temps  en  lui.  Les  deux  en  m^me  temps  sur  lui 

1.  Dans  le  greo  (iHI.  AulHMt,  (.  V,  2,  p.  'i'i)  cetlo  lettre  est  adress^e  ii  Aoaco  de  B6roo  et  non  i\  Acace 
de  M(51it^ne,  comme  Va  licril  le  scribo  jacobile.  Dans  une  lettre  !\  .\lexandre  de  Mabbovijr  (Lupns, 
ch.  cxxxvii,  n-  225,  p.  28:!),  DorotlnSe  prolostc  d'ailleurs  oontro  los  accusalions  portoos  oonlro  Ini. 
Dans  doux  autres  lottros  (Ibid.,  ch.  xlvi  et  lxxviii,  n""  13'»  et  16fi)  il  niontre  que  toute  la  quorollo  roulo 
sur  «  uiie  naturc  »  ou  «  doux  natures  »  :  Son  udversniro,  conlro  lequol  11  argunienlo,  est  uu  inouo- 
physite  [Si  enini,  sicul  pulat,  una  nalura  est);  pour  Ini,  il  sera  tonjours  diphysite  (Neqiie  enim  quiesci- 
mus  unqiinm  dicere  ilniis  iialiirns  in  Filio).  DorolhtSe  ost  d'aillours  parlisau  do  racoord  avoc  scs  advor- 
sairos,  pourvu  (nrils  confossont  doiix  iialiiros  du  (llirisl  iioii  coiironduos  [iil  ilnac  nuluroe  Domini 
('lirisli  inciinfusac  /ler  ron/cssionem  ilicanlur);  11  no  vout  plus  voir  poisonne  nior  qn'il  subslsle  doux 
nalurcs  iion  confoiulucs  (ncque  aliqiii  duas  inconfitsas  Cliristi  naluras  He^'cnl). 


to 


[73]  4.  —  SAINT  LEON  ET  DIODORE.  183 

|Jo  ' y^l   ^-:mo  ^o-s/   ^^    >->^/  yoogi^   ^..iw^o  ^-^  '^Vl;  .^Vl  ^-^ 
.JV^^o  JLilSli  ^ts^l  jJo   .J^^o  ).jl2li  ^^  >-*^/  -y^/o   >o-^/   >-*'^/ 

.).a^V  ooana^acu^^-na  ^at^:\  r^iviiSTV^^  n^l>jT\  'T^^ajjoa 

)lo_ia/;    >^;o  >.*jJo  >.  m  il/o  ^oi<o  .  qi  "vo  f^S^I/;  ^oi  •>).^kwaki  v£DO)Of_iM 
^.»Oi^i^/    K^)f-<iJi   .y„^t-J;o   )jb;o    )oi«_i;o   >  °>  Tl;    r-*~>^  ^^  "^  ***vf|J; 

•Kji-»? 

^  ^^k^^O   wkttUo  .•)  I  «  miVlN    ).3>JO    Iwm^J^OlJ    ).a)1.^'  ^;    ...«Ol    .sCDO^O^;; 

.)looC^;  .si^oi  )j^ 
).A.^  '^iSuio  .wimi  )'^2>^  >  «"i^  ).ii.^a-M  ;.  <.v>.>.\  )t^<,.,a;  <^  ••'vojJ; 

I.  Add.   12155,  fol.  255. 


Paroles  dont  se  servent  les  orlhodoxes  au  sujet  des  natures  dont  est  {forme) 
le  Christ. 

De  deux  (e  duo)'.  De  deux  (duorum).  :  Tu  es  de  chacun  d'eux  :  de  ton 
pere  et  de  ta  m6re,  et  tu  n'es  pas  ton  pere  et  ta  mere.  Tu  es  de  Vkme  et  du 
5  corps,  et  tu  n'es  pas  rame  et  le  corps. 

IV.    COMPARAISOK    DES    PAROLES     BLASPHEMATRICES     DE    LeON    ET    DE    DiODORE 

LES  iMPiES.   Les  voici  : 

De  Diodore  Vinipie  :  Naitre,  avoir  faim,  avoir  soif,  etre  tente,  6tre  fatigue 
et  dormir,  est  de  riiumanite. 
10         De  Leon  :  Esurire,  sitire,  lassescere  atque  dormire,  evidenter  humanum 
est. 

De  Diodore  :  Etre  loue  par  les  anges  ;  vaincre  letentateur;  nourrir(Ia  mul- 
titude)  et  marcher  sur  la  mer,  est  de  la  divinite. 

De  Leon  :  Sed  quinque  panibus  quinque  millia  hominum  satiare,  et  largiri 

1.  Dioscore  a  dit  a  CliaIc6doine  :  J'accepte  «  de  deux  natures  »  mais  je  n'accepte  pas  «  deux  natures  ». 
Pour  lui,  en  efTet,  les  deux  natures  s"unifiaient  en  «  une  nalure  du  Verbe  incarnfie  »,  sans  m^Iange 
cependant,  disait-il,  ni  confusion.  II  y  avail  n  une  »  nature,  formiJe  «  de  deux  ».  Sur  ces  locutions, 
cf.  Franzelin,  loc.  cii.,  p.  173,  note  1. 


184  II.  —  TKXTKS  MONOPIIYSITRS.  L7'il 

.^Kjlj    )L2k^)    )laa->^>-^o  :^J^ot-i  )-j>a. ..;   )«^  ^'^o^o    :)N  .•,  v>  >  \   )JU. 

Jot^t  ^o(..K^/ 
^t  ^  .oui^/  >  N  «;  ?)  \N.\  >.«ot-i>JoK v>  tp  )a^/i    ^^  o6io   •>^oio^M 

.^JL^  '^^s^J^;   ^^^^^oo^  )^^V/;   )K,»,v>\o   :'t  -tN    )i    ipJS.  «Ol^V! 
)L30_Mt    )iQ..V^   ^:^   ).1'>M    s..6i  .6(.>^w./    )jLO;   ouS».;   ^   oiS^t   o^  ''*vo)J; 
)jt.oaA.a  .  » yifi .   ),J>»5?/<    )liQ_a_o  ^^oo  .v..o(a^J;    >^6io  .K_oo«  o6i  ).acu^'^\ 

.^  «  ni   )Lo«   lO^wXj 
m6|0  ..oolo   •>)K.«^umI;    f.  *>   ftl/o    ka-Otj/o    ;iK^/t    ^^    ..«6(0    •:*^090^M 

.jKxn,.  ty>;   ^«N.  «v>    >a^o  o-a\l/f    ^; 
00«    0$    u^/t    t-^)-io  )t>-^    ^d^jIsKjo    :)m « f>  ^    )Ji^!    ''^i   '>V^/   vo)lo 

.^ju.  t-»  w^/o  )j/;  V^/;  061  U-»JSi  ou^h^l  )1   wUL^ 
>  «  1 1 •>K^;   tlV^/    )3o.'^o  )v)OI  f>\   )jOt-.-Q\ 0;   ^£Oo;ouo.flD;  'r^U  ^/    y/o 
o(»*<  ^^  \  -^^  oX;   .p6/    );o(;  o6(  >d>tJ  .K^eu.i  ).^»^t^  «■'^!  ^Vl  )xX3 
)jJL3    yO^Vl     .  ..N^iL^    )_3o<'^    t-"^;    ^'^''•^    *^^    '^'^    It  Nft>    ^0)0;o)i; 


Samaritanae  aquam  vivam,  supra  dorsum  maris  ambulare,  et  elationes  fluc- 
tuum  consternere,  sine  ambiguitate  divinum  est. 

De  Diodore  :  La  (parole)  :  Oh  avez-voiis  mis  Lazare?  est  de  nous;  mais  crier  : 
Lazare,  viens  dehors!  ei  (ressusciter)  celui  qui  etait  mort  depuis  quatre  jours  est 
au-dessus  de  nous. 

De  Leon  :  Non  ejusdem  naturae  est,  flere  miserationis  aflectu  amicum  mor- 
tnum,  et  eumdem,  remoto  quatriduanae  aggere  sepulturae,  ad  vocis  imperium 
excitare  redivivum. 

De  Diodore  :  Souffrir,  etre  crucifie,  et  etre  enseveli,  appartient  {\  renve- 
loppe.  Et  encore  :  mais  6tre  recouforte,  ressusciter  et  monter  au  ciol,  appar- 
tient  k  ce  qui  est  cach^. 

Et  Leon  dit :  In  ligno  pendere,  aut  clavis  transfixum  esse,  et  dire  :  Mon  pere 
est  pliis  grand  qiie  moi,  n'cst  pas  de  la  nature  qui  a  dit  :  Mon  pere  et  moi  nous 
sommes  tin.  [Le  texte  de  saint  Leon  porte  oquivalomment  :  Ita  non  ejusdom 
naturae  est  dicere  :  Ego  et  Pater  unum  sumus ;  ct  dicere  :  Pater  major  me  est.]   * 

Et  si  quelqu'un  dit  que  le  concile  de  Chalcddoine  a  dit  l'hypostase  ct  la 
personne,  et  a  defini  quc  les  deux  natures  sont  rtiunios  dans  un  C.lirist;  colui 
qui  dit  cola  saura  que  (le  concilo)  n'a  pas  fait  ocla  on  doliors  de  la  thoorio 
dc    Theodorc;    car    Tlioodorc    a    dif   que   les    dcux    natures    dans    riiuion 


10 


10 


10 


[75]  4.  -  SAINT  LEON  ET  DIODORE.  185 

pd/  jv^ift;  )io^^  .jLojLi^sl^oo  ''^>>-i>^j  ,  m  N,  ..1  ^»  |v^).^Q-so  .)lo,.t....a 
oiIq-,^o  .•)xi3j  yC>ot.°>\  ..QA  ^.n..  ^oioj  .'oiSCi^l/;  ^^^2^/  ^aAi»  .)jL30t 
).iOQJLD;  )1q-^--^  .«>o;;o)1;  K-,)^1/  N-.)_*^>^  ^--^0«  t-^  )ot  .):iOQJLO; 
)-,^Jioo  ^;  .fcoa-*l  )jo,  .  nN  *>;  v£Oo;o»j<"do  .U-^  ^Vl  );aio  )3ojV.3;o 
>o,.oo   .^^JJLsKio    )so,V3   ^-.^.SO    ).iOQJ.iJ   ,— .iO   )jLi3   ^   v"'^  "^?    )1<^-N .; 

Ay^r    '     -    -*    ^iNw.»    l-1->-—    i-pO    )i-=»    )-*-^JLiO    OO»    ,J    OOtO    y-^    .Ip©/     ^-«*^OI 

^Vl;  yoj/  ).jl,A;q-»u^  -.j-i-ioo  )t-»;o  )— JLio;  joiia»;  .Vio/  ^Q-.5Q.^axu 
vflSQ_.iQA.mJo     ) « " -^ N    fcs-.;o/    )^\q[V>   )l   .)jo»  «n\  0;    s£Oo;o«jqjoo  .^-^JJia 

>6>iCLJl    ^O»    ^    sjj/    )ia:i.    ♦),.•.•  ,..>»    )l/     ),^^3.i0    )jLi3    Q^    )  ■■  .>V»   ^^    -^io/ 

.[yo])L^o    )jo^*.fliSs.X3;    yQJOuixo    )jo£ik    '^-Ctf/    )j-^/    ;>Ot^;    V^)J!    '■■•^*^ 

|l    )i  .•>-»;    ) ,>v>\    oi^   ^^   Oi^    p    oil^o    ,— o  .-po/    V*^  ^)-^»^ 

.Wi^  )»i^   ^Vlo  )...->v>    ^Vl    V^/   )l;o   .))— ^Jio   )ju>-*fcooo    )ju>.-.fcoo 

1.  <iii,.jol.(»  Ms. 

completent  une  personne,  et,  dans  le  onzidme  discours  sur  rincarnation, 
il  a  dit  Tunite  de  riiypostase  do  la  maniere  suivante  :  «  Ge  que  nous  avons 
dit  pour  montrer  la  diversite  des  natures  et  Tunit^  de  l'hypostase  suffit '  » ; 
il    apparait  donc    clairement  par  \k    que   Tiieodore    confesse   deux  natures 

5  dans  Tunit^  de  Thypostase  et  de  la  personne",  et  le  concile  de  Chalce- 
doine  a  defini  que  la  propriete  de  chacune  des  natures  etant  conservee, 
les  natures  sont  unies  en  une  hypostase  et  une  personne.  Avant  cela  il  a 
dit  :  «  un  et  meme  Christ,  Fils,  Seigneur  unique  en  deux  natures  » ;  Nes- 
torius    dit   (aussi)   que   les   noms  de  Christ,   de   Fils  et  de   Seigneur  indi- 

10  quent  les  deux  natures.  Le  concile  de  Chalcedoine  a  confesse  que  les 
natures  ne  sont  pas  separees;  mais  Nestorius  a  dit  :  «  Dans  le  Christ  les 
natures  ne  sont  pas  separees,  mais  unies'.  »  Un  homme  qui  entend  cela 
pourra-t-il  dire  qu'une  chose  differente  est  dite  par  Nestorius  et  par  ceux 
de  Chalcedoine   et  par  Leon?   Car  (Nestorius)  a   parle    clairement  et  il    a 

15  reconnu  que  c'est  un  et  meme  Christ  qui  apparait  dans  la  nature  invi- 
sible  et  (la  nature)  visible;  et  il  n'a  pas  dit  deux  Christ  et  deux  Fils  et 
Seigneurs  ' ;  et  le  concile  de  Chalcedoine  a  dit  :   «  Un  et  le  meme  Christ, 

1.  Voir  iine  partie  de  ce  lexte  dans  E.  Sachau,  Theodori  Mopsuesteni  fragmenla  syriaca.  Leipzig, 
1869,  lexte,  p.  90.  trad.,  p.  4'J-50.  Cf.  Migne,  P.  G.,  t.  LXVI,  col.  983-4.  —  2.  D'apres  Me"  Sclier, 
!a  Iraduction  syriaque  de  son  trait6  sur  rincarnation  porle  :  une  personne,  une  hypostase  et  deux 
natures.  Cf.  Comptes  rendus  de  VAcademie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres,  avril  1909,  p.  .300-307. 
Cf.  Theodorus  bar  Koni,  Liber  schoiiorum,  pars  posterior,  edidit  A.  Sclier,  Paris,  1912,  p.  191. — 
3.  La  piece  X  le  montre  explicitement.  —  4.  Voir,  plus  bas,  la  pi^ce  IX. 


186  II.  —  TEXTES  MONOPHYSITKS.  [70] 

)_»,■«■.. »    |->r^    )t-d   )^A>V>    ooi    ,J    ooio    f-M    •i^po/   )jt-«   nN'^;    vfiDotoiJa^Do 
.  1Sv^).,^s^l:>o  jJo  K-.]Lx^^^  )Jo  K^)jL°>\.«)LiL^  |J  .)jlX3  ^VKjs 

r^-irj  njj   iunar^n  ^can  .  rdiaTujalak-^^    QoaT\cnjajDo  iiTvax 
rdlncujiiT\a   /r^x,H32rj    r^   rC^iVa   ^S^a   /rdijjj^n   Tvua 

•>r^!L*-HT\ar^iA  T\axfialnT\ 

.')jea3o;ol;/   ya^.nL^.^  '^iftoN  V^/;  ^~«I^oi  ^  ,T^ %\.t t*7XX.  T^CvStx 
♦o<  VI.  N  )ooi  '"^^i^.^eLbo  .ottooy^/;   «.«oi  )^s*  «to  sfojogadODi   )^)V^  ^^!   >^/? 
ou^CL^    )ooi    ,.^0  .)Kvi'i..\    .°>'n  li/  vuv^    ^^t    o6t    ).<..j«.ii,v>    '«ii.ojL.»    » 

061  .)oC^i    o(V.d    ) »*v>   '«.ojl^    mO|oJ^...i/;    V-*-^  r^l    .^-^—f-i^o   )v^   otf^^-so 

o6(  •.'^aAj^    J^wuJo    f-aLol/i    061    .)la.lL^o    \JLb    .°>f>oii    \  -^  »'«>;    061    .«jlm« 
^^0  .-).^e^k^   ^0^.^  ^^j    ooi^  o.iiV°>.vi\  jJo  t.'^  ji  .)J^^Ji^  J^s.*.^  ^o  )eLO; 

1.  Add.  12155,  fol.  111  V». 


Fils,  Selgneur  iinique  en  deux  natures,  sans   changement,  sans    confusion 
et  sans  division.  » 

V.  —  ChAPITRE  POUR  MONTRER  QUE  LE  CONCILE  DE  CiI.\LCEDOINE  n\  RIEN 
F\IT  DE  PLUS  QUE  LES  HERETIQUES  DAVANT  LUI,  LORSQUIL  A  CONFESSE  UN 
FiLS  et  un  Christ  ET  DEUX  NATURES  NON  SKPAREES,  ET  QUE,  PAR  HYPOS- 
TASE,     IL     A     ENTENDU     LA     PERSONNE,     CE     QUI     EST     l'oPINION      DE     NeSTORIUS, 

au  temoignage   de  Theodoret. 

I)c  Ihud  (lc  Sdmosittc.  De  ce  quil  a  ilit  contrc  Malchion  iortltudo.cc  '  (/»1  parlait 
avec  lui  au  nom  du  saint  concile  qui  1'avait  anathcntatisc. 

Jesus-Christ,  qui  est  de  Marie,  s'attacha  ^  la  Sagesse  (divine)  et  il  fut  un 
avec  elle,  et  par  elle  il  fut  Fils  ct  Christ;  il  dit  en  eirct  qu'il  est  Jesus-Chrisl, 
Fils  de  Dieu,  Lui  qui  a  soufrort,  qui  a  endur^  les  souUlets  et  les  coups,  qui  a 
etd  cnscv(>li  ct  qui  cst  dcscendu  au  SehtVil,  Lui  qui  (>st  rossuscitt»  de  chfz  les 
morts.  II  ne  faut  donc  pas  s6parcr  celui  qui  iHait  avant  los  mondos  de  oelui 

1.  Cf.  /'.  0'.,  l.  X,  ci)l.  247.  Le  piiSsont  lo.\lu  ii',\  Hkuio  piis  oxplicitoiiioiit. 


10 


5 


10 


[77]  5.  —  NRSTORIOS  ET  CIIALCEDOINE.  187 

jjK'rc,\»  .p6/    ),;'l~»    ^Vl;    t~»^  Ul    i/^f^'{fi>r>  .)fts.iocL.;   )i.t— ^   ^^Ul    )jo« 

Tsf^aiA-xln  'X3.x:\  rd^I^Ti  rcT-ia^   /rsllnjc^   rsf^cv^lin 

)-.|-....,.,  .     jJo    .)-.fl^     o/      );i.lT>     ^■•Vi      o/     .-^.^Jl^     V*'^     >   I  «  'N»-«    t"*-^    l^      ^^ 

).<V^     )t  «•^•^^     .OOI     P     OOIO     t-'<     |1/     .)juUo     )^^t.D     )^..-.,  >  ^     jlo    .)lt-*.0     ).^^JU.)0 
*  ♦         •  ♦  •  •  • 

«  .))-A.J^Oo  ^-t'^  jJo 

♦^  .^coi  vyn2   r^colrsf   ^aA:\   r^aojQoT\   r^i^aaJ    ^aaalAT\ 

.)->f-3  jl    ooi^o   )->V.3   ),l«,l\o  .^o|..lVl  )K  n  •«•rfi<^  -I    K..;o/o  '.l'y^  Ipo/    » 
doi;   )lt^^D   6|-.K^/   ^oi   t^  mOI  .oiiooi^;o  vjpo;   oi»  m  ^»;     )Lm    ooi    «^    ooi 

((  .)o.m)^Oo  jJ;    ooijo  )q.m£o6; 

1.  Loofs,  Nesloriana,  Halle  a.   S.,  1905,  p.  280.  —  2.  Loofs,  loc.  cit.,  p.  335. 


qui  est  ne  a  la  fm  des  jours.  Je  n'ai  doiic  garde  de  dire  deux  Fils,  je  n'ai 
garde  de  dire  deux  CJirists. 

De  Nestorius.  Du  discours  intitule  :  Le  roijaume  du  ciel  est  semblable  d  un  roi 
qui  a  fait  un  festin  d  son  fils  ' ,  et  sur  rincarnation  divine. 

5  Car  nous  ue  connaissons  pas  deux  Christs,  ou  deux  Fils  ou  Seigneurs,  ni 
un  Fils  unique  premier  et  (un  autre)  nouveau;  ui  un  Christ  premier  et  (un 
autre)  second,  mais  un  et  le  meme  qui  apparait  dans  la  nature  creee  et  in- 
creee. 

Du  meme,  du  discours  dont  h  commencement  est  :  Tous  les  coeurs  que  le  zele 
10  envers  Dieu  possede. 

J'ai  dit  Fils  et  j'ai  confess^  en  un  mot  les  deux  choses  :  et  la  nature  creee 
etla  nature  increee.  Identique  est  la  puissance  de  la  chair  de  Notre-Seigneur 
et  de  sa  divinite.  Identique  est  l'adoration  de  celui  qui  apparait  et  de  celui  qui 
napparait  pas. 

1.  Matth.,  XXII,  2. 


1HH  II.  —  TRXTRS  MONOPnYSITF.S.  [781 


. '  ool  vpo3Jcr^ 


ajjrtf   a-n    .t  »s.ftriVi    ^T^__  .  i  izw   rd^o^n    joa   ^'VD^r^ 


10 


)j/     Ot.^J.^     j.^>^iL:xxV     1 1  V>\  t  V>     joi^      yS     .)j/    ^)l£D     ..«jN-^    ^fJS     >^o(     p 
«  ♦>  .,j..^^V);    jJ  /    ^.«^^«A^;    )jlX3   Ol^   .^JLbO^^JL^   )jJt-20 

*  Dfol.  III  jKXs;     jjLXa    ^OOmV^^    .  V>  ."  \ ;    >  .«No^    ).i>ib^*    «d/    .).30«V3    f.^       ^^..^OO) 

«   .^po/  ^)l.)-i^ 

.r£;iL.n'nard*i>  tlnjacvi-n  r^^cvioaA.!73  ^  .^ooarsf^r^T\  ^cvjT\ 
^^UOT    ax^rST    t^^clxj3    :ui    rsli2oJ:\    cal    ti1x-t    tva 

.rsfjl^  ^H^a  rslia^ninKnT^ 

1.  Loofs,  loc.  cit.,  p.  332.  —  2.  Cf.  E.  Sachau,  Theodori  Mopsuesteni  fraijmenla  syriaca,  Leipzig, 
1869,  p.  60  et  97  (lexte).  Les  noms  y  soiit  ecrils  vaoiojll.  et  ■"">'^^/-  —  3.  I^^^«>^  Ms.  —  4.  Cf.  Michel 
le  Syrien,  Chronique,  II,  105;  Photius,  Bibl.,  n°  55. 


Du  meme,   dit  discours  qui  a  pour  titre  :  Lorsquon  a  ht  :  Combien  de  fois 
pardonnerai-je  d  mon  frere  s'il  peche  contre  moi ' .'' 

Pour  moi  —  c'est-^-dire  la  personne  (prosopon)  de  rEglise  —  a  tous  ceux 
auxquels  je   parle,  je  place  la  mome  chose  devant  chacun  :  je  nomme  le 
Christ  Dieu  complet  et  homme  complet;  des  natures  qui  ne  sont  pas  divisees    5 
mais  qui  sont  unies. 

De  Theodore.  Du  discours  contre  Apollinaire. 

Parce  que,  dans  runion,  les  deux  natures  sont  compl^tees  en  une  per- 

♦Dfoi.  111  sonne,  lcs  Apotres  aussi  disent  tr6s  souvent  comrae  au  sujot '  dune  personno, 
V**  b  .  ■ 

les  choscs  qui  couvicnnent  aux  deux  natures.  »» 

De  Jean  d'iLijee.  De  sa  critique  de  Theodoret,  lorsquil  se  plaitjnait  d  lui  df  i 
que  ceux  tle  Chtilcvtloine  avairiit  dil  itiic  hi/ijostasc  ct  dcu.v  nattircs. 

1.  Matlh.,  .wili,  21  ;  cf.  in/ia,  X,  p.  2ol. 


10 


[79]  5.  —  NESTORIUS  RT  CHALCEDOINE.  189 

.LaLspo  o/   j^  «><=>  .^  V^/   |looC^;o  )^CQ-3;   jviciio  t-»  "^.ooi  )j^/    » 
Uk^    o/    .|->joo|^    ^t^/     o/    )..».xDo).3    )aji   .)x<>^K.:m    )J    o/    )j_j-m£oo 

«  .^slaU/  );^^  w^j:^;  jJ  )jL:La  ^o;o  .-^^^V); 

J_i.    toyji-^-^ci     ca-3     clco^    x^     cao^     «dilis    ^^vso 
■lior^    ♦rC^^iX    ^H^a    r^lTaojja    ^ui^n    .^tri-n    r^^ojlnojjjoo 
rsllnojja  ^Hii  ■ilnr^  rduA  ^H^:\  oaa-n  ^r^oojlno  oai^ol 
♦ooorsf^r^T\  ^xjjOaT\  ^eno  ■ta\^  «Sjdoo^  ♦r^no^ 

^Vl   )J;   ^^>w\  .-ju^v^    )  Vffl  to;    )lajuU   ^_io   ^oA  );o(.^«^^-:m  )J/   » 
MJOid    ooi    )o;«    .)1L^^;    ^oi    )lt^J^    .j.^)^,  \    )  >^)^    )-^>-Ji-3    ^Vlo   )-30i'^ 
po  .^«tSN   )-«-i-3;    )lax*U  .•^;olJis^  )  Vioin    ^Vl   ^3    V--^  vj    •)-^'^'^^^ 
)jUa;    )juJL^\    <H^    r^    oi^  sjpOt?>\o   ^^   .^jl:»o    ^jpJ^  )-L^    ^Vl 

u     ♦^■j^Q.V» 


Quelle  est  donc  Tunique  hypostase  de  la  chair  et  de  la  divinite?  Dis-le- 
moi.  Est-elle  simple  ou  composee,  visible  ou  invisible,  de  meme  essence  ou 
d'essence  differente;  ou  est-il  evident  qu'elle  est  composee,  et  qu'elle  est 
composee  de  natures  qui  ne  sont  pas  semblables  Tune  a  Tautre? 


5  Et,  un  peu  plus  loin,  lorsquil  tourne  en  .derision  et  en  nioquerie  la  con- 
tradiction  qui  existe  entre  une  hypostase  et  deux  natures  et  lorsqu'il  lui  dit  et 
montre  que  celui  qui  dit  deux  natures  confesse  par  Id  meme  deux  hypostases,  Jean 
dEgee  ajoute  : 

Mais  nous  reculons  peut-etre  devant  la  dualite  des  hypostases  pour  ne 
10  pas  etre  obliges  de  dire  deux  personnes  et  deux  fils?  Cette  crainte  est  su- 
perflue  et  cette  reponse  n'est  qu'une  plaisanterie.  Car  si  ron  admet  que 
la  confession  de  deux  hypostases  introduit  la  dualite  des  fils,  lorsque  nous 
prechons  deux  uatures,  elles  engendrent  necessairement  le  meme  nombre 
de  fils. 


10 


100  II.  —  TFXTRS  IMONOPIIYSITKS.  |801 

)K^^;    )jL^   ^to  .-ot^  )°>  ni;    ^6<   )vy>i  f>  ,-m  oV^/  )jj:d  ^Vl  w^o  V^i»^ 

.).aL30M  )K.^>>;aii^  oi^]^/;   ^Vl   ^^;    ^oi  r>  »\'fo/   )J  /   .vju/    );aj   i  m  ^v>i 

•)  ^•^^v^  )wM  rt  ,_»  Q^t  v^  .wco^  K..)  n  0  > °>  );0(  ^^o  .^')K^)  s.*6i  o^«o/o 

^   K,.acLflp    )3o<'f.3    .P>\ .M   )>onif>    f^    )1/    .sCDOfOUaxD    K^;o/    [x*^    ^!    <^<^ 

.sflDa^fQ.^^.eQJ  ^/  oi^  jlsKmV) 

^Oj/     ^-^t-L»    •JJ^I^^^a     jl     )iQu.t.^O     0)6i^.l/     )jJL3     <^'iU   "'^iwOOI     vOJ^I   » 

IdViaO    <•((    ^i^t^    j^^oi',^    jj/    .)j.dO    ]lo    ).j^flDo/    a\    ».)v)Ol  f)    f^^A;    ool 
y..«/  )jLO  tJ>  c^  .sflDO)0UO.flD  )K.iL»,  f>  s«oi  Kvv  eo  )v>oif)  f^  »  ***T^oVjJ*VMT^ 

1.  Cette  rSponse  de  Thi?odoret  est  aussi  visce  par  Joan  Pliiloponos;  cf.  Micliel  le  Syrien,  Chronique, 
II,  106  et  118.  Le  texle  grec  de  Thdodoret  n'est  pas  connu.  —  2.  |-»o«l.  Ms. 


Theodoret  repondit  d  cela  en  se  defemlant  dc  commettre  la  fautc  dc  dire  une 
hypostase  composee  «  de  »  deux  natures. 

Car  il  savait  qu'ils  n'avaient  pas  dit  cela  dans  la  dcfinition  qu'ils  avaient portcc 
d  Chalcedoinc  :  car  ils  nonl  pas  dit  que  lunique  hi/pustase  qui  scnsuit  est  «  de 
deux  »  natures  ni  quon  confessera  «  une  riature  du  Verbe  incarnee  »,  mais  ils  onl  5 
anathematise  n  de  deux  »  qui  implique  composition  et  ils  ont  confesse  «  en  deux  », 
et  par  Id  il  a  montre  facilement  que  le  concile  n'a  pas  confesse  unc  hijpostase  com- 
posee,  c'est-d-dire  nature,  mais  une  hypostase  au  scns  d'une personne,  en  entendant 
rhypostasc  au  sens  de  Ncstorius. 

De  Theodoret.  De  sa  reponse  d  Jean  {(l'igee).  10 

Ceux  donc  cjui  font  mcution  dc  deux  naturcs  ct  de  runion  sans  confusiou, 
lcs  rcconnaissent  encore  cn  unc  liypostase  qui  u'est  ni  essence  ni  naturo,  nmis 
pcrsonne. 

Et  plus  liiin  :  Lc  saiut  concilo  a  plact!'  uiic  liyposlase,  uoii  pns,  ooinme  jo 


r°  a. 


10 


[81]  5.  -  NESTORIUS  ET  CHALCEDOINE.  191 

((  •:.|.^oaxA  ooi  .°>«.ni  v^i^  jkSo«v^  •)-^o««-3  ji/  )v>oi  n\  oilSC^K..fl0/  1^^/; 
oi.wOf^  >n°>vi\  otif^  s£oa^iQ.^s.coLi«  jlototLOD  ,_j^  ^  -.j.^s^ijo)!  oK_s  ^o.oi 
yjoitf  •.JSs.^iCLOo  l^iV^  sS^^  )v)oi.n«  •f^li  ^ot.^  ooe^w^  )ou\^l^  ^;  o^; 
o/  voot.>JSs.>/«  )->;a^  )..^o.^  o/  .l'po/  )jJLs  ^Vi  V-^^^  ^  '^^^!  )K.a.JLyi.^  ss/ 
j  s<6^  ..  .'t'»»    ui.,^^;    ^^«^v^/  ^^  .3/    |'\'...,>too  ..^.ftjd^  ^^  y/o  .)vioi  n 

I^kJCL^  ^;  yj  .jioju/  6(!\aL^  If^j^ll  )lo_.K_iJ!^i  6C\3;  ..1'^.^/;  )..w^Kjl^;  "^  D  fol.  112 
^'^/  yo^  \if  ^^.^^  :vaj/  jvinin  ^Vl;  K.-^..^/  .vOouK-./;  )p6/  jl 
I  i%vi  :)v>ni  n  ^  i-y-^l  t^  ^;  Ql^  .)vy>i  n  o/  ).^a^  jj  /  .'Ijl^  >^;a^ 
)  J  «  •>  f-MO  •.);ol.;  )oo<  ^';j  .va>a..^a^smj  ^/  |.3o,V^  o^o  :oilS^oK.fiD) 
.)-.^sa-3  ^JbO  |~o'^^.'  ^  -h^l  ).^oaJU3  ^-^  ^;  'po)j  oj/  yjo  •)  i^v^ 
J1l2l1j;    K.<w^j^ui/   •.|'>.^o/;  jL2L.NO-aI^  )  n',»;   ^  )jU.3  ^;  ^Vl  :scoa..9a^i3Qj; 

^;      >.«6|.3    .Jl  ^No  ^;      s..6(.^     )V>0  I  n     ^.^;     ^^     ^;     s.<6t.^      .ffrs  .  wr»'.'^    ^Oi..iVK.3 
1.  lla:.  Ms. 


Tai  Jit,  que  par  hypostase  il  ait  entendu  la  nature,  mais  la  personne;  car 
i'hypostase  suit  la  personne. 

Voild  ce  que  Theoduret  ecrivit,  en  furtifiaiit  sa  repoiise  nVaide  de  citulions  de 
Nestorius.  Les  idees  connexes  inontrent  encore  (/uii  ii'a  pas  calomnie  {le  concile) 

5   lorsf]u'il  a  dit  quil  a  pris  Ihijpostase  pour  la  persoiine. 

Lorsque  (le  concile)  dit  deux  natures  ' ,  ii  confesse  qu'elle3  sont  ou  com- 
munes  ou  hypostases.  Si  elles  sont  communes,  il  prete  k  rire  meme  k  ceux 
qui    sont  peu  avances,    parce   qu'il  se  trouve  dire  *  que  toute    la    Trrnite  * '^^'^"'- "- 
a  ete  unie  k  toute  rhumanite ;  s'il  ne  dit  pas  qu'elles  sont  communes,  il  montre 

10  quelles  sont  deux  hypostases,  parce  que  la  nature  n'indique  rien  autre  que 
ce  qui  est  commun  ou  bien  rh_ypostase.  Et  si,  lorsqu'il  dit  une  hypostase,  il 
entend  par  la  un  compose,  et  non  la  personne  comme  Nestorius,  il  lui  conve- 
nait  de  confesser  aussi  une  nature  composde.  Et  si  quelqu'un  trouve  qu'i,l  a 
dit  une  hypostase   pour  fuir  la  division  de  Nestorius   et  deux  uatures   pour 

15  repousser  la  confusion  d'Eutyches,  il  se  trouve  qu'il  tombe  dans  les  deux 
heresies  :  par  une  hypostase  dans  celle  de  la  confusion  et  par  deux  (natures) 
dans  celle  de  la  division. 

1.  Gelte  liuale  esl  de  Tauteur  luonophyslte. 

PATR.  OR.  —  T.  XIII.  —  F.  2.  13 


10 


I!t2  II.  —  TEXTES  MONOIMIYSITKS.  [821 

oBr^   Ja.   rdjjan  ^cw&aa-a  oaoln   ajTja^r^  t\a   rsliAiLfioa^ 

.  }>«v"TVt  caii:\  rdi^naB  ^cn^r^:\a  .r^i^-v.TJL  r^^cu>x<cn 

♦  ^co  rdflannrtiqr^  ^ti  ^acD-iur^  .^xiiJiu7\  r^iiH^ 

.)«t;    )-^oo)l    .) .  f>  « »>f>'t-.^;    )jMo)l    .)jLANJu.it     )t-^^    .vmo^o^;    sm «  ^t-co 
.yoo)KjL.».V7  ^_io  a*JLA,  )K2io.  |ljj  .)n\v)  yOoCis   )ooi  ^t^'  p  .'jJl!  ^JL— Q-. 
aj;\A.«\  .>  .<UQj>i   )J^v^«^  )oo(  )joio  -Jlp^  '''^s^  )1,.^  )c\:cnf>;   •.oooi  .  .', v>/ 
)^ooi  .  *.N .5'ltoo;   .  j».\ot^  .]y^l    yooo   [^y-ii   ^\"\    oooi  .  «  ->outoo  'r-o^x, 
y.*6i  i^^^.jk^l  ou\a.\    ''^.<-\-o   't-.>.do  .^01.2/   oooi;   yOJOi^o   .  >°>>\   yoy-^i 

yj».\   ../     vOOt\   "V^O    ;)-OQ-r>.^)-S»     )ar>  n  et\  .  ft^.     jj^;     )^.o>  \      No',.^1    ^""^^ 

•)  -'1  "^**^.  )^.^<sJS.o  •.ffp>  .\<%^  I .  ^  1  ^  <<v^  ft.  ^a.0)jo  roiladlojL^  .  »0  n  V>; 
m6i  Jl/  .6«..^../  »  .',  ../  ^^^  o\  •.^ooiladloJt.s  '  .1 » i(Tivi  .".Vi;  ^\,.JJo 
yOOiV^  0..0-W  ^   ♦;»)-«.aaj>   K.M«1  '^'^•^^   po).^CL^;    y>-^lo  .^t-^   >  t "M  \ j 

1.  Add.  1-2155,   fol.  110  V».   —  2.  V^t,  Ms.  —  3.  v.innv^..>»;  Ms. 


VI.   —  De  ce  que  les  eveques  orthodoxes  dire>t  dev.^^nt  l'empereur  Jus- 

TINIEN  LORSQu'lLS  FURENT  CONVOQUES  P.\R  LUI  POUR  REPONDRE  .VU  SUJET  DE 
LA  VRAIE  lOl  ET  POUR  CHERCIIER  UN  MOYEN  QUI  PERMETTR.VIT  DE  REUNIR 
LES    EGLISES'. 

Ces  eveques  ctaient  Sergius  de  Gyr,  Piorre  de  Ris'ain&,  Thomas  de  Ger-     s 
inanicie,  Thomas  dc  Dara,  Jean  de  Tella. 

Lorsque  rompereur  leur  reprochait  d'avoir  quitte  leurs  villes  sans  niotif, 
ils  rdpondaient  :  «  Un  nouvel  ordre  a  6te  donne  t\  reglise  et  il  est  cause  de 
notre  dc^part  :  On  nous  a  envoye  ii  tous  des  libelles  k  signer,  et  y  mettre 
notre  sceau  aurait  ete  anathdmatiser  et  nous-memes  et  ceux  qui  6taient  nos  lo 
p^res  ct  presque  tout  runivers;  car,  anathematiser  Pierre,  patriarche  d'An- 
tioche,  avcc  tous  ceux  (pii  d(>mcurent  dans  sa  communion,  et  Acace  de  Cons- 
tantinople,  et  Pierre  (rAlexandrie  et  ceux  avec  qui  nous  restons  en  com- 
munion,  ne  serait  rien  moins  que  nous  anath(jmatiser  uous-miimes  avec,  pour 
ainsi  dire,  tout  ce  qui  est  sous  le  ciel.  » 


1.  Cest  le  lolloquium  ciim  Sei'erianis,  Muiisi,  Conciliii,  \'Ul,  817.  Oii  lo  plnoo  oii  531  oii  o»  533.  Cf. 
.T,  I.olion,  /,(■  inoiiop/iysisiiiv  severivii,  Loiiviiiii,   luou,  p.  7i. 


H 


[83]  G.  —  LR  COLLOQUR  MO>fOPHYSITE  DE  531.  193 

jjOJt     jiot^/      OS^     -,  rr.  ^Nrt.     jj^^^j     JJLO     ,^;     Opo/o    :000|    .    ,>\V>'t»     JJLIL^V 

jojAjJ     -   «    -•    ^\    jiou^jJ    OQ—  .jLjQJi-^;    yOJOi^   o'po/    •.jlo-^-»   »)^   ^JiO 
^j"j   l^y.-rvv)  jJ  o/  )^.>v>  )ii3  ^Vl  )iQ-.^—  »)^  ^io;  .•jl.ia..3  ^ot-3  oi-^/; 
5   ^    )la-.^   iJ^   ^io;   .aSL^;    y^l  «o ..   ^Ji-;    )jJl-./    .)  ..«»v>  ,— ^  V^)-^»»-^ 
-<\'.Nrt.   o'po/   Jl  ^  i^N.  T   yOJoio  .Q-.;Q.^o\    ^;'j    ',  eci  ^v^;   )JS.^w^   loC^;    )j-0 
^•p6/;    >o^so.N  Qm-.aL^l/  jJ;   "^^.^^io  .-Qjnao^rVlJ   •,-io/  )nN>Ao  .o^ol*.  jlo 
)-OQ*^/;o  )_iooojM    )-3i-.i.^s^   Iq^    ool   vQ^j)j;    ."l-UL^ia   u^'Vl   sQJOI   oooi 
.)Jlp.;   )jUwJi;   )J^s.^  vf^iolj;   o/   .Jfn»-^   yQ-\I^    ^oA   vooi..^;   .^CLXAio/^o 
.■).^^^  )o>  ^«^  -o>/  |t  v>..;   :)jQXA   vm°iNS  jJ   ..  .•,,v>/   om-to^lV/    \£)<\  nm  «"i/o 
)UiNrt-nj  ^Q^oo;    )^*JQ->^     >®t^?    •■)J^VQi.j     )JS>JL';,.ar\-B    )^(Sr>iY>  «■=>/    oooi;o 
yoot.^  V^/    yooil^sj^,]!^   vOtJSoj;    oooi  >  .  m  .'^v>   po  .JS^..);q......\   yam  it"^! 

•  •yoJ^/   ^,-^eL^V»    |Jo   .•).^Q^o-p  yoJ^/   >  .,  ^n'  jJ ;    ).»fco-s  0,_3uN  .)i\>o 
QJ3«   )Jo   .yO  "1  V>  \    J^/;    ^-«-^OI    ^;^    ',-aA   OJJJ    voJ^/    ^-<^6u   )jL3iQ.o    ))o 


Et  lorsqii'iIs  eurent  montre  hautement  leur  verit6  devant  les  eveques  *  que  •  D  foi.  iio 


10 


l'empereur  avait  fait  venir  pour  parler  avec  eux,  et  devant  les  grands  qui 
ecoutaient,  et  qu'ils  eurent  dit  :  «  Les  peres  nous  ont  appris  a  confesser  une 
nature  incarnee  apres  runion  »,  ils  dirent  aux  adversaires  :  «  Montrez-nous 

5  des  Peres  theophores  qui  ont  dit  en  propres  termes  qu'il  faut  dire,  apres  Tu- 
nion,  deux  natures  unies  ou  non  separees  dans  runique  Ghrist,  comme  nous 
vous  avons  montre  qu'ils  ont  enseigne  de  dire,  apres  runion,  une  nature  de 
Dieu  le  Verbe  incarnee.  »  Les  adversaires  dirent  qn'ils  le  montreraient  et  ils 
ue  le  montrerent  pas. 

10  L'empereur  dit  aux  orthodoxes,  parce  qu'ils  n'adheraient  pas  a  ce  que 
disaient  les  diphysites,  d'aller  encore  pres  des  patriarches  de  Rome  et  d'An- 
tioche  et  de  Jerusalem  pour  les  persuader  ou  pour  traiter  de  la  paix  de  V& 
glise.  Les  orthodoxes  dirent  :  «  La  regle  ne  perraet  pas  que  cinq  liumbles 
eveques,  qui  etaient  eveques  dans  des  petites  villes,  reglent  a  eux  seuls  quel- 

1»  que  cliose  de  general  au  sujet  de  la  foi.  » 

Comme  ils  deraandaient  d'etre  renvoyes  chez  eux,  Tempereur  leur  dit  : 
«  Mettez  par  ecrit  que  vous  ne  ferez  pas  d'ordination,  que  vous  ne  baptiserez 
pas,  que  vous  ne  donnerez  la  communion  a  personne  en  dehors  de  ceux  qui 
sont  avec  vous.  »  Ils  ne  voulurent  pas  le  mettre  par  ecrit  parce  qu'ils  disaient : 


vb. 


10 


11)4  II.  -^  TRXTKS  MONOPIIYSITES.  f8'il 

^^  l^ts.^^  o^  1?^?  ••)'>\v>\  ooi  Iv^t;  oooi  >  .yN^/  ^  .yo,  ^v  i  j..3K.^t 
jJt  yO^tiv»  y^\j  U>oU  »  '»v>  •V^/  jjib^^  oo(o  .^ooiJ;  t  n.°>  oo(«  >  «\./ 
^;K  jL.Vi  |.^eL^)^  •.|1  ^;  yjo  .voKj/  ^^N.  >  V>o  .  *.\o<  ^^  ^  \\'cft 
w^/  .j-Jous  ya^jj?  )...CH.^  |.0Daac>.j  ^^  ^axau^  |J«  .0^.^/  ^;  v^^t  •v5*^/ 
|i>\v>o  ...majo,  I .  n  \iy  6ut>^l  jlni^v»;  |j,_oaa  ^^s^  ^/  ytVM  jld/«  j.^ 
^a_ioio  .yob^/  opo/  o/  .)lV-^;  )jl..iii  )^fa3  po)-J;  )io)m  \  oK../  o/  po/ 
yopo)j  yOJOt;  •.yOO)-.\^  Qy>n  ^jK.20  .)9o)LflD  ),« .» n  ax./  ^i  «'n^-.  jJf  •o^^/ 
yOOtJ^  n.vin;  ^^00  .)tstVt  n  )it-^y  )jloi  )ooij;  ^..ihv^o  «aSj  oi-s;  )^iad 
^C^/  >  .; '..-...too  jJ;  .yi,.t,-\'fP  ^jUm  .am3o;i'V/  )°>nfn  •«•°>/  o^^/  .yoot..^^ 
<■»  •^)  --/  V  /  )J/  .Jt  ^  n\i  vOJoi;  )lasiaji  ^^  yOOULSJ  f>\  n>  l^...>)>oVJ3; 
JffftN/<rt^  \ft  .-JK » i,n>°>^Oo  )1  Jla^t-«.  iJ^  >  .^•«•'^  ^'il  .  .tV?/;  ^^.-\^JJ 
) v>;-.<  ^^  .)i«-.il  )inivi  .01  '^^  nn\  J.JOt «  n \ "^ ^  wo6(;  ^.iJ^..JJo  ••\oJl; 
"Dfoi.  111  JJLo^,^,  Jin  !•,  ^,  V)  ^^•A.^  .JS^JjJ^^.^J^..^      0001  ooKji  JJ^s.^)  )oi.^aAf  ^) 

r°  a.  •     *  •  •  •     ^  • 

.>)j^.-:^ji 

n  « \  H  «\    yO^^^w^dKj;    >Oi'}     K.>^^i    .J;0|    vd/    ).3n  n  m  «">/    ^;    o^^Jm/ 


«  Ce  serait  un  opprobro  pour  rempercur  que  nous  lui  fassions  une  profession 
par  ecrit  au  sujet  des  choses  qu'il  ordonue  de  fairo.   »  Et  l'emperour  dit  : 
«  Du  moins  que  chacun  de  vous  jure  de  ne  pas  faire  rune  de  ces  clioses,  et 
vous  serez  libres,  sinon  vous  serez  releguos  i\  Zeugma  ».   Us  repondirent  : 
«  Les  lois  divines  ne  perraettent  pas  aux  protres  de  jurer,  de  m6me  qu'il  n'est    5 
pas  sans  danger  pour  un  homme  de  transgresser  Tordre  imperial.  »  Et  Tem- 
pereur  dit  :  «  Ou  bion  faites  venir  Sevferc  pour  qu'il  dise  lo  moyen  do  proouror 
la  paix  k  rEglise,  ou  biou  dites-le  vous-memos.  »  Ils  repondirent  :  «  Nous  ne 
savons  pas  ou  est  saint  Sev^re.  »  Plus  tard,  on  s'eleva  contre  eux  pour  lour 
faire  dire  la  condition  i\  laquelle  il  serait  convenable  et  possible  de  procurer   10 
la  paix  de  rEglise.  Et,  apros  qu'on  se  fut  ^leve  contre  eux,  les  6v^ques  or- 
thodoxos  dirent  :  «  Nous  pensons  qu'on  ne  reunira  pas  ceux  qui  se  sout  sopa-     -1 
r6s  prudemnient  de  la  communion  des  advorsairos  si  on  n'anathomatiso  pas 


ceux  qui  disent  dcux  naturos  apros  lunion  indivisiblo,  ainsi  quo  la  lotlro  do 
L6on  et  oe  qui  a  6t6  fait  a  ('halcodoine  contro  la  foi  droite.  »  Ils  s'absliurenl    u 
MHoi.  in^   bon6volenionl  poiir   rinstant   d'anath6matiser   dos    uoms   propros,    aliu  ilo 
procurer  runion  univorscllo. 

Les  (iv^ques  direut  cependant  enoore  :    «   II  faut  dabord  supprimor  lo9 


I     15 


[85]  6.  —  LK  COLLOQUE  MONOPFIYSITE  DE  531.  195 

■     -,  -  --/•    )o»  X  ffso^l     ^Oi2^J    •')l-'/    vOOl-^    Ow^f/;    y,j^01    .|.^^ooiV;    ^-iJ^Ot 

y^l  .^oo(-i;  omsojlV/  )^nm*3/  ojl^^^  ^^  ^^aAoio  .jla^Vas  )j^o^ 
V^  .>  ..i.Xoi  ''^^  ^£Q..'^1/  ^f  )lx^:»  jl^^  U^  V^^^^^'  y^^tv^;  ^^ 
)  ^  .;.)N^\f^  ^o)Oto)KJ^o  scoo?o;o  .,  \  vQ-^V'^!  ^sfot^  1°^  )jl-^.!^  ^j 
)LiLj^£>>  )jJAjs  fl£Q.^.U  ^^;  ynN  -^n  I  .)•>  «^oJJo  .sjoq-»»q.^  m  i  \o  .)-=L-.oiXo 
jJ^C^^t  )jla^  y^  ^i  v^!^  ♦yO'^»-*'  oi^  looN  oK.31/;  ^wi^^jJo  .^OL^iaA 
Ji     )1q..>^     )^>^    ^^    ^-.JL.Vn     ^Vl    ^.«f.^/;     ^«    ^-^^.»JJ    .\  IT)  ^V);    )oC^ 

^l  .^«jl::^  ^iJ^\  ) .... ..  *  v>\  ^<..^a.:o;  ^->^JJ  JJ/  .yQ-^oy^J  JJ  )J^^>>jl^:>oI^ 

.sCDQ^ia^^.fiQj;  ^^oi  ^«^iJ^oo;  ^^.N^/  .o  ..nii/  ya^^  ^Oi  )J^Owftj«  )J^  ..•>> 
.^;a-^  \^y  °).  :y>  JJo  ),JL^>o  \jJLs  ye^  ^Vi  .•Jl'»o  n\;  vOJoi;  l^  ^/ 
)  w>  ..K.5  .)ii«^o/;  )K  n°>v>  ^  yn\  -i^ni  )jOt  >  n\ •>  ^»  w*6i  ^;  scooioiJQXD 
.yoJJ;  )  m  vn  ^;  l^V^  ^^  ^;  vn\  *.  i  .6t-in\  •>  ni  JJ  Jln  i  vi  .o<»  ^j 
.aAOoiiVjJ  )'m  «'=^  v*~^  ^  «  «\oio  vQ^.^w.2lJ  JJ  ).a^ooiV;  .  «\oi  n\ '«'  i  .\o 
.Q.ai3o;oiV/  J<>^«  i^  -o>l  VL^  yopoj;  ;)i\v)  ^..J^/»  >  .>\ot  ^;  J"^'"^  -"'l 
vflpa^L^i  n  I ./  .).^»nm  »/i  J...^r)o^\.xE>5  )jL2L^L.aD/  .^nmo)/;  >xoq^l.^s.Sooi  yoouj^/ 


libclles  des  Romains  auxquels  ont  souscrit  tous  les  eveques  qui  occupent 
aujourd'hui  des  sieges  episcopaux.  »  Voil^  ce  que  les  eveques  orthodoxes 
conseillerent  de  faire,  comme  si  cela  pouvait  donner  la  paix  aux  eglises. 
L'empereur  en  fut  bien  embarrasse,   car  ils    avaient  souci  d'anathematiser 

5  Diodorc,  Theodore  et  Theodoret  avec  Ibas,  Nestorius  et  Eutyches,  de  recevoir 
les  douze  chapitrcs  de  saint  Cyrille  et  d'anathematiser  ce  qui  avait  ete  ecrit 
contre  hii,  de  confesser  une  nature  de  Dieu  le  Verbe  incarnee,  de  ne  pas 
anathematiser  ceux  qui  disent  deux  natures  apres  runion  ineffable,  mais 
ceux  qui  partagent  le  Christ  en  deux  natures,  comme  une  ruse  trouvee  aupa- 

10  ravant  par  ceux  qui  ont  les  memes  idees  que  Nestorius,  pendant  que  leurs 
adversaires  confessaient  deux  natures  unies  et  non  s^parees,  (et  demandaient) 
d'accepter  le  concile  de  Chalcedoine  en  tant  qu'il  condamne  Eutyches,  de  ne 
pas  le  recevoir  dans  la  defmition  de  foi,  mais  de  cesser  d'anathematiser  la 
lettre  de  Leon  et  de  ne  pas  condamner  les  libelles  des  Romains;  mais  ces 

1»  choses  ne  convainquirent  pas  les  orthodoxes. 

Les  eveques  que   rempereur   fit  venir  pour  discuter   avec  les    eveques 
orthodoxes,  sont  Hypatius  d'Eph^se,  Etienne  de  Seleucie  d'lsaurie,  Innocent 


196  II.  —  TRXTES  MONOPllYSITES.  [80) 

vm,.ViKj/o  .)^»K_3  ^o^frO'/  ^^oif  ^;  yooitsji^t^^  .  ||oV^*  u^o^  .)^ia^ofi 
jb^Of^  ioijj/  )qA  jJj  .IJq-qjoq-.^  o«A  oooj  ^\|'  \;  ^--J^o»  ,).^).3o,^j 
.)lnivi.o<i  )jsViLB  ^t^o^aLS  ts-.)ts-.t>«.-«  o»i..j>lo  .).a^o/j  ovi^j>ax>_3  )N_Vq:>.>^ 
)la  1,  v>.ot-3  ^  .).A.i^Vo«j  )toti,  ^ou^  ^-io  iotjpj   oj/  ^^J^  vcjjj  ^/ 

.0(!^    ^-.^^     jl     ^f^CLS    ^O^       5 

rsfi^-iLiiva  Tua  ^cut^  asaa.i'^  .*r^:\a.x  .»"\.^  ^VAn':^  rsfTj^n 

)lQ.-_ioo    ).  jgn.  ..«    )'f.,^L-3j    V-io/j    ^io    ♦>r^i\_i^'n    ^O-l    rd.>3T_W 
jlo  .)jiQii...  jlj   K_)-^l^  );<^  j)o  : ^. .*.si\  .«  £^.000  «iUy>o  'i.^«/  .)i\'>..tooo    10 
).Sii\.....QA  jjj  w.Q^   fS   : ^.9^^   Kjv^o    ju«o  'Pn^»/    .•)jN:^..K^  |Jo  )la*^ 
)oC^  ^/   :)1q^^  jl   )la:>o-3o  :)jlcijlm  jJ    )JLu^o  ..)i.\<j   ^V^j-s  0('tjx^/j 

.^oV—  )ooiJ  .yo^  oC^  ^^^^^  i'®  •°'^  >ft.»«°>  ^^Jj 

1.  Aujourirhui  Veriia.  —  2.  Add.  12155,  lol.  115  v  a.. 


d'Am6ri&  (de  Maronia),  Jean  de  Beroe  —  les  villes  de  ceux-ci  sont  dans  la 
Thrace  —  et  Anthime  de  Trapezonte.  Ceux-ci  blamaient  Dioscore  de  n'avoir 
pas  scrute  les  details  dans  TafTaire  d'Eutyches  et  de  ne  pas  Tavoir  interroge 
avec  soin  en  tout  cc  qui  concernait  la  foi,  parce  qu'il  faut  que  chacun  se 
garde  de  toutes  les  ruses  des  heretiques,  mais  ils  ne  le  bltimaient  en  rien  au 
sujet  de  la  foi. 

VII.    —   An.\them.\tismes    im.vgikes    par   les  Julianistes    contre   Gregoire, 

ECRITS     DU     MONASTERE      DE      BeIT     MaR     'AbDA     :     ILS     LES     MIRE.NT     IVVR     KCHIT 

LORSQu'iLs   faisaient   l'apologie    DE   LEVR   ENSEIGNEMENT. 


10 


3.  Celui  qui  dit  que  c'est  dans  un  corps  passible  et  mortel  et  corruptibU^ 
que  (le  Verbe)  a  ete  tourment6,  a  soulTert  et  est  mort  pour  nous;  et  qui  no 
confesse  pas  plutdt  que  tr'cst  impassiblo,  immortel  et  incorruptible  qu'ii  a  oto 
tourmente,  (pi'il  a  soulfcrt  cl  (ju^il  ost  mort  pour  nous  parco  qu'il  domoura, 
sans  mudilication  de  son  honneur,  dans  ropprobro  do  la  croix,  impassiblo 
dans  lcs  soulfrances,  immortol  dans  la  mort,  on  tant  quo  Diou^qui  tout  ost  i» 
facile  et  rien  n'est  diHicile,  qu'il  soil  analhomo. 


10 


[87]  8.  —  SUR  L'UNIFICATION  DES  NATURES.  197 

)^.3Ltfoi  .jK.icuwD  ;^o  ^;  V^/j  ^  <'rC^  V  nnr^^n  yal  rsliTa-Tjj 

yo^  .-jou^t  oit>3  I ... »  » >o  "^  •>'»  .-jla:»;  o/  )t-<^/  o/  )  «■  •»:>>  o/  yoyJic 
N^)v^K_.  );a:»6  jJo  :ou^  )ooi  ^o',  mv>o  )ooi  •, .  m  ..  )  .y<  \  \  ni  ^;  )JS^^o_._o 
.•)>a..\>.\  o^^^  ).XL^.^;  yo^  ^i  OJoi  :  v>N  \\o  o^ooi  )jL^oa.o  >.«.\>ol/i 
oi^  kS/  :o(J.a-3);  |..MM3ajL.3o  ^Uo^^o  )',.^i^).3o  )i  «•^^  )a-ii  ^^Z?  )-^^^>^^o 
.yo\M  jooiJ  '.).,.«. jbAV)  ^.«oiots^/  oiLaJt>3^;  ^loi^-^mvi  ^ 

J^^),^«.2l^  vOO(^VJ^«   oo(j/  .').^'^^o  )*,^o  ) .. .  >VB  f^  ool    ^'^s.OOt  )jLaL./ 

Of-ikMl/   )J     Sktf  y/   .•)f'tJL.3   yOOOPO    yOOW^J^OLj     )JL30|1    .lpo/«     ^/    vOoi\  VlIm^ 

)io;o  n  <=>  •>     o/     .Of_iMl/     ;o ....N .3     ^^^..o^).^     jj  /     .•);V^..m\     )lajf.>^    )vf>t  n 

.)  I  ^\o  *  '^  o/ 

1.  Add.  12155,  lol.  4'.).—  2.  P.  0..  t.  LXXVI,  col.  C5. 


4.  Celui  qui  dit  qu'apres  la  r^surrection,  le  Christ,  fils  de  Dieu,  a  re(ju  un 
accroissement  ou  une  gloire,  ou  un  lionneur,  ou  une  grandeur  dont  il  man- 
quait  et  dont  il  etait  prive  dans  le  monde  avant  la  resurrection,  et  ne  confesse 
pas  plutot  qu'il  etait  parfait  et  maintenant  et  toujours,  c'est-fl-dire  qu'avant 
5  les  mondes  et  dans  le  monde  et  dans  les  mondes  futurs,  le  Ciirist  a  la  meme 
nature,  le  meme  honneur,  la  meme  richesse,  la  meme  gloire  de  sa  grandeur. 
mSme  dans  la  folie  de  son  incarnation,  qu'il  soit  anatheme. 

VIII.  —  Chapitre  pour  montrer  que  ce  sont  les  hypostases,  c'est-a-dire 
LES  natures,   qui  s'unifient.   De  saint  Cyrille.   Du  second  tome  contre 
10         les  blasphemes  de  l'impie  Nestorius. 

Comment  donc  encore  y  aura-t-il  un  Christ  et  Fils  et  Seigneur,   s'il   est 

attribu6-de  maniere  divisee  aux  deux,  comme  tu  Tas  dit,  pour  qu'ils  en  portent 

le  nom  et  qu'ils  le  soient  en  v6rite,  puisque  les  hypostases  ne  se  sont  pas 

du  tout  unifiees  dans  leur  union  de  Tune  avec  Tautre,  mais  ont  ete  unies  seu- 

15  lement  par  rhonneur,  Tordre  ou  le  pouvoir? 


198  II.  -  TEXTES  MONOIMIYSITKS.  [88] 

yoKj/  ^rfb^oaA   JK.i>.1a^  t^  .'vo^o/  .  «ayntoo   vO(^'^  oiS^o  )joi)   )&J>doi!^o 
y^    jts^^^iC^^    |lo  .•)>oc>i  f><    )i-t->«-A    ^6(    )la>  >n    ^;    ojoi    .)la.»t-»«    looi;     ^ 

.yV-*^/?    y»\oi;    JLm    yC>qi\  ..ti»    v?^/    %  .«>-.*v^.^    .-).iUL^^lA.    ^^    j >^-w>r>iO 

•:'loO|    K^)  <_U    jJt    ^..sl^S-fiDl;    y^l 

)ln  M  ..  lai\  ».3   vs/;    . '\fiaLX'X}J'n    '^cul^jQoT^   TSl^3Ji-aT  oal»'» 
«Sad^a  ♦)v)oi  f)  vOJoi  a_a-o   JLISLs   }i   'JlajLj/  ,->.  jbC^s^  «julsI/  ^lt-tV^ 
♦^i.«\;otsA^  )bio(  ^^  .)v)oif>  K..s3o/   )jLX3  a^oA  ^;  JLCSLs  j)f   '/OaJ^   ^(, 

«'^rs!lnajiA'n  ^cnT\  r^h\^m 
.vootJL:^   ).:)^N^;    K-./    ^-«^oi  ^ax   )jt^/;  ^t^  ss/;   ^;  )j/  .q|\:.  » 

1.  P.   G.,  l.  LXXVI,  (.ol.  408.  —  2.  /».   G..   t.  LXXV,  tol.   1380,  eU.  Aubeil,   l.   V,  2,  784  el  785.  — 
3.  P.  G.,  t.  LXXVII,  col.  244,  6(1.  Aubert,  t.  V,  2,  lettres,  p.  144-5. 


Du  meine,  de  la  solutioii  (lonnee  mi  reprochc  de    Theodoret  qui  est  daiis  le 
troisieme  anathematisme. 

Pourquoi  nous  faites-vous  du  mensonoe  un  mur  invinciblo  et  difTicile  i\ 
combattre  et  vous  rejetez-vous  sur  des  reponses  aussi  faiblcs.' Lorsque  vous 
eutendez  dire  que  ruuilication,  a  savoir  cette  reuniou  veritable  des  hyposlases,  5 
est  en  nature  et  sans  aucune  confusion  et  k  Tabri  du  changement,  pourquoi 
osez-vous  changer  la  force  de  ce  qui  a  ct6  dit  pour  que  lon  croie  quc  ce  n'e- 
tait  pas  dit  correctement? 

Du  meme,  titrc  du  onzieme  scholion.  fl 

Mt^me  lorsque  le  Verbe  s'est  reuni  pr6s  de  rhuinanitd  pour  une  unification    10 

veritable,  ces  hypostases  sont  demcurees  non  confondues. 

Encorc  du  mcmc  :  (Jue  les  natures,  cest-ft-dire  les  hypostases,  soienl  do- 

meurdes  non  confundues,  nous  le  confessons  dt^s  ici. 


Ensuilc,  ihi  mcmr.  dr  lii  sccoiidc  lcttrc  d  Succcnsus.  Reponse  au.r  ohjcclions. 
J'appronds  quils  dcmandent  encoro  quehiuc  chose  cu  sus  de  ccla   :  ('ar   n 


I 


[89]  8.  —  SUR  L'UNIFICAT10N  DES  NATURES.  199 

)jL^,  jlo  jts^.2>o  jj;  -.PtJM  vJUw.  )..,.N  >  V>  )•,  m  ^ ^<  :po/f  f.^.^  ^ol^  ooi 
'"^y-^^.io  .-JL-.  |^.-<jto.o^  )-iLaj  ya^i  ^io)j  sju/  ^j  y/  .)>..\  oC^  t-^ 
^j  y/  .Ju.»  )i.QJLj/;  )jlOlJ»;  .•po).^o\  jls';  ^p»  1^^-^  -.Jju-  )ooM  ).-UUu3,; 
)J  )'-^  -,  -  «J^  ^Jbo  (1  v>  .  nl/;  ^Kj  )jl::j  ^Vl  o^  U^l  •IV^V^  );<^ 
_a_3  ^d..a\,^  vju»  "^.-ooi  ).^..>>.^  ••t^/    J^/    v^/   ^fio  .K„.)^^a^ 


~CQ_ 


10 


*  D  lol.  49 

r"  b. 


♦  «  x^?  °°*  )» «•^^  ^.aX^..  vju-  ^^w^aoi  ),.>.^*.'^;  ))/  .-^Jio/  )j*t-«/  ^po 
o6«  .^^f^/  U-^  i-*i  vOJOt  ^ai.  .-^K.aSoi  );o«  •^^  ^t^  -1^°  ^•^^  ^•H 
.^o^^s^^  .  «V  ..Jk^  J^Oi^  ouoo^  JK.n  /»00;  ^...Nla  ^  .',  m  ^V»;  ))S^w^; 
).^j)J^  Ol^;  ^^/  ^..oi^;  .'yOO|!S.  o.\^  )J/  .yOO^  QJXuJ^l/;  )jj:d  ^Vl; 
oi-LJbo;   v<6i  )l(i^^^)Jo  viso^f.s  ""^o  ^^  ^^«Xoi  .-o-^^J^s.^a^  yt-^>^  ;a.w2bv.3 

.);'^  ^^   1    -  '  » ^   J^)x^^o   J^)  ..\  V>  >  VI    oi^o 

)>Lm  '.o_q-XI^  oj/  y^/  >JJV,-sl/o  V  m  ^i./  )j/  ^;  )jL.)-.3;  •  TVUl.t  1  t*y3;> 
wJLd;  )lf>v>,  -^o  .VI  mi  )t-3u^;    )i.Q-^;;  -.lot^  ^^;   o6i  )JSC:^.^  )ou^)J  ow^ 

1.  Eil.  .Vubert,  t.  V,  2,  lellivs,  p.  116.   P.  G.,  t.  LXXVII,  col.   193. 


«  celui  qui  dit  quc  lc  Seigneur  a  soufTert  dans  la  cliair  nue,  prive  la  passion 
de  raison  et  de  volont^,  (disent-ils) ;  mais  si  quelqu'un  dit  qu'il  a  souffert  avec 
rame  intelligento,  pour  que  la  passion  soit  volontaire,  rien  n'empeche  de  dire 
qu'il  a  souiTert  dans  la  nature  de  rhumanite;  mais  si  cela  est  vrai,  comment 
5  ne  concederons-nous  pas  deux  iiatures  qui  subsistent  sans  division  apres 
runion?  Si  donc  quelqu'un  dit  :  Le  Christ  a  souffert  pour  nous  dans  la  chair, 
il  ne  dit  rien  autre  que  :  Le  Christ  a  souffert  pour  nous  dans  notre  nature  ». 
Cette  question  coinbat  neanmoins  ccux  qui  disent  une  nature,  celle  du 
Verbe  incarnee.  Comme  ils  cherchent  a  montrer  que  cette  (formule)  est  vaine, 
ils  s'efforcent  partout  de  montrer  deux  natures  qui  subsistent;  mais  ils  n'ont 
pas  remarqu6  que  toutes  les  choses  auxquelles  il  n'arrive  pas  d'etre  separees 
par  la  seule  theorie,  doivent  necessairement  s'ecarter  Fune  de  Tautre  en  une 
diff^rence  separde  entierement  et  manifestemcnt. 

Du  nieme.  De  la  lettre  d  Aracc,  *  eveqiie  de  Melitene.  *  d  foi.  49 

Si  quelqu'un  cherchc  de  quelle  maniere  il  a  pris  chair  et  s'est  fait  homme, 
il  voit  Dieu  le  Verbe,  cclui  qui  est  de  Dieu,  qui  a  pris  la  forme  duserviteur,  et 


10 


b. 


200  II.  —  TEXTRS  MONOPHYSITKS.  [00] 

KaSo/   )jlJL3«    )'=v\...Oi»    ^i>.^ts^   ;a^JS.a    );o(Jd    ouso  .o_bo;   y^l    |ooi  )Ju/ 
)loO(.^    )K^ULO    )lQ:s;ai[V>  ^);    y^l   0(->K_/   s.*oi    t^   •^ot   t-^^^   o-^  .)v>c>i  r>» 

•>)lajLj/o 

Tdjn-jjrsf  arcT  .rc^  >  Vn  ^H^  ar^  .T<*n  t  t  ^a  ^H^  rdla 
*)niT.ni>  aoa  rcTTjTard^n  ^  . ocbna^^fiai:\  •tTcT-in  r^Tjirsfa 
":v3.xn    r^^ra^   .•t^j.^ix-tx  rsf^a.^l>3    iulra-n^r^-n  joaalx 

o/    .)  ..VtV*    ^Vl    V^^  ^    K^    .).,^°>Vi    IJ    ),^.«.iLbO;    ^ous    )■» « « v> 

)lo  .)j't-*</o  )j',»m/  jlo  .)Li-.;lo  )-<^fA  ) % \y  ylo^   h^l  't-o-^JJ  ^)»^  ^Vl 

jj/    )jL^\ajL^  o^  .)ad..a,\  wOioJ^/    )^^   ooi   )J/  .)j't~«*/  oolo  \jy-^l  )\-^  ^^^ 

♦^nlLi^-n  r^^aSaju  t-Li  JaAoa  K^n^oa  rdl"n  aa^a  .)i  .t> 
nLfioL^aLn    oon    ooaL^oja    rsfx^TVD    «sa^    'ia\^   ooA  ^r>fn*y3 

1.  Lools,  i\cstoriana,  Ualle  A.  S.,  1U05,  p.  279. 


qui  s'est  trouve  dans  la  forme  des  hommes',  comme  il  est  ecrit;  c'est  en  cola 
seulement  qu'on  connait  une  distinction  des  natures,  c'est-A-dire  des  hypo- 
stases;  car  la  divinite  et  rhumanite  n'est  pas  la  mome  chose  au  point  de  vue 
de  la  qualite  naturelle. 

IX.     Cn.\PITRE.     QUE     NeSTOUUS    >'a     P.\S     DIT    EN     PKOPRES    TERMES     M 

DEUx  Christs,   ni  deux  Fils,   m  un  .wtre  et  un  autre  Fils. 

De  Nestorius.  Du  discours  sur  :  Le  royaume  du  ciel  est  semblable  d  un  homme 
(jui  a  fait  un  festin  d  son  fils'\  et  sur  riiwarnation. 

Le  Christ,  en  tant  que  Christ,  n'est  pas  separ6,  car  il  n'y  a  pas  pour  nous 
deux  Christs  ou  deux  Fils;  il  u'y  a  pas  chez  nous  un  Clirist  premier  et  (un) 
second,  ni  un  autre  et  un  autre,  ni  un  Fils  autre  et  encore  un  autre,  mais  le 
Fils  est  double,  non  par  pouvoir,  niais  par  nature. 

//  conserre  encore  sans  confusiun  ladherence  des  natures,  car  saint  Cyrille, 

dans  lc  second  tome,  hii  rejyrochc  d'acoir  dit  : 

1.  1'liilipp.,  II,  7.  —  J.  Mullh.,  .\.\ii,  i. 


10 


10 


[91]  0-10.  —  CITATIONS  DE  NESTORIUS.  201 

ooi     I  *  *)  -^     ^o^cciJ     .|.jljv^^;     )o(!^)^     jiOJ     '^twOTv     ^jJor3T\     ^tOlTX 
)«otS.^oo  <'.aa^a  ♦',.^J^s^io  ^^  ^-^/  )ojSs  ^oi.  .•)N-.oiSx  )Iap>..  njLs; 

lo\j    \hsjuJMl    )lr>°>.  ni  o^  J^/;  ^''^.^^  ..OiiotsjLio  ).^.«J.V>  )oi^   )^^^o 

jl/  .)-**jL:bo  l^   )J^o)^  .^oiSx;   l^  v-^  It-s  •♦••aa^a  ♦')-— jtio 

i^    jj/    .)oiSs.;    )i.^\    i^    jJ    .)JUJL»    «Oiofc.-/    )£l-^   )ojSS;    )Vi;  ^^ 

•>'^6(^  ^^.>.V);   )^  ^^«.^s^  ■.)i-^  ou.J^/;  v.*6i  .)XajLjjJ 

.QooanaJLi^  rdjkjJLT  r^:\ain  r^Xiii^a  rsSjAT\  joa  tlx  »aT^l3j3 
T^^iak";!  joa  iunja^T^  oa  cal  •Xfcinr^-n  aoa  tj^^  rdlliainn 
♦^rsfiAoa  "ilnr^  .aai  vj3anx.r^  ajjr^  oa  .^*sfyi*73  •J^^  ^ijia^ 

p   «0«  -.Ij/  ''^S&..iaio;   ^^«^/    vOOiNtX    |l,.i^;    ).3o,^3   ^;    qj6i  ^;   )j/ 
)jlj'^o  )j/  ousojl^  )......«. >.^\   )  i,vi[\jL^  )oC^  f^  .)j/  yo\leo  vJu^vO  ^o^  ^oi 

.y.^..«.-...>o;   jJ/   ^^^po^;   )jlX3  o\  .),LV?iN  >  V> 

1.   Loofs,  24'.).  —  2.  Ibid.,  275.  —  3.  Ibid.,  274.  —  4.  /ftjrf.,  332. 


Confessons  Dieu  qui  est  dans  rhomme;  adorons  Fhomme  qui  est  dsins 
Tadherence  divine  et  qui  est  adorc  avec  Dieu  Tout-Puissant.  El  encore  :  Cest 
pour  ceci  que  le  Verbe  Dieu  est  nomme  Christ  :  c'est  parce  qu'il  a  une  adhe- 
rence  constante  avec  le  Christ.  El  encore  :  La  Vierge,  Mere  du  Christ,  a  en- 
^  fante  le  Fils  de  Dieu,  raais  parce  que  le  Fils  de  Dieu  est  double  quant  aux 
natures,  elle  n'a  pas  enfante  le  Fils  de  Dieu  (la  nature  divine),  mais  elle  a 
enfante  rhumanite  qui  est  Fils  k  cause  du  Fils  qui  lui  est  conjoint. 

X.  —  Chapitre  pour  montrer  que  l'impie  Nestorius  confesse  des  n.^tures 

UMES,    C.\R    DANS    LE     DISCOURS    Qu'lL     A     PRONONCE    SUR     :     CoMBIEN     DE     FOIS 
'**  PARDONNERAI-JE    A    MON    FRERE    s'lL    PECHE    CONTRE    MOI  '  ?    IL    DIT     : 

Moi  —  c'est-a-dire  la  personne  (pros6pon)  de  Tl^lglise  —  a  tous  ceux 
auxquels  je  parle,  j'expose  la  meme  chose  devant  tous,  en  nommant  le 
Christ  Dieu  complet  et  homme  complet;  des  natures  qui  sont  non  pas 
melangees,  mais  unies. 

1.  Matlh.,  .wui,  21;  cl'.  supm,  p.  188. 


202  II.   -  TEXTES  MONOPIIYSITKS.  [92] 

. '  r^i>cu>3-cn  Ax  cai  Tj^r^-n  r^"\>3r£f2n  ^  oiL^n 

)_ij     sw|    )1/    •)-i-U;    |.a!S.^Qji    ^^    )t^)    oila^fQ.»^    ).^oj&s^   f*^^  ^ 
yOOuU  ^  :)Ua^.^  )J   )LjLaj   ool  )1v.m/o  .•)jN.a.»K^  ^*"^  v^otoK^/   )jt-<^/« 
) t\  ^ ,.«too  ^^  .-jlou^    )Jo    )la.i^   ^^    )a3oi   .^eu^K^    )-*-)i-3   ^^   ^; 
*  D  foi.  49  .)Ltfaji    oi^     K.»^;  o6(  )j.<^  ^^^oo   )-.)0^    K-m^lt  ^^o  .)i\-i  ..too   )1    ^^o 

.)j/   );a^  )v^t   )3oiV^  ^  .-)Kb«.^  )oi^;   ^?   ^oi 

II.     B.     EXTRAITS    OE    TlMOTHEE    /ElUHE    (XI     A    XVI). 

TSl.9-3— fio-flt^-n    rslx-.T     r^acn"n    Qoor^30">  t  ^     t^  t  n\  wtj 
.ttcncruoj^  «Iruacvl  'i!73r^  30^0  .r^^iM,^  rsl^^-nifn^s^r^-n 

ji;;  1  N«\  »  N^  >  ^.t^,*/    .  .ot  -)l   )i  ^^0  Ijuft-o;  ^^>aSo<  yj^oi   .^OJA 
^^■^  «    -   yoC^o   y^po  ^^Os  .)1«-«U    )lo  ivi  .01»   )J^;olo  )loyo4.^oo  .)K^JL».m.^ 

1.  Loofs,  330.  —  2.  Ms.  add.   V2[bii  (E),  fol.   II.  Dans  ce  manuscrit  les  «»  ont  la  particularite  de 
n'6tre  jamais  lies  avec  la  lettre  suivante. 


Chapitre.  Qae  Nestorius  a  ilit  «  dv  deu.r  {natnres)  une  personne  (prosopon)  ». 
Du  discours  7»"//  a  prononce  sur  la  foi. 

La  difference  des  natures  ne  fait  siibir  aucun  dommago  h  Tunite  du  Fils, 

mais  de  meme  qu'autre  est  le  corps  corruplible  et  autre   encore  rAine  im- 

mortelle  et  que,  des  deux,  un  seul  homme  cst  constitue;  ainsi  du  mortel  et 

de  rimmortel,  du  corruptible  et  de  rincorruptible,  de  ce  qui  est  soumi.>i  au 

D  foi.  w  commencement  et  de  ce  qui  n'a  pas  *  de  commencement  —  c'est-^-dire  de 

^"  '"*•      Dieu  le  Verbe  —  je  confesse  une  seule  personne  (pros6pon)  du  Fils. 

XI.     De    S.\I>T     TiMOTHKE    Qll      Pl  T     AUCIIEVEQVE      d'AlEXANDRIE;      HISTOIUE. 

1l  parle  encore  conthe  le  concu.e  '. 

Voili  quellos  furont  les  traditions  vivifiantes,  ainsi  que  les  t^moignages  el 
la  profossion  de  la  foi  ortiiodoxe  au  sujet  de  Notre-Seigueur  et  de  notre  Diou 

t.  Celtc  pldce  porlo,  dans  le  inanuscrlt,  le  n°  28.  —  Elle  e«t  anal>s6e  par  J.  Lebon,  hc.  cil.,  p.  U^i 

ii  108. 


10 


10 


I 


[93]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRTE.  —  HISTOIRE.  203 

«aft  ^.N-./  ^^..^^^1/  )-JL«a-0t  )_«Ot  f-<^  )  v>o  q  f_»  ^^;  y^li  .)  ..I.  *v> 
yOOtloJL^CLtOt  ,.^.3  .  >\oi  yooi!^  .^a^^>.^  V.»^!  oi^;<>  )-~J^Ji>  )f..«.M^i 
)K_*o«--3/o  )K  .  I  I.  ..  V>  )JS>  VI  «  ff>;  )o.oi  )loV-  vOOUiO  t—  ^^  P  .)J.>-.U 
)l>V>»v  -Jlv^^  l^f.^  >  « ..  i/   ^/;   ^;   ^l^  ^^^  .)froa-.^.M   )loiVi  .o<; 

5  .QjQ^Voi  yOotJ^^  ^^  ^-^/  )-L2lio  .)oop  )1>-.U  vooilaJL:iCL.oi;  )lolv..  s.<ULi»0 
>..  \  1 ."  V)  yooiV»'^^»  «  \o  voj/  o;p/  ^ota/o  )->.JL\.il  )jl.3cL^  vS/;  ^^«N.../ 
ooo(;  J  ox^  ^  «^  ■  o»/  w^Vo  )lpw;  l^yJi  )q  nm°i/  ^ooiX^  t-'.-^  )oi  .)KJiL3J 
).^Ps  )...tV>  >&ajL-  yV^  ^x-ww^;  oibs^^oo  ^^  •Jlw.U  )lniV).o<;  ) t.qi \ v> 
j);o    .JKju.^    )1^s.Xo1^    ^^    ,-^1/;    oow^       oi^    ^;a^    )o|J^o    ..^^«Efol.  11 

10  .)oC^  ;^o;  ^oi  ya.^  .\iy*  ">  )jlj/  V-:»  )oot  K_)  t\  ^\^too  jJo  K_).i.q\,..toL:>o 
)o^jl  ^)-S;  ^^.^,../  ^oi^s  ^A^t-S  oi.^o  .otV-m-s  yx^  oC^  ^y-^l  r^o 
»f>  \  tioo  Vu-oo  .ot,^-.;  )v.fiQ-2L3  o-w;  ootJ^  ot-^  «  .'^v^/  )ot3x  f^  .)KjLlLl/o 
^.^^  .  jgJLa  ^Vl  .  .'tV)/;  ^;  ^^.^jjl  .I^OL-^o  \j^  vft->;  )'l/o  .)..»>0>\ 
i  ^*^  •^•s  )oot;   .')-d/;  U-*^    t— ^  ^..otoK../;   oot.^   ^;a:M  jj;   >  ..  \   .JJo  :) .. .  tV> 


Jesus-Clirist  de  la  part  de  nos  saints  et  bienheureux  Peres.  Ils  ont  enonce  tout 
cela  par  le  moyen  de  leur  foi  orthodoxe,  coinme  dune  seule  bouche,  par  le 
Saint-Esprit,  choses  que  les  disciples  des  Apotres  et  de  Notre-Seigneur  lui- 
meme  manifestent  egalement,  car  chacun  des  Peres  a  ete  Theritier  du  tresor 

5  vivifiant  et  patristique  de  la  foi  saine.  Nous  prions  pour  etre  nous  aussi, 
jusqu'a  hi  fin,  les  imitateurs  et  les  heritiers  de  leur  foi  orthodoxe,  pour  que 
nous  nous  detournions  de  tous  les  heretiques  qui  ont  ete  combattus,  ainsi  que 
leurs  enseignements  funestes,  par  les  bienheureux  Apotres  et  par  nos  Peres. 
Voici  en  efTet  que  tous  les  saints  eveques  des  eglises,  et  les  archeveques  qui 

10  etaient  docteurs  de  la  foi  orthodoxe,  depuis  la  venue  de  notre  vivificateur, 

Notre-Seigneur  Jesus-Christ,  jusqu'a  nous,  confessent  qu'il  est  Dieu  *  Celui  i- e  foi.  ii 
qui  est  ne  de  la  Sainte  Vierge,  et  qu'il  etait  homme  en  verite,  sans  change- 
meut  et  sans  confusion,  en  meme  temps  qu'il  demeurait  Dieu.  Ils  disent  qu'il 
est  uu  avec  sa  chair  et  ils  lui  attribuent  tout  ce  qui  convient  a  Dieu  et  les 

15  choses  huraaines,  en  nommant  Dieu  Celui  qui  souffrit  dans  sa  chair,  qui  res- 
suscita  et  monta  au  ciel  et  qui  viendra  juger  les  vivants  et  les  morts.  Quant 
k  ceux  qui  disent  deux  natures  dans  i'unique  Christ,  et  a  ceux  qui  ne  confes- 
sent  pas  que  Celui  qui  est  consubstantiel  au  Pere,  est  devenu,  dans  la  chair, 


E  fol.  1 1 
V"  b. 


204  II.  -  TEXTF.S  MONOPIIYSITES.  19'.] 

V»  N-  yO_j/  °t-^  I  V>V,..V>-.  joC^  fK_3t  s^OI  ^O^  -'jjLj/  ».  I  ~>;  JJU^  f.3 
I  --  "N.  »    ^V)    Ojpl/«  ji^Va^  yOOuVl  yOj/    t-"^  1-^'^^  .jKN  ->  ..V>  yOO<loiqi\V) 

^oo^oo  ^:^  >«<^]^/  V'^  ]1  •)j&3;lVo/  |^nm°>/  )ji  ^o^  >  .oi.5/o  .-{jl:.'^ 
f '  '^jN-   l^t^^  I .. « tV)i  otK,...!)^   ^^  .'l.aonm  «q/;   )juii  o/  ).3o n m  «°>/  vju/ 

sA^lJO    .'•j^  -t     >rr>  -  flP»;N.  n    |.oO|    ]j «     .'^21^/     o/     wO^ii./     ^jb2b>0<;     ).XAOM     .'.    \  .;       .'■ 

o(K.^o<L^  .)  "lo  n  m  «  °>/  )jl:3cL^  ^oi_3/  o/  yo^f-so  .)laJot3;  )t.o-./  ^^ 
)i.«.v>t,v>  oooi»  .')— .>f  1  m  "^^»       ^lp"?  )aof>m>q/;  Ixi  v£DoJ^ia.o  )-i-do^; 

|,  X..«-Jl»    oi^U/    )jL30(    t.3    •Jit.^U    yOOllo    >   V>    .O);    )jlI^O    )    > '.'»    O    yOOl   '.'ot    ">/; 

061  ^..otol^^-./   )oi3s.;   y.*;o/   ))o  .')....<■  n,.^^   otjV^/    ^-'UU^  mVIo   : ^fia^'f.^<.fiQJ 
,-^   -.^bo^oi   );ot    ..*oi   )otJSs  1»J^-.;    jLs/    ■.)Kjl-.».i>  )K.^o)^s-_s  ^^  t-^l/j    lo 
.  ■.wv.ffftcxj  .s.  )lSs->.^f-o  »jcoo;ot  )o m  •>  )joC^  s^oio  «  ea^  ^  .)ii.'.'»,o  y00t.oi.^/   );oi^ 
);ot-flDo  .)-Sw»aV   s<o<n  I  ^  \n  .  No   oi.^   ><oiaV>»^</o   .oi,\»;   vm «  miK-o  Of.^^ 

JIOUS/      ^t-'0|      >    .«.N../      yOOl.^^     ^^01      yOOU.)^/;     .f.^M.JbjL^;      ^     yOOi-iSw/ 

1.  o  infra  lin.  —  2.  i  supra  lin. 


consubstanticl  aiix  hommes  tout  en  demeurant  Dieu,  ils  les  ont  anathema- 
tises  avec  leur  enseignement  funeste.  Antiques  en  eflet  sont  ces  deux 
explications  qui  ont  ete  proclamees  par  les  saints  Apotres  et  par  nos  bien- 
heureux  Peres  les  eveques  orthodoxes.  Depuis  la  venue  du  Christ  jusqua 
notre  epoque,  on  n'a  jamais  entendu  qu'un  cveque  ou  un  archev(5que  ait  •• 
pens6  ou  ait  enseigne  Timpiete  de  ceux-l^,  sans  i^tre  anathematis^  et  sans 
perdre  riionneur  du  sacerdoce.  Cest  pourquoi  nos  bienheureux  Peres  les 
eveques  eux  aussi,  aux  jours  du  bienhoureux  Cyrille,  archeveque  de  reglise 
K  foi.  11  '  dAIexandrie,  eux  qui  elaient  les  imitateurs  de  leurs  saints  Peres  et  pleins 

de  zele  pour  leur  foi  orthodoxe  :  lorsque  limpie  Nestorius  pensa  ainsi,  et  lo 
pr^cha  deux  natures  pour  le  Christ,  et  ne  coniessa  pas  que  Celui  qui  fut 
enfant^  de  la  Sainte  Vierge  etait  Dieu,  sans  croire  qu'elle-m6me  ^tait  .Mt>re 
de  Dieu',  comme  leurs  saints  Peres  en  sont  temoins;  apr^s  Tavoir  devoile 
dans  le  premier  concile  d'Kph6se,  ils  le  depos^rent  et  ranath^matiserent 
ainsi  que  ses  enscignements  impics".  Tous  les  saints  Peres  qui  se  reunirout    li 


1.  Nestorius  eniployait  lui  uussi  la  locution  »  in^re  de  Dlcu  «,  of.  Le  livre  dtUraclide,  traductiou, 
Puris,  1910,  p.  yi-92;  el  171-173;  2CO-2«3  et  315,  llgne  7.  —  -2.  Les  ^vOques  d'Kphi^3o  qui  tHuicnl  orllio- 
doxes  onl  coudamn(i  ceux  qul  pla<;alout  u  deux  personnos  »  dans  le  Clirist  et  non  ceux  qui  lui  don- 
naieni  «  deux  niilure»  u.  Tiniotli6o  confiiinl  iinplkileinfnl  —  ot  perlldement  —  UHturo,  hypostase  ol  {•«t- 


II 


[95]  11.  —  TIMOTHEE  DALEXANDRIE.  —  HISTOIRE.  205 

o\  °>  '^;  ^.iJS^/  .•)  I  V  •>  ^Vi  ^V^/;  «  »N../;  j-Xnof  ^  ■^ooN  .•)aV^^ 
:)  \>oi;  .  .  \ot  o',. ^  «>  o?»ii,^\  .^tMlr.) .  <«r.  ~>  ^/o  .) .,.,.«  > nt>  )jo,  n  ^•^■^ 
y-,1  .) «  n  . »  ->;  )Kju.^.o  v£DO;0|-Ja-£D  loJ^  vOOUlSJ  Of-^  ).2uX)_3;  ^^  y^l 
)i>.,l.V<    )-i04;    •.».'»   >/    t-'^^  >  *»^/    .«  *.^>oV    oooi;    yo,— sKm  i    o»  i  V>   >d/; 

•>)Ka.o  ^K^lo  ))^Kji  .oooi  yooui^/ 
o.^o\Kji/;  i^s-=)  ^-^  .^xa^io.^>.xcui  )to>^>  )la>q\,>o;  •jo.^.jDih^  ^;  iK.2 
;6<\  ii  >   )ou^;   )ip>   w.oo«   )la,.,..«jo   )a^   oi^o^t-^o    :..*oia3ya^  )la^^.x^O^ 
>m.  .a3aJu..AiA«v>n->   ''^jU/  Jll^^ei^  •.)  ji-^  '"'^7»  )vim.. ->  .,^^^..^^1     *  e  loi.  ii 

o  •  v"  c. 

vju/  ).3a^o/  laX  '.>.m«\o°ii  »^«^mo  n;  )  °>n(v>°>/  )oo(;  sjon i  .n \>3  ^^ 
y^;  w.6l  .yOJJ;  Oll^,.^/;  )KJS.N  looi  );0|0  .)Kj..,.Vi;  oiS-.;  )*,_;  sJL.io  ),J..«Ji,n 
)-^iK-^  J^)w>U;  yooi  I  Vt  ,-M  jJo  •.;6l-.aD  ))',.&  ooi;  ^;  ^/  .K  ->  >  »1/  op 
)j..aj;  t-<^^  ^n  i  .n  \  °i  .w.a*«  yOouVl;   )JL««;    )vi\n»   ooi;   i^  ^/  wwbdKji/ 

1.  v>.-|ti  Ms. 


c. 


alors  sont  pour  nous  des  temoins  du  Christ  contre  la  mechancete  de  ceux  qui 
disent  deux  natures  et  qui  ont  renie  le  Christ  k  Chalcedoine,  quand  bien 
meme  ils  auraient  pense  confirmer  l'impiete  par  leur  grand  nombre  en  se 
faisant  le  double  du  saiut  concile  de  Nicee,  comme  pour  faire  croire  par  la 
qu'ils  etaient  grands,  car  certains  diseut  qu'ils  etaient  au  nombre  de  six 
cent  trente-six. 

Apres  la  condamnatiou  de  renseignement  impie  de  Nestorius,  apres  que 
ses  blasphemes  eurent  ete  livres  k  roubli,  lorsque  les  eglises  de  Dieu  etaient 
en  toute  paix  et  tranquillite  par  tout  Tunivers,  (alors)  par  la  jalousie  du  de-  *  e  fol.  ii 
mon,  une  controverse  fut  excitee  k  Constantinople  par  Flavien,  qui  etait 
eveque  de  cette  ville,  contre  Eutyches,  protre  et  archimandrite  au  meme 
endroit ' ;  telle  fut  la  cause  de  la  lettre  de  Leon  qui  a  deja  ete  condamuee. 
Comme  la  verite  en  temoigne,  aucun  d'eux  ne  fut  trouve  bien  penser;  la  fin 

sonne,  ce  qui  lui  donne  beau  jeu  pour  accuser  parlout  les  Sveques  de  s'etre  contredits  a  Ephese  et  a 
Chalcedoine  lorsqu'ils  n'ont  fait  en  somme  que  preciser  les  notions  de  nature,  hypostase  et  personne,  et 
specifler  que  s'ils  avaiont  condamn6  a  Ephese  la  locution  «  deu.x  personnes  »,  ils  n'avaient  jamais 
entendu  condamner  la  locution  «  deux  natures.  »  Inutile  de  dire  que  bien  des  raoines  d6chain6s  a 
Ephese  n'ont  jamais  compris  cette  distinction,  et  Timoth6e,  qui  6crit  pour  eux,  s'entoure  —  perfide- 
ment  —  d'equivoques,  pour  les  empecher  de  la  saisir. 

1.  En  g(5neral,  on  rend  Eulvches  —  qui  (5tait  monophysite  rigide  et  heretique  —  responsable  de  la 
ruplure,  cf.  Le  licre  dUeraclide,  p.  294-302. 


♦  E  fol.   1-J 
r  a 


10 


206  II.  —  TKXTF.S  MONOPllYSIT KS.  [00) 

oiJ^  K.a3o/  It-o^;  otiV)  .^£a^)Q.^.iaLt«  ^oto-^icL^  jooi  ooi^Km^o  a_.M  ^^ 
) »  \->n  \o  .| .. «  » v>  ^.^^..3  .  ,.  1  > •>  ^'^  oaX^.'^  W.VA  p  .)3ta^;  )K^)K.A) 
U'r^l   \f^l    ^l    -.oi^    .  « i.yj  t^    .)LiJL3   ^Vl«    )jL^a^    yiiSiU;    ).3Q^o]l 

..«Oiots..^/    )jUiJ>     V-d;     )oOI    .VI  .Ot>0    |J     ^l     [^Q^ol     .)-<b^^OO««     O^^t     I  <^<^  r>  <v>  o> / 

.''^)oiv>\^  od,^j— 6i  .-l^^oK-a  |o«;3x  1,^0  IK-ULso^j  .-^^lniviN  ym  ^-) 

.  i«\  ./  .^0(01^  ).AOI  ^.^IOt-OD  v.O(O^..OCl\l  OOOI)  ^^^i^^/j  )jU^>  wUlii  1  ).^  ^/ 
^'^iwOOI    ).^OOI    .JtOI    ^/l     yOOlLo;OCaD    "^Ow     .)o(^/o    )r.,\     yOL^Kj     |bs\^    ^/t 

'  )i°>\o  «\  vl\ilj;  v^oia^^  '^'>n  jJt  '^^^  .v£ooi.o\3  ^^  oi^;  vfn  «  mtKo 
^:bo  )..boooiM  )3onm  .°>/  )ooi4  o6(  yojl  lo^  ^i  ^>;K  t  v>  .^«JJLO  ^Vl; 
)li^|J    •.scooi..o\q\    |,i.>l\  ,..^0  .);OI    IJ^CbOv    "^v^;    )^V>»V\°I001    v^DOJUOl^ 

•>|.^OM    IK-)»  ..V>   |;0| 
^Llsol^;    )j,_oa3    y^l    >xoom°>).^    JSsjULal/    ssch/hjojo    )jl30(    tJS^    ^t    ^ 
jooi  v«o(ol^/    f^  .)xXj   ^Vl;  JI.II0  lol^  ^'^s.^s^  .l^oaso;!)/   j^^^Nft  .«^ .  «v^.)l 
j—i/    .01,^0^    J^.^oo(    >.<J^/;    o6(    >xoo;o n m .;    |juta^o    ya^/    \i  ^^    ogi-St.^ 


de  leur  vie  Ta  bien  montre.  Flavien  en  effet  se  liMait  de  reconstruire  les 
blasphemes  de  Nestorius  a  partir  de  la  racine,  c'est-A-dire  du  fondenient  du 
blasplieme,  lorsquil  commeuga  k  enseigner  deux  natures  dans  un  Christ  et 
de  presser  Eutyches  d'adherer  a  la  doctriQe  des  deux  natures,  en  presence  de 
certains  autres  ev6ques  de  la  meme  province.  Mais  Eutyches  ne  croyait  pas  5 
qu'Erainanuel  etait,  dans  la  chair,  consubstantiel  avec  la  Vierge  bienheu- 
rcuse  et  Mere  de  Dieu  qui  enfanta  Emraanuel,  coninie  en  rendent  maintenant 
temoignage  a  son  sujet  les  partisans  de  ceux  qui  etaient  ses  disoiples,  les- 
quels  rendront  compte  au  juge  et  k  Dieu  d'un  tel  temoignage.  II  fut  done 
E  foi.  12  anathematis^  par  Flavien,  parco  qu'il  ne  *  prenait  pas  sur  lui  dadherer  A  la  10 
doctrine  des  deux  natures.  Les  Actes  de  cette  cause  furent  envoyes  par 
Flavien  k  L6on  qui  6tait  alors  t5veque  de  Rome,  et  il  repondit  k  Flavieu  par  la 
lettre  susdite  coupable  d'impiele. 

Un  concile   se   reunit  plus  tard  i'!   l*]phese    sur  Tordre   du   bienheuroux 
Tli6odose,  empereur  orthodoxe,   k  cause  de  la  nouvelle   looution  des  doux   li 
natures.  II  6Unl  dirigo  par  iiotre  bienheureux  p6re  le  confesseur  Dioscore,    ■! 
avcc   Icquel  j'otais,   moi  et  mon   bienheureux   frt;re,  lo  pr^tre   Anatolius  '. 

1.  Anatoliiis,  rr^re  Uo  Tiniolh6o  iEluro,  est  inentionn^  Uans  la  Vie  do  Pienv  rib^ro,  ^d.  Haubo, 
p.  G7.  II  a  tSl6  rxil6  A  Uangra  avec  Tiiuotiieo,   i'f.   Uislory  o/  llte  JUitriairlis  uf  Ifie  luplii-  Chunh  of 


E  ful.  li 
1»  b. 


10 


[97]  11.  —  TIMOTHEE  DALEXANDRIE.  —  IIISTOIRE.  207 

NOf_D     v£DO_IXl^)».2     OOOI     ^^^^K.JM     fSO     4ii-«.iLD     vm  i.\o  ^  /     Vd>.^/      |l  -lO^O 

yo'^h>^  •.''^.^^  ^M  |^.Oo/;  ^oi  |J^O«^;  j^ VI ,1  v> <^ooi  .^t-*^?  vfotopa^ 
y^l  ,y*L'ir>  ^Jil  .  .t.v>/;  wjJs..»/;  l^^wOk^  Jjl^^q^  •.l^-^l  yOoC^  ^^  jooi 
■IKjij^a  )JLoi°>\v»i  |t~^o  v£Q^ia.^v.aU)  oi^ia^;  w*oioK.</  )JSs..cd)Kjl;  ^^ 
vl^  ojljlsI/;  ^,*^../  •.vOO<l.o«\n  (Yi°>/  ^^  v<]L^.aj;  vxon  i .» i  n  ->  ^;  aM.r> 
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omv>.~»  •.)L^|Lmo  V..OOI  ^ooi  vfooiOM^  ^^  yC)oiS.>on\  )1)  «'.x^nn  JLlo ' 
^.«.^itoo  o/  ^..^/j  ^.«^wjj  a^V-^/o  ^oiouLfio  yo^  yOOM^SJ  o^  •.).3).^ 
)lot-3/;  )lo.JL2u^:bo  ^^«  ^j^V>  >  n  V);  o^o^Uio  .)«.  «  tV?  ^»»...3  y.,>  1 X •>  ^Vi 
^^  0.^1  t-S  .QLS-.auoi/o  vi_jl.^^;  )J^^...^  )o^;  )lx.O  ooi  t-w;  o^;o/o  .)ji'.Vn 
)^a.>o  :vCDo;oiJacQ\  yn\  i  «\   ooi-.   ^  ^;   )^o/   ^/   •vfoa.ai^)^;   ^ojoULflD 


Lorsqu'on  eut  lu  h  Ephese,  devant  le  concile  d'alors,  les  actes  de  la  cause 
susdite,  renseignement  impie  de  ceux  qui  disent  deux  natures  fut  anathema- 
tise  par  tous  k  la  fois',  en  tant  qu'il  est  le  fondement  du  blaspheme  de  Nes- 
torius  et  la  racine  de  (son)  enseignemcnt  impie.  Ils  se  trouverent  donc  en 

5  danger  d'etre  deposes  de  repiscopat,  tous  ceux  qui  s'etaient  reunis  a  Cons- 
tantinople  avec  Flavien  et  qui  avaient  decrete  ces  impietes  avec  lui.  Lors 
donc  que  beaucoup   do  paroles  eurent   ete   prononcees    contrc   eux    par  le 
concile,  *  ainsi  que  des  anathemes  contre  rhypocrisie,  ils  se  prosternercnt  de-  '  e  foi.  \i 
vant  le  concile  et  anathematiserent  ceux  qui  disent  ou  pensent  deux  natures 

10  dans  un  Christ;  ils  convinrcnt  d'en  rester  ^  lcnseignement  des  saints  Peres 
et  ils  confesserent  que  «  une  est  la  nature  de  Dieu  le  Verbe  incarnee  -  » ;  et 
ils  furent  regus  par   le    concile   d'Ephese   apres    qu'ils  se  furent   repentis. 

Alexandria,  dans  Patrol.  Or..  t.  I,  p.  445.  TimoUi6e  eii  fait  mention  dans  sa  letlre  sur  Isaie  et  Theo- 
philc  :  «  le  pr6lre  Anatolius,  mon  frere,  vous  salue  »,  Land,  Anecd.  syr.,  t.  III,  159.  II  est  mort  a  Gan- 
gra  el  Timoth^e  a  ramene  ses  ossemenls  a  Alo.\andrie  avec  ceu.t  de  Dioscore,  car  c'est  ainsi  qu'il  faut 
enleiulre  lo  passage  do  Land,  Anecd.  sijr.,  III.  172  : 
I VI n mnN  .^  ov^u.  wOgo-f   "•^.^lio  |ViUX^>>  uOi<uo'f^  "l^-/;  ^  .  JO)Nja,.^  Loi,  K^is  ,j  |Ja»;  ovjo-  ^;  |ooi  iC^Coo 

■|>n|nn; 

«  L'amour  du  peuple  pour  Timothoe  alla  en  augmenlant  parce  qu'il  amona  les  os  de  Dioscore  et 
d'.\natolius,  son  frere  (frere  de  Timolhoe),  avec  lui,  dans  un  sarcophago  d'argent.  »  Ce  texte  ampliibo- 
logique  a  fait  croire  jusqu'ici  aux  traductours  qu'il  s'agissait  d'un  «  frere  de  Dioscore  ».  —  1.  On  a 
otabli,  a  GhalctSdoine,  que  les  6veques  6gyptiens  avaient  mene,  a  eux  seuls,  tout  le  second  concile 
dliphese.  —  2.  Cette  formule,  d'origine  apollinariste,  a  ete  cause  de  tous  les  troubles  suivants,  parce 
quo  tous  radmettaient  avec  des  sens  differenls,  depuis  les  monophysites  rigides  .jusqu'aux  calholiques 
pour  qui  elle  est  diphysite  parce  que  le  uiot  «  incarnoe  »  implique  la  nalure  humainc.  Cf.  Franzelin, 
loc.  cit.,  tliese  XXXV,  page  :311. 

PATR.    OR.   —  T.  Xin.   —    F.   2.  14 


r  b. 


♦  E  Ibl.   12 


208  11.  —  TEXTRS  MONOPHYSITES.  [98J 

.•^^;toe    v,.^!;  ^-'^/    ^^   Ul   r^xn^ny    y^l    m\   jJo  .ooi   >s>\  '^i>..:^l\ 

P    >    ^-)  •JlV.w^    yOOt^Vi.    vS/     ^«■'01    .vJOlOUO  m  •>    yOj/     O^.^;     ^-.^..JJ     '^«A 

i  -  -  I  '>N.  ^  •v^*-'^/  JJ  voou.^  yoodn* « ^o  .o^aj  ool  |K  >  >  ^  •>  >  «ot^ 
JlJli/  ',_3o  .sja-.K.3f  y^\  jjiloiaa^  jtol^s.^  ^)  ).^oa£>.5  .jloia-.;)^  .  vi.oifeoo 
:)j/  t  ^'«^t  ^/  >pf>oi  .a\°>  ^f  ^'^wv^l  yji  .|.^S,a  ^;  )o(^  .i).M  ^.SOfVao 
^Vi;  ).^^^f  )Lls^o-.  iVJ^  o^!  ^o<  'vpll  ^-^  J^^oi/;  ).xjiom  ji'?.^/  ^'^»'^ 
^0',-M^    jj    v3/    .vjo»ot>f>nr>\    f_^   j-wo'^   voqi^o    ^-m    )J   vd/    «^    '.vJid    •.)I^ 

^ffp>    .    ffrtfN.  r.     loOIO    .)..  » tV>     ^.^.«..T»    »    » Y « *>    ^Vl     vOfJM^Jf  >    «  .«tVlV);    >    «\.JJ 

OSl^  w^o(  y-^\\\  w.*\ ./  )j't^  ^*Ju/;o  .o(.^eLX  ).^-»Jii  vfiDa^-.)o;)l;o  Oi^; 
>  .«\../;  ^ff»  -  «ftf^  n  looio  '.^.^^.kjki  lj^\a..  s^  «  m1/  ^)  p  .)UlaJl^  ^^k.3LOo\ 
yOo<^  »  v^  .-oooi  ^t-:M)K.:)0  )fn\r>no  )J.)  •;  ^tp  )K..  H>1  ..^^^V  ^o  o'po)l/; 
l-Ju.)    .-scoia.o.cQ-.;    vo^/  )  I. v^ ^    lo^    .•vflo;ouf>m')  ^i-o(  ).3onm°i/  )r»*^\ 

1.  sft-1^1  Ms. 


I 


10 


Eutyches  lui-meme  donua  un  libelle  au  concile,  et  jura  dans  ce  libello, 
par  la  sainte  Trinite,  qu'il  adherait  k  renseiguement  des  saints  P^res;  il 
fut  re?u  lui  aussi,  et  personne,  ti  ma  connaissance,  parmi  ceux  qui  pensent 
bien,  ne  fit  de  reproches  k  ceux  qui  re^urent  ceux-lii  au  concile.  Ensuite 
tous  deux  (les  eveques  et  Eutyches),  a  la  lin,  retomberent  dans  les  memes  .' 
niaux  et  leur  mechancete  ne  lcs  quitta  pas,  car  le  cantr  compte  pour  la  jiistice 
ct  la  confessioit  de  la  bouclte  pour  le  salut,  comme  il  est  ecrit',  et  encore  : 
ritoiuiiic  riiit  la  ficjure  {prosdpon)  ct  Dicit  lc  ctcur'-.  ^^''lavien  —  plein  de  con- 
fiance,  k  mon  avis,  dans  la  lettre  impie  qui  fut  ^crite  par  Leou  et  dans 
laquelle  renseignement  inipie  des  deux  natures  est  conllrme  —  demeura  lo 
sans  donncr  aueune  reponse  au  concile  ct  sans  anathematiser  ceiix  qui  osent 
♦  i:  fc.i.  12  *  Jiie  d(.ux  naturcs  dans  uii  (Mirist,  ct  il  ful  depose  ainsi  que  rimpie  Theo- 
doret  avec  lui,  et  quelques  autres  qui  cnseign6rent  dcs  choses  analogucs 
contre  Ic  Christ.   I^orsquc  rcnseignement  impic   eut  ete   condamn^  et  quo 


ceux  dont  nous  avons  parle  phis  liaut  eurent  ete  d6pos«5s,  tous  les  ^vt^iues, 
reunis  alors  au  concile,  adicssercnt  de  iiombrcuses  felieitations  et  des  louaii- 
ges  A   notre  bienheureux  pere    Dioscore,   areheveque    do    reglise   d.Mexau- 


1.  Itom.,  \,  lii.    -  1.  l  Itols,  .\\i,  7. 


[99]  11.  —  TIMOTHEE  DALEXANDRIE.  —  IIISTOIRE.  209 

ool  vfDtotJO^  -.y^^/  vfoo  I .  f>,  ^  fJ  ■•«■m  «  flf>;)l  )  t  ^n ^;  o|l.o^  ^;  vK^ 
I-sKjx^  V  t^o  ?>  ..^.Sonm  »q/  ojuLsl/  )t-»3/  v°o^o  t^t  ).^/  .)jo»  «  nN*^-)  Loot 
.oJLs  a-.M  ^^  ool  )jo(^  •.)i<.a  ^Vi;  vf^/M^^ft)  ->  o)K.aD^  o6i  ).b.Aoio  .oVSlS 
.)lw.U  )loi  VI  .oi;  )  »q\n...-^  ,)jo).XLdf  ^/  ^a^£ol^o  .^.^«.^^0  ).«.«  *.V>  ^^^^,  p 
);o«  )l»-^)i  a\..a.  .o  )lo  ivi  .o<;  ),^aQ..>^^-5o  •.)— s)^^-aj5  V— «^  'oio)^ 
ss/  o/  .■)..3la^  V-^  ^""^^  ^*^  <.>oioK_./  .1^)1/  ^'^k^X  ^^;  ^oi  .-^lo^opo; 
v£oo-.^wio))l  •.s..iK_ji/  >joo  m°>)-5  v<>oi->-^;  o«i  -.vooi^j  ).^la^  jl*»  *  '  '^°'" '- 
)l)«^tp  )-ru»oi',.SL3  f^  .yooi^;  vrfi,«  ff>>K.i>  looi  ot^o^;  .  ..^../o  .)jl2^.^o 
^^w^^.:»  )K-3f  o/  )l«o^j  )K\  v\..5  [.mov.^  >ft  a.»  )Jo  •.v^  »«.1/;  o6i  )ooi  ,-a3 
)..^\j>^a  )jlilpw  )jQJU>  ^/  ^J;*j  ooi  )ooi  K-,/  oS^;  w.6i  .^^o^/;  ^..^  ./ 
^o   La_alo    .s^  « ..1    »oio \  *>  o;    ^.«\«JJ    6(.4;o-><\-3    v^oi;    looi    )  n^^ro   •.)jo( 


v°  a. 


1.  )o^-  Ms. 


drie  :  ils  le  proclaniaient  le  gardien  de  la  foi  et  ils  disaient  que  ses  paroles 
venaient  du  Saint-Esprit '. 

Apres  la  mort  du  bienheureux  Theodose,  lorsque  regna  Marcien,  il  y  eut 
encore  un  concile  a  Chaloedoine;  lorsque  tous  les  eveques  sV  furent  reunis, 

^  ils  renierent  Notre-Seigneur  par  ecrit,  et  ils  reconstruisirent  ici  rirapiete  des 
deux  natures  qu'ils  avaient  detruite  k  Ephese ;  ils  blasphemaient  le  Christ,  ils 
se  jouaient,  comme  en  un  theatre,  des  enseignements  de  la  foi  orthodoxe, 
car  ils  fixerent  par  ecrit,  et  ils  re^urent  dans  la  definition  de  la  foi,  cette 
lettre  rebelle  qui  a  ete  mentionnec  plus  haut.  Leur  confrere,  ou  plutot  leur 

"^  chef,  *  etait  celui  qu'ils  avaient  depose  a  Ephese  :  Theodoret  le  blasphemateur,  ♦  e  fni.  12 
ainsi  que  ceux  qui  avaient  ete  deposes  avec   lui'-.  Celui  qui  avait  ete  con- 
damne  commandait  avec  grande  confiance  et  ne  repondait  ni  peu  ni  beaucoup 
au  sujet  de  ses  fautes,  ce  qui-  suffirait  deja  a  condaraner  et  k  separer  de  la 
communion  de  TEglise  tous  ceux  qui  Tont  re?u,  s'il  y  avait  quelqu'un  pour 

1.  Cest  le  cas  d'ajouter,  conime  on  Ta  fait  souvent  a  Chalc6doine  lorsqu'on  a  revis6  les  acles 
d'Ephese  :  «  du  nioins  les  ligyptiens  lont  dit  d.  —  2.  Cest  inexact:  la  lecture  de  la  huitieme  action 
de  Chalcedoine  nionlre  au  contraire  que  les  ^veques  ont  aniene  Theodoret  k  condamner  Neslorius.  II 
leur  a  donne  satisfaction  et  il  a  donc  pu  etrc  regu  comme  Timothee  admel  qu^Eutyches  avait  pu  rfttre 
par  Dioscorc  u  Chalcfidoine. 


a. 


210  II.  —  TKXTES  MONOPIIYSITKS.  [lOOJ 

po/  N_.)«^il«  ^^  ^l  vmo  t  .o\ °>\  3/  ^f  ft\  -^o  .jNokjlp»  jlfvo .  <M 
.)loj).3«  )t^s^  y^l  o^t-M/o  o^jl  vOO<«i°ii  i\o  .).»*  >  v>  t ..  •>  >  « >•«•>  ^Vl 
)  °>  n  m  °>/;  )ju.io  sO-d/  )i  t>o^>  •.o'^  i«>/;  ^/  >m<  m^l^  ^^  o,.j3l^w  | 
)«_•/  )~^fJo  .'vOOiXiLOi-d  ).alQjLV>  )ootJf  vm  «°>^1/  jJt  ''^>^  •.vfDoio.axQ.^t 
^^_^^^  .^-.V-ol/  )-flQ^oa4  ^/?  -«  -Ipo^l/  "^^«^  ^^!  .-^lojopoj  )lv^J-»  0 
ooi^  .•Jm.io  m  ->)]  o^  -.vm .  m>Kj  0^.:^  ^j  ^  .ts^^  )lt.^;  )^;o^; 
)..«^K^>Oi^  ^tK^  .v£Daii..jaii^  >Ot.Aa^  .)loiv>  .01;  )'0.^  ^.•otots^/  K^)f-.'^« 
otlo  I  v>  .oto  ^a^Jji  oi^oit  r^;  l-^l  ^^OxxjJ^I^!  )Kju».:>o  )^>^\  ^t^o 
«  r:  foi  12)jl1.i    ).^.«»,v>    )ja^/  ^Uo   ^^   )loj)^;  JL^   simi;    «.^iISw^mK^/        '.'t-:^' 

♦)ju,v*  vooC^  ^eii.  )j).3   10 
j— L^;    yO  \  •>ltsj    •.)jo»  «  f>\li^    ot  nl/    )  ..»tV>  '^  -vtvA;     ^j    ^jN*/ 
o/    .)K\..»^;    U^l^  ^t-o   ).««■*■  *.^  '^  '>fiq\   a^po/j    ^^../10  .yOOtlcNnm; 
K  .)  >   .  ^o    ..)_XaJlV     ),i!°>\ci.«.\     a^V.w/;     :oV>ueD    ^.«^1*     sjDom°>)o    V-'^'^ 


juger  eu  ce  moude  selon  les  canons  de  rEglise.  Il^  rc^urent  aussi  Flavieu 
comme  s'il  avait  eu  raison  de  dire  deux  natures  dans  un  Christ  et  ils  se  depo- 
sorent  et  s'anatheraatisereut  eux-memes  selon  la  parole  de  justice;  ils  de- 
poseront,  disent-ils,  notre  bionheureux  p6re  et  archoveque  Dioscore,  parcc 
quil  ne  voulut  pas  partayer  leur  impiete  et  signer  la  lettre  rebelle  dont  il  a  5 
ete  question  plus  haut  et  qui  a  aussi  ete  appelee  tome  parce  quoUe  a  separe 
les  membres  de  reglise '.  Apres  Tavoir  depos^,  ils  renvoyerent  eu  exil  —  lui 
qui  ^tait  vraiment  le  gardien  dc  la  foi  —  dabord  a  Cyzique,  ensuite  h  He- 
raclee  ct  enfin  dans  la  ville  dc  Gangra  de  Paphlagonie  ".  Quand  il  y  eut 
'  v,  M.  1-2  tcnninc  sa  rourse  et  conserve  sa  foi,  '  il  nc  lui  resta  plus  7»'«  rececoir  la  couronne  10 
de  juslice  de  la  part  du  directcur  du  combat  :  du  Christ,  juste  juffC,  avec  tous  lcs 
saints^. 

Ceux  qui  se  sont  reunis  a  Chalcedoine  rendront  compte,  devant  le  tribuual     1 
redoutable,  do  lour  jugement  insense  et  de  ce  qu'ils  ont  os6  faire  contre  le  , 
Christ.  Ou  ils  ont  bieu  agi  A   Eph6so,  lorsqu'il3  ont  anathematis^  les  ensei- 
gnements  impies,  ot  ils  onl   uial  agi  a  Chalcodoine,  co  qui  osl  !a  verito;  ou 

1.  M6mo  ideo  plus  bas,  p.  226.  —  2-  Viw  liisloiio  li^soi\il<iiio  ilo  Uloscore  esl  cooservt^io  daiis  iine 
versiun  syri(i(|uo,  of.  1'.  Nnu,  llisloin'  de  Diuscore,  eerite  inir  sun  iliseiple  Theopiste.  raiis,  UK>3 
(lixlruit  Uii  Joiiriiiil  Asifili<iiie).  Colle  U'goiulu  a  tSlO  ronianiiio  oncoro  daiis  plusiours  rOcils  coples;  cf. 
ibid.  —  3.  Cf.  II  Tiiii.,  IV,  8. 


[101]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  —  HISTOIRE.  211 

yOJoit  y^l  o\y^  '  jjo,  .  n\ •> ~>  tv^j.^  o/  '.oi^h^l  K^)\^\Ai  w6i  )jo,..«  nN^t 
ooot  ^-^}  "^*^^;  ^'/  .  -« ..N^NQ  yoott^^s^  ^^>>^  ^V-Sl^  sJOft im °>)-ao  .-^'po/ 
joot  vOOVJL^;  o6i  .jLio,  .  nNT>  y/o  v£0ftm°>)-5  v^/  .^oo^^;  |,^',.*^  y»,  ^iNtV» 
);oi-ao  )  r^'»  -  )o(  j)/  .00.^/  'p6/  wi!^  ^«.jmua)  "^Kj  ^^  ':.yOOU.«  ^'^^ 
^  . '\  ^  f^  yi  --  o^t  ooi^  .j.^oopCL3  ^^^?  ).^0|->°  .'t.:i>.^»aD/  oi^^nN;  ^N-./; 
^^  l).^o  U\^  V^^!  i^*^  .')-3^  ^^;  jl^^-^^;  ^>Lm  ^a.^^0  .^o^^joo 
■fn  A  ■^•*,N'>-  >\"  .-).aJ^o^^o  )Kju>,^  )^A;  ■'^^'''^^  )Kx^i  y  ^\.io  ).A^A, 
looif  )-^oJ^^L^«  vJO;o«Jn mN  )ok^  )oa..»  -.^^^oi  ^^;  )«!>/  ^^.^  ♦^•^Vit 
oo^  *  .oj)  jj  )j)^  \j^i  .\^Ki^  o.V^  yooi^ot-a/;  )iniv>  .oo  .)jo,  nN n  ^  *  e  roi.  12 
^"  I  ■  -^"  j^  \  ..)lnivi..ot;  ).ms;i.9o/  )io.^  )oo(  >.*oioK..>/o  )oo(  v « m  .,.  v>;  V.<^^ 
^.«^011    yOO(,A3't'o,,^o    .nN  •>  n    n  n  « ^io^o    ^;    )n  .  >t'N   .o\a    \xao>n  n  m  .; 

.•.nffft^M  ) , ,t  v)^  o(^^^',.aa\o  'vojj;  )i<t-i.x/  t-»^  .-nN  ^n  )ln>v>  .o(;  )v>a^K.a 

)K^^    ^;    ajo(    .)n  .»tp    )^>^>ajL  ^.^jol    |J;    po/;    )ot^)J    wOtax^Ji    JJ 

1    (jo.i^aa  Ms.  Sic  persaepe. 


ils  ont  bien  agi  a  Chalcedoine,  comme  ils  le  disent,  et  on  voit  qu'ils  ont  viole 
leur  parole  k  Ephese,  de  sorte  que  de  toute  maniere  ils  tombent  sous  leur 
anatlieme,  qu'ils  ont  porte  sur  leur  tete  soit  a  Ephese,  soit  k  Chalcedoine '. 
Qui  inenlendra,  dit  Job,  mais  voild  que  le  temoin  de  ce  qui  a  ete  fait  contre  lui 

^  cst  dans  le  ciel  et  Cclui  qui  connaU  tout  cela  cst  dans  les  lieux  eleves  -.  Nous 
Timplorons ;  nous  repandons  devant  lui  les  larmes  du  co3ur ;  jusqu'au  moment 
oii  le  Seigneur  aura  pitie,  regardera  du  ciel  et  vengera  aussitot  sa  sainte 
Eglise  catholique  et  Iiumiliera  ses  ennemis.  Pourquoi  Dieu  aurait-il  pitie  du 
concile  des  oppresseurs  qui  eut  lieu  a  Chalcedoine  ?  IIs  ont  renie  par  ecrit  la 

^*'  foi  de  leurs  peres;  ils  n'ont  pas  juge  un  juste  jugement,  car  ils  ont  depose 

celui  qui  etait  innocent  *et  qui  etait  le  gardion  orthodoxe  de  la  foi  :  le  bien-  *  E  foi.  12 
heureux  Dioscore;  ils  ont  regu  les  impies  et  les  heretiques  et  ils  ont  mis 
leurs  blasphemes  dans  la  profession  de  foi  par  le  moyen  de  la  lettre  de  Leon; 
ils  ont  immole  la  troupeau  du  Ghrist.  IIs  n'ont  pas  ecoute  Dieu  qui  a  dit  : 

'-   Tu  naccueilkras  pas  un  faux  bruit,   c'est-a-dire  une  parole   mensongere  et 

oppressive,  et  tu  ne  suivras  pas  la  multitude  vers  le  mal,  pour  violer  la  justice'\ 

Et  encore,  apres  autre  chose^  :   Tu  ne  porteras  pas  atteinte   au   droit  du 

1.  Cf.  supra,  p.  201,  uote  2.  —  2.  Job,  xvi,  19.   —  3.  E.\.,  xxiii,  1-2.  —  4.  Nous  n'avons  ici  que  des 
extraits  de  rouvrage  de  Timolhee,  cf.  infra,  p.  234,  n.  2;  243,  n.  2  et  J.  Lebon,  loc.  cil.,  p'.  101-103. 


212  II.  —  TKXTF.S  MOXOPIIYSITKS.  [102] 

•>|jui  \iyU  y^l  )KjL^.a  \  ))«^«>  ^a-^  »°i  flftoU  )Jo  ) « oo  >.  \o  )K2S^^i 
.  N^  .OiJUf^  )  .l.*^  m  V);  )-JL.;^t>\l  )1)  f.^1  .r^dLuSjJT^  ^OO  Oo3^0 
)oC^t  U_.;j  "^!!iK^^  •)-Lr't-^  ^fiu^ii  )J  )  i-^mv^  ^^o  ,.n->.»/  l^**:^?  JJ^  ^^ 
)."a).  .5  ^-1  mxt  )1;  )oC^;  )-ui  V~^  )^Jot.3;  )ldaLflo;  ^-"^  ^'?i  .^*oioK_/ 
■|f>  f>  ">  '  vOOtla^LflO  ^^  l-«'f^t  ),floa^io  .}^i  )poa3  <Ji,.i  ) ..  o»>o;  oiLa^^ 
Kw^oi  ^b.  )J/  .),^k^;  o»^  ^/  .voou.K>./  ^^  t-^/  )"*V^!  ) "'>)i^^;  ^'^^^^•^ 
Q^J^s-^;  ^-"^/  •v^j/  IVt^  )-^oc&^;  )  .trm  ^^  )->^i/  f^  'h^y-^  o«  iiJ./ 
y>..V ,r)  ^lVlo  •)^>.d;  )K..«\q^  ^'/o  ■^^.^■«■t-V^  '^'>no\  )J^sjlo  ^/  yootit\ 
«  K  loi.  i:i  t-3    .o^V^m/    yooi^;    ).V)t...j>   yOOiJLSLio        .ov.2l3    yOOioC^o    yooiy^a    .Of^ai^. 

r"  ;i.         •  * 

^"^x^  •)-*^'t-o  )J><>>-^/  ^^ioo  sflDa\o.3  )>.')0^  ^^  o^  ^^  a:>o^l/  a^,..o 
^^  ^*.  JLi/  yO  fi  ..\J  •.)l..'^/  ).JLa>j);  •.^fiOCL^ad  )i-io^  )ooi  o.J^o  ^^ot 
)  »'■'-«  -^  *~'^^  yooou  .).J>.o  )jL3j  yOV>on  I  Ur**l  )J^^.^<L^;o  .)loiv>  .01 
)J  yoot-X-*  ijJ;  .)jLdf^^o  .).j')Oi..aLii  .^fL^J^s.^  .)3.fla3  w<.acLw'!)'  .yoouiaj  v»v>-m'V 
.).  v>.«  f>  )J;  .)^a...  )J;  .)J^Ol\.  .)1o  't .  ^s-s  ^'^;SlO  .)i.o.a  ]J;  ..  «m.g^^K^ 
)  ^y^vsN^   .^i^^K^o   .)J^^Ji^    »..  .i<p   .)^^'^x^   .)i,i,mvi..v>   )J    ,Wy.o   <„^ksl 


I 


10 


15 


pauvre  daiis  son  proces.  Eloignc-toi  dc  toiite  parole  i^iiiiiie'.  Tu  ne  favoriseras  pas 
le  pauore  dans  le  proces  -,  car  c'est  Dieu  qui  rend  la  justice  ^,  et  il  faut  que  les  levres 
des  pretres  gardent  le  juijement  de  Dieu  sans  acception  de  personne,  i\  l'imitation 
du  Clirist,  grand  clief  des  pretres;  ei  qu'ils  parleiit  selon  la  loi  du  Sciijneur;  car 
ils  sonl  lcs  messaijers  du  Scijiicur  tout-puissant,  selon  la  parole  dn  propliete  '. 
Mais  les  saints  ont  prophetise  a  leur  sujel  (de  Clialoedoine)  :  Jeremie  les 
nomme  une  troupe  de  perfides  qui  ont  tendu  leur  lancjue  comme  un  arc'^  contre 
le  Christ,  et  [leur  lanjue  est)  comme  uii  trail  qui  blesse'^.  Ils  ont  commis  donx 
♦  E  foi.  13  maux  :  Ils  ont  renie  lour  Seigneur  et  leur  Dieu  et  *ils  se  sont  anathematises 
de  leurs  propro  anathome,  apres  avoir  d6']k  tHe  anathematisds  auparavant  par 
le  Lienhoureux  Paul  et  par  les  saints  Pores.  Cest  deux  que  le  bionheuroux 
Paul  eorivait  :  Dans  lcs  dernicrs  temps,  certains  s't'carleront  dc  la  foi'';  et  :  -liu' 
derniers  jours,  il  vicndra  des  circonstances  difficiles,  car  les  hommes  seront  eyois- 
tes,  iiinis  de  Varijent,  vantards,  arroijants,  diffamateurs,  rebelles  d  leurs  parents, 
Miiis  iiitelliijence,  inijrats,  impies,  diirs,  imphicables,  calomniateurs,  intcinpe-  18 
raiils,  crucls,  ciiiicinis  ilii  bicii,   Iniilics,  cinportcs,  orgueilleiuK  amis  des  plaisirs 


} 


1.  Ex.,  .\Xlil,  (1-7.  —  2.  K\.,  xxill,  3.  —  a.  Itout,  1,  17.  —  4.  Mal.,  Ii,  7.  —  5.  JiSi-.,  ix,  i.  —  «.  Jdr., 
IX,  8.  —  7.  I  Tim.,iV,   1. 


11 


10 


*  E  lol,   13 
r"  b. 


[103]  IJ.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  —  HISTOIRE.  213 

fi^kw..;;  Ho^;  v°®^^  ^/?  1®*^  u.^eL-,V  o/  K-^)^.bs^  jK,^»^'  «^cu»,'»  .)Lio'» 

.  nA   y_tl   :^J-M  >  .  m  «°>^K^  vxoo\o'?>  )  i  ->f>  ^^;  ^«J^.*/  ""^«.ooi  ^^ 
OOV^    -.otoi/    yOO|K^S.^C)0;    ^^^<C^/    w»2^^i/    ^OuJ^;    y^<.l>\.s    ^JU>^; 
)>•.•>  f>  \   )ooi  f^l   >m «  m  %  °>  .s  vs/  V-*-^  yoou^^Ow  .^^^oit  )ladlajL  ^:bo 
.vOdlSuui.^   )L<JLo  ).— d);  vQl^»^  •.^K^jJL^  i^..3  ^^;   )j/  ^Ss^^  )j/;  .^o«>°))La; 
vnW. nA' >o  )'^ji^  ynV>oni  •.ynn\.»;  yO^nV)   vS/  .)]^s.^V^  ^^.^  .   «  m  « ..  jJ; 

w.6|-30    .0\-^^lll     -6|    '"^i^    .yOOl5K_S     )t^^^Q^K.^     yOV.3»_IJ      Vk-/     .)Kv?.ft\^ 

yaaKjuw.»  yooou;  )jl.'^  vs/  ^oi^  ^,.>i^;  .iotpoo  p6/  yoy^  )-.Ao*»'a.o  lo^» 
^io  oioijj/j  .)ooi  \^l  yya  ^;  ooi  vs/  .vOiv^Kj  yOJL^  >  .  c\  ■>>y  ^^wJ^../; 
^;  o,^.  ^Jbo  .*)po/;  )  to  ^^  ~»  ya-slo^  ^-•^'•/?  ^■••^^/  •'-''^-^?  ^-'^ 
'%>^o  :ajf_3  '"^sA^  )-Moi_3  >n°>v>  )oou  |l;   '"''^wiwo  .)3cL^^  )J>);   .voot...K_/ 

)laiV>.0l;    ^JLSL^a^    ^^^^    vO;/    )~^^t->    ]!;    -"f^l    f^    )£sJ^Ov    Oj/    j^fJ    JJ; 

^voou')').^  ^^;  .p6/  p  ypo  ),  ^'^..iL-aL^  o/  i6ij    ^t-o  .).oa^.s>  ■^J^li  )Li) 


plutotque  de  Dieu,  (jul  nnt  Vapparencc  de  la  piete  mais  qui  ont  rcnie  ce  qui  en  fait 
le  nerf.  Elolfjne-toi  aussi  de  ces  homnies-la  '. 

Nous  tous  donc  qni  obeissons  au  bienheureux  Paul,  puisque  nous  avons  vu 
de  nos  yeux  que  les  choses  dont  il  parlait  se  sont  accomplies  sur  eux,  fuyons 

5  leur  communion,  car  c'est  d'eux  encore  qu'il  parlait  aux  prStres  d'Ephese 
dans  les  Actes   :  Je  sais  quaprcs  nion   dcpart,    il  s'lntroduira  parmi  vous  des 
loups  terribles  *  qui  neparyneront  point  lc  troupeau;  parmi  vous  enccre,   il  s'ele-  *  e  foi.  i 
vcra  des  homnws  profcssant  dcs  doclrines  pcrverscs  pour  entrainer  des  disciples  a 
leur  suite.  Vcillcz  donc'-.  Et,  dans  la  lettre  aux  Gorinthiens,  il  a  predit  et  averti  : 

10  //  arrivcra  dcs  disputes  parnii  vous  pour  faire  connaUre  ceux  d'cntre  vous  qui 
sont  eprouves^.  Notre-Seigneur  lui-meme  a  dit  :  Gardez-vous  des  faux  prophe- 
tes ,  qui  viennent  vers  vous  sous  la  peau  des  brcbis,  nuiis  au  dcdans  cc  sont  des 
loups  ravisseurs\  Et  pour  que  personne  ne  puisse  repondre  et  chercher  un 
pretexte  en  disant  :  «  Je  ne  sais  pas  porter  un  jugement  au  sujet  des  ensei- 

i^  gnements  de  la  foi,  moi  qui  suis  un  seculier  »,  Notre-Seigneur  a  premuni 
aussi  (ces)  simples  en  disant  :  Vous  les  connattrez  d  leurs  fruits ';  et  :  Le  voleur 

1.  II  Tirn.,  iii,  1-5.  La  versioii  syriaque  est  faite  sur  le  grec  et  ne  reproduit  pas  la  Peschitlo.  Les 
mots  «  sans  intelligence  »  n'ont  pas  de  parallele  dans  Vedilio  major  de  Tisciiendorf.  —  2.  Actes,  xx, 
29-31.  —  3.  I  Cor.,  XI,  19.  —  4.  Matth.,  vii,  15.  —  5.  Matlh.,  vii,  16. 


214  II.  -  TFATRS  MONOPIIYSITES.  [104] 

V-^  1-«^»  •»-3^!o  .'^a^-ajjo  .oqjl^j  jJ/  .)'l/  jj  l-aJL^  'Vj"/  yO^joKjil 
.°>.\.>.j  )^o_^/  ^o  kov^  ,^j  )t->^^/  .^oto ^y  \  .f>X..  yo\^  oml^j  -'l-^ 
ya:^«.^<^Kjj  ..) ..  .,>v>j  >.<oia 5,:^.^  yoot^  saTilno  .)o6i  I^V^j  \ tyC^.^o  .).<w_iuoo 

♦  E  fol.    l:l.opo)i/    aiO,lDj     ^^..JJ     Kil    '    )>L.   ^*JOt    ^^     y/    .)KjUi^    )lr.ioXN/<         VQ 

oiK.^po   >a^^    K^)  >  *^oo   yooiJLSJo   .|tVA   «2^.»   oaKsI/    )lo^e^   I^A;    r. 

.^^  ^"^ols  v>,oo<  vOoC^j  ).slajkO  .yOodo>°>\ V>  iKo  ^j   •.a^tio  ) >  v>j 

•  .|M„fcXV>j  wOia^joiJS  .  .  °>jio  ^^o^o  >  «m^Mj  yooi^  ^o/  )>Lw  ^j  y/ 
.V  po  ^jot^  yo^M  .yoodoisiNv)  ^^^oo  .y^<\oij  )K\a^wo  )lcuw/  ^^  ««ov^ 
jjjj  ..^£00^03  ).i-)oi  ^.ao  omlSJ  ^a^o  .)ioj|jL3  ^^K.A^^^  vpt-*!  t-*'^?  o6( 

^O^    l^OOI    >6.,lt     )Jj     ^OIJ     .)J^...^I»^-^    >    ."S^J     |Jbo    ^^     ^^/     l-»OV.d    ''^g'^^     |i> 
o6(    l-Jl-j/    V  i-tN    ^J     y.*0    .|JoJl2l^  yol|jJ     I  n  I    l/j     .yPO    \^l    .|J^S.^^A^J     1.^1-3 

||.^0QT>j  y-^l  -.Ijo^.aL^j  ^ojOMoxo  ^  ^j  KSjlsI/  .JJojlA^  |'l/  0<t^|-3J 
"'^■fc.slj  6t«<Vim  -»o  .yooiloivi  toi  Iojla.3  J^  n°>i  \^il  *t-»-^  oiN'^-»  .^^is^^l  o^o 
)-.itimn\|..5o  .).,.^./ML^  «^^  o^y^^i/  )joi  ''^^-^oo  ).sl^  [:as  .yooiXnoM  jl^ 


ne  vient  que  pour  voler,  pour  egorger  et  pottr  detruire'  ;  car  le  bon  pasteur  iloune 

sa  vie  pour  ses  brebis,  mais  le  mercenaire  fuit-  le   combat  pour  le  Clirist,  il 

en  vient  h  trahir  la  verito,  et  il  laisse  tuer  les  brebis  du  Christ  par  un  mauvais 

♦  E  foi.  K!  enseignement.  Si  donc  tu  vois  *ceux  dont  nous  avons  parle  —  qui  out  com- 

r"  c. 

battu  jusqu'^  la  mort  pour  la  verite  et  qui  ont  donne  volontiers  leur  vie  pour  s 
le  troupeau  du  Ghrist  —  suis  leur  enseigntMnent,  et  associe-toi  k  eux  en  tout. 
Mais  si  tu  vois  qu'iis  sacrifient,  qu'ils  perdent  et  qu'ils  pers6cutent  les  mem- 
bres  du  Christ,  fuis  la  fraternite  homicide  de  ceux-l^  ainsi  que  leur  enseigne- 
ment.  Notre-Seigneur,  qui  viendra  juger  le  nionde  avec  justice,  t'a  temoigne 
par  avance,  et  par  lui  et  par  le  bieniieureux  Paul,  que  ces  paroles  pleines  de 
pr6textes,  comme  :  «  je  ne  savais  pas  »,  ne  pourront  pas  te  servir  de  reponse 
devant  le  tribunal  rcdoutable.  Notre-Seigneur  a  dit  :  //  est  necessaire  (/»'// 
vienne  des  scandales,  mais  mallieur  d  rhomme  par  (jui  le  scandale  vient".  Tout 
runivers  cn  g^neral  a  616  scandalise  par  le  concile  dc  ChalctVloine,  car  leur  foi 
maucaise  a  ete  par  toute  lu  trrre,  et  les  paroles  de  leur  piete  {ont  ete)  jusijuau.v  is 
extreniites  du  monde*.  Combien  de  milliers,  ii  cause  de  cela,  ont  eto  lues  pour 
le  Christii  Alexandrie,  cn  Egyple  ct  h  Jerusalem,  parcc  qu'ils  n'ont  pas  udoro 

1.  Jonn,  X,  10.  —  2.  J(>nn,  xi,  11.  —  s.  Mnllh.,  xviii,  7.  —  'i.  Cf.  Ps.  xviii,  .s. 


10 


[105]  11.  —  TIMOTHEE  DALRXANDRIE.  —  HISTOIRE.  215 

oslofcsjLiOL^  a*io»i/  jJo  .jLsotM  |.^a^i^  ^t'^^'^  ^t  '"^^  .^0l^».5o)i.3o  ^-;pa-ao 
>e(_o  .) «  eooil,  «^  ->  ooo(  y^>.,V)»^v>  );o(^  |J/  .)-Jo^  n\  o;  vjoiomo  ofi  N 
yOOuK^/;  ^^^^m>o;  w>^/  ^^  ^;  ooot  ^o^c^Kjl^  .IXi^  ^t^oo  UjkJi 
r-f-A  f^  .vOoi.A.30.^  ^^!%s.*.30(  ^^o(\  .).>^.>^  k^L^M  ooo(  yjiN^^lS^^oo  -Jla^V 

)  -  -  *  v<  .  ^^  ^^.  -^m  I  )lo;o(-fiDt  JLiNj  •.oya^.ft)  )oi2^  ^n^^;  «a^SMk.;  )j.a^ 
yOO(.N  )m  ..V)  jj  •.)-<wdOMO  ).M;  o(.^3  )-ioi;o  =|1-*^;  )lisJ^O>  ooo(«  ^;  ^aI^|J 
^-.N.../  ^/  ^.Not-5  ^.<;  )j/  ^)-.»  •t->^;  ooi^  JJo  ).^^..>w  )jo(.3  )J  ).^f^ 
m6(  )if->v/  *^/;  )^/  .w'^U/  )jOt  f>\'^'>;  v£D;OiJO.co;  ).^o.mJ.  po)lSs^;  o6«.3; 
gft \ .VI  \  6(.3  ^^l^Cs;  y^\,  .)J  ^...^9)0  oiyx  ).xjiom  '^^  ^^  JlV^)l/t 
.oj'p/  vOO(Jl2j  ).^a\ji.  ..«fJl^.0  .o«oii»/  yooULSJ  ^^«N  ^'^iwv^  )lo.> .» n  .a^Mpo/ 
'^.2L..oaX   )^^o;Vo    jJJLSo   )ld^\  °>;o   .a3;i    )   f>    ..oyJS.   )  Vi\t  \>    ^-«.^^/ 

)jiVa3;o  J^^Nv);   )la.^.J^i    >d/   ooo(  ^;    )  l  H  .po  .o,-^  ) .. «  »>o;    ^0(a^;0( 

1.  l*ov9io  Ms.  «  et  parmi  les  critiques  ».  Mais  p.  216,  1.  2  on  trouve  l*»^- 


•  E  fol.  13 
v°  a. 


N»  a. 


ridole  d'or  et  n'ont  pas  consenti  k  s'associer  au  concile  de  Chalcedoine;  mais 

ils  ranathematisaient  *  avec  assurance  devant  les  princes  et  devant  les  juges  ♦  e  foi.  i3 

et  ils  etaient  livres  par  ceux  qui  passaient  pour  etre  des  pasteurs  et  ils  etaient 

inis  k  mort  pour  le  Christ'.  Bienheureux  donc  ceux-ci,  car  apres  avoir  subi 

5  la  mort  pour  la  piete,  ils  reQoiveut  (des  maius)  du  Christ  la  couronne  du  mar- 
tyre.  Quant  a  ceux  qui  ont  ete  la  cause  du  scandale,  du  sang  (repandu)  et  de 
la  persecution,  le  Seigneur  ne  leur  pardonnera  pas,  ni  dans  ce  monde  ni  dans 
le  inonde  d  venir'-.  J'entends  par  la  aussi  toutes  les  choses  qui  ont  ete  mises 
audacieusement  dans  ce  qu'on  appelle  la  defmition  du   concile  de  Chalce- 

10  doine,  ou  ils  ont  confirme  aussi  la  lettre  impie  mentionnee  plus  haut,  et  oii 
ils  ont  ose  enseigner  des  choses  semblables  k  celles  qui  y  sont  ecrites.  lls 
se  sont  decerne  la  saintete  et  se  sont  proclames  pacificateurs;  eux  qui  ont 
chasse  la  paix  au  loiu  et  qui  out  excite  des  dissensions,  des  scandales  et  des 
persecutions  parmi  les  membres  du  Christ.  IIs   ont  amene  aussi  la  division 

13  parmi  les  rois  et  les  scissions,  car  ce  n'est  pas  tres  longtemps  apres  le  concile 

1.  L'auleur  ne  ilit  pas  que  cetait  en  gent5ral  le  TOlgaire  —  peuple  et  moines  —  qui  6tait  dechaine 
contre  les  pasteurs  legitimes,  au  nom  d'une  question  theologique  dont  il  n'6tait  pas  juge  et  qu'il  ne 
pouvait  mSme  pas  comprendre.  Les  Orientaux  avaient  demande,  lors  du  premier  concile  d'Ephese, 
que  les  formules  de  la  foi  fussent  discut^es  et  fix6es  par  les  evfiques  m6tropolitains  sans  devenir  un 
pretexle  a  mouvements  populaires.  —  2.  Matth.,  sii,  32. 


210  II.  -  TKXTKS  MONOPIIYSITRS.  [100] 

^io-^  .-J-ioa^^j  v£D;ouJa_flDj  )).■  >  ^m  \-^-^t  ^-^>^^  ♦'^  *-*-^  ^®.®'  ^ 
^/  •Jlo^N;'^  )jiia^  |lou>^^  r>  co  -.^^oi  )toocL«^  )-^t^o  Jo.oi  i^oooiM 
•  i:  foi.  ii^oi.  )-^..3V^.^K_bo  y^.i«t^»o  V-^  JJ  .)juiJ5^  tv  .  -^o  ts^l  )-Sji,^  )ioci^N^ 
K.^)^^M  \j-L^o  •.)otAjl  ^'^^jo  ^j  )  >  v>  .o<-^  ':.)_liOi^  )-^A  )  -  "'i  ^ 
-.>  tm  ..v>\o  )L'^^M^j  oo(  .^j',JX^  ^•^N^  )ooij  o6i  vjoo  >  >  o^  vi '^  ..^Jlo  )oi!^  ^ 
^>^i  y^  -.U-Ji  )oC^  i^^^^^;;  )-<^;  •.^V^h  "-^J^l  )i.oa\afl\  )oi!^  .  v^ 

>  .«N../0  sm .  «>;o)l  )  i  ->0  ^  .-WL^U/  K^)^U  )ooi  jj;  o6|  ^/  ».K..).^.\j 
.^^«^/  ^O  I  >  O^  V>  .  m  ..V>\o  )l'f.<J^;  ).^p>.  )jXLS;lVo/  )3L!StV)  0001  >.*oia^f.D; 
• . )_>b.fiDO<'f-SL-.3  ..«otoKrf/o  ^;  wK^l/  .^y^t^l  )jLVv..ot.^  yOO<,\.a;  ^^  ).^oa3o 
JJo  Jla^v^;o  .),...-...*. v>  '"^^.oa^  "^..^KJta.^;   .-)..^S.>.x^oo  )jL3f.^o  )  H[\   ^^0  10 

•t*).^',.^;   ottCS^io  >«v>cljlJ;   )ooi  ^jlSlSo  .).i.j/   ^'^ki.  Kjjl^I/    )1o  lvi ^  )oo« 
)  >  .".wj   ^^Ov  .-^^j^aa-Bo  ))<•>  ••>  .\ao  ^»»v>  •>  ).^>2Ss  jj   )lpw  uo  )fl>/ 


dcs  prcvaricateurs  qii'eut  lieu  la  devastation  de  l^ome  et,  jusqu'aujourd'liui, 
lopposition,  la  scission  et  les  divisions  se  trouvent  aussi  bien  dans  les 
♦  K  loi.  13  confins  ecclesiastiques  que  parmi  *Ies  rois,  car  les  Occidentaux  ne  vivent  pas 
en  paix  jusqu'a  maintenant  avec  les  Orientaux'.  Quant  a  Marcien  qui  etait 
empereur,  ils  le  proclament  fidele,  pieux,  anime  du  zele  do  la  crainte  de  & 
Dieu,  lui  qui  fut  gratifie  de  Tempire  par  Dieu  tout  a  la  iin  et  t\  peine";  ils 
disent  quil  possedait  le  zele  de  la  crainto  de  Dieu,  pour  faire  entendre, 
par  un  detour,  que  le  bienlieureux  Theodose  n'etait  pas  de  sentiment  or- 
thodoxe  %  non  plus  que  les  empereuis  ortliodoxes  qui  Tont  precede  jusqu'i\ 
ce  que  Marcien  regna  h  la  iiii  et  h  peine.  Los  bouches  de  tous  los  fidoles  10 
sont  ferm(5es,  mais  toute  langue  blaspliematrice  et  impudonte  qui  parle 
contre  le  Christ  est  dechaineo  et  ploine  d'audaco.  Cost  le  mensonge  et  non 
la  foi  qui  doiuine  sur  la  terre;  il  y  a  disette  de  la  predioation  do  la  parolo 
du  Soigneur. 

Quelle  6glise  d'Egypte,  de  Libye  ct  d'Oriont  n'ost  pas  en  deuil  A  causo   1» 
des  hauts  faits  de  leur  persecution  et  de  leur  mechancet6?  Quel  pays  et  quollo 

1.  Toiiles  ces  ilivisious  roiiioiiliiil  iiii  piiMiili  r  roiuilo  il'KphO*se  et  Neslorius  en  liruit  urgunieiit 
aussi  bien  que  Tiiiioth6<>,  cf.  Le  lirre  dlleruclide,  Paris,  1910,  p.  317-;13I.  —  2.  «  A  la  lln  ile  sa  vie 
et  pour  qiielquos  nnn^es  soulonient  u,  our  Mnroien,  proclaivie  eiuporeur  lo  24  aoill  450,  inourul  dejA 
vers  la  fln  do  janvior  'i57,  i\  Tflge  ilo  soi.\anlo-cin(i  ans.  —  3.  TiinollnSo  oppose  les  eniporours  les  uns 
au.x  iiulrcs  pour  IVuppor  lospiit  ilos  siniplos,  iiiuis  nous  savoiis  inuintoiiuut  a  lu  suito  ilo  ipiollos 
intriguos,  u  lu  oour  el  pur  la  ville,  'l'luH)dose  a  sacrillo  les  Onentuux  au.\  Kgyptions;  cf.  Lt  lirrr 
dlUravUde,  235-259;  367-369.  \'<>ii   l;i  niftnie  IdOo  plus  bas,  p.  220. 


10 


[107]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  —  IIISTOIRE.  217 

jL^t^    ^t^OI    ^-^;     }i-^^    O^    jKjL.^    o/     jU/    |JL.JJ     .yOOiXlloijO    vOOt..»^M; 

f^i^   ^/   .\ . °io ^>^o     )-.Vom'>/o  .|...,j>-iL^;    ^oia^pi,   "^  itviN    oooi  |jiO(.^ 
'^omTil  I;  .yoot^;   jjuji   J^li^fJi.   ojoi  .>  «\  n  i   >  «\oi    \^\^  •.^oKjlI  ^ju» 
)U/   yooi^  J^/   jooi;  .ya_3;f_j  >  .  (in^^v»;  ^.^b^k^jjo      .)..<..»^<  oiK-..b.t.^<u\  ' 
^-.N../   ^^..^  .).^euvK.a  voot^    )iq[V>;   ^/    i^^..^   p  .^>w^\;    ^^   p..m^0L^ 
U^.^^^.   )^N«    JSs.^001  )>!..  ^  .JJcb^    J^^JL^)  )jt.^>^  )ooi    p6/  ^^^^01  ^/; 

)J^j>N>a«^  )J>)-Ltt  .J^OOI  ^AJtJ^JM  y  .  S  ^jX ^^  ^'^OkO  ^-  -  "<•'  \^\^  yJi\jSa^O 
)lo>V><OtS.  ^if.<.db^  kS/f  ^l  ^loJ^sJOO  .wiN  OOOI  )  1  -^tNN  l\o  -.vOj/  J^>.JLCD 
^l     .loOI     JLjl..w...\    ).2L^i-0;0    .Jk-3)-flDO    J^^J^/;     ^^    y^l      \tS,  «  I   \p>;po    JJ 

O^  )3\....J^JL^  -.^l^JL^  p  ^;  vfOOVd  ^OS  ^^  .).XJiO);  vooi^;  )J^s^^ 
^.^j-wJ^Oo;  ).io  y^l  .6I.-JS.-./;  ).io  ^io  'i-aN.  .  .^ ../  >opa2^  .•)).^cq'»;  ^/ 
«  .onv>  .)ia^w)  yooi.^  ouJ^/  ^;  );oif  .oub^  ^l,^^;  >  ^..X^JJ  )^.«.sij; 
moi  .ypc^o  vNV>  »  .m\  v^{-  v*--^-*J^  ^/  vm  «°ivi  •.o^&ttt  ^^J^/  Jl:^; 
•>J^/  JJ^o^  ^oi..\n;  ^-«N>/    JJ..io  ^''i^,.^^  •)-iJ^o  )t-V*! 

1.  HaaL3(o  Ms.  —  2.  vJKioajj  |irirna  manu. 


vilie  n'oiit  pas  souvenir  des  meurtres  qui  ont  eu  lieu  depuis  lors  jusqu'a  main- 
tenant  parmi  les  brebis  du  Christ,  et  des  exils  et  des  spoliations  ?  car  ineme 
si  nous  nous  taisions,  les  pierres  le  crieraient'.  Cest  Ik  veritablement  leur 
paix  :  d'immoler  le  troupeau  du  Christ  *  et  de  persecuter  ceux  qui  (les)  repri- 

5  mandent,  pour  qu"ils  aient  le  loisir  de  faire  (tout)  ce  qu'ils  veulent  sans  qu'il 
y  ait  personne  pour  leur  repondre.  Le  psalmiste  disait  de  ceux  qui  etaient 
comme  ceux-la  :  Je  portais  envie  aux  hommes  iniques,  lorsque  Je  voijais  la  paix 
des  peclieurs'-.  Ceux  qui  te  haissent,  Seigneur,  je  les  ai  hais;  j"ai  ete  plein  de 
degout  pour  tes  adversaires.  Je  les  ai  hais  d'une  parfaite  haine ;  ils  etaient  pour 

10  moi  des  ennemis^.  IIs  professent  qu'ils  ont  aussi  renouvele  la  foi  immuable, 
comme  si  elle  avait  deperi  et  vieilli,  et  si  elle  etait  menacee  de  corruption 
selon  leur  parole  impie.  Car,  de  toute  necessite,  ce  qui  est  renouvele  se 
change,  en  majeure  partie,  en  une  chose  qu'il  n'etait  pas,  selon  le  bon  plaisir 
de  ceux  qui  le  renouvellent.  Que  tel  soit  le  but  poursuivi  par  eux,  je  vais 

i.i  le  montrer  k  Taide  de  leurs  propres  paroles  a  ceux  qui  veulent  entendre  et 
juger  ce  qui  est  vrai  et  juste  au  sujet  des  questions  en  litige  \ 

1.  Luc,  XIX,  40.  —  2.  Ps.  Lxxii,  3.  —  3.  Ps.  cxxxviii,  21-22.  —  4.  Tiiiiothue  cite  ensuite  la  leltre  de 
saint  Lfion,  divisee  en  14  chapitres  (u-v),  puis  des  extraits  de  la  formule  (ti(xi-L)  du  concile  de  Chal- 
ciSdoine,  jusqu'au  fol.  15  r"  b.  Puis  le  scribe  ajoute  :  «  Du  bienheureux  Timothee  »,  et  transcrit  des 


E  fol.  13 
V  c. 


*  E  ful.  13 
v°  c. 


218  II.  —   rKXTES  MONOPHYSITES.  [108] 

♦  TlL.n'^  1  fn  "N  Wt\   T£l9aj3J3aarcr:\   Tdx.n  'oorcTiOaa^   rsfxj^xp'» 

^Tjjr^  •^■n>3  r^ocn  rdl-n   '.can  .  i^^q-n   ^*t^   ^ovnjn 
rdSsL  r^iSJoj-n    rsllrsf  ^rdioojala^-a   ooo-ncaiojDo  r^TUxS 

♦  rC^fif>*y3oL  ,rslj:^cn  ^x^  nlnr^  .  rslcalr^';^ 

|-j».oaa,.5o    )oj!!^t    jlo  -^o^k-a;    );o(    .)K»«^^)lo    )Kju*^    ^ojouaio    «T^ 
Kjlj^I/  .^ni  »  ff^VKB   ^<<N<^  I  - 1 .  ^  i\t^  .^»i[S;,>>o   )  ..  «>v>\    ..« ao ..«Vo   )  I  v>  VoQo; 
jK.  ..   ««Jo    )K*-.t.f>;    );o<jaD    K «  •>  -)    .).^oK..3;    ).a3V^oo|;    )Kjupo    )jOj  n\ Ti  •> 

{•K^ft^  ^^  >  -t.to;   ^^0(  N^.Mi  ..^.^.^aso/   )l;Oi.fiD    lo 

1.  Add.  ms.  n°  12156  (E),  fol.  39  v.  Le  lol.  19  est  »5dite  par  J.  Lebon,  lor.  rit.,  p.  '..  —  2.  Sio. 


XII.    De     SAINT    TlMOTIIKE,     .^RCHEVEQUE     d'AlEXANDRIE.    CrITIQUE    ET    REFU- 

TATION  DE  LA  DEFINITION  DONNEE  A  ClIALCEDOINE,  AFIN  QUE  CEUX  QUI  LA 
HENCONTRENT  SACIIENT  QUE  LE  CONCILE  DE  ChALCEDOINE  n'a  COMMANDE  RIEN 
MOINS  QUE  d'aCCEPTER  ET  DE  PRECHER  DANS  TOUTES  LES  EGLISES  DE  DlEU 
LES    DOCTRINES    IMPURES    DE     NeSTORIUS.     CaR    LA    DEFINITION  '    (tOMe)    PORTE    I       5 

1°  «  Lo  concile  saint  et  tiecumoniiiue,  lequel,  par  la  gri\ce  de  Dieu  ot  par 
rordre  des  fuleles  empereurs  qui  aiment  le  Glirist,  \'alentinien  et  Marcien, 
s'est  reuni  k  Clialc^doine,  ville  de  reparchie  de  Bitliynio,  dans  le  marty- 
rium  de  la  sainte  et  illustre  martyre  Euphemie,  a  defini  ce  qui  est  ecrit  ci- 
dessous  :  lo 

consid^rations  th^ologiques,  bas6es  tonjours  sur  cles  quiproquos  cntro  «  nalure  »,  «  hypostase  »  ot 
«  persunne  »  jusqu';ui  folio  29'.  —  Le  lexte  syriaque  (lol.  1-29")  «  ost  une  compilation  et  un  arrniige- 
ment  dc  1'aMivre  originale  eomplete,  representee  par  la  version  arineuienne  u,  tk-rit  M.  J.  Lobou,  Le 
monoplnjsisme  sirerien,  Louvain,  1909,  p.  101.  Cettc  vorsion  armenienne  a  tHti  tHlitee  par  Karapet 
Ter-Mekcrttschian  et  Krwand  Ter-Minassiantz,  Timotheus  ^■Eltirus.  der  Patriarchen  ron  Alexandrien, 
Wiederlrgung  der  auf  der  Synode  zu  f.haleedon  feslgesetzten  Lehre,  Leipzig,  Ilinrich,  1908.  —  On 
trouvo  onsuito  (f.  a^^-SO')  dos  e.\lraits  de  loltros  de  TiuiolhtSe  ilt^ja  connues  par  /.aoharie  le  scolas- 
lique,  Land,  Anetd.  syr.,  II,  Vi8-l(i2,  rcproduilos  par  Mioliel  lc  Syrioii,  C.hroiiitiue.  II,  12t>-l'iO.  l'.l'.  J. 
Lebon,  La  christologie  de  Timother  .IHure,  dans  la  Heviie  d'histoire  ecrlesiasliiiue.  l.  IX,  Louvain, 
1908,  p.  (')l32.  Ce  dernicr  arliclc  reiiferiue,  p.  G8i-(i97,  uii  exposo  consciencioux  des  consideralions 
accumuloes  par  Timolli6e  aulour  du  myst^ro  de  rincanmtion  pour  faire  t^chec  i\  la  formulo  luloptee  A 
Chnli'i''doine.  —  Des  texlos  cilcSs  jilus  loiii  dans  lc  ms.  add.  1215«  —  en  pnrticulier  ceux  de  Thcodoit» 
dc  iMiipsueslc  —  ont  iHt^  odiU''^  par  Paul  de  Lnijardo,  dniis  .\nalecla  .Syriura.  LoipzljT,  I.SJS. 
1.  Voir  Aitio   v,  dniis  Mansl,  Conrites.  t.   V,  col.   lo8-tl" 


39 


[109]  12.  -  TIMOTHEE.  —  CONTRE  CHALCEDOINE.  219 

jj;    )-jJl>/  .va2L\    )j/    >fi'-it    «.«^.•1    ).^o^^  .yCLS^    )j/    oou   oC^;    ).^a^aii 
•>yoa^j  \i\Ai  )lojop  )^)->oji  )J/  .oit.::LwK.  la\  )i'y^i  )laJL^.«ot.d  V^^^Kj  vIli/ 

•.)ju;^    y001-.K-/    K_,)-^V^»    ^-«^/     lyn^^oVt-O    ^^;     ^;;'^/     )lo«-»/     l-J-SQ^ 

).  ^.«.iLV><    ^0(02^)0    :o,-2l^    )oi^;    )l<i  -> « ^ca    ) jl^o    ^2^S^;    vfoojoua^oo 

^^^^/  .a.30U  )lf^  ).<w..aX^;   oool^  •.o^ii   >m  «  idVoC^  f.3  •.oooi  )la^V  )v->t^ 
•  .)jLi/  uuLs  vooi\n\   ^;  «..»01  [^^  .)<.., .«.iL>o;  w.o<Ot..i»>ft\l  ^^)f_>tJL  vOouJ^/; 
)l'^i.  ^.bo   ).^aL^   oou;    o6t\  jJ/   ..yolSo/   yol»V*  v.P®?   oilQiV  »o<   )oo«  )J;      *  E  ful. 
^;  yoot.^S.3  .uUljl  ).a.wO'^  )-:>e^»A  •.voI^.ilJLsI/  voKj/  'h^^  P  ^^  .voJka;; 
6i^^    )^^.^C^C»ol/o  .)loi\>.oi;    )i°>\oi « ?»    vooULSLi    lo^    ^_<^,^«.sJ^s,.^    )*i'».i.-^ 

^  )jL-^  \Lx   )J;   ^;  ''^«^•.^OO   .C3   —    .rSfl^OOJJ^T^    ^niv3T\   ^CD 


«  Notre-Seigneur  et  notre  Sauvcur  le  Christ,  lorsqu'il  confirmait  A  ses 
disciples  la  science  de  la  foi,  a  dit  :  Je  vous  donnc  nui  paix,  je  voiis  laisse  ma 
paix',  afin  que  personne  ne  soit  divisc  avec  son  compagnon  au  sujet  de  la  foi 
de  la  verite,  mais  qu'ils  montrent  egalement  la  predication  de  la  verite.  » 

5  Premicrc  rcfatation  dc  saint  Timothee  :  —  Les  bienheureux  Peres  qui  vous 
ont  precedes,  lesquels  etaient  vraiment  saints,  qui  ont  tenu  concile  pour  le 
Clirist  dans  la  gr&ce  de  Dieu  et  qui  etaient  de  vrais  pasteurs  des  brebis  du 
Clirist,  ont  donne  la  paix  du  Christ  aux  eglises,  lorsqu'ils  ont  poursuivi  les 
heresies,  eux  qui  etaient  vrainient  les  disciples  du  Christ;  car  il  est  connu  de 

10  tous  les  honimes  *  que  ce  n'est  pas  la  foi  de  Notre-Seigneur  que  vous  avez  ♦  e  foi.  39 
affermie;  mais  vous  avez  chasse  des  eglises  celui  qui  donne  la  paix.  En  effet, 
depuis  que  vous  vous  etes  reunis,  la  paix  est  partie  bien  loin,  car  tous  les 
hommes  sont  divises  contre  eux-memes  pour  renseignement  de  la  foi  et  toute 
la  terre  sest  remplie  danathemes  ". 

13         Suite  de  la  definition  :  —  2"  «  Parce  que  le  Mechant  ne  cessait  pas,  avec  sa 

1.  Jean,  xiv,  27.  —  2.  En  realite  lcs  Iroubles  remontent  au  premier  concile  d'Epliese  et  non  a  Clial- 
ciSdoine  seulement. 


♦  E  fol.  40 
r»  a. 


220  II.  —  TKXTES  MONOPIIYSITF.S.  [110] 

'.l^l  l-cax^!  )la^*^  ^jili»  yV:»  )»^  ^/  p  )j«  ^'^s.^oo  .^j  "^sou^ 
^o«  ^*^  .  v^   oila^  oolso  .t-<i^/  )xL^  lo^  ):tS«^6  )iv>.o>v>o  )oC^jJ  ^^J^^^b^ 

<*)laJOiSf  )>.y\ 

y^ill   lSs^)>.^il   )ooi   jJ«   o6(    NL^/  '^^^^   K.<).^o^j    ).Aioi   «^Htf^T\   T^IX. 
)oo(   K^/    )lf>ivi  .ot;o   )o^    '^^-^>~»!?    1-'^    i^/  .)■> vv>   vJtt.«^!)l  )JL30^  )ooi 

yOO(— .N_./      )1      '.vjnOI  >  f>'»V?      ^0,~O     OOOIf      ^jC^/      )"iS»V)     )jL1X>^     ^!      yj      .o^ 

^.•^oi!  ^^«^^/o  ..<,!Kjl/  sm^^.^«.cQj  \il  K^)  n .',  m  .Jloji^euoi;  )-^^o  )iv>Vo(V) 
)l!  -.K-.),  .',  *  .  «qXvi  ^iJ^  ^^,  ^.«\o(  ^<  y-^*.  .>  «vil^^.^  oiS->! 
>>'>«>t_ll)    6(S.   K_/    ).m.3o;lV/   ) "iS; v>;o  )loi^/   )-iui^A;  )loiv>.o(\       ^*j;K.^ 

)^.boj    odo  1 ,« ^    ),  ^\v>    Y^i    .«^    —    •r^^CUJ^'^    ^^^V3T\    ^CD 


zizanie,  de  croitre  avec  les  semences  de  verite,  et  qu'il  trouvait  toujours 
quelque  ohose  de  nouveau  contre  la  verite;  k  cause  de  cela,  lorsque,  comme 
d'habitude,  Notre-Seigneur  se  fut  pr^occupe  du  genre  humain,  il  excita  le 
zele  du  pieux  et  fidele  empereur,  et  il  r6unit  pres  dc  lui  de  partout  les  chefs 
du  sacerdoce.  » 

Deuxieiiu'  irfiitatwn  :  —  lls  insinuent  ici,  de  maniere  tortueuse,  que  le  bien- 
heureux  empereur  Theodose  n"etait  pas  d'un  sentiment  orthodoxe,  et  qu'il 
n'avait  pas  le  zele  de  la  piete  et  de  la  foi '.  Mais  si  les  bienheureux  empereurs 
qui  ont  precede  Marcien  n'etaient  pas  fideles  et  zel6s  pour  la  foi,  c'est  donc 
sans  raison  que  Nestorius  a  6te  rejete  ainsi  que  ceux  qui  partageaieut  ses 
opinions'-.  Par  les  choses  qu'ils  enseignent  plus  loin,  on  peut  reconnaitre 
'  !■:  foi.  40  cn  veritc  qu'ils  ne  parlagent  pas  *  la  foi  des  saints  Peres  et  des  empereurs 
orthodoxes. 

Siiite  (le  la  definitiau  :  —  3"  «  Par  ropcration  dc  la  gr;\ce  du  Seigneur  do 

1.  M6me  iildc  pliis  haut,  p.  2lil.  —  2.  On  iio  voit  vniiinent  pas  Cflte  const^qiience  «Inns  la  iKMinition 
de  Chalc(?(loiiie.  TimolhiSc,  ici  ol  filns  loin,  a  le  lort  ironblicr  qnc  riit'otlose  le  Jenne  a  t^lo  Irt^s  imlis- 
pos(i  conlro  saint  ('.yrille  ii  canse  de  la   leiiuc    liAtivo   du  concilo  c(   ([uil   n'a  fallu  rion   nioins  qu'unc 
sidition  monacalo  ct  de  nonibren.x  dons  repandus  dnns  sun  entuuraKo  puur  rnmener  A  d'uutrt>s  son 
liinenls;  vuir  Lv  livre  d'llrnieUile,  trad.,  Paris,  lUlii,  pngos  2'iO  A  254  ot  367  i\  30U. 


10 


10 


[111]  12.  —  TIMOTHEE.  —  CONTRE  CHALCEDOINE.  221 

jiVAt   )^pa.3o  .\OQ-^^  |..*t'V>;  ^ota^'^  ^^  jla^p;    jju^     o<!Sj  '-^^^? 
wb^a^«   jjLS^o^    )^-^!    )-'-'!   '^'^^  ^  .^.  I  .\\m  cs/;   ^o^  .yaj/    .  oi^o  )l^^j 

..  I,  «>°i;? 

)ooi    jJo    )lf>  ^v  •>    :)-iio|A    )-^t^    ^♦-o»    v^    )«lo    .T^tfUa\:\    T^^VX- 
5    V*^   )-^t-0    •)-'t^;     «J^^^i»^    SS,:aQ.J.I;     )oOt    jjLSlDO    .)^;/    ''^iS..^    KjLJLi.1/     )laj..v>  .ot 

)Kslxioo1  ^^'.3  |Jj  ""^^  .a^CLO  yaaL-^)-s  .),,,..  >v>;  v-oto-ip.  ^.TionN  \jJ^l 
_,  .ffo .  f»^;ojNw  .)  t  v^  o  )loi.^/;  )lfii<^\\i  ^^  '«,..2^  .'x^aNjj  )loV.«v3  o/ 
)..O',Lfl0»  )i  '<..\fin  ..  oK-i^i  vS/  )J/  ..yO^O;i  jj  ;a^..5  )oo(  ]J  ).^  m  '«•  ff)  ^3» 
.>  o,>^f>i  )J^).S  .v^otsjj  ^j_M  t-"^  v/  .  >oj  ""^va^;  )li-^  voK-.ooi  )j:A.a^;o 
i'i  .po/  ^;  ypo  vs/  .o(JS^Oo  11/;  ).io  )«,:>i\  ).^J^  't.io/  V-».,^  .-Oi-jaiv,J 
fS  voljp/  •vQ-i/  vOiwioJ^l  yOO«-.V).3  ^-^o  .>$i.t->J^^-^  <ni[^  ^-io  )jL^/  ''^O; 
voivxaqi^    oo«-.l/   *   t^-^  |J   .).iOL^    ari-/o    .).:>eLbvjL    ).:)a^jL    .yoJ^/    ^'^io/ •  i:  roi.  4o 

•:').^a^.jb 

].  ©{vas  Ms.  —  2.  ^;^  Ms. 


nous  tous,  nous  ecarterons  des  brebis  du  Christ  tout  dommage  (resultant) 
du  mensonge,  et  nous  les  ferons  paitre  et  engraisser  dans  les  pres  de  la 
v^rit^ ;  nous  le  faisons  en  poursuivant  Tenseignement  de  Terreur  par  une 
condamnation  commune.  » 

5  Troisieme  irfiitation  :  — ■  Et  voili  que  depuis  lors  jusque  maintenant,  c'est  le 

mensonge  et  non  la  foi  qui  a  prevalu  sur  la  terre,  et  il  y  avait  penurie  pour 
entendre  la  parole  du  Seigneur.  Des  guerres  continuelles  ont  ete  excitees 
par  vos  mains  contre  les  brebis  du  Clirist,  parce  qu'elles  ne  voulaient  pas 
apprendre  une  augmentation  ou  une  diminution  en  deliors  de  renseignement 

10  des  saints  Peres.  Ouant  h.  Theresie  des  Phantasiastes,  non  seulement  vous 
ne  Tavez  pas  poursuivie,  mais  vous  Tavez  accrue  ',  et  vous  avez  ete  des  causes 
de  schismes  et  de  troubles  pour  les  eglises  en  tout  lieu.  Si  nous  nous  taisions. 
les  pienes  parlcraient'.  Vous  revonnaitrez  le  propliete,  dit  en  effet  le  Livre, 
lorsque  sa  parole  s'est  accomplie.  Notre-Seigneur  a  dit  aussi  :   Tout  arbre  est 

15  connii  d  son  fruit  et  par    Icurs   fruits    vous  les  connaUrez^.  Vous  prechez   en 

disant  :  Paix,  Paix!  et  ou  est  la  paix^?  car  la  paix  n'a  pas  *  ete  donnee  par  »  e  foi.  4o 
votre  bouche. 

1.  Cest  uno  her^sie  dont  les  monophysites  sont  sculs  responsables.  —  2.  Luc.  xix,  40.  —  3.  JI;itlli. 
vu,  16.   —  4.  Jer.,  VI,  14, 


222  11.  —  TKXTKS  MONOPIIYSITKS.  [112J 

•  .),  »'.'t-o;    )loJW.ot    )-3).^Do    )v^^UL3    )^ts^s^    y/     .T<*\inT^:\    r^*UL» 
I  ■>  -  ■«ft  jj  •.)^to^  jJ  ^«   y/   ..a\.d>.ts>».lo  1^11  ^AJLSj  ''"'^Oua  );o(;  ).^s^K^ 

~^ou^  .-yobsj/  ^l^^..^^  U-^l  -.oi^      .im  ..  jj  ^QLAjit  )^Vlo  ; ) .,.  .<>■»■  V)  '^^ 

.JJu-SlA^     |J     0'0  «  ff>  >CIlS     )°lN;,...ftii;     )^..^UL^O     .6i..J^/     )jL30|    OOt     K..)ju.'y)/; 
oi^    voJ^/    ^»  V  •>   )lo*f>.t..d    o/    ^KslodoI;   .'voI^.i/    ^..^^J^s.^    yO^t-^ 

.).->...i>.iLV>  ^../   )oo(  jJo  .vOiN..;   )loi«=i\^  t.fc^  .ol|,.w.yi\ 


10 


Vm^>I^sjL^lo  )).boK\l;   )loJL^..oio  .03  —  .T^^!^CVJJtflT\    ^ntfVST^    ^JUOQ 
^.aJ^/   ^^ot.^/    o\  •>(>   )lni  v>  .01;   )jo(   )^«.!jc>;   ^-<\-.)lo  .^;'p/   sju/  '''^o\ 
))-^    o  t  nl/    swi  «^o''^ » « ^  I  ^  ffv>  rt    ]K^i    ))^..l.,  v>  •>    ^iJ^    ^^;    ^-iJ^oi 

*  E  fol.  'lO  "'^..^OOI    ^M    ^^w^CL^J^s.^   .O^]^    )loiV)  .0<        ^0(    f.S    mOI    vOJoi    >d/;    ..  .,>V\..o 

)JSsfc.t.n  sfloo;oiJa.flD;  .^J_u  >&/  ^jl>V-^  )1oaV)  .oi  ""^s^;  )i^ocL»l  yOO(S.Jo  .)nf)S^ 

I    ^oaa  Ms.  —  '.'.  «*•»  see.  mann. 


De    la   meme  dvfinition.  —  i"  «   Nous   renouvelons   donc   de  nouveau  la 
foi  des  Peres  dans  laquellc  il  n'y  a  pas  d'erreur.  » 

Quatrieme  refiitation.  —  Si  la  foi  des  saints  deperissait  par  le  temps  et  la 
vieillesse,  il  y  aurait  lieu  de  la  renouveler  et  de  la  changer  toujours;  mais  si 
elle  ne  ddperit  pas,  il  n'y  a  pas  lieu  de  la  renouveler  dans  les  temps;  puis-  5 
qu'elle  a  ete  pos6e  sur  un  fondement  incbranla])le,  c'est-^-dire  sur  le  Christ, 
et  que  lcs  portes  dii  Scol  nc  prcvaudront  pas  contrc  elle ' ;  comment  renou- 
velez-vous  cc  qui  est  constamment  le  meme  et  ne  peut  endurer  rombre  des 
changements.^  Vous  faites  connaitre  par  la  que"vous  voulez  innover  une  aug- 
mentation  ou  unc  diminution  par  votre  enscignement  ct  non  selon  le  Chrisl.    '» 

Suite  de  la  dc/inition.  —  5" «  Nous  prfichons  ;\  chacun  la  foi  des  318  et  nous 

reconnaissons  pour  nos  peres  eeux  (jui  ont  re^u  cette  dt^finition  de  foi  :  les 

150  qui  sc  sont  rcunis  ensuitc  dans  la  grande  ville  de  Constantinople,  lesquels 

*  K  foi.  40  ont  aussi  d6fini  la  m^me*  foi.  Nous  nortons  donc  les  ordonnances  et  nous 
I-»  c.  .  '.  . 

obscrvons  nous  aussi  toutcs  lcs  dciiMitii>us  de  foi  du  sainf  coneile  qui  a  eu   » 

1.  Mnllh.,  .\vi,  18. 


[11.1]  12.  —  TIMOTIIKK.  -  COXTIir.  CII.VLCEDOINR.  223 

)L-i;0(Q.J)iX  M^dji  .-oi^j^^^io  ooot  yOOuK-/;  -oi  .v£on(Tft°>)-a  looj  ^^y.O  ^iOj 
^^£0^  ^io  jooij  .)_;^m^L^;  v£DQL^..»ajOo  .-J.ioooiM  vfn  i .  ^m^l-ia  \^r^ 
|io«_s/    V^^KjLioio    ))..io^.\l;    )j>oaio  jJ»o   )l>-.il  )iQJLio_oi»   )jsa-,^  w-iooo 

.mm  .  ^i  ^  mnn    •frij^    J^C^^w^M   )jjO(a^\   jojjl  w>.^a..«^  ). .  O  «  I  -IJ   ^"Sot  . '  )jl:>VX> 

5  )ju>'t-o    )i.ot-3/    ^_<^^...o    lU^  ^_ioj  ^.«^oi    vs/o   yt-'>-w)    ^•»!    ^oc*'»  .aJJji/ 
>«^_3uJ    ^t-»oi!    ^••-^/!    J4<^-^!    7"*/    •■Q.Jtxsi/    vm « \a.3aj^.^, i ^  JoaJiJ» 

.%)  n  .'KnK  nn    )K_.^u.jC^    ylaX^O^OIJ     ^MOS^O    .vm..fc£DiO( 

A  rv»  s  A^  1  '■r>AMi  rcfrclln^^i^  rcl>>  t  fV)  o-i^-n  nivj  ^^a 
)tov,_J^  .  N^  )ooi  ^^^o»'"^  —  .r^A&ca  a"V-^Tv   .^aj:.^xuci  t^t^.^':^^ 

»  .)jUi^).ioo  )m«,t,»   )lQ_a..i..^j   )joi  )j>a*.flO  .-^oCSSs    J^— !!   )'iQ-*o  ) ts^^J^vJscULio 

ycu^lll    vfno  nn  a>)  >.    ^_.\o(    ^..JoKjl^    ^^OO^J    >    .\  ./    .  TU1^3JJT\   T^IX. 

o/  .)\  II  l\~ths^  yo^  vJlj/  )Jj  aaa^l  vs/j  ).n_/  .,vca_ia^s.mjj  vpn .  «>;K..a.5 
oj^-^aoL^  U^l  •Vm\KjL:>olo  )).ioK\lj  )lajLio-.o(  ^io  '^^\  .-va^  o/  j'taj 
.'^-A^K^M^  V^?l!    T-*/   ^*^  )  n°>m  ^^'^  v/  •^»""^'^    )lc>>vt..o(j   ).^oa-i..l^.:» 


E  fol.  40 
V"  a. 


lieu  d^abord  k  Ephese,  dont  les  chefs  etaient  les  (hommes)dignes  de  memoire 
saint  Celestin  de  Rome  et  Cyrille  d'AIexandrie.  Faisons  d'abord  briller  la 
dcfinition  de  foi  orthodoxe  et  sans  tache  des  318  saints  Peres  qui  se  reunirent 
a  Nicee  aux  jours  du  pieux  Constantin  digne  de  memoire.  On  tiendra  aussi 
■'  les  (definitions)  des  150  Peres  saints  qui  se  reunirent  ti  Constantinople  pour 
dissiper  les  heresies  qui  s'eleverent  alors  et  pour  confirmer  notre  foi  aposto- 
lique  et  catholique.  » 

Apres  ai'i)ir  recite  le  sijmbole  des  3IS  et  des  150,  ils  dirent  ainsi  :  —  «  Ce 
symbole  de  la  grace  sage   et  vivifiante  suflisait   certes   a  la  connaissance 
^  parfaite  et  a  la  confirmation  de  la  piete.  » 

Cinquieme  refutalinn.   —  Comment  ceux  qui  professent  tenir  ce  qui  a  ete 

decrete  k  Ephese  dans  la  deposition  de  Nestorius,  ont-iis  pu  encore  decreter 

que  personne  *  ne  chercherait  rien  de  plus  ou  ne  precherait  ou  n'enseignerait  •  e  ioI.  4o 

I     en  dohors  de  la  foi  des  318!  Comment  osent-ils  dogmatiser  dans  une  defiui- 

5  tion  de  foi,  car  si  la  foi  des  saints  Peres  sulTit,  corame  ils  Tont  decrete,  pour 


P.UR.   On.    —  T.   XIII.   —   F.   2.  I.j 


E  fol. 
V"  b. 


22'.  11.  —  TF.XTKS  MONOPIIYSITF.S.  [1141 

JiU   loo«  )...^i^^s^  ool  Uio  •.|lj-»l  )1cul2lS^  1ql\  I^JLiVo  )lou>/i  )lo>vi.o< 

)loU>/     O    JloiVt  .Ot;     ).>OO^K^    yOV>...g>lboo    .)..,..«» V^   ^'^^Os     yQ.2S^    .     -  '  "  -^ 

.>  »  ..».^0^  >  .«i\oi;   ^.«rS.^J)   MT>n  rci  °>)-3  a.^'f^l  )ii'.V.o 

)ji;(a_Dj   [^oi   ^%^o  )i_3   ^^Ki.o  ^-^  )-s/   ^^o>.  .a  —   .r^^CVJJ^   J^ 
^Xiin^o  N.^),i:>fl.,.oi.^;   ^^.K.^))   ypoj   otlaxjLi',..2£ooo  ..°i\  V)   K...),.^,:>ajL^ 
^*_s   )»VAj    )lojo^A2b»    yO^I^.,^^;   >  « My.  :>a. ,V>;   ^,^^^^../   ""^^is.^oo   ji/  .)a.M.^ 
oilaj',-:»^^;   )j)^-'^    yoot  l  ^  t^   :o,Jbso/    )11',:^  )Llo   KLs    :yOO|.^;    vm .  eoioj 
lisS.oK:s,  ^oi  )oi:^  If^^;   j)-^  lV-3  ^^o   :a^'^V)/  o\ ji..>fl\  yK^.^^;  vV^- 

.^.A)K>v) 

.)lai^a_.oi  )^  )^V^  o°l  *—'t  •V^/  sCDa\aa  ).iaa^  f_3   .TvtfULT^  T^IX. 
'•0  o6i  ^^  t  'tX      .-^di-al^^  )lo>t  I»  •>too  )-.'t.^  ))/   |jL>/t  •Jj^^jaaox^  ),^ 
)Kju.^  )1q-.N.-X1;  )i>>v)  V->-^\^   ''^  ^^   •)-^/;  o<V-»  ''^'«•i^  ^-^  V^ji/! 
«3/   )-.>.jaa.30  ;a.M^^^  ^''^^  Ji  n  "»  .voloi^OA  ^>  )-.V^  )->-•/   •.)loK..)-3  i^ojio 
.K-.)'^_.iJL  )ooi  ))o  )jioi  yol'^/    ))';.^cp;   l^tJL^;   ^/  .|oi!:^  It^;  ^  no'^/ 


renseignement  orthodoxe,  quy  avait-il  besoin  d'introduire  deux  natures  dans 
le  Christ  et  de  les  placer  dans  la  definition  de  la  foi,  lorsque  les  saints  Peres 
avaient  anathematise  k  Ephese  ceux  qui  oseraient  faire  cela  ' ! 

De  la  ilrfinitioii.  —  (•"  a  II  enseigne  parfaitemont  au  sujet  du  Porc,  tlii 
Fils  et  du  Saint-Esprit,  et  il  expose  rincarnation  de  Notre-Seigneur  k  coux  & 
qui  le  re^oivent  avec  foi.  Mais  ii  cause  de  ceux  qui  ont  ose  detruiro,  par 
leurs  hcresies,  la  predication  de  la  vorite  et  qui  ont  enfante  de  nouvelles 
paroles  :  tandis  que  les  uns  osaient  corronipre  le  mystt^re  de  recouomie  de 
Notre-Seigiieur  pour  nous  et  rofusaient  de  dire  :  La  Vierge  est  More  de  Dieu  '  » . 

Si.riemr  irfiitation.  —  Puisque  lo   hienheureux  Paul  a  dit  :  (71  Seiyneur.   10 
i:  k>\. ',0  une  foi,   tin  bapteme'*,   de  quel  Scigneur  donc  annonco-t-il  rincarnation*  en 
dehors  de  celui  qui,  d'en  iiaut,  a  et6  appel^  Fils  du  P6re?  En  sus  du  nomhre 
de  la  Trinit(5  sainte  et  consubstantiello,  quel  Seignour  nous  nommez-vous? 
Vous  utilisez  encore  maintenant  le  seul  mot   et  iappellatioii  do  a   Mt>ro  de 


\- 1 


1.  Crsl  piiivi'  qii'il  liilliiit  iKiKlaimuM'  fl   cxtliiic  lt's   iiou\clli's    li^ri^sies   uionophvsiles.   —  S.  L» 
riliiliuii  s'nn"61e  mi  iiiilicu  ile  la  pluuso.  —  :).  Kpli..  iv,  5. 


i 


K   fol.  411 
v"  c. 


[115]  12.  —  TI?>IOTIIKI',.  —  CONTRE  CHALCKDOINK.  2>.5 

♦owolpo/  joiSs  1,^ 

,^»o    -"^^/    j^^joioo    Jl   i^^o-s    ^;    yOogL^    »A    —    .T^-^CVJJtf^    ^^ 

j^o(.2^  )   '   '"^  001  )jLajLw><)0   :o,..3  )ija-»  jLs   )ioo(.2^;o   )Vi3Q-3;   )-L-o-S  ^otoK../ 

)Kjl.>^o  )^>..^;  )ioi  ^o;o(JO-fiD  )-*-3)  t^  ^-lo^^^  -.a..^;    JLa^n  1  ->  )-.,-i>.^.; 
•  *  '  j   •  '  •         * 

)1   ).°>\  v>o  :jftJ>'  ^'^^olDO^)   yooil^ojj.   ^otJ^   wJIs)..^  y  .4  VI  \   :)]^2^s-3)lo 

•  ffftvN.  iv^l,^  jJw^^^li  )lo.i.^a40(  K^j.^^;  •.toa.wl.  •.)lojoV.3;  \->iQjL  ^^;  ).^p>oj 
)-A;a_Dj  )_-.o»  yo-i<y  ,-*2s.^l  ^o^ioo  .)°ii\  ..o  »  )J;  iKsi  )ju>'t-0  )io(^/ 
|ioii>/   w^  )— o»;   otiot^-./   ^^'^.^^.io    N_ia\JS..A/»   )ini°>\  viX  ..^^J^l^ 

•  .OJLLdi/   vm  .\o°>  I «  ^o-^  flno  n  ^  ^s^JS^.^  ^^;  w.«^o(  :^^aJl^o-»o  )).^  ^-a^V-o 
^^o(\  v...cft.>.    V^t^;  ^^  ^'/  )o.oi   jJ;  -.a^jo/  .ti\ni\  yojo^;  w.6(  •)i^Ji^ 

•^  ^rtr.\     .•)ji;Q.D;     )»«oi     "*^-i.';     JisO  «■>  \     JJ/     .  w-Oi.»Ji»^J^    ^..J\b.^    )  ^.-i..:»0^ 

^«  ^a^^  .oioiJ  ).^I^^;  )io;Oiia^  .-.  .  (if>i.3J^oo  ^0^0..^^  oiiov^o^;  ^..\-./ 
■^oiots^l    \.M^^x  )ju/  V-2;o   .•>  « m  v>o(  aI\.2L^:)Ci\  o(iaj«»2,.^;    );)i\;  vOJo^ 


Dieu  »  pour  en  tromper  beaucoup,  ct  nou  en  verite,  car,  apres  avoir  fait  nieu- 
tiou  (ici)  de  la  Mere  tle  Dieu  Marie,  vous  ne  la  uommez  plus  nuUe  part  «  Mere 
de  Dieu  »  dans  ee  qui  suit ' . 

De  la  drfinition  :  —  1°  «  D'autres  ont  iutroduit  confusiou  et  melange,  et 
5  ils  ont  imagine  follement  que  la  nature  de  la  cliair  et  de  la  divinite  est  une ;  et 
ils  supposerent  que  daus  la  confusiou  (des  natures)  la  nature  divine  du  Fils 
uuique  etait  passible;  k  cause  de  cebi,  pour  renverser  toutes  ces  machinatious 
contre  la  verite,  et  moutrer  que  la  doctriue,  depuis  le  commencement  de  la 
predication,  est  toujours  inebranlable,  le  coucile  grand,  saint  et  oecumenique 
0  a  defmi  tout  d'abord  que  la  foi  des  318  Peres  demeurera  sans  changement.  A 
cause  de  ceux  qui  attaquent  le  Saint-Esprit,  il  confirme  renseignement  qui  a 
ete  donne  au  sujet  de  ressence  de  TEsprit  par*  les  150  saints  Peres  qui  se  ♦e  foi.  w 
reunirent  ensuite  a  Constantinople.  lls  firent  connaitre  a  tous  qu'ils  n'ajou-  ^  "^' 
taieut  pas  quelque  chose  qui  manquait  aux  anciens,  mais  qu'ils  eclairaient 
par  des  temoignages  des  Livres  les  concepts  sur  le  Saint-Esprit  contre  ceux 
qui  voulaient  nier  sa  souveraine  puissance.  Et  k  cause  de  ceux  qui  osent  cor- 

1.  CeUe  locution  figure  encore  dans  la  d(Jfinition  des  deux  natures  donn6e  a  Chalcedoine...  er  Maria 
virgine  Dei  genitrice  secundum  liumunitaleni. 


K  ful, 
1"  ;i. 


220  U.  —  TKXTKS  MONOPIIYSITF.S.  [liui 

jl^jJ     -.^,-^^    J^-.)j,_iOQ_^,Ji>^i/     yOu.-y^    )fcsJ^o)S^_3    )K_JL_^    ^iOj    o6( 

Ict  \i    •.)-.i,  I  mi^;    ^t-t-^*   ).-*.^i    )°.^7   ooi    vXDaJ^.*ia_o    )jl.<^_oi    )-o_.«ouo-cd 

Jlr.  I  (^.^W^    loJ^     .K\.'>.0    ^OiM.K-./    )^).V>...\;     •.)-X.^J^    1q\o    v£OQ-.ia^JQJ 
K^^M     )jLJL^^«      ^aJ^/;     ^..f     ).Q,llQ.9     •.v£Q-.^^^iXXJl     0(-JLw..^i      Ir.-,  .  wr>  ...  V) 

.jlQjL^a..oii    )j»j  )jLA^i   ^i.,.ia\    ^,^,^^   .-)oi!^ 
)  v^   -t  "    J^ooi;    )-*-.V^;    )lQ.L>ft.o<JS,    ^    U^   "^^^^^io   .  r^l.3JL'n    T^tZ. 

jJ    ■•^.«.il.yi  ..O     \\^]      s£DjO(JL£Q-\    ^/     yOOi-^^     ^;     yolot  ^0,-11     .')jlO|     yol,-a3 

.fr. .  fff.;N.   n    l^  ^.t-^^j    ..«oi  .»mn  m-3)-s;   )^ol.>^q    sfloojotJa.m  \    )_jlo<    yoloooA 
'<>  )oo(j;    ^/  .vo1oi_:^.jl  ^ou^q_>^     )-a-.;o(.jQJo  yoy^  ^^i*W  ^^       .sCQ..iQ.^axLJj 
.vojjj   oilf.^))   l^.i.Jo/  .)lo)o'po;  ^IqjlsJ^^ivi^    ~^aJo(J^  0511.0. ^cl\   )il/    yQaL\    lU 

.0(Jl°V.J     '^*^    ^lp""^     ♦"'^    6|)^»>^»^     .)-0Q.iOQ^    K^y^ll     K_.)j).3«     .-Ol 

vs/  .)li^/  ,^*^o(A  ^ou:^;  .OJ  —  .rd-lnaja^-n  ^niv-n-a  ^cn 

)K_3i    )..^ooiM    \j^(xa.£a.^2l    voji    )..3c>   n  m  '=^/;   ).Ai    )..l  ^o  ^o  )-1l.>^.o;   o(l',.^JJ 


ronipre  le  niyslere  de  .son  incarnation  et  qui  disent  foliemenl  que  Celui  qui 
esl  ne  de  la  Vierge  Marie  est  uu  siniple  lioiume,  (le  concile)  reyoit  les  lettres 
synodales  du  saiut  CyiUp,  q»i  etait  pasteur  de  reglise  dWlexaudrie,  ecrites 
•k  .Nestorius  et  aux  Orientaux,  lesquelles  etaient  propres  i  refuter  Terreur  de 
Nestorius  et  a  eclairer  ceux  ([ui,  i^ar  un  pioux  zele,  desiraient  connaitre  le 
seus  du  mystere  de  la  ioi.  » 

Septieme  refutiitioii.  —  Pourquoi,  lorsque  vous  faites  maintenaut  une  obli- 
gation  de  la  foi  des  saints  qui  a  precede,  car  vous  nomniez  avec  eux-uu"'mes  le 
concile  des  IT^O,  n'avez-vous  pas  menlionne  maintenant  le  saint  eoucile 
i;  lui.  'ii  d^liphese,  qui  deposa  iNestorius,*  mais  avez-vous  menlionne  seulemenl  (luel-  lo 
ques  lettres  synodalcs  pour  avoir  ocoasion  de  leur  ajouter  r«5crit  de  r^bellion, 
c'e^t-ii-dire  la  lettre  de  L6on,  qui  a  6te  nomm6e  tome  avec  raison,  car  elle  a 
divise  TElglise  contre  elle-meme  '  ? 

Siiile  ilr  lii  ilefinitiun.  —  8"  «  A  ces  lettres  (le  concile)  joiut  avec  raisou 
la  lettre  du  saint  et  bienheureux  archevLkiue  Lcou,  tWi^que  de  Rome  grande  et 

1.  Tluiotlit5e  rnpproclie  xiiiioc  Ue  Teiivw.    -  Son  reprocho  esl  iiijustitld,  car  le  eoncile  d'^pli^se  a  iM* 
imMiliciiiiic  |iliis  liaiil.  p.  '3'.!2-223,  el  Nolui  liis  a  hnijour^  iHc  i  »iulaiiiiic  par  lou.s  les  eulholiques. 


t 


E    fnl.    U 

r  b. 


[117]  12.  —  TIMnTIIKR.  —  COXTRI':  CII.VLCKDOINE.  227 

|_3j  ^oV.^^.3;  ojt^iotsJ^  o*-^?  ^o*  .)L-3Q-^o/i  Ih^.t  .  >  ojK^i.Uj  Jl^rt  i\ 
..^_*^ifroo  K^\  *  «  ?>;  ^.iJ^../  '^  ^noX  jo-^x;  jtocL^  cii..K-i/o  .•J.i»-;aio 
jjV^i  v-^-*/  ^"^  ^  ''"cN  .jl^il  )l<n>fl.oi;  )iiaA  lo^  .bs.ieL,M^  ^■•)-o;; 
^..^i.:)0.^;  ^wsiv-.)io  .)ji^otoo  .)-.JL3  ^VtvJ^  vCL^i>.3J;  ^^a^^  )laJVM3po; 
'^  ^»  f>n\o  .La-»;  )joiS;  ).« tcn'^  ^^  ^.^^...^ww..;  oilooC^  ^oi  )KiLO,>  ..;  ^0«.^).^; 
.).^aA.o  .  ...\  \  V)  jLaJ^a.2  o/  ).^;a^  ).^...jl^;  >  j..i,«.'>  ^Vl  ^X;  ^..^^/ 
K.2LfiQjl/;    )^.  1  \;    )la^;    ouJ^../   \-i'y-^    ).i.O   ^Oo;    o/    JLa^qji   ^^;    ^.*.^..JJo 

•>)3;i    )-Jljl^;    ^/    .^'L:^ 

•  J,-»^/    )poo,_^o   )oOo^J^   )->OJ^;    v»;    6u.K-./        «T^  >1*73d\T\    T^IX. 
yeLty^  ^Oi   't->^^  ^«iJS^^/  .^.^s-^   ^^    v> ... oo;  )jo(  )  ysa ..^1;    Ji^;  )la<..v^ 
o  n^/  .'.  .  I  •«••>  ^Vl  •f.^/;  w^  ^/  .•>«)0  1  .ql^s^;  >fn  .  tmiiSvjo  o^o.^  >(tici  m°>)  •> 
: o  f>  m <»io  .-oi^  )oo(  K>/  via_.',-^AJ;  )jLa\a^;   ^^   y^l   -voJJ;    )J-r-^^JJ    "^/   ^; 
viXL.<>»fiDioi;   ot...]^/    )K-cd)JS..ao  )•,  f>  \   :)<.>.« «  ^  ^.^.^   ^.«jlJO  wVl  i-^)-i;  «.«oi; 


sainte,  ecrite  a  Teveque  Flavien  de  sainle  niemoire  '  pour  aneantir  lopinion 
mauvaise  irEutyches,  dans  laquelle  (saint  Leon)  indique  la  profession  de  foi 
du  graud  Pierre,  et  qui  est  comme  une  colonne  commune  contre  ceux  qui 
[)ensent  mal,  pour  la  conlirmation  de  Li  foi  orthodoxe.  Car  elle  combat  ceux 

5  qui  tendent  a  diviser  entre  deux  Fils  le  mystere  de  rincarnation,  et  elle 
chasse  de  la  societe  des  pretres  ceux  qui  osent  dire  que  la  divinite  du  Fils 
unique  a  ete  passible,  elle  s'eleve  contre  ceux  qui  introduisent  melange  ou 
confusion  dans  les  deux  natures  du  Clirist,  et  elle  poursuit  comme  des  insen- 
ses  ceux  qui  tirent  du  ciel  ou  d'une  autre  nature  la  forme  du  serviteur  qui  a 

'0  ete  prise  de  nous.  » 

Huitieme  solution.  —  *  Limpudence  des  paroles  de  la  definition  que  nous  •  k  iVii.  'u 
>  •  •       II ,  1  •  11  1"  I). 

venons  de  transcrire  excite  1  etonnemeut   et  la  surprise  tout  ensemble,  car 

ceux  qui  auparavant  ont   depose  Flavien  a  Ephese  parce  qu'il   disait  deux 

natures,  ont  rejete  aussi  la  lettre  de  Leon,  parce  qu'on  y  trouvait  la  doctrine 

lo  de  Nestorius,  et  ils  ont  decide  que  dire  deux  natures  dans  Tunique  Christ 

etait  la  racine  et  le   fondement  de  Iheresie  de  Nestorius^;  comment  donc 

I.  C.f.  M.Tii-^i,  Cnncilfs.  I.   V,  1365-1390.  —  2.  OM  ainsi  qu(>  les  Orientaiix  allirmaienl  ne  conilialtie 
'lue  puur  le-  deu.\  naluies  ilu   Cln-isl :  ef.  siij)ni,  p.  ISJ,  note  1. 


E  fcil.  'il 
r°  c. 


♦    1" 


22S  II.         TKXTKS  M(>\(il'll VSiTI':S.  [IIS] 

y^l    )lo   i  V>  ..Otl    )  V>f>    ..t^.3    gftXw.^    ^A^piO^    \.xot    U^l    •.vm^io^uxij; 

)..x-3oi«  ^6(  )lv>v  jJo  .[~B'y.:io  f.<><J^  .  » i*''^  ^Vl  yoV-^)— '?  <-*°*  •^^W*-^  v?-'?*? 
sxdqjuql^S  )K.....^ol^o  .ou^^-*/  V».,'^*;  ^^  ^.•/  .^^^s..»^  N^Ksl/  K^)^.kJLi 
^p^otx^  )a^^iot  ^^1  ^../  t.3  .>.<oio)vA  W..W..  ^f  o6i  .^ot.'iio,ji^  )  *  «t  n  ^ 
•  .).^f^«  ^.*\o<;o  oi^«  ^aiA.fiDiKja  0^-21^«  QiXniflo/  ^.««-o  ^^  V-*^^  o/  .0001 
r>\  1  f>  )-Jou^  ^  .■)jo,.ia.^a.3  ts-.).iL^,7>  o/  .)...jlf.^>  )jaJuo  K_...^l  ^.Najo 
)uL.<«  K.>..m1  )lt.'i-ik  6u^^/?  ^oi  .vOOi2S...t  ».fn..  mtK-o  loot  oocl^;  ^j2S>..»JIo 
♦)i[i«'ii\  jl/   \oC^\l    'Q.m«°>^l/   )1;  ^:>6  ^/  -.^00^..^../  ool   )-oC^ 

.   «AV">    ^Vl    )1q-.j-««        ^^   ^t-^?    ^.ii^^jio    ««^    —     .T^^CVJJOA     ^^ 

.Jbot-^M.^  V**"^  )la..t-«.  iK^  ^t   t-M  ■>  «\Kaa^  y^po 

yn  ...\  ^i   ).j:^    oi^   K_/t   )ljli;;,i.->  ^^  «ju/    jJo   .r^\T.^:\   rd^njL 
iK..3   jJo  •.^^bcL.oi   o/    «aL^    >  .<uiJ>',a   ^Vl   )lQ-.t-«*  ^t-o   ^-^   |J    .■JIqjl^cu.ou» 

1.   y^^H  Ms. 


inairitftnaut  osent-ils  enseigner  dans  la  d(!'finition  de  foi,  au  point  de  coufirmer 
la  locution  «  deux  uatures  daus  ruuique  Soigueur  »,  de  signer  la  letlre 
CH-rite  de  maniere  si  impie  comme  si  elle  etait  bonnc?  et  ils  placent  le  defunt 
Flavien  parmi  les  saiuts  apres  Tavoir  depose  quaud  il  vivait  et  Tavoir  me- 
prise  cdumic  un  hcjretique.  Ou  bien  ils  out  peclic  d'abord  lorsqu'ils  Tout  5 
dcpose  aiusi  quc  ceux  d(>  FOricut,  ct  ils  tombeut  sous  le  coup  dc  la  loi 
ecclesiastique ;  ou  bieu  ils  ont  mal  agi  a  Chalccidoine  lorsipiils  out  regu 
celui-l^  et  ceux  qui  avaicnt  etc  deposes  avec  lui,  et  ils  tombent  sous  le  juge- 
nicnt  de  Dicu,  ce  ipii  est  vrai,  pcnir  u'avoir  pas  obei  a  Dieu  mais  aux  hommcs  '. 

»  E  loi  'ii        '^^'  '"  dcfinition.  — 9"  «  Et  ceux  qui  supposent '  deux  natures  de  Aotre-    '" 
Scigucur  avant  ruuion,  ct  qui  cu  imagincut  unc  sculc  apres  runiou".  » 

Nettvieme  solution  :  —  Aucun  dcs  hommes  qui  a  uu  coeur  saiu  daus  la  loi 
n'enseigue  ou  ne  croit  deux  ualurcs,  ni  avaut  luuitiu  ui  apr6s  luniou,  car 

I.  L':iiilinoinii'  cnUT  lo  socond  conoilo  il'Kph6so  ol  Olmlociloino  lionl  ii  oe  nuo  les  Ki;y|>lions  i|ui 
oliiiont  loul  a  llpluNse  n'olaienl  presiiuo  lien  u  Glialot5iloino.  Los  cvoiiuos  ttu  soconil  ooncile  (rEplioso 
qui  n'iilaienl  pas  ogyplions  sonl  venus  confesser  n  C.halcoiloino  <iu'lls  avaient  sonscril  sous  la  menace 
dcs  coiips.  Salnt  1'lavicn  esl,  iraillciirs,  niort  dc  la  suile  ilcs  coups  dc  pied  roous  u  Kpht>se  ol  cela 
nionlro  {-i^  i|ui  alleniliiil  lcs  i>v6tpics  iiiii  iiuraicnl  osi^  contreiUro  Dioscoro  ol  les-Kj-yplions.  lls  onl  faibli, 
cl  riiiiolht^ea  raison  ilo  lcur  rcproclior  lour  oonduito  nu  ooticiliabiilo  dl^Iphoso,  iiiais  il  on  ost  rospon- 
sable  poiir  sa  parl,  puisiiuil  \  iissislait  avoc  Diosoore.  Lconoo  tlo  Ity/.anoo  rofuto  rinuillioe.  Ih  serlis, 
.\olii.  \l,   /'.   <i.,  I.   LXXWI,    I.  ool.  1233.  —  •.'.  Cr.  ,1.  l.oboii  loi\,  <■(/.,  |i.  8  ttoxtos). 


,.. 


10 


[Iliij  12.  —  TIM0T1H<:E.  —  CONTRE  CHALCEDOINE.  229 

|KiO)0  li-flu  jJ;  ooi  :)to.oKj>  )Nju.,j>;  I^^V-ieus  ^^^^i/  V-^  if  .jlo-.^-. 
oci;    y^l   .)lS^oN-3    )NjL-^;    )v.ai^;    oU>3  )OJ^/    ^/    ^t-o«    •.)-»/    1°^! 

^-.O     .)oCSs     y.^1      )jL-U^vKjLiO     jJo     »Jio    )jL3^^^jLiO     jJ     ^3    .^^:-     «-0|0;QuJ^ 

yoyji  "1,  rn  ^X  \ts^  o/  )^aJLD  oC^  )o.o«  ^.«^  }i  .Oi^;  )»-*Q-3  )f^  -oiotv-/ 
V.-^  JJ  .oiis.o  ouioo  J!!^);a-A  oiiol^  )jlo  3/;  .•)liCis.io  )oj::^;  Jjl^^ 
^Vi  ).3o,-;3  vS/  -.^-Vl  )jLiD  ^;  y^/  .)30j^3  JJ;  )^QJLD  jJo  ).ioaJLiS  jJ;  |jL*a 
)l.^   )jLS;:S;:w;    ^-/    .^Vl    ).-,.JLJLiO    ^/    ^Vl   )l30j^3   ^;    y^/    .^o\^  ^%^   ^io 

)J.ou>|J  ^«^s-jo»  ^  ^;!^  ^3  .j  —  .Tl^incui^-n  ^nivnn  ^cn 

^os    J^l^oui    ).^-.^,^   >d.aju>  v^^ol^   )t..3  a^;a^a\  001    p  ooto   ,_<    ..)jl:;^ 

OOJ     p     001     )jLiOLi»JLiOO     .)loO«\)..3     OOt      fD     OOI     )jLiOLiwJLiO  .^-X--j/     ^*2l^i0  *   K  lol. 

^^0  )J^C^w..^oo  )Jl3j   ^^  001  ^  001  .)i*^JL3  )jlj/   f.j>o  )i'tJL3   )ot::^   .)lajLj).^ 


lorsque  le  Verbe  sans  chair  de  Dieu  le  Pere  a  ete  congu  dans  le  sein  de  la 
sainte  Vierge,  alors  aussi  ii  a  pris  corps  de  la  chair  meme  de  la  sainte  Vierge, 
d'une  maniere  que  lui  seui  connait,  tandis  qu'il  demeurait  sans  changement 
et  sans  modification  en  tant  que  Dieu  et  qu'il  etait  un  avec  sa  chair,  car  sa 

a  ciiair  n'avait  pas  d'hypostase  ou  d'essence  avant  la  conception  de  Dieu  et 
Verbe,  pour  qu'on  puisse  lui  donner  le  nom  de  nature  en  particulier  et  k  part, 
car  la  nature  n'existe  pas  sans  rhvpostase  ni  rhypostase  sans  la  personne 
(prosopon) ;  si  donc  il  3^  a  deux  natures  il  y  a  necessairement  aussi  deux  per- 
sonnes  (prosopons) ' ;  mais  s'il  y  a  deux  personnes  (prosopons)  il  y  a  aussi  deux 

!•'  Christs,  comme  les  nouveaux  docteurs  le  proclament. 

Suite  de  la  definition.  —  10°  «  Suivant  donc  les  saints  Peres,  nous  ensei- 

gnons  tous  egalement  k  confesser  que  Notre-Seigneur  Jesus-Christ  est  un 

seul  et  miMue  Fils,  *  le  meme  parfait  dans  la  divinite  et  le  meme  parfait  dans  '  e  lui.  ii 

rhumanite,  vraiment  Dieu  et  vraiment  homme,  le  meme  (forme)  de  Vkme  ra- 

'■''  tionnelle  et  du  corps,  consubstantiel  au  Pere  dans  sa  divinite  et  consubstan- 

1.  Le  cardinal  Franzelin  r^lute  les  iilentilications  ci-dessus  dans  son  traite  De  Vcrtio  incaniatn, 
edilio  quarta,  l>rali,  1893,  Cli.  III,  p.  224  sii.  II  ecrit  en  particulier  :  Omnis  naturae  et  lujpostaseos 
(lefinitio.  ex  qua  consequitur  tot  seniper  esse  hijpostases,  quot  sunt  suttstantiules  essentiae  ac  naturae 
singulares,  est  tlieologice  erronea  et  eo  ipso  ctiam  philosopliice  et  simpticiter  fatsa. 


\o 


V.  (o\.  'il 
\"  b. 


230  II.  —  TKXTKS  MONOPIIYSrrKS.  [120] 

•Jlo    >.j)— 3      00(      t-3      °°t      r^-*?      )-La3      '^O      .0(loOiS.)-3      \-^l]       )^-o-3      t»^      '^f^^^ 

\^l   ^io  ^_io   ^^'SLb^  yo^  ^ioj    .)N.-».^ww.   ^io   't-^^^    ^    ).i6j    ^o^io^aj»; 

■        I  n;CTO>  '"^S&^^jOO    ytC^.^^00  O0«    ^  OOI    )->il^/    ^«    )^s.^<Li-3    .)ioo(^)^    ^^W 

.)<>.  fcH-bo  OC1  t^  oojo  ^—  )lajLj)..i  )oCS>s  1,^  )ts.'i>>o^w.i  ^«-«V^  ^^  t^U 
j)«o  ,)L^a3  jJio  ).a^^ajt  j)jo  Jl,^\n  't  |Im  .JjJLs  ^VK_3  .\^y^^,  ).^po  )^ 
.)lQ..t^  ^.^Jbo  )jU^«  )la°>\.....ii,No  )..rJ^lkj>o  ^0(-3  jj  3/  ,.3  .«si.,..^.^  ).Aiaa 
t-JS.o  ).So.t.3  ,_J^o  .\jJiS  ^^  ^  ''^^;  )laj.\-.;  K-.)',_>K_.  ^;  )'t.^K^ 
t^  oo(o  ^^  )1/  .vJi't.2too  o/  )^«il3  ^V«N^  V^s^K^  jj  p  .^«^oii  )>on>f> 
yoL,^  ^^j  ).io  ^/  .).^....  t>n  >&aju.  )-.'t.io  .)ts\^  )o»!Ss.  )-.,-.—  )iJ»  oot 
)ioi.^/«  )Ioivi«o<;  )vi «  mo  .^^  aSL^  ).^> ..  * >o  >^aju.  oo(o  .-oil^s\w^^  )-^J 
•  .saxasl/  .1^0  )la2L^/o  )loK>.l^^  otN^i^  ""^s_oo«  ^-«\o<  p  .^  ~aio\A/ 
ajjl  .^.^^Sa.  )o,ot  jj  )1'^^/  )J.n»v>  .01;  •  JK-..\s.:»)Lo  )bs.iL^^,o  vfooiopa^  ^oo-wl 
r>  aXNrtN.  o/  a^»^oa\  o/  ^amia\  o/  .-a^KaiOLS.  K-<.J  o/  a^a^ao\. 
N^A^o/  .')J.t.^/  )iaibQ-.o<  yov»  >mM  o/  ^^^'t^a^v  ^;  ^.jiT^^jl  .K_)-».j'v..*/ 
^^^.;  ^-«2^))  •JiaJL^o^oi*  )>\j..flO  \j\^  yfivi\,*  I;  o/  yOSL^;  o/  .'yoa^; 
1.  iLo.i=  M^.  _  -2.  >o::ij.;  mj. 


tiol  ii  nous,  le  momc  dans  riuuuauite.  eu  tout  semblable  ii  nous  a  rexeeptiou 
clu  peclie,  eugeudre  du  l*ere  avaut  lcs  sieclcs  selou  la  diviuite,  et  daus  les 
derniers  temps,  le  meme,  pour  nous  et  pour  notre  salut,  est  ne  de  la  Vierge 
Marie,  Mere  de  Dieu  selou  lliuniauile;  uu  seul  et  meme  Christ,  Fils,  Sei- 
gneur,  Fils  unique,  en  deux  uatures,  qui  est  conuu  sans  confusion,  sans  ■ 
changemeut,  saus  division,  sans  separation;  sans  que  la  dilTeronce  des-  na- 
tures  soit  cidovoo  nullo  part  a  cause  de  rnnion;  bien  au  coutraire,  la  pro- 
priele  de  cluicuue  des  uatures  est  conservee,  et  elles  conoourent  en  uue 
porsonne  (prosiipon)  et  en  une  hypostase,  on  sorte  qu'il  n'est  pas  separo  et 
divise  en  denx  personnes  (prosdpons)  mais  que  cost  uu  et  mome  Fils  uniquo,  1 
Dieu  le  Verbc,  Seigneur  Josus-Ciu-ist,  commc  d'abord  les  prophetes  h  sou 
sujet  et  (eusuite)  Jesus-Christ  lui-meme  nous  Tont  appris,  el  commo  la  pro- 
fessiou  de  foi  des  Pores  nous  la  trausuiis.  Aprt^s  quo  nons  avous  ilocido  ces 
K  ini.  ii  chosos  avec  loule*  rexaotitudo  ol  la  prooisiou  (possiblo),  le  sainl  et  ivoumo- 

uique  concile  a  dofmi  qu'il   ue  serait  permis  h  porsonne  do  moutror,  c'est-    u 
a-dire  (rooriro,  uueautre  ioi.  oii  (roxposer  ou  de  pousor  (Ui  d'onsoignor  aulro- 
iiicnt.  (hiaut  ii  coux  (pii  oseraient  ou  cxposor  uue  autre  foi,  c'esl-i\-dire  (ou) 
luiiiilicr   (111    ciisoigner  ou    Irausiuottro   uiio   autro  ri-glo   do    foi   a   coux    »pii 


[121]  12.  —  TIMOTIIKE.  —  COXTRK  CIIALCKDOIXK.  231 

^io   ^.^3   o/   .lia-joou   ^io   o/    )laaLL—   ^  :)'»■*?    JLi^joaA   la\  yaist^jj 
.  nn  .y>\f.    o/   yOOt-.frs_./    ^ScLom^s/    ^io  y/    ..^^ot    .s-o)j    ),-./    v£a*aDioi 

^»     y^/       .«^r.;  .\  r.\      r>  n  .y  .\  nn     .J1qO|CI  f)  (10  «  qJJ     ).3<S  fl  m  .'^/     yOOO«J      ).VfDaJ 

.)0L^  ♦yaioV-*'^^    l-iiOL^  o/   y^aj/   )l..*^j 

■   )^.«.jl^   ^-<^.i  V^/   ^*xXj  ^..Vl    p  ^-j   vxa-.»a^m.Jj    ,T^'VCa2L.'n   r^^Vl- 
po/    .);"^a    •^J.ia;^  X"^!°    ^-s^»^.^*»^!    ^■'^/    vOoCi>JLS.    «o(    ).^|^   •.^»K.a/ 

.v..oiajL3\a^j  )»3KaL.3  )jL3ot  ^*-^ 

),— j/  y^/  j>a\  y^£oo  , '  rsfnjaai.ivx.-n  rdoo^a.^    ^    oaj^a^Oftn 

o/   ))/   .ov-ofcoo   )iaio   )oi\)J;    ^o^^   jJo   ts^l  .„-\t^   jj   .^.5^1  )1^  oi!i>^aLS. 
"'  ^^,    :U-^,o    )i.^,o   ).-.-jLio,    ^^^  ).iaA  .U^\  o/    *  )v^\   o/   ).-..^^^  *  e;-^;    '' 
s.«K.^/    J^/o  .)jL^,a^   S..OI0JSS../    ).Lo   yOO!...',!,    •.o.ixuK^    ).i»K3    ^^    )l«,_i^.. 
♦^oulV)^,   s-Kio/  ^,   h^l  . ')lajLjjJ,  s*^^io/  ^,  ls.^1  .)looCS.jJ   ^io  >^,aio, 

1.  Lools,  Xcsloridiia.  p.  •JCJ.    -  -.  Ua.ii^i  JU. 


iviennent  du  paganisme,  du  Judaisme,  ou  d'une  heresie  quelconque,  pour  se 
tourner  a  la  connaissanee  de  la  verite  ;  ceux-la  —  sils  sont  eveques  ou  clercs 
—  les  eveques  seront  deposes  de  l'episcopat  et  les  clercs  de  la  clericature ; 
sils  sont  moiaes  ou  laiques,  ils  seront  anathematises.  Fin. 

Dixihmc  soliition  :  —  Nestorius  a  ete  depose  lorsqu'il  disait  deux  natures 
dans  runique  Christ,  c'est  connu  de  tous  ceux  qui  entendent  et  qui  veulenl 
dire  la  verite ' ;  car  il  a  parle  ainsi  dans  le  livre  de  ses  enseignements  : 

De  Ncstorius.  Du  srizihme  caliier'  :  Et  certes  si  tu  scrutes  tout  le  Nouveau 
Testament,  tu  ne  trouveras  en  aucun  endroit  que  la  mort  soit  attribuee  a  Dieu, 
mais  ou  au  Ciirist,  ou  au  Fils,*  ou  au  Seigneur,  car  le  nom  de  Christ  ou  de  '  e  foi.  41 
Fils  ou  de  Seigneur,  qui  est  emplove  dans  les  Livres  (saints)  pour  le  Fils 
unique,  designe  les  deux  natures,  et  il  indique  tantot  la  divinite,  tantot  riiu- 
manite  et  partois  les  deux. 

1.  Nostorius  disait  deux  iialures  et  a  6te  depose,  mais  les  monopliy.sites  sont  seuls  a  dire  qu'il 
a  (5le  depos6  pnrce  tjiiil  disait  deux  naturi'S.  Voir  en  partieulier  dans  le  traite  De  Verbo  inrarnalo 
du  cardinal  Franzelin,  edilio  quarla,  Prati.  1893,  Gh.  II,  p.  180  sq.  I'expos6  des  erreurs  de  Neslorius 
qui  sunt   tout  aulrc.-. 


10 


'2^'2  II.  —  TRXTKS  MOXOPIIYSIIKS.  [122] 

o/  jlS^oKo  yo-,\^  ^^1  ).^ .> « V)i  j,^  o/  •.v^).:m3\  ^K^  )...ok^  )>3^o« 
■)^po  o/  )t-3  o/  )„.<,■> »,>o  o/  )J/  .)o(!:^  y°\^^.  ^Q^)^^-^  >Of^  )lo  -Jla^ 
.)joii  ^  ^>.3o  .>  .  I  •«''>  ^Vli  >ooi.>K^/  )jL^ya*.v>  ^..^oi  vOO|..»IS^l4  ^.^oo 
).^^o  )^.'S,o^..3  ^^«   )i^;  >.>boio/  .)j^^/  ^/   \k./«  .o6(«o   )joit  ^i  rr^>-^ 

)^^iO     )oCS)J     )oiS8s     ;^Jl;     -^/    jJ     .Om^    )0JSX     ;^A    .-po/     )aiO     .^     ).i.tsjLiO 

^moK^bI  )jij/  i-3  )v-3»  i.-^ '"^«..^oo  .)jl;;^  yOot-.VtCb>  >6.;aioj  ).iaji  o-mj  )J/ 
^^  )oo(t  w.6i  K.N^>oji«  ).^«  JJ-J^/  ^-^  )oo(o  oiv..2^  )oC^  it^;  V^/  'JoC^o 
)^yJ^  •.)-i-^  yOOiVVK^  >&;a^«  o6i  VI,.  «>;  ).^ii^  1^).^  );oi  ^ONo  ..^IKj/ 
*  K  '0'  ^-  ;ia-Vio  sS/  )oCSsj  i;^^-  ^.^  y^  .\y^i  ^  ),_sj  '  ..)J^s:^oJ^  )J^^ULsa^  ^; 
.  V>  Ifl^  jJ  •.)jl:;Jl.3  ^..Otol^/  I^l^Sl^.  )oC^;  OI^;  ^^>w^O0  jJ/  .)..<■* VI  1,^ 
♦o».^   t-^U?    )i-»  ^^»*^^  •)♦-=   Oi-J^/»    W.6)    )lajLj)J    l^-   )J/   .joi!^;   ^-^^ 

^^   -.jio   )Ljl20<    ^Ot-O   )f.AlSooo   ^oioJ^/    t.3    )J/    . '^  T^OVUIJJTV    *\dV30 
^Vl    )J;   .)t-.^    ooi    )t.o    Jk-.|jiVa^    )^J^J;    ^..•^ti^o    )J    .)fjoa.3;    )io  i .  ffi  I    tl^ 

1.  Loofs,  \esloiiana,  p.  27;i.  —  2.  /ftirf.,  p.  275. 


Du  meme,  du  (lix-septieme  cahier  :  Lorsque  le  Livre  divin  veiit  designer  ou 
la  naissance  du  Christ,  qui  est  de  la  Vierge  Marie,  ou  sa  mort,  on  ne  voit  pas 
quil  placc  en  quelque  endroit  «  Dieu  »,  mais  bien  ou  «  Clirist  »  ou  «  Fils  »  ou 
«  Seig-neur  »,  parce  que  ces  trois  (noms)  dcsignent  les  tleux  natures,  tantot 
Tune  et  tantot  Tune  et  Tautre,  comme  nous  ravons  dit.  Lorsque  le  Livre  nous  5 
raconte  la  naissance  qui  est  de  la  Vierge,  que  dit  il?  Dieu  euvoi/n  son  Fils'.  II 
nc  dit  pas  :  Dieu  envoya  Dieu  le  Verbe,  mais  il  |iri'ii(l  le  iiom  ([ui  iiulique  les 
deux  natures ;  car  puisque  le  Fils  est  homme  et  Dieu,  il  dit  :  Dieu  eiivoya  soii 
Fils  et  il  fut  d'une  feinine',  afin  quau  moment  oii  tu  entends  qu'il  «  fut  d'une 
femme  »,  tu  voies  en  mt?nie  temps  le  nom  empIoyt!>  qui  indique  les  deux  lo 
natures,  afin  que  tu  donnes  le  nom  de  a  naissance  du  Fils  »  ii  celle  qui  pro- 
K  foi.  '1-2  vient  de  la  bienheureuse  Vierge,*  car  Marie,  m^re  du  Christ,  a  aussi  enfante 
lc  Fils  de  Dien ;  mais  parce  que  le  Fils  de  Dieu  est  double  en  nalures,  elle 
n'a  pas  cnrantt?  certes  le  F^ils  de  Dieii,  mais  elle  a  enfanU'  riiuinaiiitt»  qui  est 

Fils  k  cause  du  Fils  qui  lui  est  iini Et  plns  loin  :  Mais  tandis  i|u'aupara-    i;. 

vant  il  est  Fils  ct  il  cn  porle  le  nom ;  apri''s  avoir  ])ris  la  cliair,  ce  Fils  (Verbd 


I    II. 


1.  r,:i\.,  n,  'i. 


[12:?]  12.  —  TIMOTIIKK.  —  COXTKK  CIL^LCF.DOIXK.  233 

v-CH^  :)j-s  ^otofcs^/  U^qjl  ^-ioj  ooi\  :.aua.jJ./  o6v\i  ^''^-^^  jJ/  -»21^  )-Jlj» 
ii_io/  1,-a-J-i  .'^'«ni  J.>^a3  |io,-3;  IV-o-)--^?  )--'^*v^  JJ  -.^iJjl/  ov\; 
.o|.ioKjLio    )^IS^    )oj;Ss    -.^.--.^jLio    y3/    );oi    ^^^   .)jaao    )o.oi    )l    jioVJs; 

♦  )Njl*^/    ) *».y3  1q\;   )laaui-o.J   Oi\   K*/;   ^'^».^^ 

)K-:i^  )o«.:S5s  }i\  .^juv-s;  )-i-3  )o.oi  |l  v-.>^  v^  .^caL;\  :vA  caL:\ 
ooi;  i»^;    -6i  •.^•po/    nQJoi;    )-^  y~»l   -y^^   -6«   ^;^;   ©ot  Joo»  -oto^/ 
-.00«  )-.pQJ   oCS—;   )-»->o;;  oot;   ).io/  )ooil  •,-r^  )jjl./   .-oi  ).io/   )o.ot  ]l    ^'^l/; 

^^     )oCI1    |Jo    .,^1/;    o6|    00(     )laJLj/    ^-iO         •.)ot.ioJ^OLiO    yOOUiO    ).io/    ^;     y/  "  K  lol.  42 

|J  '"^s-.^aoi  o/  .^^)1  6ll  .  *>  «-iJi;  );ot  -.^u-^—/  ).io/  -^^*.^  ^3;  .)looi.^ 
o6«A  ..)^^)^^  voou^  U>o\  fS  o/  .1,^  )J  oiJS^;  )JUJ  t-^;  ).io/  6w.N„./ 
•f-3;  o6i  i;I^/  .)jpo/  ^i\  ool  .  "cnLt^n  IV^  Cia.L>^  .1,1^  )^;  6CS.  )JL^; 
•:'U}-^  )^^a^o  )  I  n  >g> »   )....Sji\   Wa:^  ^  .... >V)1/   vs/   ..^s.»;  ^^oioJ^/  )jlo 


1.  Loofs.  Xeslnriana,  p.  "2'i.i.  —  2.   //«V/.,  p.  235. 


ne  peut  plus  etre  nomme  separement  Fils  (Verbe),  pour  que  nous  n'ensei- 
gnions  pas  deux  Fils;  mais  parce  qu'il  adhere'  k  celui  qui  est  Fils  depuis  \o 
commencement;  en  tant  qu'i[  lui  adliere  il  ne  peut  pas  admettre  de  divisiou 
dans  l"honneur  dc  la  fdiation  — je  parle  de  rhonneur  de  la  fdiation  et  non  des 

5  natures.  —  Cest  pour  cela  aussi  que  le  Christ  est  nomme  Dieu  le  Verbe  parce 

quil  a  une  adhesion  constante  au  Christ /)»  meme  :  Car  si  celui  qui  est  ne 

d'elle  n'etait  pas  la  nature  de  Thomme,  mais  etait  Dieu  le  Verbe,  comme 
ceux-la  le  disent,  celle  qui  a  enfante  ne  serait  pas  la  mere  de  celui  qui  a  ete 
enfante;  commeut,  cn  elfet,  serait-elle  la  mere  de  celui  qui  est  etranger  k  sa 

10  nature?  S'ils  lui  donnent  le  nom  de  mere,'  c'est  rhumanite  qui  a  ete  enfantee  ♦  i;  i(,i.  v. 
et  non  la  divinite,  car  le  propre  de  toute  mere  est  d'enfanter  des  fds  de  sa  na- 
ture ;  ou  liien  donc  elle  n'est  pas  mere  si  elle  n'a  pas  enfante  un  fils  de  sa  na- 
ture,  ou  Iiien  de  ce  qu'ils  hii  donnent  le  nom  de  mere  (il  s'ensuit)  qu'elle  a 
enfante  celui  dont  la  nature  lui  est  semblable Du  meme  :  Je  dis  encore  : 

\h  Celui  qui  est  Fils  de  notre  nature  a  ete  envoye  et  il  a  ete  oint  aussi  lorsqu'il 

1.  Cetle  expression  ((juvayeia,  liaison,  aecord,  adhesion)  etait  necessaire  a  ceux  qui  taaaient  que  les 
licnx.  natures  subsistaient  apres  I'union.  Ils  leur  accordaient  une  union  (liaison,  accord,  adhesion), 
mais  ils  leur  refusaient  runificalion  en  une  nature.  Les  monophysites,  au  contraire,  pronaient  runifica- 
lion  (Evuai;)  dc^s  deux  natures  en  une.  Voir  la  doctrine  eatholique  dans  Franzelin,  loc.  cit.,  these 
XXXII.  p.  282.  (Juomodo  iinio  liiimonae  nuliirae  facta  sit  formaliter  ciim  liyposlasi.  non  aiileni  imme- 
(liale  cum  naliirn  dicina.  licel  nahira  cl  lnjposlasis  in  Deo  snlummodo  ratione  distinguantur. 


•li'!  II.  -    IKXTKS  ISIONOIMIYSITKS.  [124] 

oU.ox*>w><N.^a-3«  o6i  .^^>^|',..fiQ-*/4  jLoix^V^  ^o«ofrs->/  ',  m  ^»  •>;  )jo<  •  «DOdlO 
^od  ^.t^l  •t-«OM  fJb«.«l/  l^i)  ^^  vxsaJ^aai  o«JS-o  ^/;  o6i  -.ooi  |jlj/  V-^ 
^^k.a„oo\  t^j/  .njLaL^to  ^•^..^oi  U-^to  .'«3C\ma  .^o(oK_/  |la°> .  ntja  joi!^ 
^ojl^o  .KjI  .^C^^^  ^i\i/  )t>^3>-.^  l^C^^  joC^  jjiajL^  jJJ^  ^  .^CL^Q^ 
•  .^oV-2l.'^  ^^  ^.^  ooi  yo^wj/  ^ioi^  .  'dOJ^O  .1^/  ,..^  jpoaa  ■>x^i  5 
yV^  laV  ).^JLaL^.  )  I  V  ii\  fS  -.v^^l/  yoslo^  l«.»v>  vLl^^d  ^..JLsji  ^..i^..)Jo 
.>aj/  y^  ,^..;  )v.a..)-3  .)  I  «'^•■>  t-*-^  ^^  ^j.a.X.a\  .K^ooi  «jLi.2LM  ) .. .  >  v> 
'  ''./"'  '- \Ooi^*j  ).aQ^^.j»  )jLia  ,.3  .^oi  ),_.w.  )laSL..k^  ^*5s...^io  )jl;L3;  t-*-^  )la^^i^io 
aaj.j':>  •:-1v:m/«  ^../  ),.^  )la.^«CS.jL^\  ^..^v»  ^«  )t-^/  .^an^  ^s_.)j.a^/ 
>jlj/  voao  hs^l  y/;  .t  )'«.^fo  ^aJL^;  o,^  ^^  ^..«  Iv^/  .  aaJ..iT\  TV^  10 
iv>m ..  jLo  lo^  L..^  .)oC^  l«^s_;  ^oii   jl  n  •>  )^  )frs^V-~-^?   '^^^  v)  t»^**^; 

.)loi!5i\   )N.\oK_a.\  oi».a^   jj    ja^^i^  .K_.X 

)jLi   s£Da..ia^k.aQj   -.^..J^oi  ^^  V?  '  <^""i  '"^  ^'O^^  ^jC^ot-a   .T^IX.   ^^ 

I.  Lools,  .\cslori(iii(i,  p.  iW.  —  •>.  IbUL.  \\.  i.\^.  —  ;!.  Ihul..  p.  :^ii'i.  —  'i.  Ihid..  \\.  :i.i:). 


annon(,'ait  la  ilelivrancc  aux  capliis  et  la  vue  aux  avcugles Kt  enarrr  :  Celui 

qui,  selon  la  chair,  est  lils  do  la  race  dlsiael;  celui  qui,  par  son  apparition, 
est  homnio;  celui  qui,  selon  la  parolo  de  Paul,  est  ne  de  la  race  de  David,  est 

aussi,  par  adhesion,  Dieu  Tout-Puissant Et  encore  :  Pourquoi  interpretes- 

tu  contre  Paul,  lorsque  tu  melanges  dans  un  corps  terrestro  Dieu  lo  \'erbe  qui 

est  impassible  et  que  tu  soumets  le  clief  des  pretres  d  la  soitffrance  ' Et  en- 

core  :  Vous  vous  souvonez  certainemcnt  de  ce  que  je  vous  ai  dit  bien  souvent, 
lorscjue  je  partag-eais  les  natures  douiiles  daus  Notro-Seigneur  le  Clu-ist;  car 
elles  sont  doubles  en  tant  (jue  natures,  mais  unes  en  iionneur;  car  h\  puissance 
♦  i:  i(ii.  '1-2  (les  natures,  a  causo  de  hMir  adliesion,  est  uur;'  les  natures  demeurant  cons-   loj 
tamment  dans  leur  ordre  propre,  mais  rhonneur  estuni  i»  la  puissanco  qui  est 

une,  comme  je  Tai  dit Du  meme  :  J'ai  doyh  dit  souveut  que  s"il  y  a  parmi 

vous  un  hommo  simplo,  loquol,  parmi  d'autros  ehosos,  S(>  oomplait  dans  cotto 
locution  de  «  Mvvr  de  Diou  »,  je  n'ai  pas  de  mauvais  sonliiiiont  oontro  ollo, 
pourvu  quo  de  la  \'iorge  on  ne  fasse  pas  uno  divinitt'. 

I)e  la  ri-puiise'-  :  —   Par  tous  ces  toxtos  '   ot   par  d'autres  plus  nombreux 


i 


I.  ('.(.  Ilcbi-.,  V,  '.I.  —  2.  Oii  iiiMstalo  dcinr,  imo  fiiis  ilo  |>liis,  i|ii('  lo  |iii'scnt  iiiiiiiuscril  iio  leiiformo 
i|iio  iles  oxlnills  do  rouvniKo  do  'rinKilli^c,  aw  nous  iriivoiis  ici  i|iriiiio  |iiirlic  «  ile  sa  rO|ioiise  ». 
;i.  Noiis  avons  ili^ja  ilil   i(uc  ces  lcxlcs  iiroviciiiicMl    linis  ilos  ciiii|uircs   failcs   (lar  saiiil   (hrillo,  U  esl 


i 


[125]  12.  —  TIMOTIlliE.  —  CONTRE  CHALCEDOINE.  2r, 

^V— /  J>"'iJ?  ♦■^^  '^^  .>^o<Ot..^aa.\l;  )ln  \»..  lQJu...aJ^  6C^^  -.vm»  miot^ 
:|oCSs  jooi  jlo  «otoK-./  "^ijs  jjLj/  V-=)j  JoilSs;  )k.\oo  )-.»-^  ^  W^ 
^JLs  ^Vl  ^  :^*3^— ;  )i,«  ..>fl  )laioo  :v2uqj  ))^o1So>  )Kjl^^  ^^;  ),^ 
^*JLi3  ^Vl;   «o«  .»7^^    0031.^0-;    JL-iQjio  ^^   )t-Q-^  ^l   :«^'i/   po).io\ 

..   3/    61-.K-/    ) N^  <•«  4 "»  -.^JL-   ^.iJ^.3L  f>  v>   v^/;    ^ot  .)-'*-*^  ^^^  vQ.^.»  ents^ 

^^..Ji^jl   .)-— J^;  ou^^  y^l  .ylotv\.o«  .3/    )tv  n.ym  .)K-^.J^  )lojoV.3 

otKx^iO^  oC^   yO  oi^    )oot   jJ;   oo«  y/;   .vaJo,j;    s-01  )j/   ».n''»>   ^.Os^oj.;   t-"-^ 

.    -''^    -     )jio|        ■m-.ia-^  m   I;    ^o. .Xo);    ^^.J^.../    .vOOi-.K-./     y^.n  *; 

.)JL3Q^  ^-«o^s/    Q.io^^/    v-o-vv   ^-«^oi^  .aaa.00  ^^01    )lQj.iCL.o»;    ).ioa— tO^o 

in  .>aia\  «°i  )jLiVo  y°^^.   )j;otai^  )qa  t-*^  f-^/  J^-t^»  )j^^5J^  oooi;  ^^^.^/ 
,  r\«  ^-^../;  )^;a3  oi\.3  v^Is).^  ^l   ».3  .)i°>\>o  )ooi  )...^ooiV;  )lt^;;  061 


I 


oo»;  •  E  lol.  fr2 
V"  a. 


encore,  Ncstorlus  Th^resiarque  a  mis  a  nu  la  mauvaise  astuce  de  ses  dis- 
ciples  :  Puis([ue  la  naissance  qui  provient  de  la  saiute  Vlerge  et  ia  mort  vivi- 
fiante  pour  nous  s'attachent  a  un  homme  en  dehors  du  Fils  unique,  Verbe  de 
Dieu,  qui  est  liomme  en  tout  et  qui  n'est  pas  Dieu,  lorsqu'iI  sougeait  a  dire 

'"  deux  fils  '  11  prit  comme  racine  et  point  de  depart  de  son  s^-steme  de  placer 
deux  natures  dans  le  Christ.  Si  nous  acceptons  cela,  la  predication  aposto- 
lique  est  vaine,  nolre  foi  aussi  esf  vaine,  selon  la  parole  de  rApotre.  Je  laisse 
aux  auditeurs  le  soin  de  juger  s'il3  ne  lui  ressemblent  pas  point  par  point  ceux 
qui  vomissent  maintenant  les  (theories)  de  Nestorius*  et  qui  ont  place  ces  *  e  fol. '.2 

1"  ciioses  dans  la  dellnition  de  la  foi.  Nos  Peres  bienheureux,  qui  etaient  les  doc- 
teurs  de  rEglise,  les  ont  anathematises.  Car  Felix,  digne  de  sainte  memoire, 
qui  fut  le  docteur  de  reglise  des  Romains,  a  detruit  toutes  les  machinations 
de  ceux  qui  partagent  lunique  Notre-Seigneur  Jesus-Christ  en  denx  natures, 
lorsqu'il  a  dit  -  :    «  Au  sujet   de   rincarnation   du  Verbe  et  de   la  foi,  nous 

regreUable  ([iie  iious  ne  disposions  plus  du  contexlr.  TiiiKilhee  aurait  pu  encore  le  trouver,  le  lire  el 
nous  donner  un  Iravail  personnel. 

1.  Ces  consequenees  sont  personnelles  a  Timutliee,  ses  advorsaires  ne  les  adraettaient  pas.  — 
2.  Ce  tevle  apocryplie  est  —  avec  le  pseudo-jules  et  le  pseudo-Alhanase  —  Tun  des  te.xtes  apol- 
linaristes  cites  et  utilis^s  par  le  pren>ier  concile  d'Epiiese,  Mansi.  Conciles,  t.  IV.  1188,  I.eonce  de 
Constanlinople  (vi"  siecle)  a  deja  refut6  Timotliee  .Elure  en  montrant  que  de  pretendus  passages  de 
saint  Athanase,  du  pape  saint  Jules  (el  de  saint  F6li.\),  allegues  par  lui  et  les  siens,  sont  en  r6alit6 
des  (^crits  apollinaristes,  P.  G.,  1.  LXXXVI.  1228-33,  1252-57,  1868-73. 


236  II.  -  TKXTKS  MONOPIIYSITES.  fl2Gl 

^j  '^a^Jio   .jjL^   »-^/o  -U-^  ^VN-X  ^..w^N  qi  >o    l^*.x>o  n^cliu.  ^po 

.).^w^aJlJ>0  >Si.a_lL.>  yV-^OO  ^-L^  .  «>V>  .000  ■JlaxXL.oio  jtsJ^^t  )lc>iv>>  «N^OO 
joi^^t  j,^  .|— »-V>oN.-^  ^oioK_>/  ooi;  -.^.^«...1/  ^o-.po  )I^^JS.oK>.3  ^^*  ooi 
)oo(  jj  .ou^  V-^  )°^  )-<t-M!  .-v^  m  il/  )o^  ^^«  l^r^  )oo(  ))o  .)£CS.^o 
)oC^  ^oio^s^/  ^  jj/  .oiJ^  ',-3k^  )jf-M  )ooU4  )oC^«  oi^  ».•%  mi  ) » ly  ~>  t-*~<v 
K^/  .)K^oK.3  ^-^  vljl^/  y^  .l.LM.\.-x.y3  )ju/  i>:>o  )y~>.^l  )o.oi  j  I >o\  t  >o 
o-.o(M  ""^s^;  .  .o^K^/  .).iLVf"  )3c>  n  m  « °> / 1  )L)jl.^d  )^s_iU'^/  )J,o«ot.£D  v^/  ^t 

. 'rt^q-nnHiT^  ooo^ncmji^Tv  rd^Tscuj^  yalx,  •c-K.^K.s  JJ  )j/ 

1.  Tiraoth6e  cile  et  coiiimeiite  cnsuiti'  la  lettre  de  saint  I.i^on.  Son  raisoiineinent  est  (l'ailleurs  lou- 
jours  le  infime  et  consiste  d'ordinaire  a  inontrcr  que  saint  Cyrille  6crivait  le  contraire  et  que  Nestorius 
ecrivait  la  mSme  cliose.  —  Cest  Toccasion  de  rappeler  que  Neslorius  pr6tendait  aussi  avoir  6crit  la 
nieine  cliose  que  saint  Leon.  Cf.  Le  lirre  tVH^raclide.  trad.,  p.  a.fo,  etc. 


croyons  en  Notre-Seigneur  Jesus-Christ,  qui  est  ne  de  la  Vierge  Marie, 
qu'il  est  eternel,  Fils  de  Dieu  et  Verlje ;  ce  n'est  pas  un  homme  tjui  fut  pris 
par  Dieu  pour  etre  un  autre  en  dehors  de  lui.  Car  le  Fils  de  Dieu  n'a  pas  pris 
rhomme  pour  etre  un  autre  en  dehors  de  lui,  mais  etant  Dieu  parfait,  il 
a  6te  en  meme  temps  homme  paifait  Iorsqu'il  a  pris  corps  de  la  Vierge.  » 
11  y  a  enoore  dautres  nomhrcux  temoignages  des  saints  eveques  que  je 
n'ecris  pas  parce  que  je  suis  presse, 

Fin  de  la  (lefinition  du  concile  de  Clialcedoine. 


[127]  13-14.  —  FORMULE  D'ABJURATION.  237 

ea-."ia_x_3  /^cOrTjjj-n  ^•H^»>3J  aocn  ^aiSiiv^Ta  'rsli-^aa 
/r^aTVplaia  ivxjA^r^n  ooa^naajajDo  J.Li73"n  aaa  rdiSa-n^-a 
, QCLxJCkjnas  «l^  ^^  ^cu£^'n  aacn  ^-^^'n  ^-k-L.r^  ^amlA 
,aj-ina-Lj:ka_ia  rd-Llx^  ^n^  ^•TlnTir:^  .  t.l.r^  ^^  ^^ar^ 
'  rC^  L  fyii^^^a-LarcT  Sr^-n  ^-kLr^  t^^L  mtVviL  i  ^  ^Jts  ar^ 
^aa3J.in  •:vjj'a  <♦ 'oft-kjoancn  r^j:i'vx-'a  ^_»Jco  ^Jts  arsf  ^^cur^ 

•/r^oa  jcoatfL.T^ 

)->fl3aJo  ).XaJiV  )  iqiNo...  "^o.^^  .)jo»  f>\'^->  KjulsI/  ).a.oi«  l^^l  ^jopa^  >  v^ 

1'^   ra^a^  v^^'^^!   ^-"^^/  nOoC^sJ^o  .01..3  ft>>->/;   )K.,^..,^^ii   )laJL^a^o(  ^'^^.^^o^f 

)_^ooii;    )  \.,«  *>    yojjj    )lv^iJo    .yoot^    a^loK^l    o/    .•)»—./    o  .  v?/   o/ 

1.   Ms.  luld.   121.")U  (E),  lol.  01  r.  —  2.   un^iw  Ms. 


^XIII.    VoiCI    QUEL    EST    l'.\NATHK.\I  E    QUE    l'oN    IMPOSAIT    EN    EgYPTE,    AU   COM- 

MENCEMENT    DE    LA    1'ERSECUTION    KELATIVE    AU    CONCILE    REUNI   A   ChaLCEDOINE, 

a  tous  ceux  qui  voulaient  se  convertiu   iie  toutes  les  heresies  :  c'est- 

A-DIUE      DE      CEUX      QUI     DISENT     DEUX    NATURES     ET     DES     NesTORIENS     OU     DES 

Phantasiastes,    qui    sont   encore   les  Eutychiens,  OU  DE  TOUTES  les  here- 
SIES',    DONT   voici    un    exemple    : 

Anastase,  pretre  de  Jerusalem,  j'anatliematise  le  symbole  impie  qui  est 
venu  du  concilo  impie  reuni  niaintenant  k  Chalcedoine  —  ti  cause  des  eiisei- 
gnements  impies  et  etrangers,  opposes  a  la  foi  apostolique,  qui  s'y  trouvent 
—  ainsi   que  ceux  qui  leur  adherent  ou   qui  los   ont  signes   ou  qui  y   ont 


Ui 


1.  Les  textes  analogues  sont  nombreux.  Nous  avons  traduit,  Revue  de  1'Orient  chrHien,  t.  XIV  (1909), 
la  lettre  «  6crite  de  Constantinople  a  Martyrius,  eveque  d'Antioche  (vers  459),  pour  lui  faire  savoir 
comment  on  y  avail  d6cid6  que  seraient  re^us  ceux  des  h^r^tiques  qui  revenaient  a  l'EgIise  catholique  », 
p.  119-120.  —  On  lira  aussi  les  canons  portes  par  les  evfiques  jacobiles,  entre  les  annees  535  et  54'^,  sur 
les  clercs  et  les  laiques  «  qui  reviennent  de  Ih^r^sie  des  deux  natures  »  et  sur  les  relations  des 
monophysites  avec  les  fideles  des  autres  religions.  Les  ordinations  regues  chez  les  diphysites  6taient 
valides,  ibid.,  p.  113  a  119  et  128  a  130.  —  Un  long  traite  de  Timoth6e,  prfetre  de  Constantinople  (fin 
du  VI*  si^cle),  De  receptione  haerelicorum.  est  edil6  P.  G.,  t.  LXXXVI,  11-73.  On  y  trouve  un  interes- 
sant  d^nombrement  des  nombreuses  sectes  monophysites.  —  Le  rituel  d'abjuration  des  musulmans 
a  ete  edite  (texte  grec),  traduit  et  commenti?  par  JIM.  E.  Montet  et  F.  Cumont  dans  Recue  de  ihistoire 
des  religions.  t.  LIII  (1906),  p.  145-163  et  t.  LXIV  (1911),  p.  143-150.  Les  textes  olTiciels  de  rEglise 
grecque  se  trouvent  dans  J.  Goar,  Euchologium  Graecorum,  Paris,  1647. 


238  II.  -  TRXTKS  MONOPIIYSITF.S.  [128] 

^.«J^otJ^;    ^J>6    y~tl    .ioi2^\.^   V^o   v£Da.i..lS.i.2a...JS.o    .)^^.^oK..o   )lax^a^oi4 
i:  loi  1,1  o/  .^.«^IoKjl^      otJS.1    ^jwX../   yooi.\.aL.\o  .«.ioi/    )^/  ^^J^oi^o  .^oJbJ*. 
«t^.3  ^V)  .oii^  •^oo^i  ^.iJ^-./  vm  «  ,1,  ^oy-.«...a..\o   .^.«-^.flS^M    oi^i  ^wJ^^oi 
)^a  tv  CQ3 /   yma..\j.-5a-.fcJ^   '^S  n  ^;    ^^   ^'^.^    >o'^..»^   )o,oio  .)J.oJV-^i^oo     s 
•:-w^«   )t->)-^   )f*/   J^^W  ^•'>\ou>  •)-o~Lj/   ^^  t-^<-flB  •)oi^    ^^^?   \^'>l^  '^ 

^Lrsf  Ax   rcfaco  ■^oJx-n    jctj  ooarsfiOXkL  rdmcil^-a  rsf^cdo 

vaocra  cvlsja  Qoa^ncojcvml^n  ^.kLr^  .  tVt'^ 


1« 


^oC^o  vt.ioj  «.«oia-a/   •."^OD  »-«.—/   ^oi^S^    v*^  )-»V^ 
^jh^t-o  .vol)j   )'VA;  )K^^A.\o  .ya.«..j;  )l3i  ).ilj/  ^jJ»   yooi^ot  o6(  :)<...« « v> 
o6i  ).\^oio  .)tt-o  ^s/;  )Va.cD/  ^^  vo*^  ,.3  .scoa.^/   y.^   .oiAi    vt-SL^.  ^W 
.»  » ..  >  » fn  «°>^o  ^x^  X'^'^  ^A^.d  .^.«.^cL\^;  ).Jo^.flLS.3t  ^tojjo m  •>  )oc(« 


participe,  ol  la  lettre   de  Leon  Timpie,   eveque  de   Rome,  et  les  enseigne- 

ments  qu'elle  contieiit,  qui  sont,  eux  aussi,  etrang-ers  k  la  foi  catlioliqne,  et 

Juvenal  le  renegat,  parce  iiuil  a  adhere  a  ees  (enseignements)   et  quil  los 

K  foi.  111  a  signes,  et  tous  ceux  *  qui  sont   en  communion  avec  Ini   on  qui  pensent 

comme  lui,  et  les  ordinalions  qu'il  a  lailes  apres  la  prevarication.  Auathomo    5 
a  quicon([ue  reyoit  reveque  Juvenal  ii  cause  de  (son)  sentiment  au  sujet  tlo 
Diou.   Sans  y  etre  contraint,  j'ai  signe  cela  do  ma  maiu. 

XIV.     PniKRE     HU      BIEiNnEOUKUX     TlMOTHEE,    yi''ll.    I  IT     OOIU    CEl\    (Jll     UEVK- 

N.\IEi\T     DE      L.V     COMMUNION     DE     CEUX     QUI     DISENT     «     DEIX     .N.\TIUES      «,     (ET) 
QUI    .W.MKNT     UKCU    LK    CONCILE  ' .  10 

Seigneur,  Notre-Seigneur  Diou  Tout-Puissant,  P^re  de  Notro-Seignour 
ot  notre  Dieu,  notre  vivificateur  Jesus-Christ,  (/i//  veiit  (/kc  taus  les  hommr^ 
vivent  et  vienuent  n  la  connaissance  tle  lu  verite",  ton  sorviteur  incline  sa  t^to 
devant  toi,  il  se  rofugie  en  toi,  fuyant  los  lions  du  diMuon  ot  rimpioto  qui 

J.  TinioUioe  iious  iipiireiid  ulllfuis,  Miiliel,  ('Jirnni^iiie,  II,  Kiri.iiiu', a  rimilalioiMle  siiiiil  llvrilleel  ile 
Diosfore,  il  iiiipose  uiu'  aiiiu5e  dc  pt^iiiloiico  anx  iHiJtiues,  pri^lies  el  iliacies  iiiii  so  eouveilissenl.  lls 
repreiiuciil  eiisuile  leur  raiig.  —  Un  sieile  plus  laril,  on  leur  iiiiposail  deux  el  Irois  «ns  de  p^nileuie 
cf.  /{(!i'Hi;  ile  lOiUnl  chicliin,  1.  XIV  (l',io',i),  p.   113  et  115.  —  -2.  I  Tiiii.,  ii,  1. 


E  loJ.  ei 
v»  b. 


[1291  l'*-!'^-  —  l'(»RMUI,K  D'ABJURATION.  239 

^CD040UQ-CQ-2    loO|«    |l<t  IV^  .0>    lajL^.3    OV^OO   .^OIQuS,^    ^2S.wi.wxO    ).iL,>^,D    y^^oi     iy^ 

N-  .),  -j  »  oV.aKj;  -.tOi^^xxl  .oiK,A^il  ^M  in  n  \o  .ot  >  V)  ^o^^/  jjo,  n  Nq» 
w.oio-»jl:mo  .|.^..cQ.^k^o/o  jwjL^iVo  i,M..<2Su.  ^j»  i-jpl/;  ^oi  Jlf^U  |la  ivi  .o^S. 
)_i>.OM   )]^^oo  ,.A^   oila2S;..ai3D  ou^    ^wi/    >,f>  i'»   p  -.^lolv^o  ^^-^  ^o^ 

y  f  -  ^j    lo^    ^0|.>.oUo  .  yK^^^»     ^^   s.*0<Q„«^^  .^0(-0t>3  y^Oi..»  > »  O  .^*^  ">  «JL.^,0 

>a^  ))^,..o  r>>l    vk\  ooa^o  oit-»)-^;  .)[<<■  j..iLac>  >b.QjL..  .  i .  ..V)o  yt^  t--^,^  '•^•^ 
.^A^/   ^A^OL^^  ^olS.^  )jli^).^o  ),jx^  ."^xa  }jL^y~o  y-^oi 

r^^cv3a,x^T\    rcTcv^   ^>3    cvncn-i^rsf-n  .rsf^cvi>ijcn   Ax-i^    rdx-T 
^J^    r^in-xjL.J3i    ^cvrv^iu-n    Np-ai-n    .^n^»>i3":\    rsf^cvursf:\c» 
.^aco2    ^j^^aivxin-^x    ^jlit^    .cr^a-n    J.a-a-n    r^ajvpn^r^ 

))_^KJ^1;    )lc>lV)  .oi;    ),..Oi:^    ).,yi.«.fl>   y^l    ^JLu   .   ><V>,.o»^o   ^JU<   ^JQ^ 


a  ou  lieu  dans  le  concile  de  Chalcedoine  (tenu)  par  tes  contempteurs;  uous 
te  demaudons  ct  nous  te  supplions  d'envoyer  tou  Saint-Esprit  et  ta  vertu 
sur  celui-ci;  ecarte  de  lui  et  arraclie  de  son  osprit  toute  la  perversite  de  la 
foi  qui  a  eu  lieu  ii  Chalcedoinc,  rends-le  digne  de  sapprocher  vraiment  de 
\a  loi  droite  qui  a  ete  prechee  par  les  saints  apotres  et  les  evangelistes, 
compte-le  *  parmi  ton  peuple  et  toii  heritage  en  lui  remettant  ses  fautes  par  ♦  e  foi.  6i 
la  venue  de  TEsprit  Saint  en  tout;  sanctifie-le,  benis-le,  remplis-le  de  ta 
crainte,  dirige-le  selon  ta  volonte  bonne,  par  le  moyen  de  Notre-Seigneur 
et  de  notre  vivilicateur  Jesus-Christ,  par  qui  et  avec  qui  gloire  a  toi  avec  ton 
Esprit  saint  en  tout,  bon  et  vivifiant,  dans  les  siecles  des  siecles.  Amen. 

XV.     ClI.VlMTRES    \V    SU.JET    DE     L.^    FOI,     QLI    FUREAT     DONNES    P.\R    l'eNSEMBLE 

DES  VIEILLARDS  ET  DES  FRERES  d'EgYPTE  POUR  ETRE  PHECHES  EN  TOUT  LIEU, 
D.\NS  LES  EGLISES,  P.\.R  LES  EVEQUES  QUI  ET.4.IENT  EN  COMMUNION  .WEC  EUX, 
ET    QUI    DEVAIENT    ETRE    CONFIRMES    PAR    ECRIT,     AVEC     LEUR     SIGNATURE,      POUR 

LA  satisfaction   de  tous  les  Peres  et  des  peuples'. 

Nous   confessons  et  nous  croyons  selon  le  svmbole  divin  de  la  foi   des 

1.  La  fin  de  cette  piece  se  retrouve  te.xtuellement  daiis  rHenutique;  cf.  Evagrius,  Hist.  eccL,  III,  14, 
P.  G.,  t.  LXXXVI,  2624;  Land.  Anecdola  siji-iaca.  III,  181;  Michel,  Chronique,  II,  152  (te.xte,  p.  2.')5). 

PAXn.   Oli.   —  T.    XIII.   —  F.   2.  16 


2/.0  11.  —  Ti;\TF,S  .MOXOPIIVSITKS.  [130] 


sS/t    ooi-a  .\K  I  ■,  v>    I « n  » i,  1    ajULsl/t    »-*^/    .jjuiVo    Hot.^/    V-°^^^^<-i-^^ 


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♦  10  lol.   Cl 

V"  c. 


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Kj.j,.><o..s;  ^..i^^/  .).'>^V°  Uoi^/  ooL  >  . » VI ^o  ))^  a^K.M4  o6i  .^«.^b. 
.otoiJO-jOD  ^ouiVlk^a  N-.).5^X.. n^  V^Ku»/;  ^••^^/  ^^1°  .ajuol./  ^ioiN V) 
:  vixi-tia.i^mj  ).^w^i  "^  lOO.N  . >,m ,>\a3,.^>-oo  vmnnn°>).^  v«ooif  >  >\  ■/ 
^J-M  yi  iV>.oiV»  ^;  ool  .aA^ivil/  ~  oi^i  ^ji^oi  ^soi  iKo  ^^?  ^*X../o 
'>&ajL.  yV^  sJUf.^1/  J^^V^iJit  oot  :)oC^o  )oi!^;  )f_3  )-.^. ^. <i  ^jlm  ^ta:boo 
y^s  oo(  ^^■•;  )±.*J  't-^  :)Ioo^)-2  ^otOL^/t  ^oioN.-./  ),jl»3  ^*  ooi  :)b<.kAjL^ 
^^oo  ).A«Q-o«  \^oi  ^o  Vlil^/o  K^o  . ' )  K...,^^  .  V)  '«.^^xo  :'  )lajj).^ 
f_^;  .^Vl  )oo<  ))o  .)^  <.>oioK.«/  y^y  ..)]^^oK.3  )oi^  1,1^0  )K>  .» r>  vl.^^ 
^jC^../  .)Jl.mO  ^lpOfL  ^o(^ts_/«  .)oi^;  )^  )-.,,«...,.  ^J-M  ^»  iv>.o«v>  i.A.^x 
o/  ^^jJ^SX  'tV»  o/  .  >»',°>v>i  V-'^^  >  .«\ ..J)  .)t  m  't  •>  •,'>>«)  ]ku*)jL<.^ii 
jJ*  )lc>iv>»  sJ^oo?  ''^.^s^  'V^  ^-.XinV)  ))  V:>a^  .^\.\^  )  »m^t°> 
.1.,-aL^  jj  )v..s«  )^..3ljdo1  -.J^^t^',-!  ou.1^/  )o(!^  1,^..  ^^;  s..6i  :\h<*.^^ 
)oCS5v    )ia-.IS_^l    ^Jbo    ,—   ^OJL^/    V»    >^/    •)J.Q.*l^s-.Xi   )la_l^s.-Xl   '^-^  lil^ 


318  saints  Pores,  qui  se  sont  reunis  dans  la  ville  de  Nicee,  en  lequel  aussi 
nous  avons  ele  baptises,  ot  (jui  a  ete  conrirnn'  par  les  150  saints  l^eres  qui 
se  sont  reunis  dans  la  ville  imperiale,  et  selon  ce  qui  a  ete  faif  diversenient 
dans  les  deux  conciles  qui  ont  eu  lieu  k  Epliese  metropole '  contre  rimpie 
♦  r;  foi.  f.i  Nestorius*  et  ceux  qui,  plus  tard,  ont  pense  commc  lui.  Xous  croyons  encore  ; 
et  nous  confessons  au  sujet  de  lUnique  Kils  de  Dieu  et  Dieu  qui  s'est  fait 
liomnie  en  verite,  Notre-Seigneur  Jesus-Christ,  qui  est  consubstantiel  a  son 
Pere  dans  la  divinite  et  consnbstantiel  ^  nous,  le  meme,  dans  riuimanite,  a 
l'exception  dupech^",  et  qui  ost  descondu  et  a  pris  un  corps  du  Saintlilsprit 
et  de  la  sainte  Vierge  et  Mere  do  Dieu  Marie,  (nous  confessons)  qu'il  est  un  i,i 
Fils  et  non  deux,  car  nous  croyons  que  les  prodiges  ot  les  soulfrances  quil 
a  enduroes  volontairement  dans  la  chair  sont  d'un  seul  Fils  unique  de  Diou ; 
quant  a  ceux  qui  divisent  ou  qui  confondent,  ou  qui  inlroduisent  des  appa- 
rences  (cpxvTacix),  nous  no  les  recevous  aucunement,  parco  quo  rincarnalioii 
sans  poche  (jui  a  eii  lieu  en  verit(!'  do  la  Mimo  do  Dieu  n'ajoute  pas  un  Fils,    i^ 

1.  LMIiJiiollinie  lU'  iiiciilioiiiif  pas  lc  sccoiid  coiifilo  il^Uphost',  iiiiiis,  pai'  ronlre,  iiifnlioinufxplicll»'- 
iiiciil   li'<   (loii/c  cliapilrps  (lc  saiiil  ('.\iillc.  —  ■_•.  Ccs  (|iialic  iiiols  iic  (ii;iii'ci\l   pas  ici  (iaii»  riU'ii(.>li(|iic 


10 


10 


K  UA.  II 
1"  ;i. 


[131]  15-lC.  —  PROFP.SSIOXS  DE  FOl.  241 

^^!!^jJo  .jjL^ojlo  ^m^^g^  m  i\o  .sCQ.wi..flD)0(  ^'^^s^  ^i  ^x»  ^>o»..,.^o  .|K^^ 
yojj;  1-^Ma.^^o  .^*.5»i)Soo  o/  Q-»^U/  vOoj!!:s^j  ^wJ^oi  ^ot  »K«3  ^_ioj 
sroojoua  QQ .^)    v^lk.^/o    °t.^)l/;    ^iJ^/    ^01^0.21^0  .).^ooim    Ut^;    )-<t-3«-^ 

.)jOt  r>\  T  •>   loo(; 

lo^  s«K_/   )jLa../;   :v£Do.XLA.^ffiot   viTiji.vin  n   otlo-^V-^   )).3  ^^   K^w^U/   ,.3 
Ul   ^».>-V);    )j/    >6.;Q^    t^   •)>-'/    t-!-^^    ^,~.Kj;    wJb^;    )ju<U    ■Jit.^U    )loiVi  .o| 
><)    )■>   m-^>xa.o;    o/     .-oo(    ).A,baji    ^^;     o/     ^.«V^/;     ^■«CS^jJo    .vtn .  ffOjoi   ^^Ol^ 


car  la  Trinite  est  restee  Trinite,  meme  apres  que  Fun  de  la  Trinite,   Dieu 

le  Verbe,  3'est  incarne.  Nous  anathematisons  dailleurs  toute  heresie  :  Nes- 

torius  et  Eutyches  et  ceux  qui  plus  tard  ont  pense  ou  pensent  comme  eux, 

et  le  tome  de  Leon,  *  directeur  de  reglise  de  Rorae,  et  tout  ce  qui   a  ete  »  e  fui.  62 

dit  ef  lait  duns  le  concile  tenu  a  Chalcedoine ' . 

X\\.  —  Professiox  de  foi  de    saint  Timothee,   qui  fut  exvoyee  X  l'empe- 

HEUH    LeON     P.\R     LE     COMTE    RuSTICUS";      ET     IIISTOIRE      PARTIELLE     DE     CE     QUI 
LUI    ARRIVA    A1>RES   CELA. 


Puisque  Tillustrissime  comte  Rusticus  m'a  demande  ce  que  je  tiens  k 
Tegard  de  la  foi  orthodoxe,  je  fais  connaitre  mon  point  de  vue  en  temoignant 
que  j'auathematise  toute  heresie,  et  ceux  qui  disent  que  la  chair  de  Notre- 

1.  Cette  liniile  a  ele  suppriiiiec"  daiis  rilenotiipie.  —  Si  Ton  veul  aUribuei'  cetle  piece,  coiiime  les 
voisines,  a  rinspirallon  de  Timoth^e,  mort  en  477,  il  faut  admettre  que  Zenon,  en  482,  a  transcrit,  tex- 
tuellement,  la  profession  de  foi  des  monophysites  egyptiens  et  nous  aurions  lci  la  source  de  rH6no- 
lique.  —  2.  Une  qulnzalne  d'eveques  egvTJtiens  avaient  porte  a  Constantinople  leurs  plalntes  contre 
Timothee  .Elure.  En  consequence  lempereur  Leon  I  demanda  (octobre  457)  a  une  solxantalne  d'6ve- 
ques  et  a  quelques  solitaires  ce  qu'ils  pensaient  de  Timothee  et  du  concile  de  Chalcedoine;  Evagrius, 
llist.  eccl..  II,  9,  P.  G..  t.  LXXXVI.  col.  2528.  Cf.  Mansi,  Conciles.  VII,  251.  Le  pape  saint  L6on 
repondit  (Ep.  165,  du  17  aoiit  458)  que  Timothee  etait  un  usurpateur,  et  rempereur  envoya  cette  lettre 
a  Alexandrie,  par  le  silenliaire  Diomede;  Evagrius,  loc.  cil.,  2532.  La  reponse  de  Timothee  nous  est 
conser\-6e,  Land,  Anecdota  syr.,  III,  139  et  Michel,  Chronique.  11,  126-130,  cf.  P.  G..  LXXXVI,  273; 
on  y  trouve  une  professlon  de  foi  tres  developpee.  La  presente  professlon  de  fol  auralt  repondu  a 
une  derniere  tentative  de  Tempereur  et  aurait  ete  suivle  de  rexil  de  Timothee  (459-460).  Cf.  J.  Lebon, 
loc.  cil.,  p,  22;  cf.  infra,  p.  244,  11.  1. 


2V2  II.  —  TF.XTRS  MO\()PllVSrn:S.  [1.T2] 

jj/     ^Jt^jLiO      .0»-3      joot      K_Jb*      )tCS_,J^iO      lx2J^      o/      •vpOj      Olt-flQ-3      -OtoK...  / 

^  "^ii^  jb»^  )..^a3i  .)-.^ootV;  |l^i>j  |ji-ipo  yojJj  «'•t^/  ^^  ^s/  -.^? 
)  tn^  pi\  ■%  -s.  ^ototJa.xQ\  «s/  ^^  ^^^0  .)..>_^^  -^ojl^  V^  .  •)jk^»>3too  jj 
^..^/     •,jniwK_Lioto     )).io6CS.l    ]i<U^l     h^t-oi^    ^-;    )K-.;ots-3    .)j/   ^a^ji    jJ 

*  i:  ini   i..>  )K.2lcdo1  JJt  .)j/   )«a^  )tcH-^o  .)j/   jt.^^     );0(o  .)j/   ^.^o^^o  It.:>eL^  ..) «  n  « i  't; 

I'  ii.  ...  .  _ 

;-_^  jj  .Lj^  yoot...^^*/  ).3ln>v>  .  « iv>  .owbo  )jjoi;  ^^^.«^.«/o  .)t<Q.3  o/  ^o^ 
)Kjui,^  .  N«  ^V-^l/o  ^ojl^/i  ^j  )oibw|I  .l^^ll  )-L.=>>.3;  )  f>  » ift)  jJo  ,).£j^.x^ 
^».^01^  jl  '^^^.^ei^  ^iVo  ^Vl  '.).73)0  "^f*/  ooi;  ^/  :)I^ol^  )oi^  l,!^o 
)jLJi-^l^  '  jj^  )io(b«.-=.  ).j/  •pojJ^.io  ^  .)j/  );&:»  J^-.Jt-.J^  ^;  )lo  l>n  .oi-a  .)j/ 
""^^;  )l^.«;ol;  .•6«...J^/  V-'^^  Jlof-.^^^XA;  .^loJV-spo;  ]f\i  )>  «  ..)>oo  )  I >n  .ot.^( 
^;  );oi  mJ^s-sI  J^).ju.>o/  )jl3oi  oo(  o(..«J^/;  )-^  ^/  ^m « eoioj  ^^  )^ 
.•)oo(l  )  I.VI ';o^  jJJ^  '^  -•^N"  )jL^a^  .si^U  JjLsj  ^oN  )-ca3;lVo/  )jLK.^<.aD'p; 
^^^3;  ^lVl;  )l^^i«— .;  )J^l).iQ\;  ^I^Oo/  .•J.io^»^;  )-.V— /  )JL3>.3;  oo(  y/ 
^;     J   iN^    .\^«.aJkj     Jlojoi.3;    JJ^;ol    "'^»..^    .•>  I  «•^mV)    )..«.^&A    ^^    J.^<^.tVi 

I.  H  Ms. 


■O     10 


Seigneur  vieut  Ju  ciel,  ou  qu"elk'  est  une  apparencc,  ou  qu'il  uavait  pas  en 

lui  une  tme  rationnelle.  Je  m'ecarte  aussi  de  la  lettre  de  Leon,  gouverneur 

de  Teglise  des  Romains,    qui  introduit  une   division  dans  lun  indivisible, 

Notre-Seigneur  Jesus-Christ;   a  cause  de  cela,  je  n'adhere  pas  non  plus  au 

concile  de  Chalcedoine.  Car  jai  ete  baptise  et  je  baptise  selon  la  confession 

i:  foi.  «2  des  318  saints  Peres  de  Nicee;  c'est  cela  *  que  je  prc^che  et  c'est  en  cela  quo 
1"  ii.      .  .  ......  .... 

je  crois,  sans  aucune  augmentation  ni  dimiuution,  ct  ceux  qui  croient  aiusi 

sont  en  comnuniion  avec  moi,  car  (la  foi)  n'a  pas  vieilli  et  n'a  pas  besoiii 

d'6tre  renouvelee  dans  le  temps.  Je  ne  presume  pas  de  dirc  deux  natures 

en  Dieu  qui  a  pris  un  corps  et  qui  s'est  lail    lioniuu'  de  la  sainte  Nierge,    lo 

M6re  de  Dieu.  Je  confesse  surtout  la  foi,  laiidis  que  j'admire  avec  ravisse- 

ment  le  myst^re  iudivisiblc,  inebranlalile  ct  viviliant  de  rincarnalion.    11  osl 

mauvais  en  cflet  quc  la  doctriue  dc  cliaque  lu-resic  denuHue  constamnient  ce 

qu'elle   cst,    ct  que  celle  dcs  chretiens  orthodoxes  change  avec  le  temps. 

Cc  sera  un  objet  de  derision  pour  les  infidcles  si,  dans  lcs  derniors  jours  du  tl 

monde  —  lorsque  nous  attendons  que  notro  Sauvcur   lc  Christ  vienuo  tlu 

ciol,   dc  manit!!ro  effrayauto,   |niur  l;i  sccoiulo   fois   —    uous  somnu>s   ilivisos 


I 


V.  IdI.  (i2 


[13.!]  l.-.-lO.  —  PROFESSIONS  DP,  FOI.  243 

)ia  ,J,yi  iOi;    j-^ia.»^    ^^/     .-)L^.*^M    ^oV^;    o(K..K^    ^-^;    ^-'^^/    v°t-=>^ 
6t.I^)  6<.M.^  )..... » VI  ~>  )l«/j  v-oc  )ojj  )-.oi!!^  ).ito  ^l  ."^..^jysi  ^j\  .o,.^>cl:>. 
^oio  .uJ^  K^\J^/   ).ji;a^)  ^Luoi    ^».»^    )-*-^^^    \^f    Kr^^-   ^*^  .)laJL^cu«o(t 
o;oi.^l/i  ^;^-*/  -'^-x-^t-A  )loi-^/!  )l^;ol  )j/   y.^j  p  .wJ^  <^oi  )jUa«i  1<^^/; 

♦^*aoi  6«-s   K*/j  .^C^LaLO;   ^l   ).2^is-*aA  )J; 
.^loJL^o^oi  ^oi   );o|   .f^iol   K.«^^i/;    its^  ^o  .[^^A^   ^^oio    )j/    ^^Oi^ 
ypo;     )K^^jw.<;   yeu^    'v>»-.o   ^a^/o    .^iioKi/;    )j/    )l  j.iO    )K-,;ol    );Ot   ^oi^ 
)_X^   vOf';   -oi^;    )K....<o_:>.aK^    )'1/;    ^h^l    .)ju;;    )Lwm;    ).^adw.3    .-^..w^^^Iio 

♦  ^*.^/  ^..^^olS.^  )..>i>,^n  *  oC^;  .)K.X:^o 
ubjL^  )^J^o^  J^.30(...l/  :)o«!:^  ^^  JS^au,^>w^o  )J^sjl..^  )lajL^Q_.o«  );oi  ^ 
)j^Mt.^;  )jf^a3  ^^  .-vfn  .  via^  oilo^^  ))3  sinct  n  .  ^uco'»^  :  vxoo)JSs.^a^ 
^;  l/'t-3l/  .-^lf-jl  )lo  I VI  .01  loS.  v-Jis_/  ).JLa-./;  sjuJ^Oo.1;  -.vo)]  )?i\>6 
l'f^La;  V..61  :  )jo»  n\  •>  •>;  v£Do;ou.aD  ^^  :wUl^  vm  .  mjoi  ""^.a  vd/  J^s_.^J^v.aD /o 
iJ^  ^^  :>jULJil3   ^Vl;  i^AJti    )jL3\a.>  ^...^  •.).>.^...jl^  «^ajL^  vV^c>^  J^J^Ols 


au  sujet  de  la  coufessidu  de  (sa)  pi-edicatiou.  (^)ue  fcront,  eu  effet,  ceux  qui, 
depuis  la  venue  du  Christ,  ont  baptise  selon  le  symbole  de  la  foi  ?  Pour  moi 
douc,  selon  le  Livre  divin,   voici  que  je  vivrai  dans  le  Christ  *  avec  la  foi  *  e  ioI.  g2 
meme  qui  ma  ete  transmise  par  TEsprit   de  saintete  depuis  les  prcmiers 

5  temps;  et  ce  me  serait  un  avantage  de  mourir  en  gardant  la  profession  de 
foi  des  saints  Peres  qui  Font  rappelee  sans  changement  telle  que  je  Tai 
regue  et  dont  voici  le  contenu  :  «  Je  crois'  etc.  » 

Et  apres  qu'elle  a  ete  terminee,  il  a  dit"  :  Voila  ma  foi;  c'est  avec  cette 
profession  de   foi  que  je  demande   de    mourir  et   de   ressusciter   devant  le 

ic  tribunal  redoutable  de  notre  Sauveur  le  Christ,  au  jour  redoutable  du  juge- 
ment  quand  il  viendra  dans  sa  gloire,  pour  juger  les  vivants  et  les  morts. 
A  lui  gloire  dans  les  siecles.  Amen. 

Lorsque  cette  foi  sainte  et  enseignee  par  Dieu  eut  ete  remise  par  ecrit, 
par  moi  Timothee,  a   Rusticus,   rillustrissime  comte,  sur  Tordre  du  mise- 

>5  ricordieux  empereur  Leon  qui  me  demanda  ce  que  je  tenais  k  Tegard  de 
la  ioi  orthodoxe,  toute  heresie  fut  aussi  denoncee  et  maudite  par  moi  ainsi 
que  le  concile  de  Chalcedoine  qui  renia  par   ecrit  Notre-Seigneur  Jesus- 

1.  TirnotUee  a  saiis  doule  Iranscril  ici  le  symbole  de  Nic6e.  —  2.  Les  priSsentes  coupures  ne  sont 
donc  pas  ['ocuvre  de  Timolhee,  mais  d'un  compilaleur  postCrieur;  cf.  p.  211,  note  4. 


!•:  r..i.  (!■: 


2/i4  II.         TF.XTRS  MONnPIIVSrrRS.  fl8/i] 

yt~^a_3    o\  °ii  •>;    ^.«CSw.*/    y^oiQ-^^^.^    ^    :..j^^<    U»-»^''-     j^^iol    jiXv»    '^t-*? 

^— »..a    N_.to/i    .w^^    vii.aLj    I^V^    l-.iomo/;       )jl-.«    ij.^   -.Ot^s^    |l)jL^flPo 
.6u^>->/    )->^^oi°t.aL^    v(Ti «  floiot    ^^  ''^.^   .)L<_il   )l.ax:xL.<oi   ) ..  >»v>»    "il^^  "  -^ 

^J       QJOI      .oC^I       ^JLSlSL^     ^Oi.      .^j^t      C)iSjl.3      ^AAiO      ))..^0Q.3l       ^/ 

6l_3  vd/«  ^/  .^JL^o-.  v^po;  ot,~.k^eL^i  vOOi..C^  t-^/?  >-•/  •Q-^m  .y^»^/ 
>o^aa..5  siu/  ))  ,.3  .)..».cdoiV3l^  ^ou^s-»/  \m ,.,  mVoi  )  1|  ^«xflP  •JlniNv)  K  i  .^  v>.3 
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KS..M^«  ^^.^^/  ^«  ia<J\.3  •)-*V-»/  y«\o<  )ISoocL...:3  .  .\.^>^oo  .  .\'^  fjs 
.^^^'iK.:m  . .  I. •; •>  ^Vl  ^v^/i  ).^>j>ilV  ^^  •.).ccL3ilV/  ) lo  t v>  .ot.^  v-^^  joi^ 
yO^;   >  .fco'.i  ''^CL^w^    .)jL^»-^J0L^a-3o   )q-3l.iC^o   ^^  p^    6>\ Ti  ^  ,)-.i»  I  m •|\|..3    lal 

J^Oo\ISlJl/   -.^JOI    y^U    )jL.>1     i).^  w^w^.    ^^    ^l    ^.3  .),....<  IlVL.3    )oC^    ]^^^w^^.3 
yOOiJL^I     y^l     .)-3l^O^    Oi.^      0'r^^.     ^^■•/     •)>'w.»..>iL^lO    wi^^^l     )..3..3V I^S X S>1     )^tL.)) 


Christ  par  renseignomenf  impie  des  deux  natures.  Apres  que  rempercur 
eut  connu  ma  profession  de  foi  ortiiodoxe,  ceux  qui  avaient  renie  Notrc- 
♦  E  loi.  02  Seigneur  le  pousserent  et  lirent  tant  qu'unc  condamnation  *  a  uu  exil  penible 
fut  porlee  coutre  moi '  qui  enseignais,  par  la  graci'  de  Dieu,  la  foi  ortlio- 
doxe,  tandis  que  toute  heresie  etait  en  assurance,  en  general,  par  tout 
runivers,  avec  ses  docteurs,  qui  sonl  les  antechrists,  comme  la  dit  a 
leur  sujet  .Jcan,  le  disciplc  de  Notre-Seigneur  ■',  de  sorte  que,  dans  la  ville 
imperiale  elle-meme,  beaucoup  d'heresies  vivaieut  eu  assurance,  sans  que 
pcrsonne  les  reprimAt  en  rien,  et  ils  progrcssaient  pour  le  mal  avec  ceux 
qui  discnt  deux  natures,  tronipes  ct  trompeurs  dans  ces  derniers  jours  \ 
Ceux-l^  seulement  qui  confessaient  la  foi  dans  la  piete  :  les  orthodoxes, 
c5taient  persecutes  par  les  impies  qui  disaient  deux  natures,  dans  Alexaudrie 
ct  par  toute  TEgypte  et  la  Libye  et  la  Palestino,  parco  qu'ils  voulaieut  vivre 
dans  la  piet6  dans  le  Christ. 

Lorsquo   cettc  (■(mdainnation  eut  oto  portcic  contro  moi,  je  fus   livre  aux    i.- 
mains   dos   oniiemis  do  moi   cl  du  Clirist   cpii   lc    rouiiM'ent  par  ocrit,    pour 

l.  II  soiiiblciiiil  (lonc  (iuo  cello  |irol'essioii  ilo  foi  a  |ii-crtHI(i  iiiiimSlialfHienl  re\il  ile  Timolhee 
CiiiO),  niais  nous  ne  vo.vons  pas  ce  (|(relle  ajoulo  a  eelle  qui  »  He  remise  de  457  A  .158  au  sileiitiaio 
Uiodiede,  (■'e.-il  iiounjiioi  imiis  prtWrerions  supposcr  qn'elle  lui  osl  anU^neurc  ot  a  ('l^  tVrite  en  'i.i' 
l.es  iiiols  :  u  ccii.x  (|iii  iivaient  reiiiiS  iNolre-Seiifiiour  lo  ponssi>ronl  ol  llrenl  tanl,  nu'uiie  eoudauiii.i 
tioii  ful  porl(-e  contre  inoi  •■,  nous  paralsscnl  rosumer  les  evt^nonionls  ilos  aniit^cs  457  a  460.  —  2.  (  i 
I  Jeiiii,  IV,  :l.  —  :t.  'riiuollioo  \  n  lnnivo  ilos  MuIm  liioii^,  llvai;!  iii^.  Ilisl.  cii/  .  111.  5.  /'.  (i..  t.  I.XX.W  l 
•Jli(l8. 


10 


[135]  ir.-ifi.  —  PHOFESSIONS  DF,  FOI.  245 

Jioi  |.-wiooo«V»  l^jooiaj  |-.»<ui  ,_io  jl  »3/  »j  .\^  *ooi\;  J^  y^l  .V^l/ 
)^fco»  y^l  .J-^ioooti:'^  Jt-^i.  Joot  K-./  ^-.^Jls/  .JoCSis;  J^a.iaj  jLs/  .^aIs  *  '  K  IoI.  62 
yQ.boo.aj  ^otH^l  ^t-o  V^V-^^J^^-^;  oo«?  ^»-0  .■^-=o»<iio  J-ftJt-s  vQl^Kji  ;o<mv< 
""^  ^^5iOw  J.A;Kioj  ocn  .Jooi  si'mi  J— Ot_3  vn^iwi^  JU/  vS/  jJ/  .-o«qjl^^^^ 
^o^S^  ^»..=''^^0  ^*^  Ot_3Li»  ..Joi!^;  s.«oiaj^,^SL:>^  v*JoV.3;  ^;  tJ  .JxaA* 
JjL«  sO^;  ^.-.JjJ.3  t-'^?  oot  'O*^  o»-3^?  oo«  J..»^*»-^^  V''^'^.  V^"*^ 
JJo  ))/  ■-'^i^y  -^^  ^/  JLi/  ''^j\  >i.oV2Ll;o  .JJ^Cb^-.^;  )Q-«.i  ^^J3  )K-iioo 
)J  .Jlaio  ooi  jJ  vS/  .\^*.^.>o^  oiio—  ^_io  J^  Jiot^;  «-»*.aiL^  ^-flo  yo^ 
^^01  .^  i'^^?  )t-^^?  )♦-/  )J^Q~=tA^  •■)-<«>•  )-^'='j?  -oio-*—  ^Q.»  "♦-..^ 
^_»^^wv.o  J.^j...t^;  oil^.^',::>a^  ^-*^;^  r^  -.yM  '»sv>o  ©»..21^.  ^oC^  ♦""^ 
vOlS-^uu;  ^«.N ' '>o  .^^^v-saoS,  a<..jL^Jl/  't-a^  ^-M;  ^',.^^^^.0.3  ^;  «a/  .^oC^ 
I  rff^oiVs.  soia^;  061  vOoC^  Jiv^o  -.Jlf^  J^jJbA^l  ^oC^  y»*) «  ^\  t.3;  .^» 
JUoi^o  JlQJLio-oi  lajLj^  ^^  Ot^/;  yO't..3J^>~mj  ..J_sJ^:s  Jooi;  001  vOOib^; 
'^.«■iv>   JjL^\ajL^o  .^_*JLiL3   ^il   ^-^io/;    ^-^/?       J^-J   o/   .aJL-'»a^j!aj;  » 


!•;  loi.  «2 

v°  c. 


que  je  fusse  garde  par  eux  comnie  bou  leur  semhlait,   bien  que  depuis  le 

commencement   la   Ini    des    Romaius  *    et    celle   de   Dieu   ne   Teussent  pas  '  e  foi.  62 

.  V**  b. 

ordonne  ainsi :  les  Homaius,  en  eflet,  navaient  pas  coutume,  comme  le  Livre 

en  temoigne,  de  coudaniner  uu  liouime  avaut  que  les  accusateurs  u'eussent 

.,  comparu   devaut    Taccuse  ' ,   et  celui    qui    etait  accuse  avait    la    faaulte  de 

repondre  a  tout  impie.  Lorsque  les  ennemis  de  Dieu  m'eurent  emmene,  ils 

me  fireut  et  m'imposerent  tout  ce  qui   irrite  le  Christ  qu'ils  ont  reuie,  et 

qui  vioadra  avec  justice  juger  les  vivants  et  les  morts  devant  le  tribunal 

redoutable  pour  rendre  a  chacun  selou  ses   oeuvres.    Mais  rieii  ne  peut  me 

1'^  separer  de  Vamour  du  Christ,    pas   meme  la  mort',   car  les  souffrances   cle  ce 

siecle  ne  sont  rien  en  comparaison  de  la  gloire  qui  doit  nous  etre  revclee^;  car 

ils  firent  et  imposerent  toutes  ces  choses  lorsqu'iIs  poursuivaient  les  trou- 

peaux  (lu   Christ    et   quils   les   enlevaient.   Ils   usereut   aussi    contre    nous 

de  la  force  seculiere  et  chercherent  a  nous  tuer  afiu  de  prendre  les  eglises 

15   en  assurance,  sans  qu'il  y  eut  personne  pour  leur  reprocher  leur  prevarica- 

tion  qui  eut   lieu  par  ecrit,   et  qu'ils  semblassent   s'etre  ecartes   de   la  foi 

mauvaise  et  de  ropprobre   des  nestoriens,  c'est-a-dire  *  de  ceux  qui  disent  ♦  e  lui.  ni 

V"  c. 
1.  .\cles,  x\v.  16.  Ees  amis  de  Nestorius  invoquenl  aussi  oe  m^me  te.xte,  cf.  P.  0.,  IX,  j'iO.  —  2.  Cf. 
Roiii..  viii,  a5.  —  3.   l;oMi..  vui.  IS. 


E  lol.  (i:i 
1"  a. 


2'i(!  II.  —  TKXTKS  MO.NonnsHKS.  [130] 

^V-^ao  J^^V^;  w.o<ajy no°>  ^'^«^  ^V-^  y^  .^o^-^jo  ya^^)Nj  ^«  v^-*?!  Jh^-"^ 
.  .'i  iiftv?  .^^  yOL^^auio  yOSiV-'!  Q^^^  ou^;  o6i  .]vt^  ^^>^/;  ^OIQJJLS. 
.i^mTL^o;  ^.^>^  •yW^?   oi^^w^    ^/  .)o(!^|l   .  «  i^  n >o   ^JLaioLO -.^^i   i'^^^! 

.vfn  «qi^^O  vOSL^I  )f^/  wk^i/  )JL>)J;  -.^'^/  p  .J^OJ!:^  \^oiy  Ji.«.«.5  yOO^ 
^l     yO^s^^O     yO^OO't.^/«      )jl./     •■^rnr»  wfte>|  •s.     ^iVl;     vflOOlOiJO  ffl  -)     )o,Olf     OoC^ 

.j)o  : ) ■>.. j.  t V)  f.<J^  .  ■.l»^  ^Vl  yO',.^)jf  ^.«^'»^^;  ^^.iJ^jl  :aJL.VaL^,mi\; 
yOajL^;  |jl./  )  "■»!  '•'^  "^  ^;  ooi^  o/  • .  >ai^wNoi  j^^s^  )o(^;  I-LaO  ^..m  ^JQ^ 
>  ..  I  •«' •>   ^..Vl   't.^/    jJ;    ^^;    .'yoKj/    .  .'tVi/    p   .'yoJS..^'»^/    l-sKjxs    voKj/ 

.'^ojl,^^;  |bs^:>o  )oi:^;   )jLO  ^  l^a^  jJ  /  .')io-.,_M    i)^  ^^   ) «.>.V)  t^"^ 

yOOMLaj  ).JPaV\i  ^*^.^  ..«'^.Sl^v  -.aJLS;  ^..^^/  oiK-flD;  ^"^*^  <>.6i.3  •^i-<w  \ooiJ 
•  .^^  o»^ap;  U^  ^^  V-2^  'V?-'?*  ^  v^?*  ^^  o',-^lcD;  ^^s^o  .a..a.M  |L^K.a^ 
)  I  '^n^o    •.)*,•;», f)    ) ■.<,j.N ,»    ^^    )...iaA    ^^    >  1  ..i/    y\  '>o;    ).^    ^-bo    ',.2^0 


deux  natures,    et   qu'ils  pussent    faire   d'autorite   ee   qu'ils  voulaient    sans 
que  personne  lour  repondit.  Pour  nous,  nous  nous  rejouissions  d'etre   per- 
secutes  pour  le  Christ,  qui   nous  a  commande    detre    persecutes  pour  lui 
et  de  nous  rejouir  ' ;  mais  les  autres  seront  dans  la  tristesse  et  pleureront, 
eux  qui  transgressent  les  preceptes  du  Seigneur  et  obeissent  aux  volontes    j 
du  demon  qui  leur  a  appris  k  nous  persecuter  et  a  nous  tuer,  et  ils  penseul 
pnr  noire  mnirtre  offrir  iin  sacrificed  Dieu,  selon  la  parole  de  Notre-Seigneur". 
Nous  lcur  demandous  :   A  laquelle    de   vos  signatures   faut-il  ajouter  foi? 
A  cclle  donnce   au  second   concile  dEpIiese,  ou  vous  avez  aualhematise  et 
chasse  comme  nestoriens  ceux  qui  osent  dire  deux  natures  dans  un  Christ   »o 
et  qui  ne  confessent  pas  «  une  nature  de  Dieu  le  Verbe  incarnee  » ;  ou  ^  celle 
donnee  k  Chalcedoinc,  ou  vous  vous  ^'tes  analhcmatises  par  ecrit  en  disant  : 
«    Anathcmc   k.  celui  qui   ne    prodame   pas   deux   natures   dans  un   Christ 
aprcs  rniiii)ii,  mais  qni  confcsse  une  naturc  dc  Dicu  le  Vcrbe  incarnoc  » .' 
K  lui.  i,:t  Parce  quils  onl  dclruil  ce   (|u'ils   avaient  construit.  *   ils  se  sont  devoilcs  It 
par  ccrit  comme  des  prevaricatours;  parce  que  les  m^mos  nous  ont  pr^che    H 
des  choscs    diiTi'!reiilcs   de  celles  qu'6ux-miimes    nous  avaienl    pit^chces   ot 
quc    nous  avions  regues,   dcpuis   lc   coinmencoment,   dos   sainls   apiMres  ol 


I.  Cf.  Mallli.,  V,  11-12.  —  i.  Jeuii,  .\vi,  •-'. 


ii 


[137]  15-16.  —  1'KOFESSIONS  DE  FOI.  247 

ytOtOLzl  yoy^  nOOUS  t<i°>Ti;  f->JS^o  .0«.^  ^^SiOo;  ooi  >&aju>  x/*.^;  ^^;  QJO( 
yO^J;  .'OUwOOA.;  ^eoojil  ''^.^  V'"^  oK-1.;  ^fcoo/  .jJutV^  v..O(ci3JJ.io  yoy^o 
I  > .»  f>    )_*.o»    VLi»    ))^o-3Ljkl.    •.)..i/o    )oi^jJ    oi.yt.^0    oi^)..s;    .)loJLaL.3   '^^^-.al 

•>^*^/     ^aOlS.^    VL^\    )jL— .bOO 


des  bienheureux  docteurs  des  saiutes  eglises,  ils  seront  anathemes  selon 
le  jugement  de  saint  Paul  ',  c'esf-^-dirc  dc  Notre-Seigneur  Jesus  qui  parlait 
en  lui  et  ([ui  lcs  reniera  devant  son  Pere  et  devant  ses  saints  anges, 
lorsque  Notre-Seigneur  siegera  sur  h-  trone  de  sa  gloire  pour  juger  runivers 
5  dans  la  justice.  Par  lui  et  avec  lui  gloire  a  Dieu  le  Pere  avec  TEsprit-Saint 
et  vivifiraleur,  dans  les  siecles  des  siecles.  Amen". 

1.  Cf.  Gal.,  I,  8-w.  —  2.  T,ii  suili'  dii  iiiniuisiTil  iii'  icnroiiiii;  pliis  rlon    ile  Tiinolhee  .'Elure. 


•   S\r.    lU 

lol.  '-2:»  r. 


iii 


II.    —   C.    Lks   HEiiKsiKs   (:inusr()i.(i(;iyi'Ks,    n'\i'iiks    IMiii.oxknk   hk 
.\KiiiiOi(i    (Xknaivs)  kv   Hmi    IIkuhvkis   (xvii-.wiii  ). 

.  v^»  joiSs  jl^Ciooj  otl.(a.LVi>,.,J>ocLs  ^-^laa  .)jo.^o/o  vo-^t-ioo  ^;  oj)^ 
jjJvA  )  .  m  ^i-2>o  )ts.-^V^^  ^-^.jl-jJ-o  .;)a_-.Vio  )Kjl-»j>  )KAoK-s 
^s  .)K\oKjt^  )o»^  )K^w^  i..a-i.  )joN  >m  ^;  ^../;  ^v-^/o  .oiloiv>ii  .J^; 
K--./  )..oaji  ^_io;  ^po/  y  >-J*t-=>o  v^-^J^o  -^o.^  |1  ^po  ^a_po;  (SiJLio 
♦  )fts-is^;  '  odQ.l  >  ly-sK-^  iooi  ^V^  ^io  qJ^o  Jt-^^  )K.^^_io  o«A 
vjDQ_.^o<ajo/  ♦^tCis^  )<H^J  o<la,i VI ii  ^xK.^^S.  ).is^io  JJ;  (Di^  <ojlL.  v£D(a-.V-i-.>.\a3/ 
,.i6/  |)/  ^n.fc  )1  ^;  l^su  .^,.io  ^io  )N^>o  ^'S&^Ji  ;a^J^a  )i^;  po/ 
" v£DQ-.«aA.CQJo  ).A-.90io)lo  ^oio;o) lo  sGOoio;Q->;  •:*)jlSJ  K.30;  1^..^^  )looi!^; 
^io  vx>;;j/;   )i-a^  .) .*^  )_ia*-*Ji   )oo(   )-»lJV..=>;   ^V^/    ).iooj,_30  sa>Q-.;lo/o 

1.  Ms.  syriaiiue  tle  Paris,  n°  11-.!,  lol.  277  (A).  Kdite  par  M.  Budge.  loc.  iil..  U,  p.  c.x.xxvi,  dapivs 
le  ms,  du  Britisli  Museum,  adU.  145-29,  fol,  65  (H).  Cl'.  su/)ra,  p.  168,  -  2,  II  .\  a  en  plus.  ^ii>)(  uu 
ijBa^i/:  >iolj^.;o  .   Iron6e  »  B. 

X\  II.    ExPLICVTlOiN     DE    TOUTES    LES     HERESIES     l'Ml     M.VR    XeK.M,\S     {Acseiiaia). 

Manes,  Marcion  et  Eutyclies  nient  que  le  Verbe  Diou  ait  pris  un  corps 
.     de  la  sainte  ^'ierge  Marie,  et  ils  regardent  le  mystere  de  son  incorporation 
comme  des  hallucinations   ct  (comme)  une  illusion  (^xvTasix).   IIs.  disent  quo 
le  Verbe  Dieu  a  passe  par  la  Vierge  comme  par  un  canal  sans  rien  prendre    j 
de  Marie. 

Valentin    et    Bardesane    disent    quc  le   Verbe    s'est    fait    descendre    uii 
•  syr,  ii2corps  du  ciel  et  que  rincarnation  *  du  Verbe  n'a  pas  eu  lieu  dc  Marie. 
'■■'"'*'■        .Vpollinaire    regardait    rinearnation    de    Dicu     lo     Verbe    comme    sans 

iiitelligence  (humaine).  lo 

Eunomius  disait  que  le  Verbc  avait  pris  de  Warie  seulement  le  oorps 
et  (|u'il  n'a  pas  pris  rame,  mais  il  dit  quo  la  divinite  tieiit  lieu  d'Ame. 

Diodore,  Thcodore,  Theodoret,  Nestorius,  Irence,  Eutiierius  (do  Thyane'» ' 
et  Barsauma  (de  Nisibe)  disont  que  le  Christ  6tait  un  simplo  t^tro  humain  :  un 
lioiiiiiic  qui  fut  justifie  par  scs  bonues  ceuvres;  Dieu  raiiua  et  habitu  en  lui   u 

I.  M  ajoutc  :  -  .\le.\andic,  Andic,  Ibas,  l'liotiu>  (tlo  Tyi),  Cyr  (!»**),  Joaii  i'l  .\CH0C  u. 


\ 


[IM)]  17.  —  XEXAIAS.  —  SUR  LES  HERESIES.  249 

od;  xr*V^/  Y^  .|.»Li;i->  Oi_s  ^'r~io  ois  V-^eu^o  joC^  oiia.-.;o  .jJi^  y^oto^^i. 
^Vl^o  )  •• '  ^  ^-Vt^  oC^  ^-^.^Jaioo  .ou>  )ooi  V^^oi.;  001  oiicu^/o  .K*io 
^,  ^a>»/  -^jLi-aL^  lt-~»-i^  )-^V-=>?«>  l?Q-a^  )oi^;  .).iocLLo  ^V^^o  .\.l:^ 
)j»eL^..,.>  oo(  ) .»  r,  ->;  -^io/  ).^..^-^^QJ.  ]Ja3  •:-)ouSs.;  )i.J»  ooi  )N-V^i  -^io/ 
I  .^^  -  .^  \  >>  ^  iootj  w.6(  )ts_a_flool  ool  ♦).jaJ;;;o  \j^^  ^io  ,^  ^/  )...-..« «v> 
)joij  ^-.•t.ic/  ^;  Pjo-»  •:-)i.Q-..>.-.  ;1^  )^.';t>o  ^Vl  )b>^o  .)ia-^-^»  )"t.i6/ 
po  .)_JL_0^^s^o  jj^;  oot  )i.^s^  .)jL*^^-^p  oCis  ^,.,^i»o  )i /;  \..^.* « V) 
sicQ-^,  m  .\  •>  «j^jl   vQJoi  ^•^^*-  ^a  .')ouSs  oujl.2l_j    t-ai.  )jjw=  -oioN.-/ 

•K?  i---^ 

)^/;  )jL*3  ^  rd.:\cv>j  ^lA-n   rd^rsf  rcfiuL.-n-n   ^"n   v^M^xl. 

6«-»^ 000  .)l.olS..-/  );0|;  )ji0CLl^  ^_io  ^;  ^^1  «  I  V>  .Oj.^  yS>  .)jl*,.o  ).^0);o  )i^;o 
OLmJo  )l^oKji  Vs-»»-^  »^0  .)jl..^a  )— oi  ^  ^ojlL^/o  K-wi-j  oo»  ~)la-.N»^l; 
i.-^ljK_s  ••1»--V  ^    )  Vf»  '  -o;    )K.au»ol   )lajL_5a_jL^^-.io  p  )i-^  ouio 


et,  en  lui,  il  sauva  les  hommes.  Ils  disent  que  celui-ci  mourut  et  que 
celui  qui  demeurait  en  lui  le  ressuscita,  et  ils  le  diviseiit  en  deux  fds  '  et 
en  deux  natures  ef  en  deux  hypostases,  (l'une)  de  Dieu  createur  et  Tautre 
dc  rhomme  cree  et  fornie. 

Arius,  de  son  cote,  dit  que  le  Fils  de  Dieu  est  une  creature. 
Paul  de  Samosate  dit  que  le  Christ  est  un  simple   homme,  comme  lun 
des  prophetes  et  des  justes. 

Ensuite  Taddition  qui  a  ete  faite  a  Chalcedoine  dit  une  quaternite  et 
introduit  deux  Christs  apres  runion'. 
10  Les  Juifs  disent  que  ce  Christ  qui  est  venu  et  que  les  chretiens  adorent 
est  un  homme  menteur  et  trompeur,  car  lovsquil  est  homme  il  se  fait  Dieu'-; 
[quant  au  Christ  veritable,  dont  ils  disent  parfois  qu'il  viendra]  ils  ont  en  vue 
TAntechrist,  le  Christ  menteur. 

Notre  sainte  eglise,   mere  de  nous  tous,   confesse  une    nature  du   Pere 

1.-.  et  du  Fils   et  du  Saiut-Esprit;  nous  croyons  que  Tune  des  hypostases  de 

cette  essence,  du  milieu  de  la  Trinite,  est  descendue  et  s'est  incarnee  du 

Saint-Esprit  et  de  la  Vierge  Marie  et  qu'elle  a  pris  d'elle  un  corps,  sans  que 

rincarnation  causat  une   augmentatiou   des  hypostases,    car  la  Trinite   est 

1.  Il>  lunl  luujours  nie.  —  2.  Jean,  x,  33. 


250  II.  —  TKXTKS  MONOPIIYSITKS.  [1'.0] 

^^o/o  ).^a^b^  '  j^^o^  K^^  v>>-^l/o  .^^^11  )iViL^  oo<o  .)K-^^>^  )oi2^ 
^OLOo  t  "^,"*  /"  ^"^^i/"  )N-  «(M-»  ->  ~aJ«o  )1q.^  vl^.^0  .^^^jIIIo  ^)1o  s.*1^/o 

),JLa^>^0        0(^..t     )jL^J>»-30    ...«010^/«    '')jl.«^«.^     O-.Ksi     ^/    .   ,» 'bOO  .    )1S^"1^ 

.)K.jL^o  )-;l.»  V  ».y>\  )l)j«  t->K-^o  ^oto^/   ^^<-^  ^^  ''oK_.o  .)  *  «^  o  )-mom 

♦  ^.«■:»/     ..   *,>io\\     )Cli\^\    )-^t-0    ).-..0'.\o    >..OIQ-3JJo    )..«i.5QII     Oi^« 

).mo«o  .)ou^  )t-2o  .)ot3v  )^/  .^jl.«q:m  )ou^  t^  )-.o«::^  ) V)c>  1 1>  )1^\"1 

K-«^0    )!,«•>    ^^    )— Oio    .)JU^    t-3    ),-30   .)jLO    )js/     ♦)o«SS    )1S^1    K^Ao    .)oiS^ 

)K.:2i.l  i^o  )-K-./  ^  )— oio  )-K-/  v^  ),.io  .U^l  h>l  '>y*i.i'>  )KlXl 
^  )  '^-,  <tt  jJo  .)  >nn  I  f>  •>  )L;o'lK:bO;  jlo^s.../  ♦v^.J^  |1«  )-.qji  )ju^  i'!^'/ 
)jotA    yo*"^    ^^.-.Joi    Qjoi  .^o/o    .  .Q  *    '^-a-ai    )v)ni  f>    )KV'K_3    )jl*3 

I.  Ij  iiiii.  U*^"  VI-.  (^.  —  j.  l-»-   M-v^o   H.  —  ;;.   |Ji-3jao   H.  —   'j.  B  "om.  o»^»    ^uapo-   —  5.  li    aj. 
Ut>^l  ov.«ittS  "^v-  —  6.  Autro  texU'  dans  AssCmaiii.  B.  0.,  II,  33-3'i. 


demeuree  Trinite  comnie  elle  Tetait,  meme  apres  quo  lun  de  la  Trinite, 
Dieu  le  Verbe,  s'est  incarne;  et  il  est  ne  en  verite  et  il  est  apparu  chez  les 
peuples  dans  le  monde;  et  il  a  mange  et  il  a  hu,  et  il  s'est  fatigue,  et  il 
s'est  repose,  et  il  a  goiite  la  mort,  et  il  a  soulTert  en  v^rite,  et  il  a  ete 
crucifie,  et  il  a  6te  enseveli,  et  il  est  ressuscite  le  troisieme  jour,  comme 
il  est  ecrit,  par  la  volonte  de  son  Pere  et  par  sa  volonte  et  par  la  volonte 
du  Saint-Esprit,  et  il  s'est  assis  k  la  droite  de  son  Pere,  et  il  viendra  pour 
juger  les  vivants  et  les  morts.  A  lui  la  gloire,  et  a  son  P6re  et  au  Saint- 
Esprit,  dans  les  si^cles  des  siecles.  Amen. 


iii 


10 


Foi  de  Mar  Acseiiaia,  ('reque  de  Mabhoui/.  —  Nous  confessons  trois  hypo- 
stases  divines,  un  Dieu.  Le  Pere  est  Dieu,  lo  Fils  est  Dieu,  le  Saint-Esprit 
est  Dieu  et  cela  ne  fait  pas  trois  dieux.  Le  Pere  est  nature  et  le  Fils  (est) 
fils  de  nature  (consubstantiel)  et  le  Saint-Iilsprit  (est)  de  la  nature,  ot  il  n'y 
a  pas  Irois  natures.  Le  Pfere  est  essence  et  le  F^iis  (est)  fils  de  rossence,  le 
Saint-Esprit  (est)  de  ressence,  ot  il  n'y  a  pas  trois  essences;  nature  ogalo  qui  u 
n'cst  pas  divis6e;  essenco  qui  cst  oonfcss6e  dans  lt>s  liypostases  ol  qui  nosl 


[l.',lj  17.  —  XENAIAS.  —  SUR  LES  HERESIES.  251 

jj     Jj-^    ^    ^    )KA1     vOO^-l^/     )-LJl-/o    *    ♦^l.lV..O<.^    ).JL30tO    ^^^  j^^^Syr^  112 

)i^  ^^1/  )jLa-./o  .)ts.Vl  ^oi.io^jLio  );^-:ii  ^oi_K-/  ,J  )jl:i-/o  .^»-.V3 
)aa.-/o  -.ojJLio  V'.\  ^i3u3L_i  )J  ^  )..3/  ot^o/  ).i.:i-/o  .)-3/  ,^io  .a^sl/  jJ  »0 
.^po)K^  )J  )-.K.i/  ))^'l  )loK_)-3  voot-j^/  ;>QVi^  ^o  .;)OoKio  ^  ^s 
^Jj/   «^.^ojlJ;   ju/   )iQJLia..oi   )J;o   .,_ViJL_ol^io  )laJLia..o»Js  ^ojlos/jo  ,_*^oi 

♦;')... •^>v>  )J 


pas  scintlee;  uue  nature  en  trois  liypostases  qui  sont  egales  et  J'accord  en 
tout.  Voila  notre  Dieu,  c'est  lui  que  nous  adorons  et  c'est  en  lui  que  nous 
eroyons. 

*Comment  sont-iis  trois  sans  etre  separes  l'un  de  Tautre?  comment  lors- *  syr.  11:2 
quils  sont  ensemble  sont-ils  dits  trois?  comment  le  Fils  est-il  ne  sans  avoir 
t'te  detache  de  son  Pere?  comment  le  Pere  Ta-t-il  engendre  sans  qu'il  soit 
sorti  en  dehors  de  lui?  comment,  lorsqu'ils  sont  depuis  reternite  et  depuis 
toujours  en  essence,  ne  sont-ils  pas  dits  trois  etres?  Ces  choses  et  les  som- 
jjlables  sont  re^ues  par  la  foi  et,  sans  la  foi,  personne  m;  peut  les  entendre '. 

1.  M.  E.  .\.  Wallis  Budge  a  edite  des  If.xlo^  aiialugues  daiis   l'ouvrage  d^ja  cil6  Tlte  Discourscs  of 
1'liiloxene,  bisliop  of  Mabbogli,  A.  D.  'i8,")-.il'.).  Londies,  1894,  t.  II    p.  xcvi  a  cxxxvi. 


X\  111.  —  Les  iikhksiks  ciiitisroj.ouigi  i:s  daimiks  Giucc.oini-:  iimi  liKiutAKis'. 
—  JlS^^k:»^  j^svi « n  ^  v-^ibo  .)-wO«   ^/  ).^ebeL^IS,o  .)v^  ^/  )-.yv>*\o  .)-3/ 

OtlV)     ^>,.V\\;    yOJOUbwO     \^'y-i^     yOVl  ««)>     )oO|    0(,_0o\l    )jOI    ."vfOOJ^  U  V);     .«3 

)ooi  v^/  )joi  .^£Pn  I  .  I  iV^Q»flO;  .«^  —  .)ooi  v^/  '').3JL^  ^^  ^il^^i 
.  v>\^  )aj/   f-axj  )ou^   V^/    yooi^o  .)..:m.^v.^.^   o,  ■>  \  ).3J1^  ^Vtt; 

VL^    fSO    ..    »^^/     )t  «  ^)    ^^    )..^0>\o    .)  «)OV>>\    v..O|OV>  tO    yOJOtO    .yJ.0^^.30 

«^  —  'Ui^  ^.<J^oi.\  't^;  )-o<3V3  )!■/  .)  >  •«'  •>  )ii  1  «  I  't^  ^.«i,^.^  )a:>> 
.  o  n  «  ^.jQ.x,v  ^.«o^Kjl^;  )Lq.w  wwu^S;  »m  mVoi.5  v.*VJt  )joi  .>tDt  «\  «  m)  •>; 
p6/    K-.)-d>.^.^  •I-L.x?  )-flDQ.aojo   .)K  i  »;   )K.^cL.  ^/    >o)IflD   otmt   )..oeLio 

1.  Ms.  sjriuque  de  P;iris,  u"  210,  lol.  !".">.  —  2.   i«>oiji»?  Ms.  —  :t.  l^Uje  Ms.  —  1.  ftf>.N<«i.^Ms. 


La  jjrcmiere  [heresie]  ost  celie  de  Simon  le  magicien.  Ci'lui-ci,  dans  ses 
uperations  magiques,  apparaissait  aux  Juifs  sous  la  fornn-  du  Pere  et  aux 
Samaritains  comme  Fils  '  et  aux  Gentils  comme  Esprit,  et  il  niait  la  resurrec- 
tion  des  morts.  —  2°  De  Meuandre.  Cclui-ci  etait  disciple  de  Simon  le  magi- 
cien,  et  il  disait  i\  ceux  ((ui  elaicnt  liaptis^s  par  lui  ([uils  etaient  plus  excel-  .> 
lents  que  les  anges'.  —  3°  De  Saturniii.  Celui-ci  disait  que  sept  anges  ont 
fait  le  mondc;  cest  h  eux  que  Dieu  a  dit  :  F^aisons  lliomme  ;\  notre  imago  et  a 
notre  ressemhlance,  et  ce  soiit  eux  qui  oiit  por(o  lu  lui.  11  disailipio  lenuiriago 
vient  du  Mechant.  Comme  les  demous  prtMaiont  (leur)  aide  aux  liomiucs 
mauvais,  le  Sauveur  est  venu  pour  aidor  los  bons\  — 4"  l>e  lUtsilide.  Celui-ci  lo 
d6buta  daiis  riieresie  des  adorateurs  du  serpont  qui  sont  nommos  gnostiqnes  ' 
cl  il  plagait  JJ65  cieux  selon  les  joiirs  do  raiinoo.  11  disait  ouvortemeiit  quo  la 

1.  Pour  fipiphane  (XXI,  l),  lri'n(5e  (I,  23)  ol  IMiiUislri'  (2'.i).  il  se  iloniiiiil  au.x  Siunarilains  poiir  le  l'.iv 
el  niix  Juifs  pour  le  Tils.  —  2.  Sic  .'Vsnpiiis,  /'.  0.,  VII,  505.  l.es  i;ens  bnptises  par  lui  ilevaienl  elre 
ininiorlols,  Ii(5n6e,  1,  23;  Mieiiel,  ChronKjiii',  1,  IGU.  —  3.  Cf.  Michel,  Chroiiiiiiie.  I,  IT'*.  —  V  H«r 
Tlt^braeus  donne  la  miMiie  equivalence,  Clirun.  syi:,  6i\.  Bedjan,  p.  52.  II  reniprnule  a  Miehel,  t'hiv 
niiiiic,    I,   I7'i.  1-a  raison  en  esl  doMm.H'  piii'  .Vsapius,  />.   ().,    \'II,  .iOil. 


II) 


[143]  IS.  —  BAR  HEBRAEUS.  -  SUR  LES  HERESIES.  253 

wOi^  )  tKfn\/s  I  -y  - N-   ^^       .  n  to,K\n.   j^aoJL^/;    .03   —  ■>  .  \  VI «  Vi   jooiJ; 
»a.isa_o   V^.^  yo~»V^  ^^  l-^  *  v>  •>  oooi  .  .  iv>.ot_:>o  .K^)  nmvio  ts_)LaM; 

^Lx    '    v2lSs»    )oO«    V^/    )jOI    .^olSuU.,^»     .a     —    .)-.»aA    ^^%w^UH    000(    ^V^o/  '   Syi.   210 

vT  •  ■  '    ■  ^  fol.  175  v. 

^ioo  .)N.ia-..i)  iJ^  ^_io  ^clSa»o/  la^  \^i\-^  )K^..^»  y^i  .\viiiiv>  ,_i-.o6i 
1  .)^,.,>»Vi  ,^l/i  ^io/  )^.3oj;  )4j6;o  )tv-^U  ^o  .).ioii^  )oojj  po/  )l3Jbo 
^/o  j,-.^  Vi^  -ts— ./  )-_«-iCL_i  ^_io;  )ooi  -po/  )jot  ^euL..^sJL2S.o;  ,A  — 
^/o  .°i\v>  ))jL,^aD  ).:>'1S..../  ).JO(  .vO;'«-o;  «OJ  —  .)K^oK-3l^  '^j^  )jqN  .  m  -»; 
))ji.^o  )ouia-»_3  )joi  .sfiDQ^'^.io;  ..^  —  .)K-.io;  )toa*^_3  )oot  iA!ao  )oot 
—  .))JU^;  )^ioo^;  y^l  )oo«  ...>.'.K:io  )-.'^.a.is  ) » t ,\  -»  ^  )ooi  ).i..^oo 
.  VL»',.V?  ^-M;  j).^/  .)^.fcA.,:>a.\  )ooi  );a:bo  );a:^>.  ',-3  o^  )Ljo(  .yO...^',.^;  ..» 
)'^j>  ^^  ^  -^)^  )».^'^.-«  j)  )-^'J^/  )K^i.o  .)jL..;o  )Kvi.  n-.  )ooi  -y^^ 
^Vl;  .)-...■..«.  >  VI  \n  »  ..  V  f.^;  %*oia^/  a..ooio  ).Mo'^.3  o(ii/o  ))-iUL^  ..«oioK.../; 
otil/o  )bouw.3  6t._.K.>/;   jJoot  )ts-\i;   .)lS^»-ia..3   oiil/o  )j)j  .-o(ol^/;  );o  •'iIn 


loi  immonde  devait  ('"tre  accomplie.  —  5'"  Des  Ebionitcs  (|ui  sont  interpretes 
«  pauvies  »  par  les  H(?breux,  parce  (qu'ils  vivent)  avec  llumilite  et  pauvrete. 
Ils  croyaient  au  Christ,  oar  ils  disaient  ([u'il  avait  pris  origine  de  Marie  et 
Joseph.  — 6"  De  Ceriiithc,  Celui-ci  disait  que  nous  passerions  mille*  ans  sur  la  *  Syr.  210 

^  terre  a  satisfaire  les  passions,  vers  .lerusaiem,  apres  la  resurrection.  II  disait 
que  le  monde  veiiait  des  anges,  et  (|ue  le  Clirist  (Atait  ue  de  Tiiducation  et  du 
progres  dc  la  coiiduite.  — ■  1"  l)c  Valenliii.  Cclui-ci  disait  que  Notre-Seigneur 
avait  apporte  le  corps  du  ciel,  et  qu'il  avait  passe  par  la  Vierge  comme  par  un 
canal.  —  8'  De  Cerdon.  Celui-ci  enseigne  beaucoup  d'etres  (eternels)  et  il  disait 
10  (qu'ils  se  rassemblerent  et  creerent  le  monde)',  et  il  iiiait  la  resurrection  des 
morts.  —  9*^  IkMarcits.  Celui-ci  trompait  k  Taide  de  beaucoup  de  noms,  en  se 
servant  de  la  langue  hebraique  pour  exciter  Tadmiration  de  beaucoup- .  — 
10''  Dc  Marciun  \  Celui-ci  ne  confessait  pas  que  le  Christ  est  Iils  du  Createur  ni 
de  Marie,  et  il  uiait  la  resurrection  et  le  jugement;  il  place  trois  etres  non 

i">  engendres  :  Tun  bon  qui  est  cache  et  sa  place  est  en  haut,  et  celui-ci  est  le 
Pere  de  Notre-Seigneur  Jesus-Christ;  le  deuxieme,  Cr(jateur,  qui  est  (le)  Juste,- 
et  sa  place  est  au  milieu;  le  troisieme  est  la  Matiere  qui  est  mauvaise,  et  sa 

1.  Les  mots  entre  parentheses  sont  empruntes  a  Agapius,  loc.  cil.,  5)1.  —  2.  Longs  developpe- 
iiienls  dans  saint  IrenSe,  1,  15-21.  —  3.  Cf.  Micliel.  texte,  p.  108.  Les  textes  de  Michel  et  de  Bar 
H(?braeus  semblent  ^tre  des  traducUons   independantes  d'un  resume  dAgapius,  P.  0..  VII,  512. 


fol.  i:ti  1 


2o4*  II.  —  TKXTIvS  MONOIMIYSFTKS.  [1«] 

"^•vX  )vi>3  jJooiJ^  CH  '>m  I  ) K »  «  iX  )..3).Ji  ) ;a 't '\  )_3<  vil^  ,^  .)  f>v>QX^ 
"^n  >  ).m..v,^  ^^oo  .).iX3.^«v^o  ^m^vn^^-oo/o  ).j>.:aa,A  ».-^n.  ).3;i  ooi  ^^o  .yof^ie 
f_^  )K^Q_A  ^^o  .)  ii  °t  I  o(..3  w^i/  ou-o  ^^o  .^;))  -^  *V  :>o  )>>\of> 
y^l  )oot  )>  «  ->  ooi  vS/j  po/»  ^^^^  );« ii^V^  ).-ijJ)Oo  .>.cooV.^t>^CS,o  '^a.»>\ 
..  f.  .N.  ..r.  ."^  'i  nv>  »f> ..  \.a  ).jq\X  vQl^^.^o/  ^^o  .)  »  Si\o  losoi  jJooi  :• 
frs^wJ  .);Q  't \  Oi^  \'f^i  Ui^  w^  )K^..^O>o  .K^ot_l/i  V-^/  )..3l^  ^^  )1.^^ 
Syi.  ^Mo  ^.«.\  .)!  );o  't  \;  )|  '>\c>>  ^:bo  «t-^!  )  ^  ^  V-^  )  ...«.ii.V)  >&qjl..  vV^  ^! 
0.^0  .^t.:»  VI  m  I  |1  )jLJt-:3  ^^  ^^  i^lr^  )oo«;  ^-^^..^/0  .o^.^  ^,.  >v>.otV>; 
^.^9    v£Oc>i  »^<*-l   o|.^aLji;   <JljI    r*-^  .   )-^ww.^)VJ3ui/t   S..61   «T^   —  .o^    j)   p 

).^v00>.^0    ."vJOOl  «    ^UL^o/     ^>^£00    jl«     ),^^>;  .X    )oO|    \^l     \jQi    .^..VoU     K^^     10 
-'•>«■">    t_3     ).^V^^^;      QJOI    .  0V.m^)...«     )f.oK^;     yQ-«\..^o/      VLCDO    .]\Lo     )i.Q.KJJ 

).^w^aJl^  ^oioK../    ^^o;;    Oi^ij    ^^9   .  «o  ;;vi;   ^/   ^o»\l\o   )tv-3V^4    jl.sQ-^\ 

1.    l6"^Va.N  ^Ms.  —  -J.    iiaaj^i^oi  Ms.  Nous  comiiletoiis.   d'apres  Eusebe,   llisl.   ctcl..  IV,  xxix  : 


placo  est  dans  la  profondeur.  Lorsque  le  Creatcur  voulut  vaincre  le  mal,  il  V 
prit  la  matiere  et  crea  runivers;  de  ce  qui  est  pur  il  tit  le  soleil,  les  (quatrei 
elements  ct  le  Paradis;  il  prit  dc  la  boue  du  Paradis  et  il  crea  Adam,  et  il  hii 
infusa  une  &me  (tiree)  de  sa  propre  nature  ;  a  raide  du  limon',  il  fit  le  Seol  et 
le  Tartare.  II  injiiriait  le  Createur,  parce  quil  disait  quil  etait  mauvais  lui  $ 
aussi  comme  la  matiere ;  de  meme  pour  les  prophetes.  Pour  rEvangile,  il  n'ad- 
met  que  Luc,  et  il  dit  que  le  Nouveau  Testament  a  ete  donne  par  le  Bon,  et 
rAncien  par  le  Juste,  a  qui  il  donne  le  nom  de  Createur.  Notre-Seigneur 
*  s\i    L'io  ■  .16sus-Christ,  fils  du  Bon,  descendit  pour  delivrer  ceux  qui  croient  en  lui  de 

la  sujetion  au  Createur,  et  il  semula  un  iiomme,  bien  qu  11  n  cilt  nen  pris  10 
de  rhomme,  et  .il  souffrit  sans  souilrir.  —  11"  Celle  des  Enciatites  par  un 
homme  nomme  Tatien  qui  etait  de  .Mesopotamie.  II  pronait  des  mondes 
iuvisibles  (a  la  maniere  de  eeux  de  chez)  Nalentiii,  et  11  appela  lc  mariago 
(l^gitime)  un  adult6re.  Et  il  composa  un  evangile  qui  esl  nomnie  Diatessa- 
ron,  c'est-^-dire  des  (evangiles)  melanges,  parcc  ipiil  supprinui  les  genea-  i 
logies   et  tout  cc  (pii    montrait  tpu"  lc  Christ   est  de  hi  race  de  Oavid",  et  il 

1.  Sic  Micliel,  lexle,  p  I08.  II  iie  ruut  doiu'  pus  corriger  l^aa»  eii  |eoa»»,  i>i,i'  oeile  derui^re  le<;i'iv 
bar  ll^brueus,  Chron.  eccles.,  I,  '14,  u  rlmnic  d  iMie  iino  correeli<ui  postt^-rieure.  —  2.  t*ic  Th^Hlorel 
Cuiilra  hiieret.,  I,  20. 


[145]  18.  —  BAU  IIEBRAEUS.  —  SUU  LES  IIERESIES.  255 

.).^^^,^D-^3   c*iLaj   )oo)  ,.jl;n  I.JOI  .'.cDa^JCx^;   ,CXt   —  .)L^u»«IS.j\  ool    ..2l^^o 
JjoSlSlS.  .^oo(  yoiiolS^jLio  )lSvX.2J;  ^^o(   jJ.:sa£CLa.>so  )L..^iiDV3  )-*-»  oC^  -oojo 

Oolo    .^-i-l/     )v'-0    ^CuJS^.*.;©/     )...^)J»;     )^OL.^'      yQ_iCU-*^2^0    )  Nj-.^iO    t-«^ 

—  .soot-jL.a.J   Q.r:i^Lo   yooi.:;^)..^  v^-''?!   ^■•?    i^t-**^  •)r-'V'   )))'   )o®i  «°>'^^ 

)-iw_3»/o  .)^-..i.;io     )L^O     )jOOt    .Vio/     ).i;oV    \.LXS     )K^i     ).-JO|    y^j-.»».ij     .«^ 

omf  )_iCLik2>»o  ).-to'/  oooi  ^.^oi  ^-^o  .^.^o^o  )ioia-io  )-«^o  )»cu  )— .^^i/ 
vupojo  .)ou:^  'aS.o  ^oioN-./  )jjJLio  JL.i  .).-.iiJo  )jia^  ^os.  ''^'^J^io»  ooto 
Vio/o  .)tJa-3  ^Q.^ir>)_a  N.iCL3N.uflo/;  )lv-ow  ^.JlSu  )J  /  :1^-  i).io;  ).iajLa^  o^ 
);otJO  )l.m^a;   )ti«aj/!   V^/o  -^-^joi  )-isL3a3o  |  ).jLJV.i^  ).Jl2lj   a.soi...  j   )jjlio»   ooi 


1,  >-«>.o  Ms. 


changea  au.ssi  rAputre.  —  12°  Dr  Moiilan.  II  se  faisait  passer  pour  le 
Paraclet  et  il  avait  pour  remmcs  Priscille  et  Maximille  qui  prenaient  le 
Qom  de  proplietesses.  11  donna  le  nom  dc  Jerusalem  a  la  ville  de  Pepouza 
et  i\  Tymiou,   villes  d'Asie';  il  cnseignait  encore  des  mystcres  immondcs. 

5  A  la  fin  ils  sc  tuerent  de  leurs  propres  mains.  —  13°  Ue  Bardcsaiie.  II  dit 
quil  y  a  trois  grandes  natures  :  rintcllect,  la  Force  et  TEsprit,  et  quatre 
etres  (eternels)-  :  Ic  feu,  Teau,  la  lumi^re  et  le  vent.  Cest  de  ceux-ci  que  vin- 
rent  les  etres  (eternels)  et  36()  mondes^,  et  celui  qui  parla  avec  Moyse  et 
lcs  prophetes  est  rarchange  et  non  Dieu,  et  Marie  n'a  pas  enfante  le  corps 

1"  qui  meurt,  mais  rtkiiie  lumiueuse  qui  a  pris  la  forme  de  la  chair'.  11  dit 
encore  que  les  anges  donnerent  rAme  t^i  Fhomme,  et  les  etoiles  les  membres, 

1.  Sic  Eii.sebe,  Hist.  eccl.,  V,  xvui,  cit('  par  I'.  ile  L.ibi'iolle,  Les  sources  de  1'llisloire  dii  Montanisme, 
Paris,  1913,  p.  78.  —  2.  Nous  tradiiisons  l*'>>»/  par  «  etre  eteruel  »  conime  Ta  fail  saint  Ephreni,  niais 
ce  niot,  chez  Bardesane,  signiliail  seulemcnt  «  etre  cree  » ;  voir  Dialngue  des  lois  des  pays,  dans 
Patr.  sijr.,  t.  11,  olTi,  «  un  U^  qui  ne  ditVerc  aucunement  d'un  autre  n'a  pas  encore  ete  cre6  jusijue 
maintenant  »;  548s,,  «  les  W^l  sont  soumis  a  la  puissance  de  leur  Createur  »  etc.  Bardesane  semble 
avoir  voulu  incorporer  au  Christianisme  une  philosophic  (alexandrine?)  et  un  systfeme  du  monde.  Le 
Dialngue  des  lois  des  pays  montre  qu'il  Ta  fait  avec  une  telle  maitrise  que  nous  avons,  aujourd'hui 
encore,  pen  de  choses  a  y  changer.  Mais  sos  idoes,  et  surlout  ses  poesies,  ont  ete  livrees  aux  igiio- 
rants,  aniis  et  eniHMiiis,  et  ellcs  sont  dcvenues  presque  meconnaissables;  elles  n'ont  plus  ete  qu'uiie 
variele  dn  diialisme  que  de  nombreux  heretiquos  devaient  porter  par  toute  T.Vsic.  II  n'en  reste  pas 
nioins  le  prediicosseur  de  ceu.x  qui  devaient,  apres  bien  des  rSsistances  aussi,  incorporer  au  Chris- 
tianisme  la  philosophie  d'Aristote  et  le  systeme  du  monde  de  Ptolfimee.  —  3.  Agapius,  P.  0.,  VII,  520 
et  Michel.  I,  184.  porlont  3(J0.  Ce  dornior  nombro  est  celui  des  degres  de  la  circonference,  iiiais  il  faut 
noler  copoiidant  quo,  dans  les  formules  magiquos,  on  chasse  les  domoiis  «  des  trois  cont  soixante-six 
menibres  »  do  celui  qui  porlc  les  amulettes,  cf.  H.  Gollancz,  A  Selcclion  of  Charms,  dans  Acles  du 
nnzicnie  congres  [1897)  dcs  orientalistcs,  quatrieme  seclion,  Paris,  1898,  p.  91  et  91.  Le  nombre  366 
nombre  des  jours  de  raun6e  blssextile)  peut  donc  avoir  aussi  son  importance.  —  4.  Michel,  C.liro- 
^      ni(iuc.  II,  184,  doil  6tre  corrig6  d'apres  le  present  texle. 

\  l'.VrR.   Oli.   —  T.    XIII.   —   F.   2.  17 


•   Syr.   •Jlo 
liil.   I7i;  \". 


2:>0  11.  —  TKXTKS  MO.NOrilVSlTKS.  fl'iC.] 

1«. \'>  |jLwi  UmI  ^/  i- L.30I  .).ii.:>o.A  ^.  ^^/  j^  )-^t~*  ^^•^  iJ)^o  6|io<QJ 
"«^ji   )^2^..o  ).3lolSoL^oo  ^j    )^    )_m'^  ^^o  \ji.^%    l^l    lo.^    iil^o  'S*"  ^\ 

.0_^^|/     vrDQ-.i/j      )(OwJl.30     )  ..  «    »    VI     ^^^1}     ^^..3»     )J^Jui;     V^/o     ..    «  >  Sj 

—  .)i^  jJ^o>  )-^o)-^o  )Kv>  »  f>-a  i3Jo  .ycL^iil  ^-Lsj  ool  )K_vil^o 
^^a.«oi.^  K_.)j>a„.^^  a\  )Lo_.N.^K..2t  ^oia^o.  ^..V^/  )jot  >ft\..  jl^»o/;  .Xi 
).iLita^o  .)  10.13^!^.^«  )Krbv^eu3  )ooi  ',.^iSo.  ^../  )oo4  '^SlS  )^.^?  ))^v> .  n  '.o  )ooi 
)-:y9^  )i'p.j   )  I  <=>\  v!    ^jy?  ))';>^fio;    |ii./  .)lt-««o  )1W^1^;   ^-^  )) ; ^m 

)mqJ^     1Soo)j3    ^^KI^O    OOOI    ^..^to.    )I.Q'jL5fro^     ^^    \ta^l\a^l     y^yJ^i     OiJL3>\ 

.  *\ot   .  ) « m  f> \oii   y^oi    .ffiU   —  .ooo(   ^fJOQ^    ) »  1  m  \o    oooi   .  >qi^J^ 
K^/o  .)«Q^    o(.JxIS..3   y/    oi.^a.aL3    '^aib;    oov^    )  -^ln ..    t^...^;    oooi    ^'^^/    i' 
.  «  \m  •so   ^^wJ^oio  .''^  -^  o:bo  )(H^w..j    ) '  <•>  ~^»   oi.^   '>i..^&«   o6i  ^^^Ks  vOOi.\ 
vQj6i\  ) '  «^  ^-^  *    K_.\i  )ooi  t.^/  )joi  .vtr>  „^^\.j%  ...01  .CU  —  .)-.wb.:^^«  )i»]^aL^ 
y^  )joi^o   .o'9l)jo  >  ,\  oK^»    v^^!    )-'-•'    ^'^^l/o  .)K..;a:aeo».y)    «K_3   .  .i.^Ly.j 


I.    Uo^C^oi»  Ms. 


et  il  Jit  que,  de  ineinc  que  la  lunc  depouille  sa  lumiere  et  entre  eliaque  mois     P 
♦  syr.  -2111  une  fois  pres*  du  Soleil,  ainsi  la  niere  dc  ia  vie,  elle  aussi,  depouille  son  vctt- 
ment  et  entre  pres  du  P6re  de  la  vie  chaque  niois  une  fois  et  ellc  a  rapport 
avec  lui  et  clle  enfante  sept  fois,  et  il  dit  que  lc  Christ  est  ne  k  Thcure  de  Jupi- 
tcr  {Bil)  ct  qu'il  a  cte  crucifie  A  riicure  de  Mars  (Arcs)  et  qu'il  est  rcssuscilc    ■' 
encore  k  riicurc  de  Jupiter  {Bil).  II  nie  la  resurrcclion  et  il  nomme  lc  mariaiic 
une  purification.  —  14"  DOiifjene.  On  dit  de  lui  qu'il  n^avait  pas  une  foi  sainc        | 
au  sujet  de  la  Trinite  et  qu'il  uiait  la  resurrection  des  corps;  mais  il  abondail 
dans   la  parole   de   renseignement,   ct  il   fit    hcaucoup  de  commentaires  dc 
lAncien  et  du  Nouveau  Testamenl,  au  point  tpie  bcaucoup  de  doctcurs  des  lo 
^glises,  jusqu"an  tcmps  dc  Mar  Jean,  senrichissaient  ct  prolitaient  de  scs 
ccrits,  c'cst-a-diie  rccucillaicnt  la  rose  ct  brrtlaicut  les  epines.  —  1.")°  Ccllf  ilfs 
Jilccsaites.  lls  disaiciil   (|u'il  n'y  a  pas  de  peche  pour  cclui  qui  apostasie  dc 
bouche  sil  confesse   de  cunir,  et  ils  t)nt  un   livrc  tcl  ([nc  cclui  qui   lcntcnd 
rc(^oit  le  pardon  dc  ses  pcch^s.  Ils  anathtMnatisent  les  livres  des  apAtres'.  — 
IG''  l)e  Nocutits.  11  disait  qn'il  n'y  a  pas  de  rc^mission  pour  cenx  qui  pt^-chcnl 
apres  le  baptcmc,  ct  il  fut  nommc  chcf  de  ccux  (pii  sont  appelcs  Calharcs. 
Lorsque  saiiit  (Ir^^-goirc   lc  llHJologien  le  reprimandc,  il  dit  :  «  iMonlre-moi  la 


I 


1.  Hus.-bo.  Ilisl.  ncl..  VI,  NXWiic  .\i;a|.lu-.  /'.  li..  VII.  .•.'i; ;  Mlcli.l,    II,   liU. 


II 


[147|  l.S.  —  lUR  IIKBRAEUS.  —  SUR  I.ES  IIKRESIES.  257 

.)loJU-flo))Soo  jj  ^''^)!  )j.-«aji  'ftJjJ  p  jJ;  )j/  ^^^^^»  ^;  )jloi  .^la..jLD  )j/ 
•,°>  "<  )^^)^O0;  ^/  y£a.j^^\j  OCH  «S/;  ^6u>  .^-iL^hA  ooi  v^/  ^^  y«.\ot^o 
.i^cL.«     ).ia.I>i    K_L-*_3       ^COji-OO»     ^iO     ljL...A.fiD'^    ""^^     >aX>»     OCX    )-»^OlV^  ♦    Syr.   LlU 

)l^Kji^o  jlsU>o  ^**^^  .,2l^o  )ooi  sS^ly?  )-*;^  y-'/  l-iot  •)-'^po  sCDa^).^o^;  .U 
)^;  )ooi  -^-io/  )._iO!  .^a-..^^.i).^;  .OOj  —  .)  t  '.y  n  \  ).i.i/  ^^s_iw  )oo«;  •po/ 
).^/  ^/  )N-  r.  Ak^  ).^oaJLO  ooi  f.3  ooio  .)ISol^^  )la..bs-.\l;  )v>oi  n  ouK->/ 
^^JS.:io  )ji;aj3;  \^oi  la^,_20  .jlC^^I/;  )^.3  vk.../  )l,.<y^o  .).jODa:)aJ  yo\loo 
)ooi  y-^l  Uiii.^-.^  )-^t-3  )joi  .)wi^|x|a^a.  |la.3;  .1^  —  .^.^..iJl^SJuS 
)Xio  .)-.iaA.  ovl^  ^^  you,f^  ^^o  .^oKxl  ]t^o(^  )lc>  ^«^C!^;o  )^.,>«>n'^ 
oo(  jLco^  )J;  o6(  y-./o  oiJsaji  ^^s^  S..001  y^^iopoo  y^y « °i  ii ;  oC^  s>3ot  ^^a-<.-3; 
)l.Kj.'/  ^'ilo  .)jL^t~o  ).^oio  ).^..-oi.::»o  omlSli  oooIjl  )jo(  ..«j).^;  «^  —  .)lo-»jj\ 
o^CLO  .l^-iL,^^*./  p  jjooi  Na^  W.010  .jJooto  )o»!S^  JSoso)j  .)  >  « -^o  )-2i^  )ooi  -^l 
.3;i)Sooo    0001    ^....^;io  .)'p)^s_2o    )j^o    )iaJO    );)1'a   .);^^  "^Ttflo^S.   61 '«'  1  ~) 


purete  et  j'accepterai  ta  rigidite;  mais  je  crains  maintenant  que,  couvert  (toi- 
raeme)  d'ulceres,  tu  n'apportes  aucune  guerison'.  »  Le  saint  disait  cela  parce 
que  le  bruit  courait  que  Xovatus  avait  apostasie  durant  la  persecution  excitee 
par  D6ce  *  en  Fan  .)6l  des  Grecs  (250)  contre  les  chretiens. —  il"  DeNepos*  Syr.    10 

5  (YopAtos)  Vegyptien.  11  enseignait  comme  les  Juifs.  11  disait  que  les  saints 
auraient  a  boire  et  a  manger  durant  mille  ans  surla  terre".  —  18°  DeSabellius. 
11  disait  qu'il  n'y  a  qu'une  seule  personne  {Qnoiimd)  dans  la  sainte  Trinite  :  la 
m^me  personne  a  donne  la  loi  dans  TAncien  Testament  en  tant  que  Pere,  s'est 
incarnee  dans  le  Nouveau  entant  que  Fils,  et  a  parle  par  les  apotres  en  tant 

10  quEsprit-Saint.  — ■  19°  De  Paul  de  Samosate.  11  disait  que  le  Christ  est  un 
simple  homme  et  qu'il  fut  juge  digne  de  la  gr&ce  divine;  il  le  faisait  commen- 
cer  a  Marie.  De  belles  femmes  lui  etaient  attachees  et  chantaient  (des  louan- 
ges)  en  son  nom.  II  ne  semblait  pas  condanmer  la  fornication.  —  20°  De 
Mani'^.  II  se  donna  les  noms  de  Messie  et  de  Saint-Esprit.  II  disait  deux  etres 

15  (eternels),  (run)  bon  et  (rautre)  mauvais,  k  savoir  Dieu  et  la  Matiere.  Lorsque 

1.  Or.  XXII,  P.  G.,  t.  XXXV,  1144.  —  2.  Eusebe,  Hist.  eccl.,  VII,  xxiv;  Michel,  Chroniqiie,  II,  195.  — 
i.  Siir  Mant^s  et  le  manicheisme,  voir  la  bibliographie  citee  par  MM.  Ed.  Chavannes  et  P.  Pelliot, 
journal  asiatigiie,  X°  serie,  fome  XVIII  (1911),  p.  505  a  507  et  XI"  serie,  t.  I  (1913)  p.  99.  Voir  aussi 
dans  la  Herac  de  VOrient  clireticn.  t.  XVIII  (1913),  p.  225-240.  Documents  trouves  cn  Asie  centrale  : 
Lii  forinulaire  de  confession  mazdeen   ou  luanicheen?),  par  F.  Nau,  et  il>id.,  p.  9-15. 


iiii.  i::  V 


258  II.  —  TKXTRS  MONOPHYSITKS.  [148] 

^j^.^^  ^  nto  .^iol  yoj/   'y~£ol    ,\io{<xi,^o  )N..a.^<Js    yOOttaJOJL-*  yQ.^).bcu 

li-flDJl/      OltoC^w.3      s^OI      ^      ^OfO     .JJXOlS..^      lo^^      )JoO<1      6|i.Q\     \y^O    .)iaj     ^^O 

)cv  ^\o    ^j    ■)©»)]   .)j>ol^»^\   '^v>oia.«V-^;    ^oCSx     -».^1/    J)a\    )jOi^»^^.io    .ou> 

);f^np.\r>    _,     ).a  V>  |[\    .^^s_.)of_:xi     ^^O    OOOII     \.^l     jloOIJ     ).^0>^^sJl    jJLa.£D    ^^ 

JS^^sI\— t/j  )K  -^l  ov\a\o  )juuJls;  )K.iL°>i\  y  ^'mi;  .yoouN-,/»  Vio/  ^.iu^ 
.  21(1  )..^jcx^  ^^  ^*^"^  )io<aj  oCSjs;  ).^A  Jioiajt  );ljJ  >  « nqimvo  .jJooi^ 
^_»J^/  )J^jLaj  ^QJs.  );qj\  jJooC^  )oCSs.  oC^  ^)a\jLio  ^»_.oio  .)J^iL^^  >aiLj 
)J^Vi  «  r>.3o  w.oioK..>/;  \S!cl  \.*->^  ^-^  ).^o)\o  .w>j).^o.3  o|Js  . >iv>..oi  jJ« 
>&.|1>  )ji=^fy<    )m'>o^>.ooJJo    )«a^    ^*^^    X:^    )l^JiL3J«    ).AjaJio    .^2l'.3    )1^s.a^4    lul 

)^)qA      |J/      .t-^/      )r-.^0     )j^      JJ»      vV^^i^O     .)ts.'l3».JO     ).i.''»")_\o     ioSOl     .yOOlA 

•<f.i)bl   ^oi^    )jL^a^o  .  .',  m\o  ^poL^   t-^^o   a..wO   ^)..*.!/;   p6/    ^.AJxx^jiaLj» 
\   ^\   )joi  .^Q_.i/i    v<T> « m^oi    .T^&    —  .^aJU   )f.m^'9'l  yoot..^   h^-»lo  .J^/; 


la  Matiere  eut  ete  troublee,  ses  lils  s'elevereut  les  uiis  coutre  les  autres,  (ce 
sont)  les  demoHs,  le  feu,  l'eau  et  les  idoles.  Us  poursuivaient  et  ils  ^taieut 
poursuivis  les  uus  par  les  autres  jusqu'a  ce  quils  arriverent  au  ciel,  endroit 
de  la  Lumiere,  Dieu  bou,  oraignant  qu'ils  ne  uielangeassent  leur  obscurite 
avec  le  Bien  et  la  Lumiere,  les  encliaiua  li»,  et  il  prit  une  parcelle  du  feu  et  11  ■ 
la  jeta  vers  la  Matiere,  comme  on  laiice  uu  harpou,  ot  elle  labsorba  et 
elle  lui  lut  atlachee.  A  cause  de  cela,  Dieu  fut  contraint  de  creer  le  moude. 
11  disait  qu'Adam  et  l^lve  provenaient  de  Seqla,  le  prince  de  la  Mati^re, 
ct  de  N^broel.  II  disait  que  le  soleil  et  la  lune  sont  des  navires  qui  prenneut 
les  ames  des  honimes  et  tout  le  liien  qui  est  m6lang6  dans  la  iMati^ro  lo 
•  Syr.  210  *  et  qui  vont  les  vider  a  lendroit  de  la  Lumiere,  jusqu'i\  ce  que  loute  la 
"  ^  ■  Lumiere  soit  purifiee  du  melange  avec  le  Mal;  alors  Dieu  livrora  la  .Matioro 
au  feu  avec  les  amos  qui  iiout  pas  cru  eii  MAui.  11  dit  quo  le  mariago  viout  du 
Malin,  et  il  nie  la  resurreclion  des  morts;  il  confesse  quc  les  ^mes  chaugeiit 
de  corps;  il  dil  que  les  eloments  sout  auimes  aiusi  que  les  semeiices  et  les  li 
plantes.  11  ditque  Notre-Soigiieur  n'avait  ni  i\me  ni  cor|»s,  luais  il  dit  quo  o'est 
en  apparonoe  (pi'il  fut  vu,  qiiil  soullrit  ot  qu'il  lit  louto  oliose.  11  dil  (pi'il  y 
avait  "2.'>  dieux  ol  ([uils  aviiioiit  douzo  foinmcs'.  —  2\'  llrrrsie  dWriiis.  I>ii  l''ils 

1.  C(.  AKiipiu.>i.  /'.  (>..  \'ll,  iUI -.■•;!&;  Micliol,  ('.liniiiiiiite,  1,  l'.i'.i.  l.;i  |ilii|mrl  ili'  ii'S  .-iiioculalioiis   u'i'- 


1(1 


[149]  18.  —  BAI{  llKliRAKUS.  —  SUR  I.KS  IIKRKSIRS.  2.59 

)K_i',Ls  ^oi!Sj\  jjs/   |oi.2^  IVr^!  ^t^  ^^  V^/°  oi^  yol^xo  jl^V-^  jot^; 

ly.    iN     jjOiO     j^s/;     )jL*J     ^^     Q^     yQ.^t_S    . yOySM   ^^.S)    [yJH    0|.ao    |V-.3i^    -OUV^ 

)6f  )j^^/  ).^aQ.<.--^  )lajL('^K^;  )K^^ol^o  losoi  .)ju>t^  ^-^oi^  '^l  l^^ 
too;  KJb>.io  )looiS^  ..-otjo  .)ts.V.io  )ovSs  '^ft  «  ^juSl;  )J;  )t-^;  -po/o 
)1,.  \  •>  JL..3',.oK„.^  )lci_.K.^l;  )K.«<0-2l».1;  ).  om^C^  ^s/  ^;  ^^OD  .)L*.^J 
)K.«i-a\  ^^l  .).ji;o.o;  )..m0^.3  )',-3  ,..»-3  \.^}i  )K^a.2Lji.l  :)jL3oi  ^Sl^  ^^  )K.jl^,..o 
)laLb^.^;  ^^J»   .?iiK..^J;   v-«po/    |l    ypo  .alSX;    ^/   )w*ooi   )ts-.;aiCLi^io  ^''^; 

.).N>o»; 

)>^i/o  ^«.^1  '^-.^  )jot  .).ajL^  ''!<^?  ^o^^u^ct  ^'\£ax'n  Qcux^noD 

))'«^«>  )-<JL20  ).Xm;  ).^/o  )jLw;  ).^/  vSl^  yooi.30  .^-sl^  )lam3'^o  )jcLC^v^ 
K^k^l^o  ).3JJ.:^;  001  );aI.2L^..  ).!^JIm  ^  ,.^;o  .))j:.,^qo  )oC^o  .)1)..X.,^d  ).moVo  * 
)o(^;o  ^oid^laji  ^oi.  )lt-<M^  ^^.s)^io;o  )iKjLM;  vs/o  .)oC^  001  ).a^^ 
..«oia^,_.  )Jo  yOoCS.3  ).X.<uo'^  K..^j;o  oo(  )1^',..2  )..wi„*.jl^;o  .)...w.^jl^;   ooi  )3aA; 


de  Dieu  il  faisait  une  creature,  et  il  disait  que  Dieu  le  Pere,  avant  de  creer 
toutes  les  creatures,  crea  le  Fils,  et  par  lui,  crea  tout.  Eu  consequence,  il  rie 
confesse  pas  que  le  Fils  est  consubstantiel  au  Pere,  ni,  non  plus,  le  Saint- 
Esprit.  II  troubla  encore  le  Verbe  de  rincarnation  avec  d'autres  subtilites  et  il 

5  dit  :  Dieu  le  Verbe  a  pris  un  corps  sans  Ame  et  la  divinite  a  tenu  la  place  de 
rAme.  11  corrompit  encore  rordonnance  de  riiymne  qui  est  adressee  ^la  Trinite 
dans  la  sainte  Eglise,  en  renseignant  ainsi  :  Gloire  au  Pere  par  le  Fils  en  le 
Saint-Esprit.  (^uant  a  linvocation  qui  a  lieu  sur  le  bapteme  selon  que  Notre- 
Seigneur  Ta  enseigne,  il  n'osa  pas  la  changer  par  un  mensonge  impie'.  — 

10  La  rnnfjt-deitxieme  heresie  esl  crlle  de  Audi  ('Oudi)  Vimpuv.  II  a  fait  quatre-vingt- 
quatorze  Revelations  et  Actes  et  il  y  a  enseignc  le  Pere  de  la  vie  et  la  Mere 
de  la  vic,  et  des  enfants  nombreux,  et  des  esprits  nombreux,    et  des  dieux 


S\r.  210 

IV)  1.    ITS  1"'. 


Svr.   210 


nombreux,  et  ([ue  1  un  des  anges  est  le  createur  des  anges,     et  que  Dieu  est  * 

,        .  .,.,,.  ,       „  fol.  178  r" 

soumis  au  destin,  et  aussi  qu  il  se  dissout  et  cesse  a  la  iin  avec  ses  compa- 
gnons,  et  que  Dieu  est  celui  (pii  a  cruciiie  le  Christ,  et  que  le  Christ  est  une 
creature,  et  qu'il  est  descendu  dans  tous  les  firmaments,  et  que  leurs  habitants 
ne  Tont  pas  connu,  et  que  le  corps  de  Notre-Seigneur  etait  celeste,  et  qu'il  fnt 
blesse  par  la  lance  et  ne  fut  pas  blesse,  et  qu'il  fut  pendu  sur  le  bois  et  qu'il 

tairnt  pas  particulieres  a  Manes,  mais  faisaient  partie  des  theories  dualistes  eoloses  a  Alexandrie  et 
renianiees  a  Edesse.  , 

1.  Lill.  :  «  pour  le  mensonge  dMmpi^te  ». 


2(iO  II.  IKXTKS  IS10NOl'lhSll"KS.  |i:,()] 

w>^i,Jl/«o  >^_^  jJo  )N..oaLS..3  >6.^^«o  ooi  ),ijh>ftji  vt^;  ^'«-^?<^  .voouVo^^ 

<.«0(      ).^^.i^^     ^OI     |Kjl.«-310     .)K_>fL3     ^OOI     )..«l^7     ^^;0    .ui^Ll/      |lo     \m  .  n-^ 

.)ISoo.«.o  ^...il^jo  .ooi  [kj^  ^o  yV.,^;o  .)ta,^  ).3JJl^  a^..^s.aD/;o  .)jl.«Jl.3 
^K_ji/o  ))_iots^lio  .).^oj  oo»  )).^CL^to  .)jL.*|.'^  )KjLaj  xr^W  °y^  y.^;o 
wki^^;    )a,«.,\    )oi!^    t-^/?°  •^ooi    )oC^    v3o<'f3Jd    )jVaJfo   .yo\leo   >  .>^.^V 

yol)j     \i^     >»IV>    uUL^<-3;     oolo    .).^^.iiISU.    wJl3     yOSloKjLl     voL)j     \i     ,.^    ^X^ 

O  I         I  I 

.'wk^^jt      )°!(?  ^oio;a:3LN 
^^  )lju.3  V-^  ^t-^"^    Uoi  .vjoa.>jo»  n>o;   .rvoOiaiO   ^1fn%.^    fifttfmqj 

.ia-^V^    )->->t-0     V^/     .OltC^^OC     y^^£D     |Jo     )ju>t-<)     )-«o^^     t-^/     )-»/? 


vfnn  .tc 


1.  "oWj  bi?  iii  Ms.  —  1!.  iva*j.lj  Ms. 


u'y  liil  piis  iicirIii,  et  qin!  les  creatures  ont  procede  des  Eons,  et  que  le  mal 
est  melc  k  la  nalnre,  et  qne  les  anges  se  sont  souilles  dans  iadultere,  et  que 
notrc  corps  provient  du  Mechant,  et  (ju'il  n'j  a  pas  de  resurrection,  et  que  les 
aines  vont  deja  au  jngement,  et  que  Ic  mariage  est  impur;  il  pla^ait  trois  cent 
soixante  firmaments,  et  (enseignait)  que  les  Siiraphins  etaient  en  place  ile 
Dieu,  ct  qne  Dieu  dit  a  Eve  :  «  Gonfois  de  nioi  avant  que  les  Dominateurs 
ne  viennent  avoir  commerce  avec  toi  »,  et  encore  :  «  Congois  de  moi  avant 
que  les  Createnrs  d'Adam  ne  viennent  pres  de  toi '.  » 

Ilrresie  23".  De  Macedmius.  II  disait  que  le  Fils  est  consubstantiel  au  Pere; 
pour  le  Saint-Esprit,  il  ne  le  delinissait  pas.  Saint  Grcgoire  de  Nazianze  adit  : 

I.  l'hllox('iu'  na  pas  nioiitioiiiu'  .\uili  painii  les  luMVtiques,  ccii',  tn  iiu  aulro  ondroit  (Lellre  au\ 
nioines  lic  rorionl,  oitoe  piir  M='  Hiihniaiii,  Sliidia  syriaca,  Mont  Liban,  HiOU,  p.  xli),  il  lear  ilonno 
un  brovcl  trorlhodo.sic  (a  la  suito  de  sainl  Kpiphane).  C.ela  niontie  avoo  quello  dellance  il  fnut  ac- 
cuoillir  los  riiiiiours  consigniies  par  (icrit  choz  des  auleur.s  (lui  peuvont  iMre  sorupuleux,  crMules, 
intijross(is  on  liompt^s.  Los  aul(^urs  posloriours  los  Iraiisoriveiil  do  ((iiilinuco  cl  parfois  los  eiubellissent 
encorp.  Voici  le  loxlo  do  Pliiloxoiic  : 

wS/   ^,^    |Lo^^    |;^|Cooi    |to,i    ovL^    wO)io/i    k^o^j,Xi>*   ^cu^,ji/   joot   wOioN^/t    ...lo^    ^^    y^oov.^/*    ^ojo,     |-.;<:u. 
^oo   .  1^..^*  y«N  n'to  &^'^^.A  l^^...^^  ^l  ^j^fo^o  I  g,,.,  rt  nrt  . g, ^  ^;^tot    |oo)  ;^/*  ''^,^00   .  |L.^  , . '1  ■*  yu,  |oot  Pj-^  |lo  .00, 
0001  ^.\  •■1  n  vt  m..\  t  p/   o^.»  P*  ^'^jNiTivi  ILQj.^a.01*   jCiX^ao   ^.^l^   ^a  -11*^  v^*  U->a.o    W^l  i^>^  oot   ,j3/  wO-    jt^  1*0, 

0  Les  Audiens  provieniiont  do  "Oudi,  (pii  (jtail  archidiacro  du  clerge  d'Kdesso;  il  stJcnrla  aussi  do 
la  voie  droile  et  il  no  priail  pas  avec  los  (lls  dc  rsglisc  parco  qii'il  disnit  quo  les  ov(Hiues  iHaionl  liclies 
ot  que  les  clercs  prfitaienl  ol  emprunlaient  n  usure.  Pour  ce  niotif  il  flt  aussi  un  schisme  el  il  s'eloigna 
de  l'6glise.  Bioii  qu'ils  aionl  la  n^pulalion  do  no  pas  avoir  pt'ch6  conlre  la  lormule  de  la  foi,  du  uioins 
ils  rcccvaioiit  dos  licrils  apocalyplitiuos.  »  —  Kn  soiiiino,  la  pliilosopliio  dualisto  d'Ale.\andrio  avail  olo 
iiitroduilo  h  Kdosse  dos  lo  second  sit^ide  ol  avait  i'ayonn(>  do  la  siir  louto  r.Xsie.  La  Iraditiou  ca- 
llioliqiio  l'a  i'opiiuss('e,  iiiais  ollo  esl  rosl(''o  la  Iraiiio  siir  lai|iH'llo  onl  liavaillo  Uuilos  los  liorosies  chr«^- 
lioiiiios  ot  ni(''iiio  lo  inii/dcisiiic. 


^151]  18.  —  liAlt  IIKI5KAKI  S.  —  Sl  11  KKS  IIKllKSII-.S.  2G1 

.^■M-u  )i-3  ^-i;  v«"«  oi^  V**?  '•°'  ^'^  ^?®  )-a.isi.3/  )ojSs  ^ 
)o^u;    )ooi    t-^/    ^.^  )joi  .v£OQ-.uicaJo/;    iX3nrsfct    ^^'UDal.'^    OflLiJQO"\CI3 
yoouib^   yo^    )-»!<"»    )— oi-Ii.    t^ii.    \\^    ooto    .)ou^    ,.^    )V^   ^poi^S^J 
,,   )J/      --«--^'   )la-K.-:^l;    )lL;^Ai)   ^JLO  )N.\1;    -oC^o   ool    v£Ci^-^io   .)ju>ol 

0)Jl-»      ^^      ^3     .)oO(      ,.iaS>iO      fO^J^      >5>.aJL..;      OtloiO     ^OJUS      ^,^>.1      yOJO^ 

wJiO;    )J;    x-iaa/    )K,*Ji:-*)     )laJLia.\o    ooo(    ^^>:.=>i    )j;^>a^    out— ^    )^p>o 
)_3^;    )J^-oi:Ss    ^iO  ^^.iO    J^-2S.;    po)j;    ool    w- V^/o   .^oilis    OOOI    ^■.  n' -yX       ^X'^^^, 
).iao/   )oiA)J   oiJi.   ^^1.   )JL30!0   .)-.oiSs  )a-j\  ojli^o  ^^oaiL-  ^^io^   )J  /   .ofS. 
Ii,  .oi^   >«.^1.   oO«; 

)la-Ji^l;  ).i^.a\  ^a  )joi  ..ioa-i)jLAa3/;  .oc:>3jja  ^Hjiix-:\  OCLUaoncn 

^-;  \\^  "^^  .oi;  \^l  ^^  ^io/  ,J5  yo\lJO  ^;  ))-^;o  .iV*.^  -oioK-./  »-«; 
.)_jt_3j  o-OQJ;o  .)J^\.^  ^^  ■y^a^il  ^l  .wi.^tf;  -o(  )— oi  ^^>i.o  .V->^^;  — ot 
)J;    p6/    ,5_»;    )joot   .)J^la**.o    )K.*jJ^.3j.j    ^ot   )J  /    .)ISCis.-.\^    «6i    q\    )J  / 


«  Ceux  qui  pensent  moderement  au  ^sujet  du  Fils'  (nous)  disent  :  Que  dis-tu 
au  sujet  du  Saint-Esprit .'  D'ou  nous  amenes-tu  ua  Dieu  etranger  et  qui  ne 
tigure  pas  dans  l'I^criture-?  »  -  2'i''  DEunomius.  II  disait  que  Dieu  crea  le 
Fils  avant  tout,  et  que  ie  Fils  iit  le  Saint-Esprit  avant  toutes  les  creatures;  il 
innova  encore  pour  utiliser  «  trois  flls  »  dans  l'invocation  de  laTrinite.  Pour 
ceux  qui  etaient  baptises,  o'est  au  nom  de  la  mort  de  .Jesus  seulement  qu'il 
les  baptisait,  tandis  qu'ils  etaient  mouill6s  dans  Teau  seuleraent  depuis  la  tete 


210 
fol.  178  V». 


jusqu'a  la  poitrine;  *  ils  laissaient  les  autres  parties  (du  corps)  comme  si  elles  '  f^yr 
n'etaient  pas  pures.  II  osait  dire  encore  qu'aucune  partie  des  choses  divines 

10  ne  lui  echappait  mais  qu  il  connaissait  tout,  meme  la  nature  divine,  et  qu'il 
connaissait  Dieu  comme  il  se  connaissait  lui-meme^.  — 25°  D'Apollinaiic.  II 
aflirme  que  la  nature  de  la  Trinite  est  d'un  seul  et  il  plaga  des  degres  en 
disant  que  le  Pere  est  grand,  que  le  Fils  est  plus  grand  et  quele  Saint-Esprit 
est  tres  grand'.  Le  Verbe  aussi  s'incarna  et  prit  une  ame,  mais  ce  fut  r^me 

i.j  vegetative  et  animale  et  non  Tiime  rationnelle.  II  dit  qu'il  ne  prit  pas  rintel- 
ligence  mais  que  Dieu  tint  la  place  de  rintelligence.  En  un  autre  endroit, 

1.  Cest-a-dire  ..  les  Ariens  mitig<5s  ».  —  2.  Or.  XXXI,  P.  G.,  t.  XXXVI,  133.  —  3.  Agapius,  P.  0., 
VII,  57'i.  —  i.  11  faul  iulervertir  ici  le  Pere  et  TEsprit :  ..  rEsprit  est  grand  et  le  Pere  est  tres  grand  ». 
Cf.  Agapius,  P.  ().,  VII,  o76;   Micliol,  Chi-oiwiuc,   II,  276. 


1(1 


•m  11.  -  Tr.XTKS  MONOPIIYSITKS.  [152] 

jlo.its^.I^l    (H^    "'^^      \->'r^l         l^t-3    'l-IOOI     toot     ^"^^C      lot^    OOt     jj/     .OL.XQJ 

,'f^l  oot  )ijL.«..>ni[  vW^*  °**-^^?°  .^£Da.<J^^).tf  ln>Ot  ^)  )lQJV..3^Jac^  ot^  yo\jo 
»)^-j>  ^_bo  i-io/  )>^ojo  )-.^vJl^o  Ji.3).^o  .)^.ii  'po/  )..^paio  )jlo  ^o 
.  -•,  - '=^  *  t-*o*;  »  >\o<  w^  "V-*^!  f^l  P  'i-r^^  jVo^po  ).^l2^o  .)1^oo_<^ 
oooi  |jO(  .)->oifo/  ou/  \cDaA.30t-x^o  / ;  .0VX.CI  ^I^OlXTV  0cii.fi0*^cn 
|.^oi;  )  I,  .\  ^  l?l^-^?  )la.'>^i3LX^o  IviS;^,.^;  ^^0«  l^LrD  wJu/  ),,>^Q-^1  oC^ 
.[^oii  '  )ISs..30ta^  >  «\  1  n V)  vOodaiS.  ^l/;  ^.a^^/;  ^'f^/o  .oooi  ^',.0 
^i.>2^s.A^&«   ^♦'^^  »laio   jJ;o  .^aJl^^  vooou   vo^^fj  )Ju  yea»  yj  ^OLb.  jls/; 

.;o^ 
w>^l/  vOO|bs..^«l  V-3  )jo<  .)^a^o/;  ^61  tl.3JLO  y-tTf«\.T>  OOxfiOlOD 
joC^  oJmj;  V^/  |,<.A,i/  >0f^  o^  yO^^  .vtT>o..».«.i..\Q°i/;o  ^aiA^sJ.\o/; 
OL^  );0(^s.^ooo  .),.m.3  jooio  .>2lS.^1^/  001  ^a\  jJ/  .))^oK-3  ^o  j^.^^ 
)..>^jL:>a\  )ooi  'po/  ).^>JL,^^oo  )-^po^  )jlo  ^o  .ypo;  oi',.,^\,  ',.^/  ^-^^3  t-^ 
^)!^  -10  '\frinfrM-y  n  .^ .  o6(  j-iscr^oi  1  ■«  I  «Wg..»  ^6i     OJO  ^*\£ax^  QaujQo*Aor3 

lol.   17'.)  r.  •  '^^  •  \ 

!.  ^.op  Ms.  —2.  ^»^«  Ms.  —3.  i«oa..=  WoJ  Ms.  211,  lol.   179.  ^c^^^ol  .Vsscmani.  —  i.  I^awo» 
Ass.  —  j.  '«"ttm';»»»^^»  Ms. 


il  attribue  rincariiation  a  toute  la  Trinite,  CDmme  Sabellius.  II  dit  (jue  le  eorps 
de  Notrc-Seigneur  etait  celeste:  il  ilit  que  le  Fils  a  une  nature  melangee;  il 
dit  (ju  il  y  aura  nourriture,  boisson  et  mariage  apres  la  resurrection  ;  il  lit 
mille  psaumes  et  dit  qu'ils  etaient  plus  beaux  que  ceux  de  David.  —  2& dEu- 
sebe,  liitinnic  </'E(/em'.  II  avait  pour  disciples  des  vieillards  qui  ilonnaient  le  ;. 
nom  de  «  revelations  de  TEsprit  »  aux  songes  el  aux  operations  des  demons. 
lls  disaient  que  ceux  qui  vcnaient  pres  d'eux  reeevaient  les  dons  do  lEsprit 
au  point  que  menie  s'ils  dormaient  avec  des  feinmes  ils  ne  le  sentiraient  pas 
ol  (pic  le  corps  que  nous  avons  pris  ne  serl  a  rien'.  —  l.a  vingl-septicnie  here- 
sie  est  relle  (rEutjjches.  Celui-ei  se  montra  partisan  dc  Valentin  et  dWpollinaire,  i„ 
cest  pourquoi  il  dil  que  Dieu  le  Verbe  ne  prit  rien  dliumain  de  la  Vierge 
mais  qu'il  tut  changc  et  qu'il  devint  ehair;  aussi  il  iiedil  pas  que  le  eorps  de 
.\olre-.Seigueur  nous  est  consubslantiel  ct  il  attribuait  au  Cluisl  une  nature 
^>|    -'0  m^lanyee  et  ehantjee.  —  l.a  rinql-haitit^me  heresie  '  est  relle  de  Julien  le  nhnnta- 

♦   1711  1°.  P  O  J  t 

1.  (!'fsl  niio  vaiii^le  ilcs  Messaliciis  conilnillus  piii'  1'liiloxcnc  djiiis  sii  lcllic  a  l'ati'icins  cililec  pai' 
M''  Hiiliniiiiil,  Sliiilia  mjr..  IV,  1'jnu,  cl  ilont  ln  vci>ion  m'cciiiic  llffiiic  diin.-  ilo  nonibicux  iii«nnscril> 
s(Mi-  li-  111 \'Isaiic  du  Ninive,  cf.  cd.  NidSphore,  Lcipzig,  1770,  letlro  'i,  |i.  aW, 


lll 


[15.?]  18.  —  BAR  IIKIJKAEUS.  —  SUR  LES  IIERESIES.  263 

);o«:^w^o»oo  .)-.oCSx  JJL-JL^  sS^^Kji/  jlo-t— ?  ouio;  )oo»  i^/  vJP»?  ««t^  U°i 
)^iciLS^^  v>io  oiw>^.^ojt;  p6/  )«m^OLa-3  )1qjv^Po  oC^s^o  .ooi  ^^  ^^  ql^ 

.)iV^.3  Ql^o 

'^  P;   ^v:»/  ^ot  .)^J^'4;   «6i  .^JL^a   ^njaflLV.:\  ooifloncn 

•'  .  -^•^  .^otoK^/  )oCS^o  .^oto^-./  )-t*3;  .V-i^  «i^o  oiJLio  ),>ooio  ^^  ,-Jb^3 
—  .)LiocijLij  )Ki.l  vs/;  ).iCLa/  )ia-t^i.  6i-K-/  ^oCSs  ))^lo  )jLia  )K\1 
)..aa\cxJL  K../;  V^/  )boi  .)b);o,  '^  )_JL3)_^v-flD/;  -6i  ^dvlm"^  CntfVncP 
.^j>J;l^O0  );ai.j>  )J/  .)-.^_«.JiV  >  .  n  iKjlI^  ^-/LaeC^.^>:>o. IS»  s.\  q.^;o  ).ii*JLJ.K.^ 
V-io/;  ^/  ^oi  )^oC^  )_l*aL-\  ^poJNwSo  .^*JJL-.too  );)ji  *s/  )-iaoio 
)K.d^^.U  );0«;  )i;QJi  ^^'^''^^  "^^^l  l-^J^o  .'''^^ajs  "^  )oCSs  )ooU;  ^a\a3 
o6(  ^/  .K  ao)..a  .^o<..>'4-o  vJOQ-...flDQ  I  ia<;  )  »  .<  n;  ouai  vflDo)l)^../;  ot.  ^aii,.so 
.>  .',  'imv)  )jLaoi  ))  V^m  «s/  >i»o)lt.^/  )-iu.,.o;  )L3K.s  ooi  oC^;; 
,^J_»JL^;  )K-.;ol  ^^0|  ^Oi^a;  '  ss,.ia^  ^;/o  .  r^^HoDCU^ZX  T^OVSjQoam 
1.  Cao^a  Assemani.  —  2.  Cf.  A'.  U..  II,  -iiii 


.wV/.s7r,  r(7i»'  WHaliraninssc.  II  clisait  que  le  corps  de  Notre-Seigneur,  a  partir 
dc  runion,  s"etait  change  en  la  naturcdivine  et,  a  cause  decela,  ne  nous  etait 
pas  consubstantiel,  et  il  disait  que  JNotre-Seigneur  avait  accompli  dans  le 
monde  toute  l'incarnation  par  apparence  (ipavTaGia)  et  non  en  verite.  —  La 

:.  rincjt-neuvieme  heresieest  celle  clesTritheites.  Ils  disent  que  puisqu'il  est  certain 
que  la  nature  appartient  a  chacune  des  hypostases  en  particulier  et  qu'elle 
est  Dieu,  il  s'ensuit  que  la  Trinite  est  trois  natures  et  trois  Dieux  aussi  bien 
que  trois  hypostases'.  —  La  trentieme  heresie  est  celle  d'Etienne  bar  Sudaili 
(SoudAyle)  ■.  II  dit  quil  y  a  une  fin  pour  les  souffrances  et  que  les  impies  ne 

10  seront  pas  toujours  supplicies  mais  qu'ils  sont  purifies  dans  le  feu  et  qu'ainsi 
les  demons  eux-memes  trouveront  misericorde  et  que  tout  retournera  a  la 
nature  de  Dieu  comme  Ta  dit  Paul  :  Pour  que  Dieu  soit  tout  en  tout^.  II  ecri- 
vit  un  livre  pour  fortifier  cette  opinion  et  il  Tappela  du  nom  de  Ilierothee, 
maitre  de  saint  Denys ;  du  moins  beaucoup  pensent  que  le  livre  de  saint  Hie- 

15   rothee  est  de  lui. 

Eclaircissenient  additionnel\ — II  faut  savoir  que  toutes   ces  sectes  que 

1.  Cette  h^resie  et  les  deu.x  precedentes  sont  des  h6resies  monbphysites.  Les  Orientaux  s'etaiont 
rondu  conipte,  des  le  premier  coneile  d'Ephese,  qu'elles  devaient  sortir  de  la  formule  «  une  nalure  du 
Verbe  incarn6c  »  mal  comprise;  ils  pouvaient,  d'ailleurs,  voir  d^ja  a  roeuvre  Eutyches,  lun  dos  princi- 
pau.x  appuis  de  lours  adversaires.  —  2.  Ecrivain  syrion  pantheiste  du  v*  au  vi"  siecle,  cf.  R.  Duval, 
I.a  Ullcrnltire  xijriuque,  Paris,  1907.  p.  :j56-8.  —  'i.  I  Cor.,  XV,  28.  —  4.  La  suite  nous  donnc  le  senti- 
nicnl  dc  Bar  IIi'braeus,  prinial  jacobile  d'Orioni,  siir  les  luttes  christologiques. 


f.)l.  1 


lo 


^ti'i  II.  —    IKXTKS  MO.NOIMIYSITKS.  |I5V1 

)-io^^i>^   ^-o«.3  ^^^^oo-»;    |K*JiL~/    jl^jol  ^..j   ^-.\o<  .^-j/   V  f>.\   jji^  ^^; 

j^a^-^OA    jjj     )  ..  m%>0    yOOULiOj     )jLXJ    loi-».^0    )1q_,K^1  ^'^>w^^J     ^^\oi.^    P 

^eo.  )1q-.^j  oC^j  )jUa3  ^^^is^oo  .^*^»K^  \„»°i.%  )^-*a/  ^oi^  .)^jaioo 
.  jio  6(o.>;o/  )  ^s .  v>n  i  no  )1Ss.aJUJ  ^^  yr^i^l  \^-^y-^  .jq^..2^w2  ^.»...y,..«l/  );'t:^ 
.^fia-.*j)_3)-Jo  jLoicoo  jJL^sSa^/o  )..ik..VafiD  )  -  -m^  r.  ^  .  yooul^/o  )la»t.<.>\ 
yoouio  .K_)j!^3  q\  jj/  ^^.  Ijl^o-.;  ^^oi  1q\  ^fio-s  >2>l  xr»?  ^ot^V/o 
aj_.VQ.^v.£aj  yooi..K_/o  ;Q,..\  1  )K_^o.v^  jj/  .)K«v>cnn  jls/  )K^a3  )1 
)ln  n..«o  .a.2L.^  )_mVo/  ^lVl  y^<\ot  bs..».-^  )K_Owpo  U^io}  voou^o  .K^Ju^w.; 
)— ^^VoxD  ),j..3lS.'  v>  ).^^oVo  IjLio^  yoo(...JSs.^/o  .0^,^/  )1^^UL3  q\o  )J^...VKa»n 
).-is^'^     Kj^I     ^^    )-Ooo'Vo    .)jLlS^o    )l*.xdoVo    )_^.2l../o    .).A..VaA    )...LJO'pOO 


nous  avons  enumerees  sont  des  heresies  tres  pernicieuses,  parce  quelles  cor- 
ronipent  les  natures  (divine  et  humaine),  et  quelles  melent  des  doctrines 
paiennes  au  dogmo  chr^ticMi ;  aussi  Dieu  —  gloire  a  sa  gr;\ce !  —  les  a  extirpeos 
pour  ainsi  dire  de  lond  en  comble.  Les  anlres  sectes  qui  briilent  aujourd'hui 
dans  le  monde,  ne  se  combaUent  que  pour  les  designations  de  lunion,  car  5 
elles  pensent  toutes  egalement  bien  au  sujet  de  ia  trinite  et  de  la  conserva- 
tion,  sans  changement  ni  melange.  des  natures  dont  le  Christ  est  (Ibrme)  : 
♦  Syr.  2in  *  Ainsi  certains  confessent  une  union  en  (une)  nature  et  en  (une)  hypostasc,  ce 
'  sont  les  Jacobites,  syriens,  egyptiens,  couschites  et  nubiens;  quant  aux  arme- 
niens,  bien  quen  quelque  chose  ils  penchent  vers  lcs  partisans  de  Julicn  10 
(d'llalicarnasse),  ils  ne  le  font  pas  entieremeut.  Dautres  disent  que  lunion 
n'est  ni  en  (une)  nature  ni  en  (une)  hypostase,  mais  (a  lieu)  en  une  personnc 
(jirosopoii)  seulemeut.  Ce  sont  tout  particulierement  les  Nestoriens.  D'autres 
ont  choisi  une  voie  moyenne  entrc  ces  deux  voies,  et  disent  que  ruuion  est  en 
(une)  hypostase  et  uon  on  (une)  naturo.  Co  sont  |es  Grecs,  les  l^omains  i,-, 
melkites  s^Ticns,  les  Maronites  syrions,  los  Ib^ros,  les  Uusses  et  los  Alaius. 
l-ics  Romains,  c'est-u-dire  les  Francs,  se  distinguont  do  ces  aulros  paroo 
qu'ils  disent  que  le  Saint-li]sprit  procedo  du  Pere  et  du  Fils. 

Les  Maronites  sont  separes  de  tous  m  vo  iprils  disent  uno  volout^  el  «no 
operation  pour  les  doux   natures  ot  iion  dcnx   voloiitos  ol  donx  oporalions'. 

I.  .V^^inNiiii  .1   ilejii  cili'.   liMiliiil  (1    I  oMiiMi.iili'   ce  piissiigc,  llil'1.   ()r..   II,  ■J',t|-2,  II  y  ii   moiiliv   ilii 


5 


[155]  18.  ^  n\\\  iii;iiKAi':us.      suu  i.h:s  ueuksiks.  ^hs 

yOoC^O    V.o->^    ^l  •yOJy.^'^^    ^lVlo    ^■iX.Ji,    ^Vi    Qt^O    ^Vio/    [.iJiS    yOOt-.VtC^ 
.rtsnt  .  y..  .  /y^^sNrt.     |jL3>^    j-^t^    O0O<    V*-^^     lloJf '>\>0     I^^O    |t..  •> »    f^    |.w>JcL. 

^Vl«   w-.«  |jL*Va^.^j    ff^'^'  '  <•>  ffftv^.    ^i.>.Q-.o  .I-..JV-X   v.*-a-.io«o|io  .|-.V-.;    >J>-'( 
-•-•'*    |J    p    ^^^^.w^    I  m=\  f>    vOOuVl  ^iw    vOr^)-'    jJ    o/    vOpol-'    |j^«'^> 

yOOt-*^.0^    ^iO     ||j:^£QLi.O   .^OI    ^/j    yOySM     yOO<!^«     l-^iOt-O    I-S)^   ^;;^    ^t^.=> 

.|>flC>l  OO    IjlJLS    >00UV1;     Wf.^/     |jIa.3«    t^;     ^JLXXLJl 


Tous  les  Grecs  coiifessaient  aussi  une  volonte  et  une  operation  jusqu'au  temps 
d'un  ccrtain  moine  Maxime  (le  confesseur)  et  dun  autre  Theodoric  dc  Uar- 
ran  (Ahoukara)  et  de  .Jean  Damascenc.  Les  Nestoriens,  qu'ils  disent  deux 
natures  ou  non,  hoitent  toujours  dcs  deux  jambes,  car  on  ue  trouve  rien  de 
ce  genrc  dans  leurs  livres  anciens ;  nous  avons  appris  de  beaucoup  de  ceux 
qui  ies  connaissent  qu'ils  disent  une  volonte  des  deux  natures  et  hypostases. 

bfl  exemple  de  l;i  «  survivance  des  erreurs  »,  car  les  plus  grands  ennemis  des  Maronites  doivent 
c-onvcnir  (|u'au  nininent  ou  ecrivait  Bar  Ilebraeus,  il  y  avait  deja  un  siecle  que  les  Maronites  ne  les 
prorcssaienl  cerlainement  plus.  Quant  au.\  sifecles  precodents,  «  Dieu  sait  mieux  ce  qu'il  en  est  », 
connne  le  disent  les  Musulmans.  II  est  certain  que  nous  ne  trouvons  pas  trace  de  mnnotli^lisuie  dans 
les  leltres  6changees  apres  591  entre  les  jacobiles  et  les  moines  de  Mar  Maron,  cf.  BaUetin  de  lasso- 
cialion  Saint-Louis  des  Maronites,  Paris,  janvier  et  avril  1903,  ni  dans  les  oeuvres  attribuees  a  saint 
.loan  Maron,  cf.  ftevtie  de  lOrient  chretien,  t.  IV;  cf.  f.  VI.  117.  II  est  non  raoins  certain  que  leurs 
adversaires  —  les  melkites  et  les  jacobites  —  accusent  des  Maronites  de  monothelisme,  mais  qui 
snnt  ces  Maronites?  Quel  est  leur  rapport  avoc  la  nation  maronile  du  Liban?  En  quels  termes  d^fen- 
daienl-ils  la  <loctrine  monothelite?  Nous  n'avons  que  des  temoignages  d'auteurs  tres  suspects,  car  leurs 
ecrits  fourrnillenl  d'erreurs  et  ils  se  copient  les  uns  les  autres,  Bar  H6braeus  nous  en  est  un  exemple. 
Les  Maronites  peuvent  donc  continuer  a  croire  quils  n'ont  a  d6plorer  quedes  defaillancesindividuelles, 
souvenl  materielles  et  non  formelles,  causees  par  les  relations  de  voisinage,  aux  siecles  oii  tant  d'Orien- 
laux.  avec  ou  sans  eux,  elaient  atlaches  aux  formules  licn'lii]ues. 


aimm:m)I(;k 


Dans  tout  son  ouvrago',  a  roccasion  de  ohaquo  partie,  liar  llebraeus 
uienlionne  et  rclute  les  herosics  opposees,  mais  celte  raention  est  prosque 
toujours  tr^s  incidente,  ou,  toul  au  plus,  ne  vise  qu'un  point  et  un  raisonne- 
ment  particulior;  nulle  part  aillours  on  nc  trouve  rampleur  et  Tinteret  des 
notices  que  nous  venons  de  transcrire  ot  do  Iraduire. 

Par  exemple,  a  la  iin  du  chapitre  v  de  la  theologie,  on  trouve  mon- 
tionnoos  sopt  heresies  (fol.  76')  sans  aucun  uom  propre.  Chaque  paragraphe 
debute  par  :  «  Hcrosio  do  coux  qui  disont...   » 

Plus  loiu,  au  chapitre  ii  du  XI"  fondemont,  consacre  au  libre  arbitre, 
au  destin  et  a  la  toute-puissance  divine,  on  trouve  encore  cinq  heresies  : 
1°  des  philosophes  peripateticiens ;  2"  des  phvsiologistes;  3"  dos  astro- 
nomes;  4"  des  Manicheens;  5"  des  Musulmans. 

\'oici  riieresie  des  astronomes  qui  est  —  si  ron  en  juge  par  le  dialogue 
des  Lois  des  pai/s  —  celle  que  Bardosane  a  d'abord  partagee  et  qu'on  a  con- 
tinue  a  lui  attrihuer,  bien  quil  lait  rofuteo  : 

|N^)<uoo  t-^<^*  ^f^/  ■  1  -'•^»'^--  ,001  >  ■vfO  ^^.^v.^  I  .10,  n  I  »  -  '  .  wfL  I '«' . '  ^/  0U30  .  .mvi  lo'^^^^f  i  .  ^b^^M  .m.fnioi 
j^l  )!  .v^"  pio  |l..\'-.v*  [^  .anr>i  no  jtOLLAt/  ^ov^  |Lqj,  -tw  ^^.-.^^iza^  ^oot^^^o  ^powao  .  poi  tvtXt*  uOicu.^iuo  yOj/  ^ojot 
)Mla«  )3:^:.:aAO  .  ^^^Sis^too  y^lo  jN^v^;  l^oci^o  Lo^o)  .'^\^^.^  |.«<i^o  .  ^.%^'t  |*oi£o*  oiLn  .\  v>-)*  |Lo'*ovi^  k^^!  ^^ 
I  « ^ «  -'-^  -^j  ^  ^^*  ot^^o.jA.30  .p^|J  yO|-.*oj  ^  u&aJo*oi*  o\^qju3  |^o'fO  .  ^n m'\[,Lts.ao  ^AoVvt  t  t » VM»  oi.oo;:ij> 
.  *U.  ^  1  •.{,  I  'S^^o  |l-kt<Jo  ov^o»  Lq^  ow»j*  Vf^  r^  l-AJ^  N^*  ^>lw*  wOf  ^t  .  ^oo  )Li.^ob*o  .  ^ot * 'S 1 1  -*  ^L^N.*^  Oits^i^.dao 
.  oC^  \*'<-.k  |L|  '.'sxm   -jB^^o:.')  .  >U.  ts-.|  *  *  t  I  * '-'  ^  t    o/   |N-.Lboo    of    .s.;I.N.^  OVmJ*    I;^  ^o    .  oot    |.u;_3^  o*\  ^ooi  ]\ '^ ^tx>  U'*'LO' 

.  |,^^0    I  fl\  ..  J    P/     .|Loi|_..3    0{     |Ln\  ■  j^v-ZLJ*    db.O    ^O,    )  Vt\\0    .^■•vK  r.^\/s    )  -| -|0 ->     ^     ^Ol^    ILQjytVV*»      ^^.  %  .  >I     .^'^/    ^.J^Ot     ^O 

1.  Il.oo''*'©^  Ms.  —  2.  Cf.  Ps.  I.XV.  l.'i  t-OM  >-«^M  (holocausta)  mcdullata.  —  :!.  I^-*" '  ^*"  priuia  luaii»; 

lCw','3l   |M:i3o  -,-!■.  111. 

Troisienie  hcresie.  Des  (istrononies.  Deit.c  parlies.  Preniiere  partie  :  Leiirs  argii- 
nients  de  raisnn.  —  lls  disent  que  les  ('loiles  ct  les  signcs  du  noLliaque  sont  les  gouverneurs 
dc  ce  nionde.  Ccst  en  eux  et  par  cux  que  s'accomplissent  toutes  lcs  operations  acciden- 
telles  et  essenlielles  des  ^trcs  rationnels  ct  irrationnels  '•'.  Cest  ainsi  que  nous  voyons  les 
fleuves  dtJbordcr  lorsque  la  luno  csl  pleiiie  ^,  ct  que  les  moellcs  sc  complctcnt  (dans  lcs 

1.  M.<.  syilaquc  ilo  l'arls,  u°  2l(i,  cl.  .s'h/i/-«,  |i.  ,">8. 

2.  Cf.  Finiilciis  Matcruus,  Malhfsins  lihri  \'lll.  «  Suiit  aulciii  sigiia  iiillniliic  i>ot(>slHlis  ol  iullHilac 
llccntlne,  oo  i|iiiicl  fata  hoiuiuuiu  suhp   iiotoslnlis  nucloriliito  designonl  »,  II,  \.  —  3.  iMar^os? 


[157]  BAR  HEBRAEUS.  —  SUR  LES  HERESIES.  267 

os),  et  qiie  les  CKufs  des  olseaux  et  la  mer  s'arrondissent,  et  que  les  saisons  de  Tannee 
sont  reglees  par  le  mouvement  circulaire  du  soleil  dans  les  signes  du  zodiaque,  et  le 
soulUe  des  vents  est  excite  par  le  mouvement  de  Mercure  d'une  constellation  zodiacale 
a  une  autre  et  son  entree  a  Finterieur  des  rayons  solaire  et  sa  sortie.  Pour  les  etres 
raisonnables,  nous  voyons  de  meme  que  pour  tout  homme,  lorsque  le  maitre  de  sa  nais- 
sance  '  monte  vcrs  son  exaltalion^  et  regarde  bien  vers  les  bonnes  (planetes)  ■*,  de 
nombreux  avantages  arriveront  a  cet  homnie;  mais  si  le  maitre  de  sa  naissance  est 
brulu  ou  est  descendu  ou  regarde  mal  vers  les  mauvaises  (planetes),  beaucoup  d'accidents 
hii  arriveront.  D'apres  cela,  disent-ils,  ils  sont  certains  que  toutes  les  ceuvres  de  ce 
monde  sont  ofTcctuees  par  les  astres  et  non  par  la  Providence  ou  par  la  liberte,  mais 
hien  par  le  destin  et  la  fortune. 

Dans  la  seconde  partie  Bar  llebraeus  refute  leurs  arguments  comme  Bar- 
dcsanc  Favait  dej^  fait  magistralement.  Voici  le  paragraphe  consacre  aux 
Manicheens  avec  la  refutation  de  Bar  Ilebraeus  et  h;s  arguments  des  Musul- 
mans. 

{fOjQj  l^^u/  v,<u/  ^*'-*  vi*^^    ,  [v->»f\..  yOov-o-A^ii^rD    ^'^^^   ^^^    {i.*j    ■:■  ^  jjJLi  b^l  0V30   .     } .  i v i >■»■    .Jtuo^A^f   w£ajk£DiOf 
)ooi      Ij.^    jlSjuoo     jl^^-ii^     |o>^     IS.AJ0/     y^ts^l     y*     Q^;     ^OV.3     .  I^^O-L»     ^     I^vAJiLsO     .  y^^^Nixx^    jioi^    ^     |^'-^^"     .  looj-^o 
w^^IS-ju:^    .  oy^ts^l    p    |N^    )Cvjui-30    .  p^lco  IIS.jla-3    ^    \-^*.    ^c>v^    •  'Y*r^  P  ^i^    00)0    .  |.a.j>..3  o/    007   [,^  o/  pOf  001   .  \ ^ "" '-^^ 
^.^^jlM    opN^/     |1    |ISju>^    lC^^o   ;.^^    1^^     *^    \-*-^t  -^oui     .'^i^  P    ooL    ^VL*    00)0    .Jv^hajt»    ^ot    ^ojo^l    p   px^*    |.a-j^ 
{Ls/    .  poi    pM^j    iLoVo)^    ^fXLJ-^ts^    |Lq.\..>^^    Ir'*^    '^*     •r^r^t     U^^    )^^Oi   ^^0     .  |;^k.:iAi   ^oi   .^0)0N...(    \i    Vx^*    U^*-^ 

.|t^  Po  Ul  'f^i   |IW>  'm-mq.^/i   =>^*^  vOot-VL  ^  w^\|NjiL*  U^  *   \loiU'  *   Svr.   210, 
|oO)J    |t^^»    Ij-^I^     |.i.i^|o    .JjicuQLa    \j~a    ~  |-ia.,^«jo    ooi    |j^^  |»0)cu;     ^;^/     .poi    |-o.£0;    ov.;ji    ^^^^oo    t-i_.iL    |juu  O  .   • 

.  ).Ajib,..^\  |t>^  loovJQ^  Ij-io  l-i^/  .  |oo)  ND^io  P;  oo)0  .  ^o^»  l-ico/  wO)|Lo)-*.V^  III^juioo  Loao)  oo)  .  oiLoj»Jix^Qi).o  l^^ojia.^ 
y/o  .^^s^^i^  o/  pu^  o/  lS^^<.^u.;  .ju/  |.>-'^^  V^P  t^*  •  V^/o  v^oo;^  |ooi  ux*J!..^o  ^Cv^/  wu»N\  joo)  '^*/  pl*^.^  ^»  ju/o 
{^oju.  )J(  |fO]OJ  o-^  ^|j/  .  Ii*'>«»  wO)  |toukj>  ov.N.<{»  |IS.A^^*  oo)  |IS^*  |io)Oj  ot^  W.0IS.XM  OiLo;-.V*  IN^  OO)  |*0)QJ  v^jio 
0)Lo^sx»  ^^  001  jiofOJo  ^\^»^  ^lo  .\'f,,jXMt  woi  1^^^  v^oioC^/;  \i'r**  )C'^*  [.aaju.  ov^  u^^jl^  .0)Lo;.<;.a  IS^  uO)o1Su/ 
.  oiLaV^;  C^^  wO]oC^/  I^OA.^  |Jf  |fOiOj  o\  v**^/  •Ir^»^^'  ^O)  |Eou>.j  ovC^/'  |LqX.^;*  oo)  |^^;  )*0)OJ  oi^  v^oDvjuJo 
wO)*  ^'^.^/o  .  |v.j«jul;  wO)  ^uk^s^»  ;.l^/  \~^^  P  t-3;  ^or*  ^..oo/  \^<^^  op^wf*  )Lo.ci..»)*  oo)  IIS^;  |j>ojl^  oA  ^"OI^uoo 
^6i^  .  .^O)  )fv-^  r>  '^ty.  .t^ftfn  ^  A.  |;,aut  )J  p/  .  |l^^\.3aftoo  |1S.>^*L*  '|Lio^^o  .  y^w«>iL;  wO)  |N^kjJ^wk^^  ^fo  |Lo^io/  |;0) 
.wOioCs.^/    )iO)OJ    V*-^    «•^    0)C>w^^w^    ^xj/    );oj;     v..0|0    .wOfOtS^/    |.3Qju.    |C>..^k^^;    ^^    0);al.^;    ^o^^po    |^jJ:i^    ^^iaj;    |-*v^* 

.^;.^  I^oa  o_.oo]  ^po/»    1-A.^t^  oc>f  Puq3  ^O^^ 

l-OiXD      •>|.jt'-^IO«     yOOl^Li^XaD     ^^^^00     .  |.jt^,^     |a-kj      .,^'il      \juiJ      tS^l     OV^O      .  |JO^JOO    ^    I-JUV^*  ■  |NaJU>^Ol..     ■  rrt  .  mie^  if    gyr.    210 

|jjV^;    wOf-s    .>^oj/     ;>.ctiaQ\    I»-io    |-».j;j»    ^.^^/     I^Si.     ;xmjQ\    |j-io    V)0&oo  p   OfLaa-fc^C^    |»*.sq-*     |oC5^»    ^^io/     .  |.<.^^a  '*^*-    ^*   "^  '   • 
)13/    ■  ;^,JLJ    oi^;    Cw/     p    p;-/    |oCJ^    |oi\p    jJO    .  |IS-^^w    o/    ^-\.3    |LojCi-;t     o/    Coo)j>    .  )„M\J>.\    o/     |0)\p    o/     .  —  Oib,»aj..   yOO]io-3 

1.  lAUllAioi  Jls.  1-x.^M  in  iiiari'-.  —  2.   t-vi*,^©  Ms.  —3.  Ka.\*;o/  Ms.  —  4.  jtVo^^o  Ms. 

I.  Finiiicus,  /oc.  c//.,  IV,  l'.t  :  «  Geniliirae  dominum  quem  Graeci  vocant.  tutius  geniturae  possidet 
suinmam  et  ab  ipso  stellae  singulao  decrelam  diligentiam  sortiuntur;  qui  si  bene  fuerit  collocatus,  in 
liis  in  quibus  gaudet  signis  vel  m  quibus  exaltatur,  vel  in  domiciliis  suis,  nec  malivolarum  nociva  radia- 
tione  pulsatus  nec  bonivolarum  stellarum  praesidio  destitutus,  omnia  bona  pro  naturae  suae  qualitate 
decernit.  »  —  A  la  naissance  d'un  enfanl,  Taslrologue  cherchait  dans  quel  signe  du  zodiaque  etait  ou  le 
soleil  ou  la  lune  (suivant  que  la  naissance  avait  lieu  de  jour  ou  de  nuil).  Le  maitre  de  la  naissance  etait 
ceile  des  cinq  autres  planetes  a  laquelle  on  avait  altribue  soit  ce  signe  du  zodiaque  soit  le  suivant. 
Mars,  par  exemple,  avait  pour  domicile  le  B6Iier  ot  le  Scorpion;  Firmicus,  ibid.,  IV,  19  et  II.  2.  — 
2.  «  Stellae  In  altitudinibus  suis  constitutae,  maximae  felicilatis  decernunt  insignia  »,  ibid..  II,  3.  —  3,  «  Si 
Mars  et   Saturnus  aliqua  radialione  respexerint  Solem  vel  si  cum  eo  1'uerint  collocali  o,  ibid.,  III.  5. 


208  11.  —  TEXTES  MOXOIMIYSITKS.  fir.8] 

V^l  Ir^»"  ;'wfinv>\  lovS^  lj.jo  p>  ^-^l  IS-|j(J  liovi.^^  .Oi^,^-.^!  ■  .\  100 1  -.  '  , '^ « Vi'^  Ij^  P^oojo  |.^>^  poi  (ln\v^ 
uO.oV')^  -iaxajli  Uj^  |^.-o>Sv  jLaX.^^  Q.'io  |Nji_:>  ,Jo  |!lv-a.i  v,(  ^jO>>>  (in\i  ^iu;j  ;->JO  ^^  .  0|Lo>l.— j  ^ij»  U^r^! 
>J  lov^P  \°^r^  ."..AgtmV  ^ovio  ,.VtA  |j_»i.  |j.io  )J;  t.M/;  y^i-io;  ^d,  ;^(  .  i;^.^  jjo,  |.Mn\  ,3  oi^;  ^  -»j(o  .-Or^ 
0)Loil^..3  ^'r^  \\'tt}t  ^Aot  ^oov^i  ^'^t  .  ^iL  t.im  .  v^l^D  Uj;_3  ^woo^  )*jx^i  l^  001  ;^»f>N/>\  u^  p  ^^(  p  p;.-.(  |;->o 
|La\.  j^  ^-^  ^(  .  (loiavm  wOi  -Oi  .|;v'fD  ^j.xD  ooj;  ^a\o>\  ^o>^  |Lq:>.^^^  ^(  ^(;  oovj  .  |Nt .  a  ^jo  l^  -^l  ^(  ;^'"' 
|Lt>\ .  ^^  o^;  ^l.v,'.  ^)au(  ,|;j.JD  |->.:>s^i  ^O)  l^(x.^j;  iLoi^  ^  ^v.(;  ^L^^  N..).aJj(  r">  ■  iLoi^  <>i\  (L^>Jji  )^,^-uN.uo 
l)^<us;  wdu  .ivnnin^  jj^  I^Jr^!  v>-'°'  iiTivi'^  l°>^  Ij^  P;  ■^'t^l  .|-il!^L  |^o.:<d  .^^  vr'!^  l;^'-";  ~.o,  »01 
.Syi'.  *2tii,  oi]^  .f> .iro    ^o    .  |'r^-oD   .o.v'  P    r^  o(    .  |^ t .  ■>    ;v!(Tti   '^i    *    woi.3    .  ;xlfiD  p    |^ .  •  ^   lov^o   .^(    |NjkX:>   )jlj;..3i  oiLoVaj.ix>i 

fol.  rtiir.  V.  ■■■.''  ■  ' 

Ij-io  )l  .)f>.HT>  iJo  wOioN-.(  ^j  .  .\ v> ■  v>o  0)IV.ir-,\  pi^D  Nw.^  o  )o>::iso  vil^.j>  dv3  )jVLa..o  .)^^s^i  I  '•  ■;  ts^)j> 
|;^j£D;  wOt  wO|  MkJV.3;  o>Loi)--  )l(  .  ;vfnv>\  Ij^  ;v'f»  l^;.^;  ^.\o,  ^0)\3  a\;  (^J^N.^  (^ioi  ^o  .  jNjuw^  ;x  /v,s^\ 
^•...^fiL^O   .  |N « '.'  1  ^W  Po  j.  V I  »v  ^(  ^Xsi   '  'i^(;  |oot  V^l  .J>f>f>  ~>..  ).■>>;  wO)  pO)  |.*vm\  i'fXio    ^  ^i  ^  .ilj|o  .  diLoVax^ 

.  '  ISj(   .  ..-n  v>  p   |JC>V  3 

1.  >a»«>i.  Ms.  —  :;.  Maltli..  vi,  2'i.  —  .'t.   llab..  i.   \'i.  —  'i.  Ms.  (.111.  ^l- 

Quatricme  lieresie.  Des  Manicheens.  Deiix  parties.  —  Preniiere partie  :  Leiirs  artj^ii- 
nients  de  raisu/i.  —  Ils  disent  (ju'il  y  a  deux  etres  leternels)  :  la  i,umiere  ct  les  Tenebres. 
Les  bonnes  actions  sont  failes  par  la  luniiere  et  les  niauvaises  par  les  Tenebres,  parco 
que  si  un  seiil  iHre  (eternel),  c'est-a-dire  Dieu,  pouvait  faire  le  bien  et  le  mal,  il  serait 
lui-meme  ou  bon  ou  mauvais,  ce  qui  n'est  pas  vrai,  parce  que  le  Bon  lorsqu'il  fait 
le  mal  —  et  le  mal  n'est  pas  le  bien  —  serait  un  etre  bon  qui  nest  pas  bon,  ce  qui 
est  absurde;  le  second  point  n'est  pas  vrai  non  plus  parce  que  le  mauvais,  lorsqu'il 
fait  le  bien  —  et  le  bien  n'est  [^as  le  mal  —  serait  un  etre  mauvais  qui  n'est  pas 
mauvais,  ce  qui  est  absurde.  11  est  evident  par  la,  disent-ils,  que  les  operalions  dans 
ce  nionde  ne  sont  pas  gouvernees  par  une  Providence  unique  et  qu'il  n'est  pas  possible 
que  les  libertes  remportent  surles  deux  parties  de  la  contradiclion  (avtifaffii;)  :je  veu.\ 
dire  le  bien  et  ce  qui  n'est  pas  bien. 

Deiixieine  partie.  So/iition  de  cet  argumenl.  —  Nous  avons  dit  que  la  lumiere  est  un 
accident  et  possede  substance  par  un  hasard  fortuit,  comment  donc  pourrait-elle  6tre 
cause  du  corps  et  de  ses  operations?  De  meme  le  mal  est  une  privation,  comme  nous 
Tavons  montre;  comment  donc  celui  qui  nest  rien  pourrait-il  6tre  cause  des  diverses 
choses?  —  Un  homme  des  anciens  s'attaquait  au.x.  parlisans  des  deux  etres  (eternels'* 
et  les  condamnait  et  disait  :  Lorsqu'un  homme  dit  :  «  J'ai  p^che  »,  ou  il  dit  vrai  ou 
il  ment.  S'il  dit  vrai,  et  que  la  lumiere  soit  cause  de  ce  qu'il  dit  vrai,  il  se  trouvera  que 
la  lumiere  est  eause  du  peche  qui  est  un  mal,  ce  qui  est  absurde;  et  si  ;on  dit)  que  ce 
nest  pas  la  lumiere  mais  les  tenebres  qui  sont  causes  de  ce  qu'il  a  dit vrai,  il  se  trouvera 
que  les  tenebres  seront  causes  de  la  veritf^  qui  est  un  bien,  ce  qui  cst  absurde.  S'il  ment 
et  que  la  lumiire  soit  cause  de  son  mensonge,  il  se  trouvera  quc  la  lumiere  est  cause 
du  mensonge  qui  est  im  mal,  ce  qui  esl  absurde.  Si  ce  n'est  pas  la  lumiere  mais  les 
tenebres  qui  sont  causes  de  son  mensonge,  les  tenebres  se  trouveront  6tre  une  cause 
de  justice,  qui  est  un  bien,  a  savoir  quil  dise  «  j'ai  pechi-  »  Iorsqu'il  ii'a  pas  peclu', 
ce  qui  est  absurde.  —  Nous  dirons  que  cet  argument,  bien  qu'il  fortitie  notre  opinion 
et  quil  renverse  Topinion  adverse,  ne  nous  plait  pas,  parce  qu'il  est  sophistique,  vu 
que  les  Manicheens  pourraient  repondre  et  dire  quo  le  createur  du  peche  ce  sont  les 
tenebres  et  que  confesser  son  peche  avec  justice  est  lumi6re:  aussi  nous  disons  que  la 
premiere  reponse  est  la  principale. 

Heresie  vinqitieme.  De  cerlains  iiiusulinans.  Den.r  parties.  —  Premi^re  partie.  Leurs 
(iriiiiineiils  de  raison.  —  Prciiiierv  ohjcction.   IIs  disent  quo   Dieu  —  gloiro  a  sa  gnU"t> 


[159]  BAR  IIEBRAEUS.  -  SIJR  LES  HERESIES.  209 

—  n'a  jamais  pu  faire  les  onuvrcs  que  riiomme  peut  faire,  parce  que  riiommc  dans 
loutes  ses  aclions  serl  ou  Dieu  ou  le  monde,  c'est-a-dire  ou  la  justice  ou  le  peclie; 
comme  Dieu  n'a  pas  un  autrc  Dieu  a  qui  il  puisse  plaire  et  qu'il  ne  peut  pas  non  plus 
plaire,  par  raccomplissement  de  ses  desirs,  a  ce  monde  meprisable  et  materiel;  a  cause 
de  cela,  il  esl  exact,  disent-ils,  que  Dieu  ne  peut  [)as  faire  les  actions  que  riiomme  fait 
dans  sa  liberte.  Cest  donc  riiomme  (par  lui  seul)  qui  fait  tout  ce  qu'il  fait,  soit  bien 
soit  mal,  et  la  Providence  divinc  ne  peut  rien  faire  par  ses  mains.  Et  un  homme,  con- 
lirmanl  dc  lui-meme  cctle  objection,  disait  les  paroles  memes  de  Notre-Seigneur  : 
Un  serviteur  ne pcut  pas  sennr  deii.r  nialtres;  en  consequence  Dieu,  puisqu'il  n'a  pas 
d'autre  seigneur,  ne  peut  pas  faire  ce  que  Tesclave,  c'est-a-dire  riiommc,  fait.  — 
Denxirinc  olijection.  ils  disent  que  tout  ce  que  fait  riiomme,  soit  le  bicn  soit  le  mal, 
il  lc  lait  par  sa  liberte.  Si  la  Providence  faisait  aussi  les  clioses  qu'il  fait,  cette  action, 
si  clle  provenait  de  la  Providence,  anniliilerait  la  liberte;  mais  puisque  nous  savons  de 
seiencc  certainc  que  nous  avons  la  libertc  qui  fait  volontairement  ce  qui  est  choisi,  nous 
savons  de  science  certaine  que  ce  n'est  pas  la  Providence  qui  fait  quoi  que  ce  soit  par  nos 
mains.  —  Troisieme  ohjection.  Ils  disent  que  Dieu  ne  peut  pas  faire  ce  que  riiomme 
peut  faire,  parce  que  beaucoup  des  actions  de  Phomme  sont  mauvaises  et  Dieu  ne  fait 
pas  le  nial,  parce  que  celui  qui  fait  le  mal,  le  fait  ou  sans  le  savoir,  ou  parce  qu'il  en 
a  besoin,  a  savoir  pour  Tapaisement  des  passions,  et  il  en  retire  du  prolit;  mais  Dieu, 
dont  la  science  n'a  pas  de  limite.  qui  cst  accompli  en  tout  et  n'a  besoin  de  rien,  ne 
peut  pas  faire  le  mal,  et  on  conclut  de  la  qu'il  ne  peut  pas  faire  tout  ce  que  1'homme 
fail,  mais  que  cest  la  liberte  de  riiomme  qui  fait  les  actions  de  rhomme.  L'un  des 
notres,  renforcant  cette  objection,  citait  le  mot  du  prophete  Habacuc  qui  dil  :  Tes  yeux 
sont  trop  purs  ponr  voir  lc  mal  et  tu  ne  peux  pas  reiiarder  Viniquite. 

Bar  Hebraeus  relute  ensuite  ces  trois  arguments. 


HISTOmE  DE  NESTORIUS 

d.'apres 

LA  LETTRE  A  COSME 

et 

LHYMNE  DE  SLIBA  DE  MANSOURYA 

SUK    LES 

DOCTEURS    GRECS 


Conjuration    de    Nestoriiis 
contre   les    migraines 


PATn.  on.  —  T.  .\iii.  —  F.  2. 

18 


MANIJSCIUTS  ITIIISKS 


l*our  la  l(-ltro  a  liosmc  : 

Valican,  Borg.  Siro  82  [l\,  VI,  4i,  du  xix'  siecle  (A). 
Pour  rhynine  de  Sliba  : 

Brit.  Mus.,  Or.  7400,  du  xvii''  au  xviii''  sicclc  (A). 

Berlin.  Oriental  fol.  Gli),  ccrit  cn  1715  (B). 
—     Sachau  330,  du  xv''  au  xvi=  siecle  (C). 
Pour  la  conjuration  de  Ncstorius  : 

Paris,  st/r.  n"  347,  ecril  en  1734. 


I 


LA  [.ETTRE  A  COS^rE 


liNTRODUCTION 

Cette  lettre  se  trouve,  en  syriaque,  dans  un  recueil  de  canons, 
de  synodes  et  d'ecrits  canoniques  nestoriens,  apporte  par  M"'  David 
(mort  archeveque  syrien  catliolique  de  Damas),  et  conserve  niainte- 
nant  au  Vatican'.  Elle  a  ete  editee  et  traduite  en  allemand  par  M.  Oscar 
Braun  dans  la  Zeitsclirift  der  DeutscJien  MorgeiilandiscJieii  Gesell- 
sc/ia/'t,  t.  LIV  (1900),  p.  378  a  393.  Nous  ravons  traduite  en  frangais 
dans  Le  llvre  d' Heraciide,  Paris,  1910,  p.  3G2-(). 

La  lettre  est  certainement  tradulte  du  grec,  d'apres  la  faclure  de 
certaines  phrases  (surtout  des  premieres)  et  les  nombreux  mots  grecs 
qui  ont  ete  simplement  transcrits  dans  le  syriaque.  Nous  reproduirons 
ces  mots  grecs  en  note.  —  M^''  Graflin  a  bien  voulu  prendre  la  peine 
de  collationner  le  manuscrit. 

M.  Braun  suppose  qu'elle  est  formee  de  deux  parties,  Tune  (1  a  10) 
serait  la  lettre  ecrite  de  Constantinople  du  vivant  de  Nestorius, 
cf.  10;  lautre  (miracles  de  Nestorius)  aurait  ete  ajoutee  apres  coup, 
car  elle  suppose  toujours  que  Nestorius  est  mort.  La  premiere  partie 
pourrait  avoir  ete  ecrite  peu  apres  435,  la  seconde  partie  serait  pos- 
terieure  a  431.  La  lettre  a  cependant  une  certaine  unite,  car  c'est 
le  moine  Elie,  mentionne  dans  le  titre,  qui  est  cense  etre  venu  d'Egypte 
a  Constantinople  pour  raconter  les  miracles  de  Nestorius,  cf.  12.  Si 
ron  admet  le  recit   de  lauteur,  Elie,  arrive  a  Constantinople  apres  la 

1.  Boi-<^iano  Siro  82  (K,  VI,  4).  Yoir  la  description  de  ce  manuscrit  daiis  Synodicon 
Orientale,  Paris.  1902  (Xotices  et  extraits  des  mss.,  t.  XXXYII),  p   3  a  11. 


274  INTRODUCTION.  [104] 

inort  de  Nostorlus,  c'est-a-dire  sous  le  patriarche  Anatolius  (440  ^  458), 
aurait  dn  attendre  la  mort  dAnatolius  jiour  vulgariser  les  niiracles 
de  Nestorius  (cf.  12)  et  la  presente  lettre  aurait  ete  ecrite  apres  458. 
Enlin  la  linale  (15)  se  rapporte  a  toute  la  lettre,  On  peut  donc  supposer 
qu'une  lettre  (I  a  10  et  15),  ecrite  en  grec  aprfes  4-}5,  lorsque  Nestorius 
etait  ^rOasis  (redit  qui  Tenvoyait  d'Antioche  a  Petra  est  de  43G),  aurait 
ete  interpolee  apres  458. 

II  est  remarquable  que  Barhadbesabl^a,  P.  ().,  IX,  fasc.  5,  ne 
connait  que  la  premiere  partie  de  la  lettre  et  lo  niiracle  deja  vulgarise 
par  Evagrius.  11  ignore  les  paragraphes  11,  12  et  14.  11  est  donc 
possible  que  la  lettre  n'ait  pas  ete  completee  avant  le  vii°  siecle  et  que 
ces  additions  soient  dues  a  des  Orientaux,  sinon  Barhadbesabba,  qui 
reproduit  tous  les  recits  favorables  a  Nestorius,  iraurait  pas  manque 
de  resumer  les  miracles  de  Taveugle  gueri  (11-12)  et  du  niort  ressuscite 
(1.4),  s'ils  avaient  ete  vulgarises  a  son  epoque  (fin  du  vi''  siecle).  Nous 
reproduisons  cette  lettre  comme  texte  de  comparaison  avec  /\  ().,  IX, 
fasc.  5. 

Cosine  nous  est  connu  par  le  catalogue  d'Ebedjesus,  qui  attribue 
h  Nestorius  a  une  lettre  a  Cosme  »*.  II  s'ensuit  que  Nestorius  aurait 
ecrit  au  destinataire  de  la  presente  lettre,  ou  mieux,  comme  le  suppose 
M.  Braun,  que  la  presente  lettre  est  celle  qui  est  visee  par  Ebedjesus; 
cet  auteur  aurait  seulement  voulu  dire  qu'elle  est  consacree  a  Nes- 
torius  et  qu'elle  avait  ete  traduite,  vers  539  (au  moins  la  premiere 
partie),  en  meme  temps  que  le  livre  d'Heraelide,  elle  a  ete  utilisee 
plus  tard  :  en  particulier  par  Barhadbesabba,  par  Tauteur  de  la  legende 
syriaque  de  Nestorius,  cf.  Reviic  dc  rOrient  c/iretien,  1910,  p.  1-25, 
et  par  tous  les  historiens  (Mari,  Amr,  Sliba  de  Man  ourya)  qui  ont 
utilise  les  memes  sources. 

F.  N.\u. 

1.  Cr.  Assemani,  Bibl.  (h\,  III,  1,  p.  30. 


II 


♦  Borg. 
Siro  82, 
♦  p.  650. 


10 


,oocu\ciL£ai  .*"\!?o  rdxa-nja-a  rcfiuiJC-^  ca_3 

jjL^eUof,^     ■A^i    l^jQja   :) .. « t  v>;    )»*..«,?»   ot>  ^  ^  )^otjo   )jL<f^o  )vn.«v>^ 
uen  .  ^JS-^V-^>^/     ).<i2^o     :\m.ooajO     ^qju^,jlo     :)-^,^j     )^aL>^^)^« 
vfOOfJo^fid    'yO^cua^i/o    :)-^^*;      vmQ^a°>o   ).«I^o    :    sm « v»»  o    ^^a^Jt^Q-flSo 
^:Lm/;   ls\Ao   :),.«.a,N^Q^  scq..«.j1v3o   yQ.a^p^/    %£dov^s^  : ) « m ^ua.J /    )lt.^; 

♦  yOJ^     '■'^*^^     ).ia^    JlV-V*    '')-«~C("010U/;     \fi\^    y*3lQjLiO 

)lt    )  '   -  «^-     )?>,«  njiNo    -.yJSs.j^^;    ).a^)-:>   ^~3-1lJ    yOt.^joio/    jbC^; 
)l;a^/  )ju.oo/    ^  ft  ffftftl/^  :ouUL.;oOO   )  no  tpo  )Ji„.^      t-^H/o  :1^-Q-J     )l^t-> 
^s/  ..^la-*/  ^ot  )-m3Lio  ..^^-.Lmaojol»/;  )^o.,^  j);  )nv>n\'>  KjlSo  :6iV.i^; 

A  =  Borg.  Siro  82;  B  =  fdition  Biauii. 

1.  xa!,  A.  —  :;.  uiDaMac  A.  _  :i.  u»aL.;3aroo  A.  Dans  le  livre  d'lleraclide  ^a^o'^t^  esl  aussi  ecrit 
mremenl  uioax«;3a«>;  cf.  ('d.  Bedjan,  p.  \'i,  note  2.  —  'i.  a^a\aao  A.  —  5.  s?»4)''°  -^-  On  trouve 
aussi  v"^''  piiur  Aiislon,  /'.  ().,  X,  p.  2(i,  ligue  9.  —  6.  ^jttSoUW;  A.  ^mSot-i/;  B.  —  7.  \tx^^  A.  _ 
8.  B  adil.  o.  —  '.I.    ^mSoitWi- 


LeTTRE    TR.VDUITK    Dl     GREC     EN     ^SVR1.\.QLE,     DAN'S    LAQLELLE    SE    TROLVE 

l'histoire  de  Mar  Nestorius. 

1.  A  rhonorable,  au  saint  et  pur  elu  choisi  du  Christ,  Cosme,  chef  des 
fideles   qui  sont   a  Antioche   d"Orient,  (de  la  part  de)  Candidianus   conite', 

■"'  d'EIie  stratelate-',  de  Sophronius  conite  ',  d'EIie  et  de  Paul  nioines,  d'Artemon 
paramonarios  ^  de  Feglise  de  rAnastasie  ',  de  Pierre  archidiacre,  de  Parthe- 
nius  tresorier  \  et  dii  reste  des  freres  qui  participent  au  mystere  de  la  veri- 
table  orthodoxie,  que  votre  paix  soit  grande " ! 

2.  *  Un  ouragan  '  a  soufile  sur  le  navire  de  notre  ville  et  a  frappe  aveu-  ♦  p  gso. 
10  glement  la  pierre  solide ;  les  rames  et  les  gouvernails  qui  la  dirigeaient  ont 

ete  brises;  rancre  dont  dependait  son  salut  a  ete  coupee  et  elle  est  demeuree 

1.  xdiiri;.  —  2.  iTTpaTTi).aTvi?.  —  3.  Porlier  ou  Gardien.  —  4.  Eglise  de  Constantinoplc  construite  par 
saint  Greguire  de  Nazianzc.  —  5.  KeiiJ.ri).t'a[i-/o;.  Pierre  est  aussi  appele  apx'Siixovo;,  au  lieu  du  syriaque 
ricli  mesamsonc.  —  (;.  Gf.  I  Pierre,  i,  2  :  -jjiiv...  eipyivri  TtXyiO-jvOec'/].  —  7.  Litl.  :  «  \\n  ouragan  du  iiord- 
est  (siJpoxX'J6ti)v)  ». 


».o     ^ 


27(i  111.  -  lllSTOIi;!-.  I)l'.  M:srn|!ltS.  [I()(i] 

^j-3«  o6)  <m^iQ.^wm.j  ^^iOk  :  v.lv-^).i  3^^ici\  KAb.^«  ^»  ^^io  .po)wi  jJ 
^^  >.«^^  ^f  |.jlO(  :^^«  vrrxTVi  n  m  «a/  '^.<i^^<_o  «^s-^o  . •yoaK  i..;  v>  f.^ 
.).^a^Jk.3  ^\  o^i^^vA^  ^^  ^JLoNjL  •.oi».:>Q.^^  )...^.3'^.3;  j«i)-:»o  :^..oulVl 
.)iiJi  o>.^Q-mV  )  I V\ •.ow^  ^-^io  •.)'^.2l.^4  0(J;Oia^  )oo«  y..r>.^^l/i  ^^).wu;  ""^i.^^ 
^^  yongM  oio«vtc>>\  v£>/«  ).^«.^  :v..oiaL^^««  ))S.>  .  ■>  JL^^^^d  )ioi^  ).^t.^c 
^.«J^K^  oioi^ooji  ^\o  : )  ^...la^ax^;  ).^aAoi  ou^  oN  ->  n;  ^..^«..jJo  .)&-^ 
yOj/  yO-lJXi  Uy—^l  )otaoaA^o  yOj/  ya.2'f.AJ  )K.>;a^a^^\  sJlm  ^^  ooo( 
).v>  •; "^ ..;  j..^^  ..vm.i^^.^aLSyi  K..«-3i  )-»'i-»i^  ^^  oooi  ^^IN.^  ^..0(01^.^.)  )i.^aSL.MO 
•'«.«»',:  ».^01^.  kS/  -JlaaL!^^;  JLif-oaS  vl^w  vCDQL^..iaA  ^^^.3«  "  )-^>.^  .0001  y>,i.^ji 
o(K.^s^s.M  yoy^  yof^io   |.^^3o\a2    K..IL..3;    )K^'^;o  .0001    ^..v^po   ;)lQ>v>.o».a    i>J 


au  lond  saiis  connaissanco  dc  rortliodoxie;  la  tVaternite  sait  cela  (|uand 
mome  nous  ne  le  dirions  pas.  Tu  demandais  dans  ta  lettre  k  etre  renseignc 
sur  Nestorius  qui  fut  jadis  votre  concitoyen'  et  peu  apres  notre  ev^que  — 
maintenant  il  n'est  plus  ni  luii  ni  rautrr,  niais  sa  demeure  est  dans  le  pays 
des  barbares  —  nous  avions  ueglige  (jusqu'ici)  de  te  donner  reponse.  Mais 
nous  avons  vu  que  le  souvonir  do  cet  homme  se  pcrdait  chez  les  fidolos 
qui  aiment  la  verite,  et  que  le  mal  contre  lui  graiidissait  au  point  quo 
lusage  do  son  nom  etait  supprime,  que  Ton  conduisait  de  nouvoau  au  bap- 
teme  ol  que  lon  donnait  un  autre  uom  k  ceux  qui  avaiont  rei;u  de  ses  mains 
le  sign(>  du  baptemo  ol  qui  (5taiout  appel(?s  do  son  uoiu-;  (uous  avons  vu)  10 
que  les  songes  raconttis  contre  lui  par  les  moinos  de  chez  Dalmace  trou- 
blaient  le  c(¥ur  dcs  sagos^  que  les  anatlu^-mos  du  parli  de  Cyrille  avec 
Tordre  imperial  troublaiont  uu-me  coux  qui  etaient  alTormis  dans  la  foi,  et 
que  les  moniales  de  chez  Pulcherie  '  racontaient  toutes  sortes  de  choses  ii 

1.  A  Antioche,  Neslorius  avait  (•U'  LUiulianl  el  mnine  liu  couvenl  (llOiiprepios.  11  iVril  nifme  (iu"il 
y  esl  ne,  P.  ()..  IX,  .526.  —  2.  D'apr6s  uii  docuraent  jacobite  lople  ;  «  le  roi  ^Tlieoilosel  ordonna  nuon 
d6truisit  le  noiii  ile  Nestorius  de  dessus  la  lerre...  et  le  loi  onloniui  que  ceux  qu'on  trouverait  s'«p- 
pelant  N.  parini  les  cliriUiens  fussent  sujets  ft  la  peiiie  do  morl  »,  .Viin51iiieau,  .Veinoirfs  rfe  la  mission 
urcheol.  frainaise  uii  Cuire,  t.  III,  p.  13'i.  —  Cest  suiis  doiite  encore  poiir  faire  ttispaiailiv  ce  iioin 
quc  l'eiiipereiir  ordoiiiia  d'iippeler  les  partisans  de  Nestorius  non  pas  nesloriens  mais  sintoniens. 
I.ahbe,  l.oniiles,  I.  III,  lol.  1210.  -  3.  NfsUiriiis  fait  allnsioii  a  ees  itU-ils,  dans  le  tiivr  il  Heracliilf. 
Irud.,  p.  240.  —  4.  Peut-i5lre  les  cubiculaires  Marcella  el  Droserla,  mentioniii^es  dans  la  lellre  d  Kpi 
pliaiie.  I.upus,  .!</  Lphesinum  concilinm  vuriorum  l'atrum  epislolae,  l.ouvain,  liiH2  ireprodiiil  Maii^i 
r.onriles,  t.  V  et  Migiie,  /'.  (i.,  I.  LXX.MV,  col.  :.VJ-«K'i),  ii.  2y2,  p.  41«. 


[167]  1.  —  Lk  LETTHIi  A  COS.ME.  277 

^^>^  .^^s^^j  j-io^/  ou;oiQ.iw  ^'^«^.s  ..po|.ici\   ]h  n  .  m°i  ->io  .>.»ooi  ^^jJSjio 
:K_oo(    )-i>-s    ot-V*?    Uf    ^U>a^    ^^^-^^    ).ixi*3    :^lVi;    ^li.^)js;    V-.^ 

.    1  ^»  -•)  /     •J»0«    '^i.     ^    vJQ..»^)      )K.3lJl3K_3     v£DQJl^o/       \.1^.^/j      )  »\  1  « V)0 

I  v>    -  ^^  o»   ^as    );i^j    ^niSv)  '^o    ..'^^io^    ^io    ^.*.:>a^a»    vOoi-»<Hi>Q.A;    )jlj/ 
.  yOOi_3j  ^^io    U^})     •^!    )«Ss    Ki^^    ^_L^;a:>o    ^    -^t-^^    /^»^^ 

•:*v£Q-»ia^.^Qj  u  t-^^1/ 
'  ^N;  -so  .,  '^^  ).<.^^v^;  CH  ..•>«/  •.^ISsjL.,.^^  ^'^^'^!  r^  •^'^  >.«o(oK^/  ).^jm^.oo 
jj  )_.^-.;o  .)»il^j1o)..3  oooi  >  « •>  \o<.:^;  )li-^^;  )  n  .y ^V^o  .)lai^..oi  ^^^; 
)  I  .  ^  «r^y^  No^.  ^....^-^C^^jLbo  aJ-»if>  V»'  •>o  .000«  ^^\).^,  ~  ).oft'i[  j>  K^)jl.oV3 
K^  g^U/  .)Ki-.^  I001  )-.IS^  jlo^i^-^ii^  oCixJ  )jt^o  .0001  ^\).x  )l^ii\  *  P  «31. 
,.j^  "^ K^).^C^jl:m  .)K.L..t.:)0.-^  ^lt-^^jQO  K^^^  yoi  'ii;  rvroo^i/  ^..^.s;  )jlj/  ^; 
f^/o  ) ts±>^aQ..a  )_kjLa,^  )ooio  .v.ca..ia^£aj  )oo(  oif^oo/  )joC^o  .).aL^.^;  )jf;a^ 
v£ocuL.^Q  >  n  -)  ^..X^  f-^f-^  .vm..ia^m,j  ''^..^v  jooi  VL^viJ^Oo  ^^^^.do  .\^jd  jJ;  ).^i 

1.  ^3tt-  A — i.  A  nrii.  >^  ^*Uo3.  15  propose  di'  combliM'  celte  lacune  par^  ^«|^ajaj.  mais  Cv*Iao;9 
o  ligiHc  /'.  ()..  IX,  .ii.s.r  —  3.  t^e^»»  B. 


son  sujet;  pour  le  dirc  eu  uu  mot  :  (nous  avons  vu)  que  son  souvenir  clispa- 
raissait  comme  il  a  disparu  lui-meme :  aussi  nous,  dont  les  noms  sont  ecrits 
plus  haut,  parcL'  que  tu  nous  conjurais  beaucoup  dans  ta  seconde  lettre 
pour  apprendre  le  mode  de  sa  deposition,  et  parce  qu'Eutyches,  le  porteur 

5  de  ta  lettre,  nous  priait  aussi  a  ce  sujet,  nous  avons  juge  bon  de  donner 
reponse  a  ta  lettre  duu  avis  commun,  pour  laire  connaitre  a  ta  piete  quelques 
reproches  '  qui  furent  adresses  a  Nestorius. 

3.  Voici  le  premicr  :  Des  qu'il  entra  dans  la  ville,  il  la  trouva  pleine  de 
dereglement  au  sujet  de  la  foi  :  les  clercs  s'arrogeaient  de  rautorite-  dans 

in  Teglise;    les  moines  sortaient,   sans   prudence,  sur    les  places  publiques^; 
les  Borboriens  osaient  entrer  dans  les  eglises  avec  les  chretiens;  en  un  mot, 
*  la  ville  etait  pleine  de  tout  desordre.  Certains,  du  parti  d'Arius,  songerent  ♦  p.  kai. 
a  batir  de  force  uu  oratoire  dans  la  ville,  grace  a  Tappui  de  rempereur; 
Nestorius  le  brula  et  il  y  eut  dans  la  ville  trouble  et  effusion  de  sang  sans 

1.  ZriTTiiia.  —  2.  Lilt.  :  o  maichaicnt  avec  autorile  (auOivTix)  ».  —  s.  D'apres  Mari,  traduclion  de  II. 
Gismondl.  Rome,  1899  p.  30,  :  n  (Nestorius)  anathematisa  les  nioines  qui  avaient  coulume  de  se  nion- 
trer  sur  les  places  publiques  et  de  passer  la  nuit  en  dehors  de  leur  monastere.  »  Cf.  P.  0.,  IX,  528- 
52U. 


278  III.   —  IIISTOJJIJ'.   DK   .MSToUinS.  [IHH; 

ooot  yoo^.K-/    vOJo»;  ^^>^  •)oot  ^••^-k^   )-»-''7?    )-^-^?  ^•^^  .)j^i.Q-flo   )oo» 

^'^^    ^wUL^-^  V)   t^    ).:Lb^^    lo^    ol/    )^t^ixQ.aL:^    ^^4    o.o^f^A   oolo 
)'-,-*    vm^iQ.^a&J   ^oj/    if.b.0  .K.«).^o    jJ    ouL^    0^0-^11/«   •.yooiao  nm  .°i/ 
)^a^  )tsjL^oo  oolo  '^looi   otls.iOLj^l   \^i    '  >xdqj.^^q.j^^  jtoio  .)jLb^^    )°t-^! 

r>  .  o.r>  r>  <¥<  .  o>/      K_^     • . ).^>L.5^...1      ).^Q^J)     6{\~t^     KjLsO     ..«01    ■.)K_>i_t1     ^.jPQlSqS 

)  T"i  N.  ^  ^"  •^■^"  JJ  ^!  s£0^^a^s.cQJ  :)jL^^a^;  )  iimV)  t^^o  v^oo(  ^VK^il^ 
oolo  •;-).o'\v>  Kd>^  oj\.3  ^^°  )  n  »y  \"0  ^^  v^oto^v^  Viv^^U  )-3'  )-^' 
.v£Q_.;o.^anj    >.<oij^<\   •.)^<i.>v>  ^^  ^^.^^   )ooi  f_><«    )->pa\Q3  )io^;  6oo^« 

•.)..*PqJ\q3«      oi\.^.CD/      Oolo      '^llySi-     y-X)      ioOI      0(K.A^/     ^^^^...^^^     t»  >-3     );<3tO     l<> 

•  .6(\  JLooi  )«.^\  ^)~:>o   :)jL^iQ.o;    )jL3>^  ^..w^fiM  ^^  looi    ).A'f3boo  ^j-s; 

•  .)j^oo^  )ooi  K../   ),.j>^  ')-~^^!   )"^'   ^!)^^  oolo  •:'vCQ^TQ^<.mj   oifJSL^/   );oi\ 


fin;    tout  murmurait  coutn'   Nestorius',  iatraire  lut  presque   eu  peril",  ear 
le  parti  des  Ariens  etait  puissant  parce  qu'ils  etaient  ecuyers^  de  l'empereur. 

4.  De  plus,  des  clercs  d'Alexandrie  vinrent  pres  de  rempereur    et    se 
plaignirent    d'avoir  ete   censures   illegalement    par   leur  ev^que;   Aestorius 
les  aida  dans  le  jugemeut  devaut  rompereur,  et  cela  Tavait  mis  en  grand     o 
periP. 

5.  I)e  plus,  rimperatrice  '  Pulclierie,  mouiale,  et  ses  moniales  dinaienl 
le  dimanche  au  palais  episcopal",  apres  avoir  reQU  la  communion;  Nestorius 
ne  Tadmit  pas,  et  il  en  resulta  un  grand  bruit  contre  lui  de  la  part  des  clercs 

et  de  toute  la  cour  '.  lo 

6.  De  plus,  Nestorius  fit  ellacer  Timage  de  Pulclu^rie*  qui  etait  peiate 
au-dessus  de  fautel;  cela  le  fit  presque  chasser  de  reglise". 

7.  De  plus,  Nestorius  tit  enlcver  retole  (n-tulr,)  de  Pulcherie,  laquelle  taii- 
t6t  etait  etendue  sur  rautel  au  moment  de  la  communion  et  tantdt  etait 
portee  par  elle.  i:> 

I.  c:f.  Socrato,  VII,  2!i,  —  2,  xtvSuvo;.  —  3.  oit»6dpioi.  Of.  P.  ()..  I.\,  J29-531.  —  'i.  xcvSuvo;.  d. 
Lierc  dlleradide,  p.  'J2-'J3,  cl  A  0..  IX,  r>36-7.  —  Nfstorius  avait  seiiibl^  aussi  prciulie  Iti  (lelenso  iles 
cleifs  romains  condanui^s  par  sainl  COIostin.  —  5.  [JaaiXtooa  xupia,  «  rcgina  (loinina  »,  ou  pful-t^lro 
xopY),  c(  roine  vierge  ».  —  6.  Eittdxoiteiov.  —  7.  D'apr6s  Mari  (p.  30)  :  «  (PulchtMlo)  avall  coutume,  \v 
diinancho  apres  la  coimiiiiiiion,  do  nianger  avec  toiitp  sa  suite  cIkv.  le  palriaivhe.  i>  —  8,  Le  te.\le 
donne  encore  a  l'ulclii5ric  lepith^lc  dc  xupia  ou  xdpr).  —  'J.  Ge  fait  csl  menlionnc  par  Maii  ;p.  3o)  ol 
par  lu  It^gcndo  syriaquc  dc  Nestorius.  M.  Urit^MO,  /oc.  til.,  p.  20.  Cf.  /*.  ('..  IX,  5tia. 


[160]  1.  —  LA  I.KTTI^P.  A  COSMK.  279 

K_m_^3/o  ).-.;,.  r>o\a-3  N^V^J'-/o  .).-J^'0^  o-flQJ  ^i*.;Q-o  yJio,.^-i» 
'  p"f  t"'^  .»r.^  n  r»  )jL3«a.o  iooi  \La.x  |jL^^  vl^o  •.j^onfn  «°>/  sJDo  1 « tr) «.  m\ 
y^l  looi  jJ|.Sw  p  ^-«.^ocL.  ^  ^-^  |J/  .^^..jlO  jJ  |ioj\  ^J  vm..ia^^J!Q.J 
jooi  ^..oi..^.^  .).JOi  QXiCi  "^^.IJko  vm..^a^.mj  6i)..m  •.  ^J^jiiaA  ^o,.o^  61«.^^ 
).^.;K..3  6|.:)>«/o  •.y£Q..ia^<jaj  )oot  ^oifo  .^0.0..^;/  sjoooi.^^  )jt.^,a.cQL^  ot^ 
^KaiS^  Oib^axii\  It^A^U/o  .^o^l;  oto  't»  )Jo  .oi^o  ^A;a.o  jio^a  N-«.^; 
)J  .oi^   ^io/   ^;    oo)  .s..^^  ^/  ^ai./    .-ULSi/   .oi\   i^io/o   ).*pa\a3    )ia.o 

a\    *   ^r^^   -^*^   ^y^l    V-    ''°'    JJo»^    v/    JJ/    JJ^^Ji-i^    ^JOl    )'i/    vmAio 

fcs-«.a;    ).iw»l  ^  ota-«;o  .^1,^-  ).x^uOq\  ^ftu/  .oi\  po/  ^;  ooi  -.i,^»!.  )oiS.)J 

)t^>^<^ffft\.  oilv^/o  •.)j^io   ^o,-o\   ^s^iOsO  .oi^   )r.-t-io   ^  l^j /o  .)ji;cLo  0.0^^ 

vuojl^o  )j/  j)Ja  jJ;  ^^..LaLiL^;  jJu.^  jJo  •.s..t..^  >^:i^..^  jJ  .oi\  v^/  )^^o 

r').3fO|   ^O   .).:^V>    >OfjO    ).^LtfO(^    Oi^    loOI     Ool    \i     [^MO^    061     ^O    .OiJL^    )j/ 


p.   6.S2. 


1.  ^iox)  A.  —  -J.  lioi  .-V.. 


8.  Dc  plus,  en  la  grandc  fete  de  la  PAque,  rempereur  avait  coutume  dc 
recevoir  la  coraraunion  dans  lc  Sainl  des  saints;  Pulcherie  desira  (le  meme 
privilege),  elle  convainquit  Teveque  Sisinnius '  et  elle  recevait  la  comraunion 
avec  rempereur  dans  le  Saint  des  saints.  Nestorius  n'admit  pas  cela,  mais 
un  jour  quellc  se  dirigeait  selon  sa  coutume  vers  le  Saint  des  saints,  Nesto- 
rius  la  vit  et  demanda  ce  que  cela  signifiait;  Tarchidiacre  Pierre  lui  cxposa 
la  chose ;  Nestorius  courut,  il  la  rencontra  a  la  porte  du  Saint  des  saints  et 
Tarreta  et  il  ne  lui  permit  pas  d'entrer. 

La  reine"  Pulcherie  fut  irritee  contre  lui  et  lui  dit  :  «  Laisse-moi  entrer 
selon  ma  coutunie.  »  Mais  il  lui  dit  :  «  Ge  lieu  ne  doit  etre  foule  que  par  les 
pretres.  »  Elle  lui  dit  :  «  Pourquoi  *  n'ai-je  pas  enfante  Dieu !  »  11  lui  dit  :  ♦  p.  652. 
«  Toi,  tu  as  enfante  Satan  »;  et  il  la  chassa  de  la  porte  du  Saint  des  saints'. 
Elle  partit  irritee,  alla  trouver  rempereur  et  lui  raconta  la  chose.  L'erape- 
reur  lui  dit  :  «  Par  ta  vie,  ma  sceur,  et  par  la  couronne  qui  est  sur  ta  tcte, 
je  ne  cesserai  pas  avant  d'avoir  tire  vengeance  de  lui.  »  Depuis  ce  jour  il 
n'eut  plus  aucun  credit  '  pres  de  rempcreur. 

1.  Pr6d6cessour  de  Nesloriu.'?.  mort  le  24  dec.  .'i27.  —  2.  Cl'.  Livre  d'Ueraclidc,  p.  363,  nole  12.  — 
3.  Celle  anecdote  a  passe  dans  Mari.  Les  auteurs  jacobites  pretendent  que  Pulcherie  avait  p6clu'  ol 
Neslorius  {l.irre  dlleraclide,  p.  89)  semble  le  dire  aussi.  Cf.  Suidas,  au  mot  Pulcherie  el  P.  0.,  IX, 
JOo.  —  '1.  Ttappitioia. 


280  III.         IIISTOIUK  DK  NKSJi  tUIUS.  [170] 

).:>o..«X^  .oi^.Va  ■^hs^lo  oiJiakJ  J.'p>.jo  :Jt..3L^;  ^otai^  ;.^U/  >  » ,«  ->  ^'^o 
.t.^Jj  sJu/  jjLtil  fojo  .0(0^  »<.°>to  >  1  >\o  >^VAy>  flO;  •Jooi  ^OloK^/  t-*~^ 
•  Jooi  v^/  jjL.3«auA«  ),.•> tn  v> ^)  yoy^  yo^^o  looi  J)-«JOI  oiS_o;  )^ocl^  v^/o 
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.wnr>  m  oi/.  vica  tv>>oo  ) ) f> -mX Nrt  Ki.»y>n\  )ooi  <.2l^^;  ^.^<^  vOi^io;; 
.yKi.tV);  )w.iwiBtQjL^  )ooi  -^^  -^"  ooi  vd/t  ^^^^  .)-.it  imi>'^;  vxcaL^..iojOo 
^oiol^^    ojjlso    .)_ti    jJ    )i-^-<x    •   ).^ooit;    vjoqjlji-^ m\  n\    v^/o    )ooi    >a^j/o 

)bo<^lt      ^Ot^     )l..f.5     )jL..Q..3      jJt      Oi^l      ^^     _OIo)VAO     .v£0Omft)-5     v£DO;OUQ^ 

)tou  vJ0Ql^.<ul\,  )-3u>t-o;  )lij.>^  •.)-rvJLa3t  \il\^  )kJLOi  wOioK^/o  .)lniv>  «oi; 
^  v£o_,ia^  m  I  \    oil^>^o  .^.^KS,  J^^s^l/    y)  » .w  co  .  «'i^j    ^•'•^    j^/o 


9.  Deslors  toutes  les  calamites  tomberent  sur  oct  homme,  son  ame  faiblit 
et  sou  corps  (prosupon)  lanyuit  :  II  etait  jeune,  roux,  aveo  do  yrands  yeux 
et  un  beau  visage,  on  aurait  dit  un  second  David:  le  timhre  aussi  dc  sa  voix 
etait  agroable'.  II  disait  diverses  choses  au  moiuent  de  la  oommunion  et 
beaucoup  qui  venaient  a  reglise  ne  le  faisaient  que  pour  entendre  lo  son  de  j 
sa  voix.  Cetait  un  homme  excellent  et  jalouse,  qui  n'avait  pas  rexporience 
des  afl"aires  du  monde  et  qui  manquait  do  co  qu'on  appolle  anial)ilite. 

10.  Sur  ces  entrefaites,  Eusebe,  evoque  de  Dorylee",  s'elova  oontre  lui 
parce  qu'il  desirait  la  ville  imperialo,  ainsi  que  Momnon  d'Ephose  et  Cyrille 
d'AIexandrie,  parce  que  celui-oi  aussi  desirait  le  siege  (episcopal)  de  notre  '" 
ville^,  et  il  mettait  aussi  en  mouvement  Celestin  de  Ronio,  liomme  pou 
instruit.  Us  reunirent,  contre  lui,  un  ooncile  k  Eph6se  (soi-disant)  pour 
vengor  la  foi,  et  il  est  maintenant  au  pays  des  Couschites,  dans  iino  ilo  '  qui 
est  proche  du  ileuve  le  Nil  \ 

11.  Moi   Elie",  jai  souvent  ete  I^  et  j'ai  vu  Nestorius    parler  avec  los 

1.  cr.  Suinili',  VII,  ■!'.>,  i-l  Uerivs  bai-  Snlihi,  cWilc  cl  liailiiil  /'  (*  \  111,  Hi-2-i.  —  •.'.  l.e  U'.\U>  p4>rU> 
«  do  ZiU^tloli')!!  »,  mais  oii  sail  (|irKviscbo  ilo  lioijltH'  lul  luii  ilo>  pieiiiifis  el  iles  [irincipaux  iiccu.-a- 
leurs  de  NesUirius.  Cl'.  Ileiacliilv,  p.  Mi.  -  i.  M^uie  iiupulaUoii  ilaiis  llenuliilf,  p.  U2.  —  'i.  Oii  Irou- 
vcra  pbis  luiii  ;  ,.  a  TOasis  j>.  —  3.  Gf.  I\  (>.,  I\,  ."iBe-?.  —  6.  Klie  esl  saiis  iloule  lc  iiioiiii'  ipii  llguro 


li 


[171]  1.  —  LA  LETTRE  A  COSME.  281 

.^otaJLo^  ^i-^^?  Ijoi^aa  ^^io  -.«^/  ^m-^^QA  ^a>.  |-.i^£QJL^jJ  K.2^i. 
Iv-;  fc^/o  .oda^Jp).^'^  o— Jla/  jJo  jlcLcojJ  oiK_2.tJ)o  .v-^  ol^  jo?»  «.2cN-cd/ 
^iol    ^..^^OL^^^^^;     Ki^^bajio    .)Va*.o    ).i/;    )-.'^.ofcoo;    ..)_.»^JLflaa:^    »_.j    )^-. 

.,   )_»/;    o»i-aLi>  "'^so.    ott^^o  .^ioK\    s..^/    vm^^alis.'^    o(JSC^j>o/o    .)j_Lii^ 
)1=),  .ojA  t.io/o  )J.aib/;   ).>^ajc>).'.  ju/   )i/   .^.^^S.^!^   ^-^^  '^®  Jio-^ 
^^..   n  «^  «>    )J;   .oi^   ->-i./;   oo«  oC:^.   p6/   .^/   oj!^  po/   ,^;   oo«  .Ji—i;   ^j/ 
.ws .  ^  irLN.  ^  )oo»  )jJis..io  t-"^  ^LSO)  ..).-^.^j>_ai  J^/;  ^^-.aio!^  )K^t  yb. 
)U)J    liOs^o    ww-/    sfla-^JaS.\    otl,_s;o    -.^ooi   yo^tsjM    )ISooaia.s    l;©*-"^© 

1"  )^..-wwio  ^^«Jj.  po  .oiJ.oii\r)o)-s  ,-.000  ^-  )->J»/;  llioaji  "^.^L^io  .)jL.»,^oVaio; 
^so  .yilo-  )J;  JSsJ^jslCD;  )-«;o/;  )iiai.  ^''iiiO.  wv^D  J^ji^i.U/o  .oot  1-.^/  )ooi 
.V-<^  o»_\  J^oot  ol..w^^  .sca..;a^  m  i\  )>— .ioi^  Jiw^^^iJl/  •.)l).io^  K^s 
.^ooi    ^;»    ^..;    );o«_L_s   .)»oU^    )ooc   0-^-0;    '^"^^«io   ou>— -ial^    K-^^oo 


p.   Ij.i 


1.  w;=po  A. 


niiges,  et  son  desert  lui  plaisail  plus  que  la  cour  imperiale.  Apres  sa  morf, 
j'allai  a  Aloxandrie  avec  mon  frere  Leontius,  a  cause  d'une  maladie  des  yeux 
qui  lui  etait  survenue,  car  il  etait  aveugle.  .le  le  conduisis  aux  medecins  et 
ils  nc  purent  pas  le  guerir. 

12.  II  y  avait  pres  d"Alexandrie  un  monastere,  nonmie  Jc  Ahha  Qidrd', 
et  j'appris  que  les  liommes  y  etaient  gueris.  J'y  conduisis  Leontius  mon 
frere  et  je  le  jetai  sur  le  tombeau  d'Ablja  *  Qior^.  Comme  la  nuit  s'avan(;ait,  ♦  p.  oss. 
il  vint  uu  homme  liabille  conime  un  medecin  qui  lui  dit  :  «  Vcux-tu  voir?  » 
II  lui  repondit  :  «  Oui.  »  Gelui  qui  lui  etait  apparu  lui  dit  :  a  Est-cc  que 
Irs  trois  llambeaux  qui  sont  en  Cilicie"  ne  te  sufTisent  pas?  »  Cest  ainsi 
que  Leontius  me  le  raconta  et  me  le  confirma  par  serment.  Je  pris  Leontius 
mon  frere  et  j'entrai  au  pays  des  Mauritaniens,  a  cause  de  la  renommee  d'un 
medecin  habile  dans  son  art.  Lorsque  j'v  arrivai,  ce  medecin  etait  mort  et 
je  fus  tres  peine  a  cause  de  la  fatigue  du  chemin  que  j'avais  enduree  sans 
profit.  Comme  je  m'en  retournais  pour  revenir,  je  desirai   voir  Nestorius, 

dans  le  litie.  La  suUe  a  (516  ajoutee   posterieureiiient  dans  le  corps  de  la  presente  lettre   (11  a  14), 
avant  la  finale  (15),  car  ici  Nestorius  est  mort. 

1.  Peut-etre  «  Cyr  »  qui  a  donne  son  nom  a  Abou-Kir.  —  2.  Diodore,  eveque  de  Tarse,  Tlieodore 
de  .Mopsuesle  et  Nestorius,  cleve  de  ce  dernier. 


282  III.  —  IIISTOIKK  DK  NRSTOHIUS.  |1721 

''^^  )t>-Q.\  v.*^   Looio  .\ji^  ^bo  V^^i  o<t>,...iii/  •.oi^ias  i^  KL,^^^  ^ 

OttC^I-JiO     JtsJL.^      >~*V-^      t-**      )-^3uflD     • .  Ot^>.iCS.il.3     ^;      Oi.^      K  ..•!>/      .)^s.a.^ 

y^l    It^/    y^    •Ul    \~^-=>    Y^    oi^_2uo  ^^o>   KS^j    ^^j/o    .oit..:!^   s<\   wO-mO 
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).i«lo    p    \^i     jLflU»   ''^S^/o    .)>!«    p    ^QJS    t-OwU/    po    .)»—     iisA    ^/     -.OltJL^ 

)^-.^V^^t^  y/  )Jo  -.l^-  )»V*^  v/  )J  .«Jooij  ^  )j/  >5k^:-  jj  .s.^;^i.  )-^  s.^/ 
a-..l^l/    K.-.),-.-,.*!   ^J^t-o   ))'-^'^  )-*»^  ^*^^  ♦^  •^--'^^^?   ^t^  -oioK-,/ 

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v»,  ^^  y^.»xX3  ^Vl;  )io.A^a_oi  ""^s^  ^/o  .>m^;a^.£Qj  001  u^;  yoai^  ^V^/ 
o(lv-io/o  .)._;,  imi\)J  ^l/o  )lo,--^  ^l  ^  yi«>«o  .^  )ooi  -po/  Jjo^io 
001    )v^-^;    QU.J0/0   oiv<.oi    yoou^o  .)..»;,  imii^    ^^   )jlj/  ^^    )jp>f>  m\ 


car  je  raimais.  Parce  quil  habitait  pres  du  fleuve,  je  me  detouruai  pour  le 
voir,  car  nous  naviguions  sur  le  fleuve.  Lorsque  j'arrivai  a  sa  cellule,  je 
trouvai  qu'il  avait  quitte  la  vie  et  j'eus  douleur  sur  douleur.  Dans  sa  cellule 
meme,  je  trouvai  uii  vieillard  a  cheveux  blancs,  je  lui  demandai  son  tom- 
beau  et  il  me  Tindiqua.  J'y  allai  et  je  tombai  sur  son  tombeau  eu  pleurant.  i 
Quand  j'y  fus  reste  une  heure,  ce  vieillard  me  dit  :  «  Tu  uimais  donc  ainsi 
Nestorius!  Ne  pleure  pas,  seigneur,  car  Nestorius  vit  pres  de  sou  maitrt'.  « 
Je  (is  venir  mon  frere  Leontius  '  et  le  mis  sur  le  tombeau.  A  cause  do  sa 
soufTrance  et  de  la  fatigue  de  la  route,  il  s'assoupi(  et  s'endormit  sur  le 
tombeau  durant  pres  d'une  heure.  Lorsqu'il  se  reveilla,  il  se  leva  en  voyaut,  10 
et  il  cria  a  haute  voix  en  disant  :  «  Mon  frere  Elie ,  aide-moi!  je  ne  sais 
pas  ce  qui  m'est  arrive,  si  je  vois  reellement  ou  si  c'est  une  halluciuation.  » 
Lorsque  nous  eilmes  attendu  longtemps  et  vu  que  ses  yeux  s'etaient  reel- 
lemeut  ouverts,  nous  fimes  couuaitre  k  ce  vioillard  ce  qui  etait  arriv^  et 
il  nous  dit  plein  de  joie  :  «  .Ne  vous  ai-je  pas  dit  que  Nestorius  vit?  »  ot  i- 
il  nous  disait  diverses  choses  sur  la  foi  des  deux  natures.  Nous  partimos  i.U' 
\k  avec  joie  ot  nous  vinmes  a  Alexandrie,  et  je  racoutai  roveuemonl  devaul 
des   hommos  d'Alexandrie;   les  uns  orurent   et   coufossiTont  quo  .Nostorius 

I.  Le  >>ruiiiiin  |i(irlr  iri  «  l.ruii  u. 


[173^  1.  —  LA  LETTRE  A  COSME.  283 

Jla^i!^  oin  Mi ..  )K.«  I  ivi.o<K^  ]i    y^lo  o;  m  ^»  yoou^o  .^ca^?o^  mi  |o{!!^t 
yof^  J I-,  vt^  ffr.  N.    oilv^/o  .sm,»\o'M  »^>J-^  fonnN  ^i/o  »  *.  i «       ^^^  ^^oo 
....  ivi  ..Jl  jtoocLM^  ^o  •.))— '  ).^^  ^l  oool  ^f   ooi  .yNo^^^;  |3<i  nm  .°>/ 
•>o|.J^a^,  >0Q-.^  )-^f^  )jV.>>am^  oiK « « ^o  .^^/   jl  ^Jl-iJJ    )tO(; 
'   >.*6i  )li>-^  ).^'|-5^La  .  N^     ISn.a.sK-ji/   :\ji^  h^^^    sfQ^^a^uoaJ     )ooi  ^  ooio 

OOOI    ^M     f.30    .)oO|    wk^KA./     xOO<   V>   \     ^«n  .in    ^^.    m    i    oO|    ^/o    .)oO(    pCL^    6|u3) 

o  ,f  %o  .)90U^t   oijQ-^  yOot,..».X  >>   )co<    ^Ji-^  •.)— fiDo/   ^^  Q-s^^;   )v  n».v>.-^ 

s^oiots^l   )i.a^)    '^o  I  ..t-ja.>Jo  .)f'w^/   ).AiiLiio  ^JLsxx  •.)^oi,  ^^  .  «  o  iKjl^ 

yoKj/  ^.  Y  °>  v^   v/;    )  -  '^*  N.   txOA^/o   %m_.«a^.j:aj    ooi   oV-oo  .)jp.afiD  )ooi 

"  )Kaoaaft  .3  ).^.«.D  oiJS.  a^eui^/o  .yO^JLiwwJ^  )jii3iaa  vV^   f  "^'^  );oi   )K  .  it 

).\-30  .)l.a^iO    ).3ia.3   vl£Do   xfia..;a^«jaj    ooi   o^^o  ..  i »» •>%    v>K.2b>^    r-'/? 

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).^a^sjL^  )VJi  )  -  ^«\<^  -.vooiiljj   )  -  '^»^   whJL3o  .ojaA  ^ooi  v    >.^^^;  )KJLaLL^o 


1.  ow  A-  —  •},  Si'i'.  III,  A.  —  :t.  itaaiitasLOo  A. 


p.  654. 


etait  un  homme  de   Dieu,  les  autres   se  moquerent  et  jugerent  que  cette 
chose  n'etait  pas  digne  de  foi.  Nous  partimes  de  la  *  et  nous  allames  k  Gons-   *  p.  «5'i. 
tantinople  et  je  racontai  la  chose  devant  Teveque  de  notre  ville.  II  fut  dans 
radmiration  durant  pres  d'une  heure,  et  ensuite  il  me  defendit  avec  serment 

5   de  le  dire  u  personne,  et  je  cachai  cette  chose  jusqu'au  jour  de  sa  mort. 

13.  De  plus ',  lorsque  Nestorius  etait  en  vie,  File  dans  laquelle  il  habitait 
fut  pillee  par  les  barbares,  et  Nestorius  lui-meme  fut  emmene  avec  eux. 
Lorsque,  k  partir  de  TOasis ,  ils  marchaient  dans  le  desert  interieur",  la 
chaleur  de  midi  devint  violente  sur  eux,  et  les  pillards  comme  les  captifs 

10  commencerent  a  etre  tourmentes  par  la  soif,  et  il  y  avait  peril''  de  mort. 
Nestorius  s'approcha  et  dit  aux  pillards  :  «  Si  vous  rendez  ce  butin,  Notre- 
Seigneur  sauvera  vos  vies.  »  IIs  lui  promirent  avec  serment  de  faire  selon 
sa  parole.  Nestorius  s'approcha  et  s'agenouiIIa  en  prieres  et  il  implora 
Notre-Seigneur  a  qui  tout  est  facile.  Aussit6t  une.  source  d'eau  fut  donnee 

15  en  cet  endroit  et  elle  sauva  les  vies  en  danger.  II  reconduisit  les  captifs 
dans  leur  pays  et  renvova  les  pillards  en  paix,  sans  qu'aucun  d'eux  osat 

1.  Le  presenl  piodige  figuie  P.  0.,  IX,  58'i-5,  dans  une  redaclion  independante  de  celle-ci.  —  2.  Lo- 
culiun  Irequenlo  daiis  les  Apoplitliegmes  :  iii  interiuri  ercino.  —  3.  xivowo;. 


Il> 


284  III.  -  IIISTOIUE  DE  XRSTORUIS.  [174] 

•:*ooci^  )oo«  )-*V^;  oy^^  ^^^  •  ,\ea^io.^>.ea.i^  ojtV)  ^'^.^^ 
I  1-^  N.<%«\  jooi  )..JLdoi  fS  .o(^£>  y-^  yoi^ll  )K.iw^  -.^-«V^/i  y^l  oolo 
)lf>,^  )Lo^  K.....a.\  aL^jxAN..fiD/o  Q^Af^  -JiogL^  ooo«  ^«i  p  )^>^  ^'>'-  xf^l 
^^^  )L*^i^<^  VLoo  -.yootJL^M  ~T-'>^  l"*-^*^  V>m ..  ..yooiUa^)!  Q^^«^  t^  .w.6( 
.<«r> ,  I  ..n  .\.  )oo«  otntNo  .)-.<^JLmK\JJ  ^^..^o  oti^a^)!  o.  mJo  .oi!^^uao  oi^.^>< 
.o(Uci^)l  vtm  lo  ....''w»Vjl^\  oi^.^..o  ooi;  .vm-.iQ^£aj;   oi^ioD  )oo(  V^^;   o6( 

.w>^    vS/     >,«.lV^a>.J     ).io\;    .0(-«3:iw/j     ^^^w^M    ""^ii^^s^    .OIi-.J     t-.»  ....)o(    ),^vA  vs/o 

i,.AO   )  -') '  «^•^'^.    ').di.^oo(   ^..jU/o   .)«oiJ    ^^w^;    )«.t  n^  ^it   )t^A   ).jv^i    )o(o 

.ffr>  .  I  ..rt  .     )  '.fffX     ^Ot^oN.Aj4     ^/     .)..iv^OO(V     ''^*.*V3    .    .  » V>  ..     ^/     .^ibot^ 

♦  p.  1,55.  ^3o  |j>a_-V  )j;  )jLj/  yooiiv?  ^il  a^  -.oi-^iaa  lo^  ).*^oo(V  o^^^oo  ^ 
Va^  )oo(  y\'«>  --...«V-^  U\ "^o tP  aJL^  .yooi^  V^/  o(t...«  ^^  oi^S.  >  «nqivi 
vQJoi  ^;   oi^    'oV^/   .>-oi-vJit~.x   ^-^o(  vca^ia^^-mj  ^jiXjq^;  '')1)-Lm  ^'^s^v^i 

1.  oio>i-viX  A;    oSa^^X  B.  —  2.  ...   U^^o   ^-vi—   H    —  :!.   I;^-»»^    ■■^.    —    'i.    U3;Sooi    A.   —  5.  ^»*V9 
A.  —  G.  yic  U ;  oiii.  .\.  —  7.  o  vii|iim  lin.  el  iTasuiii   .V- 


efTrayer  quelqirun  des  captifs,  car  ils  craignaient  beaucoup  Nestorius,  parce 
qu'ils  vovaient  que  le  Seigneur  etait  avec  lui. 

14.   De  plus,  comme  on  le  raconte,  il  ressuscita  un  mort  du  tombeau. 
Voici  coninient  la  chose   arriva  :  Deux  marchands  qui  voyageaient  sur  \c 
fleuve,   vinrent  par   hasard  pour  passer  la   nuit  dans   cette  ile.  Lorsqu'ils    5 
eurent  partage  (le  truit  de)  leur  negoce,  Satan,  en  Fun  deux,  fut  jaloux ;  il  so 
leva  durant  hi  nuit  contre  son  oompagnon,  le  tua,  lui  prit  son  gain  et  alhi 
k  Alexandrie.  11  accusait  Jean  ',  oelui  qui  gardait  la  cellule  de  Nestorius,  (et 
disait)  :  «  Cest  lui  qui  a  tue  mon  camarade  ot  qui  a  pris  son  gain,  voili  quo 
le  oadavre  est  encore  pn-s  de  son  habitation,  oar  je  nai  pas  ose  rensovolir   in 
de  crainte  quil  ne  me  tuat  aussi ;  voil^  que  le  corps  git  dans  h>s  roseaux 
qui  sont  pres  du  lleuvo.  »  Le  pr^fet'  d'Alexandrie  s'emut  et  onvoya  en  oot     ■ 
endroit    pres  de  cinquante  cavaliers   romains  pour  lui  amener  le  vieillard 
♦  p.  055.   Jcan'.  Lorsquils  arrivorent  *  pres  de  sa  collulo,   deux  d'entre  eux,  liommos     mi 
Sans  miscricorde,  entrerent,  et  comme  ils  le  faisaiont  sortir  de  sa  domeuro,    i^' 
il  lour  dit  :   «  Qu'est-ce  que  cela  signifie,  soignonrs:'  »  11  pousait  quo  oehi 
lui  arrivait  en  haine  de  Ncstorius.  lls  lui  direnl  aveo  durote  :  w  0  profanateur 

1.  Jdltiinnes.  —  '2.  uTiapxo;. 


10 


[1751  1-  -   LA  LETTRE  A  COSME.  285 

f^  ^«  oi!^  '^l  .>.«6i  )^^  ^'^''^  ^^  -.ota^a-o-o/o  ^oia^K../o  .).iirf;>\  Kj/ 
)ooi   ).^o-«  oo(o  -.Ijoi   ).JV.^a-£0  J.^  \  m  to/   :\s^  <^^->^  ^l  •  -<^n'^  n  .;   ^^ 

)  "  ">     KawmI     ^^     IfJ^jL^     610.03/      ^..^010     .vo£^/      ^f^/l     ^^     )j/      >^fj..     jjf 

y  .  I  ;•  \;  I^AOt  J^/  >  VI  «ot:»  .061  'v£on%r> .;  oi\  i^/o  .yoof..^  Jlooi  ) ^.«.aa  ^; 
If-.).^  ^*^/  f^  '■ty> « I  ..g^  ^;  001  'sJ^/  >o)lo  ^(.^oo,^  '^.op.  o/  ..^'^..m 
jj/  .jJ-..^oO;  ooof-^  )->/  o-iw>.  )j/  ^'po  "^«av»  .o6(  'sa3o%  n  .^^  ^/  .loot; 
)o«  )j/o  .)«o(.^   i)lo  p.  )t-..t-^  ^a:>u   .oouS.jlM   )_3a^o    w^  )-<t^;  ^'^«-^^ 

^'^s^^    0|I^C^Oa\    nm  .0,^)  ^n  .yp-^Xt  « \  •>    »  « °t  1 1     ^O^    wi^    0^\0    .ya^'^)-3 

vm « I  ..n .  ^;  ooi  .)JS«A^)CL^  oiJ^  .  « i  «\^  yjs  )t-.t.^  a^^o  .0001   ^f^   ^/; 

)ju/     6|aV>«)0     •.^«J^kjL.^      Aj  KNNrt   .  /VM     v£Q^;q.^.^QJ;       0|'f_^.0     ^^t^)     •V^/      ^£0.«.^/ 

>f>  «»°>  ^^.^;  o6i  yV^  •.^iJ^sJL^  ^ajoi  ^.^o  .Q-.iJ^ ,> ^n\  O-^J^  yOJoio  .'t-^/; 
.^oin V)o \ ^  ^:^  ).afl.«.\^J^  wv^o  .v>-«.o/  )JSs...^.\o  .oi,..aLX.!^  '^Nflo  -.oi!^ 
^LjJl  J^o6i   )j/   (..«..^  )-3VAt^  .6|J^C^^.:xo  ',u^  ).X^eLk.    ^^    -Uh^  J^ooi   jJ    );oi; 


de  tes  clieveux  blaiics!  tu  es  en  embuscade  dans  le  monastere  et  tu  mets 
k  mort  le  juste  en  secret'.  »  Ils  remmenerenl  et  le  mirent  a  cote  du  cadavre, 
et  Tun  des  chefs  lui  dit  :  «  0  4me  maudite  I  c'est  toi  qui  as  fait  cela  ?  » 
Et  il  jurait  (en  disant)  :  «  ,Ie  ne  sais  pas  ce  que  vous  dites.  »  Alors  ils  tirerent 

*  le  cadavre  des  joncs  sous  lesquels  il  etait  cache,  et  ce  chef '  lui  dit  :  «  Crois- 
tu,  maintenant  que  tes  yeux  voient,  ou  bien  persistes-tu  encore  dans  ton 
impudence?  »  Lorsque  Jean^  vit  ce  dont  il  s'agissait,  il  dit  a  ce  chef  :  a  .le 
suis  donc  responsable,  seigneur,  du  sang  du  mort,  mais,  parce  que  le  temps 
est  mauvais  et  que  la  chaleur  brule,  entrons  dans  le  monastere  jusqu'4  ce 

'^'  que  la  temperature  de  midi  se  refroidisse.  Voila  que  je  suis  entre  vos  mains, 
faites-moi  ce  qui  paraitra  bon  a  vos  yeux.  »  Ils  le  crurent  parce  qu'ils 
soufTraient  aussi,  et  ils  entrerent  dans  le  monastere  en  portant  le  mort. 
JeanMeur  demanda  de  mettre  le  cadavre  sur  le  tombeau  de  Nestorius,  et 
ils  le  placerent  ou  il  le  disait,  puis  ils  s'assirent  pour  manger.  Tandis  qu'ils 

15  mangeaient,  Notre-Seigneur,  ^  qui  tout  est  facile,  visita  son  serviteur, 
ressuscita  le  mdrt  et  delivra  Topprime  (de  la  main)  de  ses  oppresseurs.  Je 
n'en  ai  pas  ete  temoin  oculaire,  car  je  Tai  entendu  dire.  Mais  jai  ete  temoin 
oculaire  du  reste. 

1.  Gf.  Pruv.,  XXIII.  28.  —  -2.  &=xap7/>;.  «  clief  de  dix  hommes  ».  —  3.  Johannes. 


•  p.   Cijli 


2Aa  III.  _  IIISTOIUK  l)i:  NKSTOHH  S.  |17f>] 

oC^i  "^=40.  wN-./j  )oo(  ju/  |)i  ""^^^^oo  -.^^L.Kj;  ^oo«  v^l  ^  ^-^oi 
•  .^lg ■»>■«>. .\  ^jL^to/  joi  '.y^ot  {^'^jls  Kmvoi  K.j/«  ^«  )^oi  .oot  ji  ^;^- 
).iCL3/  )j,:i.<xflD  ^'^^  a*jts.ia\  )K^io  )...^?>a^  )J  ^  -^t^?  >opo  ^^  )KjLio 
.  y£Daa^o/  ^lv->^/»  oiJL^'^*^  ^^«.^^o  )  ^  -  ^  -  ^.co^  ""^».^^  JJ  /  .yOO(-.ts-./» 
)-flo  >fl  )i>JLii  )^  .^lo  .  m  ..  \  ^_L_2>^s_s  >  V  v>.iiO  ^>^!  ^i-^  ^-^  )Kjl^  r 
.  1 « V  .^ISoo  ^  ..  » \oi  >-./;  )  •>'»'  ,i  .  «  '>«'>..  >  »\>>  3/;  )L',_m/o  .^ia^s^« 
yVicua   ^K_^   oC^oo   Jkj/    t-*-^o    VL-rJ^--     s»ooto  .).j»a^;    )jaija^       vf»^^ 


l.-ow  .4. 


J 


15.  Nous  ne  voulions  pas  que  ces  clioses  fussent  connues,  parce  quil 
n'v  avait  personne  qui  pens&t  a  cet  homme;  mais  maintenant  que  tu  ten- 
quiers  de  ces  choses,  voila  que  nous  avons  annonc^  k  ta  saintete  une  partie 
de  ce  qui  est  arrive.  Bien  que  la  parole  soit  impuissante  a  raoonter  les  choses  ■ 
telles  qu'elles  sont,  cependant,  a  cause  de  ta  precieuse  priere  et  d'Eutyches 
porteur  de  ta  lettre,  nous  avons  ecrit  h  ta  saintete  une  partie  de  ee  que 
nous  avons  vu  et  entendu;  d'abord  pour  repondre  i\  Tinstance  de  ta  demande, 
et  ensuite  parce  que  dc  tcllcs  choses  nous  sont  precieuses  aussi,  lorsque 
p.  C5r..  nous  les  consignons  dans  notre  lettre  *  par  la  regle  de  Tamitie.  Sois  et  reste  10 
en  bonne  sante,  ainsi  que  toute  ta  maison,  dans  Notre-Seigneur.  Ameu. 

Fin    (/<•    /((    Irtlrc. 


II 


II 

SLIBA  DE  MANSOURYA 

HYMNR  SUR  LES  DOCTEUHS  GRECS 


IXTRODUCTION 

Sliba,  lils  de  David,  vivait  dans  la  premiere  moitie  du  xvi"  siecle, 
comme  M'""  Addai  Scher  la  montre  d'apres  la  date  de  plusieurs  de 
ses  poesies,  Revue  de  VOrient  chretieii,  t.  XI  (1906),  p.  30.  II  etait 
de  la  ville  de  Mansourya,  pres  de  la  ville  de  Djezireh '. 

Nous  editons  son  hymne  sur  les  docteurs  grecs  d'apres  le  manus- 
crit  du  British  Museum  Or.  7460  (A),  fol.  48'",  et  les  deux  manuscrits 
de  Berlin  Or.  fol.  619  (B),  fol.  ST  \  et  Sac/iau  330  (C),  fol.  14^'. 
Cette  piece  figure  dans  le  plus  grand  nombre  des  exemplaires  du 
livre  doflices  nomme  Warda^ 

1.  La  position  exacte  ile  Mansourya  noiis  esl  donnee  ilans  le  coloplion  du  ms.  aild.  1975  de  Cam- 
bridge,  ocrit  en  ISSt;  : 

.g>rori .    [  ■ .  ■  n    I  vit  -t  ^o^o^l*   ...^j^^Jm   ,  t\  "..o    |ot    ''^3   ^^*   uu/    ^^ot  [  m  .  ^ya    vt  ■'■  to    v^o  ''^^J^.o   v^^o  ^*   ..sNs 
.[..fOjjuo  Ito;  -^vio  |^saj;.3  ll^v^  v^;    ■  t-<-^  .jxi^i    'y^  . | ..  i  v.  .^o*   [  t  .*  n   | .  t,  n  vto   pot^   ;.3   .  [  * •JaN \  \i   ^/  ^*  [,  '■^\.-t  .[;-.m 
.^.J3i    ^io/     ^^    ov.&w/o    .|^...t.3j    )L*v.v    ^    ^^.^  .V^I^.^Lo    i^*^    ItovJ    &.:^j    i^rrt     -.  ■  -     ^^    [ .  i^o   [.co^^ooo    [  ^  -  -^* 

^«-»/  ^;.^  oi^  ; .Vi V  vt  .  ^jLwwQ^  w^o  [—/  ^v^  [  ■■••.  1 1  lyvyiN   ^>L«  |i"  -■  •;  ^  -'^^   [i^  -.  -■>  ^ 

luliiiiie  vcril  jiiir  lc  prelrc  Jiiseph,  /iU  ilii  pretrc  ilefuiit  Uariil,  /ils  dii  rcis  {clief}  llanii  ilu  villuge 
heni  ile  Mansoiiriiah,  biHi  siir  la  rire  du  Tigre,  au~dessus  de  (iozarla  Zabdalla,  el  il  est  sur  la  rotite 
de  Phenk  dans  le  roisinage  des  deii.r  illuslres  monnslcres  de  Mar  Alia  et  de  Miir  Jcaii. 

De  ce  village  etail  originairc  le  jacobite  Basilc,  maphricn  dc  rc.-fl.  surnomiiie  >-J>^  t^^,  cl'.  lus.  de 
Cambridge,  add.  2887,  fol.  53  a. 

•2.  Ms.  in-4°,  sur  papicr.  6criture  nestorienne,  25G  fcuillcls,  du  xvii°  au  xvur  siecle.  Ce  nianuscrit, 
incomplel  au  conimencement  et  a  la  fin,  contiqnt  les  liymncs  de  Georgcs  Warda;  nous  avons  not6  : 
fol.  8,  sur  les  piuphetes;  fol.  11.  sur  la  Nativite  de  la  Sainte  Vierge;  fol.  32,  sur  la  Nativil6  du  Clirist; 
fol.  40,  sur  Pierre  el  Paul,  elc.  Le  papier  a  noirci,  roncre  rouge  a  souvent  disparu. 

3.  Ms.  de  248  feuillets,  sur  papier,  reliure  orientale.  Du  fol.  117  au  fol.  242,  toutes  les  pages  portent 
un  trou  011  le  papier  semble  s"etre  crevass6  et  etre  tombo  en  poussiere.  On  a  combl6  ces  trous  avec 
du  papier  sur  lequel  on  a  raccorde  les  mots.  Le  litre  du  ms.,  fol.  1',  est :  «  Lo  livre  des  l^^ai.  (hymnes) 
de  Warda.  »  II  a  ole  tcrmini'  le  19  mars  1715  au  village  dc  Derbend  (j"^»')  dans  le  pays  de  Targahour 
(iooiv^il.). 

4.  Ms.  de  2:i2  fcuillels,  sur  papier,  dii  xv  au  xvi'  siecle,  ecrit  par  Sabriso',  6v6que  de  Hasan  K6f 
et  Arzoun  (vpiWj  lU/o  Uta^y  \3:iataZl  ^»0**^«»).  Le  manuscrit  .semble  avoir  et6  mouille.  II  y  a  des 
taches  et  des  mots  us6s  le  long  des  marges  int^rieures;  quelques  pages  semblent  avoir  el6  colI6es 
ensemble,  par  exemple  128.  194.  Pour  la  dcscription  et  le  contenu  de  ces  deux  derniers  manuscrifs, 
voir  le  catalogue  des  manuscrits  syriaques  de  Berlin. 

5.  Le  ms.  add.  1980  de  Cambridge,  ecrit  en  17'.'3,  lenfermo,  fol.  208',  la  commemoraison  des  docteurs 

P.VTR.   OU.  —  T.   XIII.   —  F.   2.  111 


28.S  INIUODUCTION.  [178J 

M"'  Sclier  ;i  ('•iliU''  tlcux  opuscules  tle  Sliha.  Le  preinier  raconte 
la  tlestruction  de  l)j(»zireli  (Cozarla)  et  tles  villages  environnants, 
tlurant  les  annees  1510  a  151-5,  par  les  Persans,  les  Kurde.s  et  les 
roitelets  des  environs,  avec  la  liuale  accoutuuKie  en  Orient  :  a  La 
ville  fut  hrult^e.  Musulnians,  Syriens,  Juifs  ([ui  avaient  t''cliappe  au 
carnage,  furent  einnient''s  en  captivite  » ;  le  second  opuscule  est 
riiistoire  de  Khcznio,  niartyrise  par  les  Musulmans  en  152-3.  ./ui/r/ia/ 
asiatifjiw,  .V  s('rie,  t.  XV  (1910),  p.  12:5-127.  Un  poeme  de  Sliba 
conservij  dans  un  manuscrit  de  rtjglise  d'AIkosclie  porte  en  marge 
vers  le  niilieu  :  n  Lauleur  a  compos(3  son  poeine  depuis  le  commence- 
ment  jusqu'ici  en  Tan  I82^i  des  Grecs  (I5I3)  et,  depuis  icijusqu'a  la  fin, 
en  1842  (1531)'  ».  Sliba  a  encore  ecrit  quelques  poemes  sur  la  peni- 
tence,  sur  la  croix,  sur  les  defunts,  cf.  Revue  de  /'Orient  c/iretien, 
t.  XI  (IS)OG),  p.  30  et  Journal  asiatiqne,  X"  serie,  t.  X  (1907),  manus- 
crits  de  Diarbtikir  n°^  46,  79  a  84,  88,  90,  94,  95,  112. 

L'hynine  sur  les  docteurs  grecs  nous  a  paru  interessante  parce 
quelle  est  une  versification  de  la  It?gende  de  Nestorius  editee  par 
M.  Maurice  Briere  dans  la  Revue  i/e  l'Orient  c/tretien,  t.  XV  (1910) 
p.  1-25".  Nous  y  verrons  un  rtisumt''  de  riiistoire  de  Nestorius  editee 
P.  O.,  IX,  fasc.  5,  et  surtout  un  specimen  de  la  mt!^trique  syriaque. 
La  strophe  (i^ii)  comprend  quatre  vers  qui  se  terminent  tous  quatre 
sur  la  meme  assonance  (rime);  chaque  vers  a  sept  pieds';  deux  vers 
forment  un  tjdifice  [\t^).  Pour  aider  le  lecteur,  nous  ajoutons  les  voyelles 
jacobites  qui  ne  corrospondent  pas  toujours  exactement  aux  voyelles 
orientales  (nestorienne.s),  mais  qui  aideront  a  saisir  la  mesure  et  la 
rime. 

F.  N.u'. 

"recs;  fol.  ■1\0",  mw  liyiiinf  dc  Babiii  siir  le  in^mo  sujet:  rol.  'Jiy-^.'!."!,  riiyMuio  ilc  Sliba  ile  Maiisoui'\a 
lol.  236',  la  coinmOmoiaisoii  iles  iloclfurs  sjrions  —  Le  ms.  aikl.  lyS2  ilc  t^aiiibiidse,  ecril  en  lB',i:, 
renfcrnie  aussi,  fol.  'i(Js  les  doeleurs  grecs;  fol.  48,  1'liymue  de  Sliba  sur  lc  iiidnie  sujel;  fol.  56,  les 
docteurs  syriens.  Le  ms.  syriaiiue  n°  184  du  Valican  coiilcuail  lliymnc  de  Sliba  sur  les  docleurs 
grecs,  niais  ses  onze  feuillels  fiironl  arraeh6s  (apri>s  lc  lol.  'i'.i)  sans  doulc  par  Joscph  l",  patriarche 
chaldeen,  d'aprt>s  .Vsscmaiii,  <;((?H7«i'«e.  t.  III,  p.  389. 

1.  Ces  faits  ont  perniis  a  W'  ^^clier  de  ll.vcr  la  dalc  cxactc  de  Sliba  qu.Vssemaiii  {Bibl.  Or.,  III.  i,  463), 
platail  a  lort  sous  Timolhcc  lo  Orand  (780-823).  Lc  Pcrc  tlaiilalii,  Liber  Ihe.^iuiiri,  Itomc,  1875,  p.  57,1 
udmetluit  la  date  donn^e  pur  Asscmani. 

2.  Jcuu  bar  Penkayi5,  qiii  t^crivuil  a  lu  flii  du  vii"  siil^clo,  e.\pose  uussi  l'histoirc  du  coneile  d'lilphi>se 
comnio  fa  lait  liarl.iadbesabba,  niais  nous  iren  counaissons  eiicore  quc  lc  ri^sume  donntS  par  M"  Scher, 
Journnl  tisialiiine,  X"  scrie,  t.  X,  iy07,  p.  173-1. 

:).  Lxceplc  lcs  (|uatrc  prcmi6res  stroplies  oii  les  vers  oiil  scpl  cl  Imit  picds. 


f 


]*  »to  ^a     I  -^^tA.     ).Ju^iLO     ot..2LSM      )_X.)Q.i;   )j_au^^;    )-<P°!;    J^t-»( 
)l»>.^j    )U)_3;    6i.ijoj-Ji.io   )K.a...ii._s  ))^i.o    ^io    .^''^^itAipo  ].i.lxo  V-»   mo» 
.'V^)j   *   ■:«)-3a^   yJ^  Q_.).js  ♦^^cQ.ifQ^vjaj    ''-V^;   ))>s~.^iil  ^io     oiJLSio  ♦  c 


:  fol.  i:, 


♦  )N_^1    )_ioa_uiiJ>    )1.^    ^  .)i6^ :iV-*^_3    )„N,-^N.-^; 

.'')iL:^o  )-i6;  ^-j  )ji:sd;o  .)iL:i^  ^oM  ^-^  U>1 

.)loni«*'»M  )J«    ^^..23   ^;KJ»  .)1q_^o>_^   jJi    ^  \   '^l/o 

.♦.JIA  ^   /  ffft  ■;       )_36i^  ,.«1.3  .)1q _iN ^o    >  n  S    losoio 

10                .jJ^s^^  "^o   ' ')i-.«   M^^;  .)J^   .^Niil   axiojio  ol6j   ol 

•:«)l6oi ^jJ    «.Ji — -._io    ^^  .)1q ^    .'  "^  I   -^    l-^J^£o/; 

.) f>    i  ^Voi  o^.2l_^  )    i  v>;  .)  n  .''^m\n'^«>/  o/  ON^^ 

1.  |fr.j<to,  csol-   B.  —  i.  >=5i,  A   —  :!.  C  ;i(lil.  li^  VvA-  —  i.  AB  oiii ►«o^  W^a  ;=.  _  5.  .>jo;» 

\»-'f>  C.  —  6.  B  add.  pa^  U3-Jhkvj,  pvsoja  |;.»l^»o-  —  C  :  (1.  ii»iL.;ag.eaj)  uia»j|a..  Ce  mol.  en  purtie 
gratte,  est  encore  recrit  aii  bns  de  la  page.  —  7.  »Xi.  c  (en  rouge).  —  8.  >=ol.  B.  —  '.».  o  supra  lin. 
rec.  manu  B.  —  10.  130^.=  C.  —  11.  .3o.;9  A.  —  VI.  V-""  C. 

Aiiirc  (hijiniie)  en  mrmoire  des  docteiirs  ijrecs,  composec  par  le  pretre  Saliba 
{Sliba),  jils  ilii  pretre  David,  fils  dii  pretrc  Meqbel,  dii  village  beni  de  Mansoii- 
rijali,  qni  cst  dans  le  pays  de  Gezirtd;  il  l'a  composee  d'apres  Vliistoire  dc  Mar 
Nestoriiis. 

Siir  :  lyun  (vj)  lak  'oubd.  *  Nous  dirons  :  6  vous  qui  scrutez  le  dogme  et  »  ,;|-(,i  15 
ijui  etudiez  la  foi  —  la([ueile  comprend  en  verite  une  nature  en  trois  subs- 
tances,  car  le  Pere  est  la  cause  et  ceux  ijuil  a  causes  sont  TEsprit  et  le 
Verbe  qui  a  repose  dans  le  sein  de  la  Vierge,  qui  a  pris  corps  en  elle  sans 
rapports  (conjugaux)  et  qui  est  ne  sans  melange,  en  deux  natures  sans 
1"  confusion,  et  de  meme  en  substance,  en  une  personne  (■rcpriirajTrov)  de  Tassomp- 
tiou,  une  personne  qui  s'approprie  les  deux  natures  —  venez,  ecoutez  et 
entendez  riiistoire,  pleine  de  tristesse  et  de  tous  gemissements,  de  ce  qui 
a  ete    fait  avec  astuce  par  les  theopaschites.   —  licoutez,   o  hommes   stu- 


290 


111.  —  IIISTOIRR  DF  NFSTOniUS. 


fl801 


♦  H  lol,  ss. 


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.|itici\^   jJ.'ia.SBi^    ^y-:^    ooio 

.    J-L^O)..^      .    ^"  -  ""    y^OtOiXl^OO) « 

.yoo«.«-i)Q-^  ,_-io     '«.j  ;i 

.\6oM.iLia:^  ^  "^;    ^o 

I     0      -         -i  f  '  •■  ' 

.)-^oij  ya-3(    ^_>;    o-ioi 


1.  Les  deux  vers  precd-denls  figurenl  en  niarge  du  uis.  de  Kalila  el  Dinina  de  M^'  GrafTni.  cf. 
Revne  de  VOrient  cliretien,  t.  XVI,  1911,  p.  202.  —  2.  v.wo^-tCi».  A.  —  3.  lJ»tt.ooo  Mss.—  4.  l^—l^» 
B.  —    5.   B   inlerverlll   les    deu.\  vers  precedonts.   —  G.   C  barre   ce#  deux   niots  et  mol  en   uiarsjo 


Iii 


dieux  (cyoTvacTixoi),  cc  qu'ont  fait  les  liereliquos  contro  lc  pur  et  lc  clicl"  Jcs 
♦  B  loi.  ss.  justes,  et  rilluslre  parmi  tous  *  les  vaillants. 

Voyez  (ces  gens)  dignes  dc  tuut  tourment,  connucnf  ils  ont  persecutc  le 
juste  et  ont  introduit  la  fraude  et  le  scliisme  dans  rcconomie  salvatrice. 
Voycz  les  prctres  rebelles,  qui  ont  donne  dcs  satisfactions  aux  Sataiis  et  ont 
olTert  des  sacrifices  aux  demons  dans  Tespoir  de  vaincre  le  clief  des  liommes 
illustres.  lls  Tavaient  assi^ge  de  toutes  lcs  ruses,  ils  lui  avaient  cache  tous 
les  pieges,  ils  avaicnt  creus6  sous  Iiii  tuus  les  souterrains  et  ils  avaient 
ouvert  toutes  les  fosses.  Pour  lui,  —  comine  une  tour  solidcment  fondee  ct 
comme  un  mur  qui  soutient  les  constructions,  dont  lcs  maisons  (^oao;)  sont 
posees  par  lartiste  sur  le  fondemcnt  du  lils  de  la  colombc,  —  il  ne  3'cinut 
pas  *  de  leurs  tvrannies  (TOpxwo;),  ne  fut  pas  elTraye  par  leurs  assauts,  iie 
craignit  pas  leurs  menaces,  et  ne  sassocia  pas  h  leurs  blasph^mes.  Cest 
notrc  p6re  glorieux,  Ic  chcf  de  tous  Ics  sublimes,  qui  iit  ilc  son  ;\nu'  un 
tcmplc  au  Seigneur,  Mar  I^eslorius    le  Grec'. 

1.  l,o  uis.  C  ;do  Berlin)  gralle  Noslorius  cl  lo  rouiplaco  par  Joaii  (Glirysoslome?),  ici  ol  plus  Imul 


'  A  fol. 


fl 


[1811 


'I- 


2.  —  IIYMM-:  DE  SLIBA.  201 


.aa_bo,-^i  )»1/  ^ 


.^A  n  /^^>6)1  oo(    ^fo 
{.^o-dK-^m  )  I  n  t  °>  v> 

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•:>).^Lxj.  )).^a^    ^Ji.^au  K.  -^N 

.) — ..^X^   )ooij    ^io  -mI/ 

•>)..^,._2L-3  >.    ^  «^v  v>   ).l3K.9; 

.K_i)— ^-lis-iO      vOOU»      J«3ijl/o 
♦  fc^ i)i ^OI»     yOOl-S     Jlifl/o 

o 3)i.(   oi  ^  N  •>   ^.Ataao 

2.    Uia*  c.  _  :!.  Sii' 


.\i\a%^-x)',  ^oi  )]S.x:;^  ^^ 

.vjOQL^nnirf>)..a    )ooi  sJLdU/o 

.vXDoio;)!    ) l,°l\.Vl 

I  ->        9  "^  -1   .  -1      I  I 

.y I  n  t  °>  ^   >.cDO)Of)l 

.)Joij   )_Joi  )ooi  ^oiol^/ 

.) ikJi^l     SLx^y^    ^ 

.) sLi^-i  )-xJ/  s.^ooi-3/ 

.)_>.6'^  )J    yt-../   ^otoJ^^-^/o 
.).  .'  \  \  t— "-^L  )t^m^»  v»«^ 


V 


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.bs ^)  n  °>  m  v6oi-.3  s^.,^1/0 

.OJ10..M    oC^    )6oi   ^iN_30 


1.  Sic  H.  Uio».»;^»   .vc 


B.   l>iiixiii.    \G. 


Cft  elu  L-tail  du  pavs  de  Gennanicie,  de  la  ville  qui  est  appelee  Mar'as  en 
laugue  syriaque',  et  il  fut  eleve  dans  les  ecoles  {'jyoly.g),  devant  ce  con- 
templatif  (6£wp/iTi/.o';)  docteur  Theodore,  Tinterprete  du  Testament  (^ia6v.r,). 
II  nous  faut  rapporter  en  peu  de  mots  les  prodiges  que  fit  celui-l^,  Thcodore 

■"'  riiiterprete,  maitre  du  juste  Nestorius.  Cet  homme  remarquable  etait  du  pays 
menie  de  Sijrie,  de  pres  de  la  ville  d'Antioche,  fds  de  princes  illustres".  Ses 
parents  etaient  des  hommes  connus,  ils  etaient  paiens  et  meme  mauvais,  et 
ils  le  conduisirent,  dans  leur  ignorance,  a  Tecole  des  choses  impures  et 
fetides.  Durant  quinze  ans,  apres  qu'il  fut  devenu  jeune  homme.  il  fut  instruit 

'"  dans  la  science  paienne  des  livres  remplis  de  futilites.  II  les  etudia  en  ple- 
nitude,  s'y  instruisit  au  possible,  les  medita  en  suffisance  et  y  apprit  Telo- 
quence  (pYi'-rcop).   La  pensee  lui  vint  ensuite  et  le  desir  naquit  dans  son  coeur 

Cesl  ce  qui  a  fait  croire  que  ia  prOsenle  redaction  etail  faite  0  (fapres  riiistoire  de  Jean  (bar  Penliaye)  0. 
Cf.  P.  0.,  IX,  p.  501.  Cest  ine.xact.  Un  scribe  a  seulement  voulu  d^ma^quer  la  pierf  enliere  et  rem- 
placer  «  Nestorius  «  par  «  Jean  (Chrysostome)  »,  autre  «  docteur  grec  ». 

1.  Cest  la  tradition  conimune,  cf.  P.  0.,  VIII,  162-163:  mais  Nestorius  semblo  dire  «  qu'il  est  n6 
el  quil  a  grandi  a  Anlioche  »,  P.  0.,  IX,  526,  cf.  p.  517.  —  2.  Cf.  P.  0.,  IX,  50'i. 


292  III.         IIISIOIUK 

•:-)L6l/o  jJ ;lJ«  wV  n.  cp 

•  yO j/    ^jo/  ot^JS^  3/0 


♦  .V  r..i. 

'l",l   V". 


C  fol.  ir>. 


•:'y6oii.cL^  )ooi-<;  wO(.«j< 

.oiNN,vi,\  6iq^.2lo  |Jo      )£ojk 

•:'0( — .'00  iX;   ^^/  )l-t-^/6 

.) i"6i  ^  J^^/  );.-Li.j 

•:•) L:ca.I  cus  ^K.^/;  yot 

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DK  NKSTOIUllS.  [182] 

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10 


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de  s'approclier  aussi  de  ri*]glise,  et  de  mediter  sur  tous  (ses)  ecrits  et  livres. 
II  y  avait  on  ce  lieu  un  nionastere,  k  c5te  de  la  ville  AWntiochc,  011  il  y  avait 
des  honimes  adniirables  iaisant  des  prodio-es  et  des  signes.  II  se  leva  aussitot 
et  alla  pres  d'eux,  il  leur  en  indiqua  aussi  la  cause,  il  les  supplia  encore, 
et  il  ieur  demanda  de  lui  permettre  de  demeurer  pres  d'eux.  Ils  remirent  sa 

*  A  (oi.  demande  a  nne  annee  '  *  et  n'agreerent  pas  sa  requdte,  d'abord  fi  cause  de 
ses  concitoyens,  ensuite  pour  roprouver.  lls  repondirent  ef  dirent  au  bien- 

•  c  foi.  ifi.  heureux  :  «  Nous  navons  pas  la  oontunu'  '  de  depasser  le  uombre  auquel 
nous  sonimes  aujourdliui.  »  Lors(]u'ils  virent  que  (ect  homme)  comblo  dc 
grAce  n'abandonnait  pas  son  d(5sir,  ils  le  rei^-urent  avec  grande  joie  et  lui 
donnerent  Tordination  sacerdotale.  II  denicura  la  vingt  el  uii  ans,  comnn»  ou 
r^icrit  k  son  sujet,  s'instruisant  dans  tous  l(>s  livrcs,  ot  leur  faisant  des  ooin- 
luenlaires.  I^e  penple  laauvais  et  egare  des  malhcureu.x  Maccdoniens  loinba 
dans  renvie;  ils  disoiit  qno  le  Saint-l-lsprit  esl  nne  or.Witnro-,  (inil  a  (•lo  lait 


1.  ci.  /'.  II..  i\,  iu5.  —  1.  cr.  /'.  ((..  i.\,  ,>oii. 


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10 


2.  —  IIVMNK 
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DK  SLIB.V.  293 

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'i.   Sic  B.  ^■«vssjOJ  AC.  —  5.  Sic  I!.  l-^a«a3».vii>. 


A  lol. 
JO  r". 


10 


et  qu'il  n'est  pas  eteniel.  Ils  causerent  un  grand  tumulte,  ils  exciterent  des 
troubles  et  des  controverses  contre  le  peuple  chretien  et  contre  les  ortho- 
doxes  fds  du  lit  nuptial.  Le  saint  parti  repondit  et  dit  a  ce  peuple  agite  : 
«  Nous  avons  cliez  nous  un  pretre  qui  discutera  avec  nous.  »  Alors  les  fds  de 
Terreur  s"ecrierent  :  «  Nous  n'admettons  pas  en  justice  que  celui  qui  possede 
le  degre  du  sacerdoce  dispute  avec  les  Peres.  »  Cette  nuit  nieme,  les 
liommes  probes  se  leverent  et  firent  de  ce  chef  des  docteurs  un  cveque,  chef 
des  pretres,  contre  les  Macedoniens.  Au  matin  de  ce  jour,  ils  lc  firent 
asseoir  sur  un  siege  eleve  et  il  disputa  contre  ce  dogme  (cfoyjJ.«)  impnr  des 
Mamloniens.  II  combatlit  vaillamment  avec  eux  et  il  les  vainquit  promptement; 
il  les  fit  bientot  rougir  et  ils  s'enfuyaient  vaincus'.  Les  Peres  reflechirent  et 
donnerent  un  troupeau  a  notre  pere,  a  savoir  la  viile  de  Mopsueste  qui  etait 
pleine  de  toute  erreur.  Lorsque  Theodove  arriva  '  a  Mopsuestc,  il  vit  que  toute 

1.  Voii-  lc  rcsuine  do  cellc  dispule,  /'.  (I.,  IX,  (iiij  a  liUT. 


'  .V  lol 

50  r". 


25)4 


H  fol.  89. 


III.         IIISTOIIIK 

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.)liQ io;l  );otA  ))—  »3 


1(1 


I.    ...oio.^^aajj    li 


cette  Ibulc  (oy>.o?)  absohiment  (aTC^Xw;)  houorait  \v  denion  crucl  Mopsiis'.  A'otre 
1!  f.u.  8'.».  pere  eut*la  pensee  dc  ramener  toute  Ui  ville  de  cette  grande  erreur  ii  la  verit6 
de  la  foi.  Alors  tous  curent  la  pensco  et  dirent  :  «  Levons-nous  en  liatc, 
avant  qu'il  ne  nous  fasso  honorer  la  croix,  pour  hii  faire  adorer  lc  demon 
Mopsus.  »  Et  1(>  pcuple  rehelle  prit  riniagc  du  nuilfaisant  J/o/wim  et  il  aUa  a  cotc  :. 
de  Tautel  cl  il  lc  cacha  dans  Ic  nuir  dc  rautel.  Lorsque  notrc  pore  glorieux 
entrait  dans  Teglise  de  MoitsHeslc  pour  se  proslerncr  devant  h\  croix  vivantc. 
il  vit  que  la  muraille  se  feudait.  Et  la  petite  idolo  en  sortit  ct  elle  tomba 
devant  Ic  bienlieurcux.  Los  soldats  de  Satan  fureul  saisis  de  crainte,  apr^s 
qu'ils  eurent  vu  co  prodige.  Coux  qui  avaioiit  fait  ccttc  action  vinrent  ct  con-  lo 
fcss6rent  cette  folie;  ils  dcpouillcront  toute  inqiurelo  et  rc\,Mircnt  !e  signo  dii 
baptomc. 

II  y  avait  dans  ccttc  ville  uii   juif  clicf  do  la  synagoguc;  quand  il  Nit  oo 
prodige,  il   s^approoha  dc  la  loi  -'.   II  admirail  sa  doctrine  ot  il  lui  douuiuda 

I.  Cf.  /'.  I)..  I.\,  :,IIS.  -  •2.   Iliitl. 


11851 


2.  —  IIYMN'K 

•^^_ IS.     )-j/     >3i.O    i>    VI    IjV)— 30 

.oil)      ..  •>   )ooi    VI  m  •^IS^.^o 

♦  0|)^.^-^V.3    )oO(     00|\I^^Jl^O 


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.yooi *'il  )i  1  n   ^i   oJ^j/o 

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♦  )J^ "  \'    )_ioaIli   ih^^  ^^ 


IW.  SLIBA. 

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29.5 


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.ow^   V-^/°  )— »oi  "^^  )v.o6 

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.vQ~a.*t.3)(0    OOI       JOOI     VLOO 

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.)lo ^i^  h-i}-^  t~a.^ 


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«■  V>    OOI    01    I    V>   sA-SlJO 


*  A  lol. 
50  V. 


C  lol.  17 


1.  UN  B.  —  2.  "^Uo  B.  —  i.  "^W  \.  —  'i.  Oiii.  B.  —  5.  1^^*  -W3  B. 


X  fo[. 
50  V". 


instamment  de  le  baptiser ;  ct  notre  pere  le  fit  un  peii  attendre  et  il  lui  dit 
ces  paroles  :  «  Lorsque  je  te  verrai  ferme,  je  te  baptiserai,  je  te  ferai  entrer 
a  reglise  et  je  te  ferai  participer  aux  mysteres.  »  Et  tous  les  jours  il  venait 
pres  de  lui  et  il  sc  complaisait  a  Ic  voir;  il  admirait  sa  science  et  il  etait 
enflamme  de  son  amour.  Apres  quelques  jours,  Theodore  attendit  qu'il  vint 
et  il  ne  vint  pas ;  il  en  lit  demander  '  la  cause  et  il  apprit  que  la  mort  Tavait 
enleve.  Ce  juste  excellent  fut  rempli  d'une  amere  douleur,  a  cause  de  la  mort 
de  cet  Iiomme,  et  il  s'informa  de  son  tombeau.  II  appela  le  pretre  etil  lui  dit  : 
«  *  Le  Christ  me  reclamera  cet  homme  au  jour  de  sa  venue,  parce  qu'il  me  Fa  *  c  loi.  i 
demande  et  que  je  ne  Tai  pas  baptise.  »  Et  il  se  leva  avec  Tarchidiacre,  et 
ils  allerent  tous  deux  pres  du  tombeau,  en  ne  prenant  avec  eux  que  de  Teau 
simple,  et  les  (saints)  mysteres  et  Fhuile  dans  leurs  mains.  Le  juste  fit  une 
priere  et  le  sepulchre  s'ouvrit  a  cette  heure,  et  le  mort  en  sortit  au  bout  de 
trois  jours.  Et  apres  qu'il  Teut  ressuscite,  il  prit  Thuile  sainte  et  il  le  signa, 


29« 


*  A  fol. 
51  r". 


III  IIISTDIIU-;  l)K  iXESTOHUIS.  [186] 

.oocLAio  )ijaj>,    ).-lxio  ^«^^  .oi  v>'.ti>/i    ^j   ;Li  ^_ioo 


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•  ) — ft ^i— o    oC^)ji    ^^0|0 

.) ^o-s   ys.    )6oiJ    ).s?oi, 

.) :^k_^l  t:^/o   )I^o 

.).^a^vjL  oi^   ivsouo  oin°>\   ^Jdo 
.)i;die,ij   )-;^^  ^    'ai/ 

.'ik i.r^  )<joii  yo-^j 

.)Ha_io,lj  )iLA.^  oi^  ^ 
.o( ));K..-^o    v>o<oK^/    yJot 

.Ot JL_ij;__iOO    Ot->    V>   •\    ..V> 

.\Lj.r-^   '^^.a.^  )oot   '•,^)^o.o 

')jL3J     OOi^     ^;      )oO(     fJLNO 


1.  |l|L  B.  —  2.  >^  AC.  —  ;).  ol  A.  —  4.  (I.  ^  <^J)  f^<4,  15-  —  5.  U-^:»»!^  U.  —  6.  Les  Irois  vers 
precedents  sont  ciles  cn  niarge  du  ms.  de  Kalila  el  I>inin;(  de  M='  Oiallin,  cl.  Ikttie  ile  iOrienl  chri- 
lien,  I.  XVI  (lUlD.  p.  2(i3.  —  7.  I!  add.  et  eradit  <»a. 


IM 


•  \  fol. 

:.l  r. 


il  sanctiiia  encofe  l'eau  et  il  le  baptisa';  il  le  fit  participer  aux  mysteres 
adorables.  Alors  le  saint  lui  demauda  :  «  Que  desires-tu,  6  homme?  Ou  de 
reposer  ioi  ou  de  revenir  au  monde  de  fatigue?  »  L'(homme)  etonnant  repondit 
et  dit  :  «  11  me  plait  de  demeurer  ici.  »  Et  ensuite  il  Tembrassa  et  lui  donna 
la  paix,  et  il  ensevelit  ce  baptise  (et)  signe.  O  homme  prodigieux!  6  thau- 
maturge!  Oue  ta  priere  soit,  pour  les  Eglises,  un  mnr  a  tout  heure. 

Nous  avons  raconte  cela  en  peu  de  mot&  et  nous  lavons  et»nsigne  en 
quelques  lignes,  d'apres  Ihistoire  de  riiomme  prodigieux,  interprt>te  du 
Nouveau  et  de  TAncien  (Tcstament).  Cest  le  precepteur  de  Mar  yestorius,  son 
maitre,  son  sophiste,  son  instructeur,  son  pedagoguc  et  si>n  ehel".  (Nestorius) 
etait  diacre  de  reglise  de  la  eelebre  ville  dWntiorhc'- ;  il  abondait  en  toutes 
connaissances  et  il  etait  rempli  de  toutes  seiences.  A  cette  epoque  nu>urait  le 
second  catholique  *  (apr^s)  Mar  Jrdii  le  bienheureux,  qui  avait  ete  chasso  de 

1.  I.rs  plua^es  suivantes  manqncnt  /'.   (>.,  l.\,    :m>,   Miui>  lla;urent  d.ms   l,i    l.r^rntle  de  .Vcs/uWh.s, 
lleftie  deiOrienl  chrelien,  1,  XV  (lliln),  |i.  Is.  —  •.'.  Cf,  /'.   O..   1\,  .".'S, 


IS7J  2.  —  llYMNh 

.)ihy — JLiO     )t-^-^    v°<?     0*~=»4 


DK  SMBA. 


.)ooi  )-^^..io   ot-ai;   )K_xi».ia^ 
•>)ooi   oilaJS.   >  <1.>0Q-»    ^Uo 

.01 .^a :b^    sfiDo^o;)!    vf>    *^    I 

•>oi^^   y^l    opa2^o  ouLsljo 
.JIN  v>   v>   o{_^  '^7  ^-^^0 

1U  .) j;^_£Q 3     ^lo-S/     K,- fc^ 

.) if  mn  ..   ^..«.^^;   f.^J^o 

.^—lOOIO     y.     t    °>    1  ■•ft    )•>  «•^V>0 

<.^^;    MojVS  ^^^d^   * 

.JJn — .;V    V>    ->  '^t...A  .oi,:^^; 

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I.  i.Ao  Li.  —  2.  Iiii»=  A.    ~  ;i.  l>/  U-^^H.  A. 


JL_^0.-^ 


2U7 
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.2);^-L-N-L.3     Oi;k..3     ^Vy-X 

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.)ooi   y^—sl/    oi.LSoo   ''^s-i.o 

ov-.''a2so  .);oi.cD  J^  « --iN  ).^«^ 
.JJ^l  v*J-po;  );ot^  J^iL^  o^o 

♦Jla_N   >«  V  ■>   ).:)wLiiV   ^^ 


).Xj7  ^^ 


•>)-iM 

^_i— .L^>t-3  v^oij  s^ooi  Jl/ 

.y     >    1    ^J^    ^'^wi.iJs    wyjLiOO  Mi  lul.  '.10. 
)i) i     ^    «>    »J^.3    ^iOO 

:)lo,_-^ 


.V5^  sii|iia  liri.  >ei-.  111.  B. 


son  siege.  r/fcof/o.ve /c  J(M<Me  eiitendit  la  renommee  de  cet  homme  excellent;  il 
lui  envoya  un  courrier  et  le  fit  venir  avec  grand  honneur.  Comme  il  etait  en 
route,  il  approcha  de  la  ville  de  son  maitre  (Theodore),  il  y  entra,  fut  beni 
par  lui  et  demeura  deux  jours  pres  de  lui.  Lorsqu'il  se  mit  en  route  pour  le 

j  quitter,  Thoodore  sortit  avec  lui  jusqu'au  martyrium  (de  sainte  Thecle),  il 
l'accompagna,  Tembrassa  et  lui  dit  adieu  selon  sa  coutume.  lls  entrerent  au 
martyrium  de  sainte  ThhcJe,  et  la  il  lui  tint  (ce)  discours  :  «  Je  sais  que  la 
douleur  t'atteindra  de  la  part  des  mechants,  fils  de  riniquite;  je  sais  en  eflet 
qu'aucun  mortel  n'est  aussi  zele  que  toi,  et  il  t'arrivera  du  mal  de  la  part  dcs 

i^  hommes  fils  de  perdition.  Mais  sois  vigilant  en  ton  esprit  et  en  ton  Ame  et 

en  ton  intelligence  ;  modere  un  peu  ton  zele  *  eontre  la  personne  (TCpddioiuov)  dc  •  p,  loi.  yo. 
ton  ennemi'.  »  Apres  les  nombreuses  recommandations  qu'il  lui  fit,  il  se  mit 
en  route  et  il  arriva  et  parvint  avec  joie  a  la  ville  de  Bijzance.  Et  des  que  le 


1.  Cr.  /'.  ().,  IX,  .51',)  cl  Lrgende  tle  iyesluriiis,  lar.  eil.,  p.  l'j. 


298  III.  -^  IIISTOIUK  l)K  NKSTOmHS.  [188] 

1  f     "^ 

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.)_io_4;6i  ^o^ifc^J;    vf>S>«)  .) — ^a-i    '>K_3  ool    )ooio 

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•:*)1)_JL^    Ot^^CI  n\    OOO!    OJLO  .)U Z i.o    )N^    yt_o_io 


juste  y  arriva,  —  aussi  vite  que  reclair,  —  il  fut  nomme  catliolique,  sur 
rordre  porte  par  Tempereur.  D6s  que  sainl  .Mar  ye.sloriits  fut  nomme  patriar- 
ehe,  ii  persuada  Tltcinlose  et  fit  revenir  les  os  de  Jean'.  Le  jour  suivanl,  il 
monta  pour  faire  lallocution  et  s'assit  sur  le  grand  [i^[Jia.  L'homme  juste 
parla  ainsi  :  «  Donue-moi,  n  gloricux  empereur,  ton  royaume  debarrasse  des  .i 
odieux  heretiques  (alpET;i<.oi),  et  je  te  donnerai  le  royaume  du  ciel.  Toi  eertes, 
•  A  foi.    donne-moi  pouvoir  *  sur  les  heretiques,  avec  puissance,  et  je  te  soumettrai 

''  ^        ies  Perscs,  pour  qu'ils  te    servent  en  tout  tcmps'-.  »   Le  einquieme  jour  il 
ordonna  el  lit  mcttie  le  feu  aux  eglises  des  Ariminites  (Ariens),  et,  dans  cet . 
ineendie,  de    nombreuses   maisons  perirent.   Saint    Mar  Neslorius  supprima    i.i 

c.  foi.  18.  aussi,  k  Constantinople,  le  eirque  (x-pxo;),  et  le  theAtre  de  toute  *  heresie  (xipsdsj). 
A  eause  de  la  suppression  Ar  la  danse  et  dn  the;\tre,  et  de  rineeiulie  des 
maisons  et  des  eglises,  ils  coiieevaient  de  la  liaiin'  eonti-e  lui.  Kt  paree  qu'iU 

I.  cii.  /'.  (I..  ix.riti-j.  -  2.  cf.  /'.  (>..  i\.  .v.'i. 


[189] 


HYMNE  DR  SLIBA. 


290 


10 


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le  detestaient  beaucoup,  ils  jetaient  leurs  biens  dans  la  mer '  ct  quand  on  leur 
deniandait  pourquoi  ils  le  laisaient,  ils  disaient  que  c'etait  a  cause  de  Nes- 
torins.  Tandis  que  ceux-la  le  haissaient  et  ne  voulaient  pas  le  regarder, 
rempereur  lui  etait  attache  et  raffectionnait  et  il  Thonorait  bien  davantage. 
Lorsque  le  seditieux  Cijrillc\i\.  ramener  les  os  de  saint  Jeaii  (Ghrysostome) 
qui  avait  ete  douloureusement  chasse  par  le  mechant  Theophilc  -,  il  fut  frappe 
d'une  amere  jalousie  (comme  un)  chien  immonde  et  enrage,  et  il  commenga 
k  corrompre  toutes  les  homelies  et  (tous)  les  6crits  que  rexcellent  (Nestorius) 
avait  composes.  II  etait  surtout  rempli  d'envie  et  de  haine  k  cause  de  la  place 
10  de  Byzaiice  la  grande,  et  parce  que  (Nestorius)  etait  honore  par  la  cour. 
Partout  m'i  cet  homme  impur  voyait  «  Dieu  et  rhomme  »  en  une  seule 
locution,  il  enlevait  le  nom  de  Dieu  Tres-Haut  et  il  ecrivait  rhomme  simple  '. 

1.  II  laul  peut-6tre  entendre  u  qu'ils  envoyaienl  leurs  biens  par  mer  »  dans  d'autres  pays.  Autre 
version  dans  P.  0.,  IX,  523.  —  -2.  Cf.  P.  0..  IX,  562.  —3.  Cf.  P.  0.,  IX.  538-539.  —  n  (Cyrille)  se  mit  a 
fausser  les  6crits  et  les  homelies  que  le  bienheureux  avait  fails  :  partout  ou  il  trouvait,  dans  son  ensei- 
gnement,  «  Dieu  et  homme  »,  il  enlevait  le  mot  «  Dieu  »  et  il  mettait  le  mot  «  homme  »,  afin  de  pou- 
voir  par  la  Taccuser  d'avoir  les  memes  idees  que  Paul  de  Samosate;  il  ecrivit  une  lettre  k  C^lestin, 
6v6que  de  Rome,  et  il  lui  envoya  les  homelies  qu'il  avait  fauss6es,  en  disant  :  Nestorius  afnrme  que 
Notre-Seigneur  le  Clirist  esl  un  hojnme  ordinaire  »,  cf.  Ltgende  de  XeslorLus,   loc.  cil.,  p.  19-20. 


300 


III. 


iiisroiKi'. 


'  A  fol. 
52  1". 


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l)K  .NKSTOnmS.  [1!)0] 

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J r>L^,  »  vi">   JJo^   Id^t-s 

.J.-Ii'.'mN    J.i^a-Ji.    'i    v/° 
.JlV-^^JJ  vo-s/    oi^  ^Jo         10 

.Jlota_ ^-.iL_3    vnnc>\>a_D; 

.\A^j:iCL^   >&;o/   oiJSs^   '^o 
.J  •>\-^  CLb.jL.M   \jJL^^Jc^i>^o 

.JLI:m   ''^__1v1   .   i  ;:  -^J^o  i.. 

',.  U;o  AC.       .-..  <vt,  \c.  —  c.  UsOj  B. 


•  .V  fol. 
52  r". 


VA  il  cnvo3'a  des  dons  et  des  presents  u  l'evt'que  Celestin,  et  il  obseurcit 
son  espiit  par  fraude,  afin  qu'il  se  fit  son  aidc.  II  lui  envoya  aussi  des  lettro.s 
et  des  ecrits  pcrnicieux,  (pic  lui-meme  —  rempli  de  rage  —  avait  corrom- 
pus.  ct  qui  avaient  ete  faits  par  le  chef  de  la  saintete.  Le  trompeur  fit  savoir 
a  Crlc.stiii  '  de  Kome  que  (Nestorius)  confessait,  dans  le  Christ  Seigneur,  uu 
homme  simple  et  ordinaire.  Et  Cclestin,  corrompu,  envoya  aussitot  uue  lettre 
k  notre  pere  :  «  .lapprends  que  tu  penses,  au  sujet  du  Christ  un,  commo 
(pensait)  Paul  le  maudit.  Tu  confesses  comme  Piuil  tlc  Saniosdtr.  Uovicns  sans 
tardor,  sinon,  lc  di.viome  jour,  jo  te  rctrauchcrai  dc  rKglise'.  » 

Lorsque  nutre  pore  lut  hi  lettrc,  il  comprit  aussitot  (jue  Cyrilk',  dans  sa 
folie,  avait  excit(5  ce  troui)lc.  11  fit  aussit6t  savoir  a  rempereur  :  a  Voici  que 
Cyrillv,  ploin  dc  perfidie,  et  Celestin,  ont  formd  le  projet  dc  nie  chasser 
d'ici.  Maintenant,  sans  altendro,  convoque  ceux  du  parli  i\c  Cijrille;  quo 
Ton    ('■ludie   nos   donx  parolos   ot   (iiu'   Toii    rojollc    coliii    ([111    sora    rooonnu 


10 


I.  i;i.  /'.  11.,  1.\,5:1S>. 


10 


[191]  2.  —  flYMXR  DE 

♦) 1/  ♦— ii^  I  ^j  ^jo^Jii. 

.^o m   °>JJ    yoot.^  n  yoi)jo 

♦scoa i^o-^~ja-3(   ^x.^a-« 

)         ■)   **  o6i  .  t  ."■ci  »  '^V-^; 

1.5         0  V  i         n      ^  ^ 

♦•')       I    m    -,    ^    \n     s£D<XL1^^JJOO 
.s£DQ ^id_.o    V^IS.^     f_Ssoi/o 

♦«xoa^  mn «  ^^^  11/v  v«oi   ^/ 
)ooi   V—^oK — i/    ,^_L. 

♦  )ooi   '<&;o/   yooi ^o    1 

.)joi     JoKxD  In  ncn\  ^SMi 

♦)j/  ^)^  yoaia^  ^^v^s-so 

.  '«£00^3  ^'^^i  ^^  o^  )-^!! 

I.  001  li.  —  :;.  l-oai,  1!.  _  :i.  usa^;  .\c.  —  'i.  oo»:^ 


SLIBA.  301 

.) Ls>l   sai_^.iD;)I    'ooio 

.). ..L.MOOlV^    sOQ—wl/     )_j/ 

.') iK_sQ_^   nQ-s/    )-«^o 

.). — iU  )_i-i^  4  Mi 

4      0      4  'li'  ''..^ 

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.) i^.Aa-3   ).aJ^^    V>.i)0 

.)_L:;   )og    '^o.*.^/   ^ii; 
.v«>o  ^«io^  ffl'   «^po    )l/o 
.vfiDO^s^/    Oi^aX   )ooi  t~<t3;   f£ 

.)oO|    )oK-flD     )X3J        00|.^0 

.)ooi      o^^o  >o^  )l)>ft\   po  "  n  icii.wi. 

.J. i_3oi  vOOil,a->.  ^y-x.         t  A  fol. 

.'').-i/    o-^V^    )oio    lv-»oKji/ 
.sfno  \?a-o  ).-^o;  ^«s^clji  ^o 

o%3o  I'..  —  :,.  |-ia.y5(;    —  c.  uiao;^3  c. 


coupable.  »  Tltrodose,  rinJoleiit,  dit  qu'un  concile  n'etait  pas  necessaire  : 
«  Je  chasserai  moi-menie  It;  Romain,  et  jc  mettrai  fin  a  son  pouvoir.  »  Notre 
hienheureux  pere  repondit  et  il  dit  aussi  a  ['empereur  :  «  Je  ne  ferai  pas  cela, 
si  ce  n'est  dans  un  juste  jugement.  » 

(L'empereur)  ordouna  de  reunir  un  concile,  et  que  tous  vinssent  a  Ephese, 
pres  des  ossements  du  Theologien  (6soXoyo;),  de  Jeaii  Tapotre  (aTCOTToT^o?).  F]t 
l'empereur  ordonna  que  Mar  Jean  le  juste,  (eveque)  dWiitioche,  seraitlejuge 
et  Candidiainis  le  moderateur.  Mar  iSestorins  (y)  vint  et  le  chien  CijriUe  (y) 
arriva,  en  amenant  avec  lui  toute  une  foule  {o-/}.oc,),  semblable  a  celle  qui 
10  vint  contre  le  juste  (touuTo';).  Cetait  alors  le  mauvais  temps,  et  Jean  (en)  etait 
retarde  et,  comme  il  etait  pres  de  venir,  *  il  le  leur  fit  savoir  '.  II  leur  ecrivit  : 
«  A  cause  de  la  rigueur  du  temps,  *  j'ai  ete  retarde;  mais  voici  que  je  suis 
proche  et  je  me  joins  aussitot  a  vous.  »  Lorsque  le  malheureux  Cyrille  apprit 
que  le  juge  approchait  de  maniere  ineluctable  —  il  apparut  par  revenement 


11  IVil.  'Jl. 

♦  A  fol. 
5-2  \". 


1.  Cf.  P.  0.,  IX,  543. 


302 


('     fMl,     Ul. 


.vfn  «'°>^I/   ot^o  |~30|^  o(^LyJko 


.)- 


111.  —  HISTOIRR  DH  NRSTOIllUS.  [192] 

.) J( — »1    o  ^  V);  ^.>;   y~^ 

.)-jy  f>n  °>  '"^^    oV-^!    o>^ 
.j^f.,^  yooi)S3  obo(   f>  nm°>o 


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.vm il   m  ^ia/    )fo(  JLooiii 

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•>)j/  ^aIl^  ).an..,>a  yoov^o 
.) ai—^  ^Q-s/  scor>  m  °>JJ 

•;•)...  ^  1  '^  ^io  vfl>»K^l/ 
.)jp>QjaD   )  •>  \  v>\  ''q^;o/ 

•)j'^/  s.*o(o'^.:l^o  sm^)Q^  m  i  •> 


.vm    «   Vl>;      yJLj/     )^Ju    r^lo 

.\-ln  V,\  l  fJi*  ^i  )oo(  Kl/         10 

.) .'/   V/    M/!    Vr^^/o 

.\J)L^  }J2^>^  oo(  ^j/   po 

.) 3«    )-Joua  via-»fQ-^  mi; 

.)        I  Vif  'tf  I  c)  ''o)...«<  ^v   t^ 

.) '     >^y      -'-     yQ-IO(     O;     •>   N;     V. 


1.  Oiii.  AC.  —  :;.  tJo  »a-l.l./,  l>,.  _   ;',.  ow  vO^mHo  U.  —  'i.  .-   i^  C.  —  .">.  I>-  U.  —   «.  ^»'©/  B. 


qiril  portait  uniqucment  (a7r>.wc)  envie  ii  Mar  yestoriu.s  —  il  alla  trouver 
*  c  fui.  i'.i.  Mciiwaii  {Amiioii)  *  et  le  coiivainquit  en  lui  donnant  de  Tor.  II  lui  obeit,  et  ils 
commencerent  par  deposer  saint  Npstorius.  Lorsque  les  juges  —  Jean  et 
Caiulidiaiius  — arriverent ',  ils  viriMil  qu'ou  avait  transgresse  les  ordres,  et  — 
en  liommes  pleins  de  zele  —  ils  furent  irrites.  Tous  lurent  d'avis  d'une  :. 
suppression",  et  ils  frapp^rent  de  dcpositioii  et  d'anath6me  rimpur  Cyrillc 
et  rinjuste  Meiiiuon  {Amiion). 

Et  Theudose  apprit  que  cette  sedition  ((rfxai;)  avait  eu  lieu  et  il  dit  : 
«  Envoyons  un  homme  pacifique,  qui  les  apaise  et  les  persuade.  »  Or  il  y 
avait  un  tribun  {tribunus),  ennemi  du  juste  ISestorius,  qui  dit  :  «  J'y  irai,  et  jc  lo 
les  paciiierai  dans  ramitie  \  »  Lorsquc  celui-ci,  prive  de  charit^,  sen  alla, 
il  fit  courir  le  bruit,  i\  Epliese,  que  Nestorius,  le  grand  pr(!'tre,  avait  etti 
depos6  de  tout  c6t6.  Lorsque  les  gens  de  Canilidianus  le  virent,  ils  lircnt 
oonnaitro  i\  rempereur  ce  qu'avaienl  fait  ces  maudits,  contro  Sestorius  ot  sos 


1.  Cf.  /',  O  ,  l.\,  .-.'i',t   —  -1.  Llll. 


ubscissio  >i. 


:t.  Cf.  /'.  ().,  I\, 


[193]                                           2.  —  HYMNE  DE  SLIBA.  303 

♦  ).-^a_sl  yooui»^  joij   6o«;  .)JLa*  ol^  ^  ^  V°i)j; 

.)— ifw>  ^oy  't  ..   oocL^o  .)jpod„.^  sjii   ^ioo  soNm 

♦  )  ly  ../   jlS^o  ^JLla^  .) ijJIs  y\/.i   ^«.^oi  y  >oo 

.\^^  ]Lil^  ^o  .) iof   ^^a_i5  s^^io 

♦  )  «^^  yo  \  \  i»  yflin  'tt  I  jJt  .)       »'  ^o  \o  °)    MiY  ->    ,^_iio 

.) ^J  )  "^^^  >o;   oiLi  .)     /  I  «  \    )f_i/    I^    )Joii 

♦) ^Liso  ^ivL   ^>i/  .)_^V-i^^   ^K^iJLi»   *  «oi 

.).la^  ).JL5»Je^  looi  K.doi^  .) — *  °>  i'  ->  K  °>i^>o  ^;   );oi 

♦  ) > — «^  ^aOi^^o   Oi.ii^(o  .) ii;o_o   oi— d  yO  «,   n  I; 

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A  ful. 
53  l". 


53  r». 


autres  compagnons.  Et  Tempereur  illustre  envoya  une  lettre  scellee  de  sou 
nom,  pour  que  sept  de  chaque  parti  vinssent  et  pour  quil  fut  lui-meme  le 
reviseur  de  leur  jugement'.  Cyrille,  chef  des  audacieux,  monta"  avec  ses 
mauvais  compagnons,  et  de  notre  parti,  des  justes,  Jcaii  avec  six  autres.  Le 

i*  malheureux  Cijrille  courut,  et  cntra  le  premier  dans  la  ville,  et  il   fit  des 
presents  aux  gens  du  palais  pour  ne  pas  laisser  entrer  les  elus.  La  soeur  de 
rempereur  victorieux,   *   Tinsensee   Pulcheric,    seconde    Jcz-abel  et    Atlialie,    ♦  a  foi. 
preta  la  main  a  cette  folie.  Cette  (femme)  a  Tftme  impure   avait    donne  un 
vetement  k  Tautel,  pour  y  consacrer  rEucharistie,  et  le  saint  Tavait  enleve 

lu  et  jete.  Elle  avait  une  image  peinte  i  Tinterieur  de  reglise  a  la  maniere 

d'uneidole,  et  le  juste  illustre  Tavait  fait  recouvrir  toute  entiere  de  couleur 

noire  ^.  Et  lorsque  le  martyr  vit  que  Piilclierie  le  haissait  et  le  calomniait,  il 

ecrivit  k  Tempereur  et  il  lui  demanda  de  le  laisser  aller  k  son  monastere  '. 

Candidianiis,   promptement,    fit  connaitre  ^i  Tempereur   la    sedition   que 

1.  Cf.  P.  0.,  IX,  554,  563.  —  2.  CyriUe,  comrae  Nestorius,  resta  a  Ephdse  —  3.  Cf.  P.  0.,  IX,  565.  — 
4.  Cf.  P.  0.,  IX,  555. 

PATR.    On.   —  T.    XIII.   —   F.   2.  20 


304  III.  -  IIISTOIUK  Dli  NESTORIUS 

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17  B  in  mnrg.  soc  m.  HoiiB^aoe.  _  2,  uioi^a  B.  —  3.  Ra^jo  C.  —  'i.  V»«  B 
AC.  —  7.  uSo^;  AC. 


[194J 

.)N-yi-.:o  )^ov:s  "^jQ^l/o 
.')Ii<J,  ji_io  )jt^%   t-P-S^ 

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•  • 

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.o(N m  .^  °>/i  ^-v^v?  V^/o 

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.ouii;  ^-^11/»  K-i^j  •^)^i<^        '« 

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.)moi a;  )    •>  X    v>   ,  f>  'Na 

.^')i,^^\./-»  ^  ^^.^n/^f>\o 

LJl    >&.-3?/     )t->t-3     )00|0 

5.  >s.al./»  A.  —  0.  1».^!^-.» 


•^ 


Ctjrille  avait  machinee  en  secret  dans  ce  concile  contre  yestoriits.  11  fut  en- 
flamnie  de  colere  et  de  courroux   et  fut  rempli  de  z^le,  et  il  ordonna  que 
(rhonime  k  Tesprit)  plein   de   contention  fiit  rejete  jusqu'aux  confins  de  la 
creation.  Tandis  qu'il  confirmait  la  lettre  {sacra)  par  sa  signature  et  par  son         , 
nom,  suivant  Tusage,  pour  que  rabominable  Ci/rille  fiU  rejete,  la  lettre  de    ^i- 
rhomme   modeste   lui    arriva.  Lorsque    Tempereur  lut  la    lettre,  il  soulTrit 
douleur  et  angoisse,  il  dechira  le  papier  avec  colere  et  il  brisa  la  plume  ot 
rencrier.  Et  rerapereur  dit  :  «  Je  lui  ai  assure  d'abord  et  lui  ai  dit  quun 
concile  ne  luietait  pas  nocessaire;  et  il  n'a  pas  ecout6  ma  voix  et  ne  la  pas 
suivie.  Et  maintcnant  que  je  veux  venger  sa  cause  et  perdre  compl^temenl   lo 
celui  qui  le  couvre  de  honte,  voil^  que  de  sa  volonte  il  lc  refuse !  qu'il  aille  oii 
il  demande  (dallor)!  »  L'empcreur  ordonna  do  donner  avec  honneur  &  notro 
p6re  uno  bctc  de  somme  avec  une  liti6re  (>-sht:x'.ov)  et  un  courrior  pour  aller 
honoraitlomcnt  ii  son  monaslore'. 

U   demeura  quatre   ans   au  monastdro.  Commo  les  habitants  dAntiwhe  U 

1.  Cl.  /'.  O.,  I.\,  558  Gt  563,  uote  1. 


195] 


10 


2.  —  HYMNE  DE  SLIBA 


305 


.)lo 1i\   VI  \    ^;o/     t^JLO 

♦jKooj     «o(  ^io  "^jIj?   ;aA3 

♦  ^) c^/;   j.io«i  JV^^::^ 

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♦) i|a_m_3JJ    )>J_iU 


.)   npf>\    )jl)L3  >  iVtV>\; 

♦  )    <v>..fO;    )-.^;oi  .  «I  Af>   jJ; 

.).- ^■^Ln.jo  ).n^m°)  ).:io;oi 

♦  )k^s^    jj    O^    ^^<^3JO    )-^,.Vl^ 

.)JufiQi  o)'»;^/  Oil^   )ooi  OOiJb 

♦  )— 3 »o  .,..■•»   oi^    po/o   0^«Lm<0 

.sm    »    fft»oi  ^oi-^;    ).Jkf 

1.   wjj-i  «X  ^■\ISj    ;ftf>a  AC.  —  i.   W-"'''   AC,  3. 

6.  Lacune  d'un  feuillot  dans  C. 


2  • 


♦.  /n''^!  oooi  ^o;)^  yaLS^^jia 

.)I^jJj    ^VL^  ^a  ^^    I; 

oi fr>    .f  °>->  )i\v>  ^tl>oi 

.) — m   £  Vi>    )j)  li^      OUO^; 

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15»'  t     0     V  „S  f 

.)  fn*v>  ).x>^  ysLl»  wULs   ^o^ 
.) ^— ^  jJ^a-o  \\^  ^o 

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4  .^°.  m  M<^   )l/o 


.^_i;ft-^  ws  I   ) ■>\d  oJ^/ 

|.;^aSo  A.  —  4.  ouo.»io  A.  —  5.   >*«»o/»  A. 


A  fol. 

53  V 


♦  B  f(jl.  92. 


10 


A  fol. 
53  V». 


recoutaieiit,  et  qu'ils  sortaient  tous  les  jours  pres  de  lui,  pour  se  delecter 
de  son  enseignement,  *  Jean  fut  pouss^  par  la  colere  et  fit  dire  k  la  cour 
imperialc  :  «  Pour  qu'il  n'y  ait  pas  deux  hommes  pour  unc  femme,  com- 
mande  de  me  donner  une  (autre)  place  '.  »  Alors  Tempereur,  k  la  demande  de 
5  Pulchcrie,  porta  un  decret,  et  ils  jeterent  lc  juste  paisible  au  desert  aride  de 
rOasis.  Cest  sur  le  conseil  de  cette  Pulchrrie  insensee,  seconde  Jezabel,  que 
ce  second  Elie  -  fut  jete  en  exil  (s^opta).  Gomme  le  juste  lui-meme  en  temoi- 
gne  :  «  Nous  habitons  dans  un  pays  ardu,  avec  les  fds  de  Cham,  peuple 
oppresseur,  qui  n'a  pas  Torgane  de  Todorat '.  » 

Et  lorsque  le  maudit  Cyrillc  —  membre  retranche  (de  TEglise,  et)  odieux 

—  vit  que  *  le  zele  Nestorius  avait  ete  jete  au  desert  et  qu'il  n'avait  soufFert  *Bfoi.  o; 
aucun  mal,  il  envoya  un  philosophe  et  lui  donna  de  Fargent  en  rccompense  ". 

Cet  inseuse  vinl  et  rinjuria  et  lui  dit  avec  audace  :  «  Tu  es  le  chion  Nestorius, 
chef  de    toutes  les  heresies    (aipecei?);   c'est  toi  qui  as  excite  toute  sedition 

1.  Cf.  P.  0.,  IX,  566.  —  2.  Cf.  Jouin.  as.,  X»  serie,  t.  X  (1907),  p.  173  (d'apres  Jean  bar  Penkaje). 

—  3.  C'est-a-dire  :  «  peuple  qui  n'a  pas  de  nez  ii.  —  4.  Cf.  P,  0.,  IX,  579. 


lu 


30C                                     111.  —  IIISTOIUK  1)1-:  NKSTOHIUS.                                   [196] 

•^•|        -\    ■■  ^   .....    1   I    ).^paJL3  .', 9lJi    Ol,   VI  >«,    ->   )    SN  *); 

.|j/  ^yeuJ^  \A^.'\\  \jI  .) LJxsi  ^K^^M  ^/o 

<>Jj/   . ..  ^'t  ^i  v£DoJS.;aiX3  .) — i/    V^  w»pa^»  '^^^.^.^ 

.)^aul3  OtitJLbO    oC^    >^!  «It ^— ^  jJto-o    )>-^  po 

■:.)-^^j-_3  ^i:^  ))^i^»/  Jt 5^-^  ^  -^/  »f* 

.^o 1/    «t-J^o  '^);6jo  .yooi — ^  ysoi^   o^lh^JLs   ii^ 

<.Jx^  •rJ^jo  v^/  ,^_3o  ..io._iv.i;_bo  >i.  p-f-;^ 

.voa^iooj  ^  ^  vitc;  .yo^..;.V^  ^;a^mi\  \/» 

.^^ft.\v\Nftv  Pv^      xv  Snv>  .yo •)    .   1  •>>a-oo  yQ-9u>OUO 

.ot:)^)£s.s  ojlajo  ^clS.  ^«o(o)v.0  .ot^] — 1^  o  ^v^  ^^j/  t-3o 

.^ooiiui)^,  )iiio:  '\2cLi        .y^oi :^  v-^/  )i/  )-i<^ 

.>VQ l/     ^ijij     )<5o.    vii_»0  .^Q l/     ^^/      )i-f    O^     15 

1.  H.n"i«;fivi  in  iiKiig.  B.  —  2,  l»^  B.  —  3.  Iioio  A.  —  '-i.  ^  A.  —  5.  Lacune  d  un  feuillet  dans  A.  — 
6.  .aiv-  .3.  Mss. 


(cTKot;)  dans  le  rojaunn'  tle  Thcoduse.  »  ISestorius  repondit  et  dit  :  «  Tu  as 
bicn  fait  en  verite  de  m'appeler  cliien,  parce  que  le  cliien  flatte  ce  qui  est  k 
son  maitre  et  jappe  en  hurlant  contre  Tetrauger.  Selon  la  coniparaison  que 
tu  as  faite,  j'imite  le  cliien,  parce  que  jc  cherche  a  plaire  ti  mon  maitre 
et  je  jappe  contre  CyriHe.  »  Et  lorsque  le  furieux  Cyritle  vit  que  son  messager  5 
revenait  avec  honte,  il  fit  venir  du  desert  quatro  cents  honnnes,  A  prix 
d'argent.  11  leur  donna  unc  grande  recompense,  et  il  leur  envoya  des  pi^ccs 
d'argent  pour  les  moines  et  pour  leur  directeur,  et  il  leur  comuuiuda  ot  leur 
dit  :  «  Si  vous  tuez  JSestorius,  le  Seigneur  agr(5era  votre  peine  plus  que  vos 
jcvlnes,  vos  veilles  ct  vos  ollVandes.  »  Quand  ils  alltirent  et  parvinrent  h  son  10 
monastere,  ils  rappelerent  et  IVappereiit  k  sa  porte;  il  sortil  pros  deux  ot  ils 
parloront  aveo  lui;  ils  rintorrogorent  s\n  ^iestorius.  «  II  va  venir  «,  leurdit-il, 
quaiiil  il  apprit  la  cause  de  loiir  vciuio  ' ;  il  les  lit  entror  dans  lo  monast^ro 
ct  il   commcnga  k  Ics  inslruire.  II  lour  tlit  la  duolrinc  sur  la  naturo  ilo  la 

I.  Cf.  /'.   0.,  IX,  5S0. 


[197] 


10 


15 


2.  —  IIYMNE 
♦jlfoi  JL_io  ooi  i_io/»    .^/ 


9  •?     y 

jUou:^/,  1-1 


.)K-_iou^  ^Q-j/  vou^/o 
♦  )la a^K^  P^f^ 

.)!/    jlj   oau/j   ^)-iio 

♦)la \   /\  n  ^  )i/  )<5ij 

.)Iq I  4\  >oj  )»:MJi  oo( 

♦)i iv-^  ^j  )-i^^ij 

.oil>.>^  oooi  >  /v>  m  ■^t^.^ 
♦ot  r°>  \f> .  'I    oooi    ^mK>^o 

.) lOl    /  ^  -»    v?j/    Old1/o 

-v\J\   )_j/   ^2^  sfiQi;a^<^j 
.yoKrfl/  oCb>^  nv^^j   ooio 

♦  vQ 3L.J»t-A>^J    *l'^^»    »®/o 

.oiSk  oooi  Of^^Do  yooi^s^  g^K.3J 

1.  B  (pr.  m.)  :  ^f^l*»  (in  maig.  asa-i».»). 


DE  SLIBA.  307 

.\ik     I  4\  v^  vooCi.  -^l 

.\)A    xjy     %  .'.  ^  ^  n  v>  ij 
.)1q :i>.j:L  vQ_i/   J)cu-L^/o 


.)N v>  y  v>  .'"'.  )li 


r^ 


£DO 


.)]\..j.-afl»l  oooi     a^a>>Ji  ^o 
.)in  I   .-  -^   t-^  vOOi_X  v:Ljl 
.)ln  ^  >^   jL:>o  ot.^oa3   wK.3 

.)1q '(  -^f  ^  ""^o^   >n  >  °>o 

.oil^-^  ^V-^  v°«^  f 

.oila_JLSL^s_M_3  ^pojK.^ 
.)j%/  )JW  Q-il^jo  a^o^ 
.)j).D  yoow^  V^/  a:)a^)sJi  ^ 

.yoK  .       \       4j     OOI     )j/      )j/ 


•v^ 


a_n.j. 


5,  ^.  ?i|»!' 

...L.3^   Ot^i-^k   ^j    yxQ^ 

.opoaa  ^^  ^«\oi  ax^MJi  fSo 


divinite  qui  n'admet  pas  la  soulTrance  comme  Ta  dit  cet  homme  (Cyrille) 
litigieux.  II  les  fit  mettre  en  prieres;  il  fit  faire  aux  moines  des  inclinations,  et 
de  ferventes  adorations  avec  continuite.  Quand  ils  eurent  termine  rofTice, 
ils  lui  demand^rent  pourquoi  (Nestorius)  n'etait  pas  venu  et  le  fils  de  la  jus- 

5  tice  ieur  repondit  :  «  Voila  qu'il  vient  avec  promptitude.  »  II  ouvrit  sa  bouche 
pleine  de  grace  —  lui  qui  etait  une  mer  de  doctrine  —  et  il  expliqua  rin- 
carnation  du  Sauveur  de  toutes  les  creatures,  tandis  que  tous  le  regardaient, 
se  complaisaient  en  sa  vue,  admiraient  son  enseignement  et  etaient  confirm^s 
dans  sa  doctrine.  Ils  se  lev^rent  et  dirent  en  prieres  une  autre  section  (des 

in  psaumes),  il  les  fatigua  de  genuflexions  '  et,  quand  ils  eurent  termine,  le 
juste  leur  dit  :  <r  Cest  moi  Nestorius;  c'est  moi  quc  vous  cherchez  et  que  vous 
6tes  vemis  pour  mettre  h  mort.  Faites  maintenant  votre  volonte  et  le  desir  de 
celui  qui  vous  a  envoyes.  »  Lorsqu'iIs  entendirent  cela  de  sa  bouche,  tous  se 
prosternerent  et  Tadorerent;  ils  rimploraient  avec  larmes  et  ils  lui  criaient  : 


1.  Lire  Po»^  ou  l^<o»::^,  P.  0.,  IX,  580,  ligne 


308  III. 


♦o»   \   Oooi  >  ^V  o  ^^  |m« 


C  fol.  20. 


•>\ »  \o    l   jJf    )io    I   V>    .CH'» 

.      ^     ^-     J^J(     .^iOJIiVl.Of> 

•>^ ^     kSlo-jil    y00t_30    .)/?/ 

.)jL3)a^    yOOt^    OOUO    ^t^ 

•:•) i ^o-^  «-•>  ^-^  o  fcjuo 

.)^o>jL    )^  ^••^«^!)?  '••9^-'^«^ 
•:')lo  «  ^  1  ■>  oi.^   V^/o 

.^S^/      ).^00    )tOU     fiuGQ^O 

^•£o/    a.)-3    y-.;0  ...\  ■*»    Kj/o 

.|.il/    ^J)jo  V^L^  ooi   ^ 

<•) ^-U/  M;,^  i; 


HISTOIRF.  DE  NKSTORUS.  [198] 

.oC^   oooi  >  /m  /'^Xi  ).:j:^,1so 
)     »    '    "*  ooi  otN  f>  •>  kO^j/o 
.) kO(  ^:m  ^MK_»(f 


*  ..'.'  >• 


.ot»    n  °>       )i)i;^«)  ^^o^o 

•>0(tt-Jii    >*010t    'i    »    t^>o    OiSV-^ 


V 


■      \    -*,'  "    )»-X>-^   )  v>   ..\ 

.) it   V  ->  o^  vO-d(   ^o-.oo 


J     1  -'  V.  lo-ojg^.ii  •>  f>\  nto 
.)Kx^ilfiO   ^  ^t-^  )V-o  ^;   6o( 

.)!) ii-^J»  "^^  ojf^J_9o 

.^ jj   V/    l^  v-?   ^ 


10 


j/  )i-i  o^; 
.) ^;N  *  V)  Ml:^  )f-oio 

.) — ^-:M;    |)0U^   ybs   )•,  '^NV^O 


M .f  Jij    \Jf  .^»-^  ooi  .)ioi — L^    ).^  v>o  ^j/    po 


1.  G  recommence  ici. 


♦  C  fol.  W, 


«  Aie  pitie  de  nous!  »  Et  toute  oette  foule  cria  a  haute  voix,  prosternee 
devant  le  saint  :  «  Nous  sommes  d^s  maintenant  conlirmes  dans  la  foi  sans 
tache.  Et  pour  que  tu  saches  que  nous  sommes  confirmes  dans  ta  foi,  toi  avec 
nous,  consacre-nous  les  mysteres,  le  pain  et  lo  vin,  et  communie-nous  avec 
eux.  »  Notre  pere  se  leva  aussitot,  il  consacra  ct  lour  donna  hi  communion;  :. 
ils  la  re^urent  avec  purote  d'esprit  et  ils  quitlcrent  le  saint.  11  appela  le  chor 
de  cetto  troupe  et  il  le  retint  une  heure  aupres  de  lui,  '  il  lui  lit  des  recom- 
mandations  au  sujet  de  nombreuses  choses  et  il  lui  dit  en  prophtitie  :  «  Voila 
maintenant  que  tu  pars  ot  que  tu  vas  arriver  au  lleuvc;  tu  verras  quo  tes 
compagnons  Tont  traverse  et  tu  resteras  seul;  et  aussitot  une  barque  so  lo 
detachera  de  ce  c6t6  et  viendra  pri>3  de  toi  ot  elle  te  fera  traverser  lo  ileuve 
des  eaux  sans  secours  liumain.  »  Quand  il  eut  parl6  avec  lui  ot  lui  out  fait 
de  nombreuses  recommandalions,  qu'il  Teut  premuni  contre  toute  anivrc 
mauvaise,  il  le  bt5nit  et  Tenvoya  pr6s  de  sos  compagnons.  Et  quand  co 
directour,  chef  de  monasti^re,  partit  et  arriva  au  flouvo,  il  vit  quo  la  troupo   li 


[190J 


10 


2.  —  HYMNK 

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DR  SLIBA.  309 

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B  ful.  93. 


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A  l(il. 


1.  loM  C.  —  2.  A  recommence  ici. 


Tavait  traverse  et  que  la  barque  etait  attachee  pres  creux.  Et  aussitdt  la 
barque  se  detacha,  et  elle  vint  pres  de  lui  avec  rapidite  et  elle  le  fit  passer 
en  un  clin  d'oeil,  comme  le  pape  (patriarche)  Tavait  prophetise.  Et  ils  retour- 
n^rent  avec  joie  a  leur  monastere,  confirmes   dans   la  foi ;   eux  qui  etaient 

5  venus  comme  des  loups,  retournerent  changes  eu  brebis  et  en  agneaux. 
II  arriva  qu'a  cette  epoque  des  barbares,  avec  leur  roi  tjran,  vinrent  faire 
un  butin  innombrable  et  emmenerent  aussi  le  bienheureux '.  Et  ils  allaient 
dans  un  desert  aride  ou  il  n'y  avait  pas  de  pluie  ni  d'eau ;  ils  furent  saisis  par 
la  soif  et  tomberent  tous,  les  pillards  *  et  les  captifs.  On  fit  savoir  au  roi*Bfoi.  93 
miserable  qu'il  j  avait  parmi  ses  captifs  un  elu  qui  honorait  le  Dieu  vivant 
et  dont  la  priere  etait  aussitot  exaucee.  Et  le  roi  appela  le  saint  et  il  lui  dit  : 
«  L6ve-toi  et  demande  pour  nous  maintenant,  a  ton  maitre  qui  aime  les 
hommes,  d'apaiser  nos  souffrances.  »  Le  bienheureux  repondit  et  lui  dit  : 
«  Si  tu  me  demandes  de  prier,  sois  misericordieux  pour  tes  prisonniers 

15  et  tu  trouveras  les  misericordes  et  la  grAce.  »  Le  roi  impur  repondit  et  dit  au 


10 


♦  A  fol. 
54  r°. 


1.  Cf.  P.  0.,  IX,  584. 


310                                   111.  —  IIISTOIRE  DE  NESTORIUS.  [200] 

<'\          i  i  110  )..v>  M>  ...•iiJLo  .)  >v>  ./^V)  ^ts,. ».•>.*  lo^  .^ooi 

.).^euL.<i   Ml^-s^  ot^  \r>ol°  •)) ^^    )   "^N  >r>   ooi   )  i  \o 

'>\ — v>  \,t  >o  ^^?   y^y^\-^  •) ^^   'ot^sj)  yoi  K...^f 

.).rf^.^>jk  ^^  '«Jilj   oiKxa  V-^  •) ^oi)    vO-a/  uJ^''i  ^^ 

♦  )             >    't  >o  )    .  .S  »    O^o  )                    '-•  '•^;    y^i    )totJ   1^1 

) ^-la  )  n  »^\oKo  p  .).>oaI  «..1^  ool  ''^n.LoK^/o 

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•>).3>Q->^3  )  *  't  i  \  oiQas/  v^^o  .) aL-oK.t.-V)  ),  4.^  £Cv*o 

.)-.^;o  «^\;    y.Ji    ykoio  .)_^oij    o^   )Jl:^   ^   J^^ 

•>)__ip;  vai-^ia-^  m  i   -v^  .^)    ."  ^  i  ooi»   oivl^pjw  ).^Ooo 

.oi ^^/  ^-ioV-»!  ^^^°  ■°<^  w£oo  ^CLAo  ).N9N_d  a-aj 

•>oi ^    '^jjL^o  uxi.>ia^L.mj  .oj              v>  \  ''^C^oeui   s^v^o 

.floC^h,     ]^i.    ..     »    -^^O  .)lo      T^    -^  ^    ^J    od.\l 

•:^)ii-Jo»_Dj   U  ^^  ^o  .]k i^f  )-AX*  Ni^ 

.stto^io^wttj  .^jl\.A(j   ^^?  '^'^^ n  »,  >oJn..o  ooi   )  i  \f> 


1.  vp»  wi^  B.  —  2.   ^^'\  B.  —  3.  Us"»  B.  —  4.  .«Ott^  G. 


juste  cheri  :  «  Je  remets  entre  tes  mains  tout  ce  peuplo  que  j'ai  fait  captif.  » 
Rnsuite  notre  pere  glorieux  pria,  et  aussitot  jaillit  subitement  un  graml 
ileuve  deau,  et  les  captifs  et  leurs  maitres  reposerent. 

II  arriva  encore,  un  jour,  qu'un  catliolique  (chef)  voyageant  par  mer 
approclia  aussi  de  la  region  ou  etait  cet  homme  excellent ' .  Comme  il  etait 
dans  le  navire,  il  s'eleva  un  vent  violent  et  le  navire  commenQa  i\  etre  en- 
dommage  :  aussitdt  ils  le  tirt^rent  sur  la  terre  ferme  avec  vigueur.  Cet 
homme  illustre  sortit  du  navire  ct  marcha  comme  pour  se  distraire;  il  arriva 
(ainsi)  i^i  la  domeure  de  Mar  yestoriiis  le  Voyant.  II  frappa  A  la  porte.  Nes- 
torius  se  leva,  lui  ouvrit,  le  (it  entrer  dans  sa  petite  demeure,  et  coinmenfa  A 
parler  avec  lui  et  k  rinterrogor.  11  rinterrogea  sur  rempire  et  sur  la  paix 
des  P6res  et  sur  la  tranquillitd  des  Eglises  et  sur  les  ordres  du  sacerdoce.  Et 
ce   catIioli(pie  lui  rtipondit  ;    «  Di^puis  quo  lo  perturbatour  Nestorius  a  tHi^ 

1.  Cf.  P.  (>.,  IX,  r.si. 


10 


15 


in 


15 


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[201]  2.  —  HYMNE  DE  SLIBA 

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.Ol ^cLi.    ^^Cbv^f     <L'yl.O 


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311 
Jbed;jJ    l^o^;  o^ 


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oilS.        't   >  .1  v>  . ..  \U/   )Jo 


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.oiN ^i)— So  ^^_:^  >f>  »  q  vw 

.  sJ0f>\4^i  «•><(   ySofln  >    v> 
.)^ i)-3  )^/  -^oiL  ^L 


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1.  !-•»=  B  (en  marge  au  crayon).  —  2.  .«»^^,5x13»/  A. 


.) ."  I  m   )-^f  oC^  V^/o 

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)  •■  -">  )-^f<^  «*j/    ^'^..^; 

3.  I001  B. 


»  A  fol. 
54  V. 


chasse  au  desert  (epYifAO?),  le  clerge  se  trouve  en  paix.  »  0  (rhomme)  k 
Tesprit  humblel  son  zb\e  ne  s'eveilla  pas,  ses  pensees  ne  furent  pas  troublees 
et  la  colere  ne  monta  pas  dans  son  ccBur.  Mais  il  lui  repondit  avec  joie  :  «  Beni 
soit  le    Seigneur    Clirist,  puisque,  par  la  perte  de  ce  perturbateur,  il  y  a 

5  eu  paix  et  repos  pour  les  eglises.  »  Alors  il  le  fit  asseoir  pres  de  lui,  et  il 
commenga  k  parler  avec  lui  et  il  expliqua  la  venue  de  Notre-Seigneur  et  son 
economie.  *Le  Chrysostome  (^pucocTojxo?)  ouvrit  la  bouche  et  lui  expliquale  (Nou- 
veau)  Testament  (^ta67iV/i),  depuis  rannonciation  de  Tarchange  jusqu'^  Constan- 
tin.  II  lui  raconta  successivement  :  la  prise  (du  corps),  runion,  la  naissance, 

10  le  bapteme,  les  apotres  et  revangelisation.  II  lui  dit  combien  il  etait  odieux, 
et  quel  mal  insense,  indigne  et  inconvenant  c'etait,  de  porter  la  soufTrance 
sur  la  nature  divine'.  Le  saint  lui  dit  combien  il  etait  impudent  et  mauvais 
qu'un  homme  os^t  rapporter  a  la  nature  impassiblc  les  accidents  et  la  souf- 

1.  Cf.  P.  0.,  IX,  582  :  «  la  nature  de  la  divinitiJ  est  au-dessus  de  la  souffrance  ».  D'apr6s  Barhadbe- 
sabba  et  Sliba,  Nestorius  combattait  les  monophysites. 


A  ♦  fol. 
54  V. 


•  C  liil.  21. 


312                                   III.  -  IIISTOIRE  DE  NESTOHIUS.  f202J 

^     fftX^-^  jooi   t-^9i(  .ogi^  ^^01  )ooi  w^.t   po 

♦  «tOa^  »*JL3  la^  Joot  "^jl./o  .CH^^Nito  o^^Jljo  jooi  ^clo  ^o 

)     ^  *'\'^  )oo(  jJ   ^-3oa;bw«  .) n  «\oK^  vooO^  i^/o 

♦  ) ov-a   ^/   Q^^yi>o  Viou»  .)j5t^  )^:^^  K-il-       r;^^? 

.) i/   iojl  ^^oi_3;    jLio  .) »  v>o  ;   v*^  s-ULioai!/ 

.ouk  Kj/  '^^P;  j>oA  ^/j  .0« i  ^pe/  ^:oI,   )ii/ 

•^oi Lio  to/   ji^  ).:«\f  .oiiQA  y^  y^i.^N^  V-^j^  o/ 

.VJ^^^CL^po  rHiV;  s^iN»),  .f ^l   fS  ooi  yOO(^  JJiao 


*i- 


-boKiiV)  )joi.^o  .•,  °>  ^  >&a-iL^  )..'...1*vi^   10 


13 


♦  A  fcil. 
55  1». 


.\A£  oou^  oi^  ^V^/  fS  .) Sl^  wJLs  vOoC^  ajb« 

•;♦),  ,4  Wi   )(  >v  v?l-^  )°^f  ■) ^^-^  ^m^io^s^  o^, 

.^^^  )A^^^  oU»  ^)^-*2o  .'"^^^s^fio/o  >&..:aa  »i  ^;  ooi 

•>^^Juo  ^<^o  «^olSs..^,  yo^M  •^j/o  ^OI'  )          »)— 3  lo-^o 

.si:^»  oofco    *^fi)-»  )^V^/o  .vi^  vao-3Ji  «V^  o/;   )ooi  )iLoo 

•>sji.^  K  f>  ^t;    ^/  WL^  lOOIIi  i;  .>1.              \    t  Vt  ^;   vfiOo)lio^ 
1.  ^ovao  C.  —  2.  «•►•o  A.  —  3.  I_.»^mo  B.  —  'i.  ^i*\^  A. 


france.  Apr6s  ravoir  entendu,  le  catholi(|uc  ailinira  sa  science ;  ensuite  il  se 
leva,  rembrassa  et  lui  sonliaita  la  paix,  puis  il  alla  vers  ses  compaguons.  II 
♦  c  foi.  21.  leur  dit  :  «  Notre  emljarras  n'a  pas  ete  inutile,  car  *  j'ai  vu  aujourdhui  un 
homme  excellcnt,  dont  Tesprit  est  brillant  comme  r^ciair.  II  m"a  fait  entendre 
aujourd'hui  des  paroles  qui  font  mon  admiration  et  que  je  iravais  entendues  5 
d'aucun  autre,  sinon  de  Simon  bar-Jona.  »  Ceux  qui  etaient  li\  lui  dirent  : 
«  Si  tu  le  connaissais,  ou  si  nous  te  r^velions  son  nora,  tu  t'^carterais  sans 
doute  de  lui.  »  II  leur  repondit  et  dit  :  «  Quiconqne  a  honte  de  lui,  rcnie 
Jesus-Christ  et  est  destine  i  la  Gelifune.  »  Kt  tous  ceux  qui  montaicnt  le 
navire  repondirent  ^  ce  pape  (patriarche)  :  «  Cest  le  pur  Nestorius,  qui  a  10 
6te  chass6  daus  ce  d6sert.  »  Quand  il  entendit  et  comprit,  il  couvrit  aussitdt 
sa  t^te  de  cendre;  il  alla  et  courut  pr^s  du  juste;  il  se  prosterna  et  tomba  h 
ses  picds.  Et  il  criait:  «  O  Seiguour,  pardonne-moi  I  dcris-moi  une  lettre  pour 
55  r.     lionitlirc  (\no  j'ai  oxpulsi'',  '  aliu  qu'il  mo  pardouno  coinino  tu  iu'as  pardouno.  » 


[203] 


2.        HYMNE  DE  SLIBA. 


313 


♦  1—^1303;    j.:^  ^fo  ^ 

.) Lioi  o«A  VrX»/  ^/o 

♦  )J/    V/     )<^    y^^^y^    ^ 

.>)Ui  oo*:^  V/  ^^^^.^^i^ 

*:*\fia^ta^«mj  oi^  po(«  ^( 
\^*-\  •>  )K.^^   oot^  v.*oiol^/o 

♦  )  "^40  v>  -)   vm/o»  o^  o^iIao 

.wi^    vr>  \%     y  -^  «  1  «    v3/«     ^/ 

♦JJ^  J^-^^M?;   )U|    ^i— .io^ 


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Jl_j  ouS.  Vr^/<9  l-H^° 


.)  ,.."  r.  oCiw  J^i/  ..■4»v>  ii; 

.jl-, ^/   O^S  oLjo  -ouj^ 

.))L^^_bCuk    Kj/    V/    )<5(; 
Jl    OUL^    ^JSv    vl.>wd 

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)V iol    jJ»    OOI     )tl-O0  "BM.  M. 


•)•; 


.)j,      /\.  .1  ^;    );-^\  ^  OLDio 
..«x^V^V^   o^  ).Joo   po 

.2.« iv^f  s«6)iUA  )>- 

.)_jLoo  oi-.Vi  ^^  "'^o 
-      >-   sAO_auA  sfiOojJL^o;   v^V^ 
.v2 ^  )i/  ^j/  )c^;  V:^^/o 


1.  |h<oo1.  AC.  —  2.  C  :  vao^Sc»  et  (en  niarge)  ^'\^^  ol.  —  3.  On  lit  en  marge  ilu  nianuscrit  C  : 
t^Vl.»  U»'«^  1^^^^  ''^''  nP**^  \^^tB  ww;»/  ^;^  <r'^  '^°  ^^'*  ^?  '^^^  l'^'-  'f^*"  l'  parait  s'agir 
des  Irois  strophes  suivantes  qui  sont  encadr6es  entre  des  points  supplementaires.  —  4.  Ij»»»  AC.  — 
5.  ^o^  B. 


Le  prophete  lui  repondit  et  lui  dit  :  «  Tu  n'as  pas  besoin  de  lettre,  car 
tu  ne  le  trouveras  pas  vivant  avant  le  jour  de  sa  sepulture.  »  II  le  pressa 
et  il  lui  ecrivit  une  lettre,  et  il  lui  dit  en  prophetie  :  «  Tu  iras  k  la  ville, 
et  tu  verras  qu'ils  emportent  un   mort;  demande-lui  le   pardon  et  dis-Iui 

5  encore  que,  dans  une  heure,  moi  aussi  je  le  precederai.  »  Aussitot  celui-ci, 
sans  retard,   abandonna  rafTaire  pour  laquelle   *   il  etait  envoye,  il  monta  ♦  g  foi.  91. 
un  cheval  de  courrier  et  se  rendit  aussitot  a  ce  pays.  Quand  le  patriarche 
arriva  au  pays  de  Marcianopolis,  il  vit  Dorothee  au  cercueil,  comme  Nestorius 
le  lui  avait  dit'.  Aussitot  notre  pere  beni  donna  ordre  de  deposer  ce  mort 

w  venere,  il  se  jeta  sur  sa  poitrine  et  pleura  et  il  Timplora  avec  humilite  : 
«  Mar  Dorothee,  pardonne-moi,  comme  ton  ami  m'a  aussi  pardonne ;  et 
il  a  dit  :  Voil^  que  je  vais  devant  toi  au  pays  que  j'ai  aime  pour  moi.  » 
Ensuite  le  juste  excellent  donna  ordre  de  construire  un  superbe  tombeau 


1.  On  lit  en  marge  du  nis.  C  :  «  Lcs  trois  strophes  a  partir  d'ici  et  a  la  suile  ont  et6  faites  par 
Rabban  ^/(roAom  de  Seleucie.  El  voici  que  nous  mettons  trois  croix  pour  distinguer  ces  strophes.  » 


♦  A  fol. 
55  V. 


314  III.    -  lliSTOIRR 

•••)(  "  -)  "^  ^«^*a.No  .)^t 
.o<J.o"°>«>   ^CH^   «aLKji/o 

•>o(N ik— ^  )_:»L^'«  '^..'«j>6 

.\jr^  yoi^   ).^a^   ^ooi 

<>) L.d,.^o  v£sa^iao  K^^« 

.)^Oo;   ...0('.->   o',.^  )Vt-«CS^^l50 

♦)lot  Vt  *  ^   1°^  ^aoio 

.) ^6^  j^p;  *  oS. 

♦)        Nt>o  \£i  o6i  Juut  j^ 

.OlLi^J    s-JqI^   "^^fN   p 
♦0( fcoftol  lA  I  /  N/</  ^^^ 

.o(-^oi)   w^Xjaeul   K.^)j).oo 

t> 
♦01 L^)-<!  JL^^^o  sSL-mjo 

.)KiI^|JI  '^^^;  y£oai.iLoo/o 

1.  uiS  B.  —  2.  uwoa^So  B. 


DR  NESTORIUS. 


[204] 


)^^  ochJ^   '^^'^  <.«o(a:M.fiDo 
,o(la^j\  )oo(  yist  yoL»  t-li 

"i  «^n  "*  )o?  w~J^U/o 

)iv>\    ^opL^\l   wO(a^)jiio 

)    ^  -'\  ;;^^  kLaoj  •joso 
.jK^.>\   ^o'^^^:>e^l.     o^QLdK^ 

.)1qi 3.    ''^Jw    yOj/     CL^)jlO 

.) ^^joojl^  ^o^;   ).^a9/o 

)  V  «   ^  %£OojJL?o;   ^t-<> 


.o(V. 


^  la^  ^j/o  J. 


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5  K   ' 


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JO. 


10 


^)-js  jiN_al/  o_^ 
.o(1q — I    VI  .6(    V-^    t  .«1  °>  *o 
)N ^cLa-J«  )-v>  ^  ajo(         >^ 


*  A  fol. 
55  V. 


(y)^«-)C(7oxo[ji.ov),  ils  y  placerent  ce  corps  pur  et  ils  rensevelirent  avec  honneur. 

Un  jour  que  (Nestorius)  etait  en  prieres',  ses  levres  s'arreterent  et  son 
visage  elait  trouble  et  ses  prunclles  laissaient  couler  des  larmes.  Ses 
disciples  lui  deniand6rent  :  «  Pourquoi  ce  trouble  ti  cette  heure?  »  Et  il  repon- 
dit  :  «  J'ai  apj)ris  par  revelation  que  le  blasphemateur  Cyrille  est  mort.  » 
Ses  disciples  6crivirent  rheure,  et  (lorsque)  des  courriers  pass6rent  en  cet 
endroit,  ils  les  interrog^rent  i  ce  sujet  et  tout  s'etait  ainsi  passe  en  verite. 

Et,  comme  le  saiut  h  Tesprit  pur,  *qui  le  vovait  et  le  savait,  Tavait  montri^ 
et  indique,  il  (juitta  ce  monJe  unc  heure  avant  Dorotlice'-.  II  lo  quitta  et  allu 
vers  son  maltre,  tandis  que  Ics  gouttes  de  sa  sueur  coulaient  encore  i\  cause 
de  ses  elTorts  et  de  son  eontinuel  combat.  //  conibattit  le  hon  comhat  (iywv); 
»7  termina  sa  course  avec  justice,  il  conseroa  bien  sa  foi  et  il  requt  la  couronne  ile 
sa  victoire^.  Cest  la  mer  des  sagesses  et  roc6an  de  toutes  les  sciences,  qui  a 
6leve  ressence  de  la  nature  (divine)  au-dessus  dessoufTranccs  ot  des  atteintos. 


10 


1.  Cf.  P.  ().,  IX,  685   —  2.  Cf.  n.  (>..  IX,  583.  —  3.  Cf.  II  Tim.,  iv,  7. 


[205]  2.  —  HYMNE  DE  SLIBA.  315 


<']^.>Ck  ^0^.3^0  vaa^fOA  I       l^    m  1A  v;^  ^eLx   I^mi 

♦)(    n    °>    )lio   f>\   K    •>  <r »0  .);(    >\    ■  -^l   A    .    X  ^   1^^^ 

.).JL^I^  vjDn\oq;  otlo^t^;  .) .UJ  v^-^/   y-.^^a^ 

♦) i^^   ).^   o^   ^  .) :>^   )j^^/    i-,    ^   .   ff> 

.)-i-ao    )Xau;  ^^  i^O^/,  .) ^ji   ^CL—s/   o/   ^  «   ^  ^ 

•♦■)                 -^^>\     vOj/     K^jio  .)-^-Ui-^    )-^>X^    K-iiJA/o 

.y     «  1  .".  J  ^OW<L^l    ).^L30  .^JLaO^    ^^>    )-^    ^„.b.30^ 

.'.y  -  ^  ^  .r  )i:^t\  Kjlsj  .^  y  ^  *\  K-^/,  ).-^f 

)£s Lm-3  jL^  y  «  ■^a^  .)iol/    ^ _X.£D  ^«  ■>»  ^ 

*:')£s -^i— =^!    Ir-^  '^o  >  t;  .)l^i)-^   w.oi^   ^jk   y^»^^ 


*  G  fol.  2-2. 


Bienheureux  es-tu,  o  saint  pere,  qui  as  vaincu  dans  la  dispute  toute  cette 
foule  mauvaise  des  partisans  du  magicien  Cyrillc.  Bienheureux  es-tu,  6  grand 
parmi  les  atliletes  (iGV/iT-fl?)  et  illustre  parmi  les  lutteurs  (aYojvtuT-/)'?) ,  qui  as 
comhattu  avec  les  archontes  (?),  (avec)  Cyrille  et  ses  maudits  compagnons. 

5   Bienheureux  es-tu,  colonne  de  lumiere ;  comme  de  Tor  *  pur  et  eprouve,  tu  as  *  cfoi.  22. 
scrute  et  examine  la  verite,  et  tu  as  vaincu  le  furieux  CijriUe.  Bienheureux 
es-tu,  notre  illustre  pere,  qui  as  supporte,  k  Texemple  de  l'ap6tre  Paul,  les 
persecutions  et  Topprobre,   de  la    part   de    ce   peuplc  rebelle.  Bienheureux 
es-tu,  6  notre  glorieux  pere,  qui  as  fait  sortir  les  eaux  de  la  terre  aride  et 

ii^  qui  as  desaltere  un  peuple  barbare  et  delivre  les  captifs.  Bienheureux  es-tu! 
Que  tes  perfections  doivent  etre  grandes  et  que  tes  belles  actions  doivent 
etre  etonnantes,  pour  que  tu  aies  (pu)  rachcter  les  depouilles  de  tes  voisins 
aTaide  de  leau  dont  tu  as  abreuve  les  pillards.  Bienheureux  le  thaumaturge! 
bienheureux  le  revelateur   des  choses  cachees !    Bienheureux  seras-tu  a  la 

lo  venue  de  Jesus,  seigneur  des  creatures!  Bienheureux  seras-tu  en  ce  dernier 
jour,  lorsque  le  Seigneur  Jesus  se  manifestera  et  te  placera  une  belle  cou- 


'  A  roi. 
5(>  r. 


316                                    111.  -  IIISTOIRK  DE  NKSTOUIUS.                                  [200] 

.) ^V-^  ^&a-iu;  s^U  \-Jo  .\-^i^l  )-v>a-^  oou»  y  «^  ^ 

♦  |_-^   laaXio  yk  l;aioo  •)— ^j^  jLAjj   ^jk  ^poo 

.^.—1^1.36;   .  ^.,  •>%;  ^-<^jJ  .) :»oi   )ia_A  )oo(l  ^la^< 

y     '  -  )  '■^  ^»   )  1 V .1 »     vooou;  .^^.   S  n  v^       ^!'!   ^'>'^o 

<>^ULa2k.^  )-:>a-«,y-\   )oKjlj  .^^).^  t^it   ^^  ^20  jojo 


1.  loowj  A.  —  j.  ()n  liouvo,  llgiies  3,  4,  .">,  qualro  vers  ile  liuit  syllabes. 


ronne  et  te  fera  li^riter  le  royaume  du  ciel!  I^a  priere  sera  un  mur  elev^,  pour 
♦  A  foi.  tous  ceux  qui  fetent  ta  memoire  et  pour  lous  ceux  qui  raarchent  *  sur  tes 
traces.  Que  tes  defenseurs  (cuv/iyosia)  trouvent  misericorde  et  que  le  mallieu- 
reux  plus  que  tous  qui  a  compose  ton  poeme  soit  juge  digne  dc  pitie,  grAce  a 
tes  prieres! 


III 
CONJURATION  DE  NESTORIUS  CONTRE  LES  MIGRAINES 


INTRODUCTION 

Les  homnics,  a  toute  epoque,  se  sont  preoccup6s  de  trouvcr  des  formules 
pour  se  preserver  de  divers  maux,  pour  nuirc  t\  leurs  eunemis  et  pour  se 
procurer  des  bions.  Cest  robjct  de  la  magic  proscrite  par  les  eveques  et 
poursuivie  par  cux  chez  beaucoup  d'heretiques,  surtout  chez  ceux  qu'ils 
nommaient  Maiiichcens.  II  faut  distinguer  cependant  les  formules  nuisibles 
k  autrui  des  simples  prieres  destinees  a  ecarter  le  mal.  Les  premieres,  comme 
celles  de  Beyrout  qui  permettaient  «  de  commettre  n'importe  quelle  action 
criminelle  '  »,  ont  disparu  de  rOrient  chretien  mais  sont  peut-etre  cncore  en 
usage  chez  les  Musulmaus'-.  Les  secondes,  fort  inoffensives,  analogues  par 
eiidroit  k  des  prieres  de  rituels,  existent  encore  dans  d'assez  nombreux  manus- 
crits  syriaques  nestoriens '  et  ne  mettent  en  cause  que  la  credulite  de  leurs 
d^tenteurs.  Tel  est  le  petit  manuscrit  syriaque  n"  347  de  Paris  (8  cm.  sur  6) '' 
qui  renferme  surtout  des  pricres  :  le  Pater,  le  commencement  de  TEvangile 
de  saint  Jean,  avec  les  conjurations  (^mv-)  ou  prieres  des  Peres,  de  saint 
Georges,  de  saint  Paul,  de  Mar  'Abdiso',  de  tous  les  martyrs,  de  Mar  Saliba, 
du  prophete  Daniel.  On  y  trouve  cependant  aussi  quelques  talismans  (ijnmvt) 
formes  de  lettres  ou  de  mots  qui  n'ont  pas  de  sens  ^  Au  point  de  vue 
graphique,  ony  trouve  quelquefois  le  F  retourne  cn  usage  dans  le  syro-pales- 
tinien  et  quelques  lettres  mandeennes.  Nous  en  detachons  (fol.  56^  a  59)  la 
conjuration  (formule),  au  nom  de  Nestorius,  «  pour  guerir  les  migraines  d, 
comme  complement  aux  prodiges  qui  lui  sont  pretes  ci-dessus. 

1.  P.  0.,  I,  58,  02.  —  i.  Cf.  Carra  de  Vaux,  Talismans  cl  conjuralions  aral/es,  dans  Journal  asia- 
lique.  X»  serie,  t.  IX  (1907),  p.  529-537.  —  3.  M.  H.  GoUancz  a  analyse  deux  de  ces  manuscrils 
A  selcction  of  Cliarms  froni  syriac  Manuscripfs,  dans  Actes  du  XI'  congris  intcrnational  (1897)  des 
orienfalislcs,  (lualrlrnie  seclion,  Parls,  1898,  p.  77-97;  II  les  a  6dit6s  depuis  :  Tke  Book  of  Proteclion. 
Un  autre  manuscrit,  ecrit  en  1792,  cst  analyse,  partiellement  traduit  et  commonti*  par  M.  F.  Maclor, 
Formules  magiques  de  VOrient  Clireticn,  dans  Revue  de  Ihistoire  des  religions,  t.  LVIII  (1908), 
p.  9-33.  Deux  autres,  des  ann^es  1779  et  1800,  sont  conserves  a  Berlin  sous  les  n"  107  et  345.  Tous 
sont  d'orlglne  nestorlenne.  —  4.  69  feuillets,  ecrit  par  Gago  (*>^%j),  du  village  ArlOn  inf(5rieure  (l^*t^  ^ 
|liv.Cwl.  ^at»!),  en  l'unnt'e  2045  des  Grecs  (1734).  —  5.  Volr  les  carriis  maglques  de  la  Recne  des  Eludes 
Grecques,  t.  XX  (1907),  p.  364.  Voir  aussi  les  ^tudes  de  II.  Pognon,  Inscripfions  mandaites  des  coupes 
de  Khouabir,  Paris,  1898,  et  James  A.  Montgomery,  Aramaic  incantation  Texts  from  \ippur,  Phila- 
delphie,  1913. 


fol. 


♦  fol.  58. 


jAocbo/o  ))^JL..j>  ).^'io  )K-«at^.  '"^k^oo  )otSs  ^  ).^«^  «^'jo  iia-.»  )iV>^ 
>  vy^  [xi  ""^^i  )  *^  "  ■;  ^^/  ""^Oo  ')lnnV>oft>o  )K  ."\.o  )a.i«  )£^^«o 
)jV^/  .y^o(  );cL>  '  ^-'^^«^!  ^^^^  ^  y.>o(ciN««  ^oo  y^oin V « *>  ^  ^^  v0«M>\ 

'^f^M    0(t_J-3L-30    )   %n.  >0;    OlV.^O-w^    vOOtA    Ijt-flo/     .)_3oV-3;    )K  1T,  Vf>   ^OOi^ 

^  voa^/     ^'>jJ\^    '^^A^At  vOJot^  yoo^  ^-if^/  .vCLae^>A;   oiN^pk^  :),a\>o 

>..a\       y^^..^^      jlo     ''IK^JS,.)      U^i      UkJ^      )JhOd/     •     )oC^      Kju>,JO      y»_,^      ^X^yJi 

l-^X-^o   )-*^t-^    ) »    '^  l;    )lcL^«-3    ^.i^oi    |;cL.  ^^i>^^;    o«  *»  ^    yi.->\o(lf 

1.  |i.^^:=s%,  Uii.».»o  Ms.  La  conjuration  pr6c6dente,  fol.  53-56,  est  «  contre  le  mauvais  cpil  ».  — 
2  l^oaXaaa.0  Ms.  —  3.  ^  Ms.  —  4.  ►'O»  Ms.  —  5.  ^o  Ms.  —  6.  u^  Ms.  —  7.  "»«*f  Ms.  —  8.  Of. 
Gollancz,  Acles  du  onziime  congres,  loc.  cil.,  p.  79.  Le  nis.  oniet  lov^-  —  y.  Le  ms.  porte  : 
^0)^O   l^^.^i  V~o^^  ^<u«o. 


Autre  {conjiiration)  dic  mal  de  tete  et  des  yeux  et  du  front. 

Par  la  pricre  et  par  rintercession  de  Mar  Nestorius,  saint  pretre,  qui 
demeurait  parmi  les  iles  de  la  mer '  et  qui  pria  et  implora  Dieu  pour  la 
migraine,  et  les  esprits  mauvais  ct  noirs  et  pour  le  mal  de  tcte,  et  les 
migraines  et  les  rougeurs,  et  pour  tout  genre  de  plaies  sur  la  tete,  comme  5 
des  yeux  et  des  sourcils  et  des  tempes  et  des  dents  de  celui  qui  porte  ces 
lettres;  je  les  lie  par  le  ohar  des  cherubins;  je  les  lie  par  le  bAton  de  Moyse 
et  par  la  harpe  du  roi  David  et  par  ranneau  de  Salumon;  je  les  lie  par  ceux 
qui  crient  nuit  ot  jour  :  Suint,  saint,  .saint  cst  I>ieu'\  je  te  lie,  esprit  de  h\ 
migraine,  et  il  iie  test  pas  possible  de  t'attaqucr  ii  h\  ttHe  de  cehii  qui  porle   la] 

1.  La  letlre  a  Cosme  porte  quo  Nestorius  a  6t6  exil6  «  ilans  une  ile  (Jui  esl  proclie  du  fleuve  le  Nil  », 
siipra,  p.  280.  Elle  a  sans  doule  iiinuenoij  le  present  tScrit.  CVst  encoi-e  la  suerisoii  de  riivouKlo  Loon- 
lius,  raconlec  daiis  la  lctlre  a  Cosnio,  siipra.  p.  •J81-:i,  qui  aura  doiuio  lidoe  d'iinploi'or  Neslorius  puUV^ 
les  niaux  d  yeux  et,  on  g^n^ral,  pour  lous  les  iiiaux  do  tiMo.  —  'i.  i:f.  .\poo.,  iv,  8. 


[209]  3.  —  CONJURATION  CONTRR  LES  MIGRAINES.  319 


»o 


.   -  ^l    -vt-^;    ^oicLjL.f_o     voot..^s~3;o    ) ..,«..i[  >o;    ou^/     V>  «V  y>  t^Iv-^ 
>&aju«  ypo;   )*><■•>..  f.A.3  yoou^  \-j'y..£ol      )ji.«a.o;   )_..oio   )v-3o  )-3/   yixjus 
^   )jL»;o   )K.i^;    )^^    •JK-.iLa   ^..oC^;    )^   ,^a^S^o   voC^o    ypo   ).«^a.«L^ 

^^V^/;  ))jL^iOS  :   ^|cL^  ^^■'^^^  ^   l-^po  .).Ji;o^;   ).i>*oio  )^o  \^l  )o-^-^ 
«■-•^  <v ./«  wtjL^»  fn\i  ^...f.:^  ^o/o  .u>.so(^).3  ).jLO«a3   'vaSl^   K^    :w>jl2ll^  oi^ 
K-ab^  )j/   .).JL^t-°  °l'^  r^  u>JLJL>>o  :K-.'^  )->V^^e^  u^.q.3  .wbJL^i;   o(JL^'pov^o 


1.  ^oov^vs  Ms.  —  2.  Le  nianuscril  porte  ensuite,  au  fol.  58',  douze  cercles  concentriques,  plus  ou 
moins  dislanls,  avec  des  couleurs  rougo  et  jaune  et,  au  cenlre,  deux  mots  en  croix  :  le  niol  WH  ecrll 
liorizonlalenient,  et  un  mot  qui  senible  Ui^l,  6cril  verticalement.  —  3.  Le  texte  suivant  figure  au  fol. 
59'',  6cril  sur  des  cerclcs  concentriques,  comme  les  texles  des  coupes  de  Khouabir  6diles  par  M.  Po- 
Snon.  L'inscriplion  part  du  centre  et  tourne  en  sens  inverse  du  mouvement  des  aiguilles  d'une  montre. 
_  'ija^  >».^  Ms.  —  5.  ^;->a=  Ms.  —  C.  Om.  Ms. 


ces  mots',   par  les  prieres   des   saints  prophetes  et  des  apotres  et  de  ma 

dame  Marie,  mere  du  Glirist,  et  de  tous  les  saints  de  Notre-Seigneur.  Amen. 
Au  nom  du  Pere,  du  Fils  et  du  Saint-Esprit,  je  les  lie  par  (Nestorius) 

Tami  de   Nolre-Seigneur    Jesus-Christ   —    Notre   Seigneur,   notre    Dieu   et 
5  notre    roi    seigneur    de   toutes   les    creatures,  seigneur   des    morts    et   des 

vivants  —  loin  des  artifioes  astucieux  et  des  pensees  mauvaises,  en  faveur 

de  celui  qui  porte  ces  lettres. 

Au  nom  du  Pere,  du  Fils  et  du  Saint-Esprit.  Seigneur,  que  mes  oppresseurs 

sont  nombreux !  Nomhreux  sont  ceux   qui    disent  d  mon   dme  :   Tu  nas  pas  de 
10   secours  chez  ton  Dieu.  Mais  toi,  Sei(/)ieur.   tu  es  mon  soutien  et  ma   gloire,   et 

tii   releves  ma   tete.  De  ma  voi.r.  j'ai  rrie  au  Seigneur,   et  il  m'a  exauce  de  sa 

1.  L'eglise  jacobite  a  connu  aussi  des  incanlations  analogues,  mais  elle  les  a  sans  doute  proscrites 
plus  s6verement  que  n'a  pu  le  faire  Teglise  nestorienne.  Jacques  d'Edesse  (vii*  siecle)  condamne  les 
prfitres  «  qui  disenl  des  incantations,  attachent  des  liens,  font  des  amulettes  et  ecrivent  des  formules 
(magiques)  pour  les  innammations  et  les  maux  de  t6te  ».  D'apres  Jacques,  ces  prStres  ne  peuvent  pas 
6tre  «  compt(^s  parmi  les  chr6tiens  »,  cf.  Les  canons  et  les  rfsolnlions  canoniqnes  de  Rabboala,  Jean 
de  Tella,  etc.  traduits  par  F.  Nau,  Paris,  1906,  p.  53.  On  trouve  condamn^es  en  cet  endroit,  p.  53-60, 
beaucoup  de  ces  superstitions,  au  sujet  des  sorts,  des  amuleltcs  et  des  presages,  pour  chasser  la  grele 
el  les  criquels  aussi  bien  que  les  maladies  des  gens  et  du  b^tail;  ceux  qui  recourent  aux"envoutement3 
doivent  6tre  punis  comme  les  homicides,  ibid.,  p.  55-56;  certains  recouraient  aussi  aux  menaces 
d'anathemes  pour  se  procurer  des  biens  mat^riels,  ibid.,  p.  57-59.  Cest  sans  doule  en  ce  sens  qu'il  faut 
enlendre  le  te.xte  suivant  cite  dans  Oriens  CJirisl.,  Leipzig,  t.  Vin,  p.  256-7  :  .Sancti  Apostoli  dixe- 
runt  ul  svperior  populum  educet  cruce,  non  anathemale,  neve  vincial...  si  aulem  ipse  analliematizat 
et  rincit  in  re  injusta,  qnaerens  ut  animam  cxplcat  cl  cx  cupidilale  humiliandi  el  subjiciendi  {homi- 
nes).  sit  ipse  ligatus... 

PATR.  On.  —  T.  XIII.  —  F.  2.  21 


fol. 


320  111.  -  IIISTOIRE  DK  NESTORIUS.  [210] 

"*|,^OLb^J    )ts^^^^     '^-..^Oi-.    J-JlX^    )_Jl|/    wJLs    yOOuS^   .'l»-.b>U/o    'K-aioio 

>  .«\^  oi^  1.^01^  l;opo  )■*«■•>  isLi-M  )j3l^^  V-^)fro  .^-^J^oi  )«cL.  ^«^  <h^ 

.'*>  *.^/   .^rSo<  )icL. 

1.  ^SM»  M».  —  2.  Ps.  III,  !-.">.  II  manque  trois  mots  au  verset  1.  —  3.  Om.  Ms.  —  4.   l>a^o»»  Ms.  — 
5.  On  Irouve  ensuile  «  le  lien  des  langues  des  rois  et  des  ^mirs  et  des  chefs...  ». 


montagne  sainte.  Jc  nic  suis  couclie  ct  jai  ilonni  ct  je  me  suis  eveiUe  ' .  Et  tous 
les  hommes  mauvais  donneront  des  paroles  pacifiques  k  celui  qui  porte  ces 
lettres.  Le  roi"  impie,  mauvais,  rebelle,  sera  lie  envers  celui  qui  porte  ces 
lettres.  Amcn. 

1.  Ps.  III.  1-.").  —  2.  Ceci  peul  se   rapporler  a  la  suite.  niais  nous  avons  pousse  jusqu'au  nouveau 
titre. 


1 


TABLE  DES  GITATIONS 


(Nuus  roiivoyons  a  la  pagiiialioii  iiiise  entre  crochets.) 


ANCIEN  TESTAMENT 


Genese 

III,  1 11 

—  3 12 

—  17 14 

XXXVIII,  27 19 

Exode 

VII,  10-12 35 

XXIII,  i-2 101 

—  3-7 102 

XXXII 13 

XXXIV,  28-30 16 

Deut^ronome 

I,  17 102 

iRois 

XVI,  7 98 

II  Rois 

XXIV 14 

Matthieu 

I,  20 20 

—  23 62 

II,  1,  18 20 

—  6 21 

—  13 21 

III,  16 19 

—  17 13 

IV,  3 11,  13 


.lob 


1,6,9. 
XVI,  19 


Psaumes 


111,  1-5 

VIII,  5-7 

—    6 

xviii,  5 

XLViii,  13.  21  .    . 

L,   3 

LXVII,    19     ...     . 
LXXII,  3 

ciii,  22-23.   ,  .   . 
cv,  17 


34 
101 


210 
43 
10 

104 
45 
22 
32 

107 

9 

45 


cxiii,  3 63 

cxxxviii,  21-22 107 

28 22 


NOUVEAU  TESTAMENT 

IV  4 14,  22,  38 

—  6 22,  23 

—  7 24,  26,  38 

—  8 34 

—  9 25,  36,  40 

—  10 37 

—  19 27 

V,  11-12 136 

VI,  19 39 

VII,  15,  16 103,  111 


Froverbes 
XXIII,  28 175 

Ecclesiastique 

X,  9 30 

XI,  19-20 30 

Isaie 

VII,  14 62 

IX,  6 59,  62 

xLi,  4 42 

Jeremie 

VI,  14 111 

IX,  38 102 

XII,  1-5 30 

Malacliie 
II,  6,  7 46,  102 


IX,  9 40 

XI,  28 46 

XII,  29 13,  17 

—  32 105 

XVI,  18 112 

xviii,  7 104 

—     21 78,  91 

XIX,  21 39 

XX,  25 39 

XXII.  2 77,  90 


322 

xxvn,  53 32 

xxviii,  18 /.2 

—  20 17 

l,uc 

I,  28-33 18 

—  35 (iO 

—  37 G7 

—  42 18 

—  70 18 

II,  9-12 18 

—  14 18 

—  29 19 

vii,  38 40 

XIX,  40 107,  111 

xxiii,  42 40 

Jean 

I,  20 19 

X,  10 104 

—  14 64 

—  17-18 63 

XI,  11 104 

—  48 27 

XIV,  27 109 

XVI,  2 136 

—  33 13,  42,  43 


TAIU.l-:  DKS  CITATIO.NS 

Aclcs 

XX,  29-31 103 

XXV,  10 135 

llom. 

V,  20 45 

VIII,  18,  35 l.i.'i 

X,  10 98 

XI,  33 29 

I  Cor. 

VI,  13 15 

VIII,  8 15 

XI,  19 103 

XIV,  22 26 

XV,  28 153 

II  Cor. 

M,  l'i-15 36 

XII,  9 29 

Gal. 

I,  8-9 137 

IV,  4 68,  112 

VI,  14 26 

Eph. 

IV,  5 114 

—  8 32 


12121 

V,  5 .39 

VI,  12 16 

—  13-16 16 

riiilip. 

11,7 90 

Col. 

I,  16 42 

I  Tiin. 

II,  4 128 

IV,  1 102 

II  Tim. 

m,  1-5 103 

IV,  7 204 

—  8 100 

Hebr. 

V.  2 46 

—  6 114 

XII,  9 29 

I  Jean 

IV,  3 134 

Apoc. 

IV,  8 208 


AUTRES  CITATIONS 


Abraham  de  Seleucie 203 

Alexandre  de  ^Nlabboug 70-71 

Concile  dc  Chalcedoine 108-126 

Saint  Cyrillc 87-90 

Diodore 73-7'i 

Dorolhee  (lellre  a  Marcien) 71-72 

Sainl  Felix 126 

Saint  Cregoire  do  Nazianze 151 


H6notique 129-131 

Jean  d'Egeo 78-79 

Saint  Leon 73-74 

Xestorius  .   .   .   .  75;  77-78;  90-92;  121-124 

Paul  de  Samosate 76-77 

Theodore  de  Mopsueste 75,  76 

Theodorel 80-81 


II 


TABLE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES 


UjaXal  143, 
■^■^l  27,3  46,  71, 
>-ol^/  78„  79, 

)N-^^o   ^>(  38, 

v,oio,(  ee^ 

tjoio/  'J.-.„  963„  117,  131,  13«2  152,,, 
^fc.mii2aio(  127j. 
t^o/  81„  8rv„  863 
.cnftt«(,of  167,^ 
W,o/  97„ 

■  fnaiA^iNo  /   152jj^ 
asa.A»ajo/  138^ 

s.flQ*.aoQ.JOf    151» 

^aso/  rOasis  173^  1055 

afiOA^l^o/  152^^ 
^Q-*.acpof  132.^ 

m.-^fpof  de  Dorylee  no^ 

|_>0)*o/  au/  -£OQ.^o>.ajoo/  152^ 
I-^iaso/  (iLtovfls)  10810 
^Iaoq/  165p 
^mojLjkOof  201j^ 

Ho(  22,, 

■  fn  « '^**o(  146g 
)a-b^io(   145g 

^joijiio/  83g  105,  127„  l',3,^ 

^a^iLo(  Eulherius  de  Thyane 

^wtL^ll  OU  AOJi/  l:%„ 
P'^(   154,., 
Ufr^a^/  154, 
^ajula^/  31,., 
j|a./  41,  146g 
lo./  17,3 
'^»-l.23„3V,.5lOI, 


la,/  17,  31. 
^*-^m(  28,  193g  195g 
pi(X^(*  .joa*^jLft ii(  85,. 

^|;ai.(  13;,  11„  21,  124, 

joo|L|^(  Hierothee  i.t.3„ 

-^'."■^l  20,„  21,^3 
CL-..W/  6B„ 
^o|L;_/  153,,, 
I  ..^-^l  138,  110, 

l-jsy  frere  de  Leontius  i72„ 

^Sv  moine  165^ 

)->:sv  Nestorius,  second  Elie, 

195, 

p^  prophete  28, 

oii^i;^/  USv  165, 
.  fr>am  ];  n  «N\  1.52,, 
sxO:^^*  ^jpoi,  im'.^  70^ 
pi.imiW   92,(1  99,  104,,    108,    113,   n% 
13',,,,    I683    '"2-4    "-^,,.,,   174,,.„   — 

I,iste  des  eveques  mono- 
physites  d'Alexandrie  56 

PUS^   154,, 
^.N  18,  66„ 
^iciio/  86, 

^cu.io/  IMemnon  d'Ephese  192, 

I  <  ..»  n    ""  •^'^^  '  (  97 

P^a^(  82,,,  m^ 

U^i^/  et  ;.a^/  18lg  182,  186,3  '^",1 

V-j^io!  1.1.^0/  11», 

^ ,  > m » ^,  I  .■,>(^/  5^3  60g 

fi^m  .\'i  «.^  (  131. 

,;oa^,jiijVi»4o(  139g 

\x^(  ou  Anatolius,  frere  de 
Timothee  ^Elure,  97  note. 

.co.^,jaj(  eveque  monophysite 
de  Jerusalem  56 


)o^io(*  1 1  *■  o  .  m  «m^mi(  127^ 
|.>mfrmi(    (iLj^)  165g 

(^/viu(  heretiques  144, 

[.^>2o;4>!  . m.v.to^  86, 
|U.|;oj  ;j  t-LSk^/  153, 

]  .inr*\  .1»    ]  .  f>n\  fr\,    [  ■ '^  ^  ^(     8.5 

^aiajo-^^(  Ileresie  des  astro- 
nomes  156-7 

u^l  r,.5g 

^aj;.«.jj.^as,(  152„ 
joa.M-.\as/  78,  138,  15l„ 
"..-;■  .\rta(  78,. 
^a^(  85,^  94„  96„  97,.,,  99,.,  100,, 

•012.3    1036   ll^Ml     "''3   "«8    '"l2    1», 

136,  170,,  191.  192,2 

^o^/  de  Constantinople  82„ 

I  I « ^  ^.N-..^;   oia/.  89,, 

U*fc.*'^.v.*  uus/  72^ 

vaja.[o)'/  58,,  — yO)i(  177  U.  4. 

IC^e^l  ^i(  vilhlge  207, 

vtdc^jol»;^  ^aaaj^,i/  37^  165. 

aDa.i/  1393  148,3  '^'ii 

|.ljV/  168, 

^JoiuaaV/  205^ 

^oX^ijji/  201„ 

vmaV  /  42, 

ooojtoi/  593  60g  70,5 

.£oa_.l^oi(  61, 

y^  y^H  29„  102, 

l^-u*ioV/  188,, 
I-lJ^V(  154j 
omiojLV/  73, 
oaio.LV/  83,.,„  80, 
aDojojoLi/  85,3_„ 
|j.jj  poj(  59,  62- 
■  f»>  .:)  I  .\nOil    151  , 

p^-(  111,  r,y„  145    147,,  150, 


324 


TABLE  DES  NOMS  PHOrURS  SYRIAQUES. 


121/.J 


iHw-jBahirar^choisi.eproiive 

1653  'Ha  -'**'u 
[x^  V>^  1(2,  loO^  voir  M^ 

/>:'  <^  '-■■ 

^  C^^  'JH., 

^iovi  IS-^  IWij, 
^Qj.-^  N^  '-'•■<, 

empereur  56 


ax.ia^V^  167„ 
\.-^i^  I663  I99„ 
vj-!^^  U«L  145, 
llo^j  *, 

^MOj;j  de  Nisibe  133,, 

^uo^^  108g 


A. 


\^i--^  la,  34, 67. 
a^<^  207  note  4 

I^S"^  '«>8 

o)JL^lp>  jua-ia^J^  150^ 
^fca^Q^ojL  ..xDa^ta^*^  147 

«2. 


i;i;i.. 


|taA£ea«i  Ht>., 

1  d'Alexandrie  '.«■.„  uhi, 


^iaiiia^i  dWlcxandric  '.>H|.| 
);"'"■;    evdque    d'Aloxandrie 
97  note 

1^^  wPO  N.i^l    IV^t  K{>, 
|ti  82. 

jjjii  177  n.  3. 

CQ 


|.^^;^  Germanicic  isi, 

y-o.  9,  lOj  185  22,„2^  32,  40,  45^.3  71^.3 

latj  144,j  152,  170j  aOSg 
.  m « no;  147, 

^o|i.ioi  dc  Marcianopolis7i,  72;, 

202,a  2OT„^,3  204,,, 
t^Vr.lni  OJOI  ^o^m^^.;   114,, 
jooiOf.1  7a,.,„  74.,^ 
14-1  Og  35j  H2„ 


'/;  ^£Da*.^oOf  ^,^ 

I .  m  n\oi  Ht) 

..ca.ioio,  18,.,  21,, 
jx..oio,  -JO^  21,5 
l-a*4>o,  86, 
oa^fo,  72,  93^ 

p.i.i>io,   l(H1, 


rrn  r  r  ^  l'^^    143„ 
,  mni.i.t.l\o  108g 
jou^^o  IWj, 


|.^o,  843 

^a^o:<iiw)  Dorylee  (?)  no,, 
^Qjii-  prophete  los 

la-  WSg  I0O5 

^  les  fils  de  Cham  i95„ 

IC^^w^u  Ix.  19, 

jai-.  les  paiens  26^  4^  u^ 

UV-  66, 


A. 


jDicoQ-^i  .Elure  io8, 

1.^1^30^^  86, 
JDOVt4   '"4 

kfr-t^v(,  i.'vt, 
vcdocd;^  (>1, 


i.oov  palriarche  lo,, 
^.oow  Juif -j^,, 

l-.obv,  -11,.^  li\,.,  „  44, 

i|a.    f.hrysostome   w?,   isa, 


|^;d.  147^ 
..aiol^). 

d'Antiochc  70,  i9i,.„  192, 193, 

19.% 

apotre  134,  i9ig 

Ui^l  Vj  r^-a.  41, 

^o.  Jean  [Baptiste)  iR,.8i92 

||o;j».  ^i-o.  8*1, 

rr^  I .  f\f^^,  ^i  ..n .  155- 
sjoa  v^(>mff>op  ^L...a.  17,^ 

m  i>n^i  -  ^  '^  '^'>"»  yi„nt  9,  41^ 
|ILi  ^0.82^ 
M-i.a.  154g 
I  ^  "^.  '\^-  36^ 
Us«>ol  l-J-i^-i'  15-',, 
l^o.  I54„  155, 
1.1.  i{).ma-  82,^ 
.aa>a.  20.,.  ,.8  21,  283  l-iaj 
^iia.  193 

-"^  ^.  ^  •  28., 
)  .-.nni.i  to4, 

v:.QjL.  205,5  ^i  ^°'''  1—'*^ 

|_w,..ut»  >a.a*.  76,^,.,,  Voir 


^Q^o^  115., 

..aiolNan.t  02„  100,  1381,  ISl^  13S„ 


^ 


l-^oo  154,  170,2 

UOfii^  104,2  106^,3 

MOf.ui^  74,2  7b,.^,„  76,.,  78,3  *«.  *'u 
85„  '.lOj  99,  100„.,2  101,.3.„  lOen,  1082.,.« 
118,  126,  1272.^  128,3  '-'9«  '»'.  '*^  '*'i3 
136„  139, 

^>op  2«v<„ 

>sajoa^.jsaceaV3  20l„ 

Vi.^V>  ia2,_.  l:«\  147,  167, 


r211; 


TABLE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


325 


^oD  pape  71^,„  73,.,.,2  84,,  9o,„  90„  98, 

"6,0-13  "7,3  '27,,  iii,  l:32, 
^op  pOUr  .xo^Qi.  172. 

^ooi.  evangeliste  144. 

1=^  134,„ 
))<ii^  106,2 
'f^  "'3-4 


^'l-«  62„  67,g  70,,, 
^o.^^  140^ 
U^  18„  20„  44„ 
^lo-iSln  NJ->r^  1:3 
y^fie  106,2 
)'...i,  VI  116g 

^w^ojnsopo  183,^.,.  184g 
hCDO^o^  145, 
ti^^oVoio  171, 


[M^  16,.,„  2S3  32,  34,  35„.,,^„  43,  66,, 


^jDoma.io  184,...,, 

^!j.io  ;B„  1U5,   Klt!,.,  127,   129^,  l^K,,, 

^£DaAjo,.iiio  1Z)0^ 

)j-JO'^M  W2„  Wt^.,,, 

)..kJo'po  lj.5 

)^VCLCD   )jjoVio   1.^)4  , 

)l.o-^  42,2 

^VX,  19,„  20,  62,.3  07„  70,  72,,  70., 

^ov^S^    LjX.  jou-po   11.5,  116,  120,  122,  121,, 

'•^X,  '■»3-.^-0-8  '39,2  '«2-,o  "*5s   "'^,„ 
)..*^^io»  ovio/   ya^'yM  2, .»9, 
t— ^io  Lj.'^  ^tio  I22,„ 


^PD  9, 
^Vio  ISIj 

.jDQj^io  heresiarque  143^ 

^ou^tio  43-  1382   l'!^,^ 

^n I .  n^   empereur  71, 


72,    99, 


n'M..o;M   20;3g 
"4-u^8,„70„71,. 
„    77„.„    78, 


'^8  ''^  ■ 
87„ 


89,. 


2-0       ,0       -vo 

005-9-,0  9'3-4-,l  93,-8-14    a^O-lS    ^'=2  ^2 


1-a 


120. 


12^2.3  123,,. 


'o  '26,- 
134, 


4-9-10 
I2,f„ 


111 
'^". 

129. 


2-U 


138,,, 


154,  185,,  201.   202,, 


2093 
jmivi  wN^  40 


^..).3)j  154, 
.  m .  f>>j)j'  147^ 
un^iop  146,2 
OM^))-i   151, 

^JO^JJ       I48g 

^£Da.;^«moj  108. 

^mo^)3oj  147. 

pVoj  15i>. 

jiovj  ^£d:i\.,o  170 

Ua*J  95,  n;l,  130,  132. 

u«x.!o^i   72.2.,3  75,.,  7/3   80.J   Sl^.,^,, 

855-9  8-9  90-,  9',  "63  124,3  ''^Ss  "»2 
)jl.Vo^cdj  155. 

Q.L.va.^^oDj  «  c'est-a-dire  ccux 
qui  disent  deux  natures  » 

127,  135,,  1363  154,j 
,m.!a^wau  76,,  90„  92,  95„  96,  97,  ll:l,., 
"69  "8,  12L.„  125,  1:»,  131,  106,  167„.,2 
'684-7-0-12  1693.,.5  170,3  "',2  "24.5-1, 
''3,-5-0-9-,,  ''^2-7-13  "3„  "9,  I»,3  181, 
136,,  13  Va  1892  '9I9  «92,.3.,„.,3.,,  194, 

'2-10-13  ^^'12 
203,,,  2O82 
vm..;J..mj  95,,  llll^  110,  117,., 

r^n  .\  .  ^]  nr,     147 
vCDC\Ovj)jP    152 


)io|ja  d'Antioche  56  57  84,„ 
>5.QjuvJux>  ^vequedu  pays  d'Ar- 
zoun  177  n.  4 

U3on  1  . ,  .;^Q£0  142, 
^tx^^oojs  .  mn  .  i;3qjo  165- 

)-,...  Va£D  15.1, 

«-11  83,0  342 

864-11  372-3-7-12  38.., 

169g  174.  130,  184,, 

)-i;J-    ,n\/.  ■  ry,    14'2,  , 

)3nnfn  .^l       r^n  l  .  ,vn  .  fy.    1(59 

).^iooo./;    I  .  ft,..\  ^  gj 

Pooi»  )^.£Ji  iuiio  148. 
.jEoiooi  v£o-fc^;j»  82. 


)^  monastere  de  \r^  ^-^  t^ 

86, 
)-Vai  65,.9  14.3, 

-loi.  i49g  150  note 
)-.a>  1.50  note 

^o-  -^ioo  ).-(  „;.io.  )';ioai  177  nOtC  1 

)Joja>.  142^ 

"^jni-ms  18^  GO2.,.  62„  96. 


)^Q^)13)3    IOO2 

pQS  evcque  monophysite  d'E- 

phese  50 
lios  Paul  de  Samosate  4:3,,  76^ 

139,  147,,  IW.L 
)..pQi.a3  et  Pvo:i.a=i  I06,„  168,^,^„j  169,., 


^0)^03  15,  I63  26,  295.,.,„  35,3  36,  39.^, 
^'12  6:^4  '02,0.11  103,  104,  114,„  m^_^ 


pijjjaiSv.  ti^  82„ 
)-oa..Jo(;  f^  K2|„  Cf.  .jG 
^i.^,!.  )vi^  S2. 
^att.jo!(  usov^  I65„  169. 

)j!  .cdo'^9  apotre  n\ 

-a>o'^  Pierre  ISIonge.  I.iste 
des  eveques  monophysites 
ses  contemporains  50 

vmi>.*3   pape  125,1, 

-maj_Q:i.9     de    Constantiiiopie 


111. 1-''^ 


:v2o 

\t  rr  "^^  **^  lllfi 

j^  177  nole  1 

^^,V9  10,  II3  ■Sl,  I0,  li<^ 
^^;  Vm-j-^a  CB,„ 
^oi^ovfl  595.13 

l^va  laSui 

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ioot^lL  177  11 .  ;5  PL  82„ 
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LOGIA  ET  AGRAPHA 
DOMINI  JESU 

APUD  MOSLEMICOS  SCRIPTORES,  ASCETICOS 
PRAESERTIM,  USITATA 

COLLEGIT,  VEHTIT,  NOTIS  l.XSTHUXIT 

MICHAEL  ASIN  et  PALACIOS 

in  Universitate  Matritensi  arabicae  linguae  ordinarius  professor. 

F.\scicui.i;s  pniOR 


PATR.    OR.    —   T.    .\MI.    —   F.   3. 


JULIANO    RIBERA   TARRAGO 

MAGISTRO  AMICISSIMO 
DE  LITTERIS  ARABICO-HISFANIS  PROMOVENDIS  MERITISSIMO 

HOC    OPUSCULUM 

D.     D.     D. 

AUCTOH 


Nihil  obstat. 
K.  GRAFFIN. 


PERMIS  iriMPRlMEH 


Paris,  le  11  juillet  1916. 


11.  ODELIN. 


V.  g. 


Tmis  droils  ri^serviis. 


AD  LECTOREM 


Dum  lihros  arabicos,  praesertim  asccticos,  assiduc,  non  paucis  abhinc 
annis,  ea  mente  perlegerem  ut  stucliis  quibusdam  ad  theologiam  moslemicam 
spectantibus  operam  darem,  quaedam  Domini  Jesu  dicta  et  facta  obiter  in- 
veni,  quae  vel  in  canonicis  evangeliis  omnino  desunt,  vel  aJj  eorum  textu 
quodammodo  diflerunt. 

Opera  autem  praecipua  ex  quibus  ea  vcrba  dominica  cxcerpsi  non  magnae 
antiquitatis  sunt,  quippe  quae  ut  plurimum  ad  saecula  vel  X""  vel  XI'""  a 
Christi  nativitate  tantum  attingunt  ' ,  uti  videri  fas  est  in  tabula  huic  prooemio 
annexa  in  qua  ipsorum  operum  catalogum  texui.  Animadvertendum  tamen 
est  ea  dominica  verba  operibus  e  quibus  sunt  excerpta  antiquiora  esse  :  a  tra- 
ditionistis  enim,  ut  aiunt,  (arabice  rdwis)  transmissa  sunt,  qui  non  raro  usque 
ad  primum  hegirae  saeculum,  hoc  est  ad  septimum  a  Christi  nativitate,  per- 
tingunt. 

Ad  horum  autem  verborum  auth^nitiam  quod  attinet,  pauca  quidem  asse- 
rere  possum  :  mihi  tantum  insinuare  fas  sit  non  magni  esse  ponderis  dubium 
quod  de  fide  talibus  verbis  praestanda  excitat  D'Herbelot  in  sua  Bihliotlieque 
Or ientale, ' Rrticulo  Eiujil^,  asserens  nihil  fere  commune  cura  veritate  evange- 
lica  eos  textus  habere,  quippe  qui  uti  merae  deturpationes  arbitrariae  illius 
veritatis  sunt  censendi.  Non  enim  credo  hunc  dubium  stare  posse,  si  attente 
consideretur  nihil  moslemis  scriptoribus  asceticis  profuisse  suppositam  de- 
turpationem  ingerere  :  exceptis  quidem  paucissimis  verbis  in  quibus  eviden- 

1.  Duo  solum  excipienda  sunt  opera,  scilicet  B  et  MMA,  quorum  auctores  saec.  VIII 
aut  IX  a  Chr.  nat.  vixerunt. 

2.  D'HerbeIot,  Bibliotheque  Orientale,  pag.  294  b  :  «  Les  Mahometans  mettent  dans 
rEvangile  tout  ce  qui  leur  plait,  et  ils  en  citent  des  passages  qui  ne  s'y  trouvent  point. 
Car  il  est  vrai  de  dire  que  tout  ce  que  les  Musulmans  citent  de  TEvangile,  soit  histo- 
rique,  soit  doctrinal,  a  quelque  fondement  dans  le  meme  Evangile  :  mais  ils  lui  donnent 
toujours  quelque  nouveau  tour,  afin  qu'il  ne  paroisse  pas  qu'ils  Tont  emprunte  des 
Chretiens,  et  pour  persuader  aux  ignorants  qu'ils  ont  entre  leurs  mains  les  vrais  ori- 
ginaux » 


336  AD  I.KCTOURM.  [«] 

tissimo  patot  scriptoris  scopus,  ut  ita  dicam,  moslemicus,  ncgationis  scilicot 
Cliristi  lUviiiitalis  (qui  voro  scopus  secundarius  est),  doctriiia,  quae  in  cae- 
teris  omnibus  verbis  Jesu  adscribitur,  pure  evangelica  (quod  ad  spiritum, 
ut  aiunt,  attinet)  proculdubio  est  censenda,  nec  ad  dogmata  sive  christiana 
sive  moslemica,  vel  iniicianda  vel  asseronda  quomodocumque  alleruntur,  sed 
tantum  ut  disciplina  moralis,  ascesis,  concupiscentiae  mortilicalio,  aliaquo 
liujusmodi  topica  ascotismi  moslemici,  .lesu  (]ui  uti  verus  proplieta  colilur 
aurtoritali'  roboronfur.  Ergo  si  nulluni  commodum  nullaquo  apologelica 
ulilitas  in  tali  voritatis  evangelicac  supposita  corruptione  ab  scriptt)ribus 
moslemicis  ingerenda  probari  possunt,  proculdubio  secpiitur  Idf/ici  Domino 
Jesu  ab  ipsis  adscripta  quodammodo  connecti  cum  certa  traditione  christiana, 
apud  ecclosias  oriontales,  ortliodoxas  vel  hetcrodoxas,  vigenti  ante  saeculum 
septimum  a  Clnisti  nativitate.  Hanc  voro  traditionem  non  dico  ab  omni  orroris 
macula  purani  esse,  quinimo  ab  ipsis  traditionistis  deturpatam,  quamvis  nou 
ox  professo,  sed  tantum  propter  indeclinabilom  alterationem  omni  transmis- 
sioni  orali  inhaerentem.  Stylus  ipse  planus  vorborum,  candor  narrationis 
ingenuus,  adjuncta  deniquo  tum  tomporis  tum  loci  quae  in  quibusdam  Jesu 
factis  anachronismum  redolent,  omnia  haec  nobis  significant  transmissionis 
vehicuhmi,  ut  ita  dicam,  non  scriptum  fuisse,  sed  orale,  nec  per  theologos 
primo  tradi,  sed  potius  vulgi  sermonibus  referri'.  Notum  est  insuper  quod 
usque  ad  secundum  heyirae  saeculum  traditiones  mohammedanas  ore  tan- 
tummodo,  non  vero  scriptis,  sorvata  atque  transmissa  fuerint. 

Et  haec,  quamvis  pauca,  suflicere  possunt  credo  ad  evincenda  dubia  quae 
DHerbelot  movebat  adversus  evanffolicam  oriijinem  arabicorum  verborum 
de  quibus  hic  agimus.  Eaque  proindo  utpote  documenta  christiana  cujusdam 
non  spernendae  antiquitatis,  ([uae  per  insperatam  viam,  por  moslemos  nerape, 
ad  nos  usquo  pervenerunt,  accipienda  sunt. 

1.  Nec  desunt  documenta  quibus  evidenter  a  judaeis  christianisque  constat  moslemos 
iu  primordiis  ore  tanluin  biblicas  traditiones  hausisse  antequam  eas  scripto  mandarent. 
En  praecij^ua  quae  inihi  nota  sunt  : 

1'""  ex  Bostdn  al-'Arifin  (ad  marginem  TS  edito  ejusdemquc  auctoris),  pag.  5,  quod 
sic  se  habet  :  «  Narrat  Al-Hasan  al-Basri  quod  'Omar  tilius  al-Kliattab  dixit  Maliomoto  : 
O  Dei  Propheta!  Quidam  liominos  traditioncs  ex  judaeis  atque  christiains  depiomptas 
nobis  narrant.  An  vero  earuiii  quasdam  scripto  inandare  nobis  licebit?  Maliometus 
autem  ita  illum  respexit  ut  inluitu  suo  iram  [qua  excandebatj  in  vultu  prodoret.  Postea 
vero  exclamavit  :  Numquid  eliam  vos  desipientes  eslis  similiter  ac  judaoi  atque  i-liri- 
stianiV  Kcce  ego  ad  vos  veni  in  vcrbis  [ut  sol  caiiJidis,  et  si  Moyses  ailliuc  vivcret,  iion 
posset  quin  sequeretur  me.  » 

2'""  ex  !M),  pag.  70,  cxcorptum  :  "  Quidam  ila  traditiones  iiarrant  siciil  eas  auiliorunt, 
ut  verba  judaeorum  christiaiioruniquo  tiadanl,  suao  tantuin  soiontiao  tliosaurum  dite- 
scere  cupienles.  »  Testimoniuiii  liocco  ad  socundum  /legirae  saec.  «ttingit.  Cfr.  eliam 
(juae  de  liac  re  tradunlur  ibid.  pag.  1 18. 


[7]  AD  LECTOREM.  337 

Nec  rairum  quod  moslemicos  scriptores  evangelicae  doctriuae  testes  sive 
transmissores  dicamus.  Omnes  enim  qui  de  historia  moslemicae  religionis 
sunt  edocli  perfecte  norunt  quam  multum  religio  ista  de  thesauro  christianae 
revelatiouis  acceperit.  Arabes  ipsi  anteislamici,  non  omnes  idololatriam  aut 
atheismum  profitebantur,  sed  vel  judaicis  dogmatibus  erant  imbuti  vel  variis 
haeresibus  christianis,  nestorianismo  praesertim,  fidem  adhibebant.  Hujus 
sectae  influxum  tum  in  arabes  anteislamicos  ad  christiana  dogmata  redu- 
cendos,  tum  in  Mahometum  ipsura  erudiendum  ejusque  Alcoranum  efTorman- 
dum,  et  hoc  cujusdam  nestoriani  monachi,  Sergii  Bahirae  scilicet,  sugge- 
stione  et  doctrina,  nemo  est  qui  nesciat,  praesertim  postquam  cl.  F.  Nau 
in  lucem  edidit  suum  de  hac  re  eruditura  opus  cui  titulus  Vexpansion  nesto- 
rieme  en  Asie'.  Nec  oblivioni  dandum  ea  omnia  quae  vel  a  cl.  Caussin  de 
Perceval,  Wright  et  Sprenger,  jam  multis  abhinc  annis,  vel  nuper  a  cl.  Neusch, 
Becker  et  Goldziher,  sunt  elucidata  circa  influxum  in  Mahometura  ejusque 
doctrinara  inductura  per  propinquos  et  socios  ipsius  pseudo-prophetae  qui 
monophysisraum  coptura  profitebantur,  aut  aliis  haeresibus  judaeo-christianis, 
gnosticismo  scilicet,  nomen  dederant  antequam  Mahometo  se  conjunxissent  ■. 

Hic  autem  influxus  non  tam  in  dograate  quara  in  moribus,  ascesi  prae- 
sertim,  late  patet.  Quaravis  enim  Mahoraetus  sese  proderet  imprimis  uti 
iiiimicissiraus  hostis  totius  christianae  doctrinae  in  eo  quod  haec  attinet  ad 
consilin,  ut  dicunt,  emngelira  iraitanda,  adeo  ut  christianura  raonachatura  taxa- 
tive  interdixerit,  tamen  in  ipsis  jam  mosleraicae  religionis  priraordiis  aliqui, 
et  non  quidera  pauci,  visi  sunt  homines  pii  et  devoti,  qui,  praetermissa  tali 
mahometica  interdictione,  ad  ritualia  religionis  moslemicae  praecepta  quas- 
dam  alias  spirituales  ut  aiunt  exercitationes  jungebant  :  orationibus  nempe 
supererogatoriis,  jejuniis  non  praeceptis,  nocturnae  vigiliae,  eleemosynis  non 
ritualibus,  celibatui  perpetuo,  arduis  longisque  peregrinationibus,  eremi- 
ticae  denique  vitae,  aliisque  quaraplurimis  penitentiae  et  mortificationis  ope- 
ribus  se  devovebant. 

A  secundo  hegirae  saeculo,  vita  haec  eremitica  vel  peregrinabunda,  sin- 
gulis  tantummodo  personis  hucusque  propria,  paulatim  desinit  esse  talis  et 
coenobitica  etiam  devenit.    Sensira  denique  ac  veluti  per  gradus,  raonastica 

1.  Apud  Bibliotheque  de  vitlgarisation  dn  Musee  Guimet,  t.  XL  (Leroux,  Paris, 
1914),  praecipue  pag.  211-237. 

2.  Cfr.  Caussin  de  Perceval,  Essai  sur  1'hist.  des  Arabes  avant  rislaniisine  >  Paris, 
1847);  Wright,  Early  Christianiti/  in  Arabia  iLondon,  1855);  Sprenger,  Life  of  Mo- 
hammed  lAllahabad,  1851);  Neusch,  Muhamineds  Quellen  fiir  seine  Kenntnis  des 
Chrislentums  (apud  Zeitschrift  f.  Missionskunde  und  Religionswissenschaft,  1910. 
heft4);  Becker,  Cliristentum  itnd  Islnm  (Tcdiingen,  1007^;  Goldziher,  Miihammeda- 
nische  Studien  (Halle,  1889;,  II,  2G8;  Goldziher,  Vorlesungen  iiber  den  Isldni  (Heidel- 
berg,  1910),  3,  7,  12,  13,  28. 


338  Al)  LKCTORKM.  [8] 

iiistitutio,  a  iMahomcto  cxccrata,  cvolvilur  apud  moslLMnos,  (uirrcutibus  sac- 
culis,  atquc  ita  pcrlicitur  ut  niliil  in  ca  desit  dc  liis  ([uac  ciiristianum  mo- 
nachatum  constiluunt  :  asceteria  scilicel  sivc  conventus,  hicrarchia  sive 
olliciorum  gradus,  regulac  sive  praelinitac  vivendi  constitutiones,  ordines 
denique  proprie  dictae  surgunt,  et  non  tantum  pro  viris  sed  etiam  pro  ibe- 
minis,  quae  virorum  austeritatcm  ubi^iuc  imilantur'. 

Ouonam  voro  ex  seminc  arbor  haec  mystica  perfcctionis  monasticac  in 
arida  nioslemorum  tcrra  pullularc  atque  succresccre  potuit?  Non  aliud  qui- 
dem  germen  lingi  aut  excogitari  potest  quam  monachatus  ipse  christianus 
qui  et  moslcmis  perlecte  coguitus  et  arabibus  anteislamicis  non  ignotus  di- 
ccndus  est  :  monasteria  etenim  christiana  per  totam  Arabiam,  necnon  per 
Syriam,  Persiam  et  ^Egyptum,  invcnicbantur;  cum  anaclioretis  christianis, 
vitam  eremiticam  degontibus,  arabes  per  dcscrtum  pcregrinantos  sese  non 
raro  miscebant,  ipsorum  dura  mortilicationis  oxempla  mirantes  atque  exhorta- 
tionibus  asceticis  aures  adhibeutes.  Ergo  nihil  mirum  si  posteaquam  apud 
moslemos  monastica  christianorum  instituta  radices  emittere  coepissent, 
statim  ut  ea  monachorum  christianorum  exempla  ab  ipsis  moslemis  imitata 
fucrunt,  niiiil  aliud  hi  totis  conarentur  viribus  quam  antimonasticam  Maho- 
nieti  piiysionomiain,  ut  ita  dicam,  delore,  tum  traditiones  fingendo  iii  quibus 
Mahumeto  tribuebantur  quae  a  Domino  Jesu  facta  sunt  vel  dicta",  tum  etiara 
in  medium  alTerendo  verba  et  exompla,  authcntica  vel  apocrypha,  ejusdem 
Doraini  Jesu,  ea  mente  ut  ex  ipsius  auctoritate  asceticae  innovationes  robur 
acciperent. 

His  positis,   evidenter,  ni   fallor,  evincitur  origo  generatim  christiana' 

verborura  et  exemplorum  quae  a  moslemicis  scriptoribus  alforuntur  utpote 

Domino  Jesu  prolata  vel  facta.  Nunc  vero,  utrum  omnia  et  singuia  depen- 

ant  ex  uno  tantuni  fonte  scripto,  an  ex  multiplici  origine;  num  scilicet  a 

1.  Cfr.  apud  Goklziher,  Vorlesnngen,  caput  cui  tilulus  Asketismiis  iind  Sufismus, 
pag.  130-200;  item  Macdonald,  Development  of  Muslim  theology,  jurisprudence  and 
constitiilionitl  Theory  (New-York,  1903),  pag.  173-184;  necnon  ea  quae  in  synopsim 
reduxi  apud  meum  opus  Abenmasarra  i/  su  escuela  (Madrid,  1914),  pag.  12-16. 

'2.  Non  paucas  hujusmodi  traditiones  pseudo-mahometicasjampridem  etiam  collegi, 
quas,  cum  pcr  otium  mihi  liceat,  iii  lucem  edere,  Deo  adjuvante,  spero.  Interim,  videas 
ca  quae  Goldziher  de  ic  hac  scripsit,  tum  locis  supra  citalis,  tum  in  Revue  d'hist.  des 
relig.  (XVIII,  180),  sub  titulo  In/luences  chretiennes  dans 1'lslam. 

3.  Dixi  genertitim  ul  alias  foiites  non  excluderem,  rahbinicas,  scilicct,  aut  graecas 
prae-christianas,  vel  (>tiani  huddiiicas,  (juae,  etsi  raro,  assignari  possent  iit  origo  rcmota 
verborum  factorumque  quoruindam  Jesu  Domino  a  moslemis  tributorum.  Videaa,  ex. 
c.  quae  de  Diogene  stant  in  hac  nostra  collectione  sub.  n"  81.  Cfr.  Yahuda,  Al-tlidiija 
'ild  Farnid  al-Qulub  des  Hnchja  ibn  Josef  ibn  Paquda  ^iieidcii,  Hrill,  UU2),  pag.  Sl, 
n.  1,  ubi  de  liuddiiica  originc  aliquid  iiisiiuiatur.  Itcm  :  Stracli,  Jesus,  die  llareliker 
und  die  Christen  nuch  des  dltesten  jiidischen  Anguben  (i.eipzig,  1010). 


[9]  AD  LRCTOREM.  339 

quodam  cvangelio  apocrypho  hucusquc  ignoto  fluant,  an  vero  ex  apocryphis 
benc  notis  aut  ex  canonicis  evangeliis,  quamvis  deturpatis,  deriventur,  non 
scmper  mihi  fas  esset  asserere. 

Similiter,  utrum  omnia  et  singuU^  dominica  verba  et  facta,  quac  hic 
collegi,  agrapha  omnino  et  siinpliciter,  an  secundum  quid  tantummodo,  sint 
dicenda,  non  semper  decernere  ac  statuere  potui,  utpote  qui  in  re  tanti 
momenti  exiguissima  eruditiune  praeditus  eram. 

Ilis  ergo  aliisque  simillimis  quaestionibus  praetermissis,  quas  per  stu- 
diosos  biblicarum  rerum  enucleandas  atque  definiendas  esse  non  ambigo,  mihi 
praesertim  interest  compilatoris  simul  et  interpretis  partes  sustinere,  coUi- 
gendo  nempe  arabicos  textus,  eosque  latinitate  donando. 

Quaedam  itaque,  etsi  pauca,  de  ratione  et  ordine  quo  munus  hoc  exple- 
vimus,  dicenda  nunc  esse  oportet. 

Ac  primo  animadvertendum  existimo  nostram  verborum  factorumque  Jesu 
Domini  copiam  numero  longc  superare  omnes  agraphorum  arabicorum  col- 
lectiones  hucusque  in  lucem  editas.  Si  enim  vel  Antilegomena  a  Preuschen 
collecta',  vel  Paralipomena  quae  a  Pick  ■  excerpta  sunt,  vel  ea  quae  nuper 
ex  professo  collegit  Zwemer  ut  opus  cui  titulus  The  Moslem  Christ  redige- 
ret  %  conferas,  incunctanter  advertes  eorum  exiguissimas  copias  impares 
numero  esse  collectioni  huic  nostrae,  quae,  phis  minusve,  ter  centum  logia 
aut  agrapha,   eaque  magna  ex  parte  omuino  inedita  aut  ignota,  continebit. 

Lectorem  deinde  monitum  esse  volo  non  omnium  et  singularum  operum, 
a  quibus  mea  logia  excerpsi,  exspoliationem,  ut  aiunt,  systematicam,  hoc 
est  omnino  exhaurientem,  consulto  me  fecisse  :  illa  enim  tantummodo  do- 
minica  verba  ex  eis  accepi  quae  subito  (>t  improviso  casu,  nec  quaerente  me 


1.  Preuschen,  in  suo  opere  Antilegomena  :  Die  Heste  der  aufserkanonischen  Evange- 
lien  und  urchristlichen  Ueberlieferungen  (Giessen,  1905),  logia  moslemica  non  inclusit. 

2.  Pick,  Paralipomena  :  Reniains  of  Gospels  and  sayings  of  Christ  (Chicago,  1908). 
Ilar  in  collectione  sex  tantum  moslemica  logia  auctor  inclusit,  a  quodam  persico  opere 
deprompta.  Cfr.  pag.  100-103. 

3.  Zwemer,  The  Mosleni  Christ  :  An  essay  on  the  life,  character,  and  teachings 
of  Jesus  Christ,  according  to  Ihe  Koran  and  orthodox  tradition  (Edinburgh  and 
London.  1912).  Moslemica  logia  a  Zwemer  hoc  in  opere  collecta  (pag.  144)  ad  octo 
tantum  vix  attingunt,  eaque  deprompta  praecipue  sunt  ex  opusculo  a  R.  P.  Cheikho 
edito  sub  titulo  Quelques  legendes  islamiques  apocryphes  (apud  «  Melanges  de  la  Fa-' 
culte  orientale  »,  Beyrouth,  1910,  pag.  43).  —  Alii  etiam  arabicis  litteris  devoti  scriptores 
obiter  in  suis  studiis  quaedam  moslemica  Domini  Jesu  logia  notarunt.  Exempli  causa  ; 
DTIerbelot,  Bibl.  orient.,  pag.  230  i;  Goldziher,  op.  cit.;  Yahuda,  op.  cit.;  Carra  de 
Vaux,  Gazali  (Paris,  Alcan,  1902),  pag.  146,  154,  191,  192;  Field,  Christ  in  Moliani- 
niedan  Tradition  (sed  opus  hoc  videre  non  potui).  Cfr.  mea  opera  Algazel :  dogmdtica, 
nioral,  ascetica  (Zaragoza,  1901),  pag.  596,  et  La  mystique  d'Al-Gazzali  (apud  «  Me- 
langes  de  la  Fac.  orient.  »,  BejTouth,  1914),  passim. 


340  AD  I^KCTORKM.  [10] 

noc  quidem  cop;itaiito,  librorum  arabicoruin  loctio  sub  oculis  milii  posuit. 
Uuum  autcm  opus  cxcipias  oporlet,  cujus  urguuuMilum  pcuitus  in  meis  lec- 
tioiiibus  bausi,  illud  uempe  cui  titulus  Iljijii  'uluni  al-diii  scu  Virificatio  scien- 
tiarum  rcligiiniis  imslemicap  ab  Algazcb',  mysticae  tbeologiae  apud  moslemos 
principc,  scriptum,  cujus  quatuor  volumiua  absolutc  oxspoliavi. 

Non  pauci,  postea,  arabici  historiograpiii,  ut  exempli  causa,  Tha'alabi, 
Tabari,  Ibii  al-Atliir  etc,  apud  quos  de  Jesu  vita  quacdain  ropcriuutur  narra- 
tiones,  in  hac  nostra  collectione  desiderantur;  nou  aulein  iinincrito,  sed  e 
consultt),  hosce  testcs  praetermittendos  censui,  utpote  qui  in  plurimis  Alco- 
ranum  sequuntur;  doctrina  vero  alcoranica  quae  <id  Jesum  rcfertur,  perop- 
timc  discussa  fuit,  jam  multis  abhiuc  annis,  cura  studioque  clarissimorum 
virorum,  quorum  opera  variis  edita  linguis  apud  doctos  bene  nota  atque 
divulgata  manent  '. 

Non  omnia,  denique,  et  singula  quae  in  nostra  collectione  invcnies  ad 
Jesum  persoualiter  attineut;  in  quibusdam  enim,  non  quidcm  fre([ucutibus, 
de  Joanne  Baptista,  de  Zacharia  cjus  patre  aut  de  Maria  Virgine  agitur, 
quae  porro  excludere  nolui  propter  liorum  textuum  cum  caeteris  strictam 
connexionem  evangelicam. 

Quod  autem  ad  verborum  factorumque  congeriem  ordinandam  spectat, 
nuUam  rerum  sive  argumentorum  rationem  habni  (sub  singulis  scilioet  ru- 
bricis  sive  titulis  textus  omnes  unius  ejusdemque  materiae  congerendo),  sed 
potius  ea  omnia,  siiie  intermissione  aliqua,  in  seriem  continuatam  et  per 
numeros  distinctos  recensitam  texui,  quae  ex  nno  eodemque  scriptore  de- 
prompsi,  nihil  aliud  curans  quam  rationem  chronoiogicam  servandam  in  auc- 
toribus  ordinandisomnibus,  unotantum  excepto,  Algazele  scilicet,  quem.pro- 
pter  uberrimam  textuum  copiam  ex  ejus //;(/«  a  me  depromptam,  priorem  ante 
omnes  alios  scriptores  collocandum  existimavi,  idcoque  totum  hunc  priorem 
verborum  Domini  Jesu  fasciculum  ipsi  soli  dicavi.  Ad  calcem,  nihilominus, 
alterius  fasciculi  (qui  dominica  verba  ex  caeteris  scriptoribus  continebit), 
verborum  omnium  catalogum  per  materias  digestum  atque  ordino  alphabetico 
instructum  apponere,  Deo  juvante,  conabor,  t|uo  studiosorum  vestigationes 
in  rebus  biblicis  expediam  facilioresque  reddani. 

1.  En  praecipua  hujusmodi  opera  :  Gerock,  Versuch  einer  Darslellung  der  Chris- 
tologie  des  Koran  (Hamburg  und  Gotlia.  1839);  Manneval,  Lrj  Christolo^ie  du  Coran 
(Toulouse,  1867);  Sayous,  Jcsus-Christ  Wapres  Mahomel  ou  les  notions  et  les  doctrines 
musulmanes  sur  le  Christiunisme  (Paris  et  Leipzig,  1880);  Zwenier,  op.  cit.,  alcora- 
nicam  etiam  christologiam  enucleat,  addens  quaedam  t-x  Tha'alabi  opere,  cui  titulus 
Qi§a§  al-anbiyd  aive  Prophetarum  Legendae ,  e.\cerpta,  t|uae  non  Alcoraiium  seil 
IratJitionom  st>i]uuntur.  Primus  autein  (|iii  lioc  Tha'alabi  opus  desoripsit  l.iihbarski 
luil  in  ejus  disserlalione,  Lipsiae,  aiino  1893,  edila  sul)  liliilo  Oe  l'ropheticis,  quae 
dicuntur,  legendis  arabicis  prolegomena. 


[11]  AD  LECTOREM.  341 

En  deaiqiie  normam  sive  agendi  rationem  quam  in  singulis  verbis  in  lucem 
edendis  instituere  censui  :  Primo,  arabicum  textum  typis  mandavi,  etsi  illum 
exccrpserini  e  libris  jam  editis  ' ;  facilius  enim  studiosis  credidi  textus  omnes 
in  unum  voluraen  congestos  inspicere  quam  singulos  in  singulis  libris  per- 
vestigare.  Deinde,  lectiones  varias  ejusdem  textus  adjunxi,  ex  caeteris  scrip- 
toribus,  mibi  notis,  excerptas.  Postea,  arabicum  textum  in  latinum  ea  fide- 
litate  verti  quam  et  mea  exiguissima  quidem  facultas  et  arabicae  linguae 
ingenium  patiebantur.  Denifiue  vero  quasdam  annotationes  addidi  quae  tri- 
pliccm  scopum,  ut  plurimum,  habent  :  1"'  scilicet  ut  verborum  sensus  magis 
magisque  enucleari  possit;  2"'  ut  maxima  verborum  antiquitas,  semper  ac 
mihi  licuit,  demonstraretur  per  traditionistas  aetate  antiquiores  scriptori 
e  cujus  opere  verbum  excerpsi ;  3"'  tandem  ut  verbi  connexionem  proximam 
remotamve  cum  evangeliis  canonicis  aut  apocryphis  discernerem,  aut,  in 
casu,  (Kjmphum  esse  verbum  inferrem. 

Sed  lectorem  monitum  esse  praecor  quod  non  semper  mihi  quidem  lici- 
tum  fuit  secundum  oflicium  ea  cruditione  quam  rei  monientum  cxigebat 
explere  :  si  enim  fontes  mosiemicas  singulorum  Ihyd  verborum  pervestigare 
fere  semper  potui  quia  hujus  operis  Commentarium  in  decem  voluminibus 
existit,  sub  titulo  ///««/'  cujus  auclor  singula  verba  ab  Algazele  in  medium 
allata  interpretatur  eorumque  antiquiores  fontes  evocat,  non  ita  facile  in  cae- 
teris  verbis  explaiiandis  laborare  potui,  tali  adjumento  orbatus;  quapropter 
cum  de  his  verbis  quae  apud  llujd  non  inveniuntur  tractare  debeani  (quod 
quidem  iu  altero  praesertim  fasciculo  eveniet),  vix  aegre  aliquid  de  eorum 
fontibus  antiquioribus  dicere  mihi  licebit. 

Quod  vero  ad  tertium  officium  per  me  explendum  attinet,  plane  confiteor 
tantam  esse  imperitiam,  qua  in  rebus  historico-biblicis  laboro,  ut  vix  pau- 
cissima  eaque  parvi  praetii  et  quidem  argumento  elucidando  imparia  alferre 
potero.  Sed  mihi  sufficiat  materiam  ut  aiunt  primam  aliis  me  doctioribus  in 
re  biblica  offerre,  ipsisque  fortasse  occasionem  praebere  investigationibus 
novis,  quibus  et  agraphorum  problema  clariore  luce  patescat,  et  logiorum  cata- 
logus  augeatur  et  tam  vexata  quaestio  de  oralibus  evangeliorum  fontibus  - 
uberiori  documentorum  copia  ad  veritatis  scopum  paulatim  attingat. 

1.  Ad  calcem  praefationis  hujus,  tabulam  videas  in  qua  conspectum  siglorum 
singula  opera  exprimentium  ordine  alphabetico  instruxi.  Sigla  autem,  aliquando  ex 
arabicis  titulis,  interdum  ex  operum  auctoribus,  non  raro  denique  ex  utrisque  simul, 
scilicet,  ex  titulis  auctoribusque  sunt  efformata.  Numeri  romani  quos,  in  casu,  post 
operis  sigluni  iuvenies,  volumen  indicant;  arabicoruni  autem,  qui  sequuntur,  numero- 
rum  \>r\0T,  paginam,  alter  vero  lineam  significat;  siglum  denique  inf.,  quod  immediate 
annexum  huic  postremo  arabico  numero  inlerdum  videbis,  lectorem  monet  linearum 
numerum  ab  inferiorl  parle  supputandum  esse. 

2.  Clr.  Jacquier,  Histoire  des  livres  du  Nonveau   Testamenl  (Faris,  1906),  II,  29b- 


342  AD  LRCTORKM.  [12] 

Si  tuiiicii  vel  iii  lioc  vana  spc  fuciiin  tloceptus,  alia  proculiluhio  commoda 
cx  liac  ai/niplurntm  arabicoiuiu  coliecliouo  prolluerc  spero  :  priiiiuiu,  ucmpc, 
ut  perfectius  dignosci  possit  imago  quam  de  Domini  Jcsu  vita,  doctrina  atquc 
virtute  luoslemoruiu  ascetici  scriptores  conlinxcruut;  deiiide,  ut  inlluxus 
christianae  ascesis  in  moslemorum  mysticam  luce  mcridiana  clarior  respleu- 
deat. 

Rcstat  dcnique  ut,  priusquaiu  huic  praefationi  liiiem  iiupouam,  liberali- 
bus  doctistjue  amicis  Kibcra,  Alarcou  ct  Massignou  qui  ([uosdam  ex  AS,  BG. 
II,  iMMA,  S,  TA  a  se  excerptos  textus  mihi  generose  donarunt,  pro  tam 
magno  bcncficio  justas  debitasque  gratias  rcferam'. 

Scripsi  Matriti,  ipsis  kalendis  Julii,  aiino  MCMXV. 

Michacl  Asin  et   Palacios. 

310,  .33^1-340,  uhi  liodicrnorum  praecipune  hypolheses  de  fontibus  hisce  orahbus  scrip- 
tisque  in  synopsim  reducuiitur,  et  quomodo  hisce  temporibus  XoYia  xupiaxoi  magno  sint 
apud  biblicarum  renim  scriptores  pretio  demonstratur. 

i.  Necnon  grates  solvere  libet  eis  olim  alumnis  disciplinae  meae,  scilicet  Alarcon 
supradictus  et  G.  Palencia.  qui  vel  in  logiis  omnibus  confcrendis,  vel  iisdem  jam  prdo 
mandatis  corrigendis,  diligenti  non  minus  ac  solerti  cura  mecum  adlaborarunl. 


CONSPECTUS  SIGLORUM 


A  =  ^j,,^H^M  >U!i]  »i5L  ^,UU  ^i,UJl  ^,!^  ^,^ 

Liber  charismaluin  sa pientialium  a  Deo  infusorum  ei  qui  mi/stica  fruilur  intui- 
tione  :  Suhrawardi  auctore. 

Edit.  Cahirae,  anno  1312  hegirae,  ad  marginem  Ih.,  I,  47-IV,  .391.  —  Auctor  vixit 
saeculis  XII-XIII  a  C.hristi  nativitate.  Cfr.  Brockelmann,  (jeschichte  der  arab. 
Lilteratur  (Berlin,  Felber,  1902),  I,  440. 

Liber  statutorum  politicoruni  :  Mdwardi  auctore. 

Edit.  Cahirae,  anno  1298  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  XI  a  Clir.  nat. 
Brockelmann,  I,  HSO. 

Aw  =  s^jii^  J--U  ^^1  .u^jj  Jji  \^\ 

Epistolii  cui  titnlus  «  O  mi  fili  »  ;  Algazele  auctore. 

Kdit.  KA3AIIb,  anno  1905  a  Christi  nativilate.  —  Auctor  vixit  saeculis  XI-XII 

a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  423. 

B  =  li^Wl  .  ^    ,U    -.1  .Ub.li    ,_.IL    ,IJI  _,L^ 
c'        — -■    \         <'■■■■    ^  c'  ■■ 

Liber  rhetorices  dictionisque perspicuae  :  Al-Jdhiz  auctore. 

Edit.  Cahirae,   anno  1313  hegirac  in  duobus  voluminibus.  —  Auctor  vixit  saec. 

Vlll-lXaChr.  nat. 

Brockelmann,  I,  153. 

BB  r=    JhJ}\  J'  .v^   ,^'  ,U1I  i.U.5  i^l,,  J     j.s^  U.  jJUj.  ^UI    ,L   ^U  y^i^ 

Breviarium  sive  summa  doclrinne  de  traditionum  propheticarum  scientia , 
hujusque  praeslantia,  necnon  de  recla  methudo  ad  illas  docendas  discen- 
dasque  :  Ibn  ' Abd  al-Barr  auctore. 

Edit.  Cahirae,  anno  1320  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  XI  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  308. 

Hisloria  Andalusiae  :  Ibn  al-Qutiyya  auctore. 

Impressum,  sed  nondum  in  lucem  edit.,  Matriti,  cura  Regiae  Academiae  Histo- 

riae.  —  Auctor  vixit  saec.  X  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  151. 


344  CONSPKCTHS  Sir.L01U'M.  [14] 

CA  —  [Codex  anonymus,  quia  et  ucopliuliis,  nurrationos  raliiilosas  sivi'  ahndUh  conti- 
nens,  qui  asstM-vatur  in  Fiildiollicca  nialrilcnsi  cui  lilulus  ..  .Iiinla  para  ainpliacioii 
de  estudios  ■•  sub  nuincro  XXVII"]. 

CS  =  ^^j^\  ^.JDl  y}  .Lbi)  ^,j>^-*-'i  ^JiiJ'  -^.  ^^j^\  V 

Oculoriini  rf/ri<:^rr(itio  trislisgiio  roniis  e.rhilaratio  :  Samnrqandi  auctore. 

Edit.  Cahirae,  aiino    1308   liegirae,  ad  niarginem  T.   —  Auctor  vixil  saec.   X  a 

Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  19t). 

F  =  J.V^M  j^U  ^^.'  ,U1I  pkM  i^U 

Srientiariim  clavis  seii  introductio  :  Algazele  auctore. 

Kdit.  Cahirae,  anno  1322  hegirae.  —  Auctor  vixit  saeculis  Xl-Xll  a  Clir.  nat. 

Urockelmann,  I,  425. 

Liber  revelnlionum  apud  Meccam  habitarunt  :  Ibn  al-'Arabi  auctore. 

Rdit.   Cahirae,  anno  1293  hegirae,  in  quatuor  voluminibus.  —  Auctor  vixit  saec. 

Xll-XIII  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  442. 

G  =  J±^\  ,-^U."  .'--'  Ji^''  Ji^>  ^-Jlk'  i™i.<'  ^\^ 

Liber  guo  nihil  amplius  est  opus  veritalis  viam  quacrentibus  :  'Abd  al-Qudir 

al-Jildni  aiictore. 
Editum   t^ahirae,   anna   1322   hegirae,  in  duobus    voluminibus.  —   .\uctor   vixit 

saec.  XII  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  435. 

H  =   -JbU'   ^\  :^'.  >.aj  ,'^.^i<  jc  j^  ,L-..^j'  o^  ^.ur 

Velorum  dislaceratio  in  scientia  mysteriorum  :  ' Abd  al-Ghani  Ndblusi  auctore. 

Ms.  Bibliothecae  Khedivialis  3245.  —  Auctor  vixit  saec.  XVIl-XVIIl  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  II,  346. 

IC  =  ^j  ^  ^h'   ,'U^'  ^/^'  -^"  w.^ 

Gemma  praetiosa  sice  nnio  :  Ibn  'Abd  Rabbihi  auctore. 

Kditum    Cahirae,   anno    1293  hegirae,    in    tribus    voluminibus.   —    Auctor   vixit 

saec.  X  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  154. 

III.  =    lijc"  j^U    _.l  >UblJ  ,  ^J'  >^  .U'  ^i^ 

Liber  vivificationis  scientiarum  religionis  :  Algazele  auctore. 

Rditum   Cahirae,  anno   1312  hegirae,  in   quatuor   voluminibus.  -     .\uctor  vixit 

saec.  Xl-XII  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  1,  422. 

IT.   =      - xJ'      -iuV'    J ^      rJ--"   ^y^  •'-^'    ,'»-'   -  1-^      r-«*"  »■>'—"   ^•l'-'*-"'   ^.^ 

o>  ••  ^     '  L/''        \-'  x>       c'    ■    ^ "  — ■  •     I, 

Pioriim  doctorum   miinus  i/i   e.rplantilionciii  ini/slcriornni  libri  «    Vivificalionis        A 
scientiaruin  religionis  »  :  Sayyid  .Moriadhii  auclorc.  ^m 


[15J  CONSPECTHS  SIGLORUM.  34? 


o 


Rdituni    C:iliira(',    nmui    1311    hegirac.  in    deceni    voluminibus.   —   Auclor  vixit 

sacc.  XVII I  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  1,  ^i22;  II,  288. 

K  =  ^,^J!  ^JJ^  y^-^L  Jly^!'  ^^  J  JUI^^ 

T/iesauriis  operalornm    dc  Iradilionibiis  dutorum   et  favtorum   :   Al-Ilindi  al- 

IJorhiin  rompiiatore. 
Rditum  (".ahirae,  anno  1313  hegirae,  in  octo  voluminibus.  —  Auctor  vixit  saec.  XVI 

a  Chr.  nal. 
Brockelmann,  11,  1.51,  „,3,  385. 

Margaritae  factitiae  de  traiiitionihus  apocryphis  :  Al-SoyiUl  nurtore. 

Editum    Cahirae,  anno    1317   iiegirae,  in    duobus   voluminibus.   —   Auctor   vixit 

saec.  XVI  a  Chr.  nat. 
Brockelmann.  II,  I4635. 

LM  =  ,  ^bll^'   ^ii  ^l'l   i^   ^,-'^''  ^^j    .,L   j.  ^ii^id.^t,  ,.^JI    ^\^        \J 

J^j^\  _,U^i  j^  ^ 

Liber  donorum   virtutumque  subtilium    de   necessitate   omnia    Dei  gratiae   tri- 
buendi  :  Al-Sha' rdni  aiictore. 

Rditum  Cahirae,   anno    1321    hegirac,   in    duobus   voluminibus.   —  Auctor   vixit 

saec.  XVI  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  II,  338. 

M    =    ^,_^'!    iiiljCo    ^^   ^,^^'     ^^^\    .^    iyn^    J.I     ^,js^\    ^^\    IxL^    ^\^ 

Jl^t  ,U^l  ^^^'t^^l! 

Liber  illustrationis  cordium,  qiio  anima  ad  Rjus  qui  mi/steria  pernoscit  pro- 
pinquatur;  sive  Epitome  libri  majoris  ejusdem  liluli,  qui  Algazeli  adscribitur. 

Editum  Cahirae,  anno  1300  hegirae.       Auctor  vixitsaec.  .\I-XII  a  Chr.  nat. 
Brock.,  1,  425. 

MA  =     -.'!>*.'!  -v-U      -;!   ,UbiJ    .^-NjU.!!  ^l^ 

Devotorum  via  recta  :  Algazele  auctore. 

Edilum  Cahirac,  anno  1313  hegirac.  —  Auctor  vixit  saec.  XI-XII  a  Chr.  nat 
Brock.,  I,  423. 

MI  =  J,!_;^<l  J-.U  j\  ^Ul!  ^^-Jt   .  ic  .U!  ^,.^- 

Epitoine  vivificationis  scientiarum  religionis  :  Algazele  auclore. 

Editum  Cahirae,  anno  1317  hegirae,  ad  marginem  N.  —  Auctor  vixit  saec.  XI- 

XII  a  Chr.  nat. 
Silet  Brock. 

MM  =  jJ^\  ^jJJ  ^U>!!j   ,j!Jtj  ^LoJ^'  J    ,U^|!   syU^   ,!^N!t  i^U^    ^l^ 

^ermocinatio  prompta  justorum  et  confabulatio  nocturna   optimorum  de  rebus 
litterariis,  narrationibus  peregrinis,  historiisque  :  Ibn  al-  Arabi  auctore. 


346  CONSFKCTUS  SIGI.OIUIM.  [10] 

Kdiluni  Cahirae,  anno  1305  hegirae,  in  duobus  voluminibus.  —  Auclor  vixil  saec. 

Xll-XIII  a  Chr.  nat. 
Urock.,  I,  447. 

MMA  =  ^'  ^^  ^OU  .Uli  IL^M  ^LT 

Liber  qiii  IradiUonitni  studium  planuni  facil  :  Mdlik  auctore. 

Kditum  lithographice,  Dehli,  anno  1216  (V)  hegirae.  —  Auctor  vi.\it  saec.  Nlli  a 

Chr.  nat. 
Brock.,  I,  <U),  175. 


Lexicon  verboruin  proprietatem  definiens  :  Ihn  Sidah  aiicture. 

Editum  Cahirae,  anno  1321  hegirae,  in  septemdecini  voluminibus.  —  Auctor  vixil 

saec.  XI  a  Clir.  nat. 
Brock.,  1,  309. 

Oblectamentum  studiosorum  :  'Obayd  al-Dharir  auctore. 

Editum  Cahirae,  anno  1317  hegirae.  —  Auctor  vixit,  ad  minus,  post  saec.  XIV  a 

Chr.  nat. 
Brock.,  II,  369, g. 

Q  ^    _CJ'  w.'LL    ji  >U1'  ^—-^'  ^U>*'  J  ^.jii"  oy  w»^ 

Cordium  alimentum   iit  consuetudinein   si^>e  fainiliaritateni  ciim  Deo  amando 
habeatur  :  Abu  Tdlib  al-Makki  auctore. 

Editum    Cahirac,   anno    1310    hegiraf,   in    duobus   voluminibus.  —  Auctor    vixil 

saec.  X  a  Chr.  nat. 
Brock.,  II,  265. 

RA  =  ^'Ul  J  jUJCU  J.I  J.'yu"  LlL, 

Algazelis  epistola  ad  imperatorem  Malikshdh,  de  dogmatibus  moslemicis. 
Editum  Cahirap,  anno  1325  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  Xl-Xll  a  Chr.  nat. 
Silet  Brock. 

RC  =  ,_C;:r^''   wUJ'    ^l   ^Ubl'   ^»^"    ic  J,  i)^viJL'l  l'LJ' 

Al-Qiishayrl  epistola  de  scientia  mysticismi. 

i^ditum  Cahirae,  anno  1318.  —  Auctor  vixit  saec.  X-XI  a  Chr.  nat. 

Brock.,  1,  432:  II.  117. 

RIS  =  LJI  Jj^^  JjL, 

Epistolae  fratrum  puritatis. 

Editum  Hombay,  anno  130G,  in  quatuor  voluminibus.  —  .Vuctoros  vixerunt  saec.  X 

a  Chr.  nat. 
Brock.,  I,  213. 

RR  =  ^^IJI    -^  ^^--'U'   ^.UUk  J  ^^IJ^  j.^^.  ^.L^' 

Hortus  chrysantheinoriim  de  legendis  sanctoruin  :  Al-  Ydfi'i  auctore. 
Rditum  Caliirae,  anno  13l.">  hetfirae.  —  Auctor  vixit  saec.  \1\'  a  Chr.  nat. 
Brock.,  II,  177. 


[17]  CONSPECTUS  SIC.LORUM.  347 

Epistoln  de  amilida  alque  de  amico  sincero  :  Abi'i  IJaijijdn  nl-Tawliidi  nuvlore. 
Rdituiii  Constantinopoli,  anno  1301  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  X  a  Chr.  nat. 
Silet  Brock. 

S    =   J^^P^  f.    J    ^-"^    ^U'    ,[r^ 

Lampas principtim  :  Abu  Balir  al-Tortushi  aiictorc 

Kdilum  Cahirao,  anno  1289.  —  Auctor  vixit  saec.  .\i-XII  a  (^lir.  nal. 

Broik.,  I,  4,")9. 

T  =     c^'^     J^^i^'   >U^'  5/3^  r-^' 

Epiloinc   liliri  nicniorialis  [fiiturac  vilae]  a  Doclure  Cordubensi  scriptum  el  per 

nl-Ska  ' rdni  coinpcndiaUiiii . 
Rdituni  Cahirac,  anno  l,iOs  hcgirae.  —  Auctor  conipendii  sacc.  XVI  vixit,  auctor 

vcro  operis  saec.  XIII  a  Chr.  nat. 
Brock,,  I,  415;  II,  337|„. 

TA  =  j-Sj^^^   -,^     c^^  j^-^^'  ^^-V  v''-^ 

Catechcses  arcanoriim  :  Abii  Said  al-Kliarlaishi  auctore. 

Ms.  Regiac  Bibliothecae  Berolinensis  2819.  —  Auctor  vixit  sacc.  XI  a  Clir.  nat. 

Brock.,  I.  200. 

Auriun    nntivum   liquefaclum,  sice    liber  de   monilione   principum   :   Algazele 

auctore. 
Editam  Cahirae,  anno  1317  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  XI-XII  a  Chr.  nat. 
Brock.,  I,  423. 

TS  =  ^j^wwJJ  ,.,.-U\i,M  A^-  ^ ,Ui 

E.vpergefactio  negligentiiim  :  Samarqandi  aiutore. 

Editum  Cahirae,  anno  1326  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  X  a  Chr.  nat. 

Brock.,  I,  19(). 

TSS  ==     ^l,«J'  _,U;M  j.^  ^  ^^\  Js±]\  ^Li' 

Liber  classium  majorum  [ascetarum  sice  mi/sticoruni]  :  Al-Sha'rdnl  auctore. 
Editum   Cahirae,    anno   1315   hegirac,  in  duobus    voluminibus.   —    Auctor   vixit 

saec.  XVI  a  Chr.  nat. 
Brock.,  II,  338,3. 

Y   =:    Jf^^    ^,U'    -'-^    ^    r:'-^^'    -i^    jLo    J^Wlj    ^^y    ^^ 

Liber  hijacinthorum  gemmaruinque  de  e.vpositione  dogmatuni  doctorum  maxi- 

morum  :  At-Shardni  aiictore. 
Editum  Cahirae,  anno    1321    hegirae,   in  duobus  voluminibus.   —  Auctor   vixit 

saec,  XVI  a  Chr.  nat. 
Brock.,  11.33«.,. 


P.\TK.    OR.   —  T.    XIII.  —  F.  3. 


TABULA  AI^VBICAUUM  LITTERABUM 
VALOBEM  EXHIBENS 


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LOGIA  ET  AGRAPIIA  DOMTNI  JESU 

1.  —   Ih.,  I,  7,   8  inf.  ^Vj^i   S--^3  J^   y-  *-Uj  •ulc  <.\i\   J^  ^^^^  Jlj 

Ir.,   I.  lOG.  19.   —    1.  ^^''Iji.   —  2.   Lectiones  quaedam  in  It.  occurrentes  :  1"   Jl? 

Jt  .Ui-     ^   AUl  xL  ^,.     ^      _^    _^M.  _  2^    .11   ^U.    UU  JU-3"  »iJ   Jx3-  ,  ^= 


Dixit  Jesus  (benedicat  illum  Deus  ct  salutet!)  :  «  Qui  scientia  praeditus 
fuerit  et  foc(M'it  et  doruerit,  liic  vocaliilur   inamius  in  reyno   coeloruni.   » 

Matth.,  V,  19.  —  Deest  nomen  Jesus  in  Ir.,  ut  si  verba  Maliometo  adscribenda  es- 
senl.  En  lectiones  quaedam  aliqualiter  diversae  et  in  It.  occurrentes  :  i"  testimonio 
Thawr  suffulla,  qui  saec.  VIII  vixit  (Cfr.  Wiistenfeld,  Liber  classiuin  virorum  etc, 
class.  V,  biojj'.  16)  :  «  Dixit  Messias,  Jesus  filius  Mariae  (quem  Deus  salutet!) :  Quididi- 
cerit  elc.  »  —  2"  deprompta  ex  al-Termidi  operibus  (saec.  IX)  :  «  Sapiens,  faciens  et 
docens  etc.  «  —  'i'  quae  non  .lesu  sed  Mahonieto  tribuitur  ab  al-Daylami,  quamvis 
nullius  auctoritalis  sit  testis,  utpote  non  antiquus  (saec.  XV  :  «  Qui  didicerit  propter 
Deum  et  fecerit  propter  Deum  i-ecensebitur  ut  magnus  in  regno  coelorum  et  terrae.  » 

2.  —  Ih.,   I,  24,   5.   ^»0    \:^   ^(3   ^^tW   J^\    L,    ^^Ul   kSs,   ^_^   Jls" 

«jll;    ljJl>     _Jj    ?y^\   J~>\    L«j    >—ia>    l,.o      U3   ,y^\    J^\    ^3 

Dixit  .lcsus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quam  multae  sunt  arbores!  sed 
non  omnes  frnctum  ferunt.  Quam  multi  fructus!  sed  non  omnes  boni.  Quam 
nuiltae  seientiar!  sed  non  omnes  utiles.   » 

Cf.  Matth.,  VII,  lG-20,  non  tamen  ad  lilteram,  sed  tantum  ad  sensum.  —  Auclor  It. 
(1,  229,  6)  asserit  verbuiii  hoc  Jesu  tribui  testimonio  Wahab  filii  Munabbih  (saec.  VII). 

3.  —  Ih.,  I,  27,  4  inf.  V^l  ^,^  x^  l.<^\\   \y^~  \  (.>UI   ^l^  ^  JU" 

«Ul      y^y,      j      A>jS\       n^       iJ^J^      >_■.-. Ulo      \y  ^       ♦Aj.^Uii       l^Xssl       \AyC.^      Vj     ^AyJli^S 
JI3     \1=~    -WK^iiJ     jl    .vUa     A£i     IjJ.a1     ljjuL«      V03     J^^     XLi     yjtl     ^    ij     <,S<^\      x-jj      ■y> 


^ 


-'4i=-  ^ 


^i  '^i^  -uu  -M\  g 


It..  I,  2.").'^,  1  inf.  —  1.  Jx.'.  —  2.  Lectiones  aliae  in  It.  occurrentes  :  i"  J2      ^~~-^  JU 
J  ^.x.^  L,!*'     ,.  1..;^-     ,L   wo..^  UU'  ^  J  Lx,.^.    ,U  b!ij'   ijC^^-'    ,V  >iU' 


350  MICIIAEL  ASIX.  [20] 

■■  -^  ^ \  •■■J      C^     w-     ■■      C      (       ^      ■■  w-  *->   J    u' 

.  J!  UJLki  Jl^i  -^  i^Cx-'L.  I^C  ^!  J-Jl^t     .u  b  J'ji3  J^ji^l    ^  J  >U     jUj 

-  ^  V  w-  ■  ■■  w-    •  i  W-     •     • 

Dixil  Jr.sus  ((jiiein  Drus  Siilulol!)  :  «  Mo  sapieuliam  exjionatis  L-oraiii  iiidi- 
1,'noruiii  oculis;  faiii  ciiim  IVaudabilis.  Ncc  vero  dit^nos  arceatis  aii  ca;  illos 
ciiim  rramlaliilis  ctiam.  Mstotc  sicul  benij^nus  mcdicus  (jui  medicameiilum 
ad  morlii  locum  ajijilicat.  (^hii  sajticiitiam  indiii^iio  jiroponit,  is  cslignarus; 
cl  (jiii  diguuin  arcet  ab  oa,  is  est  iujustus.  Sapieutia  quidcm  suiiiii  jiis 
lialict  nccnon  et  suos  ramiliarcs  [qui  ca  siinl  digni]  :  Guicumquc  ergo  juro 
quodam  sil  praeditus,  suiim  jus  Iribue.  » 

Prima  hujus  verbi  pars,  scilicel  usquc  aii  vocabiilum  applicat,  occurrit  etiani  iii  (). 
(apud  1t.,  loc.  cit.)  iisdcm  jilane  terminis  ct  in  RIS.,  IV,  208,  13,  usquo  ad  vocabuhiin 
ctiam.  Ad  secundam  vero  quod  altincl  jtarlcm,  on  k^ctioncs  variae,  ah  auclore  It.  allalae  : 
1''  (juae  auctoritate  Sofy&n  al-Thauri  (saec.  \  llli  fuUitiir,  sic  se  habet  :  «  Dixil  Jesus 
(quem  Deus  salutet!)  :  Sapientia  quidem  suos  hahet  familiares.  Si  ergo  eam  proposueris 
coram  indignis,  peribit;  si  autem  ab  ea  prohibueris  dignos,  peribit  [similiter].  Eslo 
sicut  medicus  qui  medicamentum  ubi  oportuerit  applicat.  »  —  2°  occurrens  in  Uibjat 
al-awliyd  (saec.  XI)  :  «  Dixit  Propheta  Dei  (cui  Deus  benedicat  eumqne  salulet!)  quod 
Jesus  lilius  Muriae  surrexit  in  niedio  Filiorum  Israi'!  et  dixit  :  O  Filii  Isracl!  ne  loqua- 
miiii  de  saiticntia  corain  ignaris;  eam  cnim  IVaudabitis  etc.  »  ut  supra  in  textu.  Cfr. 
RIS.,  IV,  179,  10.  —  Cfr.  n.  '..  —  Itom  /'  ad  Cor.,  i,  C^  et  ii.  1,  2. 

4.  —  Ih.,  I,  43,  4  inf.    jL^i  J  '' y\yr^\   \y^^  V   (>XJ\  ^^   '^   JU" 

Q.  apud  It.,  i,  3'i3,  3  inf.  —  Item  F.,  (i2,  G  inf.  —  1.  Q.  ^^^  wo-^  J.^.  —  2.  Q.  et 
F.  ►».^1.  —  3.  F.  i*.Cs-'L.  —  4.  F.  ,.,.o.  —  5.  Q.  et  F.  p  v^'-  —  Fn  aliac  recensiones  in 
It.  occurrenles  :  1' ^jl-^l  ^lyl  j,  /,^  Ijib  ^  I.J^!'  jav  JU.  —  2^' ^  Jl  ^^Xj  "^ 
^;!^'!   jl^!   J.  *  ^ 


l)ixit  Jcsus  ((jucm  Deus  salutet!)  :  «  No  appondatis  margaritas  ad  por- 
corum  colla;  sapienlia  onim  molior  est  quam  margarita,  et  (jui  illam 
sprcvcrit  pejor  cst  (juam  jiorci.   » 

Malth.,  VII,  0.  —  Cum  idca  necnon  et  imagine  hujiis  evangolici  texlus  meliiis  con- 
senliunt  duae  aliae  recensiones  in  It.  occurrcntes,  tjuain  k'Clio  Iii.  l-ln  eorum  vorsio  : 
1-^  quae  usque  ad  judaeum  coiivcrsum  Ka'b  al-.\khbiir  (saec.  VII)  prolrahenda  di- 
cilur,  sic  se  habel  :  «  Dixit  unus  ex  prophetis  :  Ne  immittatis  margarilas  vestras  in 
rostra  porcorum.  »  2"  ciijus  auctorilas  minoris  est  pondoris,  similiter  ait  :  »  No  proji- 
cialis  margaritas  »  etc.  .Nota  bone  in  his  duabus  reconsioiiibiis  li)(|ui  do  inargaritis  noii 
mittendis,  (iiiiii  iii  loxtu  lii.  do  oisdom  non  appcndendis  ad  colln  lo()ualur.  Xi  fallor, 
non  aliiid  i|uaiii  lapsiis  oalami  iii  voce  IjJj'  exj)licaro  poterit  loxtii-  juimigeiiii  oorrup- 
tionein,  iiaiii  facilo  ]K'rnuilaliir  '_»i.u  in  I jJju ;  hacc  aiilom  vo\,  somol  admissa,  caeloraalia, 
vi  contexliis,  iiuliixit.  Notanduiii  otiam  aliain  rccensionem  addiioi  ab  auclore  It.,  Ioc. 
cit..  iii  (pia  vosligiiuii  (iiioildaiii  iiiv(Mnas  evangelioao  vorilatis,  (pmd  iii  cacteris  decst, 


I 


[21]  LOr.IA  ET  Ar.RAPIIA.  351 

nempc  :  «  Ne  projiciatis  margaritas  ad  ora  caiium.  »  Quod  ad  sensum  attinot  hujus  do- 
minici  verbi,  auclor  1t.  asserit  Jesum  per  inargdrilam  scientiam  myslicam  sivc  interio- 
rem,  per  canes  aut /?o/ro.v  indignos  liomincs  significare  voluisse.  Cfr.  n.  3. 

5.  —  Ih.,  I,  45,  14  inf.    ^lS    '^Jl    .L^U,^LU    ^^AJ\    <-.Lt    '^_^    Jli" 

U^^lJi  j^l  d^^  ^3-:i;    li^J^Lj  ^^   La^LU  j^\  iLls    ^b.   cj_JI  »L»-lfr  i^LUj  ^jjll 

'••^■jJl  ^LI^  L^LLj  J^ 

In.,  III,  274,  17.  — M.,  178,  :5.  — Q.,  i,  141,  13inl'.  —  Ir.,  i,355,  5  inf.  —1.  hi.  .^-^JK 

i  Ljj,^.   —  2.   Ih.    5^^<c^.    Q.    'ij^-^  >'.    —  .1   In.   J.   -  4.    In.    ^"-^y. 


Q. 


CT 


—  5.  Iii.  bii.  —  6.  It.  ■JL^ij^.  —  1 .  Q.  -i'.  —  8.  Ab  hac  voce  ad  fincin  usque  deest  totum 
in  Ih.,  M.  et  Q.  —  0.  En  lectio  alia  ab  auctore  Q.  adducta  (apud  It.)  et  quae  perfectior 
est,  veritatique  evangelicae   propior  in  modo  dicendi  :  sua  jji^    ».\_l;:->  ^^™!'  .Ldi  ^vJj^ 

=UU  l  jJ!  ik  LJ=L.  .vJ:.o  Lv^i  so-JL^  ,.i  >  ^l  Ul  -;^^"  JJb  Xl^j  Jl 
XL^  LjJI  .UL  b    \^  ^  JU  J  .0  L.0J,.   .^^  L, J     -UJi  5^  >  ,^l  Ul  UJ! 

C 

Dixit  Jcsus  (qiiem  Dous  salutcl!)  :  c<  Similes  sunt  improbi  sapientos 
lapidi  quao  super  Iluminis  ostium  illapsa  fuerit  :  aquam  eiiim  ucc  ipsa 
hiliit  ucr  iu  satum  agrum  flucro  siuit.  Similes  etiam  suut  improhi  sapioii- 
tes  latriuao  tubo  cujus  exterior  [facies]  gypsum  [album]  ost,  iuterior  autem 
est  fotore  [pleuaL  Similes  itcm  sunt  sepulcris,  quorum  oxterior  [facios] 
quidam  habitatus  locus  [vidotur],  intus  vero  suut  ossihus  mortuorum 
[phma].  » 

Matlh.,  xxiii,  13,  •Ti.Ck.Matth.,  xi:,  ,33.  —  Prima  liarum  trium  parabolarum,  lapidis 
scilicet,  quamvis  in  Matth.  ad  litteram  non  inveniatur,  ab  eo  tamen  quoad  sensum  prove- 
iiire  videtur,  nam  ibi  dicitur(v.  13)  :  «  Quiaclauditis  regnum  coelorum  anle  liomines  :  vos 
enim  non  intratis,  nec  introeuntes  sinitis  intrare.  »  Confirmatur  similitudo  explicatione 
auctoris  It.  ad  locum,  quae  sic  se  habet  :  [^  'iyiS^\  ^Jfiy^  c-U  !jjji5  LjjJ!  ^UU  oaJj5j 
J,l3u  JJl  J,!  .(_XUo  .>LJ!  \Sji  ^j  !_3J.ii  ^]  «  Sic  etiam  sapienles  hujus  mundi  sedent 
supcr  viam  vitae  futurae,  et  nec  illi  intrant  nec  devotos  homines  incedere  sinunt  Deum 
vcrsus.  »  —  Quod  ad  sccuiulam  attinet  parabolam,  ex  tertia  (quae  ad  litteram  in  Matth. 
iiivenitur)  nasci  diceretur  vi  amplificalionis  imitativae.  —  Addit  auctor  It.  aliam  lcc- 
tionein  verbis  pleniorein  et  quae  stylo  similior  est  evangelico  textui.  Nota  quod  inve- 
niulur  in  Q.  cujus  auclor  antiquior  cst  Algazelo.  En  ejus  versio,  in  qua  novam  para- 
bolam  reperies,  arboris  scilicet  quam  neriu/n  oleander  (graec  Sasvri,  arab.  J^'^  hisp. 
adclfa)  appellant  :  «  Vae  vobis,  improbi  sapientes!  similes  estis  tubo  etc.  Vae  vobis,  im- 
probi  sapientes!  lantummodo  similes  estis  sepulcris  dealbatis,  quorum  exterior  est 
gypsum,  intus  autem  sunt  ossa  mortuoruin.  0  sapientes  hujus  mundi!  tantummodo 
siiniles  estis  arbori  nerio,  cujus  ilos  pulchra  est,  sapor  autem  amarus  vel  lelhale 
venenum.  0  sapientes  hujus  mundi!  siiniies  esLis  lapidi  etc.  »  CIV.  n°*  6,  53  ct  61. 


;{j2  MU;IIA1:L  ASI.N.  [22] 

6.  —  Ih.,  I,  46,  14  inf.  ^UI  J*l  j.  j^C  ^  ^%J\  <A^  ^t  JU 
^IL   ^f^  AJ\  J^\  ^,..  Jj-^„  <-^i  ^^'-^  ~ ijy^  {J^  ^-^  y^-i  ^lr=^^  L?'    l/r~*  o* 

Ii.,  I,  ;!63,  3.  —  I.  li.  ^^f.— .  —  2.  It.  (Jv!^-!'.  —  3.  Ii-.  '^..  —  'i.  I'',ii  lcclio  copiosior  ab 
auclore  Ii.,  loco  cilalo,  allata  :  ^^\f  ,*^'.;  \^-^^  J>^'*''    i'-^""  '^■^  ^/  ^^   ^c™:.^  f^ 

j^^'^  .yj\  JJ.  Xl^  ^U'L'  ^l  C-s  jy^i/  ^  ^^^  t'----'  jA^'  ^'^  J^-"".^  \.^ 

Y    Ja."    Jlji      .f.-     aS)    ^i./   aI.'^   ---^    ,.l'    JU'    w-,    O.C:;,_J     .,_yV^J   J*»-M,     .,;i^b 

wii^   jjlLo    U'   |\.J!   ^-^'    J'-?  j']  ■>tr'l      ;-4-^'    *t-^.  ^  'V.-'-^     J^   J-:^^''  „?*j  ''-'f^'  o'  ^tTr- 

..U1   -'.--^  ^!.    ,\S   ,'►--'   ^l'    A-'-'->'   ^-.:v->'  j,-x",   X-V,   ^^J    jjl.     •"      ,..C 

Apiicl  MM.,  II,  20,i,  10,  Iioc  ctiam  verbum  It.  invenitur,  sed  ad  primain  vocem  v—jLT 
exclusive  interrumpitur,  atldeiido  tanien  soqiiens  fragmentuni  :    .^-   Ufi^    .,'  ■.^St.^^ 

jjL^^^i  Uii  Ji  UJ'.  -       •>      L, 

Dixit  .lcsus  (queiii  Deus  salutel!)  :  «  Ouoinoilo  iiiter  sapientes  [recen- 
sendus]  erit  qui,  pcr  viam  futurae  vitae  inccJens,  grcssus  suos  versus 
vitam  hujus  mundi  dirigit?  Et  quomodo  inter  sapicntes  [recensendus]  crit 
qui  verbum  [Dei,  scilicet]  quaerit,  ut  illud  [aliis]  renuntiet,  non  vero  ut  ilhid 
n-  adimpleat :'  » 

Luc,  IX,  62  ct  xvii,  32;  Matth.,  xxiii,  3,  sed  non  ad  litterani.  —  IIoc  verbum,  ut  auctor 
It.  Ioc.  citato  asserit,  pars  tantum  est  alterius  verbi  dominici  copiosioris  quidem  et  anti- 
quioris,  cujus  mentio  tit  in  libro  cui  litulus  IJiltjal  al-aivliyd  (saec.  XI),  sed  utpote 
transinissum  ab  egregio  theologo  al-Daslowai  qui  medio  saec.  VIII  est  vita  functus 
(Cfr.  Wiistenfeld,  Liber  class.  viror.,  class.  V,  b.  29).  Sic  se  habet  :  «  \'erbum  Jesus 
filii  Mariae  (qucm  Deus  salutet!)  :  Propter  hanc  vitam  operalis,  ijuamvis  res  ad  illam 
necessarias  absque  opere  vestro  det  vobis  Deus.  Non  tamcn  propter  futuram  vitam 
operatis,  quamvis  res  ad  illam  necessarias  nonnisi  vestro  opere  det  vobis  Deus.  Vae 
vobis,  improbi  sapientes!  Merccdem  accepistis,  opus  autem  neglexistis!  cito  futurum  est 
ut  dominus  operis  quaerat  jcx  vobis  rationemj  operis  sui!  Quomodo  inter  sapientes  ire- 
censeiuius  erit  qui,  per  viam  fulurae  vitae  incedens,  gressus  tamen  suos  versus  vitam 
hujus  iiiuiidi  dirigit,  et  amplius  quod  illi  nocet  quam  quod  illi  est  utile  appetit  aut  amaf:' 
VA  quomodo  inler  sajiientes  "recenseiidus]  crit  qui  verbuin  [Dei,  scilicet]  quaerit,  ut  illud 
aliis  renunciet,  non  vero  ut  iilud  rc  adimpleaf?  Super  eapita  vestra  scientiam  [iinponitis] 
ct  sub  pedes  vestros  opus  [collocatisj.  Nec  ergo  homi.nes  liberi  largitate  praedili  nec 
servi  timidi  [dicendi  cstisj.  »  Ut  jam  in  lectionum  nolalione  monui,  apud  MM.  invenitur 
Ikjc  Ii'.  verbum,  sed  ad  primam  voccm  quoinodo  interruptuin,  quamvis  adauctum  so- 
qiienti  appendicc  :  <<  Cito  fuluruin  cst  ul  ex  inundo  hoc  ad  sepulchri  tenebras  et  an- 
gustias  educainini.  »  (hidd  ad  seiismii  altinet  hiijus  verbi,  generali  quadam  et  romola 
pcdlel  analogia  ciiin  paraliolis  evangelieis  servorum  bonorum  et  inaloruin,  quamvis  cum 
niillu  earuin  lilteraliler  ccihaereal.  f  fr.  n""  .">,  8,  .'i,'!  et  61. 

7.  —  Ih.,  I,  47,  7  inf.  cl-i;  iit   '^v^.  j.\  l  ^^UI  ^U  ''^^  ■-'JU-  '  JU 

'  .:.  '■'  .>ci-li  V'i    ^UI  -'ii-i  c.!^-l  Jli 


[23]  Lc^r.IA  ET  ACHAPnA.  353 

Ih.,  IV,  299,  19. —  Ir.,  i,  368,  2  inf. ;  x,  148,  12.  —  AW.,  36,  3  inf.  —  RC,  117,  15  inf. 

—  1.  Ih.  i.^'     ^.1.  AW.  X^.  —  2.  It.    U,  -f^.  -  3.  Ih.  et  RC.     o~-  J-'-  —  '».  RC. 

om.  ^^-  ,.fjl  'j.  —  5.  AW.  addil  jj.  —  6.  It.  et  RC.    ^U.  —  7.  AW.  ^<>,  ,.w».  RC. 
,../■   c^      •■  ^  J  u^ 

addit  ^.-Ul  li*j    .,'.  —  Apud  RC,   118,  5,  sequentia  traduntur  :  J^ji^  ^J^  !il  J^ 

■     c    ^  ^  —  ^  ■• 

Dixit  Deus  (qui  exaltotur!)  Jesu  (quom  Deus  salutet!)  :  «  O  illi  Mariae! 
Te  ip.sum  liortare;  [postquam]  autem  a  te  ipso  hortatus  fueris,  tunc  et  gentes 
hortator.  Ni  voro  sic  fecoris,  erubesce  me.  » 

Hoc  dominicum  factum  quamdam,  ni  fallor,  praesefert  analogiam  in  verbis  cum  illis 
Luc,  IV,  23  «  Medice,  cura  te  ipsum  »  quamvis  contextus  omnino  differat.  —  Quod  ad 
sensum  hujus  verbi  in  mente  Algazelis  attinet,  nullo  modo  est  ambigendum;  ipse  etenim 
in  opusculo  cui  titulus  .sU::^^!^  ksJ'  3  iJ!_.  [Epistola  de  hortationc  inorali  ct  de  fide 
dogmatica]  nuper  edito  ('Cahirae,  1900)  ad  calcem  alterius  ejusdem  libri  cui  nomen 
*JLwJ!  ,  _,U=-Ji.M  [Bilan.v  fidelis),  hoc  factum  dominicum  iterum  tradit  ejusque  sensum 
declarat;  ait  enim  (f.  85)  «  hortatorem  aliorum  qui  seipsum  non  anlea  liortatus  fuerit 
similem  esse  ei  qui  alios  illuniinare  voluerit,  cum  ipse  luminc  non  fuerit  praeditus,  nam 
ullo  unquam  modo  arboris  umbra  rccta  esse  poterit,  si  arbor  ipsa  fuerit  curvata:  et 
hac  de  causa  —  concludit  —  revelatum  fuit  Jesu  etc.  ».  —  Auclor  It,  loc.  cit.  asserit 
hoc  dominicum  factum  traditum  esse  a  duobus  scriptoribus  qui  quidem  usque  ad  Malik 
filium  Dinar  fsaec.  VIII)  illud  rctroagcndum  existimant.  Apud  RC,  118,  5,  hoc  ipsum 
fere  textum  invenitur,  non  aulcm  .lesu,  scd  auctori  anonymo  adscriptum  :  «  Dictum  etiam 
fuit  :  Dum  hominibus  hortandis  homo  sedet,  clamant  eum  duo  angeli  [ipsius  custodes,  his 
verbis)  :  Te  ipsiim  horlare  [monitionej  qua  fratrem  hortaris  tuum.  Ni  vero  sic  feceris, 
Dominum  tuum  (|ui  te  videt  erubesce.  » 

8.   —  Ih.,   I,   48,  15.   J^_   Vj   ^UI    ^[^^    ^s^\    Jl.   ^%J\    <.b   ^    Jli 

^.«.l»   ^_Lju    "^'   j_^<,   ^LLvs    ,:^j^[3  [yl^  ^^iis    ^l^J  ^\  ^  cJ^j  i!_^l  d^  '^ 

il^Vl     ^JiJ    ^    i«U!l     ^y^    J^     ^4.111     <;.i^ 

It.,  I,  374,  10.  —  1.  It.  ^'-J  »ii'. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Similis  est  qui  scientiam  addiscit 
ot  [quod  scit]  nou  facit,  mulieri  quae  secreto  moechatur;  po.stea  vero  ventre 
gravescit,  ejusque  graviditate  [omnibus]  revelata,  ignominia  rubescit.  Sic 
etiam  eum  qui  quod  scit  non  facit,  Deus  (qui  exaltetur!)  in  die  judicii  corani 
omnium  oculis  ignominia  afficiet.  » 

Xullam  hujus  verbi  similitudinem  cum  evangelicis  verbis  invenio.  —  Ad  illius  auc- 
toritatem  quod  attinet,  in  1t.  Ioc.  cit.  asseritur  ipsum  iisdem  plane  terminis  in  Q.  re- 
periri.  —  Cfr.  11.  6. 


9. 


Ih.,   I,   48,   15   inf.    p.1    U   ^b    l_^-    V    ^^C    ^UlVlj    ^l\j^\    j 


2 


i<vm«J^    L*j     1 4^L»ju      Jl^    I  &.« 


.Ur 


It.,  I,  375,  1.  —  1.  Deest  ist,y'!  in  It.  —  2.  En  lectio  aliqualiter  diversa  in  It.  occur- 


rens  :  .W  U^  j,oc.  ^  ^oL  .W  J   U    J^  _.IL     <  ol     ^!  b. 
\  ■    ^  ^  \        \  \        •  \-\       ^       ■■ 


:JJ4  MICIIAKI.  ASI.N.  [2'.] 

Sfri|itiiin   osl    iii    Lcgo    Moysis   o\    iii   Rvangclio   :    «    iNc  qnacratis   scirc 
qnoil  iynoi'atis,  nstjne  (liini  illnd  lotnni  i|U()tl  jani  scitis  faciatis.  » 

Va\  verbum  exij^ua  dignuin  iide,  si  ad  iiMcsitaiitiiuii  Ifsliinoiiionuu  allendas  :  Algazel 
enim,  ul  vidisti,  libris  Moysis  et  Kvangelio  illiid  sinni!  assignal;  aiiclor  vero  It.,  Evan- 
geliolanlnm.  Dcni(]ne.  nt  hic  asserit,  idem  verbuni  invcnilnr  in  //ili/nt  al-(nvUijit,  auc- 
toritalc  MAlik  lilii  DiiiAr  (saec.  VIII)  traditum,  sed  libris  cbristianis  in  gcnere,  non  vero 
Kvangelio,  adscriplum.  l^n  ejus  V(!rba,  aucloris  Ir.  scilicel,  iiarrationcin  Milik  referentis  : 
«  Duin  libris  quaerendis  ardenler  incumberem  ea  menle  ut  in  eis  specularer,  in  quod- 
dam  christiaiioium  inonasterium  infroivi,  ([ui  qiiidcm  christiani  queiudam  niihi  libruni 
monstrarunl  in  quo,  dum  speculatus  fiiisscm,  haec  invcni  ;  »  0  lili  .\dam!  cur  scirc 
«  quaeris  quod  ignoras,  dum  illud  quod  jam  scis  adhuc  non  facisy  »  Alibi  autem  (apud 
aI-Sha'r;\ni,  Latdif  al-minan,  1,  55,  11)  idem  triluiitur  alio  mystico,  cui  nomen  Ibrahim 
lilius  Adham  (saec.  VIII).  Ilic  profecto  asserebat  sc  invenissc  senlentiam  hanc  —  de 
cujus  evangelico  originc  omnino  silet  —  insculptam  super  quenidam  lapidem  in  terra 
jacentem.  Addit  auctor  It.  idem  verbum  etiani  iii  Q.  iuvcuiri. 

10.   —  Ih.,  I,  217,  15   inf.    ^>   '^M-j    <-.b    k\S\    oLL.   ^    jl    ^jj 

JlaJ    ^i    j_y  ^    I-.1    *">LJ1    kS£.      — _£.   "0    Jlis    •^  J^\^   VI    iijllJl    j   <«    ^_   J)   ^ 

IjJl   ZjJ^  i[^l  j:_   Zj^   ^J^\   c_y_   oli   c^  ij\  >   c^   y>  ^ z^yi.   L.   4!lj 

£■    aJ    jLaJ    Ijj    ^[/Jl    C-x-TIj     i^J^^a      J-£-    ^    is*-^^    cJ3-.5l    i^Jjlf"    ^^    ^-*-*    lJ~^. 

c^  pT   lU.-   cU_>l    cX^Z^   U-vi  *^Jli'  CL%^   Js,    y.J    ^  ^a.DI  ^.sU   j.>U1  ^b 

Ua_s 

It.,  v,  Vi,  9  inf.  —  1.  1t.   >L^\  4=-  —  -•  ''■■   'jf-^^'-  —  ;i-  •'■  -■^'j;  J^;-  —  ^-  ''■• 
J='.  —  5.  It.  J,l»j.  —  6.  Deest  in  It. 

Narratur  quod  Jesus  (snper  quem  l)ci  bonedictiones  et  salulatio  descen- 
danl!)  cxivit  ad  pluviam  petendam  a  Deo.  Cuni  autciu  rcjns  disoipuli]  taedio 
aflicercntnr  [iW  nirlius  iu  doscrtum  exiissent,  ul  Imhct  It.],  dixit  cis  .lesus 
(quem  Deus  salutet!)  :  «  Oui  ex  vobis  peccatnm  commiserit,  rovortatur 
[sc.  in  domum  snam].  »  Omncs  crgo  reversi  suiit,  ot  non  romansit  cnm 
60  in  doscrto  uisi  unus  [sc.  lioino,  ul  uildit  It.J.  Dixit  ci  Josns  ^qucui  Dous 
salutet!)  :  «  Au  non  est  tibi  aliquod  peccaluiu?  »  Dixit  [homo]  :  «  Per 
Deum  [jnro]  me  uiliil  aliud  scire  [commisisso]  uisi  (|uod  piope  me  quadam 
die  orautem  mulicr  transivit,  ad  ([uam  liocco  oculo  rospoxi;  scd  postoat|uam 
illa  me  praeterivit,  digitum  monm  in  mcum  oculuni  introdnxi,  [c  loco  suo, 
evnlsi,  illumque  post  mnliercin  cjeci.  »  Dixit  oi  Jesus  ((piem  Donssalntel!)  : 
«  Invoca  oro-o  Deum  [sc.  ad  pliiviam  peteiulam  ut  ogo  ipso  liiao  doprooa- 
tioni  iimrn  dicam.  »  Dixit  f.sc.  narratorj  :  Fecit  ergo  [sr.  Iioiiio  illo:  invoca- 
tionem  suam  [Deo]  el  [ropontol  coelum  nnl>ibus  coopcrtiis  liiit,  iinbcr  doci- 
dil,  oiiiuinm(|uc  sitis  oxtiiicta  fnit. 


4 


[25]  I.OGIA  KT  AC.RAPIIA.  355 

l^lemcnta  praecipua  liujus  ddiviiuici  facti  in  evanoelio  inveniri  non  est  ambigendum. 
1°  Ac  impi'iniis,  spiiitus,  ut  ajunl,  lotius  narrationiscum  illo  Joan.  (ix,  31)  plane  cohaerct 
«  scimus  autem  quia  peccatores  Deus  non  audit  etc.  >>.  Congruit  et  mens  auctoris,  Al- 
gazelis  scilicct,  ut  It.  advertit  sequentibus  verbis  [wy--'  ^  J-^^  i'  ^^  OA-O  Ji 
ajLx^!  w*?--".  '-*'  W^  ^'r-"j]  :  «  Ilic  textus  sibi  vult  quod  immunis  a  peccatis  necessario 
exauditur  a  Deo.  »  —  2»  Ea  Jesu  verba  «  Qui  ex  vobis  peccatum  commiserit  etc.  »  in 
memoriaiii  revocant  illiid  Joaii.  (viii,  7,  9)  quando  Jesus  mulierem  in  adulterio  deprehen- 
sam  diiiiisit,  etsi  contextus  toto  coelo  diffcral.  — 3"  Ilominis  responsio  insinuarc  videtur 
ilhul  Mattlt.  (v,  2S)  :  «  ()ui  vidorit  mulierem  ad  concupiscenduni  clc.  »,  atque  evidcntcr 
samj)ta  est  ejus  conclusio  ox  illo  Matth.  (xviii,  9)  :  «  Et  si  oculus  tuus  scandalizat  te, 
erue  eum  el  projice  abs  te.  »  —  Quod  attinet  ad  anliquitatem  traditionis  hujus  donii- 
nici  facti  intcr  moliamedanos,  nc  verhum  quideiii  in  Ir.  invenies. 

11.  —  Ih.,  I,   222,  13.    ^^\    Jy.;.    jli   YLj    <J^    <^\    J^^    ^    .L^ 

jLj^    j  yj;  "ij  |_5J-V£.    j.  c^»^'  V  »jX'l  Jj>  ^Jisi  j-is  ^lj  ij^^.  ^'y  ^iust— ='3 
jjijs-ji   V  |V»  |_^U  la.Lj'  "^3  ^»jt>  ^\  UaJi   ^LsJ  Vj  j^.i   (3  («-t"^  <,L=>:;'  ^j 

Q.  apud  It.,  V,  fiO,  4.  —  Iii.,  II,  I  13,  18;  iv,  05,  15.  —  1.  It.  >^-J1  iJi.  —  2.  Desunt 
apud  It.  hae  quatuor  ultiniae  voces.  Addit  lamen  lectionem  quae  in  fine  aliqualiter  dilTert 
et   Mahometo  fortasse   assignatur   :   ^j  Lli.)   3    '~~-^  J-*-?"'    ^j;  ■j'-'^    .r*   ^-   'ji-^ij 

Uv^H     '^       .r^     '-^-'-    ^^— '■    ^^)     '-^-^      -'--^     ^i    ^*     --^'    '-^-J-''        ^»^'. 
^..  O  ■'  -^  ^    '  -•  ■  ••  w       . 

Oratio  Jesu  (eui  Deus  benodicat  eumque  salutet!).  Dicebat  :  «  O  Deus! 
Ego  quideia  impotens  factus  sum  ad  devitandum  quod  abhorreo  nec  utilia 
quae  sperabam  possideo  :  res  enim  [hujus  mundi]  in  manu  proximi  mei 
sunt,  et  quasi  qui  opus  rmanuum  suaruml  oppigneratum  habet,  ego  evasi. 
NiiUus  quidem  pauper  egenior  me!  Ne  ergo  permittas,  0  Deus!  ut  inimicus 
mcus  de  malo  meo  gaudeat  nec  ut  amicus  meus  moerore  me  alliciat. 
i\e  [permittas]  quid  adversi  in  rebus  quae  ad  vitani  spiritualem  spectant 
mc  pati,  nec  solicitudinem  de  rebus  hujus  mundi  essc  maximam  mearum 
solicitudinum.  Ne  me  subjicias  sub  potestate  illius  qui  mei  non  miserea- 
tur.  0  \'ivens!  0  Sempiteriie!   » 

Asscrit  auctor  I  r.  hanc  orationein  dominicam  inveniri  in  variis  operibus  quae  de  tra- 
dilioiiibus  tractant,  ex.  gratia  :  in  commentario  Sahik  al-Bokhari  ab  al-Termidi  scripto 
(sacc.  IX);  in  libris  .\bii  Bakr  ibn  Abi  al-DunyA  (saec.  IX);  in  Q.  denique,  ex  quo  opcre 
ab  .Vlgazcle  excerpta  esse  debuit..  Oportet  tamen  animadvertcre,  apud  al- Termirti 
hane  orationeiii  occurrere  aliqualiter  in  finc  diversaiii  et  non  uti  a  Jesii  corte  prola- 
tam ;  ait  enini  supradictus  auctor  illam  tradi  ab  Ibn  'Omar  (saec.  VII),  quodam  ex  .Malio- 
meti  sociis,  qui  quidem  asserebat  «  non  prius  a  suo  discubitu  Prophetam  Mahometum 
unquaiu  levari,  quani   orationein   supradictam  profunderet  ».  Sed,  ut  vides,  non   inde 


rK>  MICIIAFJ,  ASIN.  f2()| 

Sfi|uilnr  ilm  ( >mar  iiegasse  uratiimoni  hanc  .lesii  Irilmi  doljurc.  Caoleri  omiies  auclores 
supra  latidati  nulluin  de  liac  attribulionc  dubium  movendum  oxislimant;  ininio  oratio- 
nein  haiic  uti  a  Jesu  prolatam  tradi  asserunt  a  testibus  iiilo  dij^nis  ncc  quidein  recen- 
tioribus,  piita  Ja'far  lilio  narqan  et  Jarir  iiiio  IJaziin  (-j- saec.  Vlil).  —  Cum  precandi 
ioriuula  discipulis  suis  a  Jesii  pracscripta  aj)ud  Mallli.,  vi,  i)-i;{,  nullo  pacto  liaoc  oratio 
doiniiiiea  cohaerol.  Poterit  lamcn  quamdam  analogiam,  elsi  remotam,  depreliendore  qui 
V(4'siim  l,'!'""  attente  confcrat  cum  duol)us  ultimis  inoisis  quac  sic  incipiunt  :  u  Ne  [per- 
millas]  qiiid  oto.  »  et  «  Ne  me  subjicias  etc.  ».  VX  nola  quod  auctor  It.  ut  hoc  ullimum 
iucisum  patefaeiat,  sic  ail  :  «  Forlassc  hoc  sibi  vuil  :  ne  me  suljjicias  siib  potostato 
an^eli  vindicatoris  (|iii  mei  non  misereatur.  •>  VX  cuiu  lioo  loco  conferas  oporlet  ea  quae 
a  SS.  PP.,  Joanne  Ciirysostomo  pracsortim,  traduntiir  in  o.xplanaliono  illiiis  versiis  «  Sed 
libera  nos  a  malo  »,  et  maliini  lioc  diabolum  esse  asserontibus. 


12.  —  Ih.,  I,  243,  3  inf.  .\.J>j  j.    ^.    ^    '  JLi   ^\   j,^    J^   JU 

i_j^  L  oi  ''|_j)i»;'  <\i\  i_s^3^  ^'^^  ^/^  ^-^jj  ^y-  f^  '^^rf^  jrf-  ly  r^^''  ^*xh 
^jj^ji  iS-^y?'  (/,♦■*        L""^  '-''.^  >^'-*^j  (*'  i^j''*   V  ^  ^j-f'    j  -^  >-'-*r*'j 

ULiil  viLi;    c.iA>b  ■'cl^.^J:  _.IJJ   l£»^>\    ^iij^\   J\    c^\   ^    ^^   \  J%>-i 
^jlU-JI   ^i    pj^aII   -u,    j._.\J^    c-Ci^   v^L^    J\:^  l£»J\    ^   J\    c^\J\  ^3 

It.,  V,  187.  13  inf.  —  1.  ii.     1'j.;.  A"  a,v^,    ^Jt-'!      jI    .,..   ^  li.  —  2.  Addit  Ir.  5^-.  — 
3.  Deest  J,L  in  1t.  —  4.  It.  ^Cv-^.  —  ,^.  It.  -V.-'-^''. 

Dixit  'Ali,  filius  Abu  Talib  :  «  Satiatus  fuit  [semel  taatum]  liortlcaceo 
pane  Joannes  Zacliariae  lilius  (quos  ambos  Deus  salufet!),  proindeque, 
somno  usque  ad  auroram  [propter  satietatem]  deditus,  orationem  vigiliae 
illius  neglexit.  Deus  autem  (qui  exaltetur!)  revelavit  illi  :  «  O  Joannes! 
«  Num  domum  meliorem  tibi  quam  domus  mea,  aut  patrocinium  quoddam 
«  tibi  melius  quam  meum  patrocinium  invenisti?  Per  potentiam  ct  maje- 
«  statem  meam  fjuro  et  obtestor],  o  Joannes!  quod  si  semol  lautum  Para- 
«  disum  vidisses,  jam  adeps  corporis  tui  liquefactus  desiderio  evanuisset 
«  atquo  anima  tua  lialifu  ex  corpore  exiisset;  ac  si  semel  tantum  Gehennam 
«  vidisses,  jam  adeps  corporis  tui  liqueractus  evanuissct  atque  post  lacrymas 
«  pus  efTudisses,  vestemquo  pelliceam  post  cilicium  [sive  saccum)  induisses.  » 

lloc  joanneum  factuiii,  '.\li,  lilio  ,\bu  'rAIib  al(|uo  Prophetae  Mohammedis  genori, 
ulpote  narratori,  apud  iii.,  tribiiitur;  auotor  voro  ir.  a  quodaiii  "Ali,  tilio  .\bu  al-Khair, 
lujus  et  palriani  et  aetatom  prorsus  ignoro,  asserit  esso  prolatuin.  Taiitummodo  nar- 
ratorem  Mohammedi  non  fuisse  coi'Vum  ex  eo  conjici  licet  quod  auclor  Ir.,  post  ipsius 
montioneni,  formulam  adjungit  deprecatoriam  Jw  xl"  i»2k,,  hoe  esl,  «  Deus  miserea- 
tur  illius!  u,  non  aulcin  i^  i.u'  ..^.  sive  «  Deus  propitius  sit  ei!  »;  haec  eniin  posterior 
formula  solis  Mohammedi  co}i;natis  aut  fainiliaribus  jam  vila  functis  adjun^'itur.  —  Vo\ 
.VjJ-^M  quam   por  pus  laliiio  verti,  proprie,  ul   Freyln}^  oain   interprotalur,  sijjnitical   : 


[27]  r.Or.lA   KT  Ar.RAPIIA.  Xil 

«  Tenuis  aqua  in  vulnerc  sanguini  mixta,  anlequani  in  piis  i/i-ip)  concrescit.  "  —  A|)ud 
It.  auteni,  pro  jlsr'!  sive  vesle  pellicea,  -J-^'  sive  ferream  loricam  invenies,  et  meo 
quidem  judicio,  haec  posterior  lectio  melius  quam  prior  congruit  non  tantum  cum  idea 
vcrum  etiam  cum  littera  textus  :  similiter  enim  desinit  ac  J.j--^!,  ut  rliytlimica  exigil 
totius  orationis  compositio.  —  Agraphum  est  lioc  factum,  quamvis  quodammodo  cum 
Mallh.,  111,  4,  locisque  parallelis  cohacreat. 

13.  —  Ih.,  II,  56,  18.   ^    \Sy    j    o^    ^>UI    l^U    ^^    jl    \^3j\ 
j.   -^^\    f^y\   ^\    ^LiJ    ^J^\   j^   Uj-Ujli   'j.>!l    ^^   ;^U    c>Ul    <~U 

~UJL&:>    k_».5T:lwls    ^\^\     "j^S    (j   j»A^^3    tlyLS    (♦jX^l^    (^."-^ 
Q.  apud  1t.,  V,  ,i09,  21.  —  1.  Q.  '3/,  'Ji'  ^<^y  ^„^  ^^/  cJl^J.  —  2.  Q.y^;  J'j 

Narratur  quod  Maria  (quam  Deus  salutet!)  transivit,  dum  .lesum  fquom 
Dcus  salutet!)  quaereret,  prope  textores  quosdam  a  quibus  viara  sciscitavit; 
sed  illi  a  recta  via  eam  aborrare  fecerunt.  Dixit  ergo  [Maria]  :  «  O  Deus ! 
luain  lienedictionom  ab  eorum  negotiis  averte,  eorum  et  familiam  paupercm 
rs.se  facias],  ipsique  ut  aspernabiles  halieantur  iu  onniium  oculis.  »  F>t 
exaudita  est  oratio  ejus. 

Tam  Algazel  quam  auctor  (^.  hunc  faclum  referunt  auctoritate  fulti  cujusdam  Mu- 
jnhid  iilii  Jobair  qui  initio  saec.  Vlli  mortuiis  esse  dicitur  (Vide  Wiistenfeld,  op.  cil., 
clas.  III,  b.  18).  —  Quamvis  facli  hujiis  argumeiilum  ex  Evangelio  infanliae  videatur 
depromptum,  nihil  taiiien  illi  simile  invenire  potui  apud  Fabricium  [Codex  apocryphus 
Novi  Testamenti;  Hamburgi,  1719;  vol.  I,  p  210),  ne  quidem  in  ejus  locis  in  quibus  de 
Maria  Jesum  quaerenle  agitur. 

14.  --  Ih.,   II,  110,   15.    c^i-ll    <~^    ^^    J   ^jl    JU    <L'l    jl    ^j^. 
^l  Lo    _J  A.OI   j  J^^  ^j_J  A.Ol  J  ^j  ^j^jVlj  w'lj-»— '1  ^^Lfcl  JjL*  ^J^-^  ^l  jJ 

2Li  •a.u  dU 

It.,  VI,  177,  l(i.  —  1.  1t.  .^i-z.  oXJ.i.  —  2.  En  lectio  simillima,  in  Ih.,  ii,  110,  6  inf. 
occurrens,  sed  non  Jesu  assignata   :  vJU..^-.r    i   &\^  U^  &\     -^,  j^    .r',  •jJ-"  --^  J^ 

.^i^U  x-bl  >!    l.W  ^^.>^ ,J.^\  -^  ,KJi 

r 


'     .o    ^,y\    JJl    X- 

,  J  liL  U! 

-=  >^  J 

U  ,^i     -:xi.  U  ^\  I^=  >^!  ^j  »iil  ii'J.  >^  _,^     -iJ  ^     -  I- 


Narralur  Deum  (qui  exaltetur!)  revelasse  Jesu  (quem  Deus  salutct!)  : 
«  Si  mihi  scrviisses  ea  devotione  qua  [mihi  serviunt  omnes]  qui  sunt  in 
coelis  i't  in  terra,  non  esset  autem  [in  corde  tuo]  nec  charitas  [qua  proximuin 
amalur]  in  Deo,  nec  odium  |quo  proximum  abhorretur]  in  Dco,  niliil  tibi 
illud  prodessct.  » 

Ut  auctor  Ir.,loc.  cit.,  asserit,  hoc  verbum  in  Q.  eliam  occurrit,  sed  fontes  aut  testes 


358  MICIIAi:!.  ASIN.  [28] 

antiquiorcs  noquaqiiam  iliiilcm  aireruiiliir.  iii  lii.  lainon,  loco  supra  cilato  (11,  110,  (i  inf.), 
alia  lictio  similliina  plciiiorque  occurrit,  scd  ([uac  non  .lesu  assignalur,  at  cuidam 
'Abd  Allah  lilio  'Omar,  uni  scilicct  e.K  ProiiiuHac  Moliammedi  sociis,  qui  Caliphac  Omar 
fsecundi  ncmpc  in  ordine  calipharuini  tiliiis  luit,  ac  proinde  qui  sacc.  VU  vixit.  Accipe 
ergo  versioncin  liujus  vcrbi  plcnioris,  ita  ut  in  lii.  occurril,  omissis  vero  lectionibus  in 
Q.  el  in  Ir.  (VI,  178,  9  inf.)  allatis  :  «  Dixit  'Abd  Allali,  lilius  "(^mar  :  Pcr  Deum  I  Ktsi 
jcjunavero  loto  dic,  niliil  (unnino  manducans  neque  bibens ;  ctsi  noctcm  insomnem  in 
oralione  duxcro:  ctsi  ofics  meas,  mar.supium  post  marsupium,  in  via  Dci  [scil.  in  pios 
usus,  puta,  ad  sacrum  bclluni  <;crcnduni]  (lisiril)ucro,  iii  dic  aulem  quo  moriar,  qui- 
viscuniquc  sit,  non  esset  in  corde  mco  charitas  in  eos  qui  Deo  obcdiunt  ct  odiuin  in  eos 
qui  contra  Dcum  peccant,  nihil  mihi  illud  prodcssct.  »  —  Quoad  origineiu  hujus  verbi, 
necnon  ct  allcrius  supra  laudati,  iicmini  dubiuin  quin  cx  Priina  ad  Corinlh.,  xiii,  l-,3, 
non  autem  ex  evangcliis,  procedat. 

15.  —  Ih.,  II,  110, 16.  ^Ul  >1  ^;^  ^\  J\  \^  ^%J\  ^b  ^  JU" 

<^  lj>^\  j  (Xi^.>  j.«j  'U^l^  jC.L.fc  j  .\>jy_^  ^^«3  c.  jj  <^\  SJ>x;  ^  l^V  '^^ 
1t.,  VI,  177,  18.  —  N.,  158.  8.  —  1.  N.  I^^j.  —  2.  1t.  ^.  —  'J.  N.  addit  S^. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Facite  vos  [)eo  aruabiles,  odiuni 
peccatorum  erga  vos  quaereudo,  cl  appropiuquate  Deo  ab  eis  discedeuilo, 
et  bcuoplacituiu  Dei  quaerite  eis  displiceudo.  »  Dixerunt  [.vt(7.  discipuli]  : 
«  O  spiritus  Dei!  Cujus  ergo  sodalitatem  quaeremus?  »  nespondit  [Jesusl  : 
Socii  estote  eorum  quorum  intuitus  Dei  mcmoriam  [in  mentibus  vestris] 
excitare  valeal,  quorum  verba  opera  vestra  boua  multipliceut,  quorum 
denique  virtutes  futurae   vitae  desideriura  in  vobis  concilare  queant.  » 

Nihil  aliud  huic  verbo  simile  in  evangeliis  invcni,  (piani  illud  Joann.,  xv,  18  sequ., 
dum  in  sermone  post  cucharisticam  coenam  Apostolos  hortatur  Jesus  ad  odium  perse- 
(pientium  sulTcrendum.  Fateor  tamen  longc  dissitam  sive  rciuotam  ut  aiunt  talem  ana- 
logiam  esse.  —  De  fontibus  verbi  nihil  omnino  tradit  auctor  It.  Tantuni  asscrit  apud 
Q.  etiam  idem  verbum  iuvciiiri. 

16.  —  Ih.,  II,  124,  1.  ^\j  Ul  j^-  ^S  ^^J_^l^  5->Ul  ^U  ^^  Jl»" 
*^jy-  jjiijC;'  ''i,l.    JLi   «-LiJj  v;lJ    \^[J    '<:£.   ^y   r-^J^    >_j .'.  >  -^j  LJL   oli-l 

\Ai.  ^A^  '^o>i  j  ij^<\i   ^^  A.^\  jLiJ  i.Lft  ^j^  •'^^.  <[}\  jL>c-   Myy; 

Ir.,  VI,  21'i.    I   iiil'.  —  1.   1t.  vj:,viiX  —  2.   1  r.  A-y  x-.  ~  ;i.  Ir.   JCa^.  —  /|.  Ir.  ipio. 

—  5.   It.      f'j.   —  ().   1t.  Jii)  sed   inendosc  pro  Jj^,-  —  7.   I  r.   i.Xv'   A.-i.'     .»    *»'^- 

—  8.  Lcgas  -jy^  ut  in  I  r.  recte. 

Dixil   Jcsus    ((picm    Dcus   sahilct!)    discipulis   suis    :   «   (^)uidii,iiii    facilis 


[20]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  359 

dum  vidctis  IValrein  vestruin  (lormieiitciu,  et  vcntum  illum  uudassc  tuuica 
sua?  »  Rcsponderunt  :  «  Opcrimus  et  vclamus  [nuditatem  ejus].  »  Dixit 
[Jesus] :  «  Nequaquam,  (juinimmo  pudenda  ejus  d(3tegitis.  »  Dixcrunt  :  «  Bene- 
dictus  sit  Deus!  quisnam  est  qui  tale  agit?  »  Respondit  [.lesus]  :  «  Unus 
vestrum  (|ui  detrectationem  adversus  fratrem  suum  audieiis,  iion  modo 
auget,  verum  ctiam  illi  detrectationi  aliam  graviorem  addit.  » 


•o"^ 


D 


Ni  fallor,  verbum  hoc  in  evangeliis  deest.  SimilitiiJinem  vero  sive  parabolam  a  Jesu 
adhibitam,  ex  Cenesi,  ix,  20-23,  dcsumptam  esse  nemo  non  videt.  Sensus  autem  totius 
vorbi  ad  charitatem  fraternam  prouiildubio  refertur.  tlontirmatur  contextu  totius  para- 
graplii  in  t\\\o  Algazel  agit  de  obligatione  qua  omnes  tenentur  fideles  tam  de  fratribus 
bene  loijuiMidi  ([uani  eorum  defectus  tegendi.  Iliiic  vero  nihil  mirurn  si,  immediate  post 
illud  Jesu  verbuiii,  addal  Algazol  quod  scquitur  :  «  Scias  enim  opoitet  veram  hominis 
fidem  [scil.  islamiticam]  non  perfici,  dummodo  non  velit  frater  fratri  suo  quaecumque 
sibi  ipsi  viilt.  »  Jam  vero  haec  verba  cum  illis  Maltk.,  vii,  12  «  Omnia  ergo  quaecumque 
vultis  ut  faciant  vobis  liomines,  et  facite  illis  »  plane  cohaerent.  —  Nihil  de  fontibus  verbi 
apud  It.,  praeterquam  quod  in  Q.  adest. 

17.  —  Ih.,  III,  23,  19.  J^  pe^  ^,    ^   -o^-  '^^11  oJ   ^1\   j\   ^jj 

1t.,  VII,  271,  S  inf.  —  M.,  1*.H>,  17.  —  1.  I  r.  non  liabel  imprecationeni  Iianc.  —  2.  It. 
.U.  -  3.  It.  ^>^Ut  ^L  ^^1. 

Narralur  diabolum  (qucm  Deus  maledicat!)  apparuisse  Jesu  filio  Mariac 
(bencdicat  ei  Deus  euinque  salutet!),  et  dixisse  ei  :  «  Dic  non  esse  alium 
dominum  praetcr  Deura.  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Verbum  equidem  verum; 
sed  tamen  illud  non  dicam  propterea  quod  a  te  ipso  prolatum  est;  etiam 
enim  sub  illo  verbo  ambiguitates  latent.  » 

Hoc  dominicum  verbum  neminem  praeter  Algazelem  tradidisse  mihi  videtur.  Quoad 
ejus  sensum  attinet,  1°  ad  trinam  Jesu  a  diabolo  tentationem  in  deserto  referri  non  est 
dubium;  sed  in  nullo  synopticorum  ad  litteram  invenitur;  2°  patet  etiam,  in  hac  nar- 
ratione,  ut  in  evangelica,  diaboli  consilium  csse  perscrutari  num  Jesus  Deus  esset  an  non : 
3°  praecipua  denique  analogia  invenitur  narrationem  hanc  inter  et  secundam  tentationem 
juxta  Mattli.,  IV,  b-1,  eo  quod  in  utroque  loco  verba  diabolus  vera  adhibet  ad  tentandum, 
quae  tamen  sub  aliquo  sensu  falsa  vel  saltem  ambigua  sunt. 

18.  —  Ih.,  III,  26,  4.    oi    c>Ul    U^    '^^^    ^^    ^.t    A.I3    U   <;!    ^jj 
"  CL)-^   -^    Zj^'^   l-i'*    JliLi    L-jj    z^~S^   A9    /•UYi    k.::,»:-^!    'JIS      -_-U    vJsLiJi 

It.,  VII,  278,  17.  — M.,  32,  8  inf.  —  1.  It.  non  habot  ^y'  y>.  —  2.  Ilic  pausam  appo- 
nendam  vocemque  L^J'  addendam  ante  vocem  S>^^,  recte  monet  auctor  It.,  ita  ut  duae 


360  MU.HAKI.  ASIN.  |301 

j<l5  iUII  iA»  A.;   ^L^VI   A..;-  jl  j.  •'I_^_.l»   Ua  VI   l*,.~^l^   liij  VI  owj  Vj 

«jiijjij    '»»l:>uOl    ^Li      \.o    J.JI       J,     l»ljl 

clausulae  ab  invicem  dislinctao  hanc  diaboli  responsioncm  constiluanl,  1'  nemi^e  Ijj' 
^.•V.:^  .vi  ^..sla^,  2"  *-Caw.  [lv>'^Mj.  Cfr.  Dozy,  Supplenicnt  aii.r  dictionnaires  arabes,  sub 
voce  .^.  —  3.  iM.  ->y.  —  4.  It.  cl  M.  lCblJlj.  —  .'■).  It.  et  M.  I^li. 

Narratur  (juoil  ({uaiulo  ualus  csl  .lesus  lilius  Mariae  (qu(Mn  Deus  salulct!), 
accesserunt  daemoncs  ail  tliabolum  et  dixcrunt  ei  :  «  lloilie  apparuerunt 
itlola  jaceulia  per  tcrrani  eapitibus  demissis.  »  l\espondit  [eis  diabolusj  : 
«  Kventus  iiic  vere  novus!  In  loeo  vestro  [sistite]!  »  Et  [haec  dicens]  volavit 
ad  extremos  usque  orlentis  et  occidentis  terminos,  niliil  inveniens;  postea 
tameu  .lesuni  (quem  Deus  salutet!)  natum  et  angelos  eum  circumdantes 
inveuit.  Hegressus  itaque  est  ad  illos  [.vc.  ad  daemones]  et  dixit  :  «  Pro- 
piieta  quidem  heri  uatus  est.  Nemo  untjuam  a  ibemiua  conceptus  aut 
in  lucem  editus  me  absente  tuit,  praeter  hunc  [prophetam].  Desperate  ergo 
idola  post  hanc  noctem  [ab  hominibus]  esse  adoranda.  Sed  tamen  filios 
Adami  tentate  [eis  suggerendo]  festinatioiu  in  et  levitatem  [in  opere].  » 

llujus  loci  elementa  eorumcjue  1'ontes,  meo  quidem  judicio,  sunt  sequentia  :  l"  Klola 
corruisse,  simul  ac  Jesus  natus  est,  dopromptum  milii  videtur  ab  evangeliis  apocryphis, 
praecipue  ab  F.vangelio  infanliae  (apud  Fabricium,  Codex  apovryphiis,  1,  t75)  ubi  asse- 
ritur  .Egypti  idola,  ad  adventum  Jesu  cum  Maria  et  Joseph  in  quamdam  civitatem, 
corruisse.  —  2°  Ex  eodem  fonte  lluit  quod  additur,  nempe,  angelos  Jesum  natuni  eir- 
cnmdedissc  fCfr.  Ibidem,  I,  1721.  —  ;>"  Diabolum  nescivisse  Jesu  conceplum  ot  Mariae 
partum,  a  llieronymo  discimus  tradilionem  quasi  apostolicam  esse:  ipse  enim  asserit 
[In  evangeliuin  seciindum  Mattli.,  lib.  I,  cap.  ii  marlynun  Ignatium  hanc  causam  ad- 
duxisse  cur  Jesus  a  desponsata  conceptus  esset,  ut  partus  nempe  ejus  celarelur  diabolo 
dum  eum  putat  non  de  virgine  sed  de  uxore  generatum  (Cfr.  Fabricius,  I,  280,  ad  Aico- 
deini  luuingeliuni).  Cum  his  coiiferas  oportet  quae  in  apocrypha  Isaiae  Ascensione 
(x,  11:  XI,  10,  19)  dicuntur  de  diabolo  Christi  nativitatem  ignorante.  —  4"  Ad  confes- 
sionem  diaboli  quod  altinet,  asserentis  se  omni  conceplioni  partiiit[ue  adesse,  praeter 
Jesu  domini,  lestimouium  exiiiiium  dogmatis  originalis  peccali,  ut  milii  videtur,  praese- 
lert.  Imnio  si  verba  auctoris  li'.  hunc  Algazelis  locum  explicantis  perpendas,  proculdu- 
bio  advertes  hujus  loci  sensum  ad  majora  se  extendere.  En  verba  Ir.,  loc.  cit.  :  «  Deus 
(qui  exalletur!)  Jesum  praeservavit  immunem  a  Satanae  praesentia,  dum  uatus  est, 
neciMU)  ab  ejus  ictibus  in  suum  latiis,  uti  in  aullienticis  tradilionibus  conslat  quae  ad  Abil 
llorayra  [Mahometi  coaevum]  usque  protrahuntur  et  quae  sic  se  habent  :  «  Xemo  conci- 
II  pitiir  (|iii  a  Salana  non  sil  iii  latcre  confossus  qui(iue  luin  edal  primam  voceiu  cum 
<•  iletii  mixtaiii  propler  Sataiiae  punctionem,  exceptis  Jcsu  ejusqiic  Malre.  ■■  Et  aliler  : 
«  Nemo  concipitur  ipii  a  Satana  non  sil  [anle  nalivilateml  somel  aut  bis  oppressus, 
«  praeter  Jesum  Mariae  liliuiu  et  Maiiam.    ■  Ilucus^iue  auclor  Ir.:  un<le  cvidenlcr  palcl 


[31]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  361 

de  immaculatae  conceptionis  B.  M.  Virginis  dogmale  hic  etiam  agi.  —  5°  Dialogus 
denique  inter  diabolum  (^^-Jj!)  ejusque  subditos,  daemones  scilicet  sive  Satanas 
(  JsLiJ!),  quid  similitudinis  habere  diceretur  cum  illo  qui  in  Evangelio  Nicodemi  (loc. 
cit.,  I,  279  sequ.)  reperilur  inter  Satan  et  principem  inlerorum.  —  Quoad  fontes  loci 
attinct,  nullus  auctor,  quod  scio,  praetcr  Algazelem,  illud  affert. 

19.  —  Ih.,  III,  48,  14.  -^l  ^il  U  ■'JLi  dL^l  y.  2^^1  ^  \^  ^LJ 

It.,  VII,  350,  14.  —  M.,  165,  14.  —  1.  It.  addit  v  ^»  ..r>,.  —  2.  It.  om.  hoc  ave.  — 
3.  It.  Jliis.  —  4.  It.  oni.  hoc  verbum.  —  5.  It.  <i~jLsr^. 

Dictuin  fuit  Josu  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quisiiam  te  bonis  moribus 
imbuit?  »  Uespondit  [Jcsus]  :  «  Nemo  "me  instituit.  Nescientis  ignoran- 
tiam  vidi  lurpem  esse,  eamque  devitavi.  » 

De  fontibus  hujus  verbi,  quod  agraphum  mihi  videtur,  nihil  in  It.  invenio.  Asserit 
tantummodo  ejus  auctor,  ab  aliis,  praeter  Jesum,  verbum  hoc  prolatum  fuisse;  ait 
enim,  loc.  cit.  :  «  Cuidam  dictum  fuit  :  unde  mansuetudinem  didicisti?  et  respondit  :  ex 
vicinis  meis.  Alio  vcro  dictum  fuit  :  unde  urbanos  didicisti  mores?  et  respondit  :  ex 
mercati  plebecula;  vidi  enim  eorum  rusticitatem,  eamque  devitavi.  » 

20.  —  Ih.,  III,  48,   8   inf.   —   It  ,   VII,    351,  18.    —  M.,   165,  4  inf. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Beatus  qui  reliquerit  cupiditatem 
praesentem   propter  [aliquid]   promissum   absentem   quod    nondum  vidit.   » 

Nihil  de  fontibus  in  It.  —  Quoad  sensum  verbi  attinet,  evangelicum  equidem  videtur; 
imo,  non  ambigendum  esse  existimo  cum  beatitudinibus  secundum  Matth.  et  Luc. 
aliqualiter  cohaerere,  tum  in  forma  seu  stylo  loquendi,  tum  etiam  in  generali  idea  sive 
tliemate  verbi  :  de  compensatione  enim  quadam  seu  retributione  futura  agitur  in  hoc 
loco  sicut  in  evangelicis  (  «  ecce  enim  merces  vestra  multa  est  in  coelis  »).  Melius  tamen 
dicercs  hoc  verbum  convenire  cum  illo  Joann.,  xii,  25  :  «  Qui  amat  animam  suam  etc.  », 
si  attendas  ad  vocem  jJj-^  qnae  ut  synonyma  xou  >~ij  a  mysticis  moslemicis  adliibelur, 
quaeque  nihil  cst  aliud  quam  litteralis  translatio  'j'u/;/i,  appetitus  scilicet  concupiscibilis 
et  irascibilis  (Cfr.  Ih.,  III,  3,  5  inf.).  Videas  autem  textum  graecum  Joann.  habere  : 
xoi  0  [ii<i(T)v  Tr,v  '|/uyr;v  auTou  £v  to)  xojuw  toutw  xtX. 

21.  —  Ih.,  III,  60,  18  inf.  ^i^^l  j,.jl^^!l  ^  l.    K^^J\  <.,U  ^.t  Ji; 

'^j^^ji  y-  <i!l  ^j  piC^^U"  JJ  A^[^->.\  ij^cij  Si\S\ 

Q.apudlT.,vii,388, 13.  —  l.Q.  JU  >--™!l  i-JU     -„.i   .,;  ^o.  J^.  -  2.  n.  S^Jsj^,  \y,j^ 
^^h^^.  —  3.  En  leclio  antiquior  quidem  ot  in  Ix.   occiirrens,  dcsumpta  ex  opcre  jam 


302  MICIIAKI,  ASI.N.  [32] 

laudalo  IJilyal  iil-(n\lii/,i  :  jjU-^^^i!  JU    >!ij|  ii-     ^^     ,|      jjjj   ^b:    ^t  oXJU     lU 

Cfr.    Iii.,    111,  r.d,    •JO  :    Ja'    ,CJL.    U^    ,.H,W    fiA»    U    ,iLJI    J.JU       _.j;    Jlj 


Dixit  Jesus  (quern  Deus  salutet!)  :  «  O  cortus  apostolorum!  voutrtss 
vcstms  esuriontcs  facite,  ol  corpora  veslra  niitlalc.  Ita  onini]  corda  vestra 
viilobunt  fortasse  Deum  ((|ui  lionorctur  ct  ^ioriiicotur!).  » 

ViM-lium  iior,  ul  nionot  Ir.,  ah  .uictore  Q.  el  <ib  auclore  //ili/ata/-an'li;/(i,  ante  .Mgazc'- 
loiu,  fuil  trjulitum,  atque  lectionibus  non  certe  iisdem,  ut  supra  notavi.  Ilaruni  antiquior 
proculdubio  videlur  ea  quae  in  /Jili/at  citalur,  protracta  usque  ad  MtUik  lilium  Dfnar 
(saec.  VIII),  et  quae  sic  se  liai.et :  «  Dixit  Jesus  ((|ueni  Dcus  salutet!)  discipulis  suis  : 
«  l'"ameIicos  vosmelipsos  reddite,  sitientes,  nudos  atque  aegrotanles.  jlta  enim|  corda 
«  vestra  fortasse  cognoscent  etc.  >•  Addendum  quod  ab  ipso  Algazele  in  hi.  (111,  56,  20) 
idem  verbum  traditur  texlu  breviori  que  sic  se  liabct :  «  Dixit  Jesus  etc.  :  ventres  vestros 
esurientes  facite:  [ita  enim]  corda  vestra  fortasse  videbunt  Dominum  vestrum.  »  Nec 
omittendum  Aigazelem,  et  cum  eo  auctorem  Ir.,  asserere  hunc  etiam  verbum  tribui 
Maliometo.  —  Evangelica  hujus  loci  idea  ex  quarta  et  sexta  beatitudine  [Matt/i.,  v,  C,  8) 
excerpta  videtur ;  forma  vero  dilTert. 

22.  —  Ih.,  III,  61,  6  inf.  ^  ^j  ^^l:^_  dJC  ^.M_il  a.U  ^^   jl   ^jj 

jUi   ^   cJhZ'^   jJjl  JL,    >^   ^IU   J    zS  ^"i   J  ^J^   ^^^   f"^   '^^^'  t5-^ 

>^.i  ^<i  _^  ^  Ail<l  .^^  ^J  ^^ 

1t.,  VII,  393,  <S  inf.  —  1.  Ir.  Jii'.  —  2.  .^;^..  —  3.  Haec  tria  verba  desunt  in  Ir.  — 

C" 

4.  Dcest  lioc  verl)um  iu  Ir.  —  5.  Sequcntia  ad  linem  usque  iu  Ir.  desidorantur. 

Narratur  quod  postqtiam  Jesus  (([uein  Deus  salutet!)  persoveraverit  in 
iiitiino  colloquio  c'.;m  Domino  suo  per  soxaijiuta  dies,  luliil  inauducaiis, 
roponte  ei  in  mentem  venit  panis  recordatio,  qua  colloquium  aliruplum  liiit. 
Et  ecce  ante  illum  parvus  panis  in  terra  ilcpositus.  Sodit  orgo  [JesusJ, 
amissum  colldquium  dcllons,  et  ecce  sone.x  ilUim  ab  alto  rospicions.  cui 
(li.xit  Jesus  :  «  Uonodicat  to  Dous,  o  Doi  amico!  et  Deo  (qui  cxaltotur!)  ora 
[tro  iiic  ;  cu;!)  (|nidom  in  cxtasi  [in  statti,  nd  liltvrain]  oram,  duin  siibito  iii 
mciitciii  |ianis  rocordatio  milii  vonit  ct  cxtasis  ahruplus  luit.  »  Divit  soncx  : 
«  ()  Dous  mous!  si  (juidom  scires  milii  ali(piando  [lanis  rccortlalionom  iii 
mciitcm   vcnisso  post)|uam   To  cognovi,    noii   milii   parcas.  (^>uinimo  ([uotios- 


[33]  LOC.IA  KT  ACUAPIIA.  363 


cumfnii""   niilii  ali(|iii(l  iihi  jiiaesens  cral,  iiicoiisciciiter  at^iiu^  uiattente  man- 
ducabam.  » 

'Se  verljum  quidcm  dc  Iioc  locn  in  \r.  invenii^s,  quo  possimiis  circa  illius  originom 
aliiniid  inrerre.  De  l'onlil)us  moslemicis  niliil  similiter.  I',l,  (|uod  scio,  locum  ab  Algazelc 
tanlum  afferlur.  —  Quoad  ejus  sensum  attinet,  aperte  videtur  divinitatem  Christi,  imo 
illius  sanctitatem,  pcrperam  describi.  Depingitur  cnim  Jcsus  ut  ([uidam  eromita,  nondum 
perfectionem  assecutus,  qui  consilia  dircctionis  asceticae  necnon  orationis  sufTragia  ab 
illo  senc  seu  ahbnle  jani  perfeclo  impetrare  compulsus  est;  quod  quidem  signum  est 
evidens  ab  evangeliis  liaereticorum  apocryphis  hoc  locum  verc  singulare  ortum  ducere. 
In  ijiso  tamen  ipiaodam  similitudi)  doprehenditur  cuiii  quadragosimali  jejnnio  in  deserto, 
de  (pio  SYnoplica  lo(|uuriliir  ovangolia  ct  praesertim  cuni  prinia  diaboli  tenlationo  ((ua, 
Josum  esuriontem  posl  j(^jiinium,  diabolus  provocat  ad  transmutandos  lapides  in  panes. 
Vorba  ovangolica  Mattliei  (iv,  2,  .'!,  4)  attente  legas  ot,  ni  fallor,  ea  invenios  esse  hujus 
loci  archotypum,  deturpatum  (piidem,  singularibus  amplilicatum  adjunctis,  at([ue  inter- 
polatum,  sod  non  ab  illo  omnino  distinctum. 

23.  —  Ih.,  III,  74,  3  inf.   J  yy    gU   S^LJl^   ^Ll  ^'^^1    <_U  ^   '  Jl? 

It.,  vii,  43.-;,  1)  iiif.  —  MA.,  24,  2  inf.  -    .\.,  19,-,,  i)  inf.  —  1.  MA.  ^■r  /'^■—'^-  MA. 
i.,W  ^l  ^^X^.  —  3.  ^.^i..".  —  4.  MA.  addit  l)ro.U'. 

Uixit  Jesus  ((luom  Deus  salutet!)  :  «  Cavete  vohis  ab  adspectu  [muHerum 
scilicpi] ;  concuiiiscentiam  enim  in  corde  seminat  et  ad  tentationem  sufficit.  » 

Nihil  in  Ir.  de  lioc  verbo  plane  evangelico.  Cfr.  Malth.,  v,  28. 

24.  —  Ih.,  III,  74, 1  inf.  —  It,  VII,  433,  6  inf.  .a.  L.  (.>UI  ^ic  ^J  JJ 

Dictuui  fuil  Joanni  (quem  Ueus  salutet!)  :  «  Quodnam  est  scortationis 
initium?  »  Respondit  :  «  Adspectus  [mulierum  scilicet]  et  cupiditas.  d 

Legas  ea  quae  in  suporiore  verbo  dixi. 

25.  -  Ih.,  III,  80,  6  inf.  —  It.,  VII,  453,  1  inf  (.^UI  <J^  ^  J^ 
lyk;  >U  J15  d^}>    ..V:„:   V  UU  Ul  lyk;-  V  Jl5  <s>::i\  \  J^x  J^o  J^  U^ 

Dictum  fuit  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Indica  nobis  opus  quo  [adim- 
pleloj  lu  paradisuni  intrare  [certe  possimus].  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Ne 
loquamini  unquain.  »  Uixerunt  [ejus  discipuli]  :  «  Istud  efTicere  non  possu- 
mus.  B  Respondit  [Jesus]  :  «  Ne  ergo  loquamini  nisibona.  » 

PATn.    OR.   —  T.   XUI.  —   F.   3.  24 


304  MICIIAKI.  ASIN  IM] 

Asseiit  aucliir  Ir.  iioc  vcibiiin  ab  sci'i[)l()riljus  niyslicis  Iradi  ati|uc  Jesu  tribui,  tcsti- 
monio  cujusdam  Sofyi\n  lilii  'Oyayna,  traditionuiii  nioslciiiicarum  cof^^nitione  valde  periti, 
qiii  mortuus  dicitur  <|uasi  centenarius  initio  saec.  IX  et  (luem  omnes  veridicum  testem 
pracdicant  (  Wiiatenfeld,  VI,  1(1).  Addil  tamen,  ab  aliis  tribui  simillimum  verbuni  cuidam 
liDinini  pio,  Salman  1'crsicus  nominc,  cujus  longevilas  vcrc  fabiiiosa  protracla  dicitur  ad 
duccntesimum  ct  i|uini|uagesimum  vitac  suae  annuin,  ila  ut  assccutus  fuisset,  asscrente 
Ibn  al-Atliir  (III,  2;{S),  (|a(isdaiii  Jesii  discipulos.  Sed  liis  vere  fabcllis  j^ractermissis, 
illud  (piod  uti  certuin  tenenduiii  nihil  aliud  pulo  (|uaiii  liacc  duo  :  medio  saec.  Vlll  mor- 
luum  essc,  cl  vcrbum  illi  a  (piibusdam  aucloribiis  tribulum  simile  quideni  esse  doiiiinico 
verbo.  Kn  cjus  textum  (It.,  NII,  4")'«,  2)  :  «  Dixit  ei  qiiidam  liomo  :  «  Moneas  me 
<(  (|uaeso.  »  Rcspondit  |  Salmiin]  :  «  Ne  loi|uaris  oiunino.  »  —  «  Sed  ([uomodo  [objecil  illej 
«  palietur  liomo  omiiino  nou  loqui?  »  l{cs[)ondil  jSalmiin|  :  «  Si  ergo  iion  potes  ([uin 
(( loijuaris,  ne  loquaris  nisi  bona,  aut  tace.  »  Haec  lectio  mihi  suspicionem  ingerit  verbum 
lioc,  sicut  et  illud,  niliil  essc  aliud  ([uam  amplificatio  ([uaedani  iilius  triti  proverbii  tam 
apud  arabes  quam  inter  alios  usitati  :  «  Melius  esl  tacere  quam  male  loi[ui.  »  Utcum([ue 
vero  sit,  nihil  in  evangeliis  huic  verbo  simile  invenio.  Tantummodo  affcrri  possent,  ut 
exemplar,  quaedam  vitae,  ac  praesertim  passionis,  Jesu  qui  vehementer  a  falsis  testibus 
accusatus  scmpcr  tacuil.  Itcm,  didagma  illud  dominicum  a[)ud  Matth.,  xii,  3t),  37.  Quoad 
vero  initium  verbi  attinet,  cfr.  Malllt.,  xi.\,  Iti :  "  Quid  boni  faciam  ut  habeam  vitam 
aeternam?  » 

26.  —  Ih.,  III,  81,  4.  —  It,  VII,  455,  (i.  SjL^'1  ^^l—H   <-lc  ^  jLi 

^l;)l  ^  j\Ji\  j  .j^j  c^J>\  j  l^  ;^-  .\j^\  iy^ 

IVixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Pietas  iu  Deum  decem  partes  [com- 
pleotitur]  ex  quibus  uovem  ad  siloutium  [roducunturj,  uua  vero  tantum  in 
fuoa  liominum  [sistit].  » 

Auctoritate  Woliaib  filii  al-\Vard  (-|-  saec.  VIII)  traditum  dicitur  verbum  hoc,  ut 
asserit  auctor  Ir.  ([ui  tamcn  non  ita  clare  ut  desidcraretur  rem  explicat,  nain  ex  ejus 
verbis  dubitari  potest  nuiii  Wohail)  tradidisset  verbum  hoc  ut  a  Jcsu  prolatum,  iium  illud 
tribuissct  alio  prophetae  vel  sapienti.  Dubium  augctur  cx  co  quod,  cliam  auctorc 
It.  asscrente,  ipsissimuin  verl)um  iu  /fi/i/al  al-a^vliiid  occurrit  non  Jcsu  scd  cuidam 
sapienti  assignatuiu.  Qui  quidem  sapiens  appendicem  ([uamdam  verbo  adjungit  quac  sic 
se  habet  :  «  Volui  ergo  mea  sponte  quamdam  rem  silere  et  non  potui ;  sed  tunc  in  solitu- 
dinem  perrcxi  et  alias  novcm  |  partes  pietatis  seu  sapientiae!  sum  assecutus.  »  —  Quod 
atlinct  ad  liujus  loci  originem  evangelicam,  niliil  invcnio  praeter  ca  (juac  in  superiore 
verbo  adduxi. 

27.  —  Ih.,  III,  85,  11.  —  It.,  VII,  471,  18.    S  j^  f>L.ll  a.U  ^^  JU 

tl-         -j..^      "U 3-        jvO—       <«-*      jS         \.J       *^'tj^       ,J..Uii—       J^^-''       1«*"^'       ij*i       AJLfcJk       ,_.»j       A;-0 

Dixil   Jcsus   (quom  Dciis  salulot!)  :  «  (Jui  miilliiin   moutitur,  ojus   tlecus 


i 


I 


[35]  T.OGIA  ET  AGRAPHA.  365 

decus  doperit;  qui  cum  pedisequiis  disputat,  ejus  magnaniniitas  decedit ; 
qui  mulluni  est  sollicitus,  ejus  corpus  aegrotat;  cnjus  vitiosa  est  indoles, 
seipsuMi  castigat.  » 

Niliil  aliiid  de  Iioc  verbo  apud  It.  invenio  praeter  (|uam  a  (juodam  auctore,  Ibn  Abi 
al-Dunya  noniine,  esse  cita(um;  f|ui  (|uidem  auctor,  ut  ille  addit,  testimonio  fulcitur 
cujusdam  'Abd  al-'Aziz  ibn  ilusayii,  ([ui  asseril  lioc  verbum  audivisse  ut  a  Jesu  pro- 
latuMi.  IIujus  autem  anli(|uioris  testis  aetas  omnino  me  latet.  Quod  vero  spectat  ad  Ibn 
Abi  al-Dunyu  aetatem  (si  ille  non  sit  alius  ab  egregio  traditionista  Abu  Bakr  ibn  Abi 
al-Dunya),  saec.  IX  vixisse  notum  est.  — •  Hujus  autem  verbi  similitudo  cuin  evangelicis 
locis  prorsus  me  lugit. 

28.  —  Ih.,  III,   87,  6.  -^^  JUi  ^J5^    <;   ^.   '(.>i~ll    U^    ^  jl   ^jj 

It.,  VII,  47G,  7.  —  N.,  1119,  12.  —  1.  N.  >^!  U^Ii  v^»  ^r'  _S^.-^-  —  2.  ^■j>.j^  ^ 
J^j^!  -U.  —■A.  N.  ^.*il  J  Jlii.  —  4.  It.  ipUi.  N.  addit  i.'.  —  5.  In  N.  desideratur 
hoc  ave.  —6.  N.  JjiJ.  —1.  1t.  etN.^^jy.^.  —8.  N.  addit  ^l  ^^.  —  0.  N.  =j,-j  j4=^''. 

28.  —  Narratur  quod  juxta  Jesum  (quem  Deus  salutetl)  transivit  porcus, 
cui  ille  di.\it  :  «  Vade  in  pace.  »  Objectum  ergo  fuit  ei  :  «  0  Spiritus  Dei!  an 
porco  dicis  liaec?  »  Respondit  [JesusJ  :  v.  Abliorreo  docere  linguam  meam 
probrosa  verba.  » 

Anti(iuior  testis  hujus  dominici  facti  celeberrimus  doctor  Malik  filius  Anas 
(■j-  saec.  VIII)  videlur  esse,  ut  auctor  It.  asserit.  —  Quaindam  invenies  analogiam  inter 
hujus  verbi  doctrinam  et  Matth.,  v,  22,  sl  rem  accurate  perpendas.  Adjuncta  vero 
quaedam,  puta  porcum,  iluere  dici  possent  ex  illo  Marc,  v,  11-14,  cum  daemonibus  a 
Jesu  ire  concessuni  est  in  porcos.  Cfr.  n.  29. 

29.  —  Ih.,  III,  100,  9.    ■'^i   -(.^Ul   <^b    '^^    ^   jL^    ^    aiU    JU 

i>Lall     <Jfr     jLii    •'v.^LxJl    I-Ia     ^jj     ^UI    U     jyJ\yrLi\     JLli     ._Jo>    "^ijLsD     jyjLsJl 

<iJL-1    ^L   xi.\   L  ''(i^LJIj 

It.,  VII,  ,537,  17.  —  1.  It.  addit  ^j-'  ^».  —  2.  Desunt  haec  duo  verba  in  It.  — 3.  Deest 
4x?  in  It.  —  4.  1t.  ii-^  ^U.  —  5.  Deest  ^Ls3'  in  It.  —  6.  It.  nomen  — ^  loco  hujus 
ave  ponit. 

Dixit  MAlik  filius  Dinar  :  «  Transivit  Jesus  (quem  Deus  salutet !),  et 
apostoli  cum  eo,  juxta  canis  cadaver  jam  foetescens.  Dixerunt  apostoli  : 
«  Quam  maxime  foetet  hujus  canis  odor!  »  Reposuit  ille  (cui  Deus  benedicat 
eumque  salutet!)  :  «  Quam  maxime  albent  ejus  dentes  !  » 

Apud  Hilijal  occurrit  etiam,  teste  It.,  hoc  verbum,  Jesu  tributum  et  etiam  auctori- 
tate  Malik  filii  Dinar  (f  saec.  VIII)  traditum.  Quod  ad  hujus  verbi  sensum  spectat,  nihil 


nOfi  MICIIARL  ASIN.  f.V.) 

(hibium  de  dolracliono  smi  (ililrcclalioiio  vora  ar;i,  sciiici'!  do  sriiiiniiihus  (juii)us  ioed.i 
vel  mala  proxiini  vuiyaiiuis,  (|ua(>  (|uidem  realiler  exislunt  [arahice  <^jJ'),  ut  auclor 
IJilyal  monet.  Consoiuit  Alga/.el  qui,  posl  adductum  verimin,  sc(|uentia  adjunnfit :  «  Oiiasi 
.losiis  discipulos  suos  a  canis  dctractionc  avcrtcre  voluissot,  cos(|ue  monens  niliil  nisi 
ii[)linuiin  de  omni  creatura  Dei  lo(|ui  oporlere.  )>  —  1'rorsus  ayrapliuin  lioc  verbum  pulo. 
Clr.  n.  2S. 

30.  —  Ih.,  III,  114,  16.  —  It.,  VIII,  6,  3.  (X^\  \^^^  ^  ^.  Jl? 
^  1.1*  Jl^-  VU  ^-  V  Ji;  j^   U  Ul   ^\  V  jl    --k:-i  V  Jli'  ^^-  V 

Dixit  Joaunes  ;id  Jesum  (quos  Dmis  salutct!)  :  <(  Ne  irascaris.  »  Uespoii- 
dit  [ei  Jesusj  :  ((  Non  possum  cjuin  irascar;  lioino  [enini]  duuitaxat  suin.  » 
Reposuit  [Joannes]  :  «  Ne  acquiras  opes.  »  Respondit  [Jesus]  :  (c  Hoc  [jam] 
fieri  potest.  » 

Teste  auctore  Ir.  scimus  lioc  factum  jam  allatum  csse  ab  Abu  Bakr  ii)n  .'\bi  al-Dunyfi 
(saec.  IX)  ad  iracundiam  improbandam.  Scd  niiiil  amplius,  praeter  hoc,  de  testibus  anti- 
quiorilius  scio.  —  Nihilliuic  facto  consonum  in  evangeliis  invenies.  Immoplura  sunt  loca 
huic  omnino  contraria,  ea  scilicet  in  quibus  Joannes  Daptista  infra  Jesum  esse  aperte 
se  confiletur.  Ilinc  suspicor  hujusmodi  verbum  (sicut  et  alia  (juae  postea  adducentur 
(|uibus  eadem  praestantia  Joannis  supra  Jesum  asseritur)  ex  quodam  haereticorum 
Christi  divinitatem  negantium  evangelio  ortum  ducerc. 

31.  —  Ih.,  III,  119,  7.  Jli  -u:!  ■-\^  J\  ^>L-ll  L^^b  '^  ^^  JU 
<c_:,  Uj  _«iaill  ^^  \^     Jls  ■',_j2ir  jl  Jls  "cUI  , ^  ^  ^JL  L»i  Jls  a,UI  ^^^^ 

<L»j>Jlj  jjj«Jlj  _.=*^lj  j^\  («— ^  J^ 

Ir.,  VIII,  18,  'i  inl'.  —  1.  Ir.     c:^"      «~::^  J'-^  sed   perperam.  —  2.   It.   ^s..:ii  ^'.  — 

.■?.    Ir.  monet  corrigendum  ut  sequitur  :  ^^xi  ^  ^,1  Jli»  »^3'   , .^  ^,.»  .v^Lo  U^.   — 

4.  It.  addit     -^. 


w 


Dixit  Joannes  ad  Jesum  (([uos  Dcus  saluti^t!)  :  «  Quamnam  rem  formi- 
dabiliorein  [existimas]  ?  »  Respondit  [Jesus]  :  ((  Iram  Dei.  »  Roposuit[Joannes| : 
((  Quidnam  vero  Lmej  appropiii([uabit  ad  iram  Dei?  »  Respondil  [Jesus]  : 
((  (^)uod  irascaris  [adversus  |ir()\iiiuim  tuum].  » Dixit  [Joannesj  :  ((  Quidnani 
aulcni  iracundiam  iucipere  attjue  crescere  facit?  »  Respondit  Jesus  :  ((  Super- 
bia,  jaclantia,  arroganlia  ct  veheineiitia.  » 

Ul  iu  leclionum  annotatione  jainjain  inouui,  auetor  I  r.  supponit  Jesum,  iit  discipulum, 
Joaiuii  interrogantem  ut  magistro,  cum  contrarium  omniiio  lociis  lii.  pracscfcrat.  Sed 
niliil  aliud  qiiam  calaini  lapsiini  hiijnsmodi  leclionem  Ir.  pulo.  .Miter  ciiim  nullo  pacto 
cx|)licari  ])ossct  (|Uod  ullinia  interrogalio  facta  sit  a  Joaune,  nou  vero  a  Jcsu,  lam  in  Ir. 
(|iiaiii  apnd  lii.  Ipse  auctor  I  r.  iiionct  etiam,  el(|nidciu  recte,  simillimum  verbuin  tribui 
iiiiii  Jesii  cl    loaiuii.   sod  Mahomoto  pi"r  (|uciudaiii   cx   eiiis  discipulis   iulerrogato  circa 


[37]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  367 

eumdetn  subjectum.  Videas  profecto  hos  locos  apud  It.  laudatos  (VIII,  5,  15  inf. ;  6,  11), 
necnon  locos  Iii.  parallelos  (III,  114,  10  et  18).  In  eis  tamen  invenies  tantummodo  duas 
priores  e  tribus  interrogalionibus.  —  Dcni(|uc  ([uod  ad  antiquitatem  textus  dc  (luo  nunc 
agitur  spectat,  non  adeo  est  vcncrabilis  ut  fide  magna  existimetur  dignus ;  auctoritatc 
enim  Abu  Bakr  filii  Abi  al-Dunya  (saec.  IX)  tantum  fulcitur.  —  De  locis  evangelicis 
huic  loco  ([uodammodo  similibus  nihil  praeter  Matth.,  v,  22  adduci  possc  vidcor. 

32.  —  Ih.,  III,  123,  19.  j..  (.y;  c>Ulj  -'i%J\  <-b  ^j.  j;  'j-:~Jl  ^- 
•'jo  JUj   l_^   Jyb'   c^lj  \jJ:.   jy>^.    rn'^   "^    '-'^    Uf"    C^    '-''^    ^-^    ^   ^.^'^    ^y^^ 

It,,  VIII.  S^,  in.  —  1.  Ii.  addit    ,— -i.  —  2.  Deest  in  It.  —  .3.  It.  addit  l-»  J.^'j. 

Transivit  Messias  filius  Mariae  (ciii  Deus  ben(3dicat  eumque  salutet!) 
juxta  ([uamdam  judaeorum  multitudinem,  qui  quidem  maledixerunt  ei.  Ille 
tamen  eis  henedixit.  Dictum  ergo  fuit  ei  [scilicet  a  discipulis  suis]  :  «  Hi 
sane  maledicunt,  dum  tu*benedicis !  »  Respondit  [Jesus]  :  cc  Unusquisque 
suas  expensas  profert  ex  eo  quod  apud  se  habet.  » 

Apud  1t.  habcs  hoc  verbum  adductum  esse  auctoritate  Abii  Bakr  filii  Abi  al-Dunya 
(saec.  IX)  totics  jam  laudati.  —  Illud  vero  non  agraphum  tibi  videbitur,  si  cum  Matlh., 
XII,  34,  35  et  Liic,  vi,  28,  45  conferas,  et  vim  vocis  (iiJ  accurate  perpendas.  Ad  confir- 
mationem,  nola  quod  auctor  It.  asserit  ex  hoc  .lesu  verbo  prodiisse  illud  apud  Arahes 
tritum  proverbium  :  «  Omne  vas,  ex  eo  quod  in  semetipso  habet,  redundat,  aut  fluit  aut 
saltem  exudat.  » 

33.  -  Ih.,  III,  127,  13.  —  It.,  VIII,  45,  12.  ^  ^L^JVI   J   ^^C  JJ 

Dicitnr  scriptum  esse  in  Evangelio  :  «  Oui  veniam  Deo  poscit  pro  eis 
qui  eum  injuria  alTecerunt,  daemonem  fugat.  » 

Auctore  It.  teste  (vm,  43,  12),  ab  eodem  Ibn  Abi  al-Dunya  (saec.  IX)  allatum  dicitur 
verbum  hoc  apud  quemdam  hujus  librum  qui  De  injuriaruni  remissione  intitulatur. 
—  Locus  evangelicus  de  quo  hic  agitur,  Ltic,  vi,  28  proculdubio  esse  videtur. 

34.  —  Ih.,  III,  139,  11  inf.  ^Si^  Ij  L;a.I|  Ija^-jj-  V  ^%^\  ^b  ^  J15 
i_o-L.3  iiVl   <~U  d>\^_   UjJI  jS  i-^U   jU  ws.  V  j^  jjt   Ay£  \3j^\   1-^—^ 

j\  j^ji_pJi  ji.^  i  ^'(.MJij  ^>ui  s^\  Ut  ji;j  iivi  <-b  ^ii^  V  <oi  jS 

•*i)l  ^j^  jl   LjaJI  d^  j^  jls   ^-u.   [xytj:^  >U  Ij^j  J^  UjJI  J^  -^c^  -^ 

h\,  viii,  82,  12  inf.  —  i\I.,  05,  G  inf.  —  1.  It.  om.  has  duas  voces  ultimas.  —  2.  [t. 
et  M.  addunt  Uj!.  —3.  It.  ^.^!.  M.  ^S.  —  4.  It.    -^c  JJ'. 


368  MICIIAKI,  ASIX.  |38] 

Uj^-  V3  U-OI  lj^.^Li  Vi  1,4^  VI  JjJo  V  i>VI  jl  La)1  jui-  ^  JI3  l^ 
JUj  M,^  l^  l^Otl  •'j:<rjjl  iitU  i^  ^jj  L;a)1  ^  ^lL^  J^  J^\  jl  l^^l^ 
^jU\  L.U  .UI3  c^^UI  l^  ^j^,.  >^  IJt^i-  ^Jli  p™^3  UjOI  p50  o^  *"'^1 
/•_^-a)L  /jjtjijlj  i\ — jl  Ulj  |»aLJjj  ^^*iSy  L  jv5o  U-j^  /J  /♦jjl-'  UjJI  (vft»£-jL_r  *>ls 
'^l^  JjC::-.  ^  LaJI  UL;-  i>Vl  ^LkJ  iyk.j  i.11].  UjJI  "^U^^l   JLij  S^UI^ 

AJL»  -U-Lj  Oj-Jl  tjc^o     j:^.-  >-V1  «-iLr  UaJI  JlLj  asjj 

—  5.  It.  wo,j.  —  ().  It.  om.  lianc  vocem.  —  7.  Ii.  om.  liaiic  vocem.  —  8.  1t.  om. 
hanc  vocem. 

Dixit  Jesus  (qiieni  Deus  salutct!)  :  «  Ne  assumalis  vobis  luiiic  mundum 
pro  liero;  ipse  enim  assumet  vos  sibi  pro  servis.  Tiiesuurizato  tliesaurum 
vcstrum  apud  eum  qui  illum  non  est  dilapidaturus;  nam  de  eo  qui  thcsau- 
rum  luijus  mundi  possidet  timeri  potest  jactura;  de  eo  autem  qui  Dei 
thesaurum  possidet,  jactura  timeri  nequit.  » 

Dixit  etiam  [.lesus]  (cui  Deus  peroptime  ])enedicat  cumque  salutet!)  : 
«  O  coetus  apostolorum !  Ego  (piiileni  liunc  mundum  prona  facie  humi 
prostravi  pro  vobis.  Cavete  ergo  ne  eum  post  me  rcsurgere  faciatis;  mundi 
enim  turpitudo  [talis  est]  ut  in  eo  [viventes]  adversus  Deum  sint  rebellcs; 
mundi  etiam  turpitudo  [talis  est]  ut  futura  vita  adipisci  nequeat,  eo  non 
relicto.  Nonnc?  Quasi  praetcreuntes  ergo,  non  vero  ut  incolae,  in  eo  [vitam 
agite]  et  scitote  quia  radix  omnis  peccati  amor  mundi  est,  [et  scitote  etiam 
quia]  momentanca  voluptas  diuturnam  persaepe  tristitiam  voluptuosis 
generat.  » 

Et  dixit  etiam  :  «  Ego  pro  voliis  hunc  mnndum  in  faciem  ac  pronum 
substravi,  [ea  mente  ut]  super  ejus  dorsum  sederetis;  sicque  ncc  reges  nec 
mulieres  vos  conimovere  [tcntationibus  poti^runt].  Quod  ad  regcs  attinet,  ue 
contendatis  contra  illos  [propter]  mundum;  ipsi  enim  vobis  non  obsistent, 
dummodo  eos  eorumque  opes  \ad  litteiain  :  eorumque  nuindunil  derelinquatis. 
Quod  vero  ad  mulieres  spectat,  cavete  ab  eis  jejunio  et  oratione.  » 

Et  dixit  etiam  :  «  Mundus  ex  eis  qui  (luaerunt  et  eis  (pii  quaeruntur  [con- 
stituitur]  :  qui  futuram  quaerit  vitam,  a  mundo  quaeritur  ut  in  niundo  perfectt» 
colligat  quae  ad  praesentem  vilam  sunt  uecessaria;  qui  vero  liunc  niundum 
(juacrit,  a  futura  quacritur  vita  usque  in  dicm  quo  veniat  mors  eunujue 
per  cervicem  arripiat.  » 

Quatuor  hic  locus  domiuica  vcrba  perfecte  distincta  conlinct,  leste  auclorc  1 1 .  (|ui 
dc  sinffidis  sigillalim  loquitur.  Ilac  ctiaiu  (ie  causa  iii  paraj^Taphos  disjunctos  sin<jula, 
ut  vidisli,  siiul  disposita,  ut  clarius  (|iiat!  dicam  intcili^'aiilur.  .\c  impriiuis,  auctoritato 
11)11  Al)i  al-l)uiiya  (saec.  l.\)  tradita  siiul  oiniiia  ct  siii^ula  vcrba.  \'cibum  2"""  iiivcuilur 
iiisiipcr  apud  IJilyat  (saec.    XI)  ex  biojjrapliia  Sofyftn  al-Thauri  (saoc.   VIII)  deproin- 


[39]  r.OGIA  ET  AGRAPIIA.  369 

ptiim,  sed  partim  tantiim  :  «  Mundi  amor  caput  cst  omnis  peccati.  »  Aliam  ejusdem 
secundi  verbi  partem  citatur  ab  auctore  al-Daylami  (saec.  XI)  vocato,  scd  non  Jesu 
assignata,  at  iNIahometo,  his  terminis  :  «  Mundus  spectationis  locus  est  vitae  futurae. 
Quasi  praetereuntes  ergo  etc.  »  Quartum  et  ultimum  verbum  etiam  occurrit  apud  Ilibjat 
utpote  a  Mahometo  non  vero  a  Jesu  prolatum.  Addit  tamen  statim  idem  auctor  hoc 
verbum  perei^riniiin  (^nc)  esse,  videlicet  traditionistis  non  valde  fide  dignum,  utpote 
ab  uno  tantum  tcste  transmissum,  quamvis  hic  unus  esset  ex  eis  qui  secunda  gene- 
ratione  islamilica  vixerunt.  —  Argumentum  totius  loci  referendum,  ni  fallor,  videtur  ad 
scrmonem  dominicum  in  coena;  el  filialionein,  ut  ajiunt,  joannenm  praesefern^  dices, 
si  ad  vocem  miindus  (Li-^l)  toties  in  eo  repetita  oculos  convertas.  Notum  est  enim  hanc 
vocem  in  IV"  Evangelio  sumi  in  sensu  metaphorico  valde  simili  ei  quem  in  loco  de  quo 
nunc  agimus  habet.  His  generatim  suppositis,  en  loca  evangelica  cum  quibus  quaedam 
imjus  dominici  sermonis  incisa  quodam  modo  coliaerere  mihi  videntur  :  1°  Matth.,  vi,  19-20 
cum  inciso  incipiente  :  <i  Thesaurizatc  etc.  ».  —  2°  Joan.,  xvi,  33  («...  sed  confidite,  ego 
vici  mundum  »),  cum  incisis  quae  ita  incipiunt  :  «  O  coetus  apostolorum  etc.  »  et  «  Ego 
pro  vobis  etc.  ».  —  3"  Maltk.,  vi,  24  («  Non  potestis  Deo  servire  et  mammonae  »)  cum 
illa  phrasi  «  futura  vita  adipisci  nequeat  etc.  ».  —  4°  Matth.,  xvii,  20,  cum  inciso  illo 
«  cavete  ab  eisjejunio  etc.  ».  —  5"  Illud  vero  dictum  «  momentanea  voluptas  etc.  »  imi- 
tationem  quamdam  sed  per  contrapositionem  suggerit  illius  paulini  verbi  //"  ad  Cor., 
IV,  17,  «  Hoc  momentaneum  etc.  ».  —  6"  Similiter,  meo  judicio,  dicendum  de  sententia 
«  radix  omnis  peccati  amor  mundi  est  »,  quae  de  genere  similium  proverbiorum  Antiqui 
Testamenti,  ut  puta  Eccli.,  x.  15,  procedere  videtur.  —  His  taineu  analogiis  non  obstan- 
tibus,  dici  potest  totum  locum  agraphuin  esse. 

35.  —   Ih.,  III,  140,  10   inf.   —  It.,   VIII,  86,  16  inf.  —  M.,   67,   8. 

-^lj  «.L'1  J  jUlj 

Dixit  Jesus  (quera  Deus  salutet!)  :  «  Noii  permaaent  siinulj  amor  hujus 
mundi  et  futurae  vitae  in  corde  credentis,  sicut  nec  permanent  aqua  et  ignis 
in  uno  eodemque  vase.  » 

Unus  tantum  testis  ab  auctore  It.  profertur,  dum  de  hoc  verbo  loquitur  :  Ibn  Abi 
al-Dunya  scilicet  jam  persaepe  laudatus  (saec.  IX).  —  Si  non  in  imagine,  in  argumento 
saltem,  verbum  aliqualiter  congruit  cum  illo  Matth.,  vi,  24  :  «  Xemo  potest  duobus 
dominis  servire.  » 

36.  —  Ih.,  III,  140,  7  inf.  JLS  'oL<,  l::^   Zj1^\  ^  ^%J\   <;.U  ^  ^Ls" 

LLJ  jlS    "yi  jLa-^  L-iSo 

It.,  viii,  80,  1.'!  iiif.  —  M.,  67,  11.  —  1.  Deest  haec  vox  in  It.  qui  tamen  supplet  eam 
addendo,  commentarii  instar,  Jw.."   ^j'-. 

Dictum  fuit  \svil.  a  discipulis  suis]  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Si  do- 
mum  quamdam  quae  te  protegeret  tihi  sumeres...!  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Nobis 
satis  sunt  tritae  vestes  eorum  qui  ante  nos  vixerunt.  » 


370  ISIICHAEI,  ASI\.  ;4(»| 

Ni'  verbuni  (luidiMii  apuil  Ir.  iiivoiiilur  dc  lonlilms  luijus  luci.  —  Ad  MiUth.,  viii,  'M 
(«  Vulpes  foveas  habent  et  volucres  coeli  nidos  :  Filius  autcm  otc.  «)  [jroculdubio  verbum 
lioc,  quamvis  agraphum,  relertur.  f.lr.  verb.  seq.  ct  n"  40  et  75. 

37.   —  Ih.,  III,  141,  1.    -ujlj   ^LJI   <,U   Aiil    (.>UI   ^U   ^   jl   ^jj 

Jl    Jlsj   4-..b    i_y    ,».Jjy    A-l   aJ   lilj  itU   ^L.-   j   >_i^X    _jjt  IjLi    lyi«.  jUj  il^l 

^VI    4j»jl    cL^    J    /j.*j«ijVj    t5-*-»-;    I^^L-    .Ij  vs-    ^L.    iw.La!l    /._^    vJAIp-jjV    iJ-^^^j 

j     -*^y^     cT^     'jJjJ     ^-^'^    li    -^^jJ'     J-J     (^•>^.     ^„-5^     jj^^j     ^'-^^     ^r«^    V^     fj'.     f^ 

It.,  viii.  87,  6.  —  M.,  67,  10.  —  1.  It.  i^v^  J  0-»^»^.  —  2.  Deest  liaec  vox  in  h.  — 
3.  Deest  in  1t.  JjLju.  —  4.  Deest  in  It.  IjjJ'  J. 

Narratur  quod  .losus  (quem  Deus  salul(>l!)  veliementi  pluvia,  tonitru, 
fulmiiie,  quadam  die,  vexatus,  quaercre  coepit  asylura  ad  quod  confugeret, 
et  [casul  tentorium  a  longe  videns,  in  illud  profectus  est;  sed  cum  intus 
mulierem  vidisset,  u  tentorio  divortit.  Ecce  autem  spcluncam  in  monte 
quodam  [invenitl,  in  oamque  profectus  est;  sed  ecce  in  oa  loo,  super  quem 
[Jesus]  manum  suam  imponons,  di.\it  :  a  O  Deus  meus!  mansionem  uhi 
commorari  possot,  omni  creaturao  disposuisti;  inilii  veru  non  ita  asylum 
constituisti.  »  Tunc  Deus  (qui  exaltetur!)  revolavit  ei  :  «.  Asylum  tuum  in 
firma  sode  misericordiae  meae  [constitutum  est].  Ego  quidem  in  dio  judicii 
centum  formosas  puellas  in  matrimonium  til)i  dabo,  quas  manu  moa  formavi. 
teque  plene  eiliis  saturatum  super  tlironum  tuuin  [stabiliam]  per  qualuor  mil- 
lia  annorum,  ex  quilms  dios  unus  sicut  vita  hujus  mundi  erit,  ac  [tandcml 
praeconem  julieho  lioo  promulgare  praeconium  :  Uliinam  sunt  dcvoti,  a 
relius  inuudi  liujus  alistinontos?  Venite  et  visitate  honoris  causa  thronum 
ejus  qui  vere  alistinons  fuit,  Josu,  scilicot,  iilii  Mariao!  » 

Niliil  aliud  de  fontilms  hujus  dominici  facti  apud  It.  invenics  praeter  tcstimonium 
Ibn  Abi  al-Duiiya  (sacc.  I\).  .\<,n'aplium  cst  omnino,  quamvis  ejus  clementa  praccipua 
vesli^arc  atque  tam  iii  synoplicis  (|uam  in  apocalyplicis  scriptis  invenire,  sliulioso  noii 
sit  (lillicilc.  Milii  tamcn,  rcbus  liisce  prorsus  imperito,  satis  sit  iiinuerc  sacquenlia  : 
I  '  l'ars  prior  dicti,  sciliccl  usque  ad  verba  «  Tuiic  Dcus  clc.  »,  cuiii  illo  Mall/i.,  viii,  20, 
quoad  sciisum  saltciii  optimc  cobacret.  —  2"  Rcsiduum  dicli,  iicinpc  revclatio  Jcsu  a 
Dco  facta,  ox  Matth.,  xix,  29  simul  atque  ex  Litc,  xxii,  29,  30,  proculdubio  lluil.  — 
3"  Nolaiidum  tamcn  haec  postcriora  evangelica  loca  ita  essc  deturpaU\  ul  haeresim 
millentirismi  sapiant,  praescrtim  cx  eo  quod  de  ccntum  puellis  supponitur  in  loco  do 
quo  agimus.  Cfr.  ilieron.  apud  Lih.  III  in  Miitt/i.,  cap.  19  :  «  ut  qui  unam  Imulierem] 
pro  Domino  dimiserit,  centum  rccipial  in  luluro.  » 


\M]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  371 

38.  —  Ih.,  III,  141,  5.  UaJI  ^U  J,^  ^%J\  <1^  ^ ^y^  j.  ^^  Jb' 
•'^j\    ^^   yj^  ^J--iJ    "^  -^3    ^   J^J  "'^^3  ^.^J   ''i^   *^3  ^_r'J   >^jr.  *-^ 

It.,  vm,  87,  12.  —  1.  Deest  in  It.  ^y  ^\  —  2.  Deest  l^i  Uj  in  It.  —  3.  It.  l^'.^L)j 
sjoj  et  quidem  recte.  —  4.  It.  Jj,.  —  5.  Sic  in  Ih.  et  in  1t. ,  sed  perperam  pro  m^j'- 
—  fi-  1t.  Jjj. 

Dixit  Jesus  filiiis  Mariae  (quem  Dcus  salutet!)  :  «  Vac  homini  illi  ([u\ 
mundum  dilipjit!  Quomodo  morietur  et  mundum  ac  omnia  quae  in  illo  sunt 
derelinquet!  In  mundo  spem  posuit  ct  ab  ipso  est  deceptus;  in  eo  confisus 
est  et  ab  ipso  est  frustratus.  Vae  illis  qui  niundo  sunt  decepti!  Quomodo 
eos  conteret  id  quod  abhorrcnt,  et  eos  derelinquet  id  quod  amant,  et  super 
eos  veniet  id  quod  eis  est  comminalura!  Vae  homini  illi  cujus  sollicitudo 
mundus  est,  et  cujus  opera  peccata  sunt!  Quomodo  ignominia  mane  aificie- 
tur  pro  peccato  suo !  » 

Nullum  aliud  teslimonium  tradit  It.  de  hoc  verbo  praeter  quam  quod  apud  opera  Ibn 
Abi  al-Dunya  (saec.  IX)  occurrit.  —  Puto  illud.  ad  seriem  maledictionum  heatitudinibus 
contrariam  pertinere,  uti  videri  fas  est  apud  Ltic,  vi,  24-25.  Agraphum  tamen  csse  milii 
videtur. 

39.  —  Ih.,  III,  141,  17.  liU   i^    ^%J\    Ut  ^  ^  A^  ^»;   jU   JU' 

^jls    JUr  '^.Ul  jL-i  ^^'>-  'Lu..b  ^)  j\  Ljjj  4.01  -^jj  L   IjJLas  lyslji)  UA)i  ^  ^ 

i^l    i_Lfcl    L    i^jiL    ^  yi,      Jt    ^^1    oL-Ol    jo   Lwls   ^y^    (^.sLi    ^\Ss\    'j6>   lil  ''«Jl 
''iilt     J    ''^5^     \Z>^    ^Jls     jCl^"    L.J     J^\>-     L.     Jlii     'CDI     ^jj     L     dU    ._-:>.^    Ool^U 

^_i^   Jli   ^.^L>lJI   ^LaI    L:UiL!s3   LjjJI  •'L;..»^  ''^Jls  'dli   i^i-^j  Jls   ^^1,^1  J   Lj>l..^I3 
'''LljCj  Lj=.  zjy_i\  l^lj  Ij,   11 L:^^   ^Lii  Ul  <,V  ^l  ^  "Ml^"   LoxL)  ^X^  jl^ 

"C^CjM.    l5-*^,'^    J^    (j^    f^^    jj.«j?^L«    ^V    Jls    ^y^     ^'*(J    ^■L?=^l    JL     L«i    Jls    lj^,b 

J>     ^»-^9     ^^     ^\     Jj     («^9      OO     ^V     Jls     (v^      ^j..     Ol    (_r*r^'     k_i~^      Jis     .sIjJ;     Ji>l£. 

JLas  IjJ   ^_JLSI  j.r  lji«  j^l  oJ.>l  V  (v^  j~^  («-^  (3^  ^'^  (V"  ls*;^'  ^'^'  fH: 

It.,  viii,  87,  4  inl".  —  M.,  08,  5.  —  1.  It.  addit  ^.  —  2.  It.  LJs  LI.  M.  UvU  j,)  'j|.  — 

3.  It.  a-J!  JJI  ^a._3l3  Jj,  Jl-3.  —  4.  M.  Ij^U  sed  perperam.  —  5.  Deest  ^j^  in  It.  et  M.  — 

6.  It.LsLJI._7.  It.  .jXli».  —8.  M.  UU  ut  supra  —  9.  It.  L>^.  —  10.  M.  t^U.  -  11.  It. 
-js.  _  12.  IT.  ^^.,  JC..  _  13.  IT.  ^l. 


372  MICIIAKI,  ASIN.  [42] 

i^i>Vlj  UaJI  iJU   «^ 

—  14.  It.  addit  j.-^'l  \Ac.  —  15.  Kn  alia  verba  inserta,  utpotc  ad  hocce  factiim  domini- 
cum  spectantia,  apud  Hilyat  (il-asyliyd,  teste  I  r.  :  iiL;  Jli  S^\^    .^  t>  [scil.     ^-^]  JU 

S^  ^U'  ^.^-U^  >^   iiU=.M  JU  o^JJ=.H   JC-V  j^"  ^i  J^X^-^-"  ^-j5  0:?i^' 

o^,^  l^^  U Jl  j^Ll,!  >  ^,1  ^,.  i,^  JU  [.^^  U  JU  ^,..^--  JU  L.yt  U,  ^^ 

^_^  Jl«  ^^i^'  ^l   ,U'  J.\^^/^   ^ji^  ^  i^.U-M  Ji^  J^  Ut  L^J  U^l.,1 

_,1<^I  ^.  J.I^Jt  Jl  >JIj  „yi  .1.  ^,y.j^,^i|^i  jr^}  JC)    \jp\  j^  .5L.M  iju 

^  j     ..  *_     V 

Dixit  OmAr  filius  Sa'id  :  «  Transivit  Jesus  (quem  Deus  salutft!)  per 
villain  quiimdam  et  eccc  ejus  incolac  mortui  jacobant  anto  domoruni  porti- 
cus  ct  per  vias.  Dixit  ergo  [Jesus  discipulis  suis]  :  «  O  coetus  apostolorum! 
hi  quidem  ira  Dei  correpti  mortui  sunt;  si  enim  aliter  mortui  essent,  sese 
ad  invicem  certe  sepeliissent.  »  Dixerunt  [discipuli]  :  «  O  spiritus  Dei! 
cupimus  ut  si  [impetrare  posses  a  Deo]  quod  circa  eorum  historiam  doce- 
remur...  »  Rogavit  itaque  [Jesus]  Doum  (qui  exaltetur!)  et  [Deus]  revelavit 
oi  [saequontia]  :  «  Gum  nox  adveniat,  voca  eos  ad  te,  et  ipsi  rosponsum 
rcddent  til)i.  »  Cum  ergo  advenisset  nox,  ascondit  [Jesus]  in  locum  editum, 
et  continuo  clamavit  :  «  O  gens  hujus  villae!  »  Et  rcspondit  ei  unus  [ex  eis]  : 
«  Ecce  obediens  til)i  adsum,  o  spiritus  Uei!  »  Tuni  [Jesus]  interrogavit 
eum  :  «  Quaenam  est  conditio  vostra  et  qualis  historia?  »  Respondit  ille  : 
«  Nos  quidem  in  salute  [quodam  vespere]  pernoctavimus,  et  [mane  inse- 
quentij  in  inferno  apparuinius.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  (juomodo  istud  [factum 
ost]?  »  Respondit  illo  :  «  Quia  mundi  eramus  amatores  et  poccatoribus  con- 
sentientes.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  qualis  erat  amor  vestrum  crga  mundum?  » 
Respondit  ille  :  «  Qualis  cst  amor  pueri  erga  matrem  suam  :  dum  benigne 
nos  excipiebat,  laetabamur;  cum  vero  torgum  nobis  vertebat,  contrista- 
bamnr  et  illum  [mundnm  .\n'lirct]  dellebanins.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  quid- 
nam  concivibus  tuis  cst  quod  mihi  responsum  non  reddiderunt?  »  Ro- 
spondit  ille  :  «  Quia  fraonati  jacent  igneis  fracnis  per  manus  quorumdam 
angelorum  [qui  quidem]  saevi  sunt  ot  inhumani.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Sod  quo- 
modo  lu,  cum  sis  [unus]  cx  eis,  mihi  rosponsum  roddidisti?  »  Rospondit  illo  : 
«  Quia  ego  inter  eos,  sod  non  ex  eis,  cram.  Cnm  itaque  [Doi]  punitio  super- 
venit  in  eos,  me  etiam  simul  cum  ois  attigit.  Et  ecce  ego  suspensus  immineo 
super  abyssum  gehonnao,  ignorans  [adhuc]  num  ex  ea  liborandus  oro,  an 
in  oam  capitc  pronus  dtjiciar.  »  Dixit  lum  Mossias  apostolis  suis  :  «  Re 
(piidem  v(M"a!  Panom  liordoaccum  cum  sale  duro  mixtum  inanduoaro,  cili- 
ciuin  induero,  ot  in  sfoiqniliniis  dormire,  [totuin  hoo  adhuc'  iiiultum  osl,  [sij 
ad  salutom  animac  in  liac  ot  in  altera  vila  [assoiiuendam  prosil].  » 


[43]  '     LOGIA  ET  AGRAPHA.  373 

Quisnam  sil  hic  'Omar  filius  Sa'id,  cujus  auctoritate  factum  hoc  dominicum  ab 
Algazele  traditur,  prorsus  ignoro.  Kamdem  ignorantiam  auctor  Ir.  similiter  confitctur, 
qui  tamen  addit  hocce  lactum,  quibusdam  adauctuni  verbis,  etiani  occurrero  apud  llilyat 
al-awUyd  (saec.  XI),  utpote  transmissum  a  Wahab  filio  Munabbih,  judaeo  quodam  ad 
islamismum  converso,   qui  saec.   VII  vixit  et  auclor  e.xtitit  cujusdam  libri  cui  titulus 

De  tradUionibus  israelilicis  (^LLjI^^'    > ,1:;$').  Ilinc  utile  duxi  verba   alia,  ab  hoc 

antiquiore  teste  allata,  appendicis  instar  addere,  quorum  versio  haec  est  :  «  Dixit  [Jesus 
homini  illi  resuscitato]  :  «  Et  quodnam  peccatum  vestrum  fuit?  »  Respondit  :  «  Servitus 
«  idolorum.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  quaenam  fuit  haec  idolorum  servitus?  »  Respondit  : 
«  Lubens  consensus  erga  peccatores.  «...  Dixit  Jesus  :  «  Et  quidnam  est  al-hdwiya 
«  [JojL^^ti?  »  Respondit :  «  Infernus  sempiternus.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  quid  est  hoc?  » 
Respondit  :  «  Pruna  ignea  [cujus  magnitudo]  similis  est  omnibus  straturis  terrae  [simul 

«  sumptis]  et  in  qua  animae  nostrae  sepultae  jacent.  » «  Et  ecce  ego  suspensus  uno 

«  capillo  immineo  super  infernum,  ignorans  [adhuc]  num  manibus  pedibusque  colligatis 
«  vinctus  in  inferno  jacebo,  an  liberatus  cro.  »  Dixit  Jesus  :  «  Amen  dico  vobis  :  panem 
«  hordeaceum  manducare,  aquam  meram  biiiere  et  in  stcrquiliniis  simul  cum  canibus 
<i  dormire....  »  etc.  ut  supra.  —  Quod  ad  sensum  attinot  ultimae  sententiae  a  Jesu  pro- 
latae  et  sic  incipientis  :  «  Panem  hordeaceum  etc.  »,  quaedam  addere  necessarium  duco, 
quia  indoles  arabici  sermonis  non  oplime  in  sententia  hac  versioni  latinae  accommodatur. 
Scnsus  itaque  est  :  omnes  corporis  mortiiicationes,  quamtumvis  magnae  sint,  pro  nihilo 
sunt  existimandae,  vel  ut  melius  dicam,  utpote  voluptates  et  blandae  deliciae,  si  eis 
adjutus  homo  vitam  aeternam  lucrari  possil,  t^fr.  n.  70  et  80.  —  Agraphum  omnino 
esse  verbum  hoc,  mihi  videtur. 

40.  —  Ih.,   III,   141,  11   inf.  —  M.,  68,   17.    '^    (i^\   Ut    ^   Jb" 

It.,  VIII,  88,  14  inf.  —  1.  It.  addit  !5. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutct!)  :  «  Quisiiain  erit  ille  qui  aedificabit 
domum  super  undam  raaris?  Istud  sit  vobis  mundus!  Ne  ergo  eum  ad 
instar  stabilis  loci  suscipiatis!  » 

Similiter  ac  omnes  pene  loci  de  despectu  mundi  loquentes,  liic  etiam  locus  occurrit 
apud  Ibn  Abi  al-Duny&  (saec.  IX).  Cfr.  n.  75.  —  Quaedam  analogia  deprehendi  potest 
inter  hoc  verbum  et  imaginem  a  Matth.,  vii,  26  adhibitam. 

41.  —  Ih.,  III,  141,  10  inf.   L^.  Ia^Ij   'Uk  L..b    ^>UI   ^U   ^-_J  ^LJ 

'  Jl«r  <,UI  jtiCsi:.  UjJI  l_^i,l  Jls  <~U  «dJl 

It.,  viii,  88,  13  inf.  —  1.  Ii.  1^.*^.  —  2.  Ir.  om.  JIju. 

Dictum  fuit  [a  discipulis  suis]  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  :  w  Doce  nos 
unam  tantum  scientiam  propter  quam  Deus  nos  amet.  »  Respondit  [Jesus]  : 
ft  Mundumodite;  Deus  (qui  exaltetur!)  vos  amabit.  » 


.'!7'.  MICllAf-.L  .\S1\.  [/.'•1 

l)e  fonlibus  liujus  verlii  idem  diiiendiim  ac.  in  vprho  prapcedonli.  —  ()uoad  illius 
1'oliaereiiliam  cum  evangeliis,  non  auibigendum  credo  illud  referendum  esse  ad  Joan., 
xii,  25  et  XV,  18,  19,  sed  tantum  in  sensu. 

42.  —  Ih.,  III,  142,  9.  —  It.,  VIII,  90,  18  inf.  l  (%J\  kS^  ^  Jii' 
^_a)I  <.^-\    U-01  ^^Ul  ^j   \.^  j^-OI  i,>L.    »^   LaJI  i^'A.    l_^jl  ^j^y^  j^ 


Ija!1  i«!>L. 


C* 


Dixit  Jesus  (queni  Deus  salutot!)  :  «  O  coetus  apostoloruml  Dummodo 
religionis  oilicia  integrc  [atlimpleatisl,  contenti  cstote  vilissiniis  liujus  mundi 
rebus,  sicut  etiam  gentes  hujus  mundi  exiguissimo  rcligionis  cultu  sunt 
contenti,  dummodo  integram  hujus  mundi  possessionem  obtincant.  » 

Etiam  hoe  verbum  uno  testimonio  Ibn  Abi  al-Dunya  (saec.  IXl,  praeter  Algazelem, 
fulcitur.  Sequuntur  apud  Ih.  duo  versus  poctae  cujusdani  mihi  incogniti,  qui  eadem 
antithesi  idearum  conslant.  —  Ni  fallor  vero,  haec  antithesis  quamdam  habitudinem 
praesefert  ad  ulia  quidem  dominica  verba  apud  Matth.,  x,  oO,  xvi,  24-26,  quae  simi- 
libus  antiphraseos  modis  consistunt. 

43.  —  Ih.,  III,  228,  12  inf.  '\J>  L;.01  ^(0,  l  (.>L_11  k^  '  ^^Jl  JU" 
^ii  K^\   ^i)   <^\   ^i   ^   ^>U1   ^U-i._  -'ji   <J    U  S^\  JUj  ^y\  \  ^J  \ 

Ih.,  III,  142,  12  inf.  —  It.,  viii,  90,  13  inf. ;  item,  viii,  321,  11.  —  1.  Ih.  et  It.  (bis^i 
.j~.^.  —  2.  Ih.  et  1t.  (bis)^f-J.  —  3.  Ih.  et  It.  (1°)  Lj-J!  pro  ^ .  —  4.  Ilinc  ad  linem  usque 
totum  deest  in  lii.  et  It.  (1°).  —  5.  It.  (2°)  a3'.  —  (>.  It.  [1")  j^S^  J-^'. 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  0  tu  qui  mundum  quaeris  ut  eo 
mcdiante  pie  et  religiose  vivas!  Amplius  pie  [viveres]  si  mundum  relin- 
queres.  »  Et  addidit  :  «  Quia  [noxa]  minima  quam  talis  [expcriri  potcst]  haec 
est  :  quod  cura  scrvandarum  liujus  mimdi  rcrum  a  Dci  recordationc  cum 
impediat;  et  memoria  Doi,  maxima  et  excclh'nlior  virtutum]  est.  » 

Prima  hujus  verbi  pars,  ad  vocem  usque  «  relinqueres  »  auctoritate  Ibn  .Vl)i  al-OunyA 
(saec.  I-\)  traditur,  ut  !t.  asserit.  Reliquum  vero  ab  Algazele  tantum  perhibelur.  Videas 
eamdem  plane  sententiam,  infra  sub  n"  50,  cujus  hic  linis  pars  mihi  videtur.  Conferas 
etiam  n'""  73.  —  .\graphum  csse  credo  verbum  hoc,  cujus  sensus  (quod  dives  scilicet 
non  facile  salvelur  quia  ubi  thesaurum  habel  ibi  otiam  cor  ejus  est"  optimo  cohaerel, 
quamvis  non  iii  litlera,  eum  loeis  syiutplieorum  non  paueis. 

44.  —  Ih.,  III,  146,  12  inf.  ^  ^l^Jl^  ^i)\   s_^U   o-ol   ^   'jS 

It.,  viii,  101,   18.  —  M.,  75,  0.  —  1.  It.     .U. 


[45]  LOC.IA  F,T  AGRAPIIA.  375 

^jVl  w~M  L»  (^'P^-J  (y^*-^3  i^^^j  (^J'^3  j-*^'  t5?'l''"-'  (j-*-^'  3J^  '^'  (j 

c  c  c 

cs-*  (^-^'  -^^   ij^-^"^''   (^^   ij-^i  ^ijT  J  o-t^J  Crr*'-^  ''-s'^  '-s'   Lrr^  ^-^ 

—  2.   1 1 .  wv.^^.  —  3.  It.  et  M.  recliiis  (luidem     ^jIoj.  —  4.  En  quaedam  alia  versio 

apud   Kiluh  Nahj  al-baldgh(i     Sj    J^  fi^!   (i-Jjj    t^        -^j^.  [  «r-rr]    •1'^   -^^ 

sLvi  i-old^  ijjj  ^Wj  ^U  y«j  ^  .V.L  ^j  i^jj  jj. 

Imitare  [o  frater!],  si  hoc  tibi  placet,  [viveudi  rationem]  illius  qui  iu 
semetipso  [Dei]  Spiritum  et  Verhum  possidebat,  Jesu  nempe  filii  Mariao 
(quom  Deus  salutet!).  Ille  profecto  dicebat  :  a  Coadimentum  cibi  mei  fames 
est;  operimentum  interius,  timor  [Dei] ;  amiculum  autem  exterius,  lana; 
pallium  vero  meum  in  hieme,  loca  radiis  solis  exposita;  lucerna  mea,  luna; 
jumentum  mcum,  moi  pedos ;  esca  deniquo  ot  edulium,  omne  quod  terra  [sua 
spontej  protulit.  Mihi  quotidie  advesperascit  nihil  omnino  possidenti ;  mihique 
illucescit  nihil  similiter  habenti.  Et  tamen  divitiorme  nemo  super  terram.  » 

Asscrit  auctor  It.  vcrbum  hocce  paene  ad  litteram  inveniri  apud  quemdam  librum 
cui  titulus  Nahj  al-Baldga,  auctore  al-Sharif  al-Murtadha  Abu  al-Qasim  Ali,  filio  Tahir 
(saec.  X),  qui  quidem  princeps  'alldarum  fuit  (Cfr.  Brockelmann,  Gesch.  d.  avah. 
lit.,  I,  404).  In  supradicto  libro,  qui  totus  quantus  est,  verbis  et  sententiis  'Ali  constat, 
occurrit  Sermo  quidam  (i-J^^)  ipsi  'Ali  assignalus,  cujus  fragmentum  auctor  It.  inge- 
rit,  ea  inente  ut  ejus  cohaerentiam  cum  verbo  dominico  de  quo  agimus  patefaciat.  Et 
requidom  vera  ipsissimum  est,  ni  excipias  quod  in  textu  nostro  verba  utpote  ab  ipso 
Jesu,  stylo  ut  aiunt  directo,  perhibentur  prolata,  in  libro  autem  Nahj  utpote  ab  'Ali 
tradita,  sed  instar  narratoris  qui  stylo  indirecto  illa  Jesu  facta  auditoribus  refert.  Notan- 
dum  etiam  quod,  ut  jam  supra  dixi,  quaedam,  pauca  quidem,  addit,  quae  sic  se  habent  : 
«  Pro  cervicali  petram  sub  capite  suo  ponebat  [Jesus  dum  dormiebatj,  durum  induebat 
vestitum...  nec  uxorem  nec  filium  habuit,  opes  non  dilexit,  immo  pro  vili  eas  habuit...; 
nec  famulum  alium  quam  ipsius  manus  adhibuit.  »  —  Agraphus  omnino  videtur  locus, 
quamvis  ejus  elemonta  quamplurima  apud  synopticos  reperiantur.  —  Cfr.  n.  36,  37,  63, 
praesertim  vero  n.  77. 

45.  —  Ih.,  III,  148,  15  inf.    ''UxlL     UJ^S    ^^Ul    \Sj^    ^    jl    '  ^jj 

'^(.>Ui  <^u  ^s.  JUJ  "'c^c^i  ^^\^  ''J  JU'  oU-U.  ^)^  ^j.)  S^  oU  p^L<s  Ji; 
A«.    1a=wIj   jvjiJvAjT  k_i.S    \-^L)i  dAs-ij jL    jj^,j;«,   V  •  i_j.'?    A-JUI    liU-lj jV    U J.. 

It.,  VIII,  107,  2  inf.  —  N.,  209,  11  inf.  —  TM.,  29,  5.  —  RA.,  73,  4.  -  1.  N.  Jj.  — 
2.  N.  UjJI  ^\j.  —  3.  It.  U^.  —  4.  N.  'ijj^.  —  5.  It.  et  N.  X  —  6.  It.  om.  Jj. 
—  7.  N.  f^^.  —  8.  N.  simpliciter  ^.^.;S.  Jli.  —  9.  It.  om.  wft/.  —  10.  It.  !->o.!j 
l^lj.  —  11.  En  denique  lccliones  diversae  apud  TM.,  RA.  et  Q.  (^haec  ultima  in  It.) 


376  MICIIAKL  ASIN.  ['.(i] 

occurrentes.   1"  TM.   -.ys-  5._y.o     -U     jj  ajlii,l5l»  ^j^>  Jl  Ij-J'    >-^^'I  jJj;     ^^»w.s  ^l 

sJ^CUL»    ^Co-^r     'jj>    O-O'..?     ,y'^    0-C>     Lsr^    'j      lljj     ^-Ls',    .iJbi    lit      U    oJ'-i9    >_LCiiL 

,,^cjo  ^      -.:a.'>      ^,      ,J.oJl)  oXJU,    .i*scI,   oO    »»..   —  2''  l!.\.    >^i-JI  i^ls      --^     tl, 
^ij^r— r.         ^        c'^-'  c-'  ■■    -^  C-'-  J  •■     I    ^  I  ^    ■■     >-^J 

"^   oJI-aJ    ^    O-jvjjJ'    »^  JUs    i/"^    ij-^^^    'V'    'j.J'*      ^       ^i    •'^Ui-l-C"    ip»J    vj.    l-ojJ! 

Ji*sJ|  ,^j^'  l;^  \>  JUi  Miwijlj  -i,.^  IjI  J-!  oJU  oC*^  j'  'y'-'  J'^  tr^  iJ.r^- 

.,»-c^>   OAJ    »>,   ^oC.>.o    »»l_y»~J   U      ,jjj'l.i.j    ..rJ-J'    ,.rJ.  i-^"^'.     -  3''  Q.     ^~.i      .i,."il    ,j;,Ju,» 
^%    =UI    »J   JU    5-^^,1.;'    ^    ^..'U    ,.;    ^O    U      lUs    il,^l    5,.^    J   LoJl    ^^      H 

.jJ   oJi.*  I-J-  UjI  -V^.^   JL«i   «aJi:^  ^ 

^  1      'r 

Narratur  quod  Josu  (qufni  Deus  salulet!)  niundus  apparuit,  ita  ut  eum 
vidisset  sub  specie  vetulae  edentatae,  oniinibus  [tamen]  eooperlae  ornamen- 
tis;  di.vitque  ei  [Jesus]  :  a  Quot  viros  in  matrimonium  duxisti?  »  Respon- 
dit  [vetula]  :  «  Eos  [prae  niultitudine]  numerare  nequeo.  »  Dixit  [Jesus]  : 
«  Num  autem  omnes  mortui  sunt,  te  vidua  relicta,  an  omnes  te  repudio  dimi- 
serunt?  »  Respondit  [vetula]  :  «  Quinimo,  omnes  [ipsa]  interfeci.  »  Dixit  ergo 
Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Vae  viris  tuis  superstitibus!  Quomodo  a  viris 
tuis  jam  praoteritis  cxemplum  non  sumpserunt,  [videntes]  quod  singulos 
illorum  sigillatim  perdidisti,  et  contra  te  tamencautionem  non  adhibuerunt!  » 

Verbum  hoe,  ut  supra  in  varlantibus  lectionibus  monui,  occurrit  etiam,  teste  It., 
apud  Q.,  librum  quideni  antiquiorem  Algazele.  llle  tamen  non  ita  longam  tradit  nar- 
ralionem  sed  in  compendiuin  redactam  et  utpote  a  Mahometo  prohitani  :  u  Mundus 
repraesentatus  est  fratri  meo,  Jesu  filio  Mariac,  sub  specie  mulieris,  cui  dixit  \scil. 
JesusJ  :  «  Ilabesne  virum':'  »  Respondit  illa  :  «  Utique  :  viros  quamplures.  »  Dixit  : 
«  Num  illi  vivunl?  n  Respondit  illa  :  «  Nequaquam;  eos  interfeci.  »  Gognovit  ergo 
tunc  [Jesus]  mulierem  illam  mundum  fuisse  qui  ei  apparuerat.  »  Et  nota  quod  auctor 
Q.  verbum  hoc  alTert  utpote  hadith  marfu\  scilicet  utpote  traditionem  qua  quidam 
ex  Mahometi  sociis,  Anas  filius  Malik  nomine  (saec.  VII),  rem  iisdem  terminis  narrat 
qui  ab  ipso  Mahometo  fuerunl  adhibili.  Notandum  est  etiam  similem  velulae  appari- 
tionem  allegoricam  tradi  in  itinere  nocturno  [isra)  Mahometi,  uti  videri  fas  est  apud 
Tafsir  sive  .\lcorani  Commenlarium  per  al-Tabari  editum,  XV,  5,  10  et  alibi.  —  Cohae- 
rentiam  quamdam  locum  servare  suspicor  cum  illo  Joaii.,  iv,  IG  seq.  ubi  colloquium 
Jesu  cum  muliere  samaritan;i  occurrit.  —  Locus  hic  unus  est  ex  paucissimis  quae 
Levinus  Warnerus  ex  mohammedanis  scriploribus,  persicis  praescrtim,  congessit,  ut 
videri  fas  est  apud  Fabricium,  Cod.  Apocr.,  III,  395.  Et,  ni  fallor,  recensio  quam  prae 
oculis  habuit  ille,  ut  verbuni  hoc  lalinilatc  donaret,  cum  recensione  apud  11. V.  occur- 
rente,  quam  supra  adduxi,  optime  cohaeret.  Cfr.  etiam  l)'Uerbelot,  Bibiioth.  Orient., 
supplem.,  pag.  230  b;  et  R.  Rasset,  Hei>ue  de  Tradilio/is  populaire.i,  .\Il,  t>S. 

46.    -  Ih.,   III,  149,  11.  —  It.,   VIII.  110,  6.         Q.  apud  It.  ^   Jl» 

Laj^.ji;'  V»  Uj^^l»  ijLj  L-Ol  *^LJI  *Je- 


[47]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  377 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Mundus  hic  pons  est.  ['^^uasi  ergo 
praetereuntesj  per  eum  transite;  non  vero  [quasi   incolae]  adliaereatis  ei.  » 

Tesle  It.,  non  modo  apud  Q.  verbum  hocce  iisdem  plane  terminis  occurrit,  verum 
etiam  transmissum  constat  per  Maliiv  (saec.  VIII),  auctoritate  cujusdam  Mahometi  socii, 
Ibn  'Omar  nomine  (saec.  VII),  qui  illud  tradit  utpote  per  Prophetam  Mahometum 
prolatum,  sed  Jesu  etiani  tributum.  —  Agraplmm  mihi  onmino  videtur.  —  Cfr.  secun- 
dam  verbi  n' 34  partem,  primanique  n'  75;  ambobus  enim  verbum  lioc  est  identicum.  — 
Insertum  jam  fuit  a  Bernhard  i'ick  in  suo  opere  cui  titulus  Remains-  uf  Gospeh  and 
sayings  of  Christ  (Chicago,  the  Open  Courtpublishing  Go.,  1908),  p.  100,  n"  107,  utpote 
arabicis  insculptum  characteribus  super  portam  cujusdam  mohamedani  templi  prope 
Agra  in  India  sili. 

47.  —  Ih.,  III,  149,  13  inf.   ^k.    L^  ^<i  ^\y\  J^    ^>L.!1    U^  ^^   JU 

Vj  S.5U1  Jc^  V  uaji  ^u  juii  ^ji\  bJoi  j..  <;  jci,  M?  '^uyi  Ji\  ^^\ 

A^i»jj  cSj^   J    iji  <)ijJi    ji  (»>J   Jisl  (3^J  LJjJi   ^,^    \a  a=>u    U    «^  LjTj^l»-  J^SD 

JaAjuj      i>..,.ai'    ijLJl     u— -2JJ    0*aJi    _^'-*^     L?^./     1*^     -^      ^vUJl    vii) aS    L£ii-    "  ^r*jj    ^ji-i' 

A,«>>.3JJ   «-iji   (jv>^"  v_ij *  /«-j«Ji  U' 0'   31    ,« » i^T ' I   L~iA)   ji   Oi*Y~J'   tL^'"   f»^  ^  ^^laJi 

It.,  viii,  111,  3.  —  Q.  apud  It.  —  1.  It.  Xxls.  —  2.  It.^^juJ;  o,.s.ocJ. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Amen  dico  vobis  :  sicut  respicit 
infirmus  ad  cibum  nec  tamen  eo  delectatur  propter  vehementem  morbi 
dolorem,  ita  etiam  niundi  hujus  amator  devotione  non  dclectatur  nec  ejus 
dulcedinem  experitur  propter  mundi  hujus  amorem  quo  se  captum  esse  ani- 
madvertit.  Amen  dico  vobis  quoniam  bestia,  dummodo  non  equitatur  nec 
verberibus  doniatur,  indocilis  quidem  atque  indole  mutabilis  est;  ita  etiam 
corda  [hominum],  dummodo  mortis  recordatione  et  devotionis  disciplina  non 
emolliuntur,  obdurata  et  contumacia  manent.  Amen  dico  vobis  quoniam  uter, 
dummodo  non  dilaceratur  vel  arescit,  parum  illi  deest  quin  vas  aptus  evadat 
melli  [liquatae];  ita  etiani  corda  [liominum],  dummodo  cupiditatibus  non 
corrumpuntur  vel  avaritia  sordescunt  aut  vitae  commoditatibus  arescunt, 
vasa  proculdubio  evadent  apta  sapientiae.   » 

Tantum  apud  Q.,  praeter  Algazelem,  verbum  hocce  occurrere  monet  It.  Addit  tamen, 
apud  llihjat  a^AH'//;/»  quoddam  verbum  inveniri  aliqualiler  simile  huic  (quamvis  tantum 
in  prima  ejus  parte)  et  quod  non  Jesu  sed  Malik  filio  Dinar  (saec.  VIII)  tribuitur.  En 
ejus  textus  :  «  Corpori,  dum  aegrotat,  nihil  bene  prodest  :  non  cibus,  nec  potns,  nec 
somnus,  nec  quies;  ita  etiam  cor  hominis,  dummodo  hujus  mundi  amore  capitur,  nihil 
illi  prodest  religionis  monitio.  »  —  Agraphum  prorsus,  quamvis  vere  evangclicum  lum 
idea  tum  slylo,  mihi  videtur.  Cfr.  n.  89. 


378  MICIIAKL  ASIN.  f/,8T 

48.  —  Ih.,  III,  149,  5  inf.  ''^LU    UaSI    JLU    '  Jl.    ^^Ul    ^U    ^_t    JU 

Q.  apud  1t.,  VIII.  111,  ()  inl'.  -  KA.,  7'i,  8.  —  1.  HA.  om.  Jx-.  —  2.  Id.  - 
3.  RA.  j ,,li->.  —  4.  KA.  .5'j.  — 5.  l'ni  liis  duabiis  vdinbus  RA  saequentia  ponit :  J'v)  ^? 

Dixit  .Ifsu.-;  (qucm  Dcus  salutct!)  :  &  Oui  iuuikUuu  ([uacril  .similis  cst 
liomini  ([ui  iUjuani  uiaris  liihit  :  quo  magis  polum  auget,  eo  magis  augct 
sitiui,  doncc  [aqua]  ipsum  interliciat.  » 

Locus  hic  nonnisi  apud  Q.  occurrit,  praeler  duo  .\lgazelis  opera.  I)e  antiquioribus 
testibus  ue  vcrbuni  quidem  apud  !t.  invenio.  Sensus  vero  loci  patet  :  ul  enim  auetor 
1t.  ait,  (jui  maris  aquani  bibit,  iion  modo  non  satiatur,  immo  quod  pejus  est,  sitis 
ardorem  in  gutture  suo  exacerbat,  et  sic  paulatim  aqiiam  exiguis  haustibus  bibens 
mortem  in  ea  ipsa  invenit.  Eodem  plane  modo  homo,  liujus  mundi  laqueis  irretitus, 
non  modo  non  satiatur,  verum  eliam  quo  plura  possidet  eo  magis  magisque  scmper 
desiderat,  donec  tandem  mortem  senipiternam  adinveniat.  E.\  paucissimis  dominicis 
verbis  quae  Warnerus  congessit  (apud  Fabricium,  Cod.  Apocr.,  III,  .'594)  is  unus  est. 
Ejus  versio  suggerit  lectionem  apud  RA.  occurrentem.  —  Agraphum  mihi  videtur  esse. 

49.  —  Ih.,  III,  161,  14  inf.  ^  dU  U  ^■%J\  ^U  '^  j_yjl_pJl  JL^ 
J15  C->   1_^ILS   Axj,   ^ja.I|j  jL;.01   i^L,   L,   J  Jlii  di-lS  J^  jAij   V3  .LJI  J^ 

J_j—    '  ^^-'Ci-  jaJIj  L».^;,^ 

Q.  apud  It.,  VIII,  14(1,  17  inf.  —  M..  91,  13.  —  N.,  212,  S  inf.  —  1.  It.  et  N.  addunt 

^_y  ^yi,.  —  2.  Ir.  et  .N.  ,-OU   ^X^. 

Dixerunt  apostoli  ad  Jesum  (queiu  Deus  salutet!)  :  «  (JuiJ  cst  quoii 
tu  super  aquam  ambulas,  nos  autem  non  possumus  ?  »  Respondit  eis  : 
«  Qualem  apud  vos  acstimationem  denarius  meretur  et  drachma?  »  Dixe- 
runt  :  «  Bonam.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Mihi  veio  idcm  sunt  ac  stercus.  » 

Nullus  testis  Algazele  antiquior  verbuni  hoc  tradit,  quod  scio,  praeter  auctorem  Q. 
—  Quod  vero  attinet  ad  illius  cohaerentiam  cum  evangelicis  locis,  sequentia  nota  : 
1"  aliqualiter  convenire  cum  illo  Matth.,  xiv,  2o-2G  ubi  dicitur  Jesu  discipulus  esse 
turbatos  cum   Magistrum  snper  mare  anibulantem   ad  eos  venire  vidissent;  2"  senten- 

tiam  a  Jesu  in  sua  responsione  prolalam  illud  Pauli  \.{d  riiilipp.,  111,  8)  «  oinnia 

arbitror  ut  sleicora  »  proculdubio  recordare. 

50.  —  Ih.,  III,  164,  17  inf.  —  It.,  VIII,  156,  4.  J>U1  <-,U  ^  JLi 
«ju:*    JUJ   A.L=-   Ja,   Ai-l    jl   S~ai   <U-   ^^   Ja  i-vi-L    'J\   JL.I»T   ^'^C  JLJI   J   ."^UIj 

%:;  k\S\  jt  <=->Lal  4.UJL.   JUi»  «Jl»-  j  *j^}    'J\  ^Li»  ^S».  jA  j 


[49]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  379 

Uixit  Jesus  (cui  Deus  benedicat  eumque  salutet!) :  «  In  divitiis  tria  damna 
sunt  :  [vel  enim]  eas  acquirit  [homo]  ox  [fonto]  non  licito...  »  Dixerunt  [ei]  : 
«  [Quid  autom]  si  eas  ex  [fonte]  sibi  licito  acquirat?  »  Respondit  :  «  Vel 
eas  iusumet  in  rebus  quae  sibi  non  liceant.  »  Dixerunt  [ei]  :  «  [Quid  vero] 
si  eas  insumat  in  rebus  sibi  licitis?  »  Respondit  :  «  [Tum  ergo]  cura  servan- 
darum  divitiarum  a  Dei  (qui  exaltetur!)  recordatione  eum   impediet.  » 

Auctor  It.  qui  in  singulis  Ih.  sententiis,  immo  vocibus,  enucleandis  illustrandisque, 
persaepe  plus  aequo,  moratur,  nihil  prorsus  de  hoc  dominico  verbo  tradit;  nec  tantum 
de  ejus  fontibus  silet,  verum,  ([uod  praeter  illius  consuetudinem  est,  ne  verbum  quidem 
profert  ad  explanandum  hujus  loci  sensum,  cujus  slylus  non  ita  planus  tritusque  mihi 
videtur.  —  Cum  hoc  loco  conferas  oportet  (inem  verborum  sub  n''  43  et  73  positorum, 
qui  quidem  finis  ad  hunc  locum  pertinet,  ni  fallor.  Quod  vero  de  illo  ut  agrapho  illic 
censui,  idipsum  de  hoc  censeo. 

51.  —  Ih.,  III,  169,  12.  —  Q.   apud  li,  VIII,  176,  16  inf.   ^    JLi 

vjj^l   J^  jj»  Uj  Ji  jUl  ^Jl^l-  V  «^  ^y  \^J^\   (.!AJ1  «Oc 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Expetite  valde  rem  quam  ignis 
vorare  nequeat.  »  Dixerunt  [ei]  :  «  Quaenam  [autem  haec  res]  est?  »  Respon- 
dit  :  «  Beneficium  [ex  liberalitate  proximis  vestris  collatum] .  » 

Nullibi  quam  apud  Q.,  praeter  Ih  et  It.,  verbum  hoc  occurrit,  cujus  germanus  sensus 
ex  contextu  tantum  atque  ex  adjunctis  conjici  fas  est.  Agitur  imprimis  de  generositatis 
seu  liberalitatis  (.Ur*^l)  excellentia,  quam  virtutem  Algazel  hic  laudibus  effert,  e  pro- 
phetarum  doctrina  depromptis.  Hinc  sequitur  verbum  dominicum  lioc  sibi  velle  :  Ne 
quaeratis  opes  seu  divitias  hujus  mundi  thesaurizare,  quas  quidem  ignis  vorare  potest. 
Imo,  eleemosynas  et  charitatis  opera  {•^^j*-')  facite,  quorum  merita  apud  Deum  nun- 
•  quam  sunt  defectura.  Vel  etiam,  si  vox  .1)  (ignis)  in  sensu  inferni  accipiatur,  ut  auctor 
It.  mavult,  locus  interpretandus  erit  perinde  ac  si  Jesus  dixerit  :  Ne  quaeratis  res 
thesaurizare  quarum  possessores  in  inferno  sunt  cruciandi,  sed  e  contra  etc.  In  superiore 
casu,  locus  cum  illo  Matth.,  vi,  19  sequ.  congrui  diceretur;  in  posteriore  vero  non 
ita. 

52.  —  Ih.,  III,  176,  10.  '^^jy.  j  ^l  (.>UI  "^LjJlc  \Jj  ^y.  ^.  J^ 

^ui  ^i  -'jui-  4JI  ^ui  ^jj  dui  ^ui  ^i  ^^1  ^\  \  ^  jui 
^  d^\  jV  Jii  'y  ^M  ju"  j^\  j^ui  ^\  ^ui  ^jj  juiji  j4Ji  jii 

Jy,_    y,j    ^j    ^    iXlS    Clit-.    j    «Ub    4)1    »Ua,_    jl   ^jiiji    jy>cJI    (J-UJlj    *JU*;     j\Ji^ 

'^SS^]    U    ^_    ^l    VjJ 

It.,  VIII,  199,  10.  —  M.,  55,  14.  —  MM.,  i,  65,  5.  —  1.  M.  om.  o/j  ^^.  —  2.  M.  JU- 
—  3.  M.  om.  ijjj^  ^j.  —  4.  It.  JUs.  —  5.  It.  om.  J.  —  6.  M.  !i»U.  —  7.  Lectio  MM. 

PATH.   OR.  —  T.  XIII.  —   F.  3.  23 


380  MICIIAKL  ASIN.  [50] 

aliqualiter,  praesertim  in  line,  a  caeteris  ilillert  :  -^  ^  JU  oli  ^^Jk^  ^  Lijj 
JU  oXJI  ^.v^lj  oXJ!  ^^UI  _^!  ^.  ^^o_^l  JUi"^l    >bUl  L^  [^/j  ^l 

ju  ^;  j,  ju  ^^  j^b  jr  j  ^Xn  ^i,  j,^-  ^,y  jr  ji  ^ui  ^i 

.J  yii   AjU—    |ja«j    J.   aJI*    JJI     olL       .1       J^lj    Jic^ill    »i5'    ^JU.    .l^--'l    ^"^ 

Invenit  Joannes  Zachariae  fiiius  (quos  Deus  salutet!)  diabolum  sub  [reali] 
forma  [ei  apparentem],  cui  dixit  :  «  Dic  milii  quisiiani  liominum  tibi  ama- 
bilior  sit,  quisnam  vero  odibilior.  »  Respondit  [diabolus]  :  «  Amabilior  iiomi- 
num  milii  est  fidelis  avarus;  odibilior  auteni  hominum  mihi  est  improbus 
liberalis.  »  Dixit  [.loannes]  :  «  Cur  autem  sic?  »  Respondit  :  «  Quia  [quod 
attinet  ad]  avarum,  avaritia  ojus  satis  mihi  est;  quod  vero  ad  improbum 
iiberalem  spectat,  timeo  ne  Deus  ilhim  liberaliter  operantem  videat  ac  proinde 
benigne  excipiat.  »  Postea  [diabolus]  tergum  vertit  dicens  :  «  Ni  tu  Joannes 
esses,  haec  tibi  non  nuntiarem.  » 

Nihil  de  hujus  verbi  lontibus  auctor  It.  tradit.  Auctor  vero  MM.,  quamvis  aetate 
Algazele  recentior,  docet  nos  originem  verbi  a  traditionibus  moslemicis  per  Nafi'  trans- 
missis  petendam  esse.  Hic  profecto  Nifi'  traditionum  scientia  fuit  peritissimus  ac 
maxima  dignus  lide  utpote  suas  traditiones  ducens  ex  discipulis  sociorum  Mahometi 
immediatis  et  utpote  saec.  VII  et  Vlll  vivens.  En  ergo  versionem  tcxtus  a  MM.  allati, 
in  parte  tamen  finali  tantum,  quae  quidem  aliqualiter  differt  :  «  Respondit  [diabolus]  : 

«  .Vmahilior  hominum  etc :  odibilior  autem  hominum  mihi  est  omnis  hypocrita  [in 

iidei  confessionej  liberalis.  »  Dixit  [JoannesJ  :  «  Cur  autem  sic?  »  Respondit  :  «   Quia 

liberalitas  maxima  naturalis  perfectio  Dei  est,  et  timeo  ne  Deus  etc ac  proinde 

illi  [suam  hypocrisim]  parcat.  »  Hucusque  tantum  textus  MM.  attingit. 

53.  —  Ih.,  III,  182,  18  inf.   cUk  l   ^JU"  ^%J\  <J^  ^^  j>  ^  jl  liiA, 

Lj  JjX«j>;'  V  U  'jyJ-^J  bi^y  ^  j>Lji>"  Vj  "j^-W)  j_^La,J  byy^  tyj\ 
pSi^jAp-  \^  jl  jvXlt  ^^_  L«3  "'(^^t;  jj-Ljir)  (^jiUVlj  J^^L  Jyy^  jy*^^  L  'j— 
'^LJj    .^..■lall    j3;»-^I    *-^    vy*"    Jc>cI.Jo    l_y}^"    V     'f*-^     Jj*^    vj^     ^^    (^J^J 

j_^s>c>     <Cx.j    \^     «fTa  "■■'    Vj    ^"♦(--    U-Jl      "yt      JaaJJ    V      V»    ^^VI    JjJu     ^^JlS    L"-UI 

c^   (J*J1)    /v>v^^-Ji    c^'    La!i    (»iL»-    (vWLfrl    /w«     —Cj"    (»>v>j.l»    jl    '  j»sJ    Jjjl 

Ih.  (a),  I,  4'i,  1  inf.  -   In.  (b),  iii,  227,  9  inl.  —  1t.  (a),  i,  351,  i»  inf.  —  It.  (b),  viii, 
213,  (J.  —  1t.  (c),  VIII,  318,  1  inf.  —  F.,  18,  8.  —  M.,  177,  7.  —  1.  It.  (c)  tantum  allert  JU       ^ 
^!iJ!  A..U.  F.  jJc  A"  o'A^-  —  ^-  !'"•>  Iw-  (b)  et  1t.  (c)     ,yJ-oy'j.  —  3.  Iii.  [h)  ^,^'»»'-       ^| 
—  4.  I  r.  (b)  et  (c)  piTperam  forlusse    ,jU*i.  —  5.  1t.  (c)  ^.v.y3!j  sod  non  recte  —  6  F. 
om.  jS.  —  7.  F.     -iu>.  —  8.   It.  (b)  oCJiij.  —  9.   F.  oiu.    J^.  —  10.    V.  oin.    jS.  — 


[51]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  381 

^>U      r^    jCj\     ^\     LjAii     ^"^     "p<r>l     (V-JuJl     '"(»50     Jyi     ^_     (XUl 

j^juJU  Ji^l  jji-aT  '^^b>.  j»^j  ^•^jj-fcjjtj'  y  j»5C:«  ''^^^1  ^Ul  ^^U  i^Vl 
>lj^  ^^  ^''J^  ^joj^ji^  LJaJI  JaI  jy^X  p<;l^  ''"'^^e^,;^!  '^J^M  j  jj^j 
viUiS  |vUi«   ^A=*-J  *^^J  ^^rt^   liy    ^.^1   /*^Jt   jl    jv^is^l   >-^l   tj^   (_5^„   l-i^   c^3 

U-VJI     JL_X.     l      CILjw     iia-J      "C      j»^l_^lj     |»XAl_yjl;      jvUl  Jy      Jj^.     j^     («^>^     (_j^_     V 

J^  (XiJlis  ciCl,.^!   j;c   (Xilr  jl   UaJI  '^dUy  (.1^  jl^l^  Vj  .Li;!  -u^  V 

j»>siAi>-      "w*     '    |»S«jiSAr     |V      (♦>^~«sUl)     j^SlUaJ^-     Aj>-lr     jv     (»S_;i-LL«       J^     -►>^,^     1»^     (»>vjijj>-j 

t_j— .  (♦^H>=fo   (V  (♦^Crlj^  ^lc-  (»5CiJjj  i^.slj»  ^l_^  ""  j^,-*JI  JAUI   ^l  '  (»5s.«-Lj'  ^^^Is^ 

11.  F.  addit  Li  Jl  -NL^.  —  Ih.  (b)  et  It.  (cl  addunt  JIj:>  -iLaj.  —  12.  Ih.  (b),  F.  et 
It.  (c)  ,j^\.  —  J3.  P.  j.?*l*J'  ^.  —  14.  Ih.  (b),  It.  (b)  et  (c)  ^'  ^.  F.,  M.  et  Ih.  (a) 
^  J.t.  —  15.  Ih.  (b)  et  It.  (c)  iLsr'.  —  16.  M.  et  Ih.  (a)  ^^^^s^l  «^  j.^^  ,»^'j- 
—  17.  F.  addit  U^''^.  —  18.  It.  (b)  om.  ,y.  —  19.  F.  >-i^jj.  —  20.  F.,  Ih.  (b)  et  It. 
(c)  JlJl  J«3-^.  —  21.  It.  (c)  JCsJLo  J.  —  22.  Iii.  (b)  et  It.  (c)  addunt  iU^.  F.  isl^ 
\i\j3  sU^.  —  23.  En  alia  verba  huicce  simillinia,  tum  sensu  tum  forma  loquendi,  atque 
apud  It.  occurrentia  :  1'""^^  .jjV^  Jrr^lr"'  -^  t'-r^'  V  ^-r'^-*:'.  '-*:.-^  S^i  j^  ^-^  ^^ 
^ysr^j  ij'^'  "^^  ivj-'^*^  s^^i!'  J^  [aliter  ,_y»Lojj]  ^_jftlx.Jj  J.jjJI  ^i.'  j_yj*xjj  .r:'.-^-'' 
JL3JI  JLipI  j.?«Lji'j  JJ\j.i.  ^  [aliter  JiJI]  ^i-iJ'  j^j  w»^.-^''  ["liter  ^r-»j1?]  ^_^l 

ibLJ!  ^,^-^^LdJ|   =i^  ^y^^  ■^  J  JL^I  Jbt  ^JJI  Jb  ^.Ji  ^,_^;.  .y^I  ^ 

».vjk.=.^  w^ilii.      Jyx-j  i.U,^Ij    ..sxJt   JU  oXJ.>->  [aliter     ,j,-o::;iij]    .i_»;ui>^   ^ ,Li)t    .,».^a~jj 

^,^1  i».\k^  j;!^'  [aliter  ^ji]  ^i  ^t^  L.,i  J.^  ii^ij  [aliter  a1-'_;-<5^].  —  2'""  jj^ 
l^Ua-L  JLssJ|      .jisyuJ     Oolji.   ^   J=j*^"-    —  3"'"    ^U      .j-J-i'    .»^.'1  iJi      —-^  Jlj 

•^j!^"    ^'-'■^lj  j:?j^'    WJ-^    ,*%^J   J^J^^ 

Narraverunt  nobis  quod  Jesus  filius  Mariae  (quem  Deus  salutet!)  dixit  : 
«  0  improbi  sapientes!  jejunatis,  oratis  et  eleemosynam  facitis,  sed  ea 
quae  [aliis]  praecipitis  vos  non  adimpletis  nec  ea  quae  [alios]  docetis 
lacitis.  O  quam  turpiter  [vitae  vestrae  rationem]  instituitis!  verbo  et  desi- 
deriis  ad  Deum  vos  convertitis,  sed  [tantuml  cupiditatibus  [moti  realiter] 
operatis.  Quid  vobis  prodest  cutem  vestram  mundare ,  dum  eorda  vestra 
sordescunt?  Amen  dico  vobis  :  ne  sitis  sicut  cribrum  quod  extra  se  farinam 
ejicit  bouam,  dum  intra  se  furfures  relinquit  [tantumj.  Ita  et  vos  ex  oribus 
vestris  [verba]  sapientia  [plena]  ejicitis,  dum  in  cordibus  vestris  odium 
remanet.  O  servi  hujus  mundi!  Quomodo  futuram  vitam  assequetur  ille 
cujus  cupiditas  nondum  est  hujus  mundi  rebus  satiata  et  cujus  desideria 
nondum  fmierunt?  Amen  dico  vobis  quod  corda  vestra   plorabunt  propter 


382  MICMAF.I-  ASIN.  [52 1 

opera  vostra  :  mundnm  lcninil  lioc  aub  linp;uis  vcslris  posuistis,  opera  autom 
bona  sub  ptuiibns.  Anien  dico  vobis  :   vitani  iuturam  ('orrupilis  |F.,  In.   (h) 
et\T.  (c)  adduiit  lianc  praesentem  vitam  intc^ram  servando];  intei^ritas  {«^itur 
liujus   mundi  amaliilior  vobis   est  (luain   iuturae    vitae   integritas.  Quisnam 
ergo   hominum  eril    qui  a   via  recta  plus  vobis   aberret  [vel  qui  condilione 
vilior  vobis  sit,  ut  uiuiit  K.,  lu.  (h)  ct  It.  (c)],  siquidem  haec  non  ignoratis? 
Vae  vobis,   duces !   [caeterac   uinncs   lcrtioiics    aiitnt  (juousque    tandem]   viam 
eis  qui  noctu  iter  faciunt  monstrabitis,  dum  vos  ipsi  in  mansione  attonitorum 
[scu  nutantium  et  perplexorumj  (juiescitis,  ita  plane  ac  si  gentes  quae  rebus 
hujus  mundi  fruuutur  hortaremini,  ea  tantum  mente  ut  vobis  res  suas  pau- 
latim   relin(|uant.    Vae  vobis !    Quid   prodest   doraui   tenebrosae    si    lucerna 
supfer  tectum  suum  ponatur,  dum  interior  recessus  desertus  sit  et  obscurus  ? 
Ita  etiam  et  vobis  nihil  prodest  si  lumen  scientiae  in  oribus  vestris  sit,  dum 
interiora   vestra  scientiae   vacua   atque   orbata  sint.   0  servi  hujus  mundi ! 
Nec  ut  servi  [dominum  suum]  timentes,  nec  ut  homines  liberi  largitate  prae- 
diti  [habendi  estis].  Cito  futurum  est  ut  mundus  ipse  e  radicibus  vestris  vos 
cvellat,  ita  ut  super  facies  vestras  vos  pronos  demittat;  postea  vero  naribus 
pronis  vos  humi  prostret ;  deinde  crinibus  frontis  vos  arripiens  ut  peccatorum 
vestrorum  [poenas  luatis],   a    tergo   vos  impellet    ut   vos    nudos    sigillatim 
tradat  Angelo  pensatori  boni  et   mali,   qui   quidom,  post^juam  ignorainiam 
vestrara   vobisnietipsis   patefaciat,    juxta  operuni    vestrorura    raalitiam    vos 
puniet.  » 

Ilic  (iominicus  sermo  a(iversus  improbos  sapientes  occurrit  etiam,  tcste  It.  (locis 
citalis),  apud  Q.  iisdem  plane  verbis ;  excerptus  videtur  ab  Algazele  ex  operibus 
Al-ilarith  al-Muliasabi  qui  saec.  IX  vixit;  sed  auctor  It.  iiiiiil  omnino  dieit  de  aliis 
hujus  sermonis  lontibus.  Instar  appendicis  tamen,  alia  verba  tum  Jesu  tum  Moysis 
tum  I)ei  adjungit  quae,  i-atione  sensus  et  formae  loquendi,  utpote  fragmonta  vel  re- 
censiones  variatae  hujusce  sermonis  proculdubio  sunt  iiabenda  :  1"""  verbum  ocourrit 
apud  Hilyat  al-awliyd,  atque  traditum  dicitur  a  Wahab  filio  Munabbih  (saec.  VII).  Sic 
se  habet :  «  Dixit  Deus  (qui  exaltetur  et  honorilicetur!)  objurgans  sacerdotes  et  doctores 
Fihorum  Israel  :  Herum  divinarum  scienliae  studetis,  sed  non  propter  religionera; 
edocti  estis,  sed  non  ut  [benej  operetis,  quamvis  do  operibus  ad  vitam  futuram  neces- 
sariis  gloriemini(f'j ;  pellibus  ovium  induti  estis,  sed  animas  luporum  absconditas 
servatis;  festucani  cx  potu  vcstro  oxcolatis,  sed  ililcila  montibus  similia  doglutilis; 
religionis  onus  liominibus  ita  grave  rodditis  ac  si  nions  essel,  vos  autom  ne  minimos 
quidem  digitos  levando  eos  adjuvatis ;  orationem  prolongatis ;  vestes  dealbatis  vestras : 
ad  haoc  autem  omnia  [facienda  "?|,  orphanorum  et  pauperum  bona  furatis  [vel  praedatis!. 
Sed  per  honorem  meum  juro,  me  probaturum  [vel  percussurum]  vos  esse  aerumna  tali 
qualis  [adhuc  onmino]  latiiil  consilium  prudentis  et  sapionliam  sapiontis.  »  —  2'""  frag- 
mentum  evidenter  est  Imjusce  verbi,  quod  quidem  inseri  deberet  post  vocem  .y>f^<s^^ 
«  attonitorum  ».  Tradituin  dicilur  a  (piodam  'Abd  .VllAli  tiiio  al-Sam.lk  (oujus  saoc.  me 
latot,  (juamvis  saoc.  Vlli  vixisse  suspicorj  ot  occurrit  simililor  apud  f/ilt/at,  sic  se 
habcns  :  «  Culiccm  ox  potu  vestro  excolatis,  camolos  autem  cum  oneribus  suis  deglu- 


[53]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  383 

titis.  »  —  3'""  quod  traditum  dicitur  a  Ka'b  al-Akhb4r  (saec.  VII),  occurrit  etiam  apud 
Hilyal,  atque  utpote  lectio  varia  et  deturpata  cujusdam  fragmenti  verbi  primi  est  haben- 
dum  :  «  Dixit  Moyses  [quem  Deus  salutet!]  :  Monachorum  vestibus  induti  estis,  corda 
autem  vestra  corda  porcorum  sunt  et  luporum  rapacium.  >>  Cfr.  n.  5,  6,61.  — Jam  a  primo 
aspectu  suspioari  potest  sermonem  hunc  dominicum,  necnon  omnes  aliae  lectiones 
supra  allatae,  cohaerentiam  servare  intimam  cum  locis  synopticorum  non  paucis  in 
quibus  Jesus  pharisaeos  et  scribas  arguebat.  En  ergo  loca  Matth.  quibus  hic  sermo 
amplius  mihi  videtur  esse  similis  :  xxiii,  3;  xv,  8,  19,  20;  xxiii,  25-28;  xv,  14.  Quod 
ad  lectiones  alias  spectat,  conferas  oportct  Matth.,  vii,  15;  xxiii,  24;  xxiii,  4;  xxiii,  14. 


54.  —  Ih.,  III,  188,  17  inf.  ^j~a  Jfj  ^_-»e-3  Jls  JUJ  ^^  jiy>-  j&  ,^jj 
L-Isxj  j^  IsJ:  Jl  Lj^Ls  LiJJaJli  'di-iJE-slj  dijM  jS\  JLii  aULJI  aJc  m^*  /j>I 
^l  ^l  ^!>U1  \A£.  (^--c-  A^  "^vtJl*  >_i.frj  li^  Cx^J  ^^  *^J^  ^'^'  ^*v"3  ^jl»-^ 
'Jls  ^SJ^^  ^  ''J^  ^'^^J^   -^^  Cy  ^J^  '-'^  ^-^J\   ■^,   (^  r^J  f^   -'^ 

^Ji     btls     ''UjfcAa-l     l£.->i     '^Jls     l^     "^jHii-    ^l^J    <LJi    ^l^    ^4..^U.     «U.J    jJlkjU 

IS^Ai  (.lli  ''<U1  jiL  ps"  l''^iJii.JJ  Jli  (^'  Jo-JI  '^dU^  yb  '^J^b  O  '•^^y.tU 
p.'  ~'t5j^l  ■■^'^V  '-MUi  ^JI  JU^I  j.  iVI  XAA  dlji  ^5^11  dUU  J^^  JUi 
^LI  a)  JU  Ijjla-  Us  t.UI  ^_gk  LlJ  oI^I  -^.  (_5--^  J^Ls  «.U  ^.slj  Jl  L^l 
Ai-li  L-Ucj  ijLU  ^l  Ljils  '"^^^jjI  V  ^^JIi»  v_i-c^l  ii-l  ^  iVI  !s-^  dJljl  t^JJL 
Ui  jU=i  ■'■^JL-  4)1  jil  LaS  j^  ■^"•Jls"  pT  2»L^j  Lly  2-i^_  (.^UI  LL  ^ 
2^^JJI  Ui  Jl^  ^J\  jU^i  ^  JuLj  ^AJ  JUlTj  J  dir  -^Jli  pf  Jl,Mi  i'%'  ^u-ii 
ijLJI  J  jMp-j  Ol  32 ^u  ^>U1  ^JL  ^  ^Ji^  31^11  -Jl^  JUi  30^J1  z.^\ 
J\   ^^jJ\    ly«>    L'Mri   L-;   y>   JUi   i>U_5   3^0    ilAi-l    ji  ^\:>\ji    33 JU)    ^^ 


It.,   viii,  228,   3.  —  M.,    139,  ,15.   —   N.,   211,    7   inf.  —  1.  N.    ita,  hucusque  ab 

initio,  narrationem  breviatur  :  iL't      ^^    ^   Jl^j  J^,    i-^sr>^   ^bLJ!   jJL     ,j»-x.      ,1  ^^. 

J!  ^S\.  —  2.  It.  ^Cs^'.  N.  om.  oJCar^tj.  —  3.  N.  ^  ^L  Jt  ^^U  J^ILU 

^Ouca  ,j^^.  —  4.  Omnes  om.  c^b.  —  5.  N.  ^-fi^^^^t  ^\  JLi.  —  6.  N.  JU.  —  7.  N. 

om.  JU.  —  8.  N.  Jsy.".  —  9.  It.  et  N.  Lyo».  —  10.  N.  jljJj.  —  11.  It.  et  N.  om.  JU. 

—  12.  N.  Ia^L.  —  13.  N.  ^J^y  —  14.  N.  ^  JS^Ij.  —  15.  It.  et  N.  ^Oi^.  —  16.  N.  *3. 

—  17.  N.  add.  Jo^j^.  —  18.  N.  om.  w^3J.  —  19.  N.  JU.  —  20.  It.  U.  —  21.  It.  add. 
JU.  Hinc  ad  vocem  usque  ^,-'  propinquiorem,  N.  totum  om.  —  22.  It.  JU.  —  23.  It. 
add.  JU.  N.  narratio  ab  hac  voce  usque  ad  J  propinquiorem  sic  se  habet :  ^  ^ilkiU 
\j\jS  ^^M  A-Ii  ^c—.-  =-'^  ^^  S^  ^v-^'-  ~  24.  It.  om.  s.»^..  —  25.  It.  w-^i^  ^ 
A**s^.  —  26.  N.  add.  J.  —  27.  It.  om.  J-'j<J-.  N.  J^.^  y..  —  28.  It.  JUi.  N.  JU^.  —  29.  It. 
om.  ^JJl.  —  30.  N.  JJJ-i'.  —  31.  It.  JU  ^  Ji55  JU.  —  32.  N.  .Ur-'.  —  33.  N.  om. 
JU!  4*»_j  sjUJI  J.  —  34.  N.  !-M  '_,.  —  35.  N.  w^JJl  ! J^L  —  36.  N.  JUi  oJOi  iLfi 


384  MICIIARI,  ASIN.  [54] 

.^  ^^V  d^  ^aJI  JUi  ^jJi  ly,J  ^9ji;  :!8^i^-  L,U,  U  ^^  ^■'^  ^ij^l 
^l«ij  Jli  i5A»j  JUl  Jj-lj  L^lili  Lw-  »uyi  IJL*  j  «^l  ^^^jO  JUl  Iaa  'VJa  |»^lsl 
JUl  lu-jilj  il±s"  «*.j  lil  j<)j  JUI  jj:  \S^  J^  .jt.  ^V  'J%-J\  '-iAjlj  Jl»j 
i'>UI  cLJjlj  ijliJI  j  JUI  clUi  J^  l;U  (.uyi  M^j  sMi  L^l  ^j  Uli  Jli"  L^ 
Ujjjjs-lj  U-Ol  iijt  <.L>c^V  Jlis  ^WI  '-iUr    it  ^>LJI  4jLt  (_j~^  (^   ^  ,^^"  i-*-^ 

-^a-lj  ._^->JJ.  —  ;?7.  N.  om.  ^.  —  38.  h.  et  N.  om.  iiTb.  —  ;w.  Ilinc  ad  finem  usque, 
texlus  N.  breviorem  perliibet  recensionem  quac  sic  se  liabet  :  ^_c^l'j  J^lj  >,j^Ji 
^U_j  ^"  Jwi  Jji^j  •'*:r*=^  J'-»-"  -^lj  U^U  '.^  ^'jik'i  'j^  3  JjS^'  *--^  vj.  Jl^j  '-'1*1' 
U^J!    ej..,   Ulj   ^^^^i--=J  JU'   U.s-~xil_j  sUba    a^.   !i'    ^dJI  J  Jjssr*  ,  ^  ^^   W^   '->::' 

.^"  JU    ^^  ^J  .xj^     .li  iJlilL  i-,ui."    i  JU'     JLi  bU^'l    ^  biri  J  «bb 

.'j!.j,Jo.U  UjJI  sjj.  ijLs-^"^  JUs  Jl^'  oXii'    Jc  UftUa 

Narratur,  auctoritate  Jarir  et  Laith,  quotl  :  Comitari  voluit  quidam 
homo  Jesum  Mariae  filium  (quem  Deus  salutet!)  et  dixit  ei  :  «  Tecum  ero 
tibique  sociabor.  »  Abierunt  ergo  ambo  simul  et  pervenerunt  ad  fluminis 
ripam  [ubi]  sederunt  ad  inanducandum.  Secum  autem  tres  panes  porta- 
bant  ex  qnibus  duos  tantum  ederunt,  unus  vero  remansit.  Surrexit  itaque 
Jesus  (quem  Deus  salutet!)  ad  flumen  [tendensl,  et  postquam  aquam  pota- 
ret  reversus  est.  Sed  panem  qui  remanserat  non  inveniens,  dixit  homini  : 
«  Quisnam  panem  arripuit?  »  Respondit  [homo]  :  «  Nescio.  »  Dixit  [narrator]  : 
Et  abiit  inde  [Jesus]  et  socius  ejus  secum;  cumque  vidisset  dorcadem  cum 
duobus  pullis  suis,  unum  duorum  ad  se  vocavit,  qui  quidem  postquam  ad 
Jesum  pervenit,  ab  illo  fuit  jugulatus  ;  ex  eo  [ex  illius  carne,  frustrum  Jesusl 
assavit,  comedit  ipse  et  liomo  ille  etiam,  dixitque  postea  pullo  :  «  Surge 
cum  Dei  venia!  »  Qui  quidem  surrexit  discessitque.  [Jesus  autem]  dixit 
homini  illi  :  «  Te  rogo,  per  Illum  qui  miraoulum  hoc  te  videre  fecit,  [ut  raihi 
dicas]  quisnam  panem  arripuit.  »  Respondit  [homo]  :  «  Nescio.  »  Pervenerunt 
postea  ad  fluvium  aquae  fplenum],  et  apprehendens  Jesus  manum  homi- 
nis,  super  aquam  incesserunt  anibo,  cumque  jam  fluvium"  pertransiissent, 
dixit  [Jesus]  ei  :  «  Te  rogo,  per  Ulum  qui  miraculuni  hoc  te  videre  fecit,  ut 
mihi  dicasj  quisnam  pancm  arripuit.  »  Respondit  [homo] :  «  Nescio.  »  Per- 
venerunt  postea  ad  desertum  locum  [N.  ad  speluncam]  et  cum  [ibi]  ambo 
sedissent,  coepit  Jesus  pulvercm  arena  [mixtum]  coUigere  cui  dixit  :  «  Aurum 
fias  cum  Dei  (qui  exaltetur!)  venia!  »  Et  aurum  factus  est,  quod  [Jesus]  in 
tres  divisit  partes,  dixitqui;  [homini]  :  «  Miiii  una,  altera  tilii,  tortia  denique 
ci  qui  paneni  arripuit.  »  iU-spondit  [hon>o]  :  «  Kgo[suml(pii  paniMU  arripui.  » 
Dixit  ei  [Jesusl  :  «  Totiim  [aurum]  sit  tibi.  »  Indeque  discedens  Jesus  (quom 
Deus    saliitot!),  illum    reliiinit    soluin.     Duo   autoiii    liomines   per  dosortum 


1 


[551  LOGIA  ET  AGRAPHA.  385 

[inccdentes],  usque  ad  ipsum,  qui  secum  aurum  habebat,  pervenerunt  et 
cum  voluissent  faurum]  illi  arripere  ipsumque  occidere,  dixit  ille  :  «  Sit  in 
tres  divisum  partes.  Et  mittite  in  villam  unum  ex  vobis  ut  cibum  quod 
manducare  possimus  nobis  emat.  »  Dixit  [narrator]  :  Miserunt  ergo  unum 
ex  eis  qui  quidem  [intra  se]  dixit  :  «  Ut  quid  vero  aurum  hoc  cum  hominibus 
istis  dividam?  Quinimo,  venenum  in  hoc  cibo  recondam,  sicque  ambos 
occidam,  aurumque  [totum]  mihi  tiintum  arripiara.  »  Dixit  et  fecit.  [Interoa] 
autem  duo  illi  homines  dicebant  :  «  Ut  quid  tertiam  auri  portionem  [homini] 
isti  dabimus?  Quinimo  eum,  cum  rovcrtatur,  occidamus,  et  aurum  inter  nos- 
metipsos  dispartiamus.  «  Dixit  [narrator]  ;  Cumque  [homo  ille]  ad  ipsos  esset 
reversus,  eum  occiderunt,  cibum  [postea]  manducaverunt  et  mortui  sunt. 
Remansit  ergo  aurum  illud  in  dosorto,  et  juxta  illud  tres  illi  homines  inter- 
fecti  jacobant.  Transiens  igitur  juxta  illos  ita  jacentes  Jesus  (quem  Deus 
salutet!)  dixit  discipulis  suis  :  «  Hic  est  mundus  !  Eum  ergo  cavete!  » 

54  "'^   —   S.,   17,   11.    jl=.^.  -0    ^U.   ^   jl^   fAJ\    Ut   ^^   j\   ^jj 

SAA  •y  Ulxi?  U  ^(L\i  i^p^\  <^Ua)  ie~^  J^  'S/  ij^  W^'^  "^3  FJ^^  L«.^U>ls 
LLcj  JoU  c^-^  ^lj-ail  kJa  Uajlj  ^afrjl  i*Mi  JfV^'  '^  iJ^  C5*~*^  C^J  ^/'^^ 
L»y*jJ-3       Ja    \^y>i     Jli     /j*jLc.j    Vi    lio     L«     Jlis      ^iJliil    ^_^.e^ll      •ji\     JLa»     (5~^     v_i^^'i9 

ij^c  ^_-&  Jls  J  c«  >oU  ioJi  l^  LJj  /.>LJl  <j£.  ig-^  ic-As  ^^»y  tLii)   l^     j;» 

Sj\  ,5-aJl  ^j^  juj  4)1  jist^^  J^J\  J^  -^.  >*  i-j^  '^^^  j^^.  (^  ^^^  fMJ' 

j^   jA>i    L».j*»3-}  ^k.    LJi»i   Jls   ^V--'''^    VI    Lo    L«   Jls   k_Xs.J^\    ,_»»-L«    "^  iVl    ^-^ 

Jliij     cLJl     IjjU-     ^X=-     cLJl     ^lc     -tj     (Ji-»i      i-^     cM-Jl     A^     (5—::^     -*^^     .^.i-aC-     r\s^ 

Jls  ._s.r-^ll  ,_^L»  ^^  iVl  i-*J^  d)ljl  ;^-iJL  /'!>LJI  <-~Li  tff-t^  J^  ^^  ji=>t-w  J>jJl 
Jlaj  ^^JJl  \.«  vjMj'  /J  lyU  ^-^  lilj  ^4^  4.«-Jaft  i^  L"!  ^:»-  r  J>i  ^j^\  VI  Lli  U 
k^U  Sj^Ijj  dU  iAr^ljj  ^  iJjvlj  JL.  l-ijb  JUs-l  /.!>LJ1  <i&  JLftj  JL.  l-lt  Jfv^l 
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jyAiaJl  A»-IJ  Mfln  jLrl   JLiLi   (V-UI   lj-*^lj  isjAlJLs  ^yL'   AjMT  <j  ^^  k!^  IjX»^   L  <« 

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j^Dl  -Li-lj  L«yLsli  L»^  /.UiJI  ^3  Juo-1  /.UJI  ^^^^^w  k_jti  ^^  Jlsj  **;  ^^'  J^' 
(»Aj  /.>LJ1  Ofr      ■■..&  1»^   y<i   lyUi  A.   tL>-  ^.iJl   aUUI    "y,  l^olj   Si!>Ls  iU-  L»,li   ^^Uis 

l^,Lftl   L-\JI  Jkjti;'  l.\X*  JUs    •yS.yA^  ljJ_p- 

Narratur  quod  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  et  quidam  ojus  comcs  pere- 
grinantes  ibant,  et  cum  ambo  fame  afficerentur  et  in  quandam  villam  per- 


380  Mir.riAKI.  ASIN.  [56] 

vtMiircnt,  tlixit  .lcsus   ad   ((iinifom   suum   :   «    l)isc(>d('  (^t   nobis  quid   cibi   ex 

villa  ista  ([uaoro.  »  Sunexit  intorea  Josus  ut  orarot,  et  cum  homo  ille  rcdiisset, 

tres  panes  secum  aHerens,  recessumque  [Domini]  Jcsu  [plus  aequo]  tardio- 

rem  censeret,  panem  unum  comedit.  Hediit  vero  Jesus  dixitque  ei  :  ((  Ubinam 

paiiis  tertius  est?  »  Rcspondit  [homoj  :  «  Non  nisi  duo  tantum  panes  erant.  » 

Dixit  [uarrator]  :  Processerunt  ergo  ambo  [simulj  in  itinere  suo  usque  dum 

transierunt  juxta  dorcades  (juasdam  celeriter  currentes,  quarum  unam  ad  se 

Jesus   (quem    Dcus    salutet!)  vocavit,    mactavitque,    (ex   cujus   carne]  ambo 

manducaverunt.  Postea  vero  dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  dorcadi :  ((  Surge 

cum    Dei  venia!    »    et  ccce  ipsa  [repente]  currere   coepit.    Tunc    homo  ille 

[miratus]  exclamavit  :  «.  Deo  sit  gloria!  »  Jesus  autem  dixit  ei  :  «  Per  Illura 

qui  miraculum  hoc  to  viderc  fecit  1  quisnam  [fuit]  homo  ille  panis  [furator]  ?  » 

(^)ui  respondit  :  ((   Non  nisi  duo   [tantum  panes]  eraut.   »   Dixit  [narrator]  : 

Procedontes  itaque  ambo  [simul]    in  itinere  suo,  transierunt  juxta  maguum 

flumen   undis   murmurans,  et  apprehendens  Jesus  (quem  Deus  salutet !)  illius 

manum,  una  cum  oo  super  aquam  ambulavit  usque  dum  flumen  pertransie- 

runt.  Tunc  homo  illo  [miratus]  exclamavit  :  ((  Deo  sit  gloria!  »  Jesus  autem 

dixit  ei  :  ((  Per  Illum  qui  miraculum  hoc  te  videre  fecit!  quisnam  [fuit]  homo 

ille  panis  ifurator]  ?  »  Qui  respondit  :  ((  Non  nisi  duo  [tantum  panes]  erant.  » 

Exeuntes  itaquo  [ox  vallo  illa  discosserunt]  usquo  dum  pervenerunt  in  quam- 

dam    villam    magnam,    omuino  vastatam,   et  ecce  prope  illam  tres  aureos 

lateres  [inveneruat].  [Quos  cum  vidisset]  homo  ille  dixit :  «  Ecce  thosaurus!  » 

[Jesus]  autem  (quem  Deus  salutetl)  dixit  :  «  Thesaurum  hocce  [sic]  dispertiar  : 

laterem  unum  mihi,  altorum  tibi,  alterum  vero  homini  illi  panis  [furatori].  » 

Rospondit  ille  :  «  Ego  [sum]  ille  panis  [furator].  »  Dixit  [Josus]  (quem  Deus 

salutet!)  :  «  Tres  omncs   [latores]  tibi  sint.  »  Et  [haoc  dicens]  ab  eo  discessit. 

Remansit  ergo  [homo  ille  solus]  prope  eos  [lateres],  non  habens  [jumentum] 

quo  eos  vehere  posset;  et  cum  [interea]  tres  homines  prope  eum  transirent, 

eum  occiderunt    laterosque  arripuerunt.    Tum  duo  ex  eis  tortio  dixerunt  : 

«  Vade  in  villam  et  afTcr  nobis  cibum.  »  Profectus  itaque  est;  sed  unus  duo- 

rum  qui    remanserant    dixit    :   «   Eia  ergo!    occidamus   eum   cum   reversus 

fuerit,  et   thesaurum]  hocce  inter  nos  [tantum]  dispertiamur.  d  Alter  vero  re- 

spondit   :   «   Mihi  quidem  placet.  »  Ille  autem  qui  profeetus  fuerat  ut  cibum 

emeret,   [intra  se]  dixit  :  «  Venenum  in  cibo  roponam  ot  duos  occidam,  [sic- 

que]  lateres  [omnes  mihi]  arripiam.  »  Et  ita  fecit.  Cum  autem  reversus  fuisset, 

eum   occiderunt,    sed  cibum   ab    ipso   allatum   manducantes,   mortui    sunt. 

Transivit  ergo  "^postea]  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  prope  illos  homines.  qui 

circum  [tres  lalores]  prostrali  jacebant,  et  dixit  :  «  Ita  mundus  cum  suis  se 

gcrit !  » 

54'".   —  TM.,  33,  11.  J^J^  j  j.Ji.  ^'M;  (.^Ul  Uc  ^^  ^j  j  jli 


[57]  LOGIA  FT  AGRAPHA.  387 

L^i^  jJOl  :>yi;lj  LyJ  <u  %^\J  '(.UDl  J  M;li  L^-  U^  J«-l  jl  >_;lj-a)l  JU^ 
^L  I:>>13  i>ii  -iL^l  J-j  iil  ^<;l  jl>VI  0>UJ  2jirlj  (.UJi  p-j  ^i  J«ii 
4jt  ^--fc  jLra-Li  L"Lti  aUJI  j^  Milj  isM:J  '^>.j.«-_JI  ^LLJI  <j«j  ''J^j  LJJ  <;jj 
A^'M:ai   lo^YjA  ^cJci  Ui^  \ij^\i   L;aJI  xjLa  ^j^Jy>^   Ji^  ''^jJI  viUi:    (.MJI 

ljjji  j^  ljaji  ^>iy  ^^jjj  f^AJou  ''^  c-i>j 

RA.,  76,  2.  —  1.  RA.  ordinem  sic  praepostere  invertit  :  U—  ..UjJ'  ^  U^  J*=^'  ij' 
^U.  —  2.  RA.  (Ji>U.  —  3.  RA.  U^'.  —  4.  RA.  addit  j.Uk'1;.  —  5.  RA.  U,^i.  —  6.  RA. 
om.  haec  tria  verba.  —  7.  RA.  addit  ,j>,\js^\  t*^^.  —  8.  RA.  ^.  —  9.  RA.  Os»;-5. 
—  10.  RA.  «X?*^.  —  11.  RA.  om.  ^y^.  —  12.  RA.  Jjy. 

In  tempore  .Jesu  (({uem  Deus  salutet!)  ibaut  per  iter  quoddam  trcs  via- 
tores  et  thesaurum  invenerunt.  Dixeruiit  [ad  invicem]  :  «  Esurimus  quidem; 
vadat  ergo  unus  ex  nobis,  cibumque  nobis  emat.  »  Profectus  itaque  est 
unus  ex  eis  ut  cibum  afferret,  dixitque  lintra  sej  :  «  Consultius  quidem 
foret  si  letale  venenum  in  cibo  eis  dedero  ut  ex  eo  ambo  manducarent :  sic 
cnim  morirentur  et  thesauro  ego  solus  absque  eis  fruerer.  »  Hoc  igitur  fccit 
cibumque  venenavit.  [Sed  interea]  duo  alii  homines  [inter  se]  convenerant  de 
ipso  occidendo,  quum  ad  illos  reverteretur,  ut  thesauro  illi  soli  absque  eo 
frui  possent.  Cum  itaque  ille,  venenatum  cibum  afferens,  pervenisset,  ab 
eis  occisus  est;  qui  quideni  ex  illo  cibo  manducaverunt  ac  proinde  mortui 
sunt.  Jesus  autem,  cum  per  locum  illum  pertransiret,  dixit  discipulis  suis  : 
«  Hic  est  mundus!  Videte  quomodo  hosce  tres  occidit,  ille  autem  post  eos 
permansit!  Vae  quaerentibus  mundum  ex  mundo!  » 

54q""'».-_  _  Q_^  j^   255,  1.  ^U  j  ^  <\  ^%J\  ■Uc  ^^  j[^\  j   ^[:._jj 

Jj_rLL!l  I-Ia  jLi  J  «UU.  ^...jJtS  \jkj^\  (3  >_)jx«a.«  ^&Sj  •j^jIj;>iJI  •yt  "IjLIUj  AjwJ 
L-i     Aa-lj     ^\     UJ.5J    "^jUM     /.ISls     v-JfcjJl     Jo-V    <r!)l*     ^.Jii^     ^A,[:>z^\     Ij^    J    ijj-Ui-lJ 

jl  jUi^"  jaJI  L^I  ^yj^y  ^\  JU2..VI  ^y\  ^y>  ^jjL-ii)!  ^  *(J  ijj^..  "^ 
<Us  ^  U^lj  ,yf^  ''^(«^^  JIJ'  jj^  '-*^  ^ljUsl  '^L''^''!  |»5Clj  JLJI  li^  jj^. 
JuL'  -»J>-L"  jl  dL_iJ  j:^j\  aJI  ^jy^  ^^U)!  ^l  jlkjjl  »U-j  Jls  L^l  n^j  Ul 
Uj  A.   L»Ac.U.  LJi   ^Lxkll   J  "*I«»cs   L»—    iSjr^'^   Jls   viU  ■U^  JLJI   jjiCs   L»^l   JLJI 

It.,   VIII,   228,   11  inf.  —  1.    It.  om.   Ujj^.  —  2.   It.  J=^l  —  3.  It.  jjU-=Ij  jU.  et 

quidem  recte.  —  4.  It.  addit  a-Jic.  —  5.  It.  Uj->-"  oW^-  —  6.  It.  om.  U^'!.  —  7.  It. 
^\.  —  8.  It.  IJIj. 


388  MICIlAFr,  ASIN.  [58] 

O-L-    ^    ^%J\    kJa     ^.^     «o^    l"L.    \s.j    LAs    ^UaJl    j"M-^L    ''IAiJ"    j».'   i^tlj   aJIc. 

'^V^   jLi   L   yiij  ^l^l    >^^   aJL>c.    >_^JJIj   '"^^   vJtjDI   J_^  ^\  ^ 

!).  1t.  Joii.  —  10.  It.  »_^*-0'  Jj^     -£.^.  —  11.  It.  addit     li. 

Nobis  narratum  est  siipcr  historiis  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  quod  ipse 
in  sua  pere>i^rinationc  transivit  cuni  apostolnrum  turba  juxta  [thesaurum 
quoddam]  auri,  cirusum  |uti  rcs  dcrelicta]  supcr  lerram.  Postquam  autem 
ibi  constitisset  ul  eum  vidcrct,  dixit  :  «  Iloc  quidcm  maxime  lethale  cst; 
cavete  ergo  eum.  »  Et  continuo  abiit  et  discipuli  ejus.  Post  illos  autem, 
tres  [bomines]  transicrunt  ad  aurum  [quacrendum],  quorum  duo  illic  ma- 
ncntes,  alteri  fradiderunt  aliquid  auri  ut  cum  co  cibos  mundi  suavissimos 
illis  cmcrct  in  propinquiore  villa.  [Interea  vero]  tentavit  eos  inimicus  [haec 
illis  suggerens]  :  (c  Vobis  quidcm  placct  thcsaurum  hoc  in  trcs  distribucre 
partes!  [Socium]  hunc  occidite,  et  ita  in  duas  [tantum]  partes  distribuendus 
vobis  duobus  erit!  »  Statuerunt  ergo  occidere  cum,  cum  ad  eos  reverteretur. 
Dixit  [narrator]  :  Accessit  autem  [interea]  Satanas  ad  tertium  [hominem]  ut 
eum  [sic]  tentaret  :  «  Tibi  quidem  placet  accipere  tertiam  [tantum]  thesauri 
partem!  [Socios]  duos  occide,  et  ita  thesaurus  totus  tibi  soli  erit.  »  Dixit 
[narrator]  :  Empsit  crgo  vcncnum  quod  in  cibo  reposuit;  et  cum  ad  socios 
suos  eibum  afTcrret,  hii  super  illum  irruentes  occiderunt;  postea  vero,  ut 
cibum  manducarent  sederunt,  et  statim  ut  cibus  fuit  fmitus,  ambo  mortui 
sunt.  Redicns  autem  Jesus  (quem  Deus  salutct!)  a  sua  peregrinatione,  illos 
[tres  socios]  jacentes  vidit  circum  auri  [thesaurum],  aurum  vero  [integrum]  ut 
erat  antea.  Cum  ergo  super  hoc  mirarentur  ejus  discipuli  eique  interroga- 
rent  :  «  Quidnam  hisce  [hominibus]  accidit?  »,  hanc  eis  historiam  narravit. 

Multiplici,  ut  vidisti,  textu  factum  hoc  dominicum  tradilur;  octo  tamen  redactiones 
non  ita  inter  se  dififerunt,  ut  ad  quatuor  tantum  familins  (ut  aiunt)  rcdigi  nequeant  : 
1"  nempe  constituitur  ex  redactionibus  Ih.,  M.,  N.  et  h.,  quamvis  textus  N.  breviorem 
semper  perhibeat  narrationem,  quae,  praesertim  in  principio  et  fine,  aliqualiter  ab  aliis 
discrepat;  2"  uno  textu  S.  constat,  qui  quidem,  etsi  itu  longus  sit  ac  ille  quem 
praeseferunt  redactiones  familiae  1" ,  ab  illo  tamen  est  omnino  diversus ;  3»  exurgit  ex 
TM.  et  RA.,  f|uorum  textus  compendium  superiorum  diceretur;  4»  denique  Q.  tantum 
constituitur,  cujus  redactio  brevior  omnium  videtur.  —  Quod  ad  fontes  attinet.  nihil 
aliud  scio  praeter  illud  (paene  nihil  diceres)  quod  ab  Algazele  asseritur  ad  initium 
textus,  nempe  quod  factuni  lioc  dominicum  narratum  dicitur  auctoritate  Jarir  lilii 
H.lzim,  0  Basora  oriundi,  qui  saec.  VIII  vixit,  el  Laith  filii  Abrt  Salim,  in  KAfa  nali,  qui 
iisdem  paenc  temporibus  (loruit.  Admonet  auctor  Ir.  (piod  aller  ex  his  (huibus,  Jarlr 
scilicet,  ulpote  narrator  dignus  lide  (isj)  ab  omnibus  habeatur;  l,ailh  c  conlra,  (juamvis 
uti  veridicus  (jJjjJ-ns)  generatim  judicetur,  amentia  vel  saltem  stultitia  senili  laburasse 
(JaLa.!)  dicitur,  paulo  anlequam  (^  vila  migrarel.  —  Quod  ad  sensum  spectat  hujusmodi 


I 


[591  LOGIA  ET  AGRAPHA.  389 

fabellae  illiusque  cohaerentiam  cum  evangelicis  locis,  haec  tantum  mihi  asserenda 
videntur  :  1°  De  mundo  hoc  despiciendo  proculdubio  agitur,  simulque  docetur  quomodo 
Jesus  a  discipulis  suis  sequendus  aliter  non  sit  quam  omnimoda  fidelitate  et  sui  abnega- 
tione.  Hoc  autem  generatim  cohaeret  cum  Matth.,  viii,  19-22  et  Luc,  ix,  57-62,  in 
quibus  locis  scribam  aliosque  duos  se  sequi  volentes  Dominus  ejicit.  2"  Ex  tribus  mira- 
culis  a  .lesu  patratis,  unius  tantum  origo  evangelica  patet,  illius  nempe  quo  Jesus  cum 
socio  suo  (lumen  trajecit,  super  aquas  ambulans;  miraculum  enim  hoc  cum  illo  congruit 
{Matth.,  XIV,  24-33)  quo  Petrum  a  submcrsione  liberavit.  3"  Advertas  etiam  oportet  ex 
Marco,  vi,  36  partem  quamdam  fabellae  hujus  derivare,  etsi  per  longinquam  analogiam. 
—  Factum  hoc  dominicum  ex  illis  est  quao  Warnerius  congessit,  uti  videre  fas  est  apud 
Fabricii  Cod.  Apocr.,  III,  395  vel  apud  D'IIerbelot,  Biblioth.  Orient.,  supplem.,  230  b. 
Tum  hic  textus  tum  ille  redactionem  ali  HA.  allatam  supponunt.  —  Fabella  haec  a 
Bernhard  Pick  in  suo  opere  cui  titulus  Remains  of  Gospels  and  sayings  of  Christ 
sive  Paralipomena  (Chicago,  Open  Court  publishing  Company,  1908),  pag.  102, 
n°  111,  inserta  jam  fuit.  (^onferas  etiam  quae  de  illa  docet  Rene  Basset  in  Revue  des 
traditions  populuires,  190.5,  pag.  331.  —  Nec  oblivioni  dandum  hanc  ipsam  fabellam 
ex  arabico  fonte  in  vernaculas  Europae  linguas  transiisse,  saec.  XII  aut  XIII,  utpote 
quae  tum  in  Novellino  italico,  tum  in  fabellis  a  Chaucer  anglico  poeta  scriptis,  inve- 
nitur.  Cfr.  R.  Menendez  Pidal,  Algunas  rehiciones  entre  las  leyendas  moriscas  y  las 
cristianas  (apud  Studies  in  honor  of  A,  Marshall  Elliott,  II,  261,  n.  8). 

55.  —  Ih.,  III,  203,  4  inf.  jl^  Ul  '^^3  Ut  ^l  ^  '^^1  '^  JU" 
<.„.ai  Lo  tldl  |v~i  A-UI  jls  A,L  j:.^  t^  ij^  ''^'j  *^^  lif"  >— *=*~^  Sr*-;  ^(.g^' 

Ih.,  III,  206,  7.  —  It.  (a),  vin,  263,  10  inf.  —  It.  (b  ,  viii,  269,  11  inf.  —  1.  Ih.  om. 
^~~£.  —  2.  It.  (a)  et  (b)  om.  ^^r-*-''-  —  3.  Omnes  habcnt  -.!Ul  iJ^.  —  4.  Ih.  et  It.  (b) 
S^^\  ..Lr  I  jl.  It.  (a)  *.W£  j.jj  .^  !i'.  —  5.  It.  (a)  addit  X^'.  —  6.  Hinc  ad  fmem 
usque,  totum  desideratur  in  Ih.,  quamvis  sequentia  addat  a~^  J^srS^.j  sjti.  j^yij.  — 
7.  Dicendum  de  It.   b)  idem  quod  supra  dico  de  Ih.  in  nota  6.  —  8.  It.  (a)  ^JL^l^^. 

Dixit  Jesus  Messias  (quem  Deus  benedicat  eumque  salutet!)  :  «  Cum 
dies  sit  in  quo  aliquis  vestrum  jejunet,  ungat  caput  suum  et  barbam  suam 
[aliae  redactioncs  addnnt  comam  suam  pectinet  et  oculos  suos  coUyrio  illiniat] 
labiaque  sua  [manu]  abstergat,  ne  videatur  hominibus  jejunans.  Et  cum 
[eleemosynam]  manu  dextera  sua  det,  [eam]  abscondat  a  manu  sinistra  sua. 
Et  cum  oret,  velum  portae  Tcubiculi  sui]  laxet.  Deus  enim  encomium  distri- 
buit,  sicuti  res  distribuit  ad  vitam  necessarias.  » 

Teste  It.  verbum  hoc  traditum  scimus  a  duobus  theologis,  quorum  alter,  Hilal  filius 
Yasar  nomine,  quonam  viveret  saeculo  iiescio,  alter  vero,  'Abd  Allah  filius  Mas'ud  appel- 
latus,  celeberrimus  est  inter  eos  qui  traditionum  mohammedanarum  cognitione  excel- 
luerunt  atque  Prophetae  fuil  quasi  coaevus,  nam  mortuus  dicitur  anno  32  hegirae  (saec. 


390  MICIIAF.I,  ASI\.  [60] 

VII). —  Apud  synopticos,  Murco  excepto,  inveiiitur  hoc  verhum  quasi  intcgruni ;  si  cnim 
excipias  additiones  quae  apud  li.  (6)  et  Ih.,  III,  20()  inveniuntur,  quas  quidem  uti  ampli- 
ficalio  textus  liabendas  duco,  lotum  verbum  consentit  cum  Mallh.,  vi,  3-4;  6;  17-18. 
Appendix  tainen  qua  verbum  finitur  nuUo  paclo  invcniri  potest  in  (svangelicis  locis  ut 
supra.  Sciisus  hujusccmodi  appendicis  agraphae  omiiiiio  ine  latct,  elsi  quamdam  illius 
consonantiani  suspicor  cum  hoc  textu  ter  rcpetito  apud  Malth.  (loc.  cit.)  :  «  Kt  Pater 
tuus,  qui  videt  in  abscondito,  reddet  tibi.  »  Cfr.  n.  87. 

56.  —   Ih.,  III,  235,  21.   —   It.,  VIII,  342,  8  inf.  —  M.,  103,  9  inf. 

Dixit  Messias  (qucm  Deus  salutet!)  :  «  Beatus  ille  quem  Deus  librum  suum 
docuerit,  postea  autem  non  moriatur  superbus.  » 

Ne  verbum  quidem  apud  It.  invenio  circa  fontes  mohammedanas  hujus  loci,  qui  prae- 
terea  agraphus  mihi  videtur,  quamvis  cum  beatitudinibus  evangelicis  cohaereat. 

57.  —  Ih.,  III,  237,  6.    —    li,  VIII,  352,  1  inf.  —   M.,  135,  4  inf. 

i.Lfl)l  ^y_  J^  4JL!I  ^\  j3j^_  J,_-.»J1  j^  UaJI  j 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Boati  humiles  in  hoc  mundo  : 
illi  possidebunt  locos  elatiores  in  die  judicii.  Beati  qui  pacem  inter  homines 
conciliant  in  hoc  mundo  :  illi  sunt  qui  hereditabunt  paradisum  in  die  judicii. 
Beati  mundi  corde  in  hoc  mundo  :  illi  sunt  qui  Deum  (qui  exaltetur!)  videbunt 
in  die  judicii.  » 

Docet  nos  auctor  It.,  testimonio  cujusdam  theologi,  Khaithama  filius  'Abd  al-Rahman 
(f  saec.  VIII)  nominati,  verbum  hoc  dominicum  traditum  esse.  —  Ex  beatitudinibus 
evangelicis  excerptum  csse  credo;  ita  taincn  ul  prima  .Mgazelis  bcatiludo  cum  nulla 
earum  cohaereat,  sed  composita  vidcatur  :  (pioad  sensuin,  tum  ex  Matth.,  xviii,  4  («  Qui- 

cumque  ergo  humiliaverit  se  ,  hic  est  major  in  regno  ccelorum  »),  tum  ex  Matth., 

XXIII,  12  («  Qui  se  humiliaverit  exaltabitur  "),  tum  ex  Litc,  xiv,  10  («  Dico  tibi,  amicc, 
ascende  superius  »);  quoad  imaginem  vero  seu  stylum  loquendi,  originem  trahi  diceres 
ex  illo  Matth.,  xix,  28  :  «  Vos  qui  secuti  estis  me,  in  regenerationc...  sedebitis...  super 
sedes  duodecim...  »  Vox  enim  arabica  quam  ego  per  locos  elatiores  verti,  est^U»."! 
quac  stricte  pulpitum  (hispanice  alinimbar^  significat  ex  quo  mohaminodanus  praedica- 
tor  serinones  in  templo  pronuntiat.  .\pud  Ir.  vero  pro  hac  voce  aliaiii  inveuies,  ^jUv" 
scilicet  quae  proprie  sibi  vult  pharus  vel  melius  turris  delubro  apposita  ex  qua  aedituus 
mohammedicus  praecationis  liorain  promuigat  i^hispanice  alniinar,  gallice  minaret). 
Ad  secuiidam  (|uod  attincl  Algazelis  beatitudinem,  cum  sepliiiia  Matlh.  (v,  9)  mihi  con- 
sentire  videtur.  Tertiam  denique  eamdem  ac  sextam  Matth.  (v,  8)  esse  nenio  ost  qui 
dubitare  possit. 


[61]  LOGIA  R'|-  ACRAPHA.  391 

58.  -  Ih.,  III,  237,  11  inf.  -  It.,  VIII,  355,  9.  J  J[^~   ^UI  ^jl  JJ 

vilic.   IjjkAii   iLKU-Vl    lyLiu~li   <Uj«I)    di-At   Cmi1\   \i\    »^UI    aJ^      X. 

Dicitur  quocl  Deus  (qui  exaltetur!)  revelavit  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  : 
«  Cum  tihi  beneficium  quoddam  Ego  conferam,  tu  autem  submissus  humi- 
lisque  illud  excipias,  illud  quideni  complebo.  » 

Niliil  apud  1t.  invenio  de  fontibus  moslemicis  hujus  loci  nec  quidquam  illi  simile  apud 
synopticos.  Agraphus  proiecto  mihi  videtur. 

59.  —  Ih.,  III,  240,  6.  Vj  J^\  j  o^_  ^jj\   j\   ^%J\   Ut   '^c__JI  JU" 

VI    ^r-.^vlJl    w>^    i3    Jujo"    Vj     «^lyuJI    ^Ji    j     JujiT    \».^^\    dUJk^    liLa)!      Ac    c^ 

Olj    4iiil     'UsUs     J^J    *s>cJ.     ^a"...ll     j_g)l     A.-!^      jt^     ^     jl     jjy 

!t.,  VIII,  362,  2  inf.  —  1.  It.  ^^--c.  —  2.  It.  LLLk.. 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Semen  quidem  in  terra  bona  ger- 
minat,  non  autem  in  dura  petra.  Ita  etiam  sapientia  in  huniili  corde  opera- 
tur,  non  autem  in  corde  superbo.  Nonne  vobis  videtur  quod  ille  cujus  caput 
[domus]  tectum  attingat,  caput  sibimetipsi  franget,  ille  autem  qui  demisso  in- 
cedat  capite,  [a  tecto  domus]  obumbrabitur  et  protegetur?  » 

Ne  verbum  quidem  apud  It.  invenio  de  fontibus  moslemicis  hujus  loci.  —  Prima  illius 
pars  cum  parabola  satoris  evangelica  apud  Matth.,  xiii,  3-23,  locosque  synopticorum 
consentaneos,  optime  quoad  sensum  congruil.  Similitudo  autem  a  Jesu  adhibita  in  line 
hujuscemodi  loci  omnino  agrapha  mihi  videtur. 

60.  —  Ih.,  III,  247,  14  inf.  —  It.,  VIII,  381,  17  inf.    kXs.    ^    Jb" 

^l   C^   oU!l   'i:>y>-   f>UI 

Dixit  Jesus  (quem  Deus   salutet!)  :  «  Luxus  vestium,  superbia  cordis.  » 

Nihil  ait  It.  ad  locum  hunc  explanandum,  illiusque  fontes  vestigandas.  —  Quamdam 
consonantiam  deprehendo  hanc  inter  dominicam  sententiam,  illamque  ^apud  Luc,  vii, 
25)  a  Jesu  de  Joanne  prolatam  :  «  Ecce  qui  in  veste  pretiosa  sunt  et  deliciis,  in  domibus 
regum  sunt.  » 

61.  —  Ih.,  III,  247,  1  inf.  —  It.,  VIII,  383,  11.  U  (.>UI  k^  ^  JU" 

dyJI      J^      \yji\      ^j\yJ^\      ^UJJI      ^^       (V^J^j     jLj^l      J^       (V^Clcj      ^yl"     ^ 

KJi^rzyii     j»>ojA3    lj~-«lj 


392  MICIIAKI,  ASIN.  [62] 

Dixit  Jesus  (quem  Deiis  salutet!)  :  a  Quid  est  quod  ad  mo  venitis  iuoua- 
chorum  vestibus  induti,  duiu  corda  vostra  corda  sunl  luporum  rapacium? 
induite  vestes  rcgum,  sed  corda  vestra  limore  [DominiJ  mortificale.  » 

Prima  hujus  verbi  pars,  scilicel  usque  ad  vdcem  «  rapacium  »,  cum  verbis  supe- 
rioribus  (n"  5,  (J,  53)  el  Matth.,  vii,  15,  conlerri  debet,  vel  melius  dicam,  iliis  est  adji- 
cienda  uti  redactio  aliqualiter  diversa  eorumdem.  Secunda  vero  pars  non  ita,  (|uamvis 
ejus  sensus  (quod  scilicet  humilitatis  virtus  in  intentione,  non  vero  in  simuiationc 
consislat)  optime  cum  prima  parte  cohaeret.  De  fontibus  parlis  primae  moslemicis  et 
christianis,  n"'  supradictos  .">,  (>,  53  conferas.  Quod  ad  secundam  atlinet,  monet  auctor 
It.  (VIII,  383,  5)  non  modo  Jesu,  sed  etiam  cuidam  devoto  homini,  Bakr  fdius  'Abd 
AWhh  al-Muzani  vocato,  qui  mortuus  dicitur  anno  100  hegirae  (saec.  VIII),  eaiii  ab 
auctoribus  adscribi.  Nihil  ei  simile  apud  synopticos  invenio.  Quamdam  cum  illo  Joiil 
[u,  13)  connexionem  habere  diceres  :  «  Scindite  corda  vestra  et  non  vestimenta  vestra.  » 

62.  —  Ih.,  III,  288,  3.  —  It.,  VIII,  486,  9  inf.  Uc  ^^^y^  J^.J^I  Jl» 

d^  V  ^  Jyi  j^.  j^\  ^i  J^  ^^  ^  -^?— )i  i-^  J  J^^  fMJi 

l»      V     <0U1     j\     *^\     ^y-J^     AiCjlAl     VI     ^^     J^      LJIJ     \y>z^     J<:>^\     IjL»     ^     *ii\ 

>_,yi)l  JU;  \^\  J\  <^UVI  ^\  j\}  Li  jX:>c«r  j:i\  ijU^Jl  ii^  Vj  C:aiJlj  ^-^l 
dUj   ^   Js-    c^l^  \i\    ^Jx^_   V-5   i^-'^'   '^^   j^.    ^.    ^^1 

Dixcrunt  apostoli  ad  Messiam  (quem  Deus  salutet!)  :  «  .\spice  templum 
hoc,  quam  pulchrum  est!  »  Et  [Jesus  respondens]  dixit  :  «  Popule  meus, 
popule  meus !  Amen  dico  vobis,  non  relinquet  Deus  lapidem  hujus  templi 
stantem  super  lapidem,  quam  non  dcstruat  propter  peccata  populi  ejus. 
Deo  quidem  nuUa  est  cura  de  auro,  nec  de  argento,  nec  de  lapidibus  istis 
quas  vos  miramini.  Rerum  omnium  dilectior  Deo  (qui  exaltetur!)  haec  est  : 
corda  nempc  bona.  Propter  haec  corda,  terram  Deus  florescere  facit;  propter 
ipsa  vero,  cum  bona  non  suat,  terram  vastat.  » 

Nihil  auctor  It.  de  fontibus  hujus  dominici  verbi  loquitur.  —  Evidentissime  patet 
illud  ex  locis  synopticorum  in  quibus  Jesus  templi  eversionem  praedicit  excerptum  esse, 
nempe  ex  Matth.,  xxiv,  1,2,  Marr.,  xiii,  1,  2  ciLuc,  xxi,  5,  0.  Appendix  vero  verbi,  a 
vocibus  scilicet  «  Deo  quidem  nulla  est  cura  »  ad  fineni  usque,  quainquam  ad  lilterain 
nullibi  inveniri  mihi  videatur,  cum  doctrina  tamen  a  Jesu  prolata  in  suo  cum  Samari- 
tana  coiloquio  [Joan.,  iv,  21,  23,  24  ,  quod  Deus  nempe  in  spirilu  sit  colendus,  aliqua- 
liter  congruit. 

63.  -   Ih.  (a),   IV,  9,  14.    J  1^^   '^y    ji    Jl    (^\    ^^    ^   ^l 

ln.  (b),  IV,  163,  3.  —  It.  (a),  viii,  .My,  10.  —  Ir.  (b),  ix,  3'i7,  15.—  l.  It.  (a)  addit  ^  >. 


[63]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  393 

^1j->^  ij-^\  L3  ^  JLa9  ^l^y^  UjJ!  cSj  c^  U  '^Jlsj  jLL-iil  •'•01  tUii  '4^L. 

—  2.  Ih.  (b)  et  It.  (b)  ^^.  —  3.  It.  (a)  s.Ub^.  —  4.  Pro  his  quatuor  ultimis  vocibus,  Ih.  (b) 
et  1t.  (b)  aiunt  .Ik^iJI  J  Jlas.  —  5.  Ih.  (b)  et  It.  (b)  om.  Sf^^,  addendo  tamen  Ui 
s^  Ijj  ^JJI.  —  G.  Ih  (b)  et  It.  (b)  aiunt  JJ^'  ^jJl  Uj  JU.  —  7.  Ih.  (b)  et  It.  (b)  om. 
13-^.  —  8.  Ab  liac  voce  ad  finem  usque,  sic  aiunt  Ih.  (b)  et  It.  (b) :  s.iX-,!.  sijj  w-->x^  ^l 
oX3  t^ji  U  S.0  Uj^  JU_5  js^^  ^^  pJ!  ^  J=j^'  ^-  —  9-  't.  (a)  j.s^'-  — 
10.  En  triplex  alia  redactio  hujuscemodi  verbi,  quae  quidem  aliqualiter  ab  his  diiJert  : 
1»  M.,  33,  4  :  .Z^^  ^j~~^  !j  J'-w  ^\i\  u  jj  \js~^  U^  j_.y  AJ\  Jb  ^^^  \  ^^ 
^  OXJ  13^  Jlij  ^l,  Ovsr'  ^  iJ  ^ J  J--.J  iwlc  JJ!  J.^  -.wj;  »3.d..U  l^jJI  ^ 
UijJI.  —  2"  Q.,  I,  265,  16  inf.  :  i^^  \jsr^  J~-!,  ^^'  e-oj  i^!  ^iLJl  Jlc  ^^  ^  ^j 
oXl   *cp'  O^!    «jy»   ^l  Ij   JliJ    jf«Jj!   i^.lxJ  .^LxJJj   _U::_!   ^.^1   ^v:  J^l,    Mj.I   UJ 

JU  _j>  .  _i  j;!  ^^  O-CI.  ^::.-,^^'  ij^LLj  ^3J!  !3v^i  JU  j6  JU  LjjJI  j  ^-^j  -^ 
O^jj  L»  =j»  oXJ  I3j>  JUj  ^ar*'^'^  jbLJ!  ,v.ii  ^^^~^  ^y*  —  "^"  ^^  al-Hasan  al-Basri 
apud  It.  (a)  ct  (b)  :  if3J  3^_j  ji^  U?^  J-w^  jij  U_^  iTrr^'  •'^  y  j>^i~!!  a~U     -~^    ..! 

UijJ!   (J=iC   jj.»    f?^     l-^-i*   U"-^'    (_P/^   LlT*    ^    'V.P   "^   0X1    ^ji      _~wsi    'j    J    JLiS    ^jJ! 
.l-jjj!     a>>    oXJ    '3j,   JUj   U       ^y  ^ar^l   3^U    ^bLJ!    i^Jc  ^5~^   (•'^ 

Attigit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  [in  sua  abstinentia  ad  perfectionem 
adeo  niagnam]  ut  lapidem  pro  cervicali  assumeret  somno  carpendo.  Accessit 
autem  ad  eum  Satanas  et  dixit  ei  :  «  Nonne  hunc  mundum  pro  futura  vita 
reliqueras?  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Utique;  sed  quid  novi  evenit?  »  Dixit 
[Satanas]  :  u  Lapidem  liunc  pro  cervicali  sumere  [ut  tu  fecisti],  vitae  hujus 
deliciarum  iruitio  est.  Cur  ergo  caput  super  terram  non  apponis?  »  Jesus 
ergo  (quem  Deus  salutet!)  lapidem  ejecit  et  caput  suum  super  terram 
apposuit. 

Mullipiici,  ut  vidisti,  fonte  factum  hoc  dominicum  traditum  constat.  Omnes  autem 
redactiones  quas  supra  adduxi  inter  se  conveniunt  quoad  sensum,  etsi  littera  vix  in 
omnibus  ditlerat.  Omnes  etiam,  praeter  redactionem  Ih.  [a)  principalem,  appendicem 
quamdam  addunt,  verba  scilicet  sequentia  a  Jesu  adhibita  ut  Satanam  repellat  cum  la- 
pidem  ei  projicit  :  «  Accipe  tibi  lapidem  cum  omnibus  rebus  quas  reliqui  »  (Ih.  [b]  et  It. 
\b] ;  vel  etiam  :  «  Hoc  tibi  habeas  simul  cum  mundo  >>  (M.  et  al-Hasan  al-Basri) ;  vel 
denique  :  «  Hoc  tibi  Iiabeas  simul  cum  rebus  quas  reliqui  "  (Q.).  —  His  dictis,  monen- 
dum  est  redactionem  omnium  fide  digniorem  eam  esse  quae  apud  It.  invenitur 
auctoritate  al-Hasan  al-Basri  (saec.  VIH)  traditam,  utpote  quae  tum  Imjus  testis 
antiquitate  (anno  enim  110  hegirae  est  vita  functus)  tum  etiam  ejus  veracitate  atque 
traditionum  scientia,  caeteras  omnes  redactiones  antecedit.  —  Quamvis  locus  hic 
agraphus  omniuo  videatur,  quamdam    connexionem  habere  diceres  cum  locis  synopti- 


394  MICIIAKl,  ASIN.  [64] 

corum  in  quibus  Iriplex  Jesus  tentalio  iii  deserlo  dcscribitur.  In  prima  quidem  nocnon 
in  secunda  {Matth.,  iv,  1-71,  de  lapidibus  etiam  loquitur,  quamvis  alia  prorsus  sint 
adjuiicta.  In  tertia  denique  Jesus  diaboluni  rejicit  (Maltli.,  iv,  10)  verbi.s  non  omnino 
dissimilibus  ab  eis  quue  in  iiujus  loci  appciidice  supra  dicta  vidisti.  Iluc  accedit  quuedam 
indubia  liujus  loci  relatio  cum  illa  Domini  sentcntia  [Malth.,  viii)  :  «  Filius  autcm 
hominis  non  liabet  ubi  caput  reclinet.  »  Cfr.  n.  <Si. 

64.  —  Ih.,   IV,   45,   13.  —  It.,  IX,    6,   13   inf.   —   M.,  162,  14   inf. 

Q.  apud  Ir.  —  N.,  232,  t).  —  1.  N.  J_yu     ,-^    .y^.  —  2.  N.  add.  jDI^.  —  3.  ().^»~Jlj. 
—  4.  N.  ^i^*^'  ^  o^  ^'  JJ^  ^  y^  i-i^- 

Dixit  Messias  (quera  Deus  salutet!)  :  «  Noa  assequemini  illud  quod  amatis, 
nisi  per  toleranliam  rerum  quas  detestaniini.  » 

Nihil  apud  It.  invenio  de  fontibus  verbi  liujus,  quod  quidem  agraphum  censeo.  Cf. 
tamen  Joun.,  xii,  25. 

65.  —  Ih.,  IV,  52,  18  inf.  -  It.,  IX,  25,  8.  ^  JU  JL^VI  J  cS\j 
Jyl   Ul^   v_i"Vl.   ^«iVlj   ,jJi\  jJi\  jl   J^  liy  (^   Jt»   -^    c>tJI    <ic  jH;..   j>\ 

O^J    ^r-VI     AiJI     aJI     J_pii     j^y\     dAi-     ^^    j.,     J.    ^l     ^l     Ij^jLi"     V     J^ 
/jJ-^    *jM    _^^    >L«    AjM    ^^...:,i     (J,i>e.-     /j.4j    dljljl    AJaftlJ     dJibj    Ai-I 

Vidi  in  Evangeiio  dixisse  Jesum  fdium  Mariae  (quem  Deus  salutet!)  : 
«  Dictum  est  vobis  antea  quod  dentem  pro  dente  et  nasum  pro  naso.  Ego 
autem  dico  vobis  :  ne  resistatis  maio  cum  malo,  sed  e  contra  :  quicumque 
dexteram  maxillam  tuam  porcusserit,  verte  illi  et  maxillam  sinistram;  et  qui- 
cumque  pallium  tuum  arripuerit,  da  iili  et  femoralia ;  et  quicuraque  te  vi 
coegerit  ut  secura  mille  passus  vadas,  vade  cum  illo  duo  millia.  » 

Silet  It.  circa  moslemicis  fontibus  hujus  evangelici  loci,  qui  quidem  apud  Mutth., 
V,  38-41  ad  lilteram  invenitur,  quibusdam  vocibus  cxccptis.  Ilas  intcr  voccs  quac  aliqua- 
liter  dilTcrunt  a  textu  Vulgatae,  ut  praecipue  rccensentur  nasiim  loco  oeuli;  palliuni 
loco  tunicae;  et  /emoralia  \oco  pu//ii.  Vox  ■^'j,  proprie  signiiicat  (iuodcumi|ue  operimen- 
lum  exterius,  ac  proinde  palliiini  sive  i|Ainov.  Vox  vero  ,',!,  cum  de  viris  dicitur,  nihil 
aliud  est  quam  tcgumenlum  (juo  cingitur  nudum  corpus,  praecipue  autem  surae  puden- 
dae^iuc.  Ilac  ergo  de  causa  idem  est  ac  /emoralia  sive  quodcumque  operimentum  inlc- 
rius,  ut  graecum  yiTuiv. 

66.  —   Ih.,  IV,  98,   8.    —   It.,  IX,  146,   7   inf.    v^    b^j    jl    SJJ 


[65]  LOCAX  KT  AGUAIMIA.  395 

JIju"  "dll    ^>-jU   i\    "Co    jii    le^5j    ^j-lj      Jl    jlilJl     iA)     ^j:»-  i^pcA)!    Cjj-i-5    jLilJl> 
»^„!1   "uk.   l,?j   u^*'   ^*"-^   O^y^   o'   ^•j.st^V   iJl;''    i'l    <Lxi<,    Ci-><*^   ^yi   'kyj    \  ^\ 

CfJ^  ^»   ^   ^^   J^ 

Narratur  quod  cuni  Zacharias  ((juem  Dcus  salutet!)  ut  ab  inndelibus 
lllioruin  Israel  iugeret  intra  arboroni  so  absconderet,  lioc  illi  animadver- 
tentes,  serrani  attuleruul  (jua  arbt)rem  secaruut  usque  duni  serra  ad  Zacha- 
riae  caput  pervenit  gomitumque  unum  Zacharias  emisit.  Deus  autem  (qui 
exaltetur!)  ilii  rcvolavit  :  «  O  Zacluiriasl  si  ad  me  gomitus  alter  ex  te  perve- 
nerit,  do  prophetarum  catalogo  te  procul  dubio  delebo.  »  Zacharias  ergo  do- 
lorom  pationler  tnlil  us(|uo  dum  iu  duas  est  scissus  partos. 

Apud  It.  et  M.,  8,  2  plura  iiuic  loco  adjuncta  invenies  quibus  fabella  liaec  conipletur, 
(|uaequo  ex  liistoriographis  araJjibus,  uti  al-Tabari  (edit.  Caliirae,  II,  22,  9  inf.)  et  Ibn 
al-Athir  (edit.  Tornberg,  I,  217),  sunt  excerpta.  Legendaria  haec  narratio  «  ex  quibus- 
dam  apocryphoruni  somniis  »  uti  sanctus  Hieronymus  loquitur  {Comni.  in  cap.  XXIIl 
Mallh.,  lib.  4°)  ortum  duxit.  Videas  apud  Fabricii  Cod.  Apocr.,  I,  120,  342,  praecipua 
de  re  hac  ab  scriptoribus  antiquioribus  tractata.  Conferas  etiam  oportet  apocryphum 
cui  titulus  Ascensio  Isaiae  (v,  1-lC) ;  narratio  enim  niartyrii  hujus  prophetae  originem 
proculdubio  praebuit  traditioni  moslemicae  de  qua  nunc  agimus,  et  fortasse  per  sim- 
plicem  scribarum  errorem,  nomen  Zachariae  pro  nomine  Isaiae  mendose  transcribendo, 
nam  tuni  Tabari  (I,  280)  tum  Ibn  al-Atliir  (I,  180),  tuni  al-Tha'alabi  in  suo  opere  Pro- 
phetarum  Legendae  (edit.  Cahirae,  1306  heg.,  pag.  208),  narrant  Isaiae  niartyrium 
iisdem  paene  verbis  ac  Zachariae. 

67.   -  Ih.,   IV,  110,  18.    c^l^l    ^    J    ^JA    J4    jl^    U    jl    ^jj 

jjjj'_j?Jl  ^  S^\^\  |_jl)  jLc-  jj^  A,lc  <iSj>-j  >%J\  kSs.  j5— ~c-  A_,b  ^  <Lw  \^j\ 
Jls    Ul"'   Uyc    ^<Cs    c^j>   J   ^Jy-    '^    J\i   j^_   <^\    ^    Iaa    ■>— jL'     (j    ^jj]\     Jlis 

^~a)  J  '->^.J  (5j'j^^  lo-i^»."  * — H)'  iSJ^yi  iSj\y^\  Cy  -y"*t  ^  "^  <S*=-i  Jj^ 
^^_  Iaa  4__i;  j  J}\2i  ^  (jjl_^l  <j->lj  Jl?  A;LJ1  Iaa  ,^  ^l  ^^i.^_  V  jc, 
jja,Lll  ^^  <^  ij^  C">LJij  -b>UJ!  <J^  (.5— ::^  (^^  t^3  "^  r^  (^^  ij^ 
Jii   ^LJ!   li;li_J   LjJ    S'    c">^'lj  "^iM-JI   <L.lt   ^_^_^   J\   ■■JUr   *}]]    ^jU   <iA^ 

ji>-Vl    L.I3    <Ui.:>     4„3»!     •CL_a-     ^vjja-s-l    aS     |_$j1^]1     L.1     U^Lfcl       -y,    i_lL,    U    cJa-s-l 

«ijcj-j  "Cs-I — .  jj  4JI  ^\i\  ^j  jJJ-i.   Lft^ls  "Ui;      .L  ,jj.5jl  L   <C'L_   v:Ja.^l  J^is 

It.,  IX,  187,11  inf.  —  l.Deest  i..JU  in  It.  —  2.  Deest  »iiJ!  in  It.  — 3.  Deest  JL.-  in  It. 

—  4.  Deest  s^LJI  in  It.  —  3.  It.  addit  J*2.  —  G.  En  alia  lectio  satis  diversa,  quae  apud 

RC.   (73,   17)   occurrit  :    J-o!f~.l      ^     ^sJUo      w^    J!-^^  Jj<^i   ^-U!  iJi     ^.z.  .  ,i      Li 
ur:~j~     ^  •  u5  ^     r^  ^  \  ■■      ^    ..     jr;'       >.^.. 

P..\TR.  Oli.   —  T.   XIII.   —  F.   3.  26 


396  MICIIAKL  ASIN.  [6(\] 

^jU     ^^-W  ^Ci    ,Hj     .-:::f   '^    «^'  ^    ^ii\  JU.    JUl   i:>j.  Ui^  J  jii'   ^l'l 
JUI  o-Oi  ^.i:;^,  '^.^  U.U.N  w.^'   -X.  ^j!  MJ^  x.U   ^^  J'  JU^-  JJI 

j.^^1   «^JJ    Oyi^. 

Narralur  quemdam  latronem  in  viis  filiorum  Israi'l  pei-  quadragiuta  annos 
latrocinia  fecisse.  [Post  haec  autem,  quadam  dii',J  transivit  juxta  oum  Jesus 
(quem  Deus  salutet!)  a  cujus  tergo  unus  ex  apostolis  suis,  qui  quidem 
inter  monaciios  [seu  devotos]  filiorum  Israt'1  annumerabatur,  veniebat.  Dixil 
autem  latro  intra  se  :  «  Ecce  proplieta  Dei,  qui  transit,  et  juxla  eum  unus 
ex  apostolis  suis.  Quod  si  ego  [ex  monte  in  viam]  descondero,  unaque  cum 
ambobus  tertius  [in  itinere]  fuero.,.!  »  Dixit  [narrator]  :  Descendit  itaque 
[latro]  atque  ut  ad  apostolum  sese  appropinquaret  conari  coepit;  sed  [cito] 
semetipsum  despiciens  et  apostolum  magnificans,  dicebat  intra  se  :  «  [Homo 
peccator]  oum  ego  sim,  prope  hunc  hominem  devotum  ambulare  non  debeo.  » 
Dixit  [narratorj  :  Inlerea  vero  apostolus  [lalronis  propinquitatem  animad- 
vertens,  dlcebat  ii>tra  se  :  «  Momo  iste  a  latere  meo  ambulare  [festinat].  »  Et 
[haec  dicens]  gressus  suos  celerabat  versus  Jesum  (cui  Deus  benedicat  eumque 
salutet!)  a  cujus  latere  incedere  coepit,  latronem  atergo  suo  relinquens.  Tunc 
Deus  (qui  exaltetur!)  revelavit  Jesu  (cui  Deus  benedicat  eumque  salutet!)  : 
«  Dic  ambobus  qnod  opus  [salutis  aeternae]  de  novo  [ab  hino]  incipere  de- 
beant,  quia  amborum  o[)era  jam  hueusque  transacta  Ego  quidem  delevi.  Pro- 
fecto,  quod  ad  apostolum  attinet,  ejus  benefacta  delevi  propter  ipsius  super- 
biam;  quod  vero  ad  alterum  [hominem]  attinet,  ejus  maletacta  delevi  prop- 
terea  quod  semetipsum  aspernatus  est.  »  Nuntiavit  igitur  ista  [Jesus]  ambo- 
bus,  et  secum  in  peregrinatione  sua  latronem  ducens,  illum  fecit  esse  unum 
ex  apostolis  suis. 

Auctore  It.  asserente,  factum  hoc  dominicum  scimus  apiiJ  Q.  etiam  iisdem  plane 
terminis  inveniri;  sed  nihil  amplins  nos  edocet  de  illius  fontibus.  —  C.nm  parabohi  cvan- 
gelica  Pharisaei  et  Publicani  (^apud  Luc,  xviii.  '>)-l'i;  miiii  visuin  est  ijuodammodo  lac- 
tum  hoc  cohaerere,  quia  in  hoc  etiam  lalro  nui  se  humiliavit  exaltatur  sicut  publica- 
nus  ille,  dum  e  conlra  aposlohis  Jesu  (|ui  se  exaUatus  fuit  humiliatur  sicut  pharisaeus. 
Nota  tamen  neutrum  orarc,  ut  in  evangeUo.  Proplerea  i-um  evangehoa  veritate  melius 
consentire  videtur  alia  ejusdcm  facli  nanwtio  ipiae  apud  RC  occurrit  his  verbis  :  «  Pici- 
lur  :  Kxivil  Jesus  (i|uem  Deus  sahitet!)  et  cuin  co  (luidain  sanctus  homo  ex  sanctis  tiho- 
ruin  Israil.  Ambos  .lutein  sotpiebatur  (|uidam  hoino  pcccator  nui  sceleribus  suis  intcr 
fdios  Isracl  valde  notus  erat;  scd  [citoj  recedens  ab  aml>obus  ac  procul  in  viaj  scdens, 
corde  conlrilus  oravit  Deum  ((|ui  glorilicelur!)  et  dixil  :  «  ()  Dcus  iiieus!  parce  mihi!  » 
llntcrea  vero]  sanctus  illc  oravit  ct  dixit  :  «  O  Dcns  mcusl  nc  inc  consocies  crastina  die 
«  cum  homine  isto  peccalore.  »  Tunc  Deus  (nui  cxaltclur!)  revelavit  Jesu  ((|uciii  Deus 
sahitet!)  :  «  Fgo  (luidcm  amboruiU  oralionem  siiiiul  cxandivi  :  Sanclum  eniin  rcpuli,  pcc- 
«  calori  vcro  peperci.  »  —  Ni  fallor,  huic  narrationi  valdc  similes  sunt  aliae  tres,  ab  .VI- 


f^^^l  f''»f-IA  KT  ACIiAPIlA.  337 

Kazelc  in  l„.  allatac,  i„  q,.ibus  tan.cn  dc  Jcsu  non  agitur  nec  evangeliis  t.-ibuuntur  sed  c 
rad,Uon  .us    u.  ,nosle..cis  ,u,n  judaicis  dicunta,-  excc-pta.  R„  etrun.  vcsio       '^    ,  . 
llf,  i4.,  II,  e   h-.,  N  III,  ,i7I,  1„  :  „  Narratur  ,uod  ,,uidam  homo,  inter  Hlios  ls,-a,.l  vivens' 
Muu,ae  ob  „,u  t.tud,„e.,.  co,.,.a,.tio„is  suae  Lnprolus  fiUoru,n  Israel  vocabatu,-     ^1.2; 
.luxta  a hum  l.o„.,ne,„  cui  diccbatur  De.otus  flUonun  Isra,l,  supra  cujus  capu       ube 
I  lun,  obumbrans  fpendebat  e  coeloj  du.  prope  eu.  ln.p,.obus  trans.bat.' Dixi'a"uc" 
.ntra  s    :  «  Ego  ,„.den.  In.probus  f.liorum  Isra.l  su„,,  hic  autem  Devotus  filiorum    s"a 
«  Quod  s.  juxta  oum  assidere.,,.  Ibrtasse  Deus  mei  misereretur!  „  Sedit  er^o   u"     eum 
Devotus  vero  d.x.t  :  «  Ego  ,,„ide„.  Devotus  filioram  Israel  sum    hic  nntemT       T' 

u<!il.„„am.,  diM  .„  .  .  llec.J,,  a  mo!  ..  ■|„nc  Deus  revelavil  caidam  „ropl,euie  illius  lem 
p.r,s  :  .  Ambobus  „r,eci„e  ut  „„,„  clc  „.,v„  incipi.nl:  ]„,„.„,„  eiim^petV    ",  :"; 

^..^-;r-:r::—: :r:^-:r£SS 

„o„  ,  ,,  se   ,al,ob,„  :  ,„,imm,,  ,ibi  „e„ua„uam  p.,.oe.  „o„s.  !  -  3-  o.  1».,    V     .0  "^^" 
1    i"      ;  '^'  ",       ^"^""'•"-  [moslomic.  „ar,-at„,.J  ,„„d  duo  homine,  ex    ilii; 

grav.ss.mum  peccatam  committentem,  valde  i,-atus  est  et  exclama.i.  ■      N  u 

«  Vade  f.n  pacel    t.b,  enim  peperci.  «  Postea  devoto  dicet  :  «  Te  ve.-o  i^nis  supnHcio  ad 

Sf  .;^rxr:;ra::— =  ;-!:i:  ES 
;^^"  S,::::  H:r:=r.:r  „::::;: ::~  rr-- 
jii^jZir::'::::.^:::'^^'''''''^— 

servus  Deo  obediens  i„  corde  sao   imr      K^  ««'«et.psum  parv,pe„dat,  jam  factus  est 

sed  superbus,  vei  de^ir.::;  :~;a;tr:"°^  '^'''-  -' '-  --  -p^- 

68.  -  Ih.,  IV,  124,  12.  -  Q.  apud  It.,  IX,  231,  6.   ^JI    -^     , ,  , 

.U^l    ^l^    ^3    ^^UJI    ^^,^^^.    ^,    ^^i^,    ^    ^^    j^.    ^.^    ^^^    „^^^    ^^ 

><)l     ^iUr 

Narratur  quod  Messias  (cui  Deus  benedicat  eumque  salutet!,  dixit  •  «  O 
tu.-ba  apostolorum!  Vos  quidem  peccata  timetis;  nos  vero,  turba  scil  cet 
prophetarum,  infldelitatem  timemus.  « 

Nihil  omnino.  ncc  de  moslemicis  „ec  de  christianis  verbi  hajuscemodi  fontibas,  scio. 


398  MR.IIARL  ASIN.  [68 j 

69.  —  Ih.,  IV,  131,.  1  inf.   ^aUI    c^    (.^Ul    L^lt    \.J}    j.    ^    ^U^^ 

iyX^:j»M     Jl  ^Jij  »_ij-Jlj  ^,jci]l    f-ji->-«  1« J  As  i^iLfc    Jl   ^iij   ^?-»t»-  jLr    -^l   yy 

j_^Jli>-i     J       J1     Jli»     ^.jjj     L      Ja     ^-»c     L      '«J     l^lij      jj-J«.L     jL-a     ^     <>y\        Jl     »»^ 

^jjt)   jli)  jj-.*iJl    vjuo      Jl    »^^   "^LiJ   ^^jtiJl  iUjjj    ji   LjJLi    '^ y\     J'lj   Jl»   ^.jJJ 
j|^j  ^jVI  jl_^l  cjJj  Tj=**  ^  ^j-^  ij~*^  *-^  '-""'  1-5*^  "^  '^  Cr~^--'  '-''^ 

.iO  Zs>-  cUl  j  "vJ^j  «i;l  -*ij  j.sjVl  i^r=^  ^Jt  il^jiU  -uUj  J  iLI  rj=^  _iLiJl 
^Jlx^    i^f.l    |j£-l     ^^^    ,->L-Jl    ij\     Jjil     V    «^">L--3    ^J>^3     Jyi;.    y^    "^-H     ^*'- l^-»ll 

^Li*  tUl  viAJj  j^   w)^_j  ^j^   j^  L^j"  jl^  ^_.^=^i   ^L  ^Jai    jl  i.j;l  <!Li  dL. 

^5vj     (i-Laj      clJ     Ijl     jLxi     *^-*ilJl     C^      ^l     iLl      iJ_^     ^L      -7--^»      C-.j       ^c     jiS) 

-.Ij  't-L  ^ji.  j:=-  aJLO  *^LJ1  aJc.  L_^j  ^J^j  j-*-Jlj  yi^^  <*«  '  ,c^  ^J^ 
''  J.1  L  "ul  aJ  ^LSj  ^^_^LJJ  *J\^\  Zj-^i  '^->^  (vtJ  <£._^.5  ^ ^^  i<-=-  ^c^  Jj' 
Jl  z.'^  g  jili  '*^o.^Ll  j£  dLUi  %  ^^jly  Li  'diJ  j^i  jl  J  ^ii  j) 
J  <ij-oi  j:,xi_li-l  liLi  ^C  ^L-a  aLs  lil  jLCi  4o-\J>.  \i.  L.,:i^L9  iy^  if^ 
bJjti  ^,01  Jls  <c.l  ^tlji  ^L  ^.„L_J"  'U._y..j  ^lj  lils  \^^f^^  «ul  Ol  v::.rl  ^^JuLiJl 
'"'LI  '''_:;  L  '"-^L^  L_^j  4  JUj  ^^....3.1^1  ^j-jl  c-;lj  d-Vi.  Llj  ^l  i-i*)  ^«j^.5 
^^LJl  A_,L  oL^^rf  jl  >.::-•  I  ^  ,<^  JLii  *dL  ^^L^  ys}  J  ^ily_  jl  ^j  «.sJL 
^  L   ^^Ul  Uc  \.J>j  Jlii  .LC   ^I^   VI  IjjJ^.  V  SjLL.    jUlj   oJl    j^    jl  ^.^1 

It.,  IX,  248,  7  inf.  —  N.,  241,  2  inf.  —  1.  Decst  J  in  Ir.  —  2.  Ad  lianc  usque  vocem, 
totum  deest  in  N.  —  3.  1t.  /oCj.  —  4.  1t.  w^s^i^'  et  N.  oi^^'.  —  5.  Ab  hinc  usque 
ad  voces  ^!  ^.J\  J  J^,  deest  totum  in  N.  —  (J.  It.      J-v  —  7.  Deest  O-V.'  in  1t.  — 

8.  1t.  ^jL^.  —  9.  Deestio  in  It.  —  10.  Deest  ^j>.J^^  ^.^  in  Ir-  —  H-  li'.  addit  4=;^'-^  ^^^. 
—  12.  N.  5jl  J  Jlai.  —  13.  Deest  ^  U  in  1t.  —  14.  It.  U'.  —  15.  Deest  O^V  i"  It  ct 
N.  —  10.  N.  ait    ^^  l  ^Cli  \:,S\  ^^J>. 

Intravit  Joannos,  Zacliariae  lilius  (quos  Deus  salutet!),  in  Domum 
Sanctam  (liiorosolymae^,  ilum  [adliuo  puer]  esset  annorum  ocfo,  et  vidit 
quomodo  homines  pii,  divino  cultui  addloti,  vestihus  ex  lana  crinibusquo 
oonfeotis  erant  induli,  (juomodo  ctiam  perfootioros  ox  ipsis,  ohivioulas  suas 
dilaccraiitos,  atquo  in  has  olaviouhis  ferreas  catonas  inserentos,  pariotibus 
extremis  Uomus  Sanctae  lirmitor  sometipsos  catenis  illis  alligohant.  Ilujus 
roi  terrore  perculsus,  ad  parentes  reversus  ost;  sod  [dum  roverteretur,  propo 
quosdam   |)ueros   [in   itinerej    hulentes  transivit,  qui  quidom   dixorunt  ei   : 


[69]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  39» 

«    O  Joannes!    Venias   quaesumus    nobiscum   ad    ludenduni !    »    llle    autem 
dixit  :  «  Ego  quidem  non  creatus  fui  ad  ludendum.  »  Prosequitur  [narrator]  : 
Pervenit    igitur   [.loannes]   ad   parentes    ejus,   a   quibus   postulavit   ut   illum 
crinibus  [camellij  induerent.  Quod  cum  ita   lacerent,  reversus  est  [Joannes] 
in  Domum  Sanctam,   ubi  [sacerdotibus]  inserviebat  per  diem   et  lampade.s 
accensas  per  noctem  servabat.  Cum  vero  quintum  decimum  aetatis  annum 
attigisset,  [e  tomplo]  exivit  ut  mansionem  quaereret  in  desertis  niontibus  el 
in  cavernis  terrae.  Exeuntes  ergo  ejus  parentes  ut  eum  quaererent,  assecuti 
sunt  ipsum  juxta  Mare  parvum  Jordanis  [Tiberiadis  scilicet],  in  cujus  aquis 
pedes  suos  tam  longo  tempore  maceraverat,  ut  siti  sufFocatus  parum  abfuerat 
ut  moreretur.  Ipse  tamen  [clamans]  dicebat  :  «  Per  gloriam  et  majestatem 
tuam  [o  Deus,  juro]!  non  gustabo  aquam  frigidam,  donec  cognovero  locum 
meum  apud  Te !  d  Pater  vero  ojus  rogavit  eum  ut  jejunium  solveret  man- 
ducans   panis    bordeacei  frustum,   quod    secum  habebat,  bibensque  ex  illa 
[Jordanis]   a(|ua.   Sic   ergo    faciens,  votum   [seu  jusjurandum   (|uod  emiserat] 
cxpiavit  modianto  ojus  iu  patrem  obedientia,  propter  ([uam  laiidatus  [a  Deo] 
fuit.  Tum  reduxerunt  illum  parentes  ejus  in  Domum  Sanctam,  iliique,  dum 
orare  inciperet,  ita  deflebat  ut  simul  cum  eo  etiam  arbores  ipsique  lapides 
ploratus  ederent.  Zacharias  vero  [quem  Deus  salutet!]  tam  vehementer  plc- 
rabat,    [filii]   plauctu    [commotus],    ut   animi    deliquia    pateretur.    Ita    ergo 
[Joannes|  a  planctu   non   destitit   donec,  maxillis    per   lacrymas   dilaceratis, 
dentes   omnibus   eum   intuentibus  visibilitor  apparuerint.   Tum   mater  ejus 
dixit  ei  :   «  O  fili  mi!  Utinam  mihi  permittas  ut  aliquid  ego  tibi  conficiam 
quo  dentes  tui  ab  intuentium  oculis  operiantur!  »  Quod  cum  ille  permisisset, 
tunc  [mater]  duo  vellera  accipiens,  super  ejus  genas  [dilaceratas]  appo.suit. 
Sic    igitur,  quotiescumque   [Joannes]    in   oratione   fleret,   ejusque   lacrymae 
duobus  in  velleribus  sese  colligerent,  veniebat  ad  illum  mater  ejus  ct  duo 
vellera  [lacrymis  tumefacta]  exprimebat.  llle  autem  .suas  lacrymas  per  matris 
ejus  brachia  defluentes  videns,  clamabat  :  «  0  mi  Deus!  hae  sunt  lacrymae 
meae,  haec  vero  mater  mea,  ego  autem  servus  tuus,  Tu  denique  misericor- 
dissimus  omnium  misericordium  es!  »  Zacharias  etiam  dixit  ei  quodam  die  : 
«  0  filioie  mi !  ego  quidem  Dominum  meum  rogavi  ut  te  donaret  mihi  tan- 
tummodo  ea  mente  ut  por  to  oculi  mei  evaderent  laeti.  »  Cui  vero  Joannes 
[sic]  respondit  :   «  O  pater  mi !   Gabriel  [angelus]  (quem  Deus  salutet!)  me 
quidem  docuit  inter  paradisum  et  infernum  magnum  desertum  existere  quod 
tantum  lacrymarum  vi  percurri  potest.  »  Gui  Zacharias  (quem  Deus  salutet!) 
dixit  :  «  Fleas  ergo,  o  tiliolo  mi !  » 

Legenda  haec  de  Joanne  Baptista  proculdubio  excerpta  est  e  traditionibus  mosle- 
micis  quae  Prophetae  Mohammedo  uti  auctori  tribuuntur.  Ita  saltem  constare  videtur 
auctoritate  Algazelis  ipsius,  necnon  ejus  Commentatoris,  qui  quidem  duo  asserunt 
traditionem  hanc  ab  Ibn  'Omar  procedere  (saec.  VII).  Una  tantum,  et  quidem  exigua. 


400  MICIIAKI.  ASIN.  [70] 

pars  iuijus  leg^fiulap  liiivitalio  soilioel  puororuiii  ul  Joannos  cum  eis  luderet  ipsiusque 
recusalio),  ab  aliis  Iraditionislis  dicitur  eliaiii  transmissa,  uti  Miilik  filius  Anas 
(saec.  VIII).  Fontes  auleni  moslemicos  liis  antiqiiiores  i-^noro;  quod  ad  arabicos  enim 
attinet  liistoriof^raplios  cpii  Prophelarum  vitas  scripserunl,  uli  al-Kisfti  (saec.  XI)  et 
al-Tha'alabi  (sacc.  XI),  receiiliores  proculduiiio  sunt.  Ilisloriof^raplios  vero  generales, 
uti  al-'rai)ari,  ipii  inter  veteres  aiiiiiiinerari  ]i(iti'st  saei'.  X|,  niilla  esse  lide  dignos 
hoc  in  casu  evidenter  patet,  qiiippe  qui  a  iMiiliaininedi  temporibus  jani  procul  distanl. 
Dicain  taiiieii  liaiic  legendaiii,  ainplioreni  (|uideiii  ct  aliqiialiter  mutatam,  inveniri  apud 
al- riia'alabi  opiis  cui  titulus  Propheliirum  legendae  pag.  'l'M\,  necnoii  apud  Ibn  al- 
Atliir  (I,  213,  4);  in  al-'!"abari  vero  liistoria,  iie  V(>rbuin  quideiii  de  hac  legcnda  invenies, 
ad  illos  locos  in  quibus  de  vita  et  morte  Joannis  agitur  (II,  13-25).  —  Quod  ad  fontes 
ehristianos  attinet,  sequentia  tantiim  statucro  possum  :  1'""  Nec  in  evangeliis  nec  apud 
apocryphos  libros  narrationem  iiiveniri  lali  (iriline  digestain  qualis  in  moslemioa  apparet 
Iraditione.  2'""  Iiiiiiki  liujiis  traditionis  elementa  quae  ex  evangeliis  excerpta  videntur 
lam  pauca  esse  iil  ad  qualuor  iiaoc  reduci  possint  :  a)  Joannis  ainictus :  b)  ejus  pcnitons 
vila;c)  ipsius  abstinentia;  d)  ejus  apud  Jordanoin  et  desertuin  coinmoratio.  Quae  quidem 
oninia  ex  Matth.,  in,  1-6,  aliisque  synoplicorum  locis  parallelis  [Marr.,  i,  4-ti  ;  Luc,  i, 
15,  80;  III,  2,  3)  provenire  evidenterpatet.  Conferri  etiam  oporteret,  ad  hujus  Iraditionis 
mosiemicae  originem  pervestigandam,  ea  omnia  soripta  do  Joanno  quoruiii  meminit 
Fabricius  in  suo  Codice  Apocrypho  lad  calcom  vol.  iV  :  <i  Indox  reruiii  ol  verborum  », 
sub  voce)  ac  potissimum  opus  nuper  odituni  a  Tii.  Innilzor  cui  tiliilus  Johannes  der 
Tiiufer  nach  der  hl.  Schri/l  und  der  Tradition  (Wien,  Ma^^er  ct  Comp.,  1909).  — 
Xotandum  ost  ea  quae  narratio  tradit  de  acerbissima  tam  devotorum  hierosolymitanorum 
quam  Joannis  ipsius  poenitentia,  etsi  non  in  usum  trituni  apud  monachos  iiiohammeda- 
nos  christianosque  recepta,  quibusdam  tamen  tcmporibus  constat  osse  a  poenitentibus, 
raris  quidom,  usurpata,  uti  videri  fas  ost,  quod  ad  mohammodanos  atlinet,  apud 
Goldzihor,  De  1'axceti.^me  au.r  premiers  tenips  de  ilslam  "  Rcvue  dhisl.  lies  relig.  », 
1898,  n°  3,  pag.  315-6),  quod  vero  ad  monachos  christianos  spectat,  apud  Besse,  Les 
moines  d'Orient  anterieurs  au  Concile  de  Chalcedoine  ['i5l)  (Paris,  Oudin,  1900, 
p.  497).  —  Tandem  animadvertas  oportet  allusionem,  quamvis  exiguam,  ad  Alcoranum 
(xix,  14,  33)  in  textu  inveniri  eo  looo  uhi  dioitur  Joannem  propter  ojus  in  patrem  obe- 
dientiam  a  Deo  laudatum  fuisse.  Conferas  n.  12  et  7S. 


70.  —  Ih.,  IV,  132,  13.   ■Lii-    'Of^W^    y^    C>^''    V^    'crr-*^'    ^^ 

'■'jXl  ^^\  ^J^   ■'Ua.II    ^j.    jljUiLj    O-tJl   Js,    ^\   jlj_y_    ^j:»>)l   w^j   <^\ 

VLli  ^5^J\  ^U,  J  ^^>bOl  ^  s\j^\  J^  ^^llj  '^l  J^\  jl 

Iii.,  IV,  164,  16  inf.  —  Ir.  (a,  i\,  2'.!),  II  inf.  —  Ir.  (b),  ix,  351,  9.  —  M.,  ti.S,  13.  — 
X.,  242,  3.  —  l  It.  (a)  et  N.  ,j~^-.  — 2.  Dosunt  liac  duae  voces  in  Hilijat  apud  Ir.  (a).  — 
3.  It.  (a)  ,:.  —  4.  IJilijat  apud  It.  (ai  addit  ^Vj  ante  '-n^--',  ot  hanc  secundam  pro- 
posilionom  primae  praeponil.  .\d  liaiic  usqiio  vocem,  totum  deesl  in  ln.,  Ir.  ^b)  et  M. 
5.  N.  f^y^';-  —  <■>■  Dosunt  tres  iiae  voces  in  M.  —  7.  Ibn  'AsAkir  apad  Ir.  (a)  addil 
,jUyi  «..>.  In  M.  sic  se  habet  plirasis  liaec  :  ~^~J'  ij^i  Mj^^  ^^^^.  j:*^^  j-y^  J^- 
—  S.  Deest  ^^\^l    ^^  iii  M.        9.  h.  lal  ,  -.,ifi)l   ^IL  J    LU.».  M.  L.O'  Li'w    ...  ^ 


[71]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  ^Ol 

s^^^^L.    —  En  textus  Iii.   :    <^^    J^J^f*-"    J^    ^j^^j   ■>-'  ^;^^''  >.-^'    ^-''J^^     ^^  ij-' 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  O  coetus  apostolorum !  Timor 
Dei  et  amor  paradisi  patientiam  in  afnictione  generant  atque  ab  hujus  mundi 
rehus  [It.  («)  splendore]  recedere  faciunt.  Amen  dico  vobis  quod  panem 
hordeaceum  [M.  cum  sale  non  bono  mixtum;  It.  («)  cum  cinere]  manducare, 
[M.  et  mantile  asperius  induere],  et  in  sterquiliniis  simul  cum  canibus  dor- 
mire,  pauca  [quidem  sunt  haec  omnia]  propter  paradisum  quaerendum.  » 

Duabus  verbum  lioc  dominicum  partibus  constare  videtur,  quarum  uUima,  quae 
per  vocem  «  Amen  »  (i3^)  incipit,  eadem  plane  est  verbisque  quasi  eisdem  constat 
quam  finis  alterius  dominicae  senlentiae,  supra  in  numero  39°  allatae.  Ad  hanc  igitur 
quod  attinet  partem,  quae  ibi  dixi  videas.  Quod  vero  ad  primam  spectat  partem,  sive 
ut  mflius  dicam,  ad  totum  verbum,  auctor  It.  asserit  illud,  tum  apud  IJihjal,  tum 
apud  quemdam  traditionistam  Ibn  'AsAkir  nomine  (-J-  saec.  XIII),  inveniri  utpote  trans- 
missum  auctorilate  Walik  filii  Din^r  (saec.  VIII)  et  ut  a  Jesu  prolatum.  Quomodo  ergo 
(ostimonium  hocce  cum  illis  quae  supra  in  n"  .39°  attuli  conciliari  queat  ignoro  :  ibi 
cnim  dicitur  per  Wahab  filium  Munabbih  (saec.  VIIi  verbum  hocce  ad  nos  usquc  essc 
transmissum;  hic  vero,  alio  tribuitur  tcsti.  Sed  utcumque  res  sit,  antiquitatem  non  exi- 
guam  verbum  potitur.  —  Agraphum  denique  videtur  esse,  sicut  et  illud  quod  sub  n°  39 
constat.  (^fr.  n.  80. 

71.  —  Ih.,  IV,  140,  10.   —  M.,  80,  11.   <~b  ^UI    J^   r^\   jl    ^jj 


ij^ 


l   I 


jl  ^  "^aJ  Jlij  l^^UV  UjJI   cSj  as  j\  ^  j^j  U  Jlij 


It.,  IX,  275,  15.  —  Q.,  I,  264,  2.  —1.  1t.  et  Q.  ^-lUt  J^ic.  —  2.  It.  addit 


J.  —3.  (^. 

invertit  haec  verba,  hoc  modo  :  jLi  li    ^.  —  'i.  Q.  addit  Jt^\  i..U     — ^.  —  5.  Q.  sic 

I  ••  I  ^  I  ■•_-.•■  ^ 

ait  :  ♦J  1.51      ..wo>.   J. 
\  -'••■•      \ 

Narratur  quod  Messias  (cui  Deus  benedicat  eumque  salutet !)  transivit  in 
peregrinatione  sua  prope  hominem  dormientem  [qui  sua  ipsius]  veste  invo- 
lutus  [jacebat],  et  excitans  illum  a  somno  dixit  ei  :  «0  qui  dormis,  surge, 
et  Dei  (qui  exaltetur!)  memoriam  fac!  »  Ille  vero  respondit  :  «  Quid  a  me 
quacris:'  Ego  quidem  hunc  mundum  eis  qui  de  hoc  mundo  sunt  jam  dereli- 
qui.  »  [.lesus  tunc]  dixit  ei  :  «  Dormias  igitur  o  amice!  » 

Nullus  alius  testis  seu  transmisor  facti  hujus  dominici  mihi  notus  est  antiquior  auctori 
Q. ;  auctor  enim  It.  omnino  silet  de  antiquioribus  testibus;  immo  ne  verbum  quidem 
afferl  ad  sensum  facti  hujus,  qui  tamen  apertus  non  est,  enucleandum.  Si  vero  ad  con- 
textum  tolius  capitis,  ex  quo  narrationem  excerpsi,  vel  paulum  attendas,  rem  facili 
conjectura  ni  fallor  assequeris.  Agitur  enim  de  praestantia  paupertatis  super  divitias 
ad  spiritualem  perfectionem  adipiscendam;   et  ut  thesim  hanc  argumentis  auctoritatis 


402  MICIIAKI    .\Si\.  [72] 

osteiulat  Al-jazel,  traditiimcs  iiuasdain,  tuin  .Moliammcdi,  lum  proplietarum  iiebraeo- 
rum,  tum  Domini  Jcsu,  aflcrt,  cx  quibus  supradicta  voiilas  elucet.  Intcr  lias  aulem 
traditiones,  illa  de  qua  nunc  agimus  niliil  aliud  sibi  vull  (|uaiu  cxccllenliam  paupcrtatis 
voluntariae  sive  eontemptus  hujus  mundi  supcr  omnia  quaccumque  dcvolionis  exercitia, 
etiam  supcr  praxim  iiiedilationis  sivc  coiitemplalionis  diviiuiruui  rerum,  quae  apud 
inoliaiiuncdaiios,  idcin  atipic  apud  chrislianos  mysticos,  laiii  iiiagna  pollct  laudc  lide- 
que,  ut  perrcctionis  spiritualis  vitae  culmen  esse  dicatur.  —  Notandum  cst  vocem 
arabicam  iX^  quam  pro  ve.tte  verli,  proprius  signilicarc  apud  Freytag  «  lunicam  laneam 
manicis  ad  cubilum  tantiimmodo  pertingcntihus  instructam  »  vel  ctiam  «  vestimenti 
speciem  fere  ex  pilis  capiinis  ct  nigii  coloris  ac  striatam  »  quac  per  beduinos  tum 
syros  cum  arabicos  usitata  est  et  fuit  (Cfr.  Dozy,  Dict.  dctaille  des  noms  des  veteinents, 
29-'j).  —  Quod  ad  coiiaerentiam  attinet  narralionis  Inijus  cum  evangelicis  vcrbis,  nul- 
luiii  invenio  qui  ad  litteram  vcl  ad  sensum  sil  (juodainmodo  consentaneum.  Tanlum 
suspicari  audeo  quamdam  reminiscentiam  evangelicam  ex  responsionc  hominis  exper- 
gefacti  a  Jesu  dicpntis  :  «  Kgo  quidem  hunc  mundum  eis  qui  de  hoc  mundo  sunt  jani 
dereliqui  »,  in  qua  quidem  responsione  verba  «  eis  qui  de  hoc  mundo  sunt  »  (^J->-M  Jj'') 
siniilia  esse  videnlur  sequentibus  \Luc.,  xii,  30)  :  toc  eOvt)  tou  x()<ijji.ou;  sensus  vero  totius 
versiculi  nullo  modo  cohaeret. 

72.  —  Ih.,   IV,  140,  8  inf.  —  M.,  81,  3.    <A^    a_UI    ^U    ^^-Jl    JLi 

It.,  277,  4.  —  1.  It.  >bLJl  i-lc.  Postea  autcm,  saequentia  It.  interponit  quae  in  hoc  Ih. 
loco  desunt  (sed  postea,  Ih.,  iv,  170,  13  inf.  inveniuntur  iisdem  terminisl  :  Jj^,  J  JU  Jij 
^hU!  ^L  Jlii  ^J:^!  ^!  JU  ^-u^'U  O.0U  ,j^\  JlLi  ^Co.U  J  o-C/^U!.  - 

2.  It.  ^ot*:'  ^3  jl. 

Dixit  Messias   (cui  Deu.s  benedicat  eumque  salutet!)  :  «  Aegre  introibit 
dives  in  coelum !  » 

Asserit  auctor  1t.  verbum  hoc  apud  Q.  etiam  inveniri;  de  nullo  autem  antiquiore 
loquitur  teste.  —  Locus  evidenter  est  desumptus  ex  synopticis  {Matth.,  xix,  23;  Marc, 
X,  23:  Luc,  xviii,  24^,  praesertim  ex  Marc.  et  Luc,  si  oculos  convertas  ad  ea  quae  ab 
1t.  et  Ih.  uti  diximus  addunlur,  anteiiuam  verbum  dominicuin  inseralur  et  quao  sic 
se  habent  :  «  Dixerat  enim  ei  [scilicet  Jesu]  honio  quidam  :  «  Ducas  me,  quaeso,  tecum 
«  in  peregrinalione  lua.  »  [Jesus]  autem  dixit  [ei]  :  «  Bona  tua  abdica  et  adhacrcas  te 
«  mihi.  »  Respondit  [homo]  :  «  Non  possuin.  »  [Tunc]  dixit  j^Jesus]  |(piem  Deus  salutetl) 
etc.  »  —  Notandum  quod  vox  ii-^-io,  (|uam  pro  aegre  verli,  proprie  sibi  vellit  cum  an- 
gustia,  id  est,  cum  difficuhate,  sicut  in  textu  graeco  synopticorum  vox  SuomXuk.  Auctor 
It.  aliam  simul  proponit  vocem.  cujus  scnsus  cst  :  «  iniruin  est  si  divcs  in  coeluni 
introeal !  » 

73.  -    Ih.,  IV,  140,  4  inf.   —  M.,  81,  9.   <-U   ^Ul  J\^  ^-r—- ''   J^»' 
'^kSs,  <.l!l  z^y^  Ol    ^-«LVl   ._^\    jl^j  '\\^\   ^\i  oCJI    _^V   ^\   ^.^L^ 

*^C.  l   k\  JU   jl 


[73]  I.OCilA  RT  AGRAPHA.  403 

It.,  IX,  277,  10  inf.  —  Q.,  i,  2C3,  17  inf.  —  1.  It.,   MJ\  i.,li.  Q.  J^     ^  ^yc  '^,^^, 
Jli  wl  ^b! — ^l'.  —  2.  Q.  pro  J,«j«Jt  ponit    -jJJ  JUl;  postea  vero  saequentia  adjicit  :  jU 

AM  /v  .^  x^r^Uio  (u  jiu   ,^  Jlv  .^'  ,1,  A"  -,,  '..  u  \^  Ji  jui  j, 

^J,Uj;  his  dictis,  verbum  aliud  interponit  e  Torah  desumptum,  quo  expleto,  toxtus 
nosler  sic  resumitur  J'  }{  J-i^.  — 3.  Q.  jj  -=J-j  .,'  jM~.'I  i.Ji  — ..i  ,JI  J-*-^'. — 
4.  ().  addit  vixiJ     .,^230  ^,     jjc^]      _^iao  J-oJI     ,'     Jjo'   ^i     ^  Jjo     ,-,. 


Dixit  Messias  (quem  Deus  benedictionibus  impleat  et  salutet!)  :  «  Ego 
quiflem  paupertatem  diligo,  opulentiam  autem  odio  habeo.  »  Erat  autem 
omnium  apellationuni  aniabilior  ei  [scil.  Jesul  (quem  Deus  benedictionibus 
inipleat!)ut  ei  diceretur  :  «  Opauper!  » 

Tcstes  auctore  Q.  antiquiores  mihi  sunt  ignoti,  nec  apud  It.  memorantur.  Ut  supra 
in  annotationibus  ad  arabicum  textum  vidisti,  lectio  quae  apud  Q.  invehitur,  quodam- 
niodo  dissimilis  ampliorque  est.  En  ejus  versio  :  «  Xobis  relatum  est  auctorilate  Jesu 
(quem  Deus  salutetl),  ipsum  dixisse  :  «  Ego  quidem  paupertatem  diligo  et  opes  divitis 
«  odio  habeo ;  in  opibus  enim  morbi  sunt  multi.  »  Tunc  quidam  interrogaverunt  ei  :  «  0 
n  Spiritus  Dei !  [^;  ([uid  auteni  1  si  ille  [scil.  divesi  eas  \scil.  opes]  acquisisset  licitis  mcdiis  ?  » 
Respondit  [Jesus]  :  «  Lucratio  sua  [quamvis  licita]  eum  impediet  a  Dei  (ijui  exaltetur!i 
i(  recordatione.  »  Appendix  haec  responsionis  dominicae  videri  fas  est  etiam  supra.  n''  43 
et  50.  Post  haec  autem,  lectio  Q.  ustjue  ad  fineni  saequitur  textu  non  dissimili;  sed  ad 
finem  haec  adjicit  :  <(  Dicebat  etiam  [Jesus]  :  «  Ex  malis  [quae  divitis  condilioni  sunt 
propria]  unum  est  quod  liomo,  ut  dives  fiat,  inobedientia  [adversus  Deum]  peccat,  non 
vero  ut  fiat  pauper.  »  —  Verbum  hocce  dominicum,  tam  secundum  Ih.,  ([uam  secun- 
dum  Q.,  agraphum  videtur,  etsi  evangelicis  plane  cohaerentem  doctrinis.  Immo  apud 
Jac.  Epist.  canonicani  (11,  5)  aliquid  huic  verbo  consentaneum  inveniri  diceres. 

74.  —  Ih.,  IV,  144,  4  inf.  —  It.,  IX,  289,  10.  ^>U1  ^U  ^^-_^ll  JU' 
ivK;L.1  jjJ.  >_jtJb  |^'lj.«l  jp_^'  jU  L-.-OI  (^Ul  Jlj^l  ^l  Ijjii^'  V 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Ne  respiciatis  ad  divitias  gentium 
qui  de  hoc  mundo  sunt,  nam  fulgor  divitiarum  suarum  auferet  lumen 
fidei  vestrae.  « 

Nihil  apud  It.  invenio  de  testibus  moslemicis  hujus  dominici  verbi,  quod  quidem 
agraphum  existimo  etsi  evangelicis  doctiinis  non  dissonum.  Quod  vero  ad  illius  sensum 
attinet,  illustratione  quadam  indigct  ex  contextu  deprompta  totius  sermonis,  ut  Algazelis 
appareat  intentio  in  hujus  dominici  verbi  auctoritate  in  medium  afferenda.  Algazel  quippe 
demonstrare  intendit  nec  divitiasesse  per  se  malas  nec  paupertatem  in  se  bonam  ;  utrius- 
que  vcro  rei  moralitatem  ex  fine  lantum  humanarum  actionum  (qui  quidem  Dei  tantum 
amor  est)  pendere.  Hic  ergo  finis,  tam  in  paupertate  quam  in  opulentia,  obtineri  ab 
hominn  pariter  potest,  ac  de  facto,  quamvis  non  frequenter,  obtinetur.  Plcrumque  enim 
cor  hominis  arcetur  procul  a  Deo  propter  divitias,  quarum  usus  et  delectatio  restinguit, 
vel  saltem  mitigat.  charitatis  fervorem  in  Deum,  quia  in  uno  eodemque  corde  Dei  amor 


40'.  MU;ilAi;i.  ASIX.  [74] 

amor(]iU'  iiiuiuli  siimil  esse  ne(]ueuiit.  UinJo  M'(]iiitur  c^iiud,  etsi  iii  :il)str;ioto  el  in  j^cnere. 
opuleutia  mala  in  se  ipsa  non  sit,  ab  auctore  tamen  Uevelationis  ((]uae  pro  plerisque, 
non  pro  siiij^ularilius  ilata  est)  semper  vitupcretur  ut  res  periculis  plena  ad  animarum 
salutem,  dum  e  contra  paupertas  semper  ac  sine  restrictione  laudctur.  In  hoc  itaquo 
sensu  (concludit  .Vlf^i-azel)  dixit  Mcssias;  ct  verbum  de  (]uo  af;iiinis  inducit. 

75.  —  Ih.,  IV,  158,  3  inf.  ''iJ=J  L^l  '|..Uj  ^b  U)l  J^  ^^JI  JU 
k_-»-  '' «.«  i^[^  ,<.I"....j"  k_i.Sj  Jlj'  nLJl  ^lc  jU)  jvJu_>  k_i;p  ly^  'LJI  («^  t-)  ljj;.lj 

1t.,  IX,  ;i32,  4  inf.  —  1.  Ir.  >^'l  i.is.  —  2.  Ibn  'Omar  apud  1t.  addit  ij^'^^.  Auctor 
vero  Q.  apud  It.  addit  s^i.^ii'  J,'  L^.U  j^.  —  3.  It.  Jc.  —  4.  En  duae  ejusdem  verbi 
recensioncs  (]uae  aliqualiter  dilTerunt,  apud  It.  occurrentes  :  1°  ex  Q.  sic  se  habet  : 

A.i      j^  \x.<Sj.'  U  y^^U  ,  f.,,tjj:Jj  .V.XXJ  iJ  /»«>~sr'  uuj      j^    .,1  jj  J  Lil  [scil.     .^.Lsr')]  lyU 

,  ^Lu  ia..jv»    ^^  ijjsjj    jJi    _^J  yiii  L-.^  U.L)!  JLi3  sJa-i   ^lc  wisJ  i»'  ljiu*3  lyUj  Jlii 

L^  4^^_;'JJ.  '^J  W^  -t^  *^'j  -^>'"^  ■^j-^  'r*--'  ^^-^  J'-*'  '-V::^  '-i^-^  "^-  —  2"  ex 
SofySn  al-Thawri  :  J--^"  j>j^  ^,U  ^.ljI  JU   U^  ^^j  '^!   .^!  aJIc  ^--.J  Jj. 

Dixit  Messias  (cui  Deus  benedicat  eutnque  salutet!)  :  «  Mundus  pons 
est  [vitae  futurae  vel  quo  ad  vitatn  futuram  pervenitur];  per  ipsum  ergo 
transite,  nequaquam  tamen  eum  incolatis.  ))  Dictum  etiam  fuit  ei  :  «  O  pro- 
pheta  Dei !  U tinam  uohis  praeciperes  ut  doinum  aediiicaremus  in  qua  Deum 
adorare  possemus!  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Ite  et  aedificate  domum  super 
aquam.  »  Dixerunt  [discipuli]  :  «  Quomodo  constare  poterit  aedificatio 
[fundata]  super  aquam?  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Et  quomodo  constare  poterit 
Dei  adoratio  [fundata]  super  amorem  mundi?  » 

Prima  liujus  verbi  pars,  a  principio  scilicet  ad  vocem  usijue  »  incohtis  »  (L»j^*»j), 
jam  supra  est  a  nobis  allata  sub  numeris  34°  (in  ejus  secundo  paragrapho)  et  4t)°.  Notan- 
diini  etiam  quod  apud  Ir.  variae  adducuntur  hic  testium  auctoritates  quae  illic  —  in 
commentandis  scilicet  vcrbis  supradictis  —  adductae  non  fueruut.  Sunt  sequentes  : 
1"  Auctor  operis,  cui  titulus  Paradisus  historiarum  (,1-^^»-^'  .  ^o-V)'  ^'  cujus  nomen 
est  al-Daylami  (saec.  XII,  hoc  fragmeiituin  tribuit  Malionicto,  non  vero  Jesu,  auctoritate 
fultus  traditionistae  Ibn  'Omar  (sacc.  VII).  2'  \\  contra  vero,  auctor  Hilyat  (sacc.  Xl\ 
in  biographia  traditionistae  Wohayb  filii  al-Ward  (saec.  Vlin,  asserit  ipsum  fragmen- 
tiim  ab  hoc  traditionista  alTerri  utpote  a  Jesu  prolatuni  «  iimuediate  antequaiii  in  coelum 
elevatus  esset  ».  3»  Auctor  Q.  (]ui  quidem  uti  doininicuni  verbum  illiid  alTerl.  —  Quod  ad 
secundam  spectat  partein,  a  voce  videlicet  >i  Dicluin  «  (JLi^)  ad  linem  usque  totius 
verbi,  auctor  Ir.  duas  variantes  lectiones  adducit  :  1»  Dosumpta  esl  ex  Q.  et  sic  so 
hahet  :  «  Dixcrunl  [iliscipiilil  :  «  Xtis  i]uidem  acdilicare  voluiiius  doiiium  in  (]ua  iios  con- 
«  gregare  possimus  ad  Dei  cultum  perugciidum  el  ul  studiis  o|ierain  demus.  {'^ligas  crgo 
«  nobis  locuni  (iiiemdam  iii  quo  aodificemus.  »  Dixit  [eis  Jesusj  :  «  Venile!  "  Kl  ambula- 


[75]  LOGIA  KT  AGRAPHA.  405 

verunt  cum  eo  usque  dum  [Jesus]  stetit  super  ponlem  quemdam  et  dixil  eis  :  «  Aedificatc 
«  hic.  »  Illi  autem  dixerunt  :  «  Quomodo  aedificabimus  super  pontem?  Cum  pons  via 
«  sit  hominibus  trita,  homines  non  sinent  nos  in  eo  1  »  Respondit.  [Jesus]  :  «  Ita  etiam 
«  mundus  via  est  mortuis  trita,  et  tamen  vos  super  illum  aedificatis,  quamvis  mortui  non 
«  sinent  vos  in  eo!  »  2"  Tradita  dicitur  a  Sofyan  al-Thawri  (saec.  VIII),  his  terminis  : 
«  Dictum  fuit  Jesu  (quem  Dous  salutet!)  :  «  Ut  <[uid  non  aedificas  [tibi]  domum?  » 
Respondit  [Jesus]  :  «  Numquid  aulem  aedificia  super  viam  Iritam  et  publicam  struun- 
«  tur?  »  Cfr.  n°'  3B  et  40.  —  Sicut  jam  monui  in  commentario  ad  verbum  sub  n°  40, 
quaedam  etiam  in  sermone  hoc  deprehendi  potest  analogia  cum  Malth.,  vii,  2(3. 

76.  —  Ih.,   IV,  159,   12.    «-.jl    '(.>UI    L^U    ^^^\   ^j   L^    ^   ^iy_ 
^^\   4„lsj   '■''  J>J^\    ij^;)    wlyJlj   i:,U\    Jj\    y.i    c^l    '-'>_^    VI    J^jA,^   V 


^'.  Ibn    Asakir  apud   It. 


,^^ 


^  -^l  ^^  ^f.  -3.  ii.  An/js^ 


Traditur  Prophetam  nostrum  et  [etiam]  Messiam  (quos  Deus  salutet!) 
dixisse  :  «  Quatuor  [sunt  res  quae]  nisi  gravi  cum  labore  [alias  nisi  per 
miraculuni]  obtineri  nequeunt  :  siientium,  quod  quidem  initium  est  vitae 
devotae,  humilitas,  fraequens  Dei  memoria  et  [hujus  mundi]  rerum  paucitas.  » 

Ut  visum  est  in  textu,  non  modo  Jesu,  sed  etiam  Mahometo,  verbum  hoc  a  traditioni- 
stis  moslemicis  tribuitur  :  auctoritate  Anas  filii  Malik  fsaec.  VII),  a  variis  aucloribus 
adducitur  ulpote  verbum  a  Mahometo  prolatum;  unicus  e  contra  scriptor,  et  quidem 
recentior  quam  Anas,  illud  afTert  utpole  dominicum.  videlicet  Abii  Bakr  filius  Abi 
al-Dunya  (saec.  IX).  —  Nihil  vero  huic  verbo  simile  apud  evangelios  reperi. 

77.  —  Ih.,  IV,  159,  10  inf.    '^^   j.    r^^Jl    jl^   ^:^   ^.    -^    Jls' 

-VJ    ^Jo     Vj     ^'^i:.     vS-;     Vj     Oj.w.      a)j     «kJ     ^3     j>J:i\     J^lj    _^\     ^^     ^%J\     Ufc 

It.,  IX,  335,  12  inf.  —  I.  Deest  v,.^  .^j  apud  It.  —  2.  En  variae  versiones  aliqualiter 
differentes,  quae  apud  It.  occurrunt  :  1"  tradita  auctoritate  ^lojahid  (f  saec.  VIII)  quae 

sic  se  habet  :  slj'  ^--^  ^---Jj  --»■'  -«>:.-"  '-.■^-  %  f-?^^'l  S^k^  j*^l  irr^.  l  — :^1  ij'^ 
^j^  ^^  %  O^'^  --'j  J  (^r-^  J  J:A"-  —  2^  a  quodam  Sofy4n  (saec.  VIII  vel  IX) 
originem  ducens,  hisque  terminis  concepta  :  ^j  Jji.'  Xi^  Li:?.  ^  ..bLJ!  j^Ii  -^s  .li' 
^j^.  o^.j  J  ^^i  Lij^,  IL.L  ,j  J/  ^-  J/j  .UJ  J.vi.  —  .S"  per  Ka'b  fsaec.  VII) 
transmissa,  ampliorque  caeteris  :  ^^  j..i:x,       .U       iv.oj  ^juJ'  Ji^L    A™"  a..U     -~.j;     }S 

X  J--^M  ,  ^o  J,   ,^ll     _L  ^.  ,1     'L    ^J^  N!.  ^_J|     ^Co  ^l.  ^,LJ'  _^, 

^*^-   Jj  ^  A-'j   ^^fS-J    Jj  «■ij.o    J_;  y  .    ^  ij\y^  ^ysi    X  _-JJ'  [sic,  pro  J^]  ^^^, 

.LijJl  oL.^  ^p  U  ^^..i'  >lj  y  Jji.>  ^  J^  j.^U  >!!  Lj  U  sj.Uj  j^;^I  ^ 


n> 


40(5  MICIIAKI,  ASIX.  |76] 

Dixil  Oltayd  filius  Omayr  :  «  Induebalur  Messias  filius  Alariae  (quem 
Dous  salutot  !j  |vestibuS|  cx  eriuibus  [eameli  coiifcotis];  arlmrum  Iruotibus 
vesoebatur;  filium,  (|ui  uiori  possel,  uon  liabobat,  uc(|ue  domum  quae  posset 
diiui;  iu  diem  crastiuum  uou  tbosaurizabat;  ubicumque  uox  eum  opprime- 
bal,  illio  somiium  capicbat.  » 

Ilic  'Obayd  lilius  'OniMyr,  cujus  auctoritate  descriptio  isla  de  dominica  vivcndi 
ratione  ab  Algazele  traditiir,  uiius  luit  cx  praecipuis  viris  Mahometi  coevis  (]iii  Alcorani 
et  traililionum  cof^nilioiie  llonierimt,  uli  videri  liret  apnd  Ir.,  loc.  cit.,  ubi  postea(|uain 
ejus  nomeii  atipio  cognomina  in  inodiuiii  aHeranlur  (scilicet  <■  Filius  Qal;\da,  Abu  'Asim, 
ex  tribu  Layth  oriundus,  in  Mckka  nalus  »),  ipsius  veracitas  in  Iradilionibus  narrandis 
egregie  celebralnr.  —  Quaedam,  ut  supra  monui.  diversa(!  lection(;s  apud  1t.  occurrunt  : 
1"  per  Moj;\liid  (saec.  Vllll  Iradita,  in  nullo  alio  diffcrt  (luam  in  ordinc  incisorum  tolius 
sermonis  disponendo  atque  in  ipiibusdam  vocibus  pro  aliis  synonymis  substituendis. 
2"  quae  tradita  dicitur  per  SofyAn  [nescio  lamen  utruin  de  Sofyan  filio  'Oyayna  (saec. 
IX],  an  vero  de  Sofyftn  al-Tha\vrt  fsaoc.  VIIIi  agatur],  pauca  addit  i]uae  sic  se  habent  : 
«  Mec  in  vespera  ali^iuid  cibi  servabat  in  craslinum,  ncc  matutino  tempore  quidquam 
servabat  in  vesperam :  dicebat  [enim]  :  <  Un&  cum  unaquaque  die  nocteque,  [nobisj 
sustentationem  illi  congruam  [largitur  Deusi.  »  3"  quae  a  Ka'b  al-.Vkhb;\r  (saec.  VII) 
originem  li'ahit,  pleniorem  prorsiis  lextum  ijuam  praecedenles  exhibet  :  «  Jesus  (i]uem 
Deus  salutetl)  hordeiim  manducabat,  iler  suis  jsemperj  pedibus  faciebal,  jumenta  [ad 
equitandumj  nunquam  conscendebat,  in  domibus  mansionom  non  faciebat,  lucernam  ut 
scmetipsiim  illuminaret  non  adliibebat,  vestibus  ex  gossipio  confectis  non  induebatur  : 
mulieres  non  tetigit,  res  grato  fragranles  odore  non  olfecit,  polum  suum  alia  (|ua(]ue  re 
\puta  saccharo  vel  aromate]  nunquam  miscuit  neque  frigidum  roddidil,  caput  suum  liaud 
unquam  uiixit,  nihU  aliud  unquam  inter  terram  et  cutem  suam  posuit  quam  ipsius 
vestem  Tut  somnum  caperet].  de  cibo  craslino  nunquam  fuit  sollicitus  neque  ullam  ex 
rebus  hujus  mundi  apj)etendis  sibimetipsi  appetivit.  »  —  Notandum  est  quod,  tam  textus 
Ih.  quani  versiones  omnes  apud  Ir.  occurrentes,  unius  ejusdemque  generis  sint  ac  ille 
texlus  jam  supra,  n"  44°,  allatus  in  quo  eadem  vivendi  ralio  Jesu  assignatur.  ^Ji  vero 
fallor,  omnes  hae  Iraditiones  de  vita  Jesu  ascelica.  in  quibus  dominica  elligies  simili 
modo  perhibetur  descripta  ac  si  de  monacho  aut  eremita  quodam  agatur  christiano,  nihil 
aliud  sunt  quam  amplificatio  quaedam  illius  didagmalis  Matth.  (vi,  19,  25,  27,  28,  31,  341 
quo  Jesus  discipulos  hortabatiir  ad  improbam  lcrrenarum  sollicitudincm  deponendam, 
tam  praesentium  rerum  quam  fiiturarum.  Congruit  praesertim  verbiim  illud  quod  Jesu 
tribuitur  in  2"  versione  (supra  allata  in  Ir.  atque  a  Sofy.in  originem  ducens),  quod 
quidem  verbum  plenc  idem  sibi  vult  quam  illud  Matt/i.,  vi,  34  :  «  Sullicit  diei  m;vlitia 
sua.  »  ("onferas  etiam  oportet  .Mati/i.,  viii,  20,  necnon  verba  supra  (sub  niimeris  3G  et 
37)  allata. 

78.  —  Ih.,  IV,  163,  6.    ^   -Ul    ^^L__ll   L^U    L^j,    ^r;    ^.    CH^    ^JJ 
^Cs  L-Ul  ^  CjJ\  ^_^   L  •01     JU'  \^\    j-)l»  S^  ^^    '»■•  ^   -^J'  jlC 

It.,  IX,  347,  12  inf.  -   I.  Ir. b. 


[77]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  407 

Narratur  de  Joanne  iilio  Zachariae  (quos  Deus  salutet!)  quod  mantile 
ita  asperiori  induebatur  ut  culcm  perforaret  suam,  ad  moUitiem  vestimenti 
lenis  vitandam  et  ad  quietem  in  sensu  tactus  fugiendam.  Porro  mater  ejus 
ab  eo  petiit  ut,  loco  hujusmodi  cilicii,  tunica  ex  lana  confecta  indueretur; 
quod  cum  [Joannes]  fecisset,  a  Deo  (qui  exaltetur!)  illi  revelatum  est  :  a  O 
Joannes!  hunc  mundum  [miiuj  praetulisti!  n  Flevit  ergo  [Joannes],  laneamque 
vestem  [e  suo  corpore]  avulsit  et  ad  habitum  pristinum  reversus  est. 

Narratio  haec  proculdubio  connectitur  cum  ampliori  de  Joanne  legenda,  quam 
supra,  n"  69,  adduximus,  cujusque  pars  est.  Monet  enim  auctor  It.  ciHcium  illud 
asperius,  quo  Joannos  iiiduebatur,  a  matre  ejus  factum  esse  rogatu  Joannis  qui  imitari 
volebat  monachoruni  habitum  in  hierosolymitano  templo  degentium.  De  ilhus  fontibus 
moslemicis  conferas  igitur  oportet  (juae  illic,  ii°  09,  dixi,  addendo  tamen  ((uod,  ut  asserit 
auctor  It.,  narratio  haec  etiam  in  Q.  reperiatur  transcripta.  —  Quod  ad  loca  attinet 
evangelica  specialiter  narrationi  huic  consentanea,  videas  Matik.,  m,  'i ;  xi,  8. 

79.  —  Ih.,  IV,  163,  9.    ^l^'U    jUi    U\^   J]i   J    (.^UJl    a^U  ^^   ^ 
l!^\s-zi\  JIl  j»xi;i  jl      !  ^j^y  J  (^-^^    -^^sl  UjI  c^\  ^^\  U  J^  JalLpJl  ,_^L^ 

It.,  IX,  3^7,  5  inf.  —  i.  En  ampUor  versio  apud  I  r.  occurrens  et  aucloritate  Abii 
SuleimAn  al-DurAnl  (saec.   IX)  tradita  :  ^^  wijLo    >»j  J,      J^   ^bLJ!  iJc     -^  U^ 

iUt  .^^  L,  JLii  i...,^"  ^^L^  Jl  ,__pj  1.^  JJi  J,  ^^^^  i/i^J';)  ^^%  j^'!  x^' 

^J'      ^li'  1*3 !      ^^\   ^JI   wo'      ~.J   JLsj    ,   r-.^^"   J  lA^i      — ■=    ■•'■^  IJJi    .r'    «^ 
^  .U  UJ!      ,^   ^.o'      ,1  V    J 

Sedit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  sub  umbra  parietis  iiominis  cujusdam; 
sed  [homo  hic]  parietis  dominus  eum  a  loco  dimovit.  Tunc  [Jesus]  dixit  : 
«  Non  quidem  tu  a  loco  me  dimovisti.  Tantummodo  me  dimovit  Ille  [.st(7. 
Deus]  cui  nequaquam  placuit  me  parietis  umbra  recreari.  » 

Locus  hic  apud  It.  occurrit  ampliori  redactione  transcriptus  per  testem  Algazele  anti- 
quiorem,  videlicet  Abii  Suleyman  al-Daranf  qui  vitam  privatione  omnimoda  insignem 
transegit  saec.  IX.  En  ejus  versio  :  «  Dum  Jesus  (queni  Deus  salutet !)  iter  faceret  quodam 
aestivo  die,  calore  tandem,  sole,  siti(pie  vexatus,  sub  umbra  tugurii  cujusdam  sedit;  sed 
exiens  tugurii  doniinus  dixit  illi  :  «  0  serve  Dei!  surge  et  ab  umbra  nostra  recede.  » 
Surrexit  ergo  Jesus  et  sub  ipso  sole  sedens  dixit  :  «  Non  es  tu  qui  a  loco  me  dimovisti. 
«  Tantummodo  me  dimovit  lllc  qui  nequaquam  voluit  me  quamdam  hujus  mundi  rem 
"  assecuturum.  »  —  Non  dubium  quod  in  hac  narratione  ad  perfectissimam  hujus  mundi 
renuntiationem,  quam  Jesus  professus  est,  alludi.  Hinc  eruitur  totum  locum  nihil  aliud 
esse  quam  amplificationem  illius  verbi  dominici  apud  Matth.,  viii,  20,  occurrentis.  Quod 
vero  ad  formain  ut  aiunt  litterariam  Iiujus  narrationis  attinet,  milii  (piidem  videtur 
quodam  cohaerere  modo  cum  fabella  qui  sub  titulo  Judaeus  Errans  seu  Vagabundus 
(«  Le  juif  errant  »)  tam  est  per  omnes  populos  divulgata.  Et  requidem  vera  ut  notum  est 
ex  illa  fabella,  Judaeus  quidam  Aliasverus  nomine  a  domus  suae  porta   Jesum,  crucis 


408  MICIIAKI.  ASIN.  [78 

pondere  oppressuni  atquo  illic  sedi  rc  lupienlfiii,  barbara  fcrocitate  i'c|iulit.  ('.ui  veio 
Dominus,  ut  ejus  crudelitalem  |)unii'et,  itineris  sino  intermissione  lontinui  poenam 
indixit  nsiiue  ad  saeeuli  eonsummalionem. 

80.  —  Ih.,  IV,  164,  14  inf.  L  J^  ^U^  ^U  k\}\  J^  ^^t—*-^^  J^^ 
^  l»xilj  _^'l    jJ^j   |»>U_)  ^r»-^'    J^J    ij^^  J^^3    -^yii^    »UJL    |«iCjji    ^Ul_^l     J. 

It.,  IX,  351,  9.  —  1.  It.  >b.*— ."  x,.U  ^-~^. 

Dicebat  Messias  (cui  Deiis  benedicat  eumijue  salutet!)  ad  tilios  Israd  : 
«  Vobis  commendo  puram  aquam  et  hei  bas  sylvestres  et  panem  hordeaceum ! 
Et  cavete  a  triticeo  pane,  siquidem  pm  ilio  digiias  Doo  uratias  agere  nequa- 
(piain  potoritis!  « 

Asserit  auclor  1t.  idem  verbum  tum  inveniri  apud  Q.,  tum  etiam  tradi  auctoritale 
Ka'b  al-Akhbi\r  (saec.  VII).  Connexionem  quidem  intimam  praesefert  liic  locus  cUm  illis 
qui  supra,  suh  numeris  39  et  70,  loquuntur  etiam  de  «  aqua  mera  >>  et  de  «  hordeaceo 
pane  »  ad  victum  quotidianum,  utpote  consilium  a  Jesu  discipulis  suis  datum.  Caeterum. 
qnod  scio,  agraphum  est  omnino,  nec  cum  quodam  synopticorum  versu  cohaeret. 

81.  —  Ih.,  IV,  167,  9  inf.  V  '<.>Uj  v^  <.01  Z.\jl^  ^^-~^\  ^  jl^ 
■-jj^  J>-\  1^1  ;j  '*-Lt-»-'L  ^j  "-'ajuL^L  CjsJ  Ja^   LLjI  i^l^  jP^  JiiL.  VI  <.j>t^ 

1t.,  IX,  363,  8.  —  N.,  250,  19.  —   1.  1t.    >ilJ'  j.,U.    N.    >b.l~,"  ^       ^^.   —  2.    1t. 

\  ■■  1  ••       >--   •• 

o>x,^l>.  -  3.  N.  kiv^".  —  4.  N.  ,Xl. 

Jesus  Messias  (quem  Deus  multiplici  bonedictione  repleat  eumque  salutet!) 
nihil  aliud  [ex  supollectilibus  domesticisj  secum  portabat,  nisi  pecten  et 
urcoolum;  sed  liominem  vitlens  suis  propriis  digitis  barbam  pectentem, 
continuo  pecten  a  se  rejecit;  [postea  vero]  alium  vidit  hominem  qui  suis 
ipsius  manibus  [aquam]  ad  bibendum  e  iluvio  [sumebat],  et  statim  urceolum 
abjecit. 

Ne  verbum  quidem  apud  It.  invenies  de  moslemicis  hujus  loci  fontibus.  Conferas 
tamen  oportet  quae  sub  n"  03  diximus.  Quod  ad  narralionis  sensum  attinet,  noii 
dubium  ([uod  de  ahslinenlia  a  rebus  hujus  muiuli  agatur,  iii  nuu  quidem  .lesus  ah  .Mgazeh' 
perhibetur  uti  perfectissimum  exemplar.  lloc  enim  in  capite  tractat  Algazel  de  objecto 
sive  materia  hujus  virlulis,  scilicet  abstinentiae  seu  renuntiationis  ntundi  (arahice 
al-zolid  —  -•*>").  quod  i[uidem  objectum  sextuplex  esse  allirmat,  videlicet  :  cibus, 
vestinientum,  habitaeulum,  supellcctilia  domus,  eoitus  cum  foemina  ac  taiidom  divi- 
tiae,  quae  utpote  media  ad  caetera  omnia  assequenda  aestimanda  sunt.  Cum  orjjo 
Algazel  ad  (|uartum  ohjeclnm.   supcllectili.-i  sciiicet,  |>erveniat,  sie  ail    loc.  cii.    :  >•  In 


r 


[79]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  '  409 

professione  virtutis  al)stinentiae  super  hoc  objcctum  varii  sunt  gradus,  quorum  quidem 
omnium  sublimior  fuit  ille  quem  Jesus  Messias  est  assequutus  :  nihil  enim  aliud  secum 
portabat  etc.  >>  —  Nullam  hujus  fabellae  connexionem  cum  evangeliis  invenias  credo, 
praeter  generalem  ideam  paupertatis  voluntariae  quam  tum  haec  fabella  tum  evangelica 
veritas  do  Jesu  allirmant.  Conferas  praesertim  oportet  didagmata  a  Domino  Jesu  apo- 
stolis  tradita  de  modo  profectionis  in  via,  tam  apud  Marc,  vi,  8,  quam  apud  loca  synopti- 
corum  parallela.  Quamdam  tamen  differentiam,  et  non  quidem  exiguam,  animadvertes, 
scilicet :  quod  in  evangeliis  nunquam  Jesu  adscribatur  talis  ac  tanta  rerum  mundanarum 
privatio,  ut  facile  in  pharisaicam  seu  cynicam  superbiam  paupertatis  virtus  degenerari 
possit;  e  contra  vero,  omnes  et  singuli  actus  dominici,  necnon  et  ejus  verba,  adversus  eos 
pugnant  qui,  pretextu  virtutis,  a  communi  omnium  consuetudine  recedunt.  Hinc  suspi- 
calus  suni  fabellam  hanc  ex  nullo  alio  dimanare  origine  quam  ex  anilibus  conimentariolis 
quae  apud  omnes  populos  fama  vulgavit  de  Diogene  Sinopensi,  cynicorum  principe : 
hujus  quidem  ridicula  atque  inverecunda  vitae  ratio.  omnibus  rebus  non  naturalibus 
orbata,  perfecte  congruit  cum  hac  narratione  dominica;  praesertimque  vero  convenire 
existimo  cum  inciso  postremo  ejus,  scilicet  cum  rejectione  urceoli  ad  aquam  bibendam: 
hoc  enim  factum  omnes  et  singuli  Diogenis  biographi,  unanimiter  ipsi  adscribunt, 
sicuti  videri  fas  est  apud  Diogenis  Laertii  opus  (VI,  37)  :  «  Intuitus  aliquando  puerum 
concava  bibentem  manu,  cotylam  pera  productam  abjecit,  dicens  :  Puer  me  simplicilate 
victus  superavit.  » 

82.  —  Ih.,  IV,  190,  14.    ^jy    V    ^J^l   J\  lj>jl    (.>UI   Uc   ^    JU" 

^l    \jj^\i     ^y^     ^\    J=-^     f^     jls     c^     \j>y_     ^J^t     tj^    ^^b    ^-^    ^J    -^^-s:»^    "Sj 

'jj^   ^\   \Xx  g   jUr  <d!l   ^  ^   ^UiVl 

It.,  IX.  477.  11  inf.  —  1.  En  versio  amplior,  apud  It.  occurrens  et  per  SSIim  filium 
Abu  al-Ja'ad  (saec.  Vlllj  tradita  :  JCJsj  J,'  LUi  ^.  JL'  I^U'  .iU'  iJL  ^^  JU 
^l  ^  ^M  J^  '-^^;^  J^  JJI  ---^  %  ^,j^.  ^  ^j^,.  jj^  ^l  13^  Jl  !_5^t 

J.^'  ^I.   ^,j^'  ^   ^.jjj  _;J.ju-  ^^l_3   ^J^J\   ^r-  ^W'    3l»  J,l    tj.yiiU    fJJ'     .,.=    biij 

jz^,    »ij'    S^   Lx"    J_^     .,U    LiJ."    jj^)    'p'    Ijj;  ^    J." 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Respicite  volatilia  :  uou  serunt, 
neque  metunt  neque  congregant  in  horrea,  et  Deus  (qui  exaltetur!)  sustentat 
illa  singulis  diebus.  Si  vero  dixeritis  :  Nos  tamen  majori  ventre  [quam 
illa]  sumus  praediti,  [tunc  dicam  vobis]  :  Respicite  camelos  :  quomodo 
deslinavit  illis  Deus  (qui  exaltetur!)  has  res  creatas  ad  sustentationem.  » 

Teste  It.  hoc  idipsum  verbum  apud  Q.  occurrit  atque  etiam  citatur  per  Abii  Bakr 
filium  Abu  al-Dunya  ^saec.  IX),  qui  quidem  asserit  traditum  esse  a  quodam  traditio- 
nista  antiquiore,  cui  nomen  Salim  lilius  .\bu  al-Ja'ad  (saec.  VIII),  sed  quibusdam  verbis 
differens  atque  etiam  initio  et  fine  adauctum.  Sic  autem  se  habet  :  «  Dixit  Jesus  (quem 
Deus  salutet!)  :  k  Opera  vestra  propter  Deum,  non  vero  propter  ventres  vestros,  facite. 
«  Respicite  volatilia  [quomodo]  nec  in  mane  nec  in  vespere  agra  colunt  nec  metunt,  et 
«  [tamen]  Deus  (qui  exaltetur!)  sustentat  illa.  Si  vero  dixeritis  :  Xos  tamen  majori  ventre 
«  quam  volatilia  sumus  praediti,  [tunc  dicam  vobis]  :  Respicite  greges  silvestrium  boum 


410  Mir.llAKI,  ASIN.  [80] 

«  onagroriimi(ue[(iuoinodoj  noc  in  mane  iicc  iii  vt-spere  agra  coluiil  iwc  melunt,  et  [tamen] 
«  Deus  suslental  illos.  Cavote  ergo  a  superlluis  liujiis  mundi  rebus,  nam  supcrllua  niundi 
«  liujus  sordes  sunt  apud  Dcuin.  »  Notandiim  (|iiu(l  vox  arai)i(a  ^->,,  (iuam  j^ro  «  sordes  » 
verto,  sigiiilicare  etiaiii  possit  "  idoiolalriaiii  vul  falsi  dei  cultiiiii  »  uti  apud  l'"r('ytag 
Lexicon  videri  licet.  —  Evidentissime  palel  veilmiii  Ikic  cuiii  illo  Mdtlh.,  vi,  20  el 
Lhc,  \ii,  24  perrecle  cohaererc ;  aiiimadvcrteiiduiu  taincii  csl  diiplicem  exi.stcre  dilleren- 
tiam  inter  cvaiigelicam  verilatem  ct  moslemicum  vcrbuiu,  scilicet  :  1"  ([uod  iii  hocce 
verbo  proeminm,  ut  ita  dicam,  at(|ue  epilogum  additum  esse,  quae  (|uidem  addilio 
omnino  deest  in  littera  evangelica,  quanivis  huic  litterae  (|uoad  sensum  non  sit  incon- 
grua;  2°  (|uod  arf^umcnlum  a  Jesu  adhibitum  iii  moslemico  lextu,  ad  contirmandam  spcm 
nostram  iii  diviiiam  providentiani,  desumitur,  sicul  in  evangelio.  ex  comparatione  avium ; 
sed  loco  conclusionis  evangelicae  (quae  a  forliori  posset  nuncupari)  :  «  Nonne  vos  magis 
pluris  estis  illisV  »,  praeoccupatur  ab  ipso  Jesu  (|uaedam  objectio  sive  dillicuUas  ex  eo 
desumpta  (piod  cura  de  avibus,  (|uae  minima  sunt  aniinalia,  non  tam  videtur  ardua  sicul  et 
cura  de  hominibus ;  huic  vero  objectioni  Jesus  respondet  exeniplo  boum  atiiue  onagrorum. 

83.  —  Ih.,  IV,  205,  7  inf.  —  It.,  IX,  527,  8.    (.M-Jl    v^    ^5-:^    -'^' 

Q.,  II,   24,   12  inf.  —1.   Deest  j=t^^'  in  Q.  —  2.  Q.  addit  saequenlia  :  ^y^X^\^ 

^  L^-to  .iL^^i!!  jo^y^  J.  j"^  ^J^\  u^!/''?  c^"'  j^^^i  -j^y^^  J^  j-?^^ 
.  ,U.^'L  sh^"^I    IU!    r^  UijL^  _,JLJ!    --l.^t^J,    ,UkM,  >L;^!! 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Sapions  noii  erit  oniiiis  qui  uon 
laetetur  cum  calamitates  et  infirmitates  corpus  el  divitias  ejus  invadant; 
sperandum  est  enim  ea  onuiia  ipsi  profutura  esse  in  remissibnem  peccatorum 
suorum.  » 

Nihil  aliud  nos  docet  auctor  It.  in  suo  commentario,  nisi  quod  idipsum  verbum 
dominicum  apud  Q.  etiain  occurrit,  sed  quadain  adauctuni  appendice  quae  quidem 
sic  se  habet  :  «  Omnes  enim  qui  Deo  sincere  serviunt,  a  Deo  probantur  inlirmitatibus 
membrorum;  qui  vero  hypocritae  sunt,  a  Deo  probanlur  intirmitatibus  cordium;  in 
inlirmitatibus  namque  corporum  [datur]  quaedam  liorum  dcbilitas  ad  peccata  et  iiiobe- 
dientiam  [adversus  Deum  patrandamj ;  in  iiitirmitatibus  autem  cordium  [datur]  quaedam 
horum  debilitas  ad  opera  liiturae  vitae  [peragendaj  et  ad  certitudinem  tidei  [conse- 
quondam].  »  —  Agraphum  iminiiio  mihi  vidctur  verbum  lioc,  non  miuus  quam  appendix 
ejus.  Doclrina  tamen  in  illo  cxhiliita  christiana  proculdubio  est  diccuda. 

84.  —  Ih.,  IV,  210,  6.  —  It,  IX,  549,  4  inf.  <--U  ^— ^  jl  ^j^. 
lyiflj  ^jl  L.  j«x.  i,l>  t^SS\  U  Jlij  («yil^^!  ^^^i  f^^-^}  ■^^  -^  y^  ^^'^'.  ^*-*  f^^'' 
lilj  ^^T  i"Mr  J\  j»*3jl=v  ^  ^\^\  y,'y  j!  4.01  Js^  ^  Jlii  jU!  ^,.  ^^11 
j*  jUi  oJl   J\   jyLll    I^Li  ^}  L.  ^C    ;.L   ^.Ul  L.   jLLi  l^j  V_^   -v-il  ^ 


f 


.1 


[81]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  All 

jji^^iJl  |»:JI  ljy>jljS\  |»il  j^__^iJi  |»lI  JLaJ   ij^j 

Narratur  qutid  Jesus  (queni  Deus  salutet!)  transivit  juxta  tres  homines 
quorum  corpora  extenuata  erant  et  quorum  facies  erant  quoad  colorem  muta- 
tae,  et  dixit  [illis]  :  «  Quidnam  vos  perduxit  ad  statum  in  quo  vos  video?  » 
Responderunt  :  «  Timor  inferni.  »  Dixit  [Jesusj  :  «  Tenetur  Deus  ad  protec- 
tionem  ei  qui  timet  impertiendam  [.va7.  contra  id  quod  timet].  »  Praeteriens 
postea,  juxta  tres  alios  transivit,  qui  quidem  extenuatiores  erant  [quam  primi] 
eorumque  facies  amplius  quoad  colorem  mutatae  et  dixit  [iilis]  :  «  (Juidnam 
vos  perduxit  ad  statum  in  quo  vos  video?  »  Responderunt  :  «  Desiderium 
paradisi.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Tenetur  Deus  illud  quod  speratis  vobis  donare.  » 
Praeteriens  postea,  juxta  tres  alios  transivit,  qui  quidem  extenuatiores  erant, 
eorumque  facies  amplius  quoad  colorem  mutatae,  perinde  ac  si  lucis  specula 
super  singulas  eorum  facies  resplendereut,  et  dixit  [illisj  :  «  Quidnam  vos 
perduxit  ad  statum  iu  quo  vos  video?  »  Responderunt  :  «  Quia  diligimus 
Deum  (qui  magnificetur  et  honoretur!).  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Vos  amici  Dei  estis, 
vos  aniici  Dei  estis,  vos  amici  Dei  estis!  » 

84"^  —  Q.,  II,  56,  15.  w^l  [JU"  <.\  ^  ^jj  ^1]  ^%J\  Ut  ^  ^ 
^  ^l    U^^    I^U'    ^-^-    .^    ^V   Jls"    ^U   ^  Hj\^    pLi  L.   Jl^  CJUl  jLiJl 

-*-^l    ijj*-^     ^r**     (^^Jjlf^    ^     (v^    ''^    (♦^^5*.    *j'     ^^^     i^       3^     ^'^     k-^    \^Ji^     jLJI 

^^-i  ^aJUjV  l,J  -vtl  Lj  '^jL;:>JI   J\  4.UI  L>fS  IJU'  ^j<^-  .^Ji  ^^   Jliii  ^^  LL& 

jjj^_  (jiP''^  _r**  (^JJ^  f  (^'^-'  ^  (♦■^::^*'.  >J^  ^^  (^^  O^  '-'^  '-^■^  .^rV 
^^<3j  '"o>.  ^ll  Is»^  Vj  o^  ^  ^j^  i-*-^  (J  ^'^D  j^.^1  ^  lyis  pil  L>  Jli» 
^  '-'(.L^-U  j»Jl  jl  z,^>\  ^  LI^  4.11  .IJjl  ^\  jLii  '''^>L>-J  L.li,.3  "^  L^ 
^\  «Vj-jJ    Jlsj    j»:-->l    l»j.,lii.j    j»:ji^   l«j,li«    t>Jj^^    Jl^   ^\   J^^  Jii!  Jj  '^(^T^l 

OyJ^\ 

N.,  238,  4.  —  1.  Omnia  haec  a  principio  desunt  in  N.  —  2.  Deest  totum  a  Ji  apud  N. 
—  3.  N.  lj)U.  —  4.  N.  li^.  —  5.  N.  lv=.  —  6.  N.  ^\:^\.  —  7.  N.  l^  ^\^Ji.  -  8.  N. 
I^  ^,'.  —  9.  N.  Jos-j  j^  jJJ!  J.  —  10.  N.  ix.^^..  —  11.  N.  addit  ^^'^.  —  12.  Deest 
J^  apud  N.  —  13.  Deest  j.UU  apud  N.  —  14.  N.  J^'.  Ab  liac  aulem  voce  ad  finem 
usque,  totum  apud  N.  desideratur.  Cfr.  Ih.,  iv,  218,  12  et  It.,  ix,  567,  14. 

PATR.   OR.  —  T.   Xllr.   —   F.    3.  27 


412  MICIIAKI,  ASIN.  [82] 

De  Jesu  (quem  Deus  salulet!)  [narratur  illum  dixissel  :  «  Qui  Deum 
diligit,  diligit  [ctiam]  ralaniilatpiii  [vcl  morteml.  »  \)c  ipso  [similiter]  nar- 
ratur  quod  transivit  juxta  (luoriuudam  devotorum  turbani,  qui  quidcm  devo- 
tionis  [igne]  adeo  flagrabani  quasi  utres  veteres  usuque  jam  triti.  Et  dixit 
[illis]  :  «  (^Juidnam  vos  estis?  »  Responderunt  :  «  Scrvi  [Deij  sumus.  » 
Dixit  :  «i  (,)ua  de  causa  [Deum]  servitis?  »  Hcspoiideruut  :  «  Terruit  nos 
Dcus  timore  inierni,  et  infernum  timuimus.  »  Dixit  :  <<  Tenetur  Deus  ad  vos 
pr(>to<icndos  contra  id  ((uod  limctis.  »  Practcriens  postea,  transivit  juxta  alios 
dcvotiores  (juam  illi  et  dixit  [illisj  :  «  (^)ua  de  causa  [Deum]  servitis?  » 
Dixcrunt  :  «  Desiderare  nos  fecit  Deus  paradisum  et  ea  omnia  quae  amicis 
suis  ibidem  praeparavit  Deus;  [ac  proinde]  istud  [consequi]  speramus.  »  Dixit : 
«  Tenetur  Deus  illud  quod  speratis  vobis  donare.  »  Praeteriens  postea, 
transivit  juxla  alios  (|ui  divinu  culiui  erani  addicti,  et  dixii  [illis]  :  «  Quidnam 
vos  estis?  »  Respouderunt  :  «  Amantes  Dei  sumus  (jui  nec  inferni  timore 
nec  paradisi  desiderio  Ipsum  scrvimus,  sed  tantum  propter  Ipsius  amorem 
et  ui  majestatem  suam  magnificemus.  »  Dixit  :  «  Vos  quidem  amici  Dei 
estis!  [Profectol  milii  jussuni  cst  ut  vobiscum  maneam.  »  Et  [haec  dicens] 
in  medio  ipsorum  mansit.  In  alia  autem  [hujusmodi  facti]  narratione  traditur 
[Jesum]  prioribus  [devotis]  dixisse  :  «  Rem  creatam  timetis  et  rem  creatam 
amatis.  »  His  vero  posterioribus  [devoiis]  :  «  Vos  amici  Dei  esiis.  » 

84'".  —  MM.,  II,  190,  14.  iJL*jl,  ^  ^^Ul  <J^  ^^  j.  ^^  jl  L^l. 
i-__£.   jLLs   ^Jj^^lj  y^'^   [sic,   pro   f-jl-*^l   rjl-^  linr^^  0^^'   ol^^-il»  i]_^-«l  <— i'l 

|Vv«     \}    t    L^Ul    ^^    jUI   ^i     \\i    Sj Jl    ^r^^    (V^y    ^'^    iS-^^    ^    C^LJI   A_lc 

l\^    Vj    \^y,     Jji.     V    jUl    J^^    ^    jl 

Ad  nos  usque  pervenit  quod  Jcsus,  filius  Mariae  (quem  Deus  salutetl), 
transivit  juxta  quadriugcnta  mulierum  millia  [quaruni  facies  erant]  quoad 
colorem  nuiiaiae,  [earumque  corpora]  vestimentis  ex  crinibus  ei  lana  confectis 
superinduta;  et  dixit  eis  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quidnam  est  quod 
[vultuum  vestrorum]  colores  muiavit,  o  turbae  mulicrum?  »  Responderunt 
[mulieres]  :  «  Recordatio  inferni  nostros  colores  mutavit,  o  Fili  Mariae ! 
(^uicumquc  enim  inferunru  ingreditur,  noc  recjuiem  uec  potum  gustabit  lin 
actcrnum!.   » 

Triplici,  ul  vides,  rcdactione  locus  liic  ad  nos  usqne  pervenit,  (|uod  seio.  C^inniuni 
prior,  ea  scilicet  ex  lii.,  IV,  210  depromplii,  cnni  narralione  apud  (^.  oi'Currei»te  iii  ple- 
risque  convenit,  ila  ut  uiia  eatlcnK^ue  dici  possit,  exceptis  tamen  iis  (iiiae  in  capite  et 
ad  calceni  loci  apud  n.  iiiveiiinntiir.  UUiina  deni(|ue,  a|>iid  MM.  occurieiis,  reduc- 
lioneni  oninino  quoad  iorniain  dissiniileni  prao  se  t'erl,  atqiie  oiiines  supprimit  intoi"- 
rogaliones,   oxcepta  prima:  i|iiod  (piideni  suspicari  facit  liaiic  nuililaiii  rodaelionii>iu  ex 


!l 


[83]  I.OCIIA  RT  AGHAIMIA.  413 

alia  ampliore  originem  tralierc.  Nihil  omnino  de  fontibus  hujus  loci  moslemicis  apud 
It.  invenio.  —  Sensus  sive  niens  totius  loci  evidentissime  patet;  tum  enim  ex  se  ipso. 
lum  ex  adjunclis  sive  contextu,  legendum  Iianc  cxcogitatam  seu  fictam  fuisse  apparet 
eo  tantum  consiiio  ut  praestantia  charitatis  super  timorem  et  spem  ostenderetur.  Haec 
vero  doctrina,  tanta  vi  exaggerata  proponitur,  quasi  inculcare  vellet  legendae  auctor 
charitatem  solam,  non  vero  timorem  et  spcm,  ad  sanctitatem  adipiscendam  prodesse. 
Profecto  omnilius  notum  est  thesim  lianc  gnosticismum  christiano-neoplatonicum 
sapere;  ut  enini  a  Clemente  Alexandrino  in  suis  Siromatibus  (ed.  Lugd.  Batav.,  1616; 
IV,  361)  asseritur  cum  hujus  gnosticismi  gradus  enumerat  :  «  Primus  ergo  gradus 
corporis  est  doctrina  cum  liniore  per  quam  abstinemus  ab  injuria;  secundus  autem  est 
spes  per  (|uam  desideramus  quae   sunt  optima;   perficit  autem,  ut  est  consentaneum, 

charitax »  Cum  autem  gnostici  christiani  propria  opera  depingat  (IV,  385),  sic  ait  : 

<i  Kst  autem  ejus  opus  non  a   malis   abstinentia propter  meluni neque  propter 

spem  promissi  honoris Sola  auteni  ([uae  propter  charilalem  flt  beneficientia est 

expetenda   ei »    At(|ue    ul    perfectius    cohaerentia    hujus    legendae    appareat    cum 

clementina  meute,  non  iiegligendam  existinio  contrapositionem  sequentem  (VII,  510)  : 
«  Hic  est  enim  Dei  sercus  (jui  sua  sponte  se  subjicit  praeceptis:  qui  autem  non  jam 
propter  praecepta,  sed  propter  ipsam  cognitionem  est  mundus  corde,  is  est  Dei  aniicus. 
Cfr.  contrapositionem  supra  in  textu  pluries  repelitam  inter  servos  [y^j  et  amicos 
(=UjL  .,».)f£').  —  Contextus  quidem,  ut  dixi,  hanc  legendae  significationem  confirmat. 
Locus  enim  primus  (Ih.  nempe  IV,  210,  6)  ab  Algazele  adducitur  ut  excellentiam  divini 
amoris  laudibus  efTerat,  non  quidem  propriis,  sed  ex  doctrina  a  Deo  revelata  atque  per 
prophetas  et  mysticos  doctores  tradita  deproinptis ;  hos  nufem  inter  doctores,  Valiya 
filium  Mo'ad  in  niedium  affert  sic  lo^iuentem  :  «  1'ars  minutissima  amoris  divini  ama- 
bilior  est  mihi  (|uam  devotio  per  septuaginta  annos  protracta  sine  amore.  »  Locus  vero 
parallelus  (In.,  IV,  218,  12)  ab  ipso  Algazele  affertur  cum  probare  conatur  solum  Deum 
esse  amoris  nostri  dignum  (to  TrpScov  cpiXov),  non  quidem  quia  creator,  conservator  et 
benefactor  noster  sit,  sed  praecipue  quia  Pulclierrimum  Ens  omnisijue  pulchritudinis 
principium  existit.  Algazel  profecto,  plotinianis  vestigiis  insistens,  platonicum  amorem 
.  exaltat  at^jue  illum  super  amorem  gratitudinis  ponit.  Et  ut  thesim  hanc,  non  modo 
argunientis  verum  etiam  auctoritate  prophetarum,  evincat,  varia  eorum  verba  in  niedium 
affert,  inter  (|uae  sequens  ex  Psalmis  davidicis  depromit  ante  locum  dominicum  de  quo 
agimus  :  «  Quisnam  invenietur  injustior  quam  ille  qui  propter  coelum  aut  propter 
infernum  mihi  servit?  Quamvis  enim  coelum  aut  infernum  non  creassem,  nonne  dignus 
essem  qui  obedirer?  »  —  Quod  attinet  denique  ad  evangelica  loca  cum  quibus  analogiam 
quamdam  legenda  haec  pre  se  ferat,  nihil  aliud  asserendum  uti  certum  existimo  quam 
quod  ex  joanneo  Domini  sermone  post  coenam  originem  trahere  illa  phrasis  qua  locus 
clauditur  apud  Q.  et  lu.,  IV,  218,  12  :  «  Profecto  mihi  jussuni  est  ut  vobiscum  maneam.  *» 
Ilaec  enini  phrasis  cum  illa   sententia  congruit   in   qua  .lesus  dixit  [Joan.,  xiv,   23)   : 

«  Si  ([uis  diligit  me et  mansionem  apud  eum  faciemus.  »  Ni  vero  fallor,  similitudo 

quaedam   deprehenditur   etiam  in  antitliesi  joannea  (xv,  14,    15)  inter  servos   (SouXou;) 
etamicos  (cpiXous),  collata  cum  ea  quam  suprainter  ,)Uc  et  .\y.j^  patefecimus.  Cfr.  n"""  85. 

85.  —  Ih.,  IV,  221,  10  inf.   '^l  ^\j  lil    (%J\    <^   ^  jL^l   J 


"^tXy.  L^  dUi  iyi  j^  J^  ^J\  ^  ''i; 


!  aAww4 


Q.  apud  It.,  IX,  575,  7  inf.  —  1.  Ir.  et  Q.  apud  It.    ^^ .  —  2.  It.  ~^^jLL»  ;  Q.  li^ju™^ 
—  3.  Q.  apud  It.  addit  :  J,Uj  iJJ   ^^!  ^_^.  ^  ^J^Ij. 


414  MlCllAKI.  ASIN.  [84] 

In  liistoriis  Josu  (quoni  Dous  salutol!)  |sc(iuoiis  vorlium  inveiiitui] :  a  Cuin 
juvenoin  |1t.  c/  Q.  clivilein|  vicleris  amoro  vulneralum  [It.  occupatum;  Q.  sub- 
morsumj  in  quaerendo  Doiniiio  (qui  exaltelur!),  jain  lioc  [/(/  vsl,  amor  Dei] 
tam  voliomeuter  illuin  obloctabit,  ut  onuiium  caeteratuin  rerum  quae  Deus 
iioii  siiit  (ibliviscetur.  » 

Ne  verbum  quidein  allVrl  ir.  ile  rontibus  liujus  (loininicae  sententiao  antiquioribus 
auctori  Q.  Ut  autem  supra,  in  variantibus  lectionibus,  jam  monui,  verbum  apud  Q. 
adauctum  in  finc  perhibetur  se^iuenti  pericope,  jam  sub  numero  84  bis  allata  :  «  Qui 
DiMiin  (.liligit,  (iiliyil  [etiam]  calaiuitatein  Uv/  niortem]  propler  Deum  (^qui  exaitetur !).  » 
—  Agraphum  verbuin  hoc  inihi  videtur. 

86.  —  Ih.,  IV,  236,  4.    ''<^ji    IjU^  ^  ^J^   V  ^  ^%~J\  Uc  ^   JJ 

It.,  IX,  014,  13.  —  i.  1t.  >o-\s-^I  J.  —  2.  1t.  i./p.  —  3.  It.  .S^  —  4.  Deest  J.l»i  in 
It.  —  5.  Pro  quatuor  postremis  vocibus,  1t.  ait :  ^f  ^^*^  M^  o  J~*?^- 

Dictum  fuit  [a  quodam  discipulorum  suorum]  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  : 
((  Qua  de  oausa  asiiium  tibi  noii  omis  [aut  sumis]  cui  insideas?  »  [Jesus 
voro]  respondit  :  ((  Tanti  apud  Deuni  (qui  oxaltotur!)  aeslimatus  sum,  ut 
nequaquani  pormittat  ita  me  asino  occnpari  ul  Ipsius  oblivisoar!  » 

Asserit  auctor  1t.  verbum  hoc  dominiciim  in  opere  cui  tilulus  Al-Mosunna/'  sive 
traditiouum  mohammedanarum  collectio  contineri,  quod  quidem  opus  a  quodam  tra- 
ditionista  fide  digno,  AbA  Bakr  filius  Abil  Schayba  nomine,  qui  saeculo  IX  tloruit, 
cditum  dicitur.  lps(^  vcro  non  auctoritatc  pi-opria  verbum  tradit,  sed  testimonio  innixus 
cujusdam  Thabit  al-Hanani  qui  extrema  senectute,  anno  128  hegirae,  mortuus  est. 
Advertere  etiam  oportet  finem  veibi  apud  Al-Mosannaf  sic  se  habere  :  u  Tanti  apud 
Deum  (qui  exaltetur!)  aestimatus  sum,  ut  nequaquam  mihi  proponat  rem  aliquam 
quae  me  fsui  amore]  occupet.  »  — ■  Quod  ad  sensum  attinet  lotius  sentenliae,  eviden- 
tissime  patet  per  contextum  hic  agi  de  voluntaria  mundanarum  omnium  commoditatum 
renuntiatione  quam  Jesus  et  docuit  et  fecit;  siquidem,  ut  ipse  auetor  It.  in  hujus  loci 
commentariolo  ait,  non  alia  de  causa  Jesus  a  discipulis  siiis  invitatus  fuit  ut  asinum 
sibi  ad  oquilandum  assumeret,  nisi  quia  in  peregrinationibus  suis  conficiendis  pedibus 
semper  ibat.  —  Etsi  agraphum  omnino  factum  hoc  dominicum  videatur,  ipiamdam 
tamen  analoifiam  deprehendilur  habere  cum  illis  evangelicis  locis  in  quibus  de  glorioso 
ingressu  Chrisli,  super  asinam  sedentis,  in  Jerusalem  agilur.  Kesponsio  autem  dominica 
aliqualiter  cohaerere  dices  cum  illo  Joan.,  iv,  31-34  didaginate  :  »  INlous  cibus  est  ut 
faciam  voluntatem  ejus  qui  misit  me  etc.  » 

87.  —  Ih.,  IV,  242,  11.    V  sl.-^    J-v.-^    ^Ja^-   lil   ^L^VI   j    :>jj 

"  cXj  j^t.  C-U-Vo  j»A»   !yU)  cL-lj  /►*■>'.>  'J^i 


I 


i 


[85]  I.OGIA  ET  AGRAPHA.  415 

Ir.,  IX,  6.34,  .").  —  1.  Ii.  addit  iJ.  —  2.  En  aliae  duae  lectiones  hujusce  verbi  apud  It. 

ibidem  occurrentes  :  1'  >-LJ'  i.1:  ^j^.r  fj^  J^  v_jW.  ^j'.  S^  ^f'  ■^*>''  3  -■*^'  3ij 

JLII      ,U    ajL>    ^Xw    iJU    ...Ui      J-o    !i',    JLvi,     .fi   Uisrrr^J    jJ..vv..>    ^"^,=.1    .  ^J.^'    'Jl    J  .ij 
\J        •  ■  J         ■■      \j    ■■      ^  j  ^'^      ^  I  ^'  '^^  ■■ 

U»:^u'uU  X^^l    .,^  bl    lU  .1  UU  X'^1    ....^-1  Ul  JU  ,vx^^  ,.h'    .^  ,^„1^ 

.jJU.'.)    ^J,   tjUaJU    U_yk)'    ^Lo    jl    i'^       l^     U'_3    J'-s-l.       fS   '-jisr^   ^~:^.    ^--^    lJ-^    '-'j 

Traditiir  in  Evangelio  :  «  Cum  eleemosynam  feceris,  eara  ita  fac  ut  nesclat 
sinistra  tua  quid  fecit  dextera  tua,  et  Ille  qui  videt  abscondita  retrihuet 
tibi  palam.  [Similiter]  cum  jejunaveris,  lava  faciem  tuam  et  unge  caput  tuum, 
ut  iiemo  praeter  Dominum  tuum  illud  cognoscat.  » 

Ante  omnia  cnnferas  oportet  verbum  sub  n°  55  supra  editum,  necnon  ea  omnia  quae 
ibidem  afferuntur.  Ilis  igitur  bcne  perspectis  atque  cum  In.,  I,  155,  11  et  It.,  IV.  112,  9 
diligenter  collatis,  evidenter  eruitur  lextum  hunc  evangelicum,  ex  synopticis  Marco 
excepto  dcrivatum,  a  moslemicis  quibusdam  traditionistis  quondam  uti  mahometicam 
sententiam  habitum  esse,  quamvis  ab  aliis,  antiquioribus  quidem  et  majori  dignis  fide, 
Jesu  Domino  adscribatur.  Quod  ad  novas  lectiones  hic  ab  auctore  It.  allatas  attinet, 
easdem  latinitate  donare  non  necessarium  duxi,  eo  quod  nihil  aliud  novi  importent 
praeter  voces  quasdam  synonymas. 

88.  —  Ih.,  IV,  250,  12.  ^^A  ^U^^    ^   (.^UJI    ^,U    ^    jl    •  ^j^ 

(_^-0l   A,U   -^«.aJi   J^     »A)  («l-^jJI     \a  a.»^    y'U"  -*^3  * 'JU   /J..J5JI    ^j^^^  -XjlI»   ifiy} 

isljl   c>Ul    ^    c  Ji   ^\   l-l*  l   (<— -^    '*J   Ji-Ii   'iJLU>»   ^  \rT~'   *;    LS"^.^   ^   ^^^ 

"y,   ^is   ij   ,_U=-   l.   \M   ij  4-1.11    J~jc>v   J    \.^  ^-j"  l;l  'cL'1    -T-jj  l    Jlis   viXLc   isj^--i« 

-ji)  Jjj6  oUaslj  Ljz>-j  ^j-UI   jV-s-l   _)A  Ijli  ''iA>   <)»Li   c'-^j    oLft   ci-t«j  "^J   JUs  cjyw 

AjM  JUuj  c^LJI  •uLfr  (C-:^   ._3i-iS   •^    jo  L«  «Ci.  ■v.DI   ^^il 

It.,  IX,  B58,  3  inf.  —  1.  It.  addil  oUU'^^'  J.  —  2.  It.      I'jij.  —  3.  It.  addit  5l^.'U 

i.    X  U-  JJ'.  "'  ^   " 

■    c 

[In  libro  cui  titulus  Traditiitnrti  {■smeliticac]  narratur  quod  Jesus  (quem 
Deus  salutet!)  transivit  juxta  hominem  caecum,  leprosum,  membrorum  usu 
privatum,  duplici  hemiplexia  percussura  et  cujus  carnes  vi  elephantiasis 
sparsim  deciderant  ac  per  partes  defluxerant.  Ille  tamen  dicebat  :  «  Laus 
Deo  sit  qui  me  innoxiura  servavit  a  [raalis]  quibus  coraplures  horaines  af- 
flixit!  »  Jesus  autera  dixit  illi  :  «  O  tu  [horao  miser] !  quaenam  est  calaraitas 
quam  a  te  reraotara  ego  video?  »  Dixit  [horao]  :  «  0  spiritus  Dei !  ego  quidem 
melior  sum  quam  ille  in  cujus  corde  Deus  non  posuit  cognitionera  Ejus  quarn 
in  corde  meo  posuit.  »  Dixit  [Jesus]  illi  :  «  Vere  dixisti.  Porrigo  manura 
tuam.  n  Et  cum  [homol  manura  suam  ei  dedisset,  ecce  continuo  apparuit  ut 


'iKi  MK  IIAKI,  ASIN.  |86] 

|>iilclierriimis  viillu  iiilcr  omiies  liomiiies  rormaqiie  praestiiiitissimns;  Deiis 
eiiim  omiies  [iulirmitates]  (|uas  lialiobat  ali  eo  abstiilerat.  Diseiiuiliis  crgo  Jesu 
(queiu  Dous  salutet !)  factus  ost  [homo  ille]  atque  cum  eo  Dei  servitio  so  ad- 
dixit. 

Nos  docet  auctor  1t.  facluin  lioc  dominicum  narralum  inveniri  apud  lilirum  cui  litulus 
Traditiones  israelilicae  cujus  auctor,  Waliah  filius  Munabbih  nomine,  saeculo  Vil 
vixisse  constal,  alque  a  religiono  mosaica  in  moslcmicam  conversus,  inler  mohammc- 
danos  divuijjasse  dicitur  uberrimam  traditionum  bililicarum  tam  Veteris  quam  Novi 
Tcslamenti  copiam  quae  postea  apud  complures  scriptores,  mysticos  praeserlim,  in- 
veniuntur  ailala.  —  Faciic  aulem  atque  primo  videtur  intuitu  nihil  aiiud  factum  hoc 
csse  quam  cong^lomerationem  qiiamdam  omnium  fere  miraculorum  a  Christo  Domino 
inter  aegros  et  inale  liabentes  patratorum;  si  enim  dacmoniacos  jet  hcmorriioissam  et 
iiydropicum  et  mutum  excipias,  vix  omnes  curationes  apud  Evangeliuin  commemoratas, 
in  lioc  uno  aegro  pcr  Jesuni  sanato  eumuiatas  videiiis  atque  congestas.  —  De  quibus- 
dam  morbis  iioc  in  loco  citatis  pauca  dicere  oportct.  Vox  Jj»i-,  quam  per  circumloqiiium 
«  membrorum  usu  privatio  »  verti,  importat,  ul  videri  fas  est  apud  Freytag  s.  v., 
«  Languorem,  aut  claudicationem,  sivc  morbum  quo  quis  semper  considere  cogitur  ». 
.Si  autem  idem  verbum  quaeras  apud  Dictionnri/  of  the  lechnical  terins  ab  Sprenger 
editum,  ibi  invenies  inter  arabes  medicos  iliud  sumi  tum  ut  «  morbus  ciironicus,  qiiicum- 
que  sit  »  tum  melius  ut  «  paralysis  membrorum  aut  corrugatio  et  ariditas  pellis  ».  Cum 
tamen,  ut  postea  dicatur  cumdem  homincm  affectum  esse  dupiici  hemiplexia,  vox  ^U 

sit  adliibita,  quae  vox,  ut  asserit  Dozy  in  suo  Supplement,  s.  v.,  nihii  sil  aliud  quaiii 
arabica  transcriptio  vocis  TrXni^ia  sive  paraiysis,  ex  his  omnibus  eruendum  censeo  non 
de  duobus  morbis  sed  de  uno  tantummodo  agi.  Idem  dicendum  cxistimo  de  vocibus 
^y}  et  >'-'^  quae  uti  synonymae  videnlur  adhibitae  ad  significandaiii  lepram,  quamvis 
ultima  duarum,  /»'3-=.  videiicet,  proprie  importet  quoddam  leprae  genus,  nempe 
■■  elephantiam  qua  saepe,  ul  Freytag  dicit,  cxtrcma  mcmbrorum  exeduntur  pereuntque, 
reiictis  albis  vestigiis  ».  —  Ut  congruentia  hujus  dominici  facti  cum  locis  evangelicis 
patefial,  notandum  quod  in  omnibus  fere  curationibus  a  Jcsu  patratis  contactus  quidam 
infirmi  cum  dominico  corpore  asseratur,  sicuti  etiain  in  hac  narratione  videri  fas  est. 
Item,  curationes  in  Evangeiio  saepe  narrantur  a  Jesu  1'actac  in  praemium  fidei;  hic 
autem  in  praemium  patientiae,  quamvis  non  obliviscendum  sit  quod  Jesus  misericordia 
videatur  commotus,  non  tam  propter  infirmi  caiamitates  ejusque  sufferentiam,  quam 
admiratione  perculsus  proptcr  iliius  in  Dcum  charitatem. 

89.  —  Ih.,  IV,  256,  3   inf.   —  It.,  IX,  677,  4.    v^    ^—^    'J    ^jj 

c~;  V  pO  Jy\   Jpu    JUi  ^)J\   j  y\i    fyj\  ^  ^\   ^LM^l  ^-J  ji;  ^%J\ 

JJ\    Jl,    ^^    j    VI    iwCl 

Narratur  quod  .lesus  {([uem  Deus  salutet!)  dixit  iiliis  israel  :  a  Uliinam 
germinat  semen?  »  Hesponderunt  :  «  In  terra.  »  Dixil  [illis]  :  «  Aiiien  dieo 
vobis  :  nou  gerniiiialiil  sapientia  nisi  iu  corde   quod  sitl  terrae  similo.  « 

Nihil  in  i  r.  do  fontibus  arabicis  luijus  verbi.  Qiiod  ad  illius  attinct  sensum,  advertere 


[STJ  r-OGIA  RT  AGRAPHA.  417 

oportet  ab  Algazele  afferri  uti  testimonium  ad  demonstrandam  necessitatem  humilitalis 
et  contritionis  ut  devotus  amorem  Dei  adipiscatur  una  cum  charismatiljus  quae  ex  ipso 
amore  proficiscuntur.  —  Cohaerentiam  autem  hujus  verbi  cum  Luc,  viii,  15  et  aliorum 
synopticorum  locis  in  quibus  parabola  traditur  seminantis  semen  quod  cecidit  in  terram 
bonam,  nemo  non  videt.  Cfr.  n.  kl . 

90.  —  Ih.,  IV,  258,  16.   —  It.,  IX,  681,  3  inf.    -  M.,  172,  9.    ^jl 

RC,  173,  13.  —  1.  RC.  addit  J,Uj.  —  2.  RC.  wvli.  —  3.  Hinc  ad  finem  usque  omnia 
desiderantur  in  RC. 

Revelavit  Deus  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Ego  quidem,  cum  perve- 
niens  usque  ad  intima  [vel  cor]  alicujus  servi  [mei]  nihil  in  eo  invenerim  amoris 
mundi  hujus  et  vitae  futurae,  tunc  amore  Mei  iUum  replei^o  atque  velut 
amicum  sub  mea  custodia  tenebo. 

Asserentibus  Ih.,  It.  et  M.,  verbum  hoc  traditum  est  auctoritate  cujusdam  Abu 
'Abd  Allah  filii  Al-.Iala  qui  Damasci  natus  dicitur  ab  auctore  It.,  sed  quandonam  flo- 
ruerit  ignoro.  Sensus  verbi  sic  ab  auctore  It.  explanatur  :  «  Nihil  aliud  insinuare  hoc 
vult  nisi  quod  amor  divinus  sive  charitatis  virtus  nullo  modo  consociationem  aut  partici- 
pationem  patitur,  nec  admiltit  iii  ainantis  corde  locuni  ab  alio  quam  ab  amato  occupan- 
dum.  »  —  Agraphum  mihi  videtur,  etsi  aliquomodo  cohaereat  cum  Joan.,  xiv,  21,  23. 

91.  —  Ih.,  IV,  258,  17  inf.   —   It.,  IX,  682,  19.  (.^Ul   <^U   ^    Jl. 

^  ^lj  JUr  k\^\  ^  UJl   JUs  JL^Vl  ^l^l  ^ 

Interrogatus  fuit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  de  opere  omnium  excellen- 
tissimo  et  respondit  :  «  [Opus  omnium  excellentissimum  est]  grato  animo 
sese  divinae  voluntati  summittere  atque  Deum  amare.  » 

Nihil  affert  It.  de  moslemicis  hujus  dominici  verbi  testibus.  —  Notandum  quod 
apud  It.  verbum  Moysi  non  vero  Jesu  tribuatur,  quae  quidem  attributio,  uti  mendosus 
calami  lapsus  (  ^y  pro  -««;.■=■),  corrigatur  absque  dubio  fas  est;  in  margine  enim 
ipsius  loci  It.  legitur  recte  ^j*-..-,  non  vero  ^-y-  —  Quamvis  agraphum  omnino 
videatur  hoc  verbum,  evidentissime  patet  cognationem  quandam  habere  cum  illa  Pauli 
doctrina  de  charitate  in  sua  epistola  /*  ad  Cor.,  xiii,  ubi  ostendit  charitatis  praecellen- 
tiam  supra  fidem  et  spem,  reliquaque  Dei  dona.  Conferas  praesertim  v.  13  :  «  major 
autem  horum  est  charitas  ». 

92.  —  Ih.,  IV,  260,  1  inf.  <-^  ^^  \^j  c-.i;  jJ  ^_^l  ^>LJ1  <~b  ^  JU" 


It.,  X,  12,  14.  —  1.  h 


^- 


til8  MICIIAF.I.  AS1.\.  [881 

Dixit  Je^us  (^(iucin  Dmis  sahilct!)  :  «  Bciitus  oculus  (lui,  duui  souiuo  sc 
dederit,  de  pecealo  nou  cogitet,  el  dum  a  somno  cxpergefaclus  fuerit,  sine 
crimine  [se  sentiatj.  » 

Oe  fonlibus  luijus  vcrbi  Algazele  anli^iuioiibus  iiiliil  aiiilnr  Ir.  affert  praeter (]uam 
quod  apud  Q.  invenialur  ipsissimis  terminis.  —  Sensus  verbi  facile  patet  per  contextuni 
totiiis  paragrapbi  in  (|Uo  ab  .Mjj^azcle  a<i;ilnr  de  oorilis  puritale  seu  de  recta  intcntione  in 
operil)us  pietalis.  —  .\<^raplium  omnino  niilii  videtur  verbum  lioc.  (pianivis  non  lortuilo 
et  sine  causa  credo  ociilian  hic  afferri  lo(juendo  <le  intentione,  similiter  acin  Matlh.,  vi, 
22,  23. 

'.»3.  —  Ih.,  IV,  267,  8.   -kJl:-  j  oL-;.  b^  -^^  f>^''  ^r**  ^Jj  'j^  l5JJ  -^ 

j\     Ulljj    '&->J^jj     *^\jfc^    /^     \yA£-     U     A_«    \y:>aCi     i- ^       !>■    *l»ia)l    ^\    f»jf-*J     fU»     ("^ 

y.JJ^J^    jJl     lj^-»jj     ie-"^'^     f>^    wU«^l    l_5^1     Jl^    f^'l    j    i-*^L-».'l    .JLL>   J   ^^iJl 

It.,  X,  28,  (>  inf.  —  1.  Ir.    ..'.  —  2.  Deest  aj'  in  It.  —  3.  1t.  aJ!  pro  J  ponit  additque 

ut  commentarium  k)'o^t   ^ ,Ls-^'  ^l. —  4.  Addit  It.  2.!-\6  ^j^t.  — 5.  En  alia  littera 

ejusdem  verbi  in  Q.  apud  It.  existens  :   .,!^j  A.-U  ^S^i  Uy    .,'   >^LJt  iJc  [iSj  ^  <Ss>3 

JkTlj  Jj^j  5li.-i,    ^JJ-i  J..J'    >.".i3    w.\J>   -^/    .,.^    JSh    'ool^     ..!^j  ur:^'^   (t^^  ^^    vJ'  J-*" 
U^  ^j    >t^'^     'J^    J.->^l        j'    Jl-W    •'^^r^J    ^-^y.     -^^-i^    wVJ.)      .^    5_PL»9     i,j3      ^^    «^-^    *-j' 

Narratur  de  Zacharia  (quem  Deus  salutet!)  quod  [aliquando]  laborabat 
cum  luto  in  pariete  aedificando  [non  pro  seipso,  sed]  uti  mercenarius  artifex 
quibusdam  aliis  [opus  suum  tribuens].  [Domiui  autem  sive  locatores  ipsius' 
illi  praebuerunt  panem  [/'(/  est  cibum  quotidiauuml  suuin;  ipse  enim  nou 
manducabat  nisi  ex  eo  quod  manus  sua  lucrabatur.  Subito  autem  quideiu 
homines  ad  eum  introgressi  sunt,  quos  quidem  ad  cibum  ejus  [cum  ipsis 
participandum]  non  invitavit.  (lum  igitur  cibi  sui  fiuem  facerel,  admiratione 
[homines  illi]  impleti  sunt,  eo  quod  liene  noscerent  et  liberalitatem  et  absti- 
ncntiam  ejus,  et  quod  pro  certo  haberent  longe  melius  esse  juvationem  [sive 
participationeni  cum  proximis"  quaerere  in  cibo  suiuendo  quam  sui  tantuin 
comniodi  se  curarc'.  [Zacharias  auUMu  eoruiu  cogitationes  agnoscens]  dixit 
illis  :  ((  Ego  quidem  laborem  meum  quibusdam  doniinisl  mercede  locavi;  hi 
vero  panem  [seu  cibuml  luihi  praebenl,  ea  uuMitc  iil  ;ul  iaboranduin  pro  eis 
fortior  efTiciar  ex  cibo.  Si  vos  ergo  mecum  [cibum  meuml  sumpsissetis,  nec 
vobis  nec  mihi  satis  fuissot,  atque  opcri  a  me  praestando  infirmus  evaderem.  « 

Silit   li    de  fonlibus  moslemicis  Imjus   narrationis;  tantum  asseril  ipsam  apud  !,>. 


[89]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  419 

inveniri  sed  aliquomodo  diversam,  ul,  videri  supra  potest;  haec  tamen  diversitas  ad  lit- 
teram  tantumniodo,  non  vero  ad  sensum,  attinet.  —  Narratio  haec  allata  est  ab  Algazele 
in  confirmationem  thesis  a  se  sustentatae,  quae  quidem  sic  se  habet  :  Opus  moraliter 
indifferens  in  bonuin  convertitur  pcr  intentionem  qua  soli  Deo  phicere  statuimus ;  unde 
cibus,  potus,  conjugalis  copula,  aliaque  opera  moralitcr  indifferentia,  bona  atque  erga 
Deum  meritoria  esse  possunt  si  in  eis  exsequendis  adimpletionem  legis  sive  obligationis 
tam  naturalis  quam  supernaturalis  intendimus.  Sic,  in  casu,  Zacharias  bene  meritus 
est  etiam  per  omissionem  operis  naturaliter  laudabilis,  nempe  invitationis  ad  prandium, 
quia  omissione  hac  nihil  aHud  intendcbat  nisi  vires  suas  confirmare  ut  opus  ad  quod 
jure  naturali  tenebatur  melius  praestare  j^osset.  —  Nihil  de  hac  narratione  invenitur 
(quod  sciam)  in  evangeliis  vel  in  scriptis  apocryphis.  Thesis  tamen,  in  cujus  confirma- 
tionem  adhibetur  narralio,  evangelica  absquo  dubio,  vel  potius  paulina,  est  dicenda.  Alga- 
isel  ipse  [ibid.,  266,  22)  testimonium  allert  cujusdam  voteris  videnlis  (^i.UJ!  (ja«j)  sive 
scriptoris  mystici  (de  cujus  nomine  et  religione  omnino  silet  auctor  It.,  X,  26,  8)  qui 
dixisse  traditur  :  «  Ego  quidem  supornaturalem  intentionem  in  unoquoque  opere 
offormare  vellem,  etiam  in  cibo  meo,  in  potu,  in  somno  atque  in  ingressu  ad  latrinam.  » 
Nemo  autem  non  videt  hanc  sententiam  perfecte  cohaerere  cum  illa  Pauli  exhortatione 
(/"  ad  Cor.,  x,  31)  :  «  Sive  ergo  manducatis,  sive  bibitis,  sive  aliud  quid  facitis,  omnia 
in  gloriam  Dci  facite.  >  Cfr.  Ad  Colos.,  iii.  17. 

94.  —  Ih.,  IV,  273,  11  inf.  ^  ^WI  U  (.^Ul    <-,U  '^  j>.jl^l  Jl»' 

It.,  x,  56,  5.  —  MA.,  61.  7  inf.  —  Q.  apud  1t.,  Ioc.  cit.  —  1.  M.\.  addit  ^y  .fi,. 
—  2.  Q.  J^5  y,  i^  j_^bk^l  U  i.!3t  ~j  ,  L).  —  3.  It.  addit  J^oJ!.  —  4.  It.  addit  ^^Ut  ^^. 
Apud  Q.  autem  sequentia  inveniuntur  quae  in  lii.,  It.  et  MA.  desiderantur  :  ,.f*i  'yU 

j!_^!  ii  jsjz  ti'j  ,  ^U!  ji^  Jj  J^j  jz.  \]i\  ^j^.   tj^^  ^l.!!  Jls  J^j  j.i  A!  ^U! 

.UJIyt  J.i  JUj-  JJ!  ^L  Lv  j;^^  _^^IU  UjiJ  bj^l 


Dixerunt  apostoli  ad  Jesum  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quisnam  [dicendus 
erit]  opus  bonum  sincere  et  absque  simulatione  operatum  esse?«  Respondit 
[Jesus]  :  «  Ille  qui  bonum  opus  propter  Deum  (qui  exaltetur!)  operatus 
est,  non  cupiens  ut  ab  aliquo  hominc  propter  suum  opus  laudetur.  » 

NuIIus  testis  antiquior  Algazele  verbum  hoc  tradidit  (quod  sciam)  praeter  auctor  Q. 
qui  quidem,  uti  supra  monui,  saequentia  addit :  "  Dixerunt  j  apostolij  :  «  Quisnam  autem 
[dtcondus  erit]  pure  propter  Deum  (qui  magnificetur  et  honoretur!)  operari  ?  »  Respondit 
i.Iesus]  :  «  Ille  qui  ea  quae  sunt  Deo  debita  praepoiiit  omnibus  quae  sunt  debita  homini- 
bus,  et  si  quando  duae  res  ei  offerantur,  quarum  una  hujus  mundi  sit,  altera  autem 
vitae  futurae,  tunc  opus  Dei  [operari]  incipit  anleipiam  opus  hujus  mundi  [faciat].  »  — 
Quod  ad  sensum  hujus  verbi  attinet,  notandum  quod  ab  Algazele  afferlur  in  confirma- 
tionem  doctrinae  a  se  traditae  circa  virtutem  quam  mystici  mohammedani  Ikhlds  appel- 
lant,  id  est,  opus  moraliter  bonum  in  cujus  executione  nihil  aliud  ab  agente  intenditur 
nisi  Deo  placere  Eique  adhaerere,  omnibus  aliis  intentionibus,  tam  hujus  munJi  quam 
vitae  futurae,  quae  Deus  solus  non  sint,  omnino  exclusis  atque  rejectis.  —  Hanc  simpli- 


420  MICIIAKI,  ASI.N.  t<)0| 

cem  el  puraiii  iateiilioiiem  soli  Deo  serviendi  iioii  diihiiim  exislimo  ex  doctrina  cvange- 
lica  procodero,  uli  videri  potesl  tum  in  locis  Matth.  (vi,  5,  6,  1(J-18)  et  parallclis,  iii 
quibus  hypocrisis  damnatur,  tum  in  illo  didagmate  vore  parabolico  {Matth.,  vi,  22-23; 
Luc,  XI,  l^4-'i(>)  dc  oculo  simplici,  quod  omiies  intcrpretes,  Auf^-ustinus  pracscrtim,  dc 
munda  et  siiiiplici  inlentione  iii  operibus  bonis  iiitelliyuiit. 

95.  —  Ih.,  IV,  286,  1.   i|^.l    ^  «^l  (.>LJI   L^  ijj  j,    ^^    ^   ^S3j. 

IjLvj»     VI        IjILLU    U     JUs     Iaa     C-Us     J    aJ    JJdS     [^J       A£.     C-iaiLi     ly.SAS 

It.,  X,  101,  1.".  inf.  —  1.  It.  w^. 

Narratur  de  Joaiine  filio  Zachariae  (quos  Deiis  salutet!)  quod,  transiens 
prope  muliorem,  caiii  iinpulit,  at(|uc  [im|iulsionis  vi]  mulier  ore  prono  [iu 
lcrram]  decidit.  (^)uidam  ergo  dixeruut  illi  [scil.  Joaniii]  :  «  (^)ua  de  causa  lioc 
fecisti?  »  Ille  autcm  respondit  :  «  Non  putavi  eam  esse  aliud  nisi  parietem.  » 

Ne  verbitm  quidem  apud  It.  invenio  de  fontibus  moslemicis  hujus  facti.  —  x\b 
AlgaEclc  alTertur  uti  exemplum  e.vtaseos  sive  alienationis  animae  a  sensibus  propter  ejus 
absorptionem  in  contemplatione  Dei.  —  Optime  cohaeret  cum  evangelica  Joannis  elTigie 
cujus  pudicitiam  tam  christiani  quam  moslemici  scriptores  laudibus  efferunt. 

96.  —  Ih.,  IV,  288,  7.  —  It.,  X,  106,  11.  jmVI  ^>UI  a~U  ^_^  JU" 
«..JU  ^l  <L<C9  dLU   J.<Cil   y>\ij  •u:j-U   <*-£•  jLi-l  ^lj  wlj'  iJjij  jLu-l  ^l  ^y^ 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  [Omniaj  opera  ad  tria  reducuntur  : 
Opus  cujus  rectitudo  manifeste  patet;  illud  sequere.  Opus  cujus  malitia 
manifeste  patet;  illud  devita.  Opus  [cujus  moralitas]  tihi  apparet  dubia;  illud 
commenda  sapienti  [qui  dubium  dijudicare  sciat].  » 

Auctor  It.  nos  docet  traditum  esse  verbum  lioc  dominicum  a  duobus  scriptoribus 
moslemicis,  .\l-'Iraqi  scilicet  et  Al-Taberani,  qiiorum  posterior  sacculo  \  tloruit.  Ambo 
autem  non  sua  auctoritate  illud  referunt,  verum  testimonio  sulTulli  Ibii  '.Vbbas,  cujusdam 
nempe  Mahometi  socii;  monet  tamen  auctor  It.  non  satis  constare  de  vi  et  veracitate 
tcstis  hujus,  uti  fulcimentum  ab  ambobus  allati  (wi-x^  .'..u-i.  —  Agraphum  omnino  mihi 
videlur. 

97.  —  Ih.,  IV,  305,  14.  —  M.,  106,  9.   L    '^^  ^,,   ^J  jyj^y^^   Jl»' 

»,Uij       1^50       C^-aJ       l^pi        Aikl.        jiS         •yA      ^        JU»       CLU..       *^'l       (J^jVl       ^_j.^       ,S^      <L'I        »-JJ 

It.,  X,  l(i3,  1  inl'.  —  M.,  58,  h.  —  1.  It.  om.  ^y  ,,^.  —  2.  Kn  aliud  veibum 
liuiccc  in   sensu  simillimum,  apud  M.  cxistens  :  jJ'   J"^   ^'    >-l.J'   x..U      ,^x    .^  ^, , 

.l^'  Ssi  Si   ^    ^  jk;;j,.o    .,!s'    .r'^  L^—  .vi»   .t;*'   »;^  J 


[91]  LOGIA  ET  AC.RAPHA.  421 

Dixeruiit  apostoH  ad  Jesuni  filiuni  Mariae  (quem  Deus  salutet!)  :  «  0  spiri- 
tus  Dei!  Estne  ([uidam  liodie  tibi  similis  super  terram?  »  Respondit  Jesus  . 
«  Utiqne  :  ille  quidem  cujus  locutio  sit  Dei  invocatio,  cujus  autem  silentium 
sit  meditatio,  cujus  denique  intuitus  fluxus  sit  lacrymarum,  ille  quidem  erit 
niilii  similis.  » 

Apud  ipsum  1h.  asseritur  verbum  hoc  dominicum  esse  traditum  auctoritate  cujusdam 
Ta'<is  filii  Kisan  yemenitae,  f|ui  quidem  extrema  mortuus  est  senectute  anno  1(11 
Iiegirae,  initio  scilicet  saeculi  VIII  J.  C.  —  Aliud,  ut  jam  supra  monui,  dominicum 
verbum  Imicce  siniillimum  apud  M.  occurrit,  (juod  sic  se  habet  :  «  De  Jesu  (((uem  Deus 
salutet!)  traditur  dixisse  :  Pietas  in  tribus  sistit  :  in  locutione,  in  intuilu  et  in  silentio. 
Omnis  ergo  homo,  cujus  locutio  pro  objecto  habcat  aliquid  quod  non  sit  Dei  invocatio, 
vane  quidem  ct  non  rccte  loquutus  erit.  Omnis  autem,  cujus  mentis  intuitus  in  alia  re 
(|uam  in  pia  suimet  admonitione  consistat,  sua  ipsius  negligentia  fallitur.  Omnis  denique, 
cujus  silenlium  non  in  meditatione  versetur,  illusione  deceptus  operam  perdet.  »  — 
Agraphum  esse  ccnseo  verbum  hoc,  (\\utd  de  Christi  Jesu  imitatione  intelligendum 
videtur. 

98.  --  Ih.,  IV,  325,  12.  —  M.,  60,  2  inf.  J^   lil   ^%J\  U^  ^   jl<j 

Loj    iJwl»-    ^^iai     bAlC    Cjv»J| 

It.,  X,  231,  4inf.  —  1.  Kn  alia  lectio  huicce  quoad  sensum  similis,  apud  Ix.  occurrens  : 

Dum  mortis  mentionem  apud  Jesum  (quem  Deus  salutet!)  quidam  faciebat, 
illins  \&nL  Jesus]  cutis  sanguinem  stillabat. 

Nos  monet  auctor  Ir.  traditum  esse  factum  hocce  dominicum,  ante  Algazelem,  ab 
Abu  Bakr  fdio  Abu  al-Dunyi  (saec.  IX)  in  suo  tractatu  De  Morte.  Aliam  postea  lec- 
tionem  affert  ipse,  quae  non  dissimilem  huicce  in  sensu  esse  videtur,  cujusque  traditor 
primus  esse  dicitur  Al-Shaabi  qui  initio  saeculi  VIII  luit  vita  functus.  Kn  cjus  versio  : 
<(  Dum  apud  Jesum  mentionem  diei  extremi  judicii  quidam  faciebat,  voce  magna  Jesus 
clamabat  dieebatque  :  «  Filio  Mariae  non  decet  ut  apud  eum  mentionem  quidam  faciat 
«  diei  extremi  judicii.  "  Et  [continuo  ille  qui  fuerat  locutusj  silebat.  »  —  Nemo  autem 
non  videt  de  agonia  Christi  in  horto  atque  de  sudore  sanguinis  hic  agi,  uti  a  solo  Luca, 
xxii,  44  describitur.  Cfr.  n.  101. 

99.  —  Ih.,  IV,  326,  6  inf.  —  It.,  X,  239,  10  inf.   —  M.,  56,  13  inf. 

(*t     L?~t^   Jlii   ^jji   lyi  __,~j   !sl3i:__<.j  ,_L«ji>_  iii-Jij   ^if-   ^!>UI   «u-li.  j-—^   1«— -j    (_Li 

j^VJI       ^ £       OUU       A£.U-      >i„ls        n^}^\^      il»L_JI      ^r^^\       ^J      ^UVl       C       i>J.1 


S^\   11    l,^    Jlij  (jDi>  ^c   j__--£  <!Li  ^Loju   Ju^j  *Us  ^,UVl 
x  V  ^Ulj  ^  J  dU'  jj  c^l^\>,  5U.-_JI   ^U  ^  ^  ^ij  S^  j^  J\ 

1  'Ol «     ^l      C-».^      O-'!.      L«      ,  >i-i     jV»     >-JJ 


422  MICIIAKI,  ASIN.  [92] 

Dicilur  quod,  «luni  Jpsus  (quom  Dous  salulef!)  sodorct,  quidam  sonox 
laborabat  oum  ierroa  pala  qua  torram  submovobat.  Dixit  autem  .lesus  [iiilia 
se]  :  «  0  Deus!  Evollc  ab  co  spem!  »  Et  [continuo]  deposuit  senex  palain 
[super  terraml  atque  in  latere  decubuit.  Hora  autom  transacta  in  (|ua 
sonex  nibil  (nnnino  laboravit,  dixit  [denuo]  Jesus  [intra  se]  :  «  O  Deus! 
Reddo  illi  spom!  »  Et  [continuo]  surrexit  [sonex]  opusque  rosumpsit.  Tuno 
Jesus  ouin  do  sua  agendi  rationc  intorrogavit.  [Sonox  vero]  rospondit  iUi  : 
«  Dum  ego  laborabam,  ecce  anima  mca  dixit  mihi  :  «  (^)uousque  hiborabis, 
«  cum  jam  sencx  sis  provectae  aetatis?  »  Et  [conlinuo]  palam  [in  terram]  projeci 
atque  in  latere  decubui.  Postea  vero  dixit  mibi  anima  mea  :  «  Per  Deum ! 
tt  Tibi  quidem  opus  est  res  ad  victum  necessarias  [acquirere],  dum  [in  mundol 
«  suporstes  maneas!  »  Et  [oontinuo]  ad  palam  [resumcndam]  surrexi.  » 

Unus  Abil  Bakr,  lilius  .Vbii  Al-Dunya,  riui  saec.  IX  iloruit,  adducitur  in  It.  ut 
traditor  liujus  narralionis,  Algazele  prior.  —  Quod  ad  illius  sensum  attinet,  per  con- 
textuiu  totius  capitis  evidenter  apparet  :  agitur  enini  de  rejicienda  vana  fiducia  vitae  lon- 
gioris  ad  perfectionem  spiritualem  ai^lipiscendain;  hac  de  causa  ab  Algazele  in  medium 
afferuntur  (]uamplures  tum  prophetaruni  luin  sapientum  sententiae  et  exempla,  quibus 
homo  ad  mortis  memoriam  in  mente  semper  habendam  veliementer  excitatur.  — Notan- 
dum  quod  vox  j'.js— ~>-',  (]uam  psr  /erreain  palam  verti,  proprie  sibi  velht  -<  instrumen- 
tum  quo  lutum  removetur  »,  non  vero  Hgo  sive  sarculum  ad  terram  effodiendam.  — 
Locus  quidem  omnino  agraphus  videtur  esse. 

100.  —  Ih.,  IV,  330,  7.  —  It.,  X,  251,  17.    \^   V  ^>L.ll   Ut    ^   Ji; 

^j.  ju-v  ij.»v  >^  r^V 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!) :  «  Ne  solliciti  sitis  rebus  ad  victum  neces- 
sariis  in  crastinum.  Si  enim  crastinus  dies  intra  terminos  fuerit  vitae  vo- 
strae  [a  Deo  praefinitos],  alimenta  vestra  una  cum  torminis  vitae  vestrae 
procul  dubio  ventura  sunt.  Si  autem  [crastinus  dies]  non  fuerit  intra  ter- 
minos  vitae  vestrae,  tunc  nolite  solliciti  esse  terminis  vitae  proximorum 
vestrorum.  » 

Traditus  dicitur  apud  Ir.  locus  iste  a  quodam  scriptorc,  nomine  .Vhmad,  qui  niea 
quidem  sententia  nemo  alius  nisi  Ibn  Hanbal  (saec.  IX)  essc  debel.  Ilic  autem  non  sua- 
met  ipsius  auctoritate  vcrbuin  trailit,  sed  lostimonio  fulcitiis  cujusdam  Iraditionistac, 
Sofyan  nomine.  Cum  vero  1 1 .  sileat  de  iiujusce  Sofyan  lognomine  el  patria,  nescio  utrum 
agalur  de  cufico  Sofytkn  filio  Oyayna  (saec.  IX)  an  de  alio  etiam  culico  Sofyiin  fdio  Sa'id 
al-Thawri  (saec.  VIII).  —  Aperte  liquct  verbum  hoc  dominiium  cum  illa  evangelica 
sententia  congrui  qua  nos  docet  Jesus  (apud  Malth.,  vi,  ?>\\  improbain  torrenarum  sollici- 
ludinem,  praesertim  futuraruin,  deponere  dobere.  Congruit  ot  vox  arabica  '^♦^•v',  '!""*' 
quidem,  sicut  et  graeca  (ji6:i|xvr;oY)Te,  soHuili  sitis  signilicat. 


[93]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  423 

101.  —  Ih.,  IV,  332,  2  inf.   ~  It.,   X,   259,  1  inf.  ^^L-.'l  Uc   ^  JU" 

cJi~s-    ■Xa.-i     Zj  V».]!    ^.'»>    i_,5s_)l    ii,A    ^c    j^    jl       }[i^'    <UJi     Lc.il     'yjj)y>z}i\    ^,JL«.<i    L 

Di.xit  Jesus  (quera  Deus  salutet!)  :  «  O  turba  apostolorum!  Rogate  Deum 
(qui  exaltetur!)  ut  levem  facilemque  milii  reddat  istam  ebrietatem,  scilicet 
mortis  [agoniam].  Adeo  enim  mortem  timeo,  ut  parum  absit  quin  timor  mortis 
meae  pavore  me  interficiat.  » 

Locus  traditus,  ante  Algazelem,  auctoritate  Ibn  Abi  Al-Dunya  (saec.  IX).  —  Evi- 
dentissime  cohaeret  cum  dominicis  verbis  ante  horti  orationem  prolatis  apud  Matth.,  \\\\, 
37-13  aliosque  synopticorum  parallelos  locos.  Congruit  praesertim  phrasis  ■^~>^^  ^- 
(|uae  quidcm  litteralis  versio  videtur  esse  graecae  veritatis  euk;  SavaTou.  Cf.  n.  98. 

102.  —  Ih.,  IV,  334,  2.  —  M.,  109,  4.  —  It.,  X,  264,  13  inf.  jl  ^jj 

\>\      4,131     ■y^j    {,    C^\sa    4.U1    jiL    ^^y^i^    JLaJ     4.1^^     Wr^    i».5>t«.:>=>     ^     (»>1~J1    ^J^    l?~^ 

^    ^y^_i    iS^jrr^    ^y^i  ij?'^    J-^  er^*^  j   ^V    ^^    ^    '-^3  '-^  j^3  ^^ 

0.^3  j^  t_r^VI   '«tUi  ^^..  jl^  L.  C.J  L3  4?^i  jl^  o_j^ll  dLL'  j^  jl^  L.  cJ  Li  Ol 

Narratur  quod  Jesus  (quom  Deus  salutet!)  trausivit  juxta  calvariam  [sive 
cranium]  quam  pedis  sui  ictu  pepullit  dicens  ei  :  «  Loquere  cum  Dei  permis- 
sione!  »  Ipsaque  profecto  sic  locuta  est  :  «  O  spiritus  Dei!  Ego  quidem 
rex  eram  tali  tempore;  dum  autem  in  regno  meo  sedebam,  diademate 
coronatus,  exercitibus  meis  circumdatus  atque  familiarium  servorumque 
meorum  juxta  solium  regni  mei  astantium  caterva  protectus,  ecce  angelus 
mortis  irruit  in  me,  eoque  appropinquante  omnia  membra  mea  a  motu 
cessarunt.  Et  statim  anima  mea  in  occursum  ejus  e  corpore  exivit.  Heu! 
Tunc  quidem  cognovi  quo  devenire  oportebat  illa  familiarium  intima  mecum 
connexio  :  in  disjunctionem  scilicet!  Tunc  etiam  cognovi  quo  devenire 
oportebat  blanda  illa  hominum  societas  et  consuetudo  :  in  solitudinem 
scilicet!  » 

102^"-.  —  S.,  18,  5  inf.  c>i— 'I  ^U  ^^  ^_  ^  jl  oLUl^Vl  J  ^jj 
Ll  A.L'1  ^jj  L    ^llLs   A<<:s  jl  La^lj  Ij^:,    k^^^  y,  j|  <:=^L—  J=^   J  ^a  L^ 

^^     ,_^1     C-^aJiilj     J>i     i_i)l     ^     jjjj     c„     ^_iJl     cJ^     iV-^^     *^^    (_r"^    (V    ("U-^ 

LjJL    _^^   >U   ^lj  j^    o_u  ,_i)l    .r-=>t:iiilj    jLi-  ^l   ^Lij  ^^c  i_i)l   c-v*5 

^!>LJ1  i^  ^^^  ^^gXj   JL   jvU^  Yl   L»i   (_5-^^  Lo 


424  \IICH.\KL  ASIN.  [9'il 

Narratiir  iii  liltro  riii  liliilus  liinlilioiics  ismeliticat'  ijiioil  .lcsus  lilius  .Mariac 
(quein  Heus  salutct!),  cluiu  iii  quadam  peregrinationuni  suaruni  ilcr  taceret, 
transivit  juxta  calvariam  cariosani  tjiiuin  nl  loquercliir  iiuperavit.  Ipsaijue 
profeelo  sio  loouta  est  :  «  ()  spiiitus  Dei!  Ego  (juiJciii  rex  Vemen  fui, 
Ralnam  iilius  Hafs  nomine,  qui  mille  annos  vixi,  inille  filios  lialtiii  masculos, 
millo  item  virgines  stupravi,  mille  oxorcilus  iii  liii^am  oonjeci,  mille  gio^antos 
oooiili,  inille  deuiquc  urlios  oxpugnavi!  QuiounKjuc  igilur  me  [iiuncj  vidcal, 
imllo  quidem  paoto  a  muiidi  liujns  vanilate  decij)iotur,  siouti  ego  ipse  decep- 
tus  sum.  Niliil  oiiim  aliiid  liiit  [vita  meai  nisi  iit  somnium  dormientis!  « 
Et  Jesus  (queiii  Dous  salutet!)  lacrimatus  est. 

102'^''.  —  S.,  19,  3  inf.   ^.^-U    «UVl   ^    ^   J    >^U    ^   C^    ^3   ^*^* 

J    <i)l    ^jj  l    A^ls^l   aJ   JliLi    iy>^    k^JAs.    CULa    i»i.t*j.L,    jts-\    -^ Jl    jl    f>A-J\ 

^Lji_ii  k_.JUijJl  'yA  <rij  Lj  [>jJ>u  -...,«■'  <^s>iiA^\  iiv*  jjl?.'  ".M>  ji  J\jS  aJjI  cJl~ 
oj^  v_JI  c.3=iJslj  ,i,jJjZ-lj  o-  ^M  c.jLt  ^i  iJ^\  -r-jj  L  cJlii  ^Ji*:  ■»i'l  lyikiLi 
Jls  <.><ijlj  \Als  c^s^cJj  <r^..ii>-lj  ^jJl  c-»^3  jL>-  ^i)!  c~l3j  ^i-^  ^-^'1  ^J^3 
iJL_.j  ^^1  j^  »jLj1  U;  ^-Jl  l-i.,.!  -v>l  J)  jJL^  ^^1  ^_  rJli»  j^  -i-il  Li  ^V 
1^1  ^Jl  J  jjl  JL.J^jj   ^'Ij  ^^^>1  J  VI  A.l*i  d>U  J  jjj  A.ui 

Dixit  Wahal)  filius  Munabbih  :  In  quibusdam  prophetarum  (quos  Deus 
salutet!)  libris  legi  quod  Messias  transivit  juxta  calvariam  horribilem, 
magnam,  cariosam.  Dixerunt  autem  ei  discipuli  sui  :  «  O  spiritus  Dei!  Si 
Deum  (qui  exaltetur!)  peteres  ut  calvariam  liano  loquola  donaret,  fieri 
poterit  ut  mirabilia  quae  ipsa  [in  hoc  mundoj  vidit  nos  edoceret.  »  Quod 
cum  .lesus  faoeret,  Deus  (qui  exaltetur!)  ut  calvaria  vocem  proferret  elTe- 
cit.  Sie  vero  locuta  est  :  «  0  spiritus  Dei!  Ego  quidem  inille  annos  vixi, 
Hlios  genui,  mille  item  expugnavi  urbes,  mille  exercitus  in  fugam  conjeoi, 
mille  gigantes  occidi,  fortunam  uli  sociam  inecum  duxi,  oaiiujue  expertus 
fui,  ejusque  vicissitudinos  atquo  inooustantiain  tentavi.  Xiliil  autein  vidi 
saevius,  quam  pravum  virum  opprimentem  probuin;  iioquo  quid  aliud  utilius 
in  hoc  inlortunato  saeculo  invoni,  quam  pationtiam  in  nialis  jierfcrondis  atquc 
mutuain  inter  homines  pacem;  noo  unquam  vidi  hoiuines  perire  nisi  proptor 
aviditatem  et  conoujtisoentiam;  gloriam  aulcm  iiiveni  [in  hoc  tanlum  sistere^  : 
in  eo  (juod  quis  sua  sorte  sit  contentus.  » 

102"""'".  —  It.,  X,  264,  8  inf.    ^    ^%J\    <-U    ^    j\    jUVI    ^   Jb' 

i-ljj     jJJl     ^j     l.     Jl»j     [y^     L>cj»l.     [yX^    «_i-»»»    *^      "»-«—'")    ^•^J^    ^*    1,-^L.'    Z.'\^    -*J» 


1, 


4 


[95]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  ^25 

^l  ^jj   t    Jli»  'U-Jl    -yA  Ax  5sl;'U   Jls  Juju"  vT^o  liLoj  ^'L.  ^la  i^^l^   c^\s~  IjLoj 

__-£;      Jli.9      Ij-Lfc      5SA>       «Jjji      Ijlo       L.5      J'     iJ^^J      lS**T^     (^"^      d.|_,J>t:^     ^  li      l,..L~.     C»iSj 

lj."ol    ^^— ^    JL^    c-^l    J>-^^i    C-y-i    'L»--VI    ^v-i-   i«.:>Mj>Jl    cJlii  *-DL3   4)1   i^L 

»:u«    -^    liJLJc.     j"i    -5    Jls  '.iiJ    i-*j    L«>t    ic-L-    iJj-w-j   cli— J    w^Jls    i__,^iji    'Uj^.sjsJi 

iujl    -Ll«    c^'Lo   -\5    ly'l    Ax    iL'li    ,V~J1    ls"*^"    '^-'-'   "^'j   ^L^I    -U)    (j-'!-'    L«    c-)ls 

\-«    j», !i    i^LU    ^L"!    jl    >.y    c^U    iJlp-    c-^    cJli    t::.-.*    bL«-s   Jli    lj,L_5   <Lw    ^-ji-J^ 

^     hy>-     AoL^li       >»L«.^l      ^li-.5      o^f^J      J^      15-L^     jl^3      i^^iT^'      L,''^     l3>?"      1-''^-^      ''-'' — '' 
(»jAi».J    JW^'    '*^3     OvJl     ^L«       jL'li     Jls     viiAjJ'     jL     A — ij         J^.     4_9Li>i:.«     ^j^i     ^— *^ 

j^js-j   jjj^^     «^LlJi    (^-*>)L    jLji    jL.^0   (♦y.^i   (Jjj    (n!^     \^^.     ^^^"^'   ^.jf^3  i-'~<' 

(vLs-    jL».j>-      "yt    ^r^     ij^    Z.'y^\     JJ.L«     AxJjj    j».''    ^.^     LfcjIz-LSJ     ^^iJ     'j^Lr^        l^jj-^i 

(Ji-^     jl    'L« — !l     ^^j>i     'L« — !1     ^ll     ,_5=-JJ     ij»*^     (^^     jT-^^_^    ^     ^c-_«     «JaS     (_|    'U!    J* 

j^l     iljL^J     iljjU         11     LdaUJl     ^-iJl      i-^J'     lj.ij     jl     AX      j_^'L"ls     iJjJ     ^l_j;Vl     ^.iAfrlj 

Dixit  Kaij  al-Al\lil)ar  quod  Jesiis  ((|iiem  Deus  saluletlj  transivit  quadam 
die  per  Vallem  Judicii;  erat  autem  dies  illa,  dies  veneris,  vesperis  jam 
factis,  liora  vero  quasi  tertia  post  meridiem.  Et  ecce  invenit  calvariam 
albam,  cariosam,  cujus  homo  mortuus  jam  inde  fuerat  a  nonaginta  et  qua- 
tuor  annis.  Stetit  ergo  [Jesus]  juxta  illam  stupens  dixitquc  :  «  O  Domine! 
permittas  [quaeso]  calvariae  huic  ut  lingua  hominis  viventis  milii  loquatur, 
sicque  me  edoceat  quodnam  perpessa  est  supplicium,  quampridem  mortua 
est,  quidnam  oculis  suis  ipsa  vidit,  quomodo  fuit  vita  functa,  quemnam 
denique  deum  adoravit.  »  Dixit  [scil.  narrator]  :  Vox  igitur  de  coelo  ad 
Jesum  pervenit  dicens  :  «  0  Spiritus  Dei,  ejusque  Verbum!  interroga  illam; 
ipsa  etenim  tihi  responsum  certe  dabit.  »  Preces  tunc  suas  Jesus  effudit, 
caput  dorsumque  semel  atque  iterum  inclinans.  Postea  vero  appropinquans 
ad  illam  eique  manum  imponens,  dixit  :  «  In  Dei  nomine  et  per  Deum!  » 
Respondit  calvaria  :  «  Optimum  nomen  Invocasti  et  precibus  in  Deum  fusis 
te  adjuvisti!  »  Dixit  Jesus  :  «  0  calvaria  cariosa!  »  Respondit  illa  :  «  Ecce 
tibi  adsum  obediendo  parata!  Peroptime  tibi  sit!  Interroga  me  de  omnibus 
quae  tibi  in  mentem  venerint!  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Quam  pridem  es  mor- 
tua  ?  B  Respondit  :  «  Anima  nequaquam  post  vitam  invenitur,  nec  spiritus 
qui  annos  computare  possit.  »  Vox  tunc  [de  coelo]  usque  ad  Jesum  pervenit 
dicens  :  «  Jam  hinc  a  nonaginta  et  quatuor  annis  mortua  est.  Interroga 
ergo  illam.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Quibusnam  in  adjunctis  es  mortua?  »  Re- 
spondit    :   «    Ecce,    dum   ego  quadam   die    sederem,   irruit    in  me    quaedam 


426  MICIIARI.  ASIN.  [96] 

rea  veluti  sagitta  de  coelo  projecta  quat>  iii  ventreni  incum  veluti  ignis 
ardens  penetravit.  Talis  tuno  deveni  qualis  honio  in  fervena  halneum 
intrans,  ojusquc  ardore  in  angustiam  rcdactus,  qui  quidem  anholitum  suum 
palpando  cajital,  limons  no  anima  siia  pcroat.  »  i*rosccutu3  est  [scil.  iiar- 
rator  responsionein  calvariao]  :  a  Venit  tunc  ad  me  angelus  morlis  cum 
quihusdain  adjulorihus  suis,  quorum  facios  similes  crant  faciehus  cauum  in 
doserto  conimorantiuin,  dentes  eoruiii  sicuti  accipitiis  [rostrum],  oculi  eorum 
volut  flamma  ignis  ardentis,  in  eorumque  manihus  clavas  [gestahant]  ferreas, 
quihus  faciem  et  tergus  meum  retundehaut ;  evellentes  donique  spiritum 
meum,  detraxerunt  illum  a  me;  quem  quidein  angelus  mortis  super  prunam 
ex  prunis  Gehennao  imposuit;  atque  in  quodam  cilicio  inferni  invoUitus 
usque  ad  coehmi  suhLitus  est  spiritus  meus;  sed  coelum,  portis  cU\usis 
ante  me,  [ductorihus  ineis]  prohihuit  spiritus  mei  aditum.  Vox  tunc  ad  mo 
pervenit  [dicens]  :  «  Reddite  animam  hanc  improham  in  nocturnum  hospitium 
«  et  sedem  commoratiouis  suae  »  etc. 

ZjJ^  -^  '•l -"-?-'  K^:>lms>o  »a  bU  A.«La)l  fsic]  ^'3  *J  J^  .>|v  cy  OiJ  _j*  /»^LJl  ^Js- 
f!^ )1    ^Js-        fc    JlLs    <S^     "r*— J    Cj~~^     '^    ^Y^L^    zA*    Asj    Ij^Lj    4_>tfrlj    lj-«U2£ 

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J^^\  U   VI   pi^l    a\!L    dUL    ^>tJI   <-.b  ^^  l^  Jlli  'l^VI  ^,J-  ^b   ,^».^ 

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XLi  ^LLlJI  Ulj  ij-v)!  1,^1^1  JjLi  («siLiJlj  jVst-UI  UI3  ,^1^1  ^^  -*^  ^.^^lj  J^-jJI 
-^LJI  aJ^  15— r''  V  J^-^  -VjA^  ^IJu  j  jUl  -^..lc.  /.jJI  _^i  -j^^l  Llj  Cj^ 
l^U  <.Lll  l^  i:,l  j«  lil  <L1|  ^jj  L  ^!  ^llii  c..:^  i,l  ^l  ^^  jj^ll  ^l  vjAilL 
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^,kJI  L_lc  A.UI  Jjjlj  ssL.^  4.LII  \tlL  L_^lj  iLjL^  Jj->i>L  L'U-  L— ;  Ul  ^l  ^,L-'l 
"jA  i>J^L«  LJf.  JjJ  *»,  ^li  jo  Lwlj  j^ly^L  Ai  aju^j  ^^i  Aji — ^j  iV-—  ■— ' 
Jlj  L**  jL  "jA  -Isj— 'j  A,-Vj>.  "jA  Jjj.—  jUsv-  |»J.«  oLL«  ^jS  «.«j  ^l-VjJl  <.vJ^L« 
^jiUJI  j^jjl  iA,  j^  Jy.  J\  J^.c.  j^j  J^.«  ^l  ,_L-ii«  ja  ^jj  ^^_  >JiLJI 
^'iLJI  ^Ac .(.  l^J   JLii   ^jj   '^=^**   JJj-JI   ^L«  b-v,    .v.«  ^li    -C«»  JL.j>c.^'l    cJ^ 


[97]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  427 

UjJU  (^jUJl  ^Ul  ^_"i)Vl  ^y^'  J  SyUjj  j-^  ^tl  J  ■u-bj  ^_^L  A,^ 
jL<L  Jli  jl  ■^tU  VI  ^'  J  p."  "^l  Jj-  1  L  cJls  '4~t  ^  jJ^liJlj  «Jiij  j^ 
L»-ftjj»^  J  jlLi_  ^_iL,UJl  J_^l^  L^t^l^  ^,>^U)1  Afcjl^  Uj^^l^  jl^jjl  jl^j-1 
^jj  l.  L^  vS£-ji»  >ii,L,l  j^3  dLJ  ^j^3  dlj  j^  ^  VliLJ  ^jUL  (_^jVl  j'_^.=^3 
jj^3  <Jl)l  jo^    L    ^A^  J   VliJ   ^Ul   l^    (.Ul  Vj  ^   V3  ^j  J  U  L^J  c.l5j  ^l 

dUJ^  Ll  L.-~i  ■«wUl  'Li  L  IjJ  (^.y.-^i  p'^  ^'  J  L^y^li  <i>"  -^  l5^^'  Zjj~>^ 
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JyVl  ^ljOl  [sic]  jlj:>Jl  gi<-  J-Jlj  'UI3  j^Ul  L*jl,;l  oyUl3  jaJI  UU^3 
J  VLi  <.D1  ^ij  L  l^.  ^>i  (.l^Vlj  J>L>J1  (^i  ^  ^Li-Jl  J  z^jy^\  [sic] 
Lm  _^    \5Cl3   l-ijt.   v.ii)   jj<i   La!1   jlj   J   l^   ^.L^"  J  A..,.a,:    tM-i  ij^\  jj^  L 

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^IU'  LJii  ^_^.w)l  JUl  j_^L  ^_A.U3  di.1  J  VUi  ^IJJI  Iaa  /^  L,J  ^.li;  ^jLiJlj 
\j>  v_flAju"  ^!>Ldl  ,_LL<>  .»{jLJ  ^  vjr°''^  JL-j  '.ili  iJUI  wjUI  UI  L»^  ,^'^  (*• 
J  y^\  j_y^.  O'-"^^  *-^  ij  "^^  ^l-Lll  Iaa  ^  L».jJ  cJlS  UJ^  Lj  j»^a,J  j^ 
jUl  ^L^JG-  JU^.  liU  M  ^Ul  Jl  Ly«  jL,^  ^  ^IL:  ^l^JI  jjA^L^  LjaJI  jI^ 
byj>_    t>i-*-^l'    ^    ^    "^'^'    >_jl-iJI    1-La  jJ    .r...L£i    ^j\i.\    ^    -^J^^i    (V*'y^   O^ 

•y,      CjL11«1«     «1 L      IjU      mI_^!1      vjUI      ^l      L«.^jM      ^^      !*.'■      «jJls      LaJI      jb      J     OL-a5>:Jl 

i^  ^v-^j  >— i!  J  Vli-9  ^l-iJl  1-Jj»  ijU  Li^J  >rJii  jVjJ^lyl  jV  T^j^  jUlj  •^t-;,..,I1 
oLL:u  'L-J  IjL»  ^liJl  _,U1  j_^l  L».jjM  .i,_^  J  .rJls  LjJI  j1.>  J  i>LJl  ^j-^jL' 
jjij^_  (jj^-iilj  ^  J  Vlii  w'lJ-«Jl  I-La  JjU  L».jJ  cJH  iJv*^  Jr*  -'^'j  o^-^y^  o^ 
oLiL.  'Lj,  lils  ^iLJl  ^UI  ^l  L«_jL«  :l,^  J  >rJl9  L-vJl  jL  J  j^ljjl  ^ 
jL  J  CjLclJa.Uj  ^  ;J  VLii  ^lijJl  Iaa  'fj  L».^J  oXaJ  /^-ftljjlj  /t*J_v«--  /r° 
_;JL.  «J  JLij  ^'.,  ^^^3  JL-^  lil-9  *..UJ1  ^Ul  J\  L»yw  ji.^  J'  ..rJli  LjJI 
Jlii  ^^  Jlj>VI  J^  vr.-.lj3  ^IJJI  i-V-i  J  4J  LI3  4,01  ^^j  L  aJ  c.-«;li  J^LJl 
olH  I_^j1   A.U1    ^jj   L    .jUi    ^.^^   L    <.U1   jiL    c.ii  jl  ^L-l   («MJI   4„L  ^-^ 

411    XjAi     Lj-,     <0     UijJ     oj     lAl~-Li     IjJ     A.U1     ^ji     LjJI     jb     ^l     ^iy^    jl     ^! 

PATR.   On.  —  T.  XIII.   —    F.   3.  28 


428  MICIIAEL  ASIX.  [98] 

Menioratur   (Dous    autem    solus   voruni    scit!)  quod   Jesus   (quem    Deus 
salutet!)  trausivil  quadam   dic   pcr  Vallcm  qucm  \'allcm  .ludicii  vocant.  Et 
eccc  invenit  calvariam   albam  cujus  ossa  caric  jam  cranl  infccta.  Albedine 
ergo  illius  slupefactus  iuit.  llomo  autem  [cujus  illa  calvaria  fuerat]  mortuus 
jani    indc    crat    a    duobus    ct    septuaginta    annis.    Dixit    ergo    Jesus  (quem 
Deus  salutet!)  :    «   O  Deus  meus!    Ego  quidem  Tc  deprecor,  (o  Tu  quem 
oculi    non  vident,    nec   [hominum]   opiniones   [noxa]    afTiciunt,    nec    descrip- 
tores    ulli    describere    possunt!)   calvariae    iiuic    permittas    ut    me    edoceat 
quanam  ex   gente  fucrit  orta.   »  Deus   itaque   revclavit   ei  [scil.  Jesu]  :  «  0 
Jesns!  Loquere  ad  illam;  ipsa  autem,  potentiae  meae  virtute,  tibi  respon- 
debil;  potcns  ctenim  ad  omnia  Ego  sum.  »  Dixit  [narrator]   :  Lustrali  ergo 
aqua    se    ablucns  Jesus  (quem    Deus    salutet!),    orationem   peregit,    duobus 
capitis  dorsique  inclinationibus  additis.  Postea  vero  appropinquans  ad  illam 
dixit  :   «   In   Dei    nomine    misericordis    et   clementis!    »    Hcspondens    autem 
calvaria,  lingua  diserta,  dixit  ei  :  «  0  Spiritus  Dei!  Optimum  nomen  nomi- 
nasti!    »  Dixit  ei  Jesus  (quem    Deus  salutet!)  :   «  Per   Deum   magnum,   te 
deprecor!    An   non    me    docebis    ubinam    [nunc    sit]   pulcliritudo  et    albedo 
[corporis  tui],  ubinam  caro  illius  atque  adeps,   ubinam  denique  ossa  atque 
spiritus?    »    I^espondit   ei    :    «    O    Spiritus    Dei!    Quod    ad    pulchritudinem 
albedinemque    attinot,  pulvere   sunt  vitiatae;    carnem   vero    atque   adipem, 
vcrmis  consumpsit;  ossa  autem  carie  jam  fucrunt  infecta;  spiritus  deniquc 
in  duro  suppliciu  apud  infernum  manet.  »  Dixit  oi  Jesus  (qucm  Deus  salutet!)  : 
«  Por  Deuni  magnum,  to  deprecor!  Quanam  ex  gente  orta  fuisti?  »  Respon- 
dit  oi  :  «  O  Spiritus  Dei!  Ego  quidem  ex  gente  sum  orta,  super  quam  Deus 
iratus  fuit  in  hujus  mundi  mansione.    »  Dixit  ei  [Jesus]  :   «  Quomodo  vero 
supor  vos  Deus  iratus  ost  in  liujus  mundi  mansiono?  »  Respondit  ei  :    «  O 
Spiritus  Dei!  Misit  Deus  ad  nos  prophetam  qui  veritatem  nobis  revelaret  : 
nos  autem  de   mendacio  arguinius  illuni;  itom  praccepit  nobis  erga  Doum 
obedientiam  :  nos  aiitem  contra    Deum  roboUes  fuimus.   Tunc   Deus  super 
nos  immisit  pluviam  fulminibus  [niixtam]  por  annos  septom   et    menses  sop- 
tem  et  dies  septcm.  Quadam  autoin  dio  irruorunl  supor  nos  ([uidam  angoli 
ex  angolis  punilionis,    t[iiornm  unus(|uistiue  duo  ilagolla,   altorum  fcrrcum, 
altcrum  vcro   igncuin,    secuin   portabat.  Ncc  inora    intorjocta,    coopit    unus 
ex  eis  spirilum  constriiigero   moum  tle  altera  in   altorain  mcmbrorum   coni- 
paginem,  de  arteria  in  artoriaiii,  ustpu'  iluiii  iii  spiiiliim  gutturis  perveuit.  » 
[Sic  postea]  prosecuta  est  calvaria   :  «    lllico  tum   lotondit  [ad  me|  nianum 
suam   angolus   mortis  et  spiritum    iiiiiiiu   dotraxit.    »   Divit  ei  Josua  (qucni 


[99]  LOGIA  RT  AGRAPHA.  429 

Deus  salutet!)  :  «  Pcr  Deum  magnum  te  precor!  An  non  mihi  describes 
angelum  mortis?  »  Respondit  ei  :  «  O  Spiritus  Dei!  [Ecce  angelus  mortisl 
manum  alteram  in  oriente  habet,  alteram  vero  in  occidente;  caput  ejus 
usque  in  summum  coelorum  culmeu  [evehitur];  pedes  autem  ejus  usque  in 
imum  septem  terrarum  limitem  [perveniunt];  inter  genua  sua  mundum 
hunc  [cojnplcctitur];  res  omnes  creatae  ante  oculos  ejus  [sunt].  »  Prosecuta 
est  [calvaria]  :  «  O  Propheta  Dei!  Postea  vero,  hora  tantum  transacta,  ecce 
vencrunt  ad  me  duo  angeli  tiigri  atquo  caeruleis  pracditi  oculis  :  vox  eorum 
sicut  tonitrum  erat  veheuientcr  sonans;  oculi  eorum  sicut  fulgur  velox; 
capilii  eorum  breves  et  crispi;  dentibusque  suis  terram  scindebant.  Ambo 
autem  interrogaverunt  me  :  Quisnam  est  Dominus  tuus  et  propheta  tuus 
et  antistes  tuus?  Tunc,  o  Spiritus  Dei!  exterritus  sum  ab  eis  et  respondi  : 
Non  est  niihi  alius  Dominus  nec  propheta  nec  antistes  praeter  Deum  no- 
strum.  llli  autem  dixerunt  mihi  :  Mcntitus  es,  o  inimice  Dei  et  inimice 
tuimetipsius!  Et  continuo  flagellaverunt  me  clava  ferrea  ita  vehementcr, 
ut  ex  vi  ictus  crederem  ossa  mea  omnino  esse  confracta  et  carnem  meam 
laceratam.  Denuim  projecerunt  me  in  abyssum  Gehennae,  ubi  tormentis 
afTecerunt  me,  usque  duni  Deus  voluit.  Cum  autem  ego  ita  [illic]  manerem, 
ecce  duo  custodes  angeli,  tabelliones  scilicet  qui  opera  a  creaturis  hoc  in 
mundo  facta  in  libro  adnotant,  ad  me  venientes  dixerunt  :  O  inimice  Dei! 
uobiscum  venias  usque  in  mansiones  habitatorum  paradisi.  »  Prosecuta  est 
[calvaria]  :  «  Perveni  ergo  cum  illis  ad  portam  primam  ex  portis  paradisi ; 
et  ecce  [vidi]  paradisum  octo  habere  portas  ex  laterculis  aureis  et  argenteis 
structas;  terram  item  [pavimenti]  illius,  nmscum  odoriferum  esse;  herbam 
vero,  crocum;  lapillos  autem,  margaritas  jacynthosque;  fiumina  denique, 
lac,  aquam  et  mel  [manantia];  cives  et  vicinos  ejus,  stellas  esse,  intra  [fir- 
mamenti]  habitaculum  inclusas  [?],  opus  Illius  qui  gloria  et  honorificentia 
praeditus  est  [scil.  Dei].  In  eis  igitur,  o  Spiritus  Dei!  gavisus  sum;  sed 
[continuo  angeli]  dixerunt  mihi  :  0  inimice  Dei  et  inimice  tuimetipsius! 
nihil  boni  in  mundi  hujus  mansione  fecisti  et  [tamen  cogitas  ut]  haec  omnia 
tibi  sint  [parata]?  Quinimo  nobiscum  venias  usque  ad  mansiones  habita- 
torum  inferni.  »  Prosecuta  est  [scil.  calvaria]  :  «  Perveni  ergo  cum  eis  usque 
ad  portam  primam  ex  portis  inferni,  in  qua  serpentes  et  scorpiones  sibi- 
labant,  et  dixi  eis  :  Guinam  est  supplicium  hoc?  Illi  vero  responderunt  mihi  : 
Tibi  quidem  et  omnibus  qui  orphanorum  bona  injuste  devorant.  »  Prosecuta 
est  [scil.  calvaria]  :  «  Perveni  postea  cum  eis  usque  ad  secundam  portam 
et  ecce  [in  ea  vidi]  homines  per  barbas  suspensos,  sicuti  canes  [alligatos], 
sanguinem  et  pus  coram  semetipsis  bibentes,  et  dixi  eis  [scil.  angelis]  : 
Cuinam  est  supplicium  hoc?  Illi  vero  responderunt  mihi  :  Tibi  quidem  et 
omnibus  qui  in  hujus  mundi  mansione  vinum  bibunt  et  quod  lege  prohibitum 
est  manducant.  »  Prosecuta  est  [scil.  calvaria]  :   «  Perveni  postea  cum  cis 


430  MICIIAKI,  ASIN.  [100] 

iisi|iio  ad  lertiaiu  |i(irlaiii  cl  ooco  lin  oa  vl(li|  hoiiiiiios  por  (juuriiiii  dia  i<^iiis 
iutroiliat    ot    por    i|)sorum   auos   ejj^rodiebatiir,    ct  dixi    cis    f.vnV.    aiigolisl    : 
(luiuaiu  csl   suppliciuiu   lioo  ?  Illi  vero  respoudcnml    iiiilii   :  Tilii  (piidfiii   >■[ 
oiiiuibiis   (|iii    |)udioas   ooiijiiges   siias    ooiitiimoliis   allioiuiit   iu    liiijus    iiiuinli 
mansiouo.    »    l*roseouta  esl  [calvaria]  :    «   Perveni  postea  (uiu  ois  us(|iio  ad 
([uartaiii  porlaiu,  ef  ccce  [iu  oa  vidil  miilicros  por  caruiu  liiiguas  suspousas 
ot  ox  (piaruiii  fauoibus  iguis  egrediolialur,  ot  dixi  (us  [sril.  aiigolis]  :  Cuiuaiu 
cst  suppliciuni  lioc:'  IUi  voro  rospondoruiit  luihi  :  Tibi  quidem  ct  oiiiuibus 
ipii  oratiouom  [a  legc  praeccptam]  iu  liujus  muudi  mansioue  praetermitluiit.  » 
Prosecuta  est  [calvaria]  :  «  Pervoiii  postca  cum  eis  usciue  ad  ijuiutam  portain, 
et  ecce  [in  ea  vidi]  mulieres  per  suas  oomas  suspeusas,  duiii  subter  [ipsaruiii 
corpora]  iguis  [ardcbat],  ct  dixi  eis  [scil.  angelis]   :  Cuiuam  est  supplioium 
lioc?  lUi  vero  responderiint  mihi  :  Tibi  (piidem  ot  omuibus  (pii  aliis  quam 
ooujugilius  suis  se  exornaut  iu  hujus  niuudi.mansione.  »   Proscouta  est  [cal- 
varia]  :  «  Perveni  postea  cum  cis  usque  ad  sextam  portam,  et  ecce  [iu  ea  vidi] 
muliores  per  comas  suas  ueonon  et  ora  suspensas,  et  dixi  eis  [scil.  augelis]  : 
Cuinam  est   supplioiuni  hoo?  Illi  vero  responderuut  inihi  :  Tibi  quidem  ot 
mulioribus  pravis  luoribus  corruptis  in  hiijus  mundi  mansioue.  »  Prosocuta 
est  [oalvaria]  :  «  Pervoui  postoa  oum  eis  us^iue  ad  septimam  portam,  et  occc 
[in  ea  vidi]  homines,  subter  quos  altus  putcus  [erat],  cui  dicitur  infortuuii 
puteus,  et  iu  quem  projectus   sum,  o  Spirilus   Dei!  Hoc  (piidcm  in   puteo 
ego   in    liujus    supplicii  augustia   [nuno    vorsor]   terribiliaijue  (piampkirima 
expertus  sum.  ))  Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Pete  a  me,  o  calvaria! 
(piidcpiid   vclis,    oum  Dei   licoutia.    »  Dixit   illa    :  «  ()   Spiritus  Doi!    Roga 
Deum  pro  me  ut   iu  hujus  muudi  inansioneiu  me  roduoat.   »   Igitur  [Josus^ 
rogavit   Deuni   pro   oa,  et   [Deusj  eam  rcvocavit   ad   vitaiu  proptcr  Jesum, 
illi  reddens  adacquatam  [oomploxionem  corpoream],  per  omuipotentiam  Dci 
(qui  laudibus  efforatur!).  Adhuo  autein  por  auiios  duodecim  [calvaria]  vixit, 
Dei  servitio  addiota,  una  cura  Jesu  (quem  Deus  salutet!),  us(|uo  dum  cognitio 
certa,  hoc  est  mors,  ei  supervenit.  Mortua  quidom  fuit  veram  proliteus  fidora, 
ideoque    Deus    per    suam   miscricordiam   posuit    illam  iutor   paradisi   oives- 

(Juintiiplici  redaclione,  ul  viilisti,  factum  hoc  dominiciim  ad  nos  usiiuo  perviMiit, 
([uod  scio.  Iii  duas  autem,  uli  vocant,  fainilias  distribui  possunt  :  Una  quideni,  tpiao 
redactiones  Iii.,  Ir.  (X,  204,  8  inf.)  et  CA.  complectitur,  utpote  a  Ka'b  al-Akhbar 
(saec.  VII)  originem  trahenles,  sicuti  ab  auctoro  Ir.  asseritur  in  eo  saltein  ipiod  ad  rc- 
dactiones  Iii.  ot  Ir.  altinet.  Iledactio  vero  apud  C.\.  occurrens  videtur  esse  iion  modo 
siniilis  redaclioni  Ir.,  veriiiii  cliain  ipsius  coiuplementuin  et  perrectio.  .iltera  vero  fa- 
milia  duas  relicpias  redacliones  apud  S.  occurrenles  amploctitur,  ipiae  ambo,  uli  auctor 
ipse  S.  adverlil,  per  \\'ahal)  filiiim  Miinahhili  (saec.  VII)  seu,  (pnxl  idem  esl,  per  auc- 
toreni  libri  cui  lilulus  Tr/niitioncs  isracliticae,  Iransmissae  siiiil.  Iiiiliuiu  aliae  redac- 
tionis  occurrit  etiam  apud  Ir.  (X,  265,  H),  ex  tradilionibus  (pioipic  Ka'Ii  derivatae,  scd 
cujus  fabula  ah  omnihus  hic  Iranscriptis  (piodaminodo  dilTorl.  Kn  ojus  versio  :  >i  rrausivil 


[101]  r.OGFA  ET  Ar.RAPHA.  431 

Jesus  juxta  calvariam  albam  et  di.Kit  :  «  0  Doinine  calvariae  hujus!  vivifica  illam!  » 
Deus  autem  revelavil  ei  :  «  Averte  faciem  tuam  \scil.  ab  iilaj.  »  Quod  cum  [Jesus]  faceret 
ct  [post  paullum  oculos  suos  in  calvariam]  iterum  converteret,  ccce  [vidit  loco  calvariae] 
senem  |in  tcrramj  procumbentem  atque  olera  colligentem.  »  Quem  quidem  senem  Jesus 
interrogal  de  omnibus  iilis  rchus  de  (|uibus  in  redactionibus  supra  transcriptis  agitur.  — 
Niiiil  de  lioc  dominico  facto  apud  Kvaiigelia  invenitur,  praetcr  ea  ipiae  ad  morluorum 
resurrcctioncm  a  Josu  peractam  attinent.  Nec  mirum;  siquidem  lioc  ipsissiiniiiii  iactiiin 
apud  V/fiiK  Pdlra/n  (edit.  Roswcydi,  Lugduni,  l(il7,  pag.  401  b,  408  b,  499  a,  503  b  et 
Migne,  Pair.  nracca,  t.  L.W,  col.  280)  de  Abbale  Macario  calvariam  interrogante  narra- 
tum  inv(!nies.  Quae  quidem  graeca  narratio,  triplici  redactione  praedita,  fons  esse  videtiir 
arabicae  narrationis  It.  (X,  264,  8  inf.)  et  CA.,  potius  quam  reliquarum  redactionum.  — 
Redactio  alia  invcnitur  apud  Syros,  cf.  Rubens  Duval,  La  litleratiire  sjjriaque,  Paris, 
1907,  p.  111  :  «  Ilistoire  d'Arseniiis,  un  rui  d'Kgyp(e  que  Notre  Seigneur  ressuscita  pour 
en  faire  un  ascete  chrcitien  ».  —  Ncc  praetermittere  debeo  legendam  hanc  (sicuti  illam 
quae  supra  siib  n°  54  posita  est)  apud  moslemos  hispanos  inter  cliristianos  com- 
morantes  —  vulgo  nioriscos  —  ila  divulgatam  fuisse,  ut  quaedam  ipsius  redactioncs 
lingua  vernacula  sed  arabicis  litteris  scriptae  ad  nos  usque  pervenerint,  uti  videri 
fas  est  in  opusculo  jam  supra  (suli  n°  54)  laudato  in  quo  R.  Menendez  Pidal  de  hisce 
duabus  fabellis  earumquo  fontibus  cliristianis  erudite  disserit.  —  Omnia  denique  ferc 
adjuncta  quae  in  descriptiune  lum  angeli  mortis,  tum  duorum  punilionis  angelorum, 
tum  animae  interrogationis  et  llagellationis  ab  hisce  angelis  factae,  tum  animae 
itineris  iisque  in  coelos  et  infernos  (quae  quidem  praesertim  apud  (L\.  invenies),  ex 
fonlibus  moslemicis  proculdubio  scaturire  censeo  :  in  traditionibus  etenim  moham- 
mcdanis  non  paucis,  animae  e  corpore  exitum,  ejusque  ascensionem  in  coelum  et  in 
infernos  descensum  ipsissimis  pene  verbis  narrari,  exempli  causa,  videbis  vel  apud 
Kitab  Sharh  al-sudur,  al-Suyuli  auctore  (edit.  Cahirae,  1329  hegirae,  pag.  22), 
vel  apud  T.,  i,  18,  vel  apud  MA.,  69.  Topographia  tandem  portarum  septem  in  quas 
infernus  distribuitur  necnon  damnatorum  in  unaquaque  supplicium  in  traditionibus 
passim  moslemicis  invenitur.  Nihilominus,  cx  quibusdam  Novi  Teslamenti  apocryphis 
ideam  angeli  niorlis  lluere  credas,  si  oculos  convertas  in  ms.  Sahidicuni  (Or.  7025)  a 
Wallis  Budge  nuper  editum  [Coptic  Martyrdoms...,  Londres,  1914)  in  quo  de  Abbaton 
sive  Mouriel,  mortis  angelo,  loquitur. 

103.  —  Ih,,  IV,  383,  14.   ^^jj    ^—-   a_^   ^    ^  ^>L.!I    ^U    ^^    JU" 

Dixit  .Icsus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quam  multa  corpora  sana,  vultusque' 
splendentes  [«/  est,  formosi]  et  linguae  disertao,  cras  in  medio  stratorum  ignis 
[inferni]  clamabunt!   » 

Nihil  in  It.  (X,  520)  de  fontibus  hujus  verbi  moslemicis  invenio.  Agraphum  ([uidem 
est. 


HISTOIRE  NESTORIENNE 

(CHRONIQUE  DE  SEERT) 


Patr.  OR.  —  T.  XIII.  —  F.  4.  29 


Nihil  obstat, 
R.  GIUFFIN. 


PERMIS   DIMPRIMER 


Paris,  le  22  juillet  1918. 


E.  ADAM, 
Yic.  gen. 


i 


"t" 


HISTOIRE  NESTORIENNE 

(CHRONIQUE   DE  SEERT) 


SECONDE  PARTIE  (II) 

PUBLIEE   ET    TRADUITE    PAR 

M^^  ADDAI  SCHER  (n  i., 

ARCHEVEQUE    CIIALD2EN    DF,    SEERT    (KUnDISTAN) 
Aveo  le  concours  de 

ROBERT    GRIVEAU 

ABCmVISTE    I'Al.|f,Or.RAPIlE 


(.jjl     diL     ^yyj 

^_yi)i     ;«-«    TtX^I    A^ll     ^3     J^J    •^'-^Lit'     -t/^^J    «_»— Jl     (_!    tJLr*>^^     Jj-ajl    7t»t«»J 

j»^l    JuLiU    .l_^j    l^y^lj    ^j^r^    j=-^y}    ^\    ^bj    o->)l    -^   (*>'    ."Tj^VI    ^y 
i«9^  (jv^'   -^^   (^'  oO^  idr*  (v-^'j  ^'   cr*r"      (n^   tst"^   ^^~y^   cr^-^  li>jj-«  ♦  p.  124. 
<;c.U>c..ij   Lij».»   (^Ljs   jj-yjL_JaJ   ^V-J'   LJj   .L(^  i^Jt*    LiJls    i^W    (Jl   IjjL^sj  «-oL* 
C)L.j  ssA*   dLLJI   >i|^_  ^l  «J  ^yC  J  <;V  dtL»j  jl  bA»  (j^  t/^jb  '^.^  '^jj 

.  *>■■.■■*■'    ^^-JJ'    SiAjwj    /*^**-^      .  Mii^  *^    u-Ja— .*  y    ^«^    L*.«    ^ y-t^    ^»-*o    O^v^.*    isAAj 


XLI.     HlSTOIRE    DE    TlBERE    EMPEREUR    DES    GrECs'. 

Cet  homme  regna  cn  885  d'AIexandrc ;  il  favorisa  Ics  pauvres,  defendit 
la  croyance  a  la  dualite  de  natures  dans  le  Christ  et  chassa  les  heretiques ". 
De  son  tcmps  la  paix  fut  rompue  avec  les  Perses,  k  cause  des  Armeniens,  qui 
se  revolt^rent  contre  ceux-ci  et  implorerent  la  protection  des  Grecs'.  Dieu 
fit  triompher  Tempereur  des  Perses  et  des  autres  ennemis.  Les  Perses 
envahircnt  ensuite  Resaina  {Ra's  el-'Ain)''  et  les  environs  de  Nisibe.  IIs  devas- 
terent  tout  le  pays  et  emmenerent  les  habitants  en  captivite.  Tibere  {Tthdryoih) 
envoya  contre  eux  Maurice  {Moriqa),  le  chef  de  ses  armees ;  il  fit  soixante-dix 
mille  prisonnicrs  et  les  cnvoj^a  dans  rile  de  Chypre  {Qoiiprous).  II  repoussa 
encore  les  Perses,  qui  avaient  repris  roffensive  et  envahi  les  regions  de  la 
Cilicie  {Qdli^iyyn).  Tibere,  s'etant  rendu  compte  du  merite  et  de  la  bravourc 
de  Mauricc,  lui  donua  sa  fillc  cn  mariagc,  et,  n'ayant  pas  de  fils  pour  le 
remplacer  sur  le  trone,  il  le  designa  pour  son  successeur.  II  mourut  apres  un 
regne  de  neuf  ans,  dont  cinq  ans  avec  Justin  {Yoiisttnd)  et  quatre  ans  apres  lui. 

1.  Cf.  The  Third  Part  of  the  Ecclesiastical  Histonj  of  John  Bishop  of  Ephesiis... 
by  W.  Cnreton,  Oxford  1853,  p.  168  et  sq.;  Chronique  de  Micltel  le  Syrien,  ed. 
Chabot,  tom.  II,  p.  338-339;  343;  354.  —  2.  C.-a-d.  les  Monophysites.  —  3.  Cf.  ibid., 
p.  395,  403  et  sq.;  Evag.,  lib.  V,  cap.  i  et  sq.;  Barhebrseus,  Chronicon  Syriacum,  ed. 
Bedjan,  p.  86-90.  —  4.  II  y  a  ici  une  incorrection ;  il  devait  y  avoir  aussi  le  nom  d'une 
autre  localite,  si  la  particulej  n'a  pas  et6  placee  par  erreur  devant  Resaina. 


438  IIISTOIRE  NESTOUIENNE.  [118] 

j_^LJl   ybj  ^JjVI    jUV'   ^r^)   ^ 
•y^   jvUtj  ijj^jJl   ^v-^  ''^'^''   c^'   ^^   ^'^   j^J  k^i/^^    ^^   o^  '^'J^^  ^^ 

.IjJI    ^l_)    OJjl     «^.i-lxV    .j~^j    i-*J>;    l;—^    J^    (V     •  (j'.'!'-''^'l    -->~^     c^y}      «^"H 

1'.  125.  -V^Cr^J  fjj'   lTI?:?'  -'^^   '*-''^„  j^  '^"^  ^:''  >''^J  *  *V"_  ^•^^'  Jv*  k^^J 

'La.llsJI  <0  Ai»    v«     Ji.   jLs-VI   f-^*i   ij"^!   >*-?'^  jU-lrUJI  JLiji»     r-Lu-l  LJj 

v_.^yij|  jj^l  jl^lj  ^_^J>  ~  J^   ^l^  _>AJ  (j^^-*^^  j^  i^"^'  ^,— iJI  ^_y_l    |»j«a*  jLlj-Is 

^jc  JL-j  j jjl  v_il-l  ^^ILjsJI  j  c^^   jl  ^lj  ^ilLJI  ^\  j^VI  (_5t^"lj  j jjl  i-i-l-l 

l*A_y^lJ     .jlxUI      ij^     ijjliaJlj     <iJ'LwVI     ^^     jjl      rl^.     ^^l     '-i/>»     •^'■*     ci     («O^' 

1.  .^L\x.wl  ex  «.^11/ jacuit,  requievit.  —  2.  .'^  Dominus  meus. 

XLII.     —    IIlSTOIRE   DK    IsOYAIIIi    dArZOUN    LE    TRENTIEME    C.VTHOLICOS '. 

Cet  homme  etait  originaire  de  Bcith  'Arbaye ;  il  etait  erudit  et  ver- 
tueux ;  il  avait  une  taille  parfaite  et  un  bcau  visage ;  il  avait  fait  ses  etudes 
a  Nisibc  ohez  Abraham  rinterprete",  auquel  il  avait  ensuite  succede  dans 
la  chaire  dinterpretation',  puis  il  fut  choisi  et  consacre  eveque  d'Arzoun. 
Le  roi  Hormizd  lc  connaissait  et  Taimait ;  car  c'etait  lui  qui  le  renseignait 
sur  les  mouvements  des  armees  grecques. 

Apres  la  mort  d'EzechicI  le  catholicos  \  quelques-uns  de  ccux  qui 
s'etaient  reunis  pour  choisir  un  catholicos,  elurent  Job  [At/youb)  rinterpreto 
dc  Seleucic  {Al-Maddin)  et  lc  parent  de  Mar  Narsai ;  les  autres  choisirent 
Iso  yahb  evcque  d'Arzoun.  Le  roi,  k  qui  on  venait  de  rendre  compte  de 
la  situation,  onlonna  que  reveque  d'Arzoun  fiit  consacre  catholicos ;  ct 
s'etant  ciiquis  de  la  fagon  dont  il  devait  etre  consacrc,  on  lui  repondit  quil 
etait  ncccssaire  de  convoqucr  les  ^veques  et  les  metropolitains.  II  Ics  lit 
donc  appeler  et  leur  imposa  de  consacrer  Is6'yahb  patriarche^  Cclui-ci, 
accompagnc  des  evcques,   se  pr6senta  devant  le  roi,  auqucl    ils   rcndirent 

1.  Cf.  Mari,  p.  50;  Amr,  p.  4^»;  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  100;  Guiili,  L'n 
ntiovo  leslo  siriaco  siiUa  storia  degli  ultimi  Sassanidi,  Loydo,  1891,  p.  7-0.  —  2.  Yoir 
ci-dessus,  n"  XVIII.  —  3.  Cf.  A.  Sclier,  liarljadbsabba  Arbdya,  Palroloi^ia  Orientalis, 
t.  IV,  p.  389-390  el  401.  —  4.  Voir  ci-dessus,  n"  X.XXVI.  —  5.  En  la  premi^re  annce  de 
llormizd  (579)  et  en  892  des  Grecs  (581)  ('Amr,  6d.  Gism.,  p.  44-45) ;  en  582,  son  synode 
ayant  eu  lieu  en  585,  en  la  quatridme  ann^e  de  son  pontilicat  [Si/n.  Orient.,  p.  391,  n.  3). 


[119]  XLII  —  IIISTOIRR  DE  ISOTAIIB  D'ARZOUN.  439 

a,u  j^  j^  ^r  t^jUJi  f^i  <;v  ^^1  dUi  iiii-ij  .(v-^y^  vi  Ciji  i_^_  Vj  » i-. 

S_,i^l     ^ji^i    <,JlL\     ^jiaJ    U_y'l3     jj.!j-ttj     J^''!     Ja^'     ''^I-J°  '     J-«     ^\J"     *^'     Ji 

.[^-«aS&«    \VJy^     j— 'J     *^J    j^-^"    J     'V       r^~^-     '^     ^y.^-*-»^' 

jJb^  XsJI  ^jLc-M  lilUI  ^l^  k_,vUJIj  j^l   (^L»^3  ^jiiJiJi  i^  j5j\  'S.j^     .    u^ 
1.  (v;Jj!/"  ex  i)V(  mysteria. 


grftces,  et  qui  les  renvoya  a  leurs  sieges  combles  d'honneur.  U  ecrivit  meme 
aux  gouverneurs  d'agir  d'apres  Tavis  des  eveques  dans  les  questions  de  droit 
et  dans  les  autres  affaires  et  de  ne  rien  faire  si  ce  n'est  suivant  leurs 
conseils.  Les  niages  s'irrit6rent  dc  ce  que  plus  que  tous  les  rois  persans 
il  iionorait  les  chretiens. 

En  la  quatrieme  annee  de  son  pontificat,  il  composa  pour  Jacques 
{Ia'qoub),  eveque  de  Tile  de  Dirin,  vingt-deux  '  canons,  qui  contenaient 
ce  dont  il  avait  besoin  pour  radministration  de  son  diocese.  II  expliqua 
en  abrege  les  saints  mysteres'. 

Nisibe  et  'Ana  etaient  deux  villes  limitrophes  des  Grecs  et  des  Persans. 
Kosrau  Parwez  attaqua  son  pere  Hormizd,  lui  creva  les  yeux^  et,  grAce 
aux  soldats,  s'empara  de  rompire.  Mais  apres  sa  victoire  et  la  proclamation 
de  son  avenement,  ii  fut  contraiut  de  fuir  devant  Bahram,  le  commandant 
des  armees,  et  d'avoir  recours  a  l'empereur  grec,  qui  lui  donna  des 
troupes    et    le    rendit   maitre   dc    l'empire,    comme    nous  en  parlerons   en 

1.  Ebedjesus  de  Nisibe  (apud  Assemani,  B.  0.,  III,  i,  p.  110-111)  donne  le  meme 
nombre.  Mais  le  Synodicon  Orientale  (p.  424-451)  n'en  contient  quc  vingt.  —  2.  Ici 
notre  auteur  fait-il  allusion  aux  canons  que  le  patriarchc  adressa  a  I'eveque  de  Dirin  et 
dans  lesquels  il  explique  les  saints  mysteres,  ou  bien  a  un  ouvrage  different?  Is6'yahb 
dans  la lcttre  adressee  a  Jacques,  parle  dun  autre  ouvrage  qu'il  avait  compose,  etant 
encore  dans  recole  de  Nisibe,  sur  le  bapteme  et  le  saint  sacrifice  de  la  messe  [Syn. 
Orient.,  p.  420).  'Amr  et  Mari  lui  atlribuent  eux  aussi  un  traite  sur  les  sacrements.  Ebed- 
jesus  de  Nisibe  (apud  Assem.,  III,  i,  p.  108)  lui  attribue  encore  un  traite  contre  Euno- 
mius,  un  autre  contre  un  eveque  heretique,  une  apologie  et  des  lettres.  —  Ici  notre  auteur 
ne  mentionne  pas  le  synode  que  tint  ce  catholicos  en  585  et  qui  a  ete  publie  par  Chabot 
[Syn.  Orient.,  p.  390-424).  —  3.  Notre  auteur  declare  ailleurs  que  les  grands  de  Tempire 
detronerent  Hormizd  etlui  creverent  les  yeux  (voir  ci-dessous,  n°  XLIII). 


\->. 


V.   12 


440  iiisTomr-:  nf.stoiuenne.  [120] 

U  aXv»-  ^-*-^  Lo  ix,L»Jl   ^>*^l)  (v^  ij'.yf!^\  ^^j^i  cij''  *-^  y^   iT-fy^  v_*»-L» 

JL>»;i  jo  j»ij  4JI  ^^uiiA.  Jj  '  ivi''^^'  ^J^  k.<-^lj  ^j^^  .^^  ■^^  ^%JS  k_i-9jj 

ia-ylj  ^_;-l  hA^j  iJbl  <La)l  ^l  ijJrUJl  f^^  -ijs^^  '^^  '•^  J_^jJI  |j£.  J-uj 
•^  Ijlj  U  M^l  <^^  i^-^y  fSyf^  ^^^~»T**J  vjD-U  j^^UJl  ,3Jij  .Ijic-  J-uj  i,r*^j 
X  V  JLa^  «liM*  .rJL.i-1  Ji  jJirUJ)  ^^^^  Ji  ^  LUj  ^j^  Hi  *o  «iUi.L:L-l 
iiJLVl  ;j.  oJuLl  V3  (.jjl  ^M;  Jl  ^  jr^""  p^  ^i  ^^^j"^''  ^  lI;-ULC  ^ 
LJ  Jl  ^-  jjj  ^^:i^-  jj  dliVj  ^l^l  J  -^i);.  ^/jv  ^l  o^j  •,/:^  J  ^'-^' 
ii  ^  ^LaT  J  dl;l  iJblj  .i_$Ll  <|^j  ij^-^y  -*^  f->^'  i^L^  (3  ijy^  -^^ 
1'.  12S.   jlt    dL^lj    l^.Jj  <C)U]1    ^l   Jlj    pT  .  j>-J^\   '   ^\jyi   Sj\£':>    iJLJIj   .  c-^.    L«   ._,>-..=► 


detail'.  C.oinme  a  .son  retour  triomphaP  on  lui  dressait  des  tcutes,  Ic 
catholicos  Isoyahb  lui  dressa  lui  aussi  trois  tentcs',  devant  lesquelles  il  se 
tint,  pret  k  le  saluer'.  Mais  lc  roi  sc  montra  fache  contre  le  catholicos  ct 
nc  voulut  pas  le  rcgarder.  Sur  son  ordre  les  eveques  tcnaient  dans  les  niains 
du  musc  recherche,  de  rambre  exquis,  du  camphre,  du  safran,  des  bois 
d'aIoes  des  Indes  et  des  cassolettcs;  le  roi  n'entra  pas  sous  la  premiere 
tente.  Le  catholicos,  qui  tcnait  k  la  main  du  myrte,  un  cedrat  et  unc 
cassolettc,  s'empressa  de  se  rendre  k  la  deuxieme  tente.  Le  roi  ne  voulut 
pas  y  entrer.  Le  catholicos  etait  dans  la  perplexite;  les  soldats  de  Maurice 
commeuQaient  a  murmurer  a  la  vue  de  ce  manque  d'egards.  Le  roi,  qui  s'en 
apergut,  dit  alors  au  catholicos  :  «  Tu  as  fait  trois  mauvaises  actions,  dont  il 
faut  te  punir.  Premiercmcnt  tu  n'es  pas  venu  avec  moi  cn  terre  grecque ;  tu 
n'as  meme  pas  envoye  un  evequc  pour  m'accompagner.  L'empcreur  Mau- 
rice  m'aurait  beaucoup  plus  honore.  Tu  n'es  pas  meme  venu  me  rejoindre 
dans  lc  pays  des  Grecs,  ou  tu  savais  bien  que  j'etais  arrive  et  regu  par 
Maurice.  Deuxiemement  tu  ne  m'as  pas  dresse  une  tente  comme  il  fallait. 
Enfin  tu  as  prie  pour  rusurpateur  Bahram.  »  Puis  le  roi  se  dirigea  vers  la 
troisieme  tente  et  il  y  entra.  On  tint  sa  montnre  par  la  hride.  L(n-squ'il  fut 

1.  Voir  ci-dessous,  n°  XLIH.  —  2.  II  s'agit  ici  de  son  triomphc  sur  Bahram,  apr6s  son 
retour  de  chez  rempereur  Maurice.  —  3.  Ne  s'agirait-il  pas  ici  d'arcs  de  triomphe"?  — 
4.  Cf.  Un  niiovo  testo  siiiaco  sulla  storia  degli  ultimi  Sassanidi,  ed.  Guidi,  Lcyde, 
1891. 


[121]  XLII.  —  HISTOIUE  DE  ISCYAHB  DARZOUN.  441 

^^j\y  ^Ia  dhl^  jl  ^j:is\  jUai  ytj  Jlsj  Ji.'^!  Ji\  cJ^\j  ^^  v_iijj  ^\i 
.j£.\l,  JU.  (.1^  djb^j  dlA,  i^  jk  ^  <;!  j^-  jl  .dLjii  ^  ijiJl  ^ 
Jlli  .y^\  J^\  Sii  v^  ^  ^Ul  J^_  jlj  a.UAJ  VI  jl^  LJ  ^^Lij  Ul  ^  Jlii 
*U  iJLU'  ^j  LftAs-l  jjl  !i'-uJI  iiijt  ^l  viAr^lj  db?u"  cl^j  ^i^s  »:Ja-jr  ->i  ^ 
Ifrji  .Vy"^^  JjL^»   ^-»t  1«  1»;  .1^  dULl  ^l  JJL..  dilll  ytj  J\y.  ^  ..^^ 

Ul  <!  JUJ   .liVV  .-^  ^l   JL^  ^WI   j  o^  jt  a)L-  ^LI  lli:  c^  Uj 
^jj^  ^  jVj  <;  (^Jc  f-viH.  '  (Jj  cUJL  jl^  <;U  dk^  J  ^j>--*^  J^  l.5>^"  *  ^- 
t>*  crt^  ti  ^-^^  ^jl  V  L,  t5^.  O^  '^j^"  ^"^3  d"  J^^  u^  fr^^  ^**^. 

^_gL^j  Jfr  ^j  J.U  ^jjl  -d  j  4J^..a>  ciyi-  LJ  (jL»=.OI  ^y^  ii:>j*»  L.lj  «^UjJI  viii- 
^^JJIj  .<,i  viLu  VI  1^  Vj  1^^  (v^  ^Jo.  (J  t^^  UaJJ  jLiJI  v_iJU.«JI  ^_yjj 
Ul^   .j»^jj   iiUsJL  jylj  jLiHJ  (v^^   Ol  "^  (y~^   '-'-^   (n-j^    1^^   J^   v^. 


120. 


sous  la  tente,  il  s'adressa  au  catholicos  et  lui  dit  avec  colere  :  «  Penses-tu 
que  tu  pourras  echapper  par  hi  rusc  que  tu  viens  d'employcr  k  la  punition 
dont  tes  crimes  t'ont  rendu  digne?  Ou  bien  crois-tu  que  j'ai  ignore  que  tu 
as  ctendu  les  mains  pour  prier  pour  Bahram,  qui  s'etait  revolte  contre  moi? 
—  Je  n'ai  prie,  lui  repondit-il,  que  pour  le  roi.  J'ai  souhaite  que  les  hommes 
echappassent  k  la  tyrannie  de  ce  mechant  esclave.  —  Je  suis  entre,  lui 
dit-il,  sous  ta  tente  et  j'ai  agree  tes  compliments;  et,  pour  repondre  aux 
trois  questions  que  je  t'ai  posees,  je  te  donne  trois  jours  de  delai.  »  Puis 
il  ^tendit  la  main,  prit  le  cedrat  des  mains  du  catholicos,  qui  pria  beaucoup 
pour  lui,  et  il  continua  sa  route. 

Au  bout  de  trois  jours,  il  lui  demanda  quelle  etait  sa  defense  sur  les  trois 
crimes  qui  Tavaient  courroucc.  «  Ce  qui  m'a  empeche,  lui  repondit-il,  de 
t'accompagner,  c'est  que  tu  es  parti  pendant  la  nuit  sans  que  je  m'en  aper- 
Qusse;  d'ailleurs,  le  jetine  aurait  empeche  ma  suite  de  m'accornpagner  dans  ce 
voyage;  et  j'ai  redoute  de  voir  reffusion  du  sang  de  mes  coreligionnaires. 
Cest  encore  la  meme  cause  qui  m'a  empeche  ensuite  de  rejoindre  le  roi  en 
terre  grecque,  parce  que  si  j'avais  quitte  mon  troupeau,  Tadversaire  rebelle 
Taurait  su  et  aurait  verse  le  sang  des  petits  aussi  bien  que  celui  des  grands. 
Or  mon  devoir  est  de  le  sauver  en  lui  donnant  ma  vie,  et  non  pas  de  me 
sauver  tandis  qu'il  est  menace  de  perir.  Enfin,  Dieu,  qui  connait  les  inten- 
tions  et  qui  sonde  les  coeurs,  m'est  temoin  que  je  n'ai  prie  que  pour  le  roi; 


442  IIISTomE  NF.STORIENNF:.  [1221 

(0»  4l!j  .<5CU  oL*5   cUUj  viiUI  ^l^  i,y^^  c^  i\  jUJL!  VI  jl^  Ui  ^lt^ 

^    J;     bVjJ    ^_^lc    ^l    jvUl    jJ    ^jl    jl  j^    ,_li^    -^r*-^'    J    '^    vJ^J    jliL^tVI 

l.  Jljj  JjlJj^fcl  ^IJ  As  ^  JUj  .KL  ^^X-^  jl  j^^  i5-U)  i^Uj   jl  ^^1 

•  1'.  130.    fU    (vAjti-l;     *iiUI    y^    'r^^,    '    O^    ^    c^-V    "Ct    J^^lj    ^    fjjl    jl^   -*^J 

j5_^^  viiU  j^   i^ljJl   <LlJI   j    ^L:u.lj  t^Ltl   ^.^yt,!   jl  j»r  .jjjl  j_jifr  "C-iLL-l 

ij^^^l     If-^l     ^l    wJI     J     sj^l    dU.    jAjJI     j^    jUjJl    Ol    A>    "CJjjj  J^j^^ 

Syi^    «jjl  «;ju   vtJdj  k_,J.^I  <6.j  )s^  ^Jcj  ^(rrt^^   "'^^J  J  "^^  -^-"^    J"^'  ^r~3 

.ijJi£-   ^r»*>-   »J^J  ^ 
1.   «^J'  e.\  Mol-i  llironus,  tribunal. 


j'ai  prie  pour  la  consorvation  ct  la  sucurilc  du  roi  ct  pour  raircrmissomcut 
de  son  pouvoir.  Commcnt  me  serais-je  permis  de  prier  pour  cclui  que  je 
connaissais  pour  rebelle  a  son  maitro?  La  priere  que  je  faisais,  je  l^ollrais 
dans  mon  cceur  pour  celui  qui  etait  digno  d'6tre  appele  roi.  —  .J'ai  accepte, 
lui  repondit  le  roi,  tes  excuses,  et  j'ai  rejet^  les  dcsseins  que  j'avais  imagines 
contre  toi.  » 

Les  Grecs  etaient  mecontents  de  lui  (du  patriarclie)  parce  quc,  quand  il 
etait  eveque  d'Arzoun,  il  rensoignait  le  roi  Hormizd  sur  leurs  mouvements. 
Isd  yahb  tomba  malade  et  mourut  en  la  cinquieme  ann^e  '  de  Kosrau  Parwez. 
Hind,  fille-  d'En-No'man,  fils  d'eI-Moundliir,  roi  des  Arabes,  rinhuma  dans 
Teglise  qu'elle  avait  construite  a  Hira,  dans  le  milieu  du  choeur,  oii  ou  eleva 
sur  son  tombeau  un  banc  en  formo  de  croix.  Cette  eglise  ost  connue  aujour- 
d'hui  sous  le  uom  do  Couvent  de  Ilind.  Son  pontificat  dura  quatorzc  ans 
suivant  les  uns,  quinze  ans  suivant  les  aulres^ 

1.  En  594/5.  'Amr  (p.  49)  place  sa  mort  en  596.  —  2.  Soeur  d'En-No'man  d'apres  Mari 
(p.  56)  et  Un  nuovo  teslo  siriaco,  p.  9;  cf.  Tal)ai-i,  p.  347  et  349.  —  3.  II  y  a  a  remarquer 
ici  que  notre  auteur  n'a  riun  dit  sur  une  ambassade  de  ls6'yahb  I  aupres  de  rcmpereur 
des  Grecs,  dont  Mari  et  'Amr  parlent  avec  tant  d'eloges.  Ces  deux  annalistes  ont  con- 
fondu  156'yahb  I  et  Is6'yahb  II. 


[123]  XLIII.  -  RESUME  DE  CE  QUI  ARRIVA  A  HORMIZD.  443 

•wi  |vi_5  p^   ^iJij  dj^l   Jlla)   isiijl   ^jt-^jr"  fW   ''^'   orrr'  w^U?  j.._^  jo 

ic    islJliCj    .(iJ^'    -^    (>*    '^■-a  -1    '^Ui^    U    ..^J=-    J    SJijl    U    pJa£    Ijjji-sj    "^    Ij^^J 
jjiC      jl     .j-^      dlU«    *J     Jlsj     CClsj     Vj-i^J    y>^\     Us^     -dl     JoJjl    jl     4j>l|     (J~*f- 

^Vl  '»-U^  ;>jjj  .yy^  dUUI  ^frlis  lj»U.j  ^  lj,.:a._:^lj  j^\  U-i  .(j-U)l   lijt  ^U 

^l     lj<,l£.     pAlj.5     ^_^     ^^J\      iA.     UAJ     .jLajJI     ^_^     Cp-lj     U^ls     .AT,^     j_^I     ^>;^„     j^ 

.^ljJI  ^^.\  J  O^^j  ^>J-uJI   J\   \^  UiJJlj  ^j_^j  yy>  j.   j._j^.l   i^^  i^Jj 
.jU=^_jjl  j»=;  ^^  dUi  ^VI  ij^j  ."C;!  j^jA*  tji^l  j^^Af.  J*ij  _>*/&  ^^1  ^j 


XLIII.   —   Resume   de  ce  qui  .vrriv.^.  a  Hormizd    P.JlR  son  fils 

KoSR.VU     ET    \.k    C.VUSE    DE    CES    EVENEMENTS     d'aPRES    LES    ANNALES    ROYALES  ' . 

Hormizd  avait  envove  le  commandant  de  ses  armees  Bahrani  Sobin 
{Djohin)  pour  combattre  les  Turcs;  il  en  avait  triomphe  et  avait  envoye  uu 
riche  butin  i  Hormizd,  qui  honora  fort  le  trioinphateur.  Mais  les  courtisans 
jaloux  le  desservirent  aupres  de  lui  cii  disant  que  le  butin  envoye  etait  bien 
mediocre  k  Tegard  de  celui  quil  avait  pris  pour  lui-meme.  Or  le  roi,  en 
recompense  de  tant  de  services,  lui  envoya  une  chemise  rouge  et  un  fuseau 
rauni  de  la  boule  qui  le  termine  :  «  Un  homme  comme  toi,  lui  fit-il  dire,  ne 
doit  avoir  qu'un  pareil  accoutrement.  »  Cela  mit  Tarmee  en  colere  et  la  porta 
II  se  revolter  contre  le  roi  Hormizd.  Bahram,  ayant  rcQU  Tordre  du  roi  de  se 
presenter  devant  lui,  se  mit  en  rcvolte  et  partit  pour  Rai  ou  il  fit  Irapper  des 
pieces  de  monnaie,  sur  lesquelles  il  grava  le  nom  et  limagc  de  Kosrau 
Parwez,  fils  de  Hormizd,  et  les  envoya  furtivement  a  Seleucie  (Al-Maddin), 
ou,  les  ayant  vues  passer  entre  les  mains  du  peuple,  des  gens  en  informercnt 
le  roi,  qui  resolut  de  faire  arreter  son  fils.  Gelui-ci  I'ayant  appris,  s'enfuit 
dans  TAdorbedjan. 

1.  Cf.  Un  nuovo  testo  siriaco,  p.  7;  Tabari,  p.  370,  430-431,  478-487.  Evagrius, 
lib.  VI,  cap.  15;  Theophyl.,  lib.  IV,  cap.  2. 


444  IIISTOIRF,  NF.STOUIKNNF,.  [124] 

»^y>\     J:J5     ^^\y*\      Ai-lj  pjJc      J-JjJ     J'^'^      J^      -^^     ^     j'^'     3"^^      ^^J 

1'.  13J.  Jjbl   »Ujj  '  l^    ^_^3  U_^   l»^j  jlytVL    ^j  pjtU.  aJ^Ij  ^jJI  ^  ^j 

.-uLx    l^U_i    j^__^    (*:-.'  'LL»    Jt-^l    j^L    Jj  ^^   ctUJI  jL>j  j,^l  jLi   ..^^--Jl; 


»UJI  ^^U  *.  I^".!-^  pjl  ^^  J^Jy  -^J  ^.-y.  Cr-i  Cr*  aJ-r:^  f-H^^J  •J'„J-r'.^ 
\>1aJI    :>ji3     -^jy*    ^  (>iy   ^^  '*J  <ryL«2,«   -u>    (ji^l    '*j"   -vjUU    .c^1*.J 

.iLl    'U.-ujj   aJ    ai.:sw   ^I    jltj   iLj»-_^  -*i  L.    «J  L^    i^jJI  ^LiJI    v::^^;'   ■u.   lyiii* 
1.  Cod.     ,-,^. 


Hormizd  avait  trait^  rarmcc  avcc  rigucur  et  s6verite  ;  il  avait  confisqud  ses 
biens,  tu6  ses  proprcs  freres,  arrfite  les  chefs,  dont  il  avait  confisque  les  vil- 
lages,  et  bi\ti  k  Huzistan  et  k  Maherdja  des  cachots,  ou  il  avait  jctc  les 
iiotahlcsde  son  royaume,  auxquels  il  donnait^  mangcr  du  pain  mele  de  gravier, 
ct  i\  boire  de  Teau  saumatre.  On  Tarreta  et  on  fit  cherchcr  Kosrau  Parwez  et  on 
le  nomma  roi.  L'armee,  craignant  les  ruses  de  Hormizd,  hii  crcva  lcs  yeux. 
Bahram  Subin,  ayant  connu  cela,  rassembla  les  troupes  et  marcha  (vcrs 
Seleucie),  faisant  semblant  d'etre  irrite  de  ce  qui  etait  arrive  au  roi.  Parwez, 
ne  pouvant  tenir  contre  lui,  s'enfuit  et  se  rcndit  aupres  de  Maurice  (M6rtf/i), 
empereur  des  Grecs,  pour  solliciter  son  secours  contre  Tusurpatcur  dc  son 
trone.  Maurice  lui  donna  en  mariage  sa  fille  Marie  et  lui  donna  destroupes; 
il  vint  a  Seleucie,  mit  Bahram  cn  fuite  et  triompha;  et  ainsi  il  devint  le  seul 
maitre  de  Tempire.  Nous  avons  dejii  racontc  '  commcnt  il  traita  Isoyahb  le 
jour  ou  il  entra  victorieux  sous  les  tentcs  que.cehii-ci  hii  avait  dressees.  D6s 
lors  il  Taima  commc  auparavant  et  Fhonora-.  H  eut  les  memes  egards  et 
de  meilleurs  encore  pour  le  cathoUcos  Sabriso'^ 

1.  Voir  ci-dessus,  n"  .\LII.  —  2.  LWnonymc  publie  par  Guidi,  p.  9,  dit  le  contraire 
et  nousmontrerarchiatre  Timothee  de  Nisibe  decrier  le  catholicos  aupres  du  monarque 
(cf.  ci-dessous,  p.  482).  —  3.  Voir  ci-dessous,  n"  LXV,  p.  483-485;  n°  I,\V11  et  suiv. 


[125]  XLIV.  -  HISTOIRE  DE  RABBAN  ELIE.  445 

J^jJl  j^  ^_A;  Jj^l  ',^1  ^^  i^JJl  Lf!l  ^j^j  ^  ^i  Cy 
J»;_^l  dUi  Jjlj  •u.ily  jlkJI  t^b  LJs  .^VI  "iCs  ^_^,->i)l  ■^)  Jjpj  UyJi  C^ 

jiCj    ,^_j:J    J=J\    -UJj    ^I    J^    tt^-J    ly>>^    i_^VI    5iA*    Cj^J    ."CAc    ^;^    I^j 

J.,yt>     «U     j    ^«^jjl     J^     Cj^     "^y^     ^y^\      j      (^gljj     «Jl     JLa^I     ^^»^1     p""     .'C!A-a. 

^^jdl  J^L  ^a^l  ^^j-t._l   «Jl    JLouj  .♦«'l./.l   jU  ^^ljS  '4»  (v-jj   -jlj^^yl  ^j-^  J. 

1.  ►ojihabitatio,  monasterium  mioa».  —  2.  Cod.  sJ-^aJ^.  —  3.  xoivoSio;  coenobita  \^t^.  — 
4.  Coenobium  |a^.  —  5.  Forte  J.^_»J'  ^j-=.  —  G.  Forle    .,-vJI. 

FAITS  QUI  EURENT  LIEU  PENDANT  CETTE  EPOQUE 

XLIV.    HlSTOIRE    DE    R.VBBAN    ElIE*,     QUI     FONDA    A    MoSSOUL 

LE    MONASTERE    CONNli     SOUS    LE    NOM    DE    DaIR    Sa'iD'. 

Ce  saint  Elie,  apres  avoir  fait  ses  etudes  k  Hira\  sa  ville  natale,  se  rendit 
aupres  dc  Mar  Abraham ',  dont  il  regut  riiabit  monastique.  II  servait  les 
cenobites.  Un  fou,  qui  se  tenait  4  la  porte  de  la  communaute,  lui  donna  un 
violent  soufllet  sur  la  joue;  le  saint  lui  presenta  1'autre  jouc.  Le  denion, 
ayant  vu  son  luimilite,  se  retira  de  rhommo,  qui  fut  immediatement  gueri.  Ce 
miracle  ayant  ete  connu  des  freres,  Elie  abandonna  le  couvent  et  aUa  dans  le 
pays  de  Ninive,  oii  il  se  retira  sur  une  montagne  pres  du  Tigre.  II  y  avait  la 
une  foret  pleine  de  betes  feroces.  Le  saint  les  en  chassa  par  ses  prieres;  il 
batit  dans  ce  lieu,  qui  est  pres  de  Mossoul,  un  monastere  pour  les  moines  qui 
s'etaient  groupes  autour  de  kii,  et  y  etablit  la  reglc  dc  Mar  Abraham..  Ce 
couvent  fut  fonde  au  temps  de  Hormizd,  fils  de  Kosrau  Aiiosirwan'.  II  guerit 
un  enfant  paralyse  des  mains,  que  lui  envoya  Iso  yahb,  eveque  de  Balad,  qui 
fut  ensuite  Catholicos". 

1.  Cf.  Lc  Livre  de  la  Chastete,  ed.  Bedjan,  n"  19;  'Amr,  p.  49;  Histoire  de  Thoinas 
de  Marga,  lib.  I,  cap.  9,  10  et  14.  —  2.  C'est-a-dire  :  Couvent  heureux.  — ^  3.  A  Nisibe 
(Thomas  de  Marga,  loc.  cit.).  —  4.  Voir  ci-dcssus,  n"  XVIIl.  —  5.  Hormizd  IV  regna  de 
579  a  590  (voir  ci-dessus,  n"  XXXVII).  —  6.  Voir  ci-dessous,  n"  XCIIL 


'.4(5  IIISTOIRK  NKSTOHIKNNK.  [120] 

«Lm  <\jLi>  y^l   iL   ^^iJl  i^^  j  ^j».ij  ^jj  ■*^l   ^-^   oU  iv'  ..5l>ljl.s  io-L   l_^ 


Irlc,    '  • 


i!>l-i)lj  fj^\   ^j>U   .J^lc  d   viJo)  ■<Sy~'   ■3ij»^^  -*-U!l  Jjtl  ^  (j-'-*^^  ^-^J* 

Ll  l^jjj   U=>-  (V   ^«.^    l^   Ulcs  «JJI    « » i    .  I jJj   ^j^    jl   *Ji— <3   "^l    _j£-a;'  'uJIj 

I'.  13."..  j^  ^  UJj  .  ^U t.»—  L»-  ^Ijj-vj'  Lo  .jj  a;'jJJj  .AjiJI  \;l  iLjMj  f.—VI  1-*-*  •Cv—i 
i3  ^^r^J  .jji-U  O^^^jy  J--»  "^jVj  ''J  JmvA^  (^l/  -'^  O-L*  ^.sL^j  /»,.,. ...^i  ~  J^>»-/l 
^^  !s.5Vjl  JjA^j  (^I/^  J^  ^Llu-I   LJ_)  .Ajjli*  ij  .sjij  ^U-j^l  ^jll   CiJI^  |JjJI 

1.  ^.  inagister  noslt-r  ^i.  —  2.  ^J^^'  a/oXr;  pa 


Pnim). 


Ce  saint  avait  le  caract6rc  violent  des  Arabes'.  Quand  il  se  vit  afTaibli,  il 
confia  les  afTaires  k  Hnanis6'*,  qui  fonda  un  couvent  dans  la  r6gion  de  Dara- 
bad.  Apr6s  sa  mort  on  i'ensevelit  dans  le  monast^re  qu'il  avait  b^i'.  Que 
Dieu  sauctifie  son  Amc  et  que  ses  pri6res  soicnt  avec  nous. 

XLV.  —  IlisToinE  Dii  R.\iiii.\N  Bar   'Edt.\\ 

Ce  saint  6tait  originaire  de  la  r^gion  connue  sous  le  nom  de  Ninive".  Sa 
m6re  etait  sterile;  elle  s'appliqua  au  jeune  et  a  la  prierc,  frequentant  rcglisc 
ct  suppliant  Dieu  de  lui  accorder  un  enfaut.  Dieu  exauga  sa  priere,  commc 
il  avait  ecoute  Hanna",  et  lui  donna  un  fils,  qu'elle  appcla  Bar  "Edta,  nom 
qui  signifie  :  fils  de  rEglise.  EUe  le  voua  k  Dieu  comme  Hanna  avait  vouc 
Samuel'.  Quand  il  eut  grandi,  il  alla  a  TEcole  de  Nisibe,  ou  il  rencontra  Mar 
Abraham*,  dont  il  se  fit  le  disciple.  II  s'attacha  k  lui  comme  lonathan  s'etait 
attacheA  David",  et,  apres  avoir  suivi  avec  succ6s  ses  legons,  et  re^u  de  ses 
mains  le  costume  des  spirituels,  il  se  retira  dans  une  cavernc  pour  y  vivre  dans 
la  solitude.  Apres  la  mort  de  Mar  Abraham'",  et  la  disporsion  dc  ses  enfants, 

1.  Cf.  Thomas  de  Marga,  I,  ch.  9-10.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n"  LXXXV.  —  3.  Ce 
couvent  est  encore  debout  ct  se  trouve  a  une  heure  a  Test  de  Mossoul.  —  4.  Cf.  Lc  Livre 
de  la  Chastete,  n°  15;  notre  Analyse  de  la  Vie  de  R.  Bar  'Edta  (Extrait  de  la  Hevm  de 
1'Orient  chretien,  t.  XL  1906,  p.  403);  Etude  suppleinentaire  sur  les  Ecrivains  syriens, 
n"  XIV.  —  5.  Du  village  de  Raspa  sur  TEuphrate  ( Vie).  —  G.  I  SamueL  i.  —  7.  Ibidem. 
—  8.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessus,  n"  XVili.  —  9.  I  Sam.,  xviii,  3  el  suiv.  — 
10.  Abraham  mourut  en  588  (voir  ci-dessus,  p.  135,  n.  1).  Sa  Vic  dit  que  du  vivant 
dAbraham,  son  maitre,  il  sc  rendit  en  Marga. 


[127]  XLVl.  —  mSTOIRE  DE  RABBAN  SIMEON.  447 

JuJLj    r-^1   J-r^    •>^3   ^Ui»    "01    /w^U    •(v»l_^J    jVjI  ^r^  _^3  ^r**)'    Cy    ^'^    O!-' 

j  c>u  (^"  -jLjk^'  ^y  ^^  V  '-**?'J  -Ir^  ^^  t5^j  V  o'-'^^  ^\J''^^  Cy  *~*^ 

Jjj    ./.jJl    lijt>   J^    (j    ^    lP    (3      '^L^'»    <_UjuJ    -Ir^    (3    <j^-^-5      >^,-*^^    -*^^    f^. 

®  •^i  UjIj  Ij-u^"  (♦jri_j-L^  (♦^lr^J  ^j^j^'  ^^y5  j^^  ij^-^j 

.    jjj«jji     Jj)J     ^^  *  P.  13G. 

r^'  Aij^  j  jo-j     11«;'  4)1  D1J3  iijA.  ^^  ^^  Uj  ■  J>^  S^  ^  ^J^  ^-^ 

•yj      .X«2SJ      .<C_Ljbj      J.i'      «iiljj       |_^jVl      ^Ac       JLJVI      iJ^_.      Lo      ^^J      UA^      "^^J^      j^_/ 

j-5jVl  ^_j)^  >-i^^  (^*  ^I^J  ^Lisyj  If]  JLi  5^,»Ji;  S^   >^j^,  O^  j  *^L>  ^lsij  lrl&^_ 
yJI  iLlJl   A^j  ■•^i/?-  ^_^l   J    «sjj  •'^jj;  o^   ^j^   J^^  "^^   -*-»;.  ^-l^U  ^_^   ^lslj 

1.  v^OwVsw  ex  |tf-  novus.  —  2.  ^S'^  ex  pvao.  memoria,  commemoratio.  — 3.  Sic. 


dont  Rabban  Bar  'Edta  etait  le  premicr-n^,  celui-ci,  accompagne  de  plusieurs 
moines,  se  rendit  k  la  montagne  de  Marga,  oii  il  convertit  beaucoup  de 
Kurdes  et  bAtituu  monastere,  ou  il  etablit  une  petite  communaute  de  moines. 
11  mourut  le  dimanche  de  Quasimodo ',  jour  oii  chaque  aunee  on  fait  sa  com- 
memoraison,  et  il  fut  inhume  dans  son  couvent.  Plusieurs  saints  personnages 
sortirent  de  cecouvent;  entre  autres  Simeon  {§em'oun),  foudateur  du  couvent 
de  Senna-,  Rabban  Yozadaq',  Rabban  Hormizd  '  et  Jean  {Yohaima)  le 
Persan^.  Que  leurs  prieres  nous  fortifient  toujours.  Amen. 

XLVI.  —  HisToiRE  DE  Rabb.vn  Simeon*. 

Cet  homme  etait  originaire  de  Cascar.  II  sortit  de  son  pays  pour  chercher 
Dieu  le  Tres-Iiaut.  Ayant  rencontre  un  fleuve  sur  sa  route,  il  fit  sur  Teau  le 
signe  de  la  croix  et  le  traversa,  comme  s'il  eut  marche  sur  la  terre  ferme; 
cela  eut  licu  avant  quil  fut  moine.  II  alla  trouvor  Rabban  Bar  "Edta',  et 
se  retira  non  loin  de  lui  dans  une  grotto,  oii  il  se  nourrit  longtemps  du 
fruit  d'uu  arbre  appele  dabouta^   11  gagna  ensuite  les  bords  du  Jourdain, 

1.  Litter.  Dimanche  nouveau.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n"  XLVI.  —  .3.  Sur  ce  person- 
nage,  voir  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  91.  —  4.  Voir  ci-dessous,  n°  XCIX.  —  5.  Sur  ce 
moine,  voir  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  113.  —  6.  CL  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  08.  — 
7.  Voir  ci-dessus,  n°  XLV  —  8.  Je  n'ai  pas  pu  identifier  ce  nom;  on  pourrait  encore  lire  : 
dnouta  ou  dyouta,  etc.  Peut-etre,  dyouta  pour  \k>\i  et  |u,  figuier. 


•  P.  137. 


/|/.H  IIISTniRI-:  NKSTOMIKNNR.  [128] 

.^JLLJI    J^l    jly^   jJli,li   .^jVI    ^-   jK-    ^   O^i    Jlt    ^    jl   ^AiJI  Iaa 

\a  c^j>-  l,A»-l  j^  .»Ia^I   «Ly  .  j_ptJLJIj  »UVl  J>^  ctiilsM      Ji»-I  ^  C)j  \ 

.  O  v*i   U ■<■>.' j  JvjJi 

JjJj     .  J^_^l     Ci-L.    a;I    |vUJ    .Sy     A    <:c    ^ltj    ljj>.    bUatl    Jb-J    <."jli«    ^l     jLaJ     /ilsj 

jlJ^I  Uj   .CLj  o  J^lj   jJl    Ul    (.11   J   ;jL,jVl    jJ^    Jj;    U^  jJJI    dJi  Ol 

.  Li     <C«    A:>u     J    \»^y*      'jA     JliiVI 

^j  •  a~"  ^-^  i^  ^-'***  «i  J^J  •  (jv^'   L^-»^  (^^  csr^'  "^.^^  '-^  v_ikS-lj 
1.  .(-A-*  G.x  v—iiji  Apostolus. 


et  y  demeura  en  adorant  Dieu;  il  se  nourrissait  des  I6gumes  qu'il  semait 
lui-meme.  Une  fois  les  sauterelles  qui  avaient  ravag^  la  region,  se  dirige- 
rent  vers  le  potager  dont  le  saint  tirait  sa  subsislance ;  celui-ci  cria  devant 
elles  d'une  voix  forte;  et  aussitot  elles  s'arreterent  autour  du  jardin  et 
r^pargnerent.  Mais  le  saint,  ayant  prefere  ensuite  subir  Tepreuve  avec  lcs 
habitants  de  la  contrde,  pcrmit  aux  sauterclles  de  ravager  le  potager.  II 
v6cut  encore  pendant  un  certain  temps  de  ce  qui  lui  restait  des  legumes, 
jusqu'^  ce  qu'il  n'y  en  eut  plus.  N'ayant  alors  rien  k  manger,  il  eprouva  vio- 
lemment  la  faim.  II  pria  en  disant  :  «  Seigneur!  c'est  par  amour  pour  toi 
que  les  prophetes  et  les  apotres  ont  ^te  mis  k  mort  et  que  les  martyrs  ont 
ete  mis  en  pieces;  c'est  encore  par  amour  pour  toi  que  j'ai  abandonnu  le 
monde  et  que  je  vais  soulfrir  la  mort.  » 

Aussitot  qu'il  se  leva  (de  sa  priere),  il  vit  un  homme  entrer  chez  lui  dans 
la  grotte;  il  lui  donna  du  pain  et  disparut.  II  sut  que  c'etait  Tange  du  Sei- 
gneur.  Le  pain  descendit  pour  lui  comme  ctait  deji  dcscendu  le  pain  de  la 
veuve.au  temps  dii  prophete  Elie'.  II  cn  mangea  longtemps;  mais  des  ([u'il 
voulut  clianger  de  rctraite,  il  n'en  trouva  plus  trace. 

A  rinstar  d'IIabacuc",  il  fut  enlev6  et  se  trouva  en  terre  persane.  II 
habita  une  grotte  dans  la  montagne  de  Scuna%  ou  il  fonda  un  couvent  et  y 

1.  Cf.  I  Rois,  XVII.  —  2.  Cf.  Daniel,  xiv,  35  et  36.  —  3.  En  syriaque  u»;  elle  cst 
appelee  aussi  >j>^iro  (-^"1  -_$'^')- )•  Hoffmann  [Ausziige  aits  sijrischen  Akten  persicher 
Martyrer,  p.  189)  la  place  a  tort  sur  la  rive  gauche  du  Tigrc,  un  peu  au-dessous  de  rein- 
bouchure  du  Grand  Zab.  Elle  se  trouvait  sur  la  rive  droile  du  Tigre  vis-a-vis  de  rem- 
bouchure  du  Petit  Zab  (voir  Histoire  de  Thonuis  de  Marga,  lib.  V,  cap.  1(5;  ed.  Bedjan, 
p.  329). 


[129]  XLVI.  —  HISTOIRE  DE  RABBAN  SIMEON.  449 

V,    4JI    ljju»I^ls    jl~*;Jl;    i_^    Jt^ij    .^.iVjl    ^-*^    C^"    a::'!>'     V    (^-^->    Ir*^    '^^ 

^J      d)U     (Jx9J     .<A5^C«     jj.4      (jraiit^J      *^li     '*J1      Ji-.5      \i\     *JM>     j^,      ji     ^^'J     "LLLs- 

®^I>J1     J.     <;      <JlL      '     j\^     L     <£.     dji     <J1     M^     ^li     JuUl     *  P.    138. 

OsJj    C-lj    ^^    ij.a,U>ti    |V*A_=>J     \JsLjJI     »LV1    |_ji«)    jj      _>aI]1    Iaa      J^     >>s^j 
ijLftJi    j^  •'^    IJjili    jLjt^l    !s3Ai.-3    ^:^  L»^?^    tJ^    iijiic-3    l-\jJji    C^    !sj_i^_^3   ijipj 

kAj    iAj       \.     bl-atj     \Jl.S       Is-     /jj,    iLS     iziL_i     jl_^_JI     JlU    jjtj     ^1«^'     JJJL     Aj^AALij 

.ULl   ^*jJL    />li'li    4„U-.i  L^-i'      Jl-*^'    -*li)     \J-oj*!l    ij^3   /f.«  (^'•f="j  Jl-H^b   .i^-*j   ,j^^.   V 
A^"  .jiso    J    vjl^^.^Vl    jljl    i-Ji   .^.-v.   ^ic  ^fii   L<>3      _)JuL)l    lij^    <Lju    L.    -JjsLi^ 

1.  '?  Ikj-i..  —  2.  LiU^  ex  mj-,  ffratia,  misericordia. 


etablit  des  regles  pour  la  dipection  de  ses  enfants.  Les  moines,  ayant  entendu 
parler  de  lui,  se  rendirent  aupres  de  lui  de  toutes  parts.  Yazdin',  fils  de 
Sata",  s'etant  plaint  au  Saint  des  mauvais  traitemonts  du  gouverneur  de 
Beitli  Garmai  (/W(//Vnv/i('),  cclui-ci  lui  donna  du  hnana'\  lui  conseillant  de 
le  porter  sur  lui  quand  il  paraitrait  chez  le  gouverneur,  pour  qu'il  filt  a 
Tabri  de  ses  injustices.  Yazdin  le  llt ;  le  gouverneur  lui  montra  de  la  sym- 
pathie  et  Texempta  des  inipots  qu'il  lui  reclamait. 

Les  demons  jaloux  fondirent  une  fois  sur  lui,  et  apres  lui  avoir  rase  la 
tfite  et  la  barbe,  le  garrotterent,  le  frapp^rent  durement,  et  rattacherent  k 
un  arbre.  11  resta  ainsi  jusqu'4  ce  que  les  moines,  layant  apergu,  le  firent 
descendre.  Les  moines  le  voyaient  passer  les  nuits  en  priere  et  trans- 
porte  hors  de  soi  comme  un  homme  ivre,  de  sorte  que  son  manteau  tombait 
de  sur  ses  epaules  et  son  baton  de  ses  mains,  sans  qu'il  s'en  aper^ut.  Un  des 
notables  des  chretiens,  gouverneur  des  provinces  traversees  par  le  Tigre, 
passa  par  le  couvent,  oii  il  resta  quelques  jours.  Ayant  vu  les  osuvres  du  Saint 
et  les  miraclos  qu'il  operait,  il  ne  voulut  pas  le  laisser  la,  mais  au  moment 
de  son  dcpart,  il  robligea  de  descendre  avec  lui.  Le  Saint,   qui  etait  dcja 

1.  Cest  Yazdinle  grand  argentier  du  royaume  de  Perse,  qui,  sous  Kosrau  II,  exerga 
une  influence  preponderanle  a  la  cour  (voir  ci-dessous,  n°  LXXXI).  —  2.  Ou  plutot 
Samta.  Samta,  lils  de  Yazdin  (voir  ci-dessous,  n°  XCII ;  Guidi,  Chron.  Anon.,  p.  23), 
serait  appele  du  nom  de  son  grand-pere.  —  3.  m^_  qui  signifie  «  gr^ce,  misericorde  », 
pourrait  etre  traduit  par  les  mots  «  Pate  de  reliques  » ;  il  designe  une  sorte  de  p:ite 
ferme,  coupee  en  fils  et  composec  de  poussiere  des  tombeaux  des  Saints,  d'eau  et  d'huile 
benites;  les  Nestoriens  en  usent  surtout  dans  les  maladies. 

PATR.   OR.   —  T.   XIII.   —  F.   4.  30 


'.-.0  IIISTOIRR  NF.STOniRNNR.  (l.iOI 

l»-"   ^   i^b   l^    •*-»  ^,.-*^'   0>^.   j^   (^r^^   .  «-^_jJl  ^i  ^^.4  jo  JuUI   jV  ■  j^j^ 
c.  i.iii.  jj^^j   ^.L,   b^j   oL«   j^'  -j**'^.^  i^^^       iJ-^j   .SjL.    ^^1    J    ^liilj    pfcl   <^ 

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^\    .jU-Ij   c^li    j   •>.U>-j    -^.^^'    -^'j    .'UL^'    -LJJI    jl^3   ^   !i_^    ^l    jL^ 

(V*     .  jLliL-      T-LZ— I      -C«     «Jj     ^iZi      J     la:>»e.^     is)A»J  J     .  Jl>-I     4j      |Jj>;     J^     OL»-        JI     U>c.at-a 

«Jj^l  ^l  J-sj  LJi  .|^lj  ^^  j_.  -;-^^l  JaI  ^  ^'f*--'  ^-t^  ij'  ''^••^   t/*    Jl^l 
<ja,j  i-L»-L"    \«   xJLi-l    jl   js^Lj   Li   A,UI  ^V  iy-»^3  (j-t"*^'   vf^  (^  "-^^   '— ^J 

jl       Jl    <*Js£.    i»_y.ai-    |»ylj     k2«»}J     .jJJi    ^2r*     !>*--**     i5*"''     >-^^     ^,-i>JI     (J-ajij    .|»^^     J 

1.     jLCi  ex  u^xLo  (rorte  6  y.avovixd?)  sacrarii  cuslo.s. 


trrs  avanco  cn  Ago  ot  simplo  ilc  ((inir,  sans  savoir  vo  (\no  cet  liomme  voulait 
de  lui,  racconipagna  jusqu'au  couvent  de  Slilta',  siluo  au  bord  du  Serscr. 
Cetait  en  oHet  l^  le  pays  de  ce  fonctionnairo,  qui  exprima  sou  d(3sir  de  voir 
le  Saint  habiter  cc  couvent.  Le  Saint,  quoique  ailliye  de  cette  maniere  d'agir, 
resta  quolque  temps  au  couvent,  guerissant  Ics  malades  qui  venaient  le  trou- 
ver.  11  mourul  a  TAge  de  ccnt  vingt  ans  ct  fut  ensoveli  dans  le  toinple  du 
couvent  de  Sliba. 

Le  Saint  apparut  ensuito  plusieurs  fois  cu  souge  i\  son  disciplc,  lui 
disant  :  «  Transporte-moi  d'ici  a  mon  couvont.  »  Le  disciple,  qui  etait  lc 
sacristain,  alla  bi  uuit  a  son  lombeau,  cnleva  le  cercucil  ot  lo  porta  daus 
sa  cellulo.  Ayant  remis  le  tombeau  on  (itat,  comme  il  (!'tait,  personne  ne 
s'en  aper(;^ut.  Le  Saint  eta.it  intact  et  cependant  il  y  avail  doux  ans  qu'il 
etait  mort.  Le  disciple  arriva  ensuite  a  lo  transporter  jusqu'A  un  vaisscau, 
qui  appartenait  a  un  liomme  de  Karklia  de,  Sourra-Man-Raft "'.  Quand  le 
corps  du  Saint  arriva  I^,  les  gens  du  pays,  ayant  appris  raffaire  du  Saint, 
donnerent  des  presents  au  chef  de  la  province,  le  priant  d'enlever  les 
restes  du  Saiut  k  son  disciplo  ot  de  les  ensevelir  daus  lour  eglise.  Les 
habitants  de  Senna,  ayanl  ou  nouvelle  de  cola,  s'y  ojiposerent.  Une 
violeute  quorollo  s'alluma  entre  oux.  Alors  uu    iiabitant  de  Tegrit  intorvint 

1.  Sur  ce  couvent,  voir  la  premierc  parlie  de  celte  chronique,  n"  LXI,  p.  196.  — 
2.  Cette  ville.  appelije  maintenant  Samerra,  esl  situc'e  sur  la  rive  gauche  du  Tigre, 
enlre  Te»ril  et  Bagdad.  Ce  nom,  qui  signific  ':  Gavisus  est  qtii  vidil,  lui  a  et^  donnt.'  par 
les  .Vrabes.  Cest  iin  jeu  de  mols  sur  son  nom  arameen  primitil'  :  SaniarrA. 


[131]  XLVII.  —  MISTOIRE  DE  RABBAN  GUIWARGUIS.  451 

Jl  oi_Jl  »ju«AJj  .lj-v*Li  L«-«  ^ui  >_->^«i9  . -Wd    iftj  i^LL-;!     Ji  4j-ij>L>   LJIj   c.LJi  jij 

®4j     ('/■3J     i_;-«^     («)l     lj^=-     (v'    .'C«     |J«LjI     O^Jj    .  CJLfc     "UJI        Jl     OjjLJL     -U-^Ij     Co;>m" 

il,-\UI   >_^'U-   ^ll   l__,^    Ij-J   aJI  jj-jJI   (j"UI   /r^^.  (»'3  L-L^l   ij   ^_^^^Lm  ^^  LJj 

®JjVI    (J    (H'^     is^i    .XiJ^]    _j^\    (Jl    JLaJI    |_>i«>     iJiuJlj    .  "«Jl    ^_ijJI    «IjyL'    U-LoJj 


, ji>l^.«VI    (^^-j    l-*^.lj    •(j"!-^    '^jj^^^J   V^    ls'^    '^^^''    <-^^i3       .   i.l\Jis^\^   jL»jLJi  ♦p  |4i_ 


et  leur  conseilla  de  mettre  le  cercueil  dans  un  petit  Iiateau,  qu'on  laneerait 
k  Teau  et  qu'on  abandonnerait  k  lui-meme,  sans  batelier.  Si  le  bateau 
venait  ;\  descendre  le  fleuve,  ce  serait  un  signe  que  Dieu  avait  choisi  la 
ville  de  Sourra-Man-Raa  pour  la  sepulture  du  Saint ;  si  au  contraire  le 
bateau  venait  h  rcmonter  le  fleuve,  ce  serait  evident  qu'il  fallait  rensevelir 
dans  son  couvent  de  Senna.  Le  bateau,  aussitot  qu'il  eut  regu  le  cercueil, 
remonta  les  eaux,  malgre  le  courant  qui  lultait  contre  lui  pour  le  faire 
descendre.  A  cette  vue,  tous  les  assistants  furent  stupefaits.  (3n  fit  accoster 
le  bateau  11  Tegrit,  ou  Ton  fit  monter  le  cercueil  k  Teglise  de  cette  ville, 
pour  que  les  gens  en  regussent  sa  benediction.  Puis  il  lut  porte  k  son 
couvent,  011  il  fut  depose. 

Quand  les  brigands  se  multiplierent  dans  la  montagne  et  qu'il  ne  fut  plus 
possible  k  personne  de  la  traverser,  on  fonda  a  cote  de  la  ville  (de  Senna) 
un  autre  couveut,  oii  Ton  transporta  les  restes  du  Saint.  Quelques  moines 
allerent  habiter  le  nouveau  couvent;  les  autres  resterent  dans  rancien. 

XLVll.    IllSTOIKE    DE     RarBAN    GuIWARGVIs'. 

Ce  Saintetait  compagnon  de  Bar'Edta".  II  sortit  avec  lui  du  couvent 
(de  Mar  Abraham)  et  s'installa  dans  la  montagne  d'Adiabene,  se  nourris- 
sant  de  fruits  et  d'herbes.  Les  bergers,  ayant  vu  son  genre  de  vie,  parlerent 

1.  Cf.  Lc  Livre  de  la  Chastete,  n.  16;  Analijse  de  VHhtoire  de  R.  Bar'Edta,  p.  22. 
—  2.  Voir  ci-dessus,  n"  XLV. 


452  IIISTOIUF,  NKSTOUIRNNK.  fi;52] 

^^j.*j     .r-^'      c^-*^      Lr**     15*-',    O'       ^'^J     ^^     ^    t5'-'     &     ^^*jJJ     tcL*>    j»aUp^     1^1 

JL»  ^.:,j  -ij^l  ^"  ^y^.    0*^  ^i^\   jc-   ^ii^l^i  ^j^  Uy   JiJj  A-^_^l  Jl 


Jk^jl   ^^   ^^L?  Ll 


^M  o*-^ 


V^  Co   (^^"^  k_iL.-  >_— j   («>l^l    J^  y<^  ^V  i_r''^^  '"^  T y^  SaJI  iJjb  j 

^    j    ^^^J  .  J>jl    ly)    Jli  \^    ^    ^^\     f^S    oOjI    -^    -*-^J    -^    ^^    t/**    ijJ-Vl 
|,    |,,._,_    sSJl^j    -Lr*^    J^'    AX^pJ    l^    olj=w     ^lj    '    jLfc^l    4JI    ^da-lj    .l__^    ^Lm=,!A!    jlS 

!s_^^  J  (V''->  ■-'^  r^  ^  •«'"  /^lyj  -v,_-*Jt  ^^  Ji_j^VI  i-ij»   Lv^    aJo   jHi>-  <i 

1.  Iii  inaigine.  —  2.  .U  ex  -,»  Dominus  meus. 

(lo  liii  aux  gens  clu  pavs.  Cest  alors  qu'il  commcnga  k  guerir  les  malades. 
II  roncla  un  monastore  pour  ceux  qui  etaieul  vi-nus  se  grouper  autour  de 
lui ;  il  y  etablit  la  rfegle  de  Mar  Abraham.  Les  fideles  du  pays  dont  il  avait 
gueri  les  malades,  lui  donn^rent  des  metairies  pour  son  couvent.  Voyant 
s'approcher  rheure  de  la  morf,  il  resolut  de  fonder  un  autre  couvent  dans 
le  pays  de  Marga.  II  s'y  rendit;  il  convertit  beaucoup  d'h^retiques,  qui  habi- 
taient  dans  ces  villages  et  batit    un  couvent',  011  se  reunirent  les  moines. 

XLVIII.     HlSTOIRE    DE    JeAN    ( l'o/ia7(«rt),     FOXD.VTELK    DL'    COUVENT     d'An     EL". 

A  cette  epoque,  ce  Saint  quitta  le  couvent  de  Mar  Abraham,  k  cause  d'un 
dilTerend  qui  avait  eclate,  a  son  grand  regret,  entre  les  freres  et  lui;  il  se 
rendit  dans  le  pays  d'Arzoun  et  se  fixa  pres  d'un  village  appele  Anhel,  ou  il 
transforma  un  temple  didoles  en  monasteie.  Les  moines  se  groupferent  autour 
de  lui;  il  opera  des  miracles;  il  changea  une  fois  le  vinaigre  en  vin.  II  etait 
doue  dune  grande  patience  et  d'une  profonde  humilite  :  deux  vertus,  qui  le 
firent  parvenir  iicet  etat  (de  perfection).  II  mourut  vieux  et  futinhume  daiis  son 
couvent,  qui  est  connu  sous  le  nom  de  monastere  de  Rabban  Joan  d'AnheP. 

1.  Selon  "Amr,  p.  49,  ce  couvent  se  trouvait  toul  pres  de  Carmless,  village  situe  a 
cinq  heures  a  lest  de  Mossoul.  Le  couvent  est  inaintenant  en  ruines ;  inais  leglise  est 
encore  debout.  —  2.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  22.  La  vie  de  ce  moine  est  con- 
servee  dans  un  manuscrit  de  notre  bibliotheque  de  Seert,  n"  01;  mais  elle  est  pleine 
de  legendes.  —  3.  Ce  couvent  est  tout  pres  du  village  de  B^kinde  a  environ  huit  heuros 
au  sud-ouesl  de  Seert.  11  a  ete  coniisque  par  les  Jacobiles  il  y  a  environ  un  siecle. 


[133]  XLIX.  -  HISTOIRE  DE  RABBAN  HAIA.  453 

dUi    JjcLi    ^-ii    J=J^_     \y^    ^5->J    iaJl    tj^jl    ^J^    ij*>_    j\    Ji^    \t}^\ 
<xl.j    ix*    isJCc.    *    *lilj    HX^i     -J^    „r*^    i_o.L»    JjjL-'    i^.y.    *-^    jf="    c-'-^"'j  *  P-  •''^. 

•  M^j  jW^  r*l/.'   ->^  W^J  (^^   c^^j^'  '"^J^J  ^  Jr^  •j^U'   -^^  -^'  Cy 
J^   (^-*J^   (j-JJJ-i^"  OfJ   'S;    J^J    -jl^Jl   'Jl    ^^!j  ^\    >   J-;^    (>J 

.     ±-ju      KaJ\     j-_     !>  •      jj^     ^.^1      \-XJtJ     ILa-     ^2;jJ     isLa-     vTJLLj      .lj\y>    JLJ:^^      Jji^-VI 

1.  Oportet  legere  :  'iJjx.'. 

XLIX.     IIlSTOlUE     DE     R.VliBVN     HaIA  ' . 

Cct  homme  etait  de  Cascar.  Ayant  eiiteudu  parler  de  Mar  Abraham-, 
il  affranchit  ses  esclaves,  distribua  ses  biens,  et  se  rendit  aupres  de  lui. 
II  re^ut  de  ses  mains  Thabit  monastique,  et  se  fixa  dans  lc  couvent  avec  un 
de  ses  esclaves,  qui  s'etait  fait  moine  avec  lui.  Apres  la  mort  de  Mar  Abraham, 
Rabban  Haia  alla  au  dclsert  de  TEgypte  {Misr)  et  pria  k  Jerusalem  {Beit  el- 
Maqdis).  La  grAce  divine  Tappela  ensuite  a  retourner  en  terre  Aramccnne 
{An-Nabat)  et  i  construirc    un  couvcnt  dans  la  r(3gion  de  Cascar.  II  le  fit. 

Sa  haute  reputation  etant  arrivee  aux  oreilles  de  Rabban  Sabor,  fonda- 
teur  du  couvent  de  Soustar  {Toustaiy,  celui-ci  vint  le  trouver  et  passa  quel- 
que  temps  avec  lui.  Rabban  Haia  Tempecha  d'aller  visiter  Mar  Abraham  ' ; 
il  lui  fit  connaitrc  les  regles  que  celui-ci  avait  etablies  pour  les  moines.  II 
les  copia  et  retourna  k  son  couvent  de   Soustar. 

Rabban  Haia  fonda  le  couvent  et  y  reunit  des  moines.  II  avait  des  rap- 
ports  d'amitie  avec  Theodore,  le  fondateur  de  TEcole  de  Soustar'.  Rabban 
Haia  v6cut  longtemps ;  chose  curieuse,  en  effet,  son  nom  signifie  :  //  vil^. 
Apres  sa  mort,  il  fut  enseveli  dans  le  couvent  qu'il  avait  bMi.  Que  ses  prieres 
soient  notre  secours  et  notre  assistance. 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  28,  ou,  au  lieu  de  Haia,  on  lit  -ul^  «  Gani  ».  — 
2.  Voir  ci-dessus,  n"  XVIII.  —  3.  Voir  ci-dessous,  n°  LIV.  —  4.  L'auteur  veut  dire  le 
couvent  de  Mar  Abraham;  car  selon  lui  Mar  Abraham  etait  deja  mort.  —  5.  Faute  du 
copiste  au  lieu  de  Cascar  (voir  ci-dessous,  n°  C).  —  6.  p^  Vivens. 


454  IIISTOIlll':  NKSTOHIKNNK.  [134] 


-^'   ij\    0?-'  ^ 


.(»aI^1    jU    -v«.aii    <»cc-jl    C«L.    ^jls    .4)1    *J>i:JlJ     ^^lj    LJI    P-U..-J    ^^^    ^^rr--* 

l'-   <''•■    j     jL.j     ^-VJ      -ij.^      !iU— J      .^^     (jAiiJ    Cl    ^^     '    <ilj    !i__^l    Jj£-    aJ    ,_JJt^    !ilj    Ui 
1.   Jacuil.   —  2.  avi/o):riT/,;.  —  3.   ,'->-    CX   \-^<  0])US. 


l^.     lIlsTolliK     IiK     RUJUAN     nvltVI     IIK    NisIHe'. 

Cest  k  cette  epoque  aussi  quappartient  ce  Bienheureux.  II  etait  des 
notables  ile  Nisibe  {Nastbin).  Dans  sa  jeunesse,  il  s'etait  adonne  avec  d^r6gle- 
ment  a  boire,  aux  chansons  et  au  jeu.  Dieu,  qui  voulut  le  elioisir,  lui  envoya 
une  vision,  qui  le  troubla.  11  se  rendit  auprrs  di!  Mar  Abraham,  ([iii,  rayant 
vu,  lui  predit  sa  destinee  et  lui  annonya  qu'il  serait  un  Pere  pour  un  grand 
uombre  d'hommes.  II  lui  donna  le  nora  de  Baba'i  et  le  re^ut  au  nombre  de 
ses  enfants  en  lui  donnant  Thabit  monastique. 

Apres  la  mort  de  Mar  Abraham-,  il  se  retira  dans  une  grotte  dans  la 
montagne  d'Adiabene  {Hazza)  avec  ranachorote  Is6'zkha',  et  Sabriso',  qui 
devint  catholicos\  Ce  sont  ces  deux  dprniers,  qui  firent  sortir  le  demon  d"Rn- 
No'man,  roi  de  Hira '.  Is6'zkha  admirait  la  devotion  de  Babai,  ses  mortilica- 
tions  et  ses  bonnes  oeuvres.  Un  jour  qu'Isd'zkha  etait  absent  et  se  trouvait 
dans  un  couvent  en  Adiabene  {Hazza),  on  porta  a  ce  dernier  un  enfant  boiteux 
(pour  le  guerir).  Quand  on  arriva  pres  de  la  grotte  de  Mar  Babai',  le  perc  do 
Tenfant  s'assit  pour  se  reposer  de  la  fatigue  de  la  route  et  pour  mangcr 
quelque  chose.  Les  chameaux  s'etant  echappes,  on  descendit  i  lcur  recherche. 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n'  17;  Guidi,  Cliron.  Anoii.,  p.  18-19.  —  2.  Arrivee 
en  588.  Voirci-dessus,  n°  XVIII,  p.  135,  n.  1.  —  3.  Sur  ce  personnage,  voir  Le  Livre  de 
la  Cliastete,  n"  til .  —  4.  Voir  ci-dessous,  n°  LXV  et  suiv.  —  5.  Cf.  ci-dessuus,  p.  478; 
Mari,  p.  .'37;  'Ainr,  p.  47-48;  Histoire  dc  Mar  YdlxiUilui,  de  irois  patilrcs  atriarches..., 
ed.  Bedjan,  p.  :j22-328. 


[135J  L.  —  HISTOIRE  DE  RABBA^'  BABAI  DE  NISIBE.  455 

jL    ^   A».w«j   ."Cii  (»A-uJ  j^-^!l    («^    -^Ua  J   i^LL-1  ^J\   >yj3  fn^'-^   cLij   .li^ 
^-kw    jl   i^U   .'Ci.  <)jJlj  Jju   ,^U-V  iliC    jl  <sj«s   .^^    jj^  '^L-j  a.jIjU  j_^  r>=^ 
!s[,iii  isl_y_l    «^jj  'Ciislj  i-Cj   Ji^li  .4„L>-j  ^U  (.UlII  *  AJiCo   V   a;1   <]   ^-U   .L».j-.LL  j,  ♦  p.  iij 
d)>UJI      _J   jLos    .**^   ^y^J   U»-j£-j-tjl  ^J\  lj-^3   b-^.   1»^    ''^^l   LjLjI    LLisj    .Cjli 
i_^jL>tJl    iijLi.JI    J    (viuJl    ^.-..^1   ^L    jL«    /j>^   .  j jlJaJ'   Lo    'cl=-j    "j^^i    v^i 

«JL^'1   ,;.-.—>   ^3^JI  i^L) 

^  »;     ,3    01     IjjLaj    .k_i.tf_^l    jj=«>     aJsLjJI    i«jUu    ^Lfr     |j~;.-Ca)l     1-*^    ^v—.'     joj 

is-u    -Vjuj    . J^.jS    >l)Ll  ^LkPj    .b«,L»^    iji-Vl    ^Ss-zi^    .ijSyj    1«»'    'cL'1    ^.Lv;    ^»^^^^3 
•(**l/.'    -''^    (j::''-?'   V   (^-'J    >-'j'^'^   cLf>-    (j    iLj  .Jjiii    l^^»i.   ^_^_   jl    (5j1 


.LjL 


1.  Uwi,.  —  2.  Sic.  —  3.  —  yf  ex  i-iQo  cellula. 


L'enfant,  sc  voyant  tout  seul,  se  mit  a  pleurer.  Mar  Babai,  que  les  cris  de 
Tenfant  avaient  fait  sortir  de  sa  grotte,  lui  demanda  pourquoi  il  pleurait. 
II  lui  repondit  qu'il  pleurait  parce  que  ses  parents  venaient  de  le  quitter. 
Le  Saint  lui  dit  de  les  rejoindre;  mais  Tenfant  lui  fit  savoir  qu'il  ne  pouvait 
pas  se  mettre  dcliout.  Alors  il  Ic  prit  par  hi  main  ct  le  fit  se  tcnir  sur  scs 
pieds.  Quand  scs  parents,  a  leur  retour,  le  virent  se  tenant  debout  ct  quils 
ae  purent  voir,  malgre  leurs  recherches,  un  etre  humain  qui  Teut  gucri,  ils 
allerent  voir  ls6'zkha  pour  lui  faire  connaitre  leur  histoire.  «  Ce  n'est  pas 
Tange,  leur  dit-il,  qui  a  gueri  les  pieds  de  votre  enfant,  ainsi  que  vous  le 
pensez,  mais  c'est  Mar  Baba'i  de  Nisibe,  qui  habite  la  grotte  qui  est  pres 
du  village  appele  Beith  Gammala.  » 

La  patience  de  ce  Saint  a  supporter  les  attaques  des  demons  etait  inexpri- 
mable.  Un  jour  ceux-ci  se  jetcrcnt  sur  lui,  lui  lierent  le  cou  d'une  cordc  et 
rattacherent  a  un  bois  sur  sa  grotte.  .Mais  Dieu  nc  leur  donna  point  le  pouvoir 
de  le  faire  perir.  Le  Saint  les  a^^ant  conjures  par  la  parole  de  Dicu,  ils  le 
laisserent  et  prirent  la  fuite;  Ics  freres  vinrent  et  le  delivrercnt ' .  II  opera 
bien  des  miracles.  Longtemps  apres",  il  jugea  opportun  de  fonder  un  couvent 
dans  la  montagnc  d'lzla  {AI-IzI);  il  v  etablit  la  regle  de  Mar  Abraham.  II 
survecut  trente  et  un  ans  k  sa  fondation;  apres  sa  mort,  ses  restes  furcnt 
inhumes  dans  son  couvcnt.  Nous  en  avons  parle  en  detail  dans  sa  biogra- 

1.  Litter.  le  porterent.  —  2.  Cest-a-dire  apres  avoir  habilu  la  montagne  d'Adiabene. 


/.56  IIISTOIHK  NKSTOHIKNNE.  [130] 

^L  jA^  ^ij  .c  pj»3  iV_j^  *;  i>y^  L*£-  ^'-'^"3  i-*^  f^^  -tjy  y  ^J^  J  J-*^ 

^_iij     p,'     .Ula-     1__^     ^-*^y     '^'     J^-ij     -Jira-''      j     ^"^V  V^     ■'-^•^      '^^.^*-     '^'*^ 

■    1.  ^^xL3  e.x  )tv-ojL  liisloria. 


phic  qiic  jai  composee  moi-mcme  '.  Quc  ses  prieres  nous  conservcnt  et  nous      \ 
(lonnent  le  salut. 


LI.     IllSTOlliE     I)E     liAliBA.N    YaUN.^N  ". 

Un  mage  avait  iin  esclave,  du  nom  de  Yaunan.  Celui-ci  allait  visitcr 
souvent  Mar  Babai  ^  dans  sa  grottc  pour  s'cntretcnir  avec  lui.  Un  jour 
son  maitre  renvoya  a  la  montagne  d'Adiabene  (Hazza)  pour  lui  rapporter 
du  vin  dc  sa  vigne.  L'esclave  se  dirigea  vers  la  grotte  de  Mar  Babai  et 
s'arreta  chcz  lui;  et  il  se  mit  en  retard  pour  rexecution  de  Tordre  de  son 
mallre.  II  eut  pcur  alors  de  son  maitre,  et  s'en  ouvrit  k  Mar  Babai.  Celui- 
ci  lui  ordonna  de  remplir  deau  lcs  outres  k  la  fontaine  qui  coulait  devant 
sa  grotte  et  de  Tapporter  (a  son  maitre).  Yaunan  obeit.  Son  maitrc,  Tayant 
rencontre  dans  le  chemiu,  but  de  cette  eau,  qu'il  trouva  etre  un  vin  excel- 
lent.  Informe  ensuite  de  rhistoire  de  son  es.clave,  il  ralfranchit.  L'esclave 
se  rendit  aupres  de  Mar  Babai  et  resta  chez  lui  pour  le  servir ;  il  sins- 
truisit  dans  les  preceptes  du  cinistianisme  et  se  fit  moine.  Quand  Mar  Babai 
se    transporta  au  couvent  qu'il   construisit,  Yaunan  resta   dans  la  grotte; 

1.  On  pourrait  encore  traduire  :  «  Nous  en  avons  parle  en  detail  dans  sa  biographie 
quon  a  compos^e.  »  Est-ce  notre  auteur  ou  bien  un  autre  qui  a  ecrit  la  biofjraphie  du 
Saint?  Le  texte  admel  les  deux  legons.  Mais  je  crois  que  le  sens  dc  la  phrase  cst  celui- 
ci  :  Ce  que  nous  vcnons  de  dire  sur  Babai  a  etc  emprunte  a  sa  biograpliie.  —  Babai 
aurait  vecu  jusqu"a  Tepoque  du  roi  Siroi  (630).  Voir  ci-dessous  p.  553.  —  1.  Cf.  Le  Livre 
dc  In  Chastete,  n°  27.  —  3.  Voir  ci-dessus,  n°  L. 


\ 


[137]  LTI.  —  niSTOIRE  DE  SAHRONA.  457 

X^„Jj-    J^\j    .ijUJI    fj    j^j>_    ^lilj     .*J1    J.LL^\     y^\    ^jS    ^    i^.     ^^  ■•r^^^i    •  P.  Ti 


®4j  ^ij  cJ^j    ^y  ^  •^ 


L- 


J-^ 


^JjJI     j    jJjl     jiy    Vj    :>^lj  J^l    ^    ^i    i-y^    ^     ^j\     ^^J    .i-A>}l     <^ 
.jLft^l    4JI     «.«la-lj    .dUi    t,^^    -Lr*^    't^    (^J    ^^^    U^-'^    -*-^.    O^     li-"^    (^'    •'^'-' 

1.  Intellige     ^'j  j^  ^i. 


et,  pour  y  conserver  la  tradition  dc  Mar  Babai,  et  pour  loger  les  moines, 
qui,  en  apprenant  son  iiistoire,  etaicnt  venus  se  grouper  autour  de  lui, 
il  bAtit  sur  la  place,  tout  pres  d'un  village  appele  Bati,  un  couvent,  oii  il 
mourut  et  fut  inhume. 

LII.     IIlSTOIRE     DE     S.^^HRONA  '. 

Ce  Bienheureux,  qui  appartient  Iiii  aussi  a  cette  epoque,  etait  des  notables 
de  Nisibe.  II  se  rendit  aupres  de  Mar  Abraham",  et  regut  de  ses  mains 
rhabit  monastique.  Apres  avoir  mene  pendant  quarante  ans  la  vie  d'ana- 
chorete,  supportant  la  chaleur  et  le  froid  et  se  privant  de  pain  durant  les 
trois  scniaines%  il  se  rendit  aux  pays  de  Qardou,  ou  il  b^tit  un  couvent  pour 
les  moines  qui  se  reunirent  aupres  de  lui.  Apres  sa  mort,  il  fut  enseveli 
dans  ce  couvent. 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  l.S,  oii  ce  nom  est  ecrit  Sahroii;  comp.  Ilistoire 
de  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  cap.  14.  —  2.  Voir  ci-dessiis,  n°  XVIII.  —  3.  L'annee 
lituruique  des  Nestoriens  est  ainsi  divisee  :  commencent  tout  d'abord  les  quatre 
semaines  de  rAnnonciation  (Avent) ;  elles  sont  suivies  des  deux  semaines  de  Noel ;  vien- 
nent  ensuite  les  sept  semaines  de  FEpiphanie;  puis  les  sept  semaines  du  Careme; 
ensuitc  les  sept  semaines  de  Paques ;  puis  les  sept  semaines  des  Apotres ;  ensuite 
les  sept  semaines  de  FEte;  puis  les  sept  semaines  d'EIie,  enfin  les  quatre  semaines  de 
Moise,  qui  sont  suivies  immediatement  de  quatre  semaines  de  la  Dedicace  de  rEglise. 
Dans  les  couvents,  outre  les  semaines  du  Careme,  on  jeunait  aussi  les  sept  semaines  des 
Apotres  avec  les  sept  semaines  d'Elie  et  les  quatre  semaines  de  iMoTse.  i^ojjl  [^y\~^) 
signifie  «  semaine  »  et  un  nombre  determine  de  semaines.  Ainsi  par  exemple  i^^.  p>.a:i» 
veut  dire  les  sept  semaines  de  TEte.  Notre  auteur  par  ^i^diJt  ^\yJi\  entend  donc  les 
semaines  des  Apotres,  d'Elie  et  de  Moise. 


/i38  IIISTOIUK  NESTOHIENNE.  [138] 

^_*j     b^v--J     .aJ^.     ^.i.«J     L_^Lj     *UJ1     ^lt    -,--_;    AJJ     Oi«J.5     jj.iL-3)l     bljj    .C»    ^_/ii^ 

.i^j>u  ^ytij  *L<i )i    Ji  jLi»*—-.»  bl-^j  .vicixi*  («---^  ?^~:^~^      <;'^w  j  Jj^. 

<UL.»     .^Lajlj    Ja-Ji     .>%      V*     ~  S,r-^    VUi-1     ^^;~S    bJ^Li    ^JJl     ^JJ--.     i^J«-    J-.^ij 

.*}  <la   \iS\   JLj   jl    C4    ,_iii.   Jlj  Uj  .'»JjL«  ^l     JL  ^j^j  oL  *i  ^y}    ^\  (j 

iLjVl      /^l>       *i-ll      Jb«»      L>      A^i      ^l      <k«jjj     <_5"^'      f^J     •'*-^     *-^'      '«-*-'J     ^JJ     t/Uai 
ilaii>E>     bj^l     ^^    iy>i^\    'ij$S]    jx— Jl     IJw-     aJ    ,__i_iSj     CjU«     /^     ^.J-*    r»**    .«-^jJ-Jl 

1.  Cod.  '~y.  —  2.  !^;i$'  vcl  'ij-X 


LIII.     IIlsrOIUE     DE     Mvil    VmII!    iYltluKt)     I.'.\>  VCIIOUETE  '. 

Ce  Suiiit  apparlient  a  cette  epoque.  Ayaiit  entendu  parler  de  Daniel ', 
disoiple  de  Mar  Abraham  qui  Iiabitait  a  Cascar,  il  viiit  le  trouver,  et  resta 
cliez  lui  pendant  un  mois.  Puis  il  se  separa  de  lui  et  alla  demeurer  dans  une 
grotte  pres  du  Grand  Zab.  Les  peclieurs  lc  virent  souvent  fairc  le  signe  de  la 
croix  sur  les  eaux,  et  marcher  sur  le  llcuvc;  et  ils  rcntendirent  ([iii  disait  dans 
sa  priere,  les  bras  leves  au  ciel,  et  les  larmes  plein  les  yeux  :  «  O  Christ!  ton 
amour  m'a  tue.  » 

Yazdin  \  auquel  Kosrau  {Kism)  avait  confie  le  gouvernement  de  plusieurs 
provinces  de  Beith  ArmAye  {Nabat)  et  de  la  Montagne,  ayant  entendu  parler 
de  lui,  vint  lui  demander  avec  instance  de  prier  Dieu  de  rendre  la  vie  a  run 
de  ses  fils,  qui  etait  mort,  ct  il  letendit  devant  la  porte  de  sa  grotte.  Le  Saint 
pria  beaucoup;  Dieu  Tecouta;  car  renfant  se  leva  et  le  Saint  le  rendit  k  son 
pere,  corame  Elisee  avait  rendu  ii  la  veuve  Sunamite  son  lils '.  Puis  il  quitta 
sa  grotto.  Notre  Seigneur  le  Christ  (que  son  nom  soit  adore)  lui  revela  la 
retraite  d'une  femme  anachorete,  qui  habitait  une  montagne  ';  il  alla  la  visitcr 

1.  Cf.  LeLivre  de  la  Chastete,  n"  'lO.  La  vic  de  INIar  Yahb  a  ete  ecrite  par  Salomon 
Bar  Garap  et  par  Rabban  Apnimaran  (voir  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  cap.  18  et  19).  — 
2.  Voir  sur  ce  personnage  Le  Lwre  de  la  Chastete,  n"  31,  oii  il  est  dit  qu'il  etait  origi- 
naire  de  Cascar  et  quil  batit  un  couvent  dans  la  montagne  d'Arokh.  —  3.  Sur  ce  per- 
sonnage,  voir  ci-dessous,  n"  LXXXI.  —  4.  Cf.  II  Rois,  iv,  20  el  suiv.  —  5.  Cf.  Thoiuas 
de  Marga,  lilj.  I,  cap.  19. 


[139]  LIV.  —  inSTOlRE  DE  RABBAN  SABOR.  459 

^i^\     'S^j^    ^    jl^   \,^   jl   J>i3    \    4^-3   \^\   jUJ    *    .  JUJI    ^    J   i.-i.    •  I'.  140. 


•-Ly.      a-?-^  -'^ 


^ 


j^  iu)l  cS^  J\  Ij;  iji::^U  .C_U  <)  s::.;l^  is_^_  <k::^  j_^U  j^-j  "^'V  is3->-.^3  .«r^l 


1.  ,.iliL>  ex  iiqvio  doctor. 


poiir  obtenir  sa  benedictioii.  II  raconta  que  la  chemise  de  la  recluse  etait  en 
pellicule  de  papyrus  et  'que  sa  nourriture  etait  les  racines  des  plantes  de  la 
montagne. 

II  fut  enseveli  apres  saraort  dans  la  grotte  qu  il  babitait.  Vingt-quatre  ans 
apres,  Yazdin  transporta  ses  restes  k  Karkha  de  Guedan  et  les  mit  dans  le 
tombcau  dcs  martyrs.  II  a  ecrit '  une  lettre,  dans  laquelle  il  traite  succincte- 
ment  du  Createur  (que  son  nom  soit  exalte)  et  des  creatures.  Elle  a  ete  com- 
mentee  par  Apnimaran -,  superieur  du  couvent  de  Za'faran\  Oue  ses  prieres 
soient  avec  nous. 

LIV.    HlSTOIRE    DE     R.VBHAX    S.VUOR '. 

Ce  Saint  etait  originaire  de  Iluzistan  (\l-Ahirdz),  d'un  village  appele  Ad- 
DoMb.  Ses  freres,  dont  il  etait  le  plus  jeune,  lui  portaient  envie,  parce  qu'une 
fois,  par  le  signe  de  la  croix,  il  avait  multiplie  un  pcu  de  ble  qu'il  avait,  de  sorte 
qu'il  leur  avait  suffi  pendant  toute  une  annee  jusqu'a  la  premiere  moisson. 
II  fut  choisi  des  sou  enfance,  a  Tinstar  de  Samuel,  de  Jeremie  et  de  Jean- 
Baptiste.  Apres  avoir  fait  ses  etudes,  il  fut  pendant  un  certain  temps  docteur 

1.  Cf.  Ebedjesus  de  Nisibe,  apud  Assem.,  B.  0.,  III,  pars  I,  p.  186.  —  2.  Voir  sur  ce 
moine  Le  Livre  de  la  Chastete,  w"  94.  —  3.  Les  ruines  de  ce  couvent  se  Irouvcnt  tout  pres 
de  Tella-Zqipa,  village  a  cinq  heures  au  Nord-Oucst  de  Mossoul.  —  4.  Cf.  Le  Livre  de 
la  Cliastete,  n°  55. 


4W)  IIISTOIHI-:  NMSTOHIRNNR.  |l'i01 

^jj  jL*Jl  <i.^  |^_^    JitS  J\   LU-  o:-'  J^   S-»'-'  ^  •Jr~'„-^^  ''-''4-»  ^>J 

•  >-"  ^h'  ^  ^^  ^i  **^>*  J^  ^^^  -r*'-^^  -^^  0::''-^  •'y^  *■>-'  Ls''-'  r*^^ 

.^Vl    J-l-U)'    ^y-J    r^J    J'    cT^J    •0'.JjM    ^^-r^"^*    -*-^'.5  ^    JJ^    ^>    (^'j 

.l,L>-    \Jj  /r^J  (^U'  -'^  O'^^^  o*  ^  ^^  .i-*^l   'iXi  ^jM  Jlsj  ^JLj  <L»j  *JlJj 
^»-Jl   j-^j  v_iiL-l   jL.  (^JJI  (J^t-lj   UHrU-   jL>    i^jJJI    Ir^   ^^    ^-^^.  J^  Mj 

♦  p.  151.   ^Vl   jl^j  .'0  j^y    Lw    fLiJl  l_^__s-ls  '  .^vjJI  Sy-^  J~l»  -v*j   .'C«J  iLj   pLa-l 

i*,lx>   Ktyxi   .jUl   c>ljui    Jl»   C«   r^/»    j_^^,   ^  (****'   ilr-*''  f~       0°".   i3  ^rr' 
1.  a/o\ii.  —  2.     J.C'  e.x  ^a^i  discipulus,  scholaris.  —  15.  v^o<  opus. 


ilans  recoln  ile  Dcir-Milir;\({.  Pui.s  il  su  renilit  a  Sou.star  (yfjw.s/rtr),  accompagiKi 
de  sept  ecolicrs,  qui  raenerent  avec  lui  une  vic  saiute.  Ils  allerent  bient6t  voir 
k  Cascar  Rabban  Haia  ',  <pii  leur  enseigna  la  vie  monastique,  et  leur  remit  k 
eux  et  k  Rabhan  Sabor  la  r6gle  de  Mar  Abraliam.  (Ilabban  Sabor)  retourna  au 
pays  d'ou  il  venait,  et  b&tit  un  couvent  dans  la  montagne  de  Soustar.  Beaucoup 
de  gens  sc  groupercntautour  de  lui.  llconverfit  les  Kurdes  {Al-Akrdd)  voisins. 
II  vecut  jus([u'a  r^jpoque  de  Isoyahb,  le  dernier  catholico.s  de  ce  nom'-'. 
Cclui-ci  le  vit,  le  re^^^ut  et  lui  demanda  :  «  Qui  t'a  enscign(3  la  vie  monasti(jue? 
—  La  regle,  repondit-il,  de  Mar  Abraham,  et  Rabban  Haia.  » 

Quand  Jcan  (Yohainia),  fils  dc  Marta ',  qui  devint  catholicos,  Isaac,  qui 
fut  consacre  eveque  de  Karkha  de  Suse,  et  Sourin  qui  l'ut  eveque  de  Mih- 
radja*,  se  rendirent  au  couvent  de  Rabban  Sabor  ;  «  Dieu,  leur  dit  ce  Saint, 
vous  a  clioisis  pour  etre  pasteurs  dans  son  Eglise;  la  grace  vous  appellera 
bientot.  Accomplissez  bien  ce  dont  vous  serez  dignes.  »  Sa  parole  s'ac- 
complit  k  la  lettre^. 

Un  jour  (parut  dans  la  region)  un  enorme  serpent,  de  la  bouche  duqud 
sortaient  comrae  des  etincelles  de  feu.  Le  Saint  raj^ant  coujure  par  la  parole 
de  Dieu,  il  devint  (inerte)  corame  une  chaine  ctendue  depuis  le  somraet  de  la 

1.  Voir  ci-dessus,  n"  XLIX.  —  2.  Isoyaiib  d'Adiabene  siegea  de  648  a  658.  —  3.  Ce 
palriarche  dirigea  rEglise  nestorienne  de  682  a  684.  —  4.  Cc  serait  ujj'.ouo  n-o  «  Beilh 
Mihraqiy(j  »  (maison  des  gens  de  Mihra),  appelee  aussi  s!s,!-ajL^iopo  «  Milirganqdag  » 
(voir  Syn.  Orient.,  p.  669  et  677).  —  5.  Cetle  anecdole  est  rap[iortoe  aussi  par  'Amr, 
p.  57-58;  mais  celui-ci  ne  mentionne  que  Jean,  fils  de  Marta  ct  Isaac,  ev6que  de  Suse. 


[141]  LV.  —  IIISTOIRE  DE  MAURICE,  EMPEREUU  DES  GRECS.  AGl 

®Ljm     Oi^     /*-*f^       (V^'^ 

*J,\jt    jL«Jj   /r»— 0    ^,j\    ^    (j    ^^    fJj^'    (^^    iiA,LJl    ^^jLJa    jL    /iAi'    Jj 

jl       e-cji   .<-i-^        t-.3-LsJ    "CI)     r-j3       lijy,  JOJ   .'jJ-UJ'     .ij^     IjJj    v_iAJ>u     Jj    .  jAlX-w^LJ     *  P.  152. 

.^ju"  ^y-s-l  lilLJl  ^;;-Ai   .!)Lils  l^^ii-  jl^j  .i-u.   i.<JLwJl   dlLi    .ss-U;   dLUI  jj^C 

j    ^i^b^JL    iLallpVl    ^^iilj   .VL    "^lj^l    C.,j-;    >l.j    J-UiVI    (j^    •Ui.    j^    JL_,    ^\    ^yLUj 
1.     ,LCU  vel    .LOi  ve  ..(LCli  etc. 


montagne  jnsqu'^  son  pied  :  ce  qui  se  voit  aujourd'hui  eucore  et  plonge  dans 
retonnementtous  les  visiteurs.    • 

Puis  Rabban  Sabor  mourut  et  fut  inhume  dans  son  couvent  devant  le 
temple.  Parmi  ses  disciples,  nous  citons  Rabban  Rhoudawi,  le  fondateur  du 
couvent  de  Beith  Hale  ',  INIalkiso'  ■,  le  fondateur  de  'Oumra  Hadtha '  a  Goun- 
disabor  et  Isu' 'ammeh ',  le  fondateur  du  couvent  de  Falikan''.  Que  les 
prieres  de  tous  (ces  saints)  soient  avec  nous. 

LV.    HlSTOIRE    DE    M.VLRICE,     EMPEREUR    DES    GrECs". 

Nou3  avons  dej^  dit  que  Tibere  {Tlbdnjous),  empereur  des  Grecs,  qui  mou- 
rut  en  894'  d'Alexandre,  ne  laissa  aucun  fils  pour  lui  succeder.  Maurice 
{Mouriql),  mari  de  sa  fille  et  general  de  ses  armees,  qu'il  avait  designe  pour 
son  successeur,  regna  apreslui.  II  etait  bon  et  vertueux.  II  gouverna  rempire 
avec  sagesse.  Dieu  le  fit  triompher  de  tous  les  ennemis  qui  Tattaquerent;  il 
remplit  d'argent  les  tresors  de  TEtat.  II  confessa  publiquement  la  dualite  de 
natures  dans  le  Christ  et  ecrivit  k  ses  gouverneurs  d'exiler  ceux  qui  s'oppo- 
saient  k  cette  croyance  :  ainsi  les  eglises  furent  debarrassees  des  hereti- 
ques.  Que  Dieu  lui  fasse  misericorde. 

1.  Voir  ci-dessous,  n"  XCVIII.  —  2.  Sur  ce  moine,  voir  ci-dessous,  n»  CXI.  —  3.  Lit- 
ter.  :  du  Nouveau.  On  lit  en  syriaque  |l^  ivioai.  —  4.  Je  n'ai  trouve  aucun  renseignement 
sur  ce  personnage  ni  sur  son  couvent.  ■ —  5.  On  pourrait  encore  lire  :  Qalikan,  ou  Qalen- 
kan,  ou  Fahenkan.  —  6.  Cf.  Evag.,  lib.  V,  cap.  xxi  et  lib.  VI,  cap.  i  et  seq. ;  C/iro- 
niqite  de  Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  358-359.  —  7.  583. 


402  IIISTOIUE  NESTOKIIiNNK.  |l'.'ij 


-UAi.- 


1'.  153.    jyC-Vl    j  ■   Jjl    ^ ^3    <)U  Jyj   .  pJl*!    ^fr  ^^_y3    -r^^i  (jrj^    ^>"    ^   ^k'    ^' 

.j^  jU  JyCVl   jUU  jU  pT  .L^   ^^  jl^3  .bjJI   i-^  j  ^  j'  J^   '^^Ll*' 

.[^  ^L^Vl  bU  ^j^t  JiCj  Coii^  <JJbb  xJ;^ 


lAI.     —     lllSTOIRE     Ut;     HaBBAN     .l.VCyUKs',     LE     FONDATELR    DU     COUVENT 

DE     BeITH     'AbE  -. 

Ce  Saint  etait  originairc  dc  la  ville  tle  Lasom  dans  la  province  de  Beitli 
Garmai  [lidiljariiti).  Soii  pere  et  sa  famille  etaient  au  service  de  Rosrau;  mais 
des  detracleurs  les  desservirent  aupres  du  prince,  qui  confisqua  leurs  biens  el 
jeta  roncle  de  Jacques  en  prison.  Jacques  [Ya'qouh),  que  Dieu  voulait  choisir, 
abandonna  ses  biens  et  se  reiidit  k  Marga  {Al-Mardj)  s'expatriant  ainsi  i\ 
rinstar  de  Moise,  de  Jacob  et  de  Joseph.  II  s'appliqua  k  Tetude  dans  recole  de 
ce  pays;  sa  renommee  se  repandit  alors.  U  elait  beau  et  eclataiit  de  visage. 
Puis  il  fut  docteur  de  Tecole  pendant  huit  ans.  II  convertit  plusieurs  (here- 
tiques)  et  detourna  beaucoup  de  gens  de  ridolAtric. 

Ayant  entendu  parler  du  couvent  de  Mar  Abraham  \  il  sV  rendit  et  y 
resta  sept  ans  avec  Babai  le  Grand  \  [^abai  de  Nisibe^  Dadis6'''  et  leurs 
compagnons.  II  habitait  dans  une  cellule  isolee.  II  en  sortit  ensuite,  malgre 
son  desir,  apprehendant  la  gloire  et  la  grandeur  auxquelles  Dieu  Tappelait.  II 
fut  acconipagne  de  sept  moines  de  differeutes  regions.  IstVyahb  d'Adiabeno, 
qui  devint  catholicos',  se  fit  son  disciple".  II  ne  dormit  pas  une  fois  depuis 

1.  La  biographie  de  Jacques  a  ete  ecrite  par  Sahdona  (Thonias  do  Marga,  lib.  1, 
c.  34),  par  Salomon  Bar  Garap  [ibid.,  c.  18),  par  Rabban  Apninuiran  [ibid.,  c.  24)  et  par 
Gabriel  Raqoda  [ibid.,  lib.  II,  c.  33l.  —  2.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastele,  n"  34;  Thomas 
de  Marga,  lib.  I,  cap.  6,  12,  20  et  sq.  —  ,'i.  Voir  ci-dessus,  n"  XVIll.  —  4.  Vuir  ci-des- 
sous,  n°  LXXXIY.  —  5.  Voir  ci-dessus,  n"  L.  —  6.  Sur  ce  personnage  voir  Le  Livre  tfe 
la  Chastete,  n"  38;  Thomas  de  Marga,  lib.  L  cap.  ").  —  7.  II  siegea  de  648  h  G58.  — 
8.  Cf.  Tlioinas  de  Marga,  lib.  11,  c.  4;  Ix6'yahb  11/,  Lib.  Epist.,  ed.  Duval,  p.  30,  31. 


.  [143]  LVII.  —  PRTITE  ANECDOTR  DU  PRKTIIE.  463 

.  \*..^    j\J^    JJiajL    j^^yiLJl    j^yju_^    j^    f^'.-'*^'    ti    "^J^J    •^>'^'    (_y' 

JJ>.ls    .f.5Vjl    *   ^j^J^   ^^^1   "J^.  J*'^   ^:>-^    ^"   oLsjVl   j_^    J  01    jU.3         - 1'.  i.w. 

•'i/^3  ^    ^•»J^   (J'   o**'^-'    ■iJ"'-    "-"^   Cn-"3  'S:^^   >j^'^   i^JLJl   cJI   J   jo 
!s^.«^    j,    jsi     r\Z^\     L..IJ    -j^VI     iS^r-^    f^J  ,j^^    (^'    "^>^     (^„-^^    ^-*^    -r^^i 

tiljli    <-aS        J^3     jliiJL.1)     TtjA)     JO     ^S]]     ^y^\     ^j^ 
'U.-l    J^    k_ii.-l     IjJ    JDJ     'L"    \^Xa\     Jj;Li    jj^     y     Jli,    'L-U    IjJ^l      ^j^ji^     ji^ 

1.  Forte  L>  L-J^^il. 


qiril  so  fit  moino;  s'il  sc  sentait  vaincu  par  le  sommeil,  il  se  ievait  pour  prier. 
II  surpassa  par  son  enseignement  Gregoire  (Djriyhoiir),  metropolitain  de 
Nisibe,  iiomme  c^lebro  par  ses  vertus  '. 

Une  fois,  trois  femmes  st6riles  vinrent  lui  demander  de  prier  pour  elles 
afin  qu'elles  eussent  des  enfants.  II  prit  une  petite  piece  d'etoll'e  qu'il 
trouva  dans  sa  cellule,  la  coupa  en  trois  morceaux  et  en  donna  un  a  chacune 
d'elles.  Un  an  apres,  elles  vinrent  le  voir  portant  chacune  leur  fils  et  firent  au 
couvent  de  grandes  largesses. 

Ce  Saint  vecut  longtemps,  jusqu'aux  derniers  jours  de  Kosrau  (Kisra),  le 
dernier'.  Apres  sa  mort,  il  fut  enseveli  dans  son  couvent,  qui  a  ete  appele 
de  son  nora. 

LVII.   —  Petite   anecdote  du   pretre  qui  s.vcriiimt  .\u   demon. 

II  y  avait  dans  la  region  de  Beith  Nouhadra  une  ville  appelee  Piroz- 
Sabor^  malheureux  scs  habitants !  '  II  s'y  trouvait  un  eveque  isole,  nomme 

1.  Sur  ce  personnage  voir  ci-dessous,  n°  LXXIV.  —  2.  Mort  en  628.  —  3.  Selon  notre 
auteur,  cette  ville  est  autre  que  Piroz-Sabor,  appelee  aussi  Anbar  et  qui  etait  situee  sur 
la  rive  orientale  de  rEuphrate  au  sud  du  canal  Saqlawiya.  Piroz-Sabor  de  Beith 
Nouhadra  serait  le  village  actuel,  appele  Pes-Sabor,  situe  au  bord  du  Tigre  a  sept 
heures  environ  au  sud-ouest  de  Zakho.  Cette  localite  est  mentionnee  aussi  dans  la  Vie 
de  Mar  Awgen(voir  Acta  Marti/r...  ed.  Bedjan,  III,  p.  4(iO\  — 4.  Le  texte  n'est  pas  sur; 

nous  adoptons  ici  :  Li'  1.jIb^. 


W.  IIISTOIIIK  NKSTOIURNNR.  [1/.'.J 

J_^X-I   J   \yil,  ijAic^J   <«>\^  ^_^UI   ^y..>c^\»  .<^i  <J^   ^  ->ij  yi    «a-j  J'  .  j|> 
'  1'.  155.  *^ljUJl  fj^l  ^r^  ^   •\^  cTil/*'^  ^  "   ^^i   ^jJjLl)!    fji^_  jDj  .<:j.>.JI  iSju 

J_^  «j^Lj  aA«J  ^_jJlc  ,3=>c-.l  c-VJ  .^.slt  i^  aJ  jcjJo  jl  *^-*^.  l5^'  jlk-iJI  *Jli> 
.^_^l  viUi  Ir^-X  ^'  ^^'^  -^  j^^  CJlk^  J  Xs-  ^\*^\  ^_y_  jl^  m»  -f^^l 
»_jcijl  ^l  T^J^pJI  .jljlj  -*-JI  "Ca»  iV*^'  w'»^^^  "*^J  Tt-^iW  _.~»j>-  ^y  tla-J  AjjljJ 
jl      4;      -V?"'^      .viJJlii      ^_^l     l-ijb      J       J     jc_)A;     J     jl      <0      JliJ      A.L>.Ls     <i       ,_^Jl«j      .\j^jaJ 

.\y,i»-   L»-Jjj    j;,o    jl    -Vju    l jj    (JAlljo-j    ilXj^Lt    c^j    -*J    *J    Jisj    . JjuL    (Ji     .^^-y 

Jj._  jji  .«Jjjlt»  Vlj  jj  LvjZptij  jlj  jli>-U-.5  dJ-Cf-j  .^l£.-»i>E»j  fj-JI  Jjl  \»  (3'-**'J 
j»J>^^.^>l    A*— j     Ho..,3    <-lj      Jc-   "Wij    Jl^    jvlj    .  aJL«I     J    <jI    p^^j    oLj 

M\  latl.     JL     i>Ui.     iiyjjj      VI     (♦^iJsc^U-lj    i^     (^     r->^     '^Jw/^    ^J-^.J*     ^^  l^J^I-i    ^^J-'' 

1.  ^^X-!,     Jli-C-',      J^!_j.Cl   cx  ^>\aia>  Scholari.s,  discipulus.  —  2.     ^^X^   ex    i-otio 
dominicus. 


Kz^cliiel  {Uazciyijdl),  et  un  ecolier  appel^  Isaac  (Ishaq),  qiii  nc  savait  pas 
beaucoup  de  clioses.  Celui-ci  en  sortit  et  alla  a  llarran.  Quand  il  fut  de  retour 
dans  son  pays,  on  le  trouva  instruit  et  intelligent  et  Ton  goilta  beaucoup  sa 
parole;  aussi  le  chargea-t-on  d'etre  interprete  dans  r^cole  de  la  ville.  Mais 
lui  servait  les  demons  et  leur  sacrifiait  en  secret.  A  rapproche  du  Careme,  le 
demon  qu'il  servait  exigea  de  lui  qu'il  lui  sacrifi^t  selon  sa  coutume.  Isaac,  qui 
se  repentait  de  sa  conduite,  resista  pendant  tout  le  Careme.  Le  dimanche  des 
Rameaux,  le  demon  fit  tous  ses  efforts  pour  le  forcer  h  sacriiier.  Mais  il  refusa 
encore  et  lui  demanda  un  delai.  Le  jour  de  Paques',  Isaac  ayant  voulu  paraitre 
devant  le  peuple  afin  de  debiter  une  homelie  qu'il  avait  preparee  pour  la  fete, 
son  ami  (le  demon)  se  craraponna  a  sa  personne,  et  lui  dit :  «  Si  tu  ne  m'offres 
pas  aujourd'hui  un  sacrifice,  je  te  tue.  »  Isaac  s'eHorga  d'obtenir  un  delai; 
ce  fut  en  vain.  «  Je  t'ai  eleve  k  ta  situation,  lui  dit  le  diable,  et  je  t'ai  ^tabli 
maitre,  toi  qui  etais  inferieur  et  dedaigne;  et  toi,  depuis  le  commencement  du 
Careme,  tu  me  trompes  par  tes  promesses.  Tu  as  deux  poulcs;  sacrifie-les 
moi;  sinon,  je  te  tue.  »  Isaac  Timplora  avec  insistance  en  lui  demandant  un 
delai.  Le  diable  refusa  et  lui  porta  sur  la  tete  un  coup,  qui  le  llt  tomber  par 
terre.  Les  ecoliers,  qui  entendirent  son  cri,  se  precipiterent,  et  le  trouv6rent 


1.  Nous  appelons  jour  de  Paques  le  Joudi  Saint  des  Latins,  et  le  dimanche  de  IWiiues 
nous  l'appeIons  dimanche  de  la  ResuiTeclion. 


« 


[145]  LVIII.  —  HISTOIRE  DE  KOSRAU  PARWEZ.  465 

jJlX.    r^^      JU'  'M\    L-2.li.   .  JU    Lo   d\ii    <:    \jLs   jIjU    L.U   .  JL?J1    ^^   Ajjj-jJa, 

_J-i>cJl     |»j.«ui>'j     ^».^1     ^_5     |»jjbi».j     (J.i23oJ    (^    0.«L<t«     tt:  ,.c)     J.V*    ^,>s<.^i      «Ai».      L*J 
.AJS-I     ^    d      _^J        \ll-Ujl     ^l      ijj\     ,3      J>J^I     l^^r-^    '*-''     1**;'0     (jasJl     <i     isjAitJl 
l^     ^U.    fjsJL    L».^     iV"'^     JjAs-    JOJ  •|*jJ^    «^xLk^l    '0    IjAitj    jbj    .<1.     '-^,/*    -*^    J^^J 

oU-Ut;'  ^Vl  -«J  jv"  L»-lj  .<^   iy}   'j6j  .LJI3  ^^'Ij  t,l^>tJ  t=^  Ciw  Ij^U.  M5CJ.. 

.ij-UI  A.  ^^   .^  !jjj>.l  ^j,!    jlS  L.  j^Lc    Sjj    ^j-^JI  j  jo    jj^      ,3^1  j  jr^L   *  p.  157. 

"Ll^-jJl   pUI  (j   ,_.^'l    jL^  jl    -u>   "uU    ^-»D1    ^V  »-^    d/v'    'r'^-'    5a..*w«   d-v^3 

jjj^l   (•jylj  ."U-iac.    LM,    jj-LJI    3^j   *,x.Lfc^l     lc  ■'wUj  '«.Llsj  ^fX._jJlj  A_,|    -^j  o, 

iLiiilj  iJ-,     Jj«-VI    «JL-j   <Ac.    iSjr'   ^    ^*"^'    ^--^J    -^    l-V-^iJM    (*J^I    viiX«    fJ^jy    -^-^j 


te  ndu  par  terie.  II  leur  raconta  ce  qui  s'etait  passe,  et  les  conjura  de  ne  pas 
rinhumer  avec  les  cer^monies,  mais  de  le  jeter  du  haut  ea  bas  de  la  mon- 
tagne.  Quand  il  fut  mort,  ils  letraiterent  comme  il  Favait  demande.  Que  Dieu 
le  Tres-IIaut  nous  delivre  dos  ruses  du  demon  et  nous  tire  de  ses  fdetsl 

LVIII.  —  HisTOiRE  DE  Kosn.\.u  Parwez,  fils  de  Hormizd'. 

Quand  Tarmee  detrona  Ilormizd  k  cause  de  ses  mauvais  traitements  et  de 
remprisonnement  des  notables,  auxquels  il  faisait  donner  du  pain  mel^  avec 
du  platre-,  on  ecrivit  k  son  fils  Kosrau  Parwez  {Kisra  Abrawh),  qui  lui  etait 
ne  de  son  mariage  avec  sa  sceur  et  qui  etait  en  fuite,  de  retourner  i\  Seleucie 
{Al-Maddin).  II  retourna  et  fut  proclame  roi.  II  etait  jeune,  vaniteux,  aimant 
la  bonne  chere,  buveur  et  libertin.  II  etait  verse  aussi  dans  Tastrologie,  h 
laquelle  il  s'adonnait  et  donnait  toute  sa  confiance.  Son  pere  le  maintenait 
sev6rement.  Une  fois  en  possession  du  pouvoir,  il  donna  libre  cours  k  ses  goiits 
frivoles.  II  relacha  les  prisouniers  et  leur  rendit  ce  que  son  pere  leur  avait 
enleve.  Tout  le  monde  s'en  rejouit. 

Bahram  Sobin  {Sobin)  se  vit  bientot  oblige  de  prendre  la  fuite.  (Voici 
Thistoire  de  ce  Bahram).  Apres  avoir  jete  le  trouble  dans  Tarmee,  et  avoir  ete 

1.  Cf.  Tabari,  p.  370,  430  et  sq. ;  Barhebrteus,  Chrun.  Si/r.,  ed.  Bedjan,  p.  92; 
GuiJi,  Chron.  Anon.,  p.  7  et  suiv. ;  Chronique  de  Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  360;  371- 
372.  —  2.  Cf.  ci-dessus,  n"  XLIII. 

PATR.   OR.  —  T.   XIII.    —   F.   4.  31 


Atid  IIISTomh:  Nr.STOUIF.NNR.  |1/.()| 

aJL.    L      Jl    ^jy*    ^^^   ■  ^rr^^    ij^    iiLJU  L*j   Ijliil»   ^V~J^J    ^^    >— ill    A-^j' 

i>.  108.  S^\     Jl    *-«^j     f'_/vi    J^^ljj    liLr*'!    Jl    u5^    -^^J    ■'S''    -^'     urrT^'   /" 
C-jJ'    cT^    ^'ii    '•^^   J^    ^j-^   Jr^^^  •^-'^'    ^^    (^^   V-n»    fjJ^    "^i 

Jlij     •(*!/*    ^"      "^  i  ji     ^*"'     ^L— J      .<» oi      LiAA       Juj  ^  'I     Jjjjlj     .X -JlS     4-Uj>-     O^wd 

jj_»_^jjj  Otr*:^     r»i/*^'   ^J  ^-^y   v~-!    (^jl^'    r../^'j    ^'    "V."^^     ^j-—'    j*^b 


la  Ciiu.se  (lu  desaccord  entrc  Rosrau  ot  son  pere,  Raliram  entra  en  rrlx^llloii 
contrc  Kosrau,  liii  lit  la  guerre,  et  s'empara  de  son  tr6ne,  ce  qui  fil  fondre 
sur  lo  peuplc  dc  yrands  mallifurs.  Parwez  pril  la  fuile  et  se  refugia  aupn-s  de 
Maurice  (.)/'/ (//•/7/),  enipercur  des  Grocs,  pour  implorcr  son  socours.  11  lui  ocrivit 
tout  co  ([ui  lui  otait  arrivo  ot  lo  supplia  do  le  secourir  011  lui  envoyant  quarante 
mille  combattants  et  quarante  quintaux  (ror  pour  les  d(5penses  de  rarm6e. 
Mauricc  exauga  sa  demande  et  le  regut  comme  il  convient  k  un  liomme  plein 
do  religion.  II  Iiii  accorda  ce  qu'il  avail  demand^.  II  lui  envoya  avec  les  troupes 
doux  g(3neraux  jusqu^a  Rirkesion  et  lui  tjcrivit  de  sc  rendre  k  'Ana  ou  bien  ti 
AMsibe  :  car  ces  deux  villes  otaient  situ(3es  sur  los  frontieres  des  deux  empires. 

Rosrau  alla  a  Edesse  {Ar-lidka);  il  fut  regu  avec  honneur  par  les 
Grecs  qu'il  rencontra  sur  son  chemin;  il  arriva  ensuite  k  Mabboug  {Manbedj), 
oii  il  rencontra  los  troupes  qui  lui  etaient  donnees.  Rosrau  revint  en  "Iraq,  ou 
il  battit  Bahram,  qui  s'enfuit  dans  la  montagne.  Les  Grecs  Tayant  poursuivi, 
il  se  refugia  dans  le  pays  des  Turcs.  Rosrau  fut  maitre  de  rempire.  II  fit  aux 
troupes  grecques  de  precieux  et  magnificpies  presents ;  il  envoya  aussi  des 
cadeaux  precieux  a  Maurice,  qu'il  appela  son  pere  ;  il  epousa  sa  fdle  Marie,  — 
d'autres  disent  qu'elle  s'appelait  Siiin  —  et  lui  cedsL  Dara  et  Mipar^jat,  dont 
son  pere  Hormizd  s'etait  ompare. 

Rosrau,  par  reconnaissance  pour  Maurice,  ordonna  de  rebAtir  les  eglisos 
et  d'honorer  les  chrotiens.  II  bfttit  lui-meme  deux  eglises '  pour  Marie, 
(sa  femme),   et   une  grande  eglise  ot  un   chftteau  -  dans   le  pays   de  Beith 

1.  Trois  eglises  sous  le  vocable  de  la  Sainte  Viorge,  des  Apotres  el  dii  martyr  Ser- 
gius  (Barhebrteus  et  Michel  le  Syrien,  loc.  cit.].  —  2.  Ce  serail  le  m6me  chikleau,  (jiron 
appelle  encore  aujourdhui  ^j^.j^  j^^  "  Chtkteau  de  Sirin  ».  et  qui  esl  silutj  sur  hi  fron- 
tiere  lurco-persane. 


[147]  FJX.  —  HISTOIRR  DU  PRP.TRE  QUI  S'ETAIT  FAIT  MAGE.  467 

iLa.   ij<iu>    i^jl^^    JO    L.3   .^H^%    A,l    j    !,/^3    l^    ^     -!^^    -^     vj^    ij^'    '^V'' 
®^1    iV^-'    tJ^-^y*    ^y}     *r^.>~L    "*^.    or''  .       P>~it"    ^    C"     ^^     <^     «^^^ajXjI 

^-ptw    i^-iJi    ()-'"'    _r^ 

OLJ   «iJUjl;!   |vUJ    -C^nZw    jl    wX=»-l    (J   .<^    ^jj    c!iUl    <,^\i    -^yy  J^3   ■'^i^ 

dUJo    dUUl    («AiLi    .jt^i    «3  1    ^    01    r^.   1-*    ■*-'    oUsoj   t^     *J    jj-ii;.    jl    ,_j-^^ 

«Aj  UJi  .^-ii    j~^l  IxjIj  .«Ujkju  L.  Jki!i>  ^y>  (3  ^UI  ij~^3  .<JwL>  U  ^L-  'iJ  ^^.^lj 

„*jJI   (^LU  ^y^    ^U   j»jj£  iCs^M-»  l^ji»..»    c^l    dlUI    (_$lj    (j-Ji)l   ^jj  Jjj;    cij 

1.  ^  ■,',  ex  i)V(  mysteria,  missa. 


Laspar  pour  sa  ferame  Sirin,  rarameenne '.  De  sou  temps,  les  chretieus 
jouirent  de  la  paix,  jusqu'aux  derniers  jours  de  Mar  Sabris6'-,  qui  succeda  k 
Is6'yahb  ',  et  jusqu'^  la  mort  de  Maurice.  Que  Dieu  leur  fasse  misericorde. 

LIX.    HlSTOIRE    DU    PRETRE    QUI    s'e;T.\IT    FAIT    M.VGe'. 

Du  temps  de  ce  Kosrau,  il  y  avait  un  pretre,  qu'un  vif  attachement  au 
monde  et  k  ses  plaisirs  avait  porte  k  abjurer  le  christianisme  pour  embrasser 
la  religion  des  Mages.  Le  roi,  qui  Tavait  honore  et  eleye  eri  dignite,  voulut 
ensuite  reprouver  dans  le  but  de  savoir  si  c'etait  par  conviction  ou  bien 
pour  Tamour  du  monde  qu'il  avait  change  de  religion  :  «  Je  desire,  lui 
dit-il,  voir  comment  les  chretiens  celebrent  les  mysteres.  »  Le  pretre  lui 
demanda  de  mettre  k  sa  dispositiou  une  maison  isolee,  avec  tous  les  objets 
requis  pour  la  celebration  du  sacrifice.  Le  roi  ordonna  de  lui  preparer  tout 
ce  qu'il  demandait,  et  il  s'assit  a  une  place  d'ou  il  put  se  rendre  compte 
de  ce  que  le  pretre  allait  faire.  Celui-ci  commen^a  k  dire  la  messe.  Au 
moment  de  la  descente  du  Saint-Esprit  %  le  roi  vit  la  maison  pleine 
d'anges,  vetus  de  robes  brillantes  comme  le  soleil,  et  qui  gloriiiaient  Dieu 

1.  Cf.  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  23  ;  Vie  de  Sabriso',  patriarche  [Histoire  de 
Yabalaha),  p.  306.  —  2.  Mort  en  004.  Voir  ci-dessous,  n°  LXXI.  —  3.  Voir  ci-dessus, 
n°  XLII.  —  4.  Cf.  Mari,  p.  56.  —  5.  Les  Orientaux  croient  que  la  transsubstantiation  a 
lieu  au  moment  de  la  descente  du  Saint-Esprit. 


4(1«  IIISTOIIIK  M'.STni!ir.\\l'..  ||/,8| 

V,  Cjb  -^Ja-  ^\XjJ\  ^j^\  (^I  Uj  .iljl  U  ^s.  *-Ul   A^j  ijjtLi  L.J  t5^   U-» 
.JuiJj  CL».  blj  L*.^j  (JlLJD   ^VI    JU»    •iT^^   J»^    ^   ^-*-^   ^  *JL»)j  <JJj  <»^ 

®4jlJl     •Ua-j     ^     LscJi^     ijj^\     f\J>\     j     .>'jj    *J^     ^b     ^^     ^^ 

*JL^y>c^\,    Ll    jL^j    ij.5_^L    ^_^_j»    ^y^    Ci_^.j>cJI    ^_^    L^C^ul.    J^^l    \^    'ij^ 

iS^      J<.^3l£.\3     .jlkjiJl      «o       «J^     .*L-*>U     rtjLA)!      ^AjJ     ^,y^l^      ^Jy^\      k_0^>JI      Aju 
*}J;V     i_-^   ^-1      f)-ij; ^J     S_,-.>cJl     i_AjL«I     ^L>-      /»;      jv"-^     (J'     L>J3     .  iSt«a"  .'i     |»Is     /•LL-sVI 

'  p.  i(;i.   4JI   ^^y  .  •po"       'Jl'jO)  .j»^"l_^i^   A-L:::^!^  .._^|__r')  L>-^_^lj  *JI  ^L1Lj>J1   o^uI  i^-^l 

.  jlk..>tJI  Aj^  r^3  'LsUI  *i 


par  leurs  chants;  (et  il  vit)  le  pr6tre  resplcndissant  de  langues  de  feu  et 
YcHu  d'unc  grande  lumiere.  Kusrau,  frapp^  de  ce  spectacle,  rcmercia  Dieu 
de  la  vision  quil  lui  avait  accordtie.  Quand  le  prfitrc  tnit  fini  la  messe,  on 
le  vit  dtipuuill(3  dc  ce  dont  il  ctait  vt'tu.  «  Tu  n'cs,  lui  dit  le  roi,  ni  clir(3- 
ticn,  ni  mage.  »  II  fil  savoir  cela  au  catholicos  Isdyahb  en  lui  faisant 
dcmander  comment  il  lallait  agir  avec  le  prtjtre  :  «  Cest  au  roi,  dit-il, 
d'ordonner,  ct  de  faire  ce  qui  lui  semhlera  juste.  »  II  ordunna  dc  le  cru- 
cifier  ct  de  confisquer  ses  biens.  De  ce  jour,  il  honora  les  chr^tiens  et  les  aima 
davantage.  Que  Dieu  lui  fasse  misericorde. 

LX.   —  IIisTOiRE  d'e>-No'm.\n,    fii.s   d'el-Mou.> dhih,   hoi   de   Hih.vL 

De  meme  que  Paul  avail  adhcre  au  juda'isme  et  Mar  Aba "  au  magisme, 
de  meme  cet  homme  etait  attache  t\  la  religion  paienne.  II  adorait  I  ctoile 
appcl(je  Zohra^  et  ofFrait  des  sacrifices  aux  idoles.  Le  demon  le  posseda.  Cest 
cn  vain  qn'i!  demanda  secours  aux  pr^tres  des  idules.  II  recourut  t\  Simeon 
{Sem'uim),  fils  de  Djabir,  eveque  de  I.Iira,  A  Sabriso',  evtJque  de  Lasom  qui 
devint  catholicos  et  au  moine  Is6'zklia,  et  sollicita  leurs  pri^res,  que  nous 
soUicitons  nous  aussi.  Dieu  le  guerit;  le  dtjmon  sortit  de  lui. 

1.  Cf.  Ilistoire  de  Mar  Yahalaha...  [Vie  de  Sabris6\  pa(riarche),p.  321-3'28 ;  Mari, 
p.  50;  'Amr,  p.  47-48;  Lit^re  de  la  Chastete,  n"  47.  —  2.  Cf.  ci-dessus,  n"  ,\\\'II.  — 
'•\.  Laplanete  Venus. 


<l 


[14«)]  LXI.  —  IIISTOIKE  DE  YAUNAN.  469 

fjjb  ijV^^  (_j::5CL-,   J  ^_yJI   J^  J^   *-<^   j^^j  -^^r:^^  J^."^^   dL^j  .4JL».fcr 
.ijjj   jLj   LUJ03  ."Ct  ^L    J    Laa»-I   aJI    r-b=-l   jlj  .4.«-L:i~«  in^'^  ^jr;    JW'3 
<_L^   i-u    1^1   Ia^I   L^I   ^   ^^   j:i\   ^LJI  ibl  jJjJlj  j^_»JI  i^jlj  LJj 
i„.  .11  <Li-j  Ju£  ^iii    vpL— Jl  Ij*.:^,  "Vl  b-v.w.fr   ^l   jj—sJI   c-*-^3  -^vr;   (-'•*1  I-W&I3 
.IjJ    J^"a=^„   j^    •i^  -*^J    -^-^,   O^  *^U>-3   J—^l    VS*^'    i$^r~'    ij^    f'"^    ;^^    <i~^3 

®  JL  <cL!l  (♦j.».»-^  .ilil_^,^L   uCi.»J'  ^t^l  -U;l   ^y-=^'^  0P3 

Ij^jJs^     y^     4_o-L     jLjj_    _^ 

^UyU-JI  -Usi)  JL  4JOI  o^^^   -O^'  j^j  ■\'Sj^\   '^^.  h/'  Cy  <_r;.-^'  '^  * 
j-^a9t>3    Ji^l    (3    f^j^,    ^j-i—    ^r^    jV"    ^'i^    .jUtL-    J^    ^^y^-v-jtJI    j»a[/.I    jL«    -\^!>t' 


II  reQut  la  foi  et  le  bapterae  en  la  quatrieme  annee  '  clu  roi  Kosrau.  II  etait 
attache  k  la  saine  croyance  -;  il  chassa  les  Jacobites  de  toutes  ses  provinces 
dans  son  zele  pour  rorthodoxie.  II  regnait  sur  tous  les  Arabes  qui  se  trouvaient 
dans  les  deux  empires  des  Perses  et  des  Grecs.  Si  Tun  ou  Tautre  de  ces  deux 
rois,  qui  etaient  alors  en  paix,  lui  demandait  appui,  celui-ci  s'empressait  de 
lui  venir  en  aide.  Son  fils  agit  pareillement. 

Ses  fils  Hassan  et  Moundhir,  ayant  vu  la  grftce  dont  jouissait  leur  pere, 
re^urent  eux  aussi  le  bapteme  un  an  apres  lui,  et  firent  baptiser  tous  les  gens 
de  leur  maison.  Hassan  ordonna  a  ses  esclaves  de  ne  pas  empecher  les 
pauvres  d'approcher  de  lui  quaud  il  entrait  dans  reglise.  Et  quand  Bistam' 
se  revolta  contre  Kosrau,  Hassan  le  combaltit  et  delivra  Kosrau  de  ses 
mains.  Mais  peu  s'en  fallut  que  Hassan  n'y  tombatlui-meme.  II  etait  rhomme 
le  plus  attache  qui  fut  k  la  religion  chretienne.  Que  Dieu  le  Tres-IIaut  leur 
fasse  misericorde. 

LXI.  —  HiSTOiRE  DE  Yaun.\n,   le    fondateur   du   couvent   de    Bar   Toura'. 

Ce  Saint  naquit  dans  un  village  de  la  region  de  Beith  'Arbaj-e  {Bd'arhaia) ; 
il  etait  laboureur,  quand  Dieu  le  Tres-Haut  le  choisit.  II  se  rendit  aupres  des 

1.  En  593,  Kosrau  II  ayant  regne  en  590.  Evagre,  a  la  fin  de  son  liistoire,  semble 
rapporter  lui  aussi  cet  evenement  a  cette  meme  annde.  —  2.  C.-a-d.  la  foi  des  Nesto- 
riens.  —  3.  Sur  ce  rebelle,  voir  Tabari,  p.  478-487;  Guidi,  Chron.  Anon.,  p.  8-9.  Cf. 
ci-dessous,  p.  481.  —  4.  Cf.  Le  Livrcdc  la  Chastete,  n"  49. 


♦  P.  162. 


470  lllSTOIItK  NESTOIUKNNR.  |ir,(i| 

jljl  Uj  .LJafi  j_^  Jk-pJI  Ijjb  j  i^ji-J  ^L"  4JDI  <c«;  ^^JJI  J?-^'  >*  ^-^  Cr*^ 
_;^lj  .jLlLijJlj  ^;:»^!  Jjj  ^_j.«,  ^  JS  j.,  n^*,  eJ  ■'  « :ll  J  ^b  'U  jL« 
^^yUI  vilU  j>^  -^  ^j  -^^^  ^^  15^  ^•-*'  V^  v^  o^  r^J  ^-^  '--'^^ 
^y>t~-    Jljj    ._^l    U   jL*^l    "01    <«-*:^ij   .iXdl    ^j.4    jj-LJI    Jp^_   '>-«j   ^^1    -'^r'3 

I.  Cud.  u  t,u  J,  Uj. 


anachoretes,  disciples  dc  Mar  Abrahain,  qui  habitaicnt  la  montagne  de  Sigar 
{Sindjdr) ;  il  passa  avec  eux  dix  ans,  s'occupunl  ;i  scmer,  i\  moissonner  et  h 
nioudre,  se  nourrissant  de  la  memc  maniero  qu'cux  et  apprcnant  d'eux  la  vie 
monastique.  II  leur  revela  quc  Dieu  Favait  choisi  pour  batir  un  couvent  en 
cct  endroit.  L'un  d'eux,  Mar  Aba',  dont  Yaunan  s'elait  fait  le  disciple,  dit  aux 
autres  :  «  Ccst  rhomme  que  Dieu  le  Tres-Haut  a  envoy^  pour  fonder  dans  cette 
montagne  un  grand  monastere.  »  Quand  Mar  Aba  lui  en  exprima  sa  volonte, 
Yaunan  entra  dans  de  nouvclles  mortifications '.  II  se  priva  de  toute  nourri- 
ture  sauf  de  feuillcs  de  thym  et  d'hcrbes;  il  opera  beaucoup  de  miracles;  il 
ouvrit  les  yeux  d'uu  tigre,  auqucl  une  tigressc  les  avait  creves,  a  la  porte  de 
sa  cellule;  il  predit  la  fin  de  rempirc  des  Perses,  Fapparition  dcs  Arabes  et 
les  mallieurs  que  les  hommes  auraient  k  supporter.  Lcs  moines  se  grouperent 
autour  de  lui  pour  la  construction  du  couvent.  0  Les  Arabes,  enfants  d'lsmael, 
leur  dit-il,  vicndront  du  desert  et  regneront.  Ce  couvent  sera  detruit;  mais  sept 
ans  apres,  la  paix  regnera  dans  Tunivers.  Alors  vous,  qui  aurez  ete  disperses, 
reviendrez  k  ce  couvent  et  vous  vous  y  retrouverez  reunis.  »  Puis  il  K>s  benit 
et  mourut.  Son  couvent,  dans  lequel  il  a  ete  enscvcli,  fut  nomme  couvent  de 
Bar  Toura. 

1.  Sur  ce  personnage,  voir  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  25.  —  2.  Le  texle  arabe  est 
ici  trouble,  la  legon  adoptee  est  conjecturale. 


[ir,l]  LXII.  -  HISTOIRE  DE  JACQUES.  471 


jbs-1    aJI    jLij  .5^    >1jU    0^3    -jjj^    (^j^    (_r:.-^^    ^-^    j-r'    iJ^J^'    ^-^  <3 

•jjiJl    jL^L      -31    «JuU    (Jas    L5   (vjj.L-U   .ipi:~_^&  (j"^*-'J   ^J^    "'^   •'N    tlr.^^Jt*—' 
^    ':, a,>>  *„io   <...i,^  jV  Llsj  ^l  ^,>^^  C^r^^  (^'^    -f^  \S^  oy^..  'J^J  •'S    ^yj^ 

!yLs>-j   o    jo  (5-iJl    ^y^\    J  l3-*^jj    ■'*-Jl    l^ic»i=-l    jL>*jJ^    \r^    uL-ai    Uj  ♦  p.  164. 

®I-»J     -«_x»JI   ^ji«)   ^;^   is-^J  !/'*''    cLi^lj  ^^.«jJl   L    ij   L-.».^   '^.r-'^    ■* — — =■ 


1.  [Aiw  ex  iNjLiJi  sarmentum. 


LXn.     HlSTOIRE     DE    J.VCQUEs',     1-0.\D.\.TEL  U    DU    COUVENT    DE     IIbIS.V". 

Cest  ^  cette  epoque  que  parut  ce  Saint  dans  la  region  d'Arzoun.  U  opcra 
beaucoup  de  miracles.  On  raconte  qu'un  jour,  passant  pres  de  gcns  qui 
coupaient  du  sarment,  il  leur  demanda  ce  qu'ils  faisaient.  Mais  eux,  se 
moquant  do  lui  a  cause  des  haillons  dont  il  etait  vetu  :  «  Nous  deracinons, 
lui  dirent-ils  par  raillerie,  des  ceps  et  nous  plantons  des  epines.  »  II  les 
traita  comme  le  prophete  Elisee  avait  traite  les  enfants  qui  s'etaient  moques 
de  lui"  :  «  Que  ce  soit,  leur  dit-il,  comme  vous  dites.  »  La  vigne  est  restee 
jusqu"a  nos  jours  comme  un  prodige  etonnant;  ses  tiges  ressemblent  a  celles 
de  la  vigne,  et  ses  feuilles  a  celles  du  lyciet  epineux'. 

Sa  renommee  etant  arrivee  jusqu'aux  moines,  ils  se  reunirent  autour  de 
lui.  Avec  le  secours  d'un  moine  reclus,  qui  fut  trouve  demeurant  pres  de  la, 
il  batit  un  couvent  et  ils  s'en  occuperent  tous  deux.  Cest  pour  cela  qu'il  a  ete 
appele  le  couvent  de  Jacques  le  Reclus  {la'(\()uh  Al-Habis^). 

1.  L'histoire  de  Jacques  est  conservee  dans  un  manuscrit  de  la  bibliotheque  episcopale 
de  Djezire.  Selon  cette  hibtoire,  qui  d'ailleurs  ne  me  semble  pas  authentique,  Jacques 
etait  originaire  d'Egypte  et  disciple  de  Mar  Awgen.  —  2.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chasteti', 
n°  24;  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  14.  Hbisa  (u-^)  veut  dire  :  Reclus.  —  3.  Cf.  II  Rois, 
II,  24.  —  4.  La  tradition  de  ce  miracle,  qui  s'est  encore  conservee  dans  les  viilages  de 
Seert,  place  ce  phenomene  dans  le  village  de  Qefmos,  oii  Fon  montre  encorc  les 
pretendues  vignes  transformees  en  (?pines.  —  5.  En  syriaque,  Ia'qoub  Hbisa  ou  Hbisaia, 
«  Jacques  le  reclus  ».  Sur  remplacement  de  ce  couvent,  voir  notre  Catalogue  des 
manuscrils  de  Seert  [Introdiiction). 


V.  105 


m  iiisTuiuK  nkstoiuknm:.  (1521 


plJ_r      J     jJl     j     jLjl      |.^     jU.j     .'j_j;L-     p*^^3     (**^.'     CjJI     C.y^      -Uaii      Ja-V 

i^jJt  Ci^   \Jki3  «J  Jli   <j^l   ^btl  ^  ">L>-j  l_^~«a;   J^Jy*  ^'^    ^^   .^;  (n^'>=^^ 

©^o-U.    (^    -^lj    Ji    ^^i 

1.  Slc. 


LXIII.     IllSTOIIlE    UE.S    PATIUAItCIIKS    .lACOBlTES. 

Apres  la  niort  de  Severe  {Sawarra)\  les  Jacobites  furent  prives  de  patriar- 
che  connu  depuis  le  regne  de  Justin  {loustous)  jusqu'aux  dcrniers  jours  de 
Maurice  (MourUii),  parce  que  les  empereurs  grecs  les  persecutaient,  chcr- 
chaient  attentivement  k  les  expulscr'.  Toutcfois  ils  eurent  deux  patriarches 
t)ccultes,  mais  qui  ne  purent  arranger  leurs  affaires.  Apres  la  raort  de 
Maurice,  ils  ordonnerent  un  patriarche  pour  Antioche  [Anldkya)  :  c'etait 
un  hoinme  de  Callinique  iliaqqa),  appele  Pierre  {Fatra)^;  celui-ci  consacra 
des  eveques  pour  plusieurs  diocescs.  IIs  avaient  aussi  un  autre  patriarche ' 
k  Alexandrie  (Al-Iskandariija).  Une  querelle  s'eleva  entre  ces  deux  patriar- 
ches,  qui  furent  anatheniatises  Tun  par  Tautre  ^ 

LXIV.     HlSTOIRE    DE    TlTUS,     EVEQLE     DE     HdATTA''. 

Des  les   temps  recules,   Hdatta  {Al-HacIUha)  etait  sous  la  juridiction  du 

1.  Voir  ci-dessus,  n°  X.  —  2.  Ici  la  phrase  cst  obscure.  ,y\-'  ce  n'est  cerlainement 
pas  le  roi  Sapor.  —  3.  Voir  sur  ce  patriarche  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  pars  I,  p.  250 
et  suiv.  —  4.  Nomme  Damien.  Barliebr.,  loc.  cit.,  p.  258.  —  5.  Cf.  Barheb.,  loc.  cit.; 
The  Third  P.art  of  the  Eccles.  Hist.  of  John  Bishop  of  Ephesus,  ed.  Cureton,  p.  302- 
305.  —  6.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  54. 


[153]  LXIV.  —  HISTOIRE  DE  TITUS,  EVEQUE  DE  HDATTA.  473 

4j.EiJij  i-^_^  Vjl  ji^  cT^j^  "^  '-'^-  ^-^  -'^^  j~irUJl  '^_^_i.  ^^'1  J^"ij 

JLiUJl  j_^j  .l^-Lt  QX.1  '»-U>3  .  jJl-uJI  Jj^l  J  (vUTj  x^^frlj  ^-Is  ^^  ^3  4)1 
Llj  .S^^  oLI  ^-klj  l^  .5_^JI  Jj^j  V^l  ^y  l-«-^  J^\i  .<r_^L».  cr^^i  V-* 
j,'bs.lj  .A.UI  jjl  ^J-iji  .'Ul  !sU.-.j  <„L^  o''— »->  >l'l-'^  (^*sl  '*-^  y^J  j^^i  .e>lcVl 
^  jL.j  ijL».il;"  '01  .IS.5J  'C  d}_^  ljl.i  ^\  iSj~^  ^   ^J^  ^  tjf.^y.  Cyy^'^  ^. 

<si[:Un^r  «c^Ls       Ijj    /jj   ^jiiis   C)L«    Uj    .CapJI   "U-j    i^ 
1.  In  margine,  graphio  :    J,  '.^-s-'!. 


metropolitain  d'Adiabene  {Hazza).  Les  partisans  de  Severe  [Sdwarra)  et  de 
Jacqucs  {Ya'qoub),  s'y  etant  rcndus  cn  9G()  d'Alexandre,  en  seduisirent 
les  habitants  et  corrompirent  leur  esprit.  Le  catholicos  Is6'yahb,  Tayant 
appris,  choisit  un  certain  hommc,  appele  Titus  (Titous),  et  le  consacra  ^veque. 
Celui-ci  avait  d'abord  professe  le  magisme;  mais  ayant  ete  choisi  et  illumine 
par  Dieu,  il  se  fit  baptiser.  II  etudia  dans  TEcole  de  Seleucie  '.  Titus  refuta 
les  Jacobites  par  ses  controverses  et  les  chassa  de  Hdatta.  11  baptisa  beau- 
coup  de  scs  habitants,  et  des  Juifs  qui  s'y  etaient  installes.  II  opera  beaucoup 
de  prodiges  et  guerit  les  malades.  II  ressuscita  par  la  permission  de  Dieu 
un  homme  mort  d'une  piqure  de  serpent,  en  lui  faisant  boire  de  Teau  dans 
laquelle  il  avait  trempe  sa  croix.  Yazdin",  quand  il  accompagna  Kosrau  lors 
de  son  invasion  dans  la  region  de  Dara,  le  visita,  demanda  sa  benedic- 
tion  et  lui  donna  trois  cents  deniors  pour  la  construction  de  Teglise  de 
Hdatta'.  Titus,  apres  sa  mort,  fut  enseveli  dans  cette  eglise.  Que  ses  prieres 
nous  conservent. 

1.  Dapres  Lc  Livre  de  la  Chastete,  Titus  etait  originaire  de  Sirzor;  il  fit  ses  etudes 
a  Karkha  de  Slokh,  sous  le  docteur  Denha,  ct  fut  ordonne  eveque  par  le  patriarche 
Ezechiel  (570-581).  —  2.  Voir  ci-dessous,  n°  LXXXI.  —  3.  Ces  delails  montrent  evidem- 
ment  que  la  date  ci-dessus  de  966  (655  de  J.-C.)  est  erronee.  Le  catholicos  Is6'yahb 
qui  consacra  Titus  est  sans  doute  le  premier  de  ce  nom,  qui  dirigea  rEglise  nestorienne 
de  582  a  595 ;  Kosrau  II,  accompagne  de  Yazdin,  s'empara  de  Dara  en  604.  L'an  966  des 
Grecs  serait  donc  pour  Fan  866  (555),  epoque  a  laquelle  Jacques  Baradee  s^effor^ait  de 
relever  partout  le  parli  monophy^te. 


P.  166. 


474  HISTOIKK  NESTORIKNNE.  1154] 

jL  ^\  dU  jJ^  .<v)  Jy,_  l^lj  jlj^l  CV  Cjls  ^L-j  5^  *-«^  j  tS^y  -(^'  ij-y. 
4J  I^Up  L»_Lit  o_^_ j  ■  ^"L.:^  o'^  J  '  f  y-^y  O^.  ^^-J  0*-*  f  yH/r'  *"**^  <J^ 
.c-Uj  j  «l^CuJlj   <i.t>..,.H    jj^Vl    jti^j  -try^^    -^^    ^^^^   i"L.'j   (_jla*j    <)^ 

p.  iti7.  ^y^^i  j^'J^  .w«*^L«  *j1j  a.  *,UU-     jb  U  Cj-*Jj  1^1   Lj^l^  (j     L-^.l   olj  cX»  LAs 

^j  ^  ^U^I  lu-lj  ^Uj  ^j--u)l  vi:— I  d'^^  J  (^j^  i_5^  cT^^  "^'^J  OjLj  .\?e_; 

>_~La)l    p,..j    j»^Ji.    j»,>._^     ^j    A.     d)^lj    ^4  Ji-Ol     j_^Jia,_J    "tAc-    j_^*»-.SJ>_    ^j»LjI    *X-Lv3-J 


LXV.   HiSTOIRe'     DU    S.Vl.NT    ET     PLU    M.Ml    SaBR1s6"    (lE     TRENTE    ET    UNIEME") 

Catiiolicos'. 

Ce  saint  Pere  otait  originairc  d'un  petit  village,  appele  Pirozabad,  dans  la 
contree  de  Beith  Garmai  {liddjanni);  son  pere,  qui  etait  berger,  vit  en  songe 
iiii  homme  debout  vetude  gloire  et  de  splendeur,  qui  lui  disait  :  «  Tu  auras  un 
fils  juste  et  pieux,  et  tu  rappelleras  Sabris6',  car  Jesus  sera  son  espcrance  \  II 
sera  grand  ct  pur;  il  s'elevera  en  dignite  et  sera  le  chef  de  rEglise  de  Perse. 
II  reglera  pcndant  son  pontificat  les  alTaires  de  rEglise  aussi  bien  que  celles 
de  TEtat.  Les  autres  sectes,  elles  aussi,  le  regarderont  comme  lcur  chef.  Son 
unique  desir  sera  de  glorifier  Dieu  et  de  le  remercier.  »  II  raconta  cette  vision 
k  sa  femme,  qui  loua  Dieu  en  disant  :  «  Nous  sommes  ses  serviteurs.  Que  sa 
volonte  soit  faite.  Nous  n'avons  qu'a  le  remercier  et  h  le  louer.  » 

Quand  elle  fut  enceinte,  elle  vit  aussi  en  songe  qu'elle  avait  mis  son  fils 
au  monde  ;  il  etait  commc  assis  sur  un  siege  dans  le  tcmple  de  Jerusalem  {Beit 
el-Qods),  couvert    d'un  voile   et  ayant  sur    la  tete  une    couronne  d'or;   des 

soldats  se  prosternaient  devant  lui  et  les  foules  se  pressaient  pour  rapprocher 

« 

1.  Litter.  :  mention  de  rhistoire...  —  2.  Ici  deux  ou  trois  mots  ont  ete  effaces.  A 
restituer  :  ,yxJ!j  ^.>lsrl  jjj  (voir  ci-dessus,  p.  43S).  —  3.  Cf.  Jlistoire  de  Mar  Yaba- 
laha...,  p.  288-331;  Mari,  p.  57-60;  Amr,  p.  49-51;  Barhebrfcus,  Chron.  Eccles.,  II, 
col.  108;  Syn.  Oricnt.,  p.  456-470.  —  4.  x».n>.-,-.<Ti  Jesus  spes  inea. 


[155]  LXV.  —  HISTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO'.  475 

o-u*s  c^\  J  .<;  iuu  ^l  ^s}\  ^jJk^  yt>  Iaa  y  jy,_  >(;i3  JIS5  ^\  ^ 

.Uljl  U  j^  lA)!  OJ^j  .j_jiJI  •^i  ^ls  '^^1  ^l 

^jL     iS    '"liC     Ju*J     <»JI      J\     iy\     <4      jU     U,ls     .S-^\     i'-^      J^     -^.      '^'•^J    (V" 

J  f^U  ^aJj   J  jl^  jL*Jl  JiliVl   A^l    ii^   .<<~S  aJI    isa>    !s_yj    -ui   .jL.^1 

■  i^Jsii    l»Ji\    ^jJj    J\    djo    l^     'J\    J^    ^^    t^    '^    Jla9    .<«JI 
JUsJj    O^Vl     *     OUjU-JL      <_i;      ^J__^^     JJls     .<-\j^\      ^     J\     ^IDI     Iaa      AA;     (v"  ♦  P.  168. 

OlAJ     ^    «U-.^     JaJj     .f__^J     'r^'^       r^^'^      't-^     ^      f^'^      ._^^^l     ^\y\      cU        (j;;*;^ 

:^jjs   CUj    ^l    J    ^lsl     pT    .^jVI     Zj\^i     ^yfJi\    <y    J^i    -^l     JtjlA^    j^lkJI 

L.J  .^^lj  ;.,l^Vl  J^  ^  "<^\  ^\j^\  (n^  .jv^„  ji^  -^V  .<rl_^.-C;  JLaJI  ^_  ^^ 
«C^jJLj  <JI  l^jwia-lj  c  \ys^  *-_fl;  Ao  ii>.L  Uj  i^-vr  Ij Jiir  LJj  -j»^  ^^1  J^ 
Jkitw  L*^  JoL  jl  ^  ^j^j  v_«p-lj  ^.   *iAJl   ^  *^j-tA  Ij'^  ^*  -ftf^  o^  ^tjLJi 


1.  ^_^f-i  ex  \x\^  lliuribulum.  —  2.  Sic.  —  3.  wij-M  ^0.>. 


et  demander  sa  benedictioii;  et  lui,  il  faisait  le  signe  de  la  croix  sur  leurs 
fronts.  Ellc  entendit  ensuite  une  voix  qui  lui  disait  :  «  Cest  celui-ci  Sabriso', 
que  tu  as  congu.  »  Aussitot  qu'elle  se  reveilla,  elle  prit  rencensoir ;  elle  y  jeta 
de  Tencens  et  remercia  Dieu  de  la  vision  qu'elle  venait  d'avoir. 

Enfin,  son  terme  etant  venu,  elle  enfanta  un  fils  ;  son  pere  le  porta  a  reglise 
pour  le  faire  baptiser.  L'enfant  ayant  pleure  comme  pleurent  tous  les  autres 
enfants,  son  pere  leva  la  main  pour  le  faire  taire.  Mais  un  moine  vertueux, 
qui  se  trouvait  alors  dans  Teglise,  Fayant  vu  (faire  ce  geste)  :  «  Comment 
oses-tu,  lui  dit-it,  lever  la  main  sur  lo  clief  et  le  patriarche  de  TEglise  '  .'  » 

Arrive  ir^ge  de  radolescence,  ce  Saint  se  mit  as'exercer  a  Toraison.  II 
se  rendit  aNisibe  {Nasibtn)  pour  s'y  instruire  aupres  d'Abraham  rinterprete  " ; 
il  excella  en  merite  et  en  science.  S'abstenant,  a  Tinstar  de  DanieP,  des 
plaisirs  de  la  fable,  il  ne  se  nourrissait  que  de  graines  et  de  plantes.  Puis  il 
se  fixa  longtemps  dans  le  couvent  ',  ou,  s'etant  engage  a  contribuer  avec  les 
moines  k  la  depense  de  la  nourriture,  ceux-ci  n'eurent  pas  occasion  de  soup- 
gonner  sa  fagon  de  vivre.  S'en  etant  enfin  apergus,  ils  se  mirent  a  Fobserver. 
Emerveilles  de  sa  conduite  et  de  ses  austerites,  ils  vinrent  le  trouver  en  choeur 
pour  lui  demander  pardon  de  Favoir  oblige  injustement  a  faire  avec  eux  la 

1.  Ces  trois  anecdotes  ne  se  trouvent  pas  dans  sa  Vie  (v.  ci-dessous,  p.  504,  n.  1). 
—  2.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessus,  n°  IX. —  3.  Cf.  Daniel;  I,  8  et  suiv.  —  4.  En 
quittant  TEcole,  il  se  rendit  a  Qardou,  oii  il  passa  neuf  ans  { Vie,  p.  294). 


47B  IIISTOIHK  NKSTOHIENNE.  |ir.(i] 

.  \<w-  ,»— •^  ^^    r ^  t3  f^'^  •01/*—!  »-'^.  iJ-f^ 

P.  16'J.    jjyl      l<jJ    aJ^    ^JI    ^,--aJl    'OL-.j    <JI    ^^_    jl     jVjI    <— J    ^    CjU    A»    jl^j    .JsjVjI 

^.ir  f- y-^_    f" j~^i  ls^-  o'-»b  *J>^  J^-sj  ^  (./^^^   ."^ilcij  <r^La)  <)  jSy   i^iJi 

J_^      ^^J     .L»Jk.sVjl     Zjy^     ^      \      Lj>e1«1     U      0>-3Jj     >-^v'^     ^y-      *^'      l-^i>;.      j^      k;.Jia>J 
.J_>UJI     ^..^U    ajj     03     I_j3cil     jIaJI     ^l    ^At    jy>c^^    ^jA:\^\     Zjy^    /**—!.    O^    •  "^ 

..^^wLJl,    c~JI   J->^1)    .J^^IaJIj   -j\yy\   c^y^i   j   ^^^^   Lr"-"^'  '^  '^'^  '-^■^^ 

.Islj    ^^11       Jl     ^_^     .<;jX.2A,     ^Ul     1-C;lj     .bJ_xJI     jl-UJl    J    ^„-^1     ^r-=-     ,j-i^^'3 

^^^:»»;  jl  ^l  ji  S^j  jl  jVy>j  '^LA'.  ilrt-^jj^   t>*  «^^'^  'S^*  -'^  •'■l/^  V 


1.  Cod.  ^S. 


depense  de  la  nourriture,  dont  il  ne  prenait  rien.  Voyant  alors  (ju'ils  avaient 
devine  sa  vertu,  il  les  quitta  apres  etre  rest6  neuf  ans  avec  eux,  ct  alla  a  une 
montagne,  dite  de  SaVdn',  ou  il  bAtit  une  cellule  et  il  y  demeura  pendant 
cinq  ans. 

Dieu,  ayant  voulu  manifester  aux  liommes  lcs  dons  qu'il  avait  accordds 
k  ce  Saint,  inspira  a  un  Iiomme  afllige  par  la  mort  de  ses  huit  enfants  qu'il 
avait  perdus  Tun  apres  Tautre,  d'aller  le  trouver  pour  lui  demander  de  venir  A 
sa  maison.  afin  que  par  ses  prieres  et  ses  demandes  vecilt  Tenfant,  qui  devait 
lui  naitre.  Le  Saint  alla  avec  lui;  entre  dans  lamaison,  il  se  mit  k  prier  Dieu 
en  versant  dcs  larmes  pour  lui  demander  d'ecarter  de  riiomme  et  de  sa 
femme  repreuve  de  perdre  encore  cet  enfant.  II  veilla  toute  la  nuit.  On  enten- 
dit  les  voix  des  demons,  qui  criaient  a  la  porte  de  la  maison  :  «  Ouvrez;  c'est 
le  maitre  de  la  maison  qui  cst  la.  »  En  effet,  le  Saint,  d'une  parole,  avait 
ferme  sur  eux  les  portes  et  les  entrees,  et  avait  fait  tout  autour  de  la  maison 
le  signe  de  la  croix.  La  femme  enfanta  un  fds,  qui  fit  la  joie  de  ses  parents 
et  de  sa  famille. 

La  renommee  du  Saint  se  repandit  dans  les  regions  eloign^es.  Pour  eviter 
les  visites  de  la  foule,  qui  avait  commence  k  venir  le  voir,  il  se  retira  dans 
un  desert,  pour  y  vivre  dans  la  solitude.  (Un  jour)  deux  esprits  vinrent  e\  lui 

1.  A  iine  demi-heure  a  Test  de  Mardin,  il  y  a  une  montagne  appelee  Sa'ran;  mais 
la  Vie  de  Sabriso'  semble  dire  que  celte  montagne  se  trouvait  en  Beith  Garmai  (p.  295, 
300). 


[157^  LXV.  —  IIISTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO".  477 

^Js.   ^i\jL    LjJilj   kJ\j    ^^   jsLijji    .^^o    *J    ^Jiii    ^tS  *    LjjM    joj   .«[»JI    jx>i   ♦  p.  170. 

^^^.^  .dU-U  ^.jiJLII  jjsoj  -o^^  -^l  ■s^J  Ijly  l-J-^l  vJuJislj  .sljj  (4a*J  .^JliciJI 
Ac^lj  J^l  Jljj  .U_!l  j_j!l  isA,  «jjj  ,J=^^  t^i^  Tj^J  "^^  ^"^^  rJ-slj  jLUJI 
j-jJI  Ij-Ccj  ^Ul   «.»;»-lj    (jJjjjl   c~a=-j     -.«-iJI  jjjyij  .lU-JI   cusc-^j  .jiiJI  ^v^— j 

{Sj>c>     Ulj     -UJI     S^l^     rciL)       »Aj     jL.-;'      [«Ijl     (3     ^ljJI      Jl     viilj     Aju     jLj     4jl     Jlij 

Jf-j   jJL*   joj  .«.LJL   iL«ji    •-J^.^   (Jj    *-L       _^j    ,_^^\    i«^L    A-L  -.--^   .iA»L)   ♦  p.  171. 
1.  Legere  i.ljJl)  l--^lj;.  —  2.  -vL«,'   ex  i,.vi.fT>  impositio   manuum. 


et  lui  annoncerent  que  son  Seigneur  lui  ordonnait  d'aller  diriger  son  Eglise. 
Puis,  ayant  mis  sur  sa  t^te  un  gros  livre  qu'ils  avaient  avec  eux  et  dans  lequel 
il  y  avait  do  Tecriture,  ils  coramencerent  a  y  lire  les  paroles  du  rite  de 
rimposition  des  mains.  Ils  lui  remirent  aussi  le  bAton  pastoral.  11  eut  deux 
fois  cettc  vision'.  Peu  de  jours  apres,  les  habitants  de  Lasom,  inspires  du 
Saint-Esprit,  vinrent  le  fiancer  (a  leur  eglise) ;  et  le  catholicos  Isoyahb-  le 
consacra  leur  eveque. 

Une  fois  assis  sur  le  siege  episcopal,  il  opera  des  prodiges  et  des  miracles 
etonnants.  La  nuit  du  dimanche  des  Rameaux,  la  pluie  se  mit  a  tomber; 
elle  continuait  k  descendre  avec  abondance ;  le  jour  commengait  dans  les 
tenebres;  la  fete  allait  etre  troublee;  le  peuple  en  etait  consterne.  Sabriso' 
fit  clever  les  croix,  et  preparer  Tappareil  de  la  fete;  il  sortit  dans  la  cour, 
les  mains  levees  au  ciel.  L'eclair  cessa  aussitut  de  briller,  le  tonnerre  de 
retentir  et  la  pluie  de  tomber;  le  soleil  se  montra  dans  un  ciel  serein,  la 
terre  se  secha  et  le  peuple,  qui  avait  desespere,  se  rassembla  et  celebra  la 
fete  avec  une  tres  grande  joie'. 

On  raconte  ^  qu'il  se  rendit  apres  cela  au  Zab  ^ ;  c'etait  au  mois  d'avril ; 
le  fleuve  avait  deborde;  les  eaux  etaient  grosses  et  tres  impetueuses.  Le  Saint 

1.  Cette  vision  est  tout  autrement  racontee  dans  la  Vie  (p.  314).  —  2.  Bokhtiso', 
metropolitain  de  Beith  Slokh  (  Vie,  p.  314j.  —  3.  Selon  la  Vie  (p.  317),  ce  miracle  eut  lieu 
aroccasion  de  la  construction  d'une  partie  de  Teglise.  —  4.  Les  deux  miracles  suivants 
ne  sont  pas  mentionnes  dans  la  Vie.  —  5.  Le  Petit  Zab. 


478  IIISTOIHF:  NF.STOUIENNE.  [158] 

tKiAiijlj  V^  ♦iJU^o  J)  W)  <)  l-\-*Jl;'  jLsj 

•  O^)    ^3*"*^    ^™'*     ^"*^      .^JO        _)Ji)i     l-ijb     (V^     u-il^     ULi»     ^la-J     jl     ij-») 
AJ^  iJj   k^L_i»    .<.    r- ^'  )-J)  ^Jj>    jl  *^J   JL->    jl  *JLJ'  *J|    OjLp   K^yyt    !il__^l  jlj 

.j_;-l    lj_^    Ul    viUii    J    ,:u-»    .c«  LfcjJiJ    *j^"    Jj    *;'-ii>-lJ   .■^yJ   yi    **jjj   »1« 
^L-j     0-^-*;^'j    ki-^'j  .  A...i,-3»-'LS    iV-*Jj    ».^^-»-^jj  c-^U.^  tuJl   vj^^j    '■^j^i    ci^^iKMi 

®U^    lyl-.     >«.»—    jj-«3    Ij^l 
U.^V    *-;^l    u^^    "^-V    o'    rc_;~_JI    k_.a-l    U    ^jjL)    -C*    U>-l    j-ilJI     ^    tj^^    b^    & 
H.  172.   vjlli    ».4   jl^j   .iybj,U    ^'L  JJI  jtj-lj   jl)MJ   .v_*.    ^^;*>JI   oL^3  '  -l-^tf^l    J^   OT^^   ^ 


fit  sur  los  eaux  lc  signe  ile  la  croix  et  passa  le  fleuve  sans  mfime  que  ses  pieds 
fussent  mouillcs.  Un  hiTctiquo,  qui  sc  trouvait  li\  et  qui  avait  sur  lui  das 
objets  en  or  et  en  argent,  le  pria  dc  le  laire  passer  avec  lui.  Le  Saint  Ic  fit 
passer.  Le  dissident  se  fit  son  disciple  et  raccompagna;  il  rcnonQa  ii  ses 
erreurs,  et  ne  voulut  jamais  se  separer  de  lui. 

On  raconte  aussi  que  la  mal^diction  du  Saint  fit  crever  et  mourir  un  homme 
injuste,  qui  avait  fausscmont  jurc  par  son  nom. 

Une  femme  mage  '  alla  le  trouver  pour  lui  demandcr  de  prier  son  Seigneur 
de  lui  accorder  uu  iils.  II  lui  dunna  k  boire  de  Teau,  dans  laquelle  il  venait  do 
se  laver  deux  fois  les  mains;  la  femme  prit  Teau,  mais  eprouvant  du  degoiit, 
elle  n'en  but  pas ;  toutefois  etonn^e  et  saisie  de  crainte  de  voir  y  pousser  deux 
rameaux  de  myrte,  elle  consentit  k  la  boire.  Elle  devint  onceinte  et  mit  au 
monde  deux  fils,  semblables  aux  deux  rameaux.  EUe  crut  alors  et  regut  le 
baptome  avec  tous  ses  parents  et  tous  ceux  qui  rentendirent  raconter  son 
histoire. 

Le  Christ  voulut  convertir  En-No'man-,  fils  d'eI-.\Ioundhir  et  frere™  dc  llind 
et  de  Marie.  Celles-ci  s'etaient  faites  chretiennes  avant  leur  frere.  En-No"mi\n 
adorait  les  idoles  et  ofTrait  des  sacrifices  i  Zohra;  il  etait  assassin  et  sangui- 
naire ;  il  ne  pouvait  entendre  prononcer  devant  lui  le  nom  du  Christ  ni  parler 
de  quoi  que  ce  soit  de  rEglise  chretienne.  Mar  Simeon  (i>m'o(/«),  ovoque  de 
Hira\  ne  cessait  de  prier  le  Christ  de  choisir  En-No'mt\n.  Dieu  mit  celui-ci  k 
repreuve  pendant  trois  ans.  Lorsquil  voulait  dormir  aprfes  avoir  mange  et  bu, 

1.  Originaire  dTslakhr  {Vic,  p.  138).  — 2.  Cf.  ci-dessus,  n"  L\.  — 3.  Cf.  ci-dessus, 
n"  XLII,  p.  442,  oii  il  est  dit  que  Ilind  etait  fillc  d'en-No'man.  —  4.  Qui  ordonna  pr^lre 
George,  martyr  [Histoire  de  Mar  Yabalaha...,^.  441),  et  remmena  avec  kii  a  Cons- 
tantinople  (p.  483j. 


73. 


[159]  LXV.  —  HISTOIRE  DU  SAINT  RT  PUR  MAR  SABRISO'.  479 

jL«   jlSj  ."uJi  j y>\    'jA     Ji^   jl   jnL...., Ji   (♦--l>    nj>^    ji    Ji*;5>D    y    Ujd!   LSliw  Vts 

kiX    *J:>c.»j     K^:LAi     .   \v»j»Jl     .c-^^     (jl     j»t_-_<i-U    <uL_<J'j     i^.^1    j»iA)    is^j^jJl    i_Aa.~-'    jijt«Ji 

.  jblLiM    jl"j^    <!    (_5|^'    ^^^lj   iJ-iVl    -U)    »_jJl    .sljl    Ul    jo  "v!!    ^j    •Or*' 

^^yij      .<)-*o        ^..o       «wi3lj      Aj>iJl__^l      i_j3     ^j'   ?-?" Jl        yLs-      ij^AaJl      Ju^.»-      ^;^       ^JJ-^     Ujb-*o-l 
4-J     Uat «I     C~^     ij'     J*^     !sjj-^l     J— »J>Jl      ,J^'j     .  AjH»-     (vli        Jal«Jl     j»e_u3        -JL.»-     iijv^ 

4/'  j'  J  cT^  ^   J^::'  •oLll>!l  ^l  ^"Ul  dUJl  ^  diO_yj  di<JU  jJ^  dU  ^ 
.jj^l  "C-U.  Jp-J   -x^_lj   llr;l__^  jj^lj  cUJl  J   i^UI  ij_->^\  '<|JV1  ijJJl  (_/-^ 

P-ji»    !Sjj..^l  <>_p       Ji.^\     l-^A    JOJ  .  ■'Jl  JJ      "jA     (_5-^)l   ^JLsJI     (5^1     <£^     d)lj     Jli»       bli     ♦  P.   172 
■U-lc     LlijU      Ct^^        "y,       Jlj)      ^ls       .<__?i:Jl      SjijJI      *-i       /v.<      r^P"       <:>ol_^l      /jIU      ^^iilJI 

.<ifr     (j5C-     bl-U)l)     JD     lils     .•6jA^      JiJU     V 

^l>-  .^„)jL£J1  l-Ub  jLi-1    "j^  k::.^..J  il  Lft^j   ■--4./"  Ir*^  iiljJlj  ^j  («-"'^   '-J;   f*J 
(^^,~S     Jl  ,_.ol  jl  JujUJI  LjTI  ^ulJl  '0  ciicj^  jv-*j   jl5j  tj^\  i_flo.-l  jiJL«-iJ  Jls 

1.  Cod.  'i^^Lj}»)'  ^-v~w. 


il  lul  apparaissait  deux  figures  JifTerentes  :  la  preniiere  etait  un  beau  jeune 
homme,  au  langage  agreable,  k  l'odeur  suave,  qui  se  tenait  debout  devant 
lui;  et  Fautre  ctait  un  negre  ',  a  la  physionomie  horrible,  qui  se  tenait  der- 
riere  lui.  Le  beau  jeune  homme  lui  disait  :  «  Si  tu  te  faisais  chreticn,  ce 
serait  ton  bonhcur.  Ton  empire  grandirait,  et,  outre  le  royaume  passager,  tu 
aurais  pour  hcritage  le  royaume  eterneL  —  Loin  de  moi,  lui  rcpondait-il,  de 
renoncer  a  ma  maitresse  El-'Ozza,  la  Deesse  souveraine,  qui  habite  les  cieux, 
pour  me  faire  chretien  et  adorer  un  liomme  crucifie  par  les  Juifs.  »  Quand  il 
disait  cela,  le  gargon  n^gre  qui  etait  derriere  lui  le  renversait  par  terre.  Ge 
negre  avait  une  figure  vilaine,  une  physionomie  horrible  et  une  odeur 
repoussante  ;  une  ecume  degoutante  lui  sortait  de  la  bouche  :  tout  ccla  faisait 
tomber  le  roi  en  defaillance  et  lui  faisait  perdre  connaissance.  II  ne  revenait 
k  soi  que  le  lendemain  matin. 

En-No'man  eut  a  souffrir  ces  tourments  et  beaucoup  d'autres  maux  que  je 
passe  ici  sous  silence,  comme  ne  faisant  pas  partie  de  Uhistoire  de  ce  Saint 
(Sabriso'),  jusqu'^  ce  qu'il  eiit  recours  a  Simeon,  eveque  de  Hira,  qui  ne 
cessait  de  lui  faire  des  exhortations  :  «  O  homme  vertueux,  lui  dit  le  roi,  je 
veux  embrasser  la  religion  chretienne  et  recevoir  le  bapteme.  Mais  je  dois 
^crire  k  Kosrau  {Kisra),  fils  de  Hormizd,  pour  lui  rendre  compte  de  ma  resolution. 

1.  Lilter.  Kthiopien. 


480  IIISTOIRK  NRSTOHIKNNK.                                          IKiO] 

jLil   *i   JU»   .A*:cl   j\j  i^jL^'    ^XJ  jlicVI   i^  *J^    '  kiuUc-    L.   <Jcl    j^y»  ^l 

J_jl»    \^    »_aa-.VI    Ju»J  .<~U-    /«^    L»_j    ^J    jJVL    <;'^    -^JJJ    *--'^    v-.::^    .  ^I^-^JI    Aili 

^    -ktL»-    <    wi^JI    (J'  S;X_t    J^    ^^y^     ^'     iJ*^    i-l^J     ^Lr*'^    ^■^"^jS    ii-vclj    CiJ 

M'.  174.  "•■'jliajtJL   l_^L:-.lj  -oy^  ^_ii-VI   ^y»  w-  UJ  '  <yCdj_  aLJ  ^^jk  ^y>e;_y_  ^iLl^l 

jl  aJL_.  j^jjVI  JUl-^WI  ._-Cj-ijl  ^l  .^.l^  .i-PeJI  r-J^I  CJli-JJ  Ci^Li  .Ajlf. 
yLJLil    AJ    jl^    *;V     .*JI     _,,~.aJI    J     /.j-iV     ^i-i-l     ^l:.oJI     Jtlj     ^  yia^    ^l     ,_^ 

^jS  jJI  k-<:^j  . |^,~-iJI  Jj  «Ijj  ^^  a.jl;:J1  l/^Lt*^^  *l/^J  r"l/^^  iV  l/t^.  ^  *-*• 
^,^«a.JL  f-_^JL>^  jL«  ^LDI  Jl  (_5^^j  ^_^'UJI  w^_jJlI  i_.JL^  .Ua._l  CJ"!^  <0L_> 
<».«I»-lj   -jj-w"   J|-«   Jri^r^'j    >^'-''    wrjl    /._y_    j    01    jjjj    ^VI    lyzJi    .jLwJl    ^\ 

L».l>     .^Asj    A.L!aij     O  ji*J    j  «JasJL     «.J^LXj     Jl     JLw    *oV    .'     r**''       r—J  J    li>-l&jijl     jL»     <w 

1.  Lege  :  •JL^^y-.  —  2.  Cod.    .,'iJ-Jlj.  —  3.  j^'  e.\  i^ioo^.  monaslerium. 


—  Cest  bien,  lui  dit-il ;  fais-le.  »  II  lui  (^crivit,  et  regut  la  r^ponse  de  Kosrau, 
(|ni  lui  en  laissait  la  libert^.  L'(5v6que,  apres  avoir  veill6  toutc  la  nuit,  lo 
baptisa,  lui,  ses  enfants,  sa  femme,  tous  les  gens  de  sa  maison  et  les  plus 
hauts  dignitaires  de  son  armee.  Mais  il  fut  bientcH  entoure  par  les  heretiques, 
qui  se  mirent  a  blamer  sa  maniere  d'agir  ' ;  ils  le  porterent  k  douter  de  ce 
que  reveque  Simeon  lui  avait  enseigne,  et  firent  alliance  avec  le  d<^mon 
contre  lui.  II  fut  donc  poss^de  (une  seconde  fois)  de  Tesprit  impur.  Alors  il 
ecrivit  au  catholicos  Is6  yahb  d'Arzoun,  le  priant  de  lui  envoycr  Teveque  de 
Lasom,  SabriStV  le  thaumaturge,  car  le  bruit  des  prodiges  qu'il  operait  et 
des  guerisons  qu'il  obtenait  sans  remedes  aux  malades  les  plus  gravement 
atteints,  s'etait  repandu  partout.  II  ecrivit  k  Ivosrau  pour  lui  demandcr  de  le 
prier  aussi  d'aller  le  trouver.  Le  catholicos  Is6'yahb  et  Kosrau  6crivirent  k 
saint  Mar  Sabris6'  d'aller  voir  En-No"man-.  II  obeit;  il  entra  chez  lui  un  ven- 
dredi,  le  23  juillet;  il  s'y  rencontra  avec  Mar  Is6"zkha,  prieur  du  couvenl, 
qu'il  avait  fait  demander,  connaissant  son  merite  et  sa  saintete.  Dt;s  leur 
entree  chez  En-No"mi\n,  le  demon  se  mit  a  crier  :  «  Malheur  h.  nous,  malheur 
k  nous!  Nous  sommes  poursuivis  par  les  disciples  du  Christ,  notre  ennemi.  » 
Les  deux  Saints,  s'armant  d'une  courageuse  ^nergie,  elev^rent  ensemble  la 

1.  La  Vie  dit  qu'En-No'mftn  avait  ete  soliicite  par  les  hcretiques  avant  son  l)apt6me. 

—  2.  Selon  la  I7e(p.  322),  Mar  Sabriio'  alla  deux  1'ois  voir  En-\o'iii&n  :  la  preniiiTe  fois 
11  ctait  envoye  par  le  roi  Hormizd  pour  le  guerir  de  sa  maladie;  la  seconde  il  fut 
mande  par  En-No'mcin  lui-meme  pour  le  baptiser. 


[161]  I.XV.  —  IIISTOIUE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO'.  481 

jvi  Vlsj  UiJLi  Xjj^  ^■■■..Jl  JL.%"  ^  il  iii  Crr^.  j^:~^^  J-*^  jUJl  ^  >li-.5 

ii-lj   •t— _Jl     Vol   -*i   (^    JiC:^'   jl    CLl — 0    c~Jj   M-^^    .sjUl    lyTl   dUi    jL.   As-Ij       ♦  p.  i:j 

p»-ij^     ^     ^vJulJI     Iaa    Jjj     Jj     jllaJiJl     (JiJi     >:^.«-.aS     . /^jjJJ     ^x^tJI     ^tij    'b-X.^ 

O.Jitj  .iiUI    j,^»jJJ    "«.Ul    ,_Jt3   jl   ^l   ^_^.-«jJl    c^   )>>=-JI    j    ^J^J-^Jj   ^.-*-»J'    f'-*j> 

.a;'jLo        V-LJI    -Uj     ^\     Jb>-J     «JsLi      \.«     ^__oli>JI    cJI     i     J-V*     (/^      (.5^>~-^     j'    (^ 
^^jLJI    <M^    )iyxL     jjLi     iCijlst.»    ^ls-V    "01     ^-a.wC    XiC^^     .  (_5jJl     i^jl-JI     fiia.-J     j^J 

A.^  J       ■^C-        J^J     ^    fSjl        r-^"'     ■sljlj     j»Ua— )        ji.-J>-    ^j3       "».0     |_^    __5    "      J^     ."CxSljJ     *..i-.>-J 
i_ftoiAi    *.«la]l       r>*a9     .—J^lj    rt~-i    ^Jj-^     "^J     •-in'^     •^'     ^J"^     lJ     J^    ^**^     .  Jjia)      U-3     ^j^^ 

iiji    •^ii^    Cil.s    /»U>J    ^k.    jjai"    Jij        Lst    ^^^f—ll    X-*j     (jj    ij LIs    'U-Ij      As.    (v~sJI    *  P.  n< 

j^  Jlis  .  JUI  jXlj  ^=.0"  Vj  _)^.>iJI  ^l  Jjil   Jjij  .^_/>tJI  ^l  Jji— JJ  <kfrU.^j 
•jA  ZyiA    (Jli    jl   JJJi  -Ct    Jaj    .LJi    (_^^    L«  iJla   .isJj&Lt.«   Ll    ti  jj^"!   .<!«  ^.j^ 

1.  Sic  in  manuscripto:  forte    f.j.>U'.  —  2.  Forte  (.r^- 


voix  en  disant  :  «  Ferme  la  bouche,  esprit  rebelle  et  impur;  il  ne  t'est  point 
permis  de  parler  par  une  bouche  qui  a  confesse  le  Christ,  qui  a  re^u  son 
corps  et  son  sang,  vivificateurs  des  fideles.  d  Le  demon  se  tut.  Saint  Mar 
Sabriso'  se  tint  devant  rautel  et  Is6'zkha  sous  le  soleil  dans  la  plaine,  et  ils 
ne  quitterent  leurs  places  que  Dieu  n'eut  accorde  la  guerison  au  roi ' .  Le 
miracle  fut  eclatant  et  le  bruit  s'en  repandit  partout. 

Kosrau,  fils  de  Hormizd,  ^tant  parti  selon  sa  coutume  pour  le  pays  des 
Medes"  en  la  cinquieme  annee  de  son  regne^,  Bistam  le  rebelle,  qui  etait 
k  Ra'i,  fit  ses  preparatifs  pour  venir  Tattaquer.  Kosrau  marcha  contre  le 
rebelle.  Celui-ci  de  son  cote  s'avan(^a  avec  son  armee  pour  en  venir  aux  mains. 
Kosrau  hesita  devant  le  nombre  des  armees  de  Bistani  et  voulut  retarder 
la  guerre.  II  descendit  de  sa  monture  pour  retlechir  sur  ce  qu'il  devait  faire. 
Pendant  qu'il  reflechissait,  lui  apparut  Timage  d'un  moine  vieux,  petit  de 
taille,  faible  de  corps,  ayant  un  bonnet  sur  la  tete  et  tenant  un  baton  dans 
la  main  gauchc;  il  saisit  la  bride  de  sa  monture  et  se  mit  k  la  conduire  avec 
energie  et  vaillance  sur  le  champ  de  bataille  :  «  Livre  combat,  lui  disait-il, 
et  ne  crains  pas ;  car  tu  es  vainqueur.  »  Le  roi  dit  k  ceux  qui  etaient  pres  de 
lui  :  c(  Voyez-vous  ce  que  je  vois?  —  Nous  ne  voyons  rien,  »  lui  repondirent- 

1.  Selon  la  Vie  et  les  sources  cittJes  ci-dossus,  ces  prit^^ces  etaient  adressees  a  Dieu 
aiin  qiril  chassat  les  lieretiques  de  clicz  No'nian.  —  2.  Conjocture.  —  3.  En  594,  Kos- 
rau  II  ayant  regnti  en  ."j90. 

i'Arn.  OR.  —  T.  .\iii.  —  r.  4.  •  32 


482  HISTOIRK  NKSTOltlKNNE.  [1G2] 

^5_^  JJIX.J    f^--:    fjt^^  -viUi   J^   v'^^'    *J^  •^-•^-'   ''-V.  (*'-'J  .^jLalll    iVl 

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l^J   dUfr   (."^lJi   jyj'  ^y*j    -uL.  J  o_^l   ^^lj  <.vjj  j  yfcj  jjjl  J  jl^  U» 

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I'.  177.  ._.;  ^..1    c- yti^   U    JUJ   -c^l    ,_>*•*   -O^j^^l      «-i^LI   Ua-   4J   JLLJ   .viiUjUU  ^c^^jl 
A»   <c^i  ^^iJI  Je»-j)l   dUi   jl  cJlii   .i-._j^  v::Joj  .<Ji_^l  ^jy^   l)ls>6  «uUlj  c^j-^V 
.LlirU-  <k,Liot.   jl  >*_flJ  J  aaj:£-Ij   .wilaoJlj  7ijl_^lj  otVI  *<_-kj   ,_^  ^^ 
y>jt    ^    j,j^l    (^^    •^^    i-jLJI    OJI    J    ^_5.'jjVI    ^y^)    '^L:u-I    Ui 

1.  _Uju-'  ex  — uii;  jacuit. 


ils.  II  coniprit  alors  que  c'etait  uu  secours  venant  de  Dieu.  11  leur  dit  alors 
Tapparition  qu'il  venait  de  voir  :  «  Cest  ton  aieul',  lui  dirent-ils,  qui  t'a 
apparu.  »  Mais,  convaincu  que  cette  vision  n'etait  due  qu'au  Christ,  le  Dieu 
des  chretiens,  il  se  moqua  de  leur  parole;  il  leva  la  main  pour  jeter  (des 
ll^ches) ;  son  armee  Timita ;  bient6t  Bistam  fut  mis  en  deroute  et  son  armee  se 
reunit  k  oellt'  de  Kosrau.  Apr^s  sa  victoire,  rimage,  qui  etait  sous  ses  yeux, 
disparut.  II  retourna  joyeux  et  pensaut  au  secours  que  le  Christ  venait  de  lui 
pr6ter. 

Mais  quand  la  nuit  vint,  pendant  son  sommeil,  la  meme  figure  lui  apparut 
ensonge  et  lui  dit  :  «  Je  te  salue,  6  roi  victorieux.  N'as-tu  pas  6te  etonne  do 
la  vision  qui  t'a  apparu  sur  le  champ  dc  bataille?  Cest  moi  que  tu  as  vu.  Lc 
Christ  m'avait  envoye  pour  te  porter  secours.  —  Vraiinent,  lui  dit-il,  c'etait 
ton  image?  Qui  es-tu  donc  ?  —  Je  suis,  lui  dit-il,  Sabriso'  eveque  de  Lasom.  » 
Et  il  se  reveilla.  II  raconta  cela  a  Sirin,  sa  femme,  qui  etait  chr6tienne.  «  Cet 
humme,  dit-elle,  dont  tu  parles,  a  fait  des  signes,  des  prodiges  et  des  mira- 
cles.  »  Des  lors  il  r^solut  de  le  faire  catholicos  -. 

Quand  Isdyahb  d'Arzoun  mourut  cn  la  sixieme'  annee  du  roi  Kosrau 
Parwez,  fils  de  Hormizd,  celui-ci,  en  apprenant  la  nouvelle,  dit  :  «  Nous 
remercions  Dieu,  qui  prodigue  ses  bienfaits  et  ses  mcrveilles,  de  nous  avoir 

1.  Le  grand  Kosrau.  On  peut  aussi  comprendre  :  Cest  ta  chance.  —  2.  L'auteur 
anonyme  de  Guidi,  p.  8,  seinble  rattacher  cet  incident  a  la  campagne  de  Kosrau  contre 
Bahrani.  Quant  a  la  Vie,  elle  n'en  parle  point.  —  3.  Rn  la  ciiujuienie  annee  (voir  ci-dos- 
sus,  p.  442). 


i 


[163]  LXV.  —  IIISTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO'.  483 

^^jUajJI      J     «J     Jls     jj...asJl      T^P-     ^-J^      .«.«I-V3     <CLn-w     i^flfl.     jl     lj[_^     JOJ     -ij^ija; 

J    ■.  JljJ     dlUJl     ^_J->o     ^^     Ij^U     A^^J        ifr     _^J>=J     .LJj    jj — «.ll>_     j_j_J    LlCU*    jj  ♦  P,  17S. 

^Jft^  j\  (V  .vilUJl  jiil  K  r J>'-',  ^  Oy^y'..  ij^  ^.^  ij  Irt^*^'  "-^-^  ^ij^y. 
jUJ>-I  J  jiVI  (j  <U__Jlj  ^Ulp-Vt  (^jUaJl  !s_j^j  j_y  t5j~^  V^  ij^  ls'^  f"^' 
jl  -*jpE]s  __^ls  . diU-Ll  U.\JL  f^"|v«=l  ' y^J J  ^^''  (J^  jj-*v^'3  i^Xll  ^»».*^^  •  ,j--j  ' 
j^l  r^l  J^  -(nr^  'j-^'^  ^^^  jj^'— ',  i5J^^'  d)-v__fr  .aJ  JUJ  .j^  U  ^J»^_ 
jlj  .'Sj.^a^  y^  ^\  ^j  jj>  ij^  ^jO^i  ' — 'J  («^  bj^--^'3  •*^H^  ••*^.  \y-^^  (V  '-''^J 
^l  'v^j  j***r^l   (j"^lj  jj_r^^'lj  ^"^'^  "^   bj^^J  ^'■^  (n^  ^-"^   .5sU«il  rtUa  jiL'-^^j 


sauve  du  sang  de  ce  vieillard,  qui  est  mort  de  mort  naturelle ;  malgre  le 
crime  qu'il  commit  envers  nous,  c'etait  un  homme  divin.  » 

Puis  Kosrau  ayant  entendu  le  son  des  cloches  a  Seleucie  (Al-Maddin).,  se 

souvint  que  les  chretiens  avaient  a  ordonner  un  catholicos ;   il  se  rappela 

CQ  meme  temps  la  vision  qu'il  avait  euc  sur  le   champ   de  bataille  et  ce 

qu'il  avait  vu  ensuite  en  songe.  11  fit  signe  a  ceux  qui  etaient  presents  de 

s'ecarter,  sauf  Darjro  surnomme  Takhrid'  et  qui  etait  chretien  :  «  Pourquoi, 

lui  dit-il  alors,  les  chretiens  de  notre  empire  ne  cherchent-ils  pas  un  chef  ?  » 

Darjro  se  prosterna  la  face  contre  terre  devant  le  prince,  et  repondit  :  «  Ils 

n'ont  pas  diflero  de  le  nommer  par  negligence  dans  les  devoirs  de  leur  reli- 

gion;    ils  attendent  seulement  lautorisation  du  roi.   »  Puis  Takhrid  ordonna 

aux  notables  des  chretiens  qui  etaient  a  la  porte  de  Rosrau  de  se  reunir  pour 

demander  Tautorisation  d'elire  uu  chef.  Les  pretres  et  les  fideles,  reunis  a  la 

porte,  unirent  leurs  voix  pour  rendre  grAces  au  roi.  En  entendant  ces  cris, 

lc  roi  dit  a  Takhrid  de  s'informer  de  ce  qu'ils  voulaient.  11  repondit  :  «  V^os 

serviteurs  les  chretiens  veulent  avoir  un  chef.  —  Va  les  trouver,  lui  dit-il, 

et  parle-leur  ainsi  :  AUez,  et  appliquez-vous  avec  zele  a  choisir  votre  chef, 

faites-nous  ensuite  savoir  qui  il  est  et  d'ou  il  est,  afin  que  nous  rappelions  et 

retablissions,  s'il  nous  parait  digne.  »  Takhrid  dit  cela  aux  Peres,  aux  assis- 

tants  et  a  tous  les  autres  chretiens.   Geux-ci  furent  contents  et  ecrivirent 

l.  Tagerbad  chez  Mari,  p.  58. 


484  IIISKUUK  .NKSiOKJKNNK.  [lU/.] 

^   j.  |Xi   ^.  ">U  .^jVI  jlU-  Jj  'UJI   jlLJU    ^  jV  .(X)l  jUJ-VI 

Oj^-dlj     OjbVVI     ijC^JI     j     >Ul^     ^JjUiJ    ^     J^J     'y     jUJ^-Vl;     JAju»     A_jL' 
ftSsl^    jUi- J 1     U-O-l    l-Ub       _.t     /vJ*J     Jl»    .  (V^^l '     lJ~""J    .  UlSvU*    Aj'^Ua)     /»-*J    Al,«ij-»Jl 

ic-U»-   jV   .  jU»y    IjjL-^j  iwiijjl    vj   jU^^    \j.«j.JI   ^Ua-j    LVl   ^«*^l   Ulj 

Jy^jJlj     jU-i-Vl     "V-iJ     ^l    ^-^t>_    1»^    cPj    .^    j_ptLai    i^jil     IjljJ    ^VI    lj.il jl    r^ 

JUj   -*j^pii»   -Vj    ^U   JUjij   .   ->_— U>t>    |v*j^l    ^jU  k_i_i   UUJIj  .UUi  _^  jjjLiu 

♦  I".   180.      ^     K.^      ^J^^      -*J      )^^      .0-3     ^ULl4     V      ^^      j      '     (♦^^-Aa-i    jl-^VI     (♦'Ir'"'      -^^     (^ 

.  jy>tUs)_  (n^^  .il-Ua-  *jl«  jU>o   jl  UUJI  (,— j  ^j^   .«J  |v*j>k^lj  (♦A^j  *-ajUI 
1.     cJ^i^^J'  c.x  uj;»  dominicus.  —  2.  j?,^  <'-'  y  ex  .vjo  Dominus  ineus. 


aux  autres  P6res  de  se  reunir  pour  fairo  l'election.  Le  synode  fut  r<5uni  le 
troisi^me  vendredi  du  careme.  Le  roi  qui  avait  connaissance  de  cette  reunion, 
leur  lit  dire  :  «  Gonsiderez  comment  j'ai  agi  avec  vous  en  vous  donnant  la 
liberte  de  faire  le  choix  que  vous  voulez.  Vous  avez  en  eilet  le  pouvoir 
celeste,  alors  que  moi,  j'ai  le  pouvoir  terrestrc.  Qu'il  n'y  ait  personne  parmi 
vous  qui  ait  egard  a  un  inter^t  personnel  qui  puisse  influencer  son  vote. 
Que  celui  que  vous  devez  nuraraer  soit  parfait  eu  sagesse  divine,  et  en  Turt 
de  gouverner  i  la  satisfaction  de  tous ;  afin  qu'il  soit  capable  d'etre,  par  ses 
prieres,  un  appui  pour  notre  erapire,  et  de  vous  gouverner  pour  le  mieux. 
Si  vous  agissez  autrement,  nous  vous  retirerons  le  droit  de  suffrage,  et  nous 
designerons  nous-memes  la  personne  qui  nous  plaira.  »  II  faisait  allusion  a 
Mar  Sabrisu". 

Les  Peres  et  la  foule  des  lideles,  qui  se  re.unirent  pour  donner  leur  voix, 
ne  furent  pas  daccord  et  se  diviserent  en  deux  groupes.  Car  quelques-uns 
d'entre  eux  se  croyaient  dignes  du  pontificat  et  le  convoitaient.  Ghacun  d'eux 
s'efforgait  donc  de  tirer  les  suffrages  de  son  cote.  Les  fideles,  au  contrairc, 
portaient  leur  clioix  sur  d'autres.  Le  roi,  qui,  par  ses  emissaires,  etait  tcnu 
au  courant  de  ce  qui  se  passait,  leur  envoya  Takhrid  leur  dire  :  «  Pourqut)i 
tardez-vous  tant  k  finir  relection,  et  siegez-vous  encore,  livres  h  d'oiseuses 
pensees?  —  INous  avons  choisi,  repondirent-ils,  cinq  6v6ques  et  d'autres 
personnages  (et  ils  les  nomm^rent),  tous  sont  bons ;  nous  ordonnerons  celui 
dont  le  roi  autorisera  le  choix.  » 


[165]  LXVI  —  RECIT  DE  LA  VISION  QUEDT  MAR  SABRISO'.  485 

(♦(lo     ^_go-l     f-  x^tty^     Jlsj    .  j»jj   JJUaJj     A^lj     ctLLJi     liJ^^    '^^Lr;     -*-_ >=»"=>     ^n    U.l9 

^j,.„aMi\  <i.l>J_5  Aojy"  jl  ^  Jj  .  «U.. ji_5  41..»^..  JiJ  4JA)  >_Aiu^^  j^Li  JJ  (■  yty^  jl 
J_^  ijlpe-i  v_j|^5Ji  »A^  UAJ  .UjX«  il^^^-as-l  SjUa»-l)  dlUJI  IjXl  ^^^  jli  -l—J^ 
/|Po  .  ^»>.,.,.a  iV  'V^LJyi  AjiZJa-]^  iL«^  )  U.C  /♦Jac-  A9  |»J  i^  -^jpcJaJ  Jlsj  <.-lj  dJ^^^J 
/j^     AjL-_yi      i-Lsi      jyjiU^      Alt     lc-Ol      Ij   JSli     .1 oj     |»>^lfr     A,».Xj_J     (vXJ     riLA...a)      /w«    jU_j>cJ 

V_jl3.i  vl)-»-«-l  ->ij         *JI  i^J         ,_5jUalJl  O.».;.:^  Jl  I-UXJI  "yA         iS^"         JuL/_^l  Llw) 

^^    JL'   yoj    ii^LJl    Jju  ^UaJl    l-Ub    1^1  j    c.  ^_^    jL    jL^I    J   L^_    J^-l^  -^' 


Lorsque  Takhrid  rapporta  ce  message,  le  roi  remua  la  tete,  se  moquaat 
d'eux,  et  dit  :  «  L'eveque  Sabris6'  est-il  avec  eux  ou  non?  Et  s'il  n'est  pas 
venu,  pourquoi  ne  Tavez-vous  pas  prie  d'assister  avec  vous  au  synode  ?  » 
Chagrines  par  cette  question,  ils  alleguerent  que  Sabriso'  ^tait  deja  vieux  et 
que  ses  actes  de  mortification  et  sa  grande  saintete  Tavaient  rendu  debile. 
«  Cest,  dirent-ils,  pour  ne  pas  le  fatiguer  que  nous  n'avons  pas  juge  conve- 
nable  de  rappcler,  mais  si  tu  ordonnes,  6  roi,  qu'il  soit  preseut,  nous  Tap- 
pellerons  et  nous  rhpnorerons.  »  Le  roi,  en  entendant  cette  reponse,  rit  de 
colere,  et,  remuant  la  tete,  dit  a  Takhrid  :  c  Dis-leur  :  Vous  vous  etes  ecartes 
de  ce  que  nous  vous  avions  ordonne,  chacun  de  vous  a  voulu  Tautorite  pour 
soi.  Cest  nous  qui  choisirons  la  personne  qu'il  vous  faut,  et  nous  lui  don- 
nerons  Tautorite  sur  vous.  »  Quand  ils  curent  entendu  ce  message,  ils 
rendirent  grAces,  en  les  acclamant  de  toutes  leurs  forces,  au  roi  et  a 
Takhrid  le  chretien. 

LXVI.   —  Recit  de  l.^  vision  qu'eut  M\r  Sabriso'  alors  qu'il  etait 

EVEQUE    DE    La.SOM  '. 

Pendant  qiie  les  messagcs  s'cchangeaient  entre  le  roi  et  le  synode  des 
chretiens,  et  qu'on  sellait  les  chevaux  qui  devaient  ramener  Mar  Sabriso', 

1.  CL  Mari,  p.  58.  Cette  vision  n'esl  pas  rapporlee  dans  la  Vie. 


'.86  HISTOIRK  NKSTOUIKNNE.  [166] 

y»    ii)   .(^1    vJi    ^,^    L    IjX-jlj    iuJl    j    (j^y?-    'L-LUll    liyk   a)    VUJ    .^^ALj 
%s\^    .«JU-IL;     ^VIj     <-.wo     Aa-lj    iL-^-     il     viUJI     'Uat    ijj\     jl     Jjbl     ^:uJ    Jyi._ 

1'.  1«.   t5^.>   ^-ri   ^^  ^J-^y   '   ^.-^^   ■^^.    ij^   cT^^    (^J  '^  Or^^^   J'  ^   «j^-r-:. 
^c^  «ol  VI  -i*^!  ijt-  L  !iU^,..:3s-l  Aj  j^!>UI  Aa-I  Jlij  .y>\^  oljj  JJl^l  ^ii-> 

Jlii       -jV-^      <•— '     iX_J^'l      ,ji»j^_     <^     Cji     U5     jA     (V*-*^l      JUJ      .0-J^;aW      7tl-3.     V 

jL^I   dUI    p-Uj  UJii  Cjli   ^^cT   jl    ^\   dyjl   dUU   a)  Vlij   .^   jUTj   >VI 
Ijla    .  Jlc    Zjy^     Jvi     clo     Mj    aJ    ^_.Oj    U-j.>    <o    /j-«    Ua-v>-i    tt^-Ij    .(^jUijI 

®*wt»J       "w»     Jjill     iJjb     «.«    <<Ulj     _J...ai)      •oJl>-I )1     jUyi)!    (vJat     f-j-i^^ 


ce  Saint,  qui  leposait  sur  uu  cilice  apres  ia  [iricrc,  cut  uue  vision  pendant 
son  sommeil.  Deux  pages,  v6tus  k  la  nianiere  dcs  cavaliers  persans, 
s"etaient  arretes  devant  lui,  et  lui  disaienl  :  a  Dcbout,  car  les  grands  du  roi 
des  rois  arrivent  derri^re  toi  ct  te  demandcnt.  »  II  repondit  :  «  D'oii  me 
viennent  ces  grands,  k  moi  qui  suis  si  petit,  ct  pourquoi  me  cherchent-ils  ?  » 
lls  lui  dirent  :  «  Lcs  voici ;  ils  sont  assis  dans  reglise;  ils  nous  ont  dcpechcs 
piiur  que  nous  t'amcnions  devant  eux.  »  Et  pcndant  qu'il  s'ecriait  :  «  Jc  ne 
suis  pas  digne  dc  voir  les  grands  du  roi  »,  voici  que  chacun  des  deux  pages 
lc  tirait  lun  par  lc  bras  droit  ct  i'autre  par  le  bras  gauche,  et  en  iaisant 
diligence,  ramenaient  a  ceux  qui  les  avaient  depeches,  et  qui  attendaient 
assis  devant  le  sanctuaire.  Ils  etaient  vetus  de  robes  eclatantes,  et  portaient 
sur  leurs  t^tes  des  couronnes  ornees  dc  pierrerics.  El  run  des  pages  disait  : 
(I  Seigneurs,  nous  vous  ramenons ;  seulenicnt,  ccst  uu  vicillard,  ct  il  aura  du 
mal  a  monter  k  cheval.  »  L'un  dcs  grands  repondit  :  «  II  est  en  effet  commc 
tu  dis;  cepcndant,  il  s'exercera  k  monter  k  cheval  pendant  scpt  ans.  »  —  l'"t 
Tautre  courtisan  repliqua  :  «  Et  memC  pendant  huit  ans.  »  Alors  ils  lui 
dirent  :  «  Le  roi  des  rois  ordonne  que  tu  sois  ctabli  cavalier  de  haut  rang, 
ct  il  te  donne  a  conduire  rarmee  des  chretiens.  »  Et  l'un  des  a^rands  sortil 
de  sa  manche  uuo  bande  de  papier,  sur  laquello  il  ecrivit.  Et  en  meme  temps 
qu'il  ecrivait,  il  proclamait  d'une  voix  forte  :  «  Cclui-ci  est  Sabris6',  le  chef 
des  cavaliers  qui  adorent  la  croix.    »   A  ce   moment,   le  Saint  se  r(5veilla. 


[167]    LXVIl.  —  REVENONS  A  CE  QUl  EUT  LIEU  LORS  DE  F^ELECTION.    487 


.jl^Vl  Xs.  ^^  jl^  L. 


Ol     .\_a-l      JkJ>.A>      jl      «1.J     .A_L«».*J|     ^'l^^l     (ViT-"     ^i-^     (j  *\y^i     ^-^JJ  y.     '•^^-^1     J-J     *  P.   183. 

JJ"  aJ  Jlij  •j^^Jl  ■\J>cJi>  M  "d^jlj  •|jij>>L  '^^ ""■■■'  ^jL^UJ?  Vi  (v*r^J  'LjLjL-.Vi  /y> 
^j-t\    7T  ^■j.fl.ll    ^~>^>-»-    («y    jL^    L^    .iil^"    Lw     d.J_,^L    jl    Jl    ^-^j;    l5*^    7'^r-"'^    dJLljil 

j*yji_»_3-L  IjjL^  LJj  ■^j'^  w)L  Jl  (_5jL^I  Joj  ^Ijl]a.Jlj  ^.iiLwVI  ,_^--a  jl  dUJI 
i-La  i^  JjJLj  «-IjYI  ',_ p -^  (j"lj  ti  ^-«-.'ijj  .pj-iiw-w  v«  -Us-L  ji  JjpJs  Jl  /iaJL)' 
.pX»— jj  jvKjl:.-  <>   lyjili  .dLUI  |jC)  ""-J^^jj  LijJI  ^  «iJI  ij^LLcl  ^iJI  ^*>^l 

-«o^pJj     J«iJ     .40     djjij    bljV     '0     ^ji^     \.<^    Jl^^t-Jlj     cl^VL     ^l    liJJ.Sjl3     ^VI     ^    Uli 

^-»i      Jt    Uxsjj    aXII    I_5J-»j>.j    Ijj^ji:^    dJJi    ^**^!j   ■'^-fl-sL-VI    <«-».-'   L«-l9   .  ^^   ^l   L« 


LXVII.     HkVENONS    .V    CE    QUI    EUT    LIEU    LOHS    DE    LELECTIOnL 

Kosrau  {Kisra)  envoya  chercher  saint  Mar  Sabriso';  celui-ci  arriva  le 
lundi  des'  Rameaux.  Le  roi,  qui  se  rejouit  de  son  arrivee,  le  fit  descendre 
dans  le  palais  de  Sirin,  sa  femme,  qui  etait  chretienne,  et  il  interdit  aux 
eveques  et  aux  autres  personnages  d'entrer  avec  lui,  si  ce  n'est  Timothcc, 
evequo  de  Beith  Bghas".  II  envoya  celui-ci  avec  Takhrid  le  chretien  pour 
lui  dire  de  sa  part  :  «  Nous  te  permettons  de  te  reposer  pendant  le  reste  de  la 
journee,  jusqu'^  ce  que  nous  t'ayons  commande  ce  que  nous  aurons  decide.  » 
Le  jour  du  jeudi  saint,  le  roi  ordonna  que  les  eveques,  les  metropolitains  et 
tous  les  chretiens  se  rendissent  a  la  porte  de  Sirin ;  quand  ils  furent  tous 
l^,  il  dit  a  Takhrid  d'amener  Mar  Sabriso'  et  de  le  mettre  au  premier  rang 
des  Peres  en  disant  k  ceux-ci  :  «  Cest  le  chef  que  Dieu  vous  a  donne  du 
ciel ;  le  roi  Tagree  et  le  place  a  votre  tete.  Celebroz  donc  son  elevation  selon 
vos  canons  et  vos  reglements.  Et  quand  la  chose  sera  terminee,  ramenez- 
le-moi  avec  le  respect  et  les  honneurs  qui  lui  sont  dus,  afin  que  moi  aussi 
je  le  voie  et  regoive  sa  benediction.  »  Takiirid  executa  Tordre  du  roi.  Les 
eveques  et  la  foule  ayant  entendu  le  niessage,  adorerent  Dieu  et  le  remer- 
cierent ;  puis  ils  tomberent  aux  pieds  du  Saint  pour  les  baiser,  et  eleverent 

1.  Cf.  Mari,  p.  58.  —  2.  Cet  eveque  assi.sta  en  585  au  synode  de  Is6"yahb  1  (voir 
Syn.  Orient.,  p.  423),  et  en  605  au  synode  de  Gregoire  I  (Ibid.,  p.  478). 


488  IIISTOIRR  NESTORIKNNK.  [168] 

•  '■■  "'■'•  ^Jl  J\  iL:_.UI  AtUI  ^  b>t;::Jl;  <  \^i  JlU}  ItjJl,  '  l^j  \^,  ^.J^l 

.iija^\    4J    I^JifrJ     .jJl-^Jl; 

UJl»  .■iij\  j  'j-jyi  L-U*j  -r*^^  ^j^i  ■^'^^  o^  <Sj^  ^-^.  -^•r^'  o~^  v_ifrUarj 

.*J^     lj»^l     f^^J     ^V     v_Ab      .lOj     .AjiJI     ^L      A^     ^Jv*-     O^^     "^-^     *^ 

.uLl    W>^   *^li    fn*«J    jl— ^    ^^*^    **•    -^^  .  Jl;>JI    <»_^3    viiUII  ^JI    -^Jjpci»    -^-3** 

jAjUI  aJ  l_^Laj  0  l_^'  jv'  •^  ^-^jmJI  ij^  ^  ""'(♦^/f"^  '^  IjjjkLtj  .  J— ^l  o^i^,  f^» 
V  ,5^  ^.^iLJI  ju«._  1»^  Jlflj  .^iJ*»^',  <lj  .at^,*^  ^^I  ^licd  <j:\i  i_^"  jl  «i3^L 

*  1'.  IX.-..  Ai^j  .c-,j^l  L^l  j~j-l  *  oJj  .^^£.1   jl  ^y-  %^  i\j\  jl  j_^_  Vj  il-«JI  v_4;l 

ol     aJ     (_'^     Ji»}     Jjt.^     A»J»»     dlLJI     Jl     ftjs*',      jL>aJ     .  Jlpct     ^yw     Juju     jl    dlLJl 
>L»:>-    o^..s^j     jl     jLi     J     jl     ^lj     .^_^l     ^^fdi^Zj     dl      d)_^     LLoIj      ^jl»     tU — !l     ^jli 

1.  (.rljyi  ex  )|V(  mysteria  sacra,  missa.  —  2._^^.il  ex  io,ii  admirari  fecil. 


• 
leurs  voix  pour  Ixhiir  le  roi.  A  Juiil  lieures,  ils  le  conduisirent  en  eeremonie 
a  Teglise  de  Seleucie,  ou  ils  rordonnerent  patriarclie '. 

Le  couronnement  du  patriarche  et  rallluence  de  la  foule  doublerent  la 
beaute  de  la  fete;  il  celebra  ensuite  les  mysteres.  Apres  la  priere,  on  voulut 
le  conduire  hors  de  Teglise,  jusqu'A  la  porte  du  roi,  comme  il  avait  6te 
ordonne.  Mais  la  foule  qui  se  pressait  autour  de  bii  etait  si  grande,  qu'il 
nc  put  sortir  de  Teglise  ;  peu  s'en  fallut  mcnie  qu'il  ne  pdrit  ecrase  par 
la  foule. 

Takhrid"  alla  informer  Ic  roi  de  ce  qui  se  passait;  celui-ci  lui  donna  sept 
cavaliers  et  il  leur  confia  son  propre  cheval  de  selle  afin  qu'ils  y  fissenl 
monter  Ic  Saint.  Les  envoyes  furent  etonnes  de  voir  une  si  grande  foule  se 
presser  autour  de  lui,  et  ils  ne  pouvaient  parvenir  jusqu'^  lui.  Enfin  ils  s'ap- 
procherent  et  lui  dirent  :  «  Le  roi  t'ordonnc  dc  monter  sur  son  cheval  afin 
que  tu  te  degages,  et  te  presentes  chez  lui  ;  car  il  t'attend.  —  Que  vive  le 
roi!  leur  dit-il ;  mais  je  ne  monte  pas;  car  il  ne  m'est  point  permis  de  voir  la 
monture  du  roi,  a  plus  forte  raison  de  la  monter.  Et  puis  je  ne  suis  pas 
bon  cavalicr.  Le  roi  veut  me  fairo  uu  honnour  inoui.  »  L'un  d'eux  se 
detacha  pour  informcr  le  roi  :  «  Dis-Iui,  repondit  le  roi  en  riant  :  Tu  es 
cavalier  celeste.  Monte  notre  cheval  pour  que  tu  parviennes  jusqu'a  moi  et 

1.  Le  19  avril  59G  (voir  ci-dessous,  p.  509,  n.    l.  —  2.  l.'anoc(lolr  siiivaiitc   ncst  pas 
nicnlionnce  dans  la  Vie. 


[1(10]    LXVll.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  LIEU  LORS  DE  L'KLECTION.   489 

jl  jyj>yS\j  ^UiJlj  is^Lj  viAXJI    vc  J»^l   Jls  U  ^UVI  ^«-»->"3  -l^  ^IaSI  >-Sj>^ 
jvftiAs«-l  Jo-lj   .i:;l-OI  ^^     ic   ii«I»=>-3  jL-yL'l   )<jnU";,U   .JuoL    Ji   .,_^^j  vilLJI  ^«Jaj^ 

j_jii]aUl     j^    ^i.«-_>^     J    jl     ^^VI    ^^^     lf'l    Jyl    '>^    J^J    cX/^^     ^J*    •'S     -rrt'    "V^lsti 

JD  i_5JJI   (T^JI   i— i9*J   . fx-^wJI    Cxi-.   A^-Lxj    L5-i-«J'  jl    ^J^   LlaL-»    v::~J  <u>-^l   oilj 

^*5>iuJl    AaL}    .«U^a,      V«    r-^     (Jj     >_j   «.iJl    J5    ^v-ij     .  idk>io     V    JajLtllS    J-iJl    S^l 

lUS     XgjJl     jv^ii  i-.^!     U«S  JJ  lj-^3     'jj^^^^     •  "^Jl     .^JaJj    '"^■i     j^^r^l^l     "CJj^^^lj     .i  ^yJlj    *  P.   180. 

c 

IjijjiS    jLyiJl    JiljJ    .<uL     'U.a^l     >l)jl.5jlj    .«*^-U     Oil    /|J    tjJjJ^l    Ijll^j    Ijlj    I-'    (5^ 

pjliLJL    ^li-JI   4J1   ^>.-«a)    JL    />a£jj  .-ri^     j^  'UJl   -W>j   v_^»«i9    .i^js-   L  kiXLJI 

V«    ,J>£a«    JjLU    d-lr    -*J»     i^LJI    ^_jL       Jl      Jk.-5J    ^Xi>-    -*^    Jo    -*Jii     .Alc-    (j-LJI    lys&J 

^L-  ytj  vjiUI  ^  viiUI    jL»i:V  j^-UirJI  jj-^JJl   !sjf>-jj  ^isLVIj  J^->^   .JJJl 
e-»*^lj   ^jLiJL    (»-*jJI    ij-i/--'   jl^s    /»-•  T  )^5   .rc_.jLiiJL   jIjuI    c^iX^  jjj   ."<--p    Jc. 

1.  Sic.  —  2.  Leg.  i-:^'}^- 


que  nous  recevioiis  ta  benediction.  »  Et  il  ordonna  que,  s'il  ne  le  voulait 
pas,  on  renlevat  pour  le  faire  monter  la  bdte  malgre  lui.  Les  eveques,  ayant 
cntendu  l'envoye  redire  cela  de  la  part  du  roi,  le  prierent  avec  la  foule  et  les 
lideles  d'obeir  au  roi  et  de  monter.  Comme  il  refusait,  les  cavaliers  Tenleve- 
rent  et  le  placerent  sur  le  dos  du  cheval,  et  Tun  d'eux  saisit  la  bride  pour 
le  conduire.  Mais  le  Saint,  de  la  voix,  arreta  le  cheval,  et  lui  parla  ainsi  : 
«  0  cheval  muet,  si  ceux  qui  parlent  ne  m'ecoutent  pas,  toi  qui  n'es  qu'une 
bcte,  tu  n'avanceras  plus,  par  le  nom  de  Notre-Seigneur  le  Christ.  »  Le  cheval, 
qui  etait  le  plus  vif  des  chevaux,  s'arreta,  semblable  a  une  muraille  qu'on 
ne  peut  ebranler.  On  le  frappa  autant  qu'on  put  sans  pouvoir  le  faire  bouger 
de  sa  place.  Les  Mages,  les  Juifs  et  les  Marcionites  qui  ctaient  presents, 
frappes  d'etonnement  et  d'admiration  a  la  vue  de  ce  spectacle,  remercierent 
hautement  Dieu  de  ce  qu'ils  venaient  de  voir  et  s'ecrierent  :  «  Heureux  ceux 
dont  tu  es  le  chef!  »  Comme  la  foule  se  serrait  de  plus  en  plus  sur  lui,  les 
cavaliers  coururent  en  informer  le  roi.  Celui-ci  admira  le  prodige,  remercia 
Dieu  le  Tres-Haut,  et  s'en  reJQuit;  il  ordonna  que  des  fantassins  munis  de 
verges  allassent  ecarter  la  foule  du  patriarche.  Ce  ne  fut  qu'a  grand'pcinc 
qu'il  put  arriver  a  la  porte  du  roi;  il  etait  trois  heures  de  la  nuit.  II  etait  suivi 
des  eveques  et  des  notables  chretiens,  fonctionnaires  du  royaume.  Le  roi 
etait  assis  sur  son  trone;  le  palais  etait  plein  de  lampes.  Les  domestiques, 
tenant  h  la  main  des  encensoirs  et  des  cierges,  sortirent  a  sa  rencontre  de  la 


490  IIISIOIUI':  NKSTOUIKNNK.  [170] 

Jui  J  j>i.  Ul  Jltl  ^jL^I  ^j  y  «^a-U  <)  JU  JUJl  ilj  Uj  .<-aW  |»^.»-I  j 

♦  \'.   187.     ^^t>     ^r^     ^aJI     ^_/iil      C-Ua-    '     (i_^lj     .  <JUL     j_^J     -rV^'    «Jj-C)     l^     <~>^J 3     ij'^^ 

^  .^  .^>t-;  jVi  ji^Li  .d^,  V  ijuji^  i>^i  ^  o^i  ^u-  j.*^  "Vj 

A^l  j^lj  .tJI  ^_^lj  jU  yb  jj»lUl  blflJ  ;^JJI  j>t>S\  jl  jXl::^  J  c5-^^  Jy^' 
®,j-.«l  j_^«*»-l  1«^  ^UI  7-t^j  '0_y3  *J  ^-*j  .  O-"^'  Ui  Ll5sX»-.  ry^i  .'-^  0>^. 
y>^\  ^  J    dUJI  Jy   ^  ^iJUVI   IVI   ,_5r^b  ^^   *^>    '^'  c-^J 

J^     ^^lj    .^^1     0»j     J_;JI     J     ^j-yiJI     Ai-I     ^     ^;^     ^^.^-'J     jjtL^i     "^     \S-^^ 

dlXJI  Ju,lj   je^   jb   Jl    J^/ls   .i,^0    ^ilUI    J^    J\   jJI   ^y   jU   ^  .ii-*^ 

J^3    .  «Jjl^^l    J    kaXj>      Jb    AJjUas    .-^J^^   ^j    1^1    jl-aj    .Ia»!    Ia-Cc    ^yLT   VI    1^1 

•  p.  188.    dLjuT   ^    '    jl^   "0    Jly    .AoOj    ^    ^j-h-i    *— '->    J^3    •'^   blj    U    «J    ^_^_    jl    jljl 


maisoii  di;  Siriii.  Quaml  lo  roi  rapen/ut,  il  lui  dit  en  souriaul  :  «  0  chef  des 
cliretiens,  sache  bien  que  ce  ii'est  pas  nous  qui  avons  fait  d'adniirables  choses 
poiir  toi,  mais  c'6st  toi  qui  as  fait  des  miracles,  puisque,  etant  toi  au  pays 
de  Beith  Garmai  et  nous  k  Rai,  tu  as  saisi  la  bride  du  cheval  et  tu  as  pouss6 
le  cavalier,  inalgre  lui,  k  entrer  dans  la  melee  et  k  gagner  la  victoire ;  et 
aujourd'hui  tu  as  rendu  immobiie,  k  Tinstar  d'une  muraiile,  le  cheval  qui 
vole  comme  l'oiseau  et  qui  ne  peut  pas  souflVir  d'entendre  le  bruit  du  fouet. 
Viens  donc  maintenant  en  paix.  (En  toi)  s'est  accomplie  la  parole,  qui  se 
trouve  dans  votre  livre,  que  \a  pirnv  que  les  marons  avaient  rejetee  est  devenue 
la  principale  de  l'angle\  Sois  donc  heureux ;  ({ue  notre  empire  se  rejouisse 
(Ic  ton  elevation  a  cette  charge.  »  Sabrisd'  pria  pour  lui  et  le  benit  :  et 
tous  les  homnies  repondirent  :  Amen. 

Le  roi  se  rejouit  beaucoup  ;  les  eveques  uos  Pi^res  rougirent  de  ce  c|u'avait 
dit  le  roi  touchant  la  pierre  rejetee  par  les  maQons,  et  furent  confondus  de 
rhistoire  du  cheval  dont  le  Saint  avait  saisi  la  hride  a  Rai  sur  le  champ  de 
liataille.  Le  Saint  s'en  alla.  Le  lendemain  matin  il  retourna  pour  son  ministere 
a  la  porte  du  roi;  on  Fintroduisit  dans  la  maison  de  Sirin,  oii  le  roi  vint  avcc. 
Takhrid  le  trouver;  il  avait  donne  Tordre  qu'on  n'y  laissftt  entrer  personne. 
II  le  trouva  humble  selon  sa  coutume.  Aussit6t  qu'il  vit  le  roi,  il  voulut  se 
lever;  mais  celui-ci  Ten  empecha;  il  lui  baisa  la  tete,  et  s'assit  devant  lui; 
puis  il  lui  dit  :  a  Tes  predecesseurs  etaient  les   esclaves  de  mon  p^re  et 

1.  Cf.  Ps.   cxviii,   22. 


[171]   LXVII.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  LIEU  LORS  DE  LELECTION.    491 

dUi  o^sljl  lil  ^ji^  vii^l   Jl  jltr^l  ^-^  <:  ti^"  Cr  v-^^b  jL,^!  ^t  j* 
ilc-  i-y  Lj'L>j   L::5Cl^  ^Lj   LjI.5  Lk.   ^^.»3  .Ja>slj   I^-j^'  ^Jy-^  j'  ^    ^f  '•^'J 

®dU  LJL^ 

jljl  j.,  ^^J  «uiLVI  Jl  LLUI  J.-jI  i.Li)l   J^l  ^l'  ^^'Vl  cj.   j  jl^  Uj 

^j  j».^   b-^^'  0^-5  -r^    ^LLJI   w^l  ^j  rs_i,-^'i]   i-^   j^gJI   (vyi*  ^I^VI 

J    ^   v_i^J   j~l'U)l    !sL,^_   JUI    ^_  V    C-l=-   !A.»3«    Cii    jj.,Vl;  LJL   Cj>I 

«^  j»(,l.  jjiTj  .^1  jj^L   A:.Lii  ^  *  -V=^  ^LVI  Ij^r^  -^SJ^^   Ji  p^^^  *  p.  isn. 

^  a)Lj    .i^l    JL,I    LLUI    -A^^iJ»    vJj«-3    '»-lj^    jvilj    •^j-JI    .— il-l    ^^  JJTLJI 

.w!l    rJLa«    Jlj>l    ^    jJiS    r.A_a-lj     l^    )S-Cil     ^LUI    J    ^LM!     jil     jl     J^*L>l)I 

®dl)i  J  jjli 
-jai)l  l-lss  JjUai;   A^y-'^^  Ij^L^Cj  .^j^l  LLL,  fj^jy*  ^J^   i^^—^  v-^  c-Lirl  ^ 


do  ines  aieux;  mais  moi  je  suis  ton  enfant  et  cette  femme  est  ta  fille.  Tu 
seras  admis  en  sa  presence  k  tout  momeiit  que  tu  voudras  soit  de  jour  soit 
de  nuit.  Pour  toutes  les  alTaires  importantes,  envoie-moi  un  des  tiens,  ou  bien 
viens  me  voir  toi-meme  sans  me  demander  si  je  t'autorise;  designe  quel- 
i[u'un  en  qui  tu  aies  confiance  pour  donner  la  communion  a  ta  fiUe  Sirin  quand 
elle  le  d^sirera;  et  si  tu  peux  la  communier  toi-meme,  fais-le.  Prie  toujours 
pour  nous,  pour  notre  empire  et  pour  la  prolongation  de  notre  vie  :  c'est  la 
derniere  recommandation  que  nous  te  faisons.  » 

Le  lundi  de  Paques,  le  roi  envoya  dire  aux  ev^ques  :  «  Celui  qui  veut 
retourner  k  son  pays,  peut  y  retourner;  et  celui  qui  desire  rester,  peut  rester 
ici.  Mais  choisissez  quelqu'un  parmi  vous  qui  soit  savant,  verse  dans  les 
affaires,  sage,  patient  et  doux,  qui  n'aime  point  les  richesses  et  qui  soit  agree 
du  catholicos,  afin  qu'il  Tallege  dans  sa  charge  de  gouverner  les.afTaires  chre- 
ticnnes.  »  Les  eveques  reraercierent  Takhrid  du  souci  qu'il  prenait  des 
affaires  religieuses.  Ils  tomberent  d'accord  avec  le  catholicos  pour  designer 
Tev^que  de  Senna '  et  rintroduisirent  en  sa  presence.  Takhrid  informa  le  roi 
de  leur  obeissance  a  ses  ordres  et  le  pria  de  la  part  du  catholicos  de  per- 
mettre  aux  eveques  de  rester  chez  lui  un  mois  pour  regler  avec  eux  les 
affaires  ecclesiastiques.  Le  roi  le  permit. 

Puis  des  lettres  de  Kosrau  arriverent  k  Maurice,  empereur  des  Grecs;  il 

1.  Nomme  Milas  (voir  ci-dessous,  p.  497). 


♦   1'.    l'JO. 


m  IIISTOIHK  NRSTOUIKNNK.  |172| 

^  <jy  jy^i  ^jy^^  ^"^.   ^J^  ^y^-j-r-  j*  tri.'^'  i-5-S.  ijy. 


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l»*Al£.     ^»k.     V^        —.AiiJI     Ij-UbLl     A»     /f*-«     ^^LwPf     [£.J3  .ijya.ni     Jyaj%j\     (C-i*)    ir^^ 

jl    VI    ^^    U    ^-4^«::;    IjJLoj    bj_^l    bAA   «Lij'    j^   ^    Jlaj    .■«J    dUJl    Ji;l    L. 
j^  iy.-J^\  *J\  -»jL   jl  «JLj    aJI   ^^  J'  .4j  iMiJlj  ItjJI   aJL^  .ctIXJL  «JL«Ijj 

^'Lvil    jLai)    fJ^Jy    ^aJjJI    ciXLJI     jl    Jy-_^1     "0     JliJ    .  «ll«lj    OAJ-iJ     (jAiJ     .^lj    ^c 

jl     Jju     Ol     l^JJ      .    •pl«»^l     jL»jl     (^>aJ     jl     viLwL     k_«Pc;J        -jjJI     (T^lj     (V     ^_/-Jl     JL 

Jl  (joiiJi)    lA-Li-ls    . Jy-;^!)  /k^L^Ljlj  (jijj-»  v.tLLwU  L.JJ  Llai-   IjJc   (-Lty  ,_»J»^L   Ij^»— -j 


lui  parlait  des  verlus  de  ce  Saint,  si  bien  qu'il  iui  douna  un  grand  dcsir  dc  lc 
voir.  II  envoya  le  maitre  de  ses  peintres  avec  le  messager  qui  6tait  venu  vers 
lui  :  «  Va,  lui  dit-il ;  prosterne-toi  devant  saint  Mar  Sabris6'  patriarche  des 
pays  persans  et  peins  fideleraent  son  image.  »  A  Tarriv^e  du  peintre,  lorsque 
lc  catholicos  eut  appris  la  chose,  il  s'y  refusa  en  disant  :  «  Qui  suis-je,  pour 
quon  agisse  ainsi  k  mon  egard?  Je  n'en  suis  pas  digne.  i>  Mais  Kosrau 
lui  denianda  de  laisser  iaire  le  peintrc  par  egard  pour  Tamitie  (jui  exis- 
tait  entre  lui  et  Maurice.  Le  Saint  y  consentit  alors  bien  contre  son  gre, 
et  le  peintre  s'en  retourna  en  rapportant  le  portrait.  II  appela  quelques  per- 
sonnes  qui  avaieut  vu  le  Saint,  mais  qui  n'avaient  pas  eu  connaissancc 
de  la  mission  dont  le  roi  Tavait  charge ;  et  il  leur  demanda  :  «  A  qui  res- 
semble  cette  image?  »  Ils  repondirent,  dans  radmiration  ou  ils  ctaient  : 
«  Cest  Sabriso",  le  patriarchc  dc  rempirc  des  Perses,  c'est  lui-meme  cn 
personne.  » 

Maurice  continua  a  ecrire  i  Mar  Sabriso'  pour  lui  demander  sa  priero.  Puis 
il  lui  ecrivit  pour  lui  demander  de  lui  envoyer  Ic  bounet  qu'il  avait  sur  sa 
tete.  Mais  il  en  fut  trouble  et  s'y  opposa  :  «  Cest  sa  foi  vive,  lui  dit  le  mcs- 
sager,  qui  a  porte  rempereur  victorieux  Maurice  k  demander  la  bencdiction 
de  la  tete  du  Saint.  Tu  dois  donc  fortifier  la  foi  des  fidcles.  »  A  cette  parolc, 
il  lui  remit  son  bonnet  apres  avoir  prie  secretement  ct  y  avoir  fait  le  signc 
di"  la  croix;  il  pria  pour  rempereur  Maurice,  les  fidC-Ies  et  le  messager. 
Celui-ci,  ayant  pris  le  bonnet,  retourua  chez  Maurice  et  raconta  sa  mission. 
L'empereur  baisa  le  bonnet;   ses  parents  et  Ics   habitants   de   son  cmpiie 


[173]   I.XVII.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  LIEU  LORS  DE  LELECTION.    493 


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C-j-tjwuw       -»      ^l      ''oLo*        "j^     lyj      ,_wLiJI      Ju-jlj      .  jljJJl      ^L.      ^J      j^-Jl      /v<      ijiUl      'CjA.o 

.  Jj-;^!    jJ*    iiS  jj    O     iAi-ls     ^^LJI     \j>    ^^rf^l     jLsvo     rc^ij    .  wij^l     (jjj    "^^JJ    '^>ir"    *  rv 
Jlsj    ,_jbJUI    ^JLJI    .3JJ    dllJo     'uAfris    *    ijjy   ij^     ^J~>    ^-i    jJ<'Wl   *J^    L»-^ 
<j>yj\   i\J)I\    tX^    iS^r-^    ^"^    ^J^i    ■JJ^'^    ._~LJI    j^    '■y>S\     J\    C-Jl^    (Jr-^ 
.s-JkiJl  j  J  ia-Ls-  >ls   Vlj  ^l   'jsa    C.3W—  jls    .._.~LJI  ^  i-vi-l   ^^rlrr^ 

1.  u>pa  dominicus. 


rimitereiit;  puis  il  le  mit  clans  son  tresor  avec  les  ossements  des  Saints. 
La  correspondaiice  continua  entre  Maurice  et  le  catholicos.  Celui-ci  lui 
demanda  de  lui  euvoyer  un  petit  morceau  de  la  croix  de  Notre-Seigneur  et 
dc  liberer  de  sa  part  les  captifs  d'Arzoun,  de  Beith  Zabdai,  de  BeithWrb&ye 
et  de  Sigar;  il  pensait  que  ce  serait  la  une  raison  pour  lui  de  prier  Rosrau 
de  liberer  aussi  les  captifs  grecs ;  et  cela  devait  raffermir  entre  les  deux 
princes  Tamitie  et  les  bons  rapports.  Le  Saint  demandait  en  outre  a  Maurice 
de  lui  donner  un  de  ses  vetements.  Maurice  fit  faire  une  croix  en  or;  il  Tin- 
crusta  de  pierreries  ;  il  y  mit  un  morceau  de  \a  croix  de  Notre-Seigneur  le 
Christ  (que  son  nom  soit  adore) ;  il  renvoya  tous  les  captifs  qui  se  trouvaient 
dans  la  capitale  et  dans  le  reste  de  rempire  et  envoya  la  croix  et  un  de  ses 
habits  a  Mar  Sabriso'  le  catholicos.  Mais  Rosrau  s'empara  de  la  croix  avant 
qu'elle  ne  parvint  au  catholicos,  la  posa  avec  beaucoup  de  respect  sur  une 
nappe  de  soie  qu'il  mit  sur  ses  genoux  ;  et  apres  Tavoir  ouverte,  il  en  enleva  le 
morceau  de  la  vraie  croix ;  et  il  la  rendit  au  messager.  Lorsque  le  catholicos 
sut  la  chose,  il  ecrivit  k  Maurice  pour  Ten  informer  et  lui  renvoya  la  croix 
d'or  en  disant  :  «  .Je  n'avais  besoin  que  d'un  morceau  de  la  croix  de  Notre- 
Seigneur.  Or  Rosrau,  dans  Texces  de  son  amour  pour  Sirin  sa  femme,  qui 
est  chretienne,  vient  de  Tenlever.  Je  te  prie  donc  de  m'en  donner  un  autre 
morceau,  sinon  je  n'ai  pas  besoin  de  Tor.  » 


192. 


494  IIISTOIRK  NESTOHIF.NNF.  [174] 

.<Ult  JLJ  jJTUJI  J\  j^_  jl  j  dUJI  jjL-lJ  .jyCVI  ^O  e^yiJSoj  Ujj.5l^ 
LJU-    f-y^^   ^    AALi    LAj    .^\jA^    j»^    ir:^'^.)   fJ^'    ojlLj   ^y    !il_y_    <ll    ^^j 
^^j:»   ^iriaJI   <jl    J*    J  C)_>G   i^j   J   i^«J^   clj   j^j   ^j^jj   ^LL   ^—JI  ^^     I 
1'.  1-..J.  Jlli   .  Jj)l   jl^l   Jl   j^^^l:::*    ^AaI:)  '  vlUJl   jl   <)   Jlij  viUi  j.  ._4-ii  .^  ^Li 

J_t        ^Asljj     .<j     ^lj      »-la)      n-a^^     ^^J     v-JlitJo     «J      \X._      J     rt--— Jl     li-C     jl     <) 

®^ii_-.lj  ol^:>tJ^   .^::50l  ^   ^\y>  iA£.  ^,..  «J I  jjju-l     • 
1.  Cod.  ■>J^'3«. 


Sur  ces  «ntrefaites,  r^veque  Maroutha  '  fut  envoye  en  ambassade  aupres 
de  Kosrau  et  auprtjs  du  Catholicos.  11  avait  le  plus  somplucux  costurae  et 
vovageait  avec  la  pompe  la  plus  maguifique.  Sur  Tordre  du  roi,  il  fut  reQU  par 
Takiirid,  Theodore,  6veque  de  Cascar,  Mar  'Abda,  (ivdque  dc  Beith  DarAye 
[BdihSidiji-)'-  et  Bokhti.su',  dirccteur  dc  rKcole^.  Puis  il  demanda  au  roi  l'auto- 
risation  daller  saluer  le  catholicos  :  il  croyait  qu'il  allait  le  trouver  en  cos- 
tume  de  patriarche  grec  et  dans  leur  somptuosite  et  leur  apparat  ordinaires. 
Ayant  donc  vu  Mar  Sabris6'  assis  sur  un  sac  dans  un  coin  de  sa  cellule,  v6tu 
d'habits  grossiers  et  ayant  un  bonnet  sur  la  tete,  il  ne  comprit  pas  que 
c'etait  le  catholicos,  jusqu'a  ce  qu'on  le  lui  dit.  Frappe  d'etonnement  :  «  Le 
roi,  lui  dit-il,  est  oblige  d'etre  avec  sa  faraille  en  costurae  royal.  —  Notre- 
Seigneur  le  Christ,  lui  repondit  le  Saint,  navait  pas  meme  comme  les  renards 
et  les  oiseaux  unc  place  j)our  ij  rejMser  sa  tete'.  »  II  repoussa  ainsi  ses  atta- 
ques,  et  par  beaucoup  d'autres  temoignages  des  Ecritures ;  si  bien  qu'il  le 
confondit  et  le  reduisit  au  silence  '". 

1.  Pharwa  i\^^)  chez  Mari,  p.  59.  —  2.  Ces  deux  eveques  assisterent  en  605  au  sy- 
node  de  Gregoire  I  (voir  Si/n.  Orient.,  p.  478).  —  3.  Cf.  Mari,  p.  59.  —  4.  Luc,  ix,  58. 
—  5.  Cette  anecdote  et  Ic  resume  du  miracle  suivant  sonl  ecrits  a  la  fin  de'  quelques 
manuscrits  contenant  lcs  Centuries  d'Elia  d'Anbar  cf.  Assem.,  B.  0.,  II,  p.  499  ,  sous-  cc 
tilre  i-^f^  ixi^ots^  ^kojl^  •f^mj  ...poi  o,M»i.^t^  |n.o>nnm\r.[  ^  «  Ilistoirc  ecclesiaslique ;  biof^raphie 
du  catholicos  Mar  Sabriso'  I.  »  Cest  ce  titre  (lui  a  trompe  Assemani  en  rinduisant  a 
attribuer  a  ce  Sal)ris6'  une  histoire  ecclesiastique.  Voir  encoiv  notre  Elude  (en  arabe) 
sur  rEfole  dc  Xisibc,  licyroiilh,  1905,  p.  32. 


[175]        LXVIII.  -  HECIT  DU  MIRACLK  OPERE  PAR  MAR  SABRISO'.  495 

lyOM      i^      (■  ytif^     jA     (_^Ai       'j^,     ^A^    A_iLsL-Vl     /v«    "^Uj^J    ^_  r  "■  ■  yl     IjJjU    U".-' 
^,^^2..^    V    Cw    b_;-t£-     >«-)jl     '^Jj    Cl     '«jMj     ia^Jl    ^   *_iJ»i      \~L«»^I      V»    JU.-J    Jo-J     il     (»l"Vl 

jl^j  .^1   Iaa   JUJ   .*JU-  ^  •iJLi   .L'U   L    ^«■^ji   Jlsj   .Ij^  «-1^  t5'^-'  ■r'^    V3 

jU>ii.     AjMj        Jjiv— "Vl      •j.»     ^^y^\      /.Lrl     'VjujI     J^J     -^^J     <S^li-l     jj     l.sL»-     l_^_5     ,_JLX. 

*j/>o  (^i  '•fv'  -iij-v^ij    'S  ij*y  ^*-*^  (V.y^ — 1.  ly.     (j^  (j-'^*^*  (v^  •  jij^'  *  P- 1'"'- 

jj   jju   ^j^  iLlj   Lkjll   jU!>yi  i<^^  '^-   ~y^   ij-'^'  ^•*-*  LS^-J   jUDUJI  Iacj  ..5^3 
<»i_)   (<-«sJI    (_j-^    (^l    !s-'u    -^j   .^jjijjJI    (^    jL_M.a    L    L^jIj^Uj'   -^  "tj   Jlij  «J^  ^^j^ 

dDj     O  r^^lj    -jy^     //1     (5-'-*^     "^     iloLx^    L»ili    ^J     4^1>0     jJaUlj    ^^^    k_^ij     .  A.T  a..ij 

.j_^_^_^l  ^LJI 

1.  (XXoXri. 


LXVIII.   —   Recit   du  mir.\cle  opere   p.\r  M.\r  S.vbriso'  c.\tholicos  en 

PRKSENCE     DE    l'eVEQUE     MaROUTH.V. 

Un  JQur  quo  reveque  Maroutha  et  d'autres  eveques  etaient  assis  en  pre- 
sence  de  Mar  Sabriso',  un  liomme  chretien  entra  chez  eux,  conduisant  sou 
fils  age  de  quatorze  ans,  qui  etait  aveugle  et  rauet;  il  s'arreta  au  milieu 
d'eux  et  dit  en  pleurant  amerement  :  «  O  notre  Pere,  ayez  pitie  de  moi.  >■ 
Sabriso'  lui  demanda  son  histoire  :  «  Cest  mon  fils,  lui  dit-il,  qui  faisait  ses 
etudes;  il  etait  vif  et  intoUigent.  Et  voici  qu'il  y  a  quatre  jours,  sortant  de 
Tecole  avec  deu.\  autres  enfants,  il  rencontra  un  marcionite,  un  dc  ceux  qu'on 
appelle  pretres;  ils  se  mirent  a  Texciter  en  lui  parlant  avec  mepris.  Le  mar- 
cionite,  cmporte  de  colere  et  de  rage,  se  rua  sur  eux.  Les  deux  camarades 
prirent  la  fuite;  quant  a  ce  pauvre  enfant,  il  resta  et  le  marcionite  le  saisit. 
Les  deux  gargons  raconterent  qu'ils  virent  de  loin  le  marcionite  arreter  ce 
jeune  homme,  et  lui  eteadre  la  main  sur  les  yeux,  sur  la  bouche  et  sur  les 
levres,  en  lui  disant  :  Combien  vous  nous  meprisez,  vous  enfants  de  la  juive 
Marie!  II  perdit  aussitot  la  vue  et  devint  muet.  Et  le  magicien  marcionite 
s'en  alla,  laissant  k  la  place  oii  il  etait  ce  jeune  homme,  qui  ne  connaissait 
plus  sa  route.  » 

Les  assistants  fureut  frapp^s  d'etonneinent.    Ues   chretiens   qui  se   trou- 


496  IIISTOIUK  NRSTOHIKN.NR.  [170] 

^^p_Jl  !iA.o  «X_.l_j  LfT^'  (^'  iiyolii)!  !>A>_  X.  jv*  .iJ-^Mr^  jlL-tJl  ^j>o^  ^^^  ^^ 

Jt^    KLs.     \~j    Ij.    *.*^^J    <J    (j    oLl-    Jli-.slj    .Olj^   ^'    *-^  ^_5^   (.5^^    ^"^    C~*3 

V.  ly.-..    ^^^1   ^li   .v^    jlkjJI    JU»   ^JJl    L.  ^l   l    Jij  ^_j^  JIj  |V*  "    .._,J^1  ^   <*» 
^     "j»    r ^i   '(jy^y"^    ls!    ^^   lAXA  Tu-.-^^   f>AX.   JU)  4jl — !   i>\>j   ij^l)   "CtL-   ^v* 

^     0"     ^:^     -^^-J     ^^^     ^     J^i     ^     J^     J^O^     ^T-^^     ^lr^^     *^ 

Jl»_)  ^^i  U^    f^Jfj  ^  a-Vl   L'jjU  ^^j   .4jJ  ^^^liJL    ol^Vl   ^:>aJj1j   isjAaLs  U^ 
Ij^   J  ^LJJl   j_j~i._  ^j|.-^b  c-I^U   ^   dUJl    c^   ^^  J.3  jl   4i)l  jiL^  l   Li=- 

.vJ-Tj  ^Li-  ^5jK;l  ^  dU^y  j  ^J  ci»  U^  Jyjl 

^      jLj      ^,.w_ijJlj      ^*Lr^'      >*-J      J_jX~.Vl      Jl3-.>J     .dliCjLJ'     M;      jl.^1      -Lj-Ij 


-^ 


vaioiit  la  rfiidirent  temoignage  k  rintelligence  de  Tenfant  et  a  son  jugement. 
Le  bienheureux  Mar  Sahriso'  baissa  les  yeux ;  puis  il  leva  la  tete  et  dit  :  a  Ne 
crains  pas,  mon  enfant.  Les  prieres  de  Teveque  Maroutha  rendront  ^  ton  fils 
la  vue  et  la  parole,  et  confondront  le  demon  avec  ses  supputs.  »  Puis  il  ^itendit 
sa  niain  si  pure  vers  lenfant;  et,  iayant  saisi  avcc  la  main  gauche,  il  hii 
frotta  les  yeux  trois  fois  avec  h\  main  droite.  Puis  ayant  niis  son  index  dans 
la  bouche,  ii  fit  avec  ce  doigt  le  signe  de  hi  croix  sur  le  front  et  snr  Li  bouche 
de  l'enfant,  en  lui  disant  :  a  Raconte,  mon  enfant,  ce  que  t'a  fait  le  demon.  » 
.Vussitot  le  jeune  homme  vit,  et  le  noeud  qui  liait  sa  langue  fut  denou6 ;  et  il 
dit  en  pronongant  tres  bien  ses  mots  :  «  Voila  ce  que  m'a  fait  le  marcionite; 
et  jai  vu  sortir  de  sa  bouche  une  sorte  de  corbeau  noir,  qui  ni'a  frappe  sur 
les  yeux  et  sur  la  bouche  et  m'a  rendu  aveugle  et  muet.  »  Les  assistants, 
emerveilles  de  ce  spectacle,  unirent  leurs  voix  pour  remercier  hautement 
Dieu.  L'eveque  Maroutha,  stupefait  et  tout  trouble  de  ce  qu'il  vcnait  de  voir 
de  ses  propres  yeux  :  «  Vraiment,  dit-il,  6  homme  elu  de  Dieu  :  L«  fillc  dii 
roi  est  toule  resplendissantc  d  Vinterieur ' ;  et  Ceux  qui  portent  des  habits  pre- 
eieux  sont  dans  les  maisons  des  rois",  ainsi  que  tu  me  Tas  dit  en  ine  faisant 
des  reproches,  alors  que  je  te  critiquais  sur  la  pauvrete  de  ta  mise.  » 

Maroutha  resta  chez  lui  pendant  deux  mois;  il  allait  avec  lui  au  palais 
de  Rosrau;  il  celebrait  avec  lui  la  messe;  et  il  regut  les  oblations  saiis  plus 
de  doutes  ni  de  scrupules.  II  visita  rEcoIe,  ou  il  ecouta  la  lecture  et  le  com- 

1.  Ps.  xi.v,  14.  —  2.  Mattli.,  XI,  8. 


[1771        LXVIII.  —  RECIT  DU  MIRACLE  OPERE  PAR  MAR  SABRISO'.  497 

l"3jU  ^jas^i  .'i»J\yi\   ILLJI   ^  jvAlLii!   L>  |^L_Jlj  «■liLi^lj      ^j^^^*Jj>iJl   »iJj  «-Lil   ♦  p.  1%. 

•  l^lj    U»    ATAstJ    iJ^Jy    (J'    («-^J    .^-TD    f- jJLlJtjj    ^'J'*'^    i^aaLl    AjC^j    .  i^j^lj    AljJl 

.  >^.  fl,...Vi   IjjU   "Cjs-   ^   ijj   Ui   ULiLl   ^J^^jy>   ^J^  -*^_   jl    >^>-l    L?j~^   j'   (^" 
Jl     <>     *4-»'     •  /) "     ^-^  "■        if'^^     jUj>-U     .  Tt-Laj      /^     ^     jUit)      jl     |_jJj'l?Jl     JL_s 

/.__plj  Juaj  .  A_x_JaJa_Ji)L    d)_/3iJI    Jl    (_jJj''LpJi   La.1    i^jSj    ^_Jiwl   4jl.    i--^j    ^.Jy 
Jjl   UAJ    .ilfDlj   <[5CuJlj   is^Vjlj   dLUl!   Lt^j    |i<:J   JiUI    Jl    d)>JI    '-^^Jj' 

J      JIjLJI    k_*J^I    /^   Ijs-    i^jy    ^    -LiJl    Lfl«>^lj        ^jol — Jl     »iJ     -»i"j     i' ys-Ji\    ♦  p.  197 

■   .Ljw  «cLLj  j^"L>JI  i-  yti_^  jM  'uLs-  b.ij  ^^JJI  JjVI  >_.aAJJI  kj,J-JI 

1.  Sic.  —  2.  Cod.  l^.>'j. 


mentaire,  et  demanda  rinterpretation  de  quelques  passages.  II  fit  du  biea  aux 
ecoliers,  aux  faibles  et  aux  indigents,  qu'il  combla  de  ses  dons.  Maroutha 
retourna  tout  content  et  remerciant  Dieu  le  Tres-Haut  de  ce  qu'il  avait  vu. 
Le  catholicos  lui  donna  des  parfums  et  des  presents,  qui  lui  venaient  des 
Indcs  et  de  la  Chi^ie,  et  le  fit  reconduire  par  Teveque  de  Beith  Daraye', 
et  son  secretaire  Bokhtiso'-.  A  son  retour,  il  raconta  ce  qu'il  avait  vu  k 
Maurice,  puis  au  patriarche  et  aux  personnages  de  Tempire.  Cest  ainsi  que 
la  renommee  du  Saint  se  repandit  dans  Tempire  grec. 

Pour  imiter  Maurice,  qui  lui  avait  envoye  Teveque  Maroutha,  Kosrau 
voulut  lui  envoyer  lui  aussi  un  eveque  en  ambassade.  II  demanda  donc  au 
catholicos  de  lui  designer  quelqu'un  de  digne  de  cette  mission.  Le  catholicos 
choisit  Milas,  eveque  de  Senna^  II  Tenvoya  a  Maurice  muni  de  lettres.  Le 
catholicos  lui  aussi  lui  remit  des  lettres  pour  le  patriarche  de  Gonstanti- 
nople.  II  fut  accueilli  avec  honneur.  Le  patriarche  Tintroduisit  en  la  pre- 
sence  de  Tempereur;  il  fit  un  discours  dans  lequel  il  pria  pour  celui-ci,  pour 
ses  enfants,  pour  Tempire  et  pour  les  generaux.  II  fit  des  aumones  aux  indi- 
gents  et  aux  faibles.  Au  momenl  de  son  depart,  Maurice  lui  remit  unmorceau 
de  la  croix  de  Notre-Seigneur  quil  enferma  dans  cette  croix  d'or  que  Mar 
Sabriso'  le  catholicos  lui  avait  rendue.  Que  les  prieres  de  ce  Saint  soient 
avec  nous. 

1.  Nomme  'Abda,  voir  ci-dessus,  p.  494.  —  2.  Bokhtiso',  directeur  de  rEcole  (Mari, 
p.  59).  —  3.  Cet  eveque  assista  en  585  au  Synode  ilo  Is6'yahb  I  (v.  Sijn.  Orient., 
]).  42,3',  ct  en  598  scella  le  pacte  dcs  rooines  de  Bar  (^aiti  i v.  ibid.,  p.  465). 

P.\TH.   OR.  —  T.  XIII.   —  V.    '1.  33 


408  IIISTi)ll{K  MiSTdUlKNNIi.  [178J 


.  l.'hfl-»ci"    VuX^    |i^'l?t)l     C-   *-lii — '     ^     ^~>  -^)'     A* 

A^l    ^L    jXli   J\    K^    ^    •orrr^^    cJr^Vb    ^r^   '-''■^   J^   "^'^^    «J^J  ^^   >i 
p.  198.  '^jj  <Wi  jj-jj  ij^.->y  ^  j^ 

^j^  ^j-^i   o_   i^  ^j-^\   j^   J^\  j^:^^l*J\  j^    jJ^lj  «cjCJI  Jj.  jJ 
Jl   ■oCu  ^U.  ^jliJI   !sj(A£.   ^I_^   ^_gk.   "CjjL*  J  ^jy  ^  ^  ^.^J  ^r^^  '-^"^ 


LXIX.     lllSTOIllE     KL     .MKDKCI.N     G.\BIUEL  '     ET     IJE     SAKNT    M.\K    SaBKISo' 

I.E    CA.THOLICOS,    QLE    SES    PRIERES    NOIS    CONSERVENT. 

Ce  Gabriel  (itait  premier  medeciu  tlii  roi,  on  ['appclait  aussi  Gahriel  le 
Sigarieu.  Mar  Sabriso'  Tayant  excomiuuuie  pour  avoir  pris  uue  seconde 
femme,  le  roi  iuterceda  en  sa  faveur,  eu  demaudauL  au  Saint  de  le  relever  de 
son  excommunication.  Mais  le  Saint  refusa.  Gabriel  alors  alijura  sa  foi,  se  fit 
jacobite,  et  chercha  de  mille  manieres  a  faire  du  mal  aux  Nestoriens.  Le  roi, 
lors  des  operations  devant  J)ara  pour  s'emparer  de  cette  ville',  reitera  sa 
demande  aupres  de  Mar  Sabriso'  qui  etait  alors  a  Nisibe  attendant  sa  fin 
prochaiue.  Xon  seulement  le  Saint  ne  voulut  pas  accordcr  au  roi  ce  qu'il 
demandait,  mais  il  rendit  encore  son  anatheme  plus  terrible,  eu  lc  conlir- 
mant  davantage. 

LXX.     HlSTOIRE    DU     MELRTUE     DE     MaURICE  %     QUE     DlEU    SANCTIFIE     SON    AME, 

ET    DU     CH.^^GEMENT    DE     SENTIMENT     DE     KoSRAU    A    l'eGARD     DES     CIIRETIENS. 

Plus  de  douze  ans  la  paix  et  la  coucordc  durereut  eutre  les  deux  ciupiros. 
Kosrau  {Kisra}  honorait  TEglise,  en  esprit  de  recouuaissance  pour  le  secours 

1.  Cf.  Un  nuovo  testo...,  p.  12,  15;  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  110;  'Amr 
(p.  30)  place  a  lorl  ce  Gabriel  k  lepoque  du  calholicos  Babai.  —  2.  En  ()0'i,  voir  ci-des- 
sous,  p.  503.  —  3.  Cf.  Un  niiovo  testo..,  ]i.  1.'5:  Barhebr.,  Cliron.  si/r.,  6d.  Bedjan,  p.  02- 
93.  Chronique  dc  Michcl  lc  Syrien,  l.  II.  p.  37-'i-375;  fJist.  du  lias-1'.inp.,  I.IV,  ij  XXV. 


[179]  LXX.  —  HISTOIRR  DU  MKURTRR  DE  MAURICE.  499 

jpi   \»Jo\yjt    LLit    JD3   .vl^K«lj   ii.sVjij    ^.Jy   ^^    Jr'    ^iJ^  '^    '■*■:    Ji:*^   >j' 

jiJtc.|j  (j-^^j  viU-U   'oy>-  \S^r~'   '^'^  ^*"^   -^j^"  '*^'-^  M^fj  isj^  ^j~="  A,L>J1  ijXȣij 
^Lsil  ^_j!l    "u:^    (.jLsj  .^jy,  ^\  ■ui-.  jl^  L«    f-\^'j\^  jLJl  ii-V  ^jjl   ^i  jy~^\       *  p. 

Jl       <^J        \_«      jl 9       .AJ      |»J.«     "tjtw       U       jx_wJlj        ^r-^       ~J— 'J       •^LxS       .jV*ACj^       <SJ.*.».)| 

LwLs     .     -^^^l         Jl     <-3t-<?     ASJ     .i%iJl>      <C_ijl«      C- j^j^     ^        _>AJ|     Jl — )     jAj     /)..-.. >ai 

•j^  ^ljJ'  7T-.— Jl  L'Xlw  JL-  'LjJi  JAjLw  v«  jj^  L«  ^^  -*J3  (*j-">^  o^^is- 
jLiLs  .^-^  jL».^  J-L^UJJ  /.IJLs  .^r~-JI  ^iiUl  iljl  *L1  i_LL''  Jocj  .^jili  i'AALL. 
c-sj  ^^'    As    *J   jLiLi   .'«J.Vj   ;»_ijc^   ,_>.-_i   '0_,>J  oLji-j   '*J  Lijj    jl    ^..  ,.kli  L=-ji   <\& 

«J^   t^   ^jf-J   jj-^.J   J^   i^   t5-^'    (j=*^J   ^Lr' 


que  lui  avait  apporte  Maurice  (Mourlqi)  contre  sou  enuerai  rusurpateur 
Bahram;  mais  il  changea  ensuite  quand  les  Grecs  massacrerent  Maurice,  ses 
enfants  et  sa  femme'.  Maurice  ^tait  un  homme  austere,  humble,  priant 
beaucoup,  jeunant  toujours.  II  aimait  faire  des  aumones,  biitir  des  eglises  ". 
II  s'opposait  k  ce  qu'aucun  de  ses  gouverneurs,  ou  fonctiounaires,  opprimat 
personne.  Pour  leur  fairo  perdre  cette  habitude,  ii  alla  meme  jusqu'^  con- 
fisquer  les  l)iens  des  chefs.  Geux-ci  le  prirent  en  haine  et  parvinrent  par 
leurs  ruses  a  le  massacrer  et  a  le  remplacer  par  Phocas  (Qoiifa).  A  cette 
nouvello,  Kosrau  ressentit  de  rallliction  et  une  grande  colere.  II  resolut 
d'attaquer  les  Grecs  pour  tirer  vengeance  de  ce  crinie  et  reprendre  ce  qu'il 
avait  cede  k  Maurice.  II  envoya  un  message  aux  grands  de  Tempire  pour 
les  menacer.  A  son  retour  rambassadeur  lui  fit  part  du  mauvais  accueil 
fait  a  son  message.  II  se  dirigea  aussitot  vers  Nisibe  en  se  faisant  accom- 
pagner  par  Mar  Sabriso"^  pour  demander  le  secours  de  sa  priere.  A  son 
arrivee  a  Lasom  en  Beith  Garmai  {Bddjarmi),  sachant  que  beaucoup  de  sang 
serait  verse,  il  pria  Notre-Seigneur  le  Christ  de  lui  epargner  ce  spectacle. 
Trois  jours  apres,  le  roi  decida  de  se  mettre  en  route,  et  on  amena  au 
catholicos  un  kne  pour  Ic  monter.  Mais  Jean  [Youhanna)  le  medecin  lui 
prescrivit  de  monter  k  dos  de  mulet  k  cause  de  la  faiblesse  de  son  corps  : 
«  L'heure  du  repos,  lui  dit  le  catholicos,  est  bientot  venue;  nous  partons  sur 
un  ftno;  mais  nous  retournerons  sur  un  chameau.  » 

1.  Le  27  novcmbre  602.  —^2.  Cf.  Evag.,  lib.  VL  c.  i  et  sq.  —  .3.  Cf.  Maii,  p.  (iO; 
'Amr,  p.  51;  Barliebr.,  Chron.  Eccles.,  11,  col.  107. 


300  lllSTOlltK  NKSTOlilKNM;.  [180] 

*  p.  ioo.  jl»  .clir^L»  Jt  <lX^  Ji::ii)l  ^  cJ»l  ,^-UI  CjI  _^UL'  ^y^^^  ^J^^-^y 
^jjLLl.  4.01  j..  ^l  *l^j  jj>D  *J  Jlij  .cX— 4I  Vlj  w^^/^Jl  j  ^,AkJl  ^\  c^jJi^ 
J\  \y\».\  jlj  «Jil-^si  ^  ^_  ^i.  jlj  J:»«r  Vj  <»^jJlj  Jijl  ^iUuJI  1^.1  ^^Uj^li 
tUafrj  i^'  L.JJ  ^  Vj-*j"  j_yjl  V  jV  ^y^^  (V^'^  ijLi.  |Jfrl  Ljm  ^  \ — kiUr  L 
.ij^  Aj  j^  Li  ^  ^ji  V  ^l  ^i;  j:lj  Uj  .iLVI  JaV  ^iLji  ^y  j  p^ 
Jl  Sj^  \*  ^  c-»-j)  L.  ^J^-*^  -*jj  .<o"lxJI  |v».>jLlj  viUi  ^LJl  U  ^  JLs 
liLl   jl   .j»>J-^   «Jiiati—T   L     Jl    j.sL    jl   Lt-C  V    Li*.>-j    jl    Ojil    .—^'o    |»r  .viLj 

•p.  aoi.  j  j^l   jl»   .Jii  '  Dl  ^j  (^l^l  ^   Ui-   iUJI   '^jl   jJ>'L>JI  (JjLJI  L3.I 

Ji^JL     Lj\j     -^v»-^'    ^^     ^'b    V'     j^^    ^i^AsJl    viUJI      \.l     w-aJ    (.;-«A»-l    jV    /»^ 


1.  Sic. 


Kosrau,  a  sou  arrivee  i  Nisibe,  dit  au  catholicos  :  «  Cestpar  ma  confiance 
en  refiicacite  de  ta  priere  que  je  vais  commencer  cette  campagne  pour 
venger  lc  sang  du  pieux  Maurice  et  pour  faire  si^ger  k  sa  place  son  fils 
Theodose  (Tidddsis},  qui  a  echappe  au  massacre.  Si  donc  tu  sais  que  je  suis 
victorieux  dans  cettc  guerre,  je  vais  l'entreprendre;  sinon,  je  vais  m'cn 
abstenir.  »  Le  catholicos  lui  dit  tristement  et  en  pleuraul  :  «  Tu  es  victo- 
rieux  de  la  part  de  Dieu;  agis  donc,  o  roi,  avec  douceur  et  mansu^tude;  ne 
te  hate  pas,  car  la  precipitation  est  loin  de  ton  caractere  genereux;  et  si, 
malgre  la  durete  de  leur  coeur,  que  je  connais,  tu  obtenais  d'eux  ce  que  tu 
cherches!  Cependant,  pour  que  je  ne  sois  pas  blame  par  leurs  chefs  et  les 
grands  de  leur  Eglise  davoir  neglige  de  prier  en  faveur  du  peuplc  des 
croyants,  mes  yeux  ne  verront  pas,  j'en  ai  la  conviction  en  Dieu,  cc  qui 
sera  pour  eux  une  cause  d'epreuves.  —  J'agirai  comme  tu  le  dis,  repondit 
le  prince,  et  je  leur  ecrirai  encore  une  seconde  fois.  Soulement  tu  m^aflliges 
en  disant  que  tu  vas  retrouver  ton  Seigneur.  »  Puis  il  ecrivit  aux  Grecs  : 
«  Notre  bonte  ne  nous  permet  pas  de  nous  huter  de  vous  punir  de  votre  crime ; 
le  catholicos,  notre  pere  celeste,  le  meilleur  anii  de  la  paix',  a  intercedc 
pour  vous  en  nous  exhortant  a  vous  donner  un  delai.  Pretez-moi  obeissance 
et  detronez  celui  que  vous  avez  fait  sieger;  que  le  fils  de  rempereur  succ6de 
legitimement  4  son  pere;  sinon,  ne  nous  bkmez  pas.  »  lls  se  jeterent  sur  le 
messager,  dechirerent  sa  lottrc,  le  chargerent  de  fers  et  renvoy^rent  dans 
leur  pays.  Ivosrau  ayant  appris  cette  nouvelle,  envoya  son  avant-garde  contro 

1.  TraJuclion  uonjeiluralo. 


[181]       LXXI.  —  MORT  DE  SAINT  MAH  SABRISO',  LR  CATHOLICOS.         501 

Jj)   Jj   .\j)i      '1    oaI«  AfliLi    (^,^r*-^  /**-r5   •(^•^.    (J^   |j^^   Jsjijtlj   ^IxnJI   ^jij^j 

J    Jt_-~JJ    ilLwJlj    i>i^l     ^jb    <j\^\     Jjbl     ^^_^_  L.     'U.Uj  •Jj;;;«^-:     ^^    ^j'    Sa^ 

JjL"Ij  .JUI  I-va  jV  41:.  (^JJI   ciiyi  *ijcj  'Cla-I   (J^  ''A)!  «jJislj   .dUi   Jls  4^^ 
Ij^    •^'IaJI   ^I   Aii^Li.   j^   J.t:r^j  -^'    ^S^r-^   j^  ijj)l    j^  Uj.   S_^    a — »i.-   a«, 

_.     iJUaSj      \...i....-a.i     >U>— >i     .OjJuJ     cJXJI     j[>i      ^,-i-     L*>:jj     ^^''^'j      Ttlill     ^r*=»-     (J"*-^! 

aJc  ^_ii_^l   U.jJLi  .jj~^_j?t«  l;o  jlj  "iJU^C   l;l^  L^V  -0^   (.>L.D  jjJj^UJI    c-jJLe^ 

^.la*!    LM    .*!    k_JU'r^    V    ^V»    (_<^^     J'^    .^,~«aJl    (j    'jiHL.     J^J    «J       Vli»    L«yw    ^r-==J    *  P.  202. 
^'^J*     ls'^     '"^     f*''^     •  J^i^^     ti     L«JvZa>J    Vlj     L«7^.»-i5     jls     (_L«.r.-     ^Ja 

.^j^l    (^g-^"    jl     ^J\     *mJ^     <0L-.    Lo    i^l    _r=-^'    ^J    '-^1—'     j^    "^l-^J    •'^    *~^    J^ 


Dara.  Sabris6'  resta  a  Nisibe  pendaiit  quatre  mois;  et  comme  il  savait  ce 
qui  arriverait  aux  chretiens,  il  ne  cessa  de  prier  Dieu  et  de  lui  demander 
de  le  faire  mourir  avant  de  voir  ces  evenements.  Dieu  lui  revela  qu'il  avait 
exauce  sa  priere,  et  lui  fit  meme  savoir  le  moment  ou  il  devait  quitter  ce 
monde.  II  arriva  que  quinze  jours  apres  la  prise  (de  la  ville),  Rosrau  envoya 
deux  des  siens  a  S^leucie  {Al-Maddin)  pour  annoncer  aux  habitants  la  nou- 
velle  de  la  conquete  et  de  la  victoire,  et  pour  lui  rapporter  les  nouvelles  de 
ces  provinces  de  rempire.  Quand  ils  entrerent  k  Nisibe,  ils  allerent  saluer 
Mar  Sabriso'  le  catholicos;  car  tout  mages  qu'ils  etaient,  ils  rhonoraient. 
Comme  il  leur  demandait  de  Tattendre  pour  aller  avec  eux  :  «  Qui  te  laissera 
partir?  »  lui  dirent-ils.  II  leur  repondit  :  «  Celui  auquel  personne  ne  peut 
resister,  me  laissera  partir;  j'irai  sur  un  chameau.  Si  vous  ne  m'attendez  pas, 
je  vous  rejoindrai  sur  la  route.  »  Mais  eux  ne  s'arreterent  pas  k  cette  parole. 

LXXI.     MORT     DK     SATMT    M  VR     S.VBRISO',     LE    C.\THOLICOS  ' . 

Trois  jours  apres  le  depart  des  messagers,  Mar  Sabriso"  tomba  malade. 
Rosrau  lui  envoj^a  Takhrid  pour  savoir  les  nouvelles  que  son  co^ur  etait  im- 
patient  de  connaitre,  et  pour  lui  demander  de  prier  son  Seigneur  de  retarder 
sa  mort  jusqu'i  la  fin  de  la  guerre,  comme  il  Tavait  deja  prie  de  Favancer. 

1.  Cf.  les  sources  citees  plus  haut,  n"  LXV. 


302  IIISTOIUK  NKSTOHIKXM:.  [182] 

.<JI     *i^J    «JL-I_^     .  *Sy*      JLj      ^V*"      (Ir*    *"^^     0"LC     ^j     <)L_JI      »_*sJaJI     Ju__^     J^J^J 

Ji9-Vj  .*i!i    ^jl»  Aij    •«^jl»    j^   <\i   .jlkUI    mUj    VI    ^y^^   <;V    .i«»li    '^jL.   ji_^" 
LL»i.    .L;-    vJJi    J^V    JlaJ    .viiJi     Jj--^i     :slfclj    .<»jl;    OjL.«    vjA)     ^ljjil    UIjo-    l;^l    L 

J^^l  *j.jL-aJ  .A.Ls-3  ^LJ^^   ^L   j  <Jl «  .sjltj  .^jL^!  ^Ac  L— oj  *.LU  jj>iJ   V  UV 

viL'lJ3  c-i/  -^  <^_y-J^  ^  J^  -(^j^'  ^  J^ypJI  IjLa.  Ji  LJ:.V)j  I^_^DI  "0  Afcl  As^ 
^  ^)  ^jLai!)  (^Ai  ClLJL  JD  ^jl  ^  .^  J  v-.^  L.  J\  ^}U\  ^\i 
*»J1  Iaa  ^I  "CLL.-  c^  J  «J  JU»  .i*^j)l  JL_,  J^j  ^Js.  ^uj-j)I  Juji::--ls  .^j~^^ 
J>jYj  U_JI  J  j_j-.L.  J.;,^  .^ji\  j\  ^jX  o^  J-**''  J^.-*J'  cs*^  ^'  V  15-^' 
•p.  20'..  <.Lll   ^r-vi   -L::_-lj  .JJL^L   Ol    ^jU   .'^_^__    jl    J_^JI   -OLi   .^j-ii)li«JI   ^L^I   J^j 

1-  *-S'^- 


^ 


Gabriel  le  meclecin  parviiit  a  demander  au  roi  decrire  (au  catliolicos)  de  ral)- 
soudre  avant  sa  niort  de  ranatlieme.  Le  roi  lui  ecrivit  pour  obtenir  cette  grAce. 
Le  Saint  lui  repondit  :  «  Loin  de  moi  de  renoncer  au  moment  de  mourir  k 
rattacbement  et  k  raffection  que  j'ai  pour  toi ;  mais  je  ne  desobeirai  jamais  k 
Tordre  de  Dieu  et  je  ne  foulerai  poiut  aux  pieds  ses  decrets  et  ses  lois,  alors 
que  Gabriel  est  lie  dans  le  ciel  et  sur  la  ferre.  Toutefois  que  les  remcdes  qu'il 
te  donne  soient  benis  et  efTicaces.  Oii  nous  a  ordonne  de  ne  pas  nous  opposer 
k  la  puissance ;  car  celui  qui  s'y  oppose  s'oppose  a  Dieu ' .  Par  egard  pour  cet 
ordre,  que  les  remedes  qu'il  te  donne  soient  benis  et  efficaces.  »  Le  messager 
rapporta  ces  paroles  au  roi,  qui  s'ecria  :  «  A  cause  de  cela,  notre  peino 
s'accroit  davantage;  nous  ne  trouverons  jamais  pour  les  cliretiens  un  chef 
qui  vaille  celui-ci.  »  Le  roi  revint  h  la  charge  au  sujet  de  Gabriel  et  de  son 
absolution.  Le  messager  arriva  tandis  qu'on  avait  apporte  le  cercueil  et  quo 
les  medecins  preparaient,  sur  son  ordre,  les  aromates  pour  rembaumer;  il 
lui  dit  :  «  Ta  mort  est  proche;  accorde  donc  au  roi  ce  qu'il  demande  en  faveur 
de  son  medecin.  Je  vois  quil  ne  te  reste  que  deux  heures  k  exercer  ton 
pouvoir  sur  les  chretiens;  exerce  la  misericorde  envers  un  honime  qui 
demande  misericorde.  —  Si  je  Tavais  absous,  lui  repondit-il,  il  iaudrait, 
aujourdhui  que  je  vais  comparaitre  devant  le  juge  juste,  que  jc  le  lie  k  nou- 
veau.  Gabriel  est  donc  lie  avcc  tous  les  dissidents  ses  compagnons  dans  le 

1.  Cf.  Ilom.,  xiii,  2. 


[183]        LXXI.  —  MOIIT  DE  SAINT  MAR  SABRISO',  LE  CATHOLICOS.         503 

i,[^i\:>j3-   ^   ^lj^SI    yy   jy.l    ^   yis-    y>\^\    J^Vl    ^y^^   ^  K»Jo\   <cLJI    (3  i^^j 

..JJ^_yb     -y    y^y\    tSj~~'    '-^^    iV*    \r^    *■ — °^'    "CJIj 

dUUl   dl   Uiijl   ^l   ^LlII  j   ij^j^lj   ^UI   ^^\   ^^i\    \J  Xil^VI   ^kj^ 
^  'CoLI  SX<|3   .  •jJ^I     JU  ^Ll   As   joj  .jyL^Olj  dl — Jl  ■ub  l^^^i^j   -u-irr^  ^.CUIj 
«iJjjj    .b_S   i.iAc-    ,5*^«>a    V  L«    if^J'   /t-*   /"-"-^'J    C      '*~'^'   '^^   ij^i    ■  liyT^    ^        ^jlUpJi 
.jvj)    jils    .iL    ^^JJl    ^-Jl    (Jl    (j-^jl    1-*^   !sjJ.«.?L.    jl    viLUI    ijA.^%"    jilU-lj    .Zjy}^\    (j 

UjbJ    aJ^-V^L     ,3^3     ^'    ^^    f  J — '    oL-f-     (Jc-    Cj_^DI     u^J  -(V^^.     (^      •'^^    ti    '  !'•  205. 

f-Jl*^'l    <-i  T^    ^  r^    »J-J:>t)l      /j.«Ljl     /y^V      »*— '3     jl-*^     '^j'     ^^r*^     bj'-^    Uj    .^_>i>E) 

I^^Lcj  .<UJI  dU;'  Ij^^j  ^^1   i3-li-.5lj   cl^pVlj   isDLJl  isjiJij   .Cj^jLyJlj    «-Jl   ^^  j 


ciel  et  .siir  la  terre.  »  Le  messagcr  liii  demanda  alors  dc  le  benir;  le  Saint  lui 
donna  sa  b^nediction,  et  il  cxpira,  que  Dieu  sanctifie  son  Ame !  un  dimanclie  k 
neuf  heures,  le  IS  septembre',  correspondant  au  5  Rhardadmah ",  en  la 
quinzieme  annee '  du  regnc  de  Kosrau  Parwez,  fds  de  Hormizd. 

Les  medecins  rembaumerent,  comme  le  roi  leur  avait  command^ ;  et, 
apres  Tavoir  enveloppe  dans  les  habits  que  lui  avaient  envoyes  le  roi  et  la 
reiue  Sirin,  ils  jeterent  sur  lui  du  musc  et  du  camphre.  II  avait  depasse  quatre- 
vingts  ans',  et  passe  huit  ans  dans  lo  catholicat.  On  pria  sur  sa  depouille 
pendant  trois  jours;  il  se  fit  autour  du  Saint  un  concours  innombrable 
d'hommes;  ses  disciples  le  mirent  dans  le  cercueil  et  demanderent  Tautorisa- 
tion  du  roi  pour  le  porter,  selon  sa  volonte,  dans  le  couvent  qu'il  avait  bdti. 
II  la  leur  accorda. 

Les  habitants  de  Nisibe  et  ceux  de  Hira  eussent  desire  qu'il  fut  enseveli 
chez  eux  :  les  premiers  par  le  desir  de  le  posseder,  les  autres  parce  qu'ils 
etaient  accoutumes  k  donner  la  sepulture  a  d'autres  catholicos.  Mais  ni  les 
uns  ni  les  autres  ne  purent  robtenir.  On  mit  le  cercueil  sur  un  chameau  agile, 
ainsi  qu'il  Tavait  predit,  et  il  rejoignit  les  deux  messagers  en  Adiabene. 
L'escorle  s'etant  approchee  de  Karkha  de  Guedan,  Fauguste  et  fidele  Yazdin ', 
ayant  appris  la  nouvelle,  fit  sonner  les  cloches  dans  toutes  les  eglises  et  tous 
les  couvents.  On  alla  a  sa  rencontre  avec  beaucoup  de  veneration,   et  en 

1.  Un  dimanche  du  mois  d'aout,  d'apres  Miklia,  cite  par  Elie  de  Nisibe  (Barhebr., 
Chron.  Eccles.,  II,  col.  108,  n.  2).  —  2.  Nom  du  3"  mois  de  Tannee  persane  (-St^j^  ou 
5Uo!.5^).  —  3.  En  604.  —  4.  II  serait  donc  ne  en  524  au  plus  tard.  —  5.  Sui-  ce  pcrson- 
nage,  voir  ci-dessous,  n°  LXXXI. 


504  IIISTOIHK  NKSTOUIENNR.  [184] 

.»«_; — Jl    L'.A >.,_jLa      "y    »>?t!'    <J     (^-*JI    OL»    ii-l     jl    lV-I/    ■^'-''^    "^'    (I^*    0'-^^-''^ 

JLilj  *J  t/'-/*_  .4»  ■*-»    ^-\  ^->JI  i/_.s  j  (_U»«  jl  ^jl  <l  *A^J  i-i~.>l;'  A*i»» 
v^'  J  y»j  ^-»j  Lo  i^.s  j  by».s  ^j:>-  ^y^y»}\j  ^—«UjlJIj  ii,.X)l  fcL»j>.  Ojjtll  ^ 

®  jljj».      j-^       jL*tl       J^       'U.-L     J^yJi^\ 

P  ._.,„;  ®o_,LiJlj  iiiwVlj  '  iijb^l  /»Li  ij  'OciT  Jui-  ->j'  LUL  ^^  lt:'-' 

1.  J:,^juij    ex  |N^i   liistoria. 


r^citant  des  pri6res.  On  le  fit  p6n^trer  dans  r^glise,  on  on  veilla  toute  la 
nuit;  le  lendemain  matin,  on  c^Iebra  les  saints  mystdres.  Yazdin  voulait  gar- 
der  sa  croix,  ou  se  trouvait  un  morceau  de  la  croix  de  Notre-Seigneur  le 
Christ;  mais  il  n'osa  le  faire,  les  disciples  du  Saint  s'y  etant  opposes,  et  lui 
ayant  fait  savoir  quil  avait  recomraande  r{u'i)n  la  plagtlt  daus  le  couvent  ou 
il  serait  enseveli.  Yazdin  fit  accompagner  le  cercueil  par  une  foule  de  prfitres, 
de  diacres  et  de  chrdtiens,  qui  le  depos^rent  dans  son  oouvent,  selon  son 
d^sir.  Ce  couvent  porte  son  nom  et  se  trouve  dans  la  province  de  Karkha  de 
Gu^dan. 

Lt's  miracles  et  les  prodiges  uperes  par  ce  Saint  sont  nombreux.  Si  nous 
en  mentionnions  meme  une  faible  partie,  nous  rendrions  ce  livre  volumineux. 
Pierre  {Fetros)  sup^rieur  du  couvent  de  Beith  "Abe  a  ^crit  Thistoire  de  sa  vie 
ascetique,  episcopale  et  patriarcale '. 

1.  Cette  Vie  nous  est  parvenue  sous  le  titre  :  llisloire  drs  actes  de  Mar  Sabriso', 
calhoUcos-palriarche,  ecrite  par  Picrre,  moine.  EUe  a  ete  publiee  par  Bodjan  [Uisloire 
de  Mar  Yabalaha,  etc,  p.  288  et  suiv.).  Notre  auteur  a  insere  ici  bien  des  miracles  et 
des  details  qui  ne  se  trouvent  pas  dans  la  Vie  :  ce  qui  prouve  qu'il  avait  sous  les  yeux 
une  autre  biographie  de  ce  catholicos,  dilTerente  de  celle  qui  a  ete  ecrite  par  Pierre  le 
moine.  Notre  auteur  dit  de  celui-ci  qu'il  a  ete  superieur  du  couvent  de  Beith'Abe. 
Mais  Thomas  de  Marga,  qui  a  ecrit  Thistoire  de  ce  couvent  depuis  sa  fondation  jusqu'a 
Tan  832,  ne  fait  pas  figurer  ce  Pierre  dans  la  liste  de  ses  superieurs,  a  moins  qu'on  ne 
veuille  identifier  ce  jno^^  avec  .a.Q\as,  qui  vers  ()29  succeda  a  Jean  dans  la  direction 
de  ce  couvent  (voir  Thomas.de  Mnrga,  lib.  II,  c.  1). 


[185]       LXXII.   -  EVENEMENTS  QUI  EURENT  LIEU  DE  SON  TEMPS.  505 

i|^UJI   jpt,ll  jj^rf*.   jLa_^1    i^j;   Uj^o    ^jaa   C-lJl   jvj:.,    jl    Ij^j^j  l^;:isLlj   J^^JL».'! 

J-xJaJl     jjlJajJ    *i5li-3    iS-UJ     (j-VJI     jj.»Jj<,J     .  j»j.»Jju'     (j     |j-S.3Uk)l      /j._4SiiJl     «jtJl      ^g*^ 
j»S.5UJl     1}^^'       »-o-U.«    ly-ij     LjJi     j»c_oLJ'3    ^LLJi      J».Uajj     C.5U    ^^      »A)        jjJl       /j^ 

.  «JLall   !sjL*  wll   ^y   'j^   j'  "^U-Vj  ijLkJI   ^A  \^^  *  ^yj   j..lrUJI    |^1_^         *  p-  207- 
1.  ..-.01. 


LXXII.    EVENEMENTS    QUI     EURENT    LIEU    DE    SON    TEMPS. 

En  la  sopli^me  '  annee  du  regne  de  Kosrau  Parwez,  les  nietropolitains 
et  les  cveques  d'Orient  se  reunirent  aupr^s  de  saint  Sabriso'-  et  declarerent 
qu'il  y  avait  parmi  eux  certains  hommes'  qui,  revetus  de  riiabit  religieux, 
modifiaient  la  verite  regue  des  apotres  et  enseignee  par  les  318  Peres  du 
synodo  de  Nicee ;  qui  blAmaient  les  docteurs  legitimes  et  veridiques  de 
FEglise,  enseignaient  aux  gens  une  doctrine  contraire  k  celle  de  ces  doc- 
teurs,  pervertissaient  Tesprit  des  simples,  pretendant  que  le  peche  est  grave 
dans  la  nature  de  rhomme.  II  y  en  avait  aussi  qui  pr<'tendaient  que  la  nature 
d'Adam  aurait  ete  cre^e  immortelle  des  lorigine ;  qui  retranchaient  (de 
roffice)  les  litanies^  et  les  hymnes  composees  paf  les  vrais  et  sinceres 
docteurs  de  la  verite  ^ 

Le  catholicos,  les  metropolitains  et  les  eveques  presents  deciderent  de 
faire  disparaitre  de  TEglise  ces  choses  detestables ;  ils  chasserent  ceux  qui  en 

1.  Les  Actes  dii  Synode  disent  :  en  la  sixieme  annee  iSiyn.  Orient.,  p.  596).  —  2.  Cf. 
ibid.  — 3.  AUusion  a  Hnana  et  a  ses  partisans.  —  4.  jLio  traduction  litterale  de  iloiovs. 
—  5.  Selon  un  manuscrit  de  notre  bibliotheque  de  Seert  (n°  67),  intitule  :  Epitome  des 
Canons  synodau.r,  les  hymnes  retranchees  de  rofiice  par  Hnana  et  ses  disciples, 
etaient  celles-ci  :  \\^u>a  |isi-,fj  ^  (hymne  chantee  a  la  messe  avant  le  Pater),  p>^  wtot  et 
oi_j..  lioiaj  (voir  Breviaire  chaldeen,  pars  prima,  ed.  Bedjan,  pp.  27,  35).  Ces  deux  der- 
niers  chants,  qui  se  recitent  a  JNIatines  les  jours  du  dimanche,  sont  attribues  a  Narsai. 
Les  parlisans  de  Hnana  les  auraient  donc  retranches  de  rofTice,  par  mepris  pour  Narsai, 
un  des  plus  rigides  nestoriens. 


1'.  io8. 


506  IIISTOIHK  NKSTOmK.NNi;.  [1801 

I^Uj>-j    ilil^^-aJI    '  jA,    yk    ^S}\    «_^j^-aJI    jUiVI    l_^»c~5)   f»*>^5   (**>V*"5    V^*^^    ^J-l/*** 

J1:::.«i)Ij  *iii>-   (»j-~il   ^^   '>^J  ^>*-*-J    (»aU— I    <i   1^*1  Co  («jlJl^j   rlVi   ^j^   J^^ 

isiiij  .  w^   L«.£.    (♦jl»    "v^    ilr*"      >V*'.'  ■'*"^   *"^  T  >*'*  ^  U—L   1*»^^^^'    1-^    'y^i 
.  jl-iji    Ai-ij   AjuJl    J^j>-.s  <J£-   \y*j>-^  .''Ow^i    i-^..;   /'-•■^  (Ir*  ^^'^^'J  (♦r*'-*?'  /r* 

•  ijLi    Jy*    rxX^ j    ^y'.    >!''   (^     ty^\    U.»    i^  j  v_i.llj-    |V*    ^JaJlst*    fn — a»'    iJ^    '>*>^J 

«•cJjl^^   Jw«jJJ  <d!l  Lajj 

ert-^'    cTl^   ^    ^^    " 
^Ufc    Zjyti    ._^yi    ^_^_^LjLL-l     V»    w;_jii)t    Ji.^1   ^3    Sjli»    j    («1*1    w>Vi    1-*-* 
1.  ■Jj-  —  2.   ,sJ-6-wl.  —  3.  ^^J^C!  ex  iLojow  sacerdotium. 


^taient  les  propagateurs,  les  excommuni6rent  et  les  exil^rent;  ils  confirmerent 
la  foi  veritable  ({ui  est  la  hase  et  la  beautti  du  cliristianisme  et  la  vie  des 
ames,  telle  fju'elle  a  (Jte  transmise  par  les  apotros  sous  rinspiration  du  Saint- 
Esprit.  Ils  ecrivirent  un  libelle  sur  la  foi  et  sur  d'autres  matiere§  comnie  ils 
Tentendirent ;  ils  appuyerent  cet  ecrit  de  la  tradition  et  des  canons  des  P6res  ; 
ils  le  scellerent  et  le  confirmerent  do  leurs  signatures  et  de  leurs  sceaux, 
s'engageant  a  l'observer,  a  3'  adliercr  et  k  renseignor  k  leurs  ouailles.  Ils  pro- 
nonceront  de  rodoutables  anatli('mcs"contrc  cou.k  qui  les  contrediraient,  en 
ropoussant  la  doctrine  de  Theodore ;  ils  excommunierent  toutcs  les  sectes  des 
dissidenls  en  les  nommant  Tune  apr^s  Tautre  et  condamnerent  les  h6resies 
une  a  une.  Ils  excoramunierent  et  declarerent  dechus  de  tous  les  ordres  du 
sacerdoce  ceux  qui  s'ecarteraient  de  cette  doctrine  ecrite,  lcur  interdirent 
Tentree  de  reglise  et  la  reception  des  oblations.  Ils  s'engag6rent  aussi  avec 
serment  k  n'avoir  pas  de  relations  avec  ceux  qui  contrediraient  ce  qn'ils 
venaient  de  confirmer,  amoins  (jue  ceux-ci  n'aient  fait  penitence  et  ne  se  soient 
repentis  de  leurs  erreurs'.  Quo  Dieu  nous  aide  k  agir  selon  sa  volonttj. 

LXXIII.    HlSTOIRE    DE    SA.INT    Zl^Al'". 

Ce  Pere  s'installa  dans  une  grotte  dans  la  montagne  tout  pr6s  d'Etienne 
{Estdfdnos),  le  moine;  il  se  nourrissait  de  racines  sauvages  de  la  montagne. 

1.  Los  .\ctes  de  ce  synode  ont  ete  publi(3s   par  J.-B.  Cliiabot  (voir  Si/n.   Orient., 
p.  456-401).  — 2.  Cr.  Le  Livre  de  hi  Chnstete,  11"  70. 


[187]  LXXIV.  —  IIISTOIRE  DK  GRKGOlRi:,  MKTROPOLITAIX  DK  MSIBK.    507 

.Jl     ^«^b      *-*       C^b     .^^VI       JjJl      J^      '!^     \,       ^J     Jj=-     ^_;ijl      ^l     jU     jv'      .J-3JI 

o«j  jl  ^j  ^jyj  i^   ^^  i^JJi    t5^3   •or-*'   Lstr*^'  (^^   -r«  V   r^'j  j^J' 
^jl  j  1/*^  cji  "^»^-*^'  iiJ-Ji'  ll-i   ^2f^    "^l^^   ^*^    Ir**   ^■y*^t)   -l-^j^-i    c^j^"   ^^ 

®Lki>c;'  L^rl^^U.    .•'L.a^I  ^a;  J  (j:^.^  cUfj  ^,^^^ 

j  i_rjJ>*  J^j  .otVI  jl^^j  -jj")!  c«j>L  J  aXjwJI  ^_^_  j-«  o*-^  ,_r-„-*^^'  '-*-* 

j^iC»::,  ^aII   lj  j^3  .rc_j>6:k)l  sjliifrlj  4-j>.i^  ^  S^l  j  Ldl  *  ^1^3  •cT'^'  ^-^^"  *  p.  209. 

.^^^;..^'    ^l   (^ULJlj    iii.  Ki    ^lslj    .j!l-u]l    jyC-l    jjl    jLo   ,„Uitj   :>jl-JJI   ^l>»   "'»1^ 

1.   .»x."  ex  Uioa»  habitatio,  monasterium.  —  2.     ,-',  ex  ^i  magister  noster.  —  3.  Cod. 
,J'.  —  4.     ..jsrr-^''  -    ^-l~-.'t  ex  \...^  apostolus.  —  .").  i^^. 


Puis  il  se  rendit  en  Adiabene,  ou  il  bAtit  un  couvent  #ur  le  Petit  Zab,  et  11 
y  demeura;  des  moines  se  reunirent  aupres  de  lui.  Mar  Babai  de  Nisibe  '  y 
vecut  deux  ans.  L'auteur  de  la  biographie  de  Rabban  Zinai  raconte  que  les 
larmes  coulaient  sans  cesse  de  ses  yeux;  a  sa  mort,  il  confia  son  monastere  h. 
sou  disciple  Uabban  Sabtha,  qui  avait  bati  un  couvent  dans  la  terre  de  Ma'al- 
thAye.  11  ecrivit  deux  livres  ascetiques".  Que  leurs  prieres  nous  gardent. 

LXXIV.     HlSTOIKE    DE    GrEGOIHE,     METROPGLIT.i^IX     DE    NlSIBE  \ 

Ce  Saint,  par  la  vie  solitaire  qu'il  mena  dans  le  desert  et  par  les  miraclcs 
qu'il  opera,  ressemble  a  saint  Jean-Baptiste  par  revangelisation  des  hommes, 
a  Paul  et  par  son  zele  pour  sa  religion  et  par  son  orthodoxie  a  Elie.  Qui 
pourrait  raconter  ses  vertus  et  sa  vie  apostolique?  II  etait  originaire  de  Gascar. 
Quand  il  eut  fini  de  lire  les  psaumes  de  David  et  qu'il  fut  capable  de  com- 
prendre,  il  alla  A  TEcoIe  de  Seleucie,  ou  il  resta  quelque  temps;  il  se  rendit 
ensuite  k  rEcoIe  de  Nisibe,  ou  il  suivit  les  legons  d'Abraham  rinterprete  \ 

1.  Voir  ci-dessus,  n°  L.  —  2.  Le  Livre  de  la  Chastete  dit  de  lui  egalement  qu'il  com- 
posa  des  livres  ascetiques.  Un  manuscrit  de  notre  bibliotheque  de  Seert  (n°  681  contient 
34  canons  monastiques  sous  ce  titre  :  Canons  de  saint  Abha  Zinai,  moine  e.rperimentc. 

—  3.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  56:   Un  nuoco  testo,  etc,  p.  10-11;   'Amr,  p.  .")1. 

—  4.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessus,  n"  IX. 


50« 


•  1'.  •-•10. 


HISTOIRK  NKSTOHIKNNK. 


[188] 


.^  *y*=^  iP»-  J^^.   ^j^  S^S  -y^^  1**'^'  i^-H  or"-   '-'^  JjX-Vl  j  JUj 
'     -  ...  '  / 


»3     „        i_^>^— I    ,^ ^    .^ — _    ,    ■■■_    j    mj' —    y ■- j    -p —     ■'■~:^     ■; 


<./=^ 


►Lj    j^.VI    ^l    jj-LJI    yijJ    «J    ijjl^tJI    ^5^1   ^l    ^^    ^y^ 
■Ji    .^ILJ.V'       --  '-       '        '     ^^         "      '  ■    ■"        ■•"       '     ••'"     ■'■-      -'  '"" 


''  (Vi^-j  ^  J^i  ^^y.  ^'^  J>^-^'  ry^'  (V  J^'  o^  .:^i^i 


^UI    (.A^ 

J^  Ui»'l 


'IJJ«.JIj     Ol;Vl     ^^(Jij     !_r~^     I^aA»-     /.^^     Jo     -VXjuJ    (V*"^'5     >-'„r^^l    Jl*^^ 

®«-JI  I^LO  ^j   ^r^^^j  jl-i-«   Jbj\   i^  CLJ    Ij^r-^i  ^L^VI    0_^ 


1.  j*S^'-;.  —  2.     )'-'j'»  ex  pLtuo  morlalilas,  pestis. 


Les  habitants  d'Adiabene ',  qui  ontendirent  parler  de  lui,  r^tablirent  in- 
terprete  dans  leur  pays.  II  demeura  ainsi  onzo  ans.  Ensuite  il  les  quitta  et 
retourna  a  son  pays  pour  en  appeler  les  habitants  au  christianisme  ;  un 
^roupe  d'entre  eux  s'attacha  i  la  suite  du  Saint.  II  fonda  une  ^cole,  qui 
reunit  trois  cents  etudiants;  il  batit  onsuite  une  autre  ecole  dans  un  village 
de  Ca§car  et  prescrivit  aux  ^tudiants  de  jeilner  et  de  s'adonner  k  la  priore. 
Chaque  ann6e,  pendant  le  caromo,  il  se  laisait  accompagner  par  ceux  qui 
avaiont  appris  les  prieres,  et  so  dirigeait  vors  les  villages  voisins  pour  appeler 
lours  habitants  ii  la  foi.  Quand  ceux-ci  le  laissaient  penetrer,  il  les  benissait, 
priait  sur  leurs  tetes  et  leur  enseignait  la  foi.  Quand  ils  rempechaient 
d'entror,  il  se  tenait  avec  sa  suite  en  dehors  du  village,  priant,  expliquant 
toute  la  journee  la  religion  chr^tienne,  recevaat  des  coups  et  des  pierres 
avec  patience.  Grilce  aux  prodiges  et  aux  miracles  qu'il  operait,  il  baptisait 
chaque  jour  une  foule  nombreuse ;  on  brisa  dans  la  tcrre  de  Ma'i.san  et  do 
Cascar  beaucoup  d'idoles  dont  on  demolit  mome  les  temples  pour  bfttir,  ii 
leur  place,  des  eglises. 

De  son  temps,  il  y  eut  une   torrible  peste  dans  le  pays  de  Cascar;  les^ 
chefs   dos  mages,   s'etant   rassembles,  vinrent   environner  Tecole   pour   lui 
domander  de  prier  pour  eux;  il  le  fit,  ot  la  peste  disparut  par  rolTet  de  sa 
pritTC. 

1.  .\rbele.  dans  Le  TJvre  cIp  la  CJiaslPte. 


I189J  LXXIV.  —  IIISTOIIIE  DE  GREGOIRE,  METROPOLITAIN  DE  NISIBE.  509 

Uj    i^l    csr-'!}    j^~--~'    ij^    LLXwI    *A«s>-j    \j^(^    . ji-ArUJl    ^.^j^li    \y^    J^ij 

j__..>^:.;    dUi   J  '  jUXJl    jl^j  .j,^>::5Cl>J1    j-^    JUJI    l^iV   a,    j_:,_  j.,   ^  jljl  «jV 

./j-iJUMjl    , ^     J    i^^aJ     ^fS)    .J».^— /Vi     (J    ^AjJs     S-»v«    aJj    (c^-m    -L»-L"    (^JjJi    ILl»- 

,j.k«;  ^l   JL.J   lyu-Vl  ^  J-*^_)  ^^^iiJl  ^_/jjjJL'  ^  IjJ   k_^U>.  »Lil  ^^  ji  jl5) 

®  \-iJlicJI    »_^I-L 
*MwL  ^^ij   .*-«   ijji.»^    U   jvDI   j^Lfci  <»J  ^ji    •,...  ..^     J^.  l;Lii«  jii^  jL;  Lii 

jlS    v».^  i5j-~^  *" i-J'  /*«  «k&Lsu   jLi»lj  1>L— .  As-j     j:=>.  cii.u  ^At-  LLj  ^liij  <Jc- 
1.  ^^iWI  ex  M.3i.jo  doctor.  —  2.  J~L'. 


Sa  reputation  ariiva  jusf[u'a  Isoyahb  le  catholicos,  qui  le  fit,  maigre  lui, 
eveque  de  Gascar.  Kosrau  lui-meme,  qui  entendit  parler  de  lui  et  de  ses 
ceuvres,  fut  dans  radmiration  et  en  congut  plus  de  sympathie  pour  les  chre- 
tiens ;  sur  son  ordre  il  fut  transporte  au  siege  metropolitain  de  Nisibe  '  parce 
([uil  voulait  un  homme  en  qui  il  put  mettre  sa  confiance,  pour  cette  ville 
limitrophe  des  deux  empires.  Le  docteur  de  Nisibe  etait  alors  Hnana  d'Adia- 
bene",  disciple  de  Moise';  depuis  longtemps,  il  etait  a  TEcole,  curieux  de  la 
lccture  des  ecrits  heterodoxes ;  il  avait  explique  des  choses  contrairement  a 
Theodore  rinterprete;  il  s'etait  ecarte  de  la  verite  pour  adherer  a  des  doc- 
trines  heretiques. 

Quand  Gregoire  devint  metropolitain  de  Nisibe,  les  lettres  rinibrmerent 
de  ce  qu'on  entendait  dire  a  Hnana;  il  lui  donna  alors  sa  desapprobation  et 
lui  reprocha  sa  maniere  d'etre.  Mais  Hnana  ne  voulut  pas  revenir  sur  ses 
assertions ;  alors  Gregoire  condamna  les  livres  qu'II  avait  composes.  Hnana 
lit  a  ce  moment  semblant  de  renoncer  k  ses  erreurs  et  il  resta  longtemps 

.1.  Vers  596  selon  Mikha  cite  par  Elie  de  Nisibe  (Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col. 

100,    llOte    3'     *.    ^OMkQoLL/     |^ar>o  .,1    ,^oov.30     -i— j.^*     |  it  iivi..;     | y n ■» a    yvAj^y    \Ba^L£ciBl    ^^n*  .     ;  ^«^    y..  .-^i  i  /     ou> 

..,-ji-j.j;  ^4^09^^^.^  '^^s-^s  "  En  cette  annee  (907  des  Grecs),  Sabriso',  eveque  de  Laiom, 
fut  ordonne  catliolicos  le  jour  du  Jeudi  Saint;  et  en  ces  jours-la,  Gregoire  fut  consacre 
metropolitain  de  Nisibe  ».  —  2.  Hnana  devint  maitre  de  TEcole  de  Nisibe  en  572  (voir 
Barhadbsahba  'Arb(ii/a,  Caiise  de  la  Fondation  des  Ecoles,  Patrol.  Orient.,  t.  IV,  p.  76). 
—  3.  Ce  Moise  serait  celui  sur  la  demande  duquel  Thomas  d'Edesse  ecrivit  ses  deux 
traites  sur  Noel  et  sur  TEpiphanie  iM.  Carr,  Thomse  Edesseni  tractatiis  de  Nativitale 
D.  N.  Christi,  Rome,  1898).  On  pourrait  encore  identifier  ce  Moise  avec  Joseph,  appele 
aussi  Moise,  qui  convcrfit  Mar  .\ba  [Histoire  de   Yabalaha,  p.  211). 


:.io 


IIISTUIKK  NKSTOIIIKXNE. 


[190] 


v.iXi    Llil  -LiJlj  .lilj».  jUj^frl   .sLi   <»j^       LiJL'U-  jL>  aJ^   f- ytjj^   ja  ^\   ^J^^  .i^i 


»1»    .!i_^_^^    ILI»    ^U.    O    SyiCa^j    *_»     Jl»    U    Ij^^ls     ^LxJI     ^^^  XVI    itLva-    >_i-»^J 
j_,a_aJj     -r-^     t^^r?'    I^     ^«^      -^y^/^    *— *'-5     ^^     .liLja-     J_^     J-iJ     |^_^     ^^iJTUJI      «l» — . 

^l  J  jl_^JI  Jy   J_^  Ai/  j^  j^'laJI  £>yLe^  ■lijj  U  jyC-VI  ^_^   iiUj 
OaJI  ^   \ya-js-^     fJ^b  ^y^  ~  j%l*    j   LLLpj  t_L>-lj'l   (V"  lj-*i>-lj  (v^^  ^y^-i 


l.  Iii  iiuirgine. 


2.    .,^.Ji<J!  ex  ii\-.nyi  linluum.   — 


ribuluin. 


:{.   ^.liJ'   ...  *^i.l|  cx  ue^  thu- 


dans  cotte  situation,  jusquci  ce  quil  out  trouvo  occasion  crimplorer  le  secours 
des  medecins  du  roi,  auxquel.s  le  metropolitain  Gregoire  avait  delendu 
d'epouser  deux  femmes  et  qu'il  avait  excommuni^s  pour  leur  r^sistance  opi- 
niatre.  Gregoire  ecrivit  a  Mar  Sabris6'  qui  ctait  alors  catholicos,  pour  riii- 
formor  de  rerreur  de  llnana.  Cclui-ci  envoya,  de  son  c6te,  k  Sabriso'  une 
lettro,  dans  laquelle  il  so  jouait  de  lui  comme  le  faux  prophete  avait  agi  a 
Tegard  du  vrai  prophete  '.  La  foule  des  Porcs  censurorent  la  Icttre,  dont  ils 
eurent  connaissance,  et  en  tiroront  le  motif  dune  cxcommunication  contre 
Hnana.  Mais  le  catholicos,  bien  loin  de  confirmer  leur  sentence,  accueillit 
favorablement  la  lottre  do  Hnana.  Gregoire,  ayant  appris  cette  nouvelle, 
s'en  alla;  et,  apres  avoir  secoue  la  poussiere  de  ses  sandales  k  la  porte  de 
Xisibe,  il  quitta  la  ville  ■'. 

Les  etudiants  fureiit  fortement  atfectes  de  cette  decision  de  Sabriso', 
qui  avait  repousse  la  parole  du  metropolitain  pour  accepter  celle  de  Hnana; 
remplis  de  ce  zele  dont  parle  le  prophete,  quand  il  dit  :  fai  ete  emit  de  zele 
poiir  le  Seigneur  Dieu  des  armees,  ils  sortirent  de  TEcoIe,  distribuant  les  objets 
qu'ils  avaient;  ils  eraportaient  des  evangiles  et  des  croix  sur  des  voiles  noirs, 

1.  Cf.  I  Rois,  XIII.  —  2.  Selon  notre  auteur  (voir  ci-dessous,  p.  513,  n.  1),  Grcgoire 
seraitmort  en  611/2;  son  depart  de  Misibe  aurait  donc  eu  lieu  en  594/5,  son  exil  ayanl 
dure  17  ans  selon  Babai'  le  Grand  {Hist.  de  Ycibalaha...,  p.  42(>).  Mais  a  ce  moment 
Sabriso '  netait  pas  encore  elu  catliolicos.  Ou  bien  la  date  que  donne  notre  auteur  est 
erronee,  ou  bien  Babai  le  Grand  n'aurait  compte  les  annees  de  Texil  de  Gregoire  que 
depuis  son  retour  a  Cascar,  car  selon  Tanonyme  de  Guidi,  Gregoire,  avant  d'elre  exile 
par  le  roi  dans  son  pays  natal,  avail  di\  s'arr§tcr  quelque  temps  au  couvont  de  Salidosl. 


[191]  LXXIV.   -  IIISTOIRE  DF:  GRKGOIRE,  MKTROPOLITAIN  DE  NISIBE.  511 

l)ys-y^  OaJI  jLftlj  ■^y-'^  ilU-LL.'  y>^  |_yl<3  ' i_^L)l  ij^  ^J^J^  iy^^ 
^IajJi  J_jaLu  Vj  jjjie^  r^^y^.  jy^^..  ^^VI  Lfc^Ljjj  .j»^3^  ^^Js.  j_^^3 
Jj^^-ifc    ^_^    JjiCVl    J    J^    Jj    j»yl«    ^""^'^    ^"^3    rn^^j    (n:    '-Lr^    t/'^     ^ijjlj 

®  jLw>-^    l^jj    jl    I — ib 

L«.lj  .  j»Jia^    v«  ^ )   ^j   LL».    -La-I;'  (3'L^'i  iV^^ «j  («■^^'  ^-*^'3  ^i  ^»^  J' 

Jl    (^-^  (_r='*-*   .'•Jji-iJj   L-kiu    n~^.    F^i-i  ^^U^'   u*li>-    aJjaJI    >_)l    jj^jliJi    il 

j»jJ«.«,>J     <_jA.»Jl      'TJ^      Jr»>wl      j»yJ     (^L»J»S     •A.L     ■     «n..,l     ^»S_;-«     -UaS    ij^a^J     (**i/.       -^         ^"^ 

CiirU-  jLa  ^iJl  ^iVasJI  «-.-i-j-ijj  Jr-rr^  Jj-^i  ^  ^_^jljJI  ^,1^  J  jlij  .aJ 

1.     jl-i  -  i.J.c  ox  ic^oi  hymnus,  responsorium.  —  2.  ^,^sLJ'  ex  |Lai.j.  petitio,  rogatio. 
—  3.  -^J^-  —  '».  In  margine  graphio  :  ^^"^    SH^',  v.'i    •'''  '.31-^3  '-''^  J;'  '.;*^ij;  ^f^ 


ave~c  des  encensoirs;  et  ils  sortirent  de  la  ville  en  prieres,  et  en  chantant 
les  hvmnes  des  rogations ;  ils  etaient  eiiviron  trois  cents  ' .  Les  habitants  de 
la  ville  pleurorent  et  gemirent  de  leur  depart;  taudis  que  les  chefs  mechants 
etaicnt  tout  k  la  joie  davoir  chasse  Gregoire ;  ils  ne  savaient  pas  les  mal- 
heurs  et  les  calamites  qui  devaient  fondre  sur  eux  et  les  atteindre  et 
i{u'ainsi  les  hommes  pieux  en  seraient  delivres.  II  ne  resta  dans  TEcoIe  que 
vingt  personnes  et  a  peine  autant  d'enfants. 

Aha,  Isaie  de  Tahal,  Meskena  'Arbaya-,  disciples  de  Hnana  et  quel- 
(jues  autres  de  leur  parti  refuserent  d'accompagner  (les  amis  de  Gregoire). 
Geux-ci,  a  leur  arrivee  a  la  porte  de  la  ville,  torminerent  la  priere;  et,  apres 
s'(3tre  dit  adieu  les  uns  aux  autres,  ils  se  separerent.  Quelques-uns  d'entre  eux 
se  rendirent  au  couvent  de  Mar  Abrahani;  d'autres  allerent  trouver  Marc 
{Marqos)  eveque  de  Balad,  qui  les  reunit  dans  uue  tscole  qu'il  leur  batit  en 
dohors  de  la  ville.  Parmi  ceux  qui  sortirent  de  TEcoIe  de  Nisibe,  il  y  avait 
Isoyahb  de  Gdala  qui  devint  plus   tard   catholicos  %  Hadbsabba '    'Arbaya, 

1.  Cf.  'Amr,  p.  52,  56.  —  2.  Ce  sont  les  seuls  disciples  de  Hnana  dont  nous  con- 
naissions  les  noms  et  qui  suivirent  jusqua  la  (in  la  doctrine  de  leur  celebrc  mailre. 
Aleskena  'Arbaya  et  Isaie  Tahlaya  ecrivirent  sar  la  croyance  catholique  des  ouvrages 
qui  ont  t^te  refutes  par  Hnaniscj '  le  moine  et  Babai  lc  Grand  (voir  ci-dessous,  n°^  LXXXI  V^ 
etLXXXV;  cf.  Isoyahb  IH,  Liber  Epist.,  ed.  R.  Duval,  p.  133;  notre  Etude  siipple- 
inenlaire  sur  les  ecrivains  syriaques,  n"  XIX).  Les  ecrits  dTsaie  ont  ete  ensuite  con- 
damnes  par  Is6'yahb  d'Adiabene  avec  ceux  dc  Sahdona  (voir  Ebedjesus  de  Nisihe, 
Epitome  des  Canons  si/nodau.r,  pars  IX,  cap.  5).  —  3.  Voir  ci-dessous,  n"  XCIII.  — 
4.  Ou  pluliJl  Barhadb.sabba. 


P.  213. 


512  IIISTOIUK  NKSTOKIENNK.  [l'J2] 

tSj~^  -*-*  '>y*'z/^  ij^  ^y^  jLjJI  jl  |V*  .<>yu^\  ijr"."^   '-^^   ^-^  '-^  "^-5 
jylj   .bAA.     Jl   j_j-^^    iSj~^  ^j*^   -^J^^    j*  J^LiJI   JpiJ  UAU  a-3a!I   ^  *i>Jj 
•y%    *^ij>-    -^    iL^    iX«  clL*  JUK^j  .^j^j   jsu   ^    <i^l   ^  r^^*   »J  * — ^' 
Jl  *»ltj^  .Ol:i>«X)    1^1    jj»w    i^'    <-.   Vv*'^    iJ^J  .i>UJIj   f_}-JJ  CjM4   ^.-.-^-^; 

lyU   Jki   *»-K^y  .V_^U   J   r^JJ  oUi»JI   i.-^  Ob  jn^   (^-^1    ^jaI^I   j^    f^.VI 
p^iy   JJl,.5  pAlliai-   pJ  ^.  jl   ipUj   jyi^   (^^  '-^^   O^  Cr*^   -'^   -(n*^^ 

P.  :;lo.    «-«'^y^    J\    ^^yk    '^    ^^Lail    p.'    .<^    l^    ^^lj    '«[«^     J    ^^    OiJii     o'*^»'    -(^-^^^J 


Ol^j  .*^j^  ^i^   j^   -j^yCVI    '01 


1.  Cod.    Jl.  —  2.    .(^J^j^Cw'     .^S~}  _  ^^_j>L'  Jjj^'  ex  p.i.aaa>(  scliolaris 


»1111  fut  fiiit  metropolitain  do  lloulwan';  Isdyalib  crAdiabene  qui  devint 
catholicos;  Paul  rinterprcte  dans  lo  couvent  d'AbimaIek;  Michael  le  docteur" 
et  plusieurs  autres  savants. 

Peu  apres,  les  habitants  de  Nisibe  subirent  leur  cliatimont.  Quant  a  Gro- 
«j;oire,  calonniio  par  des  onvioux  aupres  de  Kosrau,  il  out  le  nieme  sort  que  le 
vertueux  Mar  Nestorius.  Kosrau  lui  ayant  ordonne  de  retourner  k  son  pays, 
il  se  retira  en  solitaire  dans  un  endroit  desert  entrc!  Niffar  et  Cascar;  c'est  \k 
qu'il  vecut  longtemps  apros  sa  sortie  de  Nisibe,  s'adonnant  au  jeiine  et  k  la 
priere.  II  y  avait  pres  de  I^  un  village  dont  los  habitants  adoraiont  les  scr- 
pents.  II  les  invita  a  confesser  Dicu  et  leur  montra  rhorreur  de  lcur  culte. 
Mais  ils  ne  recouterent  pas  et  resterent  dans  leur  impiete.  Un  jour  leur 
pretre,  qui  etait  charge  de  servir  les  serpents,  etant  alle  leur  jeter  de  la  nour- 
riture,  les  trouva  tous  morts.  Alors  tous  ceux  qui  etaient  l^  all^rent  demandcr 
a  Gregoire  de  leur  pardonner  leurs  peches,  d'agreer  leur  penitence  et  de  les 
baptiser.  II  exau^a  leur  demaude  et  leur  batit  une  eglise,  ou  il  etablit  dcs 
pretres.  Puis  il  se  transporta  de  I^  a  un  autre  endroit  nomme  Hizz  el-Anliar ', 

1.  Cest  en  cette  qualite  quen  605  il  assistn  au  synode  de  Gregoire  {Syn.  Orient., 
p.  214.  Sur  Bariiadbsabba  et  ses  ecrits,  voir  Barhadbiabba  Arbdya,  Cause  de  la  Fon- 
dation  des  Ecoles,  Introduction  :  Patrol.  Orient.,  t.  IV,  p.  320-325.  —  2.  Sur  ce  Micliai-l, 
voir  notre  Etude  supplementaire  sur  les  Ecrivains  sijriaques,  n°  XVI;  Barhadbsabba 
Arbdya...  Appendice  II.  —  3.  C'est-a-dire  :  «  Mameloa  des  fleuves  »  ivoir  Un  nuo\'0 
testo,  p.  llj. 


[193]  r.XXV.  -  IIISTOIRR  DV  CIIATIMRXT.  .^>l.i 

dLU  ^y  J-ir^lj  ^:'^'  ^^   i  '^''y^.   ^l^^-'  '^-5-'  ^^  cT-^   -'J-ir^  -j-Ll-^ 


.~iSji\    \Xa   jyy^ 


A»    (^J^r^   jyy>u    sjAnJ       U    j^J^.    i^lioj    a::._L:£-    ^j.»   ^j.-.-...^'    Jj^I   aAJI   J^I 
J.JJI.JI  LLLsJ  j^jLJI  4!I  jvHi  .j^UI  Jjli  "UjU  J  ^^iJl  jLi  ^  J  i-L_,   ^ij>- 

t?^  t5^  '.r^  j^   t5j!>=H'  -^^"b  ofV^  ^i>^'  (>  (n'  "^  vr^  -'jV?^ 

1.  '>*w,L)   vel  L»— ,'j  vel  Ls-.,'j  vel   '^,u    etc.   —  2.  Jacuit.  —   3. 
I ,» ■  ^ /.» ■  .v^ .v .s)  ExxXr,ota(;tixd(  historia  ecclesiae. 


oii  il  construisit  uu  grancl  couvent.  Des  ecoliers  vinrent  de  toutes  parts  sc 
grouper  autour  de  lui.  Par  ses  prieresj  Feau  se  rerait  k  coulcr  dans  le  lit  du 
(leuve,  qui  etait  a  sec  depuis  huit  ans.  Ce  couvent  est  situ^  pres  de  NifTar  sur 
les  limitos  de  Baresma  ' . 

Gregoire  —  quc  Dieu  sauctifie  son  ame  et  que  ses  prieres  se  souvien- 
nent  de  nous !  —  mourut  eu  la  vingt-deuxieme  aunee  ■  du  regne  de  Kosrau 
et  il  fut  inhume  dans  son  couvent.  Theodore  Bar  Koui  et  Elie  metropolitain 
de  Merw  ont  parle  de  lui  en  detail  dans  leurs  livres  dhistoire  ecclesiastique  '. 

LXXV.    HlSTOIRE    Dl     CH.^TIMENT    QUI    FUT    INFLIGE    AUX    H.VBITAXTS    DE   NlSIBE 

A    C.VUSE    DE    SAI.NT    GrEGOIKE  '. 

Dieu  retira  aux  habitanls  de  Nisibe  sa  providence  et  les  retribua  selon 
ce  qu'ils  avaient  fait  contre  le  metropolitain  Gregoire.  Le  chatiment  arriva 
en  mai,  un  an  apres  le  depart  de  Gregoire,  c'est-a-dire  au  meme  mois  oii 
il  avait  quitte  le  pays.  Par  la  permission  divine,  ceux  qui  avaient  secouru 

1.  Lecture  oonjecturale.  On  pourrait  encore  lire  :  Tarisma  ou  Narisma.  —  2.  En 
611/2;  selon  Babai  le  Grand  \IIistoire  de  Mar  Yabalaha...,  p.  426)  son  exil  dura  dix- 
sept  ans.  —  3.  Sa  biographie  a  ete  ecrite  par  Babai'  le  Grand  ( Hist.  de  Mar  Yabalaha, 
loc.  cit.).  Le  Livre  de  la  Chastcte  lui  attribue  beaucoup  d'ouvrages.  entre  autres  une 
histoirc  ecclesiastique.  —  4.  Cf.   Un  nuovo  teslo...,  p.  11. 

PATR.  OR.  —  T.  \in.  —  F.  4.  34 


P.  21G. 


514  IIISTOIHK  NKSTOKIKNNIi.  [l!»'»] 

\a      ^jXi-      «^     *-^»-      ^— >-l-'     (^'      -iijl^      ■(♦,Aj«>     <~^l>      .(♦*>-£■     i^;^^      j^j^'     '>^J 

■  /y  —  ..-^.ij    jLaj^l^    l/V?"^     <jLiUl5    jJ-A,'Ut)l     c- yti^    <«     rv*"'j     .iArliJl     J^v^' 
\y>CS    Ijls     .jJrUJJ    OaJI    ^L     \y>CjLi    JdJI    JaI    iljl-U;     Jt->tJI     ^\^    ^J\    fJLiJ> 

^_^*UJI   ^li-  -LjaJI   jy^  J\  Ji-^l  Ji^j  U-IJ    (Vr*^  '-'-^^  vvJ  '(^'-.5-'  <y^ 
^U    *A-Vtjj  .p^    ^^.wJjI    L;    |Jiu    jJj  .l^peJLi    jl    i,">UI    p^   J*-^J   pr^bj    V^' 

!'•  •.il7.    .^UI     l_^;.c:Jj    Vly    J\    \y^   '  dLUI   icUa,    ^    jUI^    -♦^    JJjJ    Juf-    Jl5C    j^\ 

jl^Vlj  ^l>Vlj  ^lj  ^lj  J::£)l  ^  ^^1  ^  pj^l  U  l^-t  ji-^l  J^^  Uii 
.«-i-ljJI  J   lyj*;;}  fjjl  ^   J\  ^   cM\   ^   ^y-j   ■^'i-^i  -*^l  J^   l^.  (Jj 
ijl  l_jA*3-j  *yi«  ^Ls-   _^lj   dy— «   ^   Ji^   J   pX-i'!    .ijl:>    Jls   L.   p^  u^v^J 
i^LjJI  jl  l_^.X;j  .  «-^j  Ji  <ij-uJI  J  j_gi   ^j^3  cOf^'  li   'y^  '^'  ij^  p~-^  •(Jj--^ 


(JLj,. 


.n- 


Hnana,  et  sVHaiont  liguos  contre  Gregoire,  au  sujet  de  la  d6fense  qu'il  leur 
avait  laite  de  prendre  une  seconde  femme  et  d'avoir  des  concubines,  ceux-I^ 
se  rt5volterent  contre  Kosrau  et  massacrerent  le  marzhan  residant  dans  le 
pays.  Ce  crime  irrita  le  roi,  qui  envoya  contre  eux  le  gen^ral  de  ses  arm^es' 
avec  des  combaltants.  11  le  fit  encore  accompagner  par  Sabriso'  le  catho- 
licos  et  les  eveques  de  Beitli  Garmai,  de  Mossoul  et  de  Nisibe.  II  ordonna 
au  general  des  armees  d'aniadouer  les  habitauts  pour  quils  ouvrissent 
la  porte  de  la  ville  devant  le  catholicos.  Une  fois  la  porte  ouverte,  il 
devait  massacrer  les  chels  et  piller  toutes  les  maisons.  Quand  rarmee  arriva 
sous  les  reniparts  de  la  ville,  le  catholicos  harangua  les  habitants,  et  leur 
ecrivit,  disant  que,  s'ils  ouvraient,  il  leur  garantissait  la  vie  sauve  :  il  ignorait 
en  effet  ce  quon  avait  congu  contre  eux.  Le  g^neral  de  rarmee  leur  promit 
aussi  les  meilleurs  traitements,  et  toute  sa  mansuetude;  il  les  engagea  k  obeir 
au  roi.  Trompes  par  sa  parole,  ils  ouvrirent  la  porte.  Mais  quand  Tarmee 
entra  dans  la  ville,  elle  accomplit  les  ordres  quc  le  roi  lui  avait  donnes, 
et  se  mit  a  massacrer,  a  piller,  k  detruire  et  a  incendier.  Et  elle  n'epargna 
personne  qu'elle  put  rencontrer.  Geux  qui  cchapperent  s'enfuirent  au  pays 
des  Grecs,  oii  ils  se  disperserent. 

II  leur  arriva  ee  qu'a  dit  David  :  11  les  n  fait  crnT  par  des  liettx  deserts, 
oii  il  n'y  a  poiiit  de  cltemin'-.  On  en  amena  plusicurs  captifs  ;\  Kosrau  qui 
les  jeta  en  prison,  ou  ils  moururent.  Geux  qui  resterent  dans  la  ville  s'l\umi- 

1.  Noiume  Xakwergan  (Un  nitovo  testo...,  p.  11).  —  2.  Ps.  cvii,  40. 


[195]  lAXVI.  —  niSTOIRR  DE  RABI3AN  ISOYAIIB.  51,5 

l^lsl  jl  j»^  -'yip-  -^y  (^J  -tlrir^  '-''^^  l5j~^  ^  l-iX*  .j»A:>Lli  |»^:«  ij^^" 
k,A>-Ltf  i-^lcj  ■iS)?'  ^  ^i~L'l>Ji  pj-ijw-w  ^  f»-^!}  .^-^-V  uilau  ji  *~lc  |v*  L«  ^ki 
jjbLw)  .4.  l_ji.j  Iacj  *  (n'"-*^^  {J^  (^   '^^   ^'  '-^^J  •'*^_  li  'S-^3  *"^  (^*^  S-r^^   •  p.  2is, 

"^j  *-Lo    iS^/^         "^^   ^"^  C-j«^"ji    P  vij>"'     >-«J  '    "''>■■•    »j^o     Jji   cL^Vi    ji    ijlij 

®eLjl       «.«     <.*^l       \.>.L»»2J      (Jtftl      »_ZS    jl  Ja.«Jl     J»ji)^         —jAiui     -^UU-I      LaJj    .,^y>-     L«     J4jijv»- 


l^ 


\^  4-l)-Uo    J»>— .1    (J    («-Luj   .ij.iy'L      v«   aX^Ij    ^.jJJl)'    Iaa   ^Jj    jLoyl    I-aa   ^^ 

.^^1     dLL«     jJcJI     ^jj      jL«jJI      1^1      ^^iJI     'Ja^^ptjl      li>-J£._jJL.  I     j^l|      jLs     («j*     .^^i^     ^j.» 
1.   avaj^iijprjTiii;. 

li^rent  et  sc  soumirent;  et  ils  furent  convaincus  que  ce  chatiment  avait 
fondu  sur  eux  uni(juement  pour  les  punir  de  leur  conduite  a  Tegard  de  leur 
metropolitain  Gregoire.  Ainsi  qu'Antiochus  {Aiilidkhous)  avait  agi  i  Tegard 
des  liabitants  de  Jerusalem',  qu'il  avait  fait  perir  en  les  trompant,  de  meme 
agit  Rosrau  i  Fegard  des  habitants  dc  Nisibe.  Ainsi  s'accompIit  ce  dont 
Gregoirc  Ics  avait  menaces,  c'est-a-dirc  qu'ils  seraicnt  punis,  s'ils  ne  renon- 
gaient  pas  u  leurs  oeuvres.  Quant  a  Mar  Sabriso',  il  fut  contriste  de  ces 
evenements,  et  il  reprocha  au  general  de  rarmee  sa  maniere  d'agir  et  son 
parjure.  «  J'ai  peclie,  dit-il,  contre  eux,  parce  que  je  leur  fis  une  promesse 
sur  laquelle  ils  se  reposcreut.  »  II  vit  le  massacre  de  Yazdgerd  et  do  Hormizd 
Sapor.  II  ancanlit  le  pouvoir  des  chefs  qui  furent  la  cause  de  ce  qui  arriva 
au  metropolitain. 

On  dit  qu'a  la  suitc  du  difTcrend  qui  eut  lieu  entre  Gregoire  et  Mar 
Sabris6',  celui-ci  fut  prive  du  don  de  la  revelation.  Apres  la  mort  du  metro- 
politain  Gregoire,  les  habitants  dc  Nisibe  ecrivirent  le  nom  de  celui-ci  avec 
celui  des  Peres. 

LXXVI.     HlSTOIRE    DE    R.VBBAN    IsO^VAIIB-. 

A  cette  epoque  apparut  ce  Saint,  qui  etait  originaire  de  Beith  Nouhadra. 
Apres  avoir  fait  ses  etudes  dans  TEcole  de  la  ville  de  Thmanoun  dans  la 
region    de    Qardou,    il    alla  chez    ranachorete    Is6'zkha%    qui   avait   gueri 

1.  Cf.  Macliab.,  vi,  58  et  suiv.  —  2.  Cf.  Le  Livre  dc  la  Chastete,  n"  139.  —  3.  Voir 
ci-dessus,  p.  480. 


5lfl  IIISTOIUK  .NKSTOlllKNiNK.  [10(1] 

ir**  j  v~V5  tsT^'  ij\  ^  J^  t5~"  r  •^■^  ^^  r^'^  •''-^■^  ^  '-'-^  "^J 

J-aJJ     Cjli,      J^Us      .jL*^     LJj     j^^_     jl     ^^1      '^VI     'UjJI      "CtJJ     .CUj     K3     Ji\^ 

''•••i'»-  l^^*»::^li  .jUJL  i^  jLaflj  aaUI  UtVU  ^^^  ^  ^^l  "  ^j  IjJ^L  Ju^ 
^  jl^j  ^^LjlU  ^^1^1  <j  j^J^-  jl^VI  jl^  ^_j-  J  Ij^  JlsJI  j  'bj  Ol 
^  <ii\  kJX.  <«UJ  .Ut  i^y-jk^  [^  IjAi-l  aJj  J^LiJl  ^£\J  CJU-  ^LVl  ^ 
J    k\    ijij^    j^\    ^    ^^JJl    3^^JX    ^.J    J>^i    ■^■^    Li-^j    ^l     LaL»    j_^     .ij^lJl 

iJjb  Ja  .iXy  .v--cyLl  ^_Ai)l  JlL,  MtVI  l^^lj  zXy\  j^\  y>  jU^I  Iaa  J  j<, 
i»Uxa»r  cljLtf)  '.l-yJI  c-o  J  *;-*£■  J  A*'>j  7-Lu-lj  ■ /r^  lt"*^  JWI 

jljA;      J-p-     J     ijli«    J    JjX.~)     \jjif     J      j^     ^     iXjl     iijb    J        -.jJi)!     IJjb     ^^ 

1.     -^j.  —  2.  iiSwE  ^*i  martyrium. 


En-No'mi\n,  fils  (rel-Moundliir  roi  des  Arabcs.  Apres  avoir  rempli  pendant  un 
ccrtain  temps  la  charge  de  lecteur  que  ranachoretc  lui  avait  confiee,  il  sc 
rendit  aupr6s  de  Mar  Babai  de  Nisibe',  qui  le  fit  moine  dans  son  couvent. 
Au  bout  de  quelque  temps,  la  grace  divine  Tayant  appele  a  devenir  chef 
de  moines,  il  quitta  sa  cellule  et  se  rendit  i  la  montagne  de  Beith  Nouhadra, 
oii  il  liabita  pres  du  couvent  dc  Ithalaha  lc  martyr*.  Les  nioines,  qui 
cntondirent  parler  de  lui,  se  grouperent  autour  do  lui;  il  bAtit  dans  la 
montagne  un  couvent  dan.s  un  endroit  ou  les  Kurdes  ollraient  des  sacrilices 
aux  d^mons.  Un  jour  qu'il  etait  assis,  il  vit  les  denions  qui  prirent  uno 
pierre  pour  la  lui  jeter.  Par  le  nom  de  Dieu  il  en  arreta  la  chute,  et  elle  resta 
suspendue  comme  on  la  voit  encore  de  nos  jours.  Rabban  Yozadaq',  qui 
batit  un  couvent  dans  la  region  de  Qardou,  rapporta  qu'il  n'y  avait  personne 
en  ce  temps-Ia  comme  saint  Iso'yahb  pour  operer  des  miracles  et  des 
guerisons.  Apres  etre  reste  cinq  ans  ainsi,  il  mournt  et  fut  inhume  dans 
le  martyrion  de  son  couvent.  Que  ses  prieres  nous  assistent. 

LXX^II.     IIlSTOIRE     DE     R.VBB.\N     G.VBRONA*. 

Ce  fut  k   cette  epoque  que  ce  Saint  sortit  du  couvent  de  Bar  Toura  et     m 

1.  \  oir  ci-dessus,  n°  L.  —  2.  Sur  ce  couvent,  voir  Le  Livre  de  lu  Chaslete,  n"  8;  cf. 
Acta  Martyrum  et  Sanctorum,  6d.  Bedjan,  II,  p.  365  et  suiv.  —  3.  Voir  sur  ce  per- 
sonnage  Le  Li\'re  de  la  Chastete,  n°  91.  —  4.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  51. 


[197]      FAXVIll.   -  HISTOIRE  DE  MAURICE,  EMPEREUR  DES  GRECS.         .^17 

»lslj  .«JJI  jj^  Clr  Lj^j  o^i  "uXs»-  ojjj  o'-^'  ^^L-  jj-»   '*-~Ai   >»i«j    ^^.>_^  jjA».  t3  ♦  p.  2 
(iiU  t-Li  j^  io-Ol   dUr   jIIIj   l;_j^U  aJ   jLi   J»-^   ^^  i^Larlj   .CJljJI  SjUL 

.j-^Ja^    e     ii    (^lil      V,    jj.,,k:.JI    Ijjtl»     AJj     jliijJl     (^^ilXT    «J    <Cl     ._.,.>...    b-Uai     -OO^ 
/^JJ     •  L-y     (V«     kJ^V>S      LvJslj     [JfcJsJ     AJjUm     ^_}     vI^O    «Ual».      V,     Ai-1     aJI     vJ^^L»:»-    L».li 

Jul^"  Uj  .^i^   Lwo  aJI   xsjj   n^jjji\  dUj  J  ^^1  t.L;)   ^Ac  l;_j..L5  <C)l«s    .L^l  Ljiic 


20. 


o* 


AJ 


.^jj\  dLL«  ^,jj^  ^ 

^j  jAi5C^  iu  jwj  *  i^   «jjl   Cw  ^ytj   ,^^p~^  dLU   SyLfr  iJLJl   cJI  j 
(3  (^'-'  L^-Jy  j^J  .LLii*  *;L>L«  viXL»)  ijyji  Jcsj  ^-Lsj  cs^-jy  iJ~^    ^^^La  Isji 
1.  ^^jU 


habita  une  grotte  dans  la  montagne  de  Badroun  ' ,  dans  la  region  de  Beith 
Zabdai.  II  s'abstint  de  toutes  les  joies  de  ce  monde,  acquit  la  sagesse  divine 
et  la  crainte  de  Dieu  parfaite,  et  il  vecut  dans  la  plus  pure  devotion.  Sa 
reputation  parvint  a  un  homme,  appele  Samona,  qui  gouvernait  cette  region 
sous  les  ordres  du  roi  de  Perse;  il  vint  le  trouver  au  sujet  dune  fille  qu'il 
avait,  que  le  demon  tourmontait  et  a  laquelle  les  medecins  avaient  defendu 
de  prendre  quoi  que  ce  soit  daliments  cuits.  Quand  on  la  lui  amena,  il  prit 
de  sa  grotte  un  peu  de  ble,  qu'il  fit  cuire,  et  le  donna  a  manger  a  la  jeune 
fille;  elle  guerit  aussitot  et  recouvra  la  raison.  Samona  Taida  a  batir  un 
couvent  au  meme  endroit  et  lui  donna  tout  ce  qu'il  demanda.  Le  couvent, 
apres  sa  construction,  fut  habite  par  des  moines  et  on  Tappela  Gouvent  de 
Samona.  Saint  Gabrona  apres  sa  mort  y  fut  inhume.  Que  ses  prieres  soient 
avec  nous! 

LXXVIII.  —  HiSTOiRE  DE  Maurice  empereur  des  Grecs". 

Eu  la  treizieme  annee  du  regne  de  Kosrau,  qui  est  la  914^  annee  d'Alexan- 
dre',  Phocas  (Qoufa),  maitre  de  la  milice,  se  jeta  sur  Maurice  {Mouriqi)  et  sur 
ses  enfants,  les  massacra  et  usurpa  la  couronne.  Maurice  avait  vu  en  songe 

1.  Perdoun  ^o.;^,  dans  Le  Livre  de  la  Chastete,  loc.  cit.  —  2.  Cf.  Theophyl.,  I,  8, 
cap.  10  et  seq. ;  Chronique  de  Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  374-375;  Barhebr.,  Chron. 
Syr.,  p.  92-93;  Hist.  dii  Bas-Enipire,  LIV,  ^  XXXV  ct  sq.  —  3.  Maurice  fut  massacre 
le  27  novembre  G02. 


♦  P.  221. 


51H  IIISTOIHK  NKSTOHIKNM'..  [1981 

Uyj   ^^  Lv,ii_j    LfcAj   .\.A.    ia — o   i^ij   *jA.    \-)   ^Jii\j   _yt)  ^    |j«U  cAc  ^^-j  ^^ 
<.01    ^_j)l   i^l    J~i    .l»y    ^yLjyA    jl    iJbl^   ^l    U)l    jl    lA_,--ii'    <^^^^    ^j=-\   *^j\ 
.iu-   ^jiir-^  *^"-*-«   vTJoj  .JUI   lijb  j   w»S_j;    jl  «J'>L=.  j  jUj 
Jl«)   oUj>-     (T-jly     *JLS-«     o^*-J    .OU^    O-    i,.ix.        JUTl     jj-jjtJajl     o^Lj     ^3     *ljl 

LJlfr  L*)jU  JO)  .<L>^xSJa    ^k.   Ul__,ii«   ,_j»— LaJI   LjjU   ij^3    .*J'L»-   ^3   ij^->y*  ^' 

^Jy»     SAjJjl      ^^JJJI       V*     I-IaJ    .liialJI      t-JlS     ^.....i)"     *J)    .4jl— Jlj     AjLiL^lj     OUlljJL      LJjlfr 

J!    oLVI    AaLJj    ^X.i!J    J^    ^-4*J    i3;J^*^'    f>~ar-~    /"    /'*-?'b    -^^-.r!    '    ^Sj^  ^J^ 

ijy^     O-     ^l^„     f^^J    •^r^     lij     j      '(^*-*-     JfJ    t^JI    ^'     l5^     ^     J^J    -V^ 

.  I_^    U>t.-i    JO)    .  ^-sL;»    !i-^     jL«    ^J  »J    ^,r^    i  .iUJI    "CJI    J3    .  oUj 

1.  ^jUw  vel  ^^'.*-.. 


un  lioimnc  ricliemcnt  vetu  se  tcnir  devaiit  liii,  ([ui  lui  dit  dc  tendre  les  mains; 
Maurice  les  avait  tendues  et  rhomme  avait  ccrit  sur  elles  quatre  lcttres  en 
grec  qui  signifiaicnt  :  «  Dieu  ordonne  que  Phocas  regne  k  la  place  de  Mau- 
ricc  '.  »  II  s'ctait  resigne  a  la  volonte  de  Dieu  et  avait  demandd  dans  ses 
pricres  qu'il  fCit  puni  dans  ce  mondc.  Son  rcgnc  avait  durc  vingt  ans. 

Eutycliius  (Ou[iklums)  tint  le  sicge  palriarcal  pcndant  douze  ans-;  aprcs 
sa  mort,  il  cut  pour  successeur  Jean  (y'o«/(/u'.v)''  pour  lequcl  Mauricc  avait  de 
son  vivant  dc  i'airection;  cclui-ci  ctablit  metropolitain  de  Chalccdoine  {Qalkt- 
duinja)  Maroutlia,  le  philosophe  :  homme  erudil,  (jui  connaissait  le  grec,  le 
syriaque  et  riicbreu,  ct  qui  a  (3crit  lc  commcntaire  des  livres  de  logique. 
Cc  fut  lui  que  Mauricc  envoya  cn  ambassadc  aupres  dc  Kosrau  ' ;  il  visita 
Sabriso'  le  catholicos,  dont  il  admira  la  vertu,  quii  vit  operer  dcs  miracles, 
et  touchant  lequel  Rosrau  lui  avait  dit  :  «  Voici  un  homme  celeste  sous  un 
pauvre  costumc.  »  Jean  mourut  apres  six  ans  de  pontificat.  Cyriaque  [Qourid- 
qos),  qui  lui  succeda  en  la  onzieme  annee  °  de  Maurice,  etait  tres  avance  en  &ge. 

Les  empereurs  grecs,  quand  ils  voulaient  (Jtre  couronnes,  avaient  coutumc 
de  se  rendre  au  couvent  de  Mar  Sergius,  qui  (3tait  tout  pres  du  palais  royal; 

1.  I.itler.  :  Dieu  a  ordonne  et  deuxiemement  Maurice  Phocas.  —  2.  Eulychius  est  fail 
palriarche  de  Coustanlinople  en  552;  il  ost  dcposti  cn  564  et  remplacc  ]>ar  Jean  le 
Scolastique;  apres  la  mort  de  celui-ci,  il  est  rt!'tabli  sur  son  siege  en  577;  il  meurt  le 
5  avril  582.  La  memc  annee  Jean  le  JeAneur  lui  succede  ct  meurt  le  2  septembre  595. 
Cyiiaipu!  preuJ  sa  placc.  —  .'!.  Lc  Jeuneiu'.  —  '1.  (]!'.  ei-ilessus,  p.  4U'i.  —  5.  Cyria(jue 
dirigea  lliglise  de  Constanlinople  de  595  a  (iOG. 


[1901  LXXIX.  —  IIISTOIRE  DR  TIIEODOSE  FILS  DE  MAURICE.  519 

.  jj^^l     ^jA-»o      "Cftjj     'ioJS)    ^^,j^l     ^     ^JI      v4.,Jai)l     iiJo-i     A.,..a.i     r-bl        —Jj     ctUJI 

o^LflJl    (J   *;-u  cJo)  .«J      (T^^  t>^    f^J  (iJyJi   i.slfr  4o   Cj^  Uj    aAJI  *.»_pcs  *  p.  223. 

®lj^^     Y^     V-J-U    ^JI     AlJl     (_^     CjL^J     (V^     ijUo'    \-l»-y     *JL>v»    jLs>     oU     uJj     .  jV*-»    i»-^ 
*J    Aa«S     .*JI    vdiUJI     .sU     (iL»-    '>J    'CJ.JjU.J    !sUI     iJUaS    -Ct     <)     iUjI     Jkji    Jiaa-J     "VjJLJ    "^ 


le  patriarche,  accompagnc  de  trois  evcqiics,  venait  y  celebrer  les  mysteres; 
apres  la  communion,  ils  prenaient  la  couronne  deposee  sur  Tautel  et  la  met- 
taient  sur  la  tete  de  Tempereur,  qui  s'asseyait  alors  sur  le  trone.  Lors  donc 
quc  Phocas  s'empara  du  pouvoir  et  qu'il  eut  mis  lui-meme  la  couronne  sur 
sa  tcte,  le  patriarchc  rcmmcna  k  reglise  cathedrale,  oii,  apres  Tavoir  commu- 
nie,  il  Foignit  du  saint  Chr^me.  Dieu  le  priva  ainsi  de  la  coutume  que  lcs 
empereurs  avaient  instituee  et  il  comprit  que  Cyriaque  le  haissait.  Celui-ci 
occupa  le  siege  patriarcal  pendant  sept  ans ;  apres  sa  mort,  Jean  '  le  rempla^a 
pendant  huit  ans  et  mourut  Tannee  de  ravenement  d'Heraclius  (Harqel)-. 

LXXIX.    niSTOIHE    DE    TlIEODOSE     FILS    DE    MaUIUCE 

EMPEREUR  DES  GrECs'. 

Theodose  (Tydddsis),  le  plus  jcune  des  enfants  de  Maurice,  avait  echappe 
au  massacre  de  son  pere  et  de  ses  frercs  et  s'etait  refugie  aupres  de  Kosrau, 
qui  Tavait  recueilli,  se  souvenant  comment  son  pere  avait  agi  a  son  egard, 
alors  qu'il  avait  demande  sa  protection,  et  comment  il  Tavait  aide  a 
recoiiquerir  le  trone.  II  Tavait  couronne  '  et  lui  avait  promis  et  assure  qu'il 
ferait  tous  ses  efforts  pour  le  faire  regner.  Le  malheur  de  Maurice  aifligea 
beaucoup  Kosrau;  il  le  pleura  et  porta  son  deuil  longtemps".  Puis  il  exposa 

1.  Ou  plutot  Thomas;  celui-ci  a  ete  consacre  le  23  janvier  607;  il  mourut  le  20  mars 
610.  —  2.  Heraclius  fut  proclame  empereur  le  6  octobre  610.  —  3.  Cf.  Theophyl.,  I,  8, 
c.  9.  —  4.  Cf.  Un  nuovo  testo,  p.  13.  —  5.  Cf.  Barliebr.,  Chron.  Sijr.,  ed.  Bedjan,  p.  93 ; 
Michel  le  Syrien,  t.  11,  p.  377. 


520  IIISTOIMK  NKSTOUJKNNr-;.  1200] 

M^  ^ji\  jLJ\  «  -cAi.  ^j\j  <^J\  JOJ  CkJU.  Qis  fjJi;  ,j-~-l^tr  ^  ^lj 

^li-j  l^   jl  J\  _j^\  <«—  b'^  J^   f^'j  -Jt^'^'  ^yi/r  -^  ^^  f-'-^'   "rlr^ 
<;l,  *JL  ^y>^\  jjii^»Li    <^j--^  <^  '-'J-^-n^   ^a^\   J[LZ  Jc3  cJ>y\  i-*j>  (Jj 


1.     -Cj.  —  2.  In  marginc  .jj  ►—.. 


k  ses  courtisaiis  et  aux  autres  grands  personnages  la  reconnaissance  qu'il 
devait  a  Maurice  pour  les  services  quil  lui  uvait  rendus,  ct  les  informa  qu'il 
voulait  lc  venger  et  faire  triompher  son  lils.  Ils  lui  repondirent  qu'il  serait 
ob^i. 

Lc  roi  envoya  donc  avec  Theodosc  un  general  cruel,  inhumain,  et  dur; 
et  il  apaisa  son  courroux  en  leur  donnant  une  armee.  Le  general  se  dirigea 
avec  Theodose  vers  Dara  qu'ils  assiegerent  '.  Quelques  jours  apres,  Kosrau 
aussi  sortit  pour  attaquer  les  Grecs;  il  se  fit  accompagner  de  Mar  Sahriso' 
lc  catholicos.  II  assiegea  Dara  qu'il  prit  apres  neuf  mois  de  siege".  II 
retourna  ensuite  a  Seleucie,  apres  avoir  laisse  l^  ses  armees.  Puis  Theodose 
mourut  empoisonne. 

A  cette  e^poque,  Kosrau  fit  mourir  Nathniel  ^veque  de  Sahrzor'  k  finsti- 
gation  des  mages,  qui  lui  en  voulaient  d'avoir  empeche  dans  son  pays  la 
destruction  des  eglises.  A  la  meme  epoque  mourut  k  Nisibe  saint  Mar 
Sabriso"  le  catholicos;  il  fut  port6  a  Karkha  de  Guedan,  ainsi  que  nous  Tavons 
dit  ci-dessus\ 

1.  Cf.  Un  nuovo  testo...,  p.  13-14;  Barhebr.,  loc.  cil.;  Michel  le  Syr.,  toc.  cit.  — 
2.  En  604.  —  3.  Cf.  le  Livre  de  la  Chastete,  n°  67;  suivant  Un  nnovo  teslo, 
p.  14-15,  Nathniel  a  ete  mis  a  mort  en  GlO/11.  Cel  eveque  a  siege  en  585  au  synodc  de 
Is6'yahb  1  et  en  605  au  synode  de  Gregoire  (voir  Syn.  Orient.,  p.  423,  470).  Ebedjesus 
de  Nisibe  apud  kssfim.,  III,  i,  224)  lui  attribue  des  controverses  contre  les  heretiqucs 
et  un  commentaire  sur  les  Psaumes.  Asseniani  ridentifie  a  tort  avec  Nathniol,  moine 
du  couvent  de  Bcith  'Abc,  qui  vivait  sous  Hnaniiso'  I  (08(>-700).  Cf.  encore  nolre  Etude 
supplcnientaire  sur  les  Ecrivains  Syriens,  n"  XIII.  —  4.  Voir  n°  LXXl. 


[201]  LXXX.  -   IIISTOIRK  DK  GRRGOIRK.  rm 

^jLaJI    ..^\    \J\i    pJ    Jk*    ^IaJI    jJI    ^^^   .sb    LJj    .^ySl^l    jli,U    ^J 

IjjLjt.     jl    jV^J^I     jjl    ^-«ajl    Ji     J05    .C-_^-i.e^    ^    A*     0_,Jai!l    ^    Aii;    Jj^    jLLi-V 

L)   jy-......-gi   jLA"  -Jyvr^   ''^y^    IjjLi-lJ   .jlj*-   oLf*  J   (viJI   ^l^l    Lj-^-^^ 

i^U-lj   .dUi   (j   dULJI    l^jiiL^li    .jj— ;;st-LJI   ^^    Oj-Uj   'CjbA.«    (j— =*  jj^    'j*/^ 

^j    LiJ    .  jl^jJaJI    jyy»-  ''-L«L-V    J^IaJI    ^_^I    fji^    \\^    ._~— ;    'LVl    jLas-L    ^lj 
^-.    IjtJS     dUJI     a^Ai-    j     ^^y..»     l^jLajl    J;^     ^_;^J    ^i    ij^    k;,daZjl     (_5^-;-aJI    (^!^^ 

Ll    jL   IjA-aLs    . (_iJo'L>JI    jL»   ^;u   /^- -^    j»j-L«    jlS    L   ^Ac-  |,^_Li«_j  /♦y-Lc  !sjL>>jl 

1.  Inmaro-ine:    .,jJ.J'        U^I     J  s^l   ^i  w"^    .,JtLM,      j'J!   ^"^'.  —  2.     ,UJlJ! 
ex  ira\:>o  (loctor.  — •  3.  ---'L-^l  ex  i,.vi.m  impositio  manuum. 


LXXX.  —  IIisToiHE  DE  Gregoire   {Djri(/lioiir)  le  trente  et  uxieme  ' 

C.VTHOLICOS  ". 

Cet  homme  etait  originaire  de  Maisaii;  il  avait  une  belle  prestance;  son 
visage  etait  d'une  grande  beaute;  il  etait  docteur  et  avait  siiivi  les  le^ons 
de  Isai  lc  docteur  de  Seleucie'.  Quand  Kosrau  retourna  k  Seleucie,  apres  la 
conquete  de  Dara,  les  chretiens  se  reunirent  pour  choisir  un  successeur  a 
Mar  Sabriso".  Celui-ci  avait  recomraande  aux  fideles  de  choisir  Barhadbsabba 
le  moine  qui  habitait  la  montagne  de  Sa'ran.  Les  Peres  choisirent  Gregoire 
inetropolitain  de  Xisibe,  qui  etait  connu  pour  son  orthodoxie  et  pour  son 
esprit  apostolique.  IIs  demanderent  rautorisation  du  roi,  qui  la  leur 
accorda ;  et  grace  k  la  sollicitude  de  Sirin,  il  donna  lordre  de  convoquer 
les  Peres  a  Seleucie  {Al-Maild'in)  pour  ordonner  Gregoire  le  metropolitain. 
Mais  quand  Abraham  de  Xisibe,  le  medecin,  et  d'autres  chretiens  qui  etaient 
au  service  du  roi,  apprirent  cette  nouvelle,  ils  craignirent  qu'une  fois 
patriarche,   il  ne  se  vengeftt  de  la  malveillance  qu'ils  lui   avaient  opposee, 

1.  A  corriger  :  le  trente-deuxieme  (voir  ci-dessus,  n°  XLII).  —  2.  Cf.  Mari,  p.  60; 
'Amr,  p.  51;  Un  niiovo  testo...,  p.  15;  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  108  et  111; 
Thomas  de  Margu,  lib.  I,  c.  25  et  26.  —  3.  Voir  sur  ce  personnagc  ci-dessus,  n"  XXVII, 
p.  158.  Cf.  nolre  Etude  supplenientaire  sur  les  Ecrivains  Si/r.,  n"  XI. 


522  IIISroiUK  NKSTdUIKNNK.  [202| 

*\'.2>i\.    .ct   <\j   Ja*    jlj   <    ^_   VI   b^Lj   *.    ^Vl    J^_xi   jl^j   ■    .^^^  (^  ^j^it^\ 

cJL>j  .  <j^--_._  jL  ♦LVl  ^J\    ^ji^  iXUl   c~«-jLIJj  jliJUJl   jy>i^  Uz/r^   Ojti-l» 

•XVI  jLii  ..J^\   U  jU  Ul  Ol  JUj  .^Vl  jUiL    ^J  pT,   .dUUI  ^l   Ia^ 

LAJ  •■*^^j  ^  y^-J^  >.iLLJI  ^  jy .  ..^:ll   j_^:k:JI  »jJLi..3lj  .UjLJ^I   <V  o>«l; 

0*^,   0'    >^_/*'    J^    1-*-*    ' ^    ^aLT   L  JUj   iJ^L-l    ^j    >^rL/?"    "*^    ^L>JI    jl    (Jfr   ilj 

^^  a;V    <>-»"_;^    O^l    ^^1;^    ixLJI    wwwUI    Ll    jL.   aJ    JLii    J^*----»    jl,/L«   jy>i^ 
.jJL_5  i*<=^j  i^   ji  ^i  ^  ytj  .gi^V  dlU   ^l  ^LDl   jl  ^   Vj  LajJL   oUl 
♦  1".  227.  i-^ji   ^L  j^  ,1^   j»,*  .  <,jv-='  (J*^  O"*  "^^   ^    "^-i^ctlj  *^^lj      iSj^  ^   S~^ 

i^L»jiU.'j  »ly— VI    ^  -Jjh/^  '-''*^  (*■'  ■"--^■^  UjLjS-I   |~L   i^ti^  jvJJ  .i_^Lij   ^!>Li>t, 

1.  SjA^.  —  ►-~J   >L'  ex  ^aa.  ordinavit,  mauus  imposuit.   —  2.  ii^Ljj. 


quaiid  il  ctait  k  Nisibc;  ils  allcrcnt  trouvcr  Mar  Aba  dc  Gascar'  I'astrologuc 
de  Kosrau  et  son  familier,  pour  lui  demandcr  de  ne  pas  lui  dcsigner  Grdgoire 
et  de  le  detourner  de  lui  accorder  sa  faveur.  La  reine  Sirin  choisit  Grcgoire 
lc  docteur  et  dcmanda  aux  Percs  de  Tordonncr,  cn  prctcndant  que  c'etait  lui 
que  le  roi  voulait.  Cc  fut  douc  unc  homon^^mic  qui  cmporta  ralTairc.  Mar  Aba 
lc  medccin  aussi  s'etait  rangc  k  son  parti.  Les  Pcrcs  ecoutercnt  la  reine  ct 
ordonnerent  Gregoire  patriarchc  selon  lc  rit",  au  milieu  du  peuple  joycux  et 
en  fcte.  Sirin  Tavait  choisi;  elle  veilla  a  scs  interets.  Les  medecins  de  Nisibe 
rintroduisirent  chcz  le  roi  pour  quil  priAt  pour  lui  et  le  benit.  Mais  des 
qu'il  TaperQUt,  le  roi  comprit  qu'il  y  avait  quelque  supercherie  dans  son 
ordination.  «  Cc  n'cst  pas  celui-ci,  dit-il,  que  je  vous  avais  commandc  d'eta- 
blir,  mais  Gregoire  metropolitain  de  Nisibe.  —  Cest  la  reine  Sirin,  repondit 
Mar  Aba  le  medecin,  qui  a  ordonne  de  retablir,  parce  qu'il  est  son  conci- 
toyen;  sans  nul  doute  le  roi  Tacceptera  a  cause  d'elle;  c'cst  d'ailleurs  un 
homme  intelligent,  sage  et  savant.  » 

Rosrau  s'en  rejouit,  il  Thonora;  et  il  fut  ravi  de  la  beaute  de  son  visage; 
mais  layant  examine,  il  trouva  que  son  intorieur  etait  Toppose  de  son  exte- 
rieur.  II  reprocha  a  Sirin  de  Tavoir  choisi.  Puis  Gregoire  se  detourna  de 
Tequite  et  il  agit  contre  toute  justice;  il  aima  k  amasser  de  rargeut;  il  cn 

1.  Sur  ce  medecin  voir  ci-dessous,  n°  LXXXI.  —  2.  En  007  selon  "Amr ;  le  samedi  des 
Rameaux  600,  d'apres  Alalia-Zkha,  cile  par  Elie  de  Nisibc  (iJarliebr.,  Chron.  Eccles.,  11, 
col.  108,  n"  3j ;  au  mois  davril  605  selon  le  synode  que  Gregoire  tint  aussitdt  apr6s 
6on  ordinulion    Sifii.  Orieiil.,  p.  ^i71 ;  cf.  l.lie  de  Dainas  ii\nu\  .Vssein.,  111,  i,  p.  -'i.">2". 


[20:5l  LXXX.  —  IIISIOIUK  I)K  GRRGOIRR.  523 

.kXs^  jJaJl  lit:^'^'  tJ^K"  y  ^^  ^^^  ^bj^^  i_5jUlJI  d^j^  J-sljj  -by^^ 
J^  ybj  l^iy,  Js.  jy^  .L^  ^j^_  J^\  ^jl_^l  t^^fr  x^j-a:o  (^^  ^aJjJ 
^_5  .iAiL:;j   OU..^    ^U    yj   (j^l    ^j^   (^j  '"^    C^    t5*    '^■^  ^}  "^^^ 

J^    Jj:^!     Jki;     |^_^     jl^J     .UaJ;      Ctc.      <;      ,^jUaJI      j^lj      •  *V"^      iiiUVI      tjiii.J 

.  vJL  aJIIsj  •L^sJ  jliwl  >»-iJI  ^jj,;^  -iy^y?"  J^  ^J^  hr^  ~  K^  ^3  ^-''•^ 
J  ji^Uj  ^  ^j\  <J.^\  j  ^j  .dUJo  ^jUBl  i5il"j  ^!l  *  J^  viJJS  Ii-IJ  *  1'.  22 
^^.^woj  <;'i.^M;'  Jc  ijoJ^  «iJi-  U  ,*-r*f-  t5j~^  -^^  -i^^r-^  ^-r^  tjir~*''  ^-^' 
Jl  'Ul  j»;  .^\  jL^VI  ^  jc  Ja^j  ^^jUJI  j  *.lj  ^-j  .<!U  Ij^l  jl  J\ 
c-li  .J-IV  ^sj\^^  "T-^-  "^''  j^b  jn^^j^'  -^^3  ^l/^^  fr^  v_A«^lj  C^_l  <^j 
J  4.W-1  j^i.JI  '  j_^L j^jVI  II  jU  tAp"-^_  <L«  J^   «-—  tj-f j  ^»:   '^J^  ^*r:^' 


1.     .,_»sL)Jo.^l   ex   vaj:^^*^'!  «px.iStaxovoi;. 


reclama  aux  pretros  et  aux  cliefs.  l>a  joie  des  cliretieiis  sc  cliangea  en  tris- 

tessc.  L'excommume  Gabricl  de  Sigar',  quc  Mar  Sabriso'  avait  anathema- 

tisc,  le  diHamait  sans  arret.  Kosrau  ordonna  de  le  representer  sur  les  eventails 

dont  il  se  servait.  Un  eventail  le  representait  palpant  une  poule  pour  savoir 

si  elle  etait  grasse  ou  non;  un  autre  le   represcntait  examinant  une  piece 

d'or  qu'il  rctournait  dans  sa  main ;  sur  ses  genoux  etait  assise  une  jeune  fiUc  '. 

On  se  mit  k  detester  les  eveques  aussi  a  cause  de  lui;  et  les  chreticns 

en  congurent  une  profonde  aflliction.    Kosrau  avait  enleve  de  Dara,  alors 

qu'il  s'en  etait  empare,  beaucoup  de  livres ;  il  obligea  Gregoire  h.  lcs  ache- 

ter  pour  vingt  mille  stateres  d'argent  ol  hii  en  demanda  le  paiement;  Gre- 

goire  fit  payer  cette  somme  par  les  eglises,  et  les  chretiens  eprouverent  de 

ce  chef  un  grand  prejudicc.   II  tint  le  siege  patriarcal  pendant  quatre  ans. 

II  mourut  en  la  vingtieme  annee  du  regne  de  Kosrau.   Celui-ci  confisqua 

tout  ce  qu'il  avait  laisse ;  il  fit  meme  arreter  ses  disciples  et  les  emprisonna 

jusqu'a  ce  qu'ils  eussent  livre  son  argent.  Des  lors,  son  opinion  a  Tegard 

des  chretiens  fut  modifiee ;  il  ne  leur  accorda  plus  ses  bienfaits ;  il  opprima 

meme  ses  propres  sujets,   les  accabla  d'imp6ts   et  confisqua  leurs  biens.  II 

defendit  aux  chretiens  d'avoir  un  catholicos.  L'Eglise  resta  donc  veuve,  sans 

1.  Voir  ci-dessous,  n"  LXXXI.  —  2.  Cf.  Tliomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  25.  —  3.  Kn 

GO«/y. 


;8. 


524  IIISTOIIIK  NKSTOHIK.NNK.  ['10fi\ 

J\  jyJ^\  ^\^\  jl,  j^  j^  ^^\  j^\  '  U  jL.  ^-dl  j  <«  jl^j  ^yJl  ^ 

Ci^l  ^j  .b^  C::^  Ju£j  •'^Lrt-^li  oiljJlj  iJli^lj  o:-jU)l  jU;  CJlt  wdallj 
(.ji   Jlj  Uj  -^jy*    J^    ^Sj^   bj^lj   .OJli^l   j_^l    *-^\j^\    j^   Cjy:^   ^y^."  pJ 

®j4jii^     ^ljlj     ^  yt^if^       f*     t\>\     (_5     ^ji.wJI     Jj-»« 

Oljl>^lj     ^»-;-JI  -Uj     jJ^I     (^'    <rljJuy    !s^    Ji^j     i^JJI    Jl^UJI     ^^I     ^j;..5j;. 
1.  In  margini'  :     j'j   <r^. 


chef,  durant  dix-sept  ans'.  Ellc  fut  (lirig6c,  pcndant  ce  temps,  par  Mar 
Aba  archidiacre,  dont  le  nom  a  ete  insore  dans  les  obituaires,  aid^  de  Mar 
Babai  le  Grand^  du  couvent  de  Mar  Abraiiam  le  Grand,  jusqu'^  Tassassi- 
nat  de  Kosrau  ct  ravencment  de  son  fils  Sirui. 

LXXXl.  NoMS    DES    CHBETIENS    QLI    ETAIENT    \V    SEKVICE    DE    KoSRAU. 

Mar  Aba  originaire  de  Cascar'.  II  etait  le  premicr,  le  chcf  et  Ic  plus 
distingue.  II  etait  instruit  dans  la  philosophie,  rastronomie  et  la  medecine. 
II  savait  le  persan,  le  syriaque,  le  grec  et  rhebreu.  II  composa  un  grand 
nombre  dc  livres ;  il  traduisit  des  textes  hebraiques  qui  n'6taient  pas  encore 
passes  en  syriaque.  Kosrau  renvoya  cn  ambassade  aupres  de  Maurice.  11 
s'occupa  constamment  des  afTaires  de  rEglise  du  temps  de  Mar  Sabris6"  ct 
de  Gregoire. 

Yazdin  ^"  le  genereux  et  le   vertueux,  dont  la  renommee  s'etendait  partout, 

1.  Notre  auteur  ditailleurs  dix-liuit  ans  (voir  ci-dessous,  p.  555);  'Amr  et  Mari,  dix- 
sept:  Barhebr?pus,  dix-huit.  ^lais  cette  vacance  de  siege  doit  etre  d'environ  vingt  ans; 
car  la  niort  de  Gregoire  doit  etre  placee  en  608/9,  puisqu'il  avait  siege  pendanl  quatre 
ans,  et  rintronisation  de  son  successeur  Is6'yahb  II  ayant  eu  lieu  en  628  (voir  ci-dessous, 
p.  555).  —  2.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessous  n"  LXXXIV.  —  3.  Ccst  sans  doute 
Aba  Cascraia,  auquel  Ebedjesus  de  Nisibe  [apud  Assem.,  B.  0.,  III,  i,  p.  154)  altribue 
des  explications,  des  lettres  cl  reclaircissement  de  toute  la  Logique  d'Aristotp,  ct 
qu'Assemani  idcntilic  a  torl  avec  Abraham,  fdiidaleur  du  couvent  d'lzla  (cf.  notre 
Etiide  siipplenientaire  siir  les  Ecrivains  Si/riens,  ii"  l.X.  —  \.  C.f.  Un  niiovo  testo  syr., 
pp.  17.  IS,  20.  21, 


[205]  LXXXI.  —  NOMS  DRS  CHRETIENS.  525 

J^l    <Js.j    ^ij\     :>%     Ji\     ^^L     J*    !sA,L«3    .^S^    J^    ^LC     Jjjj     .J^r^l; 

i^Lj  UJ}  .j>~tS  u^j^.  j^  '^b  -^y  "^.  ifj^y..  J^^  jjiju..'!  j^i^f5s-i>Jl   Ll>^_ 

«ft.^^-^-     \,    jr-l?=»c)l    A.l;;j     y.^^^  *-ol_5   .'uL  Ai>-lj   ,_^    i^j — S 
•^^"    LJ    'cAc   ^;f*jj    -^Jl    J^„       ;^..r-^   j^   .  k_dalJl   (^^■'-^l    (^J3-*~^l    L»-^_ 

®4oj^^  (dLu  UJ  <)j--«  Oiif-  1^  .jiJrisJl  jyu^  ^i  ,3  'V,i5 

JkiJLjlj    ./^"l_^l    lij^DjjJj    (_5jl»3jl     iU^al    >— -^    CJ.^r*^'     «^--J^^l    (_5jl3E.^i    tJ-J^r*?" 

l^  _mS    (^-GtlM,l    ^^jUajl       \-J.«t*Jl     /,.«     AAU.3.-3     .4_rjl     J>s:     /jJ/«»aJ1     A«aSj    O^jitJl     ^l 


eu  meme  temps  que  les  largesses ;  il  batit  des  eglises  et  cles  couvents  en 
Orient.  Kosrau  lui  confera  une  grande  autorite  et  lui  confia  radministration 
de  toutes  les  provinces  depuis  Beith  Garmai  jusqu'aux  pays  des  Grecs  :  c'est 
lui  qui  preta  son  appui  aux  fidelcs  dans  1'airaire  de  rexcommunie  Gabriel 
apres  la  mort  de  Gregoire  le  catholicos. 

Jean  (Youhaiiiia)  de  Cascar;  il  succeda  a  Yazdin  apres  sa  mort  dans 
I'administration  des  provinces.  II  a  un  couvent  dans  la  terre  de  Cascar'.  Apres 
la  mort  de  Kosrau  il  tomba  dans  la  niisere,  ses  biens  ayant  cte  confisqu^s. 
Son  fds  Sergius  {Sargis)  fut  massacre  par  Al-HajjAj  ben  Yousef". 

Jean  Sendori,  medecin  nisibien.  Kosrau  Taimait  beaucoup;  mais  apres  la 
supcrcherie  dont  il  usa,  et  que  le  roi  decouvrit,  dans  rafTaire  de  Telectioa 
de  Grearoire  le  catholicos,  Kosrau  lui  retira  sa  faveur.  Toutefois  k  ravenement 
de  Siroi  sa  dignite  lui  fut  rendue. 

Gabriel,  medecin  sigarien^  qui  fut  excommunie  pour  avoir  pris  des  concu- 
bines  et  avoir  epouse  deux  femmes.  II  se  fit  jacobite  et  fit  beaucoup  de  mal 
aux  fideles. 

Kosrau  employa  encore  plusieurs  autres  chretiens  a  son  service  pour 
montrer  son  dedain  aux  Mages  envieux;  que  Dieu  les  maudisse  et  fasse 
misericorde  a  Kosrau! 

1.  Cela  signiOe  qu'il  batit  a  ses  frais  un  couvent,  et  que  ce  couvent  a  ete  appele 
de  son  nom.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n°  XCVllI.  —  3.  Cf.  ci-dessous,  p.  537  et  suiv.;  Un 
niiovo  testo...,  p.  12,  15,  16;  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  109;  Histoire  de  Mar 
Yabalaha,  etc,  p.  505-506,  518-522. 


520  HISTOIIIK  NKSToUIKNNK.  [20(i] 


.^ij\  ^LU  Jiy. 


j" 


Ijl     OlL.       "y     jLi»i.      Oj        Lww^     LS*—'      ^-*^'     .  jU..-->     /.jjl      aXL^    ^j    'ljj_jJI 

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i.iVjlj  ^Jy  JL>   Uj  .b|^l  *J  ,3^_   J3  ^iiX.   lil   (v^  dLUll   rjj-»"  •VJ-'  '^^^ 

*  I'.  2:11.  .-'ik^j  J^^  >_i  :.-ill  ^  jl^j  viUUI  Jlfr  Uy  ^j  iA*  sy.-l  *  ^j-ijaj  viUw  J 

jj-^l     CjU«      ^fc     Jjij     .j^     i^LaJI    JuJ    jj     iA.     Ja— j     i>^\     ^VI     i>JJ-a)l    ^^lj 

^^^::»    <,\:>t^\    JcJ   j  <CLlA    Jjia-j   <>\A>   ^y,    l_^   '.^LP''^   cJCL^   j  •'yl    ''^JJJI 

*.<_^  «i."UJ  -^r^VI  >_i  :.-?"  /w«  ^V  aJjX^v^I  ,_.:>-Lij  ^l  ^^^^1  j».'  .-Cp-  ^^  ^i 
LJ  *^^...--i.a  ie*"~ *- '  1-^  "■"11  iV*  '-*-*j  ^r^J  ^--^-^/'l  L>-L«aj  ^  j»-»!»-!^  . aJjIjj  (jjli 
^  ^1^3  fl  rlj  jjt-fJI   *«  i-^Jj   L^  J^   -Lijlj   <u_^  ^  (jy-  lyLvc  ^l  LMJI  Ijlj 

1.  Sic.  —  2.  AJl;Jl  vel  iy.   —   3.    Sic.  —  't.    ^j>}i\.  —   5.    Ijyl.   —   6.  Sic.  — 
7.  iLLilj. 


LXXXIl.  —  iiisToinK  ii'IIkr\clius  empeueur  des  Ghecs. 

Daiis  rnmpire  grec,  les  ministres  soiit  de  deux  classes.  L'une  d'elles 
s'appello  Piastiia  ' ;  c'est  en  elle  qu'on  choisit  un  empercur,  quand  le  prince 
t'st  mort  sans  laisser  d'lieritier.  L'autre  classe,  qui  est  rivale'  de  la  premiere, 
s'appelle  Veiieta,  selon  le  nom  de  la  reine  des  Grecs^.  G'est  dans  ce  clan 
que  le  prince  choisit  sa  femme,  quand  il  arriva  au  pouvoir  sans  etre  raarie. 
Lorsque  Maurice  fut  assassine  avec  ses  enihnts,  son  frere  Pierre  ne  r^gna 
point  apres  lui.  Phocas  s'empara  du  pouvoir;  il  6tait  du  clan  appele  Vcneta. 
Le  clan  adverse  ne  voulut  pas  le  reconnaitre.  Phocas  etendit  la  main,  alors, 
pour  tuer  les  cheis  de  ce  parti,  negligeant  ainsi  de  resister  aux  Perses,  qui 
s'engageaient  dans  son  empire,  et  couvraient  de  ruines  tant  de  provinces ;  il 
mettait  toute  son  ardeur  a  massacrer  ses  partisans,  si  bien  qu'il  se  trouva 
sans  soldats.  Puis  il  marcha  contre  le  maitre  d'Alexandrie,  parce  qu'il  etait 
de  Tautre  parti.  Celui-ci  le  combattit;  mais  Phocas  lc  mit  en  deroute  et  le 
tua\  Puis  il  eut  a  se  mcsurer  avec  lc  maitre  d'Afrique  ct  avec  celui  d'Kgypte, 

1.  Prasina,  et  plus  loin  Venela,  sont  les  noms  de  dcux  iinporlantes  factions  du 
cirque,  la  Verte  et  la  Dleite.  —  2.  Lecture  conjeclurale.  —  3.  La  plir;ise  du  texte  est 
obscure.  —  4.  Id. 


2071        [-XXXII.  —  HISTOIRE  DMKKACI.IUS  KMI'EURUR  DES  GRECS.         .".27 
<...a  .•;    SUJl    J    Isy    J-}^    •'^^    'bj^'    r>-J   .oJaJa-i)!   *    ^^1    ^.il^    cX^jj   ♦  P.  ^si 

\C      L.l«       Ln...      4jLli>.       'jA      <Jpa      AjJl      (j^      *Jj«J?3      *Jj"LaJ     r- j=*9      •  i-iiJ^l     /(£•     ^l^^Jltlj 

■  \^     jUr     ATA^     CaiOj     .  CjUj     'Cl.J 

jl^lJI  ulu.£-J  _.o-^  _^.i  Jl  <)  'V^J  -^  JvU  Jjl  |_j  j-C>— ^l!  «iJL»  X— Tj 
j^  J-ajij  .  0^1  C.|jiJ  ijlsJl  djo  <ul  j  ^_ji£  -T-LJl  d)jkiJl  ^JJ  •  wjjij 
j    iSj-^   J-ljJ    -^j*    iA_il    L.    ^M.^1.      _-,Liyb    l.\Jj'j     .i^jAlx^VL  ,^tj    .    lia^a^ 

v_i-aJl     *_y_    J    ^.JaC     iJjJj     <5CL«    ^j.»     ^jVl     ilJl     j     C^l^J     .dUi     ^l     <.:>a      JJ     .  roLJI 

lltwJi  lJ»Lii'l    ^1_^1    ,i,Sj!Z\    «LLJl   CJI   Jj  .^,^1^1    '    JjUl   \i    cJaL^   Cj^l   ^j-.    ♦  P 


■233. 


1.    [^JJ>.    —   2.    ■(''ii;^.    —   3.    IM~>. 


tous  Jeu.K  du  parti  uoaime  Prasiiui,  et  emus  tle  voir  tous  les  maux  que  Phocas 
causait,  craignaut  pour  sa  famille.  Ghacun  des  deux  envoya  son  fils  avec  une 
apraee',  et  ils  convinrent  que  le  premier  qui  porterait  la  guerre  a  Cons- 
tautiuople  et  aurait  la  victoire,  serait  reconnu  roi.  Heraclius,  fils  du  maitre 
dEgypte,  partit  par  mer,  et  Nicetas,  fils  de  Gregoire  raaitre  d'Afrique,  par 
la  voie  de  terrc.  Le  vent  favorable  donna  de  Tavance  au  general  qui  allait 
par  raer,  et  ses  navires  atteignirent  Gonstantinople.  Les  ministres  sortirent 
a  sa  reucontre.  Phocas  ecrivit  qu'il  se  retirerait  du  trone  pour^ii  qu'on  iui 
garantit  la  vie  sauve.  Gomme  il  sortait  pour  combattre,  un  des  soldats  lui 
donua  uu  coup  de  lance  par  derriere ;  il  tomba  de  sa  monture  et  mourut.  11 
avait  regne  huit  ans. 

Heraclius  occupa  le  trone  le  premier  septembre  -  de  la  vingt  et  uuieme 
aunee  du  regne  de  Kosrau,  qui  est  la  922"  annee  d'Alexandre.  On  ramena 
au  couvent  de  Sergius,  oii  il  communia  apres  la  celebration  des  mysteres.  Le 
patriarche  le  couronna  selon  la  coutume  des  empereurs  grecs.  Nicetas,  ayant 
appris  cette  nouvelle,  s'arreta  a  Alexandrie.  Heraclius  se  mit  a  reparer  les 
maux  que  Phocas  avait  causes.  II  ecrivit  k  Kosrau  pour  demander  la  paix; 
mais  celui-ci  la  lui  refusa.  En  la  premiere  annee  de  son  regne,  a  la  mi- 
careme,  il  y  eut  un  terrible  tremblement  de  terre  qui  fit  tomber  beaucoup  de 

1.  Cf.  Michel  le  Syrien,  tom.  II,  p.  378.  —  2.  Le  4  octobre  610;  cf.  Micliel  le  Syrien, 
loc.  cit.,  p.  400. 


528  IIISTOlllK  NKSKUIJKN.M'..  [20«] 

«dUJI    ^j^y^i   'I^jUaiJl    JL    ^    filc.j    .«li    J)    dUj    ^j^j^    ^^lj 
.ULl»-    (♦»pf"j    *IjV|    i^L^j    "Viblj^l    j^ 

/j^lstJI      -X.I    A  a  ^l^l    ^lll    ^~^j    jV*    **~J'    ^:i-^j   ^jJrUJI    j_jjii^    ol-»    U 

P.  2;i'i.     <lxj  /.J^ptJI     ^jU>ei-JI     >J^_^     ijlj«j      (5=^'j-^'     l3     lj)i?....ilj     !sA.w4>l;j     liLia-     ^lpt^lj 


1       t  ' 
1.     \  ,-< 


maisons.  En  sa  deuxi6me  annee  des  etoiles  (filantes)  tomberent  du  ciel  d'uiie 
maniere  effroyable  comme  un  jet  de  llechcs  dcpuis  rOrieiil  jusqu'^  rOccident. 
De  ses  jours  devint  patriarche  de  Constantinople,  Sergius,  qui  avait  la  m6me 
croyance  ct  la  meme  opinion  que  Theodore  rintcrprete ' .  De  ses  jours  encore 
apparurent  lcs  dyothclites,  connus  oncorc  sous  le  nom  de  Samla",  et  qui 
eiiseigncront  que  de  memc  que  le  Christ  a  deux  natures,  de  meme  il  a  deux 
operations  et  deux  volontes.  Sergius  repoussa  cette  doctrine  et  n'y  adliera 
point^;  il  fut  imite  par  les  autres  patriarches  et  par  rempereur  Heraclius. 

LXXXIIl.    HlSTOIRE   DES    HERETIQUES;    DE   lA    CONTItOVEnSE    DES     PeRES, 

ET    DE    l'eXCOMMUMCATION     DE    HnANA. 

Apres  la  mort  de  Gregoire  catholicos,  l'EgIise  resta  sans  chef^;  alors 
les  heretiques,  c'est-A-dire  les  dissidents,  les  partisans  et  les  disciples  de 
Hnana  se  repandirent  partout,  grAce  k  Tappui  de  Texcommunie  Gabriel  de 
Sigar%  homme  influent  aupres  du  roi  Kosrau,  et  ils  corrompirent  les  esprits 
des   hommes.  Kosrau,    qui  entendit  parler  de   cela,    ordonna  que   les  doux 

1.  L'auteur  fait  peut-etre  aliusion  a  la  doctrine  monothelite  de  ee  patriarche.  Mais 
d'apres  Tlieopliane  et  Xicephore  (lib.  XVIII,  c.  54),  Sergius  etait  sectatcur  de  riier6- 
sie  jacobite  et  contribua  beaucoup  ii  la  repandre  sous  le  nom  de  monotheiisme.  — 
2.  Je  n'ai  pas  pu  identifier  ce  nom,  a  moins  qu'il  nc  soit  une  corruption  du  grec  Suo 

^ikf^ixti-.d.  — 3.  Cr.  Maii.si,  toni.  .\1.  p.  .">"),").  — ■'i.  Do  (H)li  a  (>2S  voii-  ii-ilessiis.  ]>.  "i2'i, 
n.   1).   —  j.  \'oir  ci-dessus,  p.  W>j. 


[209]  LXXXUl.  -  IIISTOIRR  DES  HERETIQUES.  529 

^JUL.»  -«J  lyi-jjj  .isc-^t^SI  iUVI  Ut^i».-i  Co  I^Ux-j  Ij^Lj  -jy?-^  i_iiu-l  ,JJ^^j 

^^ijl      ^,JLC     ij.«jjlj     ^'Ulldl     iUl      jy^     (j*     lii-i»-     '^i».£-      U      JaZ      ,j     Co      oUfJ 

^^5C  IVI  JL  ^^*:u^l  xi'  .isjlis  t.LYI  ^\  i-iillj  .^iJI  4_/jjj.>U"      i^lj  <J  v_iJli-  ♦  r.  235 
jjI    «.^uaJI    jIjj  .  <jt-Vfl    .^.iou    \a^    IjLi>-    fj^^i    jA»-j    (j''.5^    j'''^'    *^jU»j    (jl-^ 


1.  i!ov*  excubitor,  psedagogus.  —  2.  Cod.  Jj'™».  —  3.  »^j-j. 


partis  se  reunissent  pour  discuter  '.  »  Se  rendirent  ti  la  discussion'  :  Younadab 
metropolitaiu  d'Adiabenc',  Soubhalniaran  metropolitaiu  de  Bcith  Garmai ', 
Is6'yalib  'ArbftYa  cvequc  dc  Balad,  le  futur  Catholicos'^;  Iliiauiso'  le  moine,  qui 
batit  uu  couvent  ti  Daraban'';  Gcorges  {Djiirardjis),  moine  du  couvcnt  de  Mar 
Abraliam,  qui  fut  martyrise';  Sergius  {Sardjis)  le  Sahhftr,  docteur,  du  pays 
de  Cascar,  et  Gabriel  eveque  de  NahargouP.  Apres  la  controverse,  ils  mirent 
par  ecrit  la  doctrine  orthodoxe",  et  y  ajouterent  les  questions  difficiles; 
et  ils  radresserent  k  Rosrau  comme  il  Tavait  demande.  Celui-ci  prit  con- 
naissance  de  leurs  paroles  de  verite.  Mar  Babai '",  qui  n'avait  pas  pu  se 
rendre  k  cctte  reunion  k  cause  de  sa  faiblesse  et  de  son  kge  avance,  leur 
avait  ete  dun  grand  secours  par  sa  plume. 

II  avait  aussi  ecrit  un  ouvrage,  pour  refuter  le  commentaire  de  Ilnana  sur 
la  doctrine  des  318,  lequel  combattait  renseignement  de  Theodore  {Tijadou- 
rou.s)  flnterpr^te.  II  envoya  cet  ouvrage  aux  Peres,  qui  raccept^rent.  Puis 
Yazdin  le  bon"  reunit  les  autres  Peres^  Karkha  dc  Guedan,  oii  ils  anathe- 

1.  En  612  (voir  Si/n.Orient.,  p.  562,  580).  —  2.  Cf.  Sijn.  Orienl.,  loc.  cit.;  Un  nuovo 
testo...,  p.  16-17;  Hist.  de  Mar  Yabalaha...,  p.  506  et  sq.  —  3.  II  assista  en  605  au 
synode  de  Gregoire  [Syn.  Orient.,  p.  478)  :  il  etait  un  des  metropolitains  qui,  pendant  la 
vacance  du  siege,  instituerent  Babai  le  Grand  visitateur  general  des  couvents  (Thomas 
de  Marga,  lib.  I,  c.  27).  —  4.  Ebedjosus  (apud  Assem.,  B.  0.,  III,  i,  p.  189)  lui  attribue 
un  livre  des  Centuries,  Capita  scicntiw,  et  des  lettres.  Voir  sur  ce  personnage  :  Un 
nuovo  testo...,  loc.  cit. ;  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  58;  Hist.  de  Mar  Yabalaha...,  p.  520, 
521.  —  5.  Voir  ci-dessous,  n°  XCIII.  —  6.  Voir  ci-dessous,  n»  LX.XXV.  —  7.  Voir  ci-des- 
sous,  n"  LXXXVI.  —  8.  II  assista  en  605  au  synode  de  Gregoire  (voir  Syn.  Orient., 
j).  479).  —  9.  Cet  ecrit  nous  est  parvenu;  il  a  et6  publie  dans  le  Syn.  Orient.,  p.  562- 
508.  —  10.  Mar  Babai  le  Grand  (voir  ci-dessous,  n°  LXXXIV).  —  11.  Voir  ci-dessus, 
n»  LXXXI. 

P.\TR.    0«.   —  T.   .XIII.   —   F.   '1.  35 


530  IIISrolhK  NKSTOUIKNNK.  [210, 

^"UJI  f- yi-i/^  j»  ^)  j  ''^VI  ^^\  Uj  .l^  AJyj  Xii  k:^  ^j>-  ^  ^^yt>\  jl^ 
»L^Vl  riJoy^  .  V— aJ  UJa-«  jLa  UJ  jya_j>-  Ua.1  *-«r>-J  .i_»X4-1j1  <U.fr  U  l^Pc»:^ 
*U  j  Lj_.  tiJiK  Q-:^^  JL'^  l/jIj*  O^  -^i  -^  Uasi.  ^^J  .^  k_iJli-  ^l 
^    ily    j»aI^I     OU    jl     Jl     JytJl.     JIjUI     j     jJ-^_     JO     ^    -t^^     J^    ^i/    (v*U^ 

.j^\  ^L   ^  ^^ 

l>.  23«.   tZ-r*'^   'r-^  r**    '-*^J  .-v~Jij   Jlj^Vlj  pjJi  ■J^J^b   kS-^j  Sf^   ^^J   ^y   ij-l-*^'   '-*^ 

.^k»Jl   w.::^   J-^_   JjX-VI   j  ^j  «jJJi   k_^   l^ii   .  ^^-..^--a.:;   jl;<-,jL_Jl  ^l    ijl.:jl 

1.  In  margine  graphio  :  t.j^y~,  ^slw     ^'>\  ,3'. 


matisorent  ii  nuiivcau  Ijnana  ct  scs  sectateurs.  lls  cilercnt  clairemcnt  les 
endroits  oii  il  se  tronve  en  ddsaccord  avec  le  grand  Interpretc  et  tous  les 
P^res.  IIs  interdirent  la  lecture  de  ses  livres  et  anathcmatiserent  celui  <iui 
les  lirait.  Dej^  Is6'yahb,  aussitot  qu'il  avait  eu  connaissance  de  ses  ouvrages, 
les  avait  condamues  ' ;  et  les  P^res  dans  leur  synode  tenu  sous  la  pr^sidencc 
de  Mar  Sabri.so"  avaicnt  confirme  la  sentence  de  Isoyahb  - ;  Gregoire,  quand  il 
fut  nomnie  metropolitain  de  A'isibe,  Tavait  aussi  cxcommuni(5%  il  avait  montre 
les  points  sur  Icsquels  il  s'etait  trompe  et  Tavait  obligc  a  sc  retracter.  Paul, 
metropolitain  de  Nisibe*,  Tavait  chass6  du  temps  d'Abraham"  parent  de 
Narsai.  II  ne  cessa  de  parcourir  les  pays  d'Orient  jusqu'^  la  mort  de  celui-ci 
et  il  employa  bien  des  ruses  jusqu'^  ce  qu'il  parvint  k  prendre  sa  place. 

LXXXIV.   —  HiSToiRE  DE  M.\R  Babai  le  Grand". 

Ce  Saint  etait  un  des  notables  habitants  de  Zabdai ;  il  avait  les  avan- 
tages  de  la  fortune,  beaucoup  de  biens  et  d'esclaves.  Apres  s'ctre  instruit 
dans  les  livres  persans,   il  se  rendit  a  rhopital  de  Nisibe,  oii  il  etudia  les 

1.  Cf.  Syn.  Orient.,  p.  398-400.  —  2.  Ibidem,  p.  456.  —  3.  Voir  ci-Jessus,  p.  510. 
4.  Voir  ci-dessus,  n°  XXX,  p.  171;  n"  XXXII,  p.  187.  —  5.  Abraham  de  Beith  Rabbaii 
dirio^ea  rEcole  de  Xisibe  de  509  a  569  [vo'\r  Barhadbiabba' Arbdi/a,  Patrologia  Orien/., 
t.  IV,  fasc.  4,  p.  386,  n.  2 ;  cf.  ci-dessus,  n"  IX).  —  G.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  39; 
Thomas  de  Marga.  lib.  i,  c.  7,  8,  27,  29,  35. 


[211]  I.XXXIV.  —  IIISTOIRR  DR  MAR  BABAI  I.R  GRAND.  531 

^l    JjVi    J^  jJl    ■r-j_jPti[>    ^l    ^J^    ^'^     «-*— '    •f^    *— ^    "CU^    ii    J__^_    jLwjL^-Jl 

J    \j.-^l    ii^l     dlUj     (•_j-a!lj     S>l;^l    ^j))    ..-.J^J    j^l     -*--aS)     -O^^''     t5^     ^^^ 

;_^--^     UJ     <Cljb;       *^     Aj^      Vjwifi-  -*J«)J     .  t—lWl     .««-^jS     UL"     VAs-    A^ly)     jU     ^l^jA-a)     "0     *  P.  2:1 

.  w)'  »-«*J1      ,*♦-«     '-*--'     wJr-'     A.^wp.S»' 
^^1    ^^^     ^-^1     (^'    .i-Lwlr     f-yij.51.5    ^J     A:      *lsl     *a[/J      jU     ^j^J     r-L^I     UJj 
^l     «iijl^lj     jj-jatJI       "j^     L£Us-      o^aij      iS^-r*     1/3     ^-/~      ■— ''^'      w^r^i     ^^      .5-^=>sJ     .i-Ui 

Uj  .Juaiil   ii!>UJIj    LVI  4J    ^Jj^lj    -(JV^I    aXL-«   J  x^    j-^b  .^cst-jE-iJI    iL.VI 
»w  ^_->^\   l^   Jj._   Jj  .^UI   oLL«l    ljA.Jlj    *JI    IjJ^lj   ^l^l   ^r~-''    "-^•'    Jr' 


livres  de  meJecine ;  et  il  sejourna  i\  TEcole,  s'instruisant  daus  les  sciences 
ecclesiastiques.  II  demeura  ainsi  quinze  aus,  et  acquit  une  science  appro- 
fondie.  Un  jour  qu'il  etait  k  lire  i\  rhopital,  le  sommeil  le  prit.  II  entendit 
une  voix  terrible  qui  lui  ordonnait  d'emigrer  au  mont  Izla  aupres  de  Mar 
Abraham  chef  des  moines  ' .  U  distribua  ses  biens ;  et  de  tout  ce  que  son 
pere  lui  avait  laisse  nayant  pris  avec  lui  que  soixante  stateres  d'or  pour  les 
partager  entre  les  moines,  il  se  rendit  au  couvent,  ou  il  prit  Thabit  monas- 
tique,  s'adonnant  a  la  priere  et  au  jeune  et  menant  une  vie  ascetique  tres 
dure.  Depuis  quil  se  fit  moine,  il  ne  coucha  jamais  sur  une  natte.  II 
s'enfermait  pendant  des  mois  entiers  dans  sa  grotte  sans  en  sortir.  Dieu 
lui  accorda  par  la  priere  de  Mar  Abraham  une  science  parfaite.  II  composa 
des  livres.  Vingt  ans  apres  s"etre  fait  moine,  son  corps  s'etant  affaibli,  il 
s'accorda  Tusage  d'un  peu  de  vin. 

Apr6s  la  mort  de  Rabban  Mar  Abraham  -,  son  disciple  Dadiso'  lui  succeda. 
Apres  lui  Babai  fut  ^Iu  pour  dirigcr  le  couvent.  II  en  repara  la  construc- 
tion;  il  opera  de  nombreux  miracles;  il  guerissait  les  malades ;  il  convertit 
une  foule  de  mages  et  d'h6retiques  k  la  foi  orlhodoxe.  Sa  renomm^e  se 
repandit  dans  tout  rempire  persan.  Les  Peres  et  les  docteurs  reconnurent 
son  merite.  Apres  la  mort  de  Gregoire  Catholicos,  par  la  volonte  de  Kosrau 
Parwez,  rEglise  etant  restee  sans  chef,  ainsi  que  nous  Tavons  dit  plus  haut  % 
les  heretiques  purent  se  repandre  partout,  ils  s'empar^rent  des  eglises  et 
corrompirent  la  foi  des  hommes.  Ce  Saint,  encourage  par  plusieurs  m^tropo- 

1.  Voir  cl-dessus,  n°  XVIII.  —  2.  Arrivee  en  588.  —  3.  \'oir  n°  LXXX. 


532  IIISTOIIU'.  M:ST0|{|RNNF,.  [212| 

I'.  238.    ^|;i/^J    ""jl     _r**"         {jS.     -J^     y.^i     J-'^'     0'''j'-    '~^"'     lS^     ^J^J     .  ^5 jLajL     j|^VI 

Ia^     'uJliM     \j^\     ^     <UL£!1      ^_y      ^_jIj"     ^L-p-Vl     jl      J^_    J;.»    ^^     ^J\     S     ^^ 
IjisJ    -J     j^jil    0^5»^,    iV-*-''      ^.-~LaJi;       •ji^jM^\       Ua_J    ^Ut^l       -U     .i_^l    J    ^LS 

®  jL^I  JjUj  s>LJl_)  ^yJi\  ^  l_jljiJU-lj  JLJCII 
1. '1-Jvel'Ji-Jy 


litains  etev6ques',  travailla  avec  ardeur  i  restaurer  les  affaires  de  l'Kglise 
ot  ik  empeclier  ces  (herctiqiics)  maudils  de  nuire  aux  chreticns".  Dans  celtc 
lulte,  il  eut  Tappui  de  Yazdin  lo  bon  ^  Mar  Habai  nouvcrnu  le  couvent  pcndant 
vingt-quatre  ans.  II  mourut  k  Tage  de  soixante-quinze  ans,  en  la  trente- 
huitierae  ann^e  de  Kosrau'.  II  a  laisse  beaucoup  de  livres. 

Liste  des  livres  qu'il  composa^ 

Livre  contre  coux  qui  disent  que  les  corps  au  jour  de  la  resurrection 
ressusciteront  dans  la  forme  d'une  sphere,  contrairement  a  leur  constitution 
actuelle. 

Livre  contre  les  partisans  de  Qousta,  connus  sous  le  nom  de  Mesalliens*, 
qui  pretendent  qu'etant  parvenus  k  la  perfection,  ils  sont  dispenses  du  jedne, 
de  la  priere  et  de  la  reception  des  oblations. 

1.  Cf.  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  27.  —  2.  Cf.  Mari,  p.  Gl ;  Amr,  p.  52.  —  3.  Yoir 
ci-dessus,  n"  LXXXI.  —  4.  Seloa  Thomas  de  Marga,  Babai  est  mort  apres  Kosrau, 
mort  en  628;  selon  notre  auteur,  il  preceda  dans  la  tombe  le  roi  Kosrau.  II  serait 
ne  en  552/3  et  aurait  succcde  a  Dadis6'  en  603/4.  —  5.  Cf.  Ebedjesns  apud  Assem., 
B.  O.,  III,  I,  p.  94.  Selon  cet  auleur,  Babai  composa  83  livres;  84  selon  Tliomas  de 
INIarga.  —  6.  Cest-adire  «  priants  ».  Sur  ces  heretiques  voir  la  premiere  partie  de  cet 
ouvrage,  n°  L.  Cf.  Pognon,  Inscriptions  mandaites  des  coupes  dc  Khoitahir,  p.  203- 
204.  —  On  pourrait  peut-elre  identilier  Qousla  avec  Rustache  cito  par  IMiotius  [BibL, 
cod.  52). 


[213]  LXXXIV.  -  HISTOIRE  DE  MAR  BABAI  LE  GRAND.  533 

«^'JC^O    Cjbjl    ^X    j     *     ^^  "^-  239. 

■  (J j'^^    >_A)li>tJl    ^-*=^^.    ^^J    o^^    V    ^^ 

Livro  dans  lequel  il  rapporte  les  vertus  de  Mar  Abraliam  et  celles  dc 
plusieurs  de  ses  disciples'. 

Un  ouvrage  ascetique  pour  les  novices. 

Livre  de  runion-. 

Livre  dans  lequel  il  refuta  la  lettre  de  rheretique  Jean  (Youhanna) 
d'Edesse'. 

Livre  dans  lequel  il  expliqua,  en  abrege,  les  paroles  de  Mar  Evagrius 
{Ewayliris) '. 

Explication  de  la  lettre  de  Jean  Hazz^ya^ 

Livre  dans  lequel  il  refuta  la  lettre  de  Moise  (Mousa)  Theretique*. 

1.  Cf.  ffist.  de  Mar  Yabalaha,  etc,  p.  424-428.  —  2.  Cet  ouvrage  nous  est  parvenu 
dans  un  manuscrit  conserve  a  la  bibliotheque  de  Notre-Dame  des  Chaldeens  (voir  Scher, 
Nolice  siir  les  mss.  de  Notre-Daine  des  Semences,  n"  37).  —  3.  Je  n'ai  trouve  aucun 
renseignement  sur  cet  heretique,  a  moins  qu'il  ne  soit  ce  Jean  dont  Theodore  Bar  Koni 
ditqu'il  adopla  les  erreurs  de  Jean  d'Apamee  (voir  Pognon,  Inscriptions  mandaites,  etc, 
p.  209).  —  4.  Cet  ouvrage  est  conserve  dans  un  manuscrit  a  la  bibliotheque  Vaticane 
(Assem.,  B.  0.,  II,  p.  489;  III,  i,  p.  95,  n"  3).  —  5.  Ici  il  faut  remarquer  que  le  passage 
d'Ebedjesus  deNisibe  (Assem.,  loc.  cit.]:  u^~  -^■^;  v^lo,  ne  pourrait  pas  etre  traduit  par  : 
«  (Explication)  des  lettres  adressees  a  Joseph  Hazzaya  »,  ainsi  que  le  traduisent  les 
orientalistes  (voir  R.  Duval,  La  Litterature  Sijr.,  p.  237).  Dans  ce  sens  il  faudrait  ecrire  : 
(^i_  .aaia.  Loi..  ^¥^(0.  II  faut  donc  traduirc  :  «  (Explication)  des  lettres  de  Joseph  Hazzaya  », 
ce  qui  signifie  que  Babai  expliqua  ou  traduisit  ces  lettres.  Mais  Joseph  Hazzaya  est 
posterieur  a  Babai  le  Grand  de  presque  deux  siecles,  ayant  vecu  au  viii"  siecle  (voir 
notre  article  sur  Joseph  llazzdya,  dans  Comptes  rendus  des  seances  de  VAcademie  des 
Inscriptions  et  Belles-Lettres,  1909,  p.  300).  Dans  Ebedjesus,  .3^0x1-  «  Joseph  »  est 
certainement  une  faute  du  copiste  pour  ^a^  «  Jean  ».  Ce  Jean  Hazzaya  est  le  meme 
que  Jean  de  Lycopolis,  le  Voyant  de  Thebaide,  auquel  Ebedjesus  attribue  un  ecrit, 
et  Pallade  des  lettres  (Assem.,  B.  0.,  III,  i,  p.  17,  n°  1,  et  p.  45).  —  6.  Je  n'ai  trouve 
aucun  renseignement  sur  ce  personnage,  a  moins  qu'il  ne  soit  Moise  d'AgheI,  qui  vers 
550  traduisitdu  grec  en  syriaque  les  glaphyres  de  Cyrille  d'AIexandrie  (Assem.,  B.  0.,  II, 
p.82). 


534  lliSTOlllK  NKSTOUIKiNM';.  I'21/i1 

®^_^JUJI    ^^UJLII     ->-£.    *i    ^Ut     ,_5iJl     ^^^\     O     >_jL5 

.Ja»JI  JL^  ^  ^'l^lj  Or^^^'  vlr:^^'  *^'^''   t-^  O^  JJVj  ^   A*f>-  ^^ 
i:  2V.P.  .  jJp^l  L_.j  -.^  ._.o.U  LL-J-lj  A.:.U:l7 all  SjL»  %)J   (.^^  ^  V  ^l::^ " 

j^    j    ^,^CLs    .^^^sJl    ^r^''j    '^latdl    ^    ^    LJ   ""i^    iSj~^i    .jjjjl    ^_    JLjJI 


Traite  sur  roriginc  de  la  fete  des  Hameaux. 

Recueil  de  temoignages  tirdsdes  P6res  ortliodoxes  soit  grecs,  soit  syriens, 
pour  ia  controverse. 

Livre  dans  lequel  il  refuta  les  paroles  de  Proble  '  patriarclie  de  Constan- 
tinople,  de  Pliiloxene  {Ah-hndija)  •  evcijue  de  Mabhoug  (Manbidj)  et  de  Tiidre- 
tique  Massya'. 

Livre  sur  quelques  questions  d'ascetisme  monastique. 

Livre  dans  lequel  il  rcfutarecrit  de  Justinien  {Youstanous)  rempereur  grec, 
touchant  la  foi  \ 

Livre  dans  lequel  il  refuta  les  paroles  du  moine  dissident  Marcus  {Manjos)^. 

Livre  dans  lequel  il  refuta  la  croyance  du  dissident  Isaie  Taljljlya". 

Et  d'autres  ouvrages  qui  ont  pu  nous  echappcr. 

LXXXV. — ^  HiSTOiRE  DE  Hnaniso'  le  moi>e'. 

Cet  homme  naquit  a  Hira ;  il  s'appelait  Amr  ben  'Amr.  U  servit  le  roi 
En-No'man  fds  d'EI-Moundhir.  II  ^tait  connu  aussi  de  Rosrau  pour  sa  bravoure 

i.  Ce  doit  etre  Proclus  de  Constantinople.  —  2.  Sur  ce  personnage  voir  ci-dessus, 
n"  XX;  I^.  Duval,  La  Litter.  Si/r.,  2"  ed.,  p.  229-230,  356-357.  —  3.  Je  n'ai  trouve  aucun 
rcnseignement  sur  ce  personnage.  —  4.  Cest  Tedit  de  .luslinien  dans  lequel  il  condam- 
nait  les  Trois  Chapilres.  —  5.  Je  n'ai  Irouve  aucun  renseignement  sur  ce  personnage.  — 
6.  Voir  ci-dessus,  p.  511.  —  7.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  21 ;  Histoire  de  Mar 
Yabalaku,  elc,  p.  514  ct  stj. 


[215]  LXXXV.  —  IIISTOIRE  DE  HNANISO'  LE  MOINE.  535 

LJI    ^bj    .jLwJI   ^l    v^"-}    ^-^^^    ^^    3jr^    .'CJjLU    jLi-li    .<!lj')j   JUl 
^^^^  ^U  J  Aj-lJU-lj  (^yr^  o^  iS-^\   ^j^j^i  J.^^L   ^\  ^L   ^jj]\   ^\J\ 

jjUiaj  .  JapJL    <-*_,«.♦   (V-^j    l-<L"   !M^    lJJjj   -j^'   'l-i    3>  '-*J'   jj^^j  -Ir**  j-^i 

^ij    .(♦jjikiLs    .«^iti^lj    ^^jlsclJI    JJ_,*>-    ^^Uj    j^^s^    (j-**^    j'**^^    .«CLoj    (^Lfcl    <i 

.Ob^lj  iUVl  'V»i-«  J   c-_jJLJL»-  Jkl»  jL^jJI  viili  (j  j^^_  J  *Jl  «-::2  ^Jsx^   j,  ^L  jL» 

jUL   jL»    t^iJl    ^y^L^JI    ^y^-^    "    T^h    (.5^^'    '-*-^'    ^^J   "^    (j^^    'i^   J^j  *  P-  2'i3, 

JLSV.5J  JJLkJ   'ci    «^  .sLpJVI   (j  Lo    J^j   .iAilfrl    L^    ij^    ix*  A-Lo    J^^VI 


■  0.   y 


ct  son  liabilete  ii  la  guerre.  La  nieditation  des  choses  de  ce  mondo,  ct  de  sou 
etat  transitoire,  Tayant  decide  a  y  renoncer,  sur  Tordre  d'En-No'mftn,  il  dis- 
tribua  ses  biens,  affranchit  ses  esclaves '  et  se  fit  moine.  II  suivit  Elie  le  moine  -, 
qui  batit  un  couvent  k  Mossoul,  et  Georges  qui  avait  ^te  mage  et  qui  fut  marty- 
rise  sous  Rosrau  a  Tinstigation'  du  Sigarien*.  Bien  qu'il  eut  passe  la  plus 
grande  partie  de  sa  vie  dans  le  luxe.,  Hnaniso'  habita  une  grotte  etroite,  et 
en  supporta  rinclemence;  il  aida  Elie  a  la  construction  de  son  couvent.  II 
etait  doue  d'une  intelligence  parfaite  et  il  surpassait  tous  ses  contempo- 
rains  dans  Tart  de  la  controverse.  II  etait  avec  les  autres  present  a  la  contro- 
verse  qui  eut  lieu  dans  raflaire  de  Gabriel  de  Sigar  et  des  heretiques, 
auxquels  il  ferma  la  bouche.  Mar  Babai  dans  un  de  ses  livres  affirme  qu'a 
cette  epoque  il  n'y  avait  personne  qui  fut  semblable  a  Hnaniso'  par  rortho- 
doxie  de  la  doctrine  et  par  la  vie  ascetique.  II  composa  un  livre  dans  lequel 
il  refuta  la  lettre  d'Isaie  Tahlaya;  il  reduisit  aussi  au  silence  Meskena 
'Arb^ya^  qui  fut  pendant  un  certain  temps  docteur  de  TEcoIe  de  Balad.  II 
ecrivit  aussi  sur  runion  un  ouvrage  d'un  grand  merite,  dans  lequel  il  reunit 
les  arguments  deduits  de  la  raison,  ainsi  que  ceux  qui  sont  fondes  sur 
Tautorite  des  Ecritures". 

1.  Litter.  :  il  distribua  ses  biens  et  ses  esclaves.  —  2.  Voir  ci-dessus,  n°  XLIV.  — 
3.  La  lecture  ij^.r^  6st  conjecturale.  —  4.  Gabriel  de  Sigar  (voir  ci-dessus, 
n°  LXIX,  et  plus  bas,  n"  LXXXVI).  —  5.  Sur  ces  deux  personnages  voir  ci-dessus, 
p.  511.  —  6.  Quelques  fragments  de  cet  ouvrage  de  Hnaniso'  sont  conserves  dans  un 
manuscrit  de  notre  Inbliotheque  de  Seert,  sous  ce  titre  :  Capila  disputationis  contre 
les  heretiques,  eomposes.  par  Rabban  Hnaniso'  [k.  Scher,  Calalogue  des  mss.  syria' 
ques  et  arabes  conserves  a  la  bibliotheque  episcopale  de  Seert,  n"  87,  VI]. 


536  lllSTOlltl':  NKSTOUIKNNK.  [216J 

.1*-.    J.^  LiA»-  c!L*  aJLj  jUjb  'La-l   -uJ  J^'^rr*-  -^^J  'LiVI  >>-*■*  («i^i  LJ3 

.|»^     ItAJ     .^y^\     ytjii\       Jl     ^_j)U)l    ^_,^    j    jL?J     .[^    ^^jij     jL*^l     *JI     /**-^'j 

)y_^j  in*:^'   cj^sijLil   \yat^\   Uij  .j^-L    \.l   bj-^.  (*^   J^'   J>*»  J^XjJI  *,i>Ji 
j_p.ltj  .l,^;!  __^l  oyj^^  V  j«^l  <!  l_^iwJa»  (^l£-j  in'**^^  ,^."*^'  (^c^'  'r_J*'-i  -(n*^  ^* 

J-r**   0'-'   -^   o-^J   -^''    '-^^  "-^   0*-    '^'^   ^J  •'^    k>jr^   -^'  ^    •   -^ 
®C;;I  OJjy  ■-*J-JI  "^iJ  ^  J^j  ^^^^  ^^  1-'^  r^^  ^-V  jyj>- 

iv  •.'4:1.  ■{Sj~'  "^^  l5-*JI  iT^-iyi^  -'jtLiJI   ^^ 

<X*I  ^k.  ^U  i^j  ._.i50l   JjtTj  .b_^pjl  «^  fl-,1  ^U-  j^l   by^  o*  \^y^^  ^i 


Apres  avoir  achevo  ces  travaux,  ct  quand  Gal)ricl  fut  niort,  il  .se  rcndit  au 
pays  de  Darabad,  ou  il  convertit  beaucoup  dc  niondc  ;  il  construisit  des  c^liscs 
pour  ies  nouvcaux  fideles;  des  moincs  se  reunirent  autour  de  lui,  il  lcur 
construisit  un  monastere.  Unc  nuil,  les  brigands  attaquerent  le  couvent;  pur 
sa  priere  ils  furent  frappes  de  cecite  et  resterent  ainsi  toute  la  nuit,  ne  sachant 
pas  ou  se  diriger.  Quand  il  fit  jour,  lcurs  yeux  se  rouvrirent,  et  ils  recon- 
nurent  leur  chemin.  Le  Saint  sortit  pour  les  aborder,  il  leur  donna  d  manger 
et  a  boire;  et  ils  s'engagerent  a  n'approcht'r  plus  jumais  du  couvent.  U  vccut 
vingt  ans  apres  la  construction  du  monastere.  Apres  sa  mort,  ii  fut  inhumc 
dans  le  temple  du  couvent ;  on  le  nomme  le  couvent  de  'Amr-Hannoun  : 
parce  que  le  Saint  avait  donne  dn  hnaiia'  a  la  ferame  d'un  des  chcfs  de  la 
region  et  elle  avait  eu  un  fils. 

LXXX^I.     HlSTOIRE    DU    M.\RTYR    GeORGES    MASSACRE     PAR    KoSRAU". 

Cet  homme  naquit  a  Cascar';  il  etait  mage  et  docteur  des  mages.  Mais 
Dieu  le  puissant  le  choisit;  il  regut  le  bapteme  '  des  mains  de  Simeon,  fils 
de  Djabir,  eveque  de  IIira%   et  etudia  les  Ecritures.  Ayant  distribue    ses 

1.  Sur  la  signification  de  ce  mot,  voir  ci-dessus,  p.  440,  n.  ».  —  2.  La  vie  de  ce  martyr 
nestorien  a  ete  ecrite  par  Babai  le  Grand ;  elle  a  ete  publiee  par  Bedjan  :  Histoire  de 
Afar  Yabalaha,  de  trois  autres  patriarches,  d'un  pretre  et  de  deit.r  laiqiies  nestoriens, 
1895,  p.  416-571.  Cf.  encore  Le  Livre  de  la  Chastele,  n°  57.  —  3.  En  575,  Vie,  p.  526. 
—  4.  En  595,  (7e,  p.  525-526.  —  5.  Cest  cet  evcquc  qui  converlil  En-No'mi\n  a  la  foi 
clireticnne  (voir  ci-dessus,  p.  468). 


[217J                    LXXXVI.  —  mSTOIRR  DU  MAllTYR  GEORGES.  537 

^LtJ     .i!>La)lj     ^yJ\     cj\j     .^j\^_     j*    ^    <-3      ^lslj    ^\y\     jL    ^    -Ujj    b-U_^  JJ^tJ 

w»"      "^^     L-^J     !s^— •%"    ^'LwJ    i_a.lipcA)     TtLaj     "ULlLU     L'L:>-     jl     [5fr.>'j     ^j-lj''UJl  Jjjo^ 

1.  J:^L.  -  2.  ^UUI. 


biens  a  ses  pareats  et  afTranclii  ses  esclaves,  il  se  rondit  aii  couvent  de  Mar 
Abraham,  ou  il  habita  avec  Mar  Babai',  s'adonnant  au  jeune  et  a  la  prierc. 
II  composa  un  livre  dans  lequel  il  confondit  la  religion  des  mages  en  mettant 
a  nu  leurs  mysteres  honteux,  qu'il  connaissait  bien,  et  en  devoilant 
rignominie  de  la  doctrine  de  Zoroastre  [Zarddo^f).  Quand  apres  la  mort  de 
Gregoire  le  catholicos,  Gabriel  de  Sigar'  denonga  a  Kosrau  les  Peres  qui 
ravaient  anathematise  et  pretendit  que  le  docteur  Hnana  etait  digne  d'etre 
catholicos",  lui  ou  Tun  de   ses  disciples^  le   roi  ceda   a   sa    parole;  mais 

1.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessus,  n°  LXIX.  —  2.  Selon  nolre  auleur,  Hnana  vivait 
donc  en  612,  annee  dans  laquelle  eut  lieu  cettc  Assemblee  (voir  Syn.  Orient.,  p.  5(J2 
et  sq. :  cf.  ci-dessus,  p.  528-530).  Mais  Baba'i  dans  la  Passion  de  Georges  (p.  503), 
mort  en  (515,  semble  aiffirnier  qu'a  cette  epoque  Hnana  etait  deja  mort  :  «  Meme,  dit-il, 
apres  la  seconde  mort  de  ce  cloaque  de  toutes  les  heresies,  Timpie  Hnana,  notrc 
illustre  Pere,  le  martyr  glorieux  (a  savoir  Georges),  ecrivit  son  anatheme  irrevocable  et 
raflicha  a  la  porte  de  Teglise  (cf.  Si/n.  Orient.,  p.  628).  Toutefois  un  peu  plus  loin 
(p.  505-506;  cf.  Si/n.  Orient.,  p.  629)  Babai  semble  confirmcr  la  legon  de  notre  auteur  : 
«  Apr6s  que  Georges,  dit-il,  eut  terrasse  ces  malfaiteurs  Hnaniens  et  les  Mesalliens 
leurs  complices,  cette  heresie  hnanienne  s'allia  a  rheresie  ancienne  des  Theopas- 
chites,  grace  a  Tavocat  de  cette  heresie  qui  avait  penetre  a  la  Porte  sous  pretexte  de 
medecine.  Ce  Sigarien  ^a  savoir  Gabriel)  theopaschite  entra,  et  dit  dcvant  le  roi  : 
«  Leur  docteur  est  d'accord  avec  moi;  son  disciple,  niuni  de  lettres  de  sa  part,  est 
«  venu  me  trouver  ».  Le  roi  le  crut  et  lui  donna  ordre  de  chercher  une  personne  conve- 
nable  pour  la  faire  catholicos.  »  Ainsi  donc,  selon  Baba'i  lui-meme,  Gabriel  a  presse  le 
roi  de  faire  catholicos  ou  bien  Hnana  ou  au  moins  un  de  ses  disciples.  —  La  premiere 
phrase  de  Babai,  a  savoir  «  apres  la  seconde  mort  de  ...  Hnana  »,  signifie  que  celui-ci, 
apres  ^tre  mort  spirituellement  par  ranatheme,  a  ete  mis  ensuite  a  mort  par  la  refu- 
tation  de  ses  doctrines  par  Georges  martyr  et  raiTaiblisscment  de  son  parti.  Cest  ce 
que  semble  dire,  je  le  crois,  cette  autre  phrase,  qui  precede  immediatement  celle  qui 
parle  de  la  seconde  mort  de  Hnana  :  «  Comme  ils  (Ics  Hnaniens)  etaient  presses 
par  ces  refutations  vigoureuses,  ils  avouaient  et  disaient  :  «  Vraiment,  quiconque  ne 
«  confesse  pas  ainsi  est  heretique.  »  Mais  tant  qu'ils  n'avaient  pas  anathematise  Hnana 
le  chaldeen  et  rheretique,  ainsi  que  toute  sa  doctrine  impie,  on  ne  leur  donnait  pas  la 
communion  dans  notre  congregation.  »  —  3.  Gabriel  de  Sigar,  pour  remporter  une 
victoire  decisive  sur  scs  enncmis  les  nestoriens,  aurait  pris  le  parti  de  Hnana. 


a 


1'.  2i 


38  IIISTOIKE  NKSTOUIKNNIi.  [218] 

^j-^     Xfr      CiJliM       j£.     /jJaJI     Ju>l»j     l»t.a;_i«     jLJ^^-a-     is^.5     JyulicJl     j_)»«* 

-r«  p-^  i^  j>\^\  jy^  \ji  ^s-^\  y}!i\  j  J**  jl  ^^  O^^lj  -jv^  j  Jl::»t.) 

J^    ^Jt    Cfc-tj     Jt'./-:*'     -*~*^     *-*     ij"'^'     /*-*-?'l)     •  -^LJI     IJ^     ^'  j|^J        ^.^Jy.»- 

^---3-jy^j    esVi*"';     OLr*'    ''JljUUtJi     «Ul«ls     .* iJ     ^\^i^\    ^l     A^wJ_J'j    *j£.    AjUs-»! 

^j^jy^     V-^lj-J    •LJI-U.I    ^l    LUil    JC-    jJb    ^^JJI     ^l     vr*.o      J-J     V     IjJlSj     'r**!/'' 

JD    iT^jy^    j'    <Jtlj   .l^    ^l^l)   J-LUJI     Jl    J^j^  ts'^^   .«JsU^M  jc_j|   J^j-?- 
1.  In  margine  graphio  ^^o.^.  —  2.  ^l^^i  cx  ijpoi  recordatio,  commcmoratio.  — 


ayuiit  sii,  aprus  s't'tre  fait  reuscigner  sur  sa  vie,  quil  etait  magc,  il  or- 
donna  qu'on  cntri\t  avec  lui  en  discussion.  Cest  alors  que  sc  reuniront  les 
personnages  dont  il  a  etc  fait  mention  ci-dessus '  ;  et  parmi  eux  se  trouvait 
ce  Georges,  et  il  ne  craignait  point  les  mages.  Ils  ecrivirent  un  livre  touchant 
leur  foi  et  le  presenterent  a  Kosrau,  qui,  rayant  lu,  dit  :  «  Si  la  religion 
chrctienne  ctait  vraie,  ce  serait  celle  des  Nestoriens-.  » 

Les  dissidents  rougirent.  Gabriel,  confondu,  continua  a  calomnier  ses 
ennemis  aupres  de  Kosrau  et  k  intriguer  pour  les  faire  massacrer.  (Sur  ces 
entrefaites)  Sirin  ordonna  qu'on  fit  hi  commemoraison  du  martyr  Mar 
Sergius  dans  le  couvent  du  Saint,  qui  etait  hors  des  remparts  de  Seleucie. 
La  foule  y  vint.  Gabriel  et  ses  partisans  resolurent  d'en  chasser  les  fideles 
pour  le  livrer  a  leurs  propres  partisans.  Mais  Soubhalmaran,  metropolitain 
de  Beith  Garma'i,  et  Georges  le  moine  s'y  opposerent  :  «  Nous  ne  livrerons 
pas,  dirent-ils,  k  nos  ennemis  la  maison  de  Dieu,  qui  est  la  premi6re  de  nos 
maisons.  »  Et  meme  Georges  interpella  Gabriel  de  la  fagon  la  plus  vio- 
lente.  Celui-ci  alla  trouver  le  roi  pour  Texciter  contre  eux ;  il  lui  fit  savoir 

1.  Voir  p.  529.  —  2.  La  clause  finale  de  ce  livrc  dit  tout  a  fait  le  contraire  :  «  Du 
Scribe.  —  Ils  ecrivirent  cette  profession  de  foi,  ainsi  que  la  discussion  qui  y  est  jointc, 
et  la  presenterent  au  roi;  ils  ne  recjurent  pas  de  reponse  de  lui,  soit  parce  que  le  paga- 
nisme  ne  pouvait  saisir  le  sens  de  la  connaissancc  de  la  orainte  de  Dieu,  et  a  cause 
de  cela  il  la  meprisa;  soit  parce  que  le  Uoi  des  rois  avait  de  la  consideration  pour 
Gabriel,  le  chef  de  la  faction  des  heretiques  tlieopaschites  »  (voir  Sijn.  Orient.,  p.  598; 
cf.  la  Vie  de  Georges,  p.  516-517). 


246. 


[219]     LXXXVII.  -  HISTOIRE  DIIERACLIUS  EMPEREUR  DES  GRECS.        539 

.<<L   Jk;j   0_)^_  c5-^l   ^^1   1-^  o*    cii;l5C.    J>C^  V    Jli>'    "Ilj    ^A^3   *   ^^^T-*   '  P- 245- 

J\   ^\J\  ^jj  ^^  dLU  ^y  Olr^^J  ^^'  ^'  i  v-^  -Cr^^  ■'^^  "^^ 
ilyb    ^    J^lj    J^    ^jj    !j*>^J    fjjb   lT^^    '^■^^   j    '-:'J^^    *  J'^    ^  ^-^-^-^   *  ^- 

1.  ,.,I,UU^. 


que  Georges  etait  un  mage  apostat,  et  quil  avait  dit  :  «  Ne  te  glorifie  point 
de  la  place  que  tu  occupes  aupres  de  ce  roi  qui  mourra,  et  dont  le  regne 
passera.  »  Le  roi  ordonna  de  les  jeter  en  prison;  ils  y  resterent  un  an  et 
huit  mois,  endurant  toutes  sortes  de  tortures.  Puis  il  exila  Soubhalmaran 
dans  un  pays  lointain ;  et  il  fit  dire  a  Georges  de  retourner  a  la  religion 
des  mages,  sinon  qu'il  serait  tue.  Georges  refusa;  et  il  fut  crucifie,  la 
vingt-cinquieme  annee  du  regne  de  Kosrau  ' ;  on  le  frappa  de  fleches  jusqu'a 
ce  qu'il  mourut.  Les  fideles  parvinrent  a  enlever  son  corps  et  a  rensevelir 
dans  le  couvent  de  Mar  Sergius.  On  cn  prit  des  reliques  qui  furent  dispersees 
en  differents  pays,  Que  ses  prieres  nous  assistent. 

LXXXVII.  —  HisTOiRE  dHeraclius  empereur  des  Grecs 

.VVEC    KOSRAU". 

Lorsque  Kosrau  (Kisra)  eut  empoisonne  par  ruse  et  fait  mourir  En-No'man 
fils  d'EI-Moundhir  roi  des  Arabes,  et  son  fils,  tous  les  Arabes  qui  se  trouvaient 
dans  les  deux  empires  des  Perses  et  des  Grecs  se  revolterent.  Ils  se  dis- 
persaient,  chacun  d'eux  agissant  selon  sa  fantaisie  :  ce  qui  causa  bien  des 

1.  Voir  la  Vie,  p.  563  :  «  Le  14  Kanoun  II  (janvier)  en  la  vingt-cinquieme  annee  de 
Kosrau,  fils  de  Hormizd,  Fan  926  des  Grecs  (615).  —  2.  Cf.  Procop.,  lib.  II,  De  Bello 
Persico,  c.  9  et  sq.;  Un  nuovo  testo  sijr...,  p.  19-23;  Barhebrieus,  Chron.  Syr.,  ed. 
Bedjan,  p.  95;  Michel  le  Syrien,  tom.  II,  p.  400-401,  408-409;  Hist.  du  Bas-Emp., 
LVI,  §  XII,  et  LVII,  §  XXXIII. 


5'i0  IIISToim':  NKSTORIKNNK.  [220] 

^  '^'j  '-J  (^'>^'  J  jV:*  ^J  ly<*:j   c5^j  er::^-^  o*  '^^  (^;  «i^'*^ 

.C    ^JJ    o^^t?^'    -!>~^.    <-^'   *^1    <^    *;    J^i    ^il    i^*    -j^    ^*b    0-*-*  ''u''^    *"*^    "*^'-' 

I'.  -iW.     .4.L»j     jji^     ^     JLia-Vl     j     Jl^jy     '«J     Jli     -»o'l»     ^^1     *     ^i     '^-ri     ^J^-**)'     '•^JJ 

•jS,     <k)Uj     <JI     ^j-«U-lj     JO     Ut     rejLaJI     ^rir^y     J^)     ^     iiLli.1»     .<_—.     i^^r-^     *^ 
1.  lu  margine  :  o^;'-^'.  —  2.  Sic  in  manuscripto.  —  .'5.  Vel  J^  j^>  etc. 


demdles  entre  Heraclius  {Heiwilis)  et  Kosrau.  Les  Arabes  devinrent  nKime 
puissants  et  ne  cesseront  dc  troubler  les  pays  ju.squ'a  Fapparition  du  Legis- 
lateur  de  l'Islam. 

Kosrau  avait  cnvoye  depuis  ({uel([ue  temps  dans  les  provinces  grecques 
voisines  Saliryon',  le  giMiijral  de  son  armee,  qui  3'etait  empare  pendant  ce 
temps  de  plusieurs  villes  et  y  avait  laisse  la  trace  de  son  passage.  Puis 
Kosrau  apprit  que  son  general  Tavait  blftme  et  m(3prise  en  presence  de 
Tarmee.  La  cause  du  changement  de  Sahryon  h  Tegard  dc  Kosrau,  et  de  sa 
rebellion,  est  que  sa  fille,  un  jour  qu'elle  traversait  Seleucie  {Al-MadcVi»)  avec 
ses  servantes,  avait  ete  insultee  par  Samla,  fils  de  Yazdin  le  chrtitien;  elle 
^crivit  i  son  pere  pour  lui  raconter  la  chose.  Celui-ci  ecrivit  alors  k  Kosrau 
pour  lui  demander  s'il  pouvait  lirer  vengeance  de  Samta,  et  compter  sur  lui 
pour  defendre  son  honneur  devant  lesGrecs.  II  ne  fit  pas  cas  de  sa  demande. 
Alors  eclata  entre  eux  cette  inimitie.  Kosrau  ecrivit  a  lun  de  ses  generaux 
nomme  Fardengan-  de  tuer  par  ruse  Sahryon.  Les  messagers,  en  approchant 
de  la  r(3gion  de  Rhalatva,  furcnt  surpris  par  les  Grecs,  qui  les  amenerent 
a  Heraclius.  Celui-ci  apprit  le  but  de  leur  mission;  il  ecrivit  alors  A  Sah- 
rvon  de  venir  le  trouver  :  il  aurait  la  vic  sauve.  Celui-ci,  voyant  la 
sincerite  de  rempereur,  alla  lc  trouver.  II  connut  alors  la  lettre  de  Kosrau 
qui  le  visait.  II  en  con(jut  aussit()t  un  vif  ressentiment ;  il  pria  Htjraclius  de 

i.  Sahrbarz  (Michel  le  Syrien  et  Barhebr.,  ioc.  cit.);  appele  aussi  1'arhan  [Un  nitovo 
teslo,  loc.  cil.).  — 2.  Qardigan  (Barhebr.,  /oc.  cit.). 


[221]      LXXXVII.  —  IIISTOIRE  D'HF,RACLIUS  EMPEREUR  DES  GRECS        541 

^^•J/-^.    '^■y    ^^     (_U:?ia_  _^J     (J-9     ^^jjji     k_5lj     iS^-^     j^    _J-*J     "^     Co_U     (_5^     i_rf?^^ 

j^^Jastj    ij-_yi)i    c5yj    -n^    cXjLiij  .  ±_=>lJi    iliJi    |\£.    cu-fl-sjij    .<c«   ^^y»"!    aj«jjj 
Oc-aLt  ^Afr  L».jiL>-l  jl  jju   cj^i  viLL  "cL.»-  (_|  jH^  ^  jJLali  jlpu'.5^  _;Lsi  i»r 

(_5     JJ>-I      jv*     .  >.J^I      viXU     L.jJ     «.*.-._;     >wj.<     (j  fj^^     -*-^      l5     ^'^'^     •  0^"^^     LjtUafrlj    <  p_  24 

(^^^    ...iiaj    ^    >_3lj   aJo    "uL*    ^    (_$lj  LJ    iS^r~^   -uaiJ    aJI    j^l:it)   L  .sIacI 

<>l.««_;l     t_JJpJ     .  Sj^'     L^jJU     AJLo-      )«.«     T  >^J    •  '*--'     "CX^—     A.U I     jl     ivLs     O    >-J  «J     J-*J 

IjL^J  jl  ^l  L^  [yi        V_,...aI)J         IAjJJs-Ij  CJ__;-U        kTilS        OJ^        JO         ijs-LlJ         ^jy^         Jjj  Jj 

iili  .jjsUI  >_j_yj  (V^   J^   .cL.f»-  *JI    J^\  i^   ^L-   (^j— 2  ^^j  LJj   .  Ju5j.JI 
^ya-  jji^5C-«)l  jj-.  Coisjj  -^rt:^'  'r'!^^'  t/^  cn-^y"  (.5^  .Aju»-  k^L»  jlfijjj  c]! 


lui  pardonner  le  passe;  il  implora  sa  protection  et  lui  demanda  pourquoi  il 
s'abstenait  d'attaquer  les  Perses  et  de  les  pourchasser.  «  Je  m'en  suis  preoc- 
cupd,  rcpondit  rempereur,  bien  des  fois;  j'avais  meme  prepare  Fexpedition; 
mais  j'ai  eu  un  songe  :  Kosrau  monte  sur  un  elephant  s^elangait  contre  moi,  et 
chaque  fois  il  me  frappait,  et  chaque  fois  je  prenais  la  fuite ;  aussi  par  com- 
passion  pour  rarmee,  je  me  suis  abstenu  de  I'envoyer  contre  les  Perses,  les 
laissant  ainsi  s'emparer  des  provinces  grecques.  » 

Puis  le  general  Fardengan  et  Sahryon  adopterent  ensemble  le  parti  de 
rempereur  des  Grecs;  il  leur  fit  jurer  qu'ils  lui  donneraient  loyalement  leurs 
conseils;  il  leur  donna  un  sauf-conduit,  et  leur  designa  un  endroit  pour  y 
demeurer.  Puis  il  commenQa  a  preparer  Texpedition  contre  Kosrau,  ayant 
vu  dans  uu  songe  que,  monte  sur  un  elephant,  il  attaquait  Kosrau  et  que 
celui-ci  fuyait  devant  lui.  II  sut  ainsi  que  Dieu  le  ferait  triompher  de  son 
adversaire;  il  sortit  avec  son  armee,  se  dirigeant  sur  Kosrau.  II  gagna 
rArmenie  avangant  toujours,  et  reprenant  les  villes  grecques  dont  les  Perses 
s'etaient  empares,  et  y  etablissant  une  petite  garnison,  jusqu'a  ce  qu'il 
arrivM  a  Mossoul.  Lorsque  Kosrau  apprit  ces  evenements,  il  envoya  contre 
lui  son  armee ;  mais  une  partie  de  ses  soldats  furent  tues,  et  les  autres 
prirent  la  fuite.  11  envoya  alors  contre  Heraclius  Rozbihan  le  general  de  ses 
armees,  qui  le  rencontra  sur  le  Grand  Zab ;  la  bataille  fut  acharnee  entre  les 
deux  armees.  Rozbilian  fut  tue;  on  pilla  tout  ce  qui  se  trouvait  dans  son 
camp.  Les  Grecs  continuerent  leur  marche,  ils  arriverent  a  Sahrzor  en 
demolissant  les  pyrees,  a  Beith  Garmai  et  dans  la  region  de  Ninive.  Etant 


♦  I'.  -M. 


542  lllSTolltl':  NKSTomr.NNK.  [2221 

•-'JJvr^  J'  ^jJ^  ^r^i  .i/Lfr  j  jl^  U.  i^^iij  •  JV"^-'-'  <^i  o'--/^'  fii^^J  -f:^ 
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^lj>JI     /w«    5iyJ.>-l    \a     >^yi    <i^A«Jl    AjijL-l     ^^ 
♦  p.  250.  ■fJ_;^^    *-^    /"    OaSj    ^j-jX~.l»l>i    /♦t^.r^    ^^    (j 

«CL^   jLy   ®oL)   ,j^    ,_r*='   f*-'^   *^y   ^*^-*    ^»?"   '^j^'    ^.A*    '^'^    ^ 

1.  i.<sUr*^l    ,j^.. 


arrlves  a  Daskara'  ou  se  trouvait  Kosrau,  celui-ci,  craignant  de  tomber 
entre  leurs  mains,  fit  lever  le  camp  et  se  retira  avec  ses  armees,  negligeant 
d'emporter  ce  qu'il  avait  avec  lui.  Les  hommes  abandonn^rent  leurs  biens  ot 
tout  ce  qu'ils  avaient  avec  eux  et  le  rejoignirent.  Kosrau,  plein  d'inquieLude, 
continua  sa  marche  se  transportant  d'un  endroit  k  un  autre,  abandonnant 
ses  richesses  jetees  ^terre,  sans  qu'il  setrouvit  personne  pour  les  prendre;  11 
arriva  ainsi  a  Seleucie.  On  coupa  les  ponts  qui  6taient  sur  le  Nahrwan  pour 
empecher  les  Grecs  de  passer.  H^raclius  entra  avec  son  arm^e  k  Daskara,  oii 
ils  s'emparerent  de  tout  ce  que  Kosrau  avait  abandonne  et  prirent  tout  ce 
qu'ils  desirerent.  Puis  ils  se  dirigerent  vers  le  Nahrwan  pour  le  traverser. 
Ayant  vu  que  les  ponts  etaient  coupcs,  et  que  le  passage  a  gu6  etait  impos- 
sible,  ils  retournerent  k  Nisibe  charges  de  butin. 

LXXXVIII.     HlSTOIRE      DES     EVEQUES     JACOBITES      ET      DES      SIEGES     NOUVE.VUX 

Qu'lLS     ETABLIRENT    DU     TEMPS    DE    LEUR     P.^TRIARCHE     AtHANASE  ;     HISTOIHE    DE 
CELUI-CI    AVEC    l'eMPEREUR    OREC. 

Apr6s  la  mort  du  patriarche  des  jacobites",  on  le  remplaga'  par  Julien 

1.  En  syriaque  iLtm».  «  Dasqarta  ».  —  2.  Nomnie  Pierre  de  Callinique  (voir  Barlicbr., 
Chron.  Eccles.,  1,  col.  250-259).  —  3.  En  591  (idem,  loc.cit.)\  cf.  Michel  le  Syr.,  p.  373. 


[223]  LXXXVIII.  -  HISTOIRE  DES  EVfiQUES  JACOBITES.  543 

jj>  J  ^Ul  Ij]  Jjc>o  *iiy^  ^ux^l  ^.^^^  cJ^..  (*b  •o'-»^^^  vJj^r»*Ji  (jt^r^^' 
iJI  jj  jjJL^y^  iJU  ^3  j^j  v::^  iL.  ^3  ^j^  ^\i  '^\J\  <^\  J 
IjJlc   lj.«Ulj   vr.0^"   JjVI   ^y^l    ly*^   -(^Lr^^   \y^^3   iSy^    J^M    J^  a-^ 

.jjjl     ^WIj    .''bJsil     j~IJIj     .jl:^     JiJL:!Ij     .Hl^l     Jblj    .Ij^    ^    *    Jli     Cil^k,    »P.251. 
.je^lj    ly^\     ^dlj    .iUj     ^    J^WIj    '^[^„jlj^J     jL«jL]     ^LJIj     .^^1     ^^Ulj 


lum 


1.  Cod.  IjLjrfU  —  2.  In  margine  alia  manu  :  lil*^  jl.  —  3.  In  marg.  ^a^.  Hic  spat; 
vacuum  in  ms.;  ^jljJj  A^h  ^^^'^  manu  sunt  scripta.  —  4.  In  margine  alia  manu  : 

.(Jajjp.)  ,^j3   o^j  jj'^^  c''"^  '«3  "-^!/^''  Vir%  •I''-^^    -^  »-^  ^  '^/  y  °*^^ 

^JI    ...    Jy,,;-,-^   ^     ^-^'j    M^^     jjjr.-'^'*^'j!     -'j^y     ^'^'j    O-/    '>>    t/^'j 


CaJ^ 


{Lolifa),  qiii  moiirut  apres  avoir  occupe  son  siege  peudant  cinq  ans'  .  Atha- 
nase  {Athdndsiou.s).,  appele  al-Jamal  (chameau),  lui  succeda".  Les  Jacobites 
n'avaient  point  dans  Tempire  perse  de  sieges  connus,  ou  ils  pussent  etablir 
des  ev^ques,  parce  que  depuis  que  rempereur  Justinien  {Youstdnous)  les 
avait  cliasses,  ils  erraient  a  Taventure.  Athanase  devint  leur  chef  en  la 
trente-quatrieme  annee  de  Ivosrau  qui  est  la  936" '  dAlexandre  et  la  troisi^me 
de  Tapparition  du  legislateur  de  Tlslam  dans  sa  ville  *  (que  la  paix  soit  sur  lui). 
IIs  se  reunirent  dans  le  couvent  de  Mattai  dans  la  region  de  Ninive,  ou  ils 
etablirent  les  si^ges.  Le  premier  siege  fut  celui  de  Tagrit,  pour  lequel  ils 
ordonnerent  un  metropolitain,  appele  Maroutha;  le  deuxieme,  Beith  'Arbaye  ; 
le  troisieme,  Sigar ;  4°  Beith  Nouliadra;  5°  Arzoun;  6"Marga^;  7°  Baraman 
et  Bawazidj  ^ ;  8°  les  bords  du  Tigre ' ;  9"  la  Mesopotamie  et  le  Bahrein ; 
10°  'Ana  et  les  Bani  Taghlib,  peuples  nomades". 

1.  Trois  ans  et  cinq  mois  (idcm,  loc.  cit.).  —  2.  Cf.  Barhebr.,  loc.  cil.,  col.  262  ;  Michel 
le  Syr.,  p.  376-377.  —  3.  En  906  des  Grecs  (595),  Barhebr.,  loc.  cit.  —  4.  Medine.  —  5.  En 
marge  :  "^^ioa:^  «  Goumel  »,  aftluent  du  Hazar,  qui  passe  dans  la  region  de  Marga.  —  6.  Ici 
un  blanc  dans  le  manuscrit ;  une  main  etrang^re  a  ecrit  ^jljJj  \J^h'  —  '•  Litter.  :  Sur 

le  Tigre.  —  8.  Selon  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  127  :  1°  Beith'Arbaye;  2"  Sigar; 
3°  Ma"altaye;  4°  Arzoun;  5°  Goumal;  6"  Beith  Raman,  appele  aussi  Beith  Waziq; 
7°  Karmeh;  8°  Gazarta  de  Qardou;  9°  Beith  Nouhadra;  10°  Piroz  Sabor;  11°  Saherzol; 
12°  les  Arabes  chretiens,  a  savoir  les  Taghlibites,  tribu  nomade.  Cf.  aussi  Michel  le 
Syrien,  p.  414-417. 


5/.4  IIISTOIIU':  NKSTOItlK.WE.  [22'i] 

O^ia*    ^fc«-liL*l     01     t:  J'^      .  •?x_Jl«     Jji     ,y'^'     -*-L     /y'»     ("^J     LJ       _J*^     Jl     («j' 

Jlij    .<«.3j  <i)l   A_3-   Aji   ^_5a)1   ^JuJl   lijb  ^__^_^l;l.'l   «J   JU»  .yb   j^   aJc   yt   ^^jJI 

P.  -Ji-i.  .^^3    4^)1     JL_s«     JaJbic;    V     JJlJ     '     .iS-G-L"    V     C-'lj     .^_,«J»yb    «J 

jsS^  jl  c>v<^   Jj  lUJ  *~l£.  l«j  rt_^-*-Jl  jL  v_i^;X£.l  -^  aJV  oU>-1  /j.»  |j-yi«LL"l  f-y^ 
•^e^^aJL    Aj   ^^1    ^-»J1    iJjA^Mj    i>.«^>L.«    ^^IL-T   jl    c-.lj    jl    ^]    Jlj    ^L-j    ^lisJL 

/•Isij    -i^^    u^jl    (Jl    ^.^3    '^*J^    iV    '^  J^i    *~^    ■T-LaS     .jJJi    (Jj—    1-«-«    ^<«^1    V    Ij 


li 


1 .     Sj.2.k> . 


Le  patriarchc  Atlianase  anatliematisa  quiconque  conibattrait  cette  liie- 
rarchie,  et  il  dit  :  «  ,1'institue  le  inetropolitaiti  Je  Tagrit  nion  vicaire  dans 
rempiro  persan.  » 

Heraclius,  k  son  retour  de  la  Perse,  s'etant  rendu  k  Mabboug',  Athanase, 
patriarche  des  Jacobites,  sortit  k  sa  rencontre  pour  le  saluer.  Le  roi  Ihonora 
et  alla  avec  lui  a  reglise  pour  recevoir  les  oblations  :  «  A  qui  sont,  lui  dit-il, 
cet  autel  et  les  oblations  qui  y  sont  deposees?  —  Cet  autel,  lui  r^pondit 
Athanase,  est  k  Dieu"  et  les  oblations  qui  s'y  Irouvent  sont  le  corps  de  Dieu  et 
son  sang.  —  Alors,  lui  dit  Heraclius,  ne  les  re^ois  pas,  car  (ton  corps)  ne 
se  melera  point  avec  le  corps  de  Dieu  ni  (ton  sang)  avec  son  sang.  » 

Athanase  craignit  dc  lui  repondre,  parce  qu'il  venait  de  confesser  que 
rautel  et  ce  qui  etait  sur  rautel,  c'ctait  i  Dieu;  il  ne  put  donc  se  dedire  on 
niant  sa  parole,  et  il  craignait  d'etre  chasse  par  ses  partisans  s'il  venait  k 
affirmer  la  croyance  des  Grecs.  Le  roi  insista  dans  sa  demande,  pour  hii 
arracher  une  reponse;  il  repondit  h.  la  fin  :  «  Si  tu  juges  convenable  d'annuler 
le  concile  de  Chalcedoine,  qui  a  confesse  deux  natures  dans  le  Christ,  moi 
aussi  je  ne  m'empechorai  pas  d'avoir  une  opinion  differente.  »  Alors  lleraclius 
eleva  la  voix  contre  lui;  le  patriarche  sortit  aussitot  de  reglise  et  s"onfuit  on 
Phenicie  [Founiq^i),   ou  il  resta  jusqu'^  ce  que  rempereur  quittat  Mabboug. 

1.  Cf.  Barhebr.,  loc.  cit.,  col.271  ;  Michel  le  Syrien,  p.  41  l-'i  1,'!.  —  2.  11  doil  y  avoir  ioi 
une  lacune.  A  corriger  :  jJc  ^^gJJI    .h^.j^^i  JJ  ^-^"    '-^- 


[225]  LXXXIX.  -  CAUSE  DE  LA  PROPAGATION  DES  JACOBITES.  545 

®j»^i_j,U    p^    '^^    t.5^^     ^x   ^V-^' 

jlkJl    J.    ^y    ^    JI3    dLUI     ^lkl    J^lxJI    Jl     (.jjl    ^M.    j^    y^    jlj    U    * 
^j-yill    ^l    ^^^s^\^    J:i    Ua  .<jt«    j^JJI    ^j^L    Iji-aTlj    ^j^jVI    ^^J    -cLiJI    ^_5="lj^    J;^ 

.iijAjJI    ^^x.   jjAiju     _a;    iJL.    ^.-j"  Ijioj   .0^1   -5%     ^jc-   f-_^j^'   jn~^,  (^ 

i^    jL_:>n_;    j»^    (.Isl    J^    jl^j    -j^^r-j    ^lr*J    jL-^     J    lji>j    jL-l_>    Jl    Ij^ 

j_^_^l   i^X^   ciiaj   Ij^j   lj-»Jly  Ui  .<ii.jVl    l^    jj-L^.    ^    ^    'j-^   •(j^-''^' 
Ojl-«»j  .^LI   ^5=-lj-JI   ii-*-»  (Jl   cUlj  !»(.    dljiiiil   C^y_  1^3-n^^y   ti    f^^   'jj^^ 

1.  jf~CL  ox  .m->{,  fToi^i;)  ordinavit,  nrnavit.  —  2.     J'. 


II  fut  patriarche  pendant  onze   ans '  ;  il  fut  remplace  par  son  disciple  Jean 
{Youhanna)  qui  niit  en  recueil  leurs  prieres'. 

LXXXIX.  —  Cause   de  l.v  prop.\g.vtion   des  J.vcoBrrEs 

D.VNS     l'eMPIRE     PERS.VN. 

Quand  Sahrir^  revint  du  pays  des  Grecs  pour  occuper  le  troue  k  Se- 
leucie,  il  fut  acconipagne  de  plusieurs  negociants  de  Syrie  {Ai-Sdm).  Les 
Armeuiens  lui  preterent  main-forte,  et  se  joiguirent  aux  Grecs  qui  etaient 
avec  lui.  ()r,  lorsque  Sahrir  fut  tue  et  que  la  situation  en  Perse  fut 
troublee,  ils  ue  purent  plus  retourner  au  pays '  des  Grecs ;  ils  etaient 
neuf  cents,  appartenant  k  la  secte  des  Jacobites.  IIs  allerent  en  Khorasan, 
d'oii  ils  se  disperserent  en  Saguestan,  a  Herat  et  en  Djordjan;  ceux  qui 
s'etablirent  en  Saguestan  etaient  arraeniens.  Ils  y  btitirent  uue  eglise,  oii  ils 
priaient  en  armeuien.  Apres  la  disparition  de  rempire  des  Perses,  comme 
ils  s'etaient  multiplies  par  la  generation,  ils  prefererent  rester  oii  ils  etaient. 
Le  patriarche  Jean  s'occupa  deux  et  ordonna  des  eveques  pour  ces  regions 
eloignees;  c'est  ainsi  qu'ils  eurent  ces  si6ges  en  Khorasan. 

1.  Trente-six  ans,  selon  Barhebr.,  loc.  cit.,  col.  274.  II  mourut  en  6.31.  Voir  Micliel 
le  Syr.,  p.  419.  —  2.  Cf.  Barhebr.,  loc.  cit.,  col.  276-280.  —  3.  Notre  auteur  ecrit  ailleurs  : 
Saliryon,  voir  ci-dessus,  p.  .j40.  —  4.  J^    .yo  doit  etre  corrige  en  .5^    ^H. 

PATR.    OR.    —  T.    XIII.   —   F.    '1.  M\ 


♦  r.  253. 


54tl  lliSKHKR  NKSTORIKNNP:.  [220] 

k\^  ^j  IjJI  Jijlj  l^  >_ij-a;lj  .l^  w^l  O^  ijLiJ  l^  ^UJI  4-.^  Jlj  .'^_^ 
J  ir^'  ^j:  j  C^^  -^iJj*  ^.  ^J.-ii-i  ^^'  '-''jjj^  ^  v-iAi-J  p^  Ja-J  jl  A* 
<)  jlSj  .  AJ^^^^L  /y>«.«A.JI  ^^^1  (JjUjJ  (T/J  4>wCw»  JjAs»-  iiilPt.  ~  A,,ji»-  ^^—J  /)-;**• 
LAj    .^l.    AoMj    J_«a)l      Jl    [«^_    jLj^^l    ■ry^    .'ij^\     Jjl^'     ^i^'    /)-«    (^L    (C*— '     v_.^Ij 

.<Jlc  *>L:.y  iA.^   .ijU.»   j    CaIj   dlLft     ,1    i^lj  ■'AjlkiJaja,    ^^    ^y   ij^   y^i 

Aa-I    ^^    Jj    r^J    ^'l^    iJj*-)   ^lr^*    1«''    ^^r^ls    .'0>^l    ^    <~c.jl   U!>o    a1«    )■  ♦ '•> 

<3  ^jil   »_j»_)j  <^VI   i**JI   j^  !>t:^l_)   iLjb^l   **;X-I   1^3  v^!^^   '^■^  /"  r^^  -Ir^ 

1.  JjJ  vel  Jj^  vel  Jyj  vel  J^'  vel  Jjrf •••  —  2.  iia-  vcl  hsis^  vel  ii^xiia.  vel  Liia.  etc. 
—  3.  iiLkidaib  vel  ijlkikiu  vel  ijUailiij.  —  'i.  »-.Cw'  cx  ijg.-imi  [<s/y\\t.n)  fi{>'ura,  forma, 
liabilus  monasticus. 


XC.   —   IIiSTOini:   ni:    B\bai   le   scninE'. 

Apres  la  mort  d'En-No'man  lils  d'EI-MouncIhir  roi  des  Arabes,  et  de  ses 
enfants,  Kosrau  envoya  a  Hira  un  general  appele  Baboular-;  celui-ci, 
n'ayant  pu  y  rester  A  cause  des  Arabes  qui  y  etaient  devenus  tr^s  forts,  la 
quitta  et  envoya  &  sa  place  un  certain  Marzeban,  nomme  Rozbi  fils  de  Marzouq. 
Celui-ci  habita  une  forteresse  appelee  Ilafna  '  dans  Ic  desert  de  Hira,  gar- 
dant  les  frontieres  de  Tempire  de  Perse  et  combattant  les  Arabes  du  descrl. 
II  avait  un  scribe  nomme  Babai,  d'un  village  voisin  de  Ijira.  Un  jour  le 
marzeban  alla  k  la  chasse  avec  Babai;  arrives  k  un  endroit  appele  Qatqa- 
luna*,Babai  rencontra  un  moine  dans  uno  grotte;  il  cntra  chez  lui  pour  le 
saluer;  le  moine  Texcita  par  ses  paroles  a  cmbrasscr  la  vie  monastique.  Do 
retour  k  sa  demeure,  il  distribua  ses  biens;  il  quitta  la  maisoii  sans  que  per- 
sonne  s'en  apergiit  et  alla  habiter  avec  le  ccnobite  qui  lui  fit  prendre  riiabit 
monastique.  II  fut  renipli  de  la  gTAce  divine.  Dieu  lui  accorda  le  don  de 
connaitre  les  ruses  du  demon,  ct  la  force  de  lui  faire  la  guerre.  II  resta 
constamment  auprfes  de  ce  saint  moine  jusqu'i  ce  que  celui-ci  mouriit.  Apres 

1.  Cf.  Le  Lwre  de  In  Ckastete,  n"  75.  —  2.  Lecture  conjccturalc.  On  pourrait  encore 
lire  :  Naboular,  Nonoular,  Taboular,  etc.  —  3.  Lecturc  conjccluralo.  —  4.  Lecturc  con- 
jecturale. 


[227]  XC.  —  IIISTOIRE  DE  BABAI  LE  SCRIBE.  547 

«_Ji  )i-Jjj.JI  /^  ^^i)  VL»-l;  _ja£-  IjJ  ^l  ^.^i  (j  ^J^  A...,a.'!  ;J.»£.  J'  .<iij 
X<ais  .i_^  "Ua-La  !_^»/«9  •^■^  -^.  '^y^^  '^'^  ij  jjjL-iJl  iljj  .IfJ  ,j^^3  *^ 
\ij[iA^    ijAj\      Ac-    's^^     "jA    JIj^aJI     v^^J     »X«li     .^1     jJl    ^  ^ft.r'    ^^5   <Ij\m    ^\ 

•  KJb   ^Jju_  V3  'Cjlt  i^jil   »^_^j  j^L_Jl  ^  <wj^_  VL,   <!  Jijj  .ol-i-Ul  j.»  4i!l  L 

cUI     ^b     (^_^     ■\r^    "^J**      ^i      '^J^     ..IjLsjVI     ^Jaja      j,     'Cjs-Lp      JCcI      J^     ®i_UiL      jjj 

®iiLII  aJ  4J11I   ._^is   .isA.   *-,L.  jx— «j  01   cL-j  *Jc  ^^j  LvL? 
-  j,j  ii=U^   Aj;^l  >.^l;-   j  *  jLj^l    f Li^l  j..  jyC^  L  j_j-'_Ji)l  IJi^  <d)l  ^lj         ♦  p.  2.^0. 
Oj-a   L?-^^  3   jL>-L    ^j^«.JI    wj-JI   A-iiij   4jjL.«    \£.  LjIj    -^y^    jl^j   •  (^  >*'-*^ 
\c     Ia..^     ^     ii-*.L    aJLj     .oLsj     liili    j^^3    ■'^^J\     ^\     y^'    cT^i     ^vJ     Jl^ 

®<ol   >_^U;  ^  _^  <J   jLs   .jfc5C    ^.ij  i5_y'l-^ 

1.  iii  vel  J-i  vcl  ili  vel  ili  etc.  —  2.  Ex  »3;  masfister  noster. 


l'avoir  enseveli,  il  alla  au  desert  ou  sc  trouvc  lc  couvent  de  Beifh  Ilale  tout 
pres  de  Teudroit  appele  Fila';  il  s'y  fit  uue  grotte  ou  il  iiabita.  Longtemps 
apres,  les  chasseurs  I'ayant  vu  dans  cet  endi'oit,  rapporterent  ^  son  maitre 
son  histoire.  Son  maitre  se  rendit  a  sa  grotte  pour  lui  demander  de  retourner 
k  son  ancien  etat;  niais  il  s'y  refusa.  Le  marzeban  admira  la  fermete  avec 
laquelle  il  supportait  la  solitude  et  la  privatiou  des  delices  auxquelles  il  etait 
jadis  accoutume;  il  lui  ofirit  de  Targent  pour  le  distribuer  aux  pauvres,  eu 
le  priaut  de  renoncer  fi  ses  mortifications  en  retournant  i  son  ancieu  geure 
de  vie;  mais  le  Saint  refusa.  Puis  son  maitre,  etant  tombe  un  jour  malade,  lui 
envoya  quelquuu  pour  len  iuformer.  Le  Saint  fit  alors  le  signe  de  la  croix 
sur  Teau  et  passa  le  fieuve  h  pied;  et,  etant  arrive  aupres  de  lui,  il  le  frotta 
avec  la  main  et  lui  obtint  de  Dieu  la  mierison. 

Dieu  revela  t\  ce  Saiut  comment  Rabban  Khoudalnvi  -  reunirait  des  moines 
dans  ce  desert.  II  ne  cessait  de  sortir  de  sa  grotte  pour  se  rendre  k  Fendroit 
appele  Beith  Hale,  ou  il  clamait  4  haute  voix  et  a  plusieurs  reprises  :  «  Venez, 
6  Iiommes,  venez  embrasser  la  vie  monastique.  »  Son  disciple  Mar  'Abda  lui 
ayant  demaude  qui  etait  Rhoudahwi,  et  oii  il  etait  :  «  II  est  encore,  lui  dit-il, 
dans  les  reins  de  son  pere.  » 

1.  Lecture  conjecturale  :  on  pourrait  aussi  lire  :  Qabla  ou  Qila,  ou  Qalla  ou 
Fabla,  etc.  —  2.  >'oir  ci-dessous,  n"  XC\'III. 


548  IIl.STOllll-;  NKSTOUIKNM-:.  [^281 

l_,-^lj  .IjAjil  **^  (j  '.r^J  irf^'  (j''  IjLaJ  .  «»i_pi  ^i_^4*-^VI  jj^  l5v?'  ^  ^^ 
w.,VI  p-L  JlJj  <CU  -ODI  jUpli  .oJLU  liL^  ^l  Lj^J  <)  VLii  .ju  pK:-  J  Mil» 
-*^'j  iy}  J^y^i  jlr*>?-  f^"  jUlj  ft  <)l  ^->~-«.ll  jlj  OA*t  (_r'-»JI  ^jjj  0;"^''.5 
.  j^LiDl  1-L*  Ijj  j^^  ^l  ^L.1  i.»jb  A  yt  JLaj  ®ji^lj  rt-~-«  Jt^l  ^«;^  (J^::^ 
.^^  <JD1  Ij-u^  aJ  ^Lic  Vj  pl<-  i^'  ^_  |,J|  ^jU'1  Jikll   jL;   ^LiJl  ^  LJi 

l-V_£.     ^      bA^      Jj«j       A,La_;       jv      .^"jIm     |_}     /^'.^J      *—-'       J>-^'j     <-\jt     'ijJ^^     ^L      ^     OL«J 


Lors  de  roxpansion  dos  dissidcnls  aux  jours  de  Gabriol  le  Sigarion,  uu 
groupe  d'entre  eux  alla  ;\  Hira,  ou  ils  disaient  :  «  La  vraic  doctrine  est  avec 
nous.  »  Sabriso',  eveque  de  Hira',  envoya  alors  quelqu'un  k  cc  Babai  ct  i  soii 
disciplc  Mur  'Abda  pour  les  informer  du  trouble  qui  venait  de  se  produire. 
Hs  se  rendirent  a  Hira  oii  ils  assistcrent  a  la  reunion  quc  les  iiabilants  avaicnt 
formee.  Les  deux  nioines  demanderent  quon  amen&t  un  enfant  qui  ncut  pas 
encore  appris  a  parler,  et  ils  lui  parlerent  ainsi  :  «  Au  nom  de  qui  as-tu  ete 
baptisc?  »  A  Tinstant  Dieu  delia  la  langue  de  renfanl;  il  rcpondit  :  «  J'ai 
ete  baptise  au  nom  du  Pere,  du  Fils  et  du  Saint-Esprit;  le  Ciirist  est  Dieu 
parfait  et  homme  parfait;  il  y  a  en  lui  deux  natures  et  deux  hypostases; 
Fils  unique,  veritable,  vivificateur  de  tout,  et  seul  Christ.  »  Mar  Babai  s'ecria 
alors  :  «  La  croyance  que  cet  onfant  vient  daflirmcr,  c'est  la  mienne.  »  Los 
habitants,  cmerveilles  de  voir  s'exprimer  de  la  sorte  un  enfant  qui  n'avail 
jamais  parlc,  et  qui  uavait  pas  encore  de  raison,  remercierent  Dieu  davuir 
exauce  la  priere  du  Saint;  ils  chasserent  les  dissidents  de  leur  pays,  et  abau- 
donnerent  les  idees  quils  avaient  professees. 

Mar  Babai  mourut  i  TAye  de  ceut  trentc  ans  et  fut  inhunic  dans  sa  ijrotte. 
Mar  "Abda  lils  de  Hanif  ■  et  Rabban  Rhoudaliwi '  lc  transportcrent,  plus  tard, 
et  rensevelirent  dans  Teglise  du  couvent  de  M'arre,  qui  avait  ete  edilie  sous 
le  vocable  de  Mar   Abda  TAncien. 

1.  Sabrisu'  aurait  succede  a  Simeon,  nientionne  ci-dessus,  p.  AGS,  478.  L'Anonyme  do 
Guidi,  p.  30,  fait  reloge  de  ccl  eveque.  —  2.  Yoir  ci-dessous,  u"XC\'II.  —  c>.  \o\v  ci- 
dessous,  n"  XCVIIl. 


[229]  XCI.  —  HISTOIRE  ET  DEBUT  DE  MAR  'ABDA  L'ANCIEN.  549 

C)U-L>aj  <;ij-Ls  .Vl=-l  ^;^  (^    •>...".,L..'  a;'v«  -Uj^  ^LJ^yi  ^r-i-*^"  (3  wil^  "yj  -^   t*  J 


&      '*A.«1  l.   Ufl^^.ft  LJ-XJ^J  U.«^y^t)  ^'A.tAA) 


,x^l 


«I     Jjilj       jI)     j^     A.^lr    ^jy>^\     1-*-^    jL«    ^^  ♦  P.  258. 

JJJ     "Ci  »,»jt<Jl       \^     jjA*.^      iV'^'        i'^  •'  ^*     .^.XwjStJl     <«U>H        "^     4.-a~U>LJ3     AjLpclji      A-ls 

1j.jL«  «oL*  ? y^  ■\xi  '^'^    ^'  (**»— J'j  jjj  /)-•  uLSdI  (♦j-jjj  ^J^  AivJ^LJl   c^^^ 

^Ls_^  «.Ol  'Wjjj  .jL^'l   jlJi-l    L-^  Loj  .«J  a*,Ljj  .  ijij.»jJI  c»  ^^Lij  ^i   *-uJI 
1.  In  marginc  JLj^)',  riiabit  monastique. 


Par  ses  prieres,  lc  marzebaii  Rozbi  triorapha  des  armees  arabes  ct 
cchappa  aux  pieges  ou  Kosrau  voulait  le  faire  tomber.  II  composa  uu  livrc 
sur  rexercice  de  Tautorit^  ' .  Deux  aus  apres  sa  mort  fut  b;\ti  lc  couvcnt  de 
Bcith  H;\le.  Que  scs  priercs  et  celles  dc  son  disciple  nous  gardcnt,  nous 
assistent  et  nous  conservent,  amcn. 

XCI.     HlSTOIRE     ET    DEBUT    DE    M.\U     'AbD.V    l'AnCIEN,    DISCIPLE 

DE  M.^n  B\B.u-. 

Ce  Saint  etait  mage,  originaire  d'un  village  des  environs  de  Hira.  Ayant 
vu  des  chreticns  aller  la  nuit  de  Paques  au  couvent  de  Mar  Sergius  a  Hira, 
pour  le  bapteme,  (il  s'y  rendit  avcc  cux).  Dieu  (que  son  nom  soit  exalte) 
lui  ouvrit  les  yeux  de  Fesprit,  pour  Felire  et  le  dclivrer  de  la  croyance 
impure  des  mages.  II  vit  les  anges  mettre  des  couronnes  de  lumiere  sur  la 
tete  de  ceux  qui  sortaient  des  fonts  du  baptcme,  et  les  vetir  d'liabits  d'une 
blancheur  eclatante.  II  se  depouilla  aussitot  de  ses  habits  et  re(jut  le  bapteme. 
II  alla  i\  Tecole  de  IJira,  ou  il  demeura  quelque  temps  a  s'instruire.  Puis 
il  se  retira  aupres  de  Mar  Babai  le  Scribe,  dont  il  a  ete  fait  mention 
plus  haut ' ;  il  re?ut  de  lui  le  bapteme  et  se  fit  son  disciple.  Ils  rece- 
vaient  ensemble  les  oblations.  Dieu  lui  accorda  le  don  de  connaitre   sans 

1.  Un  livre  sur  la  Distinction  des  commandements  (Ebedjesus,  apud  Assem.,  B.  0., 
III,  I,  p.  188);  des  livres  ascetiques  (cf.  Le  Livre  de  la  Chastete).  —  2.  Cf.  Le  Livre  de 
la  Chastele,  n"  7(i.  —  3.  Voir  ci-dessus,  n°  XC. 


5.",0  IIISTOIIU':  .Xr.STOIllKWI''..  ['230] 

.^-Gc;   J^l  JaI  :>VjI   j..   ^'U   4JI   ^^_   Uyt   <)  JUj  <jDi  vJiU  4j  '  jr^ 

.bjU.     j     lj«.^*a-     tiljlj    .LlLV     ^«-i— Ll      Ju«     'UAicJ     .l^r*->-     ^;*^-     i-~^     (5-*JI      V*J    v_iwL»- 

•(n^   Jjjj  x-VI   p^-Afc   jTj»^  .ijUJI  ^ji  ^l  j^ibiaJI   ^   ^y   ^LjVI  jji».  jljj 

v^^^lj    .i_^j     ^J-aJ    L    (^^;^J     iiljJI      C-LXa-l     Xs.     i^stJI     ^l     ^L     ^     oj*     jl^J 

•  p.  -iw".  ^   jVj    «.«   ^IjIj   «-\jJI    *.^'   ^l    ;5_y^^y>-  (Vj   (JS  ^-■^       ■  '-^   j^   -^   ■AliJ^^ 

®CJyJI    l-VA    jJI    "  ^^jj^    jM^    ^j^i    '-*-*    j^  (^'    <J^  l*JaC    ><-5Ca    ^    t_i.;»-    ijj     l-».X. 

1.  ^J^^.  —  "2.  In  margine  :  ^fJ'  ;<rr=^'- 


aucune  priue  lc  contcnu  dos  Ecriturcs,  comme  il  lavaif  accorcl6  aux  Apo- 
tres.  Le  froiil  rigourcux  et  la  chaleur  etouiraute  de  ce  d^sert  amaigrirent 
son  corps. 

L'ange  de  Dieu  lui  apparut  et  lui  dit  :  «  Voici  qu'un  jeunc  homme  de 
Hira  se  rendra  aupres  de  toi  pour  te  servir;  il  faut  que  tu  changes  son  nom 
et  quc  tu  rappelles  Mar  Abda  de  lon  nom.  »  A  ce  moment  vint  le  trouver 
Mar  'Abda  l)cu  Hanif,  le  futur  fondateur  du  couvent  de  Gamra  ' ;  il  habita  la 
meme  grotte  que  lui,  le  servant  comnie  Elisec  avait  servi  Elie".  IJn  jour, 
un  lion  attaqua  les  chasseurs  qui  etaient  arrives  tout  pres  dc  sa  grotte,  et 
se  jeta  sur  Tun  dentre  eux.  Ses  compagnons  coururent  aupres  de  Mar  Abda 
et  lui  dirent  ce  qui  se  passait;  il  sortit  alors  de  sa  grolte  et  delivra  le  chasseur 
du  lion;  il  lui  donna  de  rhuilc  avee  laquellc  il  oignit  scs  blcssures;  et  au  bout 
dc  deux  jours  Dieu  le  Tres-Ilaut  le  guerit.  11  remercia  Dieu  et  le  glorifia. 

II  a  ete  dit'  qu'il  accompagna  Mar  Babai  a  Hira  lors  de  la  reunion  des 
Jacobites  dans  cette  ville.  11  mourut  i\  un  ftge  avancc.  Quand  Rabban  Rhou- 
dahwi  sc  rendit  A  ce  desert,  ou  il  sejourna  avec  Uabban  Mar  'Abda  ben 
Hanif ',  il  batit  un  grand  temple  sous  le  vocable  dc  Mar  'Abda  qui  est  appele 
actuellement  couvent  de  Marre. 

1.  Voir  cl-dessous,  n"  XCVII.  —  2.  Cf.  I  Rois,  xix,  19  et  sq.  —  3.  Voir  ci-dessus, 
p.  .■)48.  —  1.  Voir  ci-dessous,  n°  XCVIl. 


4 


[2311  XCII.  —  IIISTOIRE  DE  LA  MORT  DE  KOSRAU  PARWEZ.  551 

vilL      2ijyt    oJ    jv^    jV"    "^-i'   j-*3    (j— »tJi    ^    ^j~~'    ^.    ^ijT^    'jfV^3    <>jl^^l 

L».ls   .<L-  jj-^^^j  jL«J'  ^LXi».Jl       (j  Aj'Ju)  -Jfj^l  ^Ll  ij-Lii)  .<-iJ  jL^  js^5CUj  .cj^l   ♦  p.  :;(>i 

^lj  .A;  (^IL)  !s^i  jo  L«  j^  Jljlj  T^^'''  >-i  a  ^j  ijli^l  j_^l  (3—="'  ^-J^  ''--^ 
jV  .  i.->~L«3  Afl  .'&  |_33  Ir-  ^'r->^i  -ViLJou  jlSj  ■  iV--^^  *— -^'^  (V  ('rriy^  i/'-^'  '*^'"' — *^ 
j    j    ^^jUalU    Jjlj    .Tt-L^l     P-Lil    (3    («jjl    ijlL.    (j-^J^    ^^b    •'•^*    v^^    '*—?-'   ^*^' 

.J-LVJI 


XCII.     ItlSTOIItE     DE     L\     MORT    DE     KOSRAU     PaRWEZ    ET     DU     REGNE 

DE     SON    FILS    SlROi  '. 

Pendant  ce  tenips,  c'cst-a-diro  apres  qu"iieraclius,  empereur  des  Grecs, 
fut  revcnu  du  territoirc  persan,  comme  nous  Favons  dit',  Kosrau,  saisi 
de  craintc  et  d'epouvante,  ne  quitta  point  Seleucie.  Apres  la  mort  dc 
Yazdin  le  fidelc ',  il  avait  poursuivi  Samta,  son  fds,  et  confisque  tous  ses 
biens;  il  avait  meme  emprisonne  sa  mere  et  lui  avait  enleve  tout  ce  qu'elle 
possedait.  Samta  se  concerta  avec  liormizd  et  plusieurs  marzebans;  ils 
firent  sortir  do  sa  prison  Siroi,  fils  de  Ivosrau,  que  le  roi  avait  eu  de  sa 
femme  Marie,  fiUe  de  Maurice,  empercur  des  Grecs,  et  le  placerent  sur  le 
tr6ne  a  la  place  dc  son  pere  Parwez,  qu'ils  tuerent.  Celui-ci  avait  regne 
trente-huit  ans.  SiroT,  des  lc  debut  de  son  regne,  fit  du  bien  a  ses  sujets  :  il 
diminua  les  impiits;  il  exempta  son  pcuple  des  chargcs  quc  son  pere  lui 
imposait  et  le  disponsa  des  impots  pendant  trois  ans.  11  professait  en  secret  la 
foi  chretiennc;  il  portait  meme  a  son  cou  une  croix;  car  sa  mere  Tavait  oleve 
de  cclte  manierc.  II  ecrivit  k  Heraclius,  empereur  des  Grecs,  pour  demander 
la  paix,  et  autorisa  les  chretiens  a  etablir  un  catholicos. 

1.  Cf.  Tabari,  p.  352  ct  suiv. ;  Un  nuovo  testo  syr...,  p.  23-24;  Histoire  de 
Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  35;  ISIichel  le  Syrien,  p.  409-410.  —  2.  Voir  ci-dessus, 
n"  LXXXVII.  —  3.  Voir  ci-dessus,  n°  LXXXI. 


552  IIISTOIUK  NKSroUIKNNK.  [232| 

<XXJI     ijijy^     ^j;     iLij'i^J     iS^r~'     ^"^^     J^      JuJLJ      .^yyrcJ^     ^^lfr^     Ua^Ji     .L.,..;lj 

U   <5w   V-5^r~'  ^rr^   -irH'   tjj''   ^y  (*''  •^—^   .KJuHi  iJlUl  ,A^   «Ji   JUj  J4^' 

®<..»>-j  <.-^   «Li  ^lj  b->o-l  ^::»-  Jli»-l>  .<)  ^J^ 

^     \~^y_     *i     JLL»     ■  "ji-j     (J»    ■<-»     Jta-lj     <iUA)     i^lj     .1.0}    ljl«     J  j^.    (JJ     ij^ 

JjVI  t,^*  J  ^r^l  ^,  t5-0l  t5rr^'  (^^  ^^  ^^^  J'  (.^rr^^  ^-.daiJI  '  isjj-j^\ 

_._jLa!I   ^\  ,^i  diii  J  '0  jjlj  .'•'di:L::i»M    i,L"  jl  _^jl  j^^lj  .CL»-  viU  ^^y  j\ 

*Zi_yt    liAJ   .«urlj*    CjSm   CL»-    aJI    ^j   *oO    ^s.    'VjL-li   .bj_y.JI    «-i  aJ   j-^r-i^   \\^ 

J^    S_^    J_^_    bj^j^l    A-^    ^^'V^r^    O^J    •^''■'-'^    i<* '    C^    «^-^JJ    oL^    il_^l 


.<«ju;' 


1.  ^^y-u..  —  2.  yo-C^. 


Samta  otendit  ses  intrlgucs;  aiJc  par  los  magcs,  11  tua  lc  rcstc  dcs 
enfauts  dc  Kosrau ;  11  lua  aussi  Mardansali,  iil.s  dc  la  reine  Sirin,  dc  peur 
quc  Tun  d'eux  ne  vengeat  la  mort  de  son  p6re,  et  n'engageat  la  luttc  contre 
Siroi.  Mais  le  gencral  de  rarm(^o  lc  dcnonga  a  Siroi,  et  dit  qu'il  pr^tendait 
k  la  royaut^.  Lc  roi  lc  fit  alors  mottre  en  prison.  Mais  il  s'cvada  et  s'enfuit 
i  Hira.  La  verite  dc  cc  quon  lui  avait  dit  sur  Samta  apparut  alors  au  roi ; 
il  ne  cessa  alors  d'employer  des  ruses  jusqu'^  ce  qu'il  Teut  arrcte;  il  lui  fit 
couper  les  mains  et  le  jcta  en  prison. 

Siroi  avalt  epouse  dans  sa  jeunesse  une  fcmme  romainc  appelce  Bore, 
qui  resta  huit  ans  avec  lul  sans  avoir  d'onfant;  Siroi  s'cn  affligea;  il 
cmploya  plusicurs  moj^cns,  mals  sans  resultat.  Jean  fds  dc  Akhsidori', 
le  medccln  nlslblon,  lui  dlt  alors  :  «  Si  tu  lc  pcrmcts,  nous  dcmandcrons 
a  Babai  de  Nlsibe',  qui  a  fondc  lc  couvent  du  mont  Izla,  de  t'envoyer 
du  huana^;  jespere  que  tu  obtiendras  cc  que  tu  desires.  »  Autorise 
a  lc  faire,  il  ccrlvit  au  Saint  une  lcttre  dans  laquellc  11  lul  exposa  sa 
demandc.  Le  Saint  lui  repondit  ct  lui  envoya  du  hnana  scellc  dc  son  sccau. 
La  fcmme  le  prit;  elle  con^ut,  ct  enfanta  un  fils,  qu'ou  nomma  Ardasir,  qui 
surpassalt  on  beaute  et  en  attraits  tous  les  enfants  qu'on   evit  jamais  vus. 

1.  Sur  ce  medecin,  voir  ci-dessus,  p.  525,  ou  il  est  ecrit  :  Jean  Sendori.  —  2.  \'oir 
ci-dessus,  n"  L.  —  3.  Sur  la  significalion  du  mot  fmana,  voir  ci-dessus,  p.  449,  n.  5. 


[2381  XCII.  —  IIISTOIRE  DE  LA  MORT  DE  KOSRAU  PARWEZ.  553 

'jJiJ'  -*i  jo_5  ,.^j±>\  aJI   j^j:xj  .i|_^   jl  (sr-'^  LL^l   JLf^l  ^j^—-  -»Ji-r  L»As 
.■C>la    ^    rJ>>J'    ''-'^    J=^    .dlUI    ^\    ^-aJI    a;VI~.     ^-JalJl    ^-^y.J    ^i-l^l 

\jjr^    ii^    Ol     IjjU.     (j;.->JI     u^^^     ^J»»     .^VI     '     j     L    -»J     _^     jl     ^l.;'     aJJI      JLj     ♦  P.  263. 

Ij-fc-i-lT)   (j-^1   aXLji   J   L>UI   ^   iSj^.   ^    ^■''^5^   j^/''   ^Li-   Cail   ^^lj 

>_j_^l  ctLL  jj^j 
Lo   SjlAfr  ^r;-^!  i^L  ^  ^3    a:.o    JD   ^l    VI   L_iJi   ^UjIs  ^l  ^  IJl*  joj 

j^V  JLvisJI  ^«-»^^_  V  <>>   (»yLa9    «.«    "^.^jJlII    "j^   ijUi  iS^T^    ^'j  •(Ir-'~r**'   jLr^ 

.<r^^l   «_iJ  J1_^VI  |_;i*   ij  (^yaiJI  ^j>  1  Vj  .,j-L]l  ^y 
cJLa   Jzfrlj  .(j-^l    c.|j.L   ijU    ^   ^LiiL-aJI  j  jlj-L-   ^l    \->^    r^  (^ 

1.  »UJu  veut  dire  etre  gouverneur;  mals  le  contexte  dit  clairement  qu'il  etait  alors  roi. 


Quaiul  Siioi  fiit  maitre  des  provinces  de  Beitli  'Arbfiye,  il  desira  voir 
Babai.  Isoyahb  (II),  qui  etail  dcj^  patriarche,  et  Jeaii  le  medecin  lui  ecrivirent 
de  se  rendro  aupres  du  roi.  Mais  il  trouva  trop  penible  de  sortir  de  sa 
cellule;  il  pria  Dieu  le  Tres-Haut  de  lui  reveler  ce  qui  arriverait.  II  annonga 
aux  messagers  qiron  lui  avait  envoyes  la  maladie  de  Siroi  et  sa  mort 
prochaine. 

II  annonga  aussi  au  groupe  de  ses  enfants  les  moines,  les  calamites  qui 
surviendraient  dans  Tempire  persan  et  son  morcellement,  et  Tapparition  du 
regne  des  Arabes. 

Ce  Mar  Babai  etait  saint  et  vertueux,  mais  il  y  avait  de  rinimitie  entre 
lui  et  Babai  Ic  Grand',  comme  il  y  en  avait  eu  entre  Epiphane  {Afifanis) 
metropolitain  de  Chypre  [Qoiipros)  et  Jean  Chrysostome,  et  entre  Sabriso' 
et  Gregoire  metropolitain  de  Nisibe".  Cela  a  lieu  entre  les  saints  malgre 
leurs  vertus;  parce  qu'il  n'y  a  personne  qui  puisse  reunir  la  perfcction, 
et  vu  la  nature  humaine,  il  faut  quc  nous  ayons  des  defauts  de  quelque 
maniere. 

Puis  Siroi  alla  a  Houlwan'  pour  y  passer  Tete  selon  la  coutume  des  rois 
de  Perse.    II  tomba  malade  et  mourut  apres  un  regne  de  six  mois,  d'autres 

1.  Sur  ce  Babai',  voir  ci-dessus,  n"  LXXXIV.  —  2.  Voir  ci-dessus,  p.  510.  —  3.  Quel- 
ques  annalistes  ecrivent  Halwan  [Un  nuovo  testo...,  p.  16). 


554  IIISTOIUK  NRSTOUIKNNK.  [234] 

^y>.  \.J>         .f^\  <L-3.I  Jb-V  jj-LBI  k  ^\i  .<L:*;  JJj  ^\  c-  a^Cl  Ij^^  O^ 

.'<a-5j  «JDI  ^ji  ynUiJl!  LJUj  J 

p.  •.«'..  .jJL-U  -JVj^I  v^y:.!  ^  * 

(«.'    .A,L_>    tliU    jUjJ    .  jLlUJl     liL»-     iaJUt»    o»3    J    jl__^JI    jjjo^    )«.«    ^^^^^_l_>-a.    JjX--l 
^y*i\    ^.*J    !-•-»»    ^Lslc    joj  .L(aI-I    ^_^li^"    «l'^^    -^,    ^,.^11    ^-^    i^    >_a_L«l       ^\ 

1.   In  margine  :  Ji  ^lkM     •b''   U    (i-^U.).    ^_s.LJ.I  ^   ^l)\  w-^a»-   >wIjU  ^  sJ.» 

I.^J'     w^l^       :-wU   j'    JiU    j^        .1     ^7:^^^*    ''^/?^      -t^y^J    O-^    iilv:-.     <Uw    _jjsr'    ^U 

^  "  irr 


2.   In  m.irgino  :  J,!-'^.  —  3.  ^j.'.  —  1.  Kx  _yxx=  ordinavil. 


discnt  liuil.  Los  hommes  le  rcgrettercnt.  a  causc  de  scs  bienfaits,  commc  de 
nos  jours  on  regretta  Az-ZAher',  quc  Dieu  sanctifie  son  ame! 

XCIII.    lllSTOIItE    nr    CATIIOI.ICOS    IsOVAIIIi    DK    Gu.vi.v  ". 

Cet  Iiomme  naquit  dans  un  village  appele  Gdala  en  Beitli  'ArbAyc;  il  ctait 
parmi  ceux  qui  quittercnt  TEcolc  de  Nisibc  avcc  Grcgoirc  le  mctropolitain, 
lors  du  scliisme  de  Hnana  lc  doctcur^  Apres  avoir  cnseignc  a  Balad,  il  cn 
fut  etabli  eveque  apres  la  mort  de  reveque  Cyriaque  {Qouridqous).  II  6tait 
intelligent  et  perspicace  ct  il  dirigca  le  pays  avec  la  plus  grande  sagesse. 
Puis  le  marzeban  de  Balad  le  calomnia  et  raccusa  aupres  dc  Kosrau  roi  dc 
Perse,  parce  qu'il  ne  le  laissait  pas  s'emparor  dc  la  vigne  de  rEglisc,  ct 
parce  qu'il  avait  empcche  quelqucs  ariens  d'cntrer  i  reglisc.    Le   roi,  qui 

1.  Az-Z41ier  fut  calife  de  1225  a  122(i.  Kntrc  ,^Ji\  et  Lv^  il  y  a  un  blanc  de 
12  millimetres  :  c'est  ce  qui  nous  a  porte  a  supposer  que  cette  derniore  plirase 
serait  du  copiste  et  non  de  Tauteur  (voir  la  premiere  partie  de  cette  llistoire  : 
Patrol.  Orient.,  t.  IV,  fascicule  3,  p.  217-218,  introduction).  —  2.  Cf.  'Amr,  p.  .^^-SS; 
Mari,  p.  61-62;  Un  nuovo  teslo...,  p.  24;  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  ooL  114  el  IIO. 
—  3.  Voir  ci-dessus,  n°  LXXIV. 


265. 


[235]        XCIII.  -  IIISTOIRE  DU  CATIIOLICOS  ISO"YAIIB  DE  GDALA.  555 

«a::=»19   .^j_-.lsyt>  v^U  i_^-ifr  c«Ulj  (vUl  "i^  (.M-VI  ^^  ^o-L?  jj^  iuLdl  cJl 

J^    iJU^    oi^    A*JI    jV    ^j-LJI    A;     ^^3    •'r-tr^y^J    (^^    (^-'^^    (*fJ->    '^"^^3    cT^' 
jj.«Vi;     cliii    .O^laall    "0    O-^^J    .JjsIA3jVI     U    jL«    La^.-*^    ^    ir~^    jl-*'''    J^     CT^  ' 

•C^  Cr-^^ 
i«:ilj  -iLiJi^   1^1    JLi"   '«jV   i-Jl.    ''jj^r^    J^   J  cJLj>-l   ^ji^    jl    ^^=^3    •'^Jjt^ 

iJLl*    iV-->-    «i-^'   t!j=J1    "^--^-^ij^l    (V-    /*-k3    <-wlj    ^U-    ttUI    «^j    A-=-   'CV   ^y^,    ^l-j' 

k_iiu-l     w-C-J-iol     ^Jixuw     lJjJLL«     *     i^jL^I      C::>eJI     ->o-0     JOJ     .lj*^U     .Ij;     pjJI      ^j— s-l     *  P.  266. 


avait  de  la  sollicitude  pour  le  marzeban,  chassa  reveque  de  son  siege;  il  resta 
dans  Texil  jusqu'A  ravenement  de  Siroi  fds  de  Kosrau.  Ce  prince  accorda  aux 
chretiens  Tautorisation  qu'ils  avaient  demandee  d'etal)lir  un  catholicos.  Dieu 
lc  choisit  pour  diriger  son  Eglise  :  ce  qui  cut  lieu  en  la  septieme  annee  de 
Tapparition  du  legislateur  de  Flslam,  quc  la  paix  soit  sur  lui,  et  en  la  dix- 
huitieme  du  regne  d'Heraclius'.  Les  populations  et  les  Peres  se  reunirent; 
le  choix  tomba  sur  Isdyahb;  les  lideles  s'en  rejouirent,  car  rEglise  etait 
restee  sans  chef  depuis  environ  dix-huit  ans^.  Elle  etait  dirigee  pendant  ce 
temps  par  Tarchidiacre  Mar  Aba.  II  dirigea  lcs  afTaircs  pendant  son  pontifi- 
cat,  avec  beaucoup  de  sagesse. 

Puis  Siroi  mourut;  son  fds  Ardasir,  qui  n'etait  encore  qu'un  enfant,  futd^si- 
gnc  pour  lui  succeder;  oar  les  Perses  avaient  beaucoup  d'attachement  pour 
Siroi'.  On  raconte  que  c'est  Sirin  qui  tua  Siroi  par  le  poison,  parce  qu'il 
avait  tue  son  fds  Mardansah.  Lcs  hommes  regretterent  sa  mort  parce  qu'^  son 
avenement  il  s'ctait  montre  genereux  envers  eux  et  les  avait  rendus  riches 
en  les  exemptant  des  impots  trois  annees  de  suite.  II  aimait  beaucoup  les 
chretiens  et  surtout  Isoyahb,  eveque  de  Balad,  qu'il  fit  ordonner  catholicos. 
Que  Dieu  lui  fasse  miserioorde ! 

1.  En  628.  —  2.  Notre  aiiteur  dit  ailleurs  dix-sept  ans  (voir  ci-dessus,  p.  524).  — 
3.  Cf.  Tabari,  p.  386  et  suiv. ;  Micliel  le  Syrien,  t.  II,  p.  410. 


55«  IIISIOIUK  NKSTOHIRNNr';.  [23(1] 

<»jii  ^^  Ci_jj-  *ii»l»  .il^j-  jL-U  jJj  ^  ^  J  a;V  (^I  jt^^  i>_jJLi  .^.iJJLJl 
o  «^j  ^jS.  Lvlj  .<;^^,-j»&  *liJl  \.«  _Jiiyb  ^Jt  -Uklfc  U  (jiiii)  ji  k,»>i.  J  «cV^ 
»pti  j^trr"  ^J^J  •■'J''^  ^^  l^ls  <iM  -Lailj  'r-^  LJLs  *J1  ^  Ajlij  /v~>-j 
<y»-j    ij    wjl^^Vi    i^U.1    /^IaJi     "yt    ^^    Ui  .\,^jj:.     "y  j-^ij^    <uiJlit«    l-ViliM    /jJI-uJI 

-»^lj  ..rr'''-''  <-'-**  J^^Jj  ^p«ii»  jl   (^g)!  ^J^'   f-*^,   4/   (^   •V::''  Jp-A)!  /^  *_y^j 

r.  -jiiT.  ^  \yZ^i  '  Ji-Ji\  j^  ^La-  «Jl  jUiilj  .^j  j^r*  (jrrH^  w-^U  ._~:aij   .-c  i<CUl 

jj^   *jc*    jlS  ^  jji/r"'   C^'j  ."^xL^I   "0   cJi^^  \   jolij   j^i/^   ''^Lj   .  j^^^    J^ 

iLva-      j      ^Lb-J      jJ-JuJI      C~;      ^      L*Jj>.|      ,_$^r-i      JO         Jl      k_.J-:JI     ijLi-      5jJ      O^l 

Ji    ij^jl    -Uij    -0^1     -VX     ^    "U.*    J,iLjl     .3jlj     «^       -_ijyt       Jl     Lfe-ioiil       Jl    iiljj.Jl 

®\j^  4-l::iJ    ;^j~j   >i^^l/   cr**i    ""^^'   (**'   •''^L~>j   jj;-5J;    A;    Ua^   oL^s 


1.  Forte  Li....=>  vcl  L;^  J^C«s. 


Puis  ies  ciioscs  sc  Iroublrrcnl ;  oii  ecrivit  iilors  a  Saliryoii  ',  qui  ctail  au 
service  de  l'empercur  lleraclius  dans  le  pays  des  Grecs,  pour  lui  dcmaudcr  dc 
rcvcnir,  parce  quc,  dc  toute  la  famille  dcs  Sassanides,  il  ne  rcstait  plus  que 
lui.  II  refusa,  craignant  pour  sa  securitc,  et  pour  ne  pas  violer  le  sermcnt 
qu'il  avait  fait  a  lleraclius,  de  rester  ^  son  service.  Celui-ci,  ayant  eu  con- 
naissance  de  cctte  olfrc,  et  ayant  vu  sa  belle  fidelite,  le  munit  d'unc  grandc 
croix";  il  envoya  avec  lui  un  general,  nomme  David.  Sahryon  se  dirigca 
vers  Seleucie  dans  lc  but  de  combattrc  Ardasir  fils  de  Siroi.  Quand  il  arriva 
aupres  de  Seleucie,  on  ferma  devant  lui  les  portes  de  la  ville,  dont  on  lui 
defendit  Tacces.  Mais  il  ne  cessa  d'user  dc  fourberie  aupres  des  chefs,  qu'il 
ne  se  fit  ouvrir  les  portes;  il  y  entra;  il  tua  Ardasir  et  s'empara  du  trone. 
Le  general  des  armees  en  fut  irrite;  une  foule  de  soldats  se  reunirent  a  lui, 
ct  rcfuserent  d'accepter  Sahryon.  Celui-ci  combattit  le  general;  il  en  triom- 
pha,  et  se  vit  seul  le  maitre  de  Tempire  \  U  honora  les  Grecs  qui  ctaicnt 
venus  avec  lui,  et  rendit  le  bois  '  de  la  croix  quc  Kosrau  avait  cnleve  de  .leru- 
salem,  et  le  mit  dans  le  tresor  qu'il  cnvoya  k  Ileraclius  avec  David  ((ui  etait 
venu  avec  lui  du  pa^-s  des  Grccs.  Quarantc  jours  aprcs  il  tua  Samla^  fils  dc 
Yazdin  et  le  crucifia.  Puis  un  dcs  parents  de  Kosrau  rassaillit  inopinement 
et  le  tua. 

1.  Cf.  ci-dessus,  p.  540,  541.  —  2.  Serail-ce  \l\  le  sens,  ou  bieii  LJ-^  serait-il  une 
faute  du  copiste  au  iieu  de  I^Cc,  a  savoir  «  itne  arinee  »?  —  .S.  11  monla  sur  !<'  tn">iu' 
le  27  avril  030.  —  4.  Cf.  Tabari,  p.  oO^,  n.  1.  —  5.  Voir  ci-dessus,  p.  551-552, 


[237]        Xr.lII.  —  HISTOIRE  DU  CATIIOLICOS  ISO'YAHB  DE  GDALA.  557 

Z^\    J^iy}     c5^r-^    "^.     J^-iy.     ^"^.     '^^'-•i    ®^l^,k.JjVl    ,i    (_xyi)l    is,U.<.    O^-^l^ 

.*j^l   vjlL.    lA-Uai    ji    vriU>-3     Ir*-"^.     (^'v-^^^J    ^liAll    >.::-j^3    (^'>^^    {J^    IjjUc-jI 

^JoA  ^jS^  -jf^^     _~-liL"  j_gJI   .2^.5>   <)L-^   L*VIL    ,_j.^  Lo  .l^IiJ  Jj^j"  ^.sLJI       ♦  p.  208. 

^^  iS^  ^Ly.  a::r^  JlA*  t/.yy  ts^      -5  •'^^'  O^j  (^^  cr'^  ^k/.  ^^^ 

.  (»j^l  dlL«  ^_j-yLL^»j   ^i  iLj 

L»Ju    !iA>-i3     f^J'^    ^^    J-^iaJ    .^isL-Vlj    i' 'liiJI    «jwj    ^-tj^    T-^-^    ^'^    (-5^^    'v.^^ 

_J5yi>  dLLJI   ^^.^oi  .<*.,   oJo  ^l   LIa^I  Jb-jlj  -Ul  ^L-_^l   i^ilj  •^_Lc  J>^^i  -v-^ 
.iL.VI    Ac-   ^IL-j  .«u-bj   'U.jij   'i.Uc-j   ^LJas  j^  i^lj  L*j    7?-r;b  -^Lr*^  v.ilLJI   JwUj  ^.« 


Des  lors  rempire  do  Persc  fut  agite  par  des  troubles'.  Boran,  fdle  de 
Kosrau  Parwez  et  soeur  de  Siroi,  occupa  le  trone,  parce  qu'il  ne  restait  de 
la  famille  royale  aucun  enfant  mftle  qui  lut  arrive  k  Tage  d'homme.  Le 
peuple  se  rejouit  de  son  avenement.  Elle  envoya  ses  partisans  pour  gou- 
verner  les  provinces;  elle  fit  frapper  des  deniers  et  des  drachmes  a  son  nom. 
Redoutant  d'etre  attaquee  par  Tempereur  des  Grecs,  elle  demanda  au  Catho- 
licos  Isoyahb  d'aller  vers  TEmpereur  porter  son  message  pour  le  renou- 
vellement  de  la  treve,  selon  la  coutume  des  rois  precedents.  Cest  ainsi  que 
Yazdgerd  avait  envoye  Yabalaha  en  ambassade  a  Theodose  (Tydddsis)  le 
Jeune^;  de  raeme  Acace  (Aqdti)  fut  envoye  par  Balas  (Milds)  en  ambassade 
aupres  de  rempereur  Zeuon';  de  meme  Paul,  metropolitain  de  Nisibe',  fut 
cnvoye  par  Rosrau  meme,  fils  de  Qawad,  aupr^s  de  Justinien  {Youstidnous) 
empereur  des  Grecs. 

Is6'yahb  exauga  la  demande  de  Boran ';  il  alla"  tout  comble  d'honneur 
et  accompagne  de  metropolitains  et  d'eveques.  11  trouva  rempereur  des  Grecs 
a  Alep ;  il  penetra  aupres  de  lui  et  lui  remit  la  lettre;  puis  il  lui  presenta 
les  dons  qu'il  avait  apportes.  lleraclius  fut  surpris  d'apprendre  qu'une 
femme  avait  obteuu  la  couronne,  et  il  fut  emerveille  de  la  superiorite  du 
catholicos,  de  son  intelligence,  de  sa  perspicacite  et  de  sa  science.  L'ayant 

1.  Cf.  Tabari,  p.  390,  n.  1 :  Michel  le  Sjrien,  t.  II,  p.  410;  Hisl.  du  Bas-Einp.,  LVII, 
§  XLII.  —  2.  Voir  la  premiere  partie  de  cette  Ilistoire,  n"  LXXI.  —  3.  Voir  ci-dessus, 
n»  VIII.  —  4.  Voir  ci-dessus,  n"  XXXII,  p.  187-188.  —  5.  Thomas  de  Marga  (lib.  II,  c.  4) 
place  a  tort  cette  ambassade  sous  Siroi.  —  0.  Cf.  Thomas  de  iNIarga,  loc.  cil.;  Tabari, 
p.  31)2. 


558  IIISTOIKE  NKSTORIF.NNI-:.  [23K1 

^i    .jti.    C_Jlj    <JUjli)l     jU     JC.     <)U.    jl     J^i     J)^\i     ^jlj    y.Ji^i    <)    Ia^-^ 

•  P.  2l5il.    iaJtj«e._)    O    ik*.     ^J^    iXfr    ^lju)!     ^-*i.     ji    «JLj    *^)_^    L?^-'       ^^    X»^3    ^ 

Iaa  isz^    ^c    »1^    jl    .j:»!    ^:^^    ^^jlJC)    .jX^   aj^^,...^»!    ^^JJI    ^liXJlj   «jijjC 
.^j^y^  cJ^  j\>-  Asj  SX.  J_^  a:c   jupJI   j  «0  Jla»  .^lixll 

\..J     ^Uc-alj     4::isL-'_)     Ojliaj      «-.vJvJ     <.Jj     ^     ^jiJ     La;l      bXc     ij--^,      jl     ^l— » 

«^  o-y-^y  ^^-^.  "^  ^'  ^'  t^'^  -M  J'  -^  '^'^  ^  J'  ^^^  -^^  >^ 


interroge  sur  sa  croyance,  il  iu  lui  exposa,  et  lui  decouvrit,  maniiesta, 
publia  et  declara  que  sa  profession  de  foi  etait  la  m(5me  que  celle  des  ;J1S'. 
II  lui  ecrivit  aussi  la  profession  de  foi  de  saint  Mar  Nestorius.  L'empereur 
se  rejouit  du  discours  d'Is6"yahb  et  de  sa  declaration;  il  accuellit  favorable- 
ment  Tobjet  de  son  amba.ssade,  et  loua  celle  qui  Tavait  envoye;  il  lui  donna 
tout  ce  qu'il  desira,  et  lui  demanda  de  celcbrer  la  messe  en  sa  prcsence 
afin  qu'il  y  participdt  et  qu'il  se  presenttU  avec  lui  a  la  communion.  11  le 
fit.  L'empereur,  pour  riionorer,  le  revetit  dune  robe  splendide,  quand  le 
catholicos  demanda  k  prendre  conge. 

Le  prince  lui  apporta  (le  livre  de)  Mar  Paul.  Is6'yahb  lui  cclaircit  la  qucs- 
tion  avec  beaucoup  de  lumiere  et  de  ncttete.  L'empereur  fut  emerveille ;  et  il 
lui  dit  :  «  Je  ne  te  dementirai  pas,  et  j'ajoute  foi  au  livre  que  tu  m'a3  pre- 
sente.  Mais  je  desirerais  que  tu  recherchasscs  lcs  preuves  de  la  veracit6  dc 
ce  livre^.  —  Un  tel  examen,  repondit-il,  demande  beaucoup  de  temps;  et  Ic 
moment  est  venu  ou  je  dois  repartir.  » 

II  lui  demanda  alors  de  celebrer  encore  une  seconde  fois  la  messe  en  sa 
presence  afin  qu'il  regut  la  communion  de  ses  mains,  lui,  tous  ses  patriarclics,    M| 
ses  eveques,  tous  ceux  de  sa  cour  et  tous  les  assistants.  II  exau^a  sa  demaiide, 
mais  il  mit  la  condition  que  le  diacre,  en  lisant  les  diptyques,  qui  portaient 
les  noms  des  patriarches  et  des  Peres,  supprinuU  le  nom  de  Cyrille  {Quuril- 

1.  A  savoir  les  Peres  de  Nicee.  —  2.  Ce  passage  est  assez  obscur.  S'agit-il  ici  des  Epitres 
de  saint  Paul,  ou  bien-de  la  controverse  de  Paul  de  Nisibe  conlre  rcmpereur  Justi- 
nien"?(voir  ci-dessus,  n°  XXXII,  p.  187,  n.  C).  II  s'agit  probablement  du  livre  conlenant 
cette  dispute. 


[239]        XCIII.  —  IIISTOIRK  DU  CATIIOLICOS  IS0'YAHB  DR  GDALA.  559 

A^jlLill'   '-^J    '^UI    ^jij    J^'l^l    *     ^y^)    ^^)    *k^    ^    (^^     ^-^^     "r*^*^    'P.  270. 

^t-^i  oa)j  (^  ji  jjJy;'  J|  •''^1  C)-^3  (^iT*  o'  '^j-^  s^  t5^  *(^^  4>*  4^ 
[Ki  ^yi  ju^ij  j=ji  ^  ^jj  iiJ  liL  jjiv'  'S^^  -O^^j  ^"^^  y  ^^-^^ 

CJLjVI  ^  (»^l  t?-^'  ^(rL--_JJ  i.>Vj)l  jl  Li-fjl  -*i9^  j^^r-^^  "-'•^■5  (^  '^^  ^'  '^'^^ 
CjUVI  ^l  i^J^  -^  "CUI  C-Jj  fy^  jl  L:.W  lilj  -v  i:^lJI  ^U)l  ^JjVI  ^UA<!lj 
«Jai.D  l^  j^jJI  ■CLI  i(?w  j^  ^^J  "^^"  !-•  ^^^^  dlUI  4j  ^^lj  -Ia^j?-  L^Jj 
.  J^l  *  l^j    ^    oy^Ji\^\    p>UJl.    ^3y^\    'k^J'  J^    V^=^  -*^'l>   V^   ■'^    t/^    *P.  271. 

,_.::^j  -(V^V  Jr-^b  <k«  jl^  ^y  ^_^j   Ui;    Ji-j  dUJI   ijsjjj  .J-uJl  ■^)   \yj^^ 

1.  In  mai-f^.  A"  jiix-J.  —  2.  lu  marg.  13!  _^.  — 3.  In  marg. 


lous),  causc  Jii  schismc  ct  niaitre  de  la  doctrine  impie.  L'empereur  accepta 
la  condition;  lo  catliolicos  Isoyahb  celebra  alors  la  messe,  et  donna  la  com- 
munion  h  rempereur,  a  tous  les  patriarches,  aux  eveques  et  aux  assistants. 

Puis  Is6'yahb  ecrivit  un  libelle  de  profession  de  foi  et  le  presenta  a 
rempereur.  «  Pourquoi,  lui  dit  celui-ci,  vous  ecartez-vous  de  la  maniere 
la  plus  claire  d'enoncer  une  chose,  et  au  lieu  de  dire  :  Marie  enfanta  Dieu\ 
dites-vous  :  Marie  enfanta  le  Clirist  qwi  cst  Dieii  et  Iwmme.^  —  Nous  no  nous 
ecartons  pas  de  la  verite,  ropondit  le  catholicos,  ni  de  la  preuve  eclatante. 
En  disant  quo  Maric  enfanta  le  Christ,  nous  impliquons  que  la  naissance 
appartienl  au  Christ,  dans  lequel  se  sont  reunis  rhumanite  et  le  Verbe 
etornel,  qui  cst  dcscendu  et  habite  en  lui.  Mais  si  nous  disions  :  Marie 
enfanta  Dicu,  nous  retranciicrions  le  nom  d'humanite,  en  supprimant  sa 
nature.  »  L'empercur  donua  son  assentimont  ii  son  explication  et  accepta  lo 
libclle  de  profession  de  loi  quil  avait  ecrit  de  sa  propre  main  et  h  sa 
manicre,  et  il  en  euvoya  la  copie  aux  chefs  connus  par  leurs  vertus  et  qui 
n'etaient  pas  de  la  classe  des  obstines.  Tous  l'approuverent.  L'ompereur 
le  munit  de  provisions  de  route,  le  revetit  lui  et  sa  suite  de  robes,  leur 
donna  de  magnifiques  presents  et  fit  r^ponse  A  Boran,  Tassurant  qu'il  lui 
enverrait    des  troupes   le   jour  oii  elle   en    demanderait,    et  ajoutant  qu'il 

1.  Eu  marge  :  jD'  jixu^  «  Dieu  noiis  engarde!  » 


560  IIISTOIHK  NKSTOHIKNNT:.  [21,0] 

v^yi.J   i\i:£.\  j\^  .U^  (.jjl  jO.   ^  vJ^lj  VUJ  J^*^'   -t^>r.*   vr-^ 

Jlt   <_.AAr    J    <l«»    U    <JU-    Ij^^l   iU-    LJi    ^  iLlJI    *IVI>    <_._-»>&    ^^   J-aTlj 

L^  a;I  P^  <V  .jl^VI  ^■lir-JI  jl^VI  i±)l  »XV1  '1^.1  aJ  ^i,_  ^J   ^iJI  (»^a. 

ilbl  .L.-1  yt  ^jL  V  a;I  jUi  ^b.   ^  ly^  uT-^-y  (*-'  b^-^.  "^    J^  (n:^  -M 

1'.  27-.'.  .-^,  U  l_plf)  l>«T**)  '^l^  (^   ^-^j  •cr'--'.>^-5  (-TJ-^J^^J  (_r'VJ^.y.-='      -'ly'^^ 

.Syjl  Jl  ■OJ  vjAJi  J^  aIIj  c;U  jvl'  a;V   iiiiJI  ^J>  J^  ,_^_  jl  <iAL;  jl 

J  ^5JU1  «-ij  ^JJl  ^yJ\  jiV  f ^  ^ii-l  U^^  Ji,^'  f^l  ^^  c>  j^3 
^LJl  J^  ytj  4„b,^  J  J-l.'l:JI  vrtyitl  ^^  v^'y  -^^3  (»^'  '••••J  "^r" 
dyjl    ^^L*«)    i^J\    ^L.V1    *'l.    L    <!    Jls)    •u:-^3    w-lj    ."iJfr    ^^lrA!    J^^WI 

1.  Ilic  spatium  v;icuum  in  manuscripto. 


faisait  cela  h  cause  de  sou  ambassadeur  Is6"yahb.  Et  le  patriarehe  qiiilta 
le  pays  des  Greos  charge  dMionneurs;  ct  la  profession  de  foi  de  Is6'yaiib 
etait  d'accord  avoc  celle  dc  Sergius,  patriarohc  dc  Constantinople,  en  ce 
qui  concerne  la  reconnaissance  d'uno  volont^  unique  et  d'un  acte  unique. 
L'histoire  de  la  niesse  qu'il  avait  ditc  parvint  aux  Peres  orientaux;  k 
son  retour,  ils  lui  reprocherent  sa  mauvaise  action  d'avoir  celebre  la  messe 
sur  Tautel  des  Grecs  sans  avoir  fait  memoire  des  noms  des  trois  Lumieres 
eclatantes  de  TEglise  Syrienne.  IIs  avaient,  en  effet,  appris  que  les  Grecs 
n'avaient  accepte  la  condition  que  Isdyahb  leur  avait  faite  de  ne  pas  men- 
tionner  Cyrille,  qu'a  cette  autre  condition  que  lui  aussi  ne  lirait  point  les 
noms  des  trois  Lumieres,  Diodore  {Diyoudourous),  Theodore  {Tyadourous)  et 
Nestorius  {Nistouris).  Plusieurs  d'entre  onx,  daus  leur  colere,  murmurerent 
et  dirent  :  «  Nous  ne  devons  pas  le  laisser  s'asscoir  sur  le  sicge  patriarcal, 
parce  qu'il  a  ebreche  sa  croyance;  ot  il  a  fait  cela  pour  ramour  des  prcsonls.  » 
Du  nombre  de  scs  accusateurs  otaicnt  Barsauma',  eveque  de  Karkha  do 
Ledan  Suse,  qui  a  etabli  dans  rEglise  les  oraisons  funebres;  [Biro"]  le 
docteur,  et  d'autres.  Cclui-ci  so  jeta  sur  Isoyahb  pendant  qu'il  siogoait 
dans  sa   salle  d'audience,   remplie  de  gens  qui  etaient  venus  le  saluer;  et 

1.  Le  meme  auquel  Ebcdjcsus  de  Nisibe  (apud  Assem.,  B.  0.,  III,  i,  p.  173) 
attribue  de  nonibreuses  actions  de  gr/lces,  des  Oraisons  funehres,  des  Homelies,  et  un 
livre  inlitule  :  Du  foie  \cl.  ci-dessous,  p.  GSG),  et  qu'Assemani  idcntifie  avec  un  autre 
Barsauma,  eveque  de  Beith  Slokh  et  contemporain  du  patriarche  Petliioun  (731-741);  cf. 
notre  Etude  Supplementaire  sur  les  Ecrimins  Sijr.,  n°  XX.  —  2.  Ici  un  blanc  dans  lc 
manuscrit;  voir  la  page  suivante. 


•i^ilj  \C1V.  —  CR  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  561 

Ji:  J  Jj  .^>Xi  UU  .  -CjJlj  iSj^^^.  <^-^J  ij^  ^r-^'j  "CaiJi;  J^_-J1  j  (^-'"'j-i- 
J  Jji)l  Iaa  iXc  jjji.»j:5tJl  «.«.--  [jJi  .ij^,yij  i.^A^'1  C-Lij  ij-ijJI  ^..k&l  Ju..^ 
jiijj     .*__i;     lji.lZ)     jl     'j.ilSj  L^    SSjIstri     (^L     .viL'i     AJ     UcJU-      ij     bjjLa.     J;     Ij^,.....^     »  p.  273 

^ »-ij  <Kl«  ^  "U-j   •» iLj     ,l>_5  4j>Ji    "jC  U.-scl»  L    »lsij  .L»ki.«  'CoA^     ,5vj^S     Ji   'U.^j 

(_^*UJI     k.*Xjiol     IjcIj   .«LJJI     Aa-I     JOJ     .lillj     ^L.     «Cij^     ^^     \^     ^'O    'Cl..a£.     jl 

®dc-j     ^j.^     /;*    ^L^    U    iSljl     (_j     J^^.J    Jilia>-     (j^' 

Ol      <_^1^J      (•"j.Jl      \    ?  "■-''       U«.«aj      "V      ^.VJLjI      (vLiJi  J  r^        J^'      lJ'*      'Sj^     L«-\ju 

1.  i^-J'  ex  luovs  pudor,  confusio.  —  2.  «v^  vel  jV^  veljv-j  vel  •}»>  etc. 


il  rinterpella,  et  rinjuria,  on  lui  disant  :  «  Toi  qui  as  venclu  la  foi  pour  des 
presents,  toi  qui  as  rassasie,  pour  de  Targent,  le  desir  des  empereurs;  toi 
qui  retournes  vers  tes  ouailles  tout  couvert  d'opprobre  et  de  honte,  pourquoi 
es-tu  revenu?  Pourquoi  n'es-tu  pas  reste  ou  ron  t'a  donne  des  presents, 
ou  tu  as  re^u  des  cadeaux  et  obtenu  des  largesscs?  »  Les  assistants,  qui 
Tentendirent  prononcer  ces  paroles,  ne  purent  les  supporter;  et  loiu  de  les 
lui  permettre  et  de  les  tolerer,  ils  se  mirent  k  le  frapper  A  coups  redoubles 
de  sorte  qu'ils  Tauraient  tue;  mais  le  catliolicos  s'interposa  en  le  couvrant 
de  son  manteau,  et  parvint  k  le  delivrer  k  grand'peine.  Echappe  de  leurs 
mains,  il  se  sauva,  et  marcha  a  pas  lents  jusqu'£i  Cascar,  sa  ville,  plein  de 
ressentiraent.  Et  il  y  demeura,  separe  de  rEglise;  et  il  se  bAtit  pour  lui  une 
chapcUe  dans  sa  demeure.  Son  zele  religieux  etait  trop  ardeut,  et  c'est  ce 
qui  le  poussa  h.  agir  ainsi.  Cetait  un  homme  lettre.  Ouant  a  Isoyahb  le 
catholicos,  ayant  compris  la  faute  qu'il  avait  commise,  il  se  mit  k  essayer 
d'ellacer  des  coeurs  de  ses  ouailles  la  mauvaise  impression  que  sa  conduite 
leur  avait  laissee. 

XCIV.  —  Ce  qui  eut  lieu  entre   B.vrsauma  eveque  de  Suse 

ET    LE    CA.THOLICOS;    LEUU    CORRESPONDANCE. 

Apres  Fincident  de  Biro '  le  docteur,  Barsauma  eveque  de  Suse  se  mit  k 
1.  Lecture  conjecturale.  On  pourrait  encore  lire  :  Bizo  ou  Nizo  ou  Niro  ou  Tiro,  etc. 

P.tTR.    OR.   —  T.   XIII.   —   F.   4.  37 


502  IIISTOIHK  NKSTOUIKNNK.  [2'.2| 

.gji  ji^ 

^^^1     ifr  cJLj-^j  ijkVVI  iJUI  i»-jJkJI  *  A.k-a.  Jy  ijtVVI  ^^1  <^j   i^-U! 

.^jlyJI     J^    l^lj 
iAA_)      jl      ^j\y»-     ^*-*»o     (^.iLlj      (yy"     ^J^\         3^''^i     CS''— ^      '-'y'     "-*!'      ^.     J"^'     ^^ 

»  1>.  275      ^LJ'      ^V     ^J      ;^-*JI      '.^.5      LUj J-XAs       *— '.-V*J       JO      ^^iJI      A*:>JI      lyi*£-  IX~«J      yjls 

1.  LLsa»  ex  |N:M,j.io  locus  cxcelsior,  ubi  sacerdos  ad  aram  stabat.  —  2.  ^j^  ex  j>:>.ii 
clamavil. 


attaquer  (le  catholicos);  il  lui  ^orivit  deux  lettres '  en  deux  ecrits  diff^rents, 
doiit  ruui^  a  ete  portee  i  lu  connaissance  du  public  ct  Tautre  lui  a  ete  cach6e. 

1°  Oipie  de  la  premiere  {lettre,  celle  dont  le  public  cut  connaissance). 

«  A  celui  que  la  grftce  divine  a  elevd  sur  Testrade  de  la  plus  haute 
dignite  de  la  religion,  et  a  fait  sieger  sur  le  trone  glorieux  oii  s'^panouit 
la  plenitude  du  sacerdoce,  et  a  etabli  chef  des  provinces  de  rOrient  et  de  la 
Perse,  notre  P6re  Saint  et  vertueux  (suivent  d'autres  formules  de  respec- 
tueuse  emphase)  Mar  Is6"yahb  catholicos; 

«  Barsauma,  qui  implore  tes  prieres,  te  salue,  et  se  prosterne  devant  toi 
humblement,  en  demandant  que  son  Eglise  soit  preservee  des  bouleverse- 
ments,  sauvee  des  ouragans,  protegee  contre  les  licretiques. 

«  Maintenant,  6  Pere,  jouvre  la  bouche  pour  parler  le  plus  haut  possible, 
et  crier  de  toutes  mes  forces  :  entre  nous  et  les  Grecs,  il  }'  a  un  gouflre 
profond. 

«   Le  concile  do   Chalcedoine  ■  fut   Torigine   de   ce   gouffre ,  (^t   ce  qui 

1.   Cr.    Barlieliraus,    Chrun.    Kccles.,    II,    col.    1U>.   —    2.    \  oir   li-dessus,    n"    II, 
p.  10;5,  n.  3. 


[243]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  MEU  ENTRE  BAR^AUMA.  .j63 

jU-j  ^\j\   ^   'IVI    ^^=-b    iLJI     y^\£.\^   ^y:^\    ^:>    .Ip«-*j   iS^jr'   ^Ji    "^^^Vl 

.\i,{^^\   \y}^\  J^  (*trl^  o^i  (n-r: 
jLlJI    vv«3   jjLa_£!l   ^-i-^j  r-l=ti)i  jAjm  ^r^   il^   )<j».»mJI  Iaa  *ij^  \»  is"^!} 

^i?_5    JlisLJl    (♦Ks.-    ^^jiJI    ^j-jXil    OA.0J    ^«-■».^1    jo    j^jiJl     «.«j>iJI    JkJ    «jI    dJl^lj 

.  ^isLJl     ^;~UJ'      litil      J^J     TxJjIjJI      JlstJL 
.  (»  ALLJI        _ijjia_J     y>    JjSAaJI     7jl.,JI     ^  J  Ij    Ji^.i.^1     O^ljaM     i  Jh    *il     ^J_^'j 

jl    ^^.il    U   ^ljjtll        ^t   viULLc-l.    c^^ist^    ^i    ijiljli-    dLU.    _^j    ^.>L_Jlj         » p.  27G. 

jj»_j)-jS      >Li.      Ljl.      jj^^_    ^^-CUI     K,\&    iAAj      ^_j»a     <iJI     >l;jJj      S^liJI      ^__y,     isAlJI 

.CcL»*-}       -..jLojIj    KjJi£.^    *wOtiij 


coramen^a  a  le  creuser;  il  ecarta  les  hornmcs  de  Tequite  et  les  laissa  egares 
et  ahandonnes;  il  ensevelit  \a  justice;  il  prcchu  l'opiniatrete ;  il  ohligea  los 
Peres  a  renoncer  k  leurs  opinions,  et  mit  ohstacle  ik  leur  retnur  sur  leur 
si^ge,  cc  qui  excita  une  persecution. 

«  Secondcment,  ce  memc  concile  honora  la  famille  de  Cyrille,  eette  mine 
d'ohstination,  cet  auteur  de  schisme,  ce  vase  d'impiete;  il  fit  aussi  les  eloges 
de  Celestin  {Qalastidnous)  son  compagnon. 

«  Troisiemement,  il  ratifia  le  concile  qui  s'etait  reuni  k  Ephese  (Afissoiis), 
qui  avait  declare  fausse,  et  juge  impossihle  Tevidence;  qui  avait  hanni  la 
verite  eclatante  et  brillante. 

«  Quatriememcnt,  il  exila  ce  celehre  patriarche,  Mar  Nestorius,  ce  bon 
Pere  persecute. 

«  Cinquiemement,  il  reunit  pele-mele  les  deux  natures  du  Christ  en  une 
seule  hypostase. 

«  Sixiemement.  Venons,  maintenant,  a  ce  qui  pese  particulierement  sur 
toi.  Eii  negligeant  de  repoiidre,  tu  as  ratifie  la  parole  de  ceux  qui  pretendeut 
que  Notre-Dame  la  pure  Marie  enfanta  Dieu  dans  son  essence  :  ce  qui  repugne 
a  tous  les  novateurs  eux-memes,  sauf  Cyrille,  son  peuple,  sa  famille  et  Emma- 
phius(?)'  et  ses  partisans. 

1.  Je  n'ai  pas  pu  identifier  ce  nom,  a  moins  qu'il  ne  soit  Memnon  d'Ephese  ou 
Euphrasius,  qui,  dans  la  neuvieme  session  du  concile  de  Chalcedoine,  s'opposa  au 
retablissement  d'Ibas  d'Edesse  (voir  Concil.,  t.  IV,  Act.  IX  Concil.  Chalc,  p.  633  et 
suiv.). 


5ti4  IIISTUlltK  NKSTOIUKNNK.  [244] 

j^LaJlj  j,j\:J>tJ\    j.AM^\i  i^^ju)!   »LV1   c-jLJ   ^\  (^)    v.tUfr  ytj  *LJlj 
J  c^Ii  ^JJI  ^ljiJI  J  Ij^A,  jj  UAJi  ^jjk_ij  ^j-jjj-^Lj-j    criJJ^x^    orr**" 

^Aa)!     ^jj    J^    ^jlLitJI     CjIj^     AJ.-VI     ci/)    (v^    ^UJI     (»^     .SjlUI    *.tUJI    Wj 
•....-     ^» !1     J     Iv— J     iV>^  l)~'*     lJ*"*^      /..,— «.jjj    OUJIj     ^r-''     *-~*^lj     <jUI1Jj1 

.  JjA>.,U)l    ^"«^vsJI   iIjuTIj  ^I  »^1 

^^J     ^r-^     -^-V     \j-***    '^^"-'b     Ijjtlij     Ij-^O     l_jJ^J    l_J-^J     -^J     '^jV    ^-^^        («'^ 

»'■='"■   jl?   U   ^    ;_L*lllj   iJLwLdl    ^jLi..Jl    'XVI    jl   (JU-   Ljl    .j^U    '    ^It_5   Jui^li 
.^    ^jl   VI    j^A_JI   lAtVI   j^   *o'->o    J  'uJLj   r-l/f>-j  *^J  ^^  ^j^*  (J-  ij^  rr:' 

„lj  ^IaDI   j^  Cij»tJi~.\   Ujl  .A.U1   o-^Ij  V^  >-lrr''  c/^  *^y^  c_frji-,_j  JUl]  J_jl!l 
1.  ?%  yioU.  —  2.  .r'  ^. 


«  Le  septiumo  clifr  d'accusati<ni  qui  [)i'se  eiicore  sur  toi,  est  que  lu  as 
bauiii  les  saints  Peres,  les  Docteurs  ^lus,  les  lampes  lumineuses,  Diodore, 
Theodore  et  Nestorius,  en  passant  sous  silence  leur  uu^moire  dans  la  messe 
que  tu  as  celebree  dans  Teglise  de  cet  empereur,  qui  les  chasse  et  les  perse- 
cute;  tu  as  abandonuo  la  causc  de  la  rovanche  des  elus  du  Saint-Esprit,  a 
savoir  les  318 '  ot  les  l.^O-  qui  ont  arrete  la  doctriue  de  verite,  et  qui  ont  etabli 
dans  rEglise  les  Canons  justes;  enfin  tu  as  suivi  le  concile  de  Chalcedoine. 

«  Quelle  part  ont  ceux  qui  ont  fait  bon  marche  de  leur  foi,  qui  ont  vu  leurs 
desirs  combles,  qui  ont  ebreche  (leur  credo),  qui  ont  fait  les  courtisans, 
qui  se  sont  laisse  gagner  par  les  presents,  avec  ceux  qui  ont  brave  les 
menaces  et  ont  persevere,  qui  ont  rec^u  des  blessures  et  les  ont  supportees, 
qui  ont  subi  des  tourments  et  sont  restes  inebranlables?  Ne  sais-tu  pas  que 
des  318  Peres  choisis,  il  n'y  en  eut  pas  qui  fut  indemne  d'une  plaie,  d'uu 
coup,  d'une  blessure,  d'une  meurtrissure,  que  leur  porterent  nos  ennemis  les 
novateurs,  si  ce  n'est  quatre  seulement?  Ne  t'a-t-il  pas  fait  des  reproches, 
TEvangile  qui  prononce  :  Geiiealogie  de  Jesus-Christ,  fils  de  David,  fils  d'Abm- 
ham,  quand  Tempereur  parlait  et  que  tu  le  laissais  pretendre  que  la  Vierge  a 
enfante  Dieu!  N'as-tu  pas  tremble  de  celebrer  la  messc,  en  rayant  les  noms 
de  tes  Peres  spirituels  du  chapitre  des  vivants  et  du  diwan  dcs  morts,  alors 
que  le  diacre  osait  retrancher  leurs  noms  dans  sa  lecture !  Cest  \k  rabime  qui 
se  trouve  entre  nous  et  ce  peuple,  que  tu  as  llattd,  auquel  tu  as  t'ait  des  con- 

1.  A  savoir  les  Peres  du  Concile  de  Nicee.  —  2.  Les  1'eres  du  second  concile  universel 
de  Conslanlinople  de  381. 


[245]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  565 

.'cjjjO     "j*    ^_j-LiJl    <ki_lj    i^y^^     O^y.^i    L>-VI    yi^    ij^    ^Aa-   A9     \*_JU-j^1    dij  U 

^^  k^u-Xij  i^^AtLj  J  ^::*-a=>-jl3  (n~-~*''''  d'.'^^  ^y^^  tVjL*  ^j  L-Lj  SaajJI  i-y 
^iiJl>-  LL!  ii^^l  A.li-Jo"  A^L  jju  -015.5  J^.  ijj — jjXr  "w»  i.::*!_paJ5l  L«jl  .^,^1^, 
Jkjj  *  l;Ll    l    dbljj   .-u-As    ^    -dpaj    ■eu-j   j_^_^l    "djilj    oly^lj    ^--f-    ^i    C^UJIj  *  p.  278. 

^-Ul     jL     0-y)lj     LajJI     C^jj     J.»^     diLJl     Iaa      Voj     ijjj^     ^UIj    iiVl     !S-»J>     o«sjl 

jl  J-r  dlV  ■'....  VI  !siLJ,lj  ^^1  l-i*  ^>U  l^_  jl  ._^1  Uj  \^  ^y\i  j 
5!>L»  /pcij  .iiAr>L3  ^j  l_^'^  dL-l->i  v.::.9j  Ij.»^  ^-^^  'IVI  ^a>  VI  ^^^  V  Ll-.Lv3 
.jv*^j  ^^  jL^j  j-IIsj  ^^t^jlj  LJ  p^o  ^-aJ^  L^  ^x_^_L.aJl  ^.i.  VI  [fJiJi^  V  '^jj^jJl 
j»A^i   ^   i^'Lw-1    Jsliwl    -Cc   ^jtJI    rt_.-.La«    'LVL    Cjr^   Ji    >_>VI    l^J   jVl    ^ls 

.<;   dLijj  dUi  J^   di^L-,L   ^^.^laiJl   ^ij 
L^JJ^    o.alJj.''!    L      Ji   (v>.^L«'    a^tc..?    /j^    <wXA.»AJ      ijl»Jj    Li    (»5s„«ajl   ^^Ij-V.»-   jv 

1.  Sjji^  ex  ii.o)o;3   praedicatio,  proclamatio.  —  2.    Ilic  spatium  vacuum  in  ms.  — 
3.  ,  iw^f."  ex  ijooi  vespera.  —  4.  Lirc  Sj^.:^. 


cessions,  auquel  tu  as  donne  la  main,  sur  lautel  duquel  tu  as  celebre  la 
messe.  N'as-tu  pas  ete  epouvante  de  dire  la  mcsse  sur  ces  treteaux '  pres 
desquels  une  heure  apres  entrera  une  femme,  qui  sera  peut-etre  en  ses  regles, 
ou  un  adolescent  qui  sera  peut-etre  impur;  ou  un  homme  qui  sera  peut-etre 
lepreux,  pour  venir  y  toucher  et  en  detruire  lasaintete?  Je  vois,  6  notre  Pere, 
que  cest  toi  qui  as  cause  ce  dommage  et  qui  as  fait  ces  concessions  k  cet 
empereur.  Cest  toi  qui  as  seme  la  haine  et  qui  as  allume  le  feu  de  Theresie 
dans  le  cceur  d'un  grand  nombre.  Je  ne  crois  pas  qu'il  soit  possible  de  reme- 
dier  k  cette  blessure  et  de  la  panser,  si  ce  n'est...-.  Car  tu  sais  bien  que 
notre  messe  ne  sera  janiais  achevee  sans  la  commemoration  des  Peres  que  tu 
as  chasses  au  moment  de  ta  messe,  et  bannis  au  moment  de  ta  priere.  Nous 
autres,  qui  ne  pourrions  dire  roITice  des  Vepres  sans  y  faire  mention  de 
ces  trois  Lumieres,  comraent  pourrions-nous  parfaire  les  mysteres,  la  messe 
et  les  oblations,  sans  en  faire  memoire?  Et  toi,  maintenant,  6  Pere,  tu  as 
abjure  ta  foi  aux  Lumieres  de  rEglise,  en  retranchant  leurs  noms  de  rofhce 
de  la  messe,  par  une  omission  que  tu  as  consentie. 

«    Puis  tu  as  raconte   toi-meme  comment  tu  as  ecrit  pour  rempereur  ta 
profession  de  foi;  mais  c'etait  I^  un  piege  oii  le  roi  t'a  fait  toniber;  en  effet 

L  L'auteur  assimile  Tautel  des  Grecs  a  la  table  f  .y^i)  ou  le  marchand  se  tient  assis 
pour  vendre  sa  marchandise.  —  2.  Ici  un  blanc  dans  le  manuscrit. 


5U«  HISTOIRK  NKSToHIIvNM;.  [2/.(. 

.  i-.  27«.  d_.-»wL;j   '  '^X»  ^W   iU   cU..»iJJ   i\j\  UjIj   .U^   vioj  JliVl   ^^1   Ij:j>i_J   JLiJl 

.^iUifr  *dJil-._  jl  :>ljl  J.»  'LU  .iJL<)l  <A)I  ^l  JJLLJI  J^I  (^*  iJ^l^pi  .IJLLJI; 
<^lj  iJL,JLbl  <;  >_  jj  L^  iJL*  viLJL.1  J  ::,jy1  duV  viUc  ^l  ^^ajI  |jy 
A».lj  -C_.  !».*■  JlWI  ,--'"  A»l^l  <,L)l  v«y  lyij  jl  l^lLs  jJI  i^L^I  j  ^^ 
^LJJI  -0)1  ^l  Laa^Ij  cJ-Uj  p-lj"VI  <:Ul.  Oj^l  lilj  ."CL)I  j.\  ^c^l  ''^yi^l 
.c-jJI    O^j   ..JapJI    «_ji    L^l    ^j   i,LA)l    c^aH    ly-Lc.     Jl    Cjj^LJI    ^j    ^^_lj    Li 

ljL«.Lj    .^j».jj   oL«j    Jlj   JLJl    j   ^>-^j  JyJI    jV  ''•y^yy.  -^3   ->^l_^l   f_y-^\  l-*-* 

1.  ?LU.  —  2.  ^yi—j;.  —  3.  v»<iju.  —  '».  Sic  In  ms.,  forte  ^\  iJ-e  jl  *r.r^  J'-'.5- 


il  en  oiivovii  la  copie  aux  coufiiis  tle  TEmpire,  cc  qui  fut  cunnu  de  tous. 
Tout  son  bnt  imi  piesidant  la  messe  que  tu  disais  dcvant  lui  sur  son  autcl, 
c'etait  de  fairc  connaitre  aux  chefs  de  son  Eglise  quc  ta  profession  et  la 
croyance  etaient  semblables  i  sa  profession  et  a  sa  croyance. 

«  II  nous  est  parvenu  un  petit  ecrit  qui  contient  la  profession  de  foi  que 
tu  as  ecrite  pour  l'empereur.  En  voici  le  titre'  :  Croyance  d  la  Trinite  une, 
et  d  Vun  de  la  Trinite  le  Verbe  fils  de  Dieii.  llclas!  qui  a  voulu  troubler  ton 
esprit?  Ce  dont  je  t'accuse,  c'cst  d'avoir,  dans  ta  profession  de  foi,  affirme  ce 
que  les  318  (Pcres)  n'ont  jamais  dit  dans  lcur  symbole,  que  tu  as  regu  toi- 
meme.  «  Nous  croyons,  ont-ils  dit,  en  nn  seul  Dieu  vivillcatcur  de  toutes 
«  choses  et  en  un  seul  Seigneur  Jesus-Christ  fils  de  Dieu  » ;  or  toi,  en  confes- 
sant  les  trois  personnes,  tu  nas  rion  dit  de  lune  d'clles,  le  Fils  de  Dieu  qui 
s'est  manifeste  a  nous.  Ou  donc  fais-tu  mention  de  la  nature  humaine,  cette 
nature  sur  laquelle  s'est  levee  la  resurrection.;  cette  nature  sur  laquelle  se 
sont  etendues  tant  de  discussions,  et  qui  a  ete  la  causc  de  tant  d'heresies? 
Cest  cet  Un  des  Trois  k  qui  la  qualite  de  Fils  est  reconnue,  que  Cyrille  a 
attaque  en  disant  avec  opiniutrcte-  que  cette  personne  est  nee  dans  sa 
substance  de  la  Vierge;  qu'elle  s'est  mue  dans  le  monde;  qu'elle  a  souffcrt; 
qu'elle  est  morte  et  qu'elle  a  ^te  ensevelie.  Pourquoi  as-tu  ecrit,  et  comment 
ta  plume  t'a-t-elle  fait  sanctionner  ce  qu'avait  aneanti  le  raisonnement  de  tes 
partisans,  et  as-tu  pu  justifier  raccusation  que  tes  ouaillcs  portent  contrc  toi, 

1.  Litter.  ;  la  copic. 


[247]  CXIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  567 

■ii...^  :         Jlfr     ^::.:>iJ>e-53    iilUc-»l     <^»-    <;     ciia;!     L»-S    lii-Us    viiju"    t_i.$J    «.dJoO     |j     ^::,*..i3 

viLj>.j  J-jLT  jVl  liLws  •?-jf»j  wi>^  <:^LJI  Ulj  .jJl  ^l  JlJIj  j_^I  ^  L»aIj^I 
J  ^jX,i  ciytl  (j',.-»^!  (jr^'j  *^^^  ^  ij^  ^-^  ^^  '•^'  3^r^^\  (J*'  -^ 
^J   o^  Vj  l_^L.  UJl   Jl  Mi   .VU  l^^jlj  ^U   1^_  j\   \^^  ^^   .^3^ 

IjJlc.      JCo     jl    ^iJ)    L.-a.J     l^'l    ^j^lL-apJI     Jj<    ^lLiiJ     dl"AfrL_.     cJo    jV    *JJly     .  Ijjli- 

^-clj  «UUjJI    iAA    L»tJ     —.jLJylj        kS^J^    o^    LjiJli   i.L»i.   ^^"    viuJ^j 
L^  Ac  Jlj    jLiLJIj  Ljp  ^j   »>iyii    jjisyuJI    jpiJ    L.ji>er  Uls   .i-.jj  ,_^jl  (_jit 
jj-jjjiL"  ^j  jLft^l   j-*j"  (j^jJJ^^Ly.-^  wT*  JLL/yi  loVl   Lu.~Lsl  J  J^l    JsLJl  j_jl!lj 

^■UVIj  ^\^J  JLJI  ^r^J  jl>=-VI  <JJ^^  ^j^a^  '  ^  <u!l  *sljj  ^l_j^l  ^.^H^ 
.f--Gt;ls    pJi*    ^^.SJI   JkJI    *^l    v_;VI    ^    ^=«J1    J^     .;-.=«Jls    -j^     ^[iCj:lJi\^    ^ 


1. 


/J- 


que  tii  as  fait  lc  courtisan  aux  depens  de  ta  foi,  et  que  tu  t'es  fait  donner  des 
presents  en  vendant  ton  Cbrist;  que  c'est  pour  Tune  de  ces  deux  raisons  que 
tu  as  chancele  :  ou  bien  ravidite  et  ramour  des  presents,  ou  bien  la  crainte 
et  la  peur.  Maintenant  avec  quoi  te  laveraistu  la  face  en  presence  des  Orien- 
taux  si  ron  venait  a  comparer  ta  conduite  avec  celle  des  130  (Peres),  qui  ver- 
serent  leur  sang  sur  deux  champs  de  bataille,  tandis  qu'on  les  pressait  de 
demolir  leur  croyance  et  qu'on  leur  faisait  miroiter  des  faveurs;  mais  ils  ne 
pencherent  pas  k  la  convoitise  et  n'eurent  pas  peur  des  menaces.  Par  Dieu, 
si  c'est  Tune  ou  Tautre  de  ces  raisons  qui  t'a  porte  k  tenir  cette  conduite, 
ta  condition  est  tres  affligeante  et  d^plorable. 

«  En  ecrivant,  tu  as  fait  triompher  ce  nuage  et  son  obscurite,  nuage  que 
Cyrille  et  Apollinaire  avaient  tisse,  et  dont  s'est  enveloppee  laterre  grecque. 
Quant  a  nos  frontieres  a  nous  autres  Orientaux,  les  tenebres  en  ont  ete  ecar- 
tees;  nos  pretres  ont  vaincu  Terreur,  et  la  lumiere  eclatante  sest  levee  sur 
notre  contree,  grftce  a  nos  Peres  les  heros  Mar  Diodore  mine  d'arguments, 
Mar  Theodore  promoteur  de  la  verite  et  liberateur  de  tristesse,  et  Mar 
Nestorius  consolateur  des  affliges  et  demonstrateur  de  Tevidence,  grAce  a  leurs 
emules,  a  leurs  disciples  et  a  leurs  imitateurs.  O  chose  surprenante,  que  le 
Pere  de  si  grande  valeur  et  de  si  grand  merite  que  tu  es,  ait  ete  trahi,  et  se 
soit  laisse  tromper! 


P.  281. 


5tt8  IIISTOIIU':  XKSTOHJKNNi:.  [2481 

'<-^  **j*-i  ^.aJI  jiu  iijiiji  ^  vjj  ji  jU  ^^  ^vi  1^1  CUJL5C1;  VI 

^^.aJI  I^JlJ  Jj  jJI  lyjj  <-''>^^   in^  'y^'j  iJjJUJI  <)U<   Ijjl  ^_^l   .LJLj '••'jJUa 

i'.-«'i  J  *  Jilj  Vj-^ii  J  jAiv  ji^  jij  ^j^  ^u  ^yy  1»^  .^1  ^  ^l^  Vi 
Ja>J)  *4-jI  J  JU»  .iUVI  ^  T^y.  j'  <J_jJ-JI  iyu  l-J  <^  v'>f^^  o^  .<o^l 
.Ja^lj  ^liUJI  J  ^U  Jii)l  ^.CjULJIj  ^U^VI^  i>lLJI^  (.^1<D  V3  i-ljjJlj 
^§^,-3-«j  J>t-lj    J*Ajm)  "  ^^Ll     Jy    _^j     j^ysj    j'yi>r"    ^^rr~*^'    O^   ^^^   t/^   'ti 

J^   C<CL    jl    y    J_jii._    jl    ^_/_j3y    ^_j-:jtJlj   -»^^_jJI    r^-^'l    Jy    -'Vl    l^j    ZjJ'-^   UjI 
,:u^l  J    '^_$U   j^  <cUi   L,   ^>^   (^j-^J  J^-^'^   j'   ^l_j-JI  jfr   (^Hjl   JjU  'Ljl 

*lia,U    'Vjf>-J_J    ^LU)    * i;    |vL-    *^l    Ua.1    J*^     O'^^     '^^    (*^     ^3^    .<^-*j     k^lJ^-J    Vj    aJUlJ 

.  jV  <«_^  *A!I  J  <,"J.i.|  Vj  ^l_^~JI  i>u>t..  jfc  J;i_  Jj  jUJI  j^  J  ^!lj  iaL_.U  •cX:.4) 
1.  i;:™^  vel  ^~r^.  —  2.  In  inarg.  alia  niunu  :  ,-^  ^.  —  3.  L.^!.  —  4.  ^'j'. 


«  Qiie  n'as-tii,  (i  l*erc,  imitr  lcs  catholicos  qui  sc  sont  rendiis  avant  toi 
en  terre  grecque,  et  dont  les  nonis  .sont  en  tete  de  notre  lcttre.  Geux-ci 
reinplirent  lcur  ambassade  aupr^s  des  empcrcurs;  ils  s'enrctournercnt  munis 
de  reponses  ct  charges  de  presents ;  mais  aucun  d'eux  ne  viola  la  religion  el 
ne  s'ecarta  de  la  verite.  Paul  de  iXisibe',  qui  t'etait  inferieur  en  valeur,  et 
qui  etait  au-dessous  de  toi  en  rang,  sut  repondre  aux  empereurs,  qui  lui 
demandaient  de  leur  expliquer  la  loi  :  «  On  ne  m'a  pas  envoye  pour  discuter, 
«  ni  povir  donncr  des  le?ons,  ni  pour  exposer,  ni  pour  controverser,  ni  pour 
«  argumentcr,  ni  pour  attaquer.  Mais  je  proclame  ma  foi  dans  les  assemblees 
«  et  jc  la  preche  cu  pleine  chaire  :  le  Christ  a  deux  natures  et  deux  hypos- 
«  tases  :  c'est  la  doctrine  de  mes  peres,  de  mes  docteurs,  de  mes  predeccs- 
«  seurs  ct  de  mes  guides  les  318  (evcques).  » 

«  Ne  t'es-tu  pas  rappele,  6  Pere,  la  parole  de  Paul  lapotre  inspire  et 
choisi:  Si  memc  un  aiuje  ilit  ciel  sefforrait  de  niecarter  de  la  verite,  et  qmml 
il  m'annoncerait  ct  me  jireclierait  autre  chose  que  ce  que  j'ai  recu  de  mes  Peres, 
je  nccouterai  point  sa  parole  et  je  nadhcrerai  jamais  d  son  heresie'.  Nc  sais- 
tu  pas  que  Paul  dit  encore  dc  soi-memc  qu'ii  otlrit  son  corps  aux  tortures, 
qu'il  s'exposa  aux  soufllets,  qu'il  regut  dcs  coups  de  fouet  sur  les  epaules, 
qu'il  fut  jete  en  pleine  mer%  niais  ne  s'ecarta  pas  de  la  route  de  la  v6rite  et 
ne  murmura  point  contre  Dieu? 

1.  Voirci-dessus,  n"  XXXII,  p.  1S7-18S:  n"  XXXVI,  p.  193-10'i.  —  2.  Galat.,  i,  8,  0. 
—  .5.  II  Cor.,  XI,  2'i  ct  sniv. 


[2/.9]  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  569 

aJ-J    ^Jlfr    _^    Lki-  jl    LL/U     Jli'    Ijl     ^— ^     «wlj^     ^    <)y    ^j^b    ir*^.-^'    '-*-*   j^ 

jL^Vl   jl  ^iyi  'd^l   J   L'x:-   JIS  U   jvU;   Ujl    .<£.Lrl.    -^jlj  •cjU^l    ^JLkl  jl 

^VI    ly'l     ijr-ilj   .Xj-^^ls    iji»*    Uj    !s_jL>sls  <>    S^y^    l-*i   t^J^    (^^    (.S^    'j — ^    .-jlijvJlj 

A^Lrl  dLlt   _j>.j  ^j;;ii=t^'l   'LVI   .sUufrl  o  jilj  LJ  -jv^   "-*—'  0'   ^*^  v^lj^^ 

.<i     s_j>ii>Jlj    'da-.J     k-o-l^ls     <isl_y_    J    L.J 
■rc-^    j>Ji\    (j     v*J    <;    ^y^     'r-^^^.J    r^^.    J-^y    ^^    "CiLiiJ    ^_^UpI    UJI    JL«]I    li.Aj 
JV      'jl^l      ^l      ij-W     is^j     <»sy     VJ^     .tIj^VI      !sLl<ir     (jl      k-ia=»o       ^      jLi     jj.»    jV 

^■^"«Ij    <.l»-|j     5sl^     4JI     ^LsJ     Lli     .^^iJj^LJI     ,_^_^l        Jl  <J     -Vijlj     ^L^I     i^    |v'  ♦  P.  284. 

»A^   ^J  y    *-Ls    Iw     -V.-?ai     J    <;' Ij    <~L      -« j  1    oL<r--*    ^j-J    i»_i>~i— «    >-^lJ?"    ** Iji*"    0*^ 

1.  ^M. 


«  Peut-etre  t'es-tu  laisse  seduire  par  l'orreur  de  Grcgoire,  qui  a  dit  que 
Marie  est  mere  de  Dieu  ?  Quoique  j'estirae  ce  Saint,  quoique  j'approuve 
en  plusieurs  endroits  ses  paroles,  toutefois  je  suis  tenu  de  rejeter  ses 
erreurs  et  ses  fautes;  on  me  domanderait  raison  de  mon  approbation,  et  je 
serais  blame  de  les  avoir  suivies.  Ne  sais-tu  pas  ce  que  Notre-Seigneur 
nous  a  enseignc  dans  son  Evangile  quand  il  dit  :  Les  pontifes  et  les  scribes 
sont  assis  snr  la  chaire  de  Moise;  faites  tout  ce  quils  vous  diront  de  faire;  mais 
nr  fnites  pas  comme  ils  font'.  Toi  aussi,  6  Pere,  tu  dois  ecouter  ce  qu'ils 
disent;  ce  qui  est  conforme  a  la  croyance  des  Peres  orthodoxes,  y  adherer, 
ct  rejeter  et  contredirc  ce  qui  n'y  est  pas  conforme. 

«  Ce  savant  ne  laissa  echapper  de  pareilles  expressions,  que  parce  que 
dans  son  mouvement  oratoire  elles  se  presenterent  k  son  esprit,  etant  comme 
un  homme  qui  tlotte  dans  la  mer  :  Torateur  ressemble  en  elTet  au  nageur, 
que  les  vagues  enveloppent,  et  que  tantot  elles  soulevent,  et  tantot  preci- 
pitent  jusquau  fond ;  car  son  esprit  va  a  raventure,  et  son  cceur  s'en- 
thousiasme.  » 

Puis  (Barsauma)  scella  la  lettre  et  Fenvoya  au  catholicos  Isoyahb,  qui, 
apres  lavoir  regue  et  lue,  lui  fit  une  courte  reponse  en  homme  qui  cherche 
a  ecarter  ses  torts  et  a  aplanir  les  difficultes,  lui  disant  que  la  raison  de 
la  conduite  quil  avait  suivie  en  pays  romain  n'etait  pas  dans  les  deux  choses 

1.  Matth.,  x.\iii,  2  et  3. 


570  IIISTOIHK  NKSTORIKNNK.  |250| 

l^  AtL"  U  ^yi  ^jXii)   J  JUl   f-jj^  VI  oi  u^   O;-*^'  ^5^*^'   ^   y^. 

®l^    1a,\    J^\    *i[^J\    ja\    ^jij 

r^U::*Vlj  ^y)lj  >J>!1  Ulj  ^ydlj  (.I^Vlj  Ji~»^lj  I^jJI  ^  d^\j  <JI  v^ 

.  Jl»  jL  4jO  j-w)  .  i.iu-^jjij  C-iL>>^VIj  («_Lj»JIj 
,jj.»j<}i   viijuLI   cij'   jl    c-'i  <■ — ^J'  jtj-i^   ^«Ac  *.:.U:L.  A'U.    jL^I   c— As    c-^  jl 
P.  ■JS.i.    O^-UlJIj     .ijyi.    *    1^1     ^    "Co^    ^l     LlkiJlj    ^Jj-i.    vib>t-.i3     jj-jI.     viLlj^    jl 
<^AS    Vj    O-JJ    ^A^    ^    ^lc    C_A»    ^Si\    jl^l    jl^    jlj    .i>-jl».^    Ay)S    cS\^    ^l 

0-jlj  Vj  i>U  ^Jj-  VI  'i«l*  ^JI  ^^1  j^_JDI  dl^U  p^l  Uc  J^  Vj  dlxiJLI 
L-LLdl  «XVI  ^i  ^  '^^\J^  ^3  Lli  .^X^\  J>X  VI  ^U'  Vj  -^^  ^,,  Vj 
iJ^lj  jU._VI  ^  pA  j^_JL!l   ^UJI   <11J1  "CVL    J\i   ^jy^\3  -^'LJIj  yu^  lu:i\>, 

1.  i*/»U-'l.  _  2.     jl_^. 


dont  il  Tavait  accuse,  mais  seulement  dans  le  desir  de  semer  la  paix  dans  lcs 
coeurs,  en  y  faisant  renaitre  Tamitid  et  de  faciliter  ia  missioa  dont  on  Tavait 
charg^. 

2"  Deuxihiie  lettre  ile  Bftmiiimn  iidressee  au  CathoUcos  Isoi/alih. 

Omettant,  au  debut  de  sa  lettre,  toute  formule  de  voeux,  de  respect,  de 
veneration,  il  commenga  par  accuscr,  reprocher,  argumenter,  disputer, 
reduire  au  silence  et  apostropher.  II  commencja  en  disant  : 

«  Si  tu  avais  celebre  la  messe  k  Constantinople  sur  un  autel  que  toi  ou 
tes  eveques  auraient  consacre,  je  jure  par  ma  vie  que  ta  messe  eiit  cte 
sainte,  ton  sacrifice  agreable;  les  peches  en  expiation  desquols  tu  aurais 
ofTert  la  messe  eussent  ete  pardonnes,  et  les  demandes  que  tu  aurais  faites 
pour  le  peuplc,  auraient  ete  exaucees.  Si,  au  contraire,  tu  as  celebrc  la 
messe  sur  un  autel  que  ni  toi  ni  tes  eveques  n'ont  consacre;  si  tu  n'y  as  pas 
fait  mention  de  tes  Peres  sans  la  commemoration  desquels  TEglise  catholique 
a  defendu  de  reciter  rofiice,  d'olIrir  les  mysteres,  d'administrer  le  bapt^me 
et  de  dire  la  messe,  alors  moi,  et  tous  ceux  qui  avec  moi  ont  adhere  k  la  foi 
des  318  et  des  150  Peres,  et  qui  ont  confesse  comme  P^res  les  trois 
lumi6res'   qui  sont  le   sel  de   la  foi    et  les  colonnes    de   la   religion,    nous 

1.  A  savoir  Diodore  de  Tarse,  Theodore  de  Mopsueste  et  Nestorius. 


[251]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  571 

<,    c.:>J^j  ly:J\  ^.Ik)  «c^j  o.l^'l  ■c-ji  UjI  dliV  .(j-lji)!  dUi;  bij'^  aL-*^'' 
jl  !^  Ssij>.\>,  S^i  c^^i  dl-y  Oj^l  jlj  ^::^!   L-j  .^^1  -S^  ^  4^^' 

7ta-lj    v_ij-j   'dli^l^   JIaI    xs.    Sj^   c ^lj   vil:^j.5   (J>^   k^j»^   ^.^'1    J^l 

dL>J  Ja^Ij  djoiJ  *  -c,  J^  V  dUj   ^Ui  aII^  .dJj;   jlj  dLUl   xt  dUjj  •  r.  286. 
jlj  lji»^_  jlj  l_^_  jl   Vjl    d-I^UD   ^    U^  dUi  JUi   <c<)   .dlLJ   ^l_^lj 
o.wL'-  ^^^::^'  J^JI  J-IV  >^j'  '^LJI  Iaa  Jji  j^j  l_j*Iti  Jlr-^^l   l_^U  Ji"  jyC 

dljCw  Jlc   |jjt>   J   i.^^11    (_^3    .jj-j^   ^Li-   ^>«-^    Jlj=-VI    J^    (_/&    c^Lj 

J^C)    cX.UI    ^r:*— 'I    jL    djl«    J   ij_^A^    (.5*^'    L-aJI    J.    «i  •li;'    c-LJs    ^    ij-*Jl 
J*.   C-Jj    Jij    ._jl»il-_.    ^^.i.    viJ— |ji3     Jj.»i«    ^^    (ilJL^     jl     J_^l    V    k— ^3    .OJM 

cLJs-li-  ^l  (v*)i"  Vj  .c_ic_j  Sj-^i-  liUJli-  v-^Lij  'I — «  ^L-s  dUVI  'C.lfc  j>^_  Cr'-^ 
1.  ^vx*^  >^^-y  ex  |N-o.vio  grex  dicecesis. 


la  desavouons ;  car  ce  n'est  quc  rambitiou  et  le  desir  de  plairc  aux  empcreurs 
pour  recevoir  d'eux  des  presents  qui  t'ont  pousse  a  la  celebrer.  Quand  meme 
je  te  rendrais  amcrs  tcs  prcsents;  quandmeme  je  dcvrais  assombrirton  visage; 
quand  meme  j'exciterais  en  toi  une  ombre  de  ressentiment,  je  te  dirai  nean- 
moins  avec  franchise  :  tu  as  perdu  les  droits  de  ton  investiture,  tu  as  avili 
ta  condition  aux  yeux  de  tes  ouailles;  et  tu  es  compte  pour  peu  de  chose  dans 
la  balance  de  l'empereur,  malgre  les  presents  qu'il  t'a  faits.  Ne  pense  pas 
que  ce  soit  le  respect  dii  a  ton  autorite,  ni  la  douceur  de  tes  paroles,  ni  ta  sage 
conduite,  qui  ont  pousse  rempereur  a  agir  ainsi  a  ton  egard;  mais  c'est  la 
coutunie  des  rois  en  principe,  de  faire  du  bicn,  de  traitcr  favorablement,  et 
d'accueillir  rintercession  quand  meme  elle  scrait  absurdc.  Et  c'est  aussi 
pour  pouvoir  dire  :  J'ai  tellement  eveille  ravidite  du  Catholicos  d'Orient, 
que  je  Tai  fait  rcnoncer  k  la  fidelite  a  sa  foi  et  chanceler  dans  sa  croyance. 

«  En  tout  cas,  tu  es  bl&mable,  tu  t'es  laisse  egarer,  tu  fus  une  dupe. 
Toute  ta  destinee  n'cst  pas  dans  ce  bas  monde  que  tu  habites  et  que  bien- 
t6t  tu  quitteras,  mais  le  plus  grand  malheur  t'altend  dans  la  melee  oii  Ic 
feu  devorant  ronge  les  damnes.  Et  comment  m'empecherais-je  de  dire  que 
ton  ofirande  a  ete  repoussee,  que  ta  messe  n'a  pas  ete  agreee,  alors  que  tu 
las  celebrec  sur  un  autel  ou  Ton  meurtrit  du  matin  au  soir  ta  divinite,  oii 
tou  Createur  est  crucifie  du  lever  du  jour  k  son  couchcr?  Ne  crois  pas  que 
je  t'adresse  ces  dures  paroles  par  un  sentiment  de  mepris,  mais  je  fais  cela 
par  Texcessive  afFection  que  jai  pour  toi,  et  par  compassion  pour  toi.  Car  si 


♦  P.  288. 


573  IIISTniUI-:  NF.STnUli:NNI<:.  [252] 

vii-lt  jJU^Ij  viU  (4^-^  ^yi  ^j    si-l*9   ,«1.50   dU    ^  Laiij"   <«li)l    iJjlitJI  il^ 

*  p.  287.  ^UV  CJL*^  viiLUj  viiUj  J  vii!  C  jL_.  c-^  JUUi  v::-^j  '  oJtljj  c->c^  _p  ,_jJV 

l  ^l    ^  i-L»    ^^j^^jUJ  liA~-    Jl»    Lo    Jull^l    (JjM  L   .^_jaV1    ^^   Ia.juj  dUl. 

.ijlAjj   iJjtj   -V^   '-'>r*^l>  J^r^^   *-^'    jjij:»ll   y^yL>\ 

' ar*^  iS-^^  j^'  j^^ 

/j^  ^L-  J^.x.  :<^  Lo  o  JukULij  <iji^  ^  o  ~  ^  *^  ^  '-^  O^'*-'^  j^"  J' 
•x-  ^l?tJij  iji-lt  TtjLJi  'LV'  JLJ  ^Zs>-  KijMJh  Vj  (J.t  j-f^  Cy^\  LJ  Ajujj  f^r*" 
JX^\    ^    fUlj    «LvJl  jj>-   ^   j^\    \j>^   JL-Ij    jl^VI   oLL   jfc   jlj   .vilTji» 

^i_^i  j\  dj^_  v>  jii  .jUJi  ^  dUJij  ^ui  ^  cVij  jUJi  j;.  ^uvij 

1.  Ilir  spatium  vaciuim  in  ms.  —  2.   ^^  ex  ^».^  simplex,  commune. 


j'etais  indulgent,  si  j'ctais  flatteur,  si  j'approuvais  ta  conduite,  je  serais 
complice  de  ta  mauvaise  action,  je  violerais  comme  toi  ma  religion  et  je 
m'eloignerais  de  mon  Dieu.  0  loi  qiti  es  docleur  d'Ismel,  disait  Notre-Seigneur 
ii  Nicod^me'.  Je  t'applique  cette  parole,  6  Iso  yahb,  toi  vers  qui  rOrient  a  les 
yeux  tournes,  toi  dont  la  renommce  cst  formidable;  voilA  ce  que  tu  as  fait ! 

a  Et  maintenant  tu  as  k  choisir  entre  ces  deux  choses  :  '  ;  ou 

bien  que  tu  te  soumettes  et  que  tu  avoues  que  tu  as  commis  ce  crime  par 
ignorance  et  que  tu  te  justifies,  comme  se  justifient  tous  les  excommunies  et 
les  anathematises,  en  declarant  que  tu  as  fait  cela  par  inconscience  et  sans 
propos  delibere,  afm  que  nous  puissions  nous  autres  prier  les  Peres  de  te 
pardonner  et  d'excuser  ta  faute.  Si  ces  deux  choses  te  paraissent  egalement 
dures,  interroge  a  leur  sujet  les  oiseaux  du  ciel,  les  bctes  feroces  des 
forets,  les  autruches  du  desert,  les  lions  des  campagnes  et  les  poissons  des 
mers,  qui  te  feront  voir  clair  et  te  dirigeront. 

«  Et  comment  le  Saint-Esprit  pourrait-il  descendre  sur  un  autel  banal, 
qu'il  n'aurait  pas  consacre?  Non,  j'en  jure  par  ma  vie,  il  n'est  pas  descendu 
sur  le  sacrifice  quo  tu  as  ofTort  sur  rautel  de  Constantinople. 

1.  Joan..  iii,  10.  — 2.  Ici  un  blanc  dans  lc  manuscrit.  A  combler  peut-etrc  :  ou  biiMi 
que  tu  te  renonces  au  patriarcat. 


[253]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  573 

■X.      f-J--U      «.«Is^     JupL«     ^^      Jl      <>c__«.!3      4.U      ,_>ili.     ^^     jl     i^Yy'      ^^J^     L?     lJ-<^ 

j>UpJI  ^  ^j>^^  j  J^,  ^y-j^  jl  jLrr'^  jlAftJI  ^  wj^?!  J'^  c^y  3I  ■j/!'^ 
jl_)   .  vi-.<Jju    Jlji»i    .  viJ-Jju    jLi^^   .Ac  S jU-Vij  |_^^fr  *jj.*Ji   i-iL-ijJ   JAJ   ,Jj.w  jl 

J_^lj    jll«    iV— ^    LS"'    J^"    ^^       jL jJI    ^^i    iAc    jlj    JJ-L4   ^^1    l'li    jUtLsVi    ,— ^j 
<s«-jA!1    (3    JJ^-^-ai'    ^    jl<AiJ'    ig-^y^    j-^J    ^-^-i-^J    J^    JlJ   •'*-c-'-»f"  J-»    vljU^-iW    Jt^J 

.LlJLj  L-a/j  CcJI  ^^  Ljj  L«     ll  JisiSi  ij>tJI   v^Jtsj  jl_5  .^^la^I  3  dLX.~.j 

jj-ls     .J_;JLJI      (JJj^L-     Ls'"^"     ij^      ^JLxll      jcJJIj      PiUJI     JuVI     Jjjfr     JVI     *     ^.>l  ♦  P.  28«. 

OjUI   JJL-^    L-.k«   jIaWI   jLflJrLstJI    L»jt>)    /jijfcUajl   >«  Jlsl  jL«j  j>^ il  ^  ^J^^^ 

1.  .L),Jl  ex  itjo;  opera  bona. 


«  Mais  qu'as-tu  pense,  u  Catholicos  d'Oi'ient  ?  Quc  j'ignorerais  les  lois 
ecclesiastiques  ?  Ou  bien  que  je  ne  remplirais  pas  enticrenient  les  fonctions 
de  mes  charges  sacerdotales?  Ou  bienque  je  n'aurais  point  defendu  lacausede 
Dieu  et  de  son  Christ?  Ou  bien  que  je  n'aurais  pas  lutte  ni  bataille  pour  ma 
croyance,  contre  rheresie?  Ou  bien  as-tu  suppose  que  je  lal)ourais  sous  le 
joug  avec  les  bceufs,  ou  que  je  faisais  paitre  nies  fideles  dans  le  desert  avec  les 
moutons?  Ou  bien  t'es-tu  fait  assez  illusion  pour  penser  que  tu  m'en  impo- 
serais  en  Q"i"6tant  completement  la  notion  que  j'ai  de  ton  savoir?  Nous  avons 
fait  ensemble  nos  etudes ' ;  et  s'il  est  permis  de  se  glorifier,  je  suis  plus  habile 
que  toi;  s'il  est  permis  d'enumerer  ses  bonnes  oeuvres,  toi-meme  tu  avoueras 
que  je  te  devance  et  que  je  te  surpasse  beaucoup,  et  que  je  lutte  contre  les 
passions  mieux  que  d'autres.  Pour  ce  qui  est  de  l'Age,  i'ai  blanchi  avant  loi, 
comme  je  t'ai  devance  dans  le  sacerdoce  et  dans  lascetisme.  Faut-il  parler 
aussi  de  rattachement  [k  rEglise]?  Qu'on  regarde  le  recueil  de  nos  ceuvres', 
que  TEglise  possede,  et  qu'on  voie  combien  nous  avons  argumente,  et  tra- 
vaille  avec  acharnement. 

«  Chasse,  a  pr^sent,  Tesperance  mensongere  et  lambition  trompeuse 
d'etre  appele  Catholicos  d'Orient.  Ahai''  (que  sa  memoire  soit  avec  celle 
des  Apotres)  et  Acace  (que  son  souvenir  soit  avec  celui  des  Saints),  les 
deux  catholicos,   qui    porterent,    comme    toi,    les    messages    des    rois,   ne 

1.  Dans  recole  de  Xisibe.  —  2.  Allusion  a  son  Jivre  intitule  :  Dii  foie  (voir  ci-des- 
sous,  p.  636).  — ■  3.  Ici  Barsauma  fait-il  allusion  a  1'entremise  de  ce  catliolicos  pour  apai- 
ser  les  dissentiments  qui  avaient  eclate  entre  Yazdgerd  I  et  son  frere  Behwar  (voir  la 
premiere  partie  de  cette  Ilistoirc,  n°  LXIX),  ou  bien  a  une  mission  dont  Alia'i'  aurait  ete 
cliarge  aupres  des  empereurs  byzantinsV 


574  IIISTOIRE  NKSTOHIKNNR.  [i.Vil 

^   Lktlj  «i*  <X!I   Liy   U^Ul   OyL   Ui:.   J    L^j    byb^    ^U   U^i   ^l   viUll*! 

^j    Vj   iUJI    :>Uj   V    .a^    Jipj2jl,J|    iL.    ^lj   viU    >yi    JuJu    jVI    J* 

■  v:.U:U,^"l|  -*^A»  j,.  ■' Jl)  ^j  oLiJI  j^  ^^UI  :>Vjl  ^L;-  ^l^  ^l  ^JLdl  ^_^yi 
^lk^    j^»,   dlLi   J    ^  <;!    J_^l    j=Jlj   .^iUJI    .:ufr-^    ^l    s:u*j>.y    ^l 
jo  jlj    .ULJ^ilXli   yb  vJAju».    LXU    aJLoo"    ciil    Oj->i    .i-^    ^j    .vJiiwi.    ^_J  ^"...Ij 
♦  I'.  ■.".«!.    J^    vJl..tlj    vJiJ»    ^fc    vJ:JiJ     ^il».    vJr_,X~l     ^yxii)     ci_^l     vJJi    J    vJj;!»    vJJLUc 

Tt-LsTj  y::<i,U.l  L»  cJiaz^j^j  c.j,l^  U  JMIj"  JI  >.JJj  v«  vibJlJl  aIc  jLI.  jLxi  -OJI 
jvUlj  j, — kZlij  jw:»ll  j j j  (_/l-Ji  jl  CH-»-*y"  kjjisj  . >::^jl  L«  ^;^j  0-*^l  U 
«-U  k_^U.  Vj  r:f'^  "^j  j-~^  Vj  <-:laJ  ^^  ^  ^   \^  .*-iUl«  l_^   lijl^   jL-iiJlj 

1.  blij.  —  2.  jlsr^^I  »'--'  aqua  mariiim;  vel  aqua  amara  (ex  |-h— j  i^,  Num.,  v,  18).  — 
3.  '(•^j^  J  j-'^-.  —  4.  ^,  Ji. 


furent-ils  pas  jalousemont  avares  de  la  perle  dc  leur  foi  ?  lls  ne  profaneront  pas 
la  pierre  procicuse  de  leur  croyance ;  ils  payerent  a  Dieu  ce  qui  luicMaitdu  et 
rendirent  ti  Cesar  ce  qui  lui  appartenait ' ;  ils  s'en  allerent  combles  de 
louanges;  ils  regurent  des  presents,  expression  de  la  reconnaissance  des  rois, 
et  s'acquitt6rent  glorieusement  de  leur  mission. 

«  Maintenant  qui  te  purifierait  de  ta  souillure !  II  te  faudrait  les  eaux  des 
mers  pour  te  laver  de  ta  tache  ' !    Lcs  cendres  de  g(5nisse,  ou  le  sang  des 
sacrifices,  qui  purifiaient  du  peche   les  enfants  de  rancienne  loi,  ne    pour- 
raient  te  laver  de  ta  honteuse  conduite  de  Constantinople.  Tu  t'es  imagine 
que  tu  avais  joue  lempereur.  Mais  la  v^rite,  quc  je  te  dirai,  est  que  c'est  lui 
qui  s'est  moque  de  toi  derriere  ton  dos,  qui  a  ri  de  ta  barbe,  et  a  meprise  tes 
cheveux  blancs.  Et  pendant  quc  tu  pensais  le  faire  niceen,  lui,  te  faisait  chal- 
cedonien.  En  admettant  que  tu  eusses  perdu   la  raison;  quc  Torgueil  t'eilt 
enivre  au  point  de  changer  ton  caractere  et  de  te  rendre  aveugle,  il  aurait 
alors  fallu,  en  revenant  k  toi,  reparer  ce  que  tu  avais  fait,  retracter  ce  que 
tu  avais  avance,   retablir  ce  que  tu  avais  abime,  restaurer  ce  que  tu  avais 
d^truit.  Mais  toi,  tu  as  pense  que  les  hommes  raisonnables,  de  bon  jugement, 
savants  et  chercheurs,  etaient  devenus  des  boeufs  comme  toi,  prives  d"intel- 
ligence  et  de  raison;  et  qu'il  ne  restait  plus  d'hommes  capables  de  jugcr, 
dc  penser  avec  clairvoyance,  de  s'indigner  pour  la  causc  de  Dieu,  de  s'ele- 

1.  Cf.  Malth.,  XXII,  21.  —  2.  Peul-etre  allusion  it  .Num..  v,  18. 


[265]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  575 

jls   .ij~>Jl    A^   ^,..>sX_o_    Vj    JLJl   'Cs    jjti    jl  ^J^   L«  »::jj   iJjt   jl   AiS  Ujl 

Ci>lj  <iL>o-u  jl^  ^j^   ■r_Jj^'\    Jy-^3   dULkJl    ^^"   ^y    JU    ^  ^   «ts    ^LJI 

.d)Ll  (»,»/5  dl-vAs-  (♦t^^j  ^  ^iiii^j  *  Jo'  jj^  dli>.yL  '^^^i^-l   «^j^^j  di-lj  (^jifc  *  p.  2'ji. 

«dU  C>)  .dliJL,!  vr-«^j  d]L"A)  dl.:._i  c*   o"l 
«•L-j^lj   ^jj.-CyJI    'LVI   ^frU^    jji    Jy-Jj    L:^L:^   Jpi:.-.    i^j^j    LJj*    jVI    JL»^*; 
"UJI    dJLifcj    ..--5/    Vi   (v-*^    rt^-_-JI   ^    J   Vj    ..---a;    L:»..   viU     _J  <l   j^jki)! 

J».X>_    V     <tXs-^     jlj      .l^JJJ      j)jj;      ^LP)      "U.Li>j     ^r^S     v**-^-'      i~JalL-J[)l     0_,Li> 

.i_^-OI  oLi^L    l^_  V  Jl»i--j  ^JlLjJI    ^liJL    ^j^^_   V    di«f>jj  OijVI   (v»l_;JL 

.AJJ>JI  bLJL  ^y^  V  J3_^jj 
1.  ?.  fi;u-l  forte  in  loco   c  ys. 


ver  contre  ceux  qui  reiiversent  les  droits  dc  Dieu.  Et  ta  maniere  a  toi  de 
tc  r^tracter,  de  reparer  ce  que  tu  as  fait,  de  sanctifier  ce  que  tu  as  profane,  a 
ete  de  porter  orgueilleusement  tes  presents  et  d'etaler  les  vetements  dont  on 
tavait  revetu  pour  tlionorer. 

«  Ne  sais-tu  pas  que  uous  sommes  dans  un  moment  oii  il  ne  convient 
pas  damasser  de  l'argent,  ni  de  se  glorifier  de  ses  vetements?  Ne  sais-tu  pas 
que  Ton  est  dans  la  pire  des  situations  k  cause  du  bouleversement  des  empires 
et  des  irruptions  des  envahisseurs  '  ?  Mais  tu  vois  que  ta  gloire  s'est  retournee 
contre  toi,  que  ton  triomphe  est  retombe  sur  ta  tete,  maintenant  que  tes  fideles 
font  breche  a  ta  reputation,  te  jettent  la  pierre,  et  te  lancent  cette  accusation  : 
tu  as  vendu  ta  religion  pour  le  monde,  tu  as  dissipe  ta  croyance,  et  grand 
bien  te  fasse ! 

«  Resumons,  maintenant,  notre  discours  ;  plions  le  rouleau  de  notre  lettre, 
et  disons  de  la  part  de  tous  les  Peres  orthodoxes  et  de  tous  les  saints  supe- 
rieurs  que  tu  n'as  aucun  partage  avec  nous,  et  que  tu  n'as  ni  ami  ni  parent 
dans  FEglise  du  Christ.  Que  Dieu  te  rejouisse  avec  le  patriarcat  de  Cons- 
tantinople,  Tor  de  Cesar  et  ses  presents,  avec  la  generosite  de  Boran  et 
son  argent !  Ta  plaie  ne  sera  point  cicatrisee  par  des  onguents  terrestres ; 
tes  maux  ne  seront  pas  adoucis  par  les  simples  des  montagnes,  ta  maladie 
ne  sera  pas  guerie  par  les  medecins  de  ce  monde,  et  ta  souillure  ne  pourrait 
etre  lav^e  par  toutes  les  eaux  de  la  mer. 
• 


1.  AUusion  a  rinvasion  des  Arabes. 


P.  293. 


57«  IIISTOIIIE  Ni:STOUIKN.\E.  |250] 

«-^j^jk,    <£.ijj    .cjU    j  c~>ijj  *^i    ,1^    ja)I   '  ^_$L-J1   >_>.,.iall    j_j)l    7>J    ^2r^ 

'■G^MJ  c-l^  jS  >.si-^3  JaJL  l^V  ^iiU)!  »i_i_.  Jj  .^\  JA^\  jUVI  J^" 
Llj::,  V  <u)j  |^'i  A*  *jl  |»k.j  <c_aJ  ^l  «3-j  4JVj  .s^^\  ^^r*^-'  ^_/^'  v-^J  j:-iA»i 
jlj  JjjJl  iL»  jj..  »iJi  ^JjA-Ji  i^^  jl  -.-xpJI  J^  vjJJi  ij  (J^i^  .If^  L/^^r^ 
f^y^i   S   ^j^'   j^j   J_^,    ^l    (^-Jl   ^jl.s   «J^    c,'^!   -*^   -^.^   J*?-l   ^2r*   ''^   k-~^Ul 

.IjiCL  Jo-1   i^  ljl*ljo   Jj 
Jji  jlSj  .Jl*i»-ij  ,c-^'j  3^^i  L-_»-  Ujf>-  jjSJ^'i  '-«v^  («JaJi  — iVi  t_jU-i  (»r 

.J^    'o\  jlciVlj  f-^^-^ajJlj  jljjJlj  JUL   ^li^iVlj  l«-«J)  J*  "^l::^ 
iJX«j^j    ^.^-^I    L«      o.Lt>j    viLo   jl     \-.*A*JI   j3    v_>-»>)I    1^1   (Jju'    jl    >.:u_->-i 

1.  j;jLJ!. 


«  Va  plutiit  trouver  lc  niodecin  celeste,  Jont  tu  as  viold  la  foi,  et  quo  tu 
as  rougi  de  confesscr.  Apaise-le  par  des  larmes  continuelles;  avoue  en  sa 
presence  ta  faute  et  ton  p^clie  :  peut-etre  t'accueillera-t-il  et  te  relevera-t-il 
de  ta  chute.   » 

Lorsque  lc  doux  Pere  Mar  Isoyahb  catholicos  (que  Dieu  sanctifie  son 
&me)  re?ut  cettc  lettre,  il  raccueillit  comme  un  homme  pecheur  ct  humilie; 
il  n'en  trouva  pas  les  termes  si  durs,  etant  dictes  par  la  justice,  bien  quils 
eussent  trouble  ses  entrailles,  consume  sa  conscience,  et  fait  couler  ses 
larmes.  Et  c'est  aussi  parce  qu'il  fit  un  retour  sur  soi,  et  comprit  quil  avait 
fait  un  faux  pas  dont  il  ne  pouvait  pas  se  relever.  II  sappliqua  la  maxime  du 
sage,  que  /e  coitp  jjorte  par  Vami  vaut  niieux  qne  le  baiser  de  renneini.  II  vit 
aussi  que  le  zcle  impetueux  de  reveque  etait  anime  par  la  religion  de  Dieu, 
et  qu'il  s'etait  appliquc  la  parole  du  prophete  David  qui  declare  avoir  fait 
aux  rois  des  reprimandes  en  face,  et  ne  les  avoir  pas  flatt6s  ci  cause  de  leur 
autorite  ' . 

Puis  ce  doux  Pere  envoya  une  bonne  reponse  A  Bar.saunia ;  il  se  montra 
calme,  bienveillant  et  resigne.  Apres  les  compliments,  les  voeux,  les  expres- 
sions  de  respect,  d'estime  et  d'humilite,  il  commenga  ainsi  sa  lettre  : 

«  J'aime  que  tu  saches,  6  homme  admirable  parmi  les  docteurs,  que  ta 

1.  Ps.  cxix,  46.  * 


[257]  XCIY.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  577 

. ^^j=>-\  L*  L()"A>j  ctii^^j  .  -L1-1&  Vj  (C-^j  L«  l(^»,»^j  viLlj^j  .  -LIjlIji  L«  LftjlLisij 
^jA*!1  (j  'j^\Ji\^  jlsijJl  -»J>ci-ji  ^i  /.JJUi  (J-Ui  ^tUj»-  jj-«='  kS — J  UJjj..^  jV 
jl^  Ui  Sji-VI    .^   UU   .^UJlj  ^^lj   ^l^lj  p::iJI    j.  j^UI   V3   jli^Vlj 

.  bjlAjJI     >tj>     _^,X_JI      •..«     >_i-itlj    UsiJI      M     -V^l     A.»    LaIs     A-^t»j 

•jaI^I  jl  ijs-j  jc    4!l   jj^  J_>-lJI   ,_)li^l  aJIs    L,  iliUj  LiJ  LiLi.1  UJlj  ^^j 

ij-jjji      /kA»tJ-Jl    (_5    JJaJI     f»(-!jl     Jj*J    ■  '*J-»-»'     U     ^      7tJ-.a)     yZ^^    ^15     |_j     i5^.    l-«    (J«i' 

."Cst^JL     jiAiJl     *»-_)    Ly-£>jij    LJjuvj    A^^l..::JJ    A.U1    uJ>c1j1    L«Ji    .  "j. ,.,ii-jJl    /^    ^^.pcI-LJi 

!SA_A    .OLlJIj    *    ^jXllj    C->LJIj    ^VIj     i.>LJIj     «A-JI     J     >_^jls     Jo-I     J^     ^    ijjjij    ♦  P.  29'.. 
^j-ls     ^    ^.M-JI     fjj-i     jl     L;..  ,..-9-1     l-i-yJi     .^'l=-J^I     ^r;— ^l     ij-jirL^-ia    ^.^1       Jl     CJlaJ    ^l 

Vj  y>j>  Vj  <^  Vj   ^j  Vj  j)   J_ji'  J\  vJJj  j  o*^:  J  L-jl   U«;j  OiLi^  ^_;-L3I 

'jA     Jj-JJtJI      l)  -Sij»-      Jbt)      Jj     ,yaa  .'iL      JjSJoM     LiajJL      ^j^jLt    /»=tlJ      iJjb      )i*j     .ij 5> 

.  Olji(jl     /)-•     »_A»<iJI 


lettre  plcine  de  sarcasmes  ne  m'a  point  irrite ;  qiie  tes  nuages  orageux  ne 
m"ont  point  troublc;  que  tes  fleclies  empoisonnecs  nc  m'ont  ni  blesse  ni 
vcxc,  et  que  tes  lanccs  acerees  ne  m"ont  pas  attristc,  parcc  quc  nous  nc 
sommes  pas  de  ces  hommes  qui  airaent  la  gloire  et  les  honneurs,  qui  cher- 
chent  la  louangc  ct  I'iIlustration,  qui  s'irritent  contre  les  propos  offensants 
et  les  cris  injurieux.  La  colcre  des  freres,  quand  elle  vicnt  de  rafTection,  est 
plus  doucc  que  le  rayon  dc  miel  qui  serait  donne  par  la  haine,  et  plus 
agreable  que  le  vin  qui  serait  ofTert  par  rinimitie. 

«  Quant  k  nous,  dans  les  choses  que  nous  avons  faites,  nous  n'avons 
agi  que  selon  la  parole  du  Livre  que  Dieu  grand  et  puissant  a  fait  descendre, 
k  savoir,  que  le  pretre  fait  toujours  ce  quil  jwje  convenahle  et  ulilc  de  faire,  et 
selon  la  parole  de  Paul,  cet  illustre  et  glorieux  apotre,  quc  Dieu  choisit  entre 
les  Hebreux  :  Dieu,  dit-il,  ne  7ious  a  appeles  que  pour  la  paix,  aftn  que  nous  la 
semions  avec  la  charite  parmi  les  hommes.  Recherche,  ajoute-t-il,  la  paix,  la 
simplicite,  Vamitie,  la  douceur,  la  bienveillance,  l'amenite'.  Cest  le  plus  grand 
commandement  qu'il  iit  a  sou  fils  Tiraothee,  son  grand  et  saint  disciple. 
Cest  pour  cette  raison  que  nous  avons  voulu  scmer  la  paix  dans  le  coeur  de 
tous  les  hommes.  Sache  qu'en  tout  cela  nous  n'avons  pas  etc  sollicites  par 
Tamour  dcs  presents,  ni  de  Tor,  ni  de  rargent,  ni  des  perles,  ni  dcs  vete- 
ments.  Cepeudant,  nous  avouous  notre  pcche,  nous  confessons  notre  faute  : 
uutre  nature,  petrie  de  faiblesse,  ne  devait  pas  ctre  exempte  dimperfections. 

1.  I  Tim.,  VI,  11,  cite  de  memoire. 

P.\Tli.    On.   —    T.    XIII.   —    F.   4.  38 


\'.  2ft5 


578  lllSTOIUb:  NKSTORIKNNK.  |'ir)K| 

^^^.«i;  ^y-'j  V.5J-*-»'  <*^j  i^^^  ^^^  (j  -^  c-x5sj;  L«  i^iLI    -ytj    (.sr^.?  ^-^y^ 

..jLi  Vj  j~^  Vj  ^l>.l  Vj  U^  J^   V  j^^-iLi,  j;;i-ii-  O*."*^  (jt^y*^ 
.vibiUl  S^^PB-i'  jJL  <-^^^  (^J^      iVi  (^   ij      J->^   «i>t.J   ^iUI    c^-jfj  -^^ 
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jl^  jl»  .A>L5C)I  ^2r*  (^^  ^  ^^i  f-*-^'  ,>•  v-^'  i«!>L..;   j_j)  >_i^l»  J?/'^'  .-jkJJI 

'UJL     1^1    (JLki>o    iLwJI    j    v~^^3    {S^  ^    ^^.    J^    v^.    ^■^^^'^^i    '^lP^    (.5-*^^    kj^>*-JI 


1.    JUa.lj. 


«  Et  maintenant,  6  (docteur)  uniquc,  nous  dtjsirons  et  nous  demandons 
h  genoux  humblement  rabsolution,  dans  la  conviction  ou  jc  suis  (toutes 
les  fibres  de  mon  coeur  eii  protestent)  que  tu  n'as  jamais  dout^  de  mon 
orlhodoxie,  de  riutcjgrite  de  ma  couscience,  de  ma  droiture,  do  mon  aflrau- 
cliissemcnt  dc  Th^resie.  Je  n'ai  jamais  confessc  ni  reconnu  en  Jdsus-Ghrist 
autrc  chosc  que  dcux  naturcs  :  la  nature  eternclle,  ct  la  naturc  nouvellc, 
ct  deux  hypostascs,  unies,  jointcs,  cgales,  sans  separation,  sans  conrusion, 
sans  changement  et  sans  corruption. 

«  Je  t'ai  envoye  une  copie  de  la  discussion  qui  eut  lieu  entre  moi  et  leur 
patriarche ;  cxpose-la  sur  le  roc  de  ta  foi,  qui  ost,  comme  jc  sais,  incbran- 
lablc;  porte-la'  sur  Tintegrite  de  ta  conviction;  p6se-la  dans  la  balance 
de  ton  esprit;  examine-la  dans  la  bienvcillance  de  ton  jugement,  afin  que 
ma  position  soit  bonne,  que  mon  innocence  eclate  a  tes  yeux,  et  quc  tu 
sachcs  que  si  j'ai  dit  la  messe  dans  leurs  eglises,  je  n'ai  pas  ncanmoins  viole 
ma  foi  dans  ma  discussion  avec  eux.  Si  tu  trouves  ce  que  j'ai  dit  aussi  s6r 
que  la  himiere  du  soleil,  et  aussi  loyal  que  Tor  pur,  reconnais  que  je  suis 
innocent  de  toute  heresie,  et  ne  revenons  plus  sur  le  passe.  Si  la  raison 
que  j'ai  dite,  et  que  j'ai  clairement  expliquee,  est  do  uature  ^  absoudre, 
absous-moi,  et  ecris  de  ta  main,  sur  la  copie  de  la  controverse,  que  la 
doctrine  qu'elle  contient  est  orthodoxe  et  v^ritablc ;  et  scelle-la  de  ton 
sceau,  alin  de  lopposer  k  autrui,  i  quiconque  n'a  pas  ta  science ;  pour  que 

1.     J-L^lj  esl  sans  doutc  unc  fautc  pour  xU.;>.L. 


[25!)]  XCIV.  —  CE  QUI  RUT  MliU  ENTRE  BARSAUMA.  57i> 

j^jA=>JI  jV  .vil^  "^.^  (J*^  y^  ij^  ^^  tj^  ^^  uk^  dLj'li>L;  ly^i^ij  '^•L~>L^ 

®<i^lii)l    ^ljjllj    ii-^UI     ^LJl     (j    ijij   '  dii     J^U     JA^_    jl  Vj    J-i;.    *   ''•  -■"'• 
^bCi     Jl^j    Ui     .pJUil    ^lkJI     ^VIj    jijJI     J~l;Vl     U>^    y^lj:>Jl     iUVl    bJkA 

^_^lj   o^  jl jj9   (j-^^j  '*^ip-   '-tv'  r*^    -'i>*''   jl-^'   ^Vl  ^l   jjSxJi 

Sij.Jl      L^UlLsJ     .j-UC-lj     4JI      ^..JOj     .JkiUJlj      x-iljJlj     'Uai-Vlj     JUls-Vlj     J/JaiJL      jjJo''L=>Jj 
jLki     l»_«j>-     (j-Ul      tJ^Ij     .i^Ul     r-lvoVI     JIjIaAj    __pcJI     ji»:»A     /j^^-J    jA>JI     A)u     U.jl.0 

«<:*;:- JJ    AiJl 
Jbvlj    .(jfflju    J     |»t-ia<>     (j-^l     (j-;     iwaIjJI     «3j    ,_;-^Ij    ^^1    (j->    j^Vl    ^liU-l    Uj 

cijij  .1^   ^r^  i^   lj^.L  iJu   c^oj   tjiui-j   jl jj;    (_5^   (_0^'   Jrf   «r^^   -'-Jj::' 

J..J  .j^^^  -0  jLi    JjLJl   .iV^l   j^  ^!  j'^!>h    j^  *  o^  -^3  •cfjf!^^  '"-)'   "P.  207. 


le  groupe  de  ceux  qui  combatleiit  mon  ecrit  marclie  sur  tes  pas,  suive  ta 
voie,  ot  se  modele  sur  ta  croyance.  Et  sil  ne  doit  pus  etre  accepte,  ni 
appronvc,  brille  cet  ecrit,  et  jettes-en  les  cendres  aux  vents  impetueux  et 
anx  tempetes  violentes.  » 

Tclles  sont  les  paroles  (paroles  qui  valent  des  perles)  qn'ecrivit  le 
saint  catholicos,  ce  Pere  pur  et  doux.  Lorsque  la  lettre  parvint  au  Pere 
courrouce,  cet  hommc  d'nne  haute  erudition  ctoufra  \a  flammo  de  son 
ressentiment,  apaisa  le  bouillonncment  de  sa  colere,  pour  proclamer  h\  bonte, 
la  patience,  la  r^signation,  rhnmilite,  i'abncgation  du  catholicos.  II  lui 
ecrivit  ponr  s'excuser.  Une  amitie  sans  troubles  suivit  ces  nuages;  Tagitation 
de  la  mer  se  calma,  les  flots  tumultneux  s'apaiserent,  et  la  paix  s'etablit 
universellement  par  la  bonte  de  Dieu  et  sa  misericorde. 

Quand  la  trcve  fut  conclue  eutre  les  Grecs  et  les  Perses,  des  divisions 
cclaterent  parmi  les  Perses'.  Piroz,  general  des  armees  persancs,  trahit 
Boran  et  Tctrangla;  sdn  regne  avait  durc  seize  mois.  Alors  les  armees  se 
mirent  en  desaccord  :  celles  qui  etaient  en  Khorasan  reconnurent  comme  roi 
un  eufant  de  la  famille  royale,  nomme  Meharkosrau ;  celles  qui  se  trouvaient 
i  Seleucie  proclamerent  Arzemidokht",  fdle  de  Sirin,  la  femme  de  Kosrau;  et 

1.  Sur  la  fin  de  rempire  Sassanide  et  rapparition  des  Arabes  voir  encore  :  Un  nuovo 
testo  sir.,  p.  26;  Barhebr.,  Chron.  Syr.,  p.  94  et  sq.,  et  Chron.  arab.,  p.  172  et  suiv. ; 
Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  410,  417-418,  423-424;  Hist.  dti  Bas-Emp.,  LVII,  §  XLII.  — 
2.  Barliebranus,  dans  sa  Chron.  Si/r.  (ed.  Bedjan,  p.  100),  ecrit  is.:>o,^.,,  «  Zadimi- 
dokhl  "  ;  et  dans  sa  Chrun.  Arabe,  ed.  Salhani.  p.  172  :  ._::^J.~',  ;I  «  Azarmi- 
doklit  ».  Cf.  Elie  de  Nisilie,  apud  Barhebr..  Chron.  Ercles.,  col.  12'i,  n°  1 ;  Zarimnndokht 
chez  Michel  \c  Syricn,  loc.  cit. 


5 


.80  IIISTOIUr.  NKSTOUIKNNK.  [2«0] 

^jH  j^-^^yi  >«ia-»l;  o^  ^i  iS^  ^'^'  dir^  ^.  -:^J-V^V  ^yl-^L  jl^ 
.Ua».  (.,-ia»  A-3»j  p^  »_iJj>Jl  J-aij  -J^v*  vl;;  1.5 ^r—'  ^^;;  Jvt^  0;  -^-r^^^-r^ 
JL-19.J    .  jUl^    ClU    ^^-iJI    /fi-^'   J^J    •  «.^^J    ^t^    »i-U--j  O.    j:J>.jXw..sV    c^lil^ 

Jl   Ja^l   ^'  .JL^I    Jl   ^^\    ^   ^J\    S^  '"LJI    J   ^    ^^1  viUi  Jj 

Jl      j^l    jv^»      /.yl    ly_^      w-^/JI     A-aJ     a:*.     XpJI     ^     jljjVI     •5^.5>,    Jj*     jv' 

•j'.m.  (j^  tX/^'  J^'^  -Jt^y"  'y-r*'  "-^^  !>^  '^^  '  ■■^L^l>  '^•^  '<^^  ^5*'  'j-r^- 
^^1  %-Ui  ^>)i  j.  jU'1,-  i^  ji^j  .i^i  ji  Mfu  ji  j\  ^{i  jt  lyCij  li* 

jiu  ^  i_.uji   cjl  j  rl^l  ji-^^.  b^-^li  ■^'^y^^  -L^'  *-^^  •jt-^^^  ^y-^ 
1.  !..U 


cellcs  qui  etaicnt  a  Istakhr  et  dans  lcs  regions  dc  Persc  uommcrcnt  Yazd- 
gerd '  fils  de  Saliryar,  fds  de  Rosrau,  fils  de  Hormizd.  Les  dissensions 
s'aggraverent  et  la  guerre  civilc  eclata.  Arzemidokht  put  regner  un  an,  pui» 
elle  eut  les  yeux  crevds  et  fut  massacree.  On  tua  aussi  renfant  qui  regnait 
en  Khorasan.  Yazdgerd  fut  seul  le  maitre  de  Tempire ;  tous  les  Perscs 
ragreerent;  ils  lui  firent  quitter  Istaklir,  et  le  presenterent  k  Seleucic,  ou  il 
s'etablit. 

En  ce  temps  apparut  dans  le  ciel,  du  midi  au  nord,  quelquc  chose  comme 
une  lance,  qui  s'etendit  bientot  vers  Torient  et  roccident,  ct  on  put  la  voir 
ainsi  trente-cinq  nuits.  Les  hommes  regarderent  cela  comme  un  presage  de 
Tapparition  du  regne  des   Arabes^. 

Puis  Yazdgerd  fit  des  largesses  aux  armees,  au  moment  d'entrer  en 
campagne  contre  les  Arabes.  Les  Perses  etaient  pcrsuades  que  les  Arabes 
devaient  triompher  jusqu'i  ce  qu'ils  seraient  arrives  aux  rives  du  Tigre  et 
de  rEuphrate,  ct  qu'une  fois  arrives  lci,  ils  seraient  vaincus,  et  s'en  retour- 
neraient  en  deroute.  Confiants  dans  cette  idee,  ils  negligerent  de  les  com- 
battre  jusqu'A  ce  qu'ils  fussent  arrives  a  Hira.  Lk  etaient  deux  generaux 
persans;  ils  combattirent  les  Arabes,  et  furent  tues  tous  lcs  deux.  Los  Arabes 
s'emparerent  du  pays  et  commencerent  i  recueillir  lcs  impots  en  la  cinquiisme 
annee  du  regne  de  Yazdgerd  k  Seleucie.    II  y  avait  dix-huit  mois  qu'il   sc 

1.  Tabari,  p.  397,  n"  3  et5;  Un  niiovo  lesto,  loc.  cit.  —  2.  Cf.  Chron.  Syr.,  loc.  cit. 


[2611  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIRU  ENTRE  BARSAUiNlA.  581 

^_j^\  JsU-U   .  <kM  ji^lrUJl   v_^_^J3  l^  yu-  i^"  ^^l-uJL  'iJ  jo)  .jjllj.JL    :>^^j>_ 

^JsJls     .Jl:>JI     -UaS)    *^_/>J     Jl.5y)l     'U«J     w»y^    ij^    ic-UI     CJI        Jy     aXU     ^    \3uLJ\ 

®[^    [^    \jj\ii   ^jJIjuJI.    "CjCifc..   jIj    1_^    jl    -u    ^^1    A. 
Ju.   '  •s^.5>.    fJt''^    *^'^   •L.p^J    (^^    ^y.    -**-  ''^    "^yf^   (J'   ^j^-^y..   M   ^3         *  P.  29y. 

j~"!3   •  J_/*  lj-Uas_)  jL-l_^    »s>o   v_j^l  jL-j  .  .sl jl  L«  aJ  L^   Ji   Jl  «^"Vlj  M-r^    i**^ 

-»l     ijiajj     (^Ljj     A»-«J     .  wJjJi     ulc-     jjju"     LJ     "U-UJl     /-«     ^-aJL     L>-j     C^     ^_3     •?^r?"-'_/ 

.  <.Lw    /w..^j  A_.-»i»-3  "U  L«-X    /w  -U    s^  u>)   .  (_f;_yi' 

jl     Jl     bJ'UX.<     i1P"3     ^^~^     L^Ao      tV*-"        j— »i-     i-U     wi  rJl      J^=— ^      J^LJI      OjJa^lj 


trouvait  reuni  dans  cette  ville  avec  Mar  Isoyahb  le  catholicos.  Les  Arabes  lc 
cerndrent ;  ses  soldats  se  disperserent  en  fuyant ;  la  plupart  d'entre  eux 
furent  tu^s.  L'empire  lui  echappa.  II  s'enfuit  de  S^Ieucie  avec  ses  enfants  et 
ses  femmes  en  la  septiome  annee  de  son  regne  qui  cst  la  dix-neuvieme  annee 
des  Arabes',  et  se  dirigca  vers  la  montagne.  Les  Arabcs  le  poursuivirent 
apres  avoir  pille  le  palais  du  roi  et  s'etre  empares  de  tout  ce  qui  s'y  trouvait. 

Lorsque  Yazdgerd  arriva  k  Djaloula,  Sad  ben  Abi  WaqqAs  le  rejoignit 
et  lui  livra  bataille.  Yazdgerd  fut  mis  en  deroute;  un  grand  nombre  de 
Perses  perirent;  de  toute  rarmee  une  poignee  dhommes  se  sauva  avec  le 
roi.  Les  Arabes  qui  Tavaient  devance  jusqu'a  \ehawend  rattaquerent  encorc, 
et  il  fut  oblige  de  preudre  la  fuite ;  il  se  dirigea  vers  le  Rhorasan  et  atteignit 
Merw.  L^,  il  tentai  desesperement  de  reunir  des  soldats  et  de  Targent,  mais 
ne  put  reussir.  Les  Arabes,  qui  le  poursuivaient  jusqu'en  Rhorasan,  atta- 
qucrent  Merw.  Yazdgerd,  n'ayant  pu  s'enfuir,  se  cacha  dans  un  moulin 
situe  pres  de  la  ville,  ou  il  fut  decouvert  et  massacre.  L'empire  des  Perses 
prit  ainsi  fin  ;  il  avait  dure  385  ans^. 

Les  pays  furent  bouleverses  par  la  venue  des  Arabes  pendant  cinq  ans, 
par  des  maux  inintorrompus  et  des  epreuves  continuelles  ;  et  cela  dura 
jusqu'a  ce   que   leur    regne   s'affermit  avec   solidite.    IIs    demanderent  aux 

1.  Yazdgerd  regna  le  Ki  juin  632.  Sa  septieme  annee  commen^ait  dono  le  16  juin 
638  de  notre  ere;  Tan  dix-neuvieme  des  Arabes  commen(;ait  en  630.  —  2.  Barhebrfcus 
{loc.  cit.,  p.  102)  le  fait  durer  de  227  a  645,  a  savoir  418  ans;  cf.  Amr,  p.  54.  Mari  lc 
fait  durer  480  ans;  Michel  le  Syrien,  loc.  cit.,  p.  424,  418  ans. 


582  IIISTOIRR  NI-.STOIUKNNr-:.  [202] 

«iLlt^j    *Jlll    l^*    (♦(l^Ji^    j    (5jL~aJl     w^y»     ^^J    Ji^    ^'^ 

A^j  •^^'v^  (""^  ^  jUUi   ijL»-  ^l   /^  i>5^^  ^   Jj^~-Vl  ^v*  Ot?'-'       *J-vf>-  (J 

J   c^lJ    -JJj'    "^'    ^-^^.5   i>rrr^    *3!A*    (j-y^-^y  ^   In*    (*■'     (j-*^'    ^    J^ 

1.  In  margine  :  j>.w'  __;^U!  Jie'     ,bU^dw;  deinde  grapliio  :  J,  s^ij  UU.jl  ^^  ,^Ji! 
^wJI  Uy  iijL^  '-UjU.  —  2.  ^I^C^'  cx  ()cLaa>(  o/oXv].  —  .'5.  icibUI  -  (jl^J-»-''  <'X  |ift\v<  doclor. 
—  'i.  }~'iy  i-'x  -po  dominus  nieus.  —  5.  ►*:  ex  ipooi  monasterium. 


chrctiens  et  aux  Juifs  leurs  sujcts  lc  payement  de  la  capitation  ;  ils  la  paycrcnt. 
Les  Arabes  lcs  traitercnt  avcc  bonte ;  la  prospcritc  regna  par  la  grAce  de 
Dieu  (qu'Il  soit  cxaltel)  et  les  coeurs  dcs  cliretiens  se  rejouissaicnt  de  la 
donaination  des  Arabes  :  que  Dieu  raHcrniissc  et  la  fassc  triompher! 

XCV.  EVENEMENTS    QUl     EIRKNT    LIEU     l)U     TKMPS     DE     iVI.VU    laO^YAH»    Gu.\LAVA. 

[HlSTOlRE     DE     RaBDAN     OuKHAMA]  '  . 

Ce  Saint  etait  Tun  dcs  compagnons  de  Is6'yahb  dans  rccole  de  Nisibc;  il 
ctait  dc  la  classc  dcs  doctcurs  ct  Fun  dc  ceux  qui  quittcrcnt  Tecolc  lors  du 
schisme  de  Hnana  le  docteur  dont  nous  avons  parle  phis  haut".  II  se  rctira 
aupres  de  Mar  Babai '  dans  son  grand  couvent,  ct  il  vccut  cn  solitaire  dans 
une  grotte,  jusqu'a  ce  qu'il  atteignit  la  vieillesse.  11  se  rendit  avec  Habai  dc 
Nisibe  h  Jerusalem.  Puis  il  fut  contraint  par  Cyriaquc  {Qimridqous),  metropo- 
litain  de  Nisibc.  d'acccptcr  lc  siege  episcopal  d'Arzoun;  mais  il  n'occupa  ce 

1.  En  marge  :  «  Histoire  d\m  personnage  dont  le  copiste  a  neglige  d'ecrire  lo  nom.  » 
II  s'agit  sans  doute  de  Rabban  Oukhama,  fondateur  ou  plutot  restaurateur  du  couvent 
de  Kamoul,  dans  la  region  do  Qardou,  appcK'c  aussi  Beilh  Zabdai  (voir  Mari,  p.  25: 
Le  Livre  de  la  Chastete,  n°'  14,  2,5  ct  30;  Thomas  de  Marga,  Hb.  I,  c.  14;  S(.'lier,  Ana- 
lyse  de  1'IIistoire  de  R.  Har  Kdta,  c.  XXIII).  Toutefois  Amr  (p.  ,">.'))  dit  que  son  cou- 
vent  se  trouvait  dans  la  rijgion  de  'Amadiya;  mais  cet  auteur  a  sans  doule  conCondu  lc 
village  de  Kamoul  avec  le  village  de  Koum  ou  Koumane,  qui  se  trouve  tout  prcs  de 
Wmadiya.  —  2.  Voir  w"  LXXIV.  —  :>.  De  Misibe? 


4 


[263]  XCVI.  —  [IISTOIRE  DR  RABBAN  SABRISO'.  583 

'y^y    jL«    A..*Ar   Ll^y    bjljM    -^.^j   Ow    ^^3    AT»!»    V.  fl*-'"''    ^^y^    (V    .  (%*->-    *-^'    ls*!/^ 

®^Arl_yLi   <,U1  L^i  jsUil  i^jiJl  ^^1  |3 

1.  r-y  ^'  -►  ~j-^"  Gx  i-iM  ccllula.  —  2.  In  marg.  graphio  :  ^tJ.i  .,'  JljiJ  j  ►*i  U! 
uiooa  ^SjiSj  ,^i;x>j  L.>'^1  ^. —  3.    .^j,  ex  ^!  magister  noster. 

siege  que  pendant  trois  ans,  au  bout  desquels,  casse  de  vieillesse  et  de 
faiblesse,  il  se  retiru  dans  la  grotte  de  .Jean  (Youhanna)  disciple  de  Mar  Awgen, 
pres  d'un  village  appele  Kamoul,  dans  la  region  de  Qardou,  pour  y  vivre 
dans  la  solitude.  Les  gens,  qui  apprirent  bientot  son  genre  de  vie,  se  rendirent 
aupres  de  lui,  et  batirent  autour  de  lui  des  cellules  ou  ils  habiterent. 
Grace  aux  secours  de  quelques  habitants  de  la  ville  de  Thmanoun,  il  batit  un 
couvent  sur  remplacement  de  la  grotte  de  Jean.  Durant  trente  aus,  il  fit  des 
miracles;  il  mourut  a  rAge  de  soixante-quinze  ans,  et  il  fut  inhume  dans  le 
couvent  qu'il  avait  bati.  Que  Dieu,  grace  k  ses  prieres,  se  souvienne  de  nous. 

XCVI.     HlSTOIRE     DE     R.\BB.VN     SaBRISO',     FONDATEUR 

DU    COUVENT    DE    BeITH    QdQA  ' . 

A  cette  epoque  appartient  Mar  Sabriso',  cet  homme  vertueux,  disciple 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  59.  La  biograpliie  de  ce  saint  nestorien  a  ete 
redigee  parSabriso'  Rostam  [voir  Thomas  de  Marga,  lib.  II,  c.  17);  Thistoire  de  son 
couvent  a  ete  ecrite  en  vers  par  Gabriel  Qamsa  de  Mossoul,  ct  par  un  auteur  ano- 
nyme.  Ce  dernier  texte  a  ete  edite  par  Mingana  :  M&iha-zkha,  Mossoul,  p.  171-220; 
cf.  Scher,  Analyse  de  1'Histoire  du  couvent  de  Sabriso'  de  Beith  Qoqa,  dans  Revue 
de  rOrient  Chreticn).  Assemani,  B.  O.,  III,  ii,  p.  742  et  877  (cf.  Barhebr.,  Chron. 
Eccles.,  11,  ed.  Abbeloos  et  Lamy,  col.  410,  n.  2),  semble  confondre  le  couvent  d'Eze- 
chiel  de  Daqoq  et  celui  de  'Aba  Sappira  (ij.^  us.)  avec  le  couvent  de  Beith  Qoqa. 
Daqoq,  en  syriaque  .^q^^^.  ou  ..dcix..,  qu'on  appelle  maintenant  Tawoukh,  se  trouve  en 
Beith  Garmai,  a  neuf  lieures  au  sud  de  Kerkuk  (voir  sur  ce  couvent  Le  Livre  de  la 
Chastete,  n°  85,  ou  il  est  dit  que  son  fondateur  etait  disciple  de  Mar  Awgen;  tandis 
que  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  31,  dit  de  lui  qu'il  etait  le  disciple  de  Rabban  Khou- 
dahwi,  mentionne  ci-dessous,  n°  XCVIIl).  Le  couvent  de  Beith  Qoqa  se  trouvait  en 
Adiabene;  on   en  trouve   encore  les   ruines  tout  pres  du  Grand  Zab,  a  sept   heures  a 


:!0l. 


584  IIISTOIUI':  NKSTOMII.NNK.  f^fi/il 

>JA__aj      w**'    ?•  V— »>*-"    "    'l-w-Ji     ■y^    Ajjlj    iTk^    «.*»—    ^    . <L-    h^JLc    ,J^i    'ijLTJj    ^/■^ 

♦  1'.  30J.  (jAc  Ul^  jl5j  .iiiljJI  ^l  *  b^l  ^l  ^^JJI    i^^Lt^    j.   »_-x.yL.J  1»^  i^l;  J^ 

.  Ijrl^^ij    C«JI    ^j^^llxll       sl^     j     ^^j     .ijXiaAJ     jL*^    U-l__pl     JujliJl     lijb     ^j 
JjiL     il    pfcl^l   jU    J^    Jux.j    l_^    <Lc>cJ    .^j    l^    jo    ^^1    ijUJI    ^^    jl^j 

k^^Ajul     i..A_Jli        -«L     ^.«.^JJtl     Jlj     .v.J.Xy     L«     K.^*.»-      <_J^     <ubJ..^~S     A^l       v«L     0.*~>.^i     klji     Jl 

j_j^  VI  ^^  j  ^_  jj^  l»*.5jL    |»i    L,  b^  j    jLfcJl   ^_g;L   ^^jJU-  ■0)1  J^    jl^j 

1.  L;^p^  CX  k4^paj  avoi/(i)pr|Tr|i;.  —  2.    .IjJ  CX  \;m\  OpUS.    —  3.  i.Ls. 

de  saint  Isoharuon ',  gouverneur  do  Mossoul '",  que  Kosrau,  lils  dc  Ilorrnizd, 
fnit  k  niort  k  cause  de  sa  foi  chretienne.  II  demeura  en  Adiabene  avcc  iin 
certain  anachorete,  dont  il  imita  les  reuvres  pendant  douze  ans.  II  enten- 
dit  alors  une  voix  celcste  qui  Tappelait,  en  lui  disant  :  «  Sabris6",  montre-toi 
aux  hommes;  car  Dieu  le  Tres-Ilaut  t'a  donne  cette  terre  pour  que  tu  la 
foules  de  tes  pieds.  »  II  obeit;  c'est  alors  que  les  homme.s  accouraient  de 
toutes  parts  le  voir;  et  parmi  eux  vint  Is6  yahb  lils  de  liastohmagh,  me- 
tropolitain  de  Mossoul,  et  le  futur  catholicos,  pour  recevoir  sa  bencdiction. 
Cet  homme  vertueux  batit  des  cellules  pour  des  moines  qui  vinrent  le 
trouver.  II  fut  tres  habile  dans  la  lecture  et  le  commentaire  des  livrcs 
ecclesiastiques.  II  y  avait,  pres  de  la  grotte  qu'il  habitait,  un  [ancien]  mo- 
nastere;  c'est  la  qu'il  fit  son  couvent.  II  agit  selon  les  conseils  de  Mar  Abra- 
ham  qui  disait  :  «  Si  tu  t'occupes  des  interets  de  Dieu,  tu  seras  degage  de 
tout  ce  qui  te  preoccupe;  si  au  contraire  tu  t'occupes  de  tes  propres  intercts, 
tu  seras  accable  de  fatigues,  et  tu  t'abaisseras  meme  de  deux  faQons  :  en  ne 
travaillant  pas  k  ta  perfection,  et  en  ne  remettant  point  toutes  choses  entre 
les  mains  de  Celui  qui  les  dirige.  »  Par  une  gr^ce  divine,  il  pourvoyait  aux 
necessites  absorbantes  et  materielles  de  son  couvent,  sans  que  Ton  vit  dans  sa 
cellule  autrc  chose  qu'une  cruche  d'eau,  et  une  ecuelle  de  feuilles  de 
palmier  enduite  de  poix,  pour  y  mettre  du  vinaigre. 

Touest  d'Arbele.  Enfin  le  couvent  de  Aba  Sappira  se  trouvait  en  Bcith  Nouhadra  (voir 
he  hivre  de  la  Chastete,  n"  20).  —  1.  Je  n'ai  Irouve  aucun  renscignrniciit  sur  ce  piM'- 
sonnage  dans  les  autres  annalistes.  —  2.  Alor.s  Ninive. 


]2651  XCVI.  —  HISTOIHK  DR  RABBAN  SABHISO'.  585 

L^L_.  VI  ^^^1  <ii.lr  ^LaI  |j.«  Aji_JI    Jl  4oM      o'^-^  j;-»  jj^   f-^j  -(V"  f^^J  -Ir^  ♦  I 

j^_    J)    »LJI    ^l    Jj-^_^l    '«jtJI    j    J^    J^^.   1«-^    .«^_»JI    ^^J    •'-rO*''    ls'^    (♦t-ji-'' 
^jJI    j    JD     Jj^     «..^    Ijl.    ^^^3    dlLjti     LaJj>-j    'U    iys-    jj->Aa)l    '  Cl^    .^    dlLfc 

lA J  »^     .>"^     *■*     Aji.wJl        Jl      Jd^Jl     ^     ^,rJ'      "*V^^      .)t«»4.Ji      (_J     ^   >«Jl      fLi*     !i-^     *J>.« 

•WLJI       j-UJIj     A-IJ^I       •pUVI        Jc-     (^J-^      «-•    jV-'^     d)o     j-iju       \^     \yS-cS.^     .«^1X.«I      Ui 

i_^lj      ^Lj     JLJI      aJ       Jls)      )«->aj^l        \£.      ^I__^VI      'l-J^I      As^l      j»yj£.      jLiU      .jl^^Vl. 

\.«     jLjl       5-lji<i     ijlj>    <U      'K   P^      \-J*Y^      L-.»  '     v^-O     i_5JI     j^Ls      ■ '^'I      ijya^\      \a     UjiI»      .*J 

.  dUi   l_^«..-.   LJ   AJI...JI    j^   |yj-='  ^    •  (V^'    -1/3    ~  '^ij^    wJI 


.30.3. 


u. 


2.  !>.iJiJ.  —  3.     ^'jIhJ'  ex  ujpo  dominicus. 


Quand  lcs  Arabes  se  repandirent  dans  los  paj^s,  envahissant  les  bour- 
gades,  ils  approchercnt  dc  son  couvent;  le  Saint  reunit  ses  enfants  dans 
une  eglise  voisine  de  son  couvent,  et  il  resta  avec  cux;  il  enjoignit  alors 
au.x  habitants  du  village,  (|ui  accouraient  autour  dc  lui  daus  reglise,  de 
ne  pas  sc  soumcttre  aux  Arabes.  La  placc  fut  assiegee,  et  ceux  qui  etaient 
dans  reglise  ne  purent  sortir  pour  chercher  _de  Teau ;  et  il  n'y  avait  pas 
l^  de  puits.  Le  Saint  benit  une  cruche  deau  qui  se  trouvait  \k,  et  il  en 
abrcuva  tous  les  assieges  qui  etaient  avec  lui,  pendant  le  sejour  les  Arabes 
dans  ce  lieu.  Ccux-ci  sacharnerent  a  vouloir  penetrer  dans  leglise,  qui 
pourtant  n'avait  que  de  faibles  muraillcs,  sans  y  reussir.  Ils  s'etonnerent 
alors  que  cela  leur  fut  impossible,  a  eux  qui  avaient  su  venir  a  bout  des 
pkces  les  plus  inabordables  et  des  villes  que  leurs  remparts  rendaient  inac- 
cessibles.  Un  de  leurs  chefs  leur  conscilla  d'abandonner  la  place  :  «  II 
doit  s'y  trouver,  leur  dit-il,  uu  moine  vertueux,  qui  nous  empechc  d'y 
entrer;  car  chaque  fois  que  nous  langons  une  fleche,  je  vois  quelque  chose 
comme  un  trait  de  feu  en  sortir,  repousser  la  fleche  et  la  faire  reculer.  » 
Ayant  entendu  ces  paroles,  ils  quitterent  Teglise. 

Puis  saint  Sabriso'  mourut  le  prenjier  dimanche  du  careme'.  Que  ses 
prieres  soient  avec  nous. 

1.  Vers  650  (voir   notre  Analyse  de  1'Hisloire  dti  coiivent  de   Sabriso'    de  Beith 
Qoqa,  p.  6,  n,  4). 


P.  304. 


5H«  IIISTOIIll-;  NKSTOKIKNM-:.  12601 


IJCC 


o'-  '-^  -^  ~>: 


Vj     O-A^l    J    j5C     |»[j    i^l     Jjfcl     j^     ybj     ^.liJI     Iaa    ^^\     jUjJI     iJjb    j 

^l   Cx^l»    r-_;iij   -v^  '-^r  '-^'   "^  «--'--'  (^  ^jJ'  J  ^ii^CjLi'  Jki"  jl^j 

t^  .     ^     ^     XjJJ      <Uy      ^      *iiilj     iJJtLi      L-«     ^..^«S     ."Cfc     jLJI      J^      «ia-J     Xfr      Lftjlj 

p.  joo.   ^3   ^j^    ^   f-^_   J/„  Jj   .^1   ^   >_i~^   ^5-UI  '  liiLJl    b^l    Ui   "U-l    -'^lj    jT-;.-*^' 

.^Ului-l  jl  Jl  Ijui 

U     ^y.'jji.j    ^r-y^^J     ^^^J     ^J*=/?"J    '''^.r     J^3       <SJ^^     f^^y}     ^^     -'^    f 
1.  ^3'l^j.  —  2.  j^j.  —  3.  .^Uxw'  cx  .^m  jacuit.  —  4.  ^^-=^1.  —  5.  '-^.-jJ. 


XCVIl.  —  IlisToinE  i)i:   M.vu   'Aiiiu  fils  ue  Hanif  '. 

Cc  fut  ;\  cctte  epoquo  qiic  ce  Saint  fut  clu;  il  etait  originairc  dc  Ilira; 
il  n'etait  pas  moinc;  il  n'avait  meme  jamais  songe  k  rdtre ;  mais  Dieu  le 
choisit  commc  David  fds  d'Isai,  Jcremie  ct  Evagrius  [Ourghis).  L'ange  de 
Dieu  lui  apparut  trois  fois  et  lui  ordonna  de  se  faire  moine;iI  scrvit  alors 
Mar  'Abda,  le  fondateur  du  couvent  de  Gamre  '-. 

II  avait  conQu  un  doute  sur  sa  vision;  mais  Tangc  tira  repee  pour  le 
frappcr.  C'cst  alors  qu'il  partit  pour  se  rendrc  aupres  du  pere  Mar  'Abda'. 
Accable  de  fatigue,  il  s'endormit  en  chcmin,  dans  le  voisinage  d'une  foret. 
Mar  'Abda  le  rencontra  alors,  ct  aper(,!ut  uu  lion  vcillant  a  ses  pieds,  ct 
ecartant  de  lui  les  moustiques.  II  fut  cmerveille  de  ce  spectacle;  il  le  reveilla 
et  le  conduisit  aupres  dc  saiiit  Babai;  ce  Saint  changea  son  nom  ainsi  que 
lui  avait  ordonne  Tange  qui  lui  avait  revele  son  avenir.  II  ne  cessa  de  servir 
Mar  Babai  ct  Mar    Abda  jusqu'a  leur  mort. 

Puis  Abraliam  de  Hira',  Mar  Youhanna',  Gregoire  {Djrighour),  Gabriel 
{Djibrdil),  Marc    (Marrjous)  et   Khoudahwi  %    ayant    entendu    parler    dc  lui, 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  77.  —  2.  Ou  plutot  de  M'arre  (voir  ci-dessous, 
p.  ,^01 ;  cf.  ci-dessus,  p.  .5.'iO).  —  3.  Voir  ci-dcssus,  n°  XCl.  —  4.  On  pourrait  encore  lire 
,_^}s-'l  «  dAdialaone  ».  —  5.  Lecture  conjccluralc ;  voir  louterois  ci-dessous,  p.  590.  — 
6.  Sur  Klioudaliwi  voir  ci-dessous,  n»  XCVIIl. 


[2(')7]  XCVIl.  —  IIISTOTRE  DR  MAR   'ABDA  FII,S  DR  I.IAMF.  ,-)87 

dUi    j    (V^:^    JJ-^.   ^J^^J    •  J-5^    iS^y   ^^-    (*v'  J^-5    "^    ij^lsli    -is,/^    (^    J-^'! 
«Jjj^    7c„»j^    diXJi    ^.^bj    Vls-lj    ^,^1^    L>    ^    "J    iw^  ■'•■Jj    -y^^    \y3    JJ^eJi    ^J    ^I 

^ji  \a  y-j^  ■il  Ij-i  J3-*J  y^  ^— j  .Cjlj  ^^^  '-^"  '-iy^^  j^  <;'jlc  c^Joj  .aJ  -u.« 

>U^J       -,-LwL      ^p-Vlj     f-_j-iw«l3     L«JtAa-l     ^jy^\j     dJllA    As-3J    ^^1     jj^     ^j        ^^ 
1-Cils.l_^^    ^Lo     jl    7t,Laj_    U^j.«    xljlj    d.'>UJI    a)    ^^    i^"  -^j-^    ^L'    j»jj«    ^lsls  .L«y«^Aao 

^   livr^'    cr^   '*''3^3  -l^   t/~i  -^    o^  ^J^'^.   "  ^"^  •Ir*^^  j-*^  ^^J  *'''-^:  ♦  p.  sog. 
/.Islj   iJ   jl   ^l    ^^1    'L    ^  iJwJjlcj   <dl    ij^   ^^   ^   f*»\y\   jL«  JiLxJlj   .dJJi 
j   ^lsl^   j^jifr   -u.    1^^   !-*-£■   ^    (^lj    L».ls    •'^j^   J^  ^   jLa^I    aJI    «aI^Ij  Ki 

®l^,s    l^s,^^*-^   ijLiU 

l»^JLs>lj    .OL^l^-aJl     J     Jji-jJlj    jUj  Jc    4)1    LLfr    jjl    ^^1    ^    S^     y\    ^-*^.'    ^ 

^s.   i  y^    («LL,i>Vj    /«Ll^Vj   j>l£S\^    Ji>t.LU    jjA5>t_j    l»i03    jL-l^     v<    (jLr*^'    ^^    lV'-' 

1-  (l^- 


allerent  le  voir  ct  habiterent  avec  lui ;  il  fut  pour  eux  comme  Moise  fut 
pour  Aaron.  Ils  se  uourrissaient  tous  dans  ce  desert  de  mocUc  de  palmicr  et 
de  noyaux  de  dattes.  U  apprit,  par  unc  revelation,  la  construction  du  cou- 
vent  dc  Beith  Hale;  il  vit  Tange  tracer  remplacement  du  templc;  il  cn  fit 
part  aux  freres  et  cxhorta  Rabban  Khoudahwi  ^  bAtir  Ic  couvent,  en  lui 
revclant  que  c'ctait  a  lui  qu'il  etait  reserve  de  le  fonder.  II  avait  rhabitude 
de  parcourir  sans  cesse  le  dcsert  ou  il  habitait.  Une  fois  qu'il  traversait 
le  pays,  il  arriva  pres  dc  la  terre  de  Phiram,  appelee  maintenaut  'Ain 
eu-Namir;  il  trouva  dcux  moincs  :  Tun  s'appclait  Qamiso',  et  rautre  Basile 
{lidsills),  avec  un  homme  qui  les  servait;  il  resta  chez  eux  trois  ans.  L'ange 
lui  apparut  alors,  et  lui  montra  une  place  propicq^a  la  construction  d'un 
couvent.  II  se  mit  h  batir  et  nomma  cc  couveat  :  couvent  de  Gamre,  parcc 
qu'il  etait  pres  d'un  fleuve  appele  Gamr^.  II  fut  aide  dans  son  projct  par  Qais 
de  Hira.  Mar  Abraham  vint  du  couvent  de  M"arre  ct  laida  dans  la  construc- 
tion  du  couvent  jusqu'a  son  achevement.  Mar  'Abda  s'y  etablit;  et  les 
moines  vinrent  de  toutes  parts  se  grouper  autour  de  lui.  Voyant  Icur  nom- 
bre  considerablc,  il  s'eIoigua  ct  se  retira  dans  une  grotte,  ou  il  vccut  long- 
temps  dans  la  solitudc. 

Puis  il  commcn^a  a  appelcr  les  habitants  de   'Ain  cn-Namir  au   cultc  du 
Dieu  grand  et  puissant,  et  a  la  religion  chretienne.  lls  tiraient  leur  origine 


5>W  IIISTOIKF,  NKSTOUIKNNK.  [2081 

_^j    ^^^    jl    ^■Ij.T.-.i    ^^   j»^    jx,^   |Jj   .j»jJ   ijLijl   ^_^^-^'   ^>«  '_>»^.  (vlj   -JiJ^ 

K,Jj      iiyy      <0I      sj:»!      Ui      .pAXt      «JDI      ^i     Js,     A»l    ^^_     jl^     Vj     JU     4)1 

I'.  :t'tf.     .^_:>^     r^jj    J^     JI^^I     ^jUj    ^^1    iJjt     ^l     J^l     Jctl    "   <)>Ua)l    Jt    j^JJJ    (n-'^ 

^A;     A3(_.j    *JU.    (^jil-aJ     .<)Ujl    ^     A.     JuaL     jl^    UJ     lA-i-    ^    J\    ^rJj)\    *i^    *JUj>l» 

-ujiJj  ^y^^^jy  J^  3iJ^  v"^  '*'^'  r^j  ^"^  J^  1^"^^  jlii~iJI  c»  r J*^  -^^^ 
.  jL^I  Jl.  j»j»y   jj.r:^.  ilr^^^'   lT^'   ^-^i   ■'Si   *-'^l5  y 
^jj   CL»-    pAlI^i    «Jl    vii)i    l_jXii    (^m    j   iJ«tiJl,    .3!>UI    Jilr    JlaI    J;:«ii«l    (♦.' 

^,3tJjl  .i,Ui    (vA^I   J   4,UI     JLj  .(V^r^T^   Sy^   ^y-j^^    J^    (♦^^3    ^r^   o^   <J^ 
.   —>j^\   jjc   7t-.3i>a)l   |»jl«  (*-^J   'jt^'   (J   'jJ^J    Ir^   LJr'^^-^    Z J^^   M-'"*^**!   ly      ls*^ 

*ljr»«j    f-*-*J   ("L^il   ^;— <5   lj>-j    ij-4-r'      l-^J  (**/^   A*£-l   jv 


r^j- 


tles  captifs  que  les  Perse.s  avaient  einmeuc.s  dc  Khorasan.  lls  adoraient  lcs 
palniiers,  les  arbres,  les  idoles,  et  quelques  figures  ayant  la  forme  d'homnies. 
Lcur  plus  yrande  idole  6tait  une  cliose  qu'on  appelait  Nahrdan,  qui  6tait 
servie  par  dcs  protrcs  dont  le  chef  s'appelait  Marzoq.  Ils  n'6cout6rent  pas 
les  cxliortations  du  Saint.  II  n'y  en  avait  pas  un  parmi  cux  qui  put  sup- 
porter  que  Ton  pnmongat  le  nom  de  Dieu  Trcs-IIaut  devant  lui,  et  pcrsonne 
n'osait  prononcer  Ic  nom  de  Dieu  en  leur  presence.  Lorsque  Dieu,  dans 
sa  bonte  ct  sa  misericorde,  voulut  les  sauver  et  les  tirer  de  leur  cgarement, 
il  advint  que  le  fds  de  la  soeur  de  leur  chcf  tomba  malade,  et  allait  mourir, 
frappc  par  un  csprit  impur.  Son  oncle,  le  chcf,  le  porta  k  Mar  'Abda;  car 
il  avait  deja  eu  connaissance  de  ses  oeuvres.  Le  Saint  pria  sur  lui,  roignit 
avec  riuiilc  de  bcnediction.  Le  demon  qui  le  tourmentait  sortit  de  lui.  Dieu 
ouvrit  a  Marzoq  les  yeux  dc  Tesprit,  comme  a  Cornelius ;  il  se  fit  baptiser 
avec  toute  sa  famille.  Et  Fon  vit  les  demons  s'envoIer  au-dessus  d'eux  comme 
des  corbeaux. 

Puis  les  habitants  de  la  region  furent  attcints  de  rcnflure  du  corps;  ils 
vinrent  lui  exposer  leurs  malheurs.  II  leur  fit  boire  du  hnana  ' ;  il  fit  sur 
la  fontaine  le  signe  de  la  croix,  et  leur  ordonna  d'y  boire  :  ils  furent  tous 
gueris.  II  pria  encore  Dieu  pour  eux ;  alors  les  arbres  qu'ils  adoraient  niou- 
rurent;  on  vit  les  demons  en  sortir  et  s'cnvoler  dans  les  airs,  et  Ton  enten- 
dit  leurs  imprecations  contre  le  Saint.  II  baptisa  ensuite  tous  les  habitants. 
Le  chef  conslruisit  des  eglises,  brisa  lcs  idoles  et  dctruisit  Icurs  templcs. 

1.  Sur  la  signification  du  mot  hnana  voir  ci-dessus,  p.  449,  n.  3. 


12691  XCVII.  —  HISTOIRE  DE  MAH    AHDA  FILS  DE  HANIF.  589 

Jl     JU  jU     *     .  \j£-      /•La)!     41».:,      <k,U-j     J    ib     Ji[^\     ^\      .stj     ^j.     '«JJl      -U-£      J:>Jj  '  P.  308. 

jl^Cj     .1^     <;ls     l^     ^^^     Jlsj     '»J_j^J      «-.     iUai.     iJl      JU«i     .«J^     i>l^l     aJLj_     iJ->^-^\ 

J  iLjlitJl   j5l>    L.«   (Jr*J.y    (^^*''^^^  ij'-'    (J^    r^^    j^  ^^   bj^'    >— *ir^  O^J 

"0  .^j  (^JJI  *JJI  .j^^  y^3  \y^  iJ\  j^  -^^j  ty.  '^^^  -*—*-;  ^,^^  Juarl   Uj 

®  V-..I   Ljm  'ijiiLtf   .Ijt-lj  \y_    jLfc^l  yj   ^-^^  i^La.   <X>-j 

1.   vJl.vAi»;;.v   ex  inivhi   ministerium,  recitatio  officii  liturgici.   —  2.    e.L~j|  ex  i^am 
completorium. 


'Obeid  Allah  bcn  Ziad,  emir  do  llraq,  fut  attcint  d'un  mal  au  picd  qui 
rompeclmit  dc  poser  cc  picd  h  tcrrc.  II  cnvoya  quclqu'un  auprcs  du  Saint 
pour  demander  sa  prierc;  celui-ui  iui  fit  remettre  sou  baton  par  le  messagcr, 
en  disant  :  «  Quand  il  s'appuiera  sur  ce  baton,  il  sera  gueri.  «  11  en  fut 
comme  le  Saint  Tavait  amionce,  et  rerair  guerit  aussitot. 

On  raconte  de  lui  cette  jolie  anecdote  :  il  avait  remis  a  Rabban  Kliou- 
dabwi  deux  noyaux,  de  ceux  dont  les  anachoretes  se  nourrissaient  dans  le 
desert.  Aussitot  qu'on  les  eut  mis  dans  la  bouche  d'un  enfant  agonisant,  il 
fut  gueri. 

Ce  Saint  vecut  jusqu'aux  dernicrs  jours  de  Mo'Avs^ya'.  11  mourut  daus 
sa  grotte  sans  etrc  frappe  d'unc  maladie  particuliere.  Les  moines  le  trans- 
porterent  au  couvent  et  linhumerent  dans  le  lieu  ou  ils  recitaient  les  com- 
plies  dans  la  saison  d'etc ;  il  etait  Age  de  pres  de  cent  ans. 

'Obeid  Allah  ben  Ziad,  ayant  appris  sa  mort,  visita  son  tombeau  pour 
rcmorcicr  Dieu  qui  lui  avait  rendu  scs  picds  par  la  priere  du  Saint;  et  il  fit 
aux  moines  de  grandes  largesses.  Que  scs  prieres  soient  avec  nous.  Amcu. 

1.  Ce  calife  regna  de  G62  a  680. 


51)0  IIISTOIHK  NKSTOHIKiNNK.  [270] 

r.  3oy.  .Vla-li    j^    >_^L.    *    ^ybUy»    ^j    j^ 

-kJjLiti  -^i)^''  ^  J^Jj  tlr^  *~w33o  jl  <— >JuJI  JUU-  jljl^  <i£.  ^_gic.  ^jJiJl  v-^ 
V  ^  iyb'j  Vl*L  i^  J  Ol^'  1^^.  ^i  ^■'^  ^i  ^\  ^  y  cUAi'  J  ^' 
(^jlj   L.   ^l^l   ^-is-  t*^'    ^    -^'    cr*  ''^v*  ""^   ^l*    -li^  Oi   (-S^^^i?^  u^-r»' 

i^^    J    ^-^^'i     *^^     -^r—-;    ..^r**''    w-o-Lj    j_yL     ^j     A^     ^5_^iii_ji>-     jl     j».* 

.C.,lJiJI    *_iJ     >^j    "^^.^    J    ■V-''^ 

Ojj'    jl  *J  j^l^.  "^Lc-alj  j_j.L   ^  ^LJI  J  ij_^\^y>-  ^lj  j_^L    j^j  CjI'  Lii 
<_liljj   ^jJ^    ^'    "^J  j-«    -v-=ii    -Iv;   Jlj    irr^'    ^.j;    (^'   «-^^  *~*'-'  *J>^^^^    '^' 
■    1-  i-r'  ^-  —  ^-  1'^'^  cellula. 


XCVIll.     II1.STOIIIK     DE     R.Mill.V.N     KltOUD.MlWI     FOND.\TEUR 

DU     COUVENT    DE     BeITH     H.\LE  '. 

Cc  Saiut  appartieut  ^  cette  opoque;  il  ctait  originaire  de  Maisan;  il  lit 
ses  etuJcs  dans  l'ecole  de  son  pays.  II  apprit  la  medccine  sous  lu  dircction 
de  son  oncle.  Le  gouverneur  de  la  ville  voulut  rinscrire  parmi  ceux  qui 
devaient  payer  la  capitation;  mais  Tangc  Tapostropha  pcndant  la  nuit  au  nom 
de  Mar  Babai,  de  Mar  "Abda  et  de  Mar  Jean  qui  liabitaicnt  le  d^sert  de 
Beith  Hale,  et  lui  dit  :  «  N'attaque  pas  Khoudahwi  fils  de  Tai,  car  nous 
Tavons  rapproche  de  Dicu.  »  Le  inatin  a  son  reveil,  il  raconta  ii  ses  freres 
ce  qu'il  avait  vu,  et  il  cessa  dinquieter  Khoudalnvi. 

Puis  Khoudahwi  se  rendit  aupres  de  Rabban  Sabor",  fondateur  du  cou- 
veut  de  Souster  {Tester)  qui  le  regut  et  le  fit  iiioine  dans  son  couvent;  il  vecul 
en  solitaire  dans  une  cellule,  s'abstenant  de  tous  Ics  plaisirs. 

Apres  la  mort  de  Rabban  Sabor,  Khoudahwi  vit  en  songe  Mar  Babai  et 
scs  compagnons,  qui  lui  disaieut  :  «  Si  tu  veux  etre  moiiie,  va  au  desert 
de  Hira,  et  demeures-y.  »  II  s"y  rendit  aussitot  accompagne  de  Aba  Yaz- 
dad',  son  compatriote.  Cheiniu  faisant,  ils  entrerent  dans  uu  couvent  connu 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chasleie,  n°  79.  —  2.  Voir  sur  ce  personnage  Le  Livre  de  la 
Chastete,  n°  35.  —  3.  Cet  Aba  Yazdad  ne  serait-il  pas  Aba  Yazidftd,  auquel  Ebedjesus 
de  Nisibe  (apud  Assem.,  B.  O.,  III,  i.  p.  220)  altribue  un  livre  de  Morcetiu.v  choisis  ol 
qu'Assemani  identilie  avec  Yazidad,  un  dos  coinpapfnons  do  Narsaiy 


[271]  XCVIII.  —  IIISTOIRE  DR  RABBAN  KHOUDAIIWI.  591 

i_j»lj  ^b  <3<u^3  iIa.5  Ai-lj  .L^U^  ^y-  JJJI  j  4J  wi*?j  .'»Jt  IJ^  .<us  UiL.  ^Ul 
^DI  dLsc-^  Iaj»  J^I  ^  dl"yi-l  ^  LJj  Aill  dLA»=-  Ai  <0  Jlsj  ,^y>U_ji^  j.j 
Iju:  ^    I^    ^I   iS^  o;^  ^_^1   •^   ^yk.3  .v.iiUi:.^l  ^  ^l  ^^1  ^yj-  dUVI 

•cry^^J  '-^'tr*J  -'yt>?'J  \y^  ^  o-^-^  -'^  (^-^^   ^^rf^'^  (**U'-?  '-^r^  J; 

jl  ^UI  jiJl  ^l^lsjVI  Jj  U^IaC3  J=})I\  oU  pA^^SU  jjJ^  (y«  ^-'J  f^'^J 
_^  IjAiiJj  -(^^r**    j^    (<*^3    Isa-L    '*-i    Ij^-^j  jjl    I-Ia    ^^   ^^-^^    'j-^J    -(V    «J~=^ 

.j__iJ3»    ^  1a.X.    ^j     f-yty^     <  1>.  311. 

^l     J^l_^^     jj^-*^J    ^r^'    jL&VIj     .sL-Vl    ^U     J    jj^^-lsaa      j^_Ji)l     VjL»    joj 

1.  Jib^.  vel  .sb^. 


sous  le  nom  do  Loudj,  ou  demeurait  Habban  Barsalide  rermito'.  IIs  le  sa- 
luerent.  Une  revelation  lui  decouvrit  pendant  la  nuit  la  future  condition 
des  dcux  voyageurs.  II  prit  dc  l'huilc  et  la  versa  sur  la  tete  de  Rabban 
Khoudaliwi  cn  lui  disant  :  a  Dicu  t'a  etabli  chef  dc  tes  frercs;  c'est  pourquoi 
Dicu  ton  Dicu  t'a  oint  d'une  huilc  de  joic  par-dcssus  tes  somblablcs  -.  » 
Puis  il  remmena  au  dcscrt  de  M"arre  ou  habitaient  Mar  Abda  ben  Hanif, 
Abraham  de  Ilira,  qui  devint  ensuite  superieur  du  couvent  de  Gamre, 
Gregoire,  Gabriel  ct  Marc  ^.  Khoudahwi  ct  son  compagnon  habitcrcnt  avcc 
cux,  se  nourrissant  comme  eux  dc  plantcs  et  dc  racines  sauvages  et  quel- 
qucfois  de  pain  sec  quand  ils  avaient  pu  en  avoir.  Ils  construisircnt  un 
tcmplc  dans  ce  descrt  ct  y  consacrcrent  un  autel,  et  ce  lieu  fut  appele 
couvent  de  M'arre.  Ils  y  transportdrent  les  restes  de  Mar  'Abda  rAncicg., 
de  Tendroit  ou  ils  etaient  inhumes;  et  sur  lc  conseil  de  Sabriso'  et  de 
Mar  "Abda  ils  choisirent  Rabban  Khoudahwi  pour  leur  chef. 

Les  jours  des  dimanches  et  des  fetes,  tous  ccs  Saints  venaient  au  cou- 
vent  et  suivaicnt  lcs  regles  que  Rabban  Khoudahwi  avait  etablies.  Bientot 
apres  les  moines  vinrent  de  toutes  parts  se  grouper  autour  de  lui.  Sa  vic 
durant  il  nc  monta  jamais  a  cheval  ou  sur  une  bete  de  somme,  et  depuis 
qu'il   sc  fit  moinc    ses  mains  ne  toucherent  jamais  a  Tor  ni  ti  rargcnt.   Son 

1.  Ce  serait  Bai-sahde  le  londateur  du  couvent  de  Baroqa  (voir  Le  Livre  de  la 
Chastete,  n"  78).  —  2.  Ps.  xlv,  8.  —  3.  (^f.  ci-dessus,  p.  580. 


I'.  31J 


592  IIISTOIUK  NKSTOUIKXNK.  L272J 

3j>^\    iy^\    S^    ij^^i    j>S\  ^    <*-*    jU^  .^J    J^    i-aj    Vj    LaJ    bA-     ^_yu    Vj 

JU»   .ja)l   JjL  JL»  'o*^l   Cjy^    «^   il   VU-L   iJ^    j  ^_>k   lA-t   jA  L>j 
J  Ji:,!;  ^y»U_^    j^J   Jl»    ^Ul   A«>j   .jU^  ^«^   jlOl   1-A»  j  Oy^  ^y-'^\ 
.f^   JU  ^-j  Vl^L    Ji\   ^    J    ^i  jt*JI   y,    <pL^j  ^L    ^    ^j    ^p\ 
Uj   .JL5C;i-  «^_y.  j^_  C>J\  J>1.  siu-Jj  ^*   .p<;-«.   *S^\    jlJ   »UL  l_^ail   jXJ  cM^ 

.  <i    *JL)I    pi.'    ■       _«X-    AJ    ^Lj     «-^j-Jl    \^    Jii:»-   «J    J^J    ^r**'^    '^     («^    *-^a9o     Jl  j 
j^ycwJj    ^\S^y     j^jAwij    li-aJl    j_j**-i     jL^     ^J     ^H»-'     *^^     '-^     j^    l5'-'    (^* 

C-ASJ    jajS\    ly.J    (^lj-«L    S^^UJ    .l^     'L-J^lj    S^,->Ji    >^flo"-l     f-_^j^^     ^^1    J-aiij  .viAJj 

.^^  ii^  jLjfc^l  -Jl  «^lj  .CjL*"'^!!    jAa-j  '^jJrUJI  ^_^j_^  Ij^  <i)lj  -u  «Jl  jU-j 


1.  iNjLjoii.  —  2.  In  marg.  grapiiio  :  ws.'_yj'i  ••^^-?^    ^\^    •^   vjy  (J>:M?^'    ^j~r?'jjr.-=>' 
^l      ivJb'U       ~^,yai.  Jui    J^y  ..^CJj   >>,UI    Ijji  -J-v     .15'  'il 


corps,  par  l'eiret  dc  la  clialcur  ct  du  froid,   ressemblait    k   du  bois  brule. 

Dcjii  des  voix  s'etaicnt  fait  cntcndre  i  Mar  "Abda,  lors  de  sa  peregri- 
nation  dans  lc  desert  de  Bcitli  llalc;  il  cntendait  dcs  bommcs  reciter  Toirice 
toutc  la  nuit;  il  avait  dit  aux  freres  :  «  U  y  aura  dans  cet  endroit  une  con- 
gregation  de  nioines.  »  Quelque  temps  apres,  il  avait  dit  k  HabbanKlioudahwi  : 
«  Je  t'ai  vu  en  songe  avec  Mar  Baliai  et  une  foulc  de  moincs ;  et  vous  me 
disiez  :  Nous  irons  a  Beith  Halc  et  nous  y  batirons  un  couvent.  Gom- 
mcncez  a  batir,  vous  disais-je,  Dieu  vous  aidera.  Jc  vis  ensuitc  range  du 
Seigneur  mesurer  sur  le  sol  Templacement  d'un  tcmple.  »  II  ne  cessait  de 
Texhorter  a  batir  un  monastcre  ct  Ini  disait  :  «  Get  eudroit  est  reserv6  pour 
y  biltir  un  couvent  ou  Dieu  sera  glorifie.  » 

.Mar  'Abda  avait  eu  un  autre  songc  :  Simon-Pierre,  Simcon  Bar  Sabba'e 
et  Simeon  le  Stylite  disaieat  a  Rabban  Klioudahwi  :  «  Commcnce  k  bAtir, 
nous  t'aiderons.  »  Rabban  Khoudaliwi  fut  informe  de  cette  vision;  et  quand 
Sabriso',  dveque  de  Hira '  et  les  notables  de  ce  pays  eurent  connaissance  de 
tout  cela,  ils  Taiderent  de  leurs  deniers,  et  construisirent  le  couvent,  que 
Teveque  consacra.  Quelque  tcmps  apres,  le  catholicos  Georges^  vint  visiter 
le  couvent,  et  en  rajeunit  la  construction.  Les  moines  s'y  r^unirent  nombreux, 
comme  au  desert  de  rEgypte. 

1.  Menlionnt'   ilans  rAnonymo  ilo  (luidi  :    Un  nito\'o  te.ito...,  p.  oO;  il'.  oi-dessus, 
p.  548.  —  2.  Cc  palriarche  re}j;na  de  (),">(•  a  680. 


[2731  XCVIII.  —  HISTOIRE  DR  RABBAN  KHOUDAHWI.  593 

^    (>LlJl_)   _j*ji\    «ijliLw    \y^_   ^ — •'    ^y*    '^[y^    f\y^    (J^.    i^    ^^'^y^    O'-^   1**^    (**' 

J    «CUI    ._Jb3    Ji     ,^-i^l    \_5Vjl*    ^l     bA..*AJ    ^^':>y>-     ^j    Jls     l_y^     L,ls    .(♦;->i->_ 

O  ^jj  ^^■V   ~jj-j_  J  ^r*-',  ^  in-'  (^   ■'^J   .  jLOI    Iaa    ^_^I   jj-i^,   Vj  ^LJI 
^J^  L)    ^^jisil    J^  Jl^l    ^-^    (j  j^    -"^'^jt^^y^    (j'.-^^   (^    ^->i/    ^^^i-^'  -*J^ 

®  jj^l   J  J^l   rn^i  ijj--s3  JjaJI   ^yi\    jf- 
«kjuJI   ^Afr   ^s^r^    ^     Ir"^    i»_ii-l   iT-^j — '   o  j-*  •H=~  (V--'  ^■^  ^*-*^  -*^    j^  l-~} 

4.Us   L.    (iJlJj  (»i^    .^L_.L_Jlj  jl aJI    ■'(v--j_    jl    ''-L  jLilj    iLp    ^-".ij   ^j=^l    ,>• 

«''^01  <ilS   ^l«JI 

1.  =^^.  —  2.  'j'i-J..  —  3.  Iji^.  —  4.  In  margine  graphio  :  iysrS  . — iiwl  ^-«r^t— 
^[gj^!  J-r^5  ^^^'j^   ■"    j  3  ^J^  ^  -^*^-  —  5.  ^oj»  ordinavit.  — ■  (i.  in  marg.  graphio  : 

""  '  '  .    C^li^      H,    ^''i,    ^-^      ^}^   -'^"    -'^' 

Puis  Rabbau  Khoudahwi  entendit  un  jour  une  voix  celeste  qui  lui  disait, 
comme  elle  avait  deji  dit  au  Pere  Arsene,  de  quitter  le  couvent  et  daller 
habiter  le  desert.  II  ob^it  et  demeura  dans  un  endroit  qui  etait  a  sept  para- 
sanges  du  couvent.  De  temps  en  temps  les  moiues  allaient  le  visiter  pour 
recevoir  sa  benediction.  Un  jour,  on  apporta  do  plusieurs  pa^^s  des  malades 
au  couvent.  Le  Saint  le  sut  aussitot;  il  rctourna  au  couvent  et  ordonna 
dc  les  amener.  II  donna  alors  du  hnana  '  a  son  disciple  Mar  Baba'i^  en 
le  priant  de  leur  en  faire  boire.  Quand  ils  en  eurent  bu,  Rabban  Rhou- 
dahwi  dit  k  son  disciple  :  «  Dieu  a  accorde  la  guerison  a  la  plupart  de  ces 
malades,  et  ils  ne  reviendront  plus  ici.  Mais  il  en  reste  quelques-uns  qui 
n'ont  pas  ete  gueris ;  car  j'ai  vu  comme  une  main  legere  se  mouvoir  au- 
Jessus  de  ceux  qui  obtenaient  la  guerison.  »  Dans  cette  circonstance,  il 
rappelle  Thistoire  d'Antoine,  qui  connut  Tarrivee  des  voyageurs  qui  souf- 
fraient  de  la  soif  sur  le  chemin. 

Quelque  tempsapres,  Rabbau  Khoudahwi,  lesyeuxpleius  delarmes,  revela 
k  Sergius  {Sardjis)  eveque  de  Hira^  que  des  calamites  devaient  foudre  sur  FE- 
glise;  et  il  lui  conseilla  dordouner  des  pretres  et  des  diacres.  Cette  predictiou 
s'accomplit  par  la  persecution  d'El-Hajjaj.  Que  Dieu  lui  donne  sa  rctributiou. 

1.  Sur  la  signitication  du  mot  hnana,  voir  ci-dessus,  p.  449,  n.  3.  — 2.  Sur  co  Babai  voir 
Lp  JAvre  de  la  Chaslete,  n°87. — -3.  Ce  serait  le  successeur  de  Sabriso ',  mentionne  ci-dessus. 

PATU.   OR.   —  T.    XIII.   —   F.    4.  39 


5«4  IIISTOlllK  NKSTOHIKNNK.  [2741 

I'  uv  .!i,^L  ^  l_^;o  /;>-UI  i^.j-Vl  «l^-A^j     "i'C«  ijt*r~!  -j^  ^s^-^  "^y- 

Jj  Jju.   l;_^  jyC   ^   ^l  bjVjl   ^  Jli   ,j-'^-»i)l  <»-Li-l  c-/  U)   -^y,  J 

^^1    ^'l»_)    ->J«<     _^_)    /•^;^'    ^<«lai>     V      J-iJlJ     LXj^"    J3     (^l     jl      JUi     .L-i    ^,*jiU    ^JJ 

i—  j_j«~;3  '^'J<^\   *J)  r-L::-lj   .o_j-JI   bJ^    y^\    joj    .*3.5-V£.    A>j.)  (^jiL^    j  ^ 

,_^*l»Jl     A-ai     »JL._    jl     jX     ^    *ft-UaS     ^j-.     »liX)      r-J^pJl     jLfc^l     ^l     ^5_)Ali_^    J^j 
.  JJi.    l_^Ui»     .^1    Jl    jj^r-^.     J..-^l     <^1     ^     -!a-.3VI     >_-^l^l     Jo     1_^     jLfc^    Jl») 

1.  uJ;..  —  2.   Iii  niarg-.  grapliio  :   ^,j>^    .}^\  ^J.  ^j^\^,5^  ^.y —  3.  jjLJl. 


Depuis  la  constructioii  du  couvont  il  s'al)sliiil  pcndanl  sept  annfies  de 
preudre  des  alinieuts  cuits. 

On  raconte  que  saint  Mar  Bahai  avait  connu  par  une  rev6lation  lliis- 
toire  luture  de  Habhan  Khoudahwi  et  tout  ce  qu'il  devait  faire,  avant  nieme 
(jue  oelui-ci  ne  vint  au  monde  et  soixante-dix  ans  avant  la  construction  de 
son  couvent;  et  il  avait  revelc  tout  cela  !i  ses  freres. 

Rahban  Khoudahwi  vccut  jusqu'aux  jours  de  MotUvya.  II  baptisa  uno 
de  ses  lilles,  qui  avait  le  bras  desscche;  au  bout  de  deux  jours,  Dieu  la 
guerit  par  les  pri^res  du  Saint.  Aux  approchcs  de  sa  mort,  ses  enfants  lui 
dirent  :  «  Qu'adviendra-t-il  de  nous  apres  toi?  Le  couvent  n'a  rien.  —  Si 
vous  avez  la  foi,  leur  repondit-il,  et  si  vous  ne  doutez  point,  vous  ne  man- 
querez  jamais  de  pain,  vous  en  aurez  meme  plus  apres  ma  mort  que  vous  n'en 
avez  eu  durant  ma  vie,  et  cependant  vous  serez  plus  nomhreux.  »  Los  choses 
se  passerent  comme  il  lavait  dit.  11  mourut  k  Tage  do  quatre-vingt-douze 
ans  et  fut  enseveli  dans  son  couvent.  Que  ses  prieres  soient  avec  nous,  amen. 

On  raconte  que  Isoyahb'  alla  voir  Rabban  Khoudahwi,  accompagne  de 
ses  deux  disciples.  A  son  approche  du  couvent,  Rabban  Khoudahwi  dit  aux 
moines  d'aller  a  la  rencontre  de  leurs  visiteurs.  Et,  sans  faire  connaitre  aux 
moines  que  c'etait  lo  Gatholicos  qui  vonait  au  couvent,  il  leur  dit  :  «  Baisez 
la  main  do  celui  des  trois  cavaliers  qui  sera  entre  les  deux  autres.  »  Les 

1.  Ce  serait  Iisu'yalib  III,  ifAdiabene,  qui  gouvcrna  ri<]glisc  neslorienne  de  651  a  6(50. 


[275]  XCIX.  —  IIISTOIRE  l)E  RAHBAN  IIORMI/.D.  oiir) 

A»-Vl    (»y    (/■^J    Ao'L«>j    ^,r*-r)    .^r**^'     l5    (♦^1^'^"    lJ~*"     lS^-^J     ^    /*-*-^'     (*'''    •'— ^-*-' 

k::»».».^  j1   (N?^    Jl^   iVj^'^?-^   /^■"fla.t«   "VjJj    ^^l^   j'-*^'    (_r=^    /«Aius    .^ui   ^^j 

jy^\  ^jL  i;U  L  jii'  jLjJl  >.T  j  ji^  L^u  .jjl  ji^  o^.^l  ^j  ^^  c^ 

viljj     «o^AS    Jl     (rj^lj    (»Las     .j_il^^VL    ^l     C^M->^'    '^^     >-^3    (j-*^     -^    ij-*    jT^^J-^J 

j\  ^li    «0  Jlij  .»V-OI   ^^'   <c,_Mj  j  <c=->(s   ^1^3   -Jy^j  ^  -^y  -J^^  -'-^  ij^ 

®Jls  L.«  j-^'3  j_i_l''i3Jl  (_s^^  -'-^  iJ-'  r->*"^ 

.j^y>  j4j   ^   *  ♦  p.  3ir.. 

^lslj    i^jlfr^     ^    J    >_.A_^J    ^  -Is     J^j    _^A.    ^.-»^1    \-J^    _;-!    ^    01.^)1    1-U    j 
1.   Jka. 

moincs  obeireiU.  Mais  lo  Catholicos  refusa  cet  lionneur;  11  voulait  demeurer 
inconnu,  et  faisait  marcher  ses  deux  compagnons  devant  lul.  Ceux-cl 
k  leur  tour  parlerent  de  mcme.  Le  Catholicos  ct  Khoudahwi  se  rencontrerent 
dans  le  couvent;  le  Cathollcos  remarqua  la  bonne  tenue  des  moinos  et 
leur  grand  nombre.  Le  dimanche  sulvant,  11  celcbra  la  messe  et  donna  la 
communlon  a  la  foule.  II  sc  prosenta  un  moino  qui  avait  les  malns  toutes 
dechirees  et  toutes  nolres ;  le  Catholicos  dit  k  Habban  :  «  Tu  as  reunl 
toutes  sortes  de  gens,  tu  aurais  mieux  fait  de  te  borner.  »  Vers  la  fm  de 
la  journce,  Rabban  dit  au  Catholicos  :  «  Notre  Pere,  nous  allons  laire  le 
tour  des  cellules,  et  examiner  ceux  qui  s'y  trouvent.  Je  renverrai  tous  ceux 
qul  meritent  d'etre  chasses.  »  Le  Catholicos  se  leva;  et  11  arriva  bientot  k 
la  cellule  du  molne  qui  avait  les  malns  dechirees;  11  regarda  par  les  fentes 
de  la  porte,  et  Tapere^ut  tenant  d'une  main  une  ecuelle  en  feuilles  de  pal- 
mler,  et,  plongeant  Tautre  dans  une  chaudiere  pleine  de  poix,  en  prondre 
et  en  enduire  recuelle.  Son  travall  dans  sa  cellule  etait  d'enduire  les  ecuelles 
de  polx.  Rhoudahwl  dit  alors  au  Cathollcos  :  «  Ordonnerals-tu  que  je  renvole 
de  telles  gens?  »  Le  GathoUcos  pleura  et  regretta  ce  qu'il  avait  dit. 

XCIX.    HlSTOIRE    DE     Ra.BB.\N     MorMIZd'. 

A   cette  epoque   parut    ce  Saint;    11   etalt   Persan;    11   so    fit  moine  dans 


1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chaslete,  n"  89.  Ce  moine  est  IVtbjet  de  deux  biograpldes, 
l'une  ticrite  rn  prose  par  Sinieun  de   Cascar,  et  rautre  en   vers   par    Sergius  d'Ador- 


1'.  3i: 


OtW  lll.slollU';  NKSTOUIKNNK.  !27(i| 

'jv^  <>.-='^'  Jr*  r^  *'->-'  -^^^J  »-^'  o^'^  >^^.  (_r^^  ts*-^  V  k>* 
ijL.    n-w-    (jy^   J^'   ^  -**'j  f^y.   tj    -Ufrlj  <«-0*"   l/'.)  t>^'  ssA-aLJ   .^11)  !>_^ 

ji  ^j^j  .Lfc^i»  JL'Va,  iJ^jj  .viUj  s_i)lio  ^  ^  ^lj  .iil*jJl  JJ  lyU  jl 
i^ipl  J»»"j  ^jVj  cJij  LJl  '  ^  j\  ^LJI  ^^  IjA^U  Uj  'j-A^JI  A,_jljJI  jAju 
.^^,3tJI  Iaa  {J^   \r~  '^'j  .^,/*"j  "^'jl-^'  J^  I^Li  Uj  ULL>  jL-JI  ^^1  ^ 


l.  ojJjJk^l.  —  2.  ^iA- 


le  couvent  do  Hritli  Abd '  ou  il  rcsta  viugt  ans;  puis  il  le  quitta  pour 
aller  avec  Rabbnn  Yozadaq  ■  habiter  une  grotte  dans  la  montagne  de  lieitli 
iXouliadra  pres  dun  village  appele  Alq6s,  se  nourrissant  d'herbes  et  de 
racines  sauvages.  Des  chasseurs,  ([111  le  decouvrirent,  repandirent  sa 
renommee  parnii  les  honimes;  les  foules  vinrent  le  trouver.  II  gu6rissait 
les  malades;  en  un  seul  jour,  il  baptisa  a  Ninivc  sept  cents  personnes.  11 
composa  un  livre  contenant  des  preceptes  obligatoires  pour  les  chretiens  ^ ; 
il  y  ordonna  de  prier  sur  les  enfants  qui  seraient  morts  avant  d'etre  bap- 
tises,  il  condamna  ccux  qui  repudiaient  ce  precepte  et  appuya  son  opiniou 
sur  des  preuves.  II  delendit  k  tous,  et  (en  particulier)  aux  femmes  en 
couches,  de  porter  des  talismans  en  fer  et  d'autres  choses  semblables;  il 
defendit  aussi  de  suspendre  comme  ornement  au  front  dcs  cnfants  des 
croix  et  d'autres  choses  semblables,  comme  du  hnana  '  et  des  grains  de 
verre ;  ct  beaucoup  d'autres  choses  pareilles. 

bedjan.  Ces  deux  legendes  sont  conservees  dans  plusieurs  manuscrits  (voir  Scher, 
Notice  sur  les  /nss.  de  A'.-l>.  des  Semences,  n"'  105,  10() ;  idem,  Nolice  sur  les  mss. 
de  Diarbekir,  n°'  76,  1°;  95,  8°;  idem,  Catalogue  des  mss.  sijr.  conserves  a  la  biblio- 
theque  episcopale  de  Seert,  n°*  64,  110,  etc).  La  derniere  a  ete  publiee  par  M.  Budge 
en  1894. 

1.  De  Bar  'Edta  {Le  Livre  de  la  Chastete).  —  2.  Sur  ce  moine  voir  Le  Livre  de  lo 
Chastete,  n°  91.  —  3.  Cet  ouvrage  est  cite  dans  un  livre  d'Epitome  des  Canons  sijno- 
dau.v,  conserve  dans  un  manuscrit  a  notre  bibliotheque  de  Soert  [n"  (>/),  ct  ofi  il  esl  dif  : 
«  Question  :  (juelle  difference  y  a-t-il  entre  notre  baptfime  et  celui  des  Severiens  el 
des  Melchites?  Et  pourquoi  la  regle  de  Rabban  Hormizd,  <]ui  ordonne  de  rebaptiscr 
ceux-ci  quand  ils  viennent  l\  nous,  n'est-ene  pas  en  usage  chez  tous  les  Nestoriens...  ';*  " 
—  Assemani,  B.  0.,  III,  1,  p.  276,  identilic  ce  Rabban  llormizd  avec  Jean  Hormiz, 
auquel  F.bedjesiis  dv  Nisibe  attribue  des  discours  poetiques.  —  4.  Sur  la  signilication 
du  mot  hnana,  voir  ci-dessus,  p.  449,  n.  3. 


[277]  XCIX.  —  IIISTOIRE  DE  RABBAN  HORMIZD.  597 

J^^Im  c-^j^  1  ^^r^  jjfr  «^isj  L.IJ  .  ,_jX!l  ,_jX)l  «Ciafr  /j^  ^Ls-  l^  Ij  .  JLsJl 
.jVjI  -Wiu  jJbJ  «VjuJi  ~0^i»  («3»  iSljJ  •  [/'"Jl  -^-♦JU  /v«  ^j^  (V^  ■'— '  'toL-/l  i^Lsj.*)' 
^\    Lo    JalJ    («^     tj>     ^.i     Ai.£-     Ji     /j^     -iljo     jl     k_«5>u     V     Jlsj    '»-L    ^^IJ     .^^l_^l 

viiijl  U  j.«y(.  ^j  <0  Jls  jl  j_^l  L^  s_^LJl  ^jiJ-aflj  .dUj  j  iiJU.LS  -J^lji)!  J 
jVjI  jV  I-«J''-*^1  iIk^  v^^Ij  '^^  cJ"*^  .bAAiLL»  ^l  L  As.c-tfj  aJ^"  Lo  j>LL 
^Vl  (iljj  .'LJI  jUs  *  .siA*J  ^^jjLjVI  cAAJ  .^1^1  iVjl  ^   ^^Vlj  i^o.sLjVl  "  p. 

■  (jU    1-«-«    jLlLJl    »_J«3    .  !S  Alcj    »LJ1    .jUs 

®1a.1  LJ  4J.OM  j*x."  *;l_jirf  ^^^  ti  jV^^j  t-Llju-I  J'  -j^y  ^Vj  j*^  JLiy 

1.  »J,j.  —  2.  LiX.  _.    .,'i.U  cx  ii^wjn  cloctor.   —  3.  op0o3o$(oi. 


II  construisit  un  couvent  dans  un  endroit  diiTicile  de  la  montagne  ' ;  des 
moines,  de  tous  les  points  de  la  montagne,  vinrent  se  grouper  autour  de 
lui.  II  guerit  plusieurs  personnes  mordues  par  des  cliiens  enrages.  Iso  yalib, 
metropolitain  de  Mossoul,  ayant  appris  son  histoire,  Tordonna  pretre.  II 
ne  cessa  de  baptiser  les  foules.  Une  fois,  un  des  docteurs  de  rEglise, 
Tayant  vu  baptiser  les  enfanfs  des  lieretiques,  le  desapprouva  :  «  II  ne 
faut  pas,  lui  dit-il,  baptiser  celui  qui  a  ete  dej^  baptise  :  mais  nous  devons 
faire  sur  lui  seulement  le  signe  de  la  croix,  comme  Tordonnent  les  canons.  » 
Rabban  Hormizd  s'y  opposa ;  et  la  discussion  continua.  Enfin,  Rabban 
Hormizd  lui  dit  :  «  Je  te  ferai  voir  de  tes  propres  yeux  la  faussete  de 
ce  que  tu  dis  et  la  raison  de  ce  que  je  fais.  »  Puis  il  benit  Teau,  et  fit 
approcher  deux  enfants,  dont  Tun  orthodoxe  et  Tautre  heretique.  Quand 
il  approcha  Torthodoxe  pour  le  baptiser,  Teau  se  perdit.  Mais  il  approcha 
Tautre,  leau  retourna  aussit6t  k  sa  place  et  il  le  baptisa.  Le  docteur  fut 
saisi  dadmiration. 

La  vie  de  Rabban  Ilormizd  se  prolongea  beaucoup.  A  sa  mort,  il  fut  ense- 
veli  dans  soncouvent.  Que  ses  prieres  nous  aident  toujours. 

1.  Ce  couvent  existc  encore  tout  pres  d'Alqos  dans  la  montagne  de  Beith  'Edri,  a 
neuf  heures  au  nord  dc  Mossoul.  II  est  le  seul  des  anciens  couvents  qui  soit  actuelle- 
ment  habitc  par  des  moines. 


318. 


-.U8  IIISTOIUK  NKSTOHI i:\NK.  [278] 

<U-j   ^lfr   |._^    JDj  <_i.;    ij>\>j   Ji.L.'>t"   ^l    i^l    Sj    ^Li)  ^Ul   <i   ^  Iwlj    .kJL^ 

®^ji.jVl    ^LiL»-    ^^^iuij   UjI.j 
.^LJI    ^»j   aBI   JLj   ^Laj    .^J:^  ^   J-— ''   o^    J   j^^   J*-^)) 

1.  .^i  magistor  noster.  —  2.  c/oXri. 


C.  —  HisToinE  DE  RAnn.\N  TiiKODonE*. 

A  cette  cpoque  encore  appartient  ce  Saiiit ;  il  etait  originaire  dc  Cascar, 
ou  il  fut  quelque  temps  interprete.  Puis,  il  fonda  une  6colc  en  dchors  de  la 
villc;  les  6coliers  se  reuiiirent  aupr6s  de  lui.  II  bAtit  aussi  un  beau  couvent 
et  ne  cessa  do  diriger  lui-meme  recolc.  Lorsque  le  nombrc  de  scs  disciples 
se  fut  beaucoup  accru,  et  que  la  vieillcsse  ratteignit,  il  en  abandonna  la 
direction  {\  plusieurs  de  ses  el6ves,  ct  alla  vivre  dans  la  solitude.  II  se  tcnait 
toujours  dcbout  sur  ses  pieds  ct  ni^  se  nourrissait  quc  d'herbes  sauvages. 

Une  annee,  la  pluie  cessa  de  tomber  k.  Cascar;  il  pria,  et  implora  Dieu  : 
et  aussitot  la  pluie  tomba. 

Aux  jours  de  'Omar  ben  el-KhatU\b  -,  on  imposa  une  capitafion  aux 
pretres  et  aux  diacres  dc  son  pays;  par  compassion  pour  eux,  il  alla  soUiciter 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  74.  Ce  Theodore  doit  etre  le  meme  que  Theodore 
Bar  Koni,  auquel  Ebedjesus  de  Nisibe  ;apud  Assem.,  B.  O.,  III,  i,  p.  198)  attribue,  cntrc 
autres  ouvrages.  un  Hvre  de  Scholies  et  un  livre  d^Uistoire.  Dans  presque  tous  lcs 
manuscrits  qui  contiennent  le  premier  ouvrage,  on  trouve  la  phrase  suivante  a 
la  fin  du  neuvieme  livre  :  «  Avec  Taide  de  Notre-Seigneur  est  acheve  ce  hvre,  appeh- 
Livre  des  Scholics,...  compose  par  Mar  Theodore  docteur  du  pays  de  Cascar,  en  Vi\n 
110.3  d'Alexandre  (792),  pour  ses  freres  moines  »  (voir  notre  Etude  supplementaire 
sur  les  Ecrivains  Syr.,  n"  XXVII).  Mais  le  plus  ancien  de  ces  manuscrits,  qui  se 
trouve  dans  notre  bibliotheque  de  Seert  (n°  24),  et  qui  est  probablement  rautographf 
de  lauteur,  ne  renferme  pas  cette  clausule;  elle  doit  donc  otre  ajoutee  par  un  copisle 
quelconque.  D'ailleurs,  Fautcur  dans  lc  dixieme  livre  de  son  ouvrage  doclare  :  ip»c^  ^  i» 
(-..«an  w-^!!  ^  v-D-o  .,j.Ijui  ;  «  \ o\\h  di'ia  plus  do  six  cents  ans  que  lo  Christ  ost  apparu.  » 
Cf.  .Vddai  Schor,  Theodonts  IJar  Koni,  avant-propos.  —  2.  Co  califo  rogiia  do  t)3o  a  (345. 


[279]  C.  —  HISTOIRE  DE  RABBAN  TIIEODORE.  599 

jsaaU;   L«   ^-4^j   "^^    J^  ^U   ^•♦-^   c^jy'^   ti  *  "^'^3   <Ls-UI   dUr  Jub  -wsj  cUj  *  p.  3ui. 

^jjjjL"  oLj  '^-''jOi  *-'^/«'  ^^  ^J  b-^-^lr  ,jw"  _^c.  ^  (^-*Ji  li>iu>^  (3'-'^  ''^'v^ 

©•O^^C-I  ij  ^jj.>j 

•C-xj   ^   <0U-   pLalj   is__;^l    >_ilgki    .«Oo-    (3tr^*UJl    w-c-j-ijl    IjJUj    .«L-CUI    ^A.. 
JUlj  ^'l;.OIj  |»a1j-0I   vj.^  oJ  j»j>^   ijw«pl   joj   .c  isj^^l   Uc    p-j=^l  (^  (j-^j 

■-«5   dJj     ■j.<   iju5s^.wlj 


3<U»j^ 


lo  gouvernour  du  pays  en  lcur  faveur.  Des  son  abord,  le  gouvernour  epronva 
pour  lui  de  la  sympathie;  il  fut  frappe  de  voir  scs  jambes  entlees  par 
sa  station  continuelle  sur  ses  pieds;  il  accueillit  sa  deniande,  et  ordonna 
rexemption  des  pretres  de  la  capitation;  il  leur  redigoa  meme  un  ecrit  a 
ce  sujet. 

Theodore  {Tijadorus)  avait  rencontre  Rabban  Ha^ia,  disciple  de  Mar  Abraham, 
qui  fonda  un  couvent  a  Cascar  et  dont  il  a  ete  parle  ci-dessus  ',  et  son  disciplc 
Rabban  Makkil<ha,  moine  du  couvent  de  Souster;  ce  fut  celui-ci  qui  lui 
enseigna  la  vie  ascetique.  A  sa  mort,  Theodorc  fut  inhume  dans  son  ecole. 

A  cette  epoque,  les  habitants  de  Nisibe  se  revolterent  contre  leur  mctro- 
politain  Gyriaquc",  Taccusant  de  confesser  la  foi  des  melchites;  et  ils  deman- 
derent  k  Isoyahb  le  catholicos  de  le  deposer.  Mais  le  metropolitain  se  montra 
traitable,  et  ameliora  sa  situation  vis-a-vis  de  ses  fideles,  s'engageant  a 
renoncer  k  ce  qu'ils  lui  avaient  reproche'.  Mais  rorigine  de  leur  animosite 
contre  lui  etait  dans  son  excessif  amour  de  Targent  et  du  monde,  et  son 
gout  deregle  a  amasser  des  richesses  '' . 

1.  Voir  n°  XLIX.  —  2.  Auquel  Is6'yahb  d'Adiabene  adressa  deux  lettres  (voir  Is6'yahb, 
III,  Liber  Epist.,  ed.  Duval,  p.  71  et  90j.  —  3.  A  cet  evenement  fait  allusion  Iso- 
yahb  d'Adiabene  dans  sa  lettre  adressee  aux  pretres  et  aux  fideles  de  Nisibe  (Is6'yahb, 

loc .  Clt.y  p.l42)  :  ^a:i.3Lcuo  I.Qj.At,  [an, »,^  ^^  ...  po,*n\->i  |  Snaa;  ^c>,  ^.^i  i^^  ./v^...  ^..0.0.^*  h^  ^.^ooi  N^ani 
.yON.U.S/     IjtoLt     IVd^^aLa    : .  n  \  ^t    (jLjL^t    0)Lo,-i.^Pt     U»o^     ColXla     p.30i     ,3/;    y^l     .^t^j\x     ^o      .Co.JoN^/     1 1,..\,  V,     ^~a^ 

«  J'avaisappris  quererreur  des  gens  deraisonnables,  connue  souslenom  deChalcedoine.., 
a  fait  entcndre  sa  terrible  voix  du  haut  de  Tambon  do  votre  siege.  Et  vous  n'avez  pas 
cesse  —  comme  je  Tai  encore  appris  —  avant  d'avoir  reprime,  grace  au  mors  de  la 
correction,  rexuberance  de  la  langue  erronee.»  —  4.  C.f.  L'n  nuoco  testo...,  p.  2G. 


t.tiu  lllsioIliK  NliSTOKlliNNK.  |:iHii| 


!•   ■>•-'".  i.^i    <\i\    <LLr    ^">L-V1    j_^ 


*^ 


CiL.  jj-JJ^  ir^  ts*^*'  ^-5  -'V*  o:   J^J^^  ^-^  tjr^i   ij->^^  <^i  jX^yS 
^J^.  i>jl'.3   o^»-j  <^    j^j  ^  J;l>j  ^j*r"  J^'   ^Uslj  .^J^  ^ill  i.sU.  ^^1  w)^i 

(**U'  a!j  ^  (.^^^.  '^  (_5^  >-'^'.)  •'^_-^'  uu—j  **|^,;!  <^_r"  bji»^  '^.^  lyy 

j„LL>o   J   ^j^l   kiXUj   s^   ij^'\  Uj  .jjlfi-V  'U— Ij  JutLw-l  Jju    ^Ia   jV  ^j  (^J-!^ 
1.  In  marg.  uliu  manu  :  (.r~-^j  iT**^    -r:^'^^'  iiA'' 


Cl.     AriAlllTlON     DIC     l'IsL.\MIS1ME,     qVE     DlEU     L  \II' EHMISSE 

ET     LE     l'.\SSE     THIOMPHER. 

La  loi  islamlque  apparut  au  tenips  d'Is6'yahb  de  Gdala',  cnla  985"-  annee 
dAlexaiidie,  la  trente  i't  unieine  du  roi  Parwez,  fils  dc  llormizd,  et  la 
douzieme  d'IIeraclius,  empercur  des  Grecs  '.  Mohammad  fils  d"Abd  Allah, 
fils  d"Abd  oI-.Moltalib,  fils  de  Hftsim,  —  que  la  paix  soit  sur  lui,  —  apparut 
dans  la  terre  de  Tilu\ma  et  appcla  les  Arabes  au  culte  de  Dieu  le  Tres-Ilaut. 
Les  habitants  du  Yemen  lui  obeirent ;  ceux  de  la  Mecque  le  combattirent;  il 
prit  alors  pour  demeuro  Yathrib,  la  ville  dc  Ketura  {Qiiitoura)  servante  d'Abra- 
ham,  et  Tappola  «  la  Ville  »  {El-Madhia).  Les  Arabes,  d'apres  ce  qu'on  dit,  sont 
les  descendants  dun  enfant  d'Abraham,  qu'Agar  aurait  enfante  apres  Ismael 
et  qui  s'appelait  Lazar(La "«sar).  L'empereurdes  Grecs,  qui  entendit  parler  de 
Mohammad,  se  fiant  k  ses  astrologues,  ne  fit  aucun  cas  de  lui.  Mohammad 
ben'Abd  AUah  fut  fort  et  puissant.  En  la  dix-huitieme  annee  d'Heraclius ', 
empereur    des   Grecs,  annee   en  laquelle  regna   Ardasir  ^  fils  de   Siroi,    fils 

1.  Sur  ce  patriarche,  voir  ci-dessus,  n"   XCIil.  —  2.    En  niarge  du  manuscrit  : 

^jijj  ,  r-*^  _^^^s:^]    Ji'   .<  A  corriger,  d'apres  ce  que  je  crois  :  (9)35.  »  SeIon'Amr 

(p.  54)  et  Barhebneus,  Histoire  des  di/nasties,  ed.  Salhani  (p.  155),  r6re  de  Thcgire 
commence  cn  935  des  Grecs;  mais  ce  dernier  auteur  dans  sa  Chron.  Si/r.,  p.  95,  la 
fait  commencer  avec  plus  d'exactitude  en  933.  —  3.  La  trenlc  et  uniome  annee  de 
Kosrau  II  repond  a  Tannee  620/1,  tandis  que  la  douzieme  d'IIeraclius  repond  a  Tannee 
621/2.  —  4.  Elle  repond  a  Tannee  ()27/8.  —  5.  Ardasir  succeda  a  son  perc,  mort  au 
mois  de  sepleinbre  de  rannee  628, 


¥ 


|2811  CII.  —  COIME  DU  PACTE  ET  UE  L'EniT  ECRITS  PAH  MOI.IAMM/VD.   001 

^   ^ij\    ^   vi^  ^^    ^^    (_5*j    c3^^    ^i^  crr^vf'  ir^  o.U)l   *  dJI   J  jlS  *p.  321. 

w>j^i  J  ^j>J*  t>  y  ^b  f^"^'  i^yj  ^^'  j^  j^j^'  is^  j'.  '^Jvr^ 

a)  IjJJjJ  ^liaJlj  UAj)  ^I__,^1  JLj«]|  XlJI  «w.  j|_;=*'  ij-*l  !S-WSJ  .AjUt^l  JjLL  jLaJ 
.^l=>c^J     IAj£.     J      ._^J     isJUs-     U     jLaj     •(*'^1     jl     ^-*J     ^V-»      ^"^iUJIj    Sj-.iiljuJlj    ijljtJl 

«•CJ^is-    *ll    _)lJaJ>JI    ^y    j^    J«S    dU-O) 

J_jl   "lAc-   <AJ1    -Lx-     "^    -^«j>M     v»   iJ*E.-j   -*^  <it-j 
.(jijVI    jliisl    i^    <Jol_^-aJI    jjj_.3    Js^t^,    ^j^    J^b    oLr?^    JaV 

^     '«JIj     .,_^_^     jl      o^S     ■*-*     1«    iias-     Jji      ji^J     .i«-5C>Jl     vT.^     ^    <;1  v^L-J^     ._v-i>-     '  1".  322. 

®  JJl     •J^.     <«J'Ut,      CJ-^       oLsl     Ji     Jy      -^ls- 

1.  li^i-^J    vel   '-i--VJ    vel  l-'v>kXJ  ctc...   —   2.    Iii    marg.   graphio    :  =  JJ>s^   TTC  i;_ 

.jL^^rr^*  ,\VV   'i^ 
AVA 

de  Kosrau  Parwez,  les  Arabes  commencerent  leurs  conquetes,  et  rislam 
devint  puissant.  Des  lors  Mohammad  u'alla  plus  en  personne  k  la  guerre ; 
mais  il  y  envoya  ses  partisans.  Les  liabitants  do  Najran  conduits  par  le 
Seyyid  GhassAni',  le  chretien,  allerent  le  trouver,  lui  apportant  leurs  pre- 
sents  et  leurs  hommages;  ils  s'engagerent  a  le  seconder,  a  lui  preter  main- 
forte  et  a  combattre  sous  ses  bannieres  s'il  Tordonnait  ainsi.  II  accepta  leurs 
presents  et  leur  ecrivit  un  pacte  et  un  edit.  Omar  ben  el-Ivhattab  en  fit 
un  autrc  durant  son  califat. 

CII.    COPIE    DU    PACTE    ET    DE    l'eDIT    ECRITS    PAR    MoHAMMAD    BEN     'AbD   AlLAH 

(qUE    LA     PAIX    SOIT    SUH     LUI),    AUX     HABITANTS     DE      Na.IRAi\     ET     A    TOUS     CEUX 
QUI     PROFESSENT     LA    RELIGION    CHRETIENNE    SUR    LA     SURFACE     DE    LA    TERRE. 

Cette  copie  a  ete  faite  sur  un  registre  qui  fut  retrouve  en  265 '  a  Bir- 
mantha '  chez  Habib  le  moine.  Selon  le  temoignage  de  celui-ci,  la  copie  venait 
de  la  bibliotheque '  de  philosophic,  dont  il  avait  ete  conservateur  avant  de 
devenir  moine ;  le  pacte  etait  ecrit  sur  une  peau  de  boeuf  qui  avait  jauni,  et 
portait  le  sceau  de  Mohammad,  que  la  paix  soit  sur  lui. 

1.  Cf.  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  115.  —  2.  Ce  Calife  regna  de  635  a  645.  — 
3.  En  878-879  de  notre  ere.  —  4.  Lcclure  conjecturale  —  5.  Litter.  :  la  maison  de  phi- 
losophie. 


•io^  IIISIOIIIK  NKSTORIKNNK.  I2H2I 


^   ^    jo    ;y    ^jLaJI   ^«    ^t^l   lyjl  ^i^jUU  <I_^-jj  4)1   j^  jL.1   ^t^  Iaa 
4A)I   J_^  .  A,OI   -u:   j;   j..j>M  p^  4^  .i:i;l__^JI   ^UJ   j^  '^  ^  jl  jl__^  ^i 
jl   p^   iAju    j^  j^;^A.«^l  ^l   -cx^  Ia^_j  <)^jj   -UJI    ^»   A  ki':^   ijl^   ^Gl  J\ 

!'■  •'-'■   ..,.a-:....«!l    JyJI    ^^    _^    <i    L,    Jj_j    bltjj    «iLi^    j^    .^Il50l   *   IJufc   j   <3pj__^I 
<UI    jUl    jli-    -»ij    !ijj_j    •Ujj    ^'Xj  i^   ^l    ^lij  <C<J    ^^3    .aJOI    Jj^j  ^4-1;    lj_pij 

^i  J  iL>.lj  i«.iJl  jV  .^j^jLkII  ^  «JJI  -C£.  _yt>j  <Jj.-j  ^lij  iLatj  !sAj£.   ju5C;_j 
■0  ijUl   MJ    l,^^^  ^li-   j^j  l^_^  v_iJlj>-   f-^   J  j^i    .-^_jJI   iA^3   '  ^_^,ijjl  4!l 
1.  ^j±li\. 

Eii  voici  lii  nopie'  : 

«  Au  nom  clo  Diou  clcinoiil  et  iniscrioonlieux. 

«  Charte  de  protection  doiinoe  par  Dieu  et  son  Apotre  i  ceux  qui  ont  re^u 
lo  Ijivre  (sacre),  aux  chrotiens  qui  appartiennent  a  la  rcligion  dc  Najraii  ou  a 
toutc  autre  secte  chretiennc.  II  leiir  a  6td  ocrit  par  Mohammad,  cnvoye  de 
Dieu  pres  de  tous  les  hommes,  en  gage  do  protection  de  la  part  de  Dieu  ot 
de  son  Ap6tro,  cf  afin  qu'il  soit  pour  les  musulinans  qui  viendront  apros  lui  un 
pacte  qui  les  cngagera,  qu'ils  devront  admettre,  reconnaitrc  pour  authentiquc 
et  observer  en  leur  faveur.  II  est  di^fendu  h.  tout  hoinine,  fiit-il  gouverneur, 
ou  detenteur  d'aulorite,  do  renfreindre  ou  de  lo  modificr.  Les  Croyants  ne 
devront  pas  otre  k  la  charge  des  chretiens,  en  leur  imposant  d'autres  condi- 
tions  que  cclles  qui  sont  portees  dans  cet  ecrit.  Celui  qui  le  conservera,  qui 
le  respectera,  qui  se  conformcra  a  cc  qui  y  est  renforme,  s'acquittcra  de  ses 
devoirs  et  observera  le  pacte  de  TApotre  de  Dieu.  Celui  qui,  au  contraire,  le 
violera,  qui  sv  opposera,  qui  lo  changera,  portera  son  crime  sur  sa  tfite;  car  il 
aura  trahi  le  pacte  de  Dieu,  viole  sa  foi,  resiste  A  son  autorite  et  contrevenu 
a  la  volontc  de  son  Apotre  :  il  sera  donc  imposteur  aux  yeux  de  Dicu.  Car 
la  religion  que  Diou  a  imposee,  et  le  pacte  qu'il  a  fait,  rcndent  la  protection 

1.  Ce  pacte  est  certainement  apocrypiie.  II  a  ete  forge  par  les  chreticns  dans  le  but 
dengager  les  musulmans  a  les  epargner.  Chaque  nationalite  chretienne  de  TOrient  en 
conserve  une  copic  plus  ou  moins  differente  de  Tuno  a  Tautre  (cf.  Al-Machriq,  revue 
arabe  de  Beyrouth,  1909,  p. 609-618,  674-682).  Celle-ci  est  redigce  dans  une  langue  peu 
surc  ct  incorrecle. 


[2831  CII.  — COPIE  DU  PACTK  KT  \)E  LEDIT  KCRITS   PAR  iMOl.IAMMAD.   (i03 

iy,j^\  jsJLa  Ja\  Js.  ^   ^y>   A^j   CJ— .    jl^   ^>)  CJV  p^    J:»<i    arrT^^J  <!>--'J 

J  iy^Jl  iL^  *  j^lj  ^XkiJl;   e-L^lj  4^jj  -».1)  sjlAfr  JaI  kIj^^  v^<)1j  JUI  •  p.  324. 

Vj  ij^.  jL    l^   (»^  ^Ol.  sA^l   L,   lj.»::^j  IajU>.j  pAjbj^  jj^  J^  (n;>"  ^3^J 

.  !SJ-»J>E5>U       Vj      >Sj9_/Kj      !*J.*»^„ 

ljJJ:^L    Jj   olfrj   3-=-   isjfr^    ^    ^^   \    <=c-=t_'i    vj:.;!^    L,   ^!Ai.o    jv*Vl    vr-L*J 
^LJU   '^i^lj  (»fJb  ^Ulj  <)j^,j   ^   Sjl-xJl    ^ifr    lj«.f-lj  S:.jA^i   jL'VL   d)U  J 
C^l^j  <;iL   ^Ul  J\  Ctl:,j  CiJj  f^   ^LJl  J\  ^Ujl  4)1   jj.<   V   i>^lj  v-..^<^^ 

1.  In  marg.   alia    manu   :   ^_. r;r!>-"j .  l^^orle   :  ._,J'-;.Jij  x.L_^,j  xU    ijL'J'   J^  '^s^'^ 


o!ilii;aloiro.  Colui  qui  n'observera  pas  ce  pacte,  violera  sos  devoirs  saeres, 
et  celui  qui  viole  scs  devoirs  sacr6s  n'a  pas  de  iidelite  et  sera  renie  par  Dicu 
et  par  tous  les  Croyants  sinceres.  La  raison  pour  laquelle  les  ehretiens  ont 
merite  d'obtenir  ce  pacte  de  protection  de  Dieu,  de  son  Envoye  et  des 
Croyants,  est  un  droit  qu'ils  se  sont  acquis,  et  qui  engage  quiconque  est 
musulman,  d'obtenir  cette  charte  etablie  en  leur  faveur  par  les  hommes  de 
cette  Religion,  et  qui  force  tout  musulman  h.  y  avoir  egard,  a  lui  preter 
main-forte,  a  la  conserver,  a  la  garder  porpetuellement  et  a  la  respecter  fide- 
lement;  en  effet  les  peuples  qui  adheraient  aux  vieilles  sfctes  et  aux  au- 
ciens  Livres'  se  montrerent  les  adversaires  dc  Dieu  et  de  son  Apotre  et  les 
prirent  en  hainc  en  niant  hi  mission  du  Prophete,  que  Dieu  a  tout  haut  et 
nettement  proclamee  dans  son  Livre'-;  ce  qui  decele  la  fourberie  de  leur 
poitrine,  la  malignite  de  leurs  intentions  et  la  durete  de  leurs  coeurs,  ayant 
eux-mcmes  prcpare  le  fardeau  de  leur  crime  qu'ils  portent,  alors  qu'ils  ont 
cache  celui  que  Dieu  voulait  leur  imposer,  k  savoir  de  proclamer  et  de  ne 
pas  cacher,  de  confesser  et  de  ne  pas  nier. 

«  Ces  peuples  agirent  selon  le  contraire  du  devoir  qui  s'imposait  a  eux, 
ne  robserverent  pas  comnie  il  eiit  fallu,  ne  suivirent  pas  les  chemins  nette- 
mcnt  traces,  et  se  mirent  d'accord  pour  montrer  leur  hostilite  contre  Dieu  et 
son  Envoye,  pour  les  attaquer,  et  pour  persuader  aux  gens  \  par  Timposture 
et  les  faux  arguments,  que  Dicu  ne  pouvait  pas  Tavoir  envoye  aux  hommes 

1.  AUusion  aux  Juifs.  —  2.  A  savoir  le  Coran.  —  3.  Le  texte  est  Iroublu. 


I'.  1.; 


<W4  lllsKtlUK  NKSTOUIKNNI':.  [2H41 

\yjj    U    ^l    ^j     \a    I^Ua-    Aa»    .bLat     \^    jUL     J-^i    .oLLI      \.«    ijsJL     ^^     -Lc"* 

<~L    Ai-Vj    ■«J    iLiUl    ^Ujj    cJU  1    oi*    '<UJ    ^LD    l^jjj     v--->i3l    ^    *f-iiV 
(n''"^''^*  i>  j^  l^  (V  ^J-^J  j-*^b  ^5/»J   ^^*  (^J   Or="   rx   j   (^^'   t>  O^J 

iyi\     Ja    b.5Ul     i^U    j»^^lk,j    aJJI     Jj^j     ^_^     ^     ^      JaI     j^     oA)!     »lAfcl 

j^Lpj  U  *J_^  )j  *A)1   ijLpM  ^l    l_j->".  J   LwU   .CJlj^l    Jjtl    ^   jl^   ^  >Li- 
A.U1  ^'1  Lwi  jl^j  (.M-Vl  JaV  *ajj-*-=  -uJL-^i  bjfc-Ol  iijfc  JaV  f^^  d^  iiy  "^^ 
J*l    >j_^lj    ^jj    ^^    ijUj    .5_^l    ^A-aj   jl    ^/^^\    >•    •*J>'    ^   ^^    J    (nrr'^ 
i>.  32i;.  ^,-^lj  ■5jt:^l   \y^\  a",-^  *j'-*^  *  0"*-^'   -^'    j-*^'    JLflJ   tjr'^^'  ^^>«  ij^   ^flr^' 

1.  Forte  :  Al«i  iiJUr^  vel  i!l*J     Ji  r,>*^''- 


pour  annouccr,  pour  precher,  pour  appeler  a  Dieu  par  sa  permission,  pour 
etre  uue  lampe  briiiante,  pour  promettre  le  paradis  a  ceux  qui  lui  ol)eisseut, 
et  pour  mcnacer  du  feu  cotix  qui  lui  desobeissent.  lls  allerent  plus  loin  dans 
lc  crime  do  l'opposition,  en  excitant  les  autres  ;'i  cc  qu'ils  n'auraient  pas  os6 
commettre  eux-memes,  k  nier  sa  revelation,  k  repousser  sa  mission,  et  k 
chercher  par  ruse  a  le  faire  tomber  dans  des  embuches.  Us  viscrent  alors  le 
Propheti'  dc  Dicu  et  deciderent  de  le  tuer;  ils  renforoerent  le  parti  des 
polytheistes  de  la  tribu  de  Qoreis  et  d'autres  oncore,  pour  lc  combattrc, 
discuter  sa  doctriue,  la  repousser  et  la  contredire.  Pour  cette  raison,  ils 
meritorent  d'etre  priv(5s  de  ralliauoe  dc  Dieu  ct  de  sa  protection;  et  leur 
conduite,  aux  jours  de  Honeiu,  des  couibats  des  Baui  Qainoq;\',  de  la  tribu 
de  Qoreizha  et  du  Nadhar,  fut  celle  que  Ton  sait,  quand  leurs  chefs  preterent 
du  rcnfort  aux  habitants  de  Makka  ennemis  de  Dieu,  contre  rEnvoye  de 
Dieu,  et  les  appuyerent,  par  des  rcnforts  de  troupes  et  d'armes,  contre  le 
Prophete,  par  hainc  des  Croyants. 

«  Tandis  que  les  Chretiens  refusorent  de  fairc  la  guerre  k  Dieu  et  a  son 
Apotre.  Aussi  Dieu  a-t-il  declare  quc  leur  devouement  pour  les  gens  de 
cette  vocation  et  leur  alfection  pour  Tlslam  etaient  sinceres.  Entre  autres 
eloges  que  Dieu  leur  decerna  dans  sou  Livre  et  dans  ses  revelations,  aprfes 
avoir  convaiucu  les  Juifs  de  durete  de  coeur,  il  reconnait  aux  chretiens  lcur 
inclination  et  leur  affection  pour  les  Croyants  :  «  Tu  trouvcras,  dit-il,  que 
«  ceux  qui  ont  la  plus  profondo  inimitii^  pour  los  croyauts,  ce  sont  los  .luifs 


285]  CII.  —  COPIK  l)U  PACTE  ET  Di',  F^RDIT  RCRITS  PAR  MOHAMMAD.   605 

J^      ^jkJil      ^^\      ^J      Jj--J^      (_5^     J>^      L,     l_^.^     Ulj      .Jj^^JCL-;^     V      j^lj         jUvj 

Uj   'UJl;     "^ji    V    U    Uj    .  •^AALiJl    «.«    Ljl^lj    llcl    ll)j    jjJja;.    ^j=J^    ily   ^^^    "^    /wJJl 

lijt  jl^l  Jlc.  lijJlfcl   aAJI   ^Jo   ^^^Ij   ^I    Jjtlj  i_^jUiiJI    ^  Lx\    jl   dUjj 

i^\j  ^J\  J  k.ilwVl   ^jr^^   v**U'  p^U^i  irf^  0;'-5  ^y^--*^J  ^-cJI  ^lij 

j_^;l   *  jILjI    J  CJI^^I  iL  ^^    jo    \jAJ>    (^Lst^l    iL    j^    j»^j    jlrH   >-'^'   O^   ♦?..■«: 

c^oj  .«Lifr  ijxJlj  o^l?  "^j^'   J^   ^y^-^i  tnr'*   1-5-^'    c^_-»9   p^l    ^_^'lj  ^^1 

1.  UL*,.  —  2.  U--.  —  3.  'J«U..  —  4.  Ilic  macula  in  manuscripto.  —  5.  In  marg.  gra- 
phio  :   . .tS'   .fj   ^mU    ^   J-™,'l  _.»j  JJj'  J-i  Pr'  J^.=^    a^',      -jLvoJ!      jL_»J!  J-*J'. 


«  ct  les  polyth^istes,  et  tu  trouveras  que  ceux  qui  aiment  le  plus  les  Croyants 
«  sont  ceux  qui  ont  dit  :  «  Nous  sommes  chretiens  » ;  et  cela  parce  qu'il  y  a 
«  parmi  eux  des  pretres  et  des  moines,  et  qu'ils  ne  s'cnorgueillissent  point. 
«  Chaque  fois  qu'ils  entendent  parler  de  la  revelation  d'une  verite  faite  a 
«  TApotre,  on  voit  leurs  yeux  verser  des  larmes,  ct  ils  disent  :  «  O  Notre 
«  Seigneur!  Nous  croyons;  inscris-nous  parmi  les  temoins  oculaires;  et 
«  pourquoi  ne  croirions-nous  pas  en  Dieu  et  a  la  verite,  qui  nous  est  revelee, 
«  et  n'ambitionnerions-nous  pas  d'etre  comptes  au   nombre  des  justes '  ?  » 

«  Cest  qu'en  elTet  quelques  chretiens,  dignes  de  confiance  et  qui  con- 
naissent  la  religion  divine,  nous  ont  aide  a  proclamer  cette  religion  et  ont 
prete  secours  a  Dieu  et  k  son  Apotre,  pour  precher  aux  hommes  selon  sa 
volont^  et  pour  raccomplissement  de  sa  mission. 

«  Sont  venus  me  voir  :  le  Seyyid",  'Abdiso',  Ibn  Hejra,  Abraham  le  moine, 
et  "Isa  Teveque,  accompagnes  de  quarante  cavaliers  de  Najran  et  d'autres 
gens  qui  professent  comme  eux  la  religion  chretienne  dans  les  regions 
d'Arabie  et  dans  les  regions  etrangeres.  Je  leur  fis  connaitre  ma  mission,  et 
je  les  appelai  k  aider  a  la  renforcer,  a  la  proclamer,  et  a  lui  preter  secours. 
Et  comme  la  cause  de  Dieu  leur  parut  evidente,  ils  ne  retournerent  point  sur 
leurs  pas,  ils  ne  tournerent  pas  le  dos,  mais  ils  s'approcherent,  demeurorent, 
consentirent,  preterent  secours,  conlirmerent,  firent  de  genereuses  promesses, 

1.  Coran,  v,  85-87.  —  2.  Cest  le  Seyyid  Ghassani,  mentionne  ci-dessus,  p.  601. 


(iod  IIISTOIHK  NKSTOHIKNM-:.  |2K(il 

<    ^c».\   L.  lj>:iCj  <cUj   j^    j:,JJIj  <::4==*^   f^^lj   *^'   ^'  -^^   ts^  JjcaJI  Jjtl  ^ 

j^^l  Sljfr  ^  jv^ij  (^^"V  t5J^^  (-S'j  >-^^"  t>  j^  ^  ^y-^^  *-**b  J~U_JI 
J  iy  <L:^  dUJJ  jUbpij  iiJL-VI  jo  jl  cLjj  «Ji.  ^yyil»  U^  ^Liillj  (»^1^  J 
.*J1   y-il   L.   |_jAc   ilfcVlj   (^^1    j^l    ^    Ij-olj    c^"l3  (v'J^   ^   ijy^^   ^.    '^'J^' 


1.  L:-Jo.. 


doimerent  de  bons  conseils  et  m'assurercnt  par  des  sermcnts  ct  des  pactcs 
(ju'ils  appuieraienl  la  vcrite  (pic  j'apportais  ct  qu'ils  rcpousseraient  scs 
n(igateurs  et  scs  contradicteurs. 

«  De  retour  auprcs  de  leurs  corcligionnaircs,  ils  ne  rompircnt  pas  leur 
pacte  et  nc  cliangiTcnt  pas  lcur  opinion,  mais  ils  oljscrvcrent  cc  quils 
m'avaient  promis  cn  me  (^ittant,  et  j'ai  appris,  cc  ({ui  me  causa  de  la  joic, 
qu'ils  prouvercnt  leur  d(3vouement,  ct  s'unirent  pour  faire  la  guerre  aux  Juifs, 
et  qu'ils  s'entendirent  avec  les  hommcs  de  la  Vocation  pour  publier  la  cause 
de  Dicu,  pour  la  soutenir,  et  defendrc  scs  ap(Hres;  qu'ils  renverserent  les 
prcuves  sur  lesquelles  les  Juifs  s'(itai(!nt  appuv(^s  pour  me  demcntir  et  mettre 
obstaclc  k  ma  mission  et  k  ma  parolc. 

«  Les  chr(jticns  entreprirent  donc  de  seconder  mon  action  et  firent  la 
guerre  k  ceux  qui  huircnt  ma  doctrine,  voulurent  la  dementir,  ralt(3rcr, 
la  repousser,  la  changer  et  la  renverser.  Tous  les  chefs  des  Arabes,  tous  les 
notables  des  Musulmans  ct  tous  les  gens  de  la  Vocation  dans  les  regions  de 
la  terre  mont  cnvoye  des  lettres  pour  me  dire  le  devouemcnt  des  chretiens 
A  r^igard  de  ma  cause,  et  leur  vigueur  a  repousser  les  incursions  dans  lcs 
pays  frontieres  qu'ils  habitaient;  leur  constance  ^  observer  le  pacte  qu'ils 
avaient  contracte  lors  de  leur  entrevue  avec  moi  et  que  j'avais  agr(3e  :  car  lcs 
eveques  et  les  moines  montraicnt  une  in^jbranlable  lid(5lit(5  daus  lcur  atta- 
chement  a  ma  cause,  le  d(ivouemcnt  de  leurs  pcrsonnes,  pour  eonlirmer  la 
pdblication  de  nia  missiou  et  appuyer  nia  doctrine. 


I 


[287]  CII.  —  COPIE  DU  PACTE  KT  DK  LKDIT  ECRITS  PAR  MOHAMMAD.   G07 

Cli^lj  fn-->j  (5^   jo  U  ^ki  SUUm  CiXi.»  ULIl»  <J  Jo-ij  U6^.«  ji  UjUp  <Ui  wilf-ij 

«LLJl     ^J     ^     ^yL      Ij^Jj     .pA^J     JIjJ'"     ^    ^  ^^^\j     iy^\     pSlJj     J     lji)U>J  »P.  .329. 

j^L  1»^  'dJI  bJi-l  L  «^j  Li^l  v^jjsj  l^U  J^VI  j^..  Ia-^-i/j  I^'  ij^\  cJ^^  ^\ 
jSyL«j  .ijjJi  ^*»-j^U  .  lj)y~S~~>_^  L.  j»jj  lA;  j j  •  fy,-*^.'  k::-— ^'  ^  i^  '-■'^. j*  •  cLLl^ 
j^  l»j— fcV  Ij^^jj  J>J'  ^y  ijji'  LJj  <»Jj-wjj  «UJI  'l-»*l  dUij  \y^..  j'  (♦^r^i  cri/' 
^Ljj  aJi^jj  aAJI   l-ktl  ^iD-ii   IjjLjj  l^^-^L  /^    \JL>u  jUc-  .-jjS"  jji  'jjLjj  Sji.*jJ1 

.j^jJI 


«  Je  veux  que  ma  missiou  soit  publioe;  je  leur  deraande  de  sunir,  dans  ce 
but,  contre  ceux  qui  nieraient  ou  rcpousseraient  quelques  points  do  ma 
doctrine,  qui  voudraient  la  detruirc  et  la  ruiner;  de  blamer  ces  Iiommes 
ct  de  Ics  abaisser.  IIs  ont  agi  comme  j'ai  dit,  et  les  ont  abaisses;  ils  ont 
fait  tant  d^cfforts  qu'ils  les  ont  amcnes  a  confesser  la  vcrite  avcc  soumission, 
k  repondre  h  rinvitation  de  Dicu,  de  gre  ou  de  force,  et  a  se  laisser  conduire 
(jusque  dans  rislam)  commc  des  vaincus;  et  les  cliretiens  agirent  ainsi 
par  observance  des  contrats  etablis  entre  moi  et  eux,  pour  ne  pas  man- 
qucr  aux  engagements  qu'ils  avaient  contractes  lors  de  leur  entrevuc  avec 
moi,  ct  par  csprit  de  zele  pour  soutcnir  ma  cause  et  faire  triompher  ma 
mission. 

«  Cest  par  un  effet  de  leur  lidele  devouement  qu'ils  firent  la  guerre  aux 
Juifs,  aux  Qoreisites  et  aux  autres  polytheistes ;  ils  se  montrerent  eloignes 
de  cette  poursuite  des  biens  terrestres  que  les  Juifs  recherchent  et  desirent 
en  pretant  a  usure,  et  rechcrchant  Targent,  et  en  vendant  pour  un  faible 
lucrc  la  loi  de  Dieu'.  Alalheur  k  ces  hommes,  dont  les  mains  travaillent 
pour  un  pareil  lucre !  Malhcur  k  eux,  qui  amassent  ainsi !  Aussi  les  Juifs  et 
les  polytheistes  de  Qoreis  et  des  autres  peuples  ont-ils  merite  d'etre  traites 
en  ennemis  de  Dieu  et  de  son  Envoye ;  a  cause  de  leurs  projets  tortueux, 
de  rinimitie  oii  ils  se  complurent  (contre  moi),  et  de  la  guerre  ininterrompue 
qu'ils  me  firent  comme  renforts  de  mes  ennemis;  ils  devinrent  ainsi  les 
ennemis  de  Dieu,  de  son  Envoye,   et  des  justes  croyants. 

1.  Expression  coranique. 


tiO«  IIISTOIUK  NKSTomKNNK.  [2««1 

LJ    LLii»j    ^Ji».    ii_/Mj     >S-^    \^J    j    *^J    *^    "^^     cJ^     i^     iSJ^^^     J^i 

♦  I'.  :i3o.   (J^i  i^.i   >^,/r'  ^J  f>^Vl   c~;   U  ^jiil   ^"Ul  Ijl  '  ^^ljj  A*j      .  v:u.i  L.  ^j»  Vl^J 
♦U-JI    o.>lf^  Uj  '-'^_j-a  j>v   J|   U  ,^j-^I__Jlj    ^^^J^  (^"S^  O^  '>^-'    fjV  jU.Vij 

V^    <^    Aa-V    U     'j^jLJJ    r«--^l    J^j    »L.JI    (._^    '  ZX^\    Uj    O^     ij^jVlj    i^iii 

A^  ^'  j^j  ^^  Jjo'  j^  ^ii-  j>«)  .,^'  ^  vj^J^I  ^  -v"  (>rAj  (^^ 

.|JL>^    4JUI        J^J    *iJl     i>ta.    Ajfc     OjL-a)    'Wllw.J    JlfJ    Ji'     <DI 

\.«  CUI  <lXjI^,~iJI  Jl*I   «..*PtJ  Co  l_^U  ^Ut-al   jj^   Ji    zX  ODj  j   ^.«..-Jl  jlj 
jl   v:Uw..a-lj     iJ   \a  iU   )i_j,*:Jacl)   '»wLc  »*)AaL.£.    Lw   Is^l  j»^   j»J^_    1-^3  ^y^ — Jl 

1.      jlij.   —  2.  JJj^.  —  3.   0'U".  —  4.    j:,UJ. 


«  Mais  les  chr^tiens  eurent  une  conduite  toute  contrairo;  ils  eurent  de 
r^gard  pour  mon  alliance,  ils  reconnurent  mesdroits,  accomplirent  lcspromes- 
ses  faites  lors  de  notre  entrevue,  preterent  sccours  k  ceux  dc  mes  lieutenants 
que  j'avais  envoyes  aux  frontieres;  ils  meriterent  ainsi  ma  sollicitude,  mon 
affection,  par  raecomplissement  des  oblif^ations  que  j'ai  contractees  envers 
eux  spontanement  au  nom  de  tous  les  musulmans  repandus  cn  Orient  et  en 
Occident,  et  ma  protection  ma  vie  durant;  et  apres  mon  trepas,  quand  Dieu 
m'aura  fait  mourir,  tant  ([ue  croitra  rislam,  que  fleurira  la  mission  veridique 
et  la  foi,  ce  pacte  sera  obligatoire  pour  tous  les  Croyants  et  musulmans,  aussi 
longtemps  que  la  mer  mouillcra  la  coupe  qu'elle  remplit,  tant  que  le  ciel 
versera  une  goulte  d'eau,  quc  la  terre  produira  des  plantes,  que  les  etoiles 
brilleront  au  firmament,  que  Taurore  apparaitra  au  voyageur,  sans  qu'il  soit 
permis  a  personne  de  rompre  ce  pacte,  de  ralterer,  d'y  faire  des  additions 
et  des  suppressions,  car  les  additions  portent  atteinte  k  mon  pacte,  et  les 
suppressions  ddtruisent  mes  engagements.  Ge  pacte,  que  j'ai  bien  voulu 
accorder  moi-meme,  m'engage;  quiconque  de  ma  nation,  apr^s  moi,  rompra 
le  pacte  de  Dieu  (qu'Il  soit  exaltc),  la  preuve  de  Dieu  se  dressera  contre  lui, 
et  Dieu  suffit  pour  temoin. 

«  Ge  qui  m'a  engage  a  agir  ainsi,  c'est  que  trdis  des  gens  (du  Seyyid 
Ghassani)  demandercnt  pour  tous  les  eiueticMis  uu  ecrit  qui  lour  servit  de 
saul-cuuduit,  un  traitc  qui  reconuut  leur  hdulite  t\  leurs  promesses  cn  faveur 


[289]  CII.  —  COPIE  DU  PACTE  ET  DE  L:EDIT  ECRITS  PAR  MOHAMMAD.  609 

jy.j    Jjt\    ^ftj    ^   ijj-JI    s_i2j    ^U-    *    «iJU-    oi^    JjJ>^   -Ct    iiJJl    j    <«lii!l    1^1    ♦  1'.  3;il. 

Iaj£.  cUi  o^"  o'3  -V^^  t^  j^3  ojl_^il  jv-l  ^^Ls.^::;!   ji^  ^__^1  i_^jl  jlLsl  J 

j^Lililj      •y.-«i »11     U.JJ    0-.is»-li     .  j) jl^j^i    Aj     Ai>-lj     j»,»A-_»Jl     <,Ul»j     Ljj  ji*    |__>»«lj    UC^ 

\-.*,L_Jl     ^laa-l     -Ufr     LbjisL.»     LiO     J     >:U-^J    'J.i'jl     ^-*J1     ^i i^     ^<^     Jl.'JO[j         ,[st>^] 

«jislj*j    ^LjC-J   *j    >1;^i-«1    L   .iLil   jliii — )1    ^Js.   jli  .jliaL..   ^^   jl    CLLL.   (♦j^   jlS     "^ 

j_^<r  >LJ  ^   j..  ^J^l   ^1  ^-Ul  ;-l:^-lj  '^-v.^  j^  Jl  ^.liJlj  'TijJl  j>Jl 

CL^      ^^.JJl      Jycll      *j]       1_j,L»JC      jlj     (»J^ji>_y_     V      j'      ^J~l|      ,_^J      -L^J^'     lii^A     <-\£.     ipisJI 
V.     <,      C^O     i^Si\      jJJl      ^L.     Ulj^l      J     Ij^j-Cj     UjJl      wjIjjI     J     ^ji^     l_^li-jJ     1»^ 

>LJj    dL^liJlj   *    ^_J^1     o^V    Giii^    by:-^]l     ^U    C"_^    jl^     j_^    cUj     ^j^l    ♦  P.  :i3L'. 
j^jjjj  LJ   iJU»:^   C>L-V1  <.L  jL?=:il  ^j.».^  Aa-1    ^b   <.JJI  ^Ul   /^^»  j^V  ^[=^1  j_^' 
1  J  j^-^_    dWi    jl^    il    l^^Ji^lj  ^    l_j^j:--l    L.    ^l    [iji    ^bCH    IjL.  J 

1.  Sic;  forte  :     --'-ii  ,  -v.J'     .^J  J-~.s-.-^''.  =UJ!. 


des  musulmans,  et  au  pacte  que  j'avais  volontairement  contracte  avec  eux. 
Or,  j'ai  voulu  que  ces  bons  procedes  de  ralliance  fussent  ratifi^s  aux  yeux 
de  quiconque  suit  ma  voie,  et  que  moi  et  tous  ceux  de  ma  vocation  fussions 
engages  a  nous  abstenir  d'elre  a  cliarge  k  tous  ceux  qui  s'attribuent  le 
nom  chretien  et  qui  adherent  aux  differentes  sectes  chretiennes,  et  que 
08  pacte  fiit  inviolable,  solennel,  et  obligatoire  pour  tous  les  musulmans 
et  les  Croyants.  Jai  donc  appele  les  ciiefs  des  musulmans  et  mes  principaux 
compagnons,  et  m'etant  rendu  garant  de  la  demande  des  chretiens,  je  leur 
fis  cet  ecrit,  que  les  musulmans,  qu'ils  fusseut  investis  du  pouvoir  ou  non, 
sont  obliges  de  conserver  d'age  en  age.  Celui  qui  a  le  droit  de  commander 
devra  accomplir  ce  que  jai  ordonne,  pour  remplir  conformement  a  la  justice 
le  devoir  de  fidelitc  et  de  respect  vis-a-vis  de  ceux  qui  ont  sollicite  mon  pacte, 
et  etre  fideles  aux  obligations  que  j'ai  contractees,  afin  quil  ne  soit  pas 
reprouve  pour  avoir  desobei  a  mon  ordre.  Lc  peuple,  lui  aussi,  devra  s'abste- 
nir  de  leur  faire  du  mal,-  et  accomplir  le  pacte  que  j'ai  coutracte  avec  eux, 
afm  quil  entre  avec  moi  par  les  portes  de  la  lidelite  et  contribue  au  bien 
que  j'ai  fait  a  ceux  qui  lont  merite  pour  avoir  seconde  ma  mission  et  fait  la 
guerre  a  ceux  qui  me  contredisaient  et  qui  scandalisaient  les  hommes.  Et 
cela,  pour  qu'il  n'y  ait  aucun  grief  de  la  part  de  ceux  qui  sont  Tobjet  de  ce 
pacte,  contre  les  partisans  de  rislam,  si  ceux-ci  agissaient  contre  le  con- 
tenu  de  cet  ecrit,  et  contre  la  reconnaissance  des  droits  quils  se  sont  acquis 
sur  moi,  et  qu'ils  ont  merite  d'obtenir.  Enlin,  ce  pacte  rappelle  (aux  Croyants) 

PATR.   OR.   —  T.   XIII.   —   F.    't.  40 


010  IIISIOIHK  NKSTOHIKNNK.  [21)0| 

.JU  ^l  .U  jl  j,JI  jLlj 

JL»o   ^UI    ^l   ^l    J_^j    ...«iiiJI    A^    \,    aDI    A-£    j^    A*3M   <.::$    «jt^   IjL* 

*  P.  3:13.     3^     (J    *Jl__,-aJl     !>^.>  (^UtUj      'yt     «-..vajj    C]^    i».''-*'^     wJ>^    |V     vlijWI     A;     -* W 

L;^_^     IAj£-     -^     *Jjo-     llo     IjJ^jPM^     ^t^J^?"     't*'^'J     I^^-^     1*AjuJ    Vii/*    Vl/^J    L>'-'^ 
<vi     U3     LC:;U1«     *^VL     JD    Ultj    /^     .iij»i»M    Ojj     Va£.j    O    O     Ijj..*..'.«    ^^1-3 


la  reconiiaissance  des  bieiifaits,  entraine  la  gdnerosit^  des  sentiments, 
commandc  la  cliaritc ;  il  eloigne  du  mal,  ct  il  est  le  chemin  de  la  sinceritc, 
et  la  voie  qui  mene  k  la  justice,  s'il  plait  a  Dieu.  » 

CIIl.     II.     KCRIVIT     LN     KDIT    DONT    VOICI     I,\     COPIK. 

«  Au  nom  de  Dieu  clement  et  misericordieux. 

«  Cet  edit  a  ete  donne  par  Mohammad  bea  'Abd  Allah  ben  Abd  el-Mol- 
talib,  Envoye  de  Dieu  aupres  de  tous  les  hommes,  pour  annoncer  et  avertir, 
et  charge  du  deput  dc  Dicu  parmi  ses  creatures,  pour  que  les  hommes 
n'aient  aucuii  prctcxte  devaiit  Dieu,  apres  ses  cnvoyes  ct  sa  manifcstation, 
devant  cet  l^ltrc  puissant  et  sage. 

Au  Seyyid  Ibn  Harcth  ben  Kab,  a  scs  coreligionnaires  et  a  tous  ccux 
qui  professent  la  religion  chretienne,  soit  en  Orient,  soit  en  Occident,  dans 
Ics  contrees  prochaines  ou  dans  les  contrees  lointaincs,  arabes  ou  ctran- 
geres,  connues  ou  inconnues.  Cct  ccrit  qu'il  leur  a  rcdige  constitue  un 
contrat  imperieux,  un  diplume  authentique  ctabli  sur  la  charite  et  la  justice, 
un  pacte  inviolable.  Quiconque  observera  cet  edit,  montreia  son  attachement 
jirislam,  et  meritera  les  meilleurs  bienfaits  que  rislam  promet;  au  contraire 
tout  homme  qui  le  detruira,  qui  violera  le  pacte  qui  y  est  contenu,  qui 
Talterera,  ct  qui  desobeira  k  mes  commandements,  violera  le  pacte  dc  Dieu, 
transgressera  son  alliance,  meprisera  son  traitc  ct  mcritera  sa  malediction, 


[291]  CIII.  —  IL  ECRIVIT  UN  EDIT  DONT  VOICI  LA  COPIE.  611 

j\  ji^  C'LkU  C>._yL_.  <jj>iij  CL(Z_.  KjiSij  Casl;  "wli-Jj  lol;  ■UJI   AjJ   jo  ^i^^l 
^jlj  fn.^'L>-  (.5*^'  ^^^  v^  -''  '-'     ^^     =^  -''  '-^     '"^  -^      ^J^y  O^  V^^' 

j^   IjJlS   d-=>-   ^LJI   ^y^lj^j   jl-*J'    «--''j^J   (v'j-^    •^L^J   (Vr^J   (n-^'^   Jr^J   ^ 
O*    ly^   O*.'    (V^3   (V_-^    (Jv'    j'-5    •'-^-'   -j'    ^    ->'    "^^-^   -j'    -'^   -5^    •^'•^   -5^    '-^ 

(^jjja-jl     jlj     ^JXa    ^     c^VI     Jjklj    ^Jlijli-J    (_5— ^     ^     Jajia-I     Lj     l^J    Ci^    ^^     jl     J^ 

(v'jj   Lr*   Jj^^   Jb  •'^'"  j'   ^J>  jl  ^J^^J  c5-^l  '-^  Jr*  (^'^'j  es*^-^  LS~*-*  «i 
■  ^^  JaIj  j^L"Ij  (J^Ij^Ij  ^^-^  j-i  (^I^Jj  4^-V-  -'•^  '-'^  ^    .  ^ 


qu'il  soit  piiiice  ou  sujet.  Je  meugage  k  fairo  de  la  part  de  Dieu  alliance 
et  paclo  avec  eux  et  je  les  mets  sous  la  sauvegarde  de  ses  prophetes,  de 
ses  elus,  de  ses  saints  les  musulmans  et  les  Croyants,  les  premiers  aussi 
bien  que  les  derniers.  Cest  cela  mon  alliance  et  mon  pacte  avec  eux. 

«  Je  proclame  de  nouveau  les  obligations  que  Dieu  imposa  aux  enfants 
d"Israel  de  lui  obeir,  de  suivre  sa  loi  et  de  respecter  son  alliance  divine, 
en  declarant  proteger  par  mes  cavaliers,  mes  fantassins,  mes  armees,  mes 
ressources  et  mes  partisans  musulmans,  les  chretiens  jusquaux  plus  eloignes, 
qui  habitent  dans  les  pays  frontieres  de  mon  empire,  dans  quelque  region 
que  ce  soit,  lointaine  ou  voisine,  en  temps  de  paix  ou  en  temps  de  guerre. 
Je  m'engage  a  les  appuyer,  a  prendre  sous  ma  protection  leurs  personnes, 
leurs  eglises,  leurs  chapelles,  leurs  oratoires,  les  etablissements  de  leurs 
moines  et  les  demeures  de  leurs  anachoretes  partout  ou  ils  seront,  soit 
dans  la  montagne,  ou  dans  la  vallee,  ou  dans  les  grottes,  ou  dans  Ics 
pays  habites,  dans  la  plaine,  ou  dans  le  desert.  Et  je  protegerai  leur 
religion  et  leur  Eglise,  partout  ou  ils  se  trouvent,  soit  sur  la  terre,  soit 
sur  la  mer,  soit  en  Orient,  soit  en  Occident,  avec  toute  la  vigilance  possible 
de  ma  part,  de  la  part  des  gens  de  mon  entourage,  et  des  musulmans. 
Je  les  prends  sous  ma  protection ;  je  fais  pacte  avec  eux,  m'engageant  a 
les  preserver  de  tout  mal  et  de  tout  dommage,  a  les  exempter  de  toute 
requisition  et  de  toute  obligation  onereuse,  et  h  les  proteger  par  moi-meme, 
par  mes  auxiliaires,  mes  suivants  et  ma  nation  contre  tout  ennemi,  qui  m'en! 
Youdrait  a  moi,  et  a  eux 


612  HISTOIRK  NESTORIENNK.  |2921 

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^j  .^-1  <  c-U,  L  VI  ^!>Jlj  bliJI  o-  ^lr^"  >l  V^.  ^l  j>-!l  j  c5^VI 
ji.  ^b  Vj  OLL-I  ^  >-iI-.l  ^^-  Vj  ^i  j;.  ^  ^  il^t  V^  jUl  ^ 
i»f>U>  \^  J^  JL>-ji  Vj  f*»**-!  '^_j— '  ^V*  '■^  (*-*-*  Vj  <i>-L—  /^  «jL-  V3  ^iijLftj 
<UI  -y.  vi-x;  jij  uiJi  i_Ls  ^yJ  .jj-JL-Jl  JjL.  V3  ->j>-L_JI  <j,l  ^  ^  j 
l»j<^  J-ju  "^  Vj  a^jLsL-VIj  jLj^I  Jl*3i,  V  jlj  .^1  ^j  /j«-  JU-3  *Jj— j  iwiJl^j 
jl  ^5^1  j^  '  Li  jU^VI  ^  iljiUcJI  «.^l^lj  JUJI  j  ->^y  _jl  ^_^l  ^^ 
^  ^'L  Vj  ^lj  Vj  .L«:u,  |_^  ,j>w«  i_5jLJI  ^  p*^  ^  ^r-=»^.  j^  -^i/^l 
•  p.  336.    JLJI  v::^   j  ijli)  jj-vi-.^  iUl    ryji\  ,_„ais.  jl   S^  >_,y  jl  *  O-  Jl^  j  n^J^  <»jl 

. /«^...flil     ^     s^Ja,"     Lj     VI     («(-^     ^.5      fj-i     V3     .<1J    («^     ij^Ai»    (♦t-^     >-»y)l     J^,    (J    jlj 
1.    \:^. 


«  Ayant  lautoritu  sur  cux,  je  dois  les  gouverncr,  les  prescrvant  de  tout 
dommage  et  ne  laissant  pas  leur  arriver  quelque  mal  qu'il  ne  m'ait  atteint 
aussi,  avec  mes  compagnons,  qui  defendent  avec  moi  la  cause  de  Tlslam; 
je  defends  aux  conqu6rants  de  la  foi  de  leur  etre  a  charge,  lors  de  leurs 
invasions,  ou  de  les  contraindre  ^  payer  des  impots,  a  moins  qu'ils  n'y 
consentent;  quc  jamais  les  cliretiens  ne  subissent  la  tyrannie  et  roppression 
a  ce  sujet.  II  ncst  pas  permis  de  faire  quitter  k  un  eveque  son  siege  epis- 
copal,  ni  i  un  moine  sa  vie  monastique,  ni  a  un  anachorete  sa  vocalion 
eremitique ;  ni  de  detruire  quelque  partie  de  leurs  eglises,  ni  de  faire  entrer 
quelques  parties  de  leurs  batiments  dans  la  construction  des  mosquees,  ou 
dans  celle  des  maisons  des  musulmans.  Quiconque  fera  cela,  violera  le  pacte 
de  Dieu,  desobeira  f\  son  Apotre  et  s'cloignera  de  ralliance  divine;  il  n'est 
pas  permis.  non  plus  dimposer  une  caj)itation  ni  une  taxe  quelcomjue  aux 
moines  et  aux  erv^ques,  ni  k  ceux  qui,  par  d^votion,  se  vetent  de  laine  ou 
habitent  solitairement  dans  les  montagnes  ou  en  d'autres  endroits  isoles  de 
rhabitation  des  hommes.  Qu'on  se  borne  a  quatre  dirhems  qu'on  demandera 
chaque  annee  a  chacun  des  autres  chretiens,  qui  ne  sera  ni  religieux,  ni 
moine,  ni  ermite;  ou  bien  qu'on  exige  de  lui  un  v^tement  en  etolle  rayee  ou 
uii  voile  dc  turban  brode  du  Yemen,  et  cela  pour  aider  les  musulmans  et  pour 
contribuer  a  raugmentation  du  tresor  public;  s'il  ne  lui  est  pas  faeilc  de  * 
donner  un  vetement,  on  lui  en  deniandera  le  prix.  Mais  quc  ce  prix  ne  soit 
determine  que  de  leur  consentement. 


[293]  CIII.  -  IL  KCRIVIT  UN  EDIT  DONT  VOICI  LA  COPIE.  613 

\,j  Jpcl-:.  Jo^  ijiilj  i-iliJI  Jlj^Vl  (^jij  -Liiilj  ^ijlj  ^_^l  j.»l*«  ^L^s^li 
jJ,U  ^l^U  l^l^  ISl  ^lt  J^  J  j^\  j,  Cjtj^  ^  ^LTl  j^  >1  ojl^l 
jLi^Vl    JaI   Vj   -^UI   jlLj   j*   ^   S^  ^lt  j>  dUi   .^    V3   .^>»^  ^i 

j:>s^\  ^i^  j-.  si-i^  i-^.  j  jy^.  0"  VI  i>^  Vj  ^!>  V  <«^i_>-  ^^  V  ^;^ 

"ij  ■iJt   jUa    Vj  '  *A1«  <j_S^    U  j_jAfr  J-Ui  i5.s3:i    ^5*  jLy_JJ  «ci   «Jc-  ._^_  ^j^   » P.  337. 
Uaki  ^_ii<._  Vj  i,;^'  Jtsl^  LyOUfj  (>jVI  Jut  ^  ^j:»j  cJli»  jaS  VI  o.  J*^_ 

ilj>U     (v*jAfr     ^l     jj-.J_JI     «..     rj^l     (V^    '^-^J'    J*'    J*    -*^'    "-*^.    Vj 
<;aJI    1^1    Ulj    Jl:i)l    S^L.    iiJJl    JaI   Jb    ^   <;li    jl^VI  ilil^Cj   ^j^l 

|yb^_    Vj    (^■j.s     Jj..    bljfj    jV^     ^^.s    j_j^X~JI    j_jiC    jlj    .dUi    l_jiiX._   V    jl    ^Js- 
J^    j\    ^>Lj    Sji.     (vAjAfr    <J     j_^_    ^iJI    ^y>^\    J\    J,~J--JI    J^    -Vs-I    J^"    ^^jAc 


«  Que  la  capitation  des  chretiens  qui  ont  des  revenus,  qui  possedent  des 
terres,  qui  font  un  commerce  important  sur  mer  et  sur  terre,  qui  exploitent 
les  mines  de  pierres  precieuses,  d'or  et  dargent,  qui  ont  beaucoup  de  for- 
tune  et  de  biens,  ne  depasse  pas,  pour  rensemble,  douze  dirhems  par  an, 
pourvu  qu'ils.  habitent  ces  pays  et  qu'ils  y  soient  etablis.  Qu'on  n'exige 
rien  de  semblable  des  voyageurs,  qui  ne  sont  pas  des  habitants  du  pays, 
ni  des  passants  dont  le  domicile  n'est  pas  connu.  Pas  d'imp6t  foncier  avec 
capitation,  si  ce  n'est  a  ceux  qui  possedent  des  terres,  comme  tous  les  oc- 
cupants  dheritages  sur  lesquels  le  sultan  exerce  un  droit;  ils  paieront  ces 
impdts  dans  la  mesure  oii  les  autres  les  payent,  sans  toutefois  que  les 
charges  excedent  injustement  la  mesure  de  leurs  moyens,  et  lcs  forces  que 
les  proprietaires  depensent  k  cultiver  ces  terres,  k  les  rendre  fertiles,  et  k 
en  tirer  les  recoltes ;  qu'ils  ne  soient  pas  abusivement  taxes,  mais  qu'ils 
payent  dans  la  mesure  imposee  aux  autres  tributaires  leurs  pareils. 

«  Les  hommes  de  notre  alliance  ne  seront  pas  tenus  de  sortir  avec  les 
musulmans  pour  combattre  leurs  ennemis,  les  attaquer  et  en  venir  aux 
mains ;  eu  effet,  ceux  de  ralliance  n'entreprendront  pas  la  guerre,  et  c'est 
precisement  pour  les  en  decharger  que  ce  pacte  leur  a  ete  accord^,  et  aussi 
pour  leur  assurer  aide  et  protection  de  la  part  des  musulmans.  Et  meme 
quaucun  chretien  ne  soit  contraint  de  pourvoir  k  requipement  dun  seul 
musulman,  en  argent,  en  armes  ou  en  chevaux,  en  vue  dune  guerre  ou  les 


tU4  IIISTOIHK  NKSTOIIIKNNK.  [2«'. 

^y^J  V^    -*-*^   ^    ^^J  in-*  ^-^  «^^  (Ir*  j>^     (n— *-*'  "^"  Cr*  ^y'^.  >^'  "^^ 

^l   VI  \jii\s>^-  Vj  (.^t-Vl  Jlt  U^  i-l^l  U.  Jlt  o^  v>*  -^'  r^.  "^'i 

I'.  MS.    1^15     ^^     ij^X*JI    ^^il     ^     ^_iKij    \^J\     ^La-     j»jj     ,j^i-J-»«5    '    (V^)    J-=-l     ^y 

«^MJI   ^y  l>l^  ^}} 

<IC      JjJJlj    ;»^lj     i_;-^      tj^*'' *^'    iS^     ill».       Ja-     jl     ^jLaJl       "^     A»-l     f^'     j'j 

.Ai    ^.sli;     jl    <-Afr    ^    UU    ^ifr   ^la-     "y,     \-,j   O    rtUl    J    Jy>-.Ajlj      *^!^riH*    /;*•    C^^-^ 

j^L_J!  U  j^  jl  j_b  A,OI  Ajfc  *j::ia£-l  ^^V  ^L*  i_^^  Vj  l_^-»^.  Vj  l_^.^.  Vj 

^iJlj  *L«JJ1  ^^  l_j^y-l  ^Si\  jyJL   j»j_U.  U    \^ Jl  ^c^j  ^j-.*J — *JI  j_5^    l^  cy:^J 

-►jj  U-s   'LS^  /r~*-^ *^   y.y^    ls**"  ^J^^  '-^  rr^  ^-^  jl  Ij^ji-lj  a.»^^!    \fc 

fJJ*   lJ^    rr*    '-~'^    '-'^^    *-/^    "^3  •'*^.)-*^^    V    LlaL-i    ^UCJI    ^    'y-*^=^,    "^3 
1.  Sic;  forte  :  ■iJ\J  >=>■     Js   ,iji.'L. 

Crovants  attaqiiont  un  onnemi,  a  inoins  qu'il  n'y  contribuc  de  son  gr6. 
.  Celui  qui  aura  i)iou  vouiu  laire  ainsi,  et  contrijjuer  spontam-inent,  sera 
Tobjet  de  la  louange  <!t  de  la  gratitude,  et  il  lui  en  sera  tenu  compte. 

«  Aucun  chretion  no  sera  fait  musulman  par  force  :  Ne  discutez  que  de  la 
ntaniere  la  plus  honnete ' .  U  faut  les  couvrir  de  Tailo  de  misericorde,  et  repoussor 
tout  malheur  qui  pourrait  les  atteindre  partout  ou  ils  se  trouvent,  dans 
quelque  pays  qu'ils  soient. 

«  Si  l'uii  dos  chrotiens  vonait  a  commettre  un  crime  ou  un  delit,  il 
faudrait  que  les  musulmans  lui  fournissent  Taide,  la  defense,  la  protection; 
ils  devront  excuser  son  delit  ot  amener  sa  victime  k  se  reconcilior  avec  lui, 
en  Tengageant  k  lui  pardonner  ou  k  recevoir  uno  ran^on. 

«  Les  musuliiians  ne  doivent  pas  aliandonner  les  chr^tiens  et  les  laisser 
sans  secours  et  sans  appui,  paice  que  j'ai  fait  pacte  avec  eux  de  la  part  de 
Dieu  pour  quc  ce  qui  arrive  d  lieureux  aux  musulmans  lour  arrivat  aussi,  ot 
qu'ils  subissent  aussi  cp  que  subiraient  les  musulmans,  et  que  les  musulmaiis 
subissent  ce  qu'ils  subiraient  eux-memes,  et  cela  en  vertu  du  pacte  par  lequol 
ils  ont  eu  des  droits  inviolables  de  jouir  de  notre  protection,  et  d'etre  defen- 
dus  contre  tout  mal  portant  atteinte  k  leurs  garanties,  de  sorte  qu'ils  soient 
associes  aux  musulmans  |dans  la  bonne  et  dans  la  mauvaise  fortune. 

«  II  ue  faut  pas  que  les  cliretiens  aient  k  soufTrir,  par  abus,  au  sujot  ilos 

.      1.  Coran,  xxix,  43  :    .^1     -^     .^"o  ^J'  ^,l^\  J.I  LL^L^  ^.. 


|2f)5]  CIll.  —  IL  KCRIVIT  UN  EDIT  DONT  VOICI  LA  COPIE.  615 

l±,     Vi     JJ<1    V     dUi     jV     (=yjj    \y\i*Cl\^     \y^     j\     ^i     J     IjjU     V3     J,~»JLJI     »P.339. 

.Aj      |_J-^JJ     )ijl^\      jl      |»jj    l_^l     <PmL~«J     r*^y^ 
*l-CsVI      (J      IaI*A       «-^3      l^l_^^       t5^„      j^      *-^     jv^~oJI     X£-     *Jil\^y^\      OjLj     ljl 
ij^    i^     ^k-     l^t^lj     viUi     .^li^      Jj.»i      .dJJi.     lyil*.      Vj     ly.^:>      JI«a;      Ai^Vlj     ly   Uj_^ 
.   \-jil5CJI     /^    'UJI    -Cc      »AJ    ^J— J    jL-«       Laij    aI!!    Aji-    ^_iJli-    -kaj     lyj.j    ^l 

l»jJi.   tj   liilj    jj^_  Vj   lyj^J  ^^   (^jL-   lj-*i/_  jlj    V^^-*   LS^   (**'  ^..?^3   ijrr*-* — *^' 

.|,jjc     <!j-JJ     "*A)      C.J      1»^      i^_y,      '^UI       Jj^-J     Aj..      'UjJ      *^.5     "OiX^     ^_jAfr     j»jj     Zy^     J. 

>U.s  jl  Vj- j    (v*jAc.j  j,-^A_JI  jj^_  ^.j^l  J  j.>^_  j^.  (n-^  -^^  f  J^_  "^  i^  f^3         *  p.  340 . 

CJLL;  jl^  |»jl.  -»^L  dUi  J«s  j^  -^^rJI  "S  t/^.  !-«-•  ^  Vj  I^P-lI.  jI  Uy.  jl 
\^^    ^JI    Ja5l_;jJI    b-i»^     IsjJI    VI     <;L_I    J    'U-o_    Vj    .Qi=L.    C^i    ^j    Cslc    '*Jj.-^J    'UJ 

mariages,  cc  qu'ils  nf  voudraient  pas.  Les  musulmans  ne  devront  pas  prpndre 
en  mariage  les  fillcs  chretiennes  contre  la  volonte  des  parents  de  celles-ci, 
ni  opprimer  leurs  familles,  si  elles  venaient  a  leur  refuscr  les  fianQailles  et 
le  mariage ;  car  de  tels  mariages  ne  devront  pas  se  faire  sans  leur  agrement 
et  leur  desir,  et  sans  qu'ils  les  aient  approuves  et  y  aient  consenti. 

«  Si  un  musulman  a  pris  pour  femme  une  chr^tienne,  il  est  tenu  de  res- 
pecter  sa  croyance  cliretienne;  il  la  laissera  libre  d'ecouter  ses  superieurs 
comme  elle  rentendra,  et  de  suivro  la  route  que  lui  indique  sa  religion.  Qui- 
conque,  malgre  cet  ordre,  contraindra  son  epouse  k  agir  contre  sa  religion 
en  quelque  point  que  ce  soit,  enfreindra  ralliance  de  Dieu  et  entrera  en  rebel- 
lion  contre  le  pacte  de  son  Apotre,  et  Dieu  le  comptera  parmi  les  imposteurs. 

«  Si  les  chretiens  viennent  a  avoir  besoin  du  secours  et  de  Tappui  des 
musulmans  pour  reparer  leurs  eglises  et  leurs  couvents,  ou  bieu  pour  arranger 
leurs  affaires  et  les  choses  de  leur  religion,  ceux-ci  devront  les  aider  et  les 
soutenir;  mais  ils  ne  doivent  pas  faire  cela  dans  le  but  d'en  recevoir  retribu- 
tion,  mais  par  aide  charitable  pour  restaurer  cette  religion,  par  fidelite  au 
pacte  de  Tenvoye  de  Dieu,  par  pure  donation,  et  comme  acte  meritoire 
devant  Dieu  et  son  apotre. 

«  Les  musulmans  ne  pourront  pas  dans  la  guerre  entre  eux  et  leurs 
ennemis  se  servir  de  quelqu'un  des  chretiens  pour  lenvoyer  comme  messager, 
ou  eclaireur,  ou  guide,  ou  espion,  ou  bien  Temployer  k  d'autres  besognes 
de  guerre.  Quiconque  fera  cela  a  Tun  d'eux,  lesera  les  droits  de  Dieu, 
sera  rebelle  a  son  Apotre,   et  se  mettra  en  dehors  de  son  alliance;  et  rien 


(il«  IIISTomK  NKSTOUIKNXK  [20(l| 

J  1»^    w^_    ^jy*^  (♦t:^^   -kr-'^  .vXjl^^l   iU    i,U\   <l''    J>-j  ^'    -^   ij:   -*-»^ 

•^    A»-V    CJ;    Vj    U-t    I»,!.     A>-l     j^X     VI     ^     .<it      *ji-^lt     L^     \iji\^     vJLuJI     (^.i 

j^L...U  jAi-  ^jL,  ^jl.  Vj  cJ^lcj  i_^  j  ^^^,.A__JI  j^  A>.l  ^_jk.  w»^l  Jjtl 
j^L_  0-  »^  J  Vi  p^U,  Vj  p^a=.jl  iy>,  Vj  i^-yi  Jl^lj  ^>)l  -i^l  ^  jjA,^ 
^^-U—JI   ^U  wij^l    «^ljtl    ^K»    l-*^l     '}-*^^.    V^   'CUI    ^^UI    j^    (^>=-    V3    (^i.sLi 

1'    :i'il.    ^j_U.    J^     J^         lj>.     jl^    j»*^«;La>     V3    (**>■    Vj    Jla-J     Vj     Sf-     Vj    r-^L-.     ^»^    ^.^^ 

^J}\  ^   j^A^_   l_^L.  ju-*3  \y\^  J:^  p.ljjj   p^_i;l  J  l^U   (.11   <Ll*  j;;*L_JI  j. 
.ij^^xJI^  j»^   i^iVI   l_yUjtJ   ^j   ^y.   l>Lx.   Vj  j^^l'.  *-^   t5-*JI 

jl    (v''-'^    ^jA^J^-'    fi'-^^  -^i    r^-^  (Jr*-^'  i>*    -*^'    '^^  (J^   Srr^'   '-^'^ 
^Jvr^.  Vj  |^--L   Ij.^.^    jlj   .^f~«*>M  l_^6    U    «o    ly^*    L«-i   |v*^l_^j   (^.}-^>3   (♦*5J^. 

.j»^  v_-r^iyi  j-«  '^  ly=*:.  Vj  (^ijy^  (^jAfr  j-uil 
1.  L.i. 


n'est  permis  i^  uii  masuliiian  (vls-a-vis  des  cliretieus)  cn  dehors  de  roi)(5is- 
sance  k  ces  prescriptious  que  Moliauimad  pjeu  Abd  AUali,  apdtre  de  Dieu, 
a  edict(Jes  en  faveur  do  la  religion  des  chr^tieus.  .hi  leur  fais  aussi  des  condi- 
tions  et  j'exige  d'eux  la  pronicsso  dc  les  accouiplir  ot  d'y  satisfaire  comnic 
le  leur  ordoune  leur  rcligion.  Kutre  autres  clioses,  qu'aucuii  deux  ne  soit 
eclaireur  ou  espion,  ni  secretement  ni  ouvertement,  au  profil  d'un  eunemi 
de  guerrc,  contre  uii  musulman;  quc  personne  dentre  eux  ne  loge  ies 
ennemis  des  musulmaus  dans  sa  maison ,  doii  ils  pourraient  attendro 
Toccasion  de  s'elancer  k  Tattaque;  que  ces  ennemis  ne  fassent  point  lialtc 
daus  leurs  rcgious,  ni  dans  lcurs  villages  ni  dans  lours  oratoires,  iii  daus 
(|uelque  lieii  appartenant  a  lcuis  coreligionnaircs ;  qu'ils  no  prStent  poiiit 
appui  aux  ennemis  dc  guerre  contre  les  musulinans,  en  leur  fournissant 
des  armes,  ou  des  chevaux  ou  des  hommes  ou  quoi  que  ce  soit,  ou  en  leur 
donnant  de  bons  traitements.  Ils  doivent  heberger  trois  jours  et  trois  nuits 
ceux  des  musulmans  qui  font  halte  chez  eux,.aYec  leurs  botes,  ot  leur  olTrir 
partout  ou  ils  se  trouvent  et  partout  ou  ils  vont  la  meme  nourriture  dont  ils 
vivent  eux-momes,  sans  toutefois  ctre  oblig(3S  de  ?upportor  d'autres  charges 
genantes  et  onereuses. 

«  S'il  arrive  qu'un  musulman  ait  besoin  de  se  cacher  dans  leurs  demeures, 
ou  dans  leurs  oratoires,  ils  doivent  lui  donner  rhospitalit(3,  lui  preter  appui, 
ct  lui  fournir  de  lcur  nourriture  tout  le  temps  qu'il  sera  chez  eux,  s'elTor- 
gant  de  le  tenir  cache,  de  ne  point  permettre  ii  rcnuemi  dc  le  d^couvrir. 
et  pourvoyant  k  tousses  besoins. 


297]  CIII.  —  IL  ECRIVIT  UN  EDIT  DONT  VOICI  LA  COPIE.  017 

<ul  ^  ^  J^  ii>-l  L.3  'ijj-vi-lj  jL»^l   ^  Zj-^\  ^\  3^^y^^i  ^^^  (n^3 
.4)1  b  jl  icUI  (.yr  ^^g^j-  ^^  Vj  ^.iAJj  ^_^_  Vj  <.  pv^ii^-i  1^^  ^^'j  0*^"^^  t>* 

ij_^l    jV^'l    c^jL^^I    /rfj    '^     '^''    -^    ij'    -Ujt^    A^    ^i.'!     >_.t^l     l-lfc    .>yi)  ♦  P.  :Vi->. 


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(c  Quiconque  transgressera  une  des  ordonuances  de  cet  edit,  ou  ralterera, 
se  mettra  en  dehors  de  ralliance  de  Dieu  et  de  sou  Envo^^e. 

«  Que  chacun  observe  les  traites  et  les  alliances  qui  ont  ete  contractes 
avoc  les  moines,  et  que  j'ai  contractes  moi-meme,  et  tout  ongagement  que 
chaque  prophete  a  contracte  avec  sa  nation,  pour  leur  assurer'  la  sauve- 
garde  et  la  fidrle  protection,  et  pour  leur  servir  de  garantio.  ' 

Jusqu'a  Iheure  do  la  Resurrection  cela  ne  doit  etre  ni  viole  ni  altere, 
s'il  plait  ii  Dieu. 

Cet  ^crit  de  Mohammad  ben  'Abd  Allah  qui  porte  le  traite  conclu  entro 
lui  et  les  chretiens  avec  les  conditions  imposees  a  ces  derniers  a  6te  atteste 
par  :  'Atiq  bon  Abi  Qohafa ;  'Omar  ben  el-Khatt;\l);  'OthmAn  ben  'AfTan; 
'Ali  ben  Abi  Talib;  Abou  'dh-Dharr;  Abou  d-Darda;  Abou  Horeira;  Abd 
Allah  ben  Masoud;  El-'Abbas  ben  Abd  el-Mottalib;  El-Fadl  ben  el- 
Abbas;  Ez-Zobeir  ben  el-'Aw\vam;  Talha  ben  Obeid  Allah;  Sad  ben  Mo- 
";\dh;  Sad  ben  "Obada ;  Thamftma  ben  Qeis;  Zeid  ben  ThAbit  et  son  fils 
Abd  Allaii ;  Horqous  bon  Zoheir;  Zeid  ben  Arqam;  Ous^ma  ben  Zeid; 
"Omar  ben   Mazh'oun;  Mos'ab  ben  ez-Zobeir;  Abou   '1-Ghftlia;    "Abd  Allah 

1.  Probablement  aux  moines. 


•it8  IIISTOIHF.  NF.STOUIKXNI'.  [20«1 

.J_JI  4jc  <;ljj  ^ 
(^'  0;   Jr^  ^-^    <J-^   J'   (jr^J^   -V*  ^-/**^   ^^'   '-'^■*-'  r'-''    "^  '^'  f* 

^^j~L-    ^^    pJ_Jl    kIc    •uU    c^ oj    .  j_/_yiJl    ^Ac    bCU    J^i^    (V    ■^^•^/.    ^    J^    (j^' 
j^*  .b^l  j  v_i-li.Jl    j-^-LJl    ^    ^^3    .jUt   ^    _^1   !sA*    ^Vl    Jjj  -b^^j 

jL-1  v_iJl  Iv^Uj>-  Jj   -JLJI   Ajt      Jl       II    Lljjb  AiJl    ji  jJJTUJI    .-^^)   jl^j 
2.  In  margine  graphio  :  •^-''j^  ^^* 

.4 j=nr~*  lAf 


ben  'Amr  lien  el-'As;  .\bou  nodlieita;  IvIiawAt  ben  Jobeir;  H^sim  ben 
'Otba;  "Al»d  Allah  ben  Hafal";  Kab  ben  MaUk;  Hassaa  ben  Thabit;  JtiTar 
ben  Abi  'ralib;  a  ecrit  aussi  MoTiwia  ben  Abi  SofiAn. 

CIV.     RkCIT    DE    L.\    MOHT    DE    [M0H.«iMM.\d],     QIE    hk    PVIX     SOIT    SIR    LUI. 

Puis  Mohammad  (que  la  paix  soit  sur  lui)  tomba  malade;  comme  les 
fideles  entraient  chez  lui  pour  avoir  de  ses  nouvelles,  il  ordonna  k  Abou  Bakr 
ben  Abi  Qohafa  de  leur  faire  reciter  la  pri6re  ^  sa  place.  II  mourut  en  995 
d'Alexandre ',  annee  en  laquelle  regna  sur  les  Perses  Yazdgerd  fils  de  Sali- 
ryar ;  il  avait  regne  —  que  la  paix  soit  sur  lui  —  dix  ans  et  quclquos  muis. 
Abou  Bakr  Atiq  lui  succeda.  Les  musulmans,  d'abord  divises  ia  son  sujet, 
s'accorderent  ensuite  sur  sa  succession. 

Le  catholicos  Is6'yahb"  avait  envoye  au  Prophfete  —  que  la  paix  soit  sur 

1.  Ici  Tauteur  semble  se  contredire.  L'an  995  des  Grecs  repond  a  Tannee  684  de  notre 
ere,  tandis  que  Yazdgerd  regna  le  6  juin  632.  Elie  de  Nisibe,  apud  Barhebr.,  Chron. 
Eccles.,  II,  col.  124,  n.  1,  place  exactoment  la  mort  de  Mohammad  et  ravoncment  de 
Yazdgerd  en  la  onzieme  annee  de  rHegire,  qui  commen^ait  en  632  de  notre  ere.  Bar- 
hebraius  {Histoire  des  Dynasties,  p.  162)  place  sa  mort  en  la  di.xieme  annee  de  THegire, 
qui  commengait  en631.  Cf.  ci-dessus,  p.  600,  n.  2.  —  2.  Sur  IsiVyahb  II,  voir  ci-dessus, 
n»  XCIII. 


299;  CIV.  —  RECIT  CE  LA  MORT  DE  MOHAMMAD.  619 

^jLal!!    ^\    jl_=-Vl    <)Uj   "crbj  .LJlfr   >U.ls    jlSj   .jLi-.   wga-i    J^^    ^   '^ 

■  Oj^  jJLVJl   Jl  ^bj  Al^._  U  <] 
^^1  jyj^.   (v'    'J^J  (JjL^'   (^  ^'  '»-*^j    v^   ^'   v'^   jLa-Vl   ■^  ^j'j 

.^Ji^  JJ  "^j  <!jl.    «ojl  Vj  ''-«yo  ^l    v::j2::L 

^:ua!li-  «J   Jtjj  <~U.  ^.^lj  i^,-k»-l    ,jJL*LJl    w.-£._^l    <Us    L«    j^.>j-.    Ju^i    LwU 

L^_^  dJjLLj  dLLJI  (^'J)  *  ^l    c^l  j;J,'UJl    JUs    JLJL    <^__yj   i^i-^   «^J^^J  ^^   »p.  345. 

Ai-I  jl  |»^j  ^l  JliiVL  j»^L.£  J  ^.JJI  ^jLaJl  IjJLU  a»  ^^Ij  .La»w  oL-oIj  L^Lj 


lui  —  des  presents  et  millo  stateres  d'argent  avec  Gahriel,  eveque  de  Mai- 
san,  homme  vertueux  et  savantV  II  lui  ecrivit,  lui  demandaut  d'etre  hien- 
veillant  envers  les  chretiens.  L'eveque  Gahriel,  etant  arrive  a  Yathrih,  apres 
la  mort  de  T.Moliammad  ,  otFrit  ce  quil  avait  apporte  k  Ahou  Bakr,  et  lui 
lit  connaitre  la  situation  des  sujets  de  rempire  persan,  et  ce  dont  avaient  k 
souffrir  les  chretiens  de  la  part  des  armees  arahes;  il  lui  exposa  que  les 
chretiens  etaient  trihutaires  des  rois  persans,  qui  etaient  en  guerre  avec  les 
Grecs.  II  ecouta  son  discours,  re?ut  les  presents  et  se  rendit  garant  de  ce 
qu'il  desirait.  L'eveque  retourna  heureux  du  succes  de  sa  mission  aupr^s  du 
Catholicos. 

Kah  eI-Ahh;\r-  voulut  irriter  Ahou  Bakr  (que  Dieu  lui  fasse  misericorde) 
contre  les  chretiens,  disant  qu"ils  pretaient  secours  aux  Perses,  qu'ils  etaient 
avec  eux  a  la  guerre,  et  qu'ils  avaient  de  rinclination  pour  les  J-lthiupiens, 
parce  qu'ils  mangeaient  comme  eux  la  viande  de  porc.  Mais  il  ne  lit  pas  cas 
de  ses  paroles,  nestima  pas  son  discours  et  repoussa  ses  dires  mensongers. 

Quand  Yazdgerd  apprit  la  demarche  du  catholicos  Isoyahh,  il  le  fit 
appeler  et  lui  fit  de  vifs  reproches.  «  Tu  m'as  trahi,  dit-il,  tu  as  prete 
secours  a  mon  ennemi  en  Taidant  de  ton  argent.  »  Le  Catholicos  lui  re- 
pondit  :  «  Toi,  6  roi,  et  tes  predecesseurs,  vous  etes  notre  honneur,  notre 
couronne  et  le  diademe  de  notre  gloire.  Les  Arahes  contraignaient  les 
chretiens  qui  sont  dans  leur  province  a  passer  a  leur  religion  ou  hien  a  payer 

1.  Ce  serait  ce  Gabriel  qui  en  605  assista  au  synode  de  Gregoire  5^«.  Orient., 
p.  478).  —  2.  Nom  d'un  juif  celebre. 


020  IIISIOIHK  NKSTOHIKNNK.  n^fof 

JU.  ^J\  jl   i-  y-'^,  V  <CV  .cJiil  ^^;^_  «^   iwj..  j  :jx^\  wUi  ^^jijicL   LJ»   .i>>i)l 

^'l^   jl  <JI    ^Jur^   .s^J/.  y-^  (Ir^~*    -(nr^   ^^   ^-^^    ■^■^^  '^'•*VI   j  (»y)l>- 

j;JL'UJI    ^   lcA»    .(^^  r.-^.   O^    «jT-vtL-.^   («,;«.    ojJL    w',^   ij:'-'^^    tjjL^I 

.JjjJI  »j>l:i-V  ijt^JI  j_^VI  ^jl^  Jj;.  (Jj  -^v-^   J-  ^j^\i 

^     tI>»JI     J^J    -S^^^     CT^    .^liaitJl     ^    ^^    iJju     ^Vl     (JjJ    ^    ^l    J^J 

.  JLjL-  jI        \;      <U»JM      Al         Jl      ^voJI      ljJ.5      i5^J      •  ij"!^'      J'**-!      *J-W^       L» 

!'■  :'''•;■  Ci.t_;     Ij^    <0    w.1JC»     '    (JjLaJI     ^,— .     «J^li-J     JJTLJI     v_~£'yL..I      *-a)j 

'^__^J      jj-l-^l    jLftV      ^>r*>*^'      JT*^      J^h>S\      J>       y^      <A)I     -X-t      ^     ^\:^     l-VJfc 

i«ij  j»^  C-^L.  O-.3  Ijt.M^  ^l»c— j  1-^.^  I.^t''  *-^*^  L,I_4L»J!)  lyL-i^  l^  ^^Ji^L^JIj 
jyjl    ^i-vl^   <«l^    •^)   .^Ul  "CJ   LJ^   Lx-;-.::-.    (."vL-VL    jo  l^    jo  j^   .(»^  iliys-z^ 

• 

une  capitation.  Quand  j'eus  appris  cela,  je  me  suis  enbrce  de  rassemhler 
une  faible  somme  pour  la  leur  envoyer.  II  n'etait  pas  possible  que  je  les 
abandonnasse  dans  une  aussi  p6nible  situation;  aussi  bien  est-ce  pour  cela 
que  j'ai  6te  plac^  a  leur  tote.  »  La  colere  de  Yazdgerd  s'apaisa  alors;  il 
lui  ordoima  d'dcrire  aux  populations  cliretiennes  voisines  des  Arabes,  de 
s'cloigner  de  ceux-ci,  et  de  prcter  du  renfort  k  ceux  qui  iraient  les  com- 
bultre.  Le  Catholicos  fit  des  voeux  pour  le  roi,  et  se  retira.  II  ne  cessa  de 
menager  habilement  les  affaires,  qui  etaient  alors  difliciles,  k  cause  du 
changement  des  empires. 

Abou  I5akr  mourut;  'Omar  ben  el-KhattAb,  qui  lui  succeda,  conquit  les 
pays  et  fi.xa  le  taux  de  Timpdt  foncier  selon  la  richcsse  des  habitants.  Cette 
taxation  subsista  jusqu'aux  jnurs  de  Mo^ftwya  ben  Abi  Sofian  '. 

Isoyahb  le  catholicos  alla  trouver  Omar,  et  lui  parla  au  sujet  des  chre- 
tiens ;  'Omar  lui  accorda  un  edit "  dont  voici  la  copie  : 

«  Cet  edit  a  et^  accorde  par  le  serviteur  de  Dieu^  'Omar  bon  el-RhatlAb, 
prince  des  Croyants,  aux  habitants  de  Sileucie  et  de  Nahr  Bir  ',  k  leur  catiio- 
licos,  k  leurs  pr^tres  et  k  leurs  diacres,  sous  forme  d'engagement  inviolable, 
de  diplome  public,  d'acte  signe,  portant  protection  permanente.  Quiconquo 
lobserve,  sera  attache  k  la  religion  musulmane  et  sera  digue  de  ce  quelle 
contient.  Au  contraire  tout  hommo  musulman  et  croyant,  qu'il  soit  sultan 
ou  sujet,  qui  lui  portera  atteinte  en  violant  le  pacte  qui  y  est  contenu,   en 

1.  Ce  calife  regna  de  661  a  680.  —  2.  Cf.  Mari,  p.  62.  —  3.  Ou  encore  :  par  'Abd 
Allah.  'Abd  AUah  etait  un  surnom  du  Calife.  —  4.  Lecture  conjecturale.  Ne  serait-ce  pas 
Nehargour,  region  entre  Maisan  et  Ahwaz? 


[301]  CIV.  —  RECIT  DE  LA  MORT  DE  MOHAMMAD.  621 

j\    jl^   ClkU    C-f_»   •ciJLj   iJ^L'    aJDI   jyj   jl^  -k;    ^l   U    ,^I».j  'liJli^j  <i   (^JJ^ 

V4    *.;Ujlj    ■ijLL^lj    «l-jj    ■CLjI   iijj  •>^LL«j    Ai]!   -y^   (V^^^r:^^   (^^    "^-    '^' 
^^.^  ^j)'j  -iS^^  J^  tj^  j^^^l^  '  j»^^-''^  (^""^^^  (^lr'j  i»x_iJl  ^^  j^;j„JI 
jlj^lj    ,_5frUj    ^_5_iLo    p^Uj    ^.Ai^   jj^   J^    P^Cii^    Ui   fXs^j   J^       by^    j^  '  ^'-  •''' 
j^\  JaI  Jl»^   Jl  j^^l  J  ^5il  J^  ^<:^   dy-\   jlj  (.>UV1  ^   j^  j^.lillj 

.viUi    j>   ^   (^  ^lr^l   "Vj   ^   p^^    ^^   '^«.jUl    j^ 
^    c^    (.Jy_   Vj   (X.'Ljj    ^   ^j   Vj  p<:LiiLl   ^  ._li-.l   piO   ^_  Vj 
Vj  J^LJI  <:.   ^l   jXlL    ^y  ^  Ji->-.  Vj   p^C^^   j..   ^^   Vj   p5Ci_jl^  l,;^ 

«^  -rij^^^    lyHX"  Vj   .|^jVl   jlLsl   J  j».^  Jr^  -^^  u^-/".  "Vi  .|3^L_Ji   JjL. 

Jb     Ojl^^l     iJL     JL     ji^     J*.,      A=-l      ^.;       Vj      -^^1     Sl3>LJ      pJtjOii      Jl      J;*A„J1 

1.  «.CkUj.  —  2.  Sic  in  ms.;  lege  :   »j'-»"  ^r'   -W  J*'  ^4^-  ^'  J^''  J  (vide 
p.  612.) 

ralterant  et  eii  transgressant  ses  prescriptions,  se  separe  de  Talliance  de 
Dieu  et  meprise  ses  droits. 

«  Apres  cela,  je  fais  alliance  et  pacte  avec  vous  de  la  part  de  Dieu,  et  je 
prends  votre  vie,  votre  fortune,  vos  familles  et  vos  gens  sous  la  sauvegarde 
de  ses  prophetes,  de  ses  ap6tres,  de  ses  elus  et  de  ses  saints  musulmans, 
et  je  me  porte  garant  de  votre  securite.  Je  me  suis  engage  a  vous  proteger 
par  moi-meme,  par  mes  auxiliaires,  mes  satellites,  mes  compagnons  qui 
defendent  le  coeur  de  l'Islam  contre  tout  ennemi,  qui  m'en  voudrait  a  moi 
et  a  vous.  Je  defends  aux  conquerants  de  la  foi  de  vous  etre  i  charge  lors 
de  leurs  invasions'.  Dans  toutes  ces  choses  vous  ne  serez  ni  molestes  ni 
contraints. 

«  Aucun  de  vos  eveques  ni  dc  vos  chefs  ne  sera  depose.  Vos  oratoires 
et  vos  eglises  ne  seront  pas  detruits;  on  ne  fera  entrer  aucune  partie  de 
vos  b&timents  dans  la  consfruction  des  mosquees,  nidans  celle  des  maisons 
des  musulmans.  Aucun  d'entre  vous,  qui  sera  en  voyage,  ne  sera  inquiete 
'  dans  quelque  pays  que  ce  soit.  Vous  n'etes  pas  obliges  d'aller  avec  les 
musulmans  4  la  guerre  contre  leurs  ennemis.  Aucun  chretien  ne  sera  con- 
traint  de  se  faire  musulman,  d'apres  la  revelation  que  [Dieu]  a  fait  descen- 
dre  dans  son  Livre,  ou  il  est  dit  :  «  Point  de  contrainte  en  ce  qui  concerne 
«  la  religion.  La  voie  droite  se  distingue  de  regarement  dune  fagon  ecla- 

1.  Le  texte  est  ici  trouble.  Nous  ravons  retabli  selon  la  legon  inseree  ci-dessus,  p.  612. 


P.   3'lK. 


622  IIISTOIRK  NKSTOHIKNNK.  [302 

j«    -Cjl    jij-   jS    .j,jUI   j   i\J\   V    Jy.    il   <l:^   J   ^l    J>Jl   U   U^   f^L.Vl 

J-l  ^  J^.    VI  ly.Ur  V,  ^l 
^jUI  -XyC   »iX.   aL»  dUj  ^Jli.  ^^^    r**--^  "--^  f.^^^  ijji^\   ij^\  ..jiJ^j 

■^*)i\    iS-i    v-iJli-j   <it    •^l    j^^Ls    A*j>M    Ajt3   AJill^j 

JLaI      J^      Aa-V      L_t      ^      J^\      jyC      VI     1»^       i»^      j^J      .C!>t-VI      Ij^J      l_^>sLalj 

^j-*A~.*AJ  IjAc  j»^jL.   j   ^jL    Vj  .-uMt   V3   ^-   J   j;-wL-JI   j*  A»l  ^  ^^1 
^^^JJI    ^^    wJ^^I    Jk*l    ^^    l-V>-l    IjJJy   Vj    .^.^'j    ijc-    jl    i-?/    ^Jr^J    "^    j.^^ 
«I_^"l^"   Vj    l->x.VI    ^j.»    Ij^I    I^JJ"   Vj    .JU-j    Vj    ^Li-    Vj    r-^U   <i:>\£.    iy>    J,-JL-Jlj 
Vj    !>ji^_     jl     r^j^    ^J     l«A-»-i-     i^     -"^1     'U-Li-I     ^l     J_j^J — Jl     ^b>.|    jl    (♦j-Lj 
*  1'.  :i'i!l.  jV*-Cc.     I^^ljil      U  -'j^^^l^yj      '  p^J-li^J      O^    j-VjJI      Ij^^jii 

1.    ♦>,-*i^>  ..   —  2.    ♦> — 'Ij  .. 


«  tante,  »  et  ailleurs  :  «  Ne  discutez  que  de  la  maniere  la  plus  honniite  '.  » 
«  Mes  mains  eloigneront  de  vous  tout  mal  partout  oii  vous  serez.  Qui- 
conque  agira  contre  cola,  violera  le  pacte  de  Dieu  et  son  alliance  et  le  pacte 
de  Mohammad  (que  Dieu  le  benisse),  et  agira  contre  le  contrat  dc  pro- 
tection  de  Dieu. 

«  Ils  ont  merite  que  nous  fissions  avec  eux  le  pacte  de  ne  pas  verscr 
leur  sang  et  de  les  defendre  contre  toute  injustice,  parce  qu'ils  ont  et^  sin- 
ceres  avec  les  musulmans,  qu'ils  leur  ont  fait  du  bien  et  qu'ils  leur  ont  prete 
appui.  Jai  uiie  condition  a  leur  imposer,  k  savoir  que  personne  d'entre  eux 
ne  se  fas.se  espion  ni  secrctement  ni  ouvortement  pour  le  compte  d'un  cnnemi 
en  temps  dc  guerre  contre  un  musulnian ;  que  personne  n'abrite  un  cnnemi 
des  musulmans  dans  sa  demeure,  011  il  pourrait  attendre  roccasion  de  s'elan- 
cer  a  lattaque;  qu'ils  ne  pretent  pas  appui  aux  ennemis  de  guerre  contre 
les  musulmans,  par  un  concours  hostile,  en  leur  fournissant  des  armes,  des 
chevaux  et  des  hommes;  qu'ils  ne  servent  pas  de  guide  k  rennemi  et  qu'ils 
n'aient  pas  d'intelligences  avec  lui. 

«  S'il  arrive  qu'un  des  musulmaus  ait  besoin  de  se  refugier  chez  eux 
dans  leurs  demeures,  ils  doivent  le  cacher,  ne  pas  permettre  k  rennemi  de 
ratteindre,  lui  pretant  appui  et  le  traitant  bien  tant  qu'il  sera  chez  eux. 

1.  Coran,  11,  257;  et  xxix,  'i5. 


[303]  CIV.  —  RECIT  DE  LA  MORT  DE  MOHAMMAD.  623 

J\  \a\j^'j  Jjj^I  iJji  O^  t5^  J  cr^   ^^   O^  n^  hr^  ^  '  lT^  -^J-^..  '^i 

.j»,LJlj  'i%ai\  aAc  <!ij^jj  ^^    ^i    ^y-  l5^.   -*^   ^-^^ 
Jjbl   ^    i^jLJb  jLaJI^   jLvVI   ^_^   o-Li-l   j/)l    li/lj^b  -5^^   ^'  ^3 

.  ^1:^)1 

if^LJl    /._^'   ^^is-    aJI    l^uVlj   ^    ^^^^^    J  '*^.^j   j^-^J— Jl   ^i   i^s~^    ij^    (V 

®LjJI  ^.Tft  I  Tj 
®S_,pi:yW  ir-^   z*-^   ^   (j   '^*-»-^   (j;   ^>^l5   j^   ,y.    jLlfr   i^j   ^^   -y£ 
iliHr     ^JiJl     C~j     y^     ->^J    ^J"^     y     ^.^J^     ^'     (j    f^^    ^r^     -*-*^"     ^J 

.  Vji,  l^  lyiL._  3I  l^  '  Jj j-JI  O^  ■5^'   «^.  jl  i^^  -^  ^y-^j  ^  ._^V1  ^  IjAaI  *  p.  350. 

1.  L^.  — ■  2.   i.oLi,    .jj   S).jijj'«. 


«  lls  ne  negligeront  aiicune  de  ces  conditions,  qui  leur  sont  imposees; 
quiconque  violera  une  de  ces  clauses  ou  Falterera,  se  raettra  hors  de  la 
sauvegarde  de  Dieu  et  de  son  Apotre,  que  la  priere  et  la  paix  soient  sur  lui. 

«  Ils  doivent  encore  accomplir  les  pactes  et  les  alliances  qui  ont  ete 
contract^s  avec  les  pontifes,  les  moines  et  les  peuples  chretiens  qui  ont  un 
code  sacre. 

«  .rafTirme  a  nouveau  Falliance  que  Dieu  a  conclue  avec  ses  prophetes  dans 
la  foi,  par  raccomplisseraent  de  ces  proraesses,  en  quelque  lieu  qu'ils  soient. 
Moi-merae,  j'accomplirai  ce  qui  m'engage;  aux  rausulraans  d'observer  aussi 
ce  pacte,  k  cause  de  sa  notoriete,  et  de  le  faire  respecter  jusqu'a  Theure  de 
la  resurrection  et  jusqu'a  la  fin  du  mondc  ' . 

«  Temoins  "Othman  ben  'Affan  et  El-Moghira  ben  So  ba  en  la  dix-sep- 
tieme  annee  de  riiegire.  '■  » 

Quand,  la  quatrieme  annee  de  son  califat,  "Omar  envahit  la  Syric,  a  soii 
approche  de  Jerusalem^  les  habitants,  accompagnes  de  leur  eveque,  sor- 
tirent  a  sa  rencontre "  et  prierent  pour  lui.  lls  lui  demanderent  d'empecher 


1.  Cet  edit  parait  etre  le  sommaire  de  recrit  attribue  a  ^lahomet  (voir  ci-dessus, 
n"  CIII);  il  est  donc  probablement  aussi  apocryphe;  mais  ces  deux  faux  contiennent, 
pour  les  obligations  imposees  aux  chretiens,  des  clauses  de  Tacte  de  la  capitulation  de 
Jerusalem,  renouvelees  dans  le  statut  des  chretiens  de  Syrie  redige  par  le  calife  'Omar. 
—  2.  La  dix-septieme  annee  de  THegire  commengait  en  638  de  notre  ere.  —  3.  'Omar 
ne  fit  pas  en  personne  le  siege  de  J6rusalem;  il  envoya  plusieurs  de  ses  lieutenants, 
dont  'Amr  ben  el-"As.  —  4.  Cf.  Barhebr.,  Chron.  Syr.,  ed.  Bedjan,  p.  108:  Micliel  le 
Syrien,  t.  II,  p.  425;  Hist.  du  Bas-Emp.,  LVIII,  §  XLV  et  suiv. 


«24  mSTOlKK  NI-:ST()l{|i:Ni\E.  [30/ii 

>U-   ^   ^i  \^}y}   *i   c^i  \   ^j  oaJJ  J"  y*^^  <^>:  y^i  ^j  ^J^  ^!^^ 

.*LtJi  jLL-     jl    \i    <ii^    Ali^  <:..vJI     Jl    iLj  .^^^l^   <jL-     JI  j^i   ^^^  ^) 

ijJl  JL_»  .^'i  \a  ^--^**'^  -^^^  ^^*  1«*'  ^^  -V-£-U  laa-.  ^f*£.  Aj  ^i  L  ^  L.A» 
J  (.Ll)!  IjL  Oyip'  o^>-  ,_5^  ^_y.xLjl  ^,J-a!l  Ji;  J  jl  jvjJ  IjJLLJ  viAJj  ,_^  ^^fc 
^»*.         II     _^_J     .  OJJ     *LJI     JjCfrlj     *l^l.     JijJjjlJ     .«Jib     i^jLaJI      v-JjiaJ     *LJI     Iaa    pi 


P.  3il.  .^'Wl     u^Ji..l     jL 


';* 


1.  JO.L:— .'  ^L;_'  ex  I— ^u(  jacuit  (mortuus  est). 


u 


e 


les  Juifs  (le  descendre  dans  la  ville,  a  moins  d'y  acheter  des  maisons.  II  exaugu 
leur  demande  et  empecha  les  siens  de  faire  du  mal  a  la  ville  et  k  ses  habi- 
tants.  Ceux-ci  lui  ouvrirent  les  portes  ' ;  il  leur  accorda  un  edit  portant  le 
pacte  qu'il  contracta  avec  eux.  Apr6s  ^tre  reste  dix  jours  dans  la  ville  et 
avoir  donne  des  ordres  pour  y  bi\tir  une  mosqu^e  sur  la  placc  du  tombeau 
de  Salomoii,  lils  dc  David,  et  une  citadelle  a  cotc  de  la  mosquee,  il  parlit 
pour  Modine;  il  nomma  -  Mo':\\vya  ben  Abi  Sofian  gouverneur  dc  Syrie. 
On  batit  ce  qu'avait  ordonne  'Omar;  mais  redilice  tomba;  on  le  rebatit  et  il 
tomba  cncore.  Les  musulmans,  etonnes,  en  demanderent  la  cause  aux  .luifs, 
qui  leur  dirent  :  «  Si  Ton  n'arrache  pas  la  croix  qui  est  arboree  sur  le  Mont 
des  Oliviers  vis-i-vis  de  la  Syrie,  le  b;\timent  ne  tiendra  jamais  debout.  » 
Les  chretiens,  qui  furent  contraints  de  la  renverser,  la  firent  descendre  avc(^ 
honneur.  Alors  la  reconstructiun  du  batiment  se  maintint  solidemcnl. 
Omar,  a  qui  on  (3crivit  cette  nouvelle,  en  fut  frappe  d'etonnement;  il  mou- 
rut  apres  avoir  ete  calife  pendant  dix  ans,  sept  mois  et  trois  jours'. 

CV.  —  Recit  de  la  moht  de  Mar  Is6'yaiib  Catiiolicos'. 
A  la  suite  du  differend  survenu  entre  les  habitants  de  Nisibc    et   Unir 

1.  En  948  des  Grecs  (637),  selon  Elie  de  Nisibe,  apud  Barhebr.,  Cliron.  Eccles.,  i-ol. 
124,  n.  1.  —  2.  Cf.  Barhebr.,  Histoire  dcs  Dynasties,  ed.  Salliani,  p.  173.  —  3.  Dix 
ans,  six  mois  et  dix-sept  jours  (Barhebr.,  loc.  cit.,  p.  175!.  Omar  rogna  de  635  a  645. 
4.  Cf.  'Amr,  p.  55;  Un  niiovo  testo...,  p.  20,  27. 


[305]      CV.  —  HKCri'  I)K  LA  MOUT  1)K  MAK  ISOVAHB  CATHOLICOS.         625 
A_Lt  j^l   -OL^lj   dJui\   ^ycj^)   j^  lAUli'  ^l   ^y^\i  1>LII  ^  -l^lj  .dbt 

•CJLUa-     ijL.     vJ^Oj     .   V.5J;      C-J     o^'     ^*-^-     («[^j     -f»*-^     ■»— iALTj     cJ^J'     -*-U      <Oj^.ia- 
|C  *--     *--«        -^-i      (J3     .'0_i».«    'VSyAj-lj    i.3»,4j>M     AjLai».     C-oOj     •    ».-'     AJI-J    'd-    i-...C-      '»-J' 

v::Joj  .ii^^Jl    c-^j   -uO^^  ilr*   k-!    >J^  c.»^  o^-jj  ii_r^i   j_j.U_.JI   tzIj  "cU  |jj 
1.  tix  :  |..i.ai^;  scliolaris. 


metropolitaiu  Isaac',  I.s6'yaiib  ([uitta  Seleucie  pour  aller  a  Nisibe  afin  de 
mettre  Taccord  eutre  cux.  11  tomba  malade  a  Guedan,  et  mourut.  Cest  ia 
qu'il  ful  iuhume,  —  que  Dieu  sanctifie  sou  i\me.  —  Ainsi  la  mort  le  dclivra 
des  malheurs  et  des  tristesses  doul  il  avait  ete  accable  a  la  suite  du  boulever- 
sement  dc  rcmpire,  et  des  outrages  au.xqucls  il  avait  ete  eu  bulte  depuis  sa 
venue  au  pays  des  Grecs,  ou  il  avaif  celcbre  la  messe.  La  famille  de  Yazdin 
sc  chargca  de  sa  sepulture.  11  avait  ete  cathcdicos  pendaul  dix-neuf  ans  et 
six  mois";  il  etait  bou  de  caractere  et  <l'un  naturel  doux.  Ou  ne  put  lui 
reprocher  que  la  durete  de  ses  disciples  euvers  les  ecoliers. 

Dc  ses  jours  lcs  Arabes  conquirent  IJira ',  oii  ils  massacrereut  les  Perses 
qui  s'y  trouvaient;  et  ils  batirent  Koufa,  qui  s'appelait  Aqoula  avant  sa 
constructiou.  11  en  a  ete  de  meme  de  Basra,  qui,  des  jours  de  'Omar,  a  ete 
batie  ct  appelee  ainsi  apres  la  conqucte  de  Oubla  et  de  Ma'i'san. 

i.  Auquel  Is6"yahb  d'Adiabene  ecrivit  des  lettres  pour  lui  recommander  les  nesto- 
riens  de  Jerusalem  et  pour  lui  annoncer  son  intronisation  (voir  Lio  'yahb  III,  Liher  Epist., 
ed.  Duval,  p.  215,  219).  —  2.  Dix-neuf  ans  selon  'Amr.  Suivant  notre  auteur,  Isoyahb 
est  mort  en  t)46/7,  ayant  ete  elu  en  628;  selon  Klie  de  Xisibe  (apud  Barhebr.,  Chroii. 
Eccles.,  II,  col.  128,  n.  3),  en  64.3/4.  —  3.  Cf.  Un  nuovo  testo....  p.  32,  33;  Klie  de 
Xisibe  (apud  Barhebr..  loc.  cit.,  col.  124,  n.  1);  Barhebr.,  Hisloire  des  Dijnasties, 
p. 173-174. 


PATH.    Oli.    — 


ti26  lllSrdllll';   NKSTOHIK.NM';.  _;{0(i 


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.ij-fr  Lw  ^   Aa-lj    ^l^   s_.,L..l»    .p^U-   j^  ^jtC'!  b^A,   L.J  |»j^j  ^^1  ^  Ij^jli 
^iyi  ^   ^JJI  '  jt^JI   ijjj:.^    (._^l  'Vyt  !s.5l_jJ  j..   ^^  ^3  in-^^  y   J^ 

!>y^^   ^y   iasL.VI    «.w-    LJj   .jLjVI  ijL^-  iJlL;  J  j^^^j^  j»A  Vj  JUI    ,^-»-1  y 
.^^VI  l-^A  j_^  j..  A,  V  ^lj  oL-*^V  (»aLI  'o^   ;y>  SljyJI  '  i^^jj'  L. 
^  'jj-^_   j'j   f>aJI   ly;'li    Vj    <Wl    ^l    l_jJU    VI    ^Uwl    ^^1    ^j-JJ^    c-^ 
^j  Lji«  Lj  I  *ljJI  j^  wL-jj  -yi  '.^;^'  ^;??^'  ''•^^  '^y^y'  '"^i  -(n^^b  (V"*^  iii»- 


..  H 


1.  (A""»-    '■"  ^*^'  vespera. 


CVI.   —    ll[NT(>iiti:    n  IIkhaci.ils.    liMi-iiUKt  ii    dks  GitKcs. 

Eii  ces  jours'  Heraclius,  ayiuit  appris  ce  qui  dtait  arrive  k  ses  partisaiis, 
et  la  concjuete  par  les  Arabes  de  renipire  des  Perses,  rassenii)la  tous  !es 
tiveques  de  Syrie  a  .Vntiociie  et  leur  demanda  dexprimer  leur  opiniou  toii- 
chant  les  Arabes,  ([ui  venaieiit  dapparaltre,  et  toiichant  leur  regne;  et  tjuelle 
allusion  y  laisait  rKcriluie.  Ciiacnn  d'enx  dit  sa  pensee.  II  dit  ah)rs  aux 
eveques  reunis  et  a  ses  generaux,  qui  etaient  presents  :  «  Ce  peuple  est 
comme  le  soir  qui  tient  le  niilicu  entre  le  jour  et  la  nuit,  et  n'est  ni  clair  ni 
obscur;  de  m(?me  ce  peuple  n'est  ni  eclaire  par  la  lumiere  de  Notrc-Seigneur 
le  Christ,  soleil  de  Tunivers,  ni  plonge  dans  les  tenebres  de  Tidolatrie.  » 
Aprt^^s  ce  discours,  les  ev('''ques  linformtjrent  de  la  bt^nediction  qu'Al)raham 
avait  donnee  a  Ismad  ct  doiit  parle  le  Pentateuque-  et  lui  dirent  tjue  Tap- 
parition.de  leur  regne  devait  avoir  lieu  necessairement. 

Ileraclius  ordonna  k  ses  gens  de  ne  pas  s'opposer  a  lordre  de  Dieu  en 
luttant  avec  ce  peuple,  mais  de  se  borner  k  dt^dendre  lcs  villes  et  Ics  pro- 
vinces  qui  leur  etaient  confiees,  et,  dans  le  cas  oii  on  Fexigerait  deux,  de 
payer  le  tribut.  11  quitta  la  Syrie,  sans  espoir  dc  la  conserver '.  11  aiiandonna 
aussi  TEgypte,  Psisibe  et  les  regions  d'aIentour,  et  se  retira  k  Constantinople, 

1.  Cf.  Barhebr.,  Chron.  Syr.,  p.  96-97.  —  2.  Cf.  Gen.,  xxi,  13  et  18.  —  3.  Cf.  Bar- 
hebr.,  IUs{.  des  Dynaslies,  p.  174;  Chron.  Syr.,  p.  102:  Michel  le  Syrieii,  l.  II, 
p.  424. 


L.JO:  CVI.  —  IIISTOIRK  DTIERACLIUS,  EMPEREUR  DES  GRECS.  627 

dilr  Jj^  _j^\  ^Uilj  ij^'?'  ^  U».^  l-J  \  a:  :.^:i-a. a\\  ^\  ^y^j  ^tr^^lyJ  ijr:r^j  ^^'^ 

■pr^^jr'   I^^J   fjJ^   -^'i-   J^   ->^* 
wJl    Ui   Vl_5  ^^^''    ^   (J^,  (jrr^J    '^^'^   ^^3    J^   ^-^^   ^l^^^^V    ^j-^y   ^^^   r^ 
^jVi    iAA    Cj\  ^    ^^\    -^j    -^    >-^l     V«    ^-^'    ->-'    ^-^'    j    _**)    Lii-    jXUl    o^i'    (3 


3»Ai"    Lo 


^^^1  ^lslj  ^yi\   'Jl:i'  w.^Ji  ^A;^  '«-::;>-'   ^--^  ^j^^  j.  i^Wi  <lJ1  J  jl^  VJs 

_,^1    .juJitj   .^^Vl    ^j^    je.l3     ^_pi     J;     Jl-«-iVlj    -jb^    C»;    ^5    ^^J   (^.^ 
.i_^  Ajk^   ..jjJi   f»lc-3   .''j"    _Jj  (j-l^j    •^^•f-^J-'.    J^     (J^J--'    u^j   -^,^-^'   fJn^J   (n*:i 


1.  Iu  margine. 


plongo  daiis  lc  dfscspoir  ct  accable  d  allliclion  dcvunt  lcs  evencments.  La 
plupart  des  habitanls  dc  ces  regions  sc  refugierent  k  rinterieur  de  rempirc 
grec,  laissant  leurs  proprictes.  • 

Heraclius  dit  ensuite  k  ses  gens  :  «  Dieu,  que  son  noni  soit  exalte,  est 
juste;  il  n'accordc  pas  ses  dons  au  hasard;  sinon,  pourquoi  nous  enleverait- 
il  cet  empirc,  que  nous  possedons  depuis  plus  de  millc  ans  et  dans  lequel 
nous  avons  joui  dcs  Ijiens  dc  la  tcrre  conime  il  a  ete  dit  dans  lc  Pentateuque, 
pour  le  livrer  a  un  peuple  qui  n'a  jamais  connu  ce  que  c'est  que  le  pain, 
mais  qui  n"a  vecu  que  dans  le  desert,  se  uourrissant  de  fruits  et  habitant  sous 
lestentes?»  Quelques-uns  lui  donnercnt  raison;  les  autres  le  coutredirent. 
II  recommenga  a  fairc  la  guerre  aux  Arabes;  c'cst  alors  quc  ceux-ci  anean- 
tircnt  scs  armees,  commc  il  a  ete  dit  ci-dessus. 

En  la  dcuxiemc  annee  du  califat  de  'Omar,  les  armecs  arabcs  se  rassem- 
blcrenl  pour  combattrc  les  Perses ' ;  les  Arabes  campercnt  a  Hira,  oVi  ils 
logereut  dans  lcs  egliscs  et  les  couvents  qu'ils  proianerent  horriblement, 
D'autres  avec  leurs  chefs  Sa'd  ben  Abi  Waqqas,  'Otba  ben  Ghazwan,  El- 
As'ath  ben  Qais  et  Abou  Mousa  eI-As'ari  campcrent  a  Qidisyya.  La  bataille 
fut  terrible;  les  Perses  furent  mis  cn  deroute.  Rostam,  frere  de  Yazdgerd,  fut 
tue  avec  beaucoup  de  ses  soldats;  les  Arabes  firent  un  grand  butin;  ils  bati- 

1.  Cf.  Un  niiovo  testo...,  p.  32;  Barhebr.,  loc.  cil.;  Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  421, 
423-42  i. 


r.  oo4. 


tS2H  IIISIOIUK  iNKSTOHIE.WK.  [30«: 

.JyUl       w^l      -^l      JDj     .*3yy}\      L»_^5    ^jf^^      JJ^"     ^J^     '^-*-«      «-^^J^i      l-i-Uj      j     ly,^ 

A.LVI   «JiUj   <-JI    iAA    ij     jLt--»    ^jL    ^^..^-iLJI       ^X/^'    j^i^    O^    *^    J»"^3 
^^   ^l    Ijj    ^_;-^j    -^.j-^J'    UtU— j    ^pJI   ^    \5lsJI    'U-U    iolj    i^   ilj-U   Ij.    ^j 

.l^-jLfr  ^ljj  JJ.JI  ^^VI 

JA*    UiS — j    jv*-' Jl    J^i    '^Si^i    OiaJl    IjL    Jl-3».JI     OJ..»    y:i.wj     CjJI    l-ijt    jj 

^IaJI    lj-Ua*j    jl.>VI     Jjkl     JU    J;-*     ^l     i5jL.aJl    '_J-V*^'i     O^J—^     ^y^.     ^y->^J    cX"^'' 

<L-i   w'*~0     r-*^    *-L-3      y_-Ls-A    CjL«    j-C>^.w>\)    a_jL»     »—1^     /«■«.., ij    iV~^'   *^    (3 
1.     jU'. 


rent  cn  cct  endroit  unc  yiande  ville  pre.s  de  I.lira  ct  rappelerent  Koufa;  son 
ancicn  nom  etait  "Aqoula'.  Les  Arabcs  vinient  riiabiler;  elle  fut  prospere 
aux  jours  de    Ali  ben  Abi  Talib,  que  Dieu  lui  soit  propice. 

Cclte  menie  annee,  Otba  ben  Glia/wi\u  battit  les  Perses  qui  etaienl 
dans  la  terre  de  Maisan  el  sempara  dc  (Jubla,  011  il  construisil  unc  grande 
ville  montce  sur  Teau  qui  vient  de  la  mer,  et  Tappela  Ba.sra;  Abou  Mousa 
el-As'ari  y  planta  dcs  palmiers  et  la  rendit  llorissantc. 

A  cette  epoque  aussi  fut  bfttie  la  ville  de  Mossoul,  vis-a-vis  du  Jardin  ct 
de  .Xinive'.  Les  musulmans  devinrent  nombreux;  ils  habiterent  les  villcs 
pcrsanes;  ils  detruisirent  les  pyrees;  ils  honorereiit  les  chretiens  plus  quc 
les  scctateurs  de  toutes  les  autres  religions.  Les  Arabes  ayant  attaquc 
Seleucic,  Vazdgerd  leur  en  ferma  les  portes  ct  s'y  fortifia.  Durant  dix-huit 
mois.personne  ue  put  y  entrer  ni  ensortir. 

CVIi.  —  Recit  de  l.\   mort  dHeiuci.ius,   empehelr  des  GiiEcs; 


Heraclius   mourut   en  la    992'''  annee  d'Alexandrc,  i\  lAge  de  soixanlc- 

1.  Cf.  ci-dessus,  p.  625.  • —  2.  Cf.  ci-dessus,  n"  XL.  —  3.  Cf.  Xicepliore  'riirDplKiiic, 
t.   XVIIl;  Michel  le  Syrien,  t.   11,   p.  '.30;  Hist.   <lu  Bas-Einp.,    LIX.  S  IX.  'i.  <  >u 

plutot  952;  Heraclius  mourut  le  11  fevrier  (i'il. 


f 


[309]  CVlll.  --  IIISTOIHE  DE  M.VR  EMMEII  CATHOLICOS.  629 

i.CL.Jl      j     O^^'     JO     A«3     <jl       \.]g:!a i     i-U      dlLj     *      _j^\      i_>«i-3     i—     jy.^'    ^XLj     *  P.  356 

jjjj    .oJI    __,Ai      ii.      —Jiyt    •,.«  '«.rAij   j_$aJI  iijAsyb  IjiiV  O-^j   <.f>^     >-^-^'-*r*'J 
~..  \^j^[*   .^y-il   'uUj''   '\;'x.   ^::Jo3   .<£\   \ylzij   [^\   U«.i^3   'CU*  U   tljjJI   ^^    -^.-^-^^ 

/^     j-JajjJi)    CiUJ'     »jy'     -*^     iv     .1*^3     'Lrjl..,....«     L xi     ^^1     CULSvw3     cJ^l     -^J^' 

j_>l  dU\  jj^  -Tj^j  ^^^  ^'L-i  J-f^-^  ^^  o~^^  ■J—'^  -j-f^  ij^  . ^j.k:k-i 

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<^   I3 .>JI   IJ  jjjl_.JLla.  ^Ubl    Jl   ,_::i  •cLs   ^JJI   ^UUJl    ^.^j-i^l  J03  .<L.>ii  ^jJ^   - 


cinq  ans ;  il  avait  rogne  trente  ans  et  cinq  mois ;  son  fils  Constantin  {Qous- 
tantin),  quil  avait  fait  participer  au  regne  avant  sa  mort,  lui  succeda.  Mais. 
apres  quatre  mois  de  regne,  il  mourut,  empoisonne  traitreusement  par  sa 
cousine. 

Les  arraees  se  reunirent  et  preterent  serraent  k  Heracleonas  {Harqlouna) 
son  fils,  quelle  avait  eu  illegitimement  d'Heraclius,  et  elle  prit  en  main  le 
gouvernement.  Les  ministres,  revoltes  de  sa  conduite,  detronerent  son  fils 
et  lui  couperent  le  nez.  II  avait  regne  huit  mois.  GrAce  a  ces  troubles,  qui 
agiterent  Tempire  grec,  les  Arabes  purent  facilement  s'emparer  de  Cesaree 
(Qaisdrtjya)  et  dautres  places.  Puis  les  Grecs  placerent  sur  le  trone  Constant 
{Qourtous)  fds  de  Constantin.  Celui-ci,  malgre  sa  jeunesse,  sut  s'attirer  par 
ses  bienfaits  latfection  de  Tarmee  et  du  reste  des  hommes;  et  gr4ce  k  Texpe- 
rience  qu'il  acquit,   il  gouverna   avec    lieaucoup    de  sagesse  et  de  fermete. 

CVIII.     —    HlSTOIIiK     DE     Mvil     Em.MEH    CaTHOIJCOs'. 

Ce  Pere  etait  originaire  d'Arzoun ;  apres  avoir  fait  ses  etudes  a  Tecole  de 
Nisibe,  il  se  fit  moine  dans  le  couvent  de  Mar  Abraham,  oii  il  vecut  dans 
unc   cellule   sans    la   quitter.    II   fut    nomme   ensuite    eveque   de    Ninive.  Le 

1.  Cf.  Mari,  p.  G2  ;  '.Vnir,  p.  .">5:  Barhebr..  Chron.  Eccles.,  II.  col.  128;  Un  nuovo 
testo  syr.,   p.  27. 


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CT* 


Q      I-    4 


patriarclie  IstVyalib '  soii  predecossour  ecrivit  aiix  liabitants  de  Goundisabor, 
i|iii  liii  avaient  dciiiande  uii  iiK.tropolitain  pour  leur  pays,  en  faisant  Teloge  \ 
des  vertus  de  ce  Pere,  qui  etait  alors  eveque  tl((  Ninive.  Jls  demand6reiil 
alors  au  catholicos  de  Tetablir  leiir  metropolitaiii ;  il  le  llt  alors  vcnir  et  le 
consacra.  II  ^■ouvcrna  ce  siege,  qn'il  occnpa,  avcc  beauconp  de  sagesse.  Aprcs 
la  mort  d'lsoyalib,  Tclection  rayant  designc,  il  fut  ordoiine  patriarcbe  malgrc 
son  Age  tres  avance.  II  etait  bon,  vertueux  et  cliaiitable,  iireoccupe  d'aug- 
menter  le  nombre  des  ecoliers.  Ce  fut  le  premier  (jui  ordonna  aux  (icoliers 
de  se  ceindre  d'une  ceinture,  pour  se  distinguer  des  autres  jeunes  gens. 
Trois  ans  •apres  son  ordination,  ("tant  allt^  a  Karklia  de  Guedan,  il  y  tomba 
maladc  k  la  suite  de  la  fatignt!  du  clicmin,  des  soulfrances  qu'il  y  avait 
endurt^es  et  de  la  clialeur.  II  lefusa  de  prendre  lcs  remede.s  que  les  mtjdecins 
lui  prescrivaient,  et  disait :  «  La  moisson  est  miire.  »  II  mourut  aux  jours  de 
Otbmau  ben  "Aflan,  apri^^s  un  pontificat  de  trois  ans-.  Ouelquos  historiens 
disent  qu'il  etait  eveque  de  Ninive  et  que  les  musulmans  travaillerent  a 
le  faire  catholicos  parce  qu'il  leur  avait  apporte  des  vivres  lors  de  leur  inva- 
sion  dans  la  rt^-gion  de  -Mossoul  au  moment  de  la  conquete. 

1.  Voir  ci-de.ssus,  n"*  XCIII  et  CV.  —  2.  "Amr  place  son  intronisation  en  la  ti58 
annee  des  Grecs  (647)  et  en  la  premiere  ann(3e  de  'dtlimdn,  qui  repond  a  l'ann(je 
644-645. 


1311]  CIX.  —  CE  QUI  AURIVA  DE  SES  .lOURS.  (i31 

.~jL^£jlj    4j  Jlxlo)!     -«-Ijis-j     ^^,=»L      i^i         'I     !sii;l    4.JbXo3     Ca^    iy~^    ''-•^'    (j    *  ''•  ■'■''"■ 

(«^J    ^aII     iJjljiJ     .'*-S      j^>      j^*     i_/a«;     JS-*— .3-3      f-^^ij^     jA      r\Z^\      jl      |_j!i     d.'llA     /«Islj 

j_,ii«-)  Jb^ij  .  IjJ  /.Isl  ^LTlaJI  p-  ^;^  ^  jo  jJl  i jUJI  (j  <.Li'Ls  jl^r^-i  -U,  ^l 
Oi-*^3    (JV^^    ixlo^    «rJiii     Uj    .i^LaJlj    («j-aJl    cjVj    .OAjJI    iji^   '•^    >-L^3   ^jLpcJI 

j_}3^^  (^jS  ^t^  (jri/  "*"^.  j'  1.5-''-?  -(3::^^^  (3r*J-^  ^j?^  jr^  Vj*'  '*>J-«-« 
ij.4  (--^  .iJ[_,-AJl  'I  "^(v*!.»-*  ^L^VI  (jj-*-*.  L.^1  jo)  .  ^j  ''(^r^i'  ^^  '-'^, 
xs-^i     iijXJti     Jj    is».«j>-j   fj^')l    ^l    o^^J    Lwls    .'»—..« L.-iJl3   jLJIj   (^L^tJVl    <JL<    -G-I3   'Cs^ 

1.      JLOjl'1  ex  i.Tir.   sacrarii  custos.  — •  2.     .,l)jJiJI  ex  p-mim  lector,  anagnostcs.  — • 
3.  ^rr.—;;'  vel  ^^rr'^  etc.  — 4.  fii  vel  y^,  vel  ^^iii'  etc.  —  5.  I''ort(!  ^^J-i. 


CIX.     Ck    yll     ARIUVA    DE    SES    JOUliS.     EnTRE    Al  TRES     IAITS    I.'||  IS!(  iIRE 

IIE     SAIUtlSO      METROrol.ITVIN     llE     BeITII     GaUMAI'. 

Cet  liomme  etait  de  la  regiou  de  l\adaii ;  il  lit  ses  etudes  a  recole  de 
Seleucie  sous  Mar  Sabriso'  catholicos.  Celui-ci,  ayant  remarque  ses  bonnes 
oeuvres  et  son  ortliodoxie,  Tenvoya  ti  son  couvent  en  Beith  Garmai,  oii  il 
oxcrga  la  charge  de  sacristain  et  de  lecteur  jusqu'a  la  mort  de  Mar  Sabri.'s6'. 
(Juelques-uns  de  ceux  qui  (4aient  dans  le  couvent  lui  ayant  port(''  envie,  il 
le  quitta  et  se  rendit  au  pays  de  Sa'ran,  oii  il  demeura  dans  la  meme  grotte 
qu'avait  habitee  Mar  Sabriso' catholicos- ;  il  s'attacha  a  un  anachorete,  qui 
rinstruisit  dans  la  vie  ascetique;  il  s'adonna  au  jeiine  et  a  la  priere.  Quand 
Fempire  des  Perses  disparut  et  que  commenga  rempire  des  Arabes,  sa 
renommee  se  r(3pandit  parmi  les  fideles  et  les  dissidents.  11  se  vit  en  songe 
allant  visiter  deux  villages  de  Saherzor,  appeles  Ostin  et  NapIior\  dont  lcs 
habitants  etaient  idoMtres,  pour  les  appeler  au  christianisme.  Prenant  avec 
lui  TEvangile,  il  partit  aussit6t,  accompagne  des  pretres  et  des  diacres.  Mais 
i'i  lcur  arrivee  aux  villages,  les  habitants  les  chasserent  k  coups  de  pierres. 

1.  Cf.  Le  hivre  de  la  Chastete,  n°  93;  Un  niiovo  testo...,  p.  30.  —  2.  Voir  ci-des- 
sus,  p.  476.  —  3.  Lectures  conjecturales. 


ii3a  iiisrniiii;  nksiohik.nnk.  rai2| 

J.J   («1-3 VI    ^_^    f-^Jkj    rjiil    «-*7>-    -^lj    .jlLjiJI    r->»-b   ^c^    ij^    .  jlla..JL    i_^)l 
f-jj   Jj  cJ»   cji«-jj  o.   viuAtj    (nr^  CljL.»  <i)  jU  ^Ulj  ^^^l-   c-'*^  ijtS-l  J 

1  j  a  "'J     IjLUr»     L»IJl     !iV-=>t>J        -Jw)l       ji-*J     »JA«Sl.S,.4      <C-      <J.-       ^IS     J      J.J>-1.      jlSj     .      ijl.i 

.0,1     O      ■— l«».Jl       Jl     «JAj^    is*^"     >J"^~^J    *- ''    <J^    *-•» 

«Jl     ^Lpj     L,li      .  <ii>     ij     «4-J-J     ^^^.      J^     k— a-1»     .  («••^L     A_»-lj        Jl^    Ou     i_^     JujTIj 
l*j    .j^UiJ      jlk-Jl    L^      Jj     A»     <)    l:Jo     J^;l     ,Jc-     ijLajj     jJ-JI       Jl     cf^-     *j^    ^^ 
IV  ;ii.i.   iJjb    [xy\    aaL;    Ui    .^1       'V.i r    Zjj\-^j    •^i^   j)    jJ^    A)   iu-.    I.x.j;ji.4   LsLp    Jlj 

1.      Jj\.  —  2.    F!x  |;jo!  opus. 


Alors  il  remit  ti  uii  pretre  douze  pierres,  sur  lesquellos  il  avait  fait  le  signe 
de  la  croix,  ot  lui  Jit  de  les  jeter  h  la  source  k  laquelle  ils  huvaient  de  Teau. 
Une  fois  quils  v  bureiit,  Dieu  inelina  lours  cojurs  k  recevoir  ses  paroles. 
Une  femme  du  villago  otait  possedee  du  domon;  il  pria  sur  elle,  et  en 
chassa  Fespril  malin.  11  baptisa  tous  los  liahitants;  il  ddmolit  les  temples 
des  idoles  et  hatit  i\  lour  placc  une  egliso. 

Puis  lcs  liahitanls  de  Beitli  Garmai  le  choisirent  pour  etrc  leur  metropoli- 
tain' ;  il  fut  ordonne  par  Mar  Kmmoli.  II  etait  tres  avance  en  Age;  ses  forces 
(liminuorent ;  mais  il  ne  voulut  point  renoncer  a  ses  oeuvres.  Cliaque  annee 
il  pronail  six  makkouk  de  farine  d'orge ,  avec  iaquelle  il  faisait  de  petits 
pains,  dont  il  so  nourrissait  pendant  toute  Fannee;  il  distrihuait  le  reste 
aux  pauvres ;  il  en  donnait  aussi  aux  lldolos  comme  benodiction. 

'Otba,  gouverneur  de  Beitli  Garmai,  ayant  entondu  parler  do  lui,  envoya 
le  chercher  pour  le  voir.  Quand  il  arriva  chez  lui,  il  le  pria  daller  a  Senna 
pour  prier  sur  deux  de  ses  fdles,  qui  etaient  ohsedoes  du  demon;  il  le  fit;  il 
jeunapendant  sept  jours  et  ninterrompit  son  jeune  quelles"  n'eussent  gut^ri. 
Celles-ci  rappelorent  des  ce  jour  :  «  Mon  Pere.  »  Le  pere,  ayant  vu  ce  miracle, 

1.  Serait-ce  a  ce  Sabriso'  metropolitaiii,  que  I.s6'yahb  d'Adiabene  ecrivit  une  lettre 
pour  lui  donner  des  nouvelles  de  sa  sante  (voir  I.soyahb  III,  Lib.  Epist.,  p.  KWl  ? 
Thomas  de  Marga,  lib.  II,  c.  7,  dit  de  lui  qu'il  etait  present  avec  ce  lso'yahb  III  ii  la 
consecration  de  Teglise  du  couvent  de  Beith  'Abe.  —  2.  Le  texte  passe  ici  du  duel  au 
sinffulier. 


313]  CIX.  -  CK  QUI  ARRIVA  DE  SES  JOURS.  033 

,_L£.j    .Jjl__^l  ^:,   ^U  J    .sjij  Jmj   Lo    ^yUsJ    -^^1^    -^    j    '  jli^l    ^jj 

■'4ci__^i  L-'-»*^  ■1^^:'  "^y-^  (./*—'"  Ls*''  (^j  -j^^yJ'  •*-'^'  /«*/  .^yuo  ■^Ci^i  ■'^j^ui 

1.  tiw  ex  vam  totondit,  rasit,  tonsui-a  sacris  initiart'.  —  2.  .i^y*-'!  ex  iJiaio  pestis. 
—  3.  ^,»;U'  ex  iiQi^  petitio,  precatio  irogationes).  —  4.  c-^j--!  ex  tia^  hebdomas.  — 
,').   .,'t?'-  ex  jjtao.  commemoratio. 


lui  demanda  dc  liii  cxposer  ses  requetes ;  il  le  pria  d'exempter  de  la  capita- 
tion  les  moines,  les  pretres  et  les  ecoliers  de  sa  provincc;  Otba  exauga  sa 
demande  et  lui  accorda  un  edit  defendant  rimposition  dunc  capitation  a  ceux 
qui  scraient  vctus  dc  laine,  qu'ils  fussent  tonsures  ou  non.  Cette  regle  s'est 
conservec  jusqn"a  nos  jours  dans  cc  pays. 

La  pcste  cnvaliit  la  region  dc  Beith  Garmai;  il  iit  des  llogations  peudant 
toute  une  semaine,  comme  le  fit  David  aux  jours  des  enfants  dlsrael',  et 
Dieu  lit  disparaitrc  le  fleau;  ce  soiit  ces  Rogations  qui  onl  pris  le  nom  de 
Rogations  des  Niiiivitcs'.  On  fait  sa  commemoraison  le  jour  de  la  fetc  de 
ces  Rogations,  qui  est  le  jeudi^  Que  ses  prieres  soient  avec  nous. 

1.  Cf.  II  Sam.,  XXIV.  —  2.  'Amr  (p.  43)  place  letablissement  de  ces  Rogations  h 
Tepoque  du  patriarche  Ezechiel  (voir  ci-dessus,  n"  XXXVI).  Le  livre  de  Houdra  (Bre- 
viarium  Chaldaicum,  ed.  Bedjan,  pars  I,  p.  161)  semble  etre  d'accord  sur  ce  point 
avec  'Amr,  en  disanl  que  ces  Rogations  eurent  lieu  sous  lempire  des  Perses.  Ajoutons 
cjue  redition  de  Bedjan  a  siipprime  le  nom  de  Sabriso'  metropolitain  de  Beith  Slokh  ou 
de  Beith  GarmaT,  qui  so  trouve  mentionne  dans  les  manuscrits.  —  3.  Les  Rogations  des 
Xinivites  dans  rEglise  nestorienne  ont  lieu  vingt  jours  avant  le  careme  :  le  lundi,  le 
mardi  et  le  mercredi  de  la  troisieme  semaine  avant  le  careme.  Le  jeudi  qui  les  suit, 
on  fait  la  commemoraison  de  Mar  Sabris6'.  On  lit  dans  le  Houdra  :  ilojj.  !'•'•■."  -ov^r 
^ajL.>j.  iLaxj  i.oi^  «0114.  o^o)  >a.a.^v.^a>  -v»;  ijv^o;  ..oioi>-(o  :  «  Le  soir  dc  la  vcille  du  jeudi  des 
Rogations,  cest  la  commemoraison  de  Mar  Sabriio'  qui  a  etabli  ces  Rogations  des 
-Ninivites.  » 


"^^*  IIISTolHr.  NKSTOHIKNNK. 


Ciui  dj^  ju^jL  ^j^\  ^_^ui 


13  Ki 


^^:>  Oj^I  ^Uj  iJUl  .:j|_^  ^i  _;_,  ^^  .^-i^,  ^y^  ^^ui  oU  Ui 


t»C-   iiyufc    «_^    (.IJlj   CiJj,    ^j   4J, 


.Jo-Ji    ,^c  .^u  f-yLjCu 


,^    .i  ,.*£• 


•    1.  u^  .,'/,. 


•^  r-^ 


C.\.   —    llisToini:   d'Atiia.nask,   conm;   soi  s  le   nom   iik  .Iamai., 
|'\tiiiaiu;he   des  Jacobites,   et  de  .Iean   son   discii-i.e'. 

Cel  homnie,  surnomme  Chameau  iJamal),  lut  patriarche  des  .Iacol)ites 
pendant  quatorze  ans-  :  II  avait  un  disciplc  intclligcnt,  nomme  Jean.  II 
renvoya  en  Perseavec  Maroutha  lemoine,  mefropolitaiu  deTagrit'.  Athanase, 
apres  sa  mort,  fut  n^mplace '  par  ce  Jean,  qui  occupa  le  siege  pendaiit  dix- 
sept  ans.  Cest  liii  (iiii  composa  la  plupart  des  prieres  des  Jacobitcs,  la  messc 
de  la  consecration  du  rlireme,  la  benediction  de  Teau  et  d'autres  choses. 

CXI.    HlSTUIRE     1)E     MaI.KI.s6',     :-0NDATE1  It     I.K       Ol.MIU     IfMrrilA-', 

Cet  humme  vcrtueux  etait  d'un  village  appele  Suse;  il  se  fit  disciple  de 
Rabban  Sabor"  et  re?ut  Thabit  monasfique  dans  son  couvent.  Puis  il  !.•  quitta 
et  se  fixa  dans  une  grotte,  pres  de  Goundisabor,  se  nourrissant  des  fruits  des 

1.  Cf.  ci-dessus,  p.  543,  54.5.  -  2,  Notre  auteur  dit  aiUeurs  iloc.  cit.)  :  onze  ans.  - 
3.  Cf.  Barhelir.,  Chron.  Eccles.^  II,  col.  120;  Micliel  le  Syrien,  t.  II,  p.  433.  —  4.  En 
631,  voirBarhebr.,  Chron.  Eccles.,  I,  col.  276;  Michel  le  Syr.,  p.  419.  -  5.  Cf.  Le  Livre 
de  la  Chastete,  n"  99  :  Oumra  l.ladtha  (|l^  ,^^  signifie  «  Couvent  nouvcau  ».  - 
6.  Surce  personnage.  voir  ci-dessus,  n"  \A\ . 


:il.-,    CXi.  —  IIISTOIRK  DE  M.ALKTSO ',  FONDATEUR  DE  'OUMRA  HADTFIA.     635 

^LaS      .  AT^L^      "C)»j«      4JL^3      .  jAI_i      jviJ      [aJ^       (_j      Aj^lJ       .X_-l)      'LJ'      Cj«-L)'      n^\yM 

«^lj^lj  iji  '«-i  ijj>^   'l-^'l  jls  •jjjl  (j  ^j»-^  jl  S;-«1j  Ij::*^  L_L='  OI    «S.SJ  ^y^'l 

®<£.L-.i    ^^J    ^''^   ^f    ''-'>-''    t5jr"3    ^'-^    ^M^j^^    o'*i-9    •It^3    ^V    -'^''   ''-a— =»^»-'1 

^  [_^j  '-'  «^j^'l   J-^j^  <J  ,--^   .<u"^JI  clL  J    i-Ct   (.LL.U   jLA_r'l    Ol    n^^\j 
^v«jjl    j   ^j    CjL   LJ3    .f-j.i.jCL«    ^LUI    ^   '^  w~^j    ^-^csJI    ^;.^   ts*^-'    ^^    j'-^'^' 


1.  Sic.  —  2.   >!_^«-.J'  JL.  —  .'!.   Sic  in  nianuscnpto.  —  '1.   In   marg.  graphio   :    ^^ 


ai'bres  et  d'herbes  sauvages,  et  se  cacliant  aux  hommes.  Mais  quelque  temps 
apn-s,  ayant  ete  decouvert,  un  liomme  de  Goundi.sabor,  nomme  Gabriel, 
lils  de  Barkan.^^ah,  alla  \e  trouver.  11  lui  raconta  qu'il  avait  creuse  un  canal 
auquel  il  avait  depense  beaucoup  d'argent.  Quaiul  on  y  avait  niis  Teau  a 
couler,  le  sol  s'etait  affaisse  en  plusieurs  endroits,'ou  Teau  s'engloulissait 
completeraent.  II  avait  Tait  les  plus  grands  efTorts  pour  les  etancher,  mais 
n'avait  pu  y  parvenir.  Et  il  demandait  au  Saint  le  secours  de  sa  priere.  Le 
Saint  pria  i't  lui  conseilla  de  jeterdans  le  canal  une  pelite  croix  qu'il  venait 
dc  lui  remcttie  :  Teau  y  coulerait  avec  violence  et  les  endroits  aliaisses 
seraient  bouches.  L'homme  le  fit;  aussitot  Teau  coula  tres  reguliercmcnt 
et  arrosa  ses  campagnes. 

Les  moines  vinrent  se  grouper  autonr  de  lui  dans  le  desert.  Gabriel  lui 
batit  a  lendroit  meme  un  couvent  011  beaucoup  de  moines  vinrent  habiter; 
il  fnt  appele  'Oumra  Hadtha.  Saint  Malkiso'  mourut  a  un  age  avance:  il  fut 
enseveli  daiis  la  cour  du  couvent  oii  lon  recite  Toihce  pendant  lete. 

A  cette  epoque,  ala  suite  d'Isaie  Tahlaya  et  de  Meskena',  anathematises 
par  Isoyahb  Arbaya,  apparurent  daulres  disciples  de  Hnana  d'Adiabene-, 
qui  seduisirent  leshommes,  entre  autres,  Sahdona%  disciple  de  Jacques,  fon- 
dateur  du  couvent  de  Beith  'Abe'.  Celui-la,  qu'on  appelle  encore  Martyrius 

1.  Voir  ci-dessus,  p.  511.  —  2.  Voir  ci-dessus,  p.  509-512.  —  3.  Celui-ci  avait 
donc  adliere  a  la  croyance  melchite,  non  a  Apaniee,  ainsi  que  le  dil  Thomas  de  Marga 
(lib.  II,  c.  0,  lid.  Bedjan.  p.  64  ,  mais  bieii  en  Perse,  grAce  aux  disciples  de  Hnana.  — 
4.  Voir  ci-dessus,  n"  LVI. 


■.m. 


tilW  IIISTDIItK  NESTOIHK.NM..  [Mi, 

^    ^ij-V-    J^i     Wlr^i    -J'-V    rv^   '^"^'     "    *^'j   .i^l  U»^l    ^   ijr^'^' 

._^_^l   J^i  .j^\   ^\:^  iU—  tL.Vl  j  Ct:^  ^>-''   '"^  ._ii-l  ^j-^^  J^i 
IjL^   iLiiCUlj   iiUI   Jt^   ij\   j  i}:^  jUUI  ''^^    Jvt3    ^l   xjj   iU-    11::^ 

®^„- 11 

1.  Kx  ^  ordinavit.  —  2.  In  marf^.   :  '-9jih,-~  ^  '-'j--r"  ;<^-  ~  '^-  .J^  velj^  etc. 


(Tordis),  etait  ^  son  debul  orthodoxo;  il  avait  ecrit  un  ouvrage  ascetique. 
.\omm6  eveque  de  Heith  Waziq'  {lUunlzllili),  il  abandonna  sa  foi.  I.s6'yahl) 
d'Adiai)enc  metropolitain  dc  .Mossoul.  qui  etait  son  ami,  lui  rcprocha  sa  cou- 
duite.  Mais  il  ne  se  soumit  pas'-.  II  ^crivit  un  livre  sur  la  foi,  semblable  a 
celui  qu'avait  ecrit  Sahdona;  Mar  Emmoh,  ayant  eu  connaissance  de  leur 
condiiite,  la  condamna\  11  convocjua  les  Peres  k  Karkha  de  Guedan,  les 
excommunia  tous  deux,  deposa  .Sahdoua  de  son  episcopat,  anathematisa  los 
doux  livros  et  qui  les  avait  ecrits,  ef  cn  interdit  la  lecture  '. 

Harsaunia,  evoque  de  Karkha  de  Suse",  couiposa  uu  livre  sur  la  croyance, 
qu'il  intitula  Du  foie.  Is6'yahl)  composa  aussi  un  livre  intitule  :  liapprl 
iVidees"'.  A  cette  meme  occasion  Hiro'  le  docteur  ecrivit  aussi  un  livre  oontre 
los  Jacobites  et  los  Melchites. 

CXll.  —  llisToiiiK   i)K  Mau  1s6'y.\hb... 
Lc  rcstc  itunKjue. 

1.  S'il  ny  a  pas  ici  une  erreur,  Mah6ze  d'Ar6\van,  dont  Sahdona  etait  rev^que, 
serait  encore  appelee  Beith  Waziq.  Mahoze  d'Are\van  etait  batie  sur  une  colline  qui 
domine  le  petit  Zab,  a  neuf  heures  a  Test  de  Kerkuk.  —  2.  Cf.  les  leltres  de  ce  Catho- 
licos  adressees  a  Sahdona  et  aux  auti-es  personnages  [Iso' yahb  III,  Lib.  Epist.,  p.  12;t- 
138,  202-214).  —  3.  II  semble  qu'il  y  ait  ici  une  lacune.  Le  sujet  de  «  ecrivit  »  n'est 
pas  indique.  —  4.  Cf.  Is6'yalib  III,  loc.  cit.,  p.  208-209.  —  5.  Voir  ci-dessus.  p.  500 
a  579.  —  6.  Ce  livre  etait  contre  les  Hnaniens  (voir  Isoi/ahb  III,  loc.  cit.,  p.  133-134; 
Thomas  de  Marga,  lib.  IV,  c.  25).  En  lisant  ce  titre  Tardld  el-Fikar,  on  traduirail : 
Bannissement  des  soiicis.  —  7.  Voir  ci-dessus,  p.  500-561. 


TABLE  DES  MATIEHES 


Pages. 

XLl.  —  Hisloire  de  Tibere,  empereur  des  Grecs 487 

XI.ll.  —  Histoire  de  Isoyahb  d'Arzoun  le  30"  C-dtliolioos 438 

XLIH.  —  Resume  de  ce  qui  arriva  a  Hormizd  par  son  fils  Kosrau  Parwez  ....  443 
XLIV.  —  Hisloire  ile  Rabban  Elie,  qui  fonda    :i   Mossoul  le  monastere  connu 

sous  le  nom  de  Deir  Sa'id 445 

XL\'.  —  Histoire  de  Rabban  Bar   'Edta 446 

XL^I.  —  Histoire  de  Rabban  Simeon 447  ' 

XLVH.  —  Histoire  de  Rabban  Guiwarguis 451 

XLNTH.  —  Histoire  de  Jean,  fondateur  du  eouvent  d'Anliel 452 

XLIX.  —  Histoire  de  Rabban  Haia 453 

L.  —  Histoire  de   Rabban-Babai'  de  Nisibe 454 

LI.  —  Histoire  de  Rabban  Yaunan 45& 

LH.  —  Histoire  de  Sahrona 457 

LIII.  —  Histoire  de  Mar  Yahb,  ranachorete 458 

LIV.  —  Hisloire  de  Rabijan   Sabor 459 

LV.  —  Histoire  de  Maurice,  enipereur  des  Grecs 461 

L\  I.  —  Histoire  de  Rabban  Jacques,  le  fondateur  du  couvent  de  Beith    Abe.  .  .  462 

I.VII.  —  Petite  anecdote  du  pretre  qui  sacrifiait  au  demon 463 

LVIII.  —  Histoire  de  Kosrau  Parwez,  fils  de  Hormizd 465 

LIX.  —  Ilistoire  du  pretre  qui  s'etait  fait  mage 467 

LX.  —  Histoire  d'En-No'man,  fds  d'EI-Moundhir,  roi  de  Hira 468 

LXI.   —  Histoire  de  Yaunan,  le  fondateur  du  couvent  de  Bar  "roura 469 

LXII.  —  Histoire  de  Jacques,  le  fondateur  du  couvent  de  Hbisa 471 

LXIII.  —  Histoire  des  patriarches  jacobites 472 

LXIV.  —  Histoire  de  Titus,  eveque  de  Hdatta 472 

LXV.  —  Hisloire  de  saint  Mar  Sabriso'  Catholicos 474 

LXVI.  —  Recit  de  la  vision  qu'eut  Mar  Sabriso',  alors  qu'il  etait  eveque  de  La- 

som 485 

LXVII.  —  Revenons  a  ce  qui  eut  lieu  lors  de  releclion 487 

LXVIH.  —  Recit  du  miracle,  opert;  par  ^lar  Sabriso'  Catholicos  en  presence  de 

Teveque  Maroutha 495 

LXIX.  —  Histoire  de  Gabriel,  le  medecin,  avec  Mar  Sabriso' (iatholicos 498 

LXX.  —  Histoire  du    massacre   de   Maurice ;    Kosrau   change   de    resolution   a 

Tegard   des    Chretiens 498 


«138                                              TAHI.I':  DKS  MATIKHKS.  [318] 

Puges. 

I..\.\l.         Morl  de  M;ir  SabriKd' .'.01 

LWII          KvLuiements  qui  eurcnt  lieu  de  son  ti'iii|ps ,')Oij 

I.WIII.     -  llisluirt'  dti  saiiit  Ziiiui :>m\ 

LXXIN  .  —  llistoire  de  Grt^goire,  inetropolitain  de  Nisibi- ."•07 

I.W\.      -  llistoirc  du   chrtlimiMil  qui    fiit    iiillij(<''    :iiix    liiiliil.ints    dc   .\isil)i',    ii 

causi'  de  sainl   (In-goirc ."il3 

LXX\  I.   —  llistoiro  de  Uabbaii  Isiiyaldi .'»15 

I.X.W  11          llistiiire  de  iiabban  Ciabrona .'ilO 

l,.W\'lll.         Ilisloire  ile  Mauricc,   empcrcur  dcs  rircrs .")17 

L.\\l.\.         Ilistuirc  de  'rheudose,  lils  dc   Mauricc,  cmpereur  des  (Irecs  ....  51'.) 

L.\.W.  —  Histoire  dc  Gregoire  le  .'U'    calholicos '>'2l 

l.\.\.\l.         Noms  doschrclicns  qui  ^l.iicnt  au   service  de   Kosrau :>2'i 

I.W.\II.      -  llistoire  d'lleraclius.  empereur  dcs  ("irecs .")20 

I.X.WIII.  —  llistoire  des  lieretiques;  controverse  des  Peres :  cxcommunication 

de  Ijnana ' •'i'.iH 

I.WXIV.          Ilisloire  de  .Mar  Babai  le  (Irand ."..'iO 

L.\.\\\.   —  llistoirc  de   IJnanisu',  lc  moine 5.'{'i 

L\.\.\\  1.  —  llistoire  dii  martyr  Georges.  massacre  par  Kosr;iii b'.it5 

L.\.\.\\  II.         Ilistoirc  irileraclius,  empereur  dcs  Grccs,  avec  Kosrau o'M 

L.\.\.\\  III.  —  llisloirc  des   ev^qiies    jacobites    et  des   sicf^es    nouveaux   quils 
elablirent  du  temps  de   leur    patriarche    Athanase;   histoire   dc 

celui-ci  avec  rempereur  grec 5'i2 

LXXXIX.  —  Cause  de  la  propai;ation  dcs  .lacobitcs  dans  rempire  persaii.   .   .   .  545 

XC.  —  llistoire  de  Mal.ai  le  scribe '. 5'i0 

.\t'.l.  —  llistoire  et  debut  de  Mar    Abda  IWncieii,  disciple  de  Mar  Babai.   .   .   .  5'iiJ 

XCll.   —  llistoire  de  la  mort  de  Kosrau  Parwez,  et  du  regne  de  son  fils  Siroi   .    .  551 

XCIII.  —  llistoirc  du  catliolicos    Isdyahb  de   (Idala .  55'i 

XCIV.  —  Ce  qui   eut  lieii  entre    Barsauma,  eveque  de  Suse,   ct   le  catholicos; 

leur  correspondance 5(il 

1"  —  Copie  de  la  premicre  lctlre,  dont  lc  piiblic  ciit  coiinais- 

sance 502 

2°  —  Deuxieme  lettre  de  Barsauma  adressee  a  Is6'yahb  Ca- 

tholicos 570 

XCV.   —  l-lvcnements  qui  eurent  lieu  du  temps  de  Mar  Iso'yahb  Cidalaya...  fKab- 

baii  Oukamaj 582 

XC\  1.  —  Histoirc  de  Rabban  Sabriso',  le  fondateur  du  couvent  de  Beitli  (Juqa.  583 

XCVII.   —  llistoire  de  Mar  'Abda,  fils  dc  Haiiil' 380 

XCVIII.  —  Histoire  dc   Ilabban  KhouJaliwi,   le  fondatcur  du  couvciil   dc    Beilli 

Hale • 590 

XCIX.  —  Histoire  de  Rabbaii  Ilormizd 505 

C.  —  Histoire  de  Rabbaii  Theodore 'i98 

Cl.  —  Apparition  de  Llslamismc 600 

C^II.  —  Copie  du  pacte  et  de  Tedit  ecrits  par  ^lohammad   ben    Abd  Allah  aux 
habitants    de  Najraii  et  a  tous  ccux    qui  i^rofessent   la    religion 

chretieiine  sur  la  surface  de  la  terrc 001 

CIIl.  —  II  ecrivit  un  edit  dont  vuici  la  copie OIO 

(^I^V.   —  Becit  de  la   iiiort  de   Miili.inmiad 018 


:U9]                                          TABI.E  DES  MATIERES.  «39 

Pages. 

C\  .  —  Recit  de  la  mort  de  Mar  Iso  yahb  Catholicos 624 

CVI.  —  Histoire  d'Heraclius,  empereur  des  Grecs 626 

CVII.  —  Recit  de   la   mort  dTIeraclius,    empereur  des   Grecs:  Iiistoire  de  ses 

successeurs (i2.S 

CVIil.  —  Histoire  de  Mar  Emmeh  Catholicos 629 

CIX.  —  Ce  qui  arriva  de  ses  jours.   Eiitre  autres   faits,    rhisloire   de  Sabriso', 

metropolitain  de  Beith  Garmai (i'U 

CX.  —  Ilistoire  d'.\tlianase,  connu  sous  le   nom  de   Jamal,  patriarche   dcs   Ja- 

cobitcs,  ct  de  Jcan  son  disciple ()^\ 

C.\l.  —  llistoirc  de  Malki.stV,  Ibndateur  de  'Ounira  Hadtha ().'i'i 

CXII.  —  Ilistoirc  de  ^NIar  lioyalib (j36 


XoTE  i)Es  Editecrs.  —  Lc  manuscrit  (Idcrit  par  sa  S.  G.  M"''  Scher  (P.  O.,  t.  IV. 
p.  2l7i,  qui  contient  la  deuxieme  partie  de  Yllistoire  Nestorienne  inedite  {Chroniqiie  dc 
Sdert),  a  ete  acquis  au  cours  de  rimpression  par  la  Bibliotheque  Xationale  de  Paris  (Foiids 
arabc,  n°  (i6,53i  :  il  a  donc  pu  etre  utilisc,  et  ce  travail  de  collation  a  demontrc  la  parfaite 
exactiludc  dc  la  copie  de  S.  G.  M?''  Sclicr. 


EKKATA 


IIisi oinE  Nestorienne  [Chronique  de  Seeri).  Prcmiere  partie  (II).  [P.  O.,  i.  V,  lasc.  2). 
Page  228.  ligne  4,   lire  ^r;^^^ :  p.   2,32,  1.   10   ,U3 ;  p.  248,  1.  8  i*,Ji*)I:  p.  267,  1.  2 
ki,:  p.  308.  1.  9  11  ;  ]i.  310,  1.  7      ->-,-Jj. 


I 


LE 

TROISIEME   LIVRE   DE    EZRA 

(ESDRAS  ET  NEHEMIE  CANONIQUES) 
VERSION   ETHIOPIENNE 


Patr.   OR.  —  T.  XIII.  —  F.  5  43 


I 


LE 

TROISIEME  LIVRE  DE  EZRA 

(ESDRAS  ET  NEHEMIE  CAXONIQUES) 

VERSION  ETniOPIENNE 

EDITBE    ET    TRADUITE    EN    FRANCAIS 

FRANCISCO  MARIA  ESTEVES  PEREIRA 


■  1 9r)i»jaQmi»»i9g-^ 


Nihil  obstat. 
K.  GKAFFIN. 


PKHMIS  lyiMPRIMEU 


Paris,  le  29  Juillet  1918. 


E.  ADAM, 

vic.  g^n. 


INTRODUCTION 


Les  Livrks  D'EsDn\s.  —  Dans  la  version  ethiopienne  de  la  Bible,  les  ecrits 
(lesignes  sous  le  nom  de  dU^i'  '•,  '1-^'rd,  sont  classes  en  trois  livres,  dont 
la  correspondance  avec  le  texte  grec  des  LXX  et  avec  le  texte  latin  de  la 
Vulgate  est  la  suivante  '  : 

Texte  des  LXX 


Version  6thiopienne 

dVi'  ■•  b  «  — 

('Ezr4  I) 

dlti'  '■  i  ■'  'Ec5pa;a' 

(Ezra  II) 

d-H/S.  :  I:  •■■  Eo^pa?  P' 

(EzrA   III) 


Texte  de  la  Vulgate 
Liber  quartus  Esdrae 

(apocryphe) 
Liber  tertius  Esdrae 

(apocryphe) 
(Liber  secundus  Esdrae 

(Nehemias) 
Liber  primus  Esdrae 

(Esdras) 


Le  Premier  Ltvre  de  'Ezrd,  denomme  aussi  Apocaltjpse  de  'Ezrd,  a  6te  publie 
d'abord  par  Ricard  Laurence  :  H6ll£' '  '6«,Primi  Ezrae  libri,  qui  apud  Vul- 
fiatam  appellatur  quartus,  versio  aethiopica,  Oxoniae,  1820;  puis  par  A. 
Dillmann  :  Yeteris  Testamenti  aethiopici  tomus  quiiitus,  quo  continentur  Libri 
apocryphi,  Berolini,  1894  (p.  153-193). 

Le  Deu.meme  Livre  de  Ezrd  a  6t6  publi^  par  A.  Dillmann  {op.  rit.,  p.  194- 
221). 

Le  Troisieme  Livre  de  'Ezrd  (comprenant  les  livres  canoniques  d'Esdras  et 
de  Nehemie),  reste  inedit,  est  publie  maintenant  pour  la  premiere  fois. 

Les  manuscrits  en  general.  —  Voici  les  manuscrits  renfermant  la  version 
ethiopienne  du  Troisieme  Livre  de  'Ezrd  (Esdras  et  Neh^mie),  dont  nous 
avons  notice  : 


1.    A.  Dillmann,   Catalogus  codiciim  manuscriptorum   orientaliiim,  qiii  in  Mnseo 
Britannico  asservantiir,  Pars  tertia,  Codices  aethiopicos  amplectens,  Londini,  1847,  p.  3. 


tm  INIIiODHCTION  [fij 

1.  BibliotliLt|ue  Nationulo  de  Paris,  Collcction  (Jl-  A.  dWbbadic,  n"  ;{5 
(xvii*  si^clt')'. 

'2.  l^ibliothiNquc  Bodl6ionne  d'Oxlbrd,  ('.<ul.  nrlli.  VI  (xviii*  siecle) '^ 

:{.  Mu.sei;  Mritannique,  .1«W.  l(i.  188  (Cat.  Dilliiiann  V)  (xvi*  ou  xv"  si^cle)"; 
Oiient.  48'i  ^Cat.  Wrij^-ht  VIII  (xvii«  sitcle) ;  Orii-nt.  'im  ^Cat.  XI]  (xvrt"  sitcle); 
Orient.  'm  [Cat.  XXVIj  (xvii»  si6cle);  OrinU.  504  [Cal.  XXVIII)  (xvii"  .si6cle)  \ 

\.  Bibliotheque  Municipale  de  Kraiicfort,  CihL  (ictli.  i  (xviii'  si(';cli!j; 
(.W.  actli.  7  (1755)  \ 

5.   Mission  calholique  do  Cheren,  Ms.  'i  *. 

Le  manu.scrit  Orirnt.  Ibl.  .{1)07  tli'  ia  Bibliotheque  Uoyale  dc  Herliii 
contient  (fol.  (50-03)  le  commencement  dii  l.irri'  d'Esilrus\  Le  ms.  Aihl. 
24.991  du  Must5e  Britanniqui;  renferme  (fol.  04  v.)  des  fragments  du  Lirri- 
dememie{2,  27  i  4,  22) ». 

MANuscniT  N°'35  DE  LA  C0LI.ECTI0N  DE  A.  d'Abb.\die.  —  Lc  manuscrit  n"  35 
de  la  collection  de  A.  d'Abbadie  est  un  codex  de  parchemin  de  280  fouillets, 
qui  ont  O'",^^^  de  hauteur  et  0"',345  de  largeur.  La  copie  du  Troisihiie 
Livre  de  'Ezrd  est  contenue  dans  lcs  fol.  255-205.  En  cette  partie  du  manuscrit 
les  pages  ont  trois  colonnes  de  38  lignes  et  chaque  ligiie  a  environ 
10  letlres.  L'dcriture  est  en  lettres  de  grandeur  moyenne.  Le  manuscrit  cst 
de  r^poque  du  roi  'ly^sou  le  Grand  (1087-1700). 

Cette  copie  n'a  pas  de  titre.  Le  Livre  d'Esdras  coramence  k.  la  0"  ligne  de 

1.  Catalogue  raisonne  de  manuscrits  ethiopiens  appartenant  a  A.  d'Abbadie,  Paris, 
1859,  p.  42-44;  M.  Chaine,  Catalogue  des  manuscrils  ethiopiens  de  la  CoUeclion 
Antoine  d'Abbadie,  Paris,  1912,  p.  2rj;  Conti  Rossini,  Notice  sur  les  manuscrits  ethio- 
piens  de  la  Collection  d'Abbadie,  dans  lu  Journa/  Asiatique,  x'  serie,  tome  XX,  1912, 
p.  9-10. 

2.  A.  Dillmann,  Catalogus  codicum  manuscriptoruin  Dibliothecae  Bodleianae  O.vo- 
niensis,  Pars  Vll,  Codices  aethiopici,  Oxonii,  1848,  p.  8-9. 

.3.  A.  Dillmann,  Calalogus  codicum  maniiscriptoruni  orientalium  qui  in  Miiseo 
Britannico  asservantur,  Pars  tertia,  Codices  aethiopicos  amplectens,  Londini,  1847, 
p.  3  et  4. 

4.  W.  Wrig^ht,  Calalogue  of  ihe  Ethiopic  manuscripls  in  the  British  Museum, 
London,  1877,  p.  8,  10,  20  et  21. 

5.  Lazarus  Goldschmidt,  Die  Abessinischen  llandschriflen  der  Stadtbibliothek  zu 
Franhfiirt  am  Main,  Berlin,  1897,  p.  4  et  20. 

6.  Carlo  Conti  Rossini,  /  manoscritti  etiopici  della  Missione  cattolica  di  Cheren, 
Roma,  1904,  p.  6. 

7.  Johannes  Flemming,  Die  neue  Sammlung  abessinischer  Handschriflen  aufder 
Koniglichen  Bibliothek  zu  Berlin,  dans  Zentralblatt  fiir  Bibliotheksnesen,  xxiii 
Jahrgang  (1906),  p.  11;  M.  Chaine,  Inventaire  sommaire  des  maniiscrits  ethiopiens  de 
Berlin,  dans  la  Reviie  de  1'Orient  chretien,  t.  XVII  (1912),  p.  2  de  rextrait. 

8.  W.  Wrigiit,  Catalogue  of  tlie  Ethiopic  manuscripts  in  the  British  Museum,  p.  13. 


» 


f.7]  INTRODUCTION  647 

la  troisieme  colonne  du  recto  du  fol.  255  et  finit  k  la  28"  ligne  de  la  premiere 
colonne  du  verso  du  fol.  259.  Le  Livre  de  Nehemie  commence  a  cette  meme 
ligne  et  fmit  k  la  25"  ligne  de  la  troisieme  colonne  du  verso  du  fol.  265. 

Cette  copie  est  divisee  en  21  chapitres  (1-9,  Livre  (VEsdras ;  10-21,  Livredr 
Nehemie).  Le  commencement  de  chaque  chapitre  est  indique  a  la  marge 
gauche  de  la  colonne. 

Le  scribe  a  Copie,  par  erreur,  le  texte  dans  l'ordre  suivant  :  1,  1  —  17, 
70;  20,  1  —  22,  38;  17,  71  —  19,  38;  22,  39  —  23,  31  (fm);  mais  il  a  pris 
soin  d'avertir  le  lecteur  qu'il  y  avait  une  transposition,  en  ecrivant  aux 
marges  des  colonnes  les  notes  suivantes  : 

La  premiere  colonne  du  verso  du  fol.  262  fmit  par  les  mots  :  iD^pfii'  j 
^9°ft  s  (17,  70),  ([ui  sont  suivis  d'un  -f';  au  bas  de  cette  colonne  sont  ecrits 
les  mots  suivants  : 

»»^mh  :  tc^i'^  :  'ThCh-n  :  <w»^Afl>  :  Tf^-li  :  *A  :  HJP.HA  «  <Dh^^t\'V  •  WtfOtn  a 

La  deuxieme  colonne  de  la  meme  page  coramence  par  les  lettres  :  9°/i  ::; 
k  la  marge  gauche  de  cette  colonne  sont  ecrits  les  mots  suivants  : 

0 A-  :  n-He  :  'jrij?.  :  'IJt/f.^  :  Hf  MTIA  :  oomi  -  zJiJJ^Jt  « 

A  la  marge  gauche  de  la  premiere  colonne  du  recto  du  fol.  264,  en  corres- 
pondance  avec  les  mots  du  texte  :  '^'hiS^  •-  h-f-^t^^yi  :  (22,  38),  sont  ecrits 
les  mots  suivants  : 

/hA^P  :  6  :  -n^T  :  -^fl  :  je.-HA  :  (Dhtlll  '-  hC^-f-  :  aoCD-d  :: 

Enfm,  a  la  marge  gauche  de  la  deuxieme  colonne  du  recto  du  fol.  265, 
en  correspondance  avec  les  mots  du  texte  :  IB^tVai^fi^  :  flihOT-fiV  :  (19,  38), 
isont  6crits  les  mots  suivants  : 

Ah  :  «A-  :  9°{ti'^  :  •f-OTpT  :  -^fl  i  OA»  :  -th^^C^i-  :  <n»ft+A  :  "llfl  :  J&'fl 
A  !  flJhA*  :  KA  :  rfi-f-fl»-  :  Kft-fcCft;»'  :'• 

A  part  cette  transposition,  la  copie  du  Troisieme  Livre  de  'E%ra,  contenue 
.  dans  ce  manuscrit,  est  tres  soignee;  il  n'y  a  ni  corrections,  ni  ratures,  ni  inter- 
lignes,  mais  fait  defaut  bien  des  fois  renclitique  J»,  employee  ordinairement 
[pour  indiquer  les  citations. 

Manuscrit    Add.    16.188   du   Musee  Britanmque.   —   Le  manuscrit  Add. 

16.188  du  Musee  Britannique  est   un  codex  de  parchemin  de  143  feuillets 

(grand  format  in-^").  Le  Troisieme  Livre  de  'Ezrd  est  contenu  dans  le  manus- 

icrit,  fol.  106-137.  En  cette  partie  du  manuscrit  les  pages  ont  deux  colonnes 

rde  21  lignes;    chaque   ligne    a   environ    13   lettres.  L'ecriture    est   faite  de 

grandes  lettres  (xvi'"  ou  xv'  siecle). 


048  IMl!()|)lU:il<).\  I^Hi 

Le  Licre  dEsdrux  cominence  h  la  II'  jigu,.  ,|,.  1«  premiere  coloane  du 
verso  du  fol.  106  et  linit  k  la  IG'  ligne  tlc  la  promi6re  colonne  du  verso  du 
fol.  120.  /.«■  I.irn'  dt'  Ntlinnie  fommcnce  k  cettu  ni6nic  iignc  et  finit  A  la 
G*  lij,'ne  do  la  promiere  colonne  du  recto  du  Ibl.  l.'{7. 

Cftte  cu|iie  n'est  pas  divise^e  en  ihapifres. 

L'tVriture  est  peu  suigneo;  elle  n'a  ni  (^orn-ctions,  ni  ralures,  ni  inlcr- 
lignes,  mais  le  copiste  a  omis  beaucoup  «le  uiots  «.t  de  plnases,  c.'  .|ui  rcn.l 
la  copie  ivi)A  lautive. 

A  la  fin  d.'  cette  copie  (fol.  137  v.),  se  Irouve  le  colophon  suivanl  : 

t-iJf.O"  :  \16\U'    .     1:  .    rtllX  M.^.l-  :  »1/:  :    OofCM'.  ,  [,/]<l.„^.  :  „^XVJ.^.V  : 
atf^^hitl.lh  :  ^/»Ah    :  X.i?>  ::  »1"»  :  yAV^  :  MnOK- :  fl»A'l'l|J|/.  .  f.**  ::  tny.f, 
+n   :  TinU.hthh.i:  :  hV^^UA-  :  Mv^.  :  rH^'/'l  :   «"'J'<VA.I>-  :   riJ^i.ri  :  'ry.C  :  A^JA 
ao  :  «JAr  ::  h^li  ::  h^Vi  »  A^.ll-'>  ::  /\y.)\-i  :: 

Le  Livrc  dc  Sehrntir  (xi,  1)  ciininioncc  par  li's  mots  suivants  : 
.•'•AA.'>.e  :  fllA^.  :  JlA^  :: 
qui  correspondent,  sans  .loute,  k  coux  du  textc  grec  des  LX\  : 
Aoyo;  Neeiy-ioij  uioO  Xa>,x<ou. 
On  avait  peut-iHre  ecril  : 

.*A  :  HVW.y»^  :  fl>A^.  :  Jl.A^*^  :: 

TiTRE  DL-  LiviiE.  —  Lc  Troisibme  Livre  de  'Ezrd  est  designe,  dans  certains 
manusorits  (:"thi..piens,  par  los  niots  :  Udll/.-  :  r  ::  ot  dans  quelques  autres  par 
/^Aft  :   *A-  :  MlU.  :: 

DivisioN  Du  LiviiE.  —  Le  Troisiemr  Livrr  dr  'Ezrd  est  divise  en  chapitres 
(9°6i'V'  :),  dont  le  nombre  varie  dans  les  divers  manuscrits.  Dans  lemanus- 
crit  n"  3.5  do  lacollection  de  A.  d'Abbadio  lo  Troisieme  Livre  de  'Ezrd  est  divise 
en  21  chapitres;  le  commcncemcnt  des  chapitres  correspond  aux  versets 
suivants  du  texte  grec  des  LXX,  imprim(i  dans  la  Bible  de  Compluto  : 

Cliap. 


1"- 

-Esd.  I,  1 

Ch. 

ip. 

8«- 

-Esd.  IX,  1 

Chap 

.  15"  - 

-    M\\. 

VII,  1 

2>- 

III,  l 

9« 

N(3h.,    I,  1 

16" 

Vlli,   l 

3« 

IV,    1 

10' 

11,1 

17" 

IX,    1 

4' 

VI,     1 

11" 

III,  1 

18" 

X,    1 

5« 

VI,  14 

12« 

III,  33 

19" 

XI,    1 

6» 

VII,    1 

1.3" 

V,  1 

20" 

XI,  36 

T 

Vlll,    1 

14« 

VI,    1 

21" 

XIII,    1 

Les  indications  sont  iailes  en  marge  k  rencre  rouge. 

Texte  ethiopien.  —  Pour  nous  permettre  d'etablir  le  texte  do  la  version 
ethiopienne  du  Troisiemc  Livre  de  'Ezrd,  M«'  Graffin  a  mis  k  notre  dispo- 
sition  les  photographies  des  copies  contenues  dans  les  manuscrits  suivants  : 


[9]  IXTRODUCTION  649 

A  =  CoUection  de  A.  d'Abbadie,  n"  33; 

B  =  Musee  Britannique,  Add.  16.188. 

Le  manuscrit  A,  de  la  fin  du  xvii'  siecle,  contient  non  pas  la  version  pri- 
mitive,  mais  la  version  la  plus  ancienne  que  Ton  connaisse.  Cette  version  est 
indemne  des  alterations  que  le  texte  de  la  version  ethiopienne  des  autres 
livres  de  la  Bible  a  subies  aux  xvi"  et  xvii"  siecles.  Le  manuscrit  B,  du  xvi*  ou 
xv"  si^cle,  renferme  la  meme  version  que  le  manuscrit  A,  mais  la  version 
B  a  ^t^  corrigee  sur  le  texte  grec  des  LXX. 

Texte  d'ou  derive  la  veksion  kthiopienne.  —  Dans  la  version  ethio- 
pienne  du  Troisicme  Livre  de  'Ezrd  on  trouve  un  grand  nombre  de  mots 
qui  ne  font  pas  partie  de  la  langue  ethiopienne  [(je'ez).  Parmi  ces  mots 
etrangers,  les  uns  sont  transcrits  du  grec  et  plusieurs  ont  conserve  la  termi-  . 
naison  des  cas  grammaticaux;  les  autres  viennent  de  rhebreu  et  leurtrans- 
cription  tant6t  est  faite,  tantot  est  omise  dans  la  version  grecque  des  LXX. 
Ces  faits  montrent  que  la  version  ethiopienne  du  Troi.sieme  Livre  de  'Ezrd  a 
ete  faite  directement  sur  le  texte  de  la  version  grecque  des  LXX ;  ils  indi- 
quent  aussi  qu'elle  a  ete  revue  et  corrigee  sur  le  texte  hebraique. 

Par  une  note  ecrite  au  verso  du  fol.  64  du  manuscrit  Add.  24.991  du 
Must^e  Britannique,  on  sait  qu'un  certain  mammher  abyssin  a  compare  la  ver- 
sion  ethiopienne  du  Troisihme  Livre  de  'Ezrd  au  texte  hebraique  et  aux  ver- 
sions  copte  et  arabe  ' . 

Recension  dv  texte  gkec  d'ou  derive  la  version  ethiopienne.  — Le  texte 
de  la  version  ethiopienne  du  Troisieme  Livre  de  'Ezrd  est  conforme  au  texte 
grec  des  Livres  d'Esdras  et  de  Nehemie,  imprime  dans  la  Bible  de  Complute-. 
Charles  Vercellone  a  demontre  que  le  texte  grec  de  la  Bible  de  Coinplute 
derive  des  mss.  Cod.  Vat.  Graec.  330  et  346  (Holmes  Parson,  108  et  248)  \ 
et  Paul  de  Lagarde  a  etabli  que  le  texte  grec  du  Livre  dEsdras,  contenu  dans 
le  Cod.  Vat.  Graec.  330,  n'est  autre  que  la  recension  de  Lucien '.  Nous 
pouvons  donc  conclure  que  la  version  ethiopienne  du  Troisieme  Livre  de  'Ezrd 
provient'd'un  texte  grec  de  la  recension  de  Lucien. 

i.  W.  Wright,  Catalogue  of  the  F.thiopic  manuscripts  in  the  British  Museum, 
London,  1887,  p.  13. 

2.  Biblia  sacra  polyglotta  complectens  V.T.  hebraico,  graeco  et  latino  idiomate, 
N.T.  graecum  et  latinum...  studio,  opera  et  impensis  Cardinalis  Fr.  Ximenes  de  Cis- 
neros,  Compluti,  1514,  1515,  1517,  six  volumes  in-folio.  Nous  nous  sommes  servi  de  la 
Biblia  sacra,  hebraice,  graece  et  latine,  edita  a  Fr.  Vatablo,  Genevae,  1586-1587,  tom.  I, 
p.  526-580,  qui  reproduit  le  texte  grec  de  la  Polyglotta  complutensis. 

3.  H.  B.  S^wele,  An Introduction  to  the  Old  Testamentin greek,  Cambridge,  1900, p.  172. 

4.  Paul  de  Lagarde,  Librorum  Veteris  Testamenti  canonicorum  Pars  prior,  graece, 
Gottingae,  1888,  p.  xiv  et  461-486. 


A  — :  Piiris,  Bibliothoquo  Nationale,  f^thiopien  (d'Abbadie],  n"  35; 
B  =  Londres,  British  Musuum,  Add.  10.188; 

/tebr.,  texte  hebraV(|ue ; 

LXX,  texte  grec  de  la  version  des  LXX ; 

a  veut  dire  addition; 

n  veut  dirc  omission. 


*A  :  h^rUh-nrJbC  •  hrhd.  :  ^.C^yft  :  hir^h  ■  X-/rl.^'flrh.C  :  tf»'><{.rt  :  «feC 
ft  :  JT-I*-  :  ACti  ■■  (Dhm  •■  n*A-  :  AVf-A-  :  aoi^q^-l:  :  CD'}^  :  Xrhii.  :  hitt  '-  f. 
-nA  •:  -\iao-\\  :  y.n,  :  ^.(^n  :  'JMp  :  «i.Cft  :  U-fi-h  ■  /wi'>«7/»'-h  :  «r.P.-C?!  :  fflWnjr      2 

A  :  hi\i,h'ttih.ch  ■■  hi\i.h  ■■  ftiy-h  '■  totD-h-i-h  ■■  h''iMi.h  '■  nhoDh :  hih-ifrh  •■ 

(["■Ph  '■  a,'l'h  ■■  l\h,?<'flt\.9"h  •■  rf,e.ll-^?i  ::      ao-i.h  :  hl^-flJ-rr-J-  :  V^A-K  :  hAxH-tt      3 

h  ■■'■  hi\\.h'ttih.i:h  '■  ^DA-h  •■  r{\{\.oh  ■■  haoh  :  y.dc^h ■■  hs^fti^rh •■  n?.U'Pt 
h  ■■  (DiLiixi^h  ■■  n.'j- :  h'^\\.h-tt,h.i:h  ■■  hrt\\\  ■■  hh/.h.fi^.h  ■■  (o-h-uh  •■  h^^w.h-tt 

,h.Ch  :  na)-t\'l'  ■■  h.^<'flH.9"h  ■■■•  * fOTii-a-ao-h  :  hiih  •■  'i-Cih  •■  aft\'l'  '■  t{'t\rh  '     ' 

n^O>-C'>K   :   hhh  '■   (D-h-l-h  :  AA.IiK  :  h^htitlh  :  iKh  •  CB.e,'>/{..^?,{n^  :  rt\iy 

irao-h  :  h9"ai't\'l'  :  {\'tth  '■  ■ttih.Ch  •■  natC^h  •■  tott-tt^-Ch  '■  (niViVf^.h  '■  a)h'i{\ 

I.    1.    T.yil    :]    Wll    !    B   —    ;1A+    :    R  —    •(•ft  :  >."/II.Vn«h.C  :]  .-J-A  >  fflhllll    :   B   —   >.?">i<{.   :]  ttix 
A    ■  B   —   VV/">.    :  >."JH.>.-nA.r.    :    OOVArt    :]   ilfAt-    :    rlAll-  :  B.   —  2.    >,'7H.>.1Mi.C>.  •]  O  li  —  n"V.ft 

>i  •]  ft"7je->  :  my".e,-(:  '  A  —  >./I.AP>.  :  A,  hi^hMXtx  >  B  —  ttKf<.'\M"  :]  >..?<•'»«.?">.  :  B.  —  3.  >.A 

l|-n>.  :]  Ani-(l>.  :  B  —  >,1H.>.-n/h.C>.  :  VDf^h  :]  H>.1H.>.'n<h.C>.  :  B  —  .ft>.C°/>.  :  B  —  H.BO-S>.  :  ffl.ftATr» 
>....  Hfl»-nt  :  >vf<.0A.5'">.  :]  O  rJ  —  /|.  «»«>.  :]  P  B  —  <D.ft^^.^>.}P>.  :]  fl'.ftV/">..N  :  B  —  I1(DC4>>.  : 
tBtt-a<.Ch  '  tOtt-IVfih  :]  «nCI-h  :  <0-|l<.C>.  :  mVP.R).  =   B 


TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA 

I,  '  La  premi^re  annee  du  regne  de  Qiros,  roi  de  F^res,  des  que  la  parole  i,  i 
du  Seigneur,  (sortie)  de  la  l)ouche  de  'EremyAs,  fut  accomplie,  le  Seigneur 
excita  Tesprit  de  Qiros,  roi  de  FAres,  et  (ce  dernier)  ordonna  par  la  parole  k 
tout  son  rojaume;   en  outre,  il  ecrivit,  en  disant  :  "Ainsi  dit  Qiros,  roi  de     - 
Fftres  :  Le  Seigneur,  Maitre  du  ciel,  m'a  donne  tous  les  royaumes  de  la 
terre;  lui-meme   m'a  fait  songer  a  lui  rebi\tir   un   temple  dans   Jerusalem 
de  YehoudA.  "  Qui  est  (son  peuple)  parmi  tous  les  peuples?  Que  le  Seigneur     'i 
se  trouve  avec  lui,  afin  qu'il  monte  a  .lerusalem  de  Yehoudtl  et  qu'il  reba- 
tisse  le  temple  du  Seigneur,  Dieu  d'Israel,  du  Seigneur  qui  est  a  .lerusalem. 
*  Que  tous  ceux  qui  sont  restes  dans  tous   les  pays  ou  lui-meme   (les)  a    4 


f.-.i  rHolSIKMK  il.lMtK)  1)E    K/.HA,  I,  .'.-11.  [121 

■-    fih    an\{,y.'^h  ■  !(<<.+ Sh  »  AlU*  «  h''l\\M\'h.i:h  «  HAi.f<.«^A.i»"/i  •••  '«i-l-'>/"h.  • 
</"A?»»i'i- !  JL-f-  •  Mi«»  =  i'i»->5  ■  <»'n'>yv"  i  «•>iu',-1>. '  <»A.'P'/;y'>  -.  cinrA-tf'»- « 

>»A  <  ««y.f  <  A-«'»-  <  >i"/ll.h'IIJi.j:  <  <i»-A-»-  <  AIWii».  i  \\im  I  y.rtc».  1  rnji'.,l,'>x.  . 

I    iL-i-  >  ?»*vii,h(iJ«.r:  <  fi;..f <.AA.'r  «    <ii>fA ■«•»■  <  ^a  <  haty-ao- 1  jf.i:y:hya»' ' 

y"AA.ir««-  s  (i'>'i'\'  <  on:')'  ■•  wwu:  «  <oV>AA  «  ««nAl^.v, «  Hhrt'/-h*'.tf«»- « \\[U, 

-   •i-y.a-' ::    «i'>'j./"3r. « «ftirA  <  h<'»'fth  <  ivv  « (i./- « >.''/ii,h'ii«/i.f: «  HV/"h  «  vn* 

N   \\y,m:  <  >.'i»"v  <  >..f <.AA.'y"  <  mh-nh  « tti- «  h'rf\\\'  ■.••   whot-tth  « «/.-jrft  «  >•/• 

!*•  !  4.(:A  <  AAA  <  >.y.  !  "7."l-^>'.nv  <  fl»Al'.  «  /rt^U'/.  «  fl»KJi(."«"»'  «  AA.An>i(:  « 
'    ao^hh  •  y.H'>\  •■••     Uthfi-  !  ••fA'/i  <  »o'P/),li''|-  !  !/«»(:«)'  !  (7  !  fl)«o'/»d<Tlr1'  « //-n^.c  ! 

1 "  Xt  ••  tiihit:\\i\^'  •■  -/jfl»?)  !  '  fl»x'P'>'i-  !  Hfl»!:*  !  •«  <  fl»H-n<.(:  <  '/"iiiin.'/-  <  fl»>iA 

M     ^^  s  iV  ::      fl»VfA-  !  '>'P^.  «  Hfl»(:4»>.  :  flJH-lK.C/.  «  yV  «  0»ii;f;  «:  H»^A"  !  >.A/.1  !  A. 

An>J(: !  ^'"ftA  !  >,A  !  oc/. !  '/.'P  i  >.'i»"nn.A"> « ^..f^.AA.'^  « 

5.  ««"^h^V  1  |{  --  (l.t  1  hnio  i]  o  R  —  ,««.*<'.7.  1  H         >i°;H.MI/li.r.  >]  o  R  —  fi.  «im-y.an-  i  B  — 

.e.(:.e.>.}Pu»-  >]  >/*">i.  ■  B  —  nivt  i  «dc*<b  ■  •ik.c  >]  •■/■rf  >  (nc+  ■  lu-ww.  ■  li  —  \\ht\\"iy.ao.  ■  b 

—  niu.*/.!!»-  <  M,  \\i.*y.ao.  .  A  —  7.  (fl-  >  >."/ii.hll.ii.c  .]  "  iia>-ft-i-  .  h.c<.OA.'/"  >  H  —  >iy"'/  .]  ii>i 
9"i  .  H        <B>i^ll>.  .]  ll>i-rih  1  H  —  n.t  ■]  rtn.t  .  H  —  8.  Adrt  >  >i.p.  >  •••l.'\-/.>hm'  ■]  A*A  ■  XjC  ■  "■/.•!• 

<'.>;<ii-  )  A.  maninr  >  ft'"/.-/-<5.?fn-  •  H  -    fl>A.p.  .  /nn^"/-  ■]  o  .\  —  «>x/iifc-«^>'  >  hM-nyii:  ■]  «••,"a 

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A  >  H-IK-C  ■  H  —  10.  mWf-i-^H  >]  ^'/"'it  ■  H  —  aoWli\\.-i-  >]  W)!  >  ^Bof.  >  m^  i  H  —  a)*iA>iTr  ■ 
yf.  >]  o  H.  —  11.  m\ttf  ■    iV)!,  >]  fl>nd.e>.  ■  nOU.  >  iVV  >  H  —  Hmiiy.  >  A,  •H  >  fl>S(;i!  i  fl>;(fl>H  ■  H 

—  Hff-rt»  >  hfli?  ■  rt.o-n.Sc  ■  irnA  ■  >iA  1  (IC7-  "]  «>tf-rt- :  H^^ci-  ■  B  —  Mn.sc  >  A  —  hci-  ■  A  — 
fp  >  >i»"iiiLrt"'V  1  Xi.v<.OA,!r  :]  Ki<.<\tb9"  ■•  >!?">  >  nn.A°'v  >  >iy"-vn  >  ^'iiAft-  ■  H. 


exiles  soient  aides  par  les  gens  du  pays  en  or,  eu  argent,  en  meubles,  en 
animaux  et  en  autres  (choses),  qu'il8  voudront  (donner)  pour  le  temple  du 

j  Seigneur  qui  est  k  J6rusaleni !  '  Alors  se  lev^rent  les  princes  de  la  maison 
des  peres  de  Yehouda  et  de  Benyam,  les  prfitres,  les  levites  et  tous  ceux  k  qui 
le  Seigneur  avait  mis  dans  leur  ccEur  (la  resolution)  de  monter  et  de  rebfttir 

g  le  temple  du  Seigneur  qui  (est  ^)  Jerusalem;  °  ainsi  que  tous  ceux  qui  etaient 
autour  deux  (et  voulaient)  les  aider  en  meubles,  en  or,  en  argent,  en  ani- 
maux  et  en  autres  (choses),  qu'ils  trouveraient  bonnes,   chacun   selon  leur 

7  gre.  '  Le  roi  Qiros  aussi  restitua  les  vases  du  temple  du  Seigneur,  que 
N&boukadanatsor  avait  enleves  k  Jerusalem  et  avait  introduits  dans  le  templo 

8  de  son  dieu.  *  Qiros,  roi  de  Fftres,  les  restitua  par  rintermediaire  de  Mitri- 
diitou,   lils  de  Gasabc\renou  et  les  inventoria  (pour  les  remettre)  a  SisAbdar, 

9  prince  de  Yehouda.  "(En)  voici  le  denombrement  :  coupes  d'or,  quarante; 
coupes  d'argent,  mille;  patenes,  vingt-neuf;  '"calices  d'6r,  trente;  (calices) 

n  d'argent,  le  double;  autres  (vases),  mille.  "  Tous  les  vases  d'or  et  d'argent 
etaient   (au  nombre   de)  cinq  mille  quatre  cents.  (Co  sont)  tous  les  (vases) 


10 


3 

'i,  5,  (i 


[13]  TROISIEME  (LIVRE)  DE   'EZRA,  II,  1-14.  653 

n   :    i-ftflJfll.   :   fl)<i.Art-   :    ?|A    :  hVA^ff»-  :  Vn-hy.VJ^C  :  ^T-I*'  :  nn.A-7  :  fl^fti'  : 
nn.A"^   s   flJ-hoo^nV   :   A.e<.AA.l»"   «   fflrtHh   :   |?.l»-^5'.   :   K-hfll.  :  fl>-ft'l'  :  ?%U7-<i 
ir<n»-   ••    *7lA  :   «wX"h.   :   9"ftA  :    H<nn.A  :  ^.P-Art  :  (O^ih^^y  :  fl»^C^  :  (Dl^fhfis.      " 
jP    :    fll<WiCR,hP-ft   :   fl»««»ft^<^A   :   fl>rtCnfll-A   :    fl>nAjP   :   mi.,h'9"   •   a*({^^A\ 
lD\\'l    :  -VoA*»»-  :    Art-nh    :   "hiXi-h.^   •=   *ft«fe+   :   i'/.htl    :   XP  :  fl»6¥  :  fl»fffl»g  ' 
*fl)R«fc+  :  M^X-  :  rP  :  fl^fffl^K  '•      fl'^.'fe+  :  ^b<i.  :  %t  •  tDGOih  s:  ^^.^fe*  :  i.AvV 
VK-n  :  >iA  :  ?i9"^fl>-A^  :  ^frh.  :  ?'h-(i  '  K?  :  fl>Xf  :  fl^Vfl^e  :•  *  ^«fe*  :  ^1.^?"  :  V  ' 

g  !  fllgp  :  fl>Vfl>0  ::     ,R«fe+  :  H-t:*  '  flV  :  fl>5fl>g  «    \R«fe+  :  Hh.  :  Ig  :  fl^g"  «  ^ft^fe     **'  '^  '" 
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l  :    fl>Kfl>g  ::  *R«fe«fe   •■   hF'i.*9°   •■   %t  :   fl>S"'»7.   "   *?.«fe«fe  :    (^PV.   '  gg   :   fl>Vfl> 

II,  1.  mt,H'  '  >n»'>-"Vt  0  0  A  —  £*'h  '  ■ttth.r.  :]  >,rt  •  ■IfflA'!.  ■  flm-flt  i  ■n»h,f.  ■  B  —  >!«  i 
OCT-  ']  to'hCi'  >  AB  —  <D7-fl>..  ']  Ttth.  •■  B  —  m:m  ■  B  —  af\'0".e.m-  ■  h.<'<.'>A.?"  ■]  o  B  —  h 
AiT-<5if<n>. .  B.  —  2.  ?,.j'-nft  '  B,  iDh.f(ili  '  A  —  iB-ior-r^  >  A  —  mooc.eu.JPfi  ■  B  —  flin/»*'^:"7A  1 
B  —  (oiicnm-f.  '  B  —  oinA,^  •  B  —  a>&^r'  '  mnAi*/»!  ']  o  B  —  ■VA**"»- 1  B.  —  3.  <{-<5^n  '] 
4.C  '  B.  —  4.  Ej  >]  flE  '  B.  —  6.  (C/h^-  ■  vh-u  •]  Ao^  ■  i">i^n  ■  A,  -f.A.t  ■  vh-n  >  B  —  ^fr*^  > 
B  —  f>i-fl  ']  «wh-fl  '  A,  flJA£  .  >,.f-n^n  .  B.  —  7.  h.'\r'  ']  «^a?"  '  B  —  8.  «fp  ■  B  —  9.  h 
n.  ■]  Mn.  '  A,  Tifr  !  B.  —  10.  n>-  '  B.  —  ll.  nn.  =]  nn  ■  A,  nn.  ■  B.  —  12.  >,H.7..e^  =]  >.ha  • 
B  —  13.  h/ti..*^''  >  A,  h^-/.:i--i  >  B.  —  14.  n.:)'^  ']  OM  <  B. 


IU.  14 


qiie  Sisabdar  avait   cmportes  avec  les   captifs  qui  sont  montes  de  Babilon  k 
Jerusalem. 

If,  '  Ces  (derniers)  furent  les  enfants  du  pays  qui  monterent  a  Jerusalem     ii,  i 
et  revinrent  de   Tendroit  oii  ils   avaient  ete   captifs  et  avaient  ete  deportes, 
eux  que  Naboukadanatsor,  roi  de  Babilon,  avait  deportes  a  B&bilon;  (ce  furent 
eux  qui)  revinrent  a  Jerusalem.  Les  hommes  de  Yehoudd  aussi  revinrent  k 
leurs  villes.  "  Ceux  qui  vinrent  avec  ZaroubAbel  (furent)  :  'lyoses,  NahamyA,     '^ 
SoryA,  Rohalya,  Mardekyos,  Masefmal,  Sarbatoul,  Balya,  Rehoum  et  BalyAha. 
Voici  le  nombre  des  hommes  dTsrael.    '  Les  enfants  de  Farios,  deux  mille     ^ 
cent  soixante-douze.  *  Les  enfants  de  'Asftf,  trois  cent  soixante-douze.  ^  Les    *.  •• 
enfants  de   'Erft,   sept  cent  soixante-quinze.  "Les  enfants  de  F^ahat-Mo^ab,     •> 
qui  etaient   de  la  generation  de  Yt\sou'e-Yo'ab,  deux  mille  huit  cent  douze. 
'  Les  enfauts  de   'EMm,  mille  deux  cent  cinquante-quatre.  *  Les  enfants  de     '. » 
Zatou'e,  neuf  cent  quarante-cinq.    '  Les  enfants  de  Zake,  septcent  soixante.     9 
'"  Les  enfants   de  Banou,  six  cent  quarante-deux.  "  Les  enfants  de   Babe,     la,  ii 
six  cent  vingt-trois.  '■Les  enfants  de  'Azeged,  mille  deux  cent  vingt-deux.     i^! 
'^  Les  enfants  de  'Adoniqam,  six  cent  soixante-sept.  "  Les  enfants  de  Begawi,     i3,  i4 


«:,4  TK()I.SII>MR    I.IVIIF.)  DF,    RZItA,  II,   l,v;51i.  [tfi] 

I  ,  i'i,  17%  a  *?.*+  >  hy„'>  =  «V  •  iu^iutti  y.     |'.«|,"|'  ■  hnvt:  '•  Ihlill')';'  «  !<<"?;  •••  *  y,'!] 

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32,  33  y  s  «»ttf  «  «».7«»«  »  *  y.'ft'l'  '  ^./.1'"  «  iiy  '  «'?»  "•  '  ^.'ft+  »  A"T  «  r/i-S..»'."  s  fl»h.A 

31,33  ah  !  -Ay;  s  «»•/,«»/;•  «  **'.'/."l'  «  ^..yiv-nji'  ■■  ry.  •■  offjat/:  »  'y.^li^l'  s  rt.VMJ  s  iiiV  ! 

»;    fl)'^i!  s  «)«}  ::    o»JiiJ';T>.  :  y.'!'.'!'  !  h.v.hF'  ••  >iA  !  ?»i»"ll.l-  s  y.d-y.  -.  «y  s  «)(f«» 

37,  !8,3t.  r  a  *,p.'fc+  !  h."u:  •■  Xj! «  fl';/"'K "   )^'/i'/'  s  'i-rt.iri:  s  vv « ««^y «  «'iifl'^  « ^^ 

15.  ^■fc-i"  i]  0  A  —  M.-!  <  15.  Ki.  hi»-i:  •  IJ  -  ii.lrii-l'^'  0  ffl.linw  ■  '^  —  ;'.'''K  >  '*•  — 
17.  rwjft  0  nrt-  ■  H  —  IS.  w/mR  .  H,  m-.imn  ■  A.  —  r.i.  /iift-ir  ■]  ^frj'"  >  B.  —  20.  .xw:  ■  15. 
—  21.  n.1- '  A/h.i»"  ■]  iic.iA.ii.Ay"  ■  15.  —  2;5.  j.v-F^  ■]  t\-nh  >  vr-p^  >  A,  wiv-f-i;  ■  15  —  2'i.  >,n 
oo-l- 1  15.  —  2.">.  •i-t:f:ii:r'  ■]  j-r.v-ii-  ■  »i>..,j'Ci'"  ■  15  —  ■/:.?.i:  ■]  .•/•<{'i:  .  B  —  n)ii.cri-  >]  flXKrn  ■ 
B.  —  2(3.  wic""7  ']  hi-r'  >  B  —  m:)t\-h  i]  on-nh  •  B.  —  27.  o  A.  —  28.  n-«>i  ■]  x'.*.'f'  >  ft-n>i  ■ 

A  —  m.iy.  ■]  o)>i.A  .  >!.>.  !  15.  —  .'50.  a»i.pt\  ■  15.  —  ;il.  hAV"  ■]  h.A"'li:  >  B.  —  .32.  h.^.V  ■] 
hi9"  >  B.  —  ;i;5.  rt-r  ■  Ji.S..t'.-  ']  A-/.(r'»-  ■  B  —  mK^Mn-  ■]  «oWiV"/  ■  15.  —  ;5'i.  K.fC.y  >  B.  — 
35.  OV.».  I  B.  —  30.  h.v:'-/.  >  B  —  ^...vrt.  '  B.  —  3.S.  ««.rt-c  ■  B.  —  31).  jt<(:4'  •]  o  B  —  >bC5»"  ■  15. 


li  deux  mille  cinquante-sept.  '^  Les  enfant?;  de  'Aden,  quatre  cent  cinquante- 

iH  quatre.   '"  Les  eafants  de  'Atour,  qui  etaient  de  Hczeqya,  qualrc-vingt-dix- 

17,  18  huit.  "  Les  enfants  de  Bedfty,  trois  cent  vingt-trois.  '*  Les  enfants  de  'Oura, 

li»,  jo  cent  douze.  '"  Les  enfants  de  Hasoum,  deux  ccnt  vingt-trois.  '-"  Les  cnfants 

21  de   Gab^r,   quatre-vingt-quinze.   ■'  Les  enfants  de  Bcta-Lehem,   cent  vingt- 

22,23  trois.   ■-'Lcs  enfants  de  NAtoufA,   cinquante-six.  -' Les  enfants  de    'AnStdt, 

24,25  cent  vingt-huit.  '"''  Les  enfants  de  'Asmout,  ([uarantc-deux.  - '  Les  enfants  de 

26  Qeryatarcm,  dc  Qifir  ct  de  Birot,  scpt  cent  quurante-trois.  "'  Les  enfants  de 

27  Harma  et  de  Gaba'e,  six   ceiit    vingt  ct  un.  -'  Les  hommcs   de   Malviinfts, 

28  cent   vingt-deux.  -'*  Lcs   hommes  de  Bctel  ct  de  Gay,  deux  cent  vingt-trois. 
2y,  30  -'  Les   enfants  de  Nabou,  cinquante-deux.  '"  Les  enfants  de   MagcbAs,  ccnt 

31  cinquante-six.  '"  Lcs  cnfants  de  'i^hini,  deux  millc  deux  cent  cinquanle-«juatrc. 

32, 33  '-'  Les  enfants  de  'l^ram.  trois  ccnt  vingt.  ''  Lcs  cnfants  de  I^ol,  dc  lladid  ct 

34  de  'Elaw,  six  cent  vingt-cinq.  ^'  Les  cnfants  de    'lyarobya,  trois  cent  qua- 

3.5,36  raute-cinq.   ^■^  Les  enfants   de   Sinft^oh,  trois  mille  six   cent  trente.  •"'Les 

pretres  :  les  enfants  de    lyahado,  qui  etaient  de  la  maison  dc  Yesouy,  neuf 

37,38  cent   soixante-treize.  "  Les  enfants  de  'Lm6r,  mille  cinquante-deux.  ^"  Les 

39  enfants  de  Fasihor,  raillc  dcux  ccnl  i[uarante-sept.  '"  Les  enfants  dc  'ICrim, 


[15]  TROISIEME  (LIVRE)  DE  'EZRA,   IL  40-55.  655 

*+  !  h,iir  •■  Ki  •  fl>T<D| « *  (Dt{.v'znfi  ••  ^*+  ■■  K^t\.it  ■■  't'H9°h.e\. » ?i?"R*   40 

4»  :  thfi-y  '  G(D0  ::  *  fl)?iA  J  JZ.H.9°<-  :  ft'fe+  :  K^^-  ■  P  '  fflK^ffl*  «  *  MA  •  Md    41,  4J 
r   '    ft*+   ■•   rtA"l»"   !    ft*+   :   hm.C    :   R**   :    m.AT"*   :  ft**  :  M.-iX  ■  ft*+  : 
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^  :   ^«6+   :    hfrii,.   :    ft*+   :   nin./''>  :   *A*+  :  /»'S.rt   :  ft*+  :  ftrh.A  :  ^.*+  :       4 
f  A'>    :   *^*+    :    An-V    :  ^.'fe+  :  MlO   :  ^,'fe+  :  h^-rt  :  *  A'fe4'  '  ^P-O  :  ft^fe-fe  :    '<-    n 
ftjr'/">  :   R'fe'fe   :   rh«?7   :  *^.'fe'fe  :  P%6^  '■  R'fe'fe  :  ^'WiA  :  ^'fe'»'  :  Crh.C  :  *  ^'fe 
«fe   «    -1-/^^^    :   ft^fe-fe    :    i*'i   :   ft^fe^fe   '   ^'rt.in'  :  *ft«fe+  :  KTf^i"  :  ^*fe'fe  :  '{.rh.ft  : 
^«fe'!»  :  Ort.  :  *?^'k'^   ■   htlS    '  ^'fe'fe  ••  aoqai^  :  ^.4.4.  :  qi„fi'i  :      ,^.^4.  :  04»^ 
n4»^  :  A^fe^»  :  ^<C^  ■  ft*^*  :  rh4-HlC  :  ^R^fe^»  :  nrt'J.^"/h  :  f.ft'  '  «7rh.j^-  :  ft^fe 
4*   :   h6t\   :   ^A^fe^»  :   -^^4»^^  :  R^fe^»   :   rt.HC;'-  :   M.'fe+  :   •fe'^  '•  ^ft^fe*  :  >frA  : 
R^fe^»  :  -JXJP  :    R^fe^»   :    hm-i-    '■    *  ^4j4»    :    K-n^.rt.A'^  -'   ft«fe4»    :   Ofll.   :   ^^64»  : 

40.  +^5r'h.A  >]  flJ+S"?^  :  B  —  •hr'R.'l\*  '  o-%f  0  .?,''■+  =  o-^^f  •■  A,  tfl)A.e  '  rt-S..f  ■•  B  — 
nif^fljg  I  B.  —  42.  rtV-tJy"  0  A.ft°'V  >  B  —  ftlfT'  >  B  —  >,*y"  >  B.  —  43.  «jn-flN  >  V;i'V.5r  >]  fl-flh  > 
T-tW"  •  B  —  rtinP^  >  B.  —  44.  *jf^n  >  B  —  <*/fi.A  >  B  —  *^-V  >  B  —  45.  '\nv  >  B  —  'V4"n 
*•  >  B.  —  46.  >,;j-fl  >]  ^-V^in  >  A.  —  47.  ?.e-A  >  B  —  ;iWi.A  >  B  —  48.  i*.e,-  >  B  —  yn.r'  > 
B.  —  49.  hni^t  .]  Wii>  :  B,  a  jc**  >  ftfi  >  B  —  i.A^(\  .  B  —  nrt.  >  B.  —  50.  ?"T'T.'V  >  B  — 

v^.i-v  >  B.  —  51.  n4--4>-  >  B  —  wi<.c  >  B  —  52.  nn.e-wi  >  B.  —  "7/h-.s  >  B  —  >i<:i  «  B  — 

53.  ncfeft  1  B  —  ft.^ic*  >  B.  —  53-54.  .e*+  >  t"?  «  .e*+  '  >rt-fi  >]  .e*+  =  •(.•"VV-ft-  >  ft  >  A,  f.*. 
+  >  -t^VVft-ft  1  B.  —  54.  ic<6+  I  •V».f  >]  doiible  de  .^"1;+  .  Vft-ft  •,  0  B.  —  55.  ^•fl.S  >  ft.A  > 
A.  >i-n.eft'A  >  B  —  ftm.  >  B  —  iydd.i.^f  >  B  —  ^ACi  >  B. 


47,  48 

49 
.-.0,  51 

.i2 
53,  54 

55 


mille  seize.    *"  Les  levites    :  les  enfants    de    lyosee,   de  Qadam'el    et  les  ^^' 

enfauts   de   Iloudouya,  soixante-quatorze.    "  Les  chantres  :  les  enfants  de  ''• 

'Asaf,  cent  vingt-huit.  *-Les  enfants  de  Sanourim,  les  enfants  de  Salom,  les  4-2 
enfants  de  "Aler,  les  enfants  de  Telmon,  les  enfants  de  'Aqoub,  les  enfants  de 

'Ateta,  les  enfants  de  Sabawiy,  en  tout,  cent  trente-neuf.    ''  Les  hommes  '^-^ 
de  ndtdniin  :  les   enfants  de  ^^'iya,  les  enfants  de  "Asoufe,   les  enfants  de 

Tabiot,  ^Mes  enfants  de  QAdousa,  les  enfants  de  Sehel,  les  enfants  de  Fou-  ^^i 

dan,  *■'  les  cnfants  de  Labouiui,  les  onfants  de  'Augabo,  les  enfants  de  'Aqob,  *•" 

*''les  enfants  de  'Ag&b,  les  enfants  de  Sem'on,  les  enfants  dc  Hanan,  "  les  *6> 

enfants  de  Gftdoul,  les  enfants  de  Gahal,  les  enfants  de  Reher,  *"  les  enfants  ''*' 

de  Tarason,  les  enlants   de  Niqoda,  les  onfants  dc  Gasem,  '''  les  enfants  dc  ^'■' 

'Azyata,  les  enfants  de  Fahes,  les  enfants  de  BAse,  ^"  les  enfants  de  'Asina,  ->" 
les  enfants  de  Manamin,  les  enfants  de  Nafeson,    ''lesenfants  dc  Baque- 
baque,  les  enfants  de  'Afeqa,  les  enfants  de  Harouhar,  "les  enfants  de  Ba- 
sandeha,  les   enfants  de    M&houd,   les  enfants    de    'Aris,  ^'  les   enfauts  de 

Berquesa,  les  enfants  de  Sibarta,  lcs  enfants  de  Tem4,  "  les  enfants  de  Nasous,  54 

les  enfantb     de    NetsyEk,    les   enfants   de    "Atoufa,^Mes  enlants    de   'Abda-  5» 


51 


53 


h5H  TROISIKMK    LIVHK)  1)K    KZHA,  II,  5(1-04.  |16] 

57  •y.**  >  M-  '  y.^i'.'*'  >  ./ifn.A  •  y.^ti^i'  >  u-.u.cA'  >  )*.•»."/• .  Mny.T  >  ^'.•/.••i' »  ^ 

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56.  >,.f,hA  I  H  —  57.  ft.4.  i]  fl.4.m./.  i  IJ  ^c."!;.»-  i  Wwri.A  i]  o  H  —  ini.C*  >]  'i.l.y.H-  >  l{ 
—  /fitnjBV"  ■]  >.nn.f6->  ■  li  —  >,•*•••>  ■]  »ii.'"i  ■  H  —  58.  v^-ve.f  A  •  B.  —  59.  tcs'"^  t  H  —  m-n 
<••«  1  B  —  iDW,.ek-ir.  .  .\B  —  monf-  ■  A,  m-^M-  >  B  —  >.;BJt->.  •  A  —  nt  i  Nn^eW"»-  ■]  •nA.C'""  < 
B  —  ■>^r"snih.A  ■]  >iy"a>-ftt  ■  >,ft<!>bA  •  B.  —  (iO.  Jiikf  •  B,  «  j^*+  •  n-/»,  •  B  —  fna/*  ■]  ii.fi. 
.r  I  .\,  m.iLe.-  ■  H  v*/!  i  B  —  61.  «n>,y">  ■]  >,y">  ■  B  —  i\n.f  •  B  —  >,*n  •  B  —  n.citA.  >  1°] 
iicn.A^  •  B  —  (u:ii.A.  •  i"]  n(:ii.A.  ■  B  —  ■ii\",y,i:  ■  B  — n>,ft.t  iB  —  <iJtfty"f  ■  niwa»-  ■]  mt 

•VA*    '    fl»-n-fc*V   ■  B.  —   (.2.    "%4i,lbft.J>"   •   B  —  atw",i:fo«-  ■    \i  —  ().'i.  /h-tCft.-'-   ■]  n<i>-ft-t;'-  ■ 

B  —  n+^sn  •  A      A*>!.'»^>  •  AB  —  f.o>f.r'  ■  B  —  a.+  ■  nuv^-  ■]  >iu"/  ■  H  —  n/.A^iin  •  .s.a»(>>  •] 

o  B.  —  6/1.   iD  tf-A-  ■]  (D»i>  1  V^A-  I  B  —  «Derimv;  ■]  mintoo  1  B. 


selma,  les  enfants  de  SAti,  les  enfants  de  'Asferta,  les  enfants  de  F^dourha, 

.".6,57  "'"' les  enfants  de  'ly^hel,  les  enfants  de  Reqon,  les   enfants  de  Gedel,  '' les 

enfants  de  Seffk,  les  enfants  de  Hatel,  les  enfants  de  Fokert,  les  enfants  de 

58  Haclebftyem,  les  enfants  de    Amon,  ''tous  ceux  (jui  etaient  natdnim  et  les 

59  enfants  de  Abdaselma,  trois  cent  «juatre-vingt-douze.  '''  Ce  furent  ceux  qui 
monterent  de  Tarmal,  de  Tahares,  de  Kiroub,  de  Hey  et  de  Niem^r  et  (qui) 
refusereut   dindiquer    la  maison    de  leurs  peres  et   de    leur   faniille,    alors 

60  qu'ils  etaient   dTsrael.    ''"  Les  enfants  de    DAkyft,    les    enfants    de    Tobiya, 

61  les  enfants  de  Niqoda,  six  oent  cinquante-deux.  "'  De  la  generation  des 
pretres  :  les  enfants  de  Labya,  les  enfants  de  'Atos,  les  enfants  de  Berzeli,  ({ui 
epousa  une  femme  d'entre  les  fdles  de  Berzt"'li  de  GalAad  et  fut  appel(3  de 

62  leur  nom.  ''■  Ils  voulurent  qu'on  les  inscrivit  parmi  les  lionimes  de  nietohesem; 
6.!  on  ne  les  trouva  pas  et  on  les  destitua  de  leur  sacerdoce.  "^  Le  hat^rsetd  leur 

ordonna  de  ne  pas  manger  (des  mets  provenant)  du  Saint  des  Saints,  jusqu"i\ 

ce  que   le  chef  des  pretres  fut  institue,  lui  qui  revet  le  diloson  (et)  qui  lixe 

6'«   (les  rites)  parfaits.  '^''  Leur  reunion  entiere  (s'(3levait)  a  quarante-deux  millc 


[17]  TROISIEME  (LIVRE)  DE    E/KA,  II,  65-70  —  III,  1-2.  657 

ilira»'  :  (Dho^-Tr-Ui.  •  (fg  •■  (Dr^.  '■  tnii\ai%  :■•  '  anmH^^i.^i  :  aiao]i9»/,.'1-  :  hA/b  ••  ii5 
9"M'  "  *  aJhV-i-fHfOO-  :  ijf  :  fllmflly;  :  rDh.n4'A.I/'0»'  :  h A^b  :  9"M'  •■  fl»'?/flJ/:  "•  6(i 
*  flJ^T^Ajrtf»-  :  «i?  :  aHnOiY;  :  fllhh-S.V.irtf»-  :  j;?  :  a)%f  :  fl>K  «  *  fll^l»"V  :  r/D^  67,  G8 

^ihi- :  hiviiwao.  :  /in  :  fixvh.  ■•  II. '^  ••  ?i'7ii.^'nrh.c  =  nh,?<'fiM"  •■  nx-tf-  =  a 
fl.'h  •  K^ii.hnrh.c:  ■•  nny.i-my' ■••   i\h'j"fi)i  •  ^.hA-  =  tohtih'  ■■  A^wHi-n  ■•  avk   eo 

9^1  ■•  1'nc  ■•  flU.''!'  ••  im-d.  •■  '/'VJ  •■  %iv  •■  ony  :  m-tK-d  ••  9"'i">  •  if,  •■  tDhfii(\t\  ■ 
huv-V  ■•  i  ■•■    rnvn^-  :  huV'l-  ■■  flJA.*P';.'jP'>  :  flj/li-w^nj'.  :  anmn^^i-Y/,  •■  flioxfl»-    '' 

'l-  :  lOqWPJi   :  nn  :  h\M-/.\ra«-  ::  fll?,n/..;,.A}',  :  fl>-ft'J-  :  ^Ul-^iro»-  ••: 

flinXrh  :  f\n{>  •■  m:"i  ■■  (nht\/.^h.fi^  ■■  ai-M-  ■■  hVh/Aran-  ■.  j/Aoi.  :=  m?.'/'iii  i 

TJ   :    'VPnh.  ■■  rlilin  :  fl>-rt'/'  :  h.?<'f\M"  :  'VnV.  :  hfm  :  hWvS.  =  -n^irt.  :=      fl>'J'      ^ 
'iA"h    ■■   h,V't\{\    ■■    fl>A.e.   :    hS'f\.i^..^  :    fl»^:'"^!»-    :   »lU«.'->  :  fl>lK-nn,A  :   fllAR  : 
rtA-l-^A   :   fl>^:^'/.»li-    :   at,IM.   :   '/'/"'P"/    :    h-^^^h    :    ht\/.'h.fi\^   ■   )nan   :   ^."HH.  : 

(i5.  manlirV..^  :  mtfDliyV.V  :  A  —  ^A>i.  :  '/"Jil-  :]  «V  :  1>.  —  66.  VlAh.  :  '/"^V  :]  jiV  :  15.  — 
'>"■  .<!?  ']  !'!>!  =  R  —  <"?•>?  =]  "  R.  —  68.  rtO/^JiVi-l-  :  >,n'CI»'o»-  :]  <"''\'h\\-t:\fao-  :  (l/hm-fl-lriran-i'.  : 
15    —  (!»()•     :]    -lld"/    :    B  —    An.|-    :    ^-VII.Jill/ll.C    :]    h\"}\\.M\ih.i:    :    n.|-     :    A.    A>.'Vll.h(Ml.(:    :    15.     — 

6".l.  An»-Il7-Il  :]  «"-jnn  :  15  —  inA9>,v>,  :  1!  —  mvA'  ■■  15  —  m-i\<.C.  :  AB  —  (OhAdn  :]  mWVWA  : 
15  —  ii»V-V/.  :  B.  —  70.  fflA.TflH.fV  •  A  —  (oat>nr'v.'t.  ■•  —  moO(D-\-  •.  A,  m"iOm-h-  ■■  15  —  fflS':|' 
vi:.fv :  15  —  mnn  :  A  —  nnh-v?*?»'!^. :  h  —  <o>,n/!>i.AV. :  m-n/- :  hu^iSira»- :]  o  15. 

III.  1.  O-n^i  >  B  —  <0>,n/.->i.A  :  (O-fll-  :  >,irWi;'oo.  r  ||ft,n.  :]  O  X  —  Ml^Mfao-  :  |5  —  ,1,)|.n  :]  O 
B  —  hthfi-  i]  S  I  A.  —  2.  h.frt.n  :  B  —  (D>,;V<|.>|>-V.  :  15  —  tlllVV  :]  O  B  —  (n||<.(in.A  :  (OA.P.  :  M 
*.f  A  1]  O  B  —  (D>,;li:i».   0    O  15. 


trois  cent  soixante  (personnes),  sans  leurs  serviteurs  et  leurs  servantes;  ces 
iderniers  (etaient)   sept   mille   trois   ceiit   trente-sept.  ''''Lcs  cliantres    et   les     05 
ichanteuses  (etaient)  deux  cents.  ''''  Lcurs  chevaux  (etaient)  sept  cent  trente-    1.6 
[six;  leurs  niulets  (etaient)  deuxcent  quarante-cinq;  '''  icurs  chanieaux  (etaicnt)     67 

quatre    ccnt   trente-cinq;    leurs    anes   (etaicnt)    six    mille    sept   cent  vingt. 

(Certains)  des  princes  de  leurs  peres,  lorsqu'ils  furent  arrives  au  temple    «s 
fdu  Seigneur  qui  est  a  Jerusalem,  proniirent  par  voeu  de  faire  le  temple  du 
,  Seigncur,  ""  dans  la  mesure   ou  ils  (lc)  pourraient;   ils   offrirent  au  tresor,     m 
ipour  la  depense  de  rouvrage  :  or  pur  :  6I.0UU  mines;  argent  :  o.OOU  mines ; 
l vetcments  sacerdotaux  :  lUU.  '"  Les  prctres,  les  levites,  le  peuple,  les  chan-     7o 
Itres,  les  portiers  et  les   iidtdnini  dcmeurerent  chacun  dans  leur  ville.  Les 
ienfants  d'lsrael  aussi  (demeurerent)  dans  leurs  villes. 

III,  '  Le  septieme  mois  arriva.  (Les  enfants  d')Israel  se  trouvaient  dans  m,  1 

leurs  villes.  Alors  le  peuple  sc  reunit  conjointement,  comme  un  seul  homme,  a 
;Jcrusalem.    '■  iyoses,    fils   de     lyosedcq,    ainsi    que    ses    frcres   (qui   etaient)     2 

pretres,  et  Zaroubfibel,  fils  de  Salatyal,  ainsi  (jue  ses  freres,  se  leverent.  IIs 

P.viii.  01!.  —   r.   xill.  —  F.  j.  43 


(158  THOISIK^MK    I.IMU'.    DK     K/U.V,   lil     l-K.  [181 

««•/»'«Pdl-  ••  ot-MrU  ■■  tthou  ,  XMi.^'-  >  at-M'  >  h/.-l'  >  <""rt.  •-  -nhft,  >  )»'7ll.h'n 

WhC  «  * uhiM'/'  >  /\'r/"'Pd  '  Mw"  •■  r'i:u-u  ••  htnf»  ■■  VfiyT  ■•  f\bt\>\ri»'  -. 
h')"'i  ■■  h/i>nn  ■■  'ry:i:  •■  o>hd/.}-  •■  «»/*••«•(>•/•  •■  to-tiiri'  •■  A>i"iii.h'nji.r:  i  wri 
ux  •■  <i»iirt(:»i>.  •■••    ana<-  •-  n"/f\  ■■  «»xa-1-  •  ii\u">  •■  xv/i.*i'-  •  aiti»r'H'd-i-'/,  •■  uti 

II  •■  ^A-V  •  V^-A-fc  •  rUu/"  •  /"C}-!-  •  .l«'ll'fl  =  «•"l'*A.i*-  «  AAdA'|:  «  *  loWry: 
'V.  !    irj^l-  ••  «'•/'■*P<>I'  ••  IIAV.  !  IIAA  :  i»t:'I'  ••  «"CV  '  «»IIAA  '  W^i^l'  ••  h-ili.h 

•iiji.(:  •  i^A-  !  4» s./i'>  '•  ruin^A-  :  iin  •  .«..•»•>;.  ••  nx"'/  =  A?i"/ii,h^nr/..(:  •■••  * «i>,i>" 
CKrt  ••  i*'c:+  ■  rt^riri  :  «»(:>  ••  hMi-  •■  .e-nh.  •  imr'V6i'  ••  hh^iwMhh-i:  •■  "'ii. 
•/•  •  ?i"/il.^rKli.(:r^  •  A..-/-"/ <'./.•!•  ••••  ^anmnv  ••  wr:-/'  =  A?i/.-n-l-  ■•  rMArn+c-l-  :  m 

OT-nA'».  :  <"^/»A/:>.  :  rn^-n"/'/.  :  Ar^rih  :  rt.A."'/.'>  :  «»A>.A  :  f\/..i  ■■  tl«»  :  ^'/'X' 
h.  :  A"«»-  :  fHUII  :  'l'e.-<'/>  :  M"'t  '  f\JV{'t\  '  W  :  thh/.  :  ^.f-A.  '  UlhTUV  : 
^.■1-//Df ,|V  :  n-l->.»ll/  :  «/MVrt  :  '>'»•!»■  :  'iCM  '  ^fH\.ll'i"-  :■       «»niriA/i.'l-'  :  "if">-1'  '  h 

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•flA'^  '  H.  —  II.  •wf.-h  ']  u  A  —  ft-IIJi  '  H  —  jp^llO^  .  A  —  }\.lt\/./.^-  I  H.  —  7.  A«»-IIAfl'/.  ■  <nA<»»fl  •/.•'/.  1 
A  —  Art-ll>.  '  rt.A"l'V  !  H  —  <»<{-V  '  H  —  t-Ktii.  >  B  —  «l/1i<:  ']  ■IWh.*'.  '  IJ  —  .c.-l-oxrrit-  ']  y.H-fKun 
01.  1  B  —   ll-».l|H-  .]  >.A  .  Mltl  '  H  —  '^HA.iroo^  .]  o  ]}.  <S.   <I>(H1A1.|:  .]   WIIN   '  A,  «n>,'/"^lA>..;:  ' 

H  —  >,'/"Hll>\-,lf    .]   >.V1I    ■    n»<h.   .   B  —   ll»lA>.  ■]  n^lAh.  ■   H  —  >.VH  .]  >,HH  B  —  »-rt.JP..'1'   .  A  — 

h-vijii-uo.  .]  II  H  >n)',-V  :]  (/  ii.;<iio-  1  H  —  iDt'/.<i>(i). !  H  -  'hr'{i/"/.-  ■]  >.'/"'/!  ■  A.  >,'/"onu.  .  B 
—  M"  !  B  —  «J-^ftA-   !]  <n>,A   '  .e.Al)'/!   '   >.y"i5l/'o»-  '   H. 

batireiit  rautel  du  Dieu  dlsrafi  pour  y  faire  les  sacrilices,  comme  il  est  ecrit 
dans  la  Loi  de  Moise,  rhomme  du  Seigneur.  ^  Ils  Mtirent  Tautel  selon  la 
prescriptioii  (de  Moise),  parce  que  la  crainte  des  peuples  de  la  terre  (etait)  sur 
cux;  iis  ollrireiit  la  au  Seigneur  les  sacrifices  du  matin  et  du  soir.  '  lls  iirenl 
la  fete  des  Tabernacles,  comme  il  (est)  ecrit.  Les  sacrifices  de  clia(|ue  jour 
(otaient)  aussi  (en)  nombre  (exact),  selon  le  reglement  du  peuple  —  (sacrilices 
differents)  de  chaque  jour.  '  Ensuitc  (ils  uffrirent)  le  sacriilce  perpetuel,  celui 
de  chaque  commencement  du  mois,  celui  de  chacune  des  lctes  du  Sei- 
gneur  —  tous  (sacrifices)  saints  —  et  ce  que  chacun,  de  son  gr6,  avait  voue  au 
Seigncur.  "Des  le  commencement  du  septieme  mois  ils  se  mirent  h  offrir  le 
sacrifice  au  Seigneur,  mais  le  temple  du  Seigneur  n'elait  pas  fonde.  '  Ils  don- 
nerent  de  Tor  aux  charpentiers  et  aux  tailleurs  de  pierres,  et  aussi  dc  la 
nourriture,  de  la  boisson  et  dc  rhuilc  aux  hommes  de  Sclemcn  et  a  ceux  de 
S^ren,  alin  qu'ils  leur  apportassent  du  bois  de  c^dre,  (yenant)  du  Libftnos  a 
la  mer  de  'lyope,  et  que  de  la  ils  s'en  retournassentsur  Tordre  de  Qiros,  roi  de 
Fftres,  (prescrit)  pour  eux.  ''La  deuxieme  annee  apres  qu'ils  furent  arriv6s  au 
temple    du  Seigneur   (qiii   esli  ii  .lernsalem,  le  deuxieme  niois,   ZaroubAbcl. 


[191  TROISIEME  fLIVRE)  DE   'EZRA,  III,  9-12.  659 

H<-nn,A  ■  flJAA  •  rtA-T-^A  ■  iDh,?'t\t\  •  flJAR  •  ^^P-rt.R.*  :  flJhAi  •  hCf  '  ^'^ 

'eiFOO'  :  JjUVl-  :  fllA.'P^^'>  •  flJW-A"»»-  :  ?iA  :  ?l '^fll.  :  K,?<'flA.9"  ■  JlJJ^-^n  :    h 
%fl)fll.  :   (D"i.r9*a^   :  AA,*P'er>  =  ?»A  ••  >•{»"*/*•/{.  :  'JlT'  :  fllAdA-  :  AAA  :  "l-n^:  ' 
n,-!'  :   ?l1H.hnrh.C  :5      fl>*«n»  :  hS^tXtX  '■  fllft**  :  aih:>V.U-X  -  +J^il»",eA  :  flJR*       J 
*   :    ajft«fe+   :   ^U-^^r    :   /\dA   :   ^nC   :    ?iA   :  ,&?<!<-  :  n.-^  :  >i"?ll.^n«h.C  :  flJft«fe 
+  «  A.^rhfr>.  :  flJ^.4;*o»-):  :  mY\>V.\ro«'t,  •  lUVV.f'}  •'■■  ^flJ-^/.^-  :  \\tn>  :  f.^h'}      '" 
X.   :   n.-f-    :   hln.h-ttfh.C   ■    flJJlUVl-Jl  :    *<">•  :  An-l^iiro»-  :  {J"ftA  :  h^Cil'  :  flJ 
A.'P'e.e'>rt    :   y.t'!'   :    h^T-   :    ttXVX-A    :   .P.rt.nrT»?»  :  A?i"/H>'nrh.C  :    n^rVCI'  : 
'i'R-1-   :   '}7'I*'   :   }it\i'h.fi^   "■   *tDhlO'^'h'   :  flJrtnrll?»  :  AJ.^H.h-nrh.C  :  flJ^?iJl--lh      H 
}>'  :  ?l'JH  :  ^.nA-  :  ht^f^  =  •y.C  :  flJ-?l'|:  :  A^/AiJ"  :  U^rTh^C-l:  :  AdA  :  ht\/.h.fii  ••  tD 

.c.n.A- :  vf-A»'"»'  :  rTi-nn  :  n*A  :  un.^.  :  rtJA'.rt.n/h?' :  A?iiH.h'nrh.c  :  An  :  i*. 

"fC<-   :  n.-/-  :  ?i1H.h'nrh.C  :=  *  (DmMl  '  hTOhtll'  :  JlUS'-!'  :  (OA.fP.n  '  ""^      '- 
AJlh-J-    :   hn'Riro«»'   :   flJA.*flJ-'>'1-J'.  :  ?iA    :   .?hrC?*   •   AflJ-h-|:   :    n.-1h   :   H-l-»I->   : 

9.  >,.fnn  :]  a  fflA.?  !  K.f-ft..e„'1'  :  ffltn.Ro»  :  m-M:  I  li  —  fAO  '  A  —  +.S'^..t'A  :  1)  —  .Rl-fl 
<•  :]  .e.irfK.  :  i  l'  A  —  h.V,h.1X  :  1>  —  CDA.'("I.'.(-/  :  15.  —  10.  mliC<-  :  B  —  h^T.V^-  :]  «nJT^Poo.  1 
B  —  n^r^VCV  :]  AtO"/h<.  :  B.  —  11.  flJ.P.rt.-n.^J»'  :]  m.P.rt.-llf:  :  B  —  rt>i°/H.MI,f>.f:  :]  O  B  —  ,f,"1i. 
<.  :  A,  .RrtC<.  :  B.   —    12.  fllA.'P'C.t"V  :]  IV.VV.y"!  :   l>  h fl 'i; irai>-  :]  nA\m-C.\-Arti^  :  B —  fl>ft,.*'r.F<io- 

'/.  :  B  —  H^-n^  :]  ■>»•'*•  :  A.  O  B  —  rtll  :  "I^C.r  •  mC.\e.f  ■■  Afl»->i1:  :  (fc^-  :   n^^ifiVao-  :]  O  B  —  .Bflln 
P.    :]  0»nhf.  :  B  —  fl»-flll-;iV  :   n.ROfl.  :]  fl»>iVnfl-  :  Vf-A"»»-  :   n^V/"/!.^-  :  B  —  ,BXK/f.-  :]  fl».RXC/l>-  "  B. 


fils  de  Salatval,  'lyoses,  fils  de  lyosede^j  et  leurs  autres  freres,  pretres  et  le- 
vites,  ainsi  ijue  tous  eeux  qui  etaieut  revenus  a  .lerusalem  du  (pays)  oii  ils 
avaient  ete  captifs  se  mirent  a  preposer  des  levites,  qui  avaient  vingt  ans  et 
plus,  k  rceuvre  du  teraple  du  Seigueur.  '' 'hoses  fut  prepose,  ainsi  que  ses      g 
enfants  et  ses  freres,  Oad^myAl  (aussi),  ainsi  que  ses  enfants  et  les  enfants 
de  Yehouda,  k  rd-uvre  (de  ceux)  qui  faisaient  le  temple  du  Soigneur;  (furcnt 
preposes)  aussi  les  enfants  de  Inehad,  ainsi  que  leurs  enfants  et  leurs  frercs, 
les  levites.  '"IIs  poserent  les  assises  pour  rebfttir  le  temple  du  Seigneur.  Les     10 
pretres  aussi  etaient  pres.euts,  (revetus)  de  leurs  habits  sacerdotaux  et  ayant 
leurs  Irompettes.  Ouant  aux  levites,  enfants  de    Asaf,  avec  les  cymbales  ils 
gloritiaiciit   le  Seigncur,  sur  renseignement  de  David,   roi  d'lsracl.    "  (Les     11 
enfants  dlsrael)  rcpondircnt,  glorifierent  le  Seigneur  et  lui  rendirent  graces, 
en  disanl  :  Parce  quil  est  bon.  sa  misericorde  est  a  jamais  sur  Israel.  Tout  le 
peuple    dit  (ces   paroles)   a   haute  voix   et    glorifia   le    Seigneur,    Iorsqu'iIs 
poserent  les  assises  du  temple  du  Seigneur.  '"Beaucoup  d'entre  les  pretres,     12 
les  levites,  les  princes  de  leurs  pcres  et  les  anciens,  qui  avaient  connu  Tan- 
cien  temple,    Iorsqu'iIs  poserent  les  assises  et  virent  le  temple  lui-memc  de 
leurs  yeux,  pleuiaient  a  haute  voix;  beaucoup,  dans  la  jubilation,  (riaient, 


tiM)  riioisir.Mi:  iiMti;   dk    r./H a    iii.  i.i      i\,  i-.v  1201 

M\  '  "//.c}"  •■  m.hy.r  ■'  hot'h\:  i  n.i- :  iv^^.*\'ao-  ■.  ^'.n»H'.  s  n«n.^. «  .*a  • 
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■'      /,.A  :   nh//'»  :   hllllV  :  'tlCtl  '■  '>'M»'  =   U.tl  '■      «l^,l.l|n  :  'l\ih.i:f\  :    hW  '■  y.VlA 
-      h9*0-  :    A,l,lin  :    y.ll-^!  :    inhi{i:h9'0«-  :    .VOk  '•■•      tnVhtllV  •■    A<>A.iro'»-  :  \\tin  : 

13  «ohAii  1]  <i>(i  1  1.  fhr'<.  ']  h.fhV^.  >  r>  —  .■/•A  !  .i'.'l(l.  ■  'i:/".ii  ■]  ll,(','/-(irb  ■  .•(•A  ■  ^-'1: 
/•Mil-  ■   l>  —  X<i-.1)  '  •rnif"»-  ■  l>  —  my.{\-'Hi  1]  y.n"7ft  ■  A  —  7.ir*(:,li'1'  ■  15. 

IV,  I  0/.  I  y.ih',  ']  >iA  !  .('.rt'>.p.}p«»-  '  A.p.(>-';  ■  H  —  (DA^nv.cy"  ■  15.  —  2.  >,ri'»;i»'«>'». ']  ri/h 
u>-r:tir«'>-  .  |{        >,iiVd  ■  .\.  v.lr'/»  '  I'.  —  ti^v^ion^  '  v-TiiV/.  >  H       >:!/"/•  '  A,  y^jfr'  >  H  — 

<oA»-J:  '  Vw^n-fl  ']  fl»,.-Vu>oi-0   '  A  —    >,n.<{./r,/.V   ']  >,(>./..  '  /l./.'V    '  A,  hllC.{>-f^  >  B  —  'Vr/"  '  H 

—  <f.r:ft  ']  >,r»r.  ■  B.  —  3.  iii«.(in./^  '  1!   -  hiiri''"»-  =]  (UKn^r:!:!»'"".  >  B  —  h.t'V  ']  <n>,.»iv  ■  B 

—  Ar:>,fiv  !  v.irv»  I  B  —  >,jr"Aii  ■  >,n<{.>,.A  ■]  hr'W/  >  B  —  v?/"  >  B      <.r.n  ■]  A-cn  '  B.  — 
A.  (n>„i,i((i  .  .(iv.r.ft  1  B  —  >,/»iii-  >  B  -  -  ,1,'V»  '  A  —  .5.  /Dfvnn-  ■  B  —  y.-^iyrtfon.  ,  |{. 


13   L-n  chantaut.    ''II  iiy  avait  personne  parnii  le  peuple  qui  ne  reconniit    ies 
aceents  dc  jubilation  joyeusc  d'avec  lcs  cris  de  lours  pleurs,   parce  que  le 
pcuple  criait  a  liautc  voix,  aiin  qu^on  entendit  au  loiii. 
IV,  I        IV,  '  Lcs  enneinis  de  YelioudA  et  de  Benyam  apprirent  que  les  enfants  des 

2  exiles  rebAtissaient  If  temple  du  Seigneur,  Dieu  dMsrael.  -'Ilsvinrent  vers  Za- 
roubabel  et  vers  les  princes  de  leurs  peres  el  ils  leurdirent :  Xous  aussi  nous 
rebatirons  avec  vous,  parce  que  nous  sommes  comme  vous;  nous  cherelions 
votre  Dieu  et  nous  lui    sacrifions  nous  aussi,  depuis  (le  regnc)  de  'Asere- 

a  liadon,  roi  de  F&res.  qui  uous  a  fait  veiiir  ici.  'Zaroubab(}l,  lyoses  et  les 
autres  princes  des  peres  d'lsrael  leur  dirent  :  II  ne  convient  pas  quc  nous 
reb^issions  avec  vous  le  temple  de  notre  Dieu.  Pour  nous,  nous  batirons 
nous-memes  au  Seigneur,   Dieu  dlsrael,  comme  Qiros,  roi  de  1^'ilres,  nous 

4  Ta  ordonn(j.  '  iMais  les  peuples  du  pays  se  niirenl  a  empecher  le  peuple  de 

5  YehoudA  (de  rebcUii)  et  ils  leur  firent  arr(3ter  la  construction.  '  Ils  soudo^^erenl 
(les  chefs)  coutre  eux,  afin  de  leur  faire  abaiuloiiiu  r  leur  projet,  pendant  tous 
les  jours  de  (Jiros,  roi  de   Fares,  jusqu'au  regne  de  DAryos,  roi  de  Fi\rt>s. 


[21]  TROISIKME  (LIVIiK)  DE  "EZRA,  IV,  6-11.  661 

•I-  :  ^CP-ft  '  ^T-»*'  ••  ACM  "     (Ot\tn>'i'nr'l'  :  hMV.t^tl  •  hao  •  +^"7.  •■  ai>-}lA^' 

*  :  Xrh^-  :  OofC.Ui,  :  ^fth  :  hti  ■■  ^'•Vn^.  :  ID'M'  ■  f.lhfi  :  fDflJ-ftJ'  :  /i.f  <-^A.9"  :: 
aKlaDtpftfy   :   KCI-rt/l.-J-  =  X/h^-  :  nrtAiT    •  '%Witn-  :  fl)«)flrh.A  :   fl»?lA   :   +C 

^-  !  h^inCI-  :  ^;J?l'H/:l/'<'»-  ••  «»X-rh«<.  :  A^C-l-rtft.-i-  :  JT-I**  :  4Cft  :  flJ^C^*^ 
Ih  !  h^:"?'^  :••  *<J.rh.'r  :  -n^tAT^V.iT  ■  flJrt."**^^.  :  }4rhA  :  Xrh^.  :  hfh\'  :  »»X- 
rh«<.  :  tf»-R.-1-  :  Aj^A  :  tx,^^'f\t^r  ■  tOiiMD.  :  '^0  :  hC-lfltl^i'  '  H'^  •  VJH  = 
^-«nA-  ::  -iMi^h  ■■  IT^-HK  :  J-nAK  :  /«/^.9°  :  -n^ViATV/'  :  «»^."7.«^^.  :  Xrh 
<{.  :  fll^AJ:  :    IC^-  :  K"/nC|-  =  hlihW^-^t   •■    WP.n  ■•    (Ohd.Cilil'P.n  •■  (OlV\^.iA 

iin  •  hd.tt.'p.y'i  •■  hcin'p.n  ■•  on.A-v'/;jp'> :  A-rtvii.ijjp-j :  ht^^vnn  •  ^«'^•'^ 

*  ::  *flJ?iA  :   -ICf  :    ^rliH-n  :   >lA  :  hVt\tl  :   htl.WC  :   00..^  :   iOlntt-C  '  Oihitt 

cTfl».  :  (D't\i'  ■■  hin-/.  •■  rt'rcr'>  :  mhM.  •■  'nttF--]'  ■  d.Al  ■■■    fl»h»«"H  :  1-nA  : 

«nX-rhV   :   ^M'    :   d.^lO.  :   A-f:   :   AhC|-AA;i-   :    '>?-/"  •'    hllV  :    hlttCllh  :   rttt 

G   }iMV.en  ■]  >iA.h.r:  :  B  --  •f-S"'!.  t  A,  .(•.s."V.  :  B  —  X/hif.  <  Fi  —  '»ftA  =  >iA  =]  A>iA  =  B  — 

7.  hci-nn.i-  ■]  >iCrt.+  ■  A,  >,ncn;^  ■  B  —  x/h({.  ■  B  —  nmr'  ■]  n.Mr'  ■  A,  o  B  —  «T.^^t.sm.  ■ 

A,  "7t<{JSnu  ■  B  —  (Dmn.>hA  ■  B  —  N.j^ftrriroo-  ■  B  —  aoKth^  ■]  ^M-  •■  «"•«■'h<{.  ■  AB  — 
A>ictnft;i-  ■  -iT-w  I  -{.cn  ■]  A>iCTcvift.ft  :  vii»' :  4.cft  !  A,  ftcni:  !  ATr7-.»'  :  Acn  :  B  —  ^i^-Te  ■] 

>,/!.oo'e   !   A,  ;e-nA  :   B  —   8.    /aU-r'    !    «••|l>bA'r>i,y"    ■    A,   ^/hA    :    fflll/hA    ■    <nT"-tV    !    B  fflft. 

"%0.R  >]  fl»nA?"TI»c  !  B  —  X/h4.  ■]  (0X/h4- '  A  —  >i,ht  :  B  —  fl>-.e„-|-  !  B  —  flirf.>fli. :]  «  ^i-PCf  ■  B 
-  >ictftft//-  :]  >iCftTCMft.n  !  A,  ftcft*  ■  B.  —  9.  ^/h.A>i  •  B  —  ■n"i.AT"i.y"  :]  <n-n°i.AT"k.*"  ■ 
A,  fl)n/hA>i  ■  B  —  fl)ft."';.<h.  ■  B  —  >i";-nc^  ■  A,  flj>,°»-nc-;-  :  B  —  h.jvii-^i-v  ■]  <d>i.j>iii>  >  A, 
fl»>i.3fl'»lt  ■  B  —  jii.Vfl»-.ev  ■  B  —  flJiC'»»!'^.!"^  ■  A, iDi.cMvtif/  >  B  -  fl»m<:i'\'R.e'V  ■]  mi.i.'\«e.f'i « B 
- i\i.tkv.r'i  ■] 'hi.iM\$'i !  B  —  hc»i'i:.fv :]  >,cii-.("R.pv !  B  —  nn.ft-vi.'^v  i  B  —  t\wn.v.f"i  ■  A, 

nnTVl.'/.'rV   '  B  —  >iA'"/.1.'r*  '  B.  —   Ul.  <n>,A  !  tC4-   :]  W-A-  ■  B  !  —  ,"h-JI-n  ■  A  —  >iV\ft  !  B  —  >, 

ft.v^:c  :]  >in.<'»/h^v  :  A  —  •hiw\--i.  •■  .\,  h-vv/:  :  B  —  ny^c-v :  A,  nii^c-v :  B  —  "7>,;'t  :  A.  — 

11.  aottA^h-  !  AB  —  <tVfl»  !  B  —  A"<n»-  i  B  —  AhC/l-nn.-i-  :]  WCT\lft.n  !  A,  A>,cnC;i-  :  B  —  V.li»,  ! 
B  —  n^nS  !  "■/d^t  :  <{.A";  :]  ft.e.fl)-  :  >,A>i  !  "^ft/.t  :  /.A";>,  !   B. 


iii 


•  Sous  le  r^gnc  de  'AhsAwiros,  aii  commencemeut  de  son  r^gne,  ils  ecrivirent     ^ 
une  lettre  contre  ceu.x  qui  demeuraient   dans  Yehouda  et  dans  Jerusalem. 
'Dans  les  jours  de   Artasasta,  pour  la  paix,  Mitridatou,  Tabhel,  ainsi  que  les     ' 
autres  serviteurs  de  leurs  maitres,  ecrivirent  une  lettre  a  "Artasastft,  roi  de 
Fares.  (En  voici)  la  traduction  (en)  arameen.  ^Rehoum,  heelVem,  et  Semes^y,     ^ 
secr6taire,  ecrivirent  une  lettre  d'accusation  contre  Jerusalem.  lis  envoyerent 
(des  messagers)  au  roi  'Artasastft,  en  disant :  "  Pour  nous,  nous  declarons  ceci :     ^ 
(Nous)  sommes  Rehoum,  hp'eh'ein,  Semesay,  secretaire,  ainsi  que  les  autres 
serviteurs  de   nos    maitres  :  DounawiyAn,     AfarsakawiyAn,  TarafalAwiyan, 
'AresSwiyan,  'Arkewiyan,  Babilonawiyan,  SousanakiwiyAn  (et)  'AlamewiyAn, 
'"ainsi  que  les  autres  peuples  que  'Asenafer,  le  grand  et  le  glorieux,  a  exiles   ^° 
et  fixes  dans  les  villes  de  Samron  et  (^dans  celles)  qui  sont  au  dela  du  fleuve. 
"  La  lettre  qu'ils  envoyerent  au  roi  'Artasasta  disait  ainsi  :  Nous,  tes  ssrvi-  " 


IS 


M2  lltolSIKMK    I.INUK    |)K    K/HA.  |\,  ri-17.  -221 

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h  •■  M\h  •■  'JA'/.'/-  •  //»>-//"-l-h  :  y.hi.h  •■•■    <«AVrth  :  h.y-\\tn-ih  ■  Hihyh  ■■  hi 

tih  '  ytii-iix'Hh  ■■  H'n'h  ■■  rn(m.('.v :  'ii^-i.-^i :  f^MVih  ■■  :ih'ri:h  •■  h^iw.ho»- 

h  '  Hrh  •■■■      «iJltfnK  :  •V'i/"/'7,   :  at-t\f  '  //"H.li'!-/-  :  '"nyl-h  '■  \lh\Vl*Mh  : 

n-lv.»)^n>i :  w:i'h"H:h  ■■  h'i\\h  ■■  \\"»h  ■■  y.hi.h  ■■  tni.h  ■■  -ih/\.1'h  •■  y.hi:h  ■■  w 

•l'ihf\'rh    •■    AdA    :   Vl/"l-)l    :    Uif\6^    ■■    ll.l,tf»-(:l')l    :   WVV"))!    :  h^hMVlh  :  '"l 

htxf^h  ■■  h'r-1'U:ih  •■  wh'rv-'\V.:f'h  •■•■  i\l\y.'i  ■■  WiUh  ■■  1""lh'ih  ■■  y.hi:h  •■  in 
ch  >   hf^h  '■  :f'h'n:h  ■■  h"m.ha»h  ■■  i-hrh  ■■  h'r\\fn»h  ■■  ■liWiT^lh  •■  y.hi: 

h  '  UlCh  ••  fl»*//"^   :  hM:'/h  ■■  h/\t\\\h  ■■  h'i\\h  •■  Af\rh  •••■  *fl»A)iJl  :    >•/•/"  : 

12.  •>7u'  I  l{  -  >>n>.  >  uchtx  ■]  >.n  ■  hcvh  <  A,  m-icrt,  .  B  —  >,'<»"k)i>.  ■  «■•vvA.Vh  ■]  >.«""/Vrt. 
li>»  I  A,  ao-yiMh  <  15  h.f<.OA.!;">.  ■]  <i»fi|>.  ■  h.r^.OA.!/"?.  ■  H  —  inch  ■]  o  H  —  >.'»'i.''i>.  ■ 
A,  -,'\v.^h  .  B  —  if/hVX-Ph  ■  H  —  M-S.tthii  I  B  —  (DfiA^h-ix  I  H.  —  13.  t>,y"f.>.  .  B  —  jvi.Vf) 
*>.  •  A  —  >.A-niio»-s  I  A  —  >.'\'i;t  ■•  A.  MV.^-  >  B  —  <i"V"//"».  ■]  V7/'">N  .  B.  —  14.  ^...f.tKi»- 
•V  .  A,  >^,p,)i<i»-VV>.  .  H  —  Yir^h  ■  H  -  Ihy^i^.  ■  H  —  >.'7II.>.  >  H.  —  1:1.  •(•.-'VV^.  '  B  —  a»n,1,i,: 
•».  >  H  —  OWx  <  A   —  «•;"Vny">.  >   H  -    fl»"'/'>rt|>.  >]  >,i»";lT>.  ■  A.  >.<n»/"T>.  .  J{  —  >.'7^iu:^>.  ■] 

>.-7-n^r>.  I  B  —  "v^^iA^.  ■  A  —  >.5>"-v>i-».  '  B.  ~  i(i.  •v-v<i.»^->.  ■  B  —  >.A-tni<»»->.  >  A.  — 
17.  i-.h.r'  '  B  —  •n"i.AT'v.5'"  >]  mn>x./\'VM"  <  A,  wn/sT/"  <  B  —  rt"*ft;p.  I  A.  <Dn"'AWin  >  H 
—  >."/-n(:*  '  <n>,;i>.-)i-t:u'<ii>. .  a,  >,"j-n(:-i-  >  <n>,;jfliit »•<»■>•  >  B  —  .e-fiA-  >  B. 


12  teurs,  les  hommes  qui  sont  au  ilela  du  lleuve,  '-(iious  voulons)  que  lc  roi,  leur 
seigneur,  sache  (ceci).  Les  .luils  qui  soiit  montes  d'aupres  de  toi  vers  nous 
sont  venus  k  Jerusalem,  ville  robelle  et  mechante,  pour  la  rebatir,  restaurer 

li  ses  murs  et  relever  ses  assises.  '^Maintenaul  aussi  (nous  voulons)  que  (toi)  le 
roi,  leur  seigneur,  saches  (ceci).  Dopuis  que  cette  ville  se  robatit  et  que  ses 
murs  se  redressent,  tu  ne  regois  plus  limpot  et  on  ne  te  (le)  rend  plus, 

Ti  (parce  qu'elle)  est  rebelle  coiilre  (ta)  royaute,  "  Mais  il  ne  iiuus  sied  pas  de 
voir  quon  te  meprise,  6  roi;  cest  pourquoi  nous  avons  envoye  (des  mes- 

i;  sagers),  afm  que  tu  (le)  saches,  o  roi,  leur  seigneur,  '*et  (jue  tu  cherches, 
dans  les  livres  des  annalos  de  tes  pores,  (les  renseignements)  que  tu  trouveras. 
Tu  sauras  donc  quo  cette  (ville)  est  une  ville  do  r(3volte,  (qui)  agit  lionteuse- 
ment  envers  les  rois  et  envers  les  pays,  et  que  le  refugo  des  esclaves  (se 
trouve)  au   milieu  delle    des    son   origine   et  dos  sa    creation.  Cest  pour- 

ii;  (juoi  cette  ville  a  et^,devastee.  '"(Nous  voulons)  que  tu  saclies,  C»  roi,  leur 
seigneur,  que,  dos  que  cette  ville  sera  rebatie   et  que  ses  murs  soront  re- 

17   dresses,  tu   n'auras  plus  la  paix.  '"Le  roi  doputa  (un  messager)  ;\   Rohoum, 


[23]  TROISIEME  (LIVRE)  DE   'EZRA,  1\  ,  l,s.'23.  (i(53 

-^n  :  d.fh'9"  •  ■i\'h.^'?%r  ••  (Dfh"%fiy.  ■  xwi^  :  flj-^n  :  ?»A  •■  i-vA'  •■  h^nci-  • 
^p^i-M/nroo- :  ?.A  •■  /?.vn<-  =  flj-n/-  =  n^^cjp ■  m^hh  ■■  «idM-  ■■  dAi  ■  Kin  •■  ^.-n 

A  •  nA9"K  ■  Aho»-h  •■••  '  ihVCyh  •■  tid^iD-^ao-J^  :  njTWi^  ■■  -^n.f^  «    fflhHim-  is  19 

h  !  ^'i/^a'h  :  oi-ti-i'  •■  tmx^fhd.  ■■  Tny-l-h  •■•■  fli/.h'n>^  :  h»»^  =  y.Mih  ••  oic 
h  •  hr^h-j'h  •■  ioh9"W^.:)'h  •■  of{V.'i-  •■  >7/»'i"h  :  y.hi:h  ••  moch  :  y.hi:h  •■ 
(D-t-^i^hh  ••  y.aai-hh  ••  (P'M::i'h  •■•■  * fl>>i/^' l-3'.?i :  ^'i-^nh  •■  iir-\h  •■  (\hs^f\t^  -■ 
Th  •  flJhoVV -^  :  WA"h  :  'nrh./.h  :  W"lbF''\'  '  d.Alh  ■■  my.o-tt9*ao-h  •■  Milx-ih  ■■ 
atptih  ■■•■    (Dy.h\i,i.h  ••  hAhJPo»-^  :  /\ha»-'i'\ih  :  dy,(D'h  :  K^ih^iK^Vh  •■  i\y.h  2' 

•\:h  ■  unch  •■  h'ry.hw.{ih  •■  A+njPfl-^  ••.  fl»o-*K :  hj't\^\^9^ao'h  -.  my.i  •■  -h  -- 
'i-^h  ••  'n-ttch  •■  hf^h  ■■  Kff.-ttn^ih  ■■  avi\t,"/h  ■■  oitx,y'it\ao'h  ■■  AdA :  iir^h  •••■ 
*(Df>a  ••  WK^ih  ••  iixvcy  •■  hc-i-fiti:!'  •■  ham  ■■  n^y-oo  ■.  ^,u.9»  •.  •n^/.ATi.  -' 

9"    ••   (Dfl.''7.fiy.   •■   Xr/l^    :  iDh1ttC\'  '   hjJhlH.iraO'  :  hh  ■  9"t\ti.lt'ao-  ::  fli^,^.  : 
Tm-V  :  fl>-n'f-    :   K?<'f\ti.9"   :  flWft-J-  :    y.lhfi  :   tthVjit^  ■  (Oh'iy^19*ll«'  •    (\'>y. 

19.  tfi>8.1i'i:^>i    :  B  —  ^(\,j!h-h  !  A  —  >,y"l-»i>h  :  IJ  —  MHlV  ■■  A,  "AV.^-ti  ■■  B  —  fl»t:iT 

>l>i  1  A,  <nt:4T7l>l  :  B   —    ^,llfl»->l.>l    :    A.  —    20.    V^/^Vh    :]  'n-A^h   ■■  H    —    a>Jl"'V>->i  :  B    —    n^rt» 

Ol>->,    B    —    ■fl.h.<:>i     :    B  —     ll"7fl^./-     >    l!.l\"lh     :]    in-Hl^.-l-     :  iA"/>,    !     A,    (O-iidV-h    :    A/.A»/>,     :     R 

—    fl>Pt»-|l}Poo->,  :  B.  —    21.   h.y.-l'lKVh   :  A,  .e,,1,-Vft'l'>,   :  B  -    >iV".tt>ill.>i    :   B  —    6'Ml}Poo->i    :  A, 

mb-p-nfao.  :    B.  —  22.    >,..»-n,li-1}Po'>->i   :  A,  fl»>i.-1-n,hl-JPo»-h  :   B  —  >i,.R1ll|,1i>i   :  A,  >,..ft-nH.V>i   :  B 

—  oo-nTJi :  B  —  fl>>i.f;'.noo.>,  :  B.  —  23.  hctnn.i-  :]  >,f:nTnnnn.n  :  A,  hr.d:.>-  ■.  B  —  ^a. 

y"   :    B n-V.AfV.y    :]    O    AB    —    OJrt."lO.«'.    :]    fl>fl>n"*n    :    B    —    >,.l61ltiroi>-    :  B  —  mhi^h^ 

Ifao^  j  A,  fl>>i.:i.R"J}Poi>-  !  B. 


ht''elte'i''iii.  [k)   SemesAy,  secretaire,   aiiisi   qii'aux  autres  serviteurs  de  leurs 
maitres  qui    demeuraient  dans  Samarva  et  (a)  ceux  qui  (etaieut)  au  dela  du 
lleuve,  en  disant   :  Salut  k  vous!  '"Lt'  messager  que  vous  avez   envoye  est    is 
parvenu  vers  moi.  'Mai  ordonne  qu'on  cherchat  dans  le  livre  des  annales.    19 
Nous  avons  trouve  que  celte  ville,  des  son  origine  ct  des  sa  creation,  est 
rebelle  contre   les  rois,  qu'elle  est  ennemie  et  que   celui  qui  fuit  entre  en 
elle.  ■"  Des  rois  vaillants  aussi  (furent)  rois  a  .lerusaleni ;  ils  dominerent  tout  le  20 
pays  qui  (est)  au  del^  du  fleuve;  on  leur  donna  rimpul  et  roflVande.  -'Main-   21 
tenant  empechez  ces  hommes  de  rebfitir  cette  ville;  des  maintenant  donc  sur- 
veillez-Ies   '"  et  prenez  garde  de  ne  pas  les  laisser  tranquilles  au  sujet  de  22 
cette  entreprise,  afin  que  le  danger  (qui   en  r^sultera)  ne  devienne  conside- 
rable  et  qu'on  a'agisse  honteusement  envers  les  rois.  -''  Lorsque  le  messager  2:! 
de  'ArtasastA  fut  arrlve,  il  lut  (la  lettre)  devant  Rehoum,  be'elte'em,  S^mesAy, 
secretaire,  ainsi  que  (devant)  les  serviteurs  de  leurs  maitres  qui  etaient  avec 
eux.  Ils  allerent  rapidement  k  cheval  a  Jerusalem  et  en  YehoudA  et  ils  leur 


tiiil  TllolSII-.MK    I.IMIi:    l)i;     K/.ll\     IV,  24         V,   !-.'..  [2'i| 

V  1         ui/viiv- '  i\a '  ti>iiUi:yt\    <"A>'.  =  WiA*.  ■  vii.y.  •  '^^a  =  hy.ihy:  ■•  >iA  «  ot-h 
-    1'  »  ^.ii-*!  •  uih.v<'ftM"  ■■  iift'/" :  hr^h  ■■  )irt/,;..A  •  -i-vru'- «  A"«»-  •-  *fl»fl»-?i 

•I-  •  h"1./.  ••  •/■'>/"h  ••  iKdll.A  ••  <"A>'.  ••  rt^^-r.VA  •■  oth.Vhfl  ••  rt»A^.  !  h.v-fi.y.. 

4»  :  «»/i:''l|-  :  .l'.il»'>X.  !  ll.-/^  :  >»'Vll.h"(l Jl.C  :  i\h.V<-f\M"  •  OWMK  :  'rtliUWo»-  : 
'  Vn..f-/-  :  ?i'7ll.^(IW..(:  :  Uy/.y:h'?'*>u-  ■.:  UfhrW  ■■  //"Xh.  :  -Vll.l/'«»-  :  <"->l'/-  :  h 
'%/.  '  •/ '>/",T'  ••  ''"AMl  :  "•lfty'\-  :  i.tK^l  •■  OihMi.WW;  :  Oih^HM.l  '  hPhU 
■\:iro»'  :  |l»})//"'ll  :  .e.ll.AJ''""-  :  //»V-  ••  ^l/lllf|«'»-  :  'l/lr»»-?'  •  A'll'>'|:  :  ll.'|-  :  «» 
//"V-  :  <»«;ll>l<'"-  :  llll  :  •|"M1(:}'»  •.'  * Ut-\hhfi\9'o'>'  :  h{\"'H:U'0»'  :  f/o',.  :  (tUin',.  : 
hi-lo»'  :  tiy.Oi-  :  hf\  •■  '/•r/.'>X'l'  :  A»l'/:  :  VH:  -  ?»ft«"  '  hm.hWA^.C  '  '/•"/(/ 
A"«"-    :  «»V}^(V'"-  :  A7.T  :  ,l'.ll'J  '  0>h.\\f\h'^'oo.   :  >,rth   :    •).nh'1"  :   «/"AJih-Tl'  •■  ?l 

'/'vn  :  >'i(:t''ft  :  <";i„i'X(:i*}''"'-  -  «»?i'/"ii  •■  M\iv  ■■  ,\x'Vi:y  •■  wwy-"!  •■  ot-hi:  ••  vi 


24.  -Viu:",  I  r.  -  ."h-vxt  I  15  —  6<.»,  :  15       >.firi  ■]  >.fi«"  15  —  HAM:  ■  "/o»->  ■  15. 

V,  I.  ilfio"  :]  1^l\ao  I  15  —  •/•>(i-f.  >  15.  -  2.  "1«"/./.  .  15  —  rt'>-i:.j'A  .  15  mh,h»-  •  15  —  .(•.->•/ 
A. !  A  -  \ih.Y<.f\i\.r'  >  B.  -  3.  ■tn.irun.  ,]  '^AA.iroo^  .  |{  ","vy.  ■  15  — |-/l-v.e.  •]  I-Va  ■  A,  •/■'.•■/«^•/.  ■ 
15  —  anAhW  >   15  —  U»ifl-|-(:(I-1IA    i  A  —  ^i.-J^-Jllrlfon^V.  ■  15  —  ntinwao.  ,  A.   —  4.   f/I.VWC  ■  15 

—  rtni:  :]  ft.f.).-!:  ■  B.  —  ."i.  7.fio"  :]  rnVino^'  ■  15  —  •i.wda-o"-  ■  A       i\n.r  >  \  —  m>i.tiA>.}»'o»-  ■] 
>...f.riA>.}"o'-  !  I!  —  >.ft>i  .]  >.noi>  1  A       "/•ii>i/-  !  B  —  «>>,..fx(:>.}'>oo^  ■  15. 


fireiit  ahandoimiM-  il'i'iitr<'|)ris(>)  par  la  forcc.  -' Alors  la  reconstruction  du 
temple  du  Seigneur  fut  interrompue  i  Jerusalem  ;  on  demeura  inactif  jusqu';i 
la  deuxieme  aniiee  du  regne  de  Daryos,  roi  de  Fares. 

V,  '  Ilage  et  ZakAryAs,  fils  de  iiadu,  le  propiiete,  propli(3tiserent  sur  les 
Juifs  qui  etaient  en  ^eliouda  et  a  Jerusalciii;  ils  leur  propliiitiserent  au  noiii  du 
Dieu  d'lsrael.  "Ce  jour-la  se  leverent  Zaroubabel,  lils  de  SalAty&l,  et  'lyoses, 
iils  de  'lyosedeq ;  ils  se  mirent  a  rebAtir  le  templc  du  Seigneur  k  Jerusalem; 
se  trouvaient  avec  eux  les  prophetes  dii  Seigiieur  qui  les  aidaieiit.  '  .Vlors 
vinreut  vers  eux  ce  jour-Ia  Tanlanay,  prefet  (de  ceux  qui  (;'taient)  au  dela  du 
fleuve,  et  'Astarbouzna,  ainsi  que  les  serviteurs  de  leurs  maitres.  Ilsleur  dirent 
ainsi  :  (^)ui  vous  a  ordonne  de  rebAtir  ce  temple  et  qui  vous  a  donne  (per- 
mission)  d"y  travailler?  '  Ils  leur  demanderent  leurs  noms  :  Qui  (Mes-vous 
tous,  hommes  qui  rebfttissez  cette  ville?  ^  Parce  que  le  Soigneur  prit  en  pitit^ 
et  regarda  ^avec  bienveillance)  les  captifs  de  Yeliondii,  ils  ne  les  cmpecherent 
pas  (de  rebatir),  jusqu'a  ce  que  revint  un  (nouveau)  message  de  la  part  de 
DAryos,  et  ils  ne  leur  firent  pas  interrompre  (le  travail).  Puis  ils  deput^rent 


[25]  TROISIEMR  (I.IVRR)  DE    RZRA,  V,  c-ll.  fi05 

i:  •••'  *^rn^«|J  •■  n^/nXV/iT.  ■■  Ml-  •■  «f.>fli.  ••  'l-i-i-Wjf.  ••  OTA^ih  ••  «UM-  ■  <{.AT  :    e 
(Dhft'/f:n-1IV  •  rDh^^C'/'  •  hPh-WlArao'  :  hd.CtiUV..?'}  ■•  ?iA  :  'IfiF'-!'  ■■  dA 
1  •■  i.'na.  ■■  aB^-,hd.  •■  AJ^CP-ft  :  ^T-/*"  «  *ffl'M'}'|:  .-  *A  :  XVh-V  :  Ohh-li  ■  {[tm     : 

f:,h^-  •••■  fi/^rh  •■  Ay,i:?-{\h  •  -ii-rh  ••■  *h«nK  :  ^t-hrch  •■  w-a-k  :  ?.^ii>tf».   s 
h  •■  n-/^h  :  M^-ih  •■  •nwi./. :  ^.(>-p,K  :  '11/1 :  n.'/' :  hr^^inh  ■  'jn.,e.A  :  flj^h-nj 

h  •■  ?,h'if,.h  •■  nh-tt'ih  :  l^",y.h  •■  ron«na./.-|^  :  tlddh  :  >h.(:K  :  H^flJ^P^l  :  tD- 
M-  :  ^/.V'|:>l  :  fl»,R«f.T'J>l  :  fl>«?i'/:^  :  l-nCh  •■  (D-tl-i'  :  ^..e.^eirffn-h  ::  *  (D-t-flh^      '■> 
tiiya^h  •■  tiA.ffat-i-liirav-h  :  fl)'}(l,A-o«>-?»  :  od',.)^  ,  hmlna^^h  •■  ^'iWif^^h  ■  tD 
fm^.h  :   inUnYia«-h  •■    niih  •■   ^"i-M-h  •••   *fl>?lft'^'/:il'0'»'Ai    :  r/.'/"l"i'l/'0»-h    :  h«n    1" 

h  •■  "i^chVh  ■  M\h  •■  :i'hrch  •■  hti'ni:ii'ao.h  .■  a>iO"'}'/:^  :  dy.(D'h  :  atHoi>/\ 
hlni:irav'h  •.:    mwi-ih  •■  .+Ah  :  hai-rh-^h  •■  h^iiih  •■  ^n^-h  •■  'i.l^ih  •■  hin  w 
ci-  •■  hm.h-n.hA.h  •■  hrt\\\  •■  tfiy.h  •■  mrff:ch  =  w/i^jxh  :  wiih  •■  a,i'h :  ii 

'Th»l^-h  :    l',h'i?,h  ■■  hr^^f/oh  •■    nU-^h  :  "/««"l^  :  fl>r/lVRh  :    il-n-  :  htl/.'h.fii 

(i.  ■/•■»l-v.R  0  -l^v^nA^l-  :  A,  fvlAl-  •■  B  —  (Btiltti-R-iiv  ■■  B  —  a)h:)>tii-twao-  ■.  B  —  t\Vi 
ft*  >  A.  fflVjCrt*  !  H  —  >iA  ■]  fflJiAl:  1 AB  —  "V6/.I-  ■]  <»*ftt  ■  '^fl^l-  ■  B  —  ^iio.  :]  ai<c>(ii.  ■ 
B.  —  7.  *A-  I  A  ~  fion»^^:  :]  fl)-ni-  :  .e.>il:  :  «D«-wi'i:  ■  H.  —  S.  l-hVCh  >  B  —  U-l\-h  :  B  — 
•n<h.c>>  ■  B      (D<:ii-iih  :  B  —  (idn'/h  :  B  —  (Dn<n»«»'<:i->,  i]  a>n9",i,d.^ti  •■  H  —  m6h  :]  nflfl».  ■ 

B.  —  9.  flJtrt>»Vlfin>.h  1  AB  —  (Oao-rh  :]  <m^h  ■  B  —  10.  fDhH^^^Wao-Xh  ■■  B  —  Mff^h  >  B  — 

Maoh  :]  Yitfnni».  !  B  —  io]iao'\-h\i-tirao.xh  ■  B.  —  11.  (oha>-^h.Xh  •■  B  —  ^"j-ncth  :  >.y">."Mi. 
h-n.h.ch  :  B  —  hy"'\ii>.  ■  B  —  ■•/.'h-i/,-  •■  B  —  m/h>xh  :]  ,hynh  ■■  A. 


un  messager  au  sujet  de  cette  airaire,  ''  ailn  quon  comprit  exactemcnt  lalettre    o 
qu'avaient  envoyee  Tantanay,  prefet  (de  ceux  qui  etaient)  au  dela  du  fleuve, 
et  'Astarbouziin,  aiusi  que  les  serviteurs  de  leurs  maitres,  les  'Afarsakawiyan, 
qui  (etaienti  au   dola  du  lleuve  —  la  lettre   (qu'ils)  avaient  envoyee  au  roi 
Daryos.    '  Voici  les  mots  (qui)  etaient  ecrits  dans  la  lettre  :    Salut  au  roi     " 
Diiryos!  "  (Voulant)  que  toi,  leur  seigneur,  le  roi,  tu  saclies  tout,  nous  sorames    ** 
alles  au  pays  de  Yehouda,  au  temple  du  grand    Dieu.  .\ous  avons  trouve 
qu'ils  (le)  rebAtissaient  avec  de  belles  pierres  et  avec  des  charpentes  de  bois 
etrangers  qu'ils  posaient  dans  ses  murs,  et  que  cette  entreprise  se  hatait  par 
leurs  mains.   '^  Xous  avons  interroge  leurs  anciens  et  nous  leur  avous  dit  :     '■> 
Qui  vous   a   ordonue   de  rebutir  et  qui   vous  a  donne   (permission)   de  tra- 
vailler.'    '"Nous  noue  sommes    informes   de  leurs  uoms  pour   te  les  ecrire, 
alln  que  tu  saches  les  noms  de  ces  hommes  et  ceux  de  leurs  princes.  "  Voici   'i 
les  paroles  (qu'ils)  nous  ont  repondues  :  Nous  sommes  les  serviteurs  du  Sei- 
gneur,  Dieu  du  ciel  et  de  la  terre.  Nous  rebatissons  ce  temple  antique  (qui) 
a  ete  bati  il  y  a  de  nombreuses  annees.  Un  grand  roi  d'Israel  Ta  bati  et  Ta 


iii 


>m  TKOISII.MI    il.lNUK     Dlv     K/liA,   V,  lJ-17.  ^  [2((1 

'-  h  ■■  'Uiy.h  ■'  i»v^.'i'>«  •■  f\'ii»h  •'■■   o'M\h  •'  hrttdrh  ■■  hwtvih  ■•  AhrAii  > rt"? 
^.h  '  h"H\ha«h  »  at't\i-  ■■  h^.Aih  '  /\;'i\hy.m:h  >  ytn'  >  nn.A->/i  »  wn, 

'^   -f»  >  Vi*'lh  '  «»i1.'im>.h  •  hTArth  ■■  at-M-  ■■  t\n,(\'-ih  •'••   '  ath»"h  >  'l'>i"'/. 

^h  •'  •»«»•/•    '«''j-i/"-!-;»  =  A'/M'.vih  '  nrh  ■  h\\\\h  -  y-.Vifcrh  >  fiat-hi-h  > 
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at-tihh  •■  '.'IVhy.iM.h  •■  hri  •■  ath\:h      WAh  ■   \\h.V^,'fiM"h  •■  «'/i^KI/.h  ■ 

at-tx-i'  '  XC//.  ••  «n')"//"-!-/»  •  aunot\h  -  Art./ifl>i(.7.  •  "i:H\,  :  '/'»'ll'»n-^  •  atiw.i 

1    /1.1^^1  •'•■    ri)^.n.rt"^  :   i^thh  •  Wilh  •  'i'PVh  •  (OMh  '  aihHV,h  '■  ai-hi'  •• 

1'    n.'1'h  •■  wh.V<'6M"h  •'  t»'t\'\'  «  «/»»iV>.  ••••    athrwh  ••  '/"X-;.^  ••  at-h-V-h  »  rt,«^ri 

>{t:>i  •  ««AA.ii^  '  /.«^/./.^.  ••  n./" '  h''iw.h\h\^.i:h  •■  \\h.v^.'f\M"h « atwry.hi-.h  : 

i:  ^"7.1.7.  •  hM\  ■'  y.h\l.h  :  4'//.'>}4-}"h  :  ath.'l'/i.y,'»>h  '■■  "  (oy.hW.i.h  ■  h*">h  •  i.'\' 

y.h  •'  'il'/"h  •'  ■'ii^'n'h  •'  at'l\\-  ■  WAh  ■■  l/«"»l"/n-1-/.  :  l/'>'li>'  :  nn.A"'>K  :  tl 

tn>h  :  i^wrch  •■  i}»"h  '■  «/uvn^. :  i-h/^h  '■  hwwh  ■■  y.,Vi^''^*h  ■  hwvvh  :  n. 
;• :  h''m.h-wAx.i:h  =  wh.v<'f\{i.'rh  :  tahwuhh  :  h''iw.htn»'h  ■■  'i'i'/"h  ■•  i/h 
'n>h  '  ^•d.^y.h  •'  ^ht^h  •'  Mh  •'■' 

12.  MX'/  •  A  —  V?/"».  :  15  —  ffl.Viiri-V.h  ■  H.  —  nJhonh  i]  >,««•  B  —  13.  •»?■/»■>,  i]  o  A.  — 
l'i.  Hatc.ipxh  >  H  —  iihtff-x-hh  I  A  —  viiri.p.v;t(:  •  A  n.t>.  •  AB  —  »r.A>i  i  B  —  An.o-n-',<: 
h  >]  rtrt.ft<ixr:>i  I  A,  t\oi>:it\i:h  •  H  —  (dou.-jii.i)?,  i]  «■•.ni.ih  >  B  —  Ifi.  tf»»>i>.  ■]  >iy"*>i>i  ■  A  —  ti.fi 
•nsch  ■]  i\.i\ny,i:h  •  A,  «■•.jftcj,  ■  B  —  rt>.('>,i-  ■  '^"y./,  ■  B  —  >,fni  ■]  >>'/ri  ■  \i  —  r,h'//crh  ■  m 
>».l-<C»<n»>,  ■]  o  B.  —  17.  aJ.p.>,ii.>.>,  :]  o  B  —  -^tvwh  ■]  .•■/■»'i«'>,  ■  B,  o  A  —  n.-I'>«  ■  B  — 
li«Di|»/nl->,  ■]  iiumn-nVt  ■  A,  ii.->i|>,  ■  B  —  iivvys  ■  15  —  ■|->,ii"C>>  ■  B  —  >,1ll.^<n»'>,  I  V//" 
h  ■]  ■h9"-yiA"h  I  'h-in.hao-h  ■  A  —  A>,1l>.  ■]  All>.  ■  B. 


li 


construit  pour  (les  .luifs).  '-Lors(|uo  nos  peres  eurent  irrite  le  Dieu  du  ciel, 
il  les  livra  entre  les  mains  de  Ni\boukaclanatsor,  roi  dc  BAbilon,  (qui)  detruisit 

1!   ie  temple  (du  Seigneurj  et  exila  son  peuplc  a  Babilon.  '^  La  prcinicre  ann(ic  dc 

li  son  regne,  le  roi  Qiros  ordonna  qu'on  rebatit  le  temple  du  Seigneur.  "'Quant 
aux  vases  du  Seigneur,  en  or  et  en  argent,  que  N^boukadanatsor  avait  enleves 
du  temple  de  Jerusalem  et  avait  mis  dans  soii  palais  royai,  il  (les)  donna  k 

\:>  SisAbdar,  gardien  de  son  tresor  et  son  intendant.  '11  lui  dit  :  Prends  ces 
vases.  (Les  envoyes)  partirent  et  mirent  (les  vases^  dans  le  temple  de  Jeru- 

1«  salem,  a  ieur  place.  '*Ensuite  vint  Sisabdar;  lui-meme  posa  les  assises  du 
temple  du  Seigneur  i  Jerusalem.  Depuis  ce  jour  jusqu'a  maintenant  on  le 

17  rebfttit,  mais  il  n'est  pas  acheve.  '' Maintenant,  si  le  roi  (le)  veut,  on  cher- 
chera  dans  la  maison  des  tresors  du  roi  de  Bftbilon.  (Cest)  afin  que  tu  saches 
que  le  roi  Qiros  a  ordonntj  de  rebMir  le  temple  du  Seigneur  ii  Jcrusalem.  Con- 
naissant  i  cet  ordre  emane)  du  roi,  leur  seigneur,  depute-nous  (des  inessagers 
pour  nous  faire  savoir)  que  tu  ragrees. 


[271  TROISIKMF,    LIVRE)  DE     E/RA,  VI,  l-S.  667 

«7^T|-  :  Hfl»-ft/'  :  nn.A"^  •••      m^hn-  :  nfl»-fti"  :   im.  ■  n<{  :  hrhl"  :  0°Kfhi.  ••  flJ  - 

XVh.^   :  aht\l;-J'  ;    -f-qfJlC  :    fll.fe'nA  :•■      Ko»  :  +^''1'T|-  :   "/»«"1"   :    «n^l/»--!:   :  f 
A^feCrft  :  hHH  !  «ftCVrt  :    J?/"  :  (Hxil'  :  n.-f'  :  ^^.^ft  :  HAi.f <.^A.9"  ••  flJn^-J-J-  : 

«MiJiV  :  JT^ft^Prt  :  -^n  :  ^.1%'at'O'  «   fl>?iHH  :  hT"]'!  •  *«»•  :  ft^  :  Whoo^  '-•    '  W^.d  '■ 

•lA?'  :  X^-h  :  iPArt-l--  :  O^A  :  ^i-n^J  :  m^hlV  '■  Y\thrt  ■  01A  ••  6{l  ••  (o^.o-n9* 
ao'  :  J.jrn.'^  :  ^T-/"  :  Mh1ha«'  •■■■     iD-iV?  ■■  n.'f'  :  hm.h-ilth.C  '  HflJC^»  =  fllH     5 

•fl<.C  ••  H^fl>-d^    :  Vn-h^.V>lC  ••  ?l9°fl>-^1:  :  n,->  :  HA.f<.^A.'/"  «  *fl>hHHflO-  :  i\fm      r, 

^«p-jt  ••  iftF-i'  ■■  d.tii  :  'i-i-t^y.  ■■  fl)?iftfcn-HS'  ••  fliAXi-nc-f-  ••  h.fh-n-i: 

!/'<">•    :   h<f,CrtJ|*e.e'>   :  ?»A  :  'HdF-l-    :  <J.AT  :  h\Wa»'  :  ^-JH  :  .P.nA  ::      K^-n?!?» 
h  •   }f.hU.i.h    '■   MD'h'l'.h    •■   '>'P.C.>i   :   flJ-ftf-    :   otJiV-K   :    fl»-ft'f'   :    n.'f-   :   ?»^H.^'n 

,h.ch  ■■  fl>h'V.e.-7?'fl»- :  AA.+vf- :  i?.U'p,h  ■■  y.in<h ••  1-m.h  ••  Hn.'f- :  hin.h-a 

,h,Ch  '■  fl>J&r7i'>X-?'^  :  atD't\'l'  ■■  aoi^^ih  ■■■  ' Wih  ■■   hWWO-h  '•  0"ith  '■  ^"i-l-i.    » 

VI,  1.  V-n^t  •  l\:»l  ■■  B.  —  2.  mi^n  ■  B  —  nm-M-  =]  a>-t\i-  ■■  B  —  >./Jit  !  B  —  (0X/h<i:  ■ 
B  —  tnHK:  1  B.  —  3.  "itm-l-  0  o  AB  —  n>.'Vl-  :]  o  B  —  fKt  0  x  :  A.  —  4.  iB,e.ii>Af  •■  A  — 
h-VA  1  Z^/.v  A.  ••,°l'\  !  B  —  at^D-nyao-  I  R.  —  5.  llhdxf/,  i  A  —  VIHln.eT^C  >  A  —  I1.1-  =  B.  — 
0.  mjiiiiioo-  :]  hiiiio»-  !  A  -  Aoi'0'i:V1-  ■  B  —  fVtV.e.  ■]  o  AB  —  aJJifttcn-liy  ■]  hnt^n-niT  ■ 
A,  >,fit^n-niv  ■  B  —  >,.-)d-}t-tira<y  •■  A  —  >.'i:r.niii(i)-rv  ■  B  -  <D>,HH<n>-  ■  B.  —  7.  K-i-nTiP».  ■] 
>.-n>.}^>. :  A  —  fl>->.t>,  !  vpfh  !  15  —  fl»-nt  :]  iifl»-nt  :  B  —  n.t>.  ■  B^ —  >.^n>.-n<h.c  ■]  ■n>h.^.>,  •■ 

B  —  m-^ji-iy^h  B  ■  —  ftrt..';'Vt>. !  B  ~  (oy.^hnfh  >  A,  fli.tvvv»}»'^.  ■  B.  —  8.  O-^l-h  ■■  A  —  ?"V1- 
th  1  AB  —  Yv.^itifao.h  1  A  ~  Art,.*v^>.  1  B  —  n.t  ■  >."ni.>.-nw».c>.  >]  o  B—  >.irfl»-nt  ■]  <»• 

ntN  ■  B  —  O-ttfao-h  >  A>.<n»^-Vt>.  ■]  O  A  —  1l>.9>.>.  ■]  9>.»>,  ■  A,  V>.9>.  ■  B. 


VI,  '  Alors  le   roi  Ddrvos  ordonna  quon  ouvrit  h^s  livres  des  annaies  des  vi, 
tresors,  qui  etaient  a  Babilon.  -  On  trouva  dans   la  ville  de  Bori  un  livre,     i 
dans  (lequel)  etait  consigne  un  fait  memorable  et  (qui)  disait  :  '  La  premiere     3 
annee  du  regne  de  Qiros,  le  roi  Qiros  ordonna  au  sujet  du  temple  de  Jeru- 
salem  et  au  sujet  de  l'emplacement  de  Tautel  ou  Ton  sacrifiait.  II  ordonna 
que  la  diinension  de  sa  hauteur  (iut)  de  soixante  coudees;  ^  qu'on  elevat  trois     4 
rangees  de  pierres  et  une  rangee  de  bois;  qu'on  donuAt  de  la  maison  du  roi 
(rargent)  de  la  depense,  *  ainsi  que  les  vases  du  temple  du  Seigneur,  en  or     5 
et  en  argent,  quc  Naboukadanatsor  avait  enleves  du  temple  de  Jerusalem. 
'■  (Daryos)    ordonna   aux   prefets  (de    ceux  qui  etaient)    au  dela  du  fleuve,     r, 
Tantanav  et    'AstafbouznA,   ainsi   qu'aux    serviteurs   d(^  leurs  maitres,   les 
'Afarsakawiyftn,  qui  (etaient)  au  dela  du  fleuve.  II  leur  ordonna,  en  disant  : 
'  Restituez  maintenant  les  vases  a  leur  place  dans  le  temple  du  Seigneur ;     ? 
permettez  aux  anciens  de  Yehoudft  de  faire  rceuvre  du  temple  du  Seigneur 
et  de  le  (re)construire  au  meme  lieu.  *  Moi-meme  j'ai  ordonne;  gardez-vous     s 


liHK  ■lUolSIK.MK  (LIVnKi  l)K   "K/ll  \,   \  I.  '.i-i:{.  |281 

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<.h :  'i^i:\\'ih  •  «»««'/"'P/>'/A  :  AA'rA»i :  f\«'iy.h  :  rt»»u/»h  «  y.^M^h  '■  nhii'  ■■ 
"  ii^y.tn-i-h  •■  hnrh  •■  tnahii-  ■•  <i.,f.r/i/-  :  <ii.A-*;h  ••=    Mh  •■  ^inni-h  « »r- 

ti-h  :  rtdhh    :  IIOArHh  :    ll>'|-A  :    ^^tWh  ■    y.irhh  ■    60h  :   h'rtti'i\-\'    «    ll.l: 

h  •■  tuy.{\')'fiK'^*h  ■■  l\-i:h  •■  tns'.')''\'t\'/'h  ■■  tni\A-/.h  ■  \V"W'h  '■  y./.Mh  '  hHlW)- 

1-  h  •■  *aitn'h'\:h    h^m.hw.^uch  '  w^iyy.h  =  t\oo.h  •  uvh  «  y.i^.'\hooh  «  M' 

ti-oo-h  :  V//"-1->,  :  tnhihn-nh  «  ?.A  !  VOt\ai.h  :  ir>'/->l  :  .'''AVK  :  aihf\h  '  .1"/ 
/"h.h    :    hy.'ll\roo.h    :    »U/n>.    :    yiMh    '    11.'/-    «   A^/ll.hnr/i.r:?»  «    ll/..t'<.AA.i»" 

li  h  ••■•  tuMh  :  y,i:v't\h  :  Airiivi-A  :  \\'m\\h  '  y.'Hi<h  '  yt\\'f\i'roo'h  «••  *athr 

9.  a>h.;i-n.'h-t:)«  i]  K:>^tt=l"l:ix  '  A      -  hAWy^-lh  !  A  —  fOhniA.'/.   i   H  —  fthyA^lh  I  15  —  w/"(:v 
.e.i:»»  I  atfOfi-iih  i  (d-)>-iia'/.>.  ■  15  —  ilh-y""!».  •]  iiiiaaa:»-  i  A  —  ii.f.ii.A-^to»->.  ■]  .('.ilA-^io»-».  ■  B.  — 

10.  fi'ltt<->\  I  H  —  •l-CIVS  ■  .\  —  tn)lin'h  ■]  >l<n»  ■  A  —  A>,'/"'^ll>.  ■  U  -  ,1i.('.«)|-  ■]  #li.P.*»1-h  ■  A 
—  aiA-S-h  I  l{.  —  11.  ).'/>.  ■]  !»>.».  1  |{     -  Miti  I  A,  rt-ll>.>.  ■  l{        Uhl\mh  ■  A,  ii"fA(".>t  ■  IJ  — 

.•PA>.  ■■  i>  —  «»ii.m>,  I  IJ  —  >iHiin^>>  I  .<'.<:nB>.  ■  B.  —  12.  on»->.-;:'/.>.  ■  B  —  ii;iw>.  ■  B  —  n<io->.  ■ 

ii-V.e.<'.>.  ■  A  —  <D,1i-)iil>i  I  B  —  f>,A(ii.>.  :  .\,  V,Am.h  ■  B  —  .<J'A>.  ■  B  —  >i<»i>>.  ■]  >.<»i»>.  ■  A  — 
.K-iiK.),  !  B  —  <D-j^,i.'/"o»-  1  B.  —  1.!.  ■i-,-v;fi  0  fV.-*-  I  A,  +v/-i  I  B  —  <»>»A>.>i  ■  B  -  mn.-i^av 
•Mv  I  B  —  (D>,-/-ru:i-  ■]  -n  ?)  7-n<:  ■  hinc.-i-  ■■  B  —  h.-jnnoti/"'""  ■  A,  >,;>ft-ii-tif<ii>-  ■  B  —  ■.itiwao. > 
AB  —  ihk'"  ■]  o  Mi  —  fi.ttti.  I  A  —  iioyi^  ■]  wn-^io-  ■■  B  —  tofi\=i-i:  >  A,  a>yx.y{fl"l!h  >  B. 


de  lairo  (iJu  mal)  au.v  anciens  de  Yehoudil  el  de  les  enipecher  de 
rebatir  le  temple  du  Seignour.  Dc  la  maison  du  roi  (et)  des  tributs  (de 
ceux  qui  sont)  au  dela  du  fleiive  donnez  (rargent  de)  la  depense  ii  ces  liommes 
ot  ne  leur  faitcs  pas  interrompre  (le  travail).  "  Prenez  o-ai-de  de  no  rien 
omottre;  (^donnez)  les  veaux,  les  moutons  et  les  boucs  pour  le  sacrifice  du 
Dieu  du  ciel;  le  froment,  le  vin  et  Thuile  qui  (sont  necessaires)  chaque  jour; 
ce  que  les  pretres  de  Jerusalem  vous  diront  dapportor,  apportez-le;  donnez- 
leur  chaque  jour  ce  qu'ils  vons  demanderont,. '"  afin  qu'ils  fassent  rofl^rande 
ot    le   sacrifice  au  Dieu  du  ciel  et  qu'ils  prient  pour  le  salut  du  roi  ot  pour 

11  le  salut  de  ses  enfants.  "  Moi-meme  j'ai  ordonne  que  pour  tout  hommo  qui 
aura  transi>resse  ma  parole  on  prenne  un  inontant  de  bois  de  sa  inaison, 
quon  Ty  pende  et  quoii  le  tue;  j'ai  ordonne  qu'on  traite  pareillement  sa 

12  luaison.  '■  Lui-meme,  le  Seigneur,  dont  le  nom  habite  \k,  renversera  tous  les 
rois  et  les  peuples  qui  transgresseront  ma  parolc  et  eleveront  lours  mains 
pour  detruire  le  tomple  du  Soigneur  de  Jerusalera.  Moi  DAiyos,  jai  ordonn(> 

i^   de  fairt>  ainsi  avec  soin.  ''  Alors  TantanAy.  prefot(de  ceux  qui  tHaioiit)  au  del^ 


10 


\r, 


[39]  TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  VI,  14-20.  669 

-H  !  -i-vt-^y.  ••  tmfiihh  ••  "idF-i'  •  i.t\n  •■  (Dhhtca-n*,'  •  (Dh^nc-i-  •  hphni: 

Iftfi».  !  hfi  •■  -lin.irtf»-  !  nh<n>  :  A^h  =  ^C?-tl  ■.  ^?-/^  :  I-IH-  :  h^nU'  :  (Dh^^M' 
■U  ::  *fllA..*V'l:irtfO.  :  A^i^.D-^  :  fWi^JX-  :  (OA.VV.y'}  •  hin  :  jP.Vinf-  :  A-O»'  : 
rhl  :  ^n.^  :  fflHhC^ft  :  (DAR  :  rh^-  •:  fflWlW.  :  flJ^+«n>-  :  ([^hm  ■  h9"Ah  :  ht\ 

£'h.fii  •  ai([^'hm  :  ^C.h  ••  (Di\C?'t\  •  aihC\'{\t\J'  •  'il-o'  -.  4.ct\  ••    (Dd.9,9"?'  -. 

Afl^Jl-l:  :   n,V  :  htm  :  iPA-fr  :  Aw'f:+  :  (DCl''  :  K^C  :   n<^.^-ft  :  'J»«'.f.  :  ao-ilA^ 
+  :  AJ^iCP-ft  ::   *flJ7-n<.  :   ^.'fe+  :   ht\/.h,i\  :    flJJlUVlh  :   (Dii.V^^l  ■■    (Dht\  :    '^C 
4'  :   A**  :   if.'\ft,e'>  :   «w,e.-4'W.  :   n.'!'  :   hltt.httth.C  ■    n'>^/^.lrl"  :=      fl»?inh.  :      ■ 
hao^^,h   :   n.'J-   :   ?i"?ll.h'nrh.C   :    P    :    hAO?"'f-    :  fflef   :    Mlr/iho  :  ^O^ji  :  flJ» 
?   :  OTrhft'J  :  hniji  :  flJVflJe  :  ,IW.%\'   :  ^«lA.  :  MMxll'  '■  '>(n.h^  •  nnjP-V  :  W" 
A*    :    ht\/..h.iK    ■■    i\t\fm    :    •^A*'»»-  :   AhrliJin   :   ht\/.h.fi\.  ::  *flJ^+T'<^  :  AhUV    1» 
'l-  :  nhOT  :  MaO'  :  rnAA.'P'fijP'>  :    n'Vn  :  n.J^O».  :  hOT  :   ^.l'+VV.  :  AK^II.^-nr/l, 
C  :   nA.e<.<^A.i'"  !    nh»n  :   ^',hV.  ■■   flJ-ft'/-  :   fffl^',hd.  :   <n»-rt.  ::      flJ7'n<.  :  ^fuh  :     •' 
ft**   :   «f.AftjP'}   :   ?i«n»   :  iflJg  :  Au-C*  :  +'{''?.  :   flJCI  !'  ^(Oh^iR^th.  •   ChflO^'  •    -' 

l'l.     .P.;>.>X.     :     H    —    fflA.^>a>-rV    :    A,     m/i.'1'm-fi    ■.    H    —    jP.^iMB     :]    .R^-+'/P     :    15    —    <0/fl>«-    : 
A    fl>>,*on-    :  A  —  hr^f^n   :]  hy"'^!    :    A,   >,"/ll.MI A.r.    :    hS»"'^^!   :    J>        -    (Dhf;|ftft;»-    :]    «OJir.nTCln 

rt.ft  ■  A,  hi:(\c.n.4'  :  B.  —  15.  fflc-v  :  H  —  '^^i:  •.  H       nn.e.n  .]  noAft  :  A.  —  Ki.  «KWPiD-.py  : 

B.  —  fl»>>rt  :]  >,A  :  A  —  17.  ftoi>4>.e:/}i  :  B  —  >i/M»/"t  :  H  :  B  —  fl»ep  :]  TflJg  :  A  —  h-fl/hh»  :]  O 
B  —  JiOT^  1  M  !  B  —  fl»€nMift>,  :  >,l\"l(i  :  or  :  B  —  tDime  :]  O  H  —  /Ji/S-ll-  :  hmfk.  :  B  —  "UtM. 
>bA  :]  a  ime  !  B  —  rA-Fon-  :  B  —  A.T.Iin  :  A,  rth/Till-ll  :  B  —  18.  flJrtrt.-PII.PV  :]  rtrt-IIIJ^^V  :  A, 
fl>A.'J'fl»-.t'V    :    H   IVin   !   IIHO»'    :]    nn(I.X<>»-    :    A    ll«n    :]  >,rt    :    B.   19.    ()l»"<.   :    rO/.n-O'   :    B  

+-S'"/.e.  1  A.  -m^T.  :  B.  —  20.  fl»A.i*fl»-.ev  >  H  —  min-i\,it.'  :]  mn-n,lf  :  A       Ah^-A-  :  B  —  fl^fth-vcir 

«»•   :    A  —  fl^rtf.^ftoo-V.  :j  fl»rt110<»-i;   1  B.  — 


du  fleuve,  et  Astarbouzna,  ainsi  que  les  serviteurs  de  leurs  raaitres,  qui  etaient 
aupres  d'eux,  selon  que  le  roi  Daryos  Tavait  envove,  executerent  (rordre), 
sans  rien  omettre.  ''  Les  anciens  des  Juifs,  ainsi  que  les  levites,  b&tissaient  (le    14 
temple),  pendantque  leur  prophetisaientle  propliete  Hage  et  Zakaryas,  fils  de 
Hado.  lls  rebatirent  et  eleverent  (le  temple),  sur  lordre  du  Dieu  dlsrael  et  sur 
Tordre  de  Qiros,  de  Daryos  et  de   Artasasta,  roi  de  Fares.  ''  Ils  acheverent  le  1j 
temple  le  troisieme  (jour)  du  commencement  du  mois  de   'Adar,  la  sixieme 
aniiee  du  regue  de  Daryos.  "' Les  enfanls  d'lsrael,  les  pretres,  les  levites  et  le    "' 
reste  des  enfants  dcs  exiles  firent  la  dedicace   du  temple  du  Seigiieur  dans 
lallegresse.  ' '  IIs  ofirirent  pour  la  dedicace  du  temple  du  Seigneur  cent  boeufs,    i' 
deux  cents  belicrs,  quatre  cents   agneaux  et  douze  boucs    pour   les  peches 
de  tout  Israel,  selon  le  nombre  des  tribus  d'lsrael.  "11  institua  les  pretres   is 
selon  leur  loi  et  les  levites  aupres  de  leurs  collegues,  afm  de  servir  le  Seigneur 
dans  .lerusalem,   comme   il   est  ecrit  dans  le  livre  de  Moise.   '''Les  enfants    i'.i 
des  exiles  firent  la  Paque,  le  quatorzieme  jour  du  commencement  du  premier 
mois.  ""Les  pretres  et  les  levites  se  purifierent  eux-memes;  tous  furent  puri-   20 


VII,  I 


h70  THOISIKMK  (I.IVUK,  l»K     K/|{\,   \l,  Jl  Jj  —  \ll,   l-ii.  [lio 

hlJV'>  »  tf»A.4*«i;y'>  >  flJif-A"*"»-  '  VXM»-  '  «'rn-tl/li.  '  'iA.h  '  At^A-««»-  '  ^.«fc+  i 
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ct^A"'»"  '  AA.iiMii '  ry.i:  •-  hon  ■.  ^Ar'rr  •■  f\h''iu.hihiu:  >  h'rf\h  >  hii/.- 
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uihTyrw.  '  'H^-l:  '  iit:  •  (Vw^"//"'!- '  hi:i-ftt\:i'  •■  'Jii*-  ••  -f-cft  « 'Jr:-! ' 
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'jcj «  h'j"i  •■  nn,A"> :  (nft']t/.. :  '"iwri:  •  ot-hv.  «  \\h/.i'  •■  «'»-rt. « ti«»»;n  « >.-/ 
ii.h'n<h.(:  «  h'rf\\\  •■  ht\/.h.t\  •  «^y.niiiT-n  «  •A,i\/i.  «  fl»«»i/n  «  >'/•/"  «  »/A"  « 

21.  cDW-rt-d»-  :]  If-A".»''-  ■  .\  —  C1\-Coa-  1  I{.  —  22.  v>.;-  ■  IJ  —  lo-iin  ■]  •(•«■•.(•.rti  i  li  —  All-  ■ 
I>  —  ;>n.i»'«o.  1  A  —  >i.f.i»''»-  •  A  —  A7'fl<:  I  B. 

\  II,  1.  tD^-rK-^f.  ■]  lo^h-rw  <  B  —  'vvtf  I  B  —  nan-',"!^"^  .  H  —  >,r:-rnft;^  •]  ^nnTinirt.  ■ 

A,  >,(::^rt.n;^  >  B  rtCf.  •  B  —  fl>A>!  >  >iiu:.f  •]  o  B  —  ,hA<1'B  >  AB.  —  2.  rtrt-y"  •  B  —  )i.A)i.<ii 
II  •  (0  .\.  >bAn."Hi  ■  li.  —  ■).  Cf"ir.y  ■]  >,"'/(:.«•  •  A  —  im/«ivV  •  B.  —  4.  nc.f-  •]  Hiicf  •  A  — 
n.*  •  B.  —  ,").  >,v>-,i..  •  B  —  >,i»"y.(n.  ■  \i.  —  G.  «^cv-  •  B  —  »d>,ii/!.  .  ''•/>,i>"c  ■  A.  m^ih^  >  B 
—  (n.('./n(lT-ll  ■]  (D.tt("(|'P^n  •  B,  d.  Dill.  />e.c.  rteM.  c.  12.'{0.  -  (n.p.ni(iT-n  •  ...  U)  X,*.^'  ■  >>fl/.- 
>bA  ■]  o  X. 


lies.    lls   immolerent  la  Paque  pour  tous  les  enfants  dcs  exiles,  pour  leurs 

•ji     Ireres,  les  prtjtres,  et  pour  eux-mcjmes.  -'Les  enfants  dlsrael  mangerent  la 

Paque,  ainsi  que  les  exil(3s  qui  (itaient  rentres  ct  tous  ceux  qui  t^-taient  revenus 

vers  eux  de  rimpurettj  des  peuples  de  la  terre,  alin  de  chercher  le  Seigneur, 

•-'•i     Dieu  d'lsrael.  "■Ils  firent  la  f(?te  des  azymes,  (pendaiit)  sept  .jours,  daus  Tal- 

l(^gresse,  parce  que  (le  .Seigneur)  les  avait  rejouis,  avait  tourne  le  ccsur  du 

roi  de  'Asor  vers  eux  et  avait  affermi  leurs  mains  pour  Toeuvre  du  temple 

du  Dieu  d'lsrael. 

VII  I  VII.  '  Ensuite  sous  le  regne  de  'Artasasta,  roi  de  FAres,  monta    Ezra,  fils 

•2      de  Sorya,  lils  de  'AzAryt\,  fds  de  HalqeyA,  "fils  de  Salom,  fils  de  Sadoq,  fils 

:{.  'i      de   'Elkitob,  '  fils  de   Samarj^a,  fils   de    'AzaryA,    fils   de   Mfiriroq,    '  fils   de 

Zaryo,  fils  de  Sawey,  fils  de  Baqi,  '  fils  de  'Atsanohe,  fils  de  Finhas,  hls  de 

ii      'Art\zar,  fils  de    Aron,  pretre,  ancetre  de  leurs  premiers  (prfitres); "  lui-memc 

monta  de  Babilon.  'EzrA  etait  instruit  dans  la  loi  de  Moise,  ([ue  le  Seigneur, 

Dieu  d'lsrael,  lui  avait  donnee;  c'etait  un  ecrivain  exjn  rimriilc.  Le  roi    lui 

donna  tout  ce  quil  voulait,  parce  quc  la  faveur  du  Seigncur,  sdu  Dieu,  t3lait 


[:il]  TROISIEME  riJVRE)  DE    EZRA.  VK.  7-14.  671 

9°aht\'l'  •  .P.*+  '  }xt\/.h.i\  ■■  (Dh9'"i  •■  hUV».  '■  (Dltx9°'i  :  iyVVJTr  '-  anmii9^/.,'i  : 
fl)OXfl»"Th  :  fllV;'"?'^^'*  ••  fl>'ft'''  ••  A>.f<"'^A.l'"  ••  hfn*  ••  "/«n*  ••  '}»»'|-  :  ao-i-n/^ 
'U  •■  /ihC'l'f\f\:f'  ■■  'i-b^'  •■■    fl»nj4vii.  •  ^.f<-«^A,r  :  a.>9"{\  ■■  (dC"i  ■■  atf.M'.  •■      « 
^•n^V.^-  '■  '^ao^'  ■■  hao-i^n/^-l'  :   in-^'  :■■      n+^i^TL  ••  «DCi  =  h-^l^  =  jl^.dCT-  ••  ?ir        ' 
nfl.A"'>  ••  flJ^OT  :  a.C+  :   l^irft  ••    afC"l  •■    nX"A.  !  A,e<.OA.i»"  :   h{\on  ■■  h^.  ■•  h"} 
\\.h'tt,h,C  ■■  hr^\\'  ••  niPVJP.  :  Al>A.Jl'  ::      hhtm  :  hltth  :  A^  :  (ill^-  :  i\aD  :  JP.      lo 
'V/^/»'  :  Al  :  htit-  :  ^.^ntT  :  0»^.'/"  J/(?Oi"  :  f{ht\/.h.fii  :  Vlv/l  :  fl»W-Vi  ::  *  fl^h      " 
«»1|   :    at'h'l'   :   'IhHti    :   «nXV/iV   :    Hmj/O    :   KChrtrt^i-   :  MW.-  :  hVi  :  Rr/lit.  : 
a«R',hd.  :  '['hW  :   ^ti'  :   tO\n\\.h'tt,h.C  :   fl»Vf->5iD-  :   HflJJ/Oo»-  :   hhi\i-i\.^   :  0» 
f.tt.  ••■   '  M  :   hC'l't\t\:i'   :     il-l^'   :   VJ/»'''!'  :   MH/.-  :   ?.,h^   :  rliT-  :  Ah^hl.htt^h.      1- 
C  :  AhrAh  :   rt'^^-  :   >?»HH  •:  '  h^iWtt-h  :  Irf-A-fl»-^  :  hhh  :  ff./L^-^ih  •  h9"aft\      li 
i'  :  ft*+  :  ht\i'h.i\h  :  atiW.-^tV.h  :  Oih.VP.yii.h  :  ^.M-h  :  h.?<'f\ii.9"h  :  r 
t\i\,\\h   :   h?.M'h   •■■   *h\mh   :   ll-rh   :    ai{\'ttO'\'h    '   aoa^TnCI.V-h  :   d.^9'ao-     14 

7.    A.'Pfl»-^"/    !    A    —    mooWi^i.",    i]    fll>,y">    :    ao\l9"i.-i    :    B   —  mYiOOI^    :    A,  flJ1iXfl»'¥  =  H  — 

mV/i-s-ij^-V  ■]  fl»T*fl»-yv  ■  H  —  nn-o-  ■  H  —  >,«Dt  ■  B  —  i\t,c-l-(\ti^  ■]  AhCfiT^cli rt.fi  ■  A,  Ahfic.-»- 
fi  I  B.  —  S.  fl>nx-^  ■]  njv/h-  ■  B  —  nvy"fi  ■  A  —  mr.-v  ■]  «voo^  ■  B  —  «>;&>,*  ■  ...  ■vv-a"  ■]o  B 

—  u>-n'\.'t  I  A.  —  9.  .fflCT-  ■]  a  h.P^.OA.!»"  ■  A  —  fl>+.S"7,  ...  n(LA°V  :]  0  B  —  flJ>,cn>  :]  htfu  :  B  — 

;vy"fi  ■]  •>i'"t  ■  A,  o  B  —  hr^^Wi  !  A  —  '\dA.ih  ■]  i'"fiA.ih  ■  AdA.!»-  ■  B  —  10.  AP  !  B  —  jp.inc  :  B 

—  0>.B?"0C"<n»*  ■]  .ft?"l»Co»-  ■  A,  (Ofi^n.ihCof  ■  B  —  «DV-V/li  ■  A.  —  11.  >,C-l-rtfl;»-  ■]  JiCfiTinirt. 
n  ■  A,  ht\i-:H-  !  B  —  n,h<(.  ■  B.  —  12.  hctrtfi.i-  ■]  >,cnTC^rt.rt  ■  A,  >,nci-.i  ■  B  —  rt>,-Jii.h 
■tt<h.C.  ■]  o  B.  —  13.  R'P.4'  ■]  Aiin   ■  B  —  (nA,'P<i>-^V>.>>  ■  AB  —  .R/h-<.>,  ■  AB  —  f\,e.iif<.h  ■ 

A.  —  14.  fl^n-n^v-tt^h  ■]  fl>?i  ■'A.  mn-tthtii'""-  ■  B  —  inx^wc-tirao.), :  B  —  nfl>*nt :]  nfl>^ftt :  B. 


avec  lui.  '  Monterent  (avec  hii  plusieurs)  des  enfants  d'Israel,  des  pretres,      ' 
des  levites,  des  chantres,  des  portiers  et  des  ndtdnim.  a  .Jerusalem,  Li  sep- 
tieme  annee  du  regne  du  roi  'ArtasastA.  "  lls  arriverent  k  .Jerusalem,  le  cin-      s 
(piieme  mois;  c'etait  la  septieme  annee  du  regne  du  roi.  'Wu  premier  mois 
ils  commencerent  a  monter  de  Btlbilon,  et  au  commencement  du  cinquieme 
mois  ils  arriverent  a  Jerusalera.   En  effet,  la  raain  du  Seigneur,  son  Dieu, 
(etait)  bienfaisante  envers  lui;  '"car  ie(Seigneur)  avait  pousse  le  coeur  de  Ezrd 
a  rechercher  la  loi  de  Moise,   k  la  pratiquer  ct    k  enseigner   aux   enfants 
d'Israel  le  droit  et  le  jugement.  "  Tel  ctait  Tordre  de  la   lettre  que  'Arta-     i' 
sastd  donna  k^  'Ezra,   pretre,   redacteur  du  livre  du   commandement  de  la 
parole  du  Seigneur  et  de  son  jugement,  qu'il  donna  aux  enfants  d'Israol.  II 
disait  :  '■  Moi,  'Artasasta,  roi  des  rois,  a  Ezra,  redacteur  de  la  loi  du  Sei-     \-i 
gneur,  (voici)  le  commandement  (du  Seigneur),  Dieu  du  ciel,  :  "  J'ai  ordonne  a     ^'-^ 
tous  ceux  des  enfants  d'Israel,  des  pretres  et  des  lcvites,   qui  voudrout  aller 
a  Jerusalera,  d'(y)  aller  avec  toi.  "  Le  roi  et  ses  sept  conseillers  ordoiincnt  de     i'' 


',( 


1(1 


•-•1 


ti72  TI{()ISII;MK    l.l\Ur.j  UK     K/.ltA,    \  II,   15-21.  [:i2] 

'  h  •■  y.i:h\'h  '  *i.i  >  hrfWuio-h  ■.  mn-M-  •■  h9,.\\h  ■■■■  "«M:+h  >  r»n</.^  <  <(.v 
«'h  •  •>';/'7»  '  «»«""7»i(:/;i»h  !  Aii./-  •  h'Ui\.>vthhA:h  ■■  hi»"Ah  •  hti/.-h.fi^h  ■■ 

"  Hi':^.f.(:/,  :  ui-M-  ■■  h.v<ft{\.'rh  ■'■■  omy.'/.h  •■  u-n-h  .  untcVh  •  oH\u:h  •■ 
iHv.hnh  •■  i\u-f\h  ■■  yji>t\  ■■  ii(i.A"'>;»  •  onr/.h  ■■  t">t\>.ofh  -.  /\,tnH\h  •■  tinHw 

1-  'rV/.h  •  tlhUhh  ■■  A(l.-/-  :  ?i'Vll.^ri,/..(:>i  :  Uh.V<f\M"h  •••■  '  titU't\"h  •  i/>/^ 
h  •■  Ihmh  •  /ii/'i/h  ^»  ■•  ot't\'l'  •  Hl:h  •■  //"X»/i'r7i  :•  o>At/n/"ii>fiy,h  •  rt»A'/" 

i^,\x-i'h  •■  \n'--\-n\i:h  s  ahtii-  :  rr''V6h  •■  \\\\.\^  •■  hr^^iWio^h  •  \\h,v'^'f\t\.r 

l^      h       hfiK\ir\h   ■■    OlhtVIOh    ■■    Olt/n.lxtl",  :    htVltlh  ■■•■       WWh    ••    'l'U.h   :   mC^h  '■ 

oi-ttu:h  •  ht\\"\''/*'Axh  •  .ixwiwth  ••  oi«mi:h  ••  onwih  =  :i-t\r^,'h  •  ^-rAyiJi 

"    «'••h  •  tl'\'/.d.h  •■  '•n\^.-h  ••••     o>'>'/H'>.^  :  i/^/nniw»-»! -^i  •  A"/(l/.  ••  (».'/•  •  A-iK.hn 

-'  ,\\.i:h  :  hi\hh  :  i\^y:t">  :  hnW.hi^.ix.i.h  :  \\K\'^.'ftt\.rh  •■•■  Oli\tl9,'/.h  ••  htif^h  •• 
W-\'i.^9:h  •■  t\-\'UW  :  \\.\'  •  h"n\.h'i\.U.i:h  ■•   l/'|-r)-(l^   :   (Hl^i   :  ?i«rV   :  i\.'\'  :   f/n'} 

'n/''1'Vh  :  t\:fwh  •••■    oiMh  :  hi:\'t\t\:fh  •■  ii/^h  •■  '\'hHwh  -  hw-w^th  ■■  aw- 

A-K  :  Pnh  !  l\"'}dF"\'  :  il.t\''th  :  tfA"h   :   Wtlh^\}0"-h.-   6'\\6'h   ■  hWih  '•  0»X*/l 

15.  ioi-A--i,h  1  tn-n<.c:i,h  :   \>    -  *.imh  =]  /»,  =   It.  Ki.  rt>i|fl.P.'/.>i  ■   .\      -  «mi-IK.f:   ■   I!   — 

m-wx  1  A.  —  17.  iili^ft-o'>->,  !  1}  —  ml\r'y,M-i.h  >  H  —  ii^Tfic  >  \l  y"/"'('fl".  ■  H  >.'y"'\t"«'>-  i 
A  —  <Do»,hn>i>.  1  15  <»>.<i";ft>i  >  A,  <n>,<i-/"i>,  ■  I'.  —  >,ri";ft>,  =]  >,<i";",>,  .  i{.  —  18.  iiii>.  ■]  <d>,!;"-ii 
h  :  nii  ■  IJ      <nc'(->,  !  <i>-(K.<'.>.  ■  H  —  <ii-(K.i:>.  ■]  "  .\    -  -iiiiinih  ■]  •(Ui>.  ■  B  —  <i>";(u:».  ■]  <n 

VIIO.  ■  \i  —  <n(iii>.  .]  iiii>,    .  .V.  iiii  :  i;   -  :i-fr'<.h  ■  H   -  rth^r^^^^niw-h  !  I{.  —  l'.).  m-T,H'y.'/,h  ■ 

B  "  A";-(i<'.  .]  ii7ii<'.  ■  .\IJ  >.ii>.>.  ■]  mi»-n>,  .  vn>. .  >.'r"/>.  ■  >.ii>.>.  ■  \i  —  M-sf^-r  ■]  'Imv""  ■ 
B.  —  20.  <nno.('.nh  .  l>  -  un>,  ■]  -i-wh  .  15  '"'■•/-ir'^h  .  l>.  -  21.  ^.c-i-nfi;»-  ■]  >.(:ftT(:iin.nh  ■ 
A,  >,n.-^^->.  >  15  —  ii>.ini)i>,  I  B  —  tf-A->.  .  B  —  mi/!>.  ■  (0  A. 


1''  les  envoyer,  afin  d'examiner  la  lol  de  leur  Dieu,  qui  (est)  en  ta  main.  '"Le  roi 
et  ses  conseillers  envoient  de  lor  et  de  Targent  pour  le  templc  du  Seigueur, 

1''  Dieu  d'Israel,  qul  habite  a  Jerusalem.  '"  Que  toiil  .•mlre  or  et  argent,  qui 
aura  ete  trouve  dans  toutc  la  province  de  Babilon,  (soit)  roHVandc  du  peuple 

I"  et  de.s  pretres.  qu'ils  feront  au  temple  du  Seigneur  de  .lerusalem.  "  J'ai  pres- 
crit  tout  cet  ordre  dans  ceth'  lettre.  Pour  les  sacrilices  et  pour  ies  libations 
qui  seront  faits  a  lautel  du  temple  de  votre  Dieu  ({ui  est  k  Jerusalem, 
(apportez)  des  bocufs,  des  moutons  et  des  agneaux.  '"  Avec  Tor  et  Fargent 
qui  rcsteront  rcjouis  tou  peuple.  Employez  le  reste  de  fa^on  a  plairc  a  votre 
Dieu.  "  Quant  aux  vases  que  j'ai  rendus  au  service  du  temple  du  Seigneur, 
ofrre-(les)  devant  le  Scigneur  qui  (est  k)  Jerusalem.  -"  Les  autres  choses, 
sil  y  en  a,  que  tu  voudras  donner  pour  les  besoins  du  tcmple  du  Seigueur, 

1  donne-les,  (les  prenant)  a  ma  maison  royale,  c'est-a-dire  au  tr(3sor.  ''  .Moi, 
'Artasastii,  roi,  i'ai  prescrit  (cet)  ordre  a  tous  (les  fonctionnaires)  du  tresor, 
qui  (sont)  au  dela  du  fleuve  :  Toiit  ce  quc  vous  dcmandera  'Ezri\,  prt-trc  et 


[33]  TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  VII,  22-28.  673 

OTim-ni- :  ffl/?.7K  :  (on.ai-\h  ■•  uhfi^Ph  •■  •^At--^  -■  * aw-a-^  :  n,Tli7^  :  hhV    -' 

'^h  :  ^'•'ly.h  ■■  ^.ri-S"K  ••:  rO»*h  :  h.jl-dCh-h  ■  ^\'  ■■  hr^ih  =  fl^^^-h  ■  XXtmh  ■ 
Kiff^^ih  ■■  «w'>rt-l-^  :  ^(>A  :  »»'}«1/"-|.7,  ..  AJT-/*'^  :  fflAdA  :  flJ-A-S-^  ::  * (Oh      ^' 

'}.>ai..5r^  :  Jiuvl-^  :  ait\,*?v.nh  •  WAha»-^  :  Hi»"4-h  :  (Dt;:i-f;v.ni.h  ■■  fl»ox 

fl^l-JC^  :  fl»?»A^  :  ^.7'n<.^  :  (!.'/"  :  ?»1H.^'n,h.CA  :  (0?!,(\t-h'l'i.h  :   ^.'l">/*'h.A  : 
fllhAnh  :  H'l-+'},e.?'o«» -^  ::      fl)^'}'/'}'.^  :  d'M/.h  •  (Mlffoh  '  'Vntt.Uh  :  Ahln.h      25 
'nrh.Ch  :  \lf\dti,hh     'Vf"h  •  7MM-'\'h  ■■  fliOTV..'}^^-^  :  )naoh  ■■  V.^n^iWo^-h  • 

t^Yi-tfh  ■■  rininh  ■  hAh  :  '^iiF'\-  •■  d.h'']^  ■■  (nAii-n-o^h  ■■  htih  :  ,?h'r<'h  ■■  /ii 
"ih  ■■  t[hi\\.h-tt,ii.i:h  •■  (Di\hMh  :  h.}fh'r<h  ■■  'rmi^^ao-h  ■■■■    flJAv^A-^  =  nh,   -'' 
i'm.h  ■■  ,\i  ••  hin.h'(i,ii.ch  ■■  flJrii-j  :  H'/^'h  ■■■■  aiiuvh  •■  y.'\i\aYih  ■■  (o\\i.h  ■ 

A^/^l-^,  :   flJHJ:^    :   A/nCnC?^   :   flJHJlh  :   AaD^U"i'^h  •    (0\l'/,h    •    Al-nCVl"^  :: 

* flj^.n. :  >>'H/.. :  .e.^n<:h  :  ^-/n.^nr/uC  :  hTtw^a^'  ■■  t\h{\v.'i  ■■  Hfl»^.e  :  fl»-/i   ^- 

•/•  :   An-  :   h-i-hr  :  h««.  :  ^Jrj^C  :  n.-f-  :   WhS^At^.^  ■■       (Oi.^KO   :   rl^W.^'  '■    ^      -li 

22.  -r^hh-h :]  >i<n..»,!  B  —  <n»ifio>«  •■  AB  —  a»/^/ic-vh  '  B  —  r^cifih  >  B,  mcsfih  •■  (0  — 

antn-n^l-h  :  AB  —  ma).p.5-h  :  B VA.r.h  :  B.  —  23.  flAlh  ■]  t/.  LXX,  <"h7-h  :  AB  —  ;aiiw 

V  ■  B  —  <n>->iM-»,  :  A  —  W^bH  :]  :  '\(H\  :  A.  —  24.  h-i^ao-h  :  B  —  am.va>-fih  •■  A  —  W-Aln 
<«0'h  I  l\,VV.fi  ■■  B  —  mv.-i-¥w.fV>.h  •■  A,  ynn  :  ^^•Vi:.i''/>i  :  B  —  mhOafH^'i.h  :  AB  —  afh/^i.h  ' 
r>  —  mMMh'  B  —  h.^-Vfi>i.h  :  A.  —  2.">.  >\,h'i:V>i  i  B—  <D<ii>li.VVt>.  :  A  —  h.fhr'<.h  ■■']>il\  ■■  Vh 

•?"<.  •■  A  —  r^ucyao-tt :]  i)7(r<»«'->i  :  A.  —  2(;.  ii7-n<:>i :  l{  —  /'h?  :]  a  -i-n/^h  >  ."hih  ■■  A—  n7.ii.v  : 

B,  <Dntll.V>.  :  A  —  .e.tl-.VV>i  :  B  —  l\V"l-h  :]  .e.oo-^fh  :  B  —  fl>IIV.h  :  (2")]  (I  .Rao-^  :  B  —  A-|- 
nr.mrh  :]  jR-l-ncnO.  :  B  —  A<n..>utq:^.>,  .]  y.:i-4.u>Vh  :  B  —  A"/-nCV^>i  :]  Si-t-^i^h  :  B.  —  28.  rn 
<n>"7VlC-tU-  :]  ^nx^YlCllO-  :  B  —  Ottfi^  :  B  —  <D>,n|-.-<n411-  :  A  —  «DiroA^lll-tiroi»-  :  B  —  .B>.<:7-  :  B. 

redacteur  tle  la  loi  du  i)ieu  du  ciel,  pr6parez-le-lui  :  "■  environ  cent  talents     22 
d'argent,    environ  cent  mesures-qoros  de  froment,  (environ)  cent  jarres   de 
vin,  ainsi  que  du  sel  sans  compter.  '^  Que  tout  ce  qui  a  trait  a  la  loi  du  Dieu    23 
du   ciel    soit  a  lui!  Gardez-vous   d'intcrrompre  (la  construction)  du  temple 
du  Dieu  du  ciel,  afin  que  (son)  chatiment  uarrive  pas  sur  le  royaume  du  roi 
et  sur  ses  fils.  -' Vous  aussi,  pretros,  levites,  vous  tous  (qui)  chantez,  ndtd-    -i^i- 
niiii.   portiers    et  (vous)  ([ui   faites  Ic   (service)   du  temple   du   Seigneur,   ne 
prelevez  pas  (sur  le  peuple)  des  tributs  (qu'il)  ne  vous  est  pas  permis  de  lui 
imposer.  '-'  Toi,  'Ezra,  selon  la  sagesse  du  Seigneur  qui  (est)  sur  toi  institue     ■>:, 
des  scribes   et   des  juges,  afin  qu'ils  jugeiit  tout  le  peuple  qui  est  au  dela 
du  fleuve  et  tous  ceux  qui  connaissent  la  loi  du  Seigneur.  Quant  a  ceux  qui 
ne  la  connaissent  pas,  enseigne-les.   -"  Quiconque  ne  pratiquera  pas  la  loi     26 
du  Seigneur  et  la   loi  du   roi  sera  condamne  aussitot  ou  a  la  mort,  ou  a  la 
perte  (de  ses  biens),  ou  a   la  flagellation,  ou  a  la  servitude.  '■'    Ezr^  dit  :     -i' 
Beni  soit  le  Seigneur,  Dieu  dc  nos  peres,  qui  a  mis  dans  le  coeur  du  roi  (la 
resolulion)  d'honorer  son  temple  dc  .lcrusalem!  '"  II  a  envoyc  sa  misericorde     2» 

rATK.   OR.   —  T.    XIII.   —   I'.  5.  i'l 


(17'.  lltolSIKMK    LIVUi;    |)K     K/.KA,   Vlll,  1-0.  [341 

df\.v  •■  ii^-.f.v/"  ■■  ■>•*•/"  I  «»«'"'7>i(:/;i*- '  (Mirrt-w-  <  'f"'\h)ii- '  '>'!•/"  I  'xiy.-i- : 

«'XVi^ll-  ■■  M  ■■  ll>i^.  '  A-Vll.h-fl./i.C  i  ncyi-l-  •  >»>•/•  >  iM«»-1-  ••  A^iM'  »  (Ohtxi- 
:ii\Klv  ■■  h'}"!  ■■  ht\/.h.f\  :  «»A>i»l/;l/'«'-  '  ¥.6V.l-  •  rt\h.\'  ■■■• 

\iii  I       "(iiAA-  ••  ho"-iu  •■  "»'\hM-  >  hivitiruo- :  hti  I  •/"V"A'is  >  y.fii:-}-  •  mA.\'  = 

ii«»'>"//"/-  •  ^(.••/•rtft.i-  »  •>•/•/"  ■•  hrtm.n-i  »    >,rv  >  ^.•/;'i'  ••  ^^Jift  '  'ai: 

:   M"  ■■•  «'?»'/">  =  y.'i'.'i'  >  ^.-l-hi/^r:  >  >;>ji'a  ■■•■  «»>ii>"v  >  ^'«/i-^  »  y,'n'\'  •■  iiunh  •■•■ " m 

h'r"i  •■  y.'1'.'i'  •■  M\.iy  •  otwn  •■  y.^M'  •■  w.h.t\  •  whcy  •■  tnrt\i\.it-  ■■  h/\  •■  /"V-a 

.    •/:  .  v«»7 :  fiy.ut'  •■■■  '  *n>ii»"v  •■  y.-ii'!'  •■  d.ihl'  •■  'rh-t\  •■  ht\.uy.h>.  •■  w/\y.  -.  m:y  •■ 

.      (»'rt\t\.lh  :  KY   :  6^.0*'  :=    '  lHhT^  >  y.'!'.'!'  '  ^lthM  •    M\,iy    :    rt»A>'.  :    M/.,'»'  >    0» 
.       'rt\ti.tl'   :   l#'A/l|:  :  i;">,'"l'  :   <Vl'.<l»-   ::       tf»>»l»"V  :   y.'1'.'l'   :   h^i.i   '■    Ml..e.-  «   WA^.   '■    ?•'," 

;i-> :  «»i»"rtA.('- :  yrf^  •■  dy.at' '■•■  * fli?,i»"v :  y.'ii'i'  ■■  h.ti.   V't\y  •  oia^.  >  h/.A.  • 

'^      «»l'"rtA.I»-   :    rt(l'*  :    dy.Oi-  •■•■       inh'ri  •■    y.**    :    l^-f.TJ?  :    l/(I.f.'J?    :    «'A^.    >    "?.»I>h 
'      A  :  (n'rt\t[.th  :  •/(■  :  (V^.<l»-  ::      (l»>,i»"V  :  y.«/."/'  >  V-^d  >  h-t^y.y  '■   fl»AI'.  >  y/li/i.A  > 

\  III,  1.  m>,rt-  i]  >,A'  >  l{       Mi'i:i'"''"-  ']  n,ii(iH:»:ir<n>- .  15,  i'i  <i  v/"f:wi^  ■  iiir^c.M-  >}  15 
■i"i«(\'k  i]  o  IJ  -   jKftr.?-  ■]  '^c.r  I  15       hc.i-dn.-i-  ■]  hcnTciirt.n  ■  A,  hnc.-t-i-  >  H  —  -nu'  ■  «iii. 
ft"V  ■  B.  —  2.  •icny»  .  I{  —  ,ft^>,-/r.  .  \i  —  ^J-VfA  •  H  —  ,hrti-n  >]  /hm^n  >  (''.)  A,  o  B.  — 
3.  fl»>,ir>  .  ip.4:+  1  I"]  a«>,y".p.'i;'^  •  A  —   «>>,!»"■/  .  .e.*.|.  .  nii.*.»'  ■]  >,A  ■  >.y">  ■  ^o».Ajt  •  n»>v^  H 

—  n>>i?">  ■  .p.4:.h  ■  J  ]  <i»,y".p.*.i'  ■  A.  >,'/"m-n;-  ■  .p..i:'('  ■  I>  —  4.(:n  ■  H  —  iinr..t'  ■]  immr.f  ■  H  — 
•;-i"A./-  ■  .\  Il-/"A^:  .  ').  M-m.  :  |{  —  d.p.fl»-  ij  o  Al>.  —  'i.  <D>,'y"'/  .]  >,y">  ■  H  —  /{.,),•'>•  ■  'f">,-ll  ■] 
4.>,1-  :  (i»->,ii  !  .A.  .{.),>  :  (ii,..>-",ii  !  H  —  >tA.i^.K>iii  ■]  fl»>>A.U',i'.>,it  ■  A,  "»>..A.'/.  ■  H  —  IIC.P  ■  H.  — 
o.  fl>>,5»">  ■]  >,y">  :  .\IJ        ii-f>i.n  ■]  Torf.  Ale.v..  o  AH.  —  rtli.'/.p  .  .\,  rt.>|-5r.p  ■  H  —  OIM'  ■  H 

—  i:v  ■  H.  —  ().  >,.•;.■>  ■  mi..»^  •]  ),£<rii..?,-  •  A,  h..s.v-ii..p.-  >  H  —  <a  ■  B.  —  7.  h.A.  >  «••rtjp  >]  >bA.fn 
•/.  ■  A,  )bAfn.f  ■  H  —  M\h  ■  A,  jt  •  B.  —  .S.  ,p.*+  >]  o  AB  —  ii-fi.p.-y  )]  «iii-n.p.->'  •.  AH.  — 
VI.  ll.'*'.*  .]  o  A  —  f),!!    :]   ),.filll  !   H  —  h.».V:.v  :]  rt.p.di.  !  H    —  .cti^bA  <]  .P.fh."?.  •  B  —  ti.ymi, 

fl>S   ■  B  —  d.R«>-  :]  (I  A . 


sur  moi  devant  le  roi,  ses  conseillers  et  tous  les  granrls  princes  du  roi.  J'ai 

ete  alfermi  moi-mc^mc  par  la  main  bonie  du  Seigneur  qui  a  et^  sur  moi,  et 

j'ai  reuni  lcs  princcs  d^lsracl,  aiin  qu'ils  inontcnt  avecmoi. 

VIII.  1         '  Voici   les   princes  de  leurs  peres  qui  furent  comptes  pour  monter  avec 

2     moi  de  BAbilon,  sous  le  n.gne  du  roi   'ArtasastiX.  -  Des  enfants  de  Finehas, 

Gersem;  des  cnfants  de  Yefamer,  i)AnyAl;.des  enfants  de  Dftwit,  Halous. 

;;     '  Des  enfants  de  Sakeny&  et  des  cnfants  de  Ft\ri'cs,  ZakArya;  ceu.\  qui  furent 

■i     comptes  avec  lui  (ctaient)  cent  cinquante  hommcs.   '  Des  cnfauts  dc  Faliat- 

Moab,   'Elehouvane,  fils  de  Zarya;  avec  lui  (claieiit)  dcux  ccnts  hommes. 

.-,     *  Des  enfants  de  Zato'es.  Sakcny&,  fils  de  'A/eqa;  avec  lui  (etaienl)  trois  cents 

f,     tiommes.  "  Des   enfants  de  '.\din,  'Obcd,  fils  de  YonAtAn;  avec  lui  (etaient) 

:     cinquante  hommcs.  '  Des  enfants  de  'Klc,  Yosyi\,  fils  de  'Ateli ;  avcc  lui  (ctaient) 

s     soixante-dix  hommes.  "  Des  enfants  de  Safatyji,  ZabedyA,  lils  de  Mikc\'^l;  avec 

..I     lui  (etaient)  qiialre-vingts  liommos.  ''  l)i's  lenfants)  de  Y(t"ali,  OubAdyA,  lils  (l(> 


[3,-1]  TROISIKME  (LIVRR)  DE    EZRA,  VI II,   10  17.  675 

mr^tlti.U-  •■  e  •■  9"\^  •  (DhtfC-U  •'  miiao-y-ii ,  fyf^oh  .•.  *  flih9"V  •■  A**  •  tlhi.  ■•  rt.A,     m 
jT^  •  fflAA  •  e-rt.y.,e  :  flijr»ftrt.ii-  •  ffl)-C  :  dAfl»-  «  *aJh9°i  •  R*+  =  n.h^.  :  Hh    n 

L'JP  :  flJA^.  :  H.h^.  :    fllJT^ftA.l^  :   iCfl»'r  :  (>ftfl>-  :'   ^fllJijr^V  :  ft*4.  j  hH'I.Jt  :  P-'i"      12 
'J  :  flJA^  :  h^fl^^i  :  (D9"f\t{.l)-  '  ftDi  :   dftfl»*  s:  *fl»^i9"V  :  R'fe+  :   Jl/^-ir*!»"  :  fL      H 

•VC-l-  s  fl>h<wii  :  hti^^-liirao-  :  ht\,4'"}  •'  (HthVJ  :  flJrt'^*^  :  a)9"titi,o-  '  :k  >  6 

f.(U-  «  *fl»?»i'">  :   ^.'k^  :   n->*C^'l'  :   hO»"^-?.  :   fllTlVl-C:  :  fl)J>''nA.I^  :  ff  :  dftO»-  "•      '^ 
* (aht\-\P(\h\\9*00'  :  nVn  :   <f.A'7  :   HJ['.fl>C.f.'  '   AdA  :   hVV  :   fll-VftCV  :    Uf  :  I*'      15 

A-rt  :  fmvd^  ••  fl»?ift-f'4-+.p.-ln?'o'>- :  Ar^iiin  :  fflAhuv^"  :  flJA,<:h'n> :  nuf  :  >i 

'/'?.*+  :  A-IJ  ::      flJA^lh-  :     Vn  :  ^lA^jHC  :  A^C.eA  :  fllArVV.e  :    flJArhA-^^l»"  :  0»       1'^ 
Arh^n    :    mArh.AV;J-V   :    fl)AV;i-'>   :    fl)AHhC.e   :   fl)AfrrhD"  :    d^.fl)-   :   «ny^?,!!^   : 
fl)Al'-<{.n  :  ruAI.AV.'*-'*  '   '^hJ'"/..'}  ::       flJfl^rt.e.-hJPoi»-  :  'Vn  «  an^h\\  -  h.-S.  :   fl)      •' 

1».  <o>.»">  .]  >,y">  I  AB  —  n»,».  i]  Cod.  Ale.t.,  o  AB  —  rt.A.?°^-  ■  A,  (\.n.r'=f  >  B.  — 
H.  n.>i.K  0  nn.  >  B  —  mc.y  ■■  loetf.  ■  h.>i.r  ■]  o  B  —  «m»  ■]  i;anK  >  B.  —  12.  x,in..e.-  ■]  mi/..^-  ■ 
ixt\T.P:  !  A,  >,firti.^  ■  B.  —  13.  h^t^f"  >  AB  —  x.-,c^  •  A,  x.-^C.^  ■  B  —  hM-^n  ■  B  —  «n 
ft"V/  ■  J5  —  o>y"ftA.u-  ■]  o  B.  —  14.  n-J^i^Pl-  ■]  nrti:^-  ■  B  —  hah^js.  >  wnin-c  ■]  o  B  —  109" 
i\l\,o-  >  AB,  njj»"ftA.iroo-  :  (y)  —  s  !  A,  ii- 1  B.  —  15.  nin  ■]  '\ftA  !  B  —  hVP  ■]  «ib«py"  ■  B  —  a» 
URC.i  >  A,  m;4.e.c>  ■  B  —  ath.i^-tn  ■]  fl>h.«Ctinv.  ■  A,  iDh.d.-ttf  ■  B  —  nwf  ■]  >,y"Wf  ■  A.  —  16.  A 
>,r..f A  >  ml\(\"-ly  >]  me\.e.  !  hCfA  !  fl>A.p.  >  ft"V.»>  .  B  —  flJA^A"!-?"  .  B  —  mi\)^9"  1  B  —  fliAV.J- 
•»  ■]   0  B  —  flJAA-^hS»"   >   A,  mAft-D?"  1  B  —  y"'\>,Vl^-  !  ml\VtS.-i\  >  fliA^^AV;»-"»  ■]  O  B  —  flJA^^A-T;!' 

■V  ■]  fl>A.e.  >  '!i.AV.J'V  >  A.  —  17.  (>i>Ah)i  >  A    —  >,..s.  >]  h..t„iS,  >  A,  o  B  —  fl>fl>£.Rti-  >  )n<c  >  m-n 

■I-  >  hi-VaO'  >]  II    B  —  Jion   1  jel-V7<.   >]  mriC.^i^fa»-   >  B  —    in  ■  K-^i-  ■]  O  B  —   mWI-^lh   >]  A>,;1'(: 

>  >  B  —  v.J-s^y"  >]  >,A  >  o>-ftt  .  h;>iy"  >  B        njtft>,  >  «n.nv  >]  aikrh  >  ■nM.c.h  <  B  —  ho»  .  .t" 
y"X'>,.  ■   A>  ■]  lOin.h  !   l\;h  >  B  —  ooHV^-iV  ■]  «nllo»-^V  >  B  —  ^y^^^Vih  >  B. 


Yahel;  avec  lui  (etaient)  denx  cent  dix-huit  hommes.  '"  Des  enfants  de  Ba'ani,     10 
Selimet,  fils  de  YosefyA;  avec  lui  (etaientl  cent  soixante  hommes.  "  Des  enfants     n 
de  BekAy,  Zakarya,  fils  de  Zekfty;  avec  hii  (etaient)  vingt-huit  hommes.  '-  Des     '-^ 
enfants  de  'Azagid,  Yonan,  fils  dc  'Aqiiton;  avec  lui  (etaient)  cent  dix  hommes. 
'■'Des  unfanls  de    'Adoniquni,  les  derniers;  tels  (etaient)  leurs  noms  :  'Ale-     i-i 
fata,  Hawiya  et  SamA'eyd;  avec  hii  (etaient)  soixante  horames.  "  Des  enfants     h 
de  Bagowiyat,    Awetay  et  Zekour;  avcc  lui  (etaient)  soixante-dix  Iiommes. 
'■*  Je  les  ai   rcunis  aupres  du  lleuve  qui  desceud  vers    AhewA;  nous  sommes     i5 
demeures  la  trois  jours.  Jai  recense  lc  peuple  et  Ics  pretres ;  nous  n'avons 
trouve    la   (personne)   parmi  les  enfants  de  Lewi.   "'J'ai  envoye  a    'AlazAr 
'Aryiil,   Samayft.    Halonim,    llarel),    Heln^tana,    Natan,    Zakarya,    Souham, 
princes,   Yoreli,    ills    de    'EhiEitAn,  (tous)    savants.   ''Je   les    ai    envoyes   au 
prince    'Kdou;  je  leur  ai    donne   de   Tor  et  j'ai   mis  les    paroles   (qui   con- 
viennent)    dans    leur  bouche,   afin    qu'ils    parlent  a    'Edou  et    a   ses  freres 
ndtdnini  dans  le  lieu  de  KisA'  (et)  aliii  qu'ils  nous  amenent  des   chantres  pour 


IH 


IK 


07«  TaoiSIKMI'.  LIVKK  l)K     K/.MA,   \  III,   l«-2:j.  |;}fl] 

iinH\)iV'o*»-  :  «•(.••i*  ;  iiuny.y.\i-  ■.  y}/.  >  at'i\i-  >  Mii'u»-  ■■  h«»  >  y.-'l",'i<-  >  'Tin  •• 

h.*i-  ■■  ath-1'i'.O'  >  '.•.•'•>.v"  '  rni.«^?»  ■•  o"U'i  >  h»"  ■■  yr^h'  ••  av  »  «ony-vv  •• 

A(i.'»- '  hy-Am  «    tf>h'rx-h.  >  A'/  >  nM*.  >  hr^^Vi  ■■  i^";y.  >  a<»a.'/  >  n^A.  >  m 

ii.fi  '  M"y.^h't'  ■■  "liiun.  ■■  «lA^.  >  A.'/.'  >  «»A>'.  •  ht]/.-h./\  ■■  ««A.ch.i*  >  aty.'ii'ti  ■■ 

"    «»/»-^'/;i*-  >  ia>x  « *<B>,rt.fi.eA  >  «>/'ft.i"j :  h'j"i  ■•  y.-ft'^  '  "?./..<? «  /i'V/.'«->, »  «> 

^"    ^'.«ft*^  '  <i/*V.-  '  ha"'y\i  ■■■■    ioh9'"i  »  '.:'•>.'/•  '  >iA  >  fln/no»-  ••  ^'/.'•'J-  >  «i/wi/\7,yj 

•/:irtf«»-  :  r\oo  :  y,-i+vi'.  :  AA.l»'/;.t"> :  fytth  ■  '.'.•'•>.i'"  >  ViA^.  >  'y"?,!'  >  «>rt/'v-  ■■•■ 

•I    fl>/»A»-;>ii^yij''o». :  Hriii.^iWo''-  >  \mht\-i\:\i'a»'  :■.    «lArm-  >  a-o»-  •■  %»"  •■  n-v 

n  :   «f.A'J  :  hUI»  :  \\€i"   :  *,' ll^'}"')"  >  OiAV  •    ^y.'""   ■   >|-/ll.^nrll.(:   :  fl>h'/n  >  I^.A/- 

-•-'    /li  '  AV  :  «i.S^/V  :  «>A«>-A-.f.V  :  «lAif-A*  >  '••'IV. 'IV  •■•     hl\»"  >  .IxdAlln' »  t\hM'  > 

A'>7/"  :  -V^.A  >  «>^'lV.-rt  :  ?|A  :  y.P.-VVV  :  ^'/'0(:   :  nfl>-ft'l'  »  V'."-!-  "•  Kft^/"  :  h 

n.A- :  A'>7/"  :  hf„U'  •  tih9"f\m  >  \\it";y.  >  av/a-  »  >iA  ■•  ?:>/*•/*'}''  >  o^r^i^.A-rt  > 
i-i   «K/o^j^: :  Ai^A-tf-  :  >»A  :  fi^.p."'/}»' "  *  fl>jii>"v »  «>rt>iAV » -vn  » >i'/"Aiiv »  nn 


IS.  WhV^KK  0  WAV-h  ■  B  —  n>i,R  1]  >,ftoi.  I  >,.p.  !  H         >,  'y/^ViV  1]  >,°/H.>i  •IIA.C  •  B  —  wff.^  I 

l>  —  n^irt.  !  «nd.n  0  >,•/"■/  >  nn/,  >  fin.p,-  ■  15       •h-/'"/  ■  jp.'i:'i>  ■  «"/iiA.  ■  H      >,n^h.A  ■]  OA.A  ■  A  - 

n»rt.r:ii.P  ■]  mM+.s.ii^»->.  ■  Mm.  ■  |{  (D.p.'I;'|!  ■]  ^.•f.-l'  ■  li  <d>>  ;V'I.'i»-  ■  B  —  .i;m?{  ■]  m",wc.i:  1 
<Du><n>-V-|:   1  B.   —    l!l.   fl>;'ft.J'V   ■]   (Ot\.f,  ■  B        '^.i-i  >   B        KiV.lht  '  B.  —  20.  V-t>.y"  i  B  —  m 

«•ny«n»^  ■  B  —  ii>oi>'»,vn:i/'<ii>-v.  ■  IJ  —  Art.Tm-.pv  ■  .\,  A.A.'i"i:.fv  ■  B  —  v/.'/.y*  ■  B  —  mbA"^-  ■] 
ft/"/!.  ■  A  —  Wffo^fi  '  B  —  fflsn-i-.inflYi?'»»-  ■  A  —  nnhA"?-»:»'»»'  ■]  fl»mi»n>.  ■  hO^mroB.  ,  jj.  — 
-'1.  fl>nnn  ■  B      x<n>  >]  mnoo-  ■.  IJ  —  aai  ■  mv  •]  «ca";  ■  -irn  >  B  —  v,h'/"i/"  ■  B  —  r:>,nv  •  B  — 

>,'"/ll.>,1IW>.f:   ■]  >,i»"A1iV  ■   B  —  Vl'*'.^-*  •]  fl»-A'.P.V  ■  T/.=f/  ■   B.  —  22.  ;',rf.r:v   ■    B         nrtA-F  ■  ,\. 

n>,APoo-  ■  H  —  v.p.A  ■]  fl>;v.p.A  ■  B      >t9"f>c>  ■  B  —  >,««»  ■  >,n.A"  ■]  >,n"o  1  vn.A»  ■  .\,  o»>,n.A"  •  B 

—  ii>;'..f.An  ■  aB«,t-  t  B  —  '\4A  ■   tf-A-  ■  B.  —  23.  fl)n'/"OV.  ■]  (\-/"iy/.  ■  .K.  mlW"",'/.  •   B. 


is  le  temple  de  notre  Dieu.  "  Ils  nous  ont  amene,  par  la  faveur  de  notre  Dieu, 
bon  pour  nous,  un  homme  savant  dentre  les  cnfants  de  MAlieli,  lils  dc  Lewi, 
lils  de   'Esra'el,  et  Scrkeya,   ses  enfants  et  ses  freres;  (ils  etaient)  dix-huit; 

i'J     ''■•  'Asebeyas  et  'OseyAn,  des  enfants  de  .Mirari,  ses  fr6res  et  ses  enfants ;  ils 

•20  etaient  vingt.  -"Des  ndtdnim,  que  David  et  leurs  princes  avaient  donnes, 
afin  de  servir  les  levites;  les  hommes  de  ndtdnhn  (etaient)  deux  cent  vingt. 

■Ji  Je  les  ai  reunis  chacun  par  leur  nom.  ■'  ,]e  leur  ai  preclie  le  jeune  aupres 
du  lleuve  'Aliewa,  afin  que  nous  nous  allligions  nous-memes  devant  lc  Sei- 
gneur  et  afin  que  la  route  fut  heureuse  pour  nous,  pour  nos  fils  et  pour  toutes 

22  nos  creatures.  --'  En  elTet,  j'ai  eu  honte  de  demander  au  roi  ^es  soldats  et  des 
ehevaux,  pour  nous  delivrer  des  ennemis  au  cours  de  la  route.  Car  jai  dit 
au  roi  :  La  main  de  notre  Dieu  (esti  bienfaisaute  pour  tous  ceux  qui  le 
eherchent,  mais  sa  puissance  et  sa  colere  (sont)  contre  tous  ceux  qui  raban- 

ii     donnent.  '- '  .Nous    avons  jeune  et  iious  avoiis  prie    iiotre   Dieu  poiir  (toutesi 


[37]  TKOISIKMK  (F.IVHE)  DK    KZHA,  VIII,  24-:«.  077 

JZ.V  :  ntl-U  ■■  (Of\9"0'/.  •••■  *<D<i.ATlfh  •  Vffle  =  hiT^rD-ft-h  •  tmfiM}-i'jrao-  :  JjU'? 
'1-  :  (DA/.,h  ••  fl)^rt.n.JP  ••  fflVWe  ■•  9"ftA.I/'tn>-  !  ?,{>">  !  h'>V.\rao-  v.  *  mf.htD' 
h-  :   A"<"»-  :   fl'C+    :   flJ-n^./.    •■   flJ'}'PP   :    0,'/'  :   ^9"AlnV    :    H+^S.<n>-    :    H<«.>fll  :    JT- 

/>' :  fl)/wo7hf:'/:ih  :  fl)<wAhh-/:i)- :  fl)»fA-o»- :  ht\£h.6\.  ••  hA  •  i-^chn- :  h9"V 

f  !••  *  fl)ftAfl»-Vh  :  A-o»-  :  AdA  ••  ?iR,lf  tfo-  :  fl)OTrtifl>-y|J»»oi>-  :  %?  :  fliy  ;  ooIfiA,'!'  • 
^K-C  :  fl)»!  :  i^PV  ■■  -tKi:  :  fl)f  =  «w>Jr|A.'/-  :  Hfl^C^»  "  fl)"}*??  :  ^t^TiA  :  Hfl^C*  = 
V?  •  fl)H^''i'/-  :  h«7J'.D"  =  Vy:  :  fl)'>'PP  :  '(UM[-  :  4'frfl»-  s  fl^IPST-  :  HHH.^lU-  :  fl)*^- 
h  :   fl)C+  «    *  fl)?in.A-0»-  :   h^l-owrt  :   *  4.«V'J   :   A?i'lH.^nrfi.C    •   fl)'HJl  =   '>*P?.  ' 

^fih  •■  (o-M:  •■  fl)^*  :  lo-nu:  ••  '^noh. :  A?i"/H.h'nr/i.c  :  >i'rAh  ••  hav.^  ■•■  *•>   ^' 

llh  :  ?i'}h  :    fl)d+n'  =  ?ifth  :    -IftAfl).  :     Wl    :    'W.Ahh/:!»''"'-    :    Ahl/Vlh  •■    fl^A-^P^ 

,n  •■  'Vn  :  tf«f\V'H-  ■■  ^n^eiro'»-  :  hi\  =  /i.p<.«va.d»  :  iirii^p/.  :  n.'/"  ■•  h-in.Ai 

-nWi.C  «  *fl)^.Afl)-h-  :  rt-fl»-  •■  fl)'w»rtifl)-liJ''flB-  :  AJlUV^-  !  fl)AA.'P'/JJP'>  ••  n-v-A     w 

«fc  •  rt*A  :   -n^-C  :   fl)C*  •   (DM-a  •   ayiV?  :    H^fl)A-S.  :   A,f<.<VA.r  :   An./'  :  h 


at 


8 


24.  fflArtTJi-  i]  a»'^+y"n-  ■  B  —  Toig  ■]  o  B  —  ««.'^j.ti^.  >  B  —  vjot^  i]  o  A,  a  iate  i  B  — 

ft<{W>  I  fl>A£  I  Srt.n..e  ■  (OVlDH  :  y"nA.iroi>-  ■  B,  O  A.  —  25.  ID.P.A(n.  :  H-lfa».  j  B  —  tOan/^liWtO-  •■  a> 
VlfOO'  i]  n4'.e""  !  Vf-rt"«"-  :  H  —  >.y"UP  :]  HP  !  B.  —  2().  ft»<in.  :]  rt»*  :  B  —  '^flft  :  li.tlPo»-  :]  a  -n 

<.<:  1  A,  o  B  o)«n.»ii(ii.ii}p  :  B  —  %y,  I  m.vmH  :  B  —  <n>iift,t :  •n<.c  0  ivr  ■■  •n<.c  =  A,  •n<.f. :  B 
—  fli;tf :  -vpf  >  •n<.c  :]  1 1  inniA..^-t  :  •n<.(; :  A.  vme  :  •(k.c  :  n-^vf.  ■  B  —  anxit^-t- 1  (2°)]  o  AB.  — 

27.  ;tAA  :]  +<f..e„l-  :  B  —  n"7>.?"  :  A  (?)  —  flJ-VPf  1   (2-)]  WWlVr  :   B   —  fl»+n-%  :  fl»C+  ']  fl> 

+-n>..  :  fl»C+  :  A.  4»fr6  I  fl>C*  '  B.  —  2S.  hTr^-0»^  :  B  —  fl»ll/  :  VPf  :  B  —  «.•Vt  :]  a  >,1H.>. 
■nrh.C  !  A  —  «••n'^  :  B.  —  29.  mb-l-a-  ']  fl^t-^+n-  :  B  —  'l-RAW.  :]  ;Jn»<h.  1  B  —  -jn  :]  O  B  —  fll 
A»IU'?^  '  A  —  fl>A.'Pfl>^rV   '  A  —  aoHV.-i'!-  >  B  —  tittVWao.  :]  n<hfl>-C-l:Vlo'.- '  B  —  nA^PiC   '  M-  '] 

Aft.t  '  B.  —  30.  iin\thvaff^  :  A,  fliA.'P'fi^Tr  :  B  —  H.ftfl>rt.S-  '  A  —  n-v-A-fe  '  ft+A  '  1K.C  ']  o  B. 


ces  (choses);  il  nous  a  entendus.  -''J'ai  separe  douze  d'entre  leurs  princes,     o-, 
ainsi    que     Sariha    et     Asibiya;    douze    (etaient)    avec    eux    d'entre    leurs 
freres.  "'' Je  lour  ai  pese  Tor,  Targent  et  les  vases  du  premier  temple  de  notre     25 
Dieu  que  le  roi,  ses  conseillers,  ses  princes  et  tous  les  enfants  d'Israol,  qui 
se  trouvaient  la,  avaient  envoyes.  -'' Je  leur  ai  pese  dans  leurs  raains  et  je  leur    2s 
ai  livre  six  cent  cinquante  talents  d'argent,  cent  vases  d'argent,  cent  talents 
d'or,  ■'  vingt  plats  d'or,  mille  du  chemin  des  K.araiinim,  ainsi  que  des  vases  dai-     27 
rain,  chacun  pur,  bon  et  recouvort  d'or.  ■"  Je  leur  ai  dit  :  Vous  etes  les  saints     28 
du  Seigneur;   ces  vases  aussi  sont  saints;  Tor  et  Fargent  (sont  donnes)  en 
offrande  au  Seigneur,  Dieu  de  nos  peres. ""  Veillez  donc  et  gardez  (tous  ces     211 
objets),  jusqu'a  ce  que  vous  (les)  pesiez  aux  princes  des  pretres  et  des  levites 
(et)  aux  prefets  de  leurs  peres,  qui  (sont)  a  Jerusalem  sous  le  portique  du 
teraple  du  Seigneur.   '"  J'ai  pese  et  rerais  aux  pretres  et  aux  levites,  en  les 
coraptant  par  sicles  d'argent,  Tor,  Targent  et  les  vases,  afin  qu'ils  les  portent 


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«:«  THOISII-.MK    I.IVRK    DK     IIZKA,   Vlll,  M-'.m.  m] 

ini:"i  '  U""  •  iMl  I  h.V^-flM"     fl»>»y„i»-  •  Ahr^tlV  =  '/"ftA.V  =  i»hF::'''it  '  M" 

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Mir- '  »iir> '  fli'/'AA.i»- '  hfiiVii:  •■  ut/\y.  •■  A.i,ut\  •■  ui'j"t\t\.v'u-  '  v-my:  ••  «» 
:>'•   Ay. «  v-f\tt  '  ut',\iiy:y  •■  utfi^y.  •■  ii.>.'/.'  :  A.'i"/.'y>  '  ho«-i'U  ••■  '  «»'V"A't"-v »  a- 

i:.  fli».  I  W-A"  '  rD^.A«»-V  '  «»XJi'i-"V  '  y.h-i  •■  h"'U.  ■  i/A-  '  .P.A^^-f-  «  *fl»hnh.  ' 
«D/»'<p,t.f.  !  A)!''/!!.^  '  ht\/.h.t\  ■■  ht\  ■■  him.  '  ?,'/'Vn  '  •J'ifl»fli.  '  J'.4.'*«'»-  ' 
t{d.^t\yi  ••  .iuie  '  >»A4i'i»"-1-  •■  tthii  •■  i/A-  '  ht\/.h.fi^  '  fl^AmA  '  :<fl»:/.  ••  UKm,h 
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>,hl- '  >iA  » "^/iA^-i- '  «f.A-j '  «^hhnLT"»- '  Arii-un  '  fl»An,'i-  '  ?,'vii./inrii.c: « 

3 1 .  MV  •]  fPih.T'  I  R  -    Ai»'*  1  A   —  mc^i  i  +>i"7.  •  U  —  tio»  ■]  <>  A  —  >,A  ■]  II  ■  li.  —  '^2.  ui 

A-n  ■  ftA-i-  ■  l{.  —  ■!{.  .?.Aii>.»i-  ■  l{  -  «i»-n;- .]  o  l{  —  '^dA  ■  'ui/.  ■  "V.^ti-  ■]  ti-^uvh- '  B  —  fl>y"nA. 

I»-  ■  >iA"iH(:  ■]  AhA-iMC  ■  H  ifc-VWiA  ■]  "  r'{\fk.U-  ■  H  rofil-IIA-  ■  B  —  f-'».  '  H  —  lO-i^Jf.-y  ■  IJ 
—  fl»A.e.  ■  II.X'1.'  ']  M>>'i'"'/  ■  n'irv.f  ■  H  —  A.'Pfl>..fV  ■  A.  —  .54.  fl»-l,-A4''-V  ■  H  —  fl>.P.Afl»-V  ']  jP.Atf»-'/  ■ 
R  —  aifi„hV-yoo-  1  H  «»->.|-  ■  'VV.fC  ■  B  —  attkVafyi  ■  ,\.  —  3.5.  ■(•i.«»-«>.  ■  H  jp.'I;*o"-  ■] 
.e+  ■  B  —  hAuy")-  ■  H  —  fl>>.0"/fl  ■]  >i'nA.  i  B  —  atao,ht\"i  ■  >.'i";6  ■]  tmA\t\",  ■  >.fn*  ■  A,  «> 
>.<17d  >  H  —  fl><n>/»"|'<moi>-  i]  «o/"1'rt*oo-  :  B.  —  36.  atO-nVao-  '  B  —  a»KA\i.  ']  «"llif.AI-  ■ 
H  —  u^Aoi^^Ml-l-  •  >.A  ■  "'IttyA-  •  i.t\"}  ■]  mA<"»A>.>l^-  '  fl>A"Vft/lt  ■  .CA"J  ■  A,  o  B  —  ath.WttC.Vao-  .] 
atWhh-t-ro'^  >  H. 


:ii  A  Jenisalein  j)i>ur  le  temple  «lc  iidtrr  Dieu.  "'  Ensuite  nous  somnies  partis 
(lu  fleuve  de  Ahewa,  le  Jouzieme  (jouri  tlii  commencement  du  premier  mois, 
pour  aller  ii  .lerusalem.  La  main  de  notre  Dieu  (a  ete)  avec  nous;  il  nous  a 
d^livres  de  la  main  de  nos  ennemis,  qui  ont  lutte  contre  nous  dans  le  cliemin. 
32, .33  '-'Nous  sommes  arrives  a  Jerusalem;  nous  y  avons  sejourne  trois  jours.  ''  Le 
quatrieme  jour,  nous  avons  pese  tout  Tor,  Targent  et  les  vases  dans  le  temple 
de  notre  Dieu  et  nous  les  avons  remis  en  les  mains  de  MirAmot,  fils  du  prfitre 
'Oreyo;  avec  lui  (etait)  'Arazftr,  fils  de  Finehas;  avec  eux  (etaient)  YozebAd, 

:i'<  fils  de  Yosa'e,  et  Nahedya,  fils  de  Beniwi;  c'etaient  des  levites.  ''Nous  leur 
avons  tout  compte  et  pese ;  nous  avons  inscrit,  ce  jour-la,  tout  le'  poids  (de  ces 

:i.i  objets).  '•  Ceux  qui  etaient  revenus  de  la  oaptivite,  les  enfants  des  exiles,  ont 
offert  un  sacrifice  au  Seigneur  d'lsrael  :  douze  boeufs  pour  tout  Israel,  quatre- 
vingt-seize  moutons,  soixante-dix-sept   agneaux   et    douze    boucs    pour  le 

.3fi  peche;  leur  sacrifice  (a  ^te)  pour  tout  le  peuple.  "'J'ai  donne  la  lettre  du 
roi  aux  intendants  du  roi  et  aux  princes  qui  (etaient)  au  delii  du  lleuve. 
(Geux-ci)  ont  honore  le  peuple  et  le  temple  du  Seigneur. 


|39i  TROISIIvMK    LIVHK    DK    KZ15A,  IX.  l-(i.  (i7'.» 

ItA-ii   :   Kl'd.^(n-  :   /h-Hn  ■  }xhi-h,^  ■■   fl>hUV->  :   (Dt^V^n  '   ?i{^'TiTn  :  'r.P.- 

C  :  ncW-^ffo-  :  AJjVJiJP^J  :  toti\hm.9''i  =  lDhi„i.\\.9*'i  •  (0^hJ^h.9*'i  ■  (Ohh 

«^ifP')  :   flJAfl»hn,?''>  :  fl>AK'Prt,<:,?''}  :   IDAhTd.?''}  ■■   *  (DhiD-fltt-  :  ?i9"fl»-rt-|-  :      2 
^'PA^.irtf».  :  rn^rt-I^Prtn-  :  ^.**fl»-  :  fl)-f-ROT<.  :   HCh  :  *S.ft  :  nrlilin  :  'r.P/ 
C  :  fl»»»<\?,lnlJ:  :  -V-n<.  :  '/'nA.iro»-  :  nH'!:  :  :'>(n.h't-  ■■•■      (Dfltt  ■■  (V^dVl-  :  \l'i'l'  •■      --i 
^ll  '   IPrllTlV  :   A-nftf  :   <n^X'i'.e  :    fl)rhH'jVh  :   flJ>KJ?.ll-  :   hiTfldC-l-   :   CKftP   • 
(DMCV  !  X\Thi»"f  :  (DhrW  :  '/nCVl-  :  -l-Vh-We  :  flJ^-tv/rll-Vl-  :  ^XF  «      flJOTXh-  '      ' 
•Vn.f   :   W-rt-tfO-   :   hA   !   y'.d.CV9'  •   hhm.h-i\.ly.C  :  f/jnn-J'.  :  .*A  :  hjT^Ah  :  ?ift 
/.h.^  :    n^i^-f'    :   fl>-M.'   :   l,'JP-<">-    :   A<f.Aft,e'J    :   (Dh^ih   ■   VnCVl-  :  -IVVHf  :  hh 
h    :   1.n.    :   /ro/"'Prt'|-  :  (VCVl  :■■      flJJ^n  :  VlJ  :  7.11.  :  «d/»'*^^./.  :  {iCM  :  '|-^"/?,Vl-  :      o 

,Th<n»-irf  :  'Ajr'.e."V<i  :  i*>rnTVh  :  ^AOrtP  :  mhK^i-^  •  fl»^ft-J-n/.Vh  :  nn^ihe  : 

aih'i"ih\\'    :   h^^D-f   :    -Vn   :   ?»'7H,?»'nrh.C   •-   *  fl>?in.   :    h:^«i'.C    •  ^i'}/"?»  :  ^XP  :      ' 

IX,  1.  ;iriv  :  A  —  a»„'hii-ii  >  IJ  —  wy.n.nt.  ■■  B  —  h.t<{.A<ii-  =]  '^nn  s  •v.s.l-Po"-  :  H      wviovii- 

i  I  B  —  aiA,<Pfl>-^V   1  A  —  >i?"Alin   :  y"£-C   :    ncn^Oo»-   :]  AA-II-II  :  >iA  :  Cl^.*'»  :  >.y"il»'<n>-  :  B  — 
AVlTi}"-»  :]  HW?»'/    :    H  fllAtl.(ll.JPV   :]  (<   B  —  fl>A<!„CH,}»'/   :    B  —    fllAh^^knnr  :  A,  fllAhTVm 

•>    :    B    —  (DlifMi    •■  A,    (BA'"/hn.m"/   :    H  —  flJAT'),^.?'-»  :]  <'   WAin»   :  A  —  fl)A>,'Prt,i}P-V  :]   O  A, 
fl>A>if  nC   :    H.    —   2.    fll^/-.(;<n><.    :]    (n,{.Art    :    B  —    IIC>.    :    B  —   n.YilKl   :]   (Ift.P.  :  hrliHn   :  B  —  •i-fl*.  :] 

-in-*; :  H.  —  3.  wh/iv-v  :]  o  B  —  fli^irvii-  :]  (ohn.i-.-ii-  :  B  —  ■>,■/" i\6i:-t- :]  ny^ci  •.  B  —  fl>n>ic 

t  :  B  —    VX-P   :]    fl»-J»f    1   B.    —   4.   tl^-A-oo-  :   >irt   :   f.tS.C.ViP  :  A>,°/ll.h^n<h.C  :  .e.-rtUVi.  :]  >,A  :  fi,t!.CVV 

o».  (  A>,°/H.>,-nrh.c  :  .e-i-nn-i;  :  »r^A»<io-  :  A,  .p-vnn->. :  tr-rt-oo-  :  >,A  :  .f<C.*<.  :  B  —  wC\t  :  B.  -- 
5.  iwcm  1  B  —  u^mTtt-  :]  >,n.e-ti-  :  flirtfliTlh  1  B  —  fl)>,»'i:f  :]  o  B  —  n-n<:iiH'  :]  o  B.  —  6.  h:!**  1 

A  —  >,>/">,  :  B  —  ;l<n.P.>,>  :  B  —  W-r-i  :  B  —  <n>ArtAt  :]  «ro^PrtAt  :  A  —  flJ^HIf  :  B  —  %pt  >  B. 


IX,  '  Apres  que  cela  fut  termine,  les  princes  du  peuple  vinrent  a  moi  et  me  ix,i 
dircnt  :  Le  pouple  d'Israel,  les  pretres  et  les  levites  ne  se  sont  point  separ(3S 
des  peuplos  de  la  terre;  (ils  ont  vecu)  daus  l'impurete  des  Kananewon,  desKe- 
lewDU,  des  Ferezewon,  des  'lyabesevvou,  des  Amantiwon,  des  Moabewon,  des 
'AwAserewon  et  des  'Amorewon.  -Ils  ont  epouse  (beaucoup)  de  leurs  fiUes;     2 
ils  ont  donn^  en  mariage  leurs  enfants;  la  semence  sainte  s'est  unie  avec  les 
peuplcs  de  la  terre;  les  princes  aussi  se  sont  associes  avec  eux  en  ce  peche. 
'  Lorsque  j'ai  entendu  ces  paroles,  j'ai  dechire  mon  vetement  et  mon  manteau ;     :! 
je  suis  devenu  triste;  j'ai  arrache  les  cheveux  de  ma  tete  et  les  poils  de  ma 
barbe;  puis  je  me  suis  assis,  etant  triste,  et  j'ai  baisse  mon  visage.  '  Tous  ceux    /j 
qui  craignaient  le  Seigneur  vinrenta  moi,  afin  deproferer  avec  moi  desparoles 
(vers)  le  Dieu  d'lsrael  au  sujet  du  delit  des  exiles.  Mais  moi,  je  m'assis,  etant 
triste,  jusqu'au  moment  du  sacrifice  du  soir.  ^Lorsque  le  moment  du  sacrifice     ,> 
du  soir  fut  arrive,  je  me  levai,  etant  afilig(3,  apres  avoir  dechire  mes  vetements 
et  mon  manteau;  je  nic  mis  a  genoux;  jo  levai  mes  mains  vors  le  Seigneur 
et  je  dis  :  '''.rai  honte  de   lever  mon  visage   vers  toi.  En  efi^et,  nos  pech(3s    c 


liso  ll{(ilSli;\iK    I.IVUK    [)\:     K/.KA.   IX.  7-11.  |'i(»| 

«DiixJi    ?irtii  =  rt"vji'.  •■•■    hti"  ■■  «"'i'M.i/«'»-  :  AMi'/;'/  =  nx;^^.v  ••  iia"V  •  >\t\ 

\\  •■  vr  ■■  mv^iw.h-Vt  •  ■vi.mtfi  :  '^.i.v  :  <MV7/"-lv  !  «»»iuv/:v  •■  «»«»-a-jp.v  ' 

<n)n>»v    <i»rt/-  =  ?in'»;i''""-  =  Avj/"i-  •  h/ii»ifi  •  mi-v-y-w-  ••  •i-/a-v'/. » rtiv.<nai. 

H   vv. :  <mi(:n<.vv. :  aH\>w-/A-  •■  /xv  =  i/a-v  =  >»riii  =  v-r  •••■  *«»^.>iii.'/. ;  -v^jt  •  6 

^.VA'  '  1»V  :  AV  :  h*">  •■  ilf/M  :  >l'i>"A»lV  :  «»>»-|Y.<i.V  :  rl»>»,lif«»V  :  rt»«»»MIV  = 
^'•.f.A  :  rt»-rt-|-  :  ll.'J-   :  ""'Vy.f^'  :  1««"    :    jfttCV    :    h(»iVj;;>    :    hl^-AVlV   :  rt»ft,Tl,/V  ' 

a  ,1.'/'  :  >i!/"V  :  4'>lV  :=  «»>»'>»  :  >»"/(l(:'l'  :  '^iliV  :  h.M^.Vt  :  ^-y^AlflV  :  «»«'i;nV  : 
'/"•Jrt  :  n')'.f."'/.irtf»-  :  AVJ/"/-  :  'l-Crt  :  11«"  :  VlHVl  ■  fl.Wl  ■  «'yWlK-  :  \\,l  : 
*'"'>y.t\'i  :  «».f.,T|.'>X'l'  :    '/"l/n/.-    :    AX-l* '>    :    «»4'lMIV    :    ^'•^'.A  :    nj*.!!-^!  :  «^n^i.P^- 

IH      OA.'.»"  ::       «».l'.>il/.>.  :  'i»"'»/'  :  'J-IIA  :  >»"/ll.>.  :  >»'>!/  :  WiU  ■■   Po"-  :  «Afll.  ••  -».l|l/ 

11  h  « '  i/«»i/iiii :  tthy.  ■■  >»"/'n(:/:ii  :  vn..e'i-  =  ii'iiU"«»-  =  ry:v.\h  •■  hH-  •  -i-n 
fl»-h. :  •><'.ri'P  •  Ty:i:  •  i:u-{\'\-  :  ,('.>.-/:  :  n"/"?'."*"-  :  A>»/iinn  :  9"y:i:  •■  am:\i' 

7.  •sr'  0  ti""  1  .\.  >.«"•  •■  11  —  «••<i'OA  >  hMVi  •■  15       ii;.;j.f.v  ■  !»/>"■/  ■  >iftii  ■  vy  ■]  «  A 

/•t(U<ii.>  I  (0  H  —  iDtiWVI:'/  :]  "  !'>  A>7/»*"V>  ■  K  —  wi.fliw->V.  ■  .\  <n(l;V'i:<CV  ■  i)ft«n^-  .  /^^v  ■ 
I'..  —  .S.  I-ST  ■  rt<'.'i:>  ■  t'V  :  AV  ■]  o  i:         •(•"/■/AV  ■  K  —  «n>iOV<»V  ■  .\,  h/^hvmV  >  IJ  —  mmi\\;  .] 

inDir/  ■  r.  »i«»  ■  .fdci)  ■]  Mic»  ■  AV :  r>  —  >\r'Wi  ■]  <>  B  —  «nn.i.^iv  >]  «>>,n,iriv  ■  r».  —  !t.  1« 
>,vii  ■]  >.n«n  1  A  —  v,n«»  ■  h-i-ncA-  ■v.i.v  ■  H  —  i\.:':V"i'i  >  B      mj-j.vwi'  >  l'>.  —  lo.  irvi-  >  B  — 

lUi»-  .  (lAi".  >]  All«'"  ■  "lAin  .    |{.   —    II.    IIV,^.  .]  HfljP.  1  |{  —  Vll..f^  ■]  inVII.^-ttl  >   H  —  •f"!f:C'n.  >  H 

—  >,v-r  ■]  iiViVi-  >  !">   -  •t"Ki'.  ■]  Ay".e.-r:  .  l{  —  rni-o^-  >  B  —  iiT/^yo».  >  H  —  «oaat  >] "  !/".e.-(:  ■  H. 


><ont  nombreiix;  ils  sont  eleves  au-dessusde  nos  trtes;  notre  delil  est  grand;  il 

7     est  paiveiiu  jus(iu'au  ciel.  '  Uepuis  les  jours  de  nos  peres  nous  avons  6te  dans 

le  delit  jusqu'a  ce  jour;  nous  avons  dio.  faits  captifs  par  suite  de  notre  peclifj, 

uous,  nos  rois,  nos  pretres  et  nos  fds;  nous  avons  ete  livres  dans  les  mains 

des  rois  des  nations;  ils  nous  ont  tues  avec  Icurs  lances,  ils  nous  oul  fails 

oaptifs,  ils  iidus  ont  pilles;   nous  avons  ete   dans  Topprobre  de  nos  visages 

s     jusqu'aujourd'Imi.  * Maintenant   uous  avons   eu    un    peu    de   repos,  lorsque 

uotie  Dieu   s'est  montre  clement  envers   nous.  Notre  Dieu    nous  a  gard^s, 

nous  a  sauves,  nous  a  donne  courage  dans  son  temple,  afm  dilluminer  nos 

a    yeux;  il  nous  a    fait  reposer    uu  peu  de  notre  esclavage,    '  car  nous  avous 

ete  esclaves.  Notre  Dieu  ne  nous  a  pas  abandonnes.  (mais)  il  nous  a  donne 

grftce  devant  les  rois  de  FAres,  aiiu  qu'ils  nous  douueut  notrc   nourriture, 

qu'ils  houorent  uotre  temple,  qu'ils  rebiitissent  les  ruines  de  Sion  et  qu'ils 

10  nous  donnent  courage  en  Yehouda  et  a  .lerusalem.  '"  Maintenant  que  dirons- 
nous,  o  Seigneur?  Alors  que  (les  clioses)  tournaieut  (ainsi)  pour  eux,  ils  out 

11  transgresse  tes  commandements,  "  ([ue  lu  uous  as  donnijs  par  rintermtidiaire 
de  tes  serviteurs,  les  prophetes,  a  (pii  lu  as  ilit  :  La  terre  dans  laquelle  vous 
entrerez  pour  en  h(jriter  est  une  terre  impure  par  suite  de  la  souillure  des 


12 


13 


V, 


X,  1 


r41l  lUOISIK.MK  ,LiVI{K     DK     K/.KA.   I.\,    12-1:.  —  X.   1.  (JSi 

M.irao.y  :  h,:t-M*Ptitt'  ■■  A^.'fc*yio»-  :  mhjVix^ihah^^ao.  -.  ath^^an^'  •■  9°t\ 

rt.lfon-  :  A^A9"  :  h^  :   "^X '}0-  =  fl»'l-nAO-   :  i[^M-J'  •  t{9"?:C    '■  (D-J'(OCt\9*ao-  : 

Afl»-A-.e:-ln'n>-  !  A^Ai»"  «     flJW-A-Tl  :  HotX^»  :  AdA.V  :  flJihe  •  'riHiJV  :  (Dttdn 
f  ••  :'i'rti,h^V  ••  ht\»"  ■■  hi-i'  •■  h'rAlr)>  :  rtrh-lh>  :  ?»9":i'm.M-5r  :  it-ao^'?  ■■  oi 

"ill^-tt  '■    \'Ci.  ■  -l-hH-Hll  :•       htl»"  ••   ■\',him(0''i  :  y»ftA  :   htl^H-tt  '■  /i,'1-l-«n*J«JV  : 

AHA-*-  •  ntih.:i"\'i:v^  ■■  hrM  =  hjp.^'Vj  :=    hiii.h  -•  hrMn  •■  hti/.h.fi\^  ■•  Hfr 

*  :    h'i\-   ••    y\h'\'/.V-\\'l  '■    (Iihyryi\\'l  '■    *.e."Vlh  :   V-r  ••    HH-J:   :   I>A1-  :    ^i"*'!'  :   H 
«A"V  :  n:^rt1.^1'>  :  ht^no  :  hl\tt   '■   H.C.+fl»'?"  :  ^?:"%\\  '■  hW.'l  '■  irMl  :: 

fl»An  :   h"lM'  '■    XAV-  :  It-W/..   :  (O-^-.-JiV  '■  h'i\\   '■  y.ttK  '■   (Ofltt   '■   ^.fvA.  '■  tt 

^?:ao  :  n,'i-  :  h-m.httdx.c.  '■  l.-itth.  '■  '^n,i>- :  'nn-:^'J :  A,e.fl>- :  hraytx^-  '■  h 

t\/..h.fi\.    :    flJtlV   :    Oi]S.    :   TWlC   :   ^ftA  :  hit^-f-oo-  :  aiaii.\\r-f-ao-  :  flinhf-  :  *ll 

12.  >i'(>A-S.1i<">'  :  B  —  n.Cft*'»»*  ']  .e-l:**"»-  '  B  —  r»>,«PAS.i»*<w  i  B  —  rt.R-fc^-Vioo-  0  .^*4'Vio»^  i 
B  —  «DK.;J-n-)-nv>>fl>'}>»<in'  :  B  —  rn>,.;)-u>'Vf.  :]  m,p,1vhi»'f.  :  B  —  ffl^-IIAO-  :]  o  B  —  (D-Wi.tiVoo^  : 

B    —  Afl»-ft-.e.-Vlli:>-    :]    (nArB-A-.?.ll«n-    i    IJ  rt'VAV"    :]    A^y"    :    15.    —    1).    Xfttfn   :]   (D},n<n>    :    B  —  >,•> 

t   :]   hM    :   \1«»»   :     V,   —   tith^Wl    :]    fl.li»    :    15  'h9":',m.hYl   :]   >,""   :   XH.hV/    :    !'.   —    VVoufV   :]  h 

■'/11   :     /oufTV  :   B  — ^  (irVfl<l"(l   :    Vi.i.  :]  (D;i,P."J>   :    B   —  ^-MlHVl  :  B.  —  14.  hfKn»  :]  O  B  —  •(•<ro<h(D- 
>  '  H  --  h.^-1-<n"V>  :  B.  —  15.  >,->■(■  :  II  :]  VVII  :  H  —  >,n<»D  i  hAH  :  H.R-K»-?"  :]  (D?,.,eYlA  :  <t"i.'<n> :  B. 
X,    1.    (D-r;nrf  :]    ll|-;)->V-   :   B  (l4'.(^-<n'    :]    (('l-^n.   :    B  —  "V-Vn*:  i  'Va?  '  B  —  ^h  11-11  :  -nH:!  : 

■nnf  :]  o  B. 


peuples  de  lu  tcire  et  par  limpurete  dont  ils  Tont  remplie.  '"  Maintenant 
ne  donnez  pas  en  mariage  vos  iilles  i  leurs  fils ;  iie  donnez  pas  en  mariage 
leurs  filies  k  vos  ills;  ne  vous  entendez  pas  avec  eux;  ne  leur  faites  jamais  le 
bieii,  afin  dVtre  lorts,  de  manger  la  benediction  de  (la)  terre  et  de  (la)  laire 
hcriter  ii  vos  lils  a  jamais.  ''Tout  cela  est  venu  sur  nous  par  suite  de  nos 
mauvaises  03uvres  et  par  suite  de  nos  grands  peches.  Voici  que  toi,  notre 
Dieu,  tu  nous  as  debarrasses  de  notre  peche,  afin  que  nous  nous  convertissions 
et  que  nous  gardions  le  reste  de  tes  commandements.  ''Parce  que  nous  nous 
sommes  apparentes  aux  peuples,  ne  te  fAche  pas  contre  nous  a  jamais,  afin 
de  ne  pas  faire  rester  loin  de  nous  ce  qui  (doit)  etre  sauve.  ''  Seigneur, 
Dieu  d'Israel,  tu  es  juste,  toi  qui  nous  as  fait  rester  et  nous  as  sauves 
devant  toi  aujourdhui,  en  ce  jour  dans  lequel  nous  nous  trouvons  en  notre 
peche.  En  eifet,  personne  ne  se  tient  debout  devant  toi  a  cause  de  cela. 

X,  '  Lorsque  'Ezr^  eut  fini  de  prier  et  de  supplier,  en  pieurant,  et  lorsquil  ^,  i 
eut  prie  devant  le  temple  du  Seigneur,  beaiicoup  d'hommesd'entre  les  enfants 
d'lsrael  s'assemb]erent  aupres  de  lui;  une   grande  reunion    se  fit  avec   les 
femmes  et  les  jeunes  gens  (des  enfants  d'Israelj;  le  peuple  versa  beaucoup  de 


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l.i 


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082  IIUIISIKMK  (1,1  VKK    Dl      K/.l{.\.   .\,   J-S.  ]/i2| 

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floiwv-v  ■  A,  ()  H.  —  0.  (Dtv/">,  ■]  (n>,y")i  ■  i>n  1  fv/">,  ■  li ~  >«.n)i..i'.v.-  ■]  «■>'-sv  •  y"»'/'l-  ■  H  — 
>,AOii  ■  H  —  .i-<.  ■  H  —  of  ■]  "  B  teAih  ■■  H  —  "VflA.-Fo''-  ■]  •VA'/')'»"'.  ■  H.  —  7.  (Drtdh-  ■]  <d>, 
ntvAA  ■  H  —  «■•'\>,vt  !  H  —  (»-nt  ■  »(^A-  ■]  >,y"»f-A'  ■  (»nt  ■  H.  s.  «"o^^it»,  ■  <D<:nv/:v>,  ■ 
B    -  >"r'i:>,.>,  >]  Vihcoo-h  >  H       -iVYh  >  H  —  fiVAryh  ■]  ^(D"/ni}p<io->,  >  H. 


2  larmes.  -Sak^ny^,  fils  do  'lyikht"'!,  des  enfants  de  'Elam,  parla  et  dit  a  'Kzri\  : 
.\ous-m(?mes  nous  avons  peche  contre  uotre  Dieu,  j)arce  (]ue  uous  avous 
epouse  des  1'emnies  etraugeres  parmi  les  peuples  de  la  terre.  Maintenant  il  y 

3  a  espoir  pour  Israel  a  ce  sujet;  '  cependant  concluons  uu  pacli'  axev  notre 
Dieu.  .Maintenant  fixe  uue  epoque  aux  eufants  d'Israel  a  ee  piOpos,  alin  qu'ils 
chassent  leurs  femmes  avec  les  fds  quelles  leur  ont  enfanles.  Leve-toi;  re- 
prends-les  commc  tu  voudras  sur  Fordre  de  notre  Dieu,  afin  qu'ils  agissent 

4  selon  notre  loi.  'Leve-toi,  parce  que  cette  parole  est  tou  alfaire;  (juanl  a  nous, 
.1     nous  sommes  avec  toi;  sois  fort  et  agis.  "  "Ezrft  se  leva;  il  fit  jurer  les  princes, 

les  pretres,  les  levites  et  tous  les  enfants  d'Israel  d'agir  comme  il  leur  ordon- 
0     uerait;  ils  jurerent.  " 'EzrA  se  leva  de  devant  le  temple  du  Seigueur;  il  alla 

vers  Tarche  des  aumones.  Yohauau,  fils  de  "Elesab,  y  alla  avec  lui.  (EzrA) 

ne  mangea  point  de  nourriture  et  ne  but  poiut  deau,  parce  qu'il  se  lamen- 
:  tait  sur  la  rebellion  des  exiles.  '  Des  messagers  auiioiK(Teiit  dans  lout  Yehouda 
s     et    (dans)    J(5rusalem,  en   disant   :   '  Quiconque  ne    sera  pas  arrive  pour  le 

troisieme  jour,  eoiumc  les  priuces  et  les  ancieus  out  onlouue,  qu'ou  delruise 


',3  TROISIKMK  J.IVHKj  1)K     K/IIA.  X,  9-1',.  «83 

T«hh.h  •   W-A-)»  •  -iV^-h  ••  ffltl.JPll-Jrh  :  ^'''PATP^  :  ?!{'">  :  '^mCa^h  •'  A 

i^.An.e')^    ::       (Di-p-nh^    -.   W-A-    :    rtnK    :    .C.tiJ^    :    ffl-flJ.ejT»    :    ffl-fth    :    A,f<.^A,      m 
jr*    :    (D(['ixOO''i'^   :  I^^A-ft  :  aofp{,p^  :  hao  :   .j.rtjj  :  fflCi  :  nWiOO-rt-  :  tiX^^tm^  : 
'VnV.  :  W-A-O"-  :  i^hli-n  :  tD-ftl-  :  tnT.-^tt  :  0.+  :   h"/II.Knrh.C  :  «n?.COS.  :  n?i'> 
1-  :  h<lir'"|-  :  ?,ftoi>  :  T|V9"  :  J?.fl»C.e.'  :•       fl»i''>/»'?l  »  dTf/5.  :  »im  :  flJ^n.A"»"-  :       1  ' 
hi-laoA   '.   ^nfllr)(n>-    :   H?ifl»-rtnhtf»-   :  Xi-rflJ.ftl-   :   Mti^t-  '•   Vll./..'>   :  fl»fl»rth 
oo.   :   <\dA    :  >(n.h'l'  ••  ?»ft<'.-^A  ::      fl>J?.hH.Jr   :  hhlt'^9'  '•  A?i1H>.nrh.C  :  ^9"A      H 
h  :  ?in*e>   :  flJ^n^.  :  U-ST  •  n*J?"^t^  :  fl»'f<{.AnV  :  JtiT^/hHn  :   r.^C  :   fl»?l{P" 
h'Jft-1"    :    >h.<i-1-    ::       flJ?lflJ-/*'?l.    :    WA»<n»-  :  iliHn  :  flJf.n.A-  :  0{[.9'  :  'HV7C  :  A      l^ 
>  :  H^JI-nC  ::  *  fl»n/h'|:  :    nH-i  :  .Tilln  :  flJh/.J»"'l-  :  'nrh.C  :  fl)A.,^hA  :  ^.hH.  :  h      1 ' 

'nxvh-f-o"»-  !  ?,ft«w  :  h.Vi  ■■  n-n^.  :  htii'i:  -■  dM-  -.  flj^i.jiv :  in/. :  rtKP-  =  hfl 

ao    :   hnH^iJ   :    '>(n.h'\'    '■    n'H'J'1-'   :   >1C  ::  *  flJ  0*111 '1:  :  J?.«w>X"h.  :  W-A-t"»-  :  »«ii\},      i, 
h-^    '   A-H-ni   :    HW-A-  :    hmCt  :   ?,A  :    ^flJ-rtn*  :   ?,rflJ-/l-^  :    h^Jftl"  :  Vh./. -I-  :: 
flJ^.^-^J-nhl.   :   nd.ti'^U'0»-   :   A..*V'J"    :    ?lliT-C5l   :   flJ^Vi^-J-J^J:   :  jTftA.lfO»»-    :    h 

0.  flin>i"7V1:  I  A  —  n.-loo-ft   !  »A«n'^  i  B   —  fl»-ftt  0  nfl>-ft(-  !   n  —   onOfl   :]   ?"C>in    ■■   f<C.Af  ■■ 

V,  —  «j.echs-  ■  A  —  fl>.e.r.o.s-  •  n>.vt  >  d.cs'"^  0  >>ft">»  ■  ii/.yt  ■  •n/h.c  ■  B  —  >ift<n>  ■  iivy"  ■  .Rfl> 
C.e:  ']  o  H  —  .e.fl>c.t-  ■]  "  fl>>iC«"<"»-  ■  fl>>i»ir>i.  >  ii.RitAJPo»' !  >%vn.e!r  ■  •ll»|:  :  >7C  !  B.  —  10.  >, 
■>t<">-ft  ■]  >iVt<">-  ■  B  —  VVftt  ■  Vh.C  ■  B  —  '\flA  i]  O  B.  —  11.  txhX^^r  •■  B  —  iwVP  i]  HiwVf  : 
B  —  ot\i.tim-  !  A,  iDtAAm-  ■  B  —  >,?"},An-n  :  V>  —  fl»>,ir>,Vftt  ■  Vtuc  ■  B.  —  12.  •vnje  ■  B. 
—  13.  •flW:J  ■  B  —  .p.Mfc  ■]  a  A<i:m^V  :  B  —  ftV-.e.  ■]  iwvi"  :  B  —  ;ini,>,tV  ■  B.   —  14.  .p.y°»>H  ■ 

A  —  •hvh6'i  ■  A.  h-VT-cv  ■  B  —  vvftt  ■  v»i.c.ft  ■  A,  hvftt  ■  >n.c  ■  B  —  n>,.c-"%o'<«»-  ■  A,  n>i.e.- 
"lu-oB- .  B  —  A^-^vt  :  A.  fl»A,.*vti  1  B  —  h-vrci  :  B. 


tous    scs   biiMis  et  quou  le   retranche  Je  rasseiublee  des  exiles !  '^ Tous  les     o 
homines  de  Yehouda  et  de  Benyam  se  rassemblerent  a  Jerusalem  en  ces  trois 
jours-h'i,  au   neuvienie  mois,   le  ciuquierae  (jour)   de  la  decroissance   (de   la 
lune^;    tout   peuple    (etait   reuni)   conjointement  sur  \a  place   du  temple  du 
Seigneur;  ils  tremblaient  a  cause  de  Thiver,  parce  que  la  pluie  tombait.  '"Le     in 
pretre  'Ezra  se  leva  et  leur  dit  :  Vous-memes  vous  avez  peche,  parce  que  vous 
avez  epouse  des  femmes  etrangeres;  vous  avez  ajoute  (ce  peche)  au  peche 
d'Israel.  "  .Maintenant  remerciez  le  Seigneur,  Dieu  de  nos  peres;  faites   le     u 
bien  devant  lui  et  separez-vous  des  peuples  de  la  terre  et  des  femmes  etran- 
geres.  '"Tout   le  peuple  repondit  et  dit  (a)  haute  (voix)  :  Cette  parole  (que     12 
tul  nous  (dis),  nous  (l)'accomplirons;  mais   le  peuple  (est)  iiombreux  et  c'est 
Thiver  (^en  ce)  pays;  '■''nous  ne  pouvous  pas  maintenant  les  taire  venir,  parce     1:5 
que  ce  n'est  pas  ratlaire  dun  jour,  ni  raffaire  de  deux  jours.  Voici  que  nous 
avons  augmente  le  peche  a  ce  sujet;  '^mais  tous  les  princes  de  notre  peuple,     xk 
de  chacune  de  nos  villes,  qui  ont  epouse  des  femmes  etrangeres,  viendront; 
les  anciens  de  nos  villes  se  rassembleront  eu  leur  temps  et  les  juges  (seront) 


t.K4  I  IJdlslKMK  il.lVUI-.i  l)K    'K/U.\,   .\,   1.-.-22.  [W,, 

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1  •      rt.y..'!'  •  «»h:'"i;«M'.  ••  «"^ft.*'  ■■  «»^A'^.ll.r:  :  atif/..'r  ■■    <H'J>JAy  ••:      «UDI/II-  :   ?,|?'.  : 

-"    aiy.{\y.'.^. :  h'>A/:yiro».  .•  atynh-  ■■  hn\y.'i  ■■  i.:>V'o-  :  hM./ :  rr/rt ••:  *ath9" 

-I      V    :    ,f.'/H'    :  h."i.i:    :  hV>.  :  ««'IMI.f.-y  •:       a>h'r'l  ■   ^*.'/;'!'  :  "/.CV"  '  ^/"0/li.A  «  fl>h. 
:;-      Ay  :  «»A."'/.y    :    ««y./l.A    :    «»^'11^   ::       «»>i'i»'"/  :  >'.'/,"/•    :  ^ftJlC  :   /uAfV  :  0»«»,/, 

15.  rvV;»^'V7  ■  15  ~  mrtii.»'  t  It  —  ,hA.*A  ■  (V)  H  ~  y"ftA.ih  ■  lAX,  y"nA.f  ■  AB  —  ©«Ift- 
'^y  i]  .f.-irt-^W"  "  .M!  —  wD^l:  >  thi"i:  I  li  myr.h.e.'/'»»-  •  H.  —  10.  'hf.to  ■  A  hnv.irao'  i] 
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"iCr'   ■   H  —  o"0.lhA   ■]  «nO.luA  ■  H  —  «■JuA.p  ■]  >..A.P  ■  H         fl»Ol»".p  ■  H  —  fl»ni.>'  ■  H.  —  22.  w 

yxr'.e.'b't' .  AH  —  ^ftix:  .]  -j.ft-r.  ■  H  —  h.Avy  ■  B  —  fl»"y/».n>.  ■  15  —  fljn^WA  ■  B  —  «>V;»-v>i. 

A  ■  B  —  (nfi((|.P;  :  B  —  a>h.At  i  B. 


avoc  eux,  afiu  que  soit  detourne  Je  nous  le  chdtimeut  ile  la  colere  de  notre 

1.-,     Dieu,  qui  nous  a  atteints  par  suite  de  cette  affaire.  '^  Mais  que  Yonatt\m,  fils  de 

Asel,    et    Lk7.\d,    llls  de   llaleqel,  se   trouvent   avec  moi  au  sujet   de  cette 

ii;     (aHaire)  et  que  Mesoulam  et  Salati,  le  levite,  les  aident !  '°  Los  enfants  des  e.viles 

firent  ainsi;    Ezra,  le  pretre,  s6para  les  princes  de  leurs  peres,  chacun  selon 

leur  maison  et  chacun  selon  leur  nom.  Ils  siegerent  au  commencement  du 

17  ilixienie  mois,  afin  d'examiner  Tailaire.   ''lls  terminerent  (railaire)  de  tous 
les  hommes  qui  avaient  epouse   des  lenimes  etrangeres,   pour  le  comnien- 

18  cement  du  preniier  mois.  '^'Ceux  d'entre  les  enfants  des  pretres  (jui  se  trou- 
verent  avoir  epouse  des  fenimes  cHrangeres  etaient  des  enfants  de  Yosd'e, 

i;,     tils  de  Yosedeq,  et  ses  freres,  Maaseyft,  'AV^z^r,  Yftrem  et  Gadalyft.  '''Ils 

mirent    la    maia   sur  leurs  femmes,  les  chasserent    et  ofirirent  des   beliers 

io.2ipour  leur  d^lit.  -"  Des  enfants  de    Emer,    Anani  et  Zebedyt\.  -' Des  enlants 

22     de  "Erein,  Mast\hel,    ElyA,  Seineya,   Yc\hel  et  'Ozeya.  -'Des  enfants  de  Pas- 


■2f. 


:jii 


3:5 


[',5|  TROlSltME  (LIVRE)  DE    EZRA,  X,  23-33.  685 

P-H-n^  ■■  (Dft9°"i.  •■  m^^^  •  iili.l)'  ■•  ^A^T  ■•  «nA^h  :  J?.l)-^  !  flJh.A^H.C  «     ©     -. 

MT^flJ-ft'/"    :    OTHy"/..^   :    ?»^y.C    K   a)h9"^    ■■    0}\fl»- 1"    !    lA.?"  :   (Oh(n.t\>9''   :   flJh* 
S„  ::  -(Dh9"'l   :   ?iA/:.h.A  :   h^^i  '  ft*+    :   4<iVn  :   ^ri?  '   (OpHy  :   flJ^XAhjP  :      25 
flJrh^T^.    •  (Dh^^inC  ■■  fl»'^.'^,e  :  fl»ll.'>.eiJ  ::  *  (Dh9"^  :  ft*4'  :  'V.Ai»"  :  OT^J-jy 
flJHhC^   :  (Oh,yh.fi>.  :   flJKn,^.  :    flJ^^iT'^  :    fl»h.A^  ■:   *  flJ?ll»">  •   ft*+  :    HI-JP 
^bAP-V  :  flJ^bArt.n  :  (Dhi^-t-ty  :  (Dh.CPl'  =  flJHH-?,  :  «•/'TI^  •'  *  fl»?.9"V  :  A** 
nn.  :   P-rhV^  :  fl)rh'>^V  :  flJHtl.  :  flJ^J-fcA.  ::  *  flJh9">  :  R«ft+  :  n^JrhU"  :  «^fr-^U" 
«^rt-Vt  :  ^^JP   :  yfl-n  ■■   flJrt.^A  :   (Dyd.T^  ::   *  flJh?"*- :    R«fe+  :    ^.rhT|-  :   Th-n 
/l^VJl   :    ihA-n    :    n^rh    :    flJ"7rt.rh    :   ffn;j-'}(P    :   n-rt.A,A    :   flJ;i-V 'J    :    flJffnVrt.A   :: 
*fl)>,rV  :  ^.'fe+    :   'i.r'..r   :   /i.A.h.H.C   :    jPfry    :   "^All^  =    t\9°y   :    rt.''XP-'>    :   *  fl.  ^'^" 
j^,»^   .   r»x^;|,  .  rtfl^ce  ::      flJhJJ"*  :  ^.«ft+  :  h.t\9°  :   «»;h'}^^  :  fl)"?;!-^  :    h;l-Hn. 

23.  fl».y"<B'ft-|-  :]  ^y"fl»-n|-  :  B  —  A.'Pfl»-.rV  :  A  —  »'-Hn.t  :  B  —  aiftoo-  :  B  —  Art.l^  :]  <0(\h,lh  1 
B  —  *A.PA  :  B  —  ooAhYl  :  .P.O-S  :]  fllA-S.V  :  fl>V/h.e:o»-  :  B  —  flJjbA^^lfcC  =  B.  —  2'l.  fl)>,y"fl)-ftt  :] 
>,lF"flJ-ftt  :  B  —  JiOVr.  :]  h.h,l\V-C.  I  B  —  >iOO»'^  :  A  —  afhr"r  ■■  OOm^h-  :]  >iA  :  h««  ■■  W+X  :  B  — 
m),(n.H.r'  :]  fl>ni.A.i^  :  B  —  a>h.f„  :]  fl»>,rfi.S.1-  1  B.  —  2.5.  fl)>.?"V  :]  >>'/">  :  B  ~  >,i»">  :  ^..|;+  1] 
"hVR-P.-l-  !  A,  >,?"fl»-ftt  :  R-k*  :  B  —  -$.<5V-ft  :]  oi>X-H^Tr  :  B  —  fl>Pll.e  :]  mf^\y  :  B  —  m«T.A 
.m  :]  «T.AT1.P  :  A,  ?"A1n.e  :  B  —  flXlVjPO  :]  O  B.  —  20.  h.'\JF"  :  B  —  oi>.-»-T.f  i  B  —  fl»-H>lC.P  : 
B  —   a»,n,.S.  :  fl».e/.'(">  :  fl»i.A.e  :]  O  B.  —    27.   fl»,.A.ft.-(l    I   B  —   fl>hA^-V.e   :]   A=|-Tr.f  :    A,  A.JTr.e  : 

B  —  mh,CT"1-  :]  fl>K.T't  :  B  —  fl>Hn.S.  :]  <niirii:  :  B.  —  28.  fl^/hVV  '  B  —  «"111».  =  m"rbft, :] 

fl>H-nje;A.  :  B.  —  29.  fl»,J»">  :]  >,i>">  :  B  -  lyiihV  :]  nV-/h?"  :  B  —  •^(l-'\r'  :]  h.M9"  :  B  — 
•^lVti.  :]  (»    B  —  hfif  :  Jffl-n  :]  .e.e'»^  :    B   —   A)ft.h.A    :]    nA'W,,.e    :    B  —  mftS.V^-    :]    («"t-^/V    :    B. 

—  30.  tithH-  :  'PMI  :]  -«.^11..^  :  T'Vn  :  A.  'i:,h..^'.>"  :  B—  MVh  :]  hn.."!-  :  B  —  ir.>lA-n  :]  i>lA.5l"  : 
B  —  ni/h  :  B  ~  fl>'^ft./h  :]  "VVft.Wi  :  A,  flloi>ft./l.  :  B  —  0O;JV.e  :  B  —  n-ft.A.1»"  :  B  —  fl>./y'V  :] 
fl>,*>.>!  1  B  —  fl>ODS'rt.A  :]  ^'"Vft.A  :  B.  —  31.  >b/5.y"  I  B  —  >i.A'>bll.C  :  A,  h,A''V.H.C  :  B  —  fii.y  :  B 

—  OOA1l.e  :   B  —  (19"^  '  AB  —  H.-^V-i  :]  rt   ftiF"FV  :  A,  ft.ire;V  :  B.  —  32.  ■flTr.f^V.  :  B  —  «^A/h. : 

B.  —  33.  >bft.y"  :  B  —  m-n:'-^  :]  o  B  —  >bAA.e„>  :]  KM-fJ-  :  A.  fl>A<f..«L^  =  B  —  Kfi-'^  '  B. 


kor,   'Elyona,  Mahasa,  Seme"el,  Natenael,  Yozabed  et    Eles.  -■'Des  levites,     -ii 
Yozabed,  Same  i,  Qolya,  (appele)  aussi  Qolyat,  prince  de  Yehoud^,  et  'ElyAzer. 
-'Des  chantres,  'Asafer.  Des  portiers,  Gelem,  'Atelem  et  'Oude.  -'DTsrael  :  24,25 
(les  enfants  de  F&rinous,  Rameya,  'Ozya,  Mclekya,  HamSmi,  'AlAzar,  Mimaya 
et  Benyah.  -^  Des  enfants  de    Hlam,  Matanya,  Zakarya,  'Iya'el,  'Abedi,  Yare-     26 
mot  et   'Elya.  -'Des  enfants  de  Ziiteya,   'Elyona,   'Elasab,  'AltenyA,  'Ermot,     27 
ZabAdi  et  'Ozy^.  -^Desenfants  de  Babi,  Yohanan,  Haneyana,  Zaki  et  'Atcli.     28 
-'•*Des  enfants  de  Baaham,  Masoulam,  Maloke,  'AdAya,  YAsAb,  Se'eletYare-     29 
mot.  •■'"Des    enfants    de    Fahat-Mo'ab,    'Adana'e,   Nekaleb,  Baniha,    Masiha,     31.1 
Mat^nya,  Bouselel,  Tanoun  et  Manasel.  ^'Des  enfants  de   'Eram,    'EIi'ezer,     31 
Y'asouya.  Melkeyd,  Semya,   SeuKjyon,  ■'- l^inyami,  Meleh  et  Samarya.  '"Des  32,33 
enfants  de    'Esem,   MatAnya,  Mataf,    Atazaliel,    'Elfadet,     Eyarame,  Menase 


tiSt)  TUOISIK.MK  tl.lVHK)  DK    K/l{.\,  X,  ,J4-4/i  —  .\l,  l-;i.  [''"1 

1  ;j'.>7<{-/;yA  '    njy'  <«-s..e  •  »iA+y  •  "hhy  >  y<:.r"i-  •  h.Ayrt-n  •  ' "V-l-jy  •  r:^' 

"•  'I.  '^^.  s  *<i»h"7h.e- :  fli',n-rt. '  tnt\.H:  •    "•>i.ii.<^A  '  «'A-A'»y  '  ««rt^vcy  ■  *o»rt-A-  ' 

"     wh^ii.y  ■•  uiv{\.w-  ••••    oi}x'j"'i  ••  y.^ti-t' '  VM- '  y;i.A  :  •/•'"/•l-y '  wA.y..'/'  •  <i»»i'(r> ' 

"     <»nv "f.y  '  <n^.f->i.A  :  atins'  •••■    >iA-  '  wa-«»-  '  ).a  •  >i<i»-rtn- '  M"hiti'\- '  vh. 

<{.V '  <un  '  }irun  •■  hit\ly  ■■  m    <i»a>j  •  a-<"-  =  *'.«/!«/•  '•■ 

M  I        'rt»»iv '  ri<i»(::s '  Ayi.A-  •  >««•»  =  <>/"/..  •  '>'/»•!• '  >i'>h  •  (/A<i»-»h •  n-iu.y.  •■  o 

ni:  :    ao^h  ••  JiVV. '  hihf,-  •■  hrot-t\\-  ■■  h:'"i'.'i  •■  rti/i  •■  ftnh  •■  y.it-}\  •  <'»/-rt 

ht\)n9^ao-  :  fi>,-}./.  :  hy.u-y:  •■  h/\  ■•  y:"ii'  •  >iA  :  lCi-  •  >i'/'V  •  '/.'!»  •  <'»n>i'>'/'  • 
'      h.V<-fif^r  •■•■     <'»,i'.(I.A-V.  '  ?iArt  '  .P.-VV-  •  >iA  •    /•(:*•  :  ^i-r^iA  •  'l'1.ann.  •  (M 

.■i4.  ^^.)f.y  I  |{  "V/./ifA  '  l>.  >').  ir/..i'A  I  A.  a'/.f  >  iy/.y  >  H  -  m^y^y  >]  (i.c.»'.  ■  15  tiA-i! 
y  I  B.  —  30.  VVi.f  '  —  '{ .«*/.'(".'•  ■  15  h.AyMi  >  \i.  —.'!".  -/;J-v  U  —*/'•.■'•■>'/  ■]«  A  toHl 
<•  >]  anit<.  I  A,  cl.  LX.\.  —  38.  mj/.*.*  >  V/^y.  ■]  jp.-l!'!-  ■  anv/^f.  >  A,  .r**  •  n'>ts  ■  H  —  mx.4:4'  ■]  " 
A  —  n.'n.e.  I  l{.  —  3'J.  mfiAy.f  ■  R  -  fl»»h.e..  ■  H.  'lO.  inh"'ni.e:  ■]  «"""Ii.p.-  ■  H.  'il.  wKtl.i: 
A  ■  B  —  an\--,fiif  >  1$.  —  'i2.  ««n-A-  ■  mh'"ic.y  ■]  flJrt.rt-"/(:.f  ■  |{.  —  'i3.  VIH  ■]  .flH  ■  A  -  mn-llV  > 
fl»ns'>^^  ■]  mi-i-ns?:}!  >  H.  ~  'i'i.  >.'y">iVft^-  >  '/iu<!.^  >]  >> vn-i-  >  •/M.c.ft  ■.  A,  V/fti-  >  >)i.r.  ■  H 
—  fl»n  ■  xykifv  ■  >.v/n-.e  >]  o  B  —  >.y"ii)'«'>.  ■  A  —  >,a  ■  fl»A^i  ■]  «xoajp.  ■  B  —  a»*»».  >]  o  B. 

.\1,    Titre  :  .-(•Art.V.i'  >  fl»A.P.  >  1i.A.f  >  [.*A  ■  liWiy"^  '  fl^AjP.  ■  1i.A4'y  >]  li,  o  A.  —  1.  «>»•>  ■] 

o  B  >  —  nuA-  ■]  rt.ii.,i..A-  ■  H  (ir'i-  ■]  »  >  .\  —  i»A"H.  ■  H  -  i)Afl>.ii.  ■]  «  >.>■!{  —  n'"/'><t.e,-  > 
A  —  n''7'V<<..p.  ■  nvc  ■]  ort-viu.  ■  H.  —  2.  ,h;-/.  >]  /iivv.i'  >  H  ii>.v/-  ■  >..p.i».p.-  >]  o  B  —  >.a  ■ 
tr.4.  ■]  <o>.A  ■  tr:4-  '  .V  ~  >.y">  ■  'i.i'  ■]  >.'/»">.a  ■  i-Koin.  .  B  (on>.vi-  ■]  ii>.v-l-  ■  H  —  >..v<.rt 
A.'.;"V.  .  \.  J.  (n.p.«.AV.  >  H  ~  >,n  ■  ic*.  ■]  >.j»">.A  :  ic.i,.  ■.  \  —  >.'/">,a  ■]  ^•/'"A  >  A  —  ir;r:  >]  -ii 
<h.(:  >  H  —  (o-nil-;i  >    l-dvn  ■  B  —  A>..F<.1A.J("  ■]  n>..f<.rtA.5'"  ■    H    -  tVrt-/-  ■  A  —  a».>,f  >]  AB. 


3'i,  3.)     ct   SemeyA.    ^^  Des   eufants   de    Hanem,    lladoutlouyA,    Mj\ritiyi\l,    ■^'B^nytt, 

3(5. 37     Wedouva,  Kalqeya,  ^" 'Akeyu,  Yuremot,   "Ely.soub,  "  MAtenyA,  MetAnen  et 

3«,  311     Gaberou.  "  Des  enfants  do  Hanouy  et  des  enfants  de  Semey,  '''•'  Salemyd,  NAtftn, 

41),  ■,!,«  Hadou,  '" 'Amakad,  NAbouse,  Sisor,  ^'  'Ezeril,  SoulounyA,  Samdryi^,  ''-Soulou, 

'i3        Amarv^   et  Yos(?f.    ''Des   eniants  de  Nabouyi\'rl,  TaniAty<\,  Sedem,  Zftben, 

4''      BanadouyA,    'lyo'el    et    Biinyi"!.    "Ce   sont  tous   ceux  qui  ont    epouse   de..^ 

fcmmes   etrangeres;    il  y  cut  parmi  elles  des  remmes  (|ui  leur  engendrcrcul 

des  enfauts. 

XI.  1  XI,  '  U  arriva  quau  mois  dc  Sakelou,  la  viuglitjme  annec,  alors  que  ,je  me 

■2      trouvais  dans  lc  cbateau  de  la  ville,  '■Hani\ni,  Tun  de  nos  freres,  viiit  (vers 

moi)  avec  des  hommes  de  Yehouda.  Je  les  iuterrogeai  sur  les  Juifs  qui  etaient 

sauves  et  (sur)  ceux  qui  et.iicnt  restes  parmi  les  captifs,  ainsi  quo  sur  Jerusa- 

3      lem.  '  Hs  me  dirent  :  Ceux  qui  sont  sauvos  parmi  ccux  qui  sont  restes  (et)  parmi 

ccux  qui  sont  captifs  se  tiouvcnt  lii  dans  hi  ville,  ilans  une  grande  souHViince 


/i7]  TROISIKME  (LIVRR)  DF,    EZRA,  XI,  4-9.  687 

y>,  ■•  A^,f<.^A.?"  ■■  ■[••ir-f-  •  fl'h'.'4'X.yi  ••  fl>-(>,e  ••  nh^^i- «   ©hr-H  ■•  m  ••  rt 

«VdYh  :  H'M"  ■■  Vl<i  !  nhjE.Vl-  •  flJVncVh  !  «««PdA  ■•  h^fh'  ■•  flJhXfl>-9"  !  fl)?,X.A.  •• 
*.I^OT  :  hi»»'^»!  ■•  A'^?.  ::  fflhn.  :  ihfl  :  Ah  :  h^H.^  :  h9°fi\\  =  rt'^?.  :  OttS'  • 
fl»:^,eA  :  ffl"?<.5r'  :  H-IO+n  :  h.^>h  :  fll{P';ii<'.'hh  :  AhA  :  y^Mh  :  flJAhA  : 
fO+n*  :  1-hHHh  ::  *  fl)^.h-V  :  hl*-;l"f"  :  hnijn  :  flJ^dJ^.^J-fch  :  hr"'  :  ^Ch^-  : 
«•'l-ft"?!»  :  }\A"'|-  :  inCh  :  liil'  ■•  XA,e.h-  :  P-9"  :  nH-J:  :  dA^  :  «"OAfJ'.  :  fl) 
A.A.'/-Jr  :  {\M'\-  ■■  ft*+  :  ht\i-h.f\  •■  hl-mlllh  :  flJ-J^.^V^.  :  Ah  =  nhH'  ■  '> 
m.h-fo-  :  A^.«fc+  :  htlih,^  :  HhnA-  :  Ah  :  toMi.  :  «»0,'»'  :  hn-PJi  :  hnM  ■ 
Ah  ::  fl>V]rTli.e.Vh  :  (Dh,0^'m  ■  'IhHHh  :  flJVf-Vih  :  fl)h,;h?h  ::  * 'hHhCh.  : 
.''•Ah  :  HhH-Hh  :  Aff»'rt.  :  «l>^A'V.h  :  hJH  :  '1 'nA  :  ?i9"h<w  :  0h(O'\\O^'/.  :  h 
HtlflJhff»-  :  MX.  •■  (0'M-  ■■  n^hflJ-C'!-  :  flJh/hH-n  ::  '  COhao{\  :  .|-OTf  Tho»'  :  'Tfn. 
f  :  fllO+nho"»-  :  -IhH-HP  :  flJ?nCh'/'?'  :  h"«'i.  ■  hi\\\  ■  hK*ii,  ■  rt"??.  :  'l'H/. 
flj-hou-   :    ?,9"lJe  :    ^OT^Tlh"»-    :    fl>^ft'/';>'nh]no»'   :   fl»-ft'/-  :   -H^-l-"   :  •HJi.C  :  H 

5.  •^a.R  •■  B  —  Ilt04-ll  :]  <nt"i'>-fl  !   B  —  ffly^.li^^Vi  =  B  —  l"^*n-  :  B.  —  ti.  mOft.RV-t>i  = 

A,  ID>,fl.P.V-tn>.  :   B  —  m^f.»,f.  :   B    —   XAf  :  A   —   «""iAtlL    :    B   —   >,nn>    :]    JiOrt*    :    A,    HhnflV    : 

B.  —  7.  ©VlU.e-Ttl  :  B  —  <n>..°V'J"n5'  :  B.  —  S.  tHYlCti.  I  .*Ah  :]  o  B  —  HMmn  >  A  —  >,-VH  : 
^-OA    :]   m^-aft"  !  B    —  >xl\m-\\0O--l.  :  AB  —    <»-fl|-    :    n-lirn-Cl-    :   mJiAHn    :]    wni-    :    hAH-fl   :    B.  — 

9.  m",4-i\Woo'  1  B  —  ixTfihWov-  ,  B  —  fflhftt.-JnMfin'-  =  B—  .ft-V^C  :  B. 


et  (daus)  une  profonde  misere.  Les  murailles  de  .Jerusaleni  ont  ete  deniolies 
et  ses  portes  ont  ete  consumees  par  le  feu.  Wlors,  quand  jeus  entendu  ces     4 
paroles,  je  pleurai  et  je  massis  (pendant  plusieurs)  jours,  afin  de  me  la- 
menter,  de  jeuner  et  de  prier  dcvant  ie  Dieu  du  cieL   'Je  dis  :  Loin  de  toi     5 
(de  perdre  Israel),  6  Seigneur,  Dieu  du  ciel,  grand,  fort    et  terrible,  toi  qui 
gardes  ton  pacte  et  ta  misericorde  pour  ceux  qui  taiment   et  pour  ceux  qui 
gardent  tes   commandements  !  ''  (Jue  tes   oreilles   et  tes  yeux  soient  ouverts     1; 
pour  voir  et  entendre  la  priere  de  ton  serviteur,  (priere)  que  je  fais  aujour- 
d"hui,  jour  et  uuit,  pour  les  enfanls  d'lsrael,  tes  serviteurs !  Nous  te  supplions 
.au  sujet  des  peches  des  enfants  d'Israel  qui  ont  peche  cuntre  toi.  Moi  aussi, 
ainsi  que  la  maison  de  mon  pere,  nous  avons  peche  contre  toi.  'Nous  avons     : 
ete  inlideles;  nous  n'avons  pas  garde   tes  commandements,  ni  ton  jugement, 
ni  ta  loL  *  Souviens-toi  donc  de  ta  parole  que  tu   as  prescrite   a  Moise,  ton     8 
serviteur,  en  disant  :  Toutes  les  fois  que  vous  vous  serez  revoltes  contre  moi, 
je  vous  disperserai  moi-meme  parmi  les  pays  et  les  peuples;  '■'mais  si  vous     '.1 
rcvenez  u  moi  et  (si)  vous  gardez  mes  commandements  et  les  pratiquez,  bien 
que  vous  soyez  disperses  jusqu'aux  extremites  du  ciel,  je  vous  ferai  venir  de 
la  et   je  vous  rassemblerai  dans  ce  pays  que  j'ai  choisi,  afin  que  moii  iioin  y 


(i«H  TUOISIKMi;    IJVHb:i  DE   ■R/.UA,  XI,   10-11         \ll,   1-5.  [48] 

1"    :''/.yA\' '  t)</"  :  y."iy:i:  >  M"v  ■•  <i»-fti;|: «  " M""  ■■  h"H\t:i:h  <  >i'""'}'|.'  >  uhi^u 

n     -flh  »  >iA  I  (l,|ih  1  iV^Mx  :  a>t\hyj\  ■■  X-><»1'  «     rhrt  •  A»l  ■  ^"/11.^  =  hWtM  ■■ 

yxy^i  •  xA" y-  •  Aj-ncJi  =  <»xA-t'«'-  >  ^witn.i-M  ■■  hh  ■■  y.A.^Vfi-  ■■  y.vt.ih  > 
ft'/«'h  •  tiH:y:h  ■■  f\i-fu:h  ■■  wa:i-  ■■  n-u  >  'WM\  ••  114»^««» »  m-u  «  'nTirt. «  «» 

>i'>rt  •  '»*«>•  :  A'»7/"  »  <W^>  :  >xf\'\V-  :•■ 

\ii   I         '  «niV  •  llfl»r::^  >  X<^'>  =  h""  =  rt/*/-  ••  •»«"•»•  •  //»'>''//"|: ;  AhfM-rtft;'-  >  riii;A"  • 
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h-  :  t\^y:'"/.\h  :  hh-V  :••  «I^.IJ.AX  =  '>7/"  =  IDifc"  ••  VT  =  ■l'l\'ll  :  iKh  '  hi 
II  :  A.»l'>h  :  .f.-A<»  :  >l/|//"  :  MlJ-Jl'.  :  <l»ft-^  :  Allll  :  rt»<<.J?.''{.^.  :  <«./..in»-  :  'VP  « 
'  *«»Ml.A"  :  A'>7/"  :  ,T!iy«»-  :  >•»/"  :  t\",M"  :  ll/it':  :  ^.^.l.^lml  :  lAV  :  h'/»  : 
•  Hli:  :  iU-  :  W-lCO"-  :  /\hl\ahV  :  '•'ltf,'\'  :  «»^V4'X.'/'/.  :  «»-(tJ?  :  n>iO'|-  «  * «» 
.f.ll.AJl  :  •>•;./"  :  t\h'H'  •  y"'>l'  :  V>rr  '  hH-  :  tlil'  :  «»XA^.h-  :  'Vll  :  h 
'/"Ah    :    rt"7,e.    ::       «»>,ll.A"  :  A'>'J./"  :  h(f"  :    '1-d.^'y:  :    >?■/"  :  ,('.'l'«i„"/rli  »  7XP  : 

10.  anm-ti  1  M  —  D-iti^   I  .\.  —  11.  ^»»"X  1  |{ n>.rt.  ■]  ■>■/•/••  ■  .\.  •nXrt.  ■  I!  —  .ItiA^n.  1 

IJ  —  wM  i]  >,•/  I  H        hft^-f  i]  o  H. 

.\ll,  1.  «iji>  i]  t>  H  —  >iin.  i]  ",»i>  1  H  —  br'i-  ']  )<■  ■  A  —  ha»-t- 1  H  —  l\M:-l-(»t\:i-  ■]  A>.r: 
fifccn.'-  ■  .\.  A>,fi<:ft.-I:r:;^  •  •VT-/"  ■  H  —  .^jc^TiP  1  H  —  iny.-,  ■]  ai,e.ti-v  ■  H  —  mh.Vnt-  ■  n* 
Jt"*U-  ■  >.»l-l'  ■]  «»>,An  ■  JIIIA"  I  nfl.e;  ■  «n-V.lV^tl»-  '  (1.  n4'.e.-"*U-  ■)  H.  —  2.  >.-!rH  I  >..l>'»tl  ■]  <n>,, 
>i>   1    H  —  .e;A(n  1]  'i7"/h  ■   H  —  >,»l-.e.   ■]   MlV  I  -V/h.A.  ■    H   ~  (e.<!-;h)i-  ■  B.  —  .'{.   >,on  ■  IIIC.  1] 

l,\.\,  o  AB  —  •n-reo'^  ■  -V  —  nncr«""  ■  Ahnrv  ■]  ir/cn".-  ■  Aini<c  ■  >.ni;>  ■  H  —  «>•>,?  i  A.    - 

.■).  >,<ro  1]  >,«m  I  H  —  if.'»fflV.  1]  mH({.V'n'/.  ■   H  —  ■inco»-  ■]  'inuroo^  ■  H  —  flJ>.,h'V»  ■]  «d^VWA  >  B. 


in 


Jcmeuro.  '"  l']n  efTet,  ils  sont  tcs  serviteurs  ct  ton  peuplc  que  tu  as  rachet^s 
11     par  ta  puissance  et  par  ta  niaiu  forte.  "  Loin  de  toi  (dc  les  perdre),  o  Sei- 

gneur!  Que  tes  oreilles  ecoutent  la  priere  de  ton  serviteur  et  la  priere  de  tcs 

serviteurs  qui  veulent  craindre  ton  noni!  Secours  ton  serviteur  ct  envoie-lui 

ta  clemence  devant  cc  roi.  Pour  moi,  jetais  un  cunuque  pour  le  roi  et  je  lui 

versais  k  boire. 
XII,  1        Xll,  '  II  iirriva  qu'au  mois  de  N6san,  la  vingtiemc  annee  duregne  de  'Arla- 

sasta,  lc  viii  se  trouvant  devant  lui,  je  pris  le.  vin  et  le  servis  au  roi,  sans  etrc 
•2     maltraite  devant  lui.  "Le  roi  me  dit  :  Pourquoi  aujourd'lmi  ton  visage  est-il 

tristc?  Tu  n'es  pas  bien  dispose,  parcc  que  le  mal  est  dans  ton  cccur.  ,reus 
:t     extremement  peur  et  je  dis  au  roi  :  ^"  Vive  le  roi  a  jamais!  Comment  mon  vi- 

sage  ne  serait-il  pas  triste,  puisque  la  ville,  demeure  du  tombeau  de  mes  peres, 
>  a  ete  dctruite  et  que  ses  portcs  ont  6te  brulees  par  le  feu?  '  Lc  roi  me  dit  : 
5     Pourquoi  toi-m^me  poses-tu  cettc  (question)?  ■'.lepriai  le  Dieu  du  ciel  et  ji^  dis 

au  roi  :  Si  tu  veux,  6  roi,  que  mon  visage  devienne  joyeux  devant  toi,  cnvoic- 

moi  au  pavs  dc  Yclioudft,  villc  dn  tombcau  dc  ines  pcros,  ot  jo  (la)  robiUirai. 


[49j  TROlSIEiME    Ll\  REj  DE    EZRA,  XH,   6-12.  689 

^ltAJr  :  'JT-/*'  :  fll-^^/^-^Jr  :  Ki-['  :  ■\'','ttC  :  mOlh  »  hfth  ■  '^hH.  :  Mh  '  ^ 
'IhOTfT  :  fl)"7hH.  :  -^M:  :••  flJi-**."/*"»!*!-  :  n+J?;»»  =  77"/*'  '  (DtDO-tt^]?*  '•  6^ 
"%  :  flJA^flJJ:  :••  *fl»>in.A°  :  A"}?-/»'  :  ?iOTrt  :  ^^+JEl-  '  11- f^  '  Iftti.  ■  «Wj^/hV 
1-  :  Hhfllrt.^  :  -^n  :  OTA?,h-/-  :  '^rt^^.-f'  :  +hH.  :  h«n>  :  f-tt^Ax-X  '•  hO^lY'  '  h 
fth  :  -nrh.^:  :  J&U-^  •:  *  lDaDK;hii.  '  '1»  '■  hfl^'  '■  0.^tty  =  0}\A  ■•  +1»"-V-  ••  A-» 
/»'  :  hOT  :  eUnSi  :  d0(D  :  tttt  :  htnVC  ■  h^^T^t  :  (Dh^^h-i-  ■  VlC.X  ■  (D^(D-h 
'|.-3r    :    n.-l-   :    >,nfl>-?i   :    ^lV   "•   (D^DlHVi,   :    >?•/»'    :   Vf-A-  :    tthf.  :    h^ll.^-nrh.C  :    tt' 


Ch->  ::  *  flJrhCh-  :  -Vn  :  Oo^hM' 
-}?./*'  :  fll<{.Vfl>  :   "^T-/*'  '   mA.f 

'HAT  !  ^ic^ve  :  fljrn-n^  :  i-nc 


I" 


16F''l-  '•  '/"hH. !  fl)oDmfl>*hJP<"»' :  «nj^^ThV-^  ' 

OTA^h  :  :^^A  :    flJh-P^AiT   ••:   *  fl»rt9"'J  :  rtS' 
>lT"r'R  ••   (Dh,fh(D\ltl^  :  hhoo   :   ao^'h  '■    -nh 

A.  •  n^A-ttC  :  iptp  =  A^**  :  hhih.^  ■■■  *fl»n;4r"hh- :  h,?<'fiA.r  ■■  fljvnch-  •   i' 

Ue   ■•   lA^A-rt   ■•   '«"PdA   ■■■■  *  flJ?,J'"-W  :  Ifth-  :  nA.A.-l-  :  M  '■  (Dfi^Oh   :   'hfitnt  :    «A      ri 
(D.   :    irftA.f   :    flJA,>7Ch-  :    AA-nJ,    :    Hfl»Rf    :  ^•IH.^-nrh.C   :   fl>-fl'f-    '■    fi^-tt?   :    Hh 

U.  (Diir^^X  ■■  "h-i1-  ■■  +>11C  0  flJ^tUAV.  ■■  6'1'(1+  !  >.Vt  ■■  1-1-ttC  1  B  —  "?>iH.>-  >  B  —  afl^tS."t^ 
II-  i]  o  B  —  %.?,-«'l  !  AB.  —  7.  >,<n>n  0  fl».<»"n  1  B  —  -in  '"]  oB  —  y-UK^X  '  B.  —  8.  fl>o»» 
/hA  0  mx/hrf.  :  B  —  A,t  0  o  B  —  '^.•i-n. :  B  —  oeg. '  •^y"v  :  A.  "inj^  >  ^-r^v  >  B  —  fiax  >  A  — 

(IH    :]   flJrlH    I   B   —  fl>h<;^t    :]    >.V*«   >    A,    fllft>i<:*t   :    B   —    n-f.Tl^    :    A.    —    9.    <n.'\>,Yl^-  I    AB  — 
tHH.   :]  «LA?  :    triH.    :   A    —   fl>i>}P  i    B   —  onAhYl    •   ^fie^    :]    <n./»>,Tit   :   iViJ.HJI:    :   B.    —  10.   A-? 

•iiArti, :  B  —  hcvH  >]  hihex  ■■  A,  >.if>.  i  B  —  n-nc.  >  hvivl  >  t-m  >  hTf^e  >  A,  tii<:  >  >.t 
>.  >  B  —  flJ)..Vfl>-H<»>'  >  B.  —  11.  fl)n»-/h  >  B.  —  12.  %^n-  •■  B  —  >..efl»-  >  A  —  "V^SfH  I  B  —  u 

A-  :  B  —  flJ^AO  :  ■Vn.P  :]  fl».A-|lf  :  B  —  >.VnO   :]  U   nVn.f  i  B. 


*  Le  roi  me  dit,  ainsi  que  la  reine  qui  etait  assise  a  ses  cotes  :  Quand  donc      « 
retourueras-tu  et  quand  reviendras-tu?  Je  me  rejouis  devant  le  roi  et  je  lui 
fixai  une  epoque;  il  menvoya.  'Je  dis  au  roi  :  Si  tu  veux,  6  roi,  donne-moi      ' 
des  lettres  que  je  porterai  aux  princes  de  (ceux  qui  sont)  au  dela  du  fleuve, 
afin  quils  me  fassent  parvenir  eux~m^mes  au  pays  de  Yehouda;  '  ainsi  qu'une      8 
lettre  pour  'AsElf,  gardien  du  verger  du  roi,  afiu  qu'ii  rae  donne  du  bois  avec 
lequel  je  couvrirai  les  portes,  les  murailles  de  la  viile  et  la  maison  (oii)  jen- 
trerai  moi-meme.  Le  roi  me  donna  tout  par  la  faveur  benie  du   Seigneur. 
■' J'allai  vers  les  princes  de  (ceux  qui  etaient)  au  dela  du  fleuve  et  je  leur  remis      '■> 
les  lettres  du  roi.  Le  roi  avait  envoye  avec  moi  un  officier  de  larmee  et 
des  cavaliers.    '"Sanabel&fAronawi,    Tobya,   le    serviteur    'Amonawi  appri-    i" 
rent  (cela) ;  il  ne  leur  fut  pas  agreable  que  soit  venu  un  homme  pour  faire 
le  bien  aux  enfants  dlsrael.  "  J'arrivai  a  Jerusalem  et  j'y  demeurai  pendaut     ii 
trois  jours.  '-  Alors  je  me  levai  la  nuit,  moi-meme  ;  peu  d'hommes  se  trouvaient     12 
avei'  moi.  Je  n'exposai  a  personne  (le  projet)  que  le  Seigneur  avait  mis  dans 

PATR.    OR.   —  T.   XIIl.   —   F.   h.  'l"> 


IJ 


•  iiiO  TUOISIKMK  (IJVHKj  DE    KZHA,  XII,  1.1-17.  |50J 

"»  '  >iH]i: :  f{ht\/.h./\  ■  «»hAn  •  -^iiA'  I  KiM  •  H>.>nA  •  ri/iX.'j'>  >  aai'  « 

*<wiJiV>»h-      llhJ-l-X  !  -^Ji./i.A  •  IIA.A.-1'  :  i;«»'>lA  i  "7(*A'-I'  ••  '*}t  '  'i'H  >  IMIA 

/J  :  aHfilfi  ■■  h'>'l'X-  i  IIWI  ■■  y.\\6in.  ■  dy.Uf  ::  «M.r^l-  :  T/''  :  h<'.'|.;l-  :  tih.V 
'•      <.OA.l»"  :  >i'>|-  :  >rt|:  :  (UnH.litl-  :   ""im  :  /l'>'/'X-  :    Uhm-UV'  '  tthfll-  "   *  <»«<.A 

Mh  :  >!'>•/•  !  /»'>+X  '  «I..V  :  Wl  !  n.lx/.  •■  'i'}/"  :  <M:^"I>.VV  «  >.'>/•  :  '^/1  «  hl^-A 
'•  'l".  >.'>n^i'  :  »>,A.'>'>  «  *C«>iy"ll  '  IM."/-  :  >.'>•/•  :  '»'/''  »  ^l.A"!  >  A.A./-  i  «W. 
"'      i:t)-  •■    hil'  ■■  h/.V'l'  :  W    :  hflh  ■■  tt^iM}'   •■  h'i'\'y^  :   'liA  «  *  <»An  «  -/v/of'|>ll-    « 

>..C:>.4'.1'.   :    rtfl>.  ::    *»//"'}'7-n'|-l'.  :    /..y>.//»<.l'.    :    >.'>ll  :   >.'lfU:  :    h'l   '   Wh.YU.W 

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OV-   :    hV^X.'/  :    n>.<Vl-  ::     iO-    '     iiViK  :    hM'.'/  :    A>..f <.<^A.'/'    '    h*/"    '    /..'>h- 


i;{.  <oa»t>>)i-  >  I)         (l>,V+X  i]  m>V7A  1  H  —  ')<h.h.A  ■   (0  A   —  nA.A.1-   ■]  o   \i  —   HWVVA   •] 
(i>u»VJA   ■   H  —    /X  ■]  o    li  IIIIAA    >]   (/>il|l    ■   7X   >   IIAA  >   A  .(*.1l*«».  ■  A  —  ft^Jtfi.  I  A  —  M. 

4-1:'/  '  H  —  W1-  ■  iiVi»'/.-  ■  H       (Diiv.tili'  ■  H   -  ii>i(M()/.  ■]  «»>i(o-'v»'. .  H.  -    l/i.  <o/.aa-  ■  H  - 
h-v*»  I  AH    -  ii,li<:  .]  r"}'-i:i-i-  ■  H  —  Ki  ■  >i-vi-  ■  H  —  ii),t'vv  .  H.  —  15.  oc.-i-  ■]  «''t:»!-  ■ 

A,  ■VCT-  I  B  —  OCh  ■]  (/    (i>-ft/-  ■  '•i/.f^-  ■  B  —  A.A,1.  ■   H   —  •V<','i:t   I  A  >./.'i:(-  ■   70   ■]  .RIH-H  > 

H  —  >,ftti  >]  (n>,n)i  ■  H      •fc'\  .]  :i;'hi:>  •  B.  —  l(i.  Kfl^>\f-'/.  •  H  —  <Doi>",.i-ri-7-'/.  ■]  <n'"/fl+-nl-v.  ■ 

A,  on-V-^ill-  ■  H  —  (0«o'V'^'n1'/.  ■]  a  Wll  ■  >,W.(O.K  .  H  —  (0>,.^>,<ii><.  .  H  -  >,VH  ■  ^i^-nr.  ■]  H 
>il-nc  I  H  -  ath,t\\v.u:V:  .  H  -^  (da>iuV1-  .  B  —  (DA>,njKt-  >  A,  (D",n,»'.-Po'»-  ■  H  —  (OAO-^-nl-  >] 
O  B  —   <oA>,A   ■]  <o>,,>,A   ■   B  —  >,A  ■]  o  A  —  ;6711<.  .  B  —  -/•n<',    •']  0  B  —  <o->,-r  .  ^'^.^:  ■    H 

—  >,.V7r.vi-  ■]  o  15.  —  17.  >,n.A-<»»-  >]  <D>,n.A"<«»- .  B  —  ih-ir"/  •  B  —  mmiao  ,]  ntioo  ,  u  - 

h^D-VB  ■   H. 


mon  cceur,  (ni)    cc  que  je  ferais  pour  Israrl.  II  n'y  avait  pas  aupres  de  moi 

13     ile  bcte,  sauf  cclle  sur  laquelle  jetais  monte  moi-meme.  '''Je  sortis  la  nuit 

par  la  porte  de  Golieel,  qui  est  en   face  de  la  fontaine  du   figuior  cl  vers 

la  porte  oii  les  iiommes  versent  (ics  ordures).  .J'allai  Je  long  des  murailles  de 

Jcrusalem  qu'on  avait  detruites',  et  je  parvins  aux  portes  qu'on  avait  brOlcics 

r,     par  Ic  feu.  'Me  traversai  la  porte  de  Hen^  pres  de  retang  du  roi  ct  je  ne 

1,^     tronvai  point  d'endroit  par  ou  faire  passer  la.  bete  que  je  montais.  ''*  Alors  je 

montai  Ic  long  du  tleuve  pendant  la  nuit  et  j'allai  par  les  muraillcs  laterales, 

Ki    jusqu'a  ce  que  je  parvienne  a  la  portc  de  la  vallee.  "'Lorsquc  jo  revins,  per- 

sonne  ne  me  vit.  Lcs  gardes  ne  surent  pas  que  je  faisais  (cela).  Je  navais 

rien  dit  aux  Juifs,  ni  aux  pretres,  (ni)  aux  grands,  (ni)  aux  gardes,  (ni)  aux 

autres  (gens)  qui  faisaient  roeuvrage ;  jusqu'a  ce  jour  je  ne  leur  avais  (rien) 

i:     dit.  "Ensuite  je  leur  dis  :  Voici  :  voyez  raffliction  oii  nous  nous  trouvons ; 

(voyez)  comment  Jerusalem  a  ete  d^truite  et  commcnt  on  a  brille  ses  portes 

par  le  feu.  Venoz,  rebatissons  les  murailles  de  Jorusalcm,  afiii  de  no  pas  (^tre 


[51]  TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  XII,  18-20  —  XIII,  1-3.  691 

■}  :  tmii^^i  ::  ^fflVIChJPo»-  :  n\\av  :  dft^h-i-i.  ■■  h^O-  :  AhlH.^-flrh.C  :   {\'C\\      1« 
■|-   :   Oi^M,  :    J-h/*'   :  H^n,Ai  ••   fl»hn,A-<n>-  :  -hJ/^-h.  :   ^/h^X"  ■■   (0?,'}pa^  :  }i 
f^VAfao-  :  Ai*'S\ft  K  ^fflrti'"^-  !  rtV-flAT  ••  ^it^S-^R  ••  fflrn^^  :  i-flC  •■  KT"?'^  =  tD%     1 1 

i*>y"  ••  o/.n-e  •■  ©rtrh*  ■  A(iA.>  >  fl»^A'iv/W'4.v  =  fl>^.n.A-v  =  r^j^v-  ■  m-u  :  >t 

C  !  H'l!-7'n<-  !  K^J-lvn»-  :  H^.?«HH  :  Tr-b/^'  ••  OV-  :  hl^ao-  i  -fOAfll.  ••  'il-i*'  ■■ 

*  fl»i7Ch?»«n-  :  .'«•Ae  :  flI?in.A"tfn-  :    M>"Ah  :   A*^?.  :   ^d!^M  •   flJ^AV  :   ^l"/nC       ^ ' 
•f:ii-  :   H-V"/?i  :   flJVrh^iX-  :    A-"!:  :   mh"i'\'00'i\  :   hAnJTro-  :  JrjrA  :   fl>Kfr'l'  :  fl» 
Hh/.  :  n^.f<.^A.'/'  :■ 

(Olirh  :  h.A.frn  :  JlO-J  :  0{\.¥'  ■  (Oix'>'P.O''/,  '■  JlU*?^'  :  fllr/iW-  :  M+X  :    XIII     I 
A.4-AT*  s  fl)?,0»'}'(:  :  m<f.C'P  :  fllO+tf»-  :  •^;^-/."/  :  ?,f|h  :  Ti<«..P.  :  jr'?l'Th  :   fl>+ 
.P.fr   :   ?ifth   :   'TVii.^  :   rhVV^bA  :=   *flimnirtf»'  :   rhW-  :  AnK  :   A,^<{ll  :   fl^flT        " 
nU'0»-   !  ft«fe+    :   HnVhC  :   flJAft    :  hn.C  •■■      fl»Ai'>+X  :  h.\l'Uh.V.'i  :   rhV«.  :  ft*        3 

18.  <:jc:>«i  '  B  —  fli*A->.  :  B  —  fl>>,n.A"<in-  :]  to,e.n,/\%  >  B  —  'hJf^Vao-  :  A.  —  M.  m{ir"H  •■  B 

—  ftV-flT  I  B  —  ^CiV  ■■  A,  hC.fV.  ■■  R  —  7-n/.  !  JiT-V  :  B  —  llWflD  :  h^^n^e  :  B  —  m(\M:  •■  '\ll 
M  :]  a>(\A>l  :  B  —  IO>,ntW>'K.>  :]  «'•*>%-  :  >«.>  :  B  -  nr>7C  :  B  —  OV-  =  hV^-O»-  :  tOAfll.  = 
■V7.I»»  ■]  O  B.  —  20.   -V^-»"/?!  :]  -VX-^iV    :   B  —  fllVJi-V»  :]  -V^h-VW  '  B  —  flJ>,-V*0».rt  :]  >,-V^-00-fl  :  B. 

XIII,  1.  °/n..R  :  B  —  ■W+X  :  A  —  Kc.i\in.'t;  :  B  —  m^CV  :]  win-iV  :  A,  «l».en}P  !  B  —  m 
>,+oD-   :  B  —  •r;itV  :]  fl  >,A  1  TVA.S.V  :   H  —  'TVA.e  '  9"M-  ']  TVi.S.llo'»-  :  A'/"^-  '  B  —  ?">, 

^  :]  X  I  A  —  m-t-Rih  ']  •r-.efr  '  B  —  >,Ari  •]  flj^nti  i  B.  —  2.  mmp\raif  :]  9"t\f\  •  B  —  /hvx.  <]  o 

AB  —  n-n>.  :  >«.^<5f  :]  A-tlh  •  .P.+  :  >i..P<5l>  :  A,  rtMlh  :  .e**  :  KfliP  >  B  —  flimnO'»'»-  :]  <oy"rt 
A  :  B  —  .^4;+  i  H-n»lC  :]  .e.<t-  >  linilC  >  A,  .P.'l:+  :  IIIHlC  :  B  —  h-m  :  B.  —  3.  fl»>,'V+6  :  A  — 
>..>lt>b<!.V  :  B  —  .e+  :  A  —  fllACI*  ']  T'i:<.1'  '  H  —  fllO+o»-  ']  fl>rt»<C<.  •■  B  —  -Y^ri-t/h  •  B  — 
«roOO-tV  :  A.  "WB-tV   :   B  —  fl>onVn°/tV  :]  il  ?"ftA.iroo-  :   B. 


negligents.  '*  Je  leur  exposai  comment  la  main  benie  du  Seigneur  m'avait  aide ;     18 
(je  leur  rapportai)  aussi  les  paroles  que  le  roi  m'avait  dites  et  je  leur  dis  : 
Levez-vous;  rebatissons  (les  murailles).  Ils  affermirent  leurs  mains  pour  le 
bieu.  ''Sanabelat  'Aronawi,  Tobya,  lc  serviteur  'Amonc\v\'i  et  Gescham  'Ara-     m 
b&wi  apprirent  (cela);  ils  rirent  de  nous  et  nous  meprisereut;  ils  nous  dirent  : 
Ouest-ce  ([ue  cette  affaire  que  vous  faites  vous-memcs,  (mais)  que  le  roi  n'a 
pas  ordonnee?  Est-ce  que  vous-memes  vous  etes  revoltes  contre  le  roi?  ■"Je     20 
leur  rapportai  ma  parole  et  je  leur  dis  :  Le  Dieu  du  ciel  nous  aidera;  nous 
(sommes)  ses  serviteurs.  Levons-nous;  nous  (allons)  rebatir  pour  lui;  mais 
vous  n'aurez  pas  de  pari,  de  droit  et  de  souvenir  a  Jerusalem. 

XIII,  '  'Elesouba,  le  grand  pretre,  se  leva  avec  ses  freres,  les  pretres:  ils  xiii,  1 
batirent  la  porte  de  piwupcitege  [du  troupeau] ;  ils  la  couvrirent  eux-memes  et 
ils   fixerent  ses  battants  jusqu'^  la  tour  de  ceijt  coudees;  ils  consacrerent 
jusqu'a  la  tour  de  Hanana'el.  "  A  (lun)  de  leurs  cotes  b&tirent  les  hommes  de      2 
lyariko;  a  Fautre  cote  d'eux  (batirent)  les  enfants  de  Zabekour,  fils  de  'Amir. 
'Les  enfants  de  'Asenha  batirent  la  porte  des  '^ketfirdn  [des  poissonsj;  ils  la      » 


mi  TliOISIKMi;    LIVUK)  DK    K/HA,  \lll,  'i-ii.  [52] 

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*ai(\wn'oo.  i  ^,-^11-  :  "'/.ATP  i  /ii/.v'/;  ■•  utyvi  '■  "ic:','!'. :  ft'nh  ■■  mhi  •■  w 
aoM.  •■  uiMh{\.h  ■■  uii.AvV  •■  uihi\.i:  •■  ai'i,uui'i:  •■•.  uiwnwyav  ■.  h-w-  •■  0'\\-h. 
A  s  (OA^.  ••  .ud-ii^y  •■  uif,.^.djr  ::  unvmrao-  -.  h-w-  •■  hh  •■  iWiy  •■  «'a^.  : 
p-o+r  ■■  a)h'ttK^ii^9'  •■  ■m  ■■  hA'<.fn\,'r  ■■  hfih  •■  h/.V'V  •■  «/"fi-v-n  ••■  '  atnmr 

a*>'  i  h"l\V  ■■  <i.«{„J&A  :  ail\y.  :  /|,.C:  ••  tm^htX  >  tm'ii.'^  '■  00*'^,  :  tih,V^'flM"  ■■ 

4.  «DSiii  .]  >,  VII-  .  A,  fl»>.:VH-  i  H  —  ipwao'  .]  ()  15  —  "V.^j.i"^  ■]  >iy*>  i  i-l^f  >  B  —  O^f.f  •] 
h.i:y  >  l>  —  iMih,A  ■]  (Dii.-11/i.A  1  A  —  mmftirao-  .  >,ni  .  •^i.Mr'  >  ...  }u-n)t,A  .]  o  B  —  mmmr 
ao.  i]  (Dy"firt.u'o«»-  •  B  —  >.->ii  i]  >i;vii'  1  A,  "  B  —  (\y,:i-  >  \i.  —  ■>■  tDmPVao.  .]  mr't\/\.ii' 
uo.  ,  li  ~  >,;!«.  ,  AB  —  ■u-f-ih.i  i  B  —  Kf9"/,-h.  ■]  <n>,.riih-  i  li  —  «■"\>,vi-i:ir<in-  i]  f:>,^ 
«lo.  I  JJ  —  ^i.ira».  I  B  —  h-vfit^*!**»"»-  ■]  o  B.  —  6.  >,:ii^  i  AB  —  Mft  ■]  fiO->i  i  B  —  <{.«.*  ■  B 

—  n.Jt.P  ■  B  —  T^O.-tV  ■  B  —  maoft\"if/  .]  o  A  —  0'J'ii»-  ■]  >,*<»■>•  ■  A.  h+iii»-  i  B.  —  7.  >,;'. 
!!•  ■  A  —  n.rt.>i  1,  A/hl-  ■,  >,(!.(;  ',  V/hfl>-«:  ■  />ebr.  —  7.  B  omet  toiil  le  versiet.  —  8.  mm^ 
oo.  ,   S.  —  >,;iH   I  A  —  mmWao.  ,...  rD>4.<.<.?°  i]  o  B  —  X.*.^.?"  i  hebr.  —  mm^xFao.  ,  >,-) 

M-  1  (2°)]  flimnin».  I  ),->H'  I  A,  fli^,)!!-  ■  'y"nA.iro«>.  ■  B  —  f->,+?"  ■  B  —  m^-nfs^hv  ■  B  —  -jn  ■] 
o  B  —  onco-n  ■  B.  —  !t.  mm\\\roo.  .]  m^-r^vi  .  B  —  <nA.p.  ■  /h-r.  ■]  o  B  —  Jifl»-^  ■  A,  >..e.-.i' 
"iv  I  B. 


couvrirent  eux-memes;  ils  fixerent  ses  battants  et  ils  poserent  ses  serrures  cl 

'i     ses  verrous.  'Mii-iimot,  lils  dc   Ouryft,  flls  de  Qos,  commen^a  (a  batir);  a  cote 

d'eux  Mi'sclam,   fils  de  Beiakya,  lils  de  Mcsi,   et   Zi-bel     coinmencerent  (a 

5     batir);  k  cote  d'eux  Sadoq  fils  de  Baliana,  commenya  (a  biUir).  '  A  c6tc  d'eux 

les  hommes   de    Teqolia  coiamencerent  (a  batir);  mais   les  'adrohem,    leurs 

princes,  ne  baisserent  pas  (leur  cou)  pour  le  service  du  Seigneur  [=  de  leurs 

(i    femraes  (sic)].  *A  cote  d'eux  ceux  de  Yos&e,  fds  de  Ft\st3qa,  et  Mc^soillam,  fils 

de  Bedouyft,  commencerent  (a  b^tir)  la  porte  de  Yesna  [vieille] ;  eux-m^raes, 

ils  la  couvrirent;  ils  poserent  ses  serrures  et  ses  verrous  et  ils  fixerent  ses 

7  battants.  '  A  cote  d'eux  Meletyft  Gab^onawi  et  Yfidoun  MArona-\vi,  Iiomincs  dc 
GabA'on  et  de  Matsefa,  siege  du  fahat  de  ceux  qui  etaienl  au  dela  du  lleuve, 

8  comraencerent  (a  batir).  *A  cote  d'eux  'Ouzoucl,  fils  de  llartl-hya,  ct  les  l.wit- 
roufem  [les  orfevres],  coraraencerent  (k  b^tir).  A  cdte  d'eux  ceux  de  IlanAnyA, 
fils  de  Yo'aqem,  coraraenc^rent  (k  batir);  ils  proIongt;rent  .Iiirusalem  jusqn';\ 

'•    larauraillede  la  place.  °  Acote  d'eux  Ri\ft\vel,  fils  de  Hour,  prince  d'un  quartier 


[53]  TROISIEME  (LIVRE)  DE   'EZRA,  XIII,  10-16.  693 

*fl»mnU''n»-  :  h-W  :  ^*i',h.  :  ©AA  ■  h.CP:*'  ■  a^Trl/i  ■  hlf^d  ■•  (1.+  «  fflh?"  lo 
^:'^d.iroo-  .  ;.j-T,H'  :  rhrnft  !  tDA^  ■  hflil^rh.?"  ■"  ^m/i^qaD  .-  J^-^n-  :  '^Ah^  :  11 
fliA^.  •■  h./.r  ■•  rn^^-n  =  flJA^  :  d.fhl'  ■■  Th-tt  ■  hh\\  •  '^'Si.f.  ■  9*<J.?"  « 

fl»?«9"'Vn.irtf»-    :   AiTlH    :   «^A-?"    :    fl^A^.  :   h.AjP  =    <wAW1  :  «d^^.<(.  r  QiD-f^   :  A       2 
A.P<.OA,J»"  :  (0-h\''/.  ■■  (Ohd^lllUi.  :■      (Dhi*?,  ■  Hq:T'/"  :  toA  :  h-\W  •■  j^.i^h^i^.  ■■      1! 
iM-i   •■  mhh  ■•  J?.Vn<-  :  HV'>  :  fl>?iO"-'M.-  :  iMfC'?  :   flJO+m»  :   •«,":'"/:'/  :  (Daoof^. 
■t:'/  :  (Daoi;tl1'i:'/  ■■  (DOipCP  :  {'"h-l-  :  l\hao'>  :  ^.h/;  :  ^<i<|:>  :  htlU  :  K^+J^  : 
{'"In^JflJ  :   rhtf».^'  ::      flJ?»9"fl>->l'|:  :   K^+X"  :    ^-VH  :  5>"Ah^  :    flJAft  :  ^J.ll.-n  :  oo      i. 
A^h  :  Ofl>-.^'  :  Hn.-|-  :  rh<{';"  :  (D-hUi.  :  flJ^^^xeU-^  :   fl'?.**^.  :   m^f.CP  :  flJO* 
ao.  :  'tr-^-t:'/  ■'  (OaoOf,.±'/  :  flKwVm-I.-V  :=  ^flJK/.^-^  =  iPT'^,*'^  :  V+d  :  H7V     i^ 
-f-  :  ^T-/»'  :   ht\\\  ■■  ao-ilt^  :  «dOCT  :   H^flJCei'  :   hrOl/.  •   HV.I'  ••■      flJJiJJ^je^^V^      l.l 

10.  mmoiftio'  i]  flJ>i5'"->ll.if<w  I  B  —  fit^  1  B  —  h.c.V"i-  1  B  —  h-V«4  :]  >,-V-S<:  :  A  —  w>. 
j'".e'i<{.i»"o»-  ■]  tir^-^n.irao- ,  b  —  ,ii«nfi  >]  >,m-^  ■  B  —  >inni*h,9"  i  B.  —  11.  <d£?<i»  j  B  —  >,i 

II  1  A,  >,VI»  1  B  —  aoAXif  !  B  —  <n>,ft-(|  1  B  —  i^->  1  i»>,-r)  :]  <f./f>?"  ■  fflTMI  ■  A,  «J.-VO  ■ 
«D-Ph-n  1  B  ~  'i-p./.r'  >  B,  hi:l>r.  —  12.  <D>,?">n.i>  ■  B  —  KiH  ■]  <n>,li  ■  B  —  fiA-y"  ■  B  —  0 
^©•■S  i]  hRf^f  ■  B  —  <o<i^>,-r:i  1  B  —  mtili-^-tu-i.  ■]  mhVA^.u-i.  •■  B.  —  13.  <d>,v+JI  ■]  >,Tr+ 
>i  1  B  —  *<»  1  A  —  >,-»H-  I  je/h-VJ^.  i]  o  B  —  .RlTrji.  !  A  —  /hV-Tr  ■]  <n^v--v  ■  B  —  nVV  ■  B  — 

<D>,"|»oo-  1  B  —  <DT^B-tV  '  B  —  ^DfliwCt  •  i'"^,^  ■]  <d;i;V  I  B  —  J.Tr+X  ■  ^"Tl^V^D  !  ,ha«/!:  :]  h 
•V+X  !  <n>VlA<D  I  Aao.e:  ■  A,  hT-t»  ■  n->n  :  .ftnO-  ■  fl.e<D^  ■  B.  —  14.  <D>,oi»  :  <d->,-J:  1  B  —  >,->H  ! 
B  ~  iHn  ■  B  —  <n>A>,n  ■  >,<D^,^  :  A,  <n>A>,Vl  :  txV.e.-  <  B  —  lin.t  :  ^69°  ■]  lin,.-Ml^n  !  B  —  rtlAC 
'P    :]    JDrtlACP    :  B   —   <D>,4i<li>-    i    A,    <D>,+oo-  :  B  —    <DOi>0B-tV  ■    A,    <D<TVB-f:V    :    B.  —    15.    AB 

ometlent  la  prcmiere  partie  dii  verset.  —  <D'v<'.<i:^-  :  mr^v^ii'^-  ■  B  —  'i'H>  >  H7V1-  ■  'VT-/^'  ■] 
ll4ij^p  !  <DH4!<!i^  •■  t\-frr'  •■  B  —  oo-vcT  '  B.  —  16.  <D>,y.(^'V<tU"  ■]  a  tf-U  ■  B  —  iAi"%f  >  B  —  >,H 

tt-A\  ■  B  —  aoAMi  1]  <DanA>,1[l  B  —  oo-yi^.  1]  0  B  —  >,<D^,^  1  AB  —  Hn.(tC  '  B  —  Ip.ejao  <]  W^-  : 

•vn  ■  B  —  n.-^  :  :i.f'\v  !]n.;i"n?"  :  B. 

des  enyirons  de  .lerusalem,  commenga(a  b^ir).  '"A  cute  d'eux  Youdouhe,  fils     lo 
de  'Eremota,  commenga  (a  b^tir)  en  face  de  sa  maison.  Apres  eux  Hatos,  fils 
de   'Asbenht-m,   commenga  (a  bfttir).  "  De  nouveau  Melkya,   fils   de   'Er^m,     ii 
et   'Asftb,  lils  de  Fahat-Mo'ab,  commenc^rent  {k  batir)  jusqu'i  la   tour  des 
iidtourem   [des  fours].    '"Aupres    d'eux   Sftloum,  fils  de    'Elya,  prince  d'un    12 
quartier  des  environs  de  .Jerusalem,  commenQa  (a  bfttir),  lui  ainsi  que  ses  ser- 
vantes.  "Hanoun  et  ceux  qui  demeuraient  k  Zanftn  commencerent  ^  bfttir  la     13 
porte  du  chemin   de  la  vallee;  ils  la  batirent;   ils  fixerent  ses  battants  et 
poserent  ses  serrures  et  ses  verrous.  Cette  muraille  avait  mille  coudees  jus- 
qu'4  la  porte  ou  Ton  depose  les  cendres.  ''Depuis  cette  porte  Melkya,  fils     i'i 
de  Rekeb,  prince  du  quartier  de  Beta-Harim,  commenga  {k  bfttir),  lui  ainsi 
que  ses  freres  et  ses  enfants;  ils  la  couvrirent;  ils  fixerent  ses  battants  et 
poserent  ses  serrures  et  ses  verrous.  'Ml  (b^it)  la  muraille  (depuis)  les  pis-    15 
cines  de  la   fontaine  du  jardin  du  roi  jusqu'a  Tescalier  par  ou  Ton  descend 
de  la  ville  de  David.  '"  Ensuite  Nahamya,  fils  de  'Azftbouha,  prince  de  la  moitie     k; 


«►4  TltOISIKMK  (I.IMtl',    l)K    KZHA     Nlll     17-J,!.  ^541 

I»- '  h'*!»  '  iihry  >  rt»A*'.  >  hmVih  •  //"AMi  •  ""i^.^i'  •■  tun-y:  •■  mifti:  >  >,ft 

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IH      II-  >  /i-^H  :  Aj/J^ny  «  '/'>AM|  :  //•»'><«.•»•  :  ««»•>'.•  :  l/'/;;i.'\  :  «»»^,f.'y"7.ll-  ::    UnhV" 

}f:"id.lh  :  h-^ll-  :  h:^'/M»'""-  =  n."».  >  ri»Ay.  >  WiV.f.A"!  >  //"AMl  >  //n'><«.«l'  «  ««»• 

li»      .«*.-   :    l/</'A,A    ::       lH^^r.i^.-tiLll-    «    h''*//    »   MH:    «  «»A*'.  «  V-fld  >  //"A/ih  '   f»>M-  ' 

hr'^  «  y.ioi*- :  */«"r',"  >  «'•ft^f.r:/-  >  "7?.'ir>-l-  >  «'«"'JC'/.»- »  i/'/»'>'ia  >  *"i}\ii'i 

-M      -li  s:   '  <J»>,';"'^U.I*-  >  >i'W/  :  ll-<y)  :  «»Ay.  «  m^r:  ■■  «»//»rH'>  :  ^JT/"  »  A"'|:  >  ?i'^"'/  » 

-I  "iriitii:  >  ?»rtJi  >  ■'•"'V/-  >  iii'  :  ^.A.A'n  :  "/tt.y.  ■  Uin  ■■■■   o»?i'.'"'^n.i/-  »  h-vi/ « 

«W>^.f»l-  :  Uifi^y.  :   /i.<.jP  »   «»Ay.  :   'kX^  •    «»>'.'/«■>•  >  //«^TT  :   >i'>>"''r'V/'  :  ll./-  :  h, 
-•      M-a  »   >»All  :     W  :    •^A'/'  :   i\.l:   ■■      H»>.'>"'Vn.l>-  :    hW  '•    »ll/V->  '•    rtll^  »   M/.»l 

ji   c  a  *«»>,i»"^^ii.ii-  »  ^-^ii-  »  ■n'>.e';"  »  whfiivt. :  n+^.-'"»  »  ii.^''"»-  •.••  tDh'r)f:"id. 

17.  <i>>iy".t^.i^i>-  ■]  (n>,y"jfi.u-  1  H  —  ^thf  ■]  >.A  ■  •nft-r  ■  H  —  n'/.  ■  H  —  tf»>ii/".p."l<{.i^  ■  (2")] 
<o>>y">ii.u-  ■  14  —  >,>n  >]  >.-/M  ■  B  —  hMf  ■  ii  —  >iii>-.tv  ■  AIJ  —  11*'^'»  ■  A,  ii'/',!..'»  I  |{  — 
mHhJilf^.lht']  o  |{.  —  IS.  o  H  —  l!t.  in>.5'",^'>iil-  1]  (ii>,'/">ll.lh  ■  H  —  >,)ll-  ■  .\,  >,;',ll  1  H 
—  t-(\-6  •  H  —  <n»n.C  1  H  —  oDTy  ,]  affr  >  A,  anin-  1  H        ani\ti.c.i-  •]  "'/•><(.£  ■  H        "■/ 

>,1l>^  •]  aos-in  1   .\,   O  H  —   «««■'^CI.U'  •]  tDauhHi.U-  ■   A   —  <n»>,nrir/:  ■  A.  —  20.  a»>,JI"-HI.I^  "] 

>,y"->n.i>  ■  fl»,5'">ll.O'  ■  A  —  h-J>»-  ■  H  —  iin-C  ■]  Hll-  ■  H  —  maonyi  .  y,"l9"  ■  t\-U  ■]  ma»iu-f  •  i\- 
+  ■  .??>">  ■  H  —  "VMrV-J:  1  AB  —  H./:  ■  ll.ll"ll  ■  H.  —  21 .  >,;V1I  ■  H  —  IhC.f  .  H        WAjP.  .  •/;»  >] 

o  B  —  anm',-  ■  B  —  n.^/-  ■  >..rt.on  ']  iw'A.i^n  >  H.  —  22.  >,;',in  .  15  -  mmu:  ■  A,  hi\.Mc.  ■  1'.. 
Aeir.  —  ^.i.  h;iH-  ■  H  —  rn",n^ir/.  •  H  —  «n^y^.^-VAw-  ■]  m>,y"->ii.U'  ■  H  —  >,;>|^  ■  H  —  >,ii(:.s'  ■ 

]{  —  a»/\M  ■]  n.e.n.A  ■  H  —  +<.n  ■]  nj?a»rt  .  H. 


du  quartior  de  Beser,  comnieiiQa  (abAtir)  jusqu'a  la  fagadc  du  tombeau  di- 

1:     David,  jusqu'aux  piscines  qu'oa  avait  faites  et  jusqu'a  la  forteresse.  "  Ensuite 

les  levites  commencercnt  (a  batir)  :  Rehoum,  fils  de  BAni.  Ensuite  'AsAbyA, 

prince  de  la  moitie  du  quartier  de  Qe'ela  et  de  ses  environs,  commenga  (a 

18    batir).  '"  Ensuite  ses  freres  commencerent  (a  b;\tir)  :  Bedou,  fils   de  Hana- 

ni     deltA,  prince  de  la  moitie  du  quartier  de  Qe'ela.  '"  Ensuite   'Azour,  fils  de 

Yose"e,  prince  (du  quartier)  de  Masefa,  commenga  (a  bStir)  depuis  (rendroit) 

oii  Ton  commenga  a  doubler  la  dimension  de  Tangle  et    (depuis)  lescalier 

■20    qui  (est)  aupres  de  cet  angle.  '"Aupres  de  lui  Bourouk,  fils  de  Zabour,  com- 

raen?a  (a  batir):  (il  bfttit  sur)  une  dimension  double  depuis  cet  angle  jus(ju'a 

Lj     la  porte  de  la  maison  de    Elesab,  le  grand-pretre.  "'Aupres  de  lui  Maramot, 

fils  de   'Ourouyii,  fils  de  Qouts,  commenea  (a  bAtir);  (il  biUit  sur)  une  diiuen- 

sion  double  depuis  la  porte  de  la  maison  de    "ElesAb  jusqu'^  (rendroit)   oii 

22  finissait  sa  maison.  -"Aupres  de  lui  les  pretres,  hommes  de    Azeker,  coni- 

23  mencerent  (a  batir).  -^  Aupres  de  lui  Beny^m   et    'AsAbeni  commcnp(>rent  (b. 
batir)  devant  leur  maison.  Ensuite  'AzeryA,  fils  de  MasAsSl,  fiis  de  HauAnya, 


20 


2S 


30 


[55j  TUOISIKME  (LIVRE)  DE   'EZRA,  XIII,  24-30.  095 

II-  •  h-^n  •■  Jt-ncjp  •  fliAR  !  «w.^rt.A  ■  01 AR  ■  rhT7jp !  *<-n  •  n.-f-fl»-  :■■  *fl»?i9" 
•mu-  ■  K'^H  ■  nj:  ■  fl»A?.  ••  <h.'r^.e.-  •■  (oy.ia»-  -.  »dtt  =  ?i9"n.i-  ■  Mi:.v  •■  hfi\i  ■■ 

'^hlii^-  ■   (Dht\\\  •■   IX"  "       4.AA  ■   flJA.P.  !   frh.*P  ■   A^JX/.  :   '^?i'WT^-l|-  •  (D^n-li. 

f: :  H.efl»j\"?» :  hra.i:  •■  Aj-hz^  :  HAdA.e.  s  O0.e:-  •■  Hii^n  •■■  flj?i'/'-iin,w- :  ^-w : 

<{„R.y  :  fl'A?.  :  fc"r?ft  ::      (Ofl'tth  '■  *l'}'\r  '■  hh  '■  f.htt^-  '■  (O-ill'  '■  h^^  '•  hhh  '■ 

^g:aD  !  ^-H'}\  :  'ny.  '■  Xn^i^R  :  (nhr^  ■■  "T^d.y:  :  nhrhVh  ■•■  *fli?i9"Uf  :  h 

•TlH*  •■  fl-tth  '•  -f'Prh.1'"  :  fllOTfliV.  :  /[«ao-  :  >J«9ot  :  h9"?i'}J\/.  :  '^"id.R^  '■  nfOd.  '• 
hl\\\  :  h^.'i>\'  ■■  h«<„A  ::  *hr^6ti'  ■  h'i'1'^  '■  hV/.-tl  '■  (DhrO?  :  ?t'Vfr  :  UVW 
'1'  :  tf-rt-  :  -tthfL  '■  na  ■■  h^i^/.  :  ^OJh  :  n.-|.-  •'    '  (OhrV?  :  ?i-VH  :  «V^*  :  flJAft  : 

*h.<^f:  ■  hii^t'.  ■■  n,-i.' ::  (ohrii  ■  h^iu  ■  firy  ■■  fl»Aft  :  h.\i,'iy  ■■  o.*n. :  K^+ 

X"  :  Xn^lJ  ::  fllhJT-lin.ll-  :  K'VH  :  «hVJ.e  :  fflA^  :  in.ii.ry  '•  Ofli-i  >  flJAft  : 
rt.A.*h.  :  rhrt.rt.  :  (Dy^lao  :  otTS"  '•'  flJhJ^-UP  :  K'W  :  "XA-A'/'  :  fl»Aft  :  n.<:-h.^  -• 

24.  o>>i?"tn,o-  :  u>>,i>"ii  .]  A  —  ^•rs.er  <  B  —  «■■rtiv  >  B  —  >.ftn  ■  "V^iHV^-  =  A,  >,y"v  •.  Th 

IIV-J:  1  H  —  <n>,nil  :  7»  :]  >,nn  :  nll"|-  :  B.  —  2.").  iACi  >  B  —  fl>A.C  :]  O  A  —  fAtV  >]  th.fH'  > 
B  —  "V^iHV^  :  «B-V-VA.e-  :  H.efl)»>,  :  >,yft.-|:  :  A,  "7>,nV|-  :  "WA.e  :  lUI:  :  B  —Mf:  :  A,  'VBje:  >  B. 

—  26.  T-tio»-  )  B  —  h^A  >]  «TVAjC  ■  B  —  ^.e-o»  >]  ¥%««  >  A,  ?>^  >  H>ll  :  B  —  KttAi'^  > 

A,  «•O/hi;  :  B  —  •"i-^ti.R  >  B  —  n>,irh<j:>,  :]  o  B.  —  27.  afhr^vv  :]  o  A,  h>,9"mp  :  B  -  >,:i 

H-  :  B P*,h.-V   :  B  ~  Rlao  !  B  —  -hr^K-ilii  :]  >,>">  :  M^.  >  B  —  "V-V/CP.   >  B  —  Hfha  =  A, 

HfVn,  :  B  —   HPWl.   :]   tl   H>,?"Uf   :  A  —  MVi:  >  A,  "«CVV  B  :  —  hT-A  >  B.  —   28.    XiT-^ftA-   :]  A 

4'>.e  >  B  —  'w+x  :  B  —  >,;VH-  >  B  —  >,-v«<:  :]  o  B.  —  29.  >,:in  >  A  —  n.e„.*  >  B  —  w,."*c  >  B 

—  >,-v«<:  =]  h-y^.x.  >  A,  n.e.fl>rt  =  B  —  >,:in  .  (2°)  AB  —  n"y..e  >  B  —  «v+n.  >  B  —  >,-v+«  >  x-n/hi;  > 

B.  —  30.  fl»,?"on.o>  >  A  —  >,.-iH  >  A  —  fn.A."V..f  >  B  —  a)/hT'V  >  B  —  n.A.rh.  :  thA.H.  :]  n.rt.W,. 
.^fl^-fi  >  B  —  Atihd.  >  hebr.  —  00.^.,-  .]  fl^Tf  .  A,  onrtiy  :  B  —  >,:1H  >  B  —  "ifrl"?  >  B  —  -n^ 

tl..f  >  B  —  >,->«<:  :]  on;)n.  .  A. 


comraenga  (a  hk\\v)  pres  de  sa  maison.  ^'  Aupres  de  lui  B^ni,  fils  de  HenodAd,     24 
commenga  (a  batir);  (il  btltit)  sur  une  dimension  double  depuis  la  maison  de 
'Azarya  jusqu'aux  angles  et  jusqu'a  la  fagade.  "  (Ensuite)  FAlel,  fds  de  Yaliewa,     25 
(commen(^a  a  batir)  en  face  de  Tangle  et  de  la  tour  par  ou  Ton  sort  du  palais 
du  roi,  (du  cote  de)  la  haute  cour  de  la  garde.  Aupres  de  lui  Fedeha,  fds  de 
F^oros,  commenga  (k  batir).  -"  Les  ndtdnim  qui  demeuraient  a  'Ofel  (commen-     2« 
cerent  a  bMir)  jusqu'^  la  fagade  de  la  porte  orientale  des  eaux  et  depuis  la  tour 
exterieure.  -'  A  partir  de  la  les  hommes  de  Toqoh^m  commencerent  {k  bAtir);     27 
(ils  btitircnt)  sur  une  double  dimension  depuis  la  fagade   de  la  grande  tour 
jusqu'^  la  muraille  de  'Ofel.  '-*Au-dessus  de  la  porte  des  chevaux  et  k  par-     2s 
tir  de  la  les  pretres  coramencerent  (k  bAtir),  chacun  en  face  de  la  place  de  sa 
maison.  -"  A  partir  de  la  Sadeq,  fds  de  Hemar,  commenga  {k  bMir)  en  face  de     29 
sa  maison.  Ensuite  SAraya,  fds  de   'EkenyA,    gardien  de  la  porte  orientale, 
comraenga  (a  batir).  ^"  Aupres  de  lui  Hananya,  fds  de  TelemyA,  Hanoum,  fds 
de  Selehe,  hasesi  [le  sixieme],  coraraencerent  (a  bMir) ;  (ils  bfttirent)  sur  une 


30 


>\sm  rilolSIKMI';  'LIVRP.)  \W.    K/.MA,  .\lll,  :<l-32  —  Xl\,  1-5.  [50] 

'i    hiA/.  •  ooy,v  :  rx'f'l'  ■■••    <").'/'uf  '  h-^iu  •  "'/./Wiy  ■■  «"Ay.  •  rt/ <<.  •  ?ift»i  • 

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>iA'V  !  i«V  '  «»"?.'!•  i  A-tf»-  '  X-^A-fw-  '  ArtA  •  i:)i/ifl»-  '  «»>i'V/*'CVfl»-  •  H-nj.. 
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31.  >»:ifr  •  A  —  "Y.Ali.j'  ■  A,  f"A\\f  •  H  ft-<i<<.  '  \  —  rti!-.fc  •  /le/tr.  —  w.-i-iy"  ■]  .•'•kJ'"  ■ 
A,  V'tii-'  <  H  —  irAft.  ■]  iriiAA.  ■  15       v"<"h'»*»  ■]  «■><{„.'»•>;  ■  H       >i'>-fl  ■  IJ       vx  ■]  «"••»rtA 

V  I  B.  —  .{2.  oo-^C"/  I   IJ        ^.•.■ridi.-l!  .  I{        hVII-  ■]  it>h:in-  .  A.  fl»,;!^  .  H  —  VIMI-V  ■  l{  —  f:fi 
*»  .  A,  Cfli^A.  ■  1$. 

XIV,  1.  rty""i  ■  AIJ  —  {lfi\Ain  ■  B  —  •f-J'".^  I  A,  •J"/°0"i  ■  IJ  —  mh:lm--\t  •■  \i.  —  2.  ;l',n.A"«iO'  ■ 
B  —  n*.?""  .  J.;!*!.'"-  .]  Ah.-iHli».  ■  t\')V'ti:i.  .  B  —  (n:%y.i\  .  oy^if»  .]  o>li:ijKA  ■  l'/"C'V  >  A,  o 
B  —  *"•>*■  i]  o  B  —  h^fl^JV  .  1{  —  fW..('.vV-  ....  .P.tf)-df.  ■]  o  B.  ^  :5.  >,'"/V'i:^-  1  B  —  >!«/"'.• 
i;  ■]  a  r'HI\,th  .  A  —  lotfl-VA-  ■  A,  mtfl/JiA-  .  J{  —  >.'/">.  ■]  afha»V  ■  B  —  /hVx.  ■]  yo-  .  m(l 
AO"  .  B  —  fOCi-  ■]  .f.«o»h.  •  B  —  m.e.i^'i:  .]  <d.p.'//">..  .  B  —  6-fl>  .  B  —  hCV-tifao-  I  |{. 
—  'i.  M""!  .  B  ftV.A-VV  .  B  —  fl»«'l<ii  .  B  —  r»/h'VC."<""  .  1{  —  -l-imat.  ■  B.  —  .">.  mh.tftau.  > 
B  —  :im.>.*oo-  ,]  i;)f<.D.  ,  B  —  ■hr'¥.e:'"t'n  •  ...  f^'»^.  .]  o  B. 


double   tlimeiision.   A   [lartir  de  la  Mi^soulAni,  iils   de    Btirakiyil,  commen(,'ii 
si       (iibAtir)  en  face  de  rarche  des  aumiiups.  ■"  A  partir  de  la  M^lekyA,  fils  de  Sari^fi, 

commenga  {k  batir)  jusqu'a  la  maison  des  ndldnim  et  des  liommes  de  ropdli 

[des  marchands],  en  face  de  la  porte  de  ia  reconnaissance  jusqu'^  la  colline 
■ii      opposee  '-et  jusqu'au  milieu  de  Tescalier  de  la  porte  de  piroupdteqe  [du  trou- 

peau].  (A  partir  de  la)  les  fondeurs  et  les  honimes  de  ropdli  [les  marchands] 

commencerent  {k  batir). 
.M\ .  1  XIV,  '  Lorsque  San^bel&t  eut  appris  que  nous  avions  rebftti  les  murailles, 

•1      il  se  f^cha  extremement;  (cela)  ne  lui  agrea  pas.  11  se  moqua  des  Juifs.  '11 

dit  devant  ses  freres  et  les  ofiiciers  de  S^mron  :  Quelle  est  la  force  de  ces  Juifs 

insens^s   qui    rebatissent  leur  ville?   Les   laissera-t-on  rebfttir,    sacrifier  et 

terminer    (la    construction)?    Fussent-ce  *  des    pierres,     elles    aussi     seronl 
.i      brulees  (par  le  feu).  ^  Tobyft    Ainontiwi  vint  vers  lui.  IIs  parlerent  entre  eux  : 

Ouoiqu'iIs  aient  bAti,  les  renards  ne   monteront-ils  pas  et  ne  detruiront-ils 
4      pas  les  pierres  de  leurs  murailles  ?  '  Ecoute,  notre  Dieu,  comment  nous  sommes 

devenus  (un  sujet)  d'opprobre;  tourne  leur  opprobre  sur  leur  tdte ;  avilis-les 
i      dans   ce  pays  de  leur  oaptiviti':  "  iie  couvre  pas  leurs  pech^s  devant  toi  et 


[57J  TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  XIV,  (i-12.  607 

rti»"»- :  rtT-dAT  '  fflrn^i.e  :  mrtnK  :  o/.-n  :  mhT^^v.n  •-  fflhnrnT^^'» :  h»» 
01:7  :  i:^  :  Ah/.VI"  :  /i.P^rtA.l'"  :  h''!»'  '■  f^.^.-f-t-A-  '■  ot-i-rdO'  '■  i,f:i'f. 

n'/-AW-l'"  :  lOK"iai\\ao'  ::   *  fll^,9«"M  ;   r/DX-h-  :   (D-l-p-iih'  '■   W-rt»0»-  :   'inV,  :  fl»n  ^* 

/ny.  :  i\ht\  '.  \\ao  :  ^.^-l-A^P  !    A^.f<.«^A.9"  «       fll}^AJ?.V  :    -^n  :   h^rAhV  :   fl»h'>  ' 

nC:V  !   «W04»n  :  A-»»-  :  «njJA-f'  :  fl»A.A.'|-  :  ^^au  :   iJttfO-  ::  * (D^.{\,  :  ^||.^,  :  ^.  Ii 
ho»  :  ^''^A  :   JIC  :   mn-fX^.  '■  Xn*C  :  -nW"^  '■   flJ-JAJ  :   A,7hA  :   AxX9.  •  h^^^  '■■ 

*fllJK.n,A-  :   00  :   Kfh9°<'  '■    (Dh^^CM'  :   ?lAh  :   "jnfl^-h  :   «^hhft-tf»'  :    fll'>+->  H 

A»Oi>-  :   miC^aO'  :    flJVXCh  :   "/•nt?*"»-  ::    *  fllh?"-»  :  ^n  :  «"X-h.  :   >I^I>-Jf^  :  h  l^ 
A   :   f.Vn<-   :   i>"ftA.ir<n>-    :   flljP.n,A->   :  OlfCV  :  ^H.>f-h  :  h<W  :  'M-^^nh  :  W-AV  : 

((.  u  15.  —  7.  (i'/"",  •  B  —  ftT-n'»'!*  1]  nv-iiTT  1  A,  nv-n-r  ■  B  —  «^«c-n  >  H  —  <D>,j»"V'e 

^•»  I  A,  wh"'IVV.f\'i  ■  B  —  <0Ni|fnv«e.f>  ■]  O  B  —  «^CT-  ■  H  —  >-:i  1  AW^iW-  ■]  a>-M-  ■  >i<:'i: 
•(■   •  B  —  h-iH-  ■]  >.;1H-  ■  A,  <n>,-iH-  ■  B  —  fo-1-r'CtO-  ■]  atMai.  >  B  —  /i.e:4.R  •  nf^W-f  •]  o  B 

—  fl»h.:iflJHo»-  •  B.  —  8.  w-ivao- 1  fl>i-.'>-n>..  >  B  —  fl»mn,<:  •  n>.fi  •]  0  B  —  ja^/j-i-A"?  •  B.  — 
9.  im<^^n  I  B  —  on"iA^l'  •  B  —  ii-j^ao  ■]  n')',?:'"»  .  B.  —  10.  gytao  1]  i''l"r+m  •  B  —  ^c,  >'] 
PC.  •  A,  ec  >  B  —  a>"i-iU  >  Kn-C.  ■  •nH''V  ■]  o  B  —  «>•>;».)'  ■]  atfi.'h»,{\  !  B  —  hi^iW-  ■  B.  —  11.  fli 
jen.A'  ■]  o  B  —  h..p<n><.>  ■  oc.y  •  B  —  fl»>»..fic>.e  •]  o  B  —  •vnfl»-*  •  A  —  «d-vtcho»-  •]  o  B  —  fliTxc 
r.  ■]  flJTJiifft  ■  A  —  i-nc»»-  ■]  /hixi  .  B.  —  12.  >,A  •  .e>ii<.  •  ?"rtA.w«n»-  •]  o  B  —  fl>.Rn.A-i  •  B 

—  Oi»'C^I-  •  •».H..fl-  ■]  o  B  —  •>^';in>.  ■]  TrflC"»  ■  H  —  H>.fl»-/.oo.  I  AB. 


1; 


ne  les  efface  pas,  parce  qu'ils  se  sont  indignes  devant  ceux  qui  bAtissaient. 
°  Nous  avions   reb&ti  les  murailles;  toutes  les  murailles    etaient  restaurees 
jusqu'au  milieu.   Le    coeur  du    peuple  etait  (dispose)   au   travail.    '  Lorsque     7 
Sanabelat,  Tobya,  les  gens  de  'Arab,  les  'Amonawiy^n  et  les  'Azatonawiyan 
eurent  appris  que  ie  haut  des  murailles  de  Jerusalem  s'elevait,  ils  comraen- 
cerent  a  combattre;  ils  se  facherent  extr^mement;  (ils  en  arriverent)  aux 
altercations  :  (cela)  ne  leur  agr^ait  pas.  '  Ensuite  ils  vinrent,  se  reunirent    >s 
tous  ensemble    et  se  querellerent,   afin   de  lutter  contre  Jerusalem.   ''  Nous     0 
avons  prie   notre  Dieu  et  nous  avons  place  des  gardes  contre  eux,  jour  et 
nuit,  devant  leur  face.  '°  Yehouda  dit  :  La  force  des  porteurs  s'est  afTaiblie;  le   10 
travail  de   largile  (est)  p^nible;  nous-memes  nous  ne  pouvons  pas  rebdtir 
les  murailles.  "  Nos  ennemis  dirent  :  Qu'ils  ne  sachent  et  ne  voient  (rien),    11 
jusqu'^  ce  que    nous  entrions   au  milieu  d'eux,   que  nous  les  tuions,  que 
nous  les  transpercions  et   que  nous  interrompions  leur  oeuvre !   '-Ensuite,    i-> 
lorsque  les  Juifs  qui  demeuraient  avec  eux  furentvenus  (a  Jerusalem),  ils  nous 
dirent  dix  fois  de  nous  reunir,  nous  tous  de  tous  ces  pays  qui  sont  autour 


«98  TR(USlf;Mi;    I.IVIIK)  l)K    KZHA.  XIV,  i;i-17.  !r.« 

l»".f."t/.  >  h/.H-l-  '  l»"ft'P(:  '  UWV  >  h'l'y"»lJ"«»-      Ah/liH-n  :  mttlFaO'  ,  y-ftA  •• 

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A- '  T.ni.fV  •  h:^'/.'»!""-  =  tity.^^iiiao' ,  «i/,i'A>;.»i'""  :  o»h'>ft/:yyj«»- «  «»h(i 

1 .  y/:>i«"-  ■:    «'M;"'ii  ••  f\'ro'  •■  oi:'i  •  h""  «  h).«»(:vi/'"»-  •  o»"'/.rii  ••  h^iu.h-n.h. 

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i'i   -/■  :  "HM:'!  •■■■     athry-hl:  •■  j>A-T  ■•  ",>i^,.y,  :  •>-|-.(.vy,  :  Ainc  :  aUm'itlA''i  :  A'> 

'l'f  J  W.^AV  :  «"VnCV  :  Vli^^d    :  'l-XV/''  :    rMJlTA  :  «»0   :  /l.lin   :    l/H  :  rHA.-i'  :  «» 

h-V^T    :    «»n    :    l/n    :    //./>    :    «»'/'ftT    :    «»0  :    l/P   :    .f.CiV  :    «»//»A?.lf|T(^  :    WA"*"»-  : 

i:     y:"l^\ra«'   :    f\f\l]h   •■    .l'.ll>i  ::      «»>.A  :  Vihif..  :  h/.V-l'  '  «'hA  :  y.X«»-<.  :  ll.lfl.rt. 

A    :  y.X«»-<.  :  «'jl-./n^.  :    tththl:  '   hy.'IUf't"-   '    ,t'-T+Vf.  :  ^-(1^  :  Otnhihl:  :  h^. 

13.  u>>,-i'i»"ii-  0  uio-fr'/"»-  ■  A,  ii»*'/"ii-  1  IJ  —  «otiV  1  "ixry^-il.  ■]  «"nv  ■  •Vwji'.  ■  H  —  h/.vH-  > 
B  —  r^nvc.  i]  aJiwfl».;  ■  H  —  o+y^iiyuo-  ,  A  —  flAii-fl  i  H  —  1I>.  ■  B  i«  —  ri/Ji»  ■  B.  —  l^i.  a 
hny.^ao.  1  A,  A'Vll.e.4^oo.'/  ,  15  —  (DA^AV.  ■]  mTiAlL  i  H  —  <nA>iA  ■  1-C.i.  ■  ,'>i'»l-fl  ■]  o  H  —  h.^^iU: 
»foo-\h  ■  li  —  ■jiUir.li}''  ■  15  —  "((1..»'.  '  H  —  .<DAjP.'l;<>ln<n>-  ■  B.  —  15.  m-i-any.m.  >  H  —  \(-M  ■ 
•i(l  ■  M.V.^-  ■]  ('  H  — ■  (ii7i|>i>  ■]  wv<'),V/.  .  MI^V  ■  H  —  ■ll>.ll.  ■  •ftJ.rt.  >]  U-A'/  >  H  —  "V^ncV  ■]  a 
OD^A-  ■  ynA.1»-  ■  -H-hll.  ■  h,b»  >  M.V.^.   ■   H.  —  K;.  flJ>,5F".e.7,l:  ■  4A^  >]  <n>,<n.  .  fl».>,^|:  .  «i-U  .   H 

—  •V-1-+V.P.  ■  A"/fi(:  ■]  (>  H  —  (D»n.v<{.'l'V  ■]  "■•■v<<.'>v  ■  H  Avci"  ■]  nvpc  .  H  —  flivncv  ■]  vnc 
V  !  H  —  Vi+n  ■  H  —  (nrii"^  ■]  fljvp  ■  *AA  ■  H  —  /i.nhn  ■]  "  H  —  flin  ■  (2°)]  fliHn  ■  Ji  .(.x  ■ 
fl)+n-l-  !  H  —  .^ch  !  I{  —  .p.-v<s.U''i"-  !  A.  —  17.  fl»>,A  .]  A>.A  1  AB  —  fl>>.A  .  .e.^af<.  ■  n.ii.A.A  ■  y. 
xfl».<.  .  fl».p,7ii<.  .]  fl>vn<.  !  .s.n.1^  !  (D'vii<.v.  >  H  —  n>)i.A.A  ■  hcbr.  -^  'i-ni  ■]  o  B  —  fl»n>.;4-i:  ■  A 

—  \e.VV'*^  >   -"  ]  >>rtl:iro<»-  !  A. 


1.1  (l'eux.  "  J<'  (los)  plagai  du  c6te  de  la  partie  inferieure,  dcrriere  les  murailles  de 
defense;  lA  je  plagai  les  peuples,  chacun  selon  leurs  tribus,  avec  lcurs  armes: 

14  les  uns  avec  des  lances,  les  autres  avec  des  fleches.  "  Ensuite,  lorsque  je 
(les)  eus  vus,  je  rae  levai  et  je  dis  a  leurs  grands,  a  ceux  aussi  qui  etaient 
sous  eux  et  au  reste  du  peuple  :  i\"ayez  pas  peur  de  leur  faee ;  souvenez- 
vous  do  notrc  Dieu,  grand  et  augustc;  combattez  pour  vos  frcres,  vos  fils. 

15  vos  fiUes,  vos  femmes  et  vos  maisons.  '■^  Alors  nos  enncmis  comprirent  que 
nous  connaissions  (leur  projet).  Le  Seigneur  changea  leur  dessein.  Nous 
rctournamcs  tous   aux  muraillcs  et  nous    revinmes  chacun  a  notro  travail. 

ifi  '"  Dcpuis  ce  jour  hx  rnoitie  d'entro  nous  nous  servimes  a  1'ouvrage,  rautre  moitic 
d'entre  nous  aux  armes.  Nous  restAmes  h  garder  le  devant  et  le  derriere.  Les 
uns  avaient  des  boucliers  et  des  lances;  les  autres  avaient  des  fl6ches  et  des 
arcs;  d'autres  avaieat  des  cuirasses;  tous  les  princes  (etaient)  derrifere  les 

17  hommes  de  YehoudA.  "  Ceux  qui  bAtissaient  les  murailles  et  ceux  qui  portaient 
des  fardeaux  portaient  (les  armes)  ettravaillaient;  avec  une  main  ils  travaillaient 


591  TROISIEME  (LIVREi  DE    EZRA.  XIV,  18-23  —  XV,  1.  609 


18 


2.i 


//i.^iro»-  •■  fl',f.i.e."|j  •  fl'V4-»h.  •■  +f:'}rt  :  ■'itt,?  ■■  jm-  «    fl»?in.A-o»-  ••  Aon^.l-  =    '^ 
rtiA»»/\MFi'i- !  flJAvf-A-rt  ••  /iii/n  •  ivi-u  ■  'n-iiCi  ■  on..e.  =  'n-nc  ■  (o-h^  ■  mmf 
"i  "■  m-iMfi  ■■  iui^iiA'  ••  iD-y\-/..h^  ••  nhrt.  •  nhrt.  •■  ?.'/'JiAh.  -■    fl»''kn  =  rt'^*    -■ 
hffo- !  .•«•A  :  +c'>  ••  up  !  '>0"  ••  '^n.v  •  flii-.^J-nh. :  fljAi^^AiiV  ••  .c.onh  •■  av  ■•!   fl>    21 
'hii>rt  ••  '}inc  ••  in/.>  ••  fl»'w'j^.4.v :  f^/y^-h  ■■  iv?  ••  r/i+A  ••  nt  •  Vi-.T'/-  •  fl»fl» 

A;i-  !  fli-TlV.  !  ,hO  ••  flJ+ft'/-  ••  hl»-!.!/.  •■  fOCT  =  •)/!»  :  htlh  '  '/,H.  ••  ,ftrD6h-  :  h^P 

h-n'> «    flj^H-nln?'»»-  •  A^ii-H-n  ••  ?.?.■/•  ••  X«?./.  ••  h»»  ••  ^.n./--  ••  '^hhA  ••  A,e    -- 

<.<^A.i»"  ••  flJ?.n.A"0»-  ••  A.A./'  :  UfiilB,  :  mtmoM'  •  '/"+>V'  ■•  "Jn^lfK»»-  «     fl»^,h 

'Jh-  ■■  hv  ■  flJhi^flj-f  •■  flj.e.**?  ■■  fl»rtn?i  ■■  oDo^n  •■  ?iA  :  ^t^-.e.-Vof  :  i/Aoi.  •■ 
Ai,'>i«.^vii  •■  hAnrt.»  •■  flj^flj'.  •■  ifhfl»-i:  =  n.'/- :  '^j&  =  i:{\-n'i  ••  >^hfl»-c  -■  rfiA  : 

"iVV  •  rh*A>  :: 

*fl»h>  :  T^/C  :  On.Ji'.  :  fl»-fl'/-  :  h<lilin  :  fl»h'Jft'/:i/'ow5'.  :  fl'1lfl  :  n.>itf»'  :  K?.    ^^     ^ 

18.  fl>.e.>.^-|!  ■]  o  A  —  afitt.WaO'  :  n><{.,h.  ■  +0  '  B  —  OA"  :]  o  B.  —  19.  A"HI.B-F<n>-  •  B  — 
Atf-A-ft  :]  Ali^A-  :  B  -  '•iilfi  :  B  —  -/•(ic  :]  -/■lir.V  :  B  —  iDV,li>ft  ■]  mun-i.  >  B  —  h.-'/X'i:*  >  B  — 
m-y^iiht'  '  A,  <nVV<i;i*  :  B.  —  20.  mijn  :   B  —  y.^-fTh  :  B  —  AV  :]  0  B.  —  21.  ai-y/hVft  : 

■V°/nr.  :  1-tm  "]  O   B  —  man-iifMuif  >  B  —  ,li'>A-  :   B  —  nt  :  A  —  tOin  :]  IIV^  :  A     -  ,1>H  :  A.   ,h 
X    :    B    —    ■hr'-Ln.  :    POC-/    !  •/.ll   :]   >i«l'V7A   :   ";'l'll  :   X-ll/hi;  :   B  —  >,nil   :   -/.11.  :  fimdh.  :   irlMlllV  :]   >l 

ftli  ••  >i4n.v.  :  B.  —  22.  mMiHWyao-  :]  wnnijpfl»-  :  B  —  .e>it  :  h''l.i  0  fl»->«-l-  =  "i"l.i  ■■  B  — 
.e.n.*  =  B  —  o"OAt  :  OAui.  :  fl«A.A,-^    >  ■/•+'VP  :  1-ttiVao'   :  A  —  -/•(ICVnn»-  J  B  —  23.  m>,Vft  : 

l»Afl>-fr  :  Vr    >  flJft-nh  :  on"i'1-n   :  '■•«.■.«V>  :  flJJiAn   :  >i9"fl>-n/:->V  :  ll>i>i<:A  =  fl'>i.>i/h.S-  :  "n^ift.   :  B. 

XV,     1.     0>|lV    1    7";C    :    (l(I..K    :    rt»-ft|-    :    >i,1ll|ll    :]    «>.ft"/";<.    :    .Iril-ll     =     B  —    fl>n-Vn    :  h-^l\±irafX  > 

A,  mh'i(i-l:ir'ao-  >  B. 


18 


1!) 


20 


a  rouvrage  et  avec  raiitre  main  ils  (tenaient)  lenr  arrai".  "*  Tous  les  batis- 
seurs  (avaient)  des  epees  ceintes  a  leurs  reins  et  ils  btitissaient.  Le  sonneur  de 
trompette  se  trouvait  aupres  de  moi.  '"  Je  dis  aux  grands,  aux  princes  et  a 
tout  peuple  :  Notre  ouvrago  que  voici  est  un  ouvrage  grand  et  considerable. 
Nous  ne  sommes  pas  proches,  (niais)  nous  sommes  eloignes  les  uns  des  au- 
tres;  -"  la  oii  vous  entendrez  le  son  de  la  trompette,  venez  vers  nous  etreunis- 
sez-vous  (a  cet  endroit).  Notre  Dieu  luttera  pour  nous.  -'  Quant  a  nous,  accom-     -n 
plissons  notre  ouvrage.  Que  la  moitie  d'entre  nous  prennent  les  armes,  les 
uns  la  lance  et  le  bouclier,  les  autres  les  fl^ches  et  Tarc,  depuis  le  moment 
011  monte  Taurore  jusqu'au  moment  oii  les  etoiles  apparaissenL !  -- .1'ordonnai     -i-i 
au  peuple,  ce  jour-l^,  de  sejourner  au  milieu  de  Jerusalem  et  je  leur  dis  : 
Pendant  le  jour  trouvez-vous  (la) ;  pendant  la  nuit  travaillez  a  votre  ouvrage. 
"''  Mes  freres,  mes  enfants,  les  gardes    qui  m'accompagnent   et    moi-meme     2.3 
nous  ne  quitterons  pas  nos  vetements ;  lorsque  nous  irons  au  reservoir,  nous 
irons  munis  de  nos  armes. 

XV,  '  II  y  eut  une  grande  clameur  parmi  les  peuples  et  leurs  femmes  contre  xv,  1 


7(1(1  l|{(»ISlkMK  (I.IVIIEl  DK     KZHA,   \\  .  i-K.  [(101 

2  ihff: «  n  i  >,A  '  ^'.•iiA-  >  y.-ti^^ "  fl»h«i'A>;.v  •■  hm  >  •tiii:'»)  •  j/iiV  <  '>'j"/>i »  a 
^  > «  ft')+  •  irjJiAA  « »i«"  '  '>.i«v- «  '<»n  •  >»A  =  y.iiA-  ■  h'r).'i  ■■  i/.uf'o  •  «i^-n 
'   y-z.v :  «»(»K*'. '  "»y'»  :  >»:^'nv  •  '>"/fT  :  AV  •  i\'i'i' '  irxiArt  « *fl»n  « >iA  « y.ii 

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•■-  y.  •■  «».i','>v  ••:  d.y.^iy.  •■  •/•inni-  «  f>\\  ■.  rt"7^v»-  «  ii'M-  ••  'n/.  ■•■  *«»^n  ••  rt^v^ 
ti- '  •j()r;«"-  :  hJii/'>vi-  i  Aiu'  i  «»/-'\h"y.ii}»'«"-  •  Mtty-Vti»-  •■  «»A«»'\>ih/:i/' 

"      O»-   :   «»>llKA"«"'    :    n^il."   :   -|V/">1.   :   l/H.XVl""-   «   h^htth.  :   A"tf"-  ::      «^^ll'"!/   «  >l'> 

•1A-/V  «  011.4' :  h'i"i/\:>  •■  «»>in.A'«"-  :  '>*iiV :  Mvy.irao.  •.  aii.xv  :  hy.ihy: « 

>lA  »  •/•lA-y./IV    :    -Vll    :    >i/7il||l  !    n^  +  JP.V   :    «»>i'>'|-«"-    «   ''\tt'y.(\V   «    (I.J^lriO»-  «   fl) 

2.  II  0  (»(1 1  IJ  —  je.n.A-  I  A  —  JP..J;'»  0  >>■/"■/ 1  y.-i-.-V/  •  15       ■•rrfh  <]  >..>"/>.>  ■  15  —  tf/l-'/  ■■  l*> 
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■V"rfT  ■]  (i»V'7t"i'  I  H  'i.  •'hA..'»'.!!  1  H  —  •||<.<'.  ■]  mr:-!"  ■  H  —  ii'r'MI>i  ■]  ll'ill«>->.  ■  H  —  fflfl 
XjC  ■]  «Dinflj?  <  H  —  (OWWy-t'/  ■]  «niivn.pf/  ■  H.  —  .">.  wnfn-y.oo^  I  H  —  .ft:|-;>'f:0-  i  H  —  a»/i:>' 
•^>.R  1  A  —  f.=t:wo-  ■  H  jp.'i:'V/  ■]  <n.p..|;.»  .  A,  «••fr.p.v  >  H  —  on.p.^-  ■]  on.p.»-  ■  A,  •vnjp.-i:'/  > 
H  —  a»<vfl.e  >  H.  —  (>.  K..e:<S.jl.  >]  'nA.p.-4..p.  .  H.  —  7.  v.rro»-  >  H  —  >.J.-ini-  >  H  -  AJ.njP.-Fo»-  > 
A,  A'vn.e-P<«o-  ■  H  —  iin.x-ii<n>-  ■]  An.»ii<»»-  ■  H.  —  «.  ";ii.p  ■  H  —  my.n.fir-ao^  >  H  —  hjeo-jp,-  >]  a>..p. 

U-.^  >  H  —    vn  >]  ('  H  —  mK^l^-aftt  >   H  —  mhC.anao.  .]  hcyoo^  <    H. 


2  leurs  compagnons,  les  Juifs.  -  Certains  disaient  :  Puisque  (avec)  nos  fils  et 
nos   fiUes  nous  sommes  nombroux,   prenons  pour  nous   du  ble   a  manger, 

3  afin  de   vivrc.    '  D'autres  disaient  :   Nous  avons  engage  nos    cbamps,    nos 

4  maisons,  nos  vignes,  afin  d'acbeter  pour  nous  du  ble  a  manger.  '  D'autres 
disaient  :  iNous  avons  eniprunte  de  1'argeMt  (pour  paycr)  l^impot  que  nous 

•i  donnons  au  roi,  sur  nos  champs,  nos  vignes  et  nos  maisons.  '' Maintenaiit 
TAme  de  nos  fr^res  (est)  comme  notre  ame  et  leurs  lils  (sont)  comme  nos 
fils.  Voici  que  iios  fils  et  nos  filles  sont  opprimes  et  asservis.  Alors  que 
nos  fils  sont  opprimes,  nous  ue  pouvons  pas  les  delivrer  et  les  grands  nous 

r,     prennent  nos  champs  et  nos  vignes.  "  Je  devins  extremement  triste,  lorsque 

:  j'entendis  ces  paroles.  '  Lorsque  j'entendis  leurs  clameurs,  j^afiligeai  moii 
coeur,  je  gourmandai  leurs  grands  et  leurs  princes  et  je  leur  dis  :  Pourquoi 

«  prenez-vous  (le  bien)  de  votre  prochain?  Flestituez-(Ie)-leur.  "  Ensuite  nous 
nous  r^unimes  en  grande  asscmblee  et  je  leur  dis  :  Nous-memes  nous 
avons  rachete  nos  compagnons  les  Juifs,  qui  avaieut  ete  vendus  aux  peuples, 
de  notre  (plein)  gre,  (mais)  vous,  vous  vendez  vos  compagnons.  IIs  se  lurcnt; 


1(1 
II 


I-J 


l.i 


[61J  TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  XV,  9-14.  701 

>7C  !  H'>in<-  •■  h-j-i-tf»- "  hM'  •■  n<i.^y  s  }xi\i.}\ttth.c  ■  ^m-  ■  hr'i  ■■  f^rxfi-f- 

«"»-  :  AAr"hHn  '  OCA  ••■  * ffl^VJr  :  (Dh^V.?  '■  tD?.^M  •  ni^if^^h  ■  fflC*  •■  ffl?thA 

i/«-fl>-y.iro»- !  fl)fl)^.«ro»- :  fl)?»AJ^.p. :  4*-nho»- :  fljn.ijai. :  a-o»-  :  h-njp-fciTo»- 

flJKfl^dh.  :  A-tf»-  ::  '  fflJ&n.A*  :  M/'  :  Tl-nh  :  A-tf»-  :  {{\\00  '■  hWVXX"!  '■  iT^U- 
^inC  :  fl»A.^V/*'h  :  ?»9"iir<n»-  :  fl)A.jr»'>^.Jr  ::  flJX^PdhfPtf»-  :  AhUS-l-  :  flJhi»" 
r/lAh?»»»-  :  hff»  !  .e.^n-f.  :  H'>'|-  :  ^l^.  '■'■  flJVlVVl-  :  ^"id.  :  A-nftf  :  0»?!^.^- 
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•><CCU}^  I  Ahy-A^iV  "  fliH-<D»h.  I  B  —  Ah.lfiH-ll  '  oc.i  0  AOO  ■  B.  —  10.  mMi,  >  mh:'>'iv  >  at 

f.*M    0    ffl/.liliVn    ••   >iA    :    VhVi.  '    lOMX    '   B  —    ir»Vr'>.    >]  <D|)-nS'lf<n»-    :  B   —   <D>,Y1A°0»-    :    B  — 

fljficvf  :]  o  B  —  >:i.e.-"»  :]  o  B.  —  11.  ^v^o»--/. :]  o  B  —  h.»A.ee  :]  1-tS..e.e-  ■■  B  —  >,"/•«>..  :] 

OJJ.flt.S-Hh.  :  B  —  mhbBR  :  B  —  mn.H-  :  B.  —  12.  ',-i-nyx  :  B  —  Tr°?nC  :  B  —   (D>,.?"Vtl;  :]  h.?" 
•Vti   '   B  aJhy-OAIIiPO»-    :    A,    IDhaOtilAXtyo^  '  B  —   f,Tni.  '   B.  13.    <D>,n.A°   :    B  A.eTr? 

Ctf».  I  B  —  fi^^U  >  B  —  .en-Tf  ']  A.KTI--V  '  B  —  V-firoo-  ,]  a  >,no»  ,  B  —  h^^JiH-n  !  B.  —  14.  <d7, 

9"i\ao  i]  7,»->,o»    I   B  —   f»»»».?.!!-  :   B  —  0»A>,11   >  <D-n^<C    :  B  —  >,n^    :    AB    —  'Vo»-/'    :   B  —    Ah 
Ctftn.-»'    ']   A>,n-bCA.'-    :    A,    A>,rt.feC,J-    :    B   I»>A*1    :    <D11A>bt    :]    «i<Dg    :    B    "VlWCt    '    <DriA>bt    '] 

ivogt  '  B  —  ho»t  '  B  —  <D>,-vn  :  B  —  <D>,:HD-p  ,  B  —  ji>  ']  KVi  >  B  —  ^^ni^v  •  B  —  >-ff-¥ 

■V   ']  O  B  —  nt>,-/At  :  B.  , 


ils  n'eurent  point  de  raot  k  repondre.  "  Je  leur  dis  :  Cette  chose  que  vous     n 
faites  vous-memes  n'cst  pas  bonne.  Dans  la  crainte  du  Seigneur  n'irez-vous 
pas  (loin)  de  Topprobre  des  peuples,  nos  ennemis?  '"  Mes  freres,  mes  enfants    n» 
et  moi-meme,  ce  que  nous  avons  prete  (en  fait)  d'or,   de  vivres  et  de  ble, 
nous  (le  leur)  en   faisons  remise.  "  Je  leur  dis  :  Vous  non  plus,  n'exigez    u 
pas  (le  paiement  de  leurs  dettes) ;  restituez-Ieur  aujourd'hui  leurs  champs,  leurs 
vignes  et  leurs  enclos  d'oIiviers;  rachetez  leurs  maisons  et  rendez-(Ies)-Ieur. 
'■-  IIs  dirent  :  Oui,  nous  leur  restituerons  (tout),  comme  tu  nous  (ras)  ordonne;    12 
c'est  ainsi  que  nous  ferons;  nous  ne  leur  prendrons  rien.  J'appelai  les  pretres 
et  je  les  lis  jurer  d'accomplir  cette  chose.  '''Je   secouai  la  frange  de  muii    la 
vetement  et  je  leur  dis  :  Que  le  Seigneur  secoue  ainsi  tout  homme  qui  n'ac- 
complira  pas  cette  chose!  Qu'il  sorte  de  sa  maison  et  de  son  travail  et  quil 
soit  secoue!  Toute  rassemblee  du  peuple  dit  :  Amen.  IIs  glorifierent  le  Sei- 
gneur  et  ils  accomplirent  cette  chose.  '^Depuis  que  j'ai  et^  constitue  leur    i'i 
prince  dans  le  pavs  de  Yeliouda,  (depuis)  la  vingtieme  annee  de   'Artasasta 


702  rUOISlKMI':  il.lVHI':)  DK     KZUA,   XV,   l.-.-l',i,  1021 

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lunott^i :  >i.y:i:)i"'i  >  ■iiu:  ■■  <»y. «»:*«•»•>. » •/•i*'A/n- :  ArtA.i/'«'-  :  An.iiri :  <«•/. 

„,  j|».}»»au.  ::  0)^'}^  :  A./IUni-  :  »l"7l/'<"»-  :  h(l'»'  ■  i./..\)\V  :  ^."IW.hW.U.i:  ■■  *  0»h 
t»>'/.   ■■   '/(K.  :    ll'>'|-  :  h/.'!-/-  :    /»A/I   :    l/Mfl(l.f.'Vj-  :  A/iA.|/'«'-  :  <«/<C.|/|-J'.  :  }x.9'V 

\-  /,¥'\Y  '  Oi^t-h'  :  yA'.^\'  •■  HVhi  •'  l/i*  «  <0'ft/-  :  "HM:  ■'•■  fllfMlA-  »  >,A  :  t/nj^h'  •' 
•^n.f  s  hjf.l/-.»',-  :  <infA'<"»-  :  «•»A?,>l'l'  :  A"/IH;  :  >,A  •/•/inh.  >  l/f  :  ^{'"«'•ft/-  : 
^*'l,»in   :  >,A  :  (/«»..f.'V  :  Th^'  ■   «»:^1»"«V  :    11?,^.  :  >,A  :  y.fl.fW-   '■   at'M'  ■  "Uy^V  '•■ 

1«  tt»IIJf.-l'/n(:  :  rt.O,f.V  :  IIAA  :  (>A'IV  :  Al/'/'  :  >,W,'|.  :  ««A.f.-rt/:  =  hiVld  :  ftlW/, 
•1-  ::  ahUiVh  •■  l/^'.'l"/m:  :  A./'  :  anny.'/  :  AA  :  '>i"i:  :  ««Tj^A  :  '>rt'»'.(:  :  h^OO'  : 
AU'(\"a»'  :  «'>,>ll  :  'f"in'ni   ■■   'Ihlh.  ■■   h.:''n'/"t\'  •'    n-l-d^/A'/'  :    h'i/"htn"  :   Ml 

\'.<    A   :   fl./iy.  ■■   hhtf"   ••   Jl(l'.f.-  :   '>i.\rti».  :   Air>'|l    :   «Lll-n   :•.   */I/h/.>.  :   h^lll.h  :  11 

i*",y. :  j^A" :  tnacAv  ••  Air>/.- :  «Ti,'ii-n  ••■• 

1."..  «DuuWVVft  >]  o  B  —  •|.|'.l'"^-  ■]  <n./'.S.«ii>.rt  ■  H  —  ini'/-  ■]  o  |{  >i?"'>.P.<ii>  1  B  —  MflfljP.  ! 
.\  —  iD,h..t'.}'''"*-  ■  H  —  tnmy.-Vi,  ■  miDr.-l''/.  ■  .\  —  ufVt  ■  >iWi.'i.  ■]  o  |{  —  (ili;7  '  H  —  -S.jp.C*! 
oo  1  A  —  <D.e.'(;"F<">-'/.  !  •/•i»'/^ni-  ■  '^dA.iro'»-  ■]  o  |{  —  ofi.y^fao'  ■  A^Kliii-n  ■  l{  —  Ji"?».  i  li.  ■ — 
n>.  irv-^  1  >^^.v.\-  ■]  ii"i<'.'i:'l-  ■  H  —  fljj^A-  ■  .e.'i:'l'f  >  ...  'V-rif:  >]  o  H.  —  17.  myiwtf  >  H  —  •vruf  >] 
or  I  A  —  fl)j^A"u"-  ■]  if-A"'»»-  >  H  —  oi''\>im^  i^  o  \i  —  A";-ric  ■]  h-i-iu.  >  a"/-«<:  >  H  —  hfl».jp.->  > 
A,  "lahjt^i  >  B  —  r'>\^-  >  fl>;iy"0  ■]  Jfo».'/  >  H  —  ,prt.ne  >  H  —  "W.p.-v  >  H.  —  18.  AU«n>  >  ^'  >  H 
—  fljfi.e^n-J:  ■  M"Hi  >]  flJhi"/*  ■  ]{  —  ft,i-  ']  o  B  —  "if^i:  •  H  —  <»»'P6A  ■]  o  H  —  'irnojr:  ■]  <d'/ 

rtl-'i:  ■  H  —  <iblh.  ■  .\  —  h.;ii»'/"n-  ■]  ilh.;4i»'/*'ti-  ■  H  —  ^iVA"^"»-  '  H  —  Mfi  ■]  Art.rtjB  >  H  — 

A1IV-J:  >  <"h1l-ri  ■]  A/kIiU-II  >  H. 

jnsqiiii  la   trente-deuxieme   annee.  (en  tout)  douze  ans,  mes  freres  ct  moi 
depuis  cette  (epoque)  nous  n'avons  pas  mange,  (le  prenant)  au  peuple  par  vio- 

15  lence,  le  pain  des  gouverneurs.  ' '  Mais  les  gouverneurs  anciens  qui  m'avaient 
precede  les  greverent  (de  charges),  les  depouillerent,  leur  prirent  le  pain, 
le  vin  et  Tor  par  (prelevements  de)  quarante  didrachmes  d'argent  k  la  fois. 
Leurs  cnfants  aussi  s'imposerent  au  peuple  et  le  depouillerent;  mais   moi 

16  je  ne  fis  pas  comme  eux,  parce  quc  je  eraignais  le  Seigneur.  '"  Lorsquils 
fifent  les  murailles,  je  ne  les  ai  greves  d'aucune  (charge)  et  je  n'ai  pas  acquis 

i:  (leurs)  cliamps.  Tous  mes  enfants  (etaient)  r^unis  la  pour  Touvrage.  ''Ceux 
qui  vinrent  la  pour  Touvrage,  Juifs,  aiiisi  (jue  tous  les  princes,  et  ceux  qui  se 
reunirent  14  d'entre    les  peuples  (qui)   iious  environnaienl  etaient    environ 

is  cent  cinquante  hommes  mangeant  k  ma  table.  "*  (A)  ceux  qui  travaillaient 
(nous  donnions),  chaque  jour,  (comme)  nourriture,  un  bo3uf  et  six  moutons 
gras;  le  bouc  etait  reserve  pour  moi;  nous  leur  distribuions  t\  tous  le  vin, 
tous  les  dix  jours.  Alors  qu'il  y  avait  autant  de  depenses,  je  ne  cherchais 
pas  par  violence  a  leur  preudic  la  uourriture,  parce  (juc  la  servitiido  de  ee 


[63J  TROISIEME  (LIVRE)  DE   "EZRA,  XVI,   1-6.  703 

flCV  ■■  \\fn>  :   liWiT,^  !  hdV;!'  '■  (Dh,'l'Cd.  ■■  "Ji*-^  ■•  MiM  ■  -l-^Kh^  ■•  (OKVC 

x.y  :■  *o)AWfi-  ■•  -irn.f  ••  rts''nAT  =  miwjr'  :  Mn  :  j?.'nA-  ■  'Jo-K  =  vj-ia'??»  : 

nrh'>AK   :   (0't\'l'   ■•   hr/iS.?»   :    00.^^   ::   ha^-yUil   :   -|''^h<-   :  9"^/.   :   hVhf   :  5*' 
l-n<'   :   A(JA.e    ::    *fl>A?lh-    :   -^n.I/'0»-   :  >iVJ:  :  thVC^-l'  :  h^iH  :  ?i'nA  :  hf\(mh  :        » 
'jn.Ph   :  1'a/.h   :   XinC^   :  Mh  :  A.^'.JlAK  :  ^.KltA  :  -1in.5noo.^  :  01^,?..;^  :  \\ 
aoh    ■   A.^.}1<{.()^   :   '^•nCh    :   flJ^rh/w^    :   <{.X9»T[hh   :   h(OC}f:h   :   •Ifn.ho»^    ■: 
^mi-l'   :  J-J/.    :    ^LOd-l-   :   ^.H-.e-^   :  AhTfh  :  '^0.?  :  fl»KVi  :  h'^»)-  :  Ahh-  :  -^n.        ' 
Xrao-   :!    '  fflA^h   :   -1rn.e   :   ;V9"«^f  :   rtVnAT  :  flJA^-  :  fllh9"X-h  :  OTX"rh<i.  :  TtX 
ti.V'   :  h'H'  ■■  A,h>^  :  ;h-1{»"-f  ::  *fl>hOT-H  :  -Th-nA  :  «oXV/i^  :    ^'^'/"ih  :  nfl»-ft       « 
-f-    :    h!hn'nh    ■    h«nh    :    ']"n\\CMa»h    :    9°t\t\    :   h}f.U-?:h   :  \\ODh    :   'l-lfKh   : 
'n6M'h   :   (OhW.-i   :   Iti-Uh   :    /v/l-JXT»  :   K^J-^Jl    :    ^.h^th   '■    hdV-lh  :    ho» 

XYI,  1.  rtif"",  :  B  —  ftv-iiAT  :  B  —  momy  ■■  A  —  ion.'%r'  ■■  A  —  •Hiv-.-i-  •■  A  —  mh.tc<{. : 

IHV.^-  J  '\dA.V  :]  O  B  —  -1+»^  :  B  —  IDOh-h-l-  >  AB  —  ","¥.<:  :  B  —  h.^*^"»  :  A  —  -f -it  :  B. 
—  2.  ftT-OAT  :  B  —  •J.a>J»"  :  B  —  ^-JIA  :  B  —  VVVAIAh  :  B  —  n,h<>AVh  :  B  —  -$0)!:  :  B  —  >, 
ao-;i:il  :]  ffl>.on--Vn  :  B  —  filtt^-  :  B.  —  3.  Mt  '  Hl.iro»-  :  B  —  ■Vfl.eK  :  l-flCh  >  B  —  fOiRh  . 
B  —  1'n«:Ji  ■  B  —  ai-hr'\Hioh  :]  Wht\aoh  :  B.  —  4.  >,Cndt  :  •tH..f|-  :]  O  B  —  Ahn-  :  Yl"?»'''»-  : 
B.  —  5.  ^r^l?  :]  o  B  —  ft.VIIAT  :  B  —  fl>A.e:  :  B  —  mhVf.h  :]  m<(.><B  I  A  —  ooWWlA  :]  ll-l^» 
A<C.  :  B.  —  6.  •/■n5»"'V./'  :  A  —  .■l-"l\tC\tOO-h  :  A  —  ->-MI<:  :  B  —  "WA.-I^h  :  B  —  •|-ATrX>i  : 
B    —  >,-V|-    :]    ■hV1-    :  B    —  .fi>,-t>,   :  B. 


peuple  etait  pesante.  '■' Souviens-toi  bien,  6  Seigneur,  de  tout  ce  quej"aifait     i» 
pour  ce  peuple. 

XVI,    '  Ensuite,  lorsque  SanabelAt,  Tobya,  Gescham  TArabe  et  tous  nos  xvi,  i 
(Minemis  apprirent  que  la  muraille  avait  ete  rebatie  et  quil  ne  restait  cn  elle 
(rien)  do  detruit,  ils  furent  consternes  ct   leur  ame  ne  resta  pas  (calme)  en 
eux.  Ce  jour-Ia   nous    n'avions  pas   encore  place  les   battants  des  portes. 
■  Sanftbelftt  et  Gescham  me  deputerent  (des  messagers),  en  disant  :  Venez,       2 
rassemblons-nous   a  la  campagne,  dans  un  village.  Quant  k  eux,  ils  avaient 
projete  d'executer  uii  mauvais  dessein  contre  moi.  ^  Moi  aussi  je  leur  deputai      3 
dcs  mcssagers,  en  disant  :  Vu  que  jo  fais  un  grand  ouvrage,  je  ne  puis  pas, 
maintenant  descendre  vers  vous,  afin  que  rouvrage  ne  soit  pas  interrompu; 
(mais)  des  que  je  (l)'aurai  acheve,  je  descendrai  vers  vous.    '  Ils  me   linmt      'i 
dire  cette  parole  quatre  fois;  moi  aussi  je  leur  fis  dire  la  meme  (reponse). 
^  Sanikbelsit  me  deputa  la  cinquieme  fois  son  fils;  il  madressa  par  lui  une      s- 
lettre  qui  n'etait  pas  cachetee.  '^'La  lettre  disait  ainsi  :  On  a  appris,  chez  les      6 
peuples,  que  vous  avez  projete  avec  les  Juifs  de  faire  une  revolte.  Cest 
pourquoi,  tu  as  reb&ti  toi-meme  la  muraille,  afin  qu'ils  t'etablissent  leur  roi. 


12 


704  TKOISIKMI':    I.IVHE)  1)K    E/ltA,  XVI,  7-12-  [<i''l 

h  ■•  y'>-/i»-jih  .  t\-o*>'h  K  *dirrtA  ••  ■wi.h  ■■  M"r\\i\  •■  M\h  ••  vn.y-ih  •  »u/» 
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"   h  '  -1-nAh  '  hiih  '  \i1,i.'ri:h  >  >.'/'Afih^  ••    u/\)ni»h  » •l'/.(:«'->.^  <  hi 
\ih  ■•  -l-iiA -^  '  v.p.yi'/"<"»>.  ••  hy.'v.\rooh  '  un)i/\ho»h  .•  /iiy.h  :  ir>-i>. »  "/-n 

"•      /./.    '    «'^'.>.U.'/.>.    :     hXV^h^    :    hy.'nVh    •■•■       OH\h\\'    '   M    «    ll.-f-    :    t\."'/.y.  '  rt»A 
y.    :    '5A.*/    :    «»A^.    :   '"/."Vl.fi^i    '  ht^""   '  Ot-hU  '   /li/>"''  "  «'>.«"  '>'l-rt    •  y.'i\/i'  '    > 

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1      A.'/  !  Vl>-  ••  /i^.WoX-h.  :  A.A.'/-  :  A«>A.h   :  «'(^'.«/••lA-h  •:      ri'>,«r'll  '  MI.A-tf»'  !  //»•/.  : 
'(\hf\.  '  \l\\an  :  M  :  ll'/"!'  :  «'P^.  '  at't\-l'  '  (\.'1-  '  (HhTn^m  '  «'#/«>'.«'  :  h'if\  '  K 

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7.  ii/h  ■]  •iivi:>,  I  ii»  1  H  >i'i'y>i>. ■] "ii'"ti 1 15  •/(i.yij.  I  A  -  .t'.n^ini>i  ■  n>..f<.o «.•/">!  ■] 
^>'(i(:  ■  >,.f<.OA.y"  ■  H  —  «jjK.iift.>,  ■  •n'^'h  >  ii,f.i^>;>i  ■]  <»-V/"/r'>.  ■  A>i.f.t^jf:>.  ■  H  -  ■•,o-h  ■  ■•/•l"'/ 
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B  —  >?r:>,  ■  H  >?<:>.  ■]  ((  <D>,«»  ■  h)>>,  ■  vtf.  ■  .f.ii.'/.>.  ■  'i-nA-ih  >  -vri-*'.  ■  H.  —  8.  >.»•■/.>,  •  H. 
—  9.  t^A1lo»->.  .]  ai:)-^l\fo<*-h  •  ir-A^ia».  .  H  —  -V.nA.V.h  .  H  —  V.P.Vl'»"«".  ■  A  —  fl»-V»lA^«»'  •  A 
°J-fl<;>.  .]  ru  .  H  —  >.»v>,h.>,  •  A  —  >,.p.<».f  ■  H.  —  10.  M  ■]  o  H  —  '"i^y.  .  A  ^i^/A  •  B  — 
"l»n/h.A  .   B  —  <i>.>,|:>.  •   B  —  Wi*<l».  •]  +-Cn'V  •  H  —  iD-/'h6f    ■  A,  <D'V.SnR  ■  B  —  A-¥"1i-/'   ■  o" 

♦jp.n  •]  o  H  —  <o>,.^(:>- .]  <DVf.>.  •  H  —  '\6A.v  .]  'iotk'/ >  H  —  A6A.V  .]  a  afm.-/.  ■  <D.>,-t .  <D.e.n. 

A>.  ■   H  —  <D^.<;-/.A.)l  ■  B.  —   11.  >.ft.A°o»-  ■]  ■MIIIA-  ■  B  — lino»  ■  >.>  ']   IIHo»   ■  .\,  lljP.>lA   •   B  — 

«•j-f  ■]  o  B  —  <Dn>, .  <».fn- 1  n,^  .]  ni:^,  ■  <d->.-»:  ■  n.-i-  ■  B  —  ^D^i^-^D  .  A,  mAif.v  >  B  —  >,-vfl  • 
>..jf.n<D^>,  .]  o  B.  —  12.  <DVi).  ■  >,>.«»r:)i.  ■]  <D>.>.«»r.)ino».  ■  B  —  n«»  ■]  "  B  —  h.iJiV  ■!$  —  >. 
n»»  ■  ivnp  .  ..^A  !  >n..f. .  '\AA.f  ■]  o  .\  —  <D<n-(i^rt  ■  b  —  <DftvnAT  ■  B  —  onn.  ■]  mhMY  •  B. 


7  '  En  outrc  tu  as  institue  pour  toi  des  prophetes,  afin  qu'ils  proclainent  dans 
Jerusalem  et  quils  disent  :  (Un  roi)  regne  en  Yehoud;\.  Maintcnant  venez, 
afin  que  nous  deliberions  conjointement.  Sinon  nous  ferons  dire  au  roi  cettc 

s    chose.  *  Ensuite  je  hii  deputai  (des  messagers),  en  disant  :  Cette  affaire  n'est 

'.1  pas  telle  que  tu  (la)  dis;  c'est  toi  qui  (la)  tires  de  ton  imagination.  "Vous 
tous,  vous  m'epouvantcz,  en  disaiit  :  Fatiguons  lcurs  mains  et  cmpe- 
chons-Ies   de  faire    cet  ouvrage.   Mais    maiiitenant  je    fortiiiai  nics    mains. 

1(1  "'.I'entrai  moi-meme  dans  la  maison  de  Scmey,  fils  de  Dalcha,  fils  de  Mclaiiel; 
c'ctait  un  eunuque.  Quant  a  eux,  ils  (me)  dirent  :  Entrons  dans  le  teiiiplf 
du  Seigneur  et  fermons  la  porte  du  sanctuaire;  on  n'ouvrira  pas  cetteportc; 

11  (en  effet),  voici  qu'ils  viendront  la  nuit  vers  toi  (pour)  tc  tuer.  "  Ensuite  jc 
leur  dis  :  Quel  est  rhomme  comme  moi  qui  ait  fui  et  soit  entr6  dans  mn' 
maison,   ait  echappe  et  soit  (reste)  vivant?  Quant  k  raoi,  je    n'entrerai  pas. 

ii!     '- Voici  que  j'ai  su  que  le  Scigneur  ne  Tavait  pas  envoye  vers    moi,  pane 


17 


1!» 


[fir,]  THOISIKME  (f.IVRJvi  DE    EZHA,  XVI,  L3-l'.i.  705 

>nf-  •  .•'•A  ••  vn.^.  ■•  A(>A.f  ::  flirnnjp  •  mrtvnAT  •  ortn-  ••  Anh  ••  A^A-f  ••:  *h»n  =  i3 
hv-ciro^- :  mj.^iu:  •  hf"'  ••  hlfi-e  =  a.-j-  ••  h«»  =  >ii/*'c  '  chM  •••  *'/hJic?(""  :  r. 
hiti.h  ••  A/n-n.e  ••  mrtv-nAT  ••  w-A"  !  Hh«n  ••  7'n<.  ••  ArtA.e  :  p-'/' :  fl)AV-'j.p.'e  = 

Vn.jR.  ••   flJA?iA   ••  'H:4-  •■  Vn.JP'|-  ••  ?iA  :  hV-   :   ,C'.lt:<n>V.  ••:   *fl»«<.}^l»"V   :   h/.'i--|-  :  h      1 
»»   :   'Jr»'-<.   :   A}\-A'/»'|-   :    ?l,e.A-A   :  n.VflJg   :   <«"P()A   «  *  fl»»lV  :  f>l\  •  M"0'  :  0C      1« 
V   :   d.Clh  :  WA"«'"    :  ^irliHn  :  ?iA  :  00*-^:^  :  Ol^.y.i.?.   :  ^f.Cli-  :  fln/.'/»*»»-  :  A"/ 
^.S"tf»-  :   inhh»"<'    :  h«w  :  ?i{»"'1fn  :   ^9"AhV   :   117'/:  :   "/nC  :   '/«f.J^»»  :   ,f.?»'|-  : 
h^d   «  *  (Dtth^ryi:   :    ffn<P^A   :    ,en')/'V-   :   '/n}\A'i'.'/-   :    'Vn   :    rn-njP   :   ?»A   :   fr/. 

oi«<-  ••  •nn-:!»'}^ :  inw.i'  •■  yo-^t  ••  mnd^nif/.  ••  .('«"K-h.  :  f^fin^vao-  •.-.  *ht\ao  •.  -n 

W^Ti  ••  hTtl-nh  •■  ,e.j).J^,  :  ?iA  :  ■\-ai>,U^'  •  TMAra»-  :  hi\fm  •  r/i«"-ll-  :  fl»-?.-*: ' 
Arth.'}.e  :  fl»A^.  :  "l/.uh.  :  tDV',Wi  :  fllAS^  :  hOi'{itt  :  Afl»A/'  :  "Zrt.A.'/"  :  fl»A 
'/•   :   nrt''7>'i   ::       WU-^.T.-f.J'.   :    VlV-  :  .t'.V"/<.   :    n4'.e.''Xf   :  rD(Prt'/v/.fl»«<-  :  Vn.tt  :  H. 

l.'i.  Muriroo- 1]  rt  <D>,"/(ir.  :  A'76ii<n>- !  rr)>,7.7. :  H  —  rD>,7-ni: :  H  —  ti«i> :]  >,n«"  i  IJ  —  h-^nc : 
B.  —  14.  mnviiAT  :  H  —  '^AA.fi: :  H  —  ■/ii..i'.l-  :  .V  -  rnA'/-"i.e.c :  ...  .e7.co^v. :]  mA',"-^ :  (r/n..ftn  : 

fl»7»?"nl  :  ->,P.'V}>>oi>-  :  A>,A1l|:  :  HUVl-  :  >.A  :  .('.J.Con-'/.  :  H.  —  lo.  "i^ri:-!-  :  A  —  A»Ao'>1-  :  >..A»A,  : 
B  —  n.7<D«  :]  •im^,  :  A,  njVy^h  :  <Dl»>>..e  =  B.  —  ll'  roji'/  :  r^n  :]  rD>,y"11  :  B  —  n?"0'  :]  d  >f-A"0»'  : 
B   —  (lr:>  :]  HCh   :  A  —    >,rD^.e.V  :  A,  ■^<D-.P.-'/    :    H  >,'.;"'\ir/  :]  a    Ji>  :  B    —     /V.Xoi.   :]  (DfvCXoD  : 

B  —  .C.M-  :]  (D->,/-  :  A.  —  17.  ffln^oVV*  :]  n>,"7V/;  :  1}  —  .l'mi>-  :]  1-<f.'/(D  :  B  —  ol.«,>,<i:^-  : 
J$  —  oi-njP  :  A  —  >,A  :  V,haf<.  :]  >,y">n  :  B  —  •^ttf.V  :  B  —  mWinttft.  ■■  y<i>'Ah.  ■■  '^dA.ICoo^  ,] 
ir,VAta>-<.    :    •>n,lh    :    AA.iroo.  !    H.    _    18.    -nH-l-»  :  A  —  r^tl/UU-    :  B  —  A(tJl.Tr.P  :]  AII.V.1'  :  A  ~-  >,/!. 

«h.  1   B  —  hrD-nri    :]   (nh(Di»r|    :   H   —  '^it.A.-l  :  B  _  nn^V-^.-  :  B.  19.  (DU>V.('.F>.  :    )>'/•  :  .tt>'7<.  : 

(l'1>.e"%<'  :]  O  B  —  ■/(1.(1   :]  (n>(|.(|  A  —  tt.hU-i.  :  B  —  .eoi>»>,.  i  •JO.f  :  mt^C  :]  "   B  .V.IC.OO--I.  :  B. 


(|u'ils  avaieut  prophetis(3  les  paroles  i.\\\\\  proplKite  contre  moi.  Tobyi\  (et)  San^- 
belat  ont  stipeii(ii(3  (cet)  homme  contre  moi,  ''arin  que  j'aie  peur  d'eux,  que     13 
je  me  fasse  une  mauvaise  renommee  (et)  afin  que  je  me  deshonore  moi-meme. 
'  ■' Souviens-toi,  ("i   Seigneur.  de  'robyA,  de  Samibelal,  de  tout  ce  qu'ils  ont     i'* 
fait  contre  moi  aujourd'hui,  aiosi  que  du  prophete  Nou'fidya  et  des  autres  pro- 
phetes  qui  (voulaient)   m'(3pouYanter.   '^Nous   avons  acheve  la    muraille   le     15 
dixieme  (jour)  du  d(5croissement  (de  la  lune  du  mois)  de  'Ayloul,  en  ciiiquante- 
deux  jours.   "'II  arriva  que,  lorsque  nos   cnuomis  apprirent  (cela),  tous  les     le 
peuples  qui   nous    cnvironnaient  eurent  jieur;  ils  eureiit  peur  e.vtremement ; 
(cela)  (jpouvanta  leurs  yeux.    Ils  surent  que,  grace  a  notre  Dieu,  Touvrage 
avait  ete  achevc  ce  jour-la.    ''En  ces  jours  plusieurs  notables  de  Yehoudii     i' 
firent  de  iiombreusos  lettres,   qu'ils  adresserent  a  Tobya;  on  leur  apportait 
aussi  (des  lettres)  de  Tobya.  '*  Eii  elfet,  il  y  avait  beaucoup  (d'hommcs)  parmi    i» 
les   gens  de  Ychoudaqui   s'(3taient   conjures  avec  eux.  parce  que  (TobyA) 
etait  le  gendre  de  Sakenya,  fds  de    Aruhe,  et  que  Yohanan,  son  iils,  avait 
epous(J  la  fiUe  de  M(3S(3lt^m,  fille  de  Basamada.  '"  Ils  racontaieiit  dc  bonnos     10 
(choses)  devant   moi  et   ils   envoyaient  (des  messagers)  parler  do  lui;    ces 

p.vrn.  ou.  ~  T.  xiii.  —  f.  .'i.  ,',e 


70(i  TH(i|Sli:Mi:  (Ll\  UK    1)K     K/ll.\,   WH,   1-5.  [()«! 

hu'  1  y^/nxh.  '  -^1».?  '  «»>'j/. '  \iM'f. '  yathy,. '  ■'iiui-  ■■•■  (odMn  «  flH\y  >  '«>« 
M'1'  >  y.u:<'"X  ■■■■ 
x\ II,  1       * «•»«> :  h-rf.-i/.  ■■  ///ijx  •  h/.v-l-  ■■  a)h'\"r"i\'  •■  •'i":'»i- '  «»''/.'/"Vi-  >  ov^ut-i-  > 
oiuowr/..'/  i  «nrt.'/"/.'^* ".    aihiniyij''""-  •  Mx^rof  ■■  hw  ■■  *»Ar/i'.">y  «  »"fiih 

\\  •  WIC  :  l\h.V<.fiM"  ■•  hh»"  ■■  Ut'h'\:  >    nhrt.  •  /-l-rt  ••  «»JlA/i.l/'«»-  ••  <i,/.l/Jl' 

*  >   •   >»"/ll./»fl,/i.(:   :   Jt""')!:   :   Uihr"!  >    MVyi  >   y.V.y.rt-  ••'    '  <I»MI.A"«"-   :   »•*  !  h. 
iH.-^lin.    :    hV^X.y    :   AAi.4'<.AA.'i»"   '   ?ifth    :   0"«/-/-   :  rijiy,  :  //»(IA/-  '  ftfiUK  >  «» 

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'        -l--  :  UtjfKUf-  :  (H:(l  ::    7»^//»  '  Ot\y-  >  011'.  :  i^-hl:  >  Ul/.-U\  >  rt»r1i-)inrt  '  >.A  '  S'. 

•  Vfi<.  '  «»-A/:;'-  :   Wni  >  uihfiiO  >  1/,/iVX  '  hnyi-  >  "i",.  >  ut'fi-l::l-  ■■■■  '  uuuy.V  > 

h^iw.hn.h.i:  >  uftif  >  A'(K'  :  utht\i':'nh\\ruo.  -.  Ai/A"«"-  :  *i»'i(-n  '  wm 

\\  11,  1.  mV/  0  "  H  —  MV=t-  ■]  -l-^tl.lf.  I  IJ  —  ii>M'r"/  •  ■'."'>-|-  •  H  (n"l.r')t-  ■]  n>"/'l'll-  ■ 
l>  0««i-1-  >]  <u()(liD-1-  .  \i  —  (Ofm»-/" /.•/'/.  I  \i  —  a>A.1"i:.('>  ■]  o  \i.  —  2.  (iiMfllliJ''  ■  15  —  >>•'/• 
f  ■]  AJiVr  ■  l>  «»A>iVV.i'  ■  H  —  v)i:  ■]  ii.<!.  ■  \i  —  m-hl^i.  ■  B  —  <!.^-*  ■]  a  <!»•>,•;.•  ■  B  my. 
.h..f.iV  ■  >iV">  :  •(lll-;'.V  ■  15.  >.  >,V'1'>\./li  ■  A  —  in..+-(.  i]  i».<j+   i  B  —  0/h.R  ■]  «  «m-|l/li  ■   H  — 

«"•0A1-  ■]  (»un"/Ar-  ■  B  —  *()«•.  ■  B  —  (D+t<.  ■  AB,  Dill.,  Le.v.  —  "."-v/:v  ■  B  —  ma»",')'i];.  ■ 

B  —  fl»-n-|-  .]  (>  \i (i>irt.  !  -fi^irt.  ■  llO-n<!.l:  ■]  ^-Vfl-Fo-»-  ■  B  —  m'h?.m.(\  >  \i  —  >il-n-«  ■  B  —  .p, 

n.-»:  ']  (\,/-  ■  .c.d.-/:  =  B  -  (i».i'X'/0-  ■  B  ",'1'|i  .  B.  —  'i.  "/(i..r.  1  vii-  '  l{  —  .R>i(:  ■]  "  l{  -  m 
Aii-nrt  ■]  a»,1rii-fl  ■  B  —  XA  ■  .('.'/(K.  ■]  "  B  "/.«;.  •]  (d"/.s.  .  B.  —  5.  A-flC  ■]  o  B  —  (nJi^A" 
ao.  ■  >„1,l|1l  ■   B  —  A-7"A«  .]  o  B  —  m|-/"A'l:  ■]  flllW/A7-  >    B  —  ./•jP.iT^-V.  ■]  •/•.C.»"^  ■   li  —  flll 

>icr  '  A,  nii-vc.-)-  ■  B. 


(leruiers  niapportaienl  (ses   parolcs)  et   iui    reportaient  aussi  mes  paroles. 
'Pobya  envoyait  des  lettres  pour  m'(3pouvanter. 
XVII,  1  '  Apres  que  les  murailles  eurent  ete  reb^ties  et  que  jeus  pos6  les  portes, 

2  i'ai  instituedes  portiers,  des  chantres  et  des  Iiivites.  "  J'ai  ordonne  a  Hananya, 
mon  frere,  et  a  IlanAiiya,  prince  de  la  ville,  k  Jerusalem,  parce  que  (ce  der- 
nier)  etait  un  homme  droit,  qne  tous  deux  (jtaicnt  (dos  hommes)  craignant  le 

3  Seigneur  et  (ju'ils  valaient  mieux  que  beaucoup  (de  gens).  •'  Et  je  leur  ai  dit  : 
Prenez  garde  de  ne  pas  ouvrir  les  portes  de  Jerusalem  avant  la  chaleur  du 
soleil.  Pendant  le  jour  fermez  et  veriouillez  leurs  battants;  pendant  bi  luiit 
(jue  les  gardes  parcourent  Jerusalem,  chacun  a  leur  tour!  Que  les  hommes 
(jui  sont  sentinelles  passent  tous  la  nuit  devant  leurs  maisons  et  qu'ils  rcn- 

'.  dcnt  severe  (leur)  garde!  '  En  eflet,  la  ville  (Jtait  grando  et  vaste;  los  gens  qui 
v  demeuraient  etaient  peu  nombreux ;  personne  iie  batissait  encore  de  mai- 

i  sons  en  cette  (ville).  '  Lc  Seigneur  mit  dans  inoii  cieur  (ridee  d'un  recense- 
miMit  g(in(_'ral).  Je  reunis  tout  le  peuple,  .scs  grands  et  sos  princes,  pour  (les) 
doiKiiiibror.  Noiis  iions  sominos  aussi  asscinbl(5s ;  iioiis  avuus  trouvo  un  livro 


[67]  TROISIKME  (I.IVUE    Df:   'KZRA,  XVII,  6-23.  707 

•>-A*  ■■  4'ft9"'lJ:  ■•  nnoi:!'  •■  at^nfi^  -.  »i>xvhf  ■■■    h/i-  >  ha^iu  ••  ftnh-  n 

^h.c  !  «c'\ri^7  !  ?»A  !  'JCT-  ■•  hr-w  :  •/•%fl)m.  :  hA  :  hV-iifio^-  '  Vfl-hWiiC  ' 

Trtl*»   ••    nn.A-'}    :    flJ^ii-fll.   :    h,?<fli\f9"   •■  (Uf\,h.C:av.  :  f. il.fi  ::      Vf-A-OW  :  ?|A  : 

h-tOi.   :   fl>-A'/-    :  hVluiVaO'  :  i>"rtA  :  H<.nn.A  :  flI'/'f|A  :  V-flft  :   (O^nWr.V  :  fl»"/ 

«C^   !   fljRWi?"^V  :  fl)/h.'^J;i'»  :  flJ^/nCJh.';"  :  flinA^^VrA  :  (D^./.'fiM  '   fljRC-fl 

«l^  •■  fflWhl'"  :  flJ-nAV  :  fl»»«'^:rt(:  ::  hA-  :    hfi^^  :  dftfl)-  :  ?i9">  :  rlilin  :  ?.ft/-^. 

A  «  *fl»A«fe*  •■  hW.Pt\  •■  'Ki  :  fl»iiP  :  fl)(ffl»e  ::  *  fl)^.*'!'  :  rt^-TJ?  :  V^f^  i  flJffflJg  *•' 

^fl»^**  :  Ti/:.  :  *:«:  :  fl>Vflie  ::  *  ^.«fe'l'  :  «f.'}:^'^  :  ^i-r-T-fl^-A.f.  :   P-"i(t  :  HP-n-n  : 

Kf  •■   aixf  :  fllVfl)-!;  ::  *  ^.'k'P  :  "lA"!  ••   ij  :  fllg?  •■  flJ.VflJo  :s  ^^.'ft'^  :  H'|:J&  :  ?ijr  : 

Wi^fD/;  ::  *  ?.'fc'('  :  H'/;  :  :i;V  :  fl)S  "  *  ^**  •  nf-  :  %f,  •'  fl)^fl):i:  «  *  ^t^  '  n.n.  : 

%i    :    fl)Kfl)?;   ::    *  ,?.'ft'l'    :    hrt'/..^'    :   y?f    :    (DrV    :    fl)Wfl)e   ::    *  ft'fe'1'    :   hP-i..'^^"   ' 

%i   •■  (D:K(D%  ::   '  J'.'fe'/'  :  ni'R  :  'KV  :  fl):»Jfl)Vi  ::      ,'?.'fe'/'  :  1.,'^'*  :  IP  :  fl).7fl)g  :'  *ft  ly.^o, -1 

«fe'1'    :    hmCm    :    Hr'hll4'.e   :    'UDX    •=   ^.«'.'fe'^    :    rh.ft9"  :    rg  :    fl)Kfl)?;  •:  *  R«fe'/»    '     ^2,  if 

().  M:t\l\)t  :  R  —  vniii.eV}<C  !  A  —  wil<h.(r«''-"i  >  B.  —  7.  huv-^.Jico»-  :  A,  h-^i-tiWtio.  ,  h 

—  <D>,jrv.f  !  H  —  mMic.f  ••  H  —  <D.p.<ii"V..ev  =  B  —  <D<h."7kV  :  1?  —  (o<h."yvir'  :]  (/  (d>,a-SVP.  > 
B  —  iDtn.c-sti.i'"  :]  o  B  —  lonAn^vyrt  :]  nAn"Vi'"n  :  .\.  «onAnvi^-n  :  H  —  fli'i:<!..s.n  :  B—  wg, 

00«!.«    :    B    fl>VI/'i'"    :    B    fl»n6V    :    B    «DOonAC   :    B    (aoV(\i:   :  /lubr.)  -V-A*  :]  O   B   —  >, 

pm-  !  A.  —  8.  MCtl  :  B  —    fl»iV<Dq  ;  H.  —   !t.  n<{.(i'.t'  1  B.  —  10.  /b<!.  ;  B.  —  11.  iV""/  •■  A,  g. 
■>x-l-ao-  :  B  (i<h^-  !  •rix-tt  :)  —  >i1"^fl'-A.(L-  !  A  —  VM  i  B.  —  12.  >bA"V  !  B.  —  13.  ti-Ufi  I  B 

—  Ol^-ifll^  :]  W/i    1  B.    —    14.    ^y.    l]  %;if   :   A.    —    15.   n<..tt   i    B   —   «V  :]    YV  :    B.    —    16.    %y  I   A, 

gX  I  B.  — 17.  >im..e.-  :  A.  —  IS.  <h.e..i.*y"  :  B.  —  ID.  nny.  >  H.  —  20.  h.,e„v  :  B.  — -  21.  h(non  -. 
B.  —  22.  '/.i>r-  :  H.  —  23.  (un  :  B. 


8, 

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11 

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13 

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17. 

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dans  leqiiel  les  anciens  avaient  denombre  ceux  qui  etaient  niontes.  Ce  livrc 
disait  :  *  Ce  sont  les  indigenes  exiles,  qui  sont  montes  (du  pays)  oii  ils  etaient      e 
captifs,  que  NAboukadanatsor,   roi  de  Babilon,  avait  deportes  et    (qui)   sont 
retournes  A  Jerusalem  ct  a  Yehouda,  leur  pays.  '  (Ce  sont)  tous  ceux  qui  sont      v 
retourn(}s  ii  leurs  villes  avec  Zaroubabel  ct  avec  Yosa'e  :  Xahamva,   'Azaryfi, 
Dahamytina,  Hemanem,  Mardakim,  BalsemAmes,  Faradis,  Darbetay,  Naham, 
Be'ena  et  Mafsar.  Voici  le  denombrement  des  homrnes  du  peuple  d'Israel  : 
"  Les  eufauts  de  Fari'os,  2.472;  ''lesenfants  de  Safatya,  ;372;  'Mes  enfants  s, '>>,  lo 
de  'Era,  652 ;  "  les  enfants  de  FaTitama,  de  la  descendance  de  Yosche 'e  de  Yo-     ii 
bab,  2.818;  '- les  enfants  de  'Elania,  1.254;  'Mes  enfants  de  Zatouy,  845;    12,  i;! 
'Mes  enfants  de  ZAti,  860;   ''les  enfants  de  Bayou,  648;  "^les  enfants  de  i'i,  15, 1« 
Bebi,  628;  "  les  enfants  de  'Asgid,  2.322;  'Mes  enfants  de  'Adoniqi\m,  667;    n,  is 
'Mes  enfants  de  Bagewi,  2.066;  -"les  enfants  de  'Eden,  655;  ■' les  enfants  iii,2o,-2i 
de  ■Alartft,  (fils)  de   Hezeqya,  98;  -- les  enfants  de  Heseni,  ."528;  '-'les  enfants    22,  2:} 


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h   •■   V;i->.'^"  :  .f.'/;'!'  :  rt."/    =  y.'l."l'  :  */.rt.'|--  :  .t: •/."/•    :    ■ltth'\'    •■■       y.'!*.'!'    '    «IsA    :    y.'/.' 

;(!'i.  ;();  i  lojj  i  A.  —  25.  -/iiw  >  l>.  —  2(i.  o  li.  —  27.  o  B.  —  28.  >,ii,"'/'i.''l-  ■]  (1.-J-  ■  M-onH-  , 
B.  —  29.  4.C.yUi:r'  >  m;Pd.i-  >  «n».**:  >  B  --  «n..;./,^.  ■]  .^rf./!.  i  A  —  %y.  >  m;-i .  U.  — :{().  mv-il),  ■] 

«Dm^flWi  1  B.  -  ;n.  <nMi."yn  ■  B.  -  '52.  id.j.i'.  .]  fli,i.,('.y  .  B.  —  'M.  'Mr' ']  h,A"V/ji  ■  B  —  ;»i<Dij 
g  i  m;/  I  .\.  (DMDiiiDvv  :  B.  —  :5."..  >,./i.'^"  :  B.  —  ,'J7.  fr-.s.c.-.p  ■  B.  —  ;i8.  nvv  ■  B.  —  ;{'.i.  m 
nuv^Ki  >  B.  —  'lO.  h"'H:  ••]  ii.Aft  :  B  —  .i;;»! .  «dvihk  .]  •i,nK  >  B.  —  'ii.  .(.n>i'i' .]  •{.«./(.. .  1$.  —'12. 
thi-r'  ■]  h.^?"  ■  B  —  iViDMu;.;  .  B.  —  4:5.  ii'V.e.'/"VA  .  B  —  >,A  :  B  —  "i..<;..e  .]  h.e.y  >  B.  — 
4'i.  a»>,A  ■  .e,ii.y"<.  ■]  >.A  ■  u.r'u.r'/..  >  B.  —  'i,').  «dooid-I'/.  .  .\,  id-^vw.-v^-v.  ■  B  —  >,rt»c  ■  B  — 
in.A"7'V  :  B  —  >,/n.in  :  A,  >,<n.<n  >  B  —  y  >  idiiudS  .]  .irviDiviD:;.;  >  —  4(j.  fflA-f»,  >]  "  B  —  'f-l-.H^ 
ji"  .  B  —  rt,>,  ■  B  —  w.rt.<i:  ■  B  —  7n>,^  ■  B.  —  47.  ■fc.'\  .  B  —  ^f,';  ■  B. 


2'i, -jo    (ie  Bek,  324;  ■'  les  enfants  de   Ilarif,  112;    -"les  enfanls   de  GabiWm,  9,'»; 

•21,,  27    "les  liommes  de  Beta-Lehem  et  de  Netofayil,  188;  ■' les  honimos  de  'Anaton, 

•-8,  2»    128;  -"les  hommes  de  'Azemawit,  42;  ""  les  hommcs  do  Qeryt\t&rem,  QAlirA 

oo,  :u    et  Beros,  743;  ^"les  hommes  de  Hardmd  et  de  Galta,  fi21;    "  les  hommes 

:?2.  33    de  Makemes,   122;  •'- les   hommes  de  B(3t(^l  et  de  Gay,    123;  "  los  iiommes 

3'i,  :i.-.    de  NAbeva,  152;  "  les  Iiommes  de   Eiam,  1.2.50;  "  les  enfants  de  'Erani.  320; 

:ifi,  37    "  ies  enfants  de  'lyariko,  345;  ^'ios  enfants  de  LodAdouyA  et  de  llano,  721; 

:w,  .ti)    "'  les   enfants  de  Sanana,  3.930.  ^^  Les  pr(itres  (qui  (Jtaient)  les  enfants  de 

4n,  'ii    Yodaiie  par  ia  maisou  de  Vose'e,  973;  '"  ies  enfants  de   'AmAr,  1.052;  "  les 

'•2.43    enfauls   de   Ft\sakni\,    1.247;   *- les  eufants  de  llaram,   1.017.   '' Les  levites 

(qui  etaient)  les  enfants  de  Yos(5'e,  (fiis)  de  Qadi\myai,  (jui  ((jtaient)  les  enfants 

'''1,  '"    de  'Edouyii,  74.  ''Les  chantres  (qui  (itaient)  ies  cnfants  de  'As!\f,  148.  "  Les 

portiors  (qui  (3taient)  les  enfauts  dc  Saloum,  les  enfants  de  'Atcr,  lcs  cnfants 

de  T(3lmiin,  ies  eufauts  de  Haqou,  les  enfants  do  llat.L'lo,  les  cnfants  do  Si\b(\ 

ir.       138.  '*  Les  liomnics  de  ndtdniin  (qui  etaicnt)  les  enfauts  de  Sc>"A,  los  enfants  de 

'■"      Ilascf,  ios  enfants  deGabe'at;  'Mes  eiifants  do  (Jouli'»,  les  oiifants  do  'Asiiyi\, 


1*;,  57 


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n.'/-    :    hn^»iro»-    :   A?.«d   :   ?,J>°<I»-rt/-   :  hi\/.h.l\  ■  ^.O» 'M:  :  WCha^'  •■■  *  ?.«ft«/'  :        '- 

48.    AHV   :    H.    ^  4!).   ^..(;.(.   ■    •JJi.n    :]    I.XX,    O    AH.    —    .'iO.    ll,4:'\-    -.    &.(>",    :]    rt    .P>    :    /..a.Tr    :    A 

—  >*>{  !  15.  —  51.  -uvr  ■■  15  —  .^.l:-/'  :  0-\\.b  >]  <>  B.  —  52.  .e+  :  4.ft.  l  .P..|'  :  rf.rt.  :  H  -   "?«.¥■  : 

B  —  M.rt.rt.?"    ■]  iC:fl  :  .e."»'  >  ft-5'"    :    A.   —   53.    n*-fl    :   B.    —  54.    nftA"-F  :    B  —  ooip,.S  :  B  —  M(i 

•V  I  B.  —  55.  •n-nc;»-#h. :  A,  n(:.(vh.  :  B       ft.ftc*  >  B.  —  56.  >,"?.p,  :  B  —  Mm,/,.  :  B.  —  57.  ^J 
m.  •  B  —  *<{-S  :  B.  —  58.  f^h.A  :  B  —  ■S/5+-V  :  B.   —  59.  ft<.m..p  :   B  —  iVlf.VlT  :  A,  <C»1 

C<n    I    B  —  MKf^V.    :]   .e.^-    :  ftn.eir    l   B   —   .e^:.^  :  Mn.9"    :]   .e.f  :    A."19"   :   B,    /.    WAjP   :   'hf'l    : 
LXX.    —   00.   V-ti»"    :    B.   —   61.    >,1>">   :]  O  A   —  n>»l.<.-n    :    lOh^:;    :]    mt^^.n.KTr    :    B  —   Wfn.C.    I 

B  —  «D",nR  :  B  —  n.i-  :  }^n'i:irao- :]  n<ii(n-(:i:i»'<in-  :  mhnyi-  ■.  hn-iiiro»-  :  B  —  >,j>"<»-ftt  :]  rj  A. 

02.    inAf  :   A    —  'V*.^  :]    *.^  :  A   IO'_ilDU  :]  <D<i  :    B. 


les  enfant.s  de  FAdan;  "  les  enfants  dc  LabenA,  les  enfants  de  'Angab,  les  'i,s 
onfants  de  vSami;  "  les  enfants  de  HanSn,  lcs  enfants  de  GAdeJl,  les  cnfants  de 
Ga'cr;  ^"les  cnfants  de  l\e'ayA,  les  enfants  de  RAson,  les  enfaiits  de  Nicjod; 
^' les  enfants  de  Gczem,  les  enfants  de  'Ouze"e,  les  enfants  de  Hafer;  "'■' les  o',  52 
enfants  de  Fc\s(?,  les  enfants  de  Meseno,  les  enfants  de  Nc^fAsesim;  "  les  en-  ss 
fants  de  BAqoe,  les  enfants  de  Haqifou,  lesenfants  de  Harouin ;  ''  les  enfants  de  .vi 
Basalot,  les  enfants  de  Medi\,  les  enfants  de  HadAson;  "  les  enfants  de  Ber- 
tahe,  los  enfants  de  Sisart,  los  ciifants  de  Hennst;  ^^"  Ics  enfants  do  'AsvA,  les  "^c 
enfants  de  Halifa;  '"  les  onfants  des  scrvitenrs  do  Salomon  (qui  claient)  les  •'>' 
enfants  dc  Sati,  Ics  enfants  dc  Safarit,  Ics  enfants  de  Filed ;  ■''"  les  enfants  dc  "'^ 
Yalia'ii,  les  enfants  de  Dariqftn,  les  enfants  de  Gftdcl ;  ^"  los  enfants  de  Safaiya, 
les  enfants  de  Hcgol,  les  onfants  de  Fakert  le  Hatsibawi,  les  enfants,  fils  dc 
Hamim;  ""  tous  Ics  liommes  de  ndtunim  et  les  enfants  des  serviteurs  de  Salonion, 
392. "'  Voici  ceux  ([ui  monterent  de  Telmel,  de  Tarcs,  de  Kiroub,  de  'Adon  et  do 
Yameker,  et  (qui)  refuseront  dindiquer  la  maison  dc  leurs  peres  (ot  de  dire) 
6'ils  (etaient)  de  la  descendance  d'Israel   :  "-  les  onfants  dc  Dalva,  les  en-      «".i 


5'.l 


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7111  THOlSIKMi:     IIMii:     \)\:     i:/.lt\,   Wll,  (i:i-71.  |70 

M     y.Ay  '  y.^t:'!'  ■•  ri«riy  •-  yA'A'  •  >*.»'.•  >  iftv  >  <»■'/<»«  »    »»>»y"<ji-rt'/-  •  »ii»v"i-  •  y. 

•fc'!-  i  hA\v  •■  yAi'\' «  «•*/!  >  y.'J:'i'  =  iu:ii.a.  »  htx"»  « v/"/i  '  ^r^TAy.  •  ur.ii. 
li.    A.  !  )i\'wn  ■•  KiM'  •  ui\-{\'r\'  •■  im«'-  ••    <">iA-  •■  :''i*'M'-  •  ^/"XMi6"«»-  t  n 

II  i  •i-V"A'i!  :  hJu/"  :  •/•i*'(:(i-  ••  <i»:^'r>i'r  >  «»>i>iiji'.v  >  •irj-i.-  >  tf^iiyav- 1  j»» 

...       rJlUVr-"»-  «      <»hlMI  •  Wr/;L7l;'-  •  tl«"  •  hj.t\/\lh  •■  >,'/•>  •  «)"/ ft  =  ll'>S-0'>  : 

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a»-i:  ,  ut(wii'i\{\'  :  oti  ••  ar/iv  :  «»i;V  :  r»:i;  :  ll>i'>nA  ;  ^''/•nr:-/:i/'<"'-  ••  <"h<i'"/'/:ll' 

,i-        ao.  ::  *fl)>,<»i»-'J'/:'/.  :  ifv  s  «li;V  :  <»ifi(»(>  :   <»«"«';"/.'}  :   <»*/"Hl»'V..^'|-  :  |iV  :  ^Ml-j^» 

,,8   ...i     /;  s:   ^rnh-n^t-A^/:!/'"»-    :   Jiy   i   <»';7<»/;  ::    '  ^^^''/'"M.l/''"»-   :   oV  s  <"««<»/;  :   <»>i?i-'i. 

■lM'ii»-  :  :»;y  :  <»:/;y  :  <»'A'  ::      Ut}x'rhi:}x{\\'  :  httat'  :  «Jjnl-  :  A//"A?i»|-V  :  i\i\:i:t\ 

;i-    :   <l>-ft-/'   :   ««»1|'J.n    :   flJC'/'   :    y./..,1u/o   :    Un^CA'    :    TM'    :   fl*V,?A'/-    i    I^i»"^  ' 

:i        fl)>,AnA/^    :    r/i'/"ft/^    :   '/'?,'/•    :  <»I*'A«^    ::    '  <»A-/n/.    :  »lUV'l'  :   ?l'/'V  :  hChM'  : 

H3.  o-Fc;"n  I  K  —  (ii:iiA.  I  15^ >»««■•  I  ■//'•>.  I  vr'>.<nA.p.  >  or.H.A.  i]  "  H-   7rt"i>;'i:  ■  H      >,vn 

•I-   i]   II   hui-nn   .   li  —  m-l;v/"Y  ■    15  —   (inr-/   =    H.    —  0'i.  id>,A-  ■]  A7.A-  I  A,  n»>iA  i  l{  —  aoK^, 

k:  I  A  t7"A'i:  :]  h-iitih  I  |{  —  •hr''>i\>'iYi>'>-  I  A.  —  (>.").  >,i.r.n.<-  >  AH  -  ii->.',.n  i  l'y,A'i  > 
A,  ii'>.'!-n  I  icV-s-ov  I  li  >in«"  ■  >,«"  ■  A,  >,nti  ■  >,n«i»  i  H  —  ^finoiv.  ■  H  —  ii.i'.A-iin  ■  y,.t\"(>'i  ■]  ii 
y.ntxCao-  I  H.        (iii.  .i'«''-<'.  I  <"ii(i(i-  I  H  —  ii>,vnA  ■]  >>vnA  i  AB  -   in>,>,"7i:i»'«o. ,  |{.    -  Cu. 

<Duj(D%  I  H  —  <ii«i>ll!»"<i."V  I  <n«i>||'/"<!..'i|.  i]  utlt-l^-oo-  :  ii»)]'j"i.^-  I  A,  <D«D|iy"/,.-v  I  <n«i>i|.^"(:-V  i  H. 
—  (JiS.  o  H.  —  llll.   <n>,";"'/A.I»"oi».  >  .ii;t!  >   ininin/;  ■]   i>   H  —  r»>i>,.>i.")«i».  i  H  —  <D;/;y  i]  <ni;'y  ■  H.  — 

70.  <D>,ii">,r:>,nr  ■  mw».  ■]  o  H  —  <Di)n  ■]  (n^niin-  ■  H  —  A«i>'\>,ii->-  i  A  —  wrtcn;»-  ■]  >,ni.(:n;»- 1 
A  —  Aau^^Mi-v  ■  /h-fccn».  ■]  >,y">  I  «»>>iirf.Ai-  I  .ii-H-ii  ■  (\-'"i..v  ■  M\h.  >  H  —  /i.tr:n.»-  ■]  "  mud  • 
A  —  (D.ni- !  «i>ii7(i  ■]  A«i>ii7ii :  A.  (D.ni-  ■  «liinn  ■  H       moi.  ■  .p.^..ih«i>  ■]  'ivr  >  •viu:  ■  ikdc 

*  1  1{  —  Oixci-  :  •y"^,/-  ■]  .rt!  !  H  —  (n>,'i:.i"»'l-  ■   H        (D>,Annt-  i]  (D"7.jiVV  ■  H        ,U'/"I\I-  >  9" 
>,+  1  mu"\fi  i]  «j  !  H.  —  71.  iiwv>  I  H  —  >,!»">  I  >,r:>,nt  ■  >,n<D.  ■]  m-h'J"-/  >  ,'hni(L(»'«i»^n  •  H  - 
>,ilh.   ■]   ll>,il>,.  !   H  —   f\m\in  >  «••AMl-l-  i]   ll«n»-imi    >   tt"iao-l:  >   H  —  mi:4>  >  f.ithoo  :]  <DC+  i 
.P,<5*'7i-  I  .A,  «nC*  !  H. 


r,:5  fauts  de  Tobyil,  les  cnfants  de  Ne([0(l,  (^i^.  ''■'  Parnii  les  pretres  (il  y  avait)  les 
enfants  de  '1'lheya,  les  enfants  Av  '( )iiiios,  les  enfants  de  BArztMi;  (ce  dernier), 
parce  qu'il  prit  une  femme  d'entre  les  filles  de  Bdrzeli  le  GalildAwi,  fut  ap- 
y;,  pele  de  leur  nom.  "'  Ceux-ci  chercherent  le  livre  dans  lequel  ils  furent  denom- 
,;.,  br(3s,  comme(c('la)  avait  (jte  prescrit;  (mais)  ils  ne  le  trouvercnt  pas;  ''c'est 
pourquoi  on  les  deslitua  de  leur  sacerdoce.  Le  liatersetd  ordonna  qu'ils  no 
mangent  pas  des  (viandes)  sacrees,  jusqu'i  ce  que  fut  institue  un  pretre  pour 
revetir  le  (liloson.  ''"  Toute  cette  assembl(3e  fut  additionnee;  le  total  (s'eleva) 
a  42.3(i0,  sans  les  serviteurs  et  les  servantes;  "'  ces  derniers  etaient  7.)5I?2; 
les  chantres  et  les  cantatrices,  245;  '■'"  les  mulets,  245;  "Mes  chameaux,  435; 
les  Ancs,  (5.620.  '"'((,>uelques-uns)  d'cntre  lcs  clicfs  des  pcrcs  donn^rcnl 
pour  le  scrvice  au  hatersetd,  pour  le  tr(isor  :  or,  mille  dracliines;  coupes,  50; 
Yctcmenls,   530.  "'  Pour  le  service  des  pretres  (quelques-uns)  des  chcfs  dcs 


riii 

liT 

r.s.  6ii 

70 


|71|  TllOlSIKMK  (I.IVHK    l)K    E/RA,  XMI.  72-7.!   -  XVIII,  l-'i.  711 

v-f-  ■  fl<-c  '■    mnfin  ■■  'i»'H'n  :  ?iA  :  -tci'  •■  Xx^nih  •■  ^nh- :  m  •■  mc^  •.  r    -i 

i.t1i0O  :   flJg?  :   jr^VS'!'  :     n^-C  :   ath/\nM'X    '■    ii1'tt/.  '■    hU*i'^"  :   'X(D%   ■■   Wi^        "i 

<•  :  »iiK,'-l'3i :  fliA.*P'e,?'J5'.  ••  ath^a*'^''/.  ■  anmwpw.-Yi.  ■  fl»r1rijn5'. :  flJrtnh  :  V^i- 

>.'/'>.  :  fl>W-A"0«»-   :  ?ift/J.h.A  :  Oi-M'  :  ^U7-«iir<»»'  •- 

fllflj^r/.  :  ^'n<>  :  flJCV  :  fl^h^JlA?-  :  1nf-A-0»-  :  rTMin  :  fl»VfA"<"»'  :   P.*+  :  "h  ^^VUI    1 
ft/./bA  :   'l^inh-  :  ?i'rWA-  :  nA^a}'C.-\:\rao.  :  'VnV.  :  fl^ft-l-  :  OoCA-tt  '  4».?.-«"  ' 
hl^'?.   ■■   "7^'.   «   flJ/?.n.A?'   :   AdH/..    :    }\«h«t   :   \\fm   :   JPrX"?,   :   «"KVh^f.  :  h/.i'   ' 
fn-fU  :  nhmi  •■  hlll.h-ttih.C  :  A?ifl/.  ^..A  ::  *  aih9°R'h  ■  6lli-  •  hWi  ■  hi'.!'  '•  *       - 

,e."ff»  :  "V^vn/.  :  dF-o^-  ■■  mhlti-f-o"'  ■  fl»W-A-  •■  mfl.n>.i/'o»-  :  Art'^.^  :  hot>  :  Ch 

A   :   IPC*!*   :  And  :  fllCV  :'      flJ>»'}flfl  :  4'.?."»»  :  fmCl-tt  '■  Hllfl  :  ^.^J+Jl  :  ''l"i'f-  •'        ^ 
«^J?.  :  hTh^  •'  JP.IA-C*  :  Oih?.  •■  hhX\  ■■  'MC  :  ^^'tro  ■  ftF-O»-  '■  mhlM-O^'  •  fl» 
nh')''/.-i,\Van.   :   fl»JPX9"?l.    :   lrf-A"tf»-    :   «nX'rh<«.   :   r1iT   :   ^«{'f.O»'   !=   *  fll*<w>  :  dTI        ' 

72.  mi\6.ex  >  B  —  .e^/li»»   ']  LXX,  o  AB  —  af/ii  :]  nixv  i  mgv  ;  B  —  fflhAOtl-i  0  m 

•"Wl-X  1  B  —  Vm^  I  B.  —  7.{.  fl>>fK.  :]  rt>>il>"1l  :  XK.  :  B  —  >n<.  :]  a  tf-ft»<i»-  :  ID-fll-  :  hAll- 
aWo».  :  B  —  (BtlMV+V.  :  B  —  (nA.'1'ffl-rV  :  A  fl>>.(l<I»"1-"/.  :  A,  fll-^Xfl»-!*.  :   B  —  Vl.y"  :  B  —  'hll 

i-ibA  :]  n  >fl<.  :  B  —  ^AT-^? »"«>»•  :  B. 

XVIII,    1.    IOttK.h    :]   fl»>iO'.    :    u.r:.|.   I    B  —   t-n>i   :    B  —  fl»,Tr7A7-  :]  h'V?A?-  :  B  n'lifl>-C-tlf" 

»»•  :]  h-^'h/.tl'ao-  :  IJ  —  >,>.m  :]  'Wl-X  :  A,  !/"'1"P<n>  :  B  —  (Df.tt.Ay  :]  .e.tt.Af'  >  B  —  ^<{t  ' 
ao-(l.  :]  >.<?V  :  tttl  :  B  —  IIWIU  :  >,"/ll.h-n(li.C  =]  IIWIIIO».  :  OO-ft-  :  B.  —  2.  '^'^tteaO'  :  B  —  fl» 
»f-A"<n»'   :    B    —   An""/.!»   :]    (Ohl\'J"Pao-  ,    \i   —    !».<'..(.   :  B  —  fl>r.->    :   0-n>i   :    B.    —  3.    "iTr.|.X   :  A  — 

fl>h-»nn    :    ...     r-VI-    !    '"I.e.    :]    O   B  >i';"7.ll.   :]   >iO»   :    Ml.  :   B   —  fl»''7>l!'"/..V.i;-Oi>-   j]   o    B  —  fllhW?" 

0-  1  B  —  >.<{V  1?.  —  'i.  '^«A  :]  'VdA.irou-  :   B  Oi»nf.e  :  B    —  Uftt^.  :  A"|:  :  AI-VVC?  :]  O  B  —  A+V 

«Vir  I  A  —  fl»*oi>  :  B  —  ?"AA.i>'  :]  o  B  —  "■/1-.e  :]  •"l.-f.v  >  A,  '"ib.e  >  B  —  <«(>'/" f  :]  mii.r^f  > 
A,  mA'Ti.1'  :  B  —  myc..f  >  B  —  fl>WiA'l:.e  :  B  —  fl»o«»<lin..»'  :  B  —  <c.e:jP  »]  ^X.V  >  A,  /..S..t'  :  B  — 
m^T-A^tf  >  B  —  fl)Wifry"  :  fl>Wirt.n.«.v  :]  o  B  —  nni>ir:.«'  :  fl>'"/.oh.A  '  B. 

pores  offrireiit  au  trusor  Ju  service  20.000  draclimes  tFor  et  2.200  miues  d'ar- 
gent.   "  Les  autres  gens  qui    restaient  offrirent  pareilleinent    20.000  (dra-      "-! 
chmes)  d'or  et  2.000  mines  d'argent,  ainsi  que  67  vetements  pour  le  service 
des  pretres.  '^  Les  pretres,  les  levites,  les  portiers,  les  chantres,  le  peuple,      '^ 
les  hommes  de  iidtdnim  et  tout  Israel  demeurerent  dans  leurs  villes. 

XVin,   '  Le  septiemo  mois  arriva.  Tout  le  peuph>  s'assembhi  et  tous  les  xviii,  i 
enfants  d'Israel  se  reunirent  de  toutes  leurs  proviuces,  conjoiutement,  sur  la 
place  devant  la  porte  dc  Feau.  Ils  dirent  a  'Ezr^,  le  secretaire,  d'apporter  le 
livre  dc  la  Loi  de  Moise,  que  le  Seigneur  avait  prescrite  a  'Israel.  '  'Ezra,  lc      ■- 
pretre,  apporta  la  Loi  devant  rassemblee  des  hommes,  de  leurs  femmes  et  de 
tous  leurs  sages,  afiu  qu'on  (l')entendit,  le  premier  (jour)  du  commenccment 
du  septieme  mois.  '  II  (la)  lut  sur  la  place  qui  est  aupres  de  la  porte  de  Teau,       -i 
depuis  leleverdu  soleil  jusqu'a  midi,  devant  leshommes,  leursfemmes  etleurs 
savants;  tous  ecouterent  (attentivement)  le  livre  de  la  Loi  de  Moise.  '  Ezra,      4 


712  lUolSIKMI      I.IVUK     l»K     i;/|{.\,   Wlli.  :,-'.).  [72J 

iU"'7V-  ■  "•/•ly  •  «"rti'"^  =  «'«/ivjy  =  <"M:y  =  «'JiA^-y  =  i»i't>,ht\^  » <i'>i'/'o;i 

<"»•  «  <«.y.'y  '  «'"7,A)iy  =  «'WiA-I'"  ■  "'Wirt.»lXV  :  t""7.rt.A"l»"  •  wwhcv  :••     in\\ 

i»"/-  »  Aii/.-  ••  y.>»/-  '  '/»X//i<<.  ••  iVVy.n"  •■  ){-t\"ii'-  :  //.'ii-n  .•  «'A-r-n  .•  a/i  •  tu»' 

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«'hlOVTl.  :  U(\"l'n.  :  ,1,1111  ll'y.ll.A-  :  h"7.i  :  h"?.'»  :  tlthi/"h-  :  >iy.'/.'l/' 
«»•    :    «'y.VV-    i    «'rtj'».    :    A>»"/II.>i'IIJi.J:    :    ll//<"-        ll»-rt/-  :  '/'y.-C  ::       tnh.V'ht\   : 

<i'rt<.(iy  :  o>y"Vi  ■■  ("h't'-ii  ■■  <i'rt'/";/-y. :  «'i»-y.y  •  inifi>hi\y  •  "'•/•a."i  :  «'h»»: 
y  :  <i»j'iiy.-  :  m-iwn  ••  «>4^.A>.y  :  rt»A.'/"/;y'>  :  ^/"<ny..''">  :  A.iiii-n  :  //»xwi 

<f.  :  «».Th'l|-nV.  :  "liV/.  •■  ^'U»-  :•■  fl»h'>lln-  :  //nXWi<i.  :  *li'l-  •  /\'h"l]\.hiUU:  '  «1 
//"(/(•■"«•  :  fiil/..  :  •>>iU|l  :  mriUh  :  f\h'li\.}vlUui:  :  aihY^rh9'  :  ,Vi\i\  :  Ihiiii  : 
yV-nn*  -•     my.ll.  :  V./.l'"y  :  l/<l»*>l'|:  :  r/./;(:/i;'- :  w^-w/.-'/. :  hWi  :  tn^.hA.  :  «»A. 

1.  y.M:  >  a"K,it<i:  1  I!  ,iriiii  ■]  >i  >,no»  ■  afhi:  •  y^yi-iu»-  <  A>wiiiiri  ■  I»  *««>•  ■]  wi-  ■ 
y.^^of-ao-  I  B.  —  (').  mn<'.ti  i]  i\0'  >  H  —  ftni^  ■]  o  H  -  A>i";ii.>i-iMi.(:  ■]  >.";ii.MWi.r:  ■  H  —  "i 
il..e.  .  H  —  (D>,a>-nh.  ■  A  h-^i  i  (2°)]  o  H  —  (n>,'//">,.  :  >,.p.'(.>iriio.  ■]  n  U.  —  7.  «Dh.rnn  ■ 
A  iDh.c-fin  ■]  'I  «nilii.f  ■  H  —  a>fi<.(\.y  I>  —  my-i-i  ■  ...  (iirt.'("i;.fV  ■]  o  H  -  mrt,'(>(D-.i"V  ■  A  — 
((■•(ii.i'..-»>V  .  rt,1,ilii  .]  J(.tto-  1  vn  I  ,'j,-i(ri  .  my.iny.^-voo-  ■  H  "■>«-,li,<.  ■]  .•(•«  ■  «■>>\/(i'i:  ■  H  *(!'>•  ■] 
(/  li"rt"ii^>-  .  H.  —  S.  (DhVIIII-  ■]  AVIIII-  !  H         (D<i.«i(0">-   ■  ...  .l'V-lin-  i]  ani.x:l\   ••  mM"    ■  (»rt,ti.'V   > 

<D|'(ii.e.*  ■  iiii-i»,ii,<.  .  A,  liebr.  —  1).  loy.n,  .  V(iii;".e  ■]  (nvvc"!»»^  ■  n>(ii"7.i>  ■  H  —  >,n/:r:n;»-  ■ 

A  ll(D->,(:    .    ,li/;(:n.<-    :]  o    |{      -   mf,A,^.    .]   X,(i,{.    ■   A  (Drt.'(>(D.J|>V    I  A,   <Drt.'(.>'(.>.J>V  ■   H    (DH  I 

>,rt  ■  .e(ii..e.'1>y>uo-  ■]  mhmv^i-Va»-  ■  H  —  y.\\.isri>»-  ■]  rtt^ft^oo^  ■  ^lini-n  i  B  —  J^.-l-inn"-  ■  H  —  mu. 
^'Wta.  I  B. 


le  secretaire,  se  tint  debout  sur  une  estrade  dc  bois  qu'oii  lui  avait  faite,  pour 

qu'il  parlAt.  Sc  tinrent  debout  avoc  hii,  k  sa  droite,  MAtva,  Samya,  Hanftnya, 

Urya,  llalqeyA  et  Mahasya;  ;\  sa  gauchc,  Fadeya,  Milkey^i,  llasoiim,  llasc- 

r.     ktHsena,    Miselom  et  Zekaiya.  * 'EzrA  ouvrit  le  livre  devant  tout  le  piuiple; 

r,     alors  quaud  il  eut  ouvert  (Ic  livre),  tout  le  peuple  se  tint  dcbout.  °  Ezra  heriil 

:  le  Soigneur,  grand  Dieu;  loiil  le  peuple  repondit  ot  dil  :  Amcn,  Amoii.  '  IIs 
eleverent  leurs  mains,  s'inclinerent  et  se  prosternerent  devant  le  Seigneur 
sur  leur  visage,  a  iorre.  lyoses,  SaroubyA,  Yi\min,  'Aqoh,  SaraatAy,  lIoudyA, 
Ma"asya,  Qalela,    AzArya,  YozAd,  YohanAn,  FahoyA  et  les  levites  oxpliquaiont 

8  au  pcuple  le  livre,  et  (tout)  lo  peuple  coiijointement  (itait  debout.  "  Ils  lurent  le 
livre  de  la  Loi  du  Seigneur,  et   EzrA  leur  enseigna  les  commandements  ot  le 

■1  jngemoiit  du  Seigneur;  le  peuple  etait  silencieux,  pendant  qu'on  lisait.  "  Na- 
liainyA,  qui  etait  le  hatSrsetd,  'EzrA;  le  pretre  et  secretairo,  les  Iiivitea  et 
ceux  qui  expliquaicnt  (la  Loi)  au  peuple  leur  dirent  :  Ce  jour  est  uii  jonr 
saint  pour  le  Soigneur  Dieu.  .\o  pleurez  pas  et  ne  vous  lamontez  pas.  Eii 
ellet,  tout  le  peuple  avait  ploure.  lorsqu'ils  cntondiiont  los  parolos  de  leur 


[731  TUOISIEMF,  fLIVRP:)  DK     EZRA,  XVlll,   10  15.  71.3 

tptpj-}  :  fl)0  ■  hA  ■  y(n.y.^?*a^  :  A^iTf-n  ■  fl>J?.ll.A?'<n»-  •■  P-9"rt  •  AAV  :  ^.tl' 

ft^  •  W:  =  A>."/ii.^nfh.c  ■  hr^Wi  ■  ^..^"flhp.  :  (Dh,t'\vv-  ■  ht\oo  -.  nhp  : 

W-A-o»-  :  ^lhTI-n  :  f>n  :  fl9"0-  ■■  .*A  :  ^ri-fo»-  :!      flif.n.AJPo»-  •■  ,h'<'  ■    nAO-  !     IH 
ai{\'l'\''  :  '¥0"1t-  •■  aH.im.  •■  InVA-o»-  :  A?.A  :  ^APO"-  :  lt\{\ai>  :  4'.P.-ftV  ••  J?.?» 

•/:    •■   H-t  ••  />A'1-   :    Tift/W   :    JlOA-  :  A^^ll.hnr/l.C    :    fl»-}.-!:    «     '  fllA.'P'/.\e'Jrt    ■■    JPftf-       11 

^.j»"tfi»-  :  fl),f.n.A}"««'-  •■  A/lrii-n  :  "lyn-  ••  aihji-at'?:'^  •■  Anyjo»-  :  ?ifttf»  ■■  dA 

1"  :  ^•.P.-ft-l-   :    ,e.?.'/:  ::       fl'rl'<-  =    VfA-O»-    :    rlilin    •■    .e.-nAtf-    :    fl>,e.ft'/"f-    •■    fl>^.<f.'>      12 
fll.  :    h¥A  :   An.JttfO-  :    «Jin^-  •■    O^S  •■    •l-'i'./"*"h'|-  :    htXon    :    rt'/"»-   •■    .''•A    =    fl>rn 
f 'f!  ••  «^'jnn-  :  A"0»-  ::      0)^0^;/-  =  '/-/^-nh.  •■  «»/\?,Jrj.|-  :  hn^/iirc»-  ••  AVf"A"tfO-  ••      13 
rT.-M-n  ••  fl>hlJ','-l->.  ••  rnA.'P'/Jj?'».  ••  -Tin  :  All/:.  :  Xr/.^  :  \\ao  :    jPrn.f.*'"»-  •    W-A"  : 
.*A   ■•  h<i^   ::      fl>/.hn-  :   XM..<i.  :   fl>-/l/-  :    ^^l'   :    H^HH  :    'h1\\.h(\(h.C  :    tth^.  •'      14 

flB-rt. !  hff" !  y.-itK'  !  .<'.*'/• !  ht\/.h,/\  :  n^nj^Ai- !  nn^/A  =  nA-nr*  :  flxiv  : 

*fl>h«n  :  yhTO-  !  ^+A  :  fl)JPft'/'^A^.  :  V//.  :  nWA'   :    iU^afC.±\raO'  :    fl)n^.f<.      15 

10.  0)fl>f.  :]  n^C  •  I!  —  TO-oVt  :]  O  15  —  fflrf.'/fll.  I  H  —  >,nfll«  :  nOA-  :]  O  1?  —  A>l°JH.>l-n/)l. 
«:  :]  A>i°JH.>i>  :  H  —  fl).>,-fc  :]  O  B  —  fl^>,-|:  :]  rt  fll>,,;l-fll..^-*  :  AnTIO»-  :  «IhT-XVji-  :  r.>%nilo'>-  :  B. 
—   11.    fl»A.'Pfl>-.«'TrA   :    A  —  hC.aooo^  :    B  —  -^.e-J-  <]   h.^-nHS    :    B   —    fl»,..'fl>-.^'j!    :    AttWaf    ■]    O    B 

idans  le  veis.    10    —  bt\h-  :]  o  B  —  je>,-t  :]  o  B.         12.  .R^nAO'  :]  flJnAO-  :  B  —  fl»jentP :] 

fl»A-|-P    I    B    —  flJ.C.ATr<D.    :]   (D^>fll.  !    B  —  An,Jl«n>-   :]    n.;<0»-     l    B   a>7-n<.    :    Oll.f    :    ^-V-r^i-    0    *» 

Ttt>f  >  n'^a.e  •■  *s:/^";h^  :  B  —  iir^o-  O  »  B  —  flirm-*  >]  o  B  —  "h-rfin  :  B.  —  13.  htt-^if 

af    :]   n<(ifl>-f:tl/'<">-   ■    B  —   Atf-A-UO-    :]    llW-A-tf»-  :   B  —  flmUS'-^^  :]  VlOS-V  :  A,  fl»lUV>X  :   B  —   fl» 

rt,.|>fl)..i-V5.  :  AB  —  W-A-  :  B.  —  1^1.  n>,.p.  :  oi>-rt. :]  Ao"-rt. :  B       .er/iu. :]  .e.tn^.  B—  no»XA>  :  nn"i 

A    ■]    n*VA    :    OOXA^-  :  B  —  nn"lA  :  nnnrt  :]   nn-^A  :  l-n*   :  A  —  IBC.''i  :]  «  flJ.P.V-IK.  :  fl>-n|-  :  onj^Al-  ! 

B.   15.   flinot.   !    yl\9"0^    :    ;h/\    :]    O    H    —    fl>.fn|->A^    :  V?/.    :]   my.yr.^y    :   ol>T'1"V   :   H  ll.llflJ-Ct 

iroo-  :]  Ml-tiWoo-  :  B  —  IDh.V<.fll\.9"  :  B  —  nh.f^.OA.i»"  :]  cl  »0  :  •l-^l^^C-l-  :  B  — n-n'iA  :]  fl».Ra 
A-oo-  !  rtlU.  !  B  —  9>,.  !  X,^m.  :]  Af<.  :  afV<.  :  B  —  •feXA  :  '^r.rt.VA...  Art  :  •fcX.A  :]  •feAA  = 
ll.e.:^  :  fl><fertA  :  >U^C:(l9"  :  "V.<Crt.Vn  :  (D-feflA  :  rtrt  :  'fertA  :  H  —  *X.A  :]  'fe.XA  :  A  —  AVII.*'.  :]  (D 
V-n*.   :   B  -      Ol>XA->   .]   n",rt   :   «l.«-'|-  1   1*,. 


10 


Loi.  '"Ils  leur  dirent  :  Alloz.  mangez,  buvez  des  (choses)  suaves  et  envoyez- 
en  une  part  k  ceux  qui  n'en  ont  pas,   parce  que  Cf  jour  est  saint,  parce  qu'il 
est  la  fete  du  Seigneur.  "  Les  levites  faisaient  garder  le  silence  et  disaient     n 
au  peuple  :  Cessez  (de  parler)  et  ne  laissez  pas  se  decourager  vos  coeurs, 
parce  que  ce  jour  est  saint.  '"Tout  le  peuple  s'en  alla  manger  et  boire;  ils  en-     12 
voyerent  une  part  (des  mets)  a  leurs  conipagnons.  lls  firent  une  grande  re- 
jouissance,   parce  qu'ils   avaient   entendu   les   paroles   (de    la   Loi)   et   qu'ils 
avaient  compris  ce  qu'on  leur  avait  lu.  '''Le  lendemain,  les  princes  des  peres     n 
de  tout  le  peuple,  les  pretres  et  les  levites  se  reunirent  aupres  de  'Ezra,  le 
secretaire,  afin  qu'il  leur  expliquM  toutes  les  paroles  de  la  Loi.  "Ils  trouve-     u 
rent  ecrit,  dans  la  Loi,  que  le  Seigneur  avait  ordonne  par  riiitermMiaire  de 
Moise  que  les  enfants  d'lsrael  denieurassent  dans  des  tabernacles  en  la  fete 
du  septieme  mois,  ''qu'on  fit  entendre  (cette)  parole  et  qu'on  fit  circuler  (ce)     is 


71',  rUOlSIK.MI':    MVIIK    l»K     K/,l<\,   Wlll,    Hi-ls         .\l.\,  1-2.  [74 

fiM"  •■  ntr/.A  =  vh.  ••  >'.ti/.  •  tnh'ri\h-  ■■  txA  =  "'/.crt/jft  •  «»t.xA  =  n+A:'- 

•l-  .  <»'feX-A  •  ll^.-l-  =  <»'kXA  !  •t^C.Tl  ••  «»*I.'.KA  :  ^A  ■•  «IsJ^.A  :  AMl./.  >  '/»XA>  • 

11.    ntu/u  i  xMi.'r.  "•  '  <«<i»<«.<-  >  «i»'»i'n  '  tnhTK-h-  ■■  <»'mk.  =  ""'am-  -■  vr-A"»"»- »  «»• 

ft/-  !  hhliA/.l/''"»-  '  tnhMf'rl'M't"*-  ■  tim-txl'  ■■  uoy.  •  ll.i-  :  >i"ni.^'IUi.f:  I  rt» 

I      <ii-ft'/x  !  ^/"cvn  ••  hi-\'Y,  >  "'n'-  •■  <»n'/"r:'Wi  •  h'i't'A  ■  Kv/..'r'  ■■■■    «»'/ik.  •  u- 

A"""-  :  .Ivlin  :  t»>'AM'  :  ?»A  :  hitn.  :  ?,'/'1in  :  /•7.*»«».  '  «»'/JK.  '  UhM'  '  '«>A 
A-V  >  htlt»>  ■■  K'ltt<'  ■■  tl"'/!*.  :  y.'H'  •■  htl/.-iufi^  M")\f»>  •■  //»'I»AA  :  V'M  •■  ttt 
A^.  :  >'B  :  «»Ay.  :   r»A'J.  :   {\ht\A-h.f\  ■    ht\h  ■   y.hll  '   h^i.C  :  «»in<.   «    110.?   : 

"f      -ViVMr/-  :  i/'A"<"»-  '•■  *«»h'Hin-  :  A-a"-  :  .txl  •■  h''m.htt'l\.i:  -  hil'  -  9.'tt,h^'  - 

h'r'\'y,"'i.^'  •■  dAl" :  ht\\\  '■  y.-^^.-v  ■■  «>jiK- :  nuA  :  rtn-^  •  «wxp^A  .•  «j^//»  :  f\ 

f"i^'  •■  6M'  •■  titfyh'  ••• 
XI.X,  1  *«i^««»  !  •/•rt-O-  •'  AX*A«w"/'  !  tO'h'l'-  ■  aH:"l  •■  '/-.'J-nh-  .•  ^.«fe*  !  >ifl/'.h.A  :  fl» 

-'      j^o»-  !  «»A'nrt-  :  rt+  ::    «••/•<<.Arn.  :  5^.'/;'/'  :  ht\/.'h./\  '■  hT"!^'^'  •  .YiIMl  •  Vti.f:  » 

l(i.  unxA-t-  ']  (i"ift  !  "'•xft-"r-  '  H  —  >,'/,1ifi-»:ir<i"-  ■]  >,vl'X.ii"<"'-  '  15  —  «>wn-r  i  >,a».<;-/:w"oi».  i 
li  —  '^oa.  '  l{  —  (iKn-n-i-'/.  ']  (nin-ni- 1  1?  -  w+>t  '"■/.<•. ']  "r'/'i'>t  =  "■/.»'.  >  A,  ir/f:  i  15 1  <nn«" 
n-^n  '  hv+x  i]  miio"!:'!!! '  'vu-f,  •■  .\,  (n7,n^i  •■  W  I7.  vi"-/»-  .  ,p..i:.|.  i  >,ni!>t.A  ']  .p..i!.|.  ■  7,n/->, 
fii  '  ■t\-nroo.  1  B  —  iiiA.e.  I  <DA>;. '  A>,n<!.>,.A  ']  <i  15  .f.>,i-  '  >,"K  ■  J5  —  "'•!.»'  ■  1*  —  )^ft"<"" '] 
(otr-A»»"-    ■  1$.   -     18.  wv/iiil-  ']   >,-Vllil-  '  15        x-lM.-i-  :]  X-ll<li  ■  A  —  >x9"-l'y,'"l.  >  A  —  y.:'./. 

^    ']  II  rtA-1-  ■   H  tVlti  ■    H  («>,<»»  :]   >,<1"   :   ii  (nd>,.  l]  o   H. 

\IX,  1.  -l-nO"  '  H  —  AX-A<'"-1-  l>  —  (ny«j"-  1  A  —  I»"».  I  H.  —  2.  m^ao.  ,  fli-;-;»'/f.  i]  (n(-,-j 
•||>,.  I  tD^ao.  I  A. 


mot  dans  loutes  leurs  provinces  et  clans  .lerusalem,  en  disant  :  Partez  vers  les 
montagnes  et  apportez  des  branches  de  myrte,  des  branches  de  palmier,  des 
branclies  d'olivicr,  des  branclies  dc  cyprcs  et  des  branches  d'arbres  touffus, 
ifi  pour  (en)  faire  des  tabernacles,  commc  il  est  ecrit.  "'Les  gens  partirent  aux 
champs,  apportcrent  (des  branches)  et  firent  tous  des  tabernaclcs  sur  leurs 
terrasses,  dans  leurs  cours,  sur  le  parvis  du  temple  du  Seigneur,  sur  la  place 

17  de  la  porte  de  Teau  et  sur  la  place  de  la  porte  de  Efrem.  '^Tous  les  gens  qui 
etaient  revenus  du  (pays)  oii  ils  avaicnt  ete  captifs  firent  des  tabernacles  et 
demeurerent  dans  des  tabernacles,  parce  que  les  enfants  d'Israel  n'avait'nt  pas 
fait  ainsi  depuis  les  jours  deYose'e,  lils  de  Nawe.  petit-fds  d'Isracl,  jusqu"a 

18  ce  jour-la;  ils  firent  tous  une  grande  rejuuissance.  "On  leur  lut  la  Loi  du 
Seigneur  qui  avait  ete  retrouvee,  depuis  le  premier  jour  jusqu'au  dernier;  ils 
firent  fete  pendant  septjours;  le  huitieme  jour  ils  sortirent  (des  tabernacles). 

XIX,  1         XIX,  '  Le  neuvieme  (jour)  du  decroissement  (de  la  lune)  de  ce  m^me  mois, 

2      les  enfaiits  dlsrael  se  reunirent,  jeiinercnt  et  se  revetirent  du  cilice.  ■'Les 

enfants  dlsrael  se  separerent  dc  toute  nation  etrangcre.  Ils  se  tinrent  de- 

bout  et  ils  supplierent  (le  Seigneur)  ti  cause  de  leurs  lautes  et  a  cause  des 


[75]  TIIOISIEME  (LiVRE)  DE   "EZRA,  XIX,  .^9.  715 

(DJ^a»-  :  fli'/;j>\'.  :  nih^ii'  •■  i/Jpo'»-  :  (ottM-l'  •■  :'>m.h'l-  •  Ml'J.M/'o»-  «  *fl»* 

OB-   :  W-A"0O'  :  nn    :  1»»4"P'P<">-  •  flJ^^jnn*  :  rt-O»'  :  rliT  =  Ki>"AllO»-  :  fll'|-,1>P  : 

l\h'n\\.httih.i:  •■  flJrtl*}.  :  /\h9"fihav'  „  *  0^,00.  •  -^n  ■•  tmOCio^'  :  Mi.VV.^'i  ■■ 

?'fl.fi  :  ft**  :  +'J1'"JPA  :  fl/.Tf  ■  10^!^.  '•  'J/.-HJP  :  mj^C/li^  ■•  'lin  :  h1\l.h'tt 
,l^.i:  :  ^^'"'^VlOO-  :  n(in..('    =  .*A  «  *fl»^.|l.A?»0».  :  p-rt.^  :  fll+^^r.PA  :  '/ '>/"h.  : 

flior:h}p  :  Ahi\\.h'(\,h.i:  ■•  M»"Ah'/ :  ji-r^/Ai»" :  a^/A^  ::  fl»nc:vi-  =  ft«" :  ft.nwi 

•/:i;-  :  (Dh6'tty.9*  ■■  nWA-  :   n/.lTl'  :  mhttih^'  ■■•■  *fl»J?.n.  :  6l\/.-  •■  h'}'/"  ■•  fl>-?i'|:  •• 

n.lx'i:^'h  :  ?i"?ii.h'n,/i.(:  =  hvt  •■  inch :  rt"??  :  A^ny-I- :  flJW-A- :  :'',e.A"'} :  fl)?" 
.^/.i  :  fl>if-A"  :  nahti-b:^'  •■■  (oh^i'!'  ■•  ;iv/»p. :  t^A»  :  Wf\  ••  flJAh  :  ^.rt";S^  :  W-A-  ■• 
«»A?ilT/"  :  rt'^,e.  «  *  h'»'^  :  hl\\.h'tt,i^.c  ■■  h^i-t  ■■  H'V..e.li '  tih'tti:'/9"  ■■  athaf 
Ww-  ■■  ?!?"> :  ir.e.v.  :  }nf\^9*'i  •■  flirt«D.e,yi  :  ft'/*» :  h-ttC'/9"  •■  *  fli/.h'nh  :  AO  = 

^^hao-i  :    n*.^"^^  :    fll-^he.Jih  :   h.^V  :  X\tn>  :  '/J/n  :   9".^.'/.  ••  hV5l?''>  ••   flJh.m. 

9*1  ■■  aihTd.?*'i  ■■  (D<LC.n.9*'i  ■■  fliAi.,en-rt.?''>  :  flJlClrt.JP'*  ••  A-l--  :  fliAHCh.  « 

fllK+JJ^h  :   .*Ah  :   hh'"'  ■■    J\.e."*  :   hi'\'  •■•      fllC^.h  :    rTlTT»*"»-  :   Ahn^CV  '    ^n 

3.  fli^on-  :    ...    A>.";il.Ml/l..r.  :]   O  A.   —    '1.    ao-^C/iao-  ■■  H  —  AA.'l"i:.J'V   :]  A.'l'(n-.fV  =  A  —  +.S 
°?.FA  :  B  —  l\i-r'S'ei  :   A  ?.<! ■■(I.f  '  B   —    (l'Vll.,e.   :    H  —  .*A  :  B.  —  5:  a>f.l\,6i9><t«-  :]  "  AA.'P'e 

.fV  1  B  —  <{-i\b  :  A  fl''^^''?..PA  :  A,  fli+.S''V.f A  :  B  —  «JilOiJ^  '  AB  —  fDdOi-  ■■  B  —  mhbn.v.9'  ' 
B  —  HiM^  •■  B.  —  (5.  a>,e.n.  ■.  dii^  :]  <D.f,iuA-  ■  A  —  n-lv  ■■  «"V.eY-  :]  ^''V.ft  :  B  —  a>9"KC 

>.  :  B  —  fl>hV-|-  :]  hVt  :  H  —  //l.f.  :  .\H  —  ll^-A-  :]  »^A-  :  H  —  rt"V.f.  =]  b-^y^  '  B.  —  7.  HV<: 
J&f  0  :i<J.f.f  =  B  —  lOhOfH^h^O-  :  H  —  >,y"V  :  '/".e.-<:  :]  >.y".e-<'.  =  H.  —  S.  fl><:ri-nt'  :  B  —  5»">.<n.-V  : 
B  —  fl>/->lf.e.ti  :  A  —  >|.SV  !  B  —  flHl.T}PV  :  A  —  flJ>.'P'i{.}»'V  :  fl»<{„r.ll.}PV  :]  O  A  —  fl^uf-IKWjPV  : 
B  —  flJO-^;;"»!   :   A  —   ^Atl  ■■    B.    —  9.    TVC»*  :   H. 


peclies  dc  leurs  percs.  'Toiis  se  tenaient  debout,  chacun  a  leur  place;  on  leur 
lut  la  Loi  de  leur  Dicu;  ils  supplierent  le  Scigneur  et  adorerent  lour  Dieu. 
*  AupresdeTcscalicr  des  levites  se  tinrent  dcliout  YostVe,  les  enfantsde  (^)adam- 
yal  ct  Saramyai  lils  de  'Ar^bya;  ils  cricrent  vers  le  Seig-neur,  lenr  Dieu,  a 
hautc  voix.  '  Yose"e  et  QadAmyal  leur  dirent :  Levez-vous ;  b^nissez  le  Seigneur, 
notre  Dieu,  dc  siecle  en  siecle ;  benissez  le  nom  de  sa  gloire  ct  exaltez-le  en 
toute  benediction  et  glorilication.  "  'Ezra  dit  :  Toi  scul,  tu  esle  Seigneur;  toi- 
mcnie,  tu  as  fait  ie  ciel  dcs  cicux  ct  toutes  ses  forces;  (tu  as  fait)  laterre  aussi 
et  toutcequ'il  y  a  cn  elle;  toi-mcme,  tu  fais  vivrc  toute  Anie;  tous  les  anges  du 
ciel  tadorcnt.  'Cest  toi  lc  Seigneur;  c'est  toi  qui  as  choisi  'AbrehAm,  Tas  fait 
sortir  de  la  terre  dcs  Kaladewon  et  l'as  appcle  dc  son  nom  Abreham.  *Tu  as 
trouve  son  coeur  fidele  devant  toi;  tu  as  fait  un  pacte  (avec  lui),  (t'engageant) 
a  lui  donner  la  terre  des  Kananewon,  des  Ketewon,  des  'Amorewon,  des  Fcr- 
zewon,  des  'lyrtbousewon  et  des  Gergesewon,  a  lui  ainsi  qu'a  sa  descendance; 
tu  as  tenu  ta  parole,  parce  que  tu  es  juste.  "Tu  as  vu  les  soufTrances  de  nos 
peres  dans  le  pays  de  Gebets  et  tu  as  entendu  leurs  clameurs  dans  la  raer  de 


71«  HtolSlKMI      IIMii;    l>l'.    K/UA,   \IX,   10-17.  [7»] 

10     ./i./'.  •  "Itm  ■■  tnfy"'lfth     lOCui:  :  JlilAi/.  I  KVA'/..  '.:  "«»7(l(:Jl  :  -l'hV"/.  >  «»«" 

•n.h.<.  ■•  >i/»''"  !  ^^«"(:>iir«i"-  ••  \u»>  ••  imw.  ■■  f\/tti.i}'tn-  -.  muuih  >  Aii  ••  /i«»  • 
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■I'  >  "VMlA  ■■  «l/liC  ■■  iH'M-  •  V-t\t\  •■■  (i»A>iA>.  *'..•;>}"«"•  :  h/"/ii'r»itf«>-  i  fl»-ft 
ij    •/•  .  +A^.  •  »i«»  1  h'iVi  •■  m-M'  ■■  '"ly.  •■  •ni/-l  "  '  (/»«»/i..7i»itf»-  :  tt^iTF.  :  J^.w. 

V  :  ('"Ol\l'   ■■  UHVi'ry.  ■■  M^-  ■■    A.A./^  :  ll//"  :    ViW.W  •■  rt-«"-  :  W:H:hV'0«'  >  V- 

1      '"l-  ■■  hi\'  ■■  n/;  :  V.Uin'^,'  :■■     <n«»/..f.Ji  :  m-txl-  •■  y.-iU.  ••  {\S  ■  '"•/•'."/(:»•«"•  : 

h'rt\"'iy.  :  «»(l»»;(l»l«"-  :  \m.  •■  X-.f.'4'Jl  :  «»«7i'/  :  l.-UU  •  <»'l->i»ll/  :  at/^lHH'  ' 
I.      I*".T  «      «»h(:h.t'.»l«-  :    r1'MI/Jl  :   +.f.-ft/-  :  «»hl/'ll»ltf-  :  /I?!^.  :  «'-rt.  :    /'nCJl  : 

'•   •/•>i»ii/ :  at,ix-i  '■  «»/*'(:(/•/•  ss  *fl»«»j;-n»i«»- :  "i-i\{\-i'  •■  h'r{\"^y.  •■  Mv-a»- .  at"iv 
'/.  ■■  h'ra>'til'  ■■  li"»^.li  :  hai-thh  ■■  rt-tf»-  :  h""  ■•  M"h'  •••■  ri»-l-(i,rt-o«»-  •■  HfMh-  •■ 

u:     y./.h'P  •■  /iV.hl:  :  '/".P.'(:  :  hH'  :  0/;  :    M-M\  '■  hy.M  :   Jl'/»  =    -/l/no''-  ::  NlJh"/ 
17      »/f  !  hO^O"-  :   ath.f\'rO'  ■•   .•'•AJl  ::  *  fl»;i./-//»,('.m»l  :   rt»/i..eX''/"h.tl  :   0»/i.-/'l/»l 

10.  fl»o»'Hi.c .]  <>  \i  —  A*ft  ■]  (H6A  1  15  —  i-iny.  •  [{.  —  11.  f-nn  ■]  nAr:  ■  «Hcnn  ■  15 
<oA>«ftV.  i]  ai>,AlL  '  H  —  hninyvoi»-  ■  IJ  -  6-n'V  ■  H  —  fl^nt  .  (2")]  moflM-  >  A.  —  12.  ai0»<!.ui> 
uu-  .  IJ  u.>uA'i- .  «Mi'^'/".e.  .]  o  15  A.A.-/-  .]  o  15  —  .j-nr.u  ■  15  —  nt  ■]  o  15.  —  l.'{.  }<m>.-1' 
H  ■]  ».e.'1'  .  15  —  i:/:".  1  15  -  <D/"(:",-)-  .  15.  ~  14.  mhi:"i.v.^'ao.  I  15  —  '>.i^o-/'  .  15  —  V-IICH  .]  «»7ll 
r.ii  .  A  (»/"(:",■/•  !  15.  —  lo.  n.n.tt)'«»-  ■  15  h(ii';t>,ri  .  15  -  ni:  .]  a-I:  .  15.  —  16.  .*a>i  ■] 
•».HHti  .  15.  —  17.  (B>,./-»i>.e.m-  .  15  —  mh.ynr'Mt  >  15  o>K./iHi<.ri  ■  15  —  ao-tr^m  .  15  —  >, 
c>«nt  .]  >,j»"."l.(:i- .  15  —  .e.-HiK  ■]  .e.fih.  .15       (B>,-v/-n  .]  fl>>,v/-  ■  15  —  •/-•v.e.f  ■  «"«v^v  .  15  —  h.:i 

j^yVao-  1  15. 


iii  'j'^retra.  '"  Tu  as  lail  iles  miracles  et  des  prodigessurGebets,  sur  Pare^on,  sur 
tous  ses  liommes  ot  sur  lc  peuple  de  son  pays,  parce  que  tu  as  su  quils  s'6- 
taient  eleves  contre  (les  enfants  d'Israel).  Tu  as  fait  pour  toi  un  nom  (fameux) 

II  jusqu'aujourd'liui  ct  jusqu'i  ce  jour.  "  Tu  as  divise  la  mer  devant  eux,  et  ils 
ont  passe  au  milieu  de  la  mer  sur  le  sec.  Ouant  a  ceux  qui  les  poursuivaiont,  tu 

i>  les  as  ongloutis  dans  rahime,  comme  uiie  pierre  dans  beaucoup  d'eau.  '"Tu 
les  as  guiiles  par  la  colonne  de  nuee  pcndant  le  jour  et  par  la  colonne  de  feu 
pendant  la  nuit,  alin  de  les  eclairer  et  de  leur  laire  voir  le  chemin  dans  lequel 

i:!  ils  iraien*.  "Tu  es  descendu  sur  la  montagne  de  Sini\;  tu  t'es  entretenu  avec 
eux  (du  haut)  du  ciel;  tu  leur  as  donne  le  droit  de  ta  justice,  une  loi  droite,  des 

1',  commandemcnts  et  de  bonnos  roglos.  "Tu  leur  as  fait  voir  ton  sabbat  saint; 
tu  leur  as  ordoune,  par  rintermediaire  de  Moise,  ton  serviteur,  les  commande- 

1.-,  ments,  la  loi  et  les  rogles.  '^Tu  leuf  as  donne  le  pain  du  ciol  comme  nourri- 
ture;  lu  as  fait  aussi  sortir  Teau  du  roclior,  Iors({u'iIs  ont  ou  soif;  tu  leur  as 
dit  dentrer  pour  heriter  de  la  terre  sur  laquelle  tu  avais  6tendu  ta  main,  (leur 

[f,     promettant)  de  la  leur  donner.  '"Mais  ils  raidirent  leur  cou  et  ils  n'(5cout^rent 

i:     pas  ta  parole.  "Ils  ue  se  tournt^Tont  pas  vors  toi   ot   no  liront  pas  atteutiou  A 


IS 


[77]  TUOISlIi.Ml':  (LIVRK)  UE     E/.RA,  XIX,  18-24.  717 

<■  •  ft'nfh'J:h  ••  innch  •  a-o»-  =  m)\iu4'  ••  TnftF-of»'  ■•  fl>"/.<n>"  .•  a»»»-  =  hchM'  •■ 

i]aB  :  ji'.1.nh-  ••    ttilW.  ••  inK'  :  at'tl'l-  ■•  *Xir<n»"  «  ©hJJrt  '  }i1\\.h'ttAy.i:  '  ao 
,W.  ■•  flJOTft-l-^/lJA  ••  'h^-S.f  !  a^U-l'  ■■  «••fl»-:''  ••  r/Tli<l'l'  ■•  ^,'1rft/Jiro»-  «     m"/ 
^/. :  in<-  ••  A"<"»" :  Aiv^  ••  Hft-nii  ••  fl».t'.n.A-  ••  ho^-H'  •■  hi^tx-i:"!  ■■  h{\ :  hai-tt 
h.V  !  Jtrv  !  l-flX-  ••  fl)<<..e.-4-ft  ■■  hTdo-h  ■•■  *a)h'H'fi  ••  hl\ao  ■.  ^W"-,  -.  f»:iW.    ii 
1'h  !  Ai.i^.vho»-  ■•  mf,r  ■■  «"OAJ-j'.  ■•  Ai.jPrtrtAh  =  «ji»",?. :  ,e.tf»v  .-  hT^^ira»'  ■. 

nHO'|:  :   on<C.,T|,llO«'-  :   fl)A.A.'^JL  :   n^/r.P.   :   ?»^'>  :   ^fl/.  Uh  :   A-O»"  :   OJhCh^.ii 
O^  '  y-S"-!'  :  h^i-l'  :  0'l;  :  erhfl»-<.  "•  *  fl»fl»i;flho»-  :  tm'i^,fy  ,  fl-^.h  :  JPT^flOo»-  :      ^o 
ath.f^fnM^av-  :  tmt;  :  hV*M'\Va^'  :  mm)-tt\\ao'  •■  "Vf  :  /{^■^"ha^  ■•••  *fl>rt.rt^.     -I 

htf»- :  ^c-fl^j :  uf""i'  '■  nTJ'/' :  fl)A..e'inj?iVio'»- :  fl»hAnrt.ir<»»-j'. :  A,nAf  :  fl> 

hiarao.l  :  ^,>4.'J  ::   Unhltth^tt  '■  >?/"'/•  :  fl»hr1iHn  :  ai\\i.M^aO'  :  fllflJ^Crt-  :  9"     ^^ 

X-<:  :  A.}"'* :  mTff:^.  ■  h1  ■■  Hn'  ■  iWi  ■■•    mKflH-Vh  :  fli-A-^tfo- 1  h*"» :  Vihn  :    -'a 
ii^nf.  '■  mhnhi^an'  :  «/'.e../.  :  }^'ii'  •■  -in.A"»»-  :  fihiVP.iroo'  :  mm^.iiV  •••  *m-t"?    ^a 

4"nia»' :  A?iA  :  .c.vfl<- :  a}'t\'i'  ■■  ry:/.  ■•  hvn  :  fl»h"/n^htfo- :  fli.ft'i- !  hy.v. 

IS.  7-n<C   !    I{  llftllj"   :   1!  >.<>"■"/•;.•    0  Xrt   !   >i<>'>--V-|:    :    H   —    hm-HM   •■   P.  —  >il'""J-|l»    :   A 

—  >.y"*0^tl   :]  >.5»"«m  I   H.  —  19.  <ro'VA^»->.  :  15  «■•^-iJiao.   :   IJ  —  <DA.rt.-|V.  :]   iofi.i\-l't,  •■  A,  /WA. 

ti  :  H  —  tt09"X.  >  A  —  h-il^/liVi  I  A  —  <o>,r.'VP.»'<'"-  :  B.  —  2().  <n>-v^ftji  i  H  —  .c/n-nooo-  :  H 

—  mfDO-nVao-  I  f2")]  IBD-ni'»'''  :  H  —  l\Kr'ha«-  :]  >.<n>  :  ^9"(h  :  H.  —  21.  fV  :  "$ao-]-  :  A.rt,e,)i<n>'  : 
B.  —  22.  mhnH6)l  :  H.  —  23-  flim<'.nT  :]  in/,t\f  <  H.  —  24.  rtWr  ■■  A.  »!¥>.■>  :  H  —  Hll«n>  :] 
Yl<nJ  I   H  —  >i.e„l/"on-  :  B  —   .e./.H.V.yoo-   :]  .ei^nc.iPao.    i    I{  —    lioi.    :]   mioo   i   B. 


toi;  ils  ne  sc  souviiireiit  pas  de  riionneur  que  tu  leur  avais  fait ;  ils  raidirent 
leur  cou;  ils  instituerent  sur  eux  des  cliefs,  afin  de  retourner  au  pays  de  Gc- 
bets,  a  leur  servitude.  Mais  toi,  Seigncur  niiscricordicux  et  eleiuent,  lent  a  la 
colere  et  plein  de  inisericorde,  tu  ne  les  as  pas  abandonnes.  '*En  outre  ils 
iirentpour  eux  un  vcau  en  fonte  et  ils  dirent  :  Voici  nos  dieux  qui  nous  oiit 
fait  sortir  de  Gebets;  ils  t"irritcrent  extremement.  '''Mais  toi,  parce  que  ta  nii-     i'' 
sericorde  (est)  grande,  tu  ne  les  as  pas  repudies  dans  le  desert ;  pendant  ic 
jour  tu  ne  leur  as  pas  retire  la  colonne  de  nuee  par  laquelle  tu  les  guidais ; 
pendant  la  nuit  tu  les  as  eclaires  avcc  la  colonne  de  feu  et  tu  leur  as  fait  voir 
le  cliemin  dans  lequel  ils  allaient.  -"Tu  leur  as   donne  Tesprit  beni,  afin  dc     -" 
les  rendre  savants.  Tu  ne  les  as  pas  prives  de  la  manne,  (la  refusant)  a  leur 
bouche,  et  tu  leur  as  donne  d'e  Teau  pour  leur  soif.  ^'  Tu  les  as  nourris  pendant     -^ 
quarante  ans  dans  le  dcsert  et  tu  ne  les  as  prives  (de  rien);  leurs  vetements  nc 
sont  pas   devenus  vieux  et  leurs  pieds  %ie   se  sont  pas  ecorches.  "Tu  leur     '-- 
as  livre  les  rois  et  les  peuples;  tu  leur  as  partage  (leurs  pays),  et  ils  ont  herite 
de  la  terre  de  Sewon  et  de  la  terre  de  'Og,  roi  de  Basan.  -^Tu  as  rendu  nom-     -' 
breux  leurs  enfants,  comme  les  etoiles  du  ciel;  tu  les  as  fait  entrer  dans  la 
terre  que  tu  avais  promise a  leurs peres,  et  ils en ont  herite.  -'  Tu  as ecrase  ceux     -'* 


l.s 


718  TUOISIKMK  (MVKIv;  UK    F.ZMA,  XiX,  25-29.  178] 

fl»- »  i\^ff:"'i.ii'o»- .:  uiv/"h.  >  Adjv.  '  oi\y.i-  ■■  '"«v.rt-  >  h-ny-i'  >  «'/'A-?!  > 
j^A-  >  il/.lii*  !  M>hii4-/-  >  ii»-4'cv  :  «»()xy.  >  «»>•.'>  >  (itihV-nh  >  «nf-A"  >  fioi»  >  'i» 
«/•'V  >  iM'."inArt  «  u»(jAo-  >  «»}^"in'  >  «»rtii/i.-  >  «»<f."/o-  >  nn/.ti"i'h  >  im.^. « 

*«»UA«».ll  >  «»Vy.Jli  >  «»"/)^.^-  >  r1.'lh  >  «»h"Ml>»}"  >  J?:"V<'.  >  iMlTtf»-  :  «»'l"IA-  : 

vii.y-/:ii '  )«A  :  'j«»'X}''""-  >  ii'hi\9"o-  ■■  '\dt\.iyo"-  ■■  hc-  •  y.^iwh-  >  'Vii.h  >  «»'n 
\\">  '  <<..«'.'(.^. '  hr{iO'\\  ••'  *fl»h"/n?.»i<"»-  >  «»-ft-/'  '  "hy.  •■  hA  ■•  y."h>y.9't"-  •• 
«»>.*i.«ni»"j''«»- "  «»An  '  •/•«"'H'.!!-  >  •/•><• :  •vn.h  '  «»^'>'/'>. '  rt^vrtVw""  '  ^'/"rt 
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2,").  h-ih/.  •  "/ll.f(-  >  B  —  mm/.{\-  •  >rll('|-  >]  in/.ft-  ■  "•liy.l   •  H   -~  ll'/"Ad  ■   U        ri/.llV  "  K 

—  «n-Mi+r-  >  r.  <i»"/6x.c  >  J{  ii>ii'Cii>.  =  1!  -  •i-r'-i  :]  ()  .\  iijK^-ntA  >]  (iii-^  >  J{  «»011 
/h-  >  «n/tio-  ■]  ior>n.v  >  ti."io-  >  15  —  (i/.»!'^  >  ";ii..c.  >  11.       -!»i.  (i("iA«i.ti  >  H  —  vi»'»}''  I  H  —  fo-ri 

H-;l  >]  •riH-:i'V  1  A  —  a>diK4.R  >  A  —  1"/"0^\i  •  \i.  —  27.  .('.0'1'.f.}"<i».  >  li  —  (nriorii'  >  H  —  «>'.(•.;'/ 
>.(•  >  H        <D>,jt^;i-v»io'"  >  H  —  'hr^h.e:  >  >.A  >]  >.!/">irt  >  A       y.l^t-f.yao.  ,  \i.  —  28.  hh/.i-  ■■  H 

—  (l''[».e.'"tli  >]  '>.e.'"iii  >  H  —  a>:ig.1oo.  ,  \i  —  «onr-  >]  riflj.fit  ■  B  —  wn.i.fi^ao.  >  B  —  i"/<.  >  H 

—  aj>,.t^;iv»'o>»- '  H  — ^  (i-rni;i  >  B.  —  20.  ffl-ftt  >  ,i,"/vi  >]  iri  >  ,i>"/»i  >  B  —  (iiirii:  >]  «DHr»*  >  B 

—  P/hP  :  B  —  nJ«'»/i.rn.»i  1  B  —  a»"(A(n.)i  >  B  —  at-iiw.^ii  •  H 


qui  tlemouraiont  dans  la  terre  de  Kaiii\';\n  i'l  tii  ;ts  livre  dans  leurs  inaiiis  les 
rois  et  les  peuples  de  ces  pays,  afin  quils  les  assujettissent  devant  eux,  comnie 

25  il  leur  plairait.  -'Ils  ont  pris  de  grandes  villes;  ils  ont  herittj  de  maisons  qui 
etaient  rempliesde  toutes(sortes  de)benedictIons  :  puits  (bien)  creuses,  vignes, 
oliviers  et  toutes  (especes)  de  legumes  a  manger;  ils  ont  mange  et  ils  se  sont 

■26  rassasitis  et  engraisses;  ils  ont  joui  de  tes  grandes  benedictions.  -'''(Mais)ils  se 
sont  rtjvoltes  contre  toi;  ils  t'ont  abandonnc;  ils  ont  rejete  ta  Loi  et  l'ont  mise 
dcrriere  lcur  dos  ;  ils  out  tue  tes  proplielcs,  qui  lcs  reprimandaient  et  leur  prtj- 

•j:  chaient  dc  rctourner  a  toi;  ils  t'ont  irrite  extremement.  '-'Tu  les  as  livres  dans 
la  main  de  ceux  i[ui  les  maltraitaient  et  les  faisaient  soufFrir;  lors(|u'ils  furent 
persecutes,  ils  ont  crie  vers  toi,  et  toi-mtjmc  tu  les  as  ecoutes  (du  hautl  du  ciel ; 
avec  ta  grande  misericorde  tu  leur  as  donn(3  le  salut  et  tu  les  as  sauves  dc  la 

•j8  main  de  ceux  qui  les  maltrailaient.  -'Lorsqu'ils  se  furent  repostjs,  ils  (ne)  se 
sont  (pas)  tourntjs  (vers  toi,  mais)  ils*ont  fait  Ic  mal  devant  toi;  tu  les  as  aban- 
donnes  dans  la  main  de  leurs  enncmis,  (qui)  les  ont  maltraites ;  de  nouveau 
ils  ont  crie  A'ers  toi;  tu  les  as  (icoutes  (du  haut)  du  ciel  et  tu  les  as  sauves 

•2".j  avec  ta  orande  misericorde. "'  Tu  les  as  exhorti3s  de  se  convertir  ft  ta  Loi,  (inais) 
ils  ue  t'ont  pas  ecoute ;  ils  ont  peche  contrc  lcs  commandemeiits  ct  contrc  lo 


M 


[79]  TROISIEME  ([,lVRE,i  DE    EZRA,  XIX,  30-35.  719 

^.l-OTprn-  •■  oa-ti-i'  ■  Alh  =  (oK.{i9^0'\\  •  oiKnfr  •■  fll-JiH-wh  ■■  tDnvf-Jih  ••  »nn 

Ch  ••  Ah^A  :  Txaolh^tD-  :  ^«(1-11  J  ^,h^(D.  :  fflffiJrtim.  :  HnTtf»'  :  fl»OAm.h  :  fl» 
^•9H^-  :  YlflF-aV'  :  fll^nP-h  ;:  * fll-l-^JI/^-Jlfli»-  :  '^ao-h'\'  :  ^H-^V  :  fll>i/|<^dh  :  A 
dA.ir<"»-  :   n»»'><f.fth  :    nh^.  :   Vn..e'/:h    :    fl>Ai,^Xir'h.h  :   fllA^nhhtf».  :   fl>-ft./-    : 

hriiHn  !  9"j^c  •:    flih-jf-rt  :  nnii"! :  rhwA'\\  •  Ki^ctx :  A<iA.ir«»-  ■■  nii:i-ni     i 

«h^O»-  :  hftOT  :  y^^  •■  hlV  ••  I">,M.  :  flJOTftl-.^/UA  ::  *fl>Jt'.?in.:i  :    Wr^fX^t  :  X"       '^ 
V-d  :  fll:^jPA  :  flJJ)n.i?.  :  fln^.i»"  :  lie'}*'^  :  h.^JS"  :  (OriX^L^  ■  hS.\\'"i  •  'i^rll  : 
n'>.e.''y.h  :    W-A-  :    »l'l:  !    rTli''??"^  :   ?i'}'/"  :    ^lhniV  :    fllA>1/* 'VV  :   fl»A'W.AhJTl:V  : 
fl»AJlU'.''/:>  :  fl»AVn.JP'/:V  :  fl»Ahn'/JJ  :  fl»Alrf-A-  :  rliThnV  :  Ihrhfm  :  «D«p,iAj/'oo.  : 
AV?/"'/-  :  hfrC  :  htlh  :  P"/'  :    fl»hAh  :    M'/:  :    *A'l-  !=       fl»h'>'/'  :    «.t*  :    nWA-  :       « 
Ilh9"«?ih  !   f\dM  •■   htxan  !   C'|.-|>  :   n-nilh  ■•■       JiW/.   :   flli7/"'1V5'.  :   fl»«n/\?,h.|:V      31 
Ji  :   fl»»ll)V'/:».  :  aihttHl^^.  :    Ai.7'n<.  :  /1i7h   :    fl»^..eji"i»"h.  :  'ThhHHh   :  (0^""/^   : 

tihti^idi]  •■  '\i>A.iro»- ::    flj?itf»-7'i.'5'. !  hA  !  fl»i;'nh«o'  :  n»»'}«i/".>h  !  flin-mi    « 

:!•  :  •>.<.'ll"h  !  'r.f."<:  :  C>.n  :    {l-tttlx-l-  •■    flJI/nho»"  :    ^R-^lirof   :    fl)h.'/-«|>'Jf.  :  A 


30 


30. ••,a»:H- :]  o  B  —  •iiH-;> :]  n-riii'^  i  B  —  no»'/<Lnri  :]  «n> V(:.nti  :  B  —  wh.yKr'o-i\  :  1>  —  m 

>i"/n>ilioi>-   :]  a  flJ-nt    :  hS.    :  flir««>-  :   B.   —    31.   r^lti^ll    :]    "/UAJl    :    B  —  32.  hl^-AVl^n   :    B    —   ID 
Oa..e.  :  ;i.eA  :    B   —   flJ"?*.?"    :]    O    A  —    llf^^-n    :]    <ni'"y'1>-rl    :    B   —  ai9'','hif-  :]  ny.TKCI:   :   B  —    h. 

fitfi  :]  ;B1i-'V  >  AB  —  A-Srti  :  B  —  «;tin-/->  :]  «  nv  :  B  —  a>A>7i^-t>  :  B  —  a>Mt-l\f'ao-  :  B       sn- 

C  :]  hCC.   :    A,  ni»-r.    :    B.  —  34.  alon^rViV)»».  :    B  —  (n>,n'i;>  :    B  —  <1i711  :]  <t;)'.P.n   :  m,1,ni   :    B  — 

mK.vKr'0- 1  B  —  rony-ftri  >  B.  —  35.  fl>n-rni;i :]  rt»-mi-;i :  B —  cv.-n  :  B  —  n-n/ii-i- :]  n'i:<iii- :  B. 


droit  (|iie  tu  as  fait  pour  les  hommcs  (et)  dans  lequel  ils  (doivent)  vivrc;  ils 
ont  tourne  leur  dos  et  ils  se  sont  revoltes  contre  toi ;  ils  ont  raidi  leur  cou  et 
ils  t'ont  rcfuse  (obeissance).  ^"Tu  les  as  supportes  pendant  de  nombreuses 
annees  et  tu  les  as  exhortes  par  ton  esprit,  par  rintermediaire  de  tes  pro- 
phetes;  ils  n'ont  pas  fait  attention  k  toi  et  tu  les  as  livrcs  aux  peuples  de  la 
terre.  ■"  Mais  toi-meme  avec  ta  grande  misericorde,  tu  n'as  (rien)  fait  contre    si 
cux  pour  les  aneantir,  parce  que  tu  es  puissant,  misericordieux  et  clement. 
'-  Maintcnant  aussi,  notre  Dicu,  fort,  puissant,  grand  et  auguste,  (toi)  qui  gai-dcs     32 
(fideleinent)  tonpacte  et  ta  misericorde,  qu'eUes  ue  soientpas  petitesdevanttoi 
toutes  ces  souifrances  qui  nous  ont  atteints,  (nous,)  nos  rois,  nos  princes,  nos 
pretres,  nos  prophetes,  nos  peres  et  tout  notre  peuple,  depuis  les  jours  des 
rois  de  'Asour  jusqu'aujourd'hui  et  jusqu'a  ce  jour!  "  Tu  (as  ete)  juste  dans     ^3 
tout  ce  que  tu  as  fait  venir  contre  nous,  parce  (jue  ton  oeuvre  est  droite.  "  Mais    3'. 
nous,  nos  rois,  nos  princes,  nos  pretres  et   nos  peres  n'ont  pas   accompli 
ta  Loi  ot  n'ont   pas  fait  attention  a  tcs  commandements  et  au    temoignage 
quc  tu  leur  as    fait  entcndre.  ' '  Quant  a  ceux   a   qui  tu  as  donnej  dans  ton     35 
royaume,  avec  la  grandeur  de  ta  hontc,  unc  terre  vaste  et  grasse,  (l)icii  ipu^)  tu 


7-'()  TliKlSIKMI'.  (I.IVIUv  l)K     K/UA,  XIX,  .tti-.iK  -  X\,   I  i;{.  HO 

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/h»iAjp  •]  oB^Ay  >  H  —  «»n>i'1'.».  .  IJ.  2.  <o>,r..)'  .]  m/sy  .  >,a.»'  .  H  —  m",m:y  .  H  —  mM'/" 
y  .]  fl»A.P.  .  M'/"y  I  H.  —  .!.  <n<.n.,i.(:  .]  m^.p,!.'.;"  .  H  —  mh"'ICy  .]  <»A.i'.  .  ,li(:>!  .  H  —  m"7.A 
^l.f  .    H.  'i.  (0,h<iin  .  (Ort."7A.1l   ■]  (OA,P.  1   M'/.  '    H  —  (D"7A"n  .]  (0"7A-  .  H.  —  .'>.  mh"'l.i-  •  'I" 

1-  !  .\,  mh"'U'J"t  '  J>  'o>,ri..e.-.i'  .  H.  —  C.  (Dyv.cA  ■  .V.  (o-T./fA  ■  H  —  (»;.i',-/;A  .]  (ixnvr'/  . 
H  —  miio>  '  A,  (D(u:"ii  H.  7.  («"^n^w"  ■•  r.  (o",(i.t'  !  1!  m'r'yr.'j"'/" '  H.  —  H.  (on^^'/".!'  >] 
(»n°7..e  '  H.  —  (I.  (»A'("(.'.i"V/.  .]  (»A.'("(.'.i' V !  >,<>"•■'/•;:  !  H  f-nn  :]  (ovnn  .  H  (Bn"/f.  >]  (»a.p.  . 
(iv.f.  !  H  —  Mn  '  \i  m'i-y,'/"h.A  .]  (»'>.e.'"/..K  .  H.  lo.  (»>,;','/;i».'/.  .]  mh^ifU'  .  H  —  n(r'/.f . 
i:  —  (»>„(..';.f  i  H  mi„/\y  >  (»jiV'V  .]  o  H.  —  11.  o  H.  —  12.  inii:'  .]  o  A  —  mh»M\.y  >  H 
—  (onir/..f  !  H.  —  i:>.  m,u.y,.'/"  >  w  —  m/sn.',:/-  !]  (o,p..i:.|.  .  •nv.f"/.  .  H. 


(la)  leur  aies  donriL-e,  ils  ne  toot  pas  serviet  ils  ne  se  sont  pas  detournes  dc  la 

3ij      malice  de  leurs  oeuvres.  ^''  Noici  (jiic  nous  somnies  asservis  aujourd'liui  et 

que  la  terre  que  tu  as  donnee  a  nos  peres,  aliii  quils  mangeassent  ses  fruits, 

:iT      ''estlivree  aux  rois  (jue  tu  as  envoyes  contrc  nous  par  suitc  de  nos  pccli(''s; 

ils  sont  les  maitres  de  nous-m(3mes  et  de  nos  bcstiiwix,  comme  ils  vculcnt; 

:t8      ils  nous  ibnt  soufTrir  grandeinent.  '*  A  cause  de  tout  cela  nous  avons  an'criiii 

uotrc  foi  et  nous  avons  transcrit  (le  pacte  sacre);  ont  sigiu'  nos  princes,  nos 

levites  et  nos  pretres. 

XX.  I  XX,  '  Voici  ceux  qui  onl  sigmj :  NahamyA,  le  hatersctd,  lils  de  Hal<f\lyA,  Sa- 

■i,  3,  '»   doqvfi,  -'Arya,  'Az;\rya,   Aramya,  "FAsilior,  'Am;\ryA,  MilkvA,  ■'llalous.  Sim;\- 

5,6,7   lck,  Malos,  'Kiram,    'AmirAmot,   'Ibidouya,  '''DanyAl,  Gii-netel,  Barak,  'Misa- 

8,  '.I     lam,  ■Abya,  Miyamciii,  "Nozya,  BalcsyA,  Salamva;  cc  sont  les  prctres.  "( Voici) 

les  levites  :  Yoses,  fils  de  'AzanyA,  BAnyou,  (|ui  (!"tail  dcs  enranls  dc  '.\diU)o, 

"i-  II    Qadam"(^'l   '"  ct  scs  freres,   SabAnya,  IIii(Ioiiyi\,  Qantsa,  F(jl3'a,  llani\ii,   ".Mi- 

li,  i:i    li\'e,    H(''lioiili,   llas,iky;i,    '■■' Ziikro.    AzAri^byi'!,  Sabi\nyi\,    "li(''d('m  d   l.cli("'nc- 

<<»  f        •«T.    MIOHAH 

-''1-L6Q6 


[81]  TROISIKME  (MVRE)  DR    EZRA,  XX,  14-29.  721 

V  ::  *  fl)OTA?ih'l'  :  A-M-fl  :  4-<ihil  ■■  (n^.,h-1-  ■  TY\-{\  •■  ffltAlT'  :  fflfr-fijP  :  (O^Ui.  :        14 
*rDn-3iJ?  :  (OP^t  :    flHl,.S.  :      fflh.^iT.e  :  (0{\.'t^.    :  fll/b^ij    :      «^«1.1^   :  fl)flinl4',e  :  1>    16   17 
mhWC.  :      flJhr/lS-jP  :  fl»h.A.9"  :  flJn.rt,  :       fll^Kf.V  :    fllhV-f-'l'  :  flJTQ.A  :       flJJl;»  is,  19.  20 
n.rt  :  flJ''^*^^-?"  :  flJ^^-JlC  :   '  flJ"V.rt.H.n.A  :  flJrt^-^»  :      flJ«i.AT,e  :  flJr/iV'>  :  flJhVJjP  :=     ^l,  22 
*flJirrt.A  :   flJWlVJ   :   flJ/'rt.;i-  :        f/J^rt;i-A'7i.ft   :  flJ«i.,e..e.  :  flJrt.n.«ft/-.   :       flJWlJ^  :  flJO  23,24,25 
V*^  •  (Ohtlf.y  :  *flJ^UjP  :  flJrli.Jl'>  :  flJ^VJ  :       flJr/l"7.A.h.  :   flJr/i.^9"  :    flJnhV  ::     2«,   27 
*(DhA'/,  •■   '\'CA'  •  rTKIin  :  J|UV'|-  :  flJA,*P'/JjP'J  :  flJ^/XflJ"!-  :  flJ^/ni/?"/?.-?  :  flJrt-nh  :        28 
«,";i->.J»"  :  ?iA  :  '/\i.AriV  :  hr.lil/n  :    '/'.e.C  :    l/,e.nflJ-?i    :   flJ-ft'/-    :    rTiT  =    JilH.h-n 
r/l./:  :  (OKitX-^OO'^  •■  flJ.e.**»»'}'.  :  flJ?l<PA.S.I/'o»">.  ::      flJW-A*  :  nirt.-n  :  l/jP>t9"C  :        2J 
flJH,eft'f'}^'JO-  :  h'>V,\rav-    :  Onjt^.-f-tf»"    :  '\-/.-'}ao-  s    fll-Z-^Vr/iA-  :    fljPh-  :  XxA"!  •  h 
»D  :  JP.,h<.  :  n*7i7  :  'h'n\\.h'i\,h.C  •   H/flJ-lHl  :  fl>-rt'/'  :    ?i^l)-  :    A<n»-rt.  :    /•n/.  :  h 

14.   m<ml\-h\i-\-  0  oi>A>itl/-  :  B  ~    4.Ah(\   :]    o"»(l,li.   :    B   —   OJA/Jl^  :    r'>>-(l    :]    mi.M   ■■    mf»h(l   : 

A,'  vw  :  fl>'/"";-(i  :  B  —  loMr' :  B  —  fln(v*.e  >  B  —  fl»(i.i  :]  je*4'  :  B.  —  15.  fl>n->..e  :]  n'/..e  : 
A,  n.k.e  :  B  —  <n.).s  :]  ;»•;  :  A  —  fl>n.'J.  !  B.  —  IG.  fl>n:i,e.  :]  fl>n->.e  :  B  —  fl>h,^,'i'  :  B.  —  17. 

fl>hfl>-.^-    :]     SC   :    B  —  mm-i:   :]  O   B.    —    18.    h/h''...?  :]    O  B   —    fl»,.A.ir»    :]    fl^h.'»?"    :    B.    —  19.    fll 

yt&V  I  fl»>«¥*^-  >]  fl»i^<f.T-|"I" :  B  —  fl>vn.A  :]  mw,.  :  B.  —  20.  fl>n;>n>A  :]  mttp£„l\  !  B.  —  m«%(t- 

«»5»"  .  B  —  fl>h.Hf.  :  B.  —  21.    fl)"in,H.A.A    :  B  —  m(\K'\-   :   B.   —   22.   fl»<CAT.f   :    B  fl>^  •  '/    ] 

fl>/h'?'V.f  :  A,  O  B  —  m>,VTr.f  :]  O  B.  —  2!^  a>(rA,A   :   fl>/hS'V   :]   o  B.  —  24.  fl>,f.;?.B  :  B  —  fl)<tn..4> 
/!.  1  B.  —  25.  fl>/l>0  :]  fll/h^Vi*  :  B  —  rDhO.('..f  :  B.  —  26.  fl>hUy  :]  fl>/h.e..P  !  B  —  fl».S"V  :]  0  B.  — 

27.  (o,h'^rt.A  !  B  —  mttw  :]  0  B.  —  2.S    m'hf,m-^  :]  ■VBfl».'*.  :  A,  m"ibm-^-  -.  B  —  «^rt-nh  :  "i' .»•'/. 

*/'"   :    ]    rtnS    :    T-fcVo»    :    H    —    >,A    :     t/.A<l).     :    >,in','>,1in     :    V HX   :]    (Olf-A.    :    n(l>,    :     tt.i^.C.    :    B    —   W 
^VA^OO-   :   A.    —  2it.    0>H.efl.|.XVO.    :  h-.VP.iroo-  ■.    on.e.-t^o».  :]    nXl.e.llA    :    ^'"flA   :    n.>lo».    :    B  —  ;li.l 

o».  I  A,  ■\-i.'lV  :  B  — 1.oi>/hA'  :  AB,  Dill.,  Lex.  neth.,  l.  :>1(5.  —  fl>n>,. ;]  mn-  :  B. 


nou.    "*(Voici)    les  princes   du   peuple   :  Farios,  Faliat-Moab,   "Elam,  Zou-       14 
touya,  Bene,   ''Bouniya,  Gada,    Bedou,   "'''EdAnyA,    Bahay,    'Edan,    ' ' 'Ated,  i">,  i«,  17 
Hezeqya,  '.\zour,  '" 'Ahadouya,  'Elem,   Besi,  ""Aref,    'Anatot,  Nobel,  -"Ba- is,  19.20 
gabesa,  MisAhnim,    Ezar,  -'Mesezebel,  Sadoq,   -'Falatya,    ilanan,   'Ananyji,    21,22 
-''Hose'e,  Hanan,   "OsetA,  ""^ 'AsatAlo"es,   FAday,  SelieqirA,  -'Haso,   BonAmA,  2^.  24,25 
'AsyeyA,   -'' 'AhyA,  Henen,    AnAn,  -'Hameleke,  HerAm  et  Ba'onA.  -*Les  gens  ^c,  27, 2s 
aussi  qui  restaient :  les  pretres,  les  levites,  les  portiers,  les  chantres  et  les 
hommes   de  ndtdnlm  qui  s'etaient  separes  des  peuples  de  la  terre  entrerent 
dans  la  Loi  du  Seigneur,  ainsi  que  leurs  femmes,  leurs  enfants  et  leurs  filles. 
-''Tout  sage  et  (tout)  savant,  ainsi   que  les  grands  qui  encourageaient  leurs      2'j 
freres    s'obligerent  par  des   maledictions,  jurercnt  entre    cux  et  rentrerent 
dans  ralliance  (sainte,  s'engageant)  a  marcher  dans  la  Loi  du  Seigneur  qui 
a  ete  donnee  par  Tintermediaire  de  Mouse,  serviteur  du  Seigneur,  a  (la)  gar- 
der  et  a  accomplir  tous  ses  comraandements    et   (toutes)  ses  prescriptions. 


F.  5.  47 


1T2  THOISII.MI'.    I.IVMKi  01-;     K/.RA,   \X,  ,K)  V..  [82 

!■■   "m.htt.h.r.  ■■  »i«»  '  y.d'i'i\-  -.  «»ti«o  .  y.^nv,-  •■  Uft-  ■■  i/huiiv  =  «"WViD- «  '  hs 

M"i'fit\    h'rA-^,.v  ••  Ah<ii»in  >  riJi.c  »  «»»)«"  •  ;..'.7i/'rftn  '  h^rA^/.irtf»-  •• 

11   rt\A  ■■  >'.•/:«»  «  *flih/i.»in  '  •ii/i..(:>.  •  ht\  •■  ^'.«"X-^.  >  u»-fti-  >  /i.-/  ••  y«..xh.  •• 

A'>"/.e.-  :  Uijfh-IUK  •  tf-A-  ••  '7.ri>  :  ndM^  ■■  ftilVl-  ■■  h'/"  •  h.vivv  ■■  hTiAru»-  •■ 

nOA-1-  :  'l-.e.-ftl-  :  <»»»«"  :  Vrt'jn'1'  :  n'V/"-|-  :  "i.«'."/'|-  :  "/rl"/.-!-  :  Oth.'i1-M'.  : 
■i-i  V^  s  ll^A-  '  hff:  «  ll»V'7"i»"  :  /'■(:()•/•  :  h«»  :  •tUi\  :  "Ifiifli  :  M..th  :  AA+A  : 
J3      AA   •  'i»"']-  :   M^HW.   >   n./-    :    hr^^Vl    :       A'V'rm'|-    :    in'.n'UhO-  :    ')'y:'"/.U-   :  «'A 

'">M*M-  :  \IM'  :  (»A'l--(:ilV  :  1/A'i'.  :  ("Art')/!;/"».  :  roAhft/l.C-».  !  wAnOA-l- 

>.   :   Ut/\^V:fl1''/,  :  «»Al/nn^.V  :  :''(n.h1"l  :   /lll   :   Hl--  =   yM-tlCV-  :   /ih{\/..h./\  :  «» 

3'.      A"H1/.   :    n./-   :    ^'^"A»lV  :•      <l»'/(J|ltl»-V  :  \IVhl:   :    hrWl  :    Mt/\  :    '/"•CnV  :    ^fJtf»-   : 

>li;V'l->.  :  ("A,'/"/.'.!"».  :  rM.h-llll^.  :  ll.f  J4<l»-(:  :  AU.'/-  :  h'rf\)\'l  :  Ut/{hi\}fl'  :  hiVll 

>  :  AA  :   "/«»•/•  :  l/yV.»'.  •«|.  :    A'y"/"'/*(i  :   >i''/ll.h'n//..(:  :  hr^^Yfl  ■■    (Ih^»  :   X//..«i"-  ■• 

.50.  A>t.'>ilril  I  ■ll,ii.<:>.  :  r».         il.  in.lnin  >  15  —  .P.«"'»>..  '  ."•ft-r  =  <1i'V  ■]  <>  H,  delendum  est.' 

—  ,)'<n'X->,.  .  AV'7.l*-    0   .»"V"r<".    '   A/-;.IC<"»'   '  IJ    —    <».t'>.><i>.   ■]    lll'>.1<".   ■    U  Wft"Oi>-  1   l{  —   flrt 

M-  •  15  —  <mi«"  1  VrtV-lll-  :]  ii>ftV-ll1-  ■  A  —  n'V«'>1-  :  "i.f.Vl-  ■  "Ml"/.1-  :]  <nn"<«"1-  :  •>.l'.-7l-  ■  "/-11 
"/.•>•  ■  .\,  no-nd  :  'Vtfol-  1  B  'i.vj  :]  "  15  —  ti-A-  !  >.,(•■  ■]  ){ti"  ■  tif,  ■  (!•/:  ■  J{.  —  .'52.  .vAftt  1  IJ 
>..e„iH  1]  o  H  —  Art<1'A  :]  A.i'..i'.-«ni'"/  ■  —  Af^n*:  :]  A-vn.'.  ■  B.  —  33.  «.«.•■.«■ft  ■  15  ~  ml^anf-po^-  1 
IIA<{.  :  B  <nA-K-r:<l'/  :  IIA'.:  :]  <nA'(-r.'rV  ■  15  —  <nAftVn;M-V.  >  \  —  <nA>,ftl)f:1'/.  :  B  —  ^nAn"!'^^^ 
V  :  15  -  <»A-lM'.ft^1V.  ■  15  -  wAnn.e.V  ■  15  —  ;V/n.>,1^V.  ■  B  —  nil  ■  H/:  ■]  lin/:  ■  15  ~  yft/^ft<:i'.  ■]  ^ft 
■1-O.P  :  A,  filtr'(:f-  >  B  —  <DA'7n<'.  :  n.-/^  :]  <nA'7-n<'.  :  .V.  <nAII./-  !  15.  —  3'i.  <n-;",0(n.V  1  B  — 
ArtA  ■  '/-r:<J/  ■  liliii>'  :]  '^AA  ■  '/••■Cirv  :  6(l<n  ■  A,  A(l<n  :  B  —  fl»A.'l'/n-.fV'/.  ■  \  —  ng,llafi:  >  Ali  —  fl> 
i\"rnyl-  ■  15  —   ii.ev.'i-  !  B       Ai/"/"'/'"/  ■  J>. 


!i)     '"'(Nous  jurames)  de  ne  pas  donner  inis  filles  en  mariage  aux  gens  du  pays 

'1     et  de  ne  pas  permettre  lc  mariage  de  leurs  filies  avec  nos  enfants.  •"Quant 

aux  gens  du  pays  qui  vonaient  a  la  Loi,  ils  faisaient  du  comnn-rce  et  s'oc- 

cupaient  de  tout  trafic  le  jour  du  sabbat.  (Nous  primes  l'engugement)  de  ne 

(rien)  leur  acheter  le  jour  saint,    d'ob.server  le  sabbat  (de  la  terro)  rannee 

d'exemption  qui   (est)  la  septieme,   et   de  n'exigor  (le  paiement)  dcs  dcttcs 

'■■-     d'aucune  main.  '"Nous  fixames  la  regle  (qui  nous  obligeait)  a  domier  le  tiers 

i:i     d'un  sicle,  chaque  annee,  pour  rouvrage  du  temple  de  notre  Dieu,  ^'pour  les 

pains  qui  etaient  ofTerts  devant  lui,  pour  lo  sacrifice  perp(3tuel,  pour  rofTrando 

perpetuolle,  pour  les  sabbats,  pour  los   n('^omenies,  pour  les  ftjlos,  pour  les 

(jours)  saints,  pour  nos  pechcjs  qui  ont  cte  expies  pour  Israelet  pour  l'ouvrago 

'•''     dii  temple  de  notre  Dieu.  ^'Nous  tirAmes  an  sort  lequel  (rentre  nous  apporte- 

rail  le  bois  ponr  loffrande  (parmi)  les  pretres,  les  l6vites  et  le  peuple  (pii 

apportent  (le  bois)  pour  le  temple  de  notre  Diou  et  pour  les  maisous  de  nos 

pi-ros,   ciiaquo  annc''0,  afm   de   ialhunor   h  raiilcl   du   SoigiKnir,   notro   Diou, 


[831  TROISIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  XX,  35-39.  723     " 

at-M'  ■  h^n-  ■■■■    tohoD  :  fi-nh  •  Ihr'!  •'  -i^n  ••  ?ihA  !  r?:Ci  •  m+^J"*  :  «P^  •    r. 
WA-  ••  '1'9":''  ••  dOV  •■  AA  :  'ioD^  ■  hW>\-  •■  }x1]\.h'n>h.C  «  *fflnw-<l  !  fl>-A-.«::>  :     )(i 

fflHhJftOi  :  ahfm  •■  XVhl'-  :  tO-M'  ■  hd-1'  •■  fflllWv:  :  ?lAU9">3'.  :  mao/..h^  : 
KnT^.V  :  hOT  :  VnK  :  An./"  :  h^rAJlV  :  AhU'.'-|'  :  ?iA  :  ^.'1  •+>?•  :  nn,/'  :  h'/"A 
yi>  ::      fll+^^X   :    ftCV.P.J'.  :    fflVil.  :    WA'    :    dO^fii    :   fllfllj?,^^  :   fl)4"n?»V   :   '.'n?!    :      37 

Ahi/v-l- :  -^n  !  n.'/- :  9"x*P'l' :  An./'  :  ?i''hi.^n,h.(:  «  fli^jft/,.-!-  :  r.p.-cv  :  A 

A.<P'/>e'}  :  fllAA.iro«»-  :  h.*?'P.S'i  •■  JP-nh.  :  "//»V. 'I-  :   n»f"A-  :  hVb/A  :   A"?'nC5r  « 
*fl)»l>  !  hirjjr.  :  flJAft  :  hl"'i  '   '/"flA  :   A.*P'fi.e'}  >   fl>-A'|-  :   ^/»'/..-[:().  :   AA.*?'^  ■      38 
fl»A.*P</;jP^rt  :  Villl-  •■  "//"/. 'h  :  "/ft/. -l-  :  An.'/'  :  ?.'/'AlflV  :  fl)-ft'/-  :  «"•-'{f  :  'rJf 
«P^-  :  Hn,'/'  :   h1\\.hn,\\.C  :••  *?»ft»»  :   '^n  :   ao-^^l-n  ■   ^ntn-h-  •■   R^fe-f  :   hhi-h.      oJ 
A  :    fl)^.**  :    A.'/;   :   «/'^5"%  :    ftCV.t'.  :    fl^fl)^."»  :   fl)4"nh  :   fl^l/f  :  l/A"  :    ^'Pf  :   * 
J^-A-V  «  fl)hUV-l'>,  :  fl)?iA  :   it'.-1'+VP  :  fl)0Xfl)"il'5:   :   fl)r/»H9"^^:r    :   h»"  :  A.'»'!]?: 

1  •■  n.'/" :  ?i';"Ahv  ••■■ 

35.  Vllft  >  B  —  +>!'^.  i  AB  —  jr.e-C>  :]  5»".e-C  :  H  —  tt-h-  ;]  «ntr-A-  :  B  —  +?"'^  :  B  —  bd"/.  > 

B.  —  36.  mwnt>  :  A  —  «inTV.»  :  A,  >,ri'V"i5L :  B  —  rtn.j-  :]  n.n.;- :  A,  An.i- :  B  —  nn.i- :] 

ftn.t   :  A  —  AJlUY-^  :  >iA  :  .P.1+>B  :   nn.l'   :  h-r^^W  :]  O  B.  —  37.  (n+.S"7.  :    H  —  r'C.'fVl.  :  B  —  60 

a»-V.  >  B  —  wmjRTfi'.  :  B  —  m.l"n",v.  :  15  —  vn  :  n,l-  :  y"»'l'1-  :]  AVJ^-T^  i  B  —  fli>,n<!.|-  i  A,  hlt 
i.1-  :  B  —  r\e:c.t  '  B  —  fl>AA,o*o»-  :  A.-Pij.f  v  :]  o  A  —  )\f^i--\-  i  AB  —  mihfoo-  >  B.  —  38. 

mliV  1  HUVV.  :]  «DAVlOV  i  A,  mA^lWVlCV.  :  B  —  rDA.P.   :]  O  B   —  IV.VP.fl   :]  O  A  —  Wftl-  :]  «D-Vi-J;  I 

A,  i»"nA  i  «>•>.*  •■  B  —  h/»*^-co.  i  B  —  fl)A,'i"i.».evn  :]  a  ([(y.wao'  :  B  —  fvci-  :]  .f-nh-  :  B  —  >i 
n<!.1-  >  B  —  "i/'"^-1-  :]  >,ft/.-1-  :  A,  o  B  —  fl»-ni-  i]  mm-M-  ■■  B  —  of^f  :]  o  A.  —  Hft.1-  ■]  An.1-  i 

B.  —  39.    Vn  :  «»-in-n    :]     Vn    :   0»--Sf    :  '/"»1'-1-  :  A,  AonllTll   :  B  —  .p-ft>H  i  B    —  (DR-tl-P    •    A.'e   :] 

fl»A.'P'i;.fvn  ■  B  —  •i'fi"i.  ■■  ncvi" :  fl><D.f.v  ■  m-i-u"!  ■  B  —  id>,a  i"]  o  B  —  flj>,flfl»"i'V.  ■  A,  flj-vvfl^-vl- 
>.  >  B  —  >^-VA.e:*7  :  AB. 

comme  il  cst  ecrit  dans  la  Loi.  ''(Nous  primes  rengagemeiit)  d'ofTrir  les  -'5 
premices  du  froment  de  notre  terre  et  les  premices  des  fruits  de  toute  la 
productiou  de  nos  arbres,  cliaquc  annee,  pour  le  temple  du  Seigneur;  ■''''d^oITrir  :« 
les  premiers-nes  de  nos  fils  et  de  nos  bestiaux,  comme  il  est  ecrit  dans  la  Loi, 
et  lcs  premiers-nes  de  nos  boeuis  et  de  nos  troupeaux  de  brebis,  dans  le 
temple  de  notre  Dieu,  aux  pretres  qui  servent  dans  le  temple  de  notre  Dieu; 
' '  d'oirrir  les  premices  du  ble,  des  fruits  de  tous  nos  arbres,  de  nos  vignes  et  dc 
nos  oliviers  aux  pretres,  k  Tarche  des  aumones  du  temple  du  Seigneur;  (de 
donner)  la  dime  de  notre  terre  aux  levites,  afln  que  (ceux-ci)  ofFrent  dans 
toutes  nos  villes  la  dime  de  notre  travail.  '"Le  pretre,  iils  de  'Aron,  etait 
avec  les  levites  dans  la  dime  des  levites;  les  levites  offraient  la  dime 
de  la  dime  au  temple  de  notre  Dieu  pour  Farche  des  aum6nes  du  temple  du 
Seigneur.  ■'■'En  eifet,  pour  le  tresor  les  enfants  d'Israel  et  les  eufants  de  Lewi 
oITraient  les  premices  du  ble,  du  vin  et  de  riiuile;  lil  se  trouvuient  les  vases 
sacres,  ainsi  que  les  prStres,  les  ministres,  les  portiers  et  les  chantres,  afiii 
que  nous  n'abaudonnions  pas  le  temple  de  notre  Dieu. 


37 


39 


72'»  lltnlSll.Ml.    i.l\UK    UK     l./l!A,   .\.\l,   1-7.  [84] 

\M   1  *io>(K-  •  '/»A>»»l|-  <  «lilin  '  tn-M-  •  ;».P<«^A.'/'  ••  rt>?»A  •   iCi'  ■■  «Iriin  :   10 

Otn,   :  h^»  :  yi»'Xh.  •  hWi^.  i    M"lh^T.i:  •    <>.»'.■  :    ^'.'HK-  :  Ulffl'    •    ;i.\'<.«^A.'/'  : 

•j      WM:  !  «^.f.-A-l-  ••  <"/-A'J'|:  ••  <i»-A-/^  ••  hl>'/./il/'«»-  :••     tin\/A\'  ■■  «Iril-n  i  Alf^A"<">.  : 

i  AftU»-  '  >«A  :  lU..-*'y-0"-  :  >(K.  :  f^.V^flM"  ■•  «'?lA-  :  >."»'J|-  :  '/'"^Ml'/-  '  ^ 
IVllirao-  :  h/\  ■■  >IK.  :  ^.f  <.«^A.'/'  !  (H<l».rt-/-  :  hUl-/.  ■  ¥.0'^,  :■  V(K.  :  WA"'""  :  >ift 
<C./bA  :  iKl.f.tHA  :  •lUh.O'»-  :  «»»ll/'.''l>.  :  «»A.'("/.'y'».  :  </»V;»Vfl»-y'».  :  «»y.«/."/'  : 

'.        ^-/nC'/-  :   rtA'/'">  ::  *fl»(l^.V'<-AA.'/"  :  V(K.  :  >»'/"«»A'/-  :  ^.  «/;«/•  :  ¥.0'^,  :  flJ>i'/'V  : 

y.^i-i'  ■■  ■iviyj"  ■■■■  M"y.'i'.'i'  •  y.ihy,  ■■  i.i:,u  •■  tn/\y.  ■.  Mi.n  :  (n/\y.  ■.  nucy  •  «» 
i     Ai^  >  rt^vc.e  :  «»Ay. :  M'\'y  ■■  tni\y.  •.  «mM"  ■■  W)""!  ■■  ^. •/."/• :  ^.&.i\  ••■  ^afi/^ 

tiy  •■  mfi^y.  :  iV,.\}  :  OIA^.  :  JlA.e  :  rWA^.  :  PUy  '■  r'»A*'.  :  ^SA.l'  :  0»^^.  :  V'/. 
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■        <•  :  h.V<.f\ti.'J"   •■    OV   •■   tnxaiX  :    A^tf»-  :    JWJ'^  ::       «»>»A-Jl  :    M*'/'  :     n^JJ?}/"  :    A. 

X\l,  I,  (B-ni-  .]  o  li  —  ije,-  0  >i.e.-  i  A  —  «)>,A  I  l-ci.  >  ...  h.V<.'\M"  ■]  "  15  wj-ft'^-»:  ■]  fflji 
>..e.-  1  a>>n<.  1  H  —  >.in-<{i/'«>»-  .]  inr:  ■  B.  —  2.  «xi/.tm»- 1  J{  —  A-iiii  i  A  —  m^t-tvao.  i  A  —  >i 
je.fl».  1  .\  -  n<<.'<'.e.ti  ■  H.  —  >■  o>"\'hXfl-  >  /«n'»:i»"oi>-  :]  «■•'^Mi^-  ■  n,bafC.\-  >  H  —  loufM-  ■]  m-n-/-  ■ 
A,  nwfil-  >  l>        nn.P.<nA  ■]  n.v,ini\  ■  A  —  wnuvV  ■  .\         <nA.'i:'(.'.l'"/'/.  ■  H  —  io'{:>-'Ho-fiX  ■]  "  H 

—  <04'.'ft'i'  ']  ffl.e.-t'  ■  H.       'i.  <Dj,'/"fl»-ftt  ■  jp..ft'/'  .  .('.«•.'i  :  '/iK.  ■  Ki<-<\^.'r'  >  1$  —  ■tviy/"  ■]  «  T.s'" 

.P.'»;+    ■    nv.t"/"  ■  .\  —  >.'/".P..|:'^  ■]  «n>,'y"Vrt.  ■  .P.-l;'!"  ■  H         mA.P.  ■  MMI  ■]  <n>,ii.-n  ■  H  —  ni»ir:.pfl  ■ 

H  —  fi'i:'i\p  :  H  —  <{.(:n  :  H.  —  .").  (n"'/An.p  ■]  <nAn.p  :  H  —  >.')i.p  >  H  —  pv.n  ■  H      •(.-.«'...p  ■]  •/:.';. 

ft..C-.e  '  H  —  /.A""/.   ■   H.   —   (i.    <{.<{,A  ■]  n.<{,fl   !  H   —  .iiV  !   foit  ■   H.   —  7.  rn>,A-'/.  :]  inAA.iroi»-  ■  H 

—  rt.A"  ■]  rnrt.A-  ■  1>  —  •"l.(t'\r'  ■]  >,"7.V  ■   mrt-A9"    ■  A,  >,•"/.'■/  ■  rt-A/"  ■  H  —  P/hjP;  B  —  *..e-.P  ■   H 

—  <PA.P  !  H   -  «■•-Jh.A  !  H  —  hVPA  :  H. 


X\I.  1  XXI,   '  Les  princes   du  pcuplc  dcnieurerenl  dans  Jerusaleni;  le  reste  du 

peuple  tira  au  sort.  afin  d'amener  un  dixienie  (de  la  popula(ioii)  k  demeurer 
dans  Jerusalem,  la  vilie   sainte,  et   les    neuf  (autres  dixiemes    a  demeurer) 

■>  dans  leurs  villes.  "  Le  peuple  benit  tous  les  hommes  qui,  de  leur  gre,  deraeu- 
rerent  dans  Jerusalem.  '  Ce  furent  les  princes  de  leurs  peres  qui  demeu- 
rerent  dans  Jerusalem;  dans  les  villes  de  YehoudA  dcmeur^rent  tous  (les 
eiifants)  d'Israel,  chacun  dans  les  villages  de  leur  province,  ainsi  que 
les  pretres,  lcs  levites,  les  (horames  de)  ndtdniin  et  les  cnfanls  des  serviteurs 

4  de  Salomon.  *  Dans  Jerusalem  demeurerent(plusieurs)  des  enfants  de  Yehoudu 
et  des  enfants  de  BenyAm.  Des  enfauts  de  Yehouda  (etaient)  :  P^atiha,  hls 
de  'Azeb.  fils  de  Zakflrya,  fds  de  SamaryA,  fds  de  Safatya,  fds  de  MAlel^m; 

,s      des  enfants   de    Fares   :      Mi^lesya,    (ils    de    BArouk,   fds  de    KAlyi\,  fds   de 

i;  Ozva,  lils  de  Didyii,  fds  dc  Yorib,  iils  de  Toudouyii,  fds  de  Dchmi.  "  Tous 
les  enfants    de    Fi;\res  qui    demeurerent  dans  Jcrusalem  (etaient)  quiitre  ceul 

7  soixante-huit  homraes  vaillants.  '  Voici  les  enfants  dc  Benyi\m  :  Sclo, 
hls   de  Mcsouliuu,   lils   dc   \oh;id,    liis   dc    F((udouyi\,   iils  dc  Ooloyft,  fds  do 


[85]  TllOISIK.MP;    I.IVIiE    DF     T.ZR.V.  XXI,  S-IC.  725 

rt-  •  flJAft  ••  "%{i-t\9°  ■■  (D^?.  ■■  P-rh.Cl"  •  fllA^.  ■  MjP  •  fl»AA  :  *A-,e  :  flJA^  :  OB 
Phfii  •'  atfii^  :  M'^A  :  fllAR  :  jPft^  :=  *  fl»?!?".^'^^»'  :  lfl.A.A  :  BV  '  0)^(ax  :: 
*fl»^,P-h.A  :    flJA^  :    HJj<J  :    fllfl^?!-!.-   :    »Dftq'.',°<^  :    flJ.ftl^^J   :    fl»A^.   :    hfllr.?   : 
»»h„^'>  :  »h9°^'i1xl:U'  :  A*A  :  JZ-JC  ::      a)lh9°UV^'1-  :    ^A^  :  fl»AP.  :  P-/:.-!!  :  fl» 
^Wi  :  *fl»^(:.e  :  fl>A,^  :  rtA*JP  :  flJA.e.  :  "ithf\9"  •  flJA.e.  :  «^^-^  :  flJA.?.  :  "7CP- 
^-  :  flJAft  :  ^fc"nll  :  av:}{\,  :   lU'   :   ^^ll.^-n^h.C  ::   * Oih^^^Kira^i.  ■    J?.'in<.  :  1 
•n/.  :  n.-|-  :  h^ll.^'n<h.C  :  ?:j!  :  fl»iVfl»e  :  fl»h.«^JP  :  flJA.P.  '  ?.C?rh9"  :  fl»A.«^  :  R.A 
AjPrli  •    flJA.e.    :    ho^fi.  ■■    flJA?.    :    HJir:,e    :   flJA?.    :   4-fLM:    ■■   flJAR    :   "XAhjP    :: 
*flJh;''^li'  :   ffo/^^ih-l"  :    n'hflJ-f:'/:i/'0»-  :  eji:  :   flJ^i^OJe  :    tOiWltX^  ■■    flJA.e.  :    hHC    " 
^  s  flJAA  :  Krhll.  :  flJAft  :  "XfrAo»"!"  :  flJAR  :  ^."10  ■••      (Dh^V.Woo-y^  :   XA  :    l^ 
/?.yiA-  :  'l".*'>A"  :  y!  :    flJKflJ?:  :   flJ^nrtVS"*"»-  :    mJ^A  :   flJAft  :   (h%F'M°  ••      flJ    1' 
?liJ">  :  A.'P'e.e'J  =    rt^^jP  •  flJAR  :    hthC  :  flJA.^.  :    htt.i-  '■    flJA^.  :    rh«^h.ft  :    flJA 
^.  :  n^  :      flJA^  :   »»h  :   flJrhA.'n  :   flJAft  :   ^fl»-/i.A  :   AdA  :   int:  :    }\hWh  ■   A 


lil 


8.  Vnrt-A  !  B.  —  9.  «Vhr-^bA  :  A  —  IBfl»->,|:  :  oonWo»^  :]  (H-M:  :  Otaotwraif  :  A,  fl»^*  : 
tntlwra^  I  B  —  hCf  :  B  —  oi>tf-V>  i  IHC  :  fl>>iy".-*-,'>i|-  :  \i.  —  iO.  flJ>»?">lUV1-  :]  HUT^-  :  B  — 
■SA^    :]    flJ-SAjP  1    B  —  fi-r'  :   B.  —    11.  flJA.e   :   rtA*.f  :]    (BfiA^f   s  B    —  "%CV-1-  :  B  hKlin  : 

A  —  <n»,9n.  :]  ^•.ta»  :  B.  —  12.  fi-tttf.  1  B  —  gS  :  fl^Kfflg  :]  g);  l  fl»»  i  A,  O  B  —  «DAjt  :  fiCth 
r"  :]  ^C/fl?"  :    A  —  mhRf  :    ...  X.AA.fA  :]   O  B  —   fllA.e    :    >iOi>->t    :]    fl«>i"7rt.  i    B   —  nl*lCf   >   B 

—  <^rt./h.c  :  B  —  a«AMf  :  B.  —  13.  my,:',v.o-  :]  O  B  —  <n.A>im-  :  X  —  fl>>,"?fl.e  :  B  —  hHCf A  ! 
B  —  fl>A.e  :  hihtl.  :  fl>A.e  :  '^(t-<\ao-^  :  fl>A.e  :  >i"lC  :]  O  B.  —  14.  l-.-J-Vrt"* o»-  :  B  —  (Doi«0'i:V 
<n>-  I  A  —  mi>iA  :  B  —  (BAS.  :  /hJ./.A.y"  :]  (*  B  —  ,hXf.tb'r  :  Itcbr.  —  15.  iX-nf  :]  >irt  :  rtoo 
^    :  B  —  fl>A.e.  !    >irt-C   :]  fl>>irt-C   :    A  —  fl>A.P.    :    hW.i-   :]   fl>>iH.^   :    B  «>A.P.   :  /hrt>l.tt   :]    (D-l :t-",V  : 

B  —  a)A£  :  P5l  :]  0  B.  —  16.  0»11  :  B  —  fl>/hll.-n  :  A,  a>ilfll  :  B  —  noi>-f>i.A  :  B  —  ^iOnA^ill^-  : 
A   —   '»rtA  '  »H1C    :    ...   A.f-ejPTr    :]   O  B. 


Magael,    lils   de   'Atyal,    lils  de  Yasya,    "  puis   Gebesel   :  iieuf  cent  vingt-     s 
liuit  (liommesi.    '   lyo^el,  fils  de   ZakAri,  (qui)  etait  leur  prefet,  et  Yehouda,     y 
fils  de  'Asanya,  qui  etait  le  magistrat  (place)  sous  lui  dans  la  ville.  '"  Parnii   lo 
les  pretres  :  Dalya,  fils  de  Yorab,  Yakan,  "  Sorya,   fils  de  SalqiyA,  fils  de    ii 
Mesoulam,  fils    de   Sadoq,   fils   de   Miiryot,  lils    de    'Afobak,  Fintendant  du 
temple  du  Seigneur;   '"leurs  freres  (qui)  faisaient  le   service  du  temple  du    i- 
Seigneur  (etaient)  huit  cent  vingt-deux.  'AdyA,  fils  de  Yeroham,  fils  de  Tse- 
lalyali,  fils  de    'Amoutse,  fils  de   Zakftryd,  fils   de    Fasihor,  fils  de   Melky^; 
'■'leurs  freres,  les  princes  de  leurs  provinces,  (etaienti  deux  cent  quarante-    i^ 
deux.  llam&sva,  fils  de  'Azaryi\.  fils  de   'Ahazi,  fils  de  Mesoulamout,  fils  de 
'Emer;    'Meurs    freres   qui  pouvaient   combattre    (etaient)  cent    vingt-Iiuit;    i'» 
leur  prefet  (etait)  Biizyd,  fils  de  Hagidolem.  "  Parmi  les  levites  :  SamayA,  fils   i^ 
de  'Asour,  fils  de  'Azira,  fils  de  HasAkay,  fils  de  Boni,  fils  de  Mak;  '"  Halib,  llls    in 
de  Samou'eI,  (etait  prepose)  k  Touvrage  exterieur  du  temple  du  Seigneur  par 


72r.  1  i;oisii;.MK  ijvitr.  di'.  'i:/ii.\,  \.\i.  j7-'r..  (««1 

i/ii^, '  <"Ay.  ■-  M'i- '  «"aMi  ••  iiiiMA  ••  y.o-y, :  </iAy.  =  a/-/;„ai;  :  uw-inHsy 
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—  •^'fe-ll  1  l{  —  iDin.A'"/.'*  ■  H  -  «>>,;".'Ci;'«'>-  .]  ffl>,(i'(:iron-  ,  H  —  04.-tt-l-  ■  h'i1'K  .]  w  H.  —  '20. 
(j  B.  —  il.  o  H.  ~  22.  anioAM\  •■  A.'("l.'.i"V  ■]  (ii'n'i:'/"<i'»'  ■  A.1"(.'  ■  H  —  nKY<.in.r'  ■]  o  I{  — 
0-\u  .]  ('  H  —  ii'/.  :  <i»A,e.  1  ,(irt.ii.f  ■]  (r/./i.ii  ■  <nA.('.  .  >.ft.n.e  .  H  —  <nA,p.  ■  «»;>■•>,»•  .]  «  H  —  ws 
y">  .]  ><»">  ■  H.  —  2H.  Miiiji."  ■  B  —  '^dA.U'!"»^  .  ...  X-(l,liV  .]  "  B.  —  2'i.  mMy  >  H  —  iin 
r  >  B  —  <Di|-||>bA  ■  ')\ir'.e.'t'.4'  ■  H-i.  I  IDAX.  •■  fiO-f,  ■]  o  l'>  —  ll''('.e.<n>  .]  H7i'/";»-,'llrI-  ■  B  —  At^A-  ■ 
ili  ■  ,1.'ll-(l  .]  \ir"i'>Poo.  .  A,1ril-(1  >  B  —  #1i-ll-(l  ■]  a  mMtty^  ■  iU.  ■  ,1.1I-(1  ■  A.  —  2,'..  ^nAW-A-oo-  i 
MT-dirao.  I  B  —  Wi.'/'A   ■    r.  4'(:,e  =  :>•(:'/"  ■]   .•l-Cei.C.  ■  B  —  <n>,'(.'A.S.'/  >  A  —  <n>,'r'A.S.'/  >  ... 

<i>,i'/hx.(:.e  .]  ('  H. 


les  princes  drs  levites;  "  MatanyA.  fils  de  .MikA,  lils  de  ZabAdi,  lils  de  'Asal', 
prince  des  chaatres  de  Yehoudi\,  lils  de  Latalelaii,  iiciqeboqeyilli,  MesfinAli, 
(Tun)  de  ses  freres,  et  'Aleda'e,  fils  de  SamA'iili,  fds  de  Gebt\l,  fils  de  Dedou- 
loun.  '"  Tous  les  levites  (qui  demeurerent)  dans  la  ville  sainte  (etaient)  deux 
cent  quatre-vingt-quatre.  '"  Les  portiers  (etaient)  :  'Aqoub,  Telmin  et  leurs 
freres;  les  gardiens  des  portes  (etaient)  cent  soixante-douze.  ■"  Le  restc 
d'Israel,  pretres  et  levites,  (demeurf'rent)  dans  toutcs  les  villes  de  YehoudA, 

21  chacun  dans  leur  heritage.  ''  Les  ndtdirim  habiterent  a  'Afol;  Tsiha  et  G6sefA 

22  (etaient  les  chefs)  des  ndtdnim.  "■  Le  prince  das  levites  k  Jerusalem  (dtait) 
'Ouz^,  fils  de  Bani,  fils  de  Hasibyft,  fds  de  Mat;\nya,  fils  de  Mek^.  Parmi  les 
enfants   de  'As&f  qui   chantaient  (quelques-uiis  etaient)  devant  rouvrage  du 

2:3  temple  du  Seigneur,  - '  parce  que  lo  roi  leur  avait  ordonne  (d'etre)  ainsi ; 
2'i      le  tour  des  chantr(^'S  (tjtait)  d'apres  Tordre  de  chaquo  jour.  -'Patya,  fils  de 

Bi\syti,  et  Zab'el,  d'entre  les  enfants  do  Zouri\,  fils  do  Voliouda,  (otaieat) 
25      devant  le    roi    pour   toutes    les    alfaires    dii     pouplo    •'^et    p(Uir     tous    los 

bourgs  de  la  campagne.  (II  y  avait  plusieurs)   dos  enfants  do  \('lioud;\  ipii 


«■ 


c, 


i.S7:  TUOISIKMI-:  J.IVREi  DK     K/.HA,  XXI,  26-3(5  —  XXII.   1-7.  727 

f.v-n^.  ■■  H:!f  •■  :f'C.9"  •■  (ohVM:/  •■  m^tii :  mhv/\fi:/  •■  fl»n..'J'Ji.A  •  m.ewiX. 
cjp  !    fl»nn-"7.^. :  tonn.'!- :  4rt.T  •  mavtiti  •■    flinrhs^r:  ■•  m{\<hA  •■  flin,crtn.  -x,  27 

,1i  ■•  mm-fi-l-i.  •■  hVh/.ifao-  :    mi]?t.^f{^  -.  flin"7.h'>  ■•     fl»no,P/>  =  <i.l»"'>  ■•  fl»n  2s,  20 

X./.hU  ••    flMl/..'/"-l-  :      flJHVA  :  fl)^>JAr  :    fll^h^^rh.'/'  :    flJAll.ft  :    flJhVA-S.V  :  ' 

flJhH*  :    flJ^^PA-S.y  :  flJfrhJ^S.  :    hr^Ox^^y  :    hfth  :    «liA-l-    :    'U^T  •'       flJ.^.*         '1 

+  :  'n'>.er  :  "y./^nK  :  mn\\.nh  •■  mh9h  •  flJn.-/;A  :  mh^VMy  '■     hv-f-l-  :     ■■■^ 
mC'f[  :  mh^iiy  •     m,u%c  ■■  mi.«i  -.  flj'Z.;i-,e.j»"  ::     flJWift,(:  :  mfy.iVh.^"  •  flJ"l     '   "' 

A-l-  :  ^flJVA  :   flJh.>.  :  «J^  :   mA\^»t\.T  ■•       flJ?!?"!  :  A.'P'R,e'>  :   hn^fXi.^-V  •■    /?.«■     '      ^' 
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*flJAA.I/'0».  :  J|UT'l"   :  flJA.'P'P.e'}  :  ?iA  :  "iCl-  :  9"M  '  H<.an.A  :  fllA^  :  fl  XXII      1 
A'l",eA  :  mhS'tlf\  •■  flJrt/..rTli.e  :  mh.C.9",?  :  flJdlf/.  «  *  flJ»1<i'iJ"  :  flJJiA-ln  :  m-^m-tl  :        " 

flJA.li.^.e  :  flJ/„iJ.'/'  :  m"%i.T^  '.  ^mh-?^  -•  m^^-hv.  •■  mh-tt^  ■■     flJ"7.,e"?.'J  : 

fll»D^,Cl-,e  :    <Dn,A..'JU   :    *  flJA."Xr>.e    :   flJP^n    :    m\h^{i.?    :       flJ°/A.flJ-    :    mhV^  ■ 

26.  <Dnri-"7.-s.  !  <n(i,i-  I  <f.A.T  :]  ('  R  —  «nrivnn  0  yfin  :  >,.vfin  :  B.  —  27.  <nnwi«c  :  mft.>, 

A  :]  O   1}    (nn>r.nn»'h   :]   (Dfl>-ft|-  :    (UCrt.n.<1l    :    1!  m(n-ftl'/.    :]   (D(I>.ft|-    :    B  hlfT-^Jiran-    :   B.   

2,S.  (nnA.'^'^'!-  :  o  B.  —  (Dn.'";.>i-V  :  A  —  211.  o  B.  —  .iO.  mwi^h  •■  toM/iir'  •■  atAiH.^fh,r'  :]  0  B 

(DAll.ft    :    (D>,'PA.S.V  :]   ("(D-ft/-   :  .fll.ft   :    IIUO-M-    :   hflV-SI:'/    :    B    (n>,l|,.J.    :     (D^TA.S.V    :]    O    1}  

a>^.V.<.    >    ll,i:ft.ft.<h    :    B  —    >,njl    :    ■fc'\;-    .    /V?"   =]   O    B.   —    31.    "V.^JO^,    :   a>'^l\\.'"l>i   :]  >,}>">  !    lA"? 

V^m  ■■  B  —  (n>,.i'>,  !  (nn.|.A  :  (nhTA-S.V  :]  o  B.  —  32.  o  B.  —  33.  o  B.  —  34.  o  B.  —  35.  o  B. 

—  36.  n.Vaff-1  ■■  A  —  ttaoW^Al-  :]  oi>liAA|-  :   li. 
XXII,    1.    (nrtA,|»'oi>.   :]    Art.irfi'.    !    .\  (nA.'l'(n-.l'V  :  A  —  7,A  :]  O  H  —  "iC.l-  :]  rt  ir*ftA.lJ'(ii>'  : 

B    ft'\-t,t'A   :    B    (nC-ftft    :    A   (Dft/..<1,.l'    :]    O    l;    (Dh.1l<{.y"   :    AB.    2.    (D»|<!'/"    !    B   (D 

>,A-li.  :    l>  —  (n;4(n.ft  :]  o  B.  —  3.  nift,ii.v.e  :]  ft.Ji.».e  :  B  —  ai^ihr'  ■■  m-i.^-r^i-  :]  o  B.  — 
4.  o  B.  —  5.  o  B.  —  6.  o  B.  —  7.  (D'^a.(d.  :  ...  aiM^hf  :]  o  B  —  a>i\},:yi'.ii'on-  ■■  B. 


demeuraieiit  a  Qerya-Tarem  avec  leurs  filles,  a  Deboii  avec  li'urs  lilies,  a  Be- 

qaljel,    a   Yaliatsourva,  -'' a  Boumidi,    a  Beta-Falel,  a  Yoses,  -'  a  llatsar,  a  2«,  27 

Sou'al,  a  liersabeh,  dans  leurs  villes,  ■*  aussi  a  Tseqel^q,  ii  Mikan,  -'  a  "A^-u-  2s,  29 

Remen,  a  Tseraah,  a  Ramot,  ^"a  Zanfth,  a  'Adalem,  a  Hatserehem,  a  Lakis  :«> 
avec  leurs  fiUes,  k  'Azaq^  avec  leurs  fiUes;  ils  habitaient  depuis  Bersabeh 

jusq^u'a  la  vallee  de  Henom.  "  (Voici)  les  enfants  de  Benyam  :  Migabc\'e,  MAke-  ai 

ma'e,   'Aya'e,  Betel  et  leurs  lilles,   ^-  'An&tot,  Rob,    'AnftnyA,  ''  Hatsor,  Rk-  32,  33 

ma,  Gittiyem,  "  Hader,  Tsebou'em,   Mildt,    Xi\la,    'Ounou,   Ge    et  Harisim.  3'/ 
(Plusieurs)    parmi    les    levites   (demeuraient)    eux-memes    (en    dehors)    des 
partages  dc  YehoudA  et  de  Benyam. 

XXH,  '  (Voici)  les  pretres  et  les  levites  qui  monterent  avec  Zaroubtibel,  fils  xxii,   1 

de  Salatyal,  et  'lyoses  :  Sarahyft,  'EremyA,  'Ezrft,  -Rorim,   'Elouk,  Hatous,  2 

^  SekenyA,     Rehoum,     Meremot,     '   "Oude,     Genetevvi,      Abva,    "' Miyamin,  3,4,5 

Ma'adyi\,  Belegah,  "  Seme^ej-a,  Yoreb,  Kede'eyA,  ' 'Alew,  'Amoq,  HelqyA  et  r,,  7 
'Edaeya.  Cetaienl  les  princes  des  pretres  et  de  leurs  freres  dans  les  jours  dc 


72S  'lltdlSII.Mi:    I.IMIK    DK    K/HA,  \XII,  S-2'2.  88| 

<»«h.A'Vy  '  ti>>x.K}\y  ••••  }\/\-  •-  o"fi'i-ii:u'a"-  •  AJmvl- >  <"h:i"/!ir«»>. :  lUfxVdh  • 

"     tx.v-titi  •■■■    oii\.H"ny'i '  h.\'f\ti  •■  unviy.  •■  tn'i'y,<ryfi\  •■  "•rt/.-riyA  :  iny.uy,  >  at 

'     ""Uiy  •■  ht\    iiv- s •l- :  <»AA.i)>. :  'rt\t\  •■  h:'"/.'»'>.  ■    w^viwvVy  •■  wM-  •■  wh 

in     :S'f;i)'<ji>>, :  «ii/riii- :  (»iM-n'i'  :s  '«»;..t'nA  :  «»Ar. :  a;...i'i)'/."/'  :  wh.ywtr  •' 

II  WAA"-  :  A^i.A.frt.-ll  :  <i»;..A,Vrt.ll  :  «'A^-  i  At'v/i>!  ••  «H'//.>J  :  «'Ay.  :  M',:f-'i  ' 
I-  *in'',*;i-> :  infyy.  ■■  fiy.M-  •■■  ii«'"i'<^A  :  viHrr  •■  (ith:'"i'.ii'/.  ■■  vi'/- :  >ii/'r'i- :  <" 
I '     o"^MH-  •■  iM.<»-(:/:ir««-  :  Ar^cji'  :  "'ir.y  ••  hh.i.ry  •■  MWiy  •■    M-u/.. :  "'/.rt- 

1.     I       f\'r  •■   (lt/\h"'li:y    •■    t'//.V'>    :       A"'/A-VI    :   fV.i-J    :   Art.ll,/.Jl'   :   V-M'.    ■■       A,l.<t'/'  » 

i.i  1  >\yj,'}x  •■  t\"i.i:v"l-  •■  h.M:  •■    A?i.yy.ft  •■  iiUi:y  •■  av.';-!"/  :  "'/.ti-f^T  ■••■   /\h-ny  ■ 

1»  \i\u.  ••  /\"'i:iy"'i.'r  •■  /\o"-hy:y  •■  d.t\.'ny.  •■    /\\\.t\.:>y.  ••  t\*i»h  •■  /\/\."'itty  •■  y.n- 

ij,  ^o  v;i''> « *ai/\vui.ii  •■  "'}■{:'; y.  ••  /\vy,tt  •■  iMi.  :    /\{\.t\y.  ••  'i-ny.  •■  /\h'M'  ■■  /..n. 

ii.  ^-  fr  j  *A</i.')'y  :  r/.Ah,i'  :  /\}x.y,}xy  ■•  V;iv/..A  :■    /\.'p*iiy'i  •  \\t""V6/\  ■•  /..A,ert. 

s.  <i»A.'(."(;.i'v :  .\,  ('  i;      >,.t'nfi  =]  >.A  ■  Kviiii  >  A,  «  15  —  «xr/-.»'.  >]  riv-.c.  i  AH  —  (o.|..k"/.«'a  ■ 

A,  iD+.i'."/.fA  >  IS  —  mt\i-tt.y  "1!  —  >>A  !  iM'..'i.'(-  ■]  o  \i  -  in(\(\,th  i  IJ  >,;l'(.'i».  >  H.  —  '.K  yi\ 
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.r;-i:r'  ■  I»        <u>,..i'(i'l:'y"  ■]  o  A,  >,.jf"/<i!'r'  ■  li  —  «da^.  ■  (2"]  «oa.p.  >  .\       AJi.A.fA.d  ■  IJ  —  <« 

>>.An.-(l  ■  |{  —  <nA/.  I  (,3  )]  inA^.  ■  A.  —  11.  aH\jf.  ■  (1"']  o  A         Af-'iV;i-'V  ■  U  —  ^nf-V.i-V  ■]  o  A 

—  A.l'.A.'i.  1  U.  —  12.  VV+S»"  1  ii  —  ti>.  ■]  O  H  —  man/^-hfU-  ■]  oi"»,!!!/-  ■  A,  «■>Afttl-r-  ■  H  —  A>u 
/..•/".v  '  li  /(■'.■■V.i'  >]  iDjtVV.j'  ■  A,  0  B.  —  l'{  (\"i.\u.-  >  A  -  «"irt-A-"'/  >  A,  "■/.rtA<">  >  B  — 
<HAV7.(:.1'   >    15.  —  Ki.   A"7A-^l   >]  A."7A-»l    >  A  —  V'.-;)-V  >]  0>V-,:i-r  >  .\  AA.MIWi.f  >]  A.A.-(WI>.f  ■ 

A,  ('   l{  —  frt.'i:  >]  (*  15.    —  l.j.  t\,i'/..V"  >]  tx.,i'/oV"  >  A  —  A'"/.(:f'l-  >]  rt."7.(:fV  >  A.   —   1.").    o 

B.  —  1().  A';.VV'V  >]  (U.'/'.1"/  >  A.  —  l(i.  o  R.  —  17.  o  15.  —  is.  o  15.  —  li).  iaAr-<;.-(i  >]  wrt. 
f-<{.(l  >  .\  —  rtf-.-.d  >]  t\y,(i  ■■  A.  —  10.  o  H.  —  20.  rt>,'J"'1'  :]  rt,>,'(»'>  I  A.  —  20.  o  15.  ~  21.  rt 
.(u-l-y  >]  rt./(i.'l'.f  >  A.  —  21.  ()  1$.  —  22.  rt,'Pin-.fV  >  \  —  inVtUy,  >]  fvli.S  ■  iDf,l,  .  A,  f/(i>i  >  H 

—  <nf /(i',-v  >]  o  B  —  iDiO,..';.  i]  o  15  —  »;i,<j.v  >  A  —  tixfiT.  >]  (fi.c.v.  >  A,  i.^./ii;  >  \i. 


8 
i.l 
10 

11.    li 

13 

r..  1,-. 

11! 

i: 

IS.     111 
20,    21 


lyoses.  "  \'()ici  les  levites  :  'lyosfes,  Banouy,  (^)a(I.iniv;\l,  SarabyAl,  Yehouchi, 
.Makaiiyii,  pour  les  louangcs,  ainsi  (jue  lui-memo  avec  ses  freres,  "  BA^iibacjva, 
(Jluiou  et  ses  fr^res,  les  iiitcudants  et  les  gardions.  '"  'lyoses  ougeiulra 
'Iva'aqem,  'Iyti'aqem  engendra  "Kly&scM),  l^llyastib  engondra  Vobada, 
"  YobadA  engendra  ^'onAtAn  et  Yoiiaiau  ongeudra  Ye'edou.  '■' Dans  les 
jours  do  ^  o"aqem  et  de  ses  fr(Jros,  deviiiront  pr(''tres  et  princes  des  provinces  : 
par  Soryii,  Mtirya;  par  'Kremya,  Ilananya;  ''])ar  "EzrA,  .MtisoulAm;  par 
'Auu\ryi\,  Yohauan;  ''par  .'\'l;\louk,  Yoni\lan;  par  S(''bhayi\,  "^osef;  ''par  Ho- 
rem,  'Ad(3ni\'e;  par  Miryot,  'l']Ii\qi;  "^^par  'Idoyce,  Zakc\ryi\;  p;ir  G('ui(it";\,  M(''- 
soukim ;  '"par  'AbyA,  Ziik('ri;  par  .\liu\i\iiiim,  par  M()u'adyi\,  Fiilili\y: 
'"  par  Rtilega}^  Samou'a;  par  Simi\'(!yi\,  Yeliouni\li\ii;  '"par  Yor(3b,  Mi\tt5n!\y; 
par  Yodi\'e,  'Ouzi;  '-"  par  Sisi\y,  (labi\y;  par  Amoq,  'Eb^d;  "'par  Il6qyi\, 
llali\kyi\;  par  'Eda'eyA,  Ni\li\n;\'i"'l.  -- Les  l(3viles  (qui  (itaient)  daus  les  jours 
de  'Elyiiseb,   YohadS,  YobauiJui  ot  Yououdou,  princes  de  leurs    provinces, 


[89]  TUOISIKMK  (IJVKIv   01",     E/.UA,   XXII,  :>3-29.  729 

•fl  :  flJp-Wi^  ••  Oif-.W^i  '  <DVh.^  ■  XVh.4.^  •  aDt\^'i\.\'  :  tt^hafC-llWaf-  ••  fflhUV 

^i.  •  naD'i'nr''t'  -■  fic^-ti  •■  d.cfiv,  -   m^t^  ■  a.'/?  ^  'wy\?,h^ .-  n^hflj-c-tirin»- s   21 
^•,^.41  •■  fl>-ft'i-  ••  'wJ4v/i«i. :  'T-ny-l'  •■  n/wipi^A  ■  p-WiV»  =  flJAJ?.  •■  /hA-rt^u  ■•'   fl»   j> 
'/«"^hhi- »  A.H"nn  ■■  "i/.-ay  ■•  (Dfii-ny  ■•  (nh.v-{iti  ■■  flJA.^.  ••  '^p,ry^  ■•  inh> 
'P.\ra»'i^ :  4'.<'.'7.i)-  :  .ev-nn- :  «>.t'.rt.-n/h. :  n«'>'ii«»-/. :  ^v.^-  •  n\(\.  •■  hiii.^n 
,h.c  ■■  \\i\  ■■  'vn.-f"»-  ■•■  'tmnt-iy  :  rtin^o+jp  •  «•/•n.p.-.e  ■■  wLfiti-r  ■■  flJrnA.'/"   -" 

•}   :  fll'}*'^   :  WXfl»"/'   :   '^Oi-^im'  •   mO-\"n-\'  ■■   tmy:/.\\  :   tih^i^K^  :  *  JiA-  :   n«»     -'■ 
Vdii  ■■  ¥0419"  :  fl»A?.  :  ^.P-ftft  :  flJA.f.  :  h,V'f\.y„^  ■  (\tn>*¥bt\  =  ^.1x9".?  ■■  «oftV 
i  :  (Dd-n/..    ■■   UUi  ■■   fl»Xrhif.  ••:      ^l'"'  :  «nJP.-^rh  :  A^/.V'^  :  A,P<-«^A.9"  :  :^I»'/^'      "' 
PtfO-  :  AhUT-1-  :  flJrt.*P'/JjP'J  :  fl>-ft/-  :    n'lifl>-C:-/:iro«»-  :   h«»  :  jP-rX-hJPtfB-  :    h.? 
<-VlA.9"  :  h»»   :  ,l'.^n<.  :  "".^+Wl   :  fl>-|'V/*Mll-/-  :   n'hfl>-Jl'>  :   «'n^V^A.'/-  :  aH\M' 
X"A   :   flin»ni|flO.(:   ..   mnoBfliJf.   :-.      atlJJ-tth'   :   .P.'/;'/'   :   f">m"/.-'i  ■  'hf"'!  ■  hf:      -'^ 
«PA   :   'nrh.(r<n"    :   H^.f^.^A.?"   :   fl>?i'/'V   :    hVM:   ■   mhdf^t^^'   ■   m}x9'"l  :   "/5^5?.  : 
^rlL^.fn.   :       mh9"i\,'i   ■  %f^:if\   ■■  flJK-rhrli.-J-A/-   :    'AOli  :   fl>W/.''7'P'/-   "•   ht\tm   :      ^' 

2,3.  «n.x,i,/.  :  R  —  ),.rt-  :  fih.  •■  H.        2^1.  mnoA^lil-  0  «'•'t>il)|-  :  1>  —  ft.'Pr»-.f-/  i  A  —  mn/O. 

f   I    B  — mKPft-ft    :    A    —  (DAjP.   :    •hSy^.fA    :]    ffl.^<|;.|.   :    +.S'"/.VA   :    15  •7'.e«^l>"o>>-  :    R    fil\n-  : 

B —  -ia.*»».  :]  fl-n^Fo»-  !  B.  —  25.  a>fliA.'P'V  =  A  —  au:i--iy  ■■  ...   (0'^*n  :]  o  B  —  oeoft  ■■ 

A  —  oo.e.^h  :  ll>.'l'»  :  .\      -  OXfl»-!-  :   ...  lOiV-^»   =]  MI-.-m^hlMfaty    :    l\",1ai-",^-    :    B.   —    2G.  >,A'  :] 

o  B  —  vo-br'  :]  .e.04'.'/"  :  A,  VM.r'  t  B  —  h.fft-fi  :  A,  vfifi  :  B  —  Wh-^tjp  :  B  —  aonvv  :]  O 
B.  —  27.  ho»  >]  o  B  —  A>,^'i:t  :]  hiV1-  :  B  —  fllA.1"i;.eTr  :]  o  B  —  ««tfl^-il-  :  (D'^-l/\.H-  :  A, 
ntfl»-i|-  :  fl»n''7'^A.|-  :  B  —  flJnonft»*  :]  O  B.  —  28.  MKVi-tM"  :]  ?,.f<.1A?"  :  A  —  h^lhd.  :  «> 
h>,7^|-   :    B    —    fl>>,5»"5r    :    •',H.e.    :    %,n.-i.in.  :]   O   B.  —  29.    fl»,!'"^-!-  :  •/.A..)A    :  fl>>,?">„'>l,*At  :    /.nrt    ! 

<i»,ii.''Vi'>  :]  0  B  —  h-^iii  :  B  —  >,(i)-.p.  :  h.r<.ifk,9"  :  A,  nh.r<.'\/\,r'  :  B. 

ainsi  qiie  les  pretres,  ont  cte  inscrits  sous  le  regne  de  Dftryos.  '■'  Les  enlants     23 
de  Levi,  princes  de  leurs  provinces,  ont  ete  inscrits  dans  le  livre  des  Anna- 
les,  dans  les  jours  de  Yohanan,  iils   de  'Elousa'e.  '-'' Les  princes  des  levites     24 
(etaieut)   :    "Arabyft,  Sarabya,    'lyoses,  fds  de  Qadamyal,   et   ses   freres;   ils 
chantaient  devant  (le    peuple)    et    glorifiaient   (Dieu)    avec    les  psaumes   de 
David,    homme   du    Seigneur,  chacun   a   leur   tour.  -*  Matanya,   B&qiboqya,     25 
Oljadya,  .Misaloum,  'Talimon  et   'Aqob  (etaient)  les  portiers  et  les  gardiens 
des  vestibules  des  portes,  -'' dans  lesjours  de  Yo'aqim,  ills  de  'lyoses,  iils  de     "2« 
'lyosedeq,  dans  les  jours  de  Nahamya,  prefet,  et  de  'Ezra,  pretre  et  secre- 
taire.  "'  A  (Fepoque)  de  la  dedicace  des   murailles  de  Jerusalem,  on  chercha     27 
les  pretres  et  los  levites  daus  leurs  provinces,  afin  de  les  faire  venir  a  Jerusa- 
lem,  pour  qu'ils  fissent  la  dedicace  et  des  rejouissances  avec  des  danses  et 
des  chants,  avec  les  cymbales,  le  psalterion  et  la  harpe.  -"  Les  enfants  des    28 
chantres  se  reunirent  des  environs  de  Jerusalem,  des  villes,  des  villages,  du 
village  de  NetefAte,  -'•'  de  la  maison  de  GelegAl  et  des  champs  de  Geba'e  et  de    2n 
'Azemawat,  parce  que  ceux  qui  chantaient  leur  avaient  bati  des  villes  autour 


7.S0  1  liOlSIKMK    I.IMtl      l)i;     i;/.li\,   Wll,  ;{()-38.  [«0] 

"'    jivx.  •■  A'«i«-  .  hirjv.  :  ht\  ■■  y.u.r<-  ■■  otn-y. .  ;,.t'<.^A.'/' "  *rM/,'>XMi. :  i:h 

ttuo. ,  JiDvi-  I  <iiA.'i"/;y>  •  othi^\ix9'""-  ■'  A.iiii-n^.  :  <»a«j4«»"1i>.  =  *»Ah/.'r.'i- 

"     >. « '  oiyxfi/."i9*u»-  '  A'/"A>iyi»-  •  y.o-y,  •.  //»aoa-/-  =  h/.'r.*i'  •  inh'\"r\v  ■■  Via 

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w,  3t  t-i-  «  *(iM»/.  :  i/'rt./i  :  «»/A}''«»-  ■•  wtii>ii.'\'  ■•  'f>"\h\i\-  ••  y.o-y,  ••    i/Jicyft  •• 

1..  >.  tDftw/..  '  iit"'i.(\.f{r  '.    tny.it.y,  >  uttviyr  ■■  w{n:y  •  ath.i:ry  ■■■    aihn  ••  y. 

•11+  ;  »M»'.-1-  •  rtifi  •  f»"r'H  •  <i»H>i(:.fft  :  «»Ay.  •  Pv/i','}  ••  aif\y.  «  rti>",f  .• 

«1  aif\y.  :  '.•;l-'>,e  :  <»Ay.  :  "'/.»l.jP  :  «"Ay.  :  ^WVi:  :  ««A^.  =  h/i'!*.  ••:  *  aihyi\0'  > 
ftry  •■  atf]ljffi\.  :  «»'"/.A.AA'.  :  <n;»A.Al'.  :  atonhy.  :  «»',;J-'>/bA  :  rt»,l'.l»->;  :  Ol 
,/l'.>.    :    y.{i.l\,lt.   ■•    iVi'PV   :    tm']l""V.    :  >J'/.''|-  :  'n>,rt.  :  ?,"/ll.hn,/..(:  :  atf,]!/..  :  J^ 

s:  ,/,«^.  :  «>.f."Vlirtf'»-  ::  *  afii]  :  h'i'\'V,  :  Oy.i  :  <l»'>.f.'^ir«i»-  :  UCl.  :  A^A  :  tm", 
CJ  :  1/7/.   :  >'i'/.'-l-  :  «"''/C'/  :  l///"AdA/-  :  ^,/.'!!-  :  l/ll./-  :  '5'/M'  :  htlh  >  hi^f.  > 

■M        "ly.    >   Xd-I,'/;   ••••       <"»IA>,    :   "l^yV   :    hfi   :    VMat-^,.   :  0.'»«/D  :    (li>,V  :  y:",(:.U'""-  : 

30.  >,-»»<h.  ■]  II  h.f<.OA.'/"  >  l{  —  CMuo-  i]  <(  M  A,'|'<u.r'/  '  A  -  mrtOlXn-l/  i  A,  rt>ft",()io. 
»,  I  H,  (inAhV^XV.  1  ■')  —  mM.V.^^i.  >  .\,  inh<'.'i:.|'-«".  ■  l{.  —  31.  fl»,*/."/}''*"'-  ■]  m>,"/(l>,.  ■  «■"»>, 
lll-  ■  IJ  »«»AAA|-  ■  h/.^i:-!-  ■]  o  IJ  —  <n(M"/"t|.  ■  A  -  <n>,'M'"tl-  ■  ...  /Iirt.(;;>  ■]  o  H.  -  .32. 
!»'(».*  ■  in+Ai''"».  ■]  A.  3J.  o  H.  —  33.  -MW.yty  ■  H  "'irt.V"  ■  A.  —  .5'i.  <o>,,r."/".j'  ■  H. 
—  :!.").  miDic.cn  ■  H  —  n"7..e  ■  H  —  V.+"/.('.  ■  H  -  "7.li.e  ■  H.  —  .3(1.  <D>,;it'o'/.  ■  H  os»" 
.1'  ■]  Art"?..!-  ■  H  —  <n>,-ll.fA  ■  H  —  (n".tA.A.('.  ■  ...  (n,|,'r/.  ■]  (i  H  —  n-/1'f  ■  <n>nioo-<'.  i]  n««»1l 
«•>•/'.  !  H  •1'.e."7:irfl^».  ■]  n-l'.^"*!»'*»»^  ■  H.  .iT.  (nxi  ■]  •,()  ■  H —  ",'rP}K  ■■  \  —  >,V+X  ■  0 
y.i  ■]  >,'/+»  ■  H  (0'l',e."'iu"oi»-  :  oc».  ■]  .('.rt.-n.li  ■  y"nA.i)«".  ■  (n^ic».  ■  H  —  ArtA  >]  o  H  —  «■» 
",(:»  ■  2  ]  <i"()c.7  .  \  —  •v<'.'i:->  I  A  —  ", •'/•(■x  ■  A  —  "7f  ■  H  —  »(|-i,<(:  ■]  o  B.  —  3«.  'V4'i:*  < 
A  —  ••liv.f  :  A.  —  .3S.  0  B. 


:!0 
.il 


de  .J(?rusalem.  "' Les  pretres  el  les  levites  s^iitaicnt  purifies  eux-memes  et 
avaient  puriHi''  le  peuple,  les  portiers  et  les  murailles.  "  Je  fis  monter  les 
princes  de  Yehouda  sur  les  nuirailles;  jc  rormai  doux  grands  ch(jeurs  et  (je 
fis)  une  procession  a  droite  sur  le  haut  des  mnraillcs  de  la  purte  du  fuinier. 

32  ^-  Hos6'e  alla  (apres  eux)  et  les  suivit  lui-memt'  et  la  moiti(3  des  princes  de 
33,  3'f    Yehouda,   ' '.Zak;\ry^s,   'Ezra,  .Mi^soulani,  -'''Yehouda,  Benyam,  SoryA,    'Kre- 

:i5  myi\.  ^'(Plusieurs)  des  enfants  des  pretres  avec  des  trompettes,  ZakAryAs, 
fds  de  YohanAn,  fils  de  Sam^a,  lils  dc  NAtany^,  lils  de  Mii-keyA,  fds  de  Zt^- 

.•?(!  k(iur,  fils  de  Asaf,  ^*  ses  freres  Samya,  OzyAl,  Melelay,  Gal('day,  Maay,  N;\- 
t;\n"el,  Yehoudft  et  IlanAni  glorifiaient  ile  Seigneur)  avec  Finstrum^Mit  du 
psalterion  di^  David,  Ihomme  de  Dieu ;    'Ezr;\,  le  secretaire,  (etait)   devant 

••iT  eux.  ''  Pres  de  la  porte  de  la  source  et  devant  eux  (le  premier  choeur)  gravit 
rescalier  de  la  ville  de  David,  ainsi  que  rescalier  qui  (est)  dans  la  parlie  su- 
p(?rieure  des  murailles  de  la  malson  dc  Davld  jiisqu'^  la  porte  orient;ile  do 

38  Teau.  ^'  Le  second  chceur  alla  £i  gauche;  iii(ii-nu>me  (j'allai)  dorriere  eux,  aliisi 
que  la   inoiti('  du  peuple,  siir  la  murallU^  (|iii  est    la  [larllc   siipi''rleurc  de  la 


'll 


[91]  TROISIEMF:  UVJiK)  DE    E/RA,  XXII,  ;!i)-44.  731 

aiao-iSA'  ••  rlrW-n  •  ?»9"A^A  J  h^AA'  •  HwnAAAI-  ■•  Ti<{..^  ■  h-f','*P.n  '•  «?» 
fth  ■  h^A-\'  •  f">i:"in  •'•    mhr^iih  •■  hJ+X  ••  ^uV^l'"  •■  oj^h^x-  =  hAX  •■  to-\    iJ 
II  ••  ^'>'i'}\  •■  hln-i:y/.-i  •■  o»''7'V<i.t'.  -•  Mikik  ••  mTv^i.t'.  .■  r/i"7.^'i-  :  ffl?ifth  : 

^'H'X  ■■  A.<-ATtL  ••  m+fl»-  :  nh'H'X  :  iWTn^-  ••••    ■  fll^+tf»-  :   iTlA^i,'»-  :  1'l.?l'  '■      *" 
fln.-|'   :   ?.'7ll.hnr/i.t;   :  fllhV  :  a)tm'i^lA'  •   tmi\hW'   '  ri\M  :      fl»hUV'1-  :  h.A 
(P4;'/'  :  aumhtxy  :  fl) "?.'>.?"?.'}  :  flJ"7.yiJf  :  flJ^.A.P-KJ'.  :  fllHhC.e  :  a}.h',"i.9  '  fl»" 
'P+(>   ::   *aumht\y   ■    IOii'"lfl?    :   fl)^.rt.''/»lf:   :   fl»h.|/.   :  fl»!'-','^  :  fl»»"Ah,e  :   fl»h.A 

9"  '■  athn./.  •■  aiyi\.*rO'  •■  oontr/..'}  :  (oy.tt./.i)  :  «»A>ih  ::  * af^O'  •  y.hl'  •  h 

«Xt   :   »n/*'*pd./-   :    »(1.?   :    fl»'/-<f./" J.-   :    hhao   :  h^ll.h-nr/i.C  :  hft-/'r./*Vhfl»-  : 

i.f:A'?.  •  a*-\'&.rM  •■  h^iMti^'  ■  fl»ft«/;*tf«»-  :  oiVixro  •■  'l-V/^M.-f-o»-  :  ^KS 

^Ah.r  ••  Jifth  :  CV^»  ••:  fl»»/.0»-  :  .f.h'/'  :  K"^/.  :  A.P.fl»  :  ^iA  :  fj^fl"  :  »»m 
•n/"  :  <P-J^if  :  •rX'?'!'  !  l/wnn?.  :  U'py,'%it'l'  :  fl^H"//»'/. 'l-  :=  fl^HJl  :  ^ft'/;i'n 
h.   :   f/D/\3«,y|./-   :    hU-^C    :   lF|<i:A"0O"   :   Ahl/V'/'   ••   a)i\,'P'PJ'i   :   ?ift«W   :   '/««./"rh.  : 

.19.  fli),i»"'^rtrt  :  >,'/'(-x  0  o  B  —  °rv<l'X  !  (1°)  A  —  ©>,•»</•»  =  iiA>,  .]  o  B  —  hv-^x  :  (2°)]  ",-><^ 
>i :  A  —  fl>>n  :  Wi-m  ■■  Mvl:y/.'i  =]  flirMl/  =  >,»i  :  >,»•(•;<  :  ■l:.v£'i  :  B  —  flloWfC.e.V.  :   M.KA  ■■  B 

—  fl>"'/'V({..e.  :  /h'"i>,"|-  :]  0  B  hV'1-X  :]  ■V'1'X  :  A  —  A-C'n.T<6  :  B  —  n-VV-l-X  :  A  —  fl»*0O-  : 
n^-y^hX   :   A''7'n<{.  :]  O  B.  —  40.    11Ah.|-   :]  K   :   A.    —   40.   O  B.  —  41.  n<n»T^»4  :]   nT*0  :  A.  — 

41.    OB.  42.   flJOl.hftl'  :    ...  fl»Mt<{    :]    o    B    —    (D.Prt.?"()-    :]    fl>ft'/">,.   :    B    fl>.P.II.^O    :     «n»A>,Yl    :] 

a)t<{.'KS-   :    B.  4.1.    .K>,/-    :]   fl>->,|-    :   B   —    On.f    :    <n»/"'Prt/-    :    B   --    >,/"/'iV'<'-<"»-    =    A    —    «>■/•« 

^"•V  :  B  —  >,nH   :    C->->  :]  HCh-l-    :  B.    —   44.    ;E>,1-    :]    <!»•>,■/•    :    AB    —  H<("fli'".P/-    :    fl»H>,/»"^t    :  B 

—  fl>1(V.  :    B  —  «>A.<(»fl>-.l-V   :   (1")   A  —    nWT^-    >]    »lUV     :    B   —    fl>rt.'Pfl>-.rV    :  (2")  A. 


Vt 


tour  des  fours  jusqu'aux  murailles  de  la  place.  ■"' (Le  cortege  alla)  depuis  la 
la  porte  dc  "I']frein  et  la  deuxieme  porte,  aupres  dc  la  porte  des  poissons,  de 
la  tour  de   'Anan'el  et  de  la  tour  de  Ilameat  jusqu'A  la  porte  du  troupeau; 
ils  s'arr6terent  a  la  porte  de  la  prison.  ^"  Les  deux  choeurs  se  placerent  dans 
le  temple  du  Seigneur,   ainsi  que  moi-meme  et  la  moitie  des  princes  avec 
moi.  '' Les  pretres    'Elyaqim,  Ma'asyt\,   MinyAmin,    Mikyfi,    'El6yo'ani,    Za-     41 
kArya,  Han^nya  avec  les  trompettes,  '- Ma'asyH,  Sama'eya,  'EIe'azt1r,  'Ouze,     42 
Yonftn,   Malkya,    'Elam,   'Azeri  (celebraient  le  Seigneur);   les  chantres  fai- 
saient  entendre  (leurs  chants  avec)  Yezerdh,  (leur)  prince.   ''  IIs  olfrirent,  ce     4.-) 
jour-l^,  un  grand  sacrifice;  ils  se  rejouirent,  car  le  Seigneur  les  avait  rejouis 
extremement;  se  rejouirent  (aussi)  leurs  femmes  et  leurs  enfaats;   leur  joie 
s'entendit  a  .lerusalem  et  meme    au  loin.  ^'lls  etablirent,  ce  jour-la,   des     4'i 
hommes  pour  garder  les  tresors  de  rarche  des  aumunes,  des  offrandes,  des 
premices   et  des  dimes;   ce   que   les  princes  des  villes  recueillaient  etait    la 
part  des  pretres  et  des  levites.  En  efTct,  les  pretres  et  les  levites  qni  se  te- 


'.6 


7;{2  TUniSIKMK  'l.lVHP.i  \)\\   'K/.l{.\.  Wil,  '.5-'.7  -  .\.\lll,   I-''..  192] 

n^.i»>'i  '  »iuvi-  i  m.'p'i:yi  ■■  >,a  =  s''i'Ufiio-  «    atvwM'  •■  /*'t:'M'  =  h'j"f\)\ 

«»rtrt"'/'">  !  o>M'  ■••■   '  htltf  •■  tU""i*ftt\  •■  >'i'/.'-|-  •■  M'i-  •■  ,l'.'l'«»-«"-  •■  htl"»  '  A.* 

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3        AIIA'*'/'    :    h«n    :   .f.C"/'/"»"-    :    «»"'/./11    :    ?."/ll.?i    :    ''"C'/'/"    :    Otn/.hui*-  ::  *  «»^(1  •• 

*      M"ih  •■  h/.'l-  •■  {xy.f,-  :  i^rt"  :  iH-y.»"/.  :  h'J"ht\/..iu/\  ••■  ' tnhT^y.f"»  ••   Hi-l-  ' 

h.A.f^^n}'.   :    Jnr>    :  "/.•«•lU  :  <"»•>;?  :  'rX*l*'1'  :  m\,l-  •■  hT^il"!  :  ^^-n-  :  Ar»-ny  :: 

-  45.  m^S^^iV  1  ]{  —  r'i:0-\-  '  A  —  «•iliKo-VV.  >    .V,  (""lOm-IV.  ■  Ti.  —  46.  .B+fli.oo.   i]  ^,.|.jp; 

y"  1  li  —  (»•>,•»:  I  ha»\\r'i'i  '  B  -   mfi-m-  I  |{.       'i7.  (i»(i"»'i'6rt  I  '/./i'/".t'  ■]  nrfiVoo^  ■  H 

—  flH)««i>.-V>.  1  A,  flJ-MJfl»-».  ■   H  —  '^"7.4  ■  H  -     «o.p.runij^ic^  ']  «•.(•.•t.e.-fiyo"»-  ■  IJ  —  AA.'rfl>*.C 
v  '  A  —  fl»rt.«Pfl»-.fV  '  A,  A>'i"(.'^'V  '  JJ      x^^i-MCJ""»-  >]  .K<b.p.ft}^<"»-  ■  B  —  •^c"»  I  B. 

XXIll,  I.  flifl^>,t  '  AB  —  ","1.^.  •  B  ~  afh(\ii»^roo-  1  15  —  h"'}'iv.  •  B  -    ofrMv.i.  ■  B. 
—  2.  >,ftin.  .  ...  (i»l)"V.P.  :]   0   r.  —   (nOrtll}»'  :]   (D>,n-|(|,l.}»'  j   B  .e,^."l'l"ao.  ,   |{.  —  ;j.  •J-AjP.^,.  ■ 

)r-A-«»-  ■  B  —  >,y">.n/.h.A  ']  (»•«•/•  '  'hhih.A  •  15.  -  4.  h.A.f0^nv. ']  ^.A.pnv.  '  AB  —  >,yAiiv  '] 
>,}n*AV  '  B  —  +<.n  :  B. 


45      naient  (la)  se  i-ejouissaieut  eu  Yehuuda.    "  lls  observaient  la  regle  de  leur 
Dieu  et  la  regle  de  leur  purilication.  Les  chautres  aussi  et  les  portiers  (se  con- 

'»G      formaient)  aux  proscriptions  de  David  et  de  Saloinon,  son  fils.  ''Car  dans  les 
jours  de  David,  AsAfavait  ete  etabli  le  ciief  des  chantres ;  (ceux-ci)  chantaient  et 

47  fflorifiaient  le  Seiijrncur.  "Toutlsrael,  dans  les  jours  de  Zaroubi\bel  et  dans 
les  jours  de  Nahamva,  ainsi  que  les  chantres  et  les  portiers,  chantaient,  cha- 
quo  jour,  alternativomont ;  ils  benissaient  les  levitos,  et  les  levites  honoraient 
les  enfants  de  'Aron. 
XXIII.  1  XXill,  '  Ce  jour-la,  ils  luront  la  Loi  de  Moise  et  ils  (la)  firent  entendi-e  au 
peuple.  Ils  trouverent  (le  passage)  oii  (Moise)  disait  quo  le  'Amoni\wi  cf  le 

2  Mo'ab:\\vi  n'entrent  jamais  dans  le  temple  du  Seigneur,  -parce  qu'ils  no  sont 
pas  allos  a  la  roncontre  des  onfants  d'Israol,  avec  du  pain  et  de  Teau,  et 
qu"ils  ont  soudoye   Bala"i\m,   pour  qu'il  les  mandit;    mais   le    Seigneur    re- 

3  tourna  sa  maledictiou  et  benit  (Israol).  '  Lorsquils  eurent  entendu  la  Loi,  ils 

4  chasserent  d'lsrael  tous  (les  etrangers)  qui  s'etaiont  unis  ^  lui.  *  Aupara- 
vant  'ElyAsab,  pretre,  (etait)  le  gardien  de  rarcho  des  aumdnes  du  tomplo  de 


10 


[93]  TROISIEMR  iLIVRE    DE    EZRA.  XXIll,  5-11.  733 

OT^hv  ■  ft.h.v  :  ffl'>*Pf >. !  flj"//"/.'»- :  ticsy'  ■  mm^.-i :  fl)4"n?i  ••  9"i:Uflao-  -.  a 

A.<P'RJP'>  :  fllA««>Hir/..-J  :  fllA(l}\0>"1"i:  :  ffl+^"?,.?-!'  :  AJlUVl'  ••=  flJnil  :  V^A-  : 
^,«A-Vh  :  n/i.f<.«^A.'r  :  ?lft''»  :  «]«'«  :  "/'""l-  =  'W>'>'7/»'.|:  :  AhClfltl:*'  • 
'JT-U'    :    nn.A""}    :    rhCVl-    :     Wl  '  *>?•/*'  «  fl»/*n  :  <{.?l'rVh  :  'WprtA  :    ?ift'in'P*1i*) 

jp  !  A^-h/»'  «  flj^n^ith  :  Ai,f<-«VA.r  :  flJmf*  ••  H-i-n/. :  h-A.eAn  :  htbP  :  Ar" 
.n.e  :  o«»-^f  :  «rKtp-l-  •■  nox^.  :  n,!- :  ?i"/ii.^'n/h.c  « * fl»«<..e.'f-.e. :  hrdov.  •■ 

mh,h^,tm^.  ■  flJ^ir-H  :  1S-;^-Alrb  :  WA"  :  '>'PP  :  n.-^  :  rn.n,e  :  hV-h  ■  hT\\\  ■ 
ao-ii^  !  jr}f<p.1-  ::  *fl)hn.A"<n'-  :  .ejit:*  !  if-A"  :  «wH"?'n'l'  :  flJ^''/n?iVl-  :  W-A"  ! 
'J^PP  !  n.'h  :  ?»"?H.^'nrh.(:  :  atim.Ut;  :  fl)ft,h.'>  :!      fl)h?i»»f:Vl-  :   \\tm  :  h,<DU'WP 

flo.  !  viy.A"tfi>-  :  AA.'P'R.e'j  !  flJVf-A-  !  rtn?»  :  li^^Th-  :  oi-M-  •■  hfii\y,i:irao- : 

htltm    :    A.'P'R.e'>    :    flXrorll»"/..'}    :    ,e,'J.n<-    :    n-m.    ••■        fl)'hAh"j^.hJ"<»»-    :    A»nA 

"i.    <D71K.    0    7-11*.   •■   B  —   flJWf    :    UA<l>-    0    "  B  —  >iy"'1'.e.a"    :   yiun-h.    :]    rliyilh.   :  R   —   ao 
/hV     :]  ?"V/h-V    :   B   —    ft./h.-V    :   B    —   mi)/"<!.t    .    A,    fflV^^ti  '    l>  —   rtCVP    :    B  —  <B'l-nd  :  li  — 

ftA.'pm-.ev  :  A  —  «DA-^fljn-».  :  B  —  aiM'y,r'.f-i-x  <  B.  —  (i.  «nini  :]  <mi  :  A  —  (Dini  :  W-A-  :] 

«DhVrt    :    B  >..f<.Ort.y"    :    I»A<D->1-    :    B    >ift«"    :]    h<m    :    B    A>iC-|-nn.-»-   :]    Ahf.nT11.rt.ft    :    A,   ASC 

ftf.ft.l-  :  B  —  ,l.r.tl-  :]  m^CIV  ■■  B  —  >,ftMlT<1i11>"  :]  hft-l-l/llllP  :  B.  —  7.  mmV-l!  :]  fl>ft"Vfl»l-  : 
B   —  m-tii  :]  AVfl/.  :   B   —   KM-1\   ■■   A|{  Ml-.C.    :    A    —  A(n-n.e  :]   '^ftA    :    flHl.e  :    B   —  a»^>i.f   ■■ 

fKVV  ■]  flJ?-fl<:  !  A»-|:  :  y"»'P/-  :  R  —  n"i((.e  :  B.  —  8.  fl»h.'V.?oi>>.  :  A.  —  9.  flI>,II.A"  :  B  — 
tf-fr-oo^  ■  B  —  fl»,"jnnn-  :  B  —  V-H-  ■■  •Vrf  :]  VV  :  B  —  (D<n>W)V  :]  man^e.yf;  :  B  —  «Dft.li. 
•V  >]  ft<h.V  :  A,  fl>ftV.V  :  B.  —  10.  h.<Dlino»-  :  B  —  AA.Tfl>-.PV  :  A  —  m^lfav  ■■  ft-ll?..  :  B  — 
hd^-SfcWon-  1  AB  —  A.1*0>-.rV  :  A  —  (D»mliy"l|?",!.V  :  B.  —  11.   flJt^lh-.RJPtw  :  B  —  Aon^l^H^  :]  O 

B  —  +:l.C>  '  B  —  mH-t-f^^nfoo-  -.  A,  fl>'V'h?"ti}''««"'  :  B. 


notre  Dieu,  le  parent  de  Tobyft.  IIs  firent  une  grande  arche  des  aumones;  la 
se  trouvaient,  avant  qu'ils  les  ofVrissent,  les  dons,  rencens,  les  vases,  la 
dime  du  ble,  du  vin  et  de  riiuile,  la  part  des  levites,  des  chantres  et  des  por- 
tiers  et  les  premices  pour  les  pretres.  ''  Pendant  tout  ce  (temps)  jc  ne  me 
trouvai  pas  a  .Jerusalem,  parce  que  la  trente-deuxieme  annce  du  reg-ne  de 
'Artasasta,  roi  de  Babilon,  jVHais  alle  vers  le  roi.  Lorsque  j'eus  termiue  le 
temps  (de  moii  voyage),  j'obtins  conge  du  roi.  'Je  retournai  u  .lorusalem  et 
j"appris  que  ElyAsab  avait  mal  agi  envers  Tobya,  (en  mettant)  rarche  des  au- 
mones  dans  le  parvis  du  temple  du  Seigneur.  "  Ils  m'irriterent  extremement; 
cela  no  me  plut  pas.  Ensuite  je  mis  tous  les  meubles  de  la  maisou  de  Tobya 
hors  de  Tarche  des  aumones.  ''.Je  leur  dis  de  faire  enlever  tous  les  coflres,  et 
je  rapportai  tous  les  vases  du  temple  du  Seigneur  ainsi  que  les  dons  et  Ten- 
cens.  '".le  m^apercj-us  qu'ils  n'avaient  pas  donne  aux  levites  leur  part  et  que 
tous  les  hommes  s'etaient  retires  dans  leurs  villages,  parce  que  les  levites  et 
les  chantres  (ne)  faisaient  (pas)  le  service  (dutemple).  "  Je  reprimandai  les  u 
princes  et  je  leur  dis  :  Ponrquoi  avez-vous  abandonne  le  temple  du  Seigneur.' 


10 


7.Vi  TUOISIKMK.    IJVIU     DK     K/.I5A.  .\.\lll,  12-lS.  [!K. 

IJ      hJPflU.    i    wh'i-J")l9'ou-    s    nil    !    "ion^-ao-  ::       ri)WA"<ii»-  :  ji'.i;.>J  )  h-Wh-  •■  '>/"/• 
U      -I-  :  At:',T.  •  «llUji'.')   :  Ui^Wh  ■■  A«»'II'J(I  :••      </»ArtA  :  W.IJMl   :  /"V"'/'}  :  "i,M"  ' 

iwi  '■  otfiy-^  >  ^ihii.  j  ru«i.y„'/  :  hTiit-tii-  ■■  (\.'\"i'.n  ■■  ot'rt\ti,ti'u»-  -.  h*n  • 

«»Ay.  :  Jlh-C  :  <ll^/0;J-'>y  :  >,//ir>}l'«i»-  :  }|//"  :  ?i«"'-'>'|:  :  itt\\-hV'i\9*0^*'  '  hh'.'"!*. 
1,  IfaO'  ::  •Mll|/.>.  :  >i-/ll.h  »  ll'll'>|:  :  rti;i.-1'y.'./"rtrt  =  A.'/'  :  "/IJAI'  •  l/jnCVl-  ' 
li      niL'J-    :    >»";il.>lllJl.i:    :    OHHlfl\'-   ••       <»n?»"7'>'|:  :  //'"I'0A   :  Oi.Vl-  :   IUM>-'|  :  h'i 

Jl    •    yh^.'}..  :    0»,l'.V    :    n^AI-  :  rt'}!!'!'  :  Ut y.h'i\\-   :  tlAftft'»-  :  rt»^'.X<i'/-  •'  A*A  :  h 

h^i-n  ••  rt»,f.».  :  mhn^fW  ■■  tnht\h/\'/.  ■■  otU(\"  ■■  U.  ■■  ^h-Vi».  ■■  h.^^.At\,T  ■  \\b 
A-l-  :  {\i\V\'  •■  otht\"'l/>)\'  ■  '^rtA.IJw"-  :  ht\""  ■■  ,('."/\'riv  :  hiW  •'  A..'l'fl»-'>/;l/' 

10      oo.  :   ^.>.n<.  :   tn;{\{:\\.  :    {)V  ::      Oth9"i\h.  '■  "/"/>.  •'  On\i,if.\  :    1/A"  :  VmVlUO-  : 

17   fl»"/,rn-  :  nrt'>iM-  :  ^y^vi'  ■  y.if-y,  ■■  \\h.\'^,-f\t\,9"  •■■■    fl»/-Ah..A''yi{''""-  ••  A'/"A>i 

hl-    :    )t'.|J-J"i  :  «»A(Jn.l'.'ffl>»-  :  ID>,n.A  ■«•»•  :  U"'>-|V-  =  'll'>'|:  ••  VIC  :  h^n-f.  •    ll'! 'Jll 

"8      <.  ••  h'>'l-0»-  :  rt»'l'/.i»'"/-  :  6t\\'  ■■  /\'i\\'\'  ••■•      hilV-  :  tU/»'JI  :  IIK.  :   h\\'l'.'l  ■  OiM" 

}^'h    ••    h-lW.h-n.lx.i:    ••   Aj>A.II'tf»-    :    rt»A(>A.VV.    •    Hft"  •■  »!•/•  :  >ill.'/-  :  fl»A(>A  :  »1/:  : 

12.   hl\l-l-   >   H.  —  13.  flJ-^rtrt  :  oi>-Jlvn  :  /"C."VV   i]   n>«i>riiin.  :   B     -  "i.rt.y"  i]   AA.?"  i   1$  — 
00/4'   I    H  —   fl>4-.P..V    :   B   —    A.4'fl»-.l'"/   :    A  m«i>;l--/.l'    :]    wVVy   I  A,   V;^»^  I   1}    —  h'/"'!'/' 

oo.  1  B  —  rt>.;i'i.'i/'<">-  0  A>,Hi-<{iroi>-  :  .\  --  a>h.^-fy"i\i\  •  A  —  mnc.w-  ■■']  nmw-  ■  A  —  mo-ko 

■J:   .]  O  li.  —    1.5.  fl)|l>i"7V-/:  I  on<('flA    i]    fllfli^M:  i  J,"?./.   i  H   —   V/ll    :]  O  B   —  J.^,.^-?  i]  h>i'/-";  ■ 

B  —  fliflj.e.V/.  :  r.  —  flJMHrtir.  i]  <n>,Anft>.  I  A,  flJhAH'».  i  fl>nrtn>.  ■  B  —  fl>w-rt»  ■  ^/,  •]  ?<•  i  >><.  i 
B  —  yh^-m.  I  1>  —  >,no»  :  y/iviii^  :]  txou  :  '7./IV  i  H  -    >,'/ii  i  h.^hof^rUiran^  :  f/rtt<.  :]  mini.  I  15 

—  fl>>nr.>i-  :]  o  15.  —  Iti.  >,"/>.  :  A  —  n/t.r^.iA.y"  .]  <nn>,.v<.OA.y"  i  l>.  —  17.  «n-i-^^ih^.jPiio.  ,  n 

—  Aoi>A>,11-|-  i]  AjP.'l:+  I  B  —  ll>A'Vn;a|5oD.  ■  B  —  •hltv  :   B.  —  IS.  H-l-  i]  il-t  :  B  —  iD^^ftA  i]  «nrtA 
Mt  I  B. 

12  Ensuite  je  les  reuiiis  et  je  les  pla(;ai  cliaeuu  a  leur  foiictioa.  '''10111  Veliouda 

13  otlrit  la  dime  du  bie,  du  vin  et  de  Kliuile  au  tresor.  ''(Comme)  preposes  au 
tresor  (je  niis)  Elem,  pretre,  Sado({,  secretaire,  FadtJliA  parmi  les  levites  et 
avec  eux  "AnSn,  fils  de  Zekour,  et  MatAnyii ;  ils  etaient  charges  de  faire  eux- 

1',  memes  la  repartition  pour  leurs  freres.  ''  Souviens-toi  de  moi,  6  Seigneur,  au 
sujet  de  ces  (choses);  iie  fais  pas  disparaitre  ta  elemence  envers  nioi ;  (soii- 
viens-toi)  de  ce  que  j'ai  fait  dans  le  temple  du  Seigneur  pour  sa  conservation. 

15  '''  En  ces  jours-l^,  je  vis  qu'oii  pressait  le  vin,  en  YolioudA,  le  jour  du  sabbat^ 
qu'on  entassait  les  gerbes  et  qu"oii  chargeait  sur  les  aiu!s  le  viii,  les  figues, 
le  raisiii  et  toutes  sortes  de  fardeaux  pour  (les)  apporter  a  Jerusalem,  le  jour 
du  sabbat.  Je  leur  signifiai  de  (ne  rien)vendre.  Lorsque  leurs  chefs  se  fureiit 

ic  assis,  je  m'assis  au  raeme  (endroit).  "'  IIs  apportd^rent  diipoissoii  et  toutessortes 
d"autres  marcliaudises,  (qii")ils  vendirent,  le  sabbat,  aux  eufants  de  Yehouda 

17  a  J(:'rusalem.  ''  Je  ri^primandai  les  priiices  de  YehoudA  et  leurs  graiids 
et   jo   leur  dis   :  (Ju'est-ce  que  c(Hte  cliosc  mauvaise  que  voiis  faites  vous- 

18  memes,  et  (pourquoi)  souillez-vous  le  jour  du  sabbat?  '"  N'est-ce  pas  aiiisi  que 


i;j 


95]  TltOISIliMK  (MVRIvi  DR    EZRA,  XXIII,  19-24.  735 

OiC  ■•■  mhVt-oo-i.  ■  'l-'BAVi-  :  OT'}rt..j-  :  M,t\  :  hft^^bA  ■•  (0:h%<r'i'  ■•  fi'i(\'l'  •■•■ 

OJhrii    ■■    h'1'ao'    :    -S":!.-!:'/    :    AAi.f<-<^rt.'/'    :   h9"^?:ao  :  ■l'(\h  :  rt7n-|'  :  hnH 
hjPflB-    :    ^MOi.    :    'S":'i-/r/    •   flJ?iJl.A"tf»-    :    ^u.-i-friffl.  :   lht\\\    :   f-^AV   :  rtjnl-  : 

(Dhr(Di.]i"i-  :  hii-i-nh-  :  ■'T:''-!:'/  ■■  \\a«  •.  hM  ■■  nyato-h  •■  u.  ■■  ndM-  ■■  fi'i 

nt-  M    'hl\ao   :   ^.Vn^.    :    if-A-tf»-  :  (rA.A.'/'  :  m'/-|*'J?.ni  :  W-A"  :  "/.T  :  KT-h  :  h      2' 
'/"ir  :  ^.e<.^A.r  :  fflUf  :   ^n^.  :   '/'/"JPni  :=  *flJhn.A"fl»-  :  9"/)/.  :  fllJldn  :  A'/"J      21 
->V-   :   'IV-n^.    :    h'H-  ■■  IX  :  ^<:V'>  :  ^'i-^  ■••  AhfmYh  :  ^irYiO»-  :  hTVr  :  ^V 
/*'?.   :    ?.?..?   :   '\(iA.ho»»-    ::    (Dh.im^h'   :   fl»-?i'/"   =   »«><pjJA   :    nrtHM'   :=       flJ?in.A"      22 
O»-   :   AA.'/"/.'jP'J   :   ?lA   :   Jl'>KVIi.   :   C?!»^»»-    :   hh  :   »«a-h.  :   .1'.^+^-   :    hV^X  :   fl» 
^.«/•.^rt-   :    AA-/-    :    rtjn-l^   ::   '/■Hh<'.J'.    :   Jt^/ll.^   :  fl)«W|;hJr    :  nh^w.  :  .^11:'»  :  9".Tli/. 
'>h   ::       rnl',?,/-    :   h"l.^.   :    ^.h-nh-   :    ?i'/'fl»-ft'/-    :   hj?.!)-.?."   :   ?,A  :    h(»-{\n-  :   h"it\      2  1 
■\'  ■■    h\Un'i  :    mh'rW'P..Vi  :  fl>'/"?in'/.',t"}  ::       fll^.**"'"  :    "ll/.  :    hiUni  :    y.'l*;i      -'' 

19.  M-a"-  0  h*«"- !  A.  ^n  :  >,.|.«o.  :  ij  —  -,-11:'/  !  A  —  >.?"-1'.^o"  :]  >.viiA  !  B      <n>,inni 

}»oo-  :  H  —  •'/•;i|-  !  U  —  hJ-C^lOI.  '  >«flVl  !  rjA'1:  :  nVII'»-  ]  Tijrjio»  :  ;lArf.V  :  nVlH-  !  h,:>-C"HO.  : 
B  —  <D>,i>"fl>/..il-V  :]  o  B  Mk-^-nti-  :]  <n>,d'l"IHl-  :  B  —  -¥-V;l-  !  B  —  ll.l'.l|>,  !  I{  ~  ><<;!]  o  B 
—  rt-Vn^  i]  a  >,Trll  !  fi^ahC.  !  B.  —  20.  >,floi.  :  .ft>||<.  :]  <D>|I<.  :  B  —  ivy,.(\X'  =]  o  I»  —  m-l-ui 
,e,rtl  :]  (DiKjKfn  !  A  — «Dlw.Rrtl  :  tf-A'  !  'tT  :]  O  B  —  ^,'/"»  :  h.f^.OA.5'"  :  hV-h  ■  \.  —  21.  y">, 
i  I  B  —  VV-n*.  :]  -V^K.  !  B  —  •^^.V-^f  ■■  AB  —  .P.7y"Vlo>»-  :]  £ri9"Vloo-  !  B  —  inh.onKh.  :]  m),'^" 
»/w    !   B  —  oi>1»*A   :]  h-^U   •■   B.  —  22.  AA.'Pai-.rV  :   A  —  >,A1-  :  B  —  waooif/.  :]  rDoiMV.'/.  :  B.  — 

2.5.  fl>.B>it  :]  mfl»->,(-  :  A,  «>•>,•(•  :  B  —  >,«"/.<^  :]  o  B  —  wimv  :  AB  —  fl»>,"V'r'i.*.e'V  i]  hVWll 

fll  '  B.  —  2'(.  (D.^'l:*0O-  :]  flJoo'/A41oi»-   !  A  —  hl|(HV  !  AB  —  flin  :   nAOV  :  All-n   :  (D>„1ilHI   :]  O  B. 


nos  peres  out  agi   et  que  le  Seigneur  a  lait  venir  coutre  eux,  contre    nous 
aussi  et  contre  cette  ville  tous  ces  maux?  Vous-memes,  vous  ajouterez  des 
calamites    sur    Israol,   en    souillaut  le    sabbat.    '"Ensuite   ils   placereut  les     lo 
battants   des   (portes)  de   Jerusalem,    avaiit   que    commengM  le    sabbat;  je 
leur  ordounai   de  fermer  les  battauts  et  je  leur  dis  :  N'ouvrez  pas,  jusqu'a 
ce  que  le  sabbat  soit  passe.  Par  des  jeuiies  geus  je  fis  garder  les  portes, 
afin  que  persoune  iriutroduisit  (aucune)  charge,  le  jour  du  sabbat.  -"  Eu  effet,     -20 
tous  les  marcliands  sejournaient  (a  cet  endroit),  vendaient  toutes  sortes  de 
marchandises  au  dehors  de  Jerusalem  et  tciiaient  uiarclie  la.    -'  Je  leuR  dis     21 
une  (premiere),  puis  uue  seconde  fois  :  Pourquoi  sejouruez-vous  eu  face  des 
murailles,  au  dehors  (de  la  ville)?  Si  vous  recommencez  desormais,  je  leverai 
ma  main  contre  vous.  Ils  ne  vinreut  (plus),  le  jour  du  sabbat.  --Je  dis  aux     22 
levites  de  se  purilicr  eux-memes  (et  de  purilier)  ceux  qui  etaieiit  veuus  pour 
garder  les  portes  et  pour  sauctifier  le  jour  du  sabbat.  Souviens-toi  de  moi, 
6  Seigneur,  et  aie  pitie  de  moi  selon  la   graudeur  de  ta  misericorde.  ■'  Ce     23 
jour-la,  j'ai  trouve  (quelques-uus)  d'entre  les    Juils   qui  avaient  epouse  des 
femmes    de    'Azot,    de    'Amon    et  de  Mo'ab;    -'leurs    enfants    parlaient    la     24 
bingue  de    'Azol  et  ne   connaissaieut  pas  la    laiigue    de    YehoudA;  certains 


73ii  TKOISIKMI'.    l.lVIIK)  l)K     K/,lt.\,   \.\lll,  J..  .il.  [0(i 

<ju-  :  <ii/.;i>''ti}''«''-  ••  «»«i'i»''r.in-  :  ?i'r(i»-ni;y'<"'-  :  (»y.(»  ■  inhTthfi^iiVu"-  »  n 

>l''/ll.hllJi.(:    :    h'/»    '    A..frt/'Prt(|-         h«/'AA'««»-    :    f\y.'ll-l-    :   >,A»|-|:   :   Wh.M*t\ 

■-'■      y.    ••    >.A»|-|:    :    Ay.  •/;*«»»•   S!       hJl'/-    :    f\{>f\    ■■    >iA-    :    »1«»   •    U\\{\   :   r^A'/'">   :    '>'M»'   « 

h{\/.h.fi\.       m\Uf\-  ■■  h,1\*ll\   ■■  h/\t\   •■  \\"'HI-  ■■    >'/•/"  :  0»/i'|.«l'(V  :    hnW.hWih.C  > 

aUntHX    :    //i.'> ••//"•/•    :    ArtA    :    WA'    =    ht\/..h.f\    '    "»>lft J.;J-|>-    :    >.'>ft-l-   :  'ih./.-l-  :« 

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i„      >,tf»'>|:    :    (M,/    :    J|I»V'I'  :  fl»A.'l"/.'.t'>   -      tnhii\Ml9*0«-  :  >,'/*W'A-  :  VJJ.C  :  fl»l*' 

tl      /.-ftWu"-    :    A>n/V'1-    ••    «'A.'("/.'.r>    :    \\l\ftt\/..-foo.    :       (nffnl\ha»'/^  :  A>.A  :  ^'.Xfl»' 

<•    !  dtl   •■   llll  :  dy:'"/.   :  ontp/itijra»-  :  •/■|/Jj/.V  :  >,«'/||.^  :  >,'/'AllV  :  (IwV^.  « 

2.').  <nt«»>ifl»"i""  ■  H         m/.-iv^^Woo.  ,  \i  —  h.:i^aflM\-   ■    \i.    —   2(i.  >,»■•/•  ■]  >,)'»■    .   I'.   —  /> 
OA   !    >iA-  ■]   "    l>  )toi<   :]   )i<ii>il   I    i:   —  tf-rt»<n>.  1   1{  —   Kit\-l   •   "/li.r:   ■    l{.  —   27.   (»H"yihti.   ■] 

»i"7iMi.  ■  H  —  AlK»»-'/.  .]  >,A,"i>i<i'>*/.  :  l>         inh.M"''!  ■  H         V/ll  =]  >iA  ■   15         ■l",Am^y  ■    H    - 

»i.(:  !  H.  -  2<s.  f.';.ii.  ■  A  —  h.A.cnii  .  A,  h.Mn  ■  H  —  -i-WKjny  ■  -(i^n.  ■]  -i-Atry.ip  >  -(i^rt.  < 
A.  <D-(i>,n.(-  .  H  -  AAV-IHT  ■]  nv-(lAT  .  H  m;"/.  >  A,  o  H  ^  attt.p.jf:\iy'  ■]  >,n,h^i  .  H  >,»"k 
>  ■  B.  —  29.  >,ft</i>  .  t,Jioi>«i.  !  >iUV^-  ■]  >in<n>  !  ■(•<">Hi<n.  I  HWV^  ■  A,  >in«n»  ■  ^-A^^IP^n»-  i  A.IMV 
=f  I  B,  '\nA  .  .•)-,>i"V  •  viov^-  ■  cf.  Dill.,  J.e.i.  iietli.,  c.  77  .  —  >,-VII  >]  o  H.  —  :iO.  mWi^^WV 
<«»•  ■]  (nScD-VMxi"-  >  H  —  (Di»/..nji<io^  :  B  —  lOi-n/i.l-rto-  .  AH.  ~  '.M.  A>iA  ■]  AA>iA  ■!$—;& 
(i(i».<.  .   li  —  u'"i'ftft.ir<io. .]  ,/  ft>,A  !  •ini'-r:  .  I>    -  iii»'V.r  :]  '/  h-ii  •  H. 

.,.  (iiutres  pailaieiit)  la  laiigue  dii  peuple  ((risraC'!)  et  cellc  des  gT-iitils.  '■'Jc 
me  suis  IViciie  contre  eiix  et  je  lcs  ai  iiiaudits:  j'ai  cluUie  (quel(iues-uns)  de 
ces  liorames;  je  leur  ai  iait  jurer  par  ic  Seigneur  de  ne  plus  doiuicr  leurs 
lilles  en  mariage  aux  eniants  de  ces  fgentils),  ni  les  fdles  de  ces  derniers  a 
leurs  enfaiits.  -"  N'est-ce  pas  sur  i^e  (point)  quc  Salomou,  loi  d'Israel,  a 
peche?  Chez  tous  les  peuph's  il  n'y  eut  pas  de  roi  commi'  iui;  le  Seigneur 
l'aima  et  lui  donna  la  royautc  sur  tout  Israel:  (mais)  les  fcmines  etran- 
geres  Ic  firent  errer.  ■'  II  en  sera  donc  de  meme  pour  vous  aussi. 
Quon  napprcnne  donc  pas  (jue  vous  faites  ce  mal  et  que  vous  vous 
rii^voltez  contre  notre  Dicu,  cn  epcmsant  des  femmes  etrang(jres!  -*  Parmi 
les  enfants  de  Yodalic,  lils  de  "Klyasdb,  le  graiid-pretrc,  (il  y  avait)  iiu 
Iiomme  qui  (itait  le  gendrc  de  Sanabelat  Aronawi:  je  Fai  cliass(i  (loin)  dc  moi. 
■"  Souvieiis-toi,  6  Seigneur,  des  pr(3tres  (|ui  se  sont  alli(3s  (aux  gcutils),  tandis 
qu'ils  etaicnt  daus  la  loi  des  prctres  ct  dcs  levites.  "'  Jc  Ics  ai  purilics  dc  tout 
(3traiiger  et  jai  (jtabli  Ics  prctrcs  et  les  I(i'vites,  chacuii  dans  lcur  foiiction; 
"  (ce  sont  eux)  ({ui  apportent  le  bois  (pour)  roffrande,  chacuu  au  jour  (qui 
Iiii  est)  fixe.  Souviens-toi  bicn  de  nous,  6  Scigncur,  notrc  Dicii. 


•2i; 


28 


20 
30 


31 


TABLE  DES  MATIERES 

DU  TOMR  XIII 


Pases 


Kasc.  1.  —  SARGIS  DABEllGA  [fin). 

Deuxieme  assemblec 

Troisieme  assemblee 

Quatrieme  assemblee 

C.inquiume  assemblee 

Sixieme  assemblee 

Septieme  assemblee 

Iluitieme  assemblee 

Xcuvieme  assemblee 

Table  frangaise  de  noms  propres 

Table  clliiopienne  des  noms  propres  particuliers  a  Sargis  d'Aberga. 

Table  des  mots  remarquables 

Tables  des  citations  bibliques 

Table  analytiquc  des  malieres 

Fasc.  II.  —  DOCUMENTS   POUR  SERVIR  A  L'HISTOIRE  DE  L'E- 
GLISE  NESTORIENNE. 

Introduction 

I.    QUATHE    HO.MliLlES    DE    SAINT    JeAN    ChRYSOSTOME 

Sl'R    LES    TEXTATIOXS     DE    NoTnE-SEICXEUn    ET    SLR    lTnXARXATION  . 

Sur  la  lulte  de  Notrc-Seigneur  avec  Salan 

Deuxieme  discours  sur  la  lutte  de  Xotrc-Seigneur  avec  Satan  .... 
Troisieme  discours  sur  la  lutte  de  Notre-Seigneur  avec  Satan  .... 
Du  meme  Jean  de  Constantinople  sur  riiumanite  de  Notre-Seigneur. 

II.    —    TeXTES    MONOPHYSITES. 

Introduction 

L  —  Discours  d'Erecbtios 

II.  —  A.  —  Fragments  compiles  par  les  Monopliysites  .   .   .    i  a  x, 

B.  —  Extrails  de  Timotbee  ^Elure (xi  a  xvi) 

C.  —  Les  heresies  cliristologiques  dapres  Philoxene  dc  Ma- 
boug  (Xenaios)  et  Bar-Hebraeus 'xvii  axvm: 

III.    IIlSTOinE    DE    XESTOniUS. 

D'apres  la  lettre  a  Cosme  et  riiymne  de  Sliba  de  Mansouryo  sur  les 
docteurs  Grecs.  —  Conjuration  de  Xeslorius  contre  les  migraines  . 

Table  des  citations 

Table  des  noms  propres  syriaques 

PATn.    OR.   —  T.    XIII.   —   F.   5. 


■,y 

26 
30 
33 
33 
52 
64 
71 
96 
98 
99 
100 
106 


11.: 


119 
127 
141 
151 


161 
169 
180 
202 

249 


271 
321 
.32.'? 


73H  TAlll.K  l)i;S  MAIIKUKS.  OH 

l*iii{t;ii. 
I'.ist.   III.   —    I.OC.IA    KT  ACUAIMIA  DoMI.NI    JKSl'    APID    MOSI.K- 
MICOS  SCUIITOIIKS,   ASCKTICOS  IMIAKSKUIIM   rSITAIA. 

Ail  lectoreiii -535 

Conspeclus  8i}.;l()riini •{'i-i 

Kojjia  et  .\yrai)lia  Doinini  Jesu .'tVl 

K.vsi:.  IV.  -  IIISTOIUK  .NKSToUIKNNK  fCIIUONIQI  K  l)K  SP.KUT   /In. 

Texte  arabe  avec  liaduction  fran^aiso 'i37 

Tahle  des  malieres 037 

F.VSC.   V.   —  LE  TUOISIKME    KIVUE  DE     l'./.U.\    (KSDUAS   V:[  .NK- 
IIKMIE  CA\oNI(,)UES),  [version  ethiopienne). 

Introduclion 645 

Troisieme    livrei  de   'K/.ra (i."»! 


Table  des  malieres  du  tome  XIII. 


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